Results for "Reims+|+127"
9288 results found.
Le Far-West en hiver English translation pending
Et voilà, après 8 mois de préparatifs intenses et la création d'un roadbook volumineux, nous étions prêts pour notre escapade de 9 jours dans l'ouest américain pendant la semaine de relâche du 25 février au 5 mars. Le but de ce voyage au départ était de partir toute la famille, pour la première fois depuis 10 ans, et peut-être pour la dernière, puisque les "enfants" ont entre 18 et 26 ans... Donc, il fallait que ce soit un voyage mémorable et ce le fut. Même s'il nous manquait finalement un joueur, notre plus vieux n'ayant pas eu sa semaine de relâche en même temps que les autres, à l'école où il travaille.
Donc, les voyageurs : Jacques, l'homme-amoureux-père-garagiste-conducteur à 90%, Fabienne, moi-même, organisatrice-en-chef, conductrice à 10%, Catherine, 25 ans, Isabelle, 23 ans, Emmanuel, 20 ans, et Magali, 18 ans.
Nous avions décidé de louer un motorisé après avoir regardé toutes les autres options. Deux raisons principales : comme nous changerions de place tous les jours, nous perdrions beaucoup de temps à faire et défaire les bagages matin et soir, en plus du casse-tête pour l'épicerie et pour la location d'une van assez grande pour les bagages et nous. Et, deuxièmement, la météo étant toujours aléatoire à cette période de l'année, nous préférions la flexibilité d'un motorisé. Et, finalement, niveau coûts, ils se sont révélés pas mal semblables comparés à ceux de louer une maison ou deux chambres d'hôtel chaque soir.
Voilà donc l'itinéraire que nous avons réalisé.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la température, nous avons pu suivre le plan A mais nous avions prévu des plans B et C si la température nous avait empêchés d'aller à certains endroits (surtout pour Bryce Canyon et Grand Canyon). Mais même s'il y avait de la neige à ces deux endroits (deux jours avant, il y'avait eu une tempête!), les routes étaient très sèches et très bien dégagées, zéro inquiétude.
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas le matin, prise de possession du motorisé. Dodo au camping du Circus Circus Jour 2 : Départ tôt pour Death Valley, dodo à Furnace Creek Jour 3 : Départ tôt pour Valley of Fire, dodo au camping là-bas (premier arrivé, premier servi) Jour 4 : Départ pour Zion, dodo à Watchman Campground Jour 5 : Départ pour Bryce Canyon, balade, puis on continue jusqu'à Page. Dodo au Wahweap Campground Jour 6 : Visite de Antelope Canyon et de Horseshoe Bend, puis on va au Grand Canyon. Visite de la partie Desert View (est) puis dodo au Village RV. Jour 7 : Visite de Grand Canyon et départ vers midi pour la route 66. Dodo au Grand Canyon Caverns Campground, arrivée en soirée, après quelques arrêts sur la route 66. Jour 8 : Route 66, visite de Chloride et d'une mine d'or à Nelson, arrivée en début de soirée à Las Vegas. Jour 9 : Remise du motorisé et départ en après-midi vers Montréal
Merci à tous ceux et celles qui m'ont aidée à créer notre itinéraire (Itat, Hiacinthe et tous ceux qui l'ont fait sans le savoir grâce à leurs supers carnets). Voilà maintenant notre carnet à nous. Par petits bouts, travail et études obligent...
Samedi 25 février
Bientôt l'embarquement! Nos 4 sacs de hockey nous ont précédés dans la soute et nous trainons nos 5 valises de cabines et les sacs de voyage en prime... Pour ne pas avoir à payer plus de 700$ USD pour louer la literie et le matériel de cuisine pour le motorisé, nous avons choisi de tout amener, d'où les sacs de hockey qui contiennent tout ce qu'il faut pour la survie à 6 en hiver 🙂 Les enfants (et les parents!) avaient comme mission de mettre leur linge le plus chaud et le plus encombrant sur le dos et de faire rentrer tout le reste dans une valise de cabine. Ils ont fait ça comme des pros! Même la mère, qui ne voyage plus léger depuis ses jeunes années, a réussi cette prouesse (pour elle)!

Dès que nous commençons à descendre, le paysage se dévoile un peu plus et c'est juste magnifique. Montagnes enneigées à droite, paysage plus aride à gauche. Rouge à droite, brun à gauche.

Las Vegas est entouré de montagnes rocheuses. Atterrissage en douceur, nous sortons, il fait frais (15 degrés), un peu nuageux. Nous devons prendre deux taxis pour nous amener au Sahara RV. 13 milles : 90 $ de taxi, ouch. Le technicien nous présente notre RV assez sommairement et rapidement. Il faut lui arracher les explications de la bouche mais, bon. heureusement que nous en avons déjà eu un! On embarque enfants et bagages et c'est le départ!

Direction Walmart pour faire l épicerie et aller chercher les petits appareils réservés (grille-pain, cafetière, hachoir, chaufferette et une bouilloire, le tout pour moins de 50$). Nous nous divisons en deux équipes pour être plus efficaces, la nourriture est terriblement chère et peu diversifiée mais le vin ne coûte presque rien.

Deux heures plus tard, les enfants sont affamés, tout le monde est fatigué mais nous avons terminé... Pour l'épicerie. Entre-temps, petit stress, car Jacques a découvert que le frigo et le 12 v en général ne fonctionnaient pas, mais, après un appel au centre RV, le problème est réglé. Un bouton a été poussé par erreur. Ouf! Nous avons dû aussi mettre du tape sur les portes d'armoires qui ont tendance à s'ouvrir en roulant et à déverser leur continu par terre. Direction ensuite vers un magasin de cellulaire pour acheter une carte SIM pour mon téléphone débloqué mais, o surprise, le déblocage que j'ai payé 35$ n'a pas marché et nous devons acheter un nouveau téléphone. 1 longue heure plus tard, c'est réglé, retour au motorise et, enfin, nous pouvons aller au camping. A condition de le trouver.
Après deux tours autour du Circus Circus (dans le trafic et long détour), Jacques me dépose devant et me dit qu il refait un tour et repassera me chercher. J'entre et suis les indications pour le lobby qui est complètement à l'autre bout de l'hôtel. Course entre les machines à sous, les boutiques, les gens, information au lobby, je me prépare à retourner d où je suis venue et là, sueurs froides... Je n'ai aucune idée du chemin que j'ai pris et il y a des salles partout qui se ressemblent toutes (machines à sous, gens, boutiques). Je cours au hasard vers ce que je crois être le bon chemin, mon téléphone est sur le point de mourir, je m'imagine perdue dans le casino incapable de rejoindre Jacques ou qu'il me rejoigne. C'est comme dans un cauchemar mais c'est très drôle en même temps. Surtout quand je me rends compte que j'ai tourné en rond et que je suis revenue quasiment à mon point de départ...
Enfin je trouve un plan et le nom de la sortie que je dois rejoindre et j'y cours. Jacques a dû faire un autre tour, on se retrouve finalement et on finit par trouver le camping, totalement non indiqué et introuvable sans des indications! On s'installe, on vide les 50 sacs d épicerie et les bagages, je prépare le souper et nous ressortons visiter Las Vegas by night, malgré notre fatigue (levés depuis 4 heures ce matin, il est 11 heures du soir pour nous!). Longue marche de 2h30 pour admirer les hôtels Venetia et autres autour. C'est grandiose mais un peu trop... Trop de bling bling, de bruit, de monde, on devient vite saturé et nous partirons sans regrets demain matin!
Notre "terrain" au Circus Circus



Retour au motorisé pénible, tout le monde a mal quelque part, pieds, dos, hanches... L'installation pour la nuit est aussi pénible, le motorisé est mal conçu, on ne peut pas passer à plus qu'une personne entre les tables et celles-ci se révèlent difficiles à démonter et remonter en lits. Tous les enfants sont couchés et nous sommes encore en train de nous battre avec notre lit. Finalement, nous demandons aux filles (qui dormaient dans la capucine) de dormir sur les bancs des tables comme ça nous n'aurons pas besoin de les enlever et nous dormirons dans la capucine à la place. Jacques s'aperçoit que le chauffage ne fonctionne pas et nous avons oublié un sac de couchage donc nous empilons toutes les couvertures restantes sur notre lit. J'aurai froid pendant la nuit et j'anticipe un peu les nuits à -10 si nous n'avons pas de chauffage!
Prochaine étape : départ pour Death Valley. À suivre...
Donc, les voyageurs : Jacques, l'homme-amoureux-père-garagiste-conducteur à 90%, Fabienne, moi-même, organisatrice-en-chef, conductrice à 10%, Catherine, 25 ans, Isabelle, 23 ans, Emmanuel, 20 ans, et Magali, 18 ans.
Nous avions décidé de louer un motorisé après avoir regardé toutes les autres options. Deux raisons principales : comme nous changerions de place tous les jours, nous perdrions beaucoup de temps à faire et défaire les bagages matin et soir, en plus du casse-tête pour l'épicerie et pour la location d'une van assez grande pour les bagages et nous. Et, deuxièmement, la météo étant toujours aléatoire à cette période de l'année, nous préférions la flexibilité d'un motorisé. Et, finalement, niveau coûts, ils se sont révélés pas mal semblables comparés à ceux de louer une maison ou deux chambres d'hôtel chaque soir.
Voilà donc l'itinéraire que nous avons réalisé.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la température, nous avons pu suivre le plan A mais nous avions prévu des plans B et C si la température nous avait empêchés d'aller à certains endroits (surtout pour Bryce Canyon et Grand Canyon). Mais même s'il y avait de la neige à ces deux endroits (deux jours avant, il y'avait eu une tempête!), les routes étaient très sèches et très bien dégagées, zéro inquiétude.
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas le matin, prise de possession du motorisé. Dodo au camping du Circus Circus Jour 2 : Départ tôt pour Death Valley, dodo à Furnace Creek Jour 3 : Départ tôt pour Valley of Fire, dodo au camping là-bas (premier arrivé, premier servi) Jour 4 : Départ pour Zion, dodo à Watchman Campground Jour 5 : Départ pour Bryce Canyon, balade, puis on continue jusqu'à Page. Dodo au Wahweap Campground Jour 6 : Visite de Antelope Canyon et de Horseshoe Bend, puis on va au Grand Canyon. Visite de la partie Desert View (est) puis dodo au Village RV. Jour 7 : Visite de Grand Canyon et départ vers midi pour la route 66. Dodo au Grand Canyon Caverns Campground, arrivée en soirée, après quelques arrêts sur la route 66. Jour 8 : Route 66, visite de Chloride et d'une mine d'or à Nelson, arrivée en début de soirée à Las Vegas. Jour 9 : Remise du motorisé et départ en après-midi vers Montréal
Merci à tous ceux et celles qui m'ont aidée à créer notre itinéraire (Itat, Hiacinthe et tous ceux qui l'ont fait sans le savoir grâce à leurs supers carnets). Voilà maintenant notre carnet à nous. Par petits bouts, travail et études obligent...
Samedi 25 février
Bientôt l'embarquement! Nos 4 sacs de hockey nous ont précédés dans la soute et nous trainons nos 5 valises de cabines et les sacs de voyage en prime... Pour ne pas avoir à payer plus de 700$ USD pour louer la literie et le matériel de cuisine pour le motorisé, nous avons choisi de tout amener, d'où les sacs de hockey qui contiennent tout ce qu'il faut pour la survie à 6 en hiver 🙂 Les enfants (et les parents!) avaient comme mission de mettre leur linge le plus chaud et le plus encombrant sur le dos et de faire rentrer tout le reste dans une valise de cabine. Ils ont fait ça comme des pros! Même la mère, qui ne voyage plus léger depuis ses jeunes années, a réussi cette prouesse (pour elle)!

Dès que nous commençons à descendre, le paysage se dévoile un peu plus et c'est juste magnifique. Montagnes enneigées à droite, paysage plus aride à gauche. Rouge à droite, brun à gauche.

Las Vegas est entouré de montagnes rocheuses. Atterrissage en douceur, nous sortons, il fait frais (15 degrés), un peu nuageux. Nous devons prendre deux taxis pour nous amener au Sahara RV. 13 milles : 90 $ de taxi, ouch. Le technicien nous présente notre RV assez sommairement et rapidement. Il faut lui arracher les explications de la bouche mais, bon. heureusement que nous en avons déjà eu un! On embarque enfants et bagages et c'est le départ!

Direction Walmart pour faire l épicerie et aller chercher les petits appareils réservés (grille-pain, cafetière, hachoir, chaufferette et une bouilloire, le tout pour moins de 50$). Nous nous divisons en deux équipes pour être plus efficaces, la nourriture est terriblement chère et peu diversifiée mais le vin ne coûte presque rien.

Deux heures plus tard, les enfants sont affamés, tout le monde est fatigué mais nous avons terminé... Pour l'épicerie. Entre-temps, petit stress, car Jacques a découvert que le frigo et le 12 v en général ne fonctionnaient pas, mais, après un appel au centre RV, le problème est réglé. Un bouton a été poussé par erreur. Ouf! Nous avons dû aussi mettre du tape sur les portes d'armoires qui ont tendance à s'ouvrir en roulant et à déverser leur continu par terre. Direction ensuite vers un magasin de cellulaire pour acheter une carte SIM pour mon téléphone débloqué mais, o surprise, le déblocage que j'ai payé 35$ n'a pas marché et nous devons acheter un nouveau téléphone. 1 longue heure plus tard, c'est réglé, retour au motorise et, enfin, nous pouvons aller au camping. A condition de le trouver.
Après deux tours autour du Circus Circus (dans le trafic et long détour), Jacques me dépose devant et me dit qu il refait un tour et repassera me chercher. J'entre et suis les indications pour le lobby qui est complètement à l'autre bout de l'hôtel. Course entre les machines à sous, les boutiques, les gens, information au lobby, je me prépare à retourner d où je suis venue et là, sueurs froides... Je n'ai aucune idée du chemin que j'ai pris et il y a des salles partout qui se ressemblent toutes (machines à sous, gens, boutiques). Je cours au hasard vers ce que je crois être le bon chemin, mon téléphone est sur le point de mourir, je m'imagine perdue dans le casino incapable de rejoindre Jacques ou qu'il me rejoigne. C'est comme dans un cauchemar mais c'est très drôle en même temps. Surtout quand je me rends compte que j'ai tourné en rond et que je suis revenue quasiment à mon point de départ...
Enfin je trouve un plan et le nom de la sortie que je dois rejoindre et j'y cours. Jacques a dû faire un autre tour, on se retrouve finalement et on finit par trouver le camping, totalement non indiqué et introuvable sans des indications! On s'installe, on vide les 50 sacs d épicerie et les bagages, je prépare le souper et nous ressortons visiter Las Vegas by night, malgré notre fatigue (levés depuis 4 heures ce matin, il est 11 heures du soir pour nous!). Longue marche de 2h30 pour admirer les hôtels Venetia et autres autour. C'est grandiose mais un peu trop... Trop de bling bling, de bruit, de monde, on devient vite saturé et nous partirons sans regrets demain matin!
Notre "terrain" au Circus Circus


Retour au motorisé pénible, tout le monde a mal quelque part, pieds, dos, hanches... L'installation pour la nuit est aussi pénible, le motorisé est mal conçu, on ne peut pas passer à plus qu'une personne entre les tables et celles-ci se révèlent difficiles à démonter et remonter en lits. Tous les enfants sont couchés et nous sommes encore en train de nous battre avec notre lit. Finalement, nous demandons aux filles (qui dormaient dans la capucine) de dormir sur les bancs des tables comme ça nous n'aurons pas besoin de les enlever et nous dormirons dans la capucine à la place. Jacques s'aperçoit que le chauffage ne fonctionne pas et nous avons oublié un sac de couchage donc nous empilons toutes les couvertures restantes sur notre lit. J'aurai froid pendant la nuit et j'anticipe un peu les nuits à -10 si nous n'avons pas de chauffage!
Prochaine étape : départ pour Death Valley. À suivre...
Le Sri Lanka tant attendu English translation pending
LE SRI LANKA TANT ATTENDU… Février 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
Itinéraire trois semaines au Québec English translation pending
Bonjour,
nous partons trois semaines au Québec, et je voulais vous soumettre mon ébauche d'itinéraire. Qu'en pensez-vous ?
Merci.
Emmanuel Dalle
Le Maroc et le bonheur d'être accueillie! English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
53 jours en Argentine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Formalités pour vendre son véhicule au Kazakhstan English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi partons fin avril en camion en destination du Cambodge. Bien sur, comme la traversée de la chine est très compliquée et onéreuse, nous voudrions vendre, donner à un local ou à une Casse notre véhicule pour continuer notre route en train. Nous voudrions savoir si quelqu'un à des infos sur la vente de véhicule au Kazakhstan pour les étrangers? J'ai aussi lu que le gouvernement Kazakh avait lancé EN 2016 un programme de recyclage des véhicules de moins de 3.5 T en échange d'une somme. Quelqu'un en a-t-il entendu parlé? Est-ce également possible pour les étrangers?
Merci beaucoup !
Mon amie et moi partons fin avril en camion en destination du Cambodge. Bien sur, comme la traversée de la chine est très compliquée et onéreuse, nous voudrions vendre, donner à un local ou à une Casse notre véhicule pour continuer notre route en train. Nous voudrions savoir si quelqu'un à des infos sur la vente de véhicule au Kazakhstan pour les étrangers? J'ai aussi lu que le gouvernement Kazakh avait lancé EN 2016 un programme de recyclage des véhicules de moins de 3.5 T en échange d'une somme. Quelqu'un en a-t-il entendu parlé? Est-ce également possible pour les étrangers?
Merci beaucoup !
Sur l'enregistrement des cartes bancaires à bord (ici, cas MSC) English translation pending
Bonjour,
Ceci pour diffuser une conversation, récente, avec mon établissement bancaire.
Mon antériorité : - Depuis toujours, a l' embarquement : j' inscris ma carte bancaire. ... Je vois mes dépenses de bord prélevées, quelques jours au delà de mon retour.
- Au dernier voyage, sur le MSC Sinfonia : l' enregistrement m' est refusé ! ( voir pas proposé ? ) Je dois alimenter mon compte, sur le navire, par un dépôt immédiat via ma carte....et renouveler chaque fois que nécessaire. Interloqué, j' interroge un préposé habilité, et je suis informé que : - ma carte bancaire, pour être une carte de : - " DEBIT " ne m' autorise, " Que " cette solution. ... ..... alors que c' est la même, que les voyages précédents avec MSC. !!!
- A mon retour, j' avise ma banque ( Société Générale ) de " l' incident ". Cette dernière se rapproche des services " visa ", notamment, spécialisés dans les communications et aides internes, avec les banques.
Conclusions :
Pas systématiquement, mais de plus en plus, certaines sociétés ( et notamment les croisiéristes Italiens ( sic ) ) adoptent cette attitude qui consiste a faire payer " d' avance " les futures dépenses, plutôt que de récupérer l' argent, a la suite des achats, comme d' usage. ( cela s' appelle faire de la trésorerie )
La méthode en soit, n' est pas illégale, mais invoquer l' impossibilité de faire autrement : - " carte de débit " oblige, est fausse . " Visa " a déjà, aux constats des retours et plaintes de plus en plus nombreux des titulaires des ces cartes ( qui sont toutes " de débits en fait " ), a ouvert un contentieux ... la : avec MSC, pour condamner ces pratiques et cette argumentation.
Il semble que la définition juridique de " carte de crédit " : ne correspondent pas aux cartes que nous utilisons, pour notre très grande majorité, qu' elles soient a débits immédiats ou différés " premier ou autres. L' argumentation de nos interlocuteurs sur le bateau, dans ce cas est mensongère et la position abusive.
Chacun avisera ( 🤪 ) ici, suivant son modèle, mais ceux concernés par les usages : - enregistrement de la carte / et règlement a la suite , savent maintenant a quoi s' en tenir si .... car ce n' est pas non plus systématique ( cela correspondrait a un profil comptable a bord )
Dans les faits alors : - la joie de descendre 5 h du matin le dernier jour, faire la queue pour récupérer son " trop versé " ... et la : il y en aura de plus en plus avec cette méthode ... ( ne pas oublier de dire bonjour, merci, pardon de vous déranger ...😊 ) - pour le principe : .... vous paierez d' avance les frais de bord; .... qui sont quand même censés être ( au mieux ), réglés en fin de croisière, suivant les catalogues et usages.
Si vous êtes concernés, il me semble que vous plaindre a votre banque du refus sur votre carte et de demander une explication, ne peut qu' aider a faire remonter les effets de cette dérive.
Personnellement, en ce chapitre : - je donne une information. J' ai effectivement une idée de comportement ...si .... , a mon prochain départ, mais organiser un mouvement collectif n' est pas approprié. en ses lignes, il me semble.
Je vous laisse, si concernés , a vos réflexions .... Cordialement,
Ceci pour diffuser une conversation, récente, avec mon établissement bancaire.
Mon antériorité : - Depuis toujours, a l' embarquement : j' inscris ma carte bancaire. ... Je vois mes dépenses de bord prélevées, quelques jours au delà de mon retour.
- Au dernier voyage, sur le MSC Sinfonia : l' enregistrement m' est refusé ! ( voir pas proposé ? ) Je dois alimenter mon compte, sur le navire, par un dépôt immédiat via ma carte....et renouveler chaque fois que nécessaire. Interloqué, j' interroge un préposé habilité, et je suis informé que : - ma carte bancaire, pour être une carte de : - " DEBIT " ne m' autorise, " Que " cette solution. ... ..... alors que c' est la même, que les voyages précédents avec MSC. !!!
- A mon retour, j' avise ma banque ( Société Générale ) de " l' incident ". Cette dernière se rapproche des services " visa ", notamment, spécialisés dans les communications et aides internes, avec les banques.
Conclusions :
Pas systématiquement, mais de plus en plus, certaines sociétés ( et notamment les croisiéristes Italiens ( sic ) ) adoptent cette attitude qui consiste a faire payer " d' avance " les futures dépenses, plutôt que de récupérer l' argent, a la suite des achats, comme d' usage. ( cela s' appelle faire de la trésorerie )
La méthode en soit, n' est pas illégale, mais invoquer l' impossibilité de faire autrement : - " carte de débit " oblige, est fausse . " Visa " a déjà, aux constats des retours et plaintes de plus en plus nombreux des titulaires des ces cartes ( qui sont toutes " de débits en fait " ), a ouvert un contentieux ... la : avec MSC, pour condamner ces pratiques et cette argumentation.
Il semble que la définition juridique de " carte de crédit " : ne correspondent pas aux cartes que nous utilisons, pour notre très grande majorité, qu' elles soient a débits immédiats ou différés " premier ou autres. L' argumentation de nos interlocuteurs sur le bateau, dans ce cas est mensongère et la position abusive.
Chacun avisera ( 🤪 ) ici, suivant son modèle, mais ceux concernés par les usages : - enregistrement de la carte / et règlement a la suite , savent maintenant a quoi s' en tenir si .... car ce n' est pas non plus systématique ( cela correspondrait a un profil comptable a bord )
Dans les faits alors : - la joie de descendre 5 h du matin le dernier jour, faire la queue pour récupérer son " trop versé " ... et la : il y en aura de plus en plus avec cette méthode ... ( ne pas oublier de dire bonjour, merci, pardon de vous déranger ...😊 ) - pour le principe : .... vous paierez d' avance les frais de bord; .... qui sont quand même censés être ( au mieux ), réglés en fin de croisière, suivant les catalogues et usages.
Si vous êtes concernés, il me semble que vous plaindre a votre banque du refus sur votre carte et de demander une explication, ne peut qu' aider a faire remonter les effets de cette dérive.
Personnellement, en ce chapitre : - je donne une information. J' ai effectivement une idée de comportement ...si .... , a mon prochain départ, mais organiser un mouvement collectif n' est pas approprié. en ses lignes, il me semble.
Je vous laisse, si concernés , a vos réflexions .... Cordialement,
Bientôt un visa pour circuler entre Europe et les États-Unis? English translation pending
On s'achemine lentement vers l'obligation d'un visa pour tous les ressortissants américains en visite en Europe, ce qui devrait entraîner une mesure de réciprocité de la part des Américains. La source du problème est le refus des Américains de dispenser de visa les ressortissants de cinq pays de l'UE (Bulgarie, Croatie, Chypre, Pologne, Roumanie).
Sur un sujet comme celui-là, le Parlement Européen a une obligation de solidarité (on fait l'Europe ou on ne la fait pas), mais la Commission (le gouvernement européen) temporise.
www.ouest-france.fr/...x-americains-4830896
www.ouest-france.fr/...x-americains-4830896
Retour du Ladakh - Zanskar: trek Darcha - Panjilla - Chilling English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai beaucoup profité de tous les conseils donnés sur ce forum, et je voudrais moi aussi contribuer un peu en résumant notre expérience au Zanskar en juillet-août 2016.
D'abord, je veux chaleureusement remercier Djullé84 qui connait à fond le Ladakh et nous a beaucoup aidé.
Nous sommes deux, physiquement bien entraînés, mais pas alpinistes. Nous avons porté nos sacs (avec une tente légère et un tout petit réchaud), et avons voyagé seuls, sans guides. Nous avons rencontroé tous les jours des habitants, des randonneurs ou groupes qui peuvaient nous aider. En cas de doute : suivre le crottin de cheval!
Nous avons fait Darcha - Hinju-Chilling en 20 jours, avec quelques passages en voiture.Nous avons choisi de faire le trek dans ce sens, car l'acclimatation à l'altitude est plus progressive.
Nous avons d'abord passé 3 jours à Leh, pour nous acclimater à l'altitude, acheter du gaz, réserver le bus etc... Il y a pas mal de rivières à traverser les pieds dans l'eau, prévoir des chaussures pour le faire. Nous avons quasiment tout le temps pris nos dîners et petits déjeuners dans des homestays. Ils nous donnaient un pique nique pour le midi. Nous plantions la tente à côté. On est plus tranquille, et c'est moins cher.
J0 : Transfert Leh-Darcha en bus (le bus continuait jusqu'à Manali)
J1 : Darcha-Sumdo 20 km. Début goudronné, puis piste.
J2 : Sumdo - Ramjak 10km
J3 : Ramjak- Bas camp après le col (1h30 avant Lakang). Nous n'avons pas pris la route, mais le sentier. Il y avait pas mal de courant dans la 1ère rivière à traverser, et je suis tombée dedans. Heureusement Thierry veillait et m'a aidé à me relever vite. Changement de tenue complète! L'intérieur du sac n'a pas été mouillé. Au camp de base une agence nous a apporté le dîner, car pas de ravitaillement prévu. Nous aurions pu manger nos repas lyophilisés, nous en avions quelques uns en cas de problème. Le col était sous la neige, et le sentier invisible. On s'est orienté avec la carte et mon gps (open street map)
J4 : Camp de base - kargyak 23 km.
J5 : Kargyak-Purne. Nous avons pris notre petit déjeuné à Table, où l'on aurait pu dormir si on l'avait su. (Très léger détour sur le chemin) Famille très accueillante. La descente sur Purne, sur un sentier sableux très étroit n'est pas difficile, mais impressionnante à flanc d'une pente très raide. Il ne faut pas se tordre une cheville!
J6 : Purne-Phuktal 8 km . Mon étape préférée de tout le trek. Courte, facile, et magnifique (montagne rouge, rivière bleu turquoise...). Nous en avons profité pour faire connaissance des moines, et visiter l'exceptionnel monastère de Phuktal. Nous avons dormi dans la homestay tenue par les moines (un peu en bas du monastère). Certains y séjournent plusieurs jours.
J7 : Phuktal-Cha-Anmu 18 km. A 500m après Cha, prendre le chemin du haut, puis à la bifurcation suivante, prendre tout droit (chemin du bas). Très bon chemin.
J8 : Anmu - Ichar-Padum 17 km à pied jusqu'à Ichar, puis jeep en stop jusqu'à Padum (33 km de jeep). A Padum, bon hotel, (avec service pour laver le linge!), et douche chaude, et internet!
J9 : Padum - Pishu- Hanumi. Taxi jusqu'"au pont de Pishu". Nous traversons le pont et marchons jusqu'à Hanumi. Facile et beau (petits villages sympas)
J10 : Hanumi - Snertse 17 km 1100 m dénivellé positif. Parfois exposé, très beau.
J11 : Snertse - Lakang 16 km, 1100m dénivellé positif. La montée dans une petite vallée très encaissée, est longue et très monotone. Par contre, très belle vue au col, et pour la descente.
J12 : Lagang - Lingshed. Du campement, en regardant la montagne, prendre le chemin de droite. Nous avons d'abord pris celui de gauche, qui paraissait plus facile, mais avons du faire demi-tour, car des passages faisaient trop peur, chargés avec le sac. Bien se repérer avec une carte, pour ne pas descendre à un autre village, un peu plus bas. Un "hotel" était prévu à Linghed, près de la maison médicale, mais il était complètement fermé. Nous avons pris le repas de midi au monastère. Ils nous ont accueilli avec beaucoup de gentillesse à leur repas. Nous avons eu chacun 15 (ils sont petits) abricots frais pour dessert! Un vrai délice. Finalement les moines ont appelé quelqu'un, et une petite boutique a été ouverte près de l'hotel, nous avons campé à côté. ils nous ont fait le repas du soir, petit déjeuner, pique nique. Tout à côté (se renseigner au monastère), on peut téléphoner (téléphone satellite) au moins à un portable indien.
J13 : Linghed - Stayenk 16 km. Au col, suivre la piste sur quelques kilomètres, et surtout pas le chemin qui descend. La tente parachute restaurant n'est visible qu'au dernier moment, un peu en contrebas de la route.
J14 : Stayenk - camp du Singu la 11 km. On peut prendre sur la montée un petit chemin qui évite la route. Sur la descente, prendre aussi le petit chemin, et pas la route. Le camp est dans la zone verte du bas, près d'une baraque sale. Aucun ravitaillement. Nous étions seuls.
J15 : Camp du Singu la - Photoksar 16 km. Après le col, il ne faut pas suivre la piste, mais prendre le chemin qui descend. Paysage magnifique. Encore possibilité de téléphoner (téléphone satelleite dans une homestay) à un portable indien.
J16 : Photoskar - Hanupata. 26 km, 710 m de dénivellé positif. Ne pas prendre la route, mais le chemin de trek, qui passe plus à gauche. Sur la descente, prendre le chemin de trek, qui passe parfois sur la route, rejoindre le pont du bas.
J17 : Hanupata - Hinju 15 km à pied (gorges magnifiques) puis camion jusqu'à Panjilla, lorsque la piste a commencé à être goudronnée. A Hinju nous avons mangé à un joli petit restaurant, puis pris un taxi jusqu'à Hinju.
J18 : Hinju - campement sauvage. Nous commençons à accumuler un peu de fatigue! Nous nous sommes arrêtés à une bergerie en ruine en bas, près d'un cours d'eau. Nous avons mangé nos lyophilisés. Au matin, une bergère est passé, et nous a fait payer le campement en disant qu'on était chez elle! (quelques roupies)
J19 : camp - Sumdo-chemno . 8 km, 140 m de dénivellé. Notre journée "repos"!
J20 : Sumdo-Chemno - Chilling. 23 km, 963 m de dénivellé positif. Nous pensions faire cette étape en 2 jours, mais nous sommes arrivés à 10h30 à Lanak, et il n'y avait personne, et pas de ravitaillement en vu. (L'année précédente, nous y étions aussi passé, et c'était plein de monde). Nous avions bien marché car il ne faisait pas trop chaud. Nous sommes repartis pour Chilling où nous sommes arrivés vers 17h (départ à 7h15 de Sumdo Chemno). Après le premier col après Lanak, il faut traverser la rivière en bas, et prendre le chemin qui monte en face, bien visible. Il ne faut pas prendre par la vallée à gauche, très dangereuse avec des chutes de pierres dès qu'il pleut.
J21 : Retour sur Leh. On nous avait dit que des voitures venaient tous les jours, et qu'on pouvait partir facilement avec. Ne voyant personne, nous avons commencé à pied. Effectivement, aucune voiture n'arrivait, 3 glissements de terrains avaient coupé la route. Nous avons donc marché jusqu'à les dépasser, et sommes rentrés sans problème ensuite, avec un taxi rencontré.
En espérant que ce résumé peut être à quelques uns parmi vous,
Mireille.
Détours en RSA (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour à tous.
A mon tour de vous faire un peu rêver (en tout cas je l'espère) avec notre escapade en terre sud-africaine.
Après beaucoup de tergiversations et par abandon d'autres projets nous décidons le 25 Décembre, mon épouse et moi, de repartir en RSA et en Namibie pour nos vacances en Janvier avec un départ le 3 pour Cape Town!!!!! En même temps nous réservons un Toyota dble cab avec tente sur le toit chez Classic car rental à Windhoek a compter du 12 pour 16 jours.
Nous envisageons de passer 1 semaine autour de Cape Town avant de re-découvrir le kgalagadi N.P. en entrant (et ressortant) a Mata-Mata puisque nous n'avons pas trouvé ce type de véhicule à nos dates au départ de Upington; ce qui aurait été plus simple!! quoique!!
Après un vol sans histoire Genève / Amsterdam / Cape town , quel plaisir de retrouver Cape town "la méditérannéenne" avec 20° à 23h!!!
On récupère la voiture louée chez Tempest et on file à la guest house " Cheviot place " située un peu en hauteur, au pied de Signal Hill, à 2 pieds du très discutable et discuté stade de foot. Cette charmante maison sera notre "camp de base " pour 3 nuits. Le proprio est super sympa, plein de conseils et d'attention et il prépare des petits déjeuners qui permettent quasi de sauter le repas de midi!!!
De là nous irons a pied sur le waterfront, tellement touristique mais où on peut faire des rencontres sympas, écouter de la musique... boire une bière (ou une bouteille de vin blanc )....

a la découverte de la ville et notamment du micro quartier de Bo-kaap,

autour de Company garden,

nous ferons le tour de la ville avec les fameux bus rouge (ce que je recommande chaudement pour se faire une idée des lieux et de leur accès).
Puis nous irons en voiture (super facile car les n° donnés aux routes aident beaucoup et parce qu'il y a beaucoup de panneaux indicateurs ) au jardin botanique de Kirstenbosch qui à notre sens vaut le voyage a lui seul.

Nous y passerons un jour plein et y retournerons encore 1/2 journée sans voir le temps passé tellement il est grand, riche , bien aménagé. De plus nous passerons beaucoup de temps a essayer d'y photographier les sugar birds,
les sun birds inféodés à la fleur emblématique du pays : le protéa
et autres ibis

Pour mieux profiter de la découverte du parc du Cap de bonne esperance nous poserons ensuite nos sacs à Simon's town pour 2 nuits dans la magnifique guest house "rocklands" à la sortie de la bourgade. C'est une superbe maison à la fois moderne, sobre, lumineuse avec une vue plongeante sur la mer depuis l'immense terrasse. On pourra ainsi être au cap de très bon matin et profiter du site absolument seuls!! c'est magique!!

Tout au long de la journée nous parcourerons en voiture et a pied l'immense lande très sauvage, battue par les vents de ce bout du monde.
Saoulés par le vent, par l'iode nous retrouverons les manchots du Cap au crépuscule pour un tête à tête des plus sympa.

En tout cas beaucoup plus à notre gout que la foule qui veut se baigner avec eux sur la plage.
A mon tour de vous faire un peu rêver (en tout cas je l'espère) avec notre escapade en terre sud-africaine.
Après beaucoup de tergiversations et par abandon d'autres projets nous décidons le 25 Décembre, mon épouse et moi, de repartir en RSA et en Namibie pour nos vacances en Janvier avec un départ le 3 pour Cape Town!!!!! En même temps nous réservons un Toyota dble cab avec tente sur le toit chez Classic car rental à Windhoek a compter du 12 pour 16 jours.
Nous envisageons de passer 1 semaine autour de Cape Town avant de re-découvrir le kgalagadi N.P. en entrant (et ressortant) a Mata-Mata puisque nous n'avons pas trouvé ce type de véhicule à nos dates au départ de Upington; ce qui aurait été plus simple!! quoique!!
Après un vol sans histoire Genève / Amsterdam / Cape town , quel plaisir de retrouver Cape town "la méditérannéenne" avec 20° à 23h!!!

On récupère la voiture louée chez Tempest et on file à la guest house " Cheviot place " située un peu en hauteur, au pied de Signal Hill, à 2 pieds du très discutable et discuté stade de foot. Cette charmante maison sera notre "camp de base " pour 3 nuits. Le proprio est super sympa, plein de conseils et d'attention et il prépare des petits déjeuners qui permettent quasi de sauter le repas de midi!!!
De là nous irons a pied sur le waterfront, tellement touristique mais où on peut faire des rencontres sympas, écouter de la musique... boire une bière (ou une bouteille de vin blanc )....

a la découverte de la ville et notamment du micro quartier de Bo-kaap,

autour de Company garden,

nous ferons le tour de la ville avec les fameux bus rouge (ce que je recommande chaudement pour se faire une idée des lieux et de leur accès).

Puis nous irons en voiture (super facile car les n° donnés aux routes aident beaucoup et parce qu'il y a beaucoup de panneaux indicateurs ) au jardin botanique de Kirstenbosch qui à notre sens vaut le voyage a lui seul.

Nous y passerons un jour plein et y retournerons encore 1/2 journée sans voir le temps passé tellement il est grand, riche , bien aménagé. De plus nous passerons beaucoup de temps a essayer d'y photographier les sugar birds,
les sun birds inféodés à la fleur emblématique du pays : le protéa
et autres ibis
Pour mieux profiter de la découverte du parc du Cap de bonne esperance nous poserons ensuite nos sacs à Simon's town pour 2 nuits dans la magnifique guest house "rocklands" à la sortie de la bourgade. C'est une superbe maison à la fois moderne, sobre, lumineuse avec une vue plongeante sur la mer depuis l'immense terrasse. On pourra ainsi être au cap de très bon matin et profiter du site absolument seuls!! c'est magique!!


Tout au long de la journée nous parcourerons en voiture et a pied l'immense lande très sauvage, battue par les vents de ce bout du monde.

Saoulés par le vent, par l'iode nous retrouverons les manchots du Cap au crépuscule pour un tête à tête des plus sympa.


En tout cas beaucoup plus à notre gout que la foule qui veut se baigner avec eux sur la plage.
Carnet de croisière de 15 jours dans les Caraïbes avec le MSC Poesia en 2017 English translation pending
Coucou à tous,
Je vais essayer de vous raconter notre périple de 15 jours avec ce MSC POESIA dans les Caraïbes du 04/02/17 au 18/02/17.
Le plus simplement possible et avec notre appréciation personnelle.😉
Ne pas hésiter à venir sur mon site pour les préparatifs, en Cliquant ICI
Le programme: Jour 1 - Arrivée en Martinique - Escale.... Départ à 23h00 Jour 2 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 3 - Sainte Lucie - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 4 - Barbade - Escale de 8h00 à 20h00 Jour 5 - Port of spain - Escale de 9h00 à 18h00 Jour 6 - Grenade - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 7 - La Dominique - Escale de 10h00 à 18h00 Jour 8 - Martinique - Escale de 8h00 à 22h00 Jour 9 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 10 - Saint Martin - Escale de 9h00 à 21h00 Jour 11 - Tortola - Escale de 8h00 à 14h00 Jour 12 - La république Dominicaine - Escale de 9h00 à 16h00 Jour 13 - Saint Kitts and Nevis - Escale de 13h00 à 19h00 Jour 14 - Antigua - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 15 - Martinique - Escale départ entre 14h45 et 15h45 pour l'aéroport Jour 16 - Déprime ...🤪
Je vous propose de faire un descriptif jour après jour...
Allons y ... et jetons l'ancre ... pour ce carnet de voyage...

Je vais essayer de vous raconter notre périple de 15 jours avec ce MSC POESIA dans les Caraïbes du 04/02/17 au 18/02/17.
Le plus simplement possible et avec notre appréciation personnelle.😉Ne pas hésiter à venir sur mon site pour les préparatifs, en Cliquant ICI
Le programme: Jour 1 - Arrivée en Martinique - Escale.... Départ à 23h00 Jour 2 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 3 - Sainte Lucie - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 4 - Barbade - Escale de 8h00 à 20h00 Jour 5 - Port of spain - Escale de 9h00 à 18h00 Jour 6 - Grenade - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 7 - La Dominique - Escale de 10h00 à 18h00 Jour 8 - Martinique - Escale de 8h00 à 22h00 Jour 9 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 10 - Saint Martin - Escale de 9h00 à 21h00 Jour 11 - Tortola - Escale de 8h00 à 14h00 Jour 12 - La république Dominicaine - Escale de 9h00 à 16h00 Jour 13 - Saint Kitts and Nevis - Escale de 13h00 à 19h00 Jour 14 - Antigua - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 15 - Martinique - Escale départ entre 14h45 et 15h45 pour l'aéroport Jour 16 - Déprime ...🤪
Je vous propose de faire un descriptif jour après jour...Allons y ... et jetons l'ancre ... pour ce carnet de voyage...

23 jours en famille au Botswana et en Namibie English translation pending
Jour 0 :
La route vers Francfort est très bonne et on arrive plus tôt que prévu à l’aéroport. Dans l’avion, on mange puis on regarde des films.
Jour 1 : Tsauchab River Camp 250km – 4h Arrivée à l’aéroport de Windhoek à 5:30. Dans l’avion, on avait très peu dormi. Transfert par Tourmaline à Windhoek pour le 4x4 ( équipé 2 tentes, frigo, réservoir eau, 2 réservoirs diesel ) chez Asco. Toyota Hilux toute neuve ( ce qui nous fait peur pour les dégâts et griffes éventuels ). Briefing par Asco sur la conduite ( première expérience 4x4 ) et sur l‘itinéraire par un guide de Tourmaline. Départ vers 10:00 vers un supermarché à Rehoboth pour acheter des provisions et manger un hamburger poulet ( genre KFC, pas impressionnant ). On reprend la route vers le camping du soir. C’est d’abord une très belle route asphaltée, puis une piste ( gravelroad ). La voiture tient très bien mais on dépasse pas les limites de vitesse car notre voiture enregistre toutes les données et en cas de problèmes, l’assureur ne couvrirait pas les dégâts ( ça arrive souvent ). Les distances sont longues, et sans repères, on craint d’avoir raté des bifurcations. On n’a pas de gps, c’est un peu plus stressant, mais on ne s’est perdu qu’une fois. On voit quelques springboks et babouins, un zèbre mort. Le frigo est très puissant, si on le met trop fort, il congèle! Il fonctionne de nuit sur une batterie autonome. Ça nous permet d’acheter à manger pour environ 3 jours. On arrive au camping, il est décoré de statues métalliques représentant des animaux, très artistique. L’emplacement est isolé, dans le lit asséché d’une rivière, au pied d’un grand arbre. Pas facile de rouler sur l’étroit passage. Une petite maison sert de sanitaire. Il n’y a personne à 2 km à la ronde, pas un bruit, que nous, qui installons pour la première fois tentes et braai. Il faut faire vite, la nuit tombe vite! Le ciel est infini, il fait de plus en plus froid. Un ouvrier vient allumer des braseros. Malgré les superbes cieux, on ira souvent dormir vers 20h30, pour se réveiller avec le lever du soleil vers 6h00.
Jour 2 : NWR Sesriem 120km – 2h Il faut du temps pour tout ranger, pas encore habitués. La nuit, Eline dit avoir vu des doigts toucher la toile de tente, elle pense que c’était un singe. En route vers Sesriem ! Les montagnes sont proches. On aperçoit quelques babouins, gazelles et oryx qui fuient. On s’installe au camping, on y achète une carte téléphone nationale. On dîne, Florine reste à l’ombre, malade. Je pars avec les enfants à l’attaque des dunes de Sossusvlei! Les dunes rouges sont superbes. Au parking, avec l’aide du guide touristique et d’un panneau, on part à la recherche d’Hiddenvlei. Il y a plein de traces de pas, on les suit. Le soleil tape, il n’y a pas une once de vent. Il y a de moins en moins de traces de pas, mais on continue ! On ne la trouvera jamais, on finit par rentrer, j’ai peur de m’évanouir. On arrive de justesse à la voiture, je m’y couche, la clim à fond ! Je regrette mon raccourci, on ne surestime pas le désert ! Sur la route du camping, on aperçoit nos 2 premières autruches, on sort de route pour les approcher, elles fuient. Au camping, on installe tentes et braai, Yorick va nager dans la piscine glacée, Eline photographie d’énormes grappes de nids de centaines d’oiseaux dans les arbres. Le camping est étendu, chaque emplacement est entouré d’un grand mur de pierre. Le soir, il y a des animaux qui bougent, on essaie de les approcher un peu, mais les frontales n’éclairent pas assez et on ne prend pas de risques. On va dormir tôt.
Jour 3 : Solitaire Guest Farm 130km – 2h30 Lever à 5h00, mais tout ranger nous prend du temps ! La moitié des campeurs sont déjà partis voir le lever du soleil sur le sommet d’une dune. Il se lève à mis chemin de Sossusvlei, on se gare, c’est magique ! La lumière et les ombres dans les dunes rouges sont somptueuses ! Au parking, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, nous utilisons une navette collective. Après coup, ça semblait faisable ! Du second parking, Deadvlei est facile d’accès. A cette heure, il n’y a que 3 autres familles, certaines parties sont encore dans l’ombre, mais c’est déjà impressionnant. Les ombres des acacias morts les déforment sur le sol d’argile blanc, on les photographie sous tous les angles. Des lignes de marcheurs grimpent vers Big Daddy Yorick et moi les rejoignons verticalement, puis redescendons la dune en courant. Eline attrape un gecko et le relâche peu après. C’était le lieu le plus envoûtant ! 2h30 de route vers Solitaire dans des paysages secs et montagneux, on croise des gnous. A Solitaire, on s’arrête à la célèbre boulangerie ( bus de touristes, surfait ), on nourrit la colonie d’écureuils de sol, on photographie les vieilles voitures. On flâne au camping avant de nous rendre au Solitaire Namib Carnivore Centre pour une traque aux guépards de 2h00. Dans une jeep avec 2 autres couples, le guide nous amène vers les guépards, à l’aide de leurs colliers émetteurs. On sort du véhicule, 2 s’approchent à 3 mètres pour recevoir des morceaux de viande puis repartent somnoler à l’ombre. On va voir le soleil se coucher en buvant un verre. Au retour, le guide retrouve le pull qu’Eline avait laissé s’envoler à l’aller. Ces guépards ont été recueillis petits, leur mère ayant été abattue par un fermier. Braai du soir et dodo tôt car la journée a été longue. J’avais choisi ce camping car mon guide Bradt disait qu’il y avait des mangoustes, c’est faux comme plusieurs autres de ses renseignements ( surtout sur les points d’eau d’Etosha ). Le camping est tranquille mais impersonnel.
Jour 4 : Villa Wiese (B&B) 280km – 4h En route vers Swakopmund, ou roule dans des déserts plats, on en profite pour donner une leçon de conduite aux enfants, ils démarrent comme des pros sans caler. On dépasse la ligne imaginaire de tropique du capricorne. On passe aussi de beaux défilés ( Gaub Pass ), on escalade le Vogelfederberg, on photographie des arbres à carquois. A Walvis Bay, on va voir les flamands roses et les pélicans. En route vers Swakopmund, vers le B&B. Des vrais lits… on savoure le luxe ( les enfants celui du wifi ) ! On fait des courses puis on va manger au Pizzeria Western Saloon un énorme hamburger ( qu’on n’a pas su terminer ), excellent !
Jour 5 : Spitzkoppe Camp 150km – 2h30 Départ à 7h00, la Villa nous a préparé une quiche comme déjeuner qu’on déguste dans le 4x4 en route vers Walvis Bay pour notre excursion en kayaks de mer avec Pelican Point Kayaking. Un café en attendant le départ ( la route était moins embouteillée que prévu ). Dans 2 jeeps tractant les embarcations, nous roulons vers Pelican Point. Les kayaks biplaces sont mis à l’eau, très vite des jeunes phoques du cap viennent sauter autour de nous, mordiller les gilets de sauvetage ou les pagaies. On approche aussi la berge où les adultes se prélassent. On est vraiment proches de ces animaux et c’est un plaisir de jouer ensemble. Cette excursion est celle qui m’a le plus marqué. Après le kayak, Florine et moi nageons un peu, mais les phoques restent à distance et l’eau est glaciale. Un thé et des sandwiches nous réchauffent sur la plage. Il n’y a que notre groupe et des milliers de phoques à perte de vue. La colonie sent fort, car de nombreux corps se décomposent ( on a ramené quelques os blanchis ). Au retour, on voit deux chacals gambader. On approche des milliers de flamands roses au bord de la lagune. Retour au centre où de nombreux marchands écoulent leurs curiosités ( on n’a pas résisté longtemps ). En route vers le Spitzkoppe qu’on atteint à la tombée de la nuit, heureusement que le guide nous a déconseillé de passer par Cape Cross ( gros détour pour voir le même genre de colonies de phoques ). Le camping est mal indiqué, les ouvriers peu aimables, mais dans un environnement à couper le souffle. On choisit son site aux pieds de ces montagnes lisses de granit rouge. Installation de la tente et du braai. Une gentille famille d’Afrique du Sud nous offre une bouteille de son propre vin ( les autres Sud Africains rencontrés étaient arrogants et désagréables avec les Africains noirs ). Un de nos campings coup de cœur !
Jour 6 : Brandberg White Lady Lodge 150km – 2h30 Yorick et moi nous réveillons à l’aurore et décidons d’escalader la montagne environnante. Au sommet, la vue est superbe, notre véhicule minuscule. On voit des traces de sortes de marmottes qui laisse des traînées odorantes d’urine sur le grès. Nous redescendons, déjeunons et rangeons tout pour partir. A la sortie du camp, une famille locale vend des souvenirs. Nous achetons un mobile, le petit garçon demande un présent et nous leur donnons des pommes, il est tellement heureux qu’il danse de joie, c’est une belle leçon pour nous. En route, nous apercevons une ancienne mine avec ses bâtiments en ruine. Quelques familles viennent y chercher des matériaux de construction. Nous roulons vers le Brandberg pour y voir les peintures rupestres. La visite guidée dure environ 2h30 et est assez fatigante car il fait très chaud et pas le moindre vent. La qualité de ces peintures bushmen vieille de plusieurs milliers d’année est surprenante, on ne s’en lance pas. Nous allons au camping proche, situé dans le lit d’une rivière asséchée. Des ânes et des vaches s’y promènent. Nous installons tentes et braai comme chaque soir. L’environnement du camping est très beau mais pas assez intime. Je m’y ensable pour la seule fois, un Sud-Africain la sort sans efforts.
Jour 7 : Palmwag Lodge 300km – 5h30 Nous partons vers Twyfelfontein pour une visite guidée de gravures bushmen vieilles de plus de 1500 ans. A la cafétéria on mange et on joue avec des oiseaux noirs gourmands. Nous repartons vers Palmwag. En route, nous croisons des koudous, des girafes et des gazelles. Des femmes damaras vendent de belles poupées le long de la route. Près de Palmwag, il y a un contrôle vétérinaire mais nous n’avions pas de viande fraîche. Les emplacements du camping sont petits mais bien délimités par divers buissons. Le soir, nous mangeons d’excellents steaks et hamburgers d’oryx sur la terrasse du restaurant du camping. On est prêts pour passer une excellente nuit !
Jour 8 : NWR Olifantsrus 250km – 4h30 Quelle nuit ! Florine s’est levée pour aller chercher de l’eau dans le coffre du 4x4. A peine recouchée, on entend d’énormes pas qui s’approchent, la voiture est secouée dans tous les sens, les enfants crient, … On sait qu’un éléphant détruit tout pour des fruits ou de l’eau qu’il sent avec son excellent odorat, et qu’il ne faut surtout pas crier pour ne pas l’énerver. On craint qu’il saccage les tentes ( et nous avec ), qu’il retourne la voiture. On chuchote aux enfants de ne pas faire le moindre bruit, de ne pas bouger. Il s’éloigne parfois puis revient secouer la voiture. Le lendemain, nous découvrons les arbustes arrachés, l’éléphant était venu manger les branchages et pour cela il s’appuyait et secouait la voiture. Nous devons nous rendre tôt à une marche guidée pour visiter les environs. A la limite du camp, nous voyons le pachyderme en train de manger. Nous restons à distance prudente et le contournons. La guide, intéressante, nous montre les plantes indigènes ( dont la welwitschia mirablis qui vit plus de 1000 ans et l’euphorbe très toxique ) et nous explique les modes de vie des animaux. Nous repartons pour Etosha. Après une heure de route, on ne trouve aucunes des indications de la carte, nous sommes partis dans la mauvaise direction. Pour ne pas perdre trop de temps et d’essence ( la jauge descend vite ), nous cherchons une piste à Warmquelle qui coupe par Omuramba vers la bonne route. On se renseigne auprès de policiers et villageois, mais les pistes qu’ils nous renseignent ne semblent mener nulle part. Finalement, on en suit une qui s’enfonce dans la montagne. On y a voit des dik-dik ( baptisées Anna par les enfants comme celle dans Reine des Neiges ). Cette piste comporte des passages ardus, on s’ensable presque à plusieurs reprises, on craint la panne sèche, on ne croise presque personne, mais les paysages montagneux sont beaux et sauvages, la conduite tout terrain euphorisante. On découvre aussi de magnifiques cornes de koudou. Finalement, on retrouve la route principale pour vite aller chercher de l’essence et des vivres à Kamanjab avant d’entrer dans Etosha. Nous arrivons peu de temps avant la fermeture du parc à Galton Gate. Nous rejoignons notre camp Olifantsrus à la tombée de la nuit. Sur le trajet nous croisons de nombreuses girafes. Le soir, Florine et moi installons la tente et préparons le souper pendant que les enfants vont au point d’eau voir des animaux. Ils ont la chance de voir un rhinocéros jouer dans la boue, ainsi que des hyènes. Le point de vue est situé en hauteur et la mare est éclairée de lumière rouge la nuit. Nous sommes contents d’être au lit, les soirées étant fraîches et la journée chargée en émotions.
Jour 9 : NWR Okaukuejo 130km Les soirées sont fraiches et les nuits froides, de 0° à 5°C. Pour cela, nous avions acheté et emporté des sacs de couchage Carinthia ainsi que des sacs à viande en soie, nous n’avons pas regretté ces achats et n’avons jamais eu froid. Le matin, dans la première partie du parc, nous ne voyons pas beaucoup d’animaux. Nous dînons dans un endroit protégé. En approchant Okaukuejo, les points d’eau sont beaucoup plus peuplés de zèbres, éléphants, girafes, autruches, gnous, gazelles, antilopes. Certains points d’eau sont à sec, d’autres non, certains sont en pleine effervescence, d’autres vides. Comme nous avons un peu de temps, nous sillonnons les pistes après le camp. C’est là qu’à l’écart, sur un engin de chantier, nous voyons un léopard se prélasser au soleil. Après, il se déplace à l’ombre d’un arbuste, et n’est plus repérable de la route, nous avons eu de la chance ! Au camp, nous installons le campement, Yorick nage dans la piscine. Les emplacements ne sont pas agréables mais c’est prévisible, vu le nombre de touristes. Nous allons au point d’eau, où de nombreuses familles d’éléphants viennent se désaltérer. Les puissants projecteurs éclairent la scène. Les touristes regardent le spectacle agglutinés derrière les murs de protection. Le soir, nous mangeons au buffet du restaurant, mais c’est très basique. La nuit, nous sommes bercés par les chants des coyotes et autres.
Jour 10 : NWR Namutoni 140km Nous continuons à visiter les points d’eau vers le prochain camping, ainsi que l’immense pan asséché. Nous ne savons jamais à l’avance si le lieu sera peuplé ou désert. Nous croisons la route de nombreux animaux, dont 2 hyènes timides. Nous ne sortons du véhicule que dans les endroits protégés. Nous sommes toujours contents de voir de grands groupes de pintades, elles sont comiques, on les appelle « les ptits poulets ». L’après-midi, nous atteignons Namutoni, ce joli fort est peu entretenu, mais nous pouvons monter sur une tour voir le soleil se coucher, ainsi qu’un rhinocéros, nous l’observons de derrière les barricades. Ce camping est assez calme pour Etosha, mais le point d’eau moins impressionnant.
Jour 11 : Hakusembe River Lodge 300km – 5h Au revoir Etosha, en route vers Rundu et la bande de Caprivi. La route est longue et nous traversons de nombreux villages qui vendent du bois pour braai et divers objets. Les femmes se déplacent le long des routes pour aller puiser l’eau au puits, les hommes attendent qu’on vienne les engager. Les paysages deviennent progressivement verdoyants. Le camping n’est pas facile à trouver mais est ravissant, au bord du fleuve. Bien sûr, interdiction de se baigner à cause des courants, hippopotames et crocodiles. Les emplacements sont vastes, nous flânons puis allumons un grand feu.
Jour 12 : Nunda Safari Lodge 250km – 3h30 Départ vers le parc Mahangu. On passe environ 2h30 dans ce magnifique parc. Il est très riche et compacte. On y voit de tout ( mais pas de félins ), surtout nos premiers crocodiles et hippopotames, ainsi qu’une sorte de varan. Les pistes sinuent et c’est aisé d’en sortir pour l’observation puis d’y revenir. Il y a très peu de touristes et on roule à notre rythme. Nous allons à notre camping. Le terrain est très bien situé, en bord de rivière, entouré de végétation, avec un seul vis-à-vis. Le fleuve est magnifique, avec des méandres et des roseaux, surtout au coucher du soleil et à l’aube dans la brume. Nous flânons sur la terrasse du bar, Yorick nage dans la piscine glaciale. Pendant que je récolte du bois à la tombée de la nuit, Eline entend un puissant bruit animal et part, suivie par son frère, s’enfermer dans la voiture, abandonnant leur mère à l’extérieur. Ce sont des cris d’hippopotames, semblant proches, le problème est qu’on ne sait pas du tout à quelle distance ils se trouvent. On reste donc sur nos gardes. Le soir, un chien tente de voler notre viande. Toute la nuit on entendra ces cris, ainsi que des piétinements autour du 4x4 ( hippopotame, phacochère, chien ? ).
Jour 13 : Namushsha 300km – 4h A l’aube les couleurs sont superbes. On aperçoit enfin la famille d’hippopotames jouer dans l’eau de l’autre côté du fleuve. C’est mon anniversaire et des guirlandes décorent la voiture. Nous partons vers notre prochain safari organisé ( il est facile de se perdre dans le parc Bwata Bwata ) prévu à 14h30. Arrivés, nous attendons notre guide qui part sans nous, l’accueil ne l’ayant pas prévenu. Un autre guide nous embarque et pousse le bateau à fond pour les rattraper, ce qui se fait. Nous nous asseyons dans la jeep ouverte avec une famille de Sud-Africains. Nous observons des oiseaux, des gnous, des babouins, des gazelles mais surtout une horde d’éléphants que nous approchons hors piste. On arrête le moteur, un gros mâle nous surveille, à 3 mètres de nous. C’est très impressionnant, on ne sait pas si ce n’est pas irresponsable de la part du guide. A la tombée de la nuit, nous reprenons le bateau, à vitesse normale et voyons le ciel se coucher sur les joncs. Les emplacements sont vastes et tranquilles, surplombant la rivière. Un oiseau qui fait bêêê nous fait beaucoup rire. La nuit, des animaux passent et repassent, on retrouvera des déjections d’herbivores le lendemain matin.
Jour 13 : Livingstone Camp 50km On part vers le camp Livingstone, assez difficile à trouver au bout d’une longue piste peu carrossable isolée. On s’arrête à un petit workshop au milieu de nulle part. L’artisan explique les techniques de sculpture. Il est un peu plus cher, mais au moins en lui achetant quelque chose on sait où va l’argent ( souvent, ce ne sont que des vendeurs de produits d’autres pays ). Aux embranchements, on voit parfois un petit panneau qui indique la direction à suivre, on pense chaque fois être perdus, mais finalement on arrive à destination. Le camping propose de très grands emplacements bien isolés. L’eau chaude est intermittente mais le propriétaire très réactif. Un chat poussiéreux, chasseur de serpents, nous tient compagnie. A 13h30 nous partons dans une vieille jeep ouverte en game drive. Le guide (propriétaire du camping) est passionné par l’Afrique et par l’explorateur Livingstone, il est intarissable. Il nous promène dans le parc Mamili, peuplé surtout d’oiseaux ( dont des aigles pêcheurs ), de gazelles et de phacochères. Le parc est paisible, on n’y croisera qu’un seul autre groupe ( qui nous désensableront ). On y verra nos premiers arbres à saucisses ainsi que des hippopotames d’assez près. Revenus au camp, on prépare le braai.
Jour 14 : Chobe Safari Lodge 250km – 4h Nous déjeunons tranquillement au soleil, les enfants câlinent le chat. Départ vers le Botswana. Nous faisons quelques provisions à Katima. Au poste frontière nous perdons plus de temps que prévu, nous arrivons de justesse au Chobe Safari Lodge pour la croisière en bateau de 15h00. Finalement, un ennui mécanique du bateau postpose le départ de 30 minutes. Le lodge est luxueux et gigantesque, remplis de touristes, on n’avait pas encore vu ça, la Namibie étant beaucoup moins aménagée pour le tourisme. Le Botswana propose des excursions plus professionnelles, mieux rodées, mais aussi beaucoup plus touristiques et onéreuses. Cette croisière, bien que les bateaux remplis au maximum et se suivant à la chaîne, est un très beau souvenir, il ne faut la manquer sous aucuns prétextes. On approche de très près des éléphants, des crocodiles, des hippopotames, sans les déranger. Le guide nous explique leurs mœurs avec humour. On voit le soleil se coucher sur le fleuve, on rentre juste après. Les emplacements au camping sont minuscules mais entourés d’arbres. Les sanitaires sont collectifs. Le soir nous entendons de nombreux cris d’animaux, dont ceux des hippopotames. Comme le camping est au bord de la rivière Chobe, un grillage électrifié ainsi que des gardes protègent de l’entrée de crocodiles. Biens sûr, nous « braaions ».
Jour 15 : Senyati Safari Camp Super réveil avec deux familles de phacochères autour de la voiture. Ils ne sont pas farouches, mais assez nerveux, ils poussent de nombreux cris. Ils arrachent le pain de nos mains, se disputent un peu, s’agenouillent pour manger. Un peu plus loin, une famille de biches broute tranquillement. Nous rangeons et partons découvrir Kasane, son supermarché, ses échoppes. On visite une ferme de crocodiles. La propriétaire qui nous guide est rude et sans états d’âme, à l’image de ses pensionnaires. C’est intéressant, on apprend par exemple qu’un crocodile, à distance sent notre sexe, nos spécificités. Après, nous repartons vers notre futur camping, distant d’une quinzaine de kilomètres. La piste pour y arriver est difficile, très sableuse ( impossible sans 4x4 ). L’emplacement, ouvert à tous, dispose de sanitaires particuliers, mais l’eau n’est pas toujours chaude ( système chauffé au bois ). Ce qui en fait notre camping préféré du Botswana, c’est le bar sur pilotis avec une vue plongeante sur le point d’eau, et mieux encore un tunnel conduisant à un bunker juste aux pieds des éléphants. Les familles s’enchainent, passant à quelques cm de nos yeux. Les mères entourent les bébés. Chaque horde reste une dizaine de minutes à s’abreuver, laissant ensuite sa place à une autre. Quel ballet, on ne s’en lasse pas. La viande pour le braai est composée en général de springbok ou de bœuf, sa qualité, comme sa marinade est très variable, mais toujours fraîche. Parfois, pour dîner, on achète au supermarché des cuisses de poulet, des tourtes ou des pains saucisses. Trouver du pain frais est par contre plus compliqué.
Jour 16 : Senyati Safari Camp Le réveil est matinal car des mini-bus viennent chercher des campeurs pour visiter les chutes Victoria. On a hésité à en faire partie, une journée étant bloquée. Finalement, la saison étant sèche, elles sont moins spectaculaires. L’autre désavantage est le prix : pour nous 4, une journée avec transport, visa, survol rapide en ulm revenait à 1100 euros. Aujourd’hui je vais vraiment tester le 4x4, seul au volant, sur des pistes jusqu’à Ngoma et retour à Kasane. Tourmaline le déconseille, trop de risques de s’ensabler, de griller l’embrayage, de se faire retourner par un éléphant. Selon les forums, c’est possible. Le 4x4 étant neuf, avec d’excellents pneus et un peu d’expérimentation, on s’en sort très bien, c’est enivrant d’être libre, de rouler à son rythme sur les pistes et en dehors. Si on y retourne, ce sera pour traverser ce parc en totale autonomie, peut-être quand les enfants seront en âge de conduire… La piste longe le fleuve et nous croisons de nombreux animaux. Il y a des arrêts prévus pour luncher ou se détendre les jambes. Eline et moi en profitons pour faire une bataille de … crottes séchées d’éléphants, on en a plein les cheveux et les vêtements, ça change des boules de neige ! Parfois sur le fleuve un pêcheur glisse sur son mokoro. Nous croisons des crânes blanchis de buffles, d’éléphants, de gazelles. Il y a de nombreuses antilopes, des crocodiles qui se réchauffent, des girafes, des aigles, … A un moment, nous devons traverser un énorme troupeau de buffles, nous roulons très lentement. A un autre moment, une horde d’éléphants traversent la piste juste devant nous, le dominant s’approche, nous coupons le moteur, relevons les vitres, nous taisons et ne bougeons, il touche le véhicule de sa trompe, nous analyse et repart avec le reste de son groupe. C’est un moment qu’on n’oubliera jamais! Rentrés au camp, nous retournons bien sûr au bunker.
Jour 17 : Planet Baobab 400km – 4h Longue route droite aujourd’hui. Il y a peu à voir le long des routes, il n’y a pas de villages. On fait nos courses à Nata car nous venons de passer un barrage vétérinaire et qu’on ne sait pas ce qu’on trouvera plus loin. On achète à dîner au supermarché, qu’on mange à un arrêt. On arrive vers 15h00 à Gweta, au camping Baobab, très facile à trouver avec ses grandes statues de fourmilier et de termitière. Là, on flâne au bord de la jolie piscine. Les enfants nagent, je vais faire des courses en ville. C’est la première et seule fois que je ne me sens pas à l’aise, pas en danger, mais ennuyé par un homme qui veut de l’argent et observé par les autres. Au camping, les emplacements sont petits et très ouverts, les communs sont collectifs. Autour des habitations ( très mignonnes ), il y a de magnifiques baobabs qui portent leurs fruits, c’est bizarre car tous les autres baobabs ne portaient rien. Le soir, les baobabs sont superbement illuminés. On mange dans leur restaurant, mais ce n’est vraiment pas bon pour le prix. Finalement, il aurait été préférable de rouler jusque Maun, cette nuitée n’était pas nécessaire.
Jour 18 : Old Bridge Backpackers 250km – 3h Le long de la route on stoppe auprès d’un essaim de vautours qui dépècent un animal mort, ils s’envolent dès que j’arrive à 10 mètres et attendent sur un arbre notre départ. On fait des courses dans Maun. C’est très compliqué de trouver le camping. Les routes ne correspondent pas avec notre plan, on doit demander la route à plusieurs reprises. Les emplacements sont très petits, les douches ouvertes et glacées. Par contre, le bar restaurant est vraiment sympa: une super musique rock – reggae, une flambée le soir, des serveurs souriants, des touristes cools, des plats démocratiques. Rien que pour ça, ça vaut la peine d’y aller, même si on est trop loin de la réserve pour y aller. On ne va pas dormir tard car demain on démarre très tôt.
Jour 19 : Old Bridge Backpackers Départ à 4h30 vers la réserve de Moremi. La Jeep est ouverte, le chauffeur roule dans la nuit à vitesse maximale, on n’est pas à l’aise car il ne saurait éviter un animal qui traverse et n’a pas tous des ceintures de sécurité, d’ailleurs il fera une fois un brusque écart pour éviter lui seul sait quoi. Mais après 15 minutes, emmitouflés dans nos vêtements les plus chauds et enroulés dans une couverture nous endurons le froid glacial qui passe à travers tout. On est en mode survie, on ne bouge plus, on ne regarde plus, on ne pense plus tellement on est transis, on espère juste arriver le plus vite possible. Après 1h30 de route, le jour se lève, on arrive dans Moremi, la voiture ralentit sur les pistes. On s’arrête pour le petit déjeuner que le guide nous a préparé. On a tellement eu froid, qu’après une heure on tremblait toujours. Le guide est expérimenté, il cherche pour nous faire plaisir le seul animal qu’on voulait encore voir, le lion. Il repère des empreintes récentes, essaie de les suivre, communique avec des collègues. Des vautours tournent, il sait donc qu’il y a un animal mort, mais pas juste en-dessous d’eux. Il sort des pistes et quadrille le terrain et voit 3 lionnes, la gueule sanguinolente, qui se repaissent à l’ombre d’un buisson. Nous sommes à 3 mètres d’elles qui nous regardent placidement, elles sont repues et fatiguées par leur chasse. Sans le guide, nous serions passés à côté sans les voir. On est heureux de cette intimité avec notre dernier big five. Toute la journée, nous verrons des girafes, éléphants, springboks, babouins, … Le midi, le guide nous a préparé des sandwiches et des salades que nous partageons avec les autres touristes. Nous rentrons au camping vers 16h00. La journée était positive grâce aux lionnes, mais vus le prix de l’excursion, sa dangerosité et ses désagréments sur la route, je pense qu’il est préférable d’aller camper dans la réserve et non si loin. On avait suivi les conseils de Tourmaline qui disait que ces camps sont dangereux à cause des hyènes qui les parcourent. Donc il est préférable de rouler Kasane – Maun d’une traite, de loger 1 nuit dans ce camping, puis de visiter la réserve seuls, d’y choisir un camping pour le soir, puis de repartir le lendemain soir vers Maun, ou d’aller directement à Ghanzy. Le soir nous profitons de l’agréable ambiance des lieux.
Jour 20 : Thakadu Camp 300km – 4h Nous faisons nos achats au supermarché car nous ne savons que trouver à Ghanzy. La route est bonne, le camping facile à trouver. Nous avons le temps de faire quelques courses, dont des souvenirs dans le magasin bushmen ( ce n’est pas clair, s’ils sont exploités ou si l’ argent leur revient ). En sortant, Eline donne un paquet de biscuits ( par hasard elle choisit celui qu’elle n’aime pas ) à un enfant vraiment content qui la gratifie d’un « thank you princess ». Durant le voyage, ce sera toujours difficile de savoir ce qui fait vraiment plaisir aux gens et qui en a vraiment besoin. On aurait dû prendre les anciens vêtements des enfants et les distribuer. Vers 16h00, un guide part avec nous faire la bushmen walk. Nous allons à 5 chercher le campement san à quelques centaines de mètres du camping. Tout d’abord le grand-père et le petit enfant montrent un jeu traditionnel, celui où on lance et rattrape avec un bâton une plume lestée. Ça semble facile mais ça ne l’est pas. C’est le patriarche qui nous donne ses explications dans sa langue à cliquet traduit ensuite en anglais par le guide. Il nous montre les plantes environnantes et leurs utilités. Il nous montre comment allumer un feu en frottant un bout de bois sur un autre, nous n’y arrivons pas. Ils vivent en famille d’une dizaine de personnes, 3 huttes autour du feu. Ils vivent encore comme leurs ancêtres mais ont perdus beaucoup de leurs droits, ils ne possèdent plus de territoire et n’ont donc plus le droit de chasser pour se nourrir ( sauf si comme ici le propriétaire leur laisse un bout de son terrain ( en échange des visites guidées, ils ne reçoivent qu’une casserole de riz, de l’eau et ce terrain )). Pour avoir chasser, le grand-père a été plusieurs mois en prison où il a été malmené, moqué, tatoué. Leur situation est critique, le gouvernement ne s’occupe pas d’eux, les autres populations ne les respectent pasils ne comprennent pas le besoin de posséder, ils ne vivent que dans l’instant présent. Ca nous met mal à l’aise, quand on fait ce genre de visite, ça leur permet de vivre leurs coutumes mais ils sont aussi exploités et exposés. Par contre, c’était une visite très enrichissante pour nous. Les peuples san en Namibie semblent avoir plus de droits, ils ont des communautés qui gèrent des réserves mais ils ont aussi dû changer leur mode de vie, vivre dans des maisons, être scolarisés. Le soir, nous faisons notre dernier braai. Les emplacements sont vastes, il y a peu de touristes. Il y a de nombreux terriers de porcs-épics, mais ils ne sortent que de nuit et on ne les verra pas. Le ciel étoilé est magnifique.
Jour 21 : Harnas Foundation 300km – 4h Nous préparons le 4x4, trions nos affaires, emballons nos souvenirs. La route est bonne mais beaucoup plus longue que prévue, nous avons peur d’arriver en retard pour la visite guidée. Finalement, on avait oublié qu’on avait gagné une heure en passant la frontière. La gravelroad n’est pas très bien indiquée et nous craignons souvent de nous être trompés. On passe les barrières pour arriver dans la partie humaine de la réserve. On s’installe, on est les seuls campeurs. Les sanitaires sont bien aménagés et les environs boisés. Un couple d’autruche se promène et essaie de chiper de la nourriture. Nous retournons vers l’accueil voir les animaux en cage et en liberté. Un phacochère dénommé Happy Meal nous suit partout, se frotte à nous et surtout à Yorick. Lors de la visite, le guide nous explique comment fonctionne leur institution, la vie des bénévoles et travailleurs, ainsi que la raison de la présence des différents animaux. On s’approchera de certains mais d’autres sont trop sauvages pour cela. On nourrit des mangoustes avec de la viande, ils se précipitent à plusieurs dizaines vers nous. On caresse des renards à grandes oreilles, on joue avec certains jeunes guépards. On termine par approcher un groupe de guépards adultes, on les caresse, on leur jette des poulets morts. C’est très impressionnant d’être si près d’eux. Les animaux approchés sont ceux qui ne pourront être remis en liberté pour diverses raisons. Nous terminons la journée au bar puis au restaurant. Le repas est simple, l’environnement agréable mais frisquet, le personnel gentil. Le soir, on va voir les babouins assez agressifs de l’autre côté de la clôture. Toute la nuit, sous le ciel étoilé, les lions rugissants nous bercent. Florine a dû se lever de nuit, quand elle a éclairé les environs il y avait plein d’yeux brillants qui la fixaient, elle n’a pas trainé !
Jour 22 : Après une dernière visite au centre, nous emballons tout, nettoyons un peu l’intérieur du véhicule, puis partons pour Windhoek. Ca nous prend plus de temps que prévu, il ne nous reste qu’une heure pour visiter le centre ville et acheter au marché quelques derniers souvenirs. Nous repartons rendre la voiture, on se perd un peu mais arrivons juste à temps. Asco vérifie le matériel rendu, mais n’est pas regardant pour la poussière et les petites rayures sur la carrosserie ( dues aux nombreux épineux le long des pistes ). Nous embarquons dans la camionnette vers l’aéroport. En route, nous achetons des hamburgers car le repas dans l’avion est agréable mais frugal. Le chauffeur est très sympa et ouvert comme tous les Namibiens rencontrés. Les Botswanais étaient agréables aussi, mais on était plus considérés comme touristes. Dans l’avion, les places assises sont moins bien situées qu’à l’aller et ce n’est pas facile de dormir ( on regarde aussi les mêmes films ). Sinon, le vol se passe bien.
Jour 1 : Tsauchab River Camp 250km – 4h Arrivée à l’aéroport de Windhoek à 5:30. Dans l’avion, on avait très peu dormi. Transfert par Tourmaline à Windhoek pour le 4x4 ( équipé 2 tentes, frigo, réservoir eau, 2 réservoirs diesel ) chez Asco. Toyota Hilux toute neuve ( ce qui nous fait peur pour les dégâts et griffes éventuels ). Briefing par Asco sur la conduite ( première expérience 4x4 ) et sur l‘itinéraire par un guide de Tourmaline. Départ vers 10:00 vers un supermarché à Rehoboth pour acheter des provisions et manger un hamburger poulet ( genre KFC, pas impressionnant ). On reprend la route vers le camping du soir. C’est d’abord une très belle route asphaltée, puis une piste ( gravelroad ). La voiture tient très bien mais on dépasse pas les limites de vitesse car notre voiture enregistre toutes les données et en cas de problèmes, l’assureur ne couvrirait pas les dégâts ( ça arrive souvent ). Les distances sont longues, et sans repères, on craint d’avoir raté des bifurcations. On n’a pas de gps, c’est un peu plus stressant, mais on ne s’est perdu qu’une fois. On voit quelques springboks et babouins, un zèbre mort. Le frigo est très puissant, si on le met trop fort, il congèle! Il fonctionne de nuit sur une batterie autonome. Ça nous permet d’acheter à manger pour environ 3 jours. On arrive au camping, il est décoré de statues métalliques représentant des animaux, très artistique. L’emplacement est isolé, dans le lit asséché d’une rivière, au pied d’un grand arbre. Pas facile de rouler sur l’étroit passage. Une petite maison sert de sanitaire. Il n’y a personne à 2 km à la ronde, pas un bruit, que nous, qui installons pour la première fois tentes et braai. Il faut faire vite, la nuit tombe vite! Le ciel est infini, il fait de plus en plus froid. Un ouvrier vient allumer des braseros. Malgré les superbes cieux, on ira souvent dormir vers 20h30, pour se réveiller avec le lever du soleil vers 6h00.
Jour 2 : NWR Sesriem 120km – 2h Il faut du temps pour tout ranger, pas encore habitués. La nuit, Eline dit avoir vu des doigts toucher la toile de tente, elle pense que c’était un singe. En route vers Sesriem ! Les montagnes sont proches. On aperçoit quelques babouins, gazelles et oryx qui fuient. On s’installe au camping, on y achète une carte téléphone nationale. On dîne, Florine reste à l’ombre, malade. Je pars avec les enfants à l’attaque des dunes de Sossusvlei! Les dunes rouges sont superbes. Au parking, avec l’aide du guide touristique et d’un panneau, on part à la recherche d’Hiddenvlei. Il y a plein de traces de pas, on les suit. Le soleil tape, il n’y a pas une once de vent. Il y a de moins en moins de traces de pas, mais on continue ! On ne la trouvera jamais, on finit par rentrer, j’ai peur de m’évanouir. On arrive de justesse à la voiture, je m’y couche, la clim à fond ! Je regrette mon raccourci, on ne surestime pas le désert ! Sur la route du camping, on aperçoit nos 2 premières autruches, on sort de route pour les approcher, elles fuient. Au camping, on installe tentes et braai, Yorick va nager dans la piscine glacée, Eline photographie d’énormes grappes de nids de centaines d’oiseaux dans les arbres. Le camping est étendu, chaque emplacement est entouré d’un grand mur de pierre. Le soir, il y a des animaux qui bougent, on essaie de les approcher un peu, mais les frontales n’éclairent pas assez et on ne prend pas de risques. On va dormir tôt.
Jour 3 : Solitaire Guest Farm 130km – 2h30 Lever à 5h00, mais tout ranger nous prend du temps ! La moitié des campeurs sont déjà partis voir le lever du soleil sur le sommet d’une dune. Il se lève à mis chemin de Sossusvlei, on se gare, c’est magique ! La lumière et les ombres dans les dunes rouges sont somptueuses ! Au parking, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, nous utilisons une navette collective. Après coup, ça semblait faisable ! Du second parking, Deadvlei est facile d’accès. A cette heure, il n’y a que 3 autres familles, certaines parties sont encore dans l’ombre, mais c’est déjà impressionnant. Les ombres des acacias morts les déforment sur le sol d’argile blanc, on les photographie sous tous les angles. Des lignes de marcheurs grimpent vers Big Daddy Yorick et moi les rejoignons verticalement, puis redescendons la dune en courant. Eline attrape un gecko et le relâche peu après. C’était le lieu le plus envoûtant ! 2h30 de route vers Solitaire dans des paysages secs et montagneux, on croise des gnous. A Solitaire, on s’arrête à la célèbre boulangerie ( bus de touristes, surfait ), on nourrit la colonie d’écureuils de sol, on photographie les vieilles voitures. On flâne au camping avant de nous rendre au Solitaire Namib Carnivore Centre pour une traque aux guépards de 2h00. Dans une jeep avec 2 autres couples, le guide nous amène vers les guépards, à l’aide de leurs colliers émetteurs. On sort du véhicule, 2 s’approchent à 3 mètres pour recevoir des morceaux de viande puis repartent somnoler à l’ombre. On va voir le soleil se coucher en buvant un verre. Au retour, le guide retrouve le pull qu’Eline avait laissé s’envoler à l’aller. Ces guépards ont été recueillis petits, leur mère ayant été abattue par un fermier. Braai du soir et dodo tôt car la journée a été longue. J’avais choisi ce camping car mon guide Bradt disait qu’il y avait des mangoustes, c’est faux comme plusieurs autres de ses renseignements ( surtout sur les points d’eau d’Etosha ). Le camping est tranquille mais impersonnel.
Jour 4 : Villa Wiese (B&B) 280km – 4h En route vers Swakopmund, ou roule dans des déserts plats, on en profite pour donner une leçon de conduite aux enfants, ils démarrent comme des pros sans caler. On dépasse la ligne imaginaire de tropique du capricorne. On passe aussi de beaux défilés ( Gaub Pass ), on escalade le Vogelfederberg, on photographie des arbres à carquois. A Walvis Bay, on va voir les flamands roses et les pélicans. En route vers Swakopmund, vers le B&B. Des vrais lits… on savoure le luxe ( les enfants celui du wifi ) ! On fait des courses puis on va manger au Pizzeria Western Saloon un énorme hamburger ( qu’on n’a pas su terminer ), excellent !
Jour 5 : Spitzkoppe Camp 150km – 2h30 Départ à 7h00, la Villa nous a préparé une quiche comme déjeuner qu’on déguste dans le 4x4 en route vers Walvis Bay pour notre excursion en kayaks de mer avec Pelican Point Kayaking. Un café en attendant le départ ( la route était moins embouteillée que prévu ). Dans 2 jeeps tractant les embarcations, nous roulons vers Pelican Point. Les kayaks biplaces sont mis à l’eau, très vite des jeunes phoques du cap viennent sauter autour de nous, mordiller les gilets de sauvetage ou les pagaies. On approche aussi la berge où les adultes se prélassent. On est vraiment proches de ces animaux et c’est un plaisir de jouer ensemble. Cette excursion est celle qui m’a le plus marqué. Après le kayak, Florine et moi nageons un peu, mais les phoques restent à distance et l’eau est glaciale. Un thé et des sandwiches nous réchauffent sur la plage. Il n’y a que notre groupe et des milliers de phoques à perte de vue. La colonie sent fort, car de nombreux corps se décomposent ( on a ramené quelques os blanchis ). Au retour, on voit deux chacals gambader. On approche des milliers de flamands roses au bord de la lagune. Retour au centre où de nombreux marchands écoulent leurs curiosités ( on n’a pas résisté longtemps ). En route vers le Spitzkoppe qu’on atteint à la tombée de la nuit, heureusement que le guide nous a déconseillé de passer par Cape Cross ( gros détour pour voir le même genre de colonies de phoques ). Le camping est mal indiqué, les ouvriers peu aimables, mais dans un environnement à couper le souffle. On choisit son site aux pieds de ces montagnes lisses de granit rouge. Installation de la tente et du braai. Une gentille famille d’Afrique du Sud nous offre une bouteille de son propre vin ( les autres Sud Africains rencontrés étaient arrogants et désagréables avec les Africains noirs ). Un de nos campings coup de cœur !
Jour 6 : Brandberg White Lady Lodge 150km – 2h30 Yorick et moi nous réveillons à l’aurore et décidons d’escalader la montagne environnante. Au sommet, la vue est superbe, notre véhicule minuscule. On voit des traces de sortes de marmottes qui laisse des traînées odorantes d’urine sur le grès. Nous redescendons, déjeunons et rangeons tout pour partir. A la sortie du camp, une famille locale vend des souvenirs. Nous achetons un mobile, le petit garçon demande un présent et nous leur donnons des pommes, il est tellement heureux qu’il danse de joie, c’est une belle leçon pour nous. En route, nous apercevons une ancienne mine avec ses bâtiments en ruine. Quelques familles viennent y chercher des matériaux de construction. Nous roulons vers le Brandberg pour y voir les peintures rupestres. La visite guidée dure environ 2h30 et est assez fatigante car il fait très chaud et pas le moindre vent. La qualité de ces peintures bushmen vieille de plusieurs milliers d’année est surprenante, on ne s’en lance pas. Nous allons au camping proche, situé dans le lit d’une rivière asséchée. Des ânes et des vaches s’y promènent. Nous installons tentes et braai comme chaque soir. L’environnement du camping est très beau mais pas assez intime. Je m’y ensable pour la seule fois, un Sud-Africain la sort sans efforts.
Jour 7 : Palmwag Lodge 300km – 5h30 Nous partons vers Twyfelfontein pour une visite guidée de gravures bushmen vieilles de plus de 1500 ans. A la cafétéria on mange et on joue avec des oiseaux noirs gourmands. Nous repartons vers Palmwag. En route, nous croisons des koudous, des girafes et des gazelles. Des femmes damaras vendent de belles poupées le long de la route. Près de Palmwag, il y a un contrôle vétérinaire mais nous n’avions pas de viande fraîche. Les emplacements du camping sont petits mais bien délimités par divers buissons. Le soir, nous mangeons d’excellents steaks et hamburgers d’oryx sur la terrasse du restaurant du camping. On est prêts pour passer une excellente nuit !
Jour 8 : NWR Olifantsrus 250km – 4h30 Quelle nuit ! Florine s’est levée pour aller chercher de l’eau dans le coffre du 4x4. A peine recouchée, on entend d’énormes pas qui s’approchent, la voiture est secouée dans tous les sens, les enfants crient, … On sait qu’un éléphant détruit tout pour des fruits ou de l’eau qu’il sent avec son excellent odorat, et qu’il ne faut surtout pas crier pour ne pas l’énerver. On craint qu’il saccage les tentes ( et nous avec ), qu’il retourne la voiture. On chuchote aux enfants de ne pas faire le moindre bruit, de ne pas bouger. Il s’éloigne parfois puis revient secouer la voiture. Le lendemain, nous découvrons les arbustes arrachés, l’éléphant était venu manger les branchages et pour cela il s’appuyait et secouait la voiture. Nous devons nous rendre tôt à une marche guidée pour visiter les environs. A la limite du camp, nous voyons le pachyderme en train de manger. Nous restons à distance prudente et le contournons. La guide, intéressante, nous montre les plantes indigènes ( dont la welwitschia mirablis qui vit plus de 1000 ans et l’euphorbe très toxique ) et nous explique les modes de vie des animaux. Nous repartons pour Etosha. Après une heure de route, on ne trouve aucunes des indications de la carte, nous sommes partis dans la mauvaise direction. Pour ne pas perdre trop de temps et d’essence ( la jauge descend vite ), nous cherchons une piste à Warmquelle qui coupe par Omuramba vers la bonne route. On se renseigne auprès de policiers et villageois, mais les pistes qu’ils nous renseignent ne semblent mener nulle part. Finalement, on en suit une qui s’enfonce dans la montagne. On y a voit des dik-dik ( baptisées Anna par les enfants comme celle dans Reine des Neiges ). Cette piste comporte des passages ardus, on s’ensable presque à plusieurs reprises, on craint la panne sèche, on ne croise presque personne, mais les paysages montagneux sont beaux et sauvages, la conduite tout terrain euphorisante. On découvre aussi de magnifiques cornes de koudou. Finalement, on retrouve la route principale pour vite aller chercher de l’essence et des vivres à Kamanjab avant d’entrer dans Etosha. Nous arrivons peu de temps avant la fermeture du parc à Galton Gate. Nous rejoignons notre camp Olifantsrus à la tombée de la nuit. Sur le trajet nous croisons de nombreuses girafes. Le soir, Florine et moi installons la tente et préparons le souper pendant que les enfants vont au point d’eau voir des animaux. Ils ont la chance de voir un rhinocéros jouer dans la boue, ainsi que des hyènes. Le point de vue est situé en hauteur et la mare est éclairée de lumière rouge la nuit. Nous sommes contents d’être au lit, les soirées étant fraîches et la journée chargée en émotions.
Jour 9 : NWR Okaukuejo 130km Les soirées sont fraiches et les nuits froides, de 0° à 5°C. Pour cela, nous avions acheté et emporté des sacs de couchage Carinthia ainsi que des sacs à viande en soie, nous n’avons pas regretté ces achats et n’avons jamais eu froid. Le matin, dans la première partie du parc, nous ne voyons pas beaucoup d’animaux. Nous dînons dans un endroit protégé. En approchant Okaukuejo, les points d’eau sont beaucoup plus peuplés de zèbres, éléphants, girafes, autruches, gnous, gazelles, antilopes. Certains points d’eau sont à sec, d’autres non, certains sont en pleine effervescence, d’autres vides. Comme nous avons un peu de temps, nous sillonnons les pistes après le camp. C’est là qu’à l’écart, sur un engin de chantier, nous voyons un léopard se prélasser au soleil. Après, il se déplace à l’ombre d’un arbuste, et n’est plus repérable de la route, nous avons eu de la chance ! Au camp, nous installons le campement, Yorick nage dans la piscine. Les emplacements ne sont pas agréables mais c’est prévisible, vu le nombre de touristes. Nous allons au point d’eau, où de nombreuses familles d’éléphants viennent se désaltérer. Les puissants projecteurs éclairent la scène. Les touristes regardent le spectacle agglutinés derrière les murs de protection. Le soir, nous mangeons au buffet du restaurant, mais c’est très basique. La nuit, nous sommes bercés par les chants des coyotes et autres.
Jour 10 : NWR Namutoni 140km Nous continuons à visiter les points d’eau vers le prochain camping, ainsi que l’immense pan asséché. Nous ne savons jamais à l’avance si le lieu sera peuplé ou désert. Nous croisons la route de nombreux animaux, dont 2 hyènes timides. Nous ne sortons du véhicule que dans les endroits protégés. Nous sommes toujours contents de voir de grands groupes de pintades, elles sont comiques, on les appelle « les ptits poulets ». L’après-midi, nous atteignons Namutoni, ce joli fort est peu entretenu, mais nous pouvons monter sur une tour voir le soleil se coucher, ainsi qu’un rhinocéros, nous l’observons de derrière les barricades. Ce camping est assez calme pour Etosha, mais le point d’eau moins impressionnant.
Jour 11 : Hakusembe River Lodge 300km – 5h Au revoir Etosha, en route vers Rundu et la bande de Caprivi. La route est longue et nous traversons de nombreux villages qui vendent du bois pour braai et divers objets. Les femmes se déplacent le long des routes pour aller puiser l’eau au puits, les hommes attendent qu’on vienne les engager. Les paysages deviennent progressivement verdoyants. Le camping n’est pas facile à trouver mais est ravissant, au bord du fleuve. Bien sûr, interdiction de se baigner à cause des courants, hippopotames et crocodiles. Les emplacements sont vastes, nous flânons puis allumons un grand feu.
Jour 12 : Nunda Safari Lodge 250km – 3h30 Départ vers le parc Mahangu. On passe environ 2h30 dans ce magnifique parc. Il est très riche et compacte. On y voit de tout ( mais pas de félins ), surtout nos premiers crocodiles et hippopotames, ainsi qu’une sorte de varan. Les pistes sinuent et c’est aisé d’en sortir pour l’observation puis d’y revenir. Il y a très peu de touristes et on roule à notre rythme. Nous allons à notre camping. Le terrain est très bien situé, en bord de rivière, entouré de végétation, avec un seul vis-à-vis. Le fleuve est magnifique, avec des méandres et des roseaux, surtout au coucher du soleil et à l’aube dans la brume. Nous flânons sur la terrasse du bar, Yorick nage dans la piscine glaciale. Pendant que je récolte du bois à la tombée de la nuit, Eline entend un puissant bruit animal et part, suivie par son frère, s’enfermer dans la voiture, abandonnant leur mère à l’extérieur. Ce sont des cris d’hippopotames, semblant proches, le problème est qu’on ne sait pas du tout à quelle distance ils se trouvent. On reste donc sur nos gardes. Le soir, un chien tente de voler notre viande. Toute la nuit on entendra ces cris, ainsi que des piétinements autour du 4x4 ( hippopotame, phacochère, chien ? ).
Jour 13 : Namushsha 300km – 4h A l’aube les couleurs sont superbes. On aperçoit enfin la famille d’hippopotames jouer dans l’eau de l’autre côté du fleuve. C’est mon anniversaire et des guirlandes décorent la voiture. Nous partons vers notre prochain safari organisé ( il est facile de se perdre dans le parc Bwata Bwata ) prévu à 14h30. Arrivés, nous attendons notre guide qui part sans nous, l’accueil ne l’ayant pas prévenu. Un autre guide nous embarque et pousse le bateau à fond pour les rattraper, ce qui se fait. Nous nous asseyons dans la jeep ouverte avec une famille de Sud-Africains. Nous observons des oiseaux, des gnous, des babouins, des gazelles mais surtout une horde d’éléphants que nous approchons hors piste. On arrête le moteur, un gros mâle nous surveille, à 3 mètres de nous. C’est très impressionnant, on ne sait pas si ce n’est pas irresponsable de la part du guide. A la tombée de la nuit, nous reprenons le bateau, à vitesse normale et voyons le ciel se coucher sur les joncs. Les emplacements sont vastes et tranquilles, surplombant la rivière. Un oiseau qui fait bêêê nous fait beaucoup rire. La nuit, des animaux passent et repassent, on retrouvera des déjections d’herbivores le lendemain matin.
Jour 13 : Livingstone Camp 50km On part vers le camp Livingstone, assez difficile à trouver au bout d’une longue piste peu carrossable isolée. On s’arrête à un petit workshop au milieu de nulle part. L’artisan explique les techniques de sculpture. Il est un peu plus cher, mais au moins en lui achetant quelque chose on sait où va l’argent ( souvent, ce ne sont que des vendeurs de produits d’autres pays ). Aux embranchements, on voit parfois un petit panneau qui indique la direction à suivre, on pense chaque fois être perdus, mais finalement on arrive à destination. Le camping propose de très grands emplacements bien isolés. L’eau chaude est intermittente mais le propriétaire très réactif. Un chat poussiéreux, chasseur de serpents, nous tient compagnie. A 13h30 nous partons dans une vieille jeep ouverte en game drive. Le guide (propriétaire du camping) est passionné par l’Afrique et par l’explorateur Livingstone, il est intarissable. Il nous promène dans le parc Mamili, peuplé surtout d’oiseaux ( dont des aigles pêcheurs ), de gazelles et de phacochères. Le parc est paisible, on n’y croisera qu’un seul autre groupe ( qui nous désensableront ). On y verra nos premiers arbres à saucisses ainsi que des hippopotames d’assez près. Revenus au camp, on prépare le braai.
Jour 14 : Chobe Safari Lodge 250km – 4h Nous déjeunons tranquillement au soleil, les enfants câlinent le chat. Départ vers le Botswana. Nous faisons quelques provisions à Katima. Au poste frontière nous perdons plus de temps que prévu, nous arrivons de justesse au Chobe Safari Lodge pour la croisière en bateau de 15h00. Finalement, un ennui mécanique du bateau postpose le départ de 30 minutes. Le lodge est luxueux et gigantesque, remplis de touristes, on n’avait pas encore vu ça, la Namibie étant beaucoup moins aménagée pour le tourisme. Le Botswana propose des excursions plus professionnelles, mieux rodées, mais aussi beaucoup plus touristiques et onéreuses. Cette croisière, bien que les bateaux remplis au maximum et se suivant à la chaîne, est un très beau souvenir, il ne faut la manquer sous aucuns prétextes. On approche de très près des éléphants, des crocodiles, des hippopotames, sans les déranger. Le guide nous explique leurs mœurs avec humour. On voit le soleil se coucher sur le fleuve, on rentre juste après. Les emplacements au camping sont minuscules mais entourés d’arbres. Les sanitaires sont collectifs. Le soir nous entendons de nombreux cris d’animaux, dont ceux des hippopotames. Comme le camping est au bord de la rivière Chobe, un grillage électrifié ainsi que des gardes protègent de l’entrée de crocodiles. Biens sûr, nous « braaions ».
Jour 15 : Senyati Safari Camp Super réveil avec deux familles de phacochères autour de la voiture. Ils ne sont pas farouches, mais assez nerveux, ils poussent de nombreux cris. Ils arrachent le pain de nos mains, se disputent un peu, s’agenouillent pour manger. Un peu plus loin, une famille de biches broute tranquillement. Nous rangeons et partons découvrir Kasane, son supermarché, ses échoppes. On visite une ferme de crocodiles. La propriétaire qui nous guide est rude et sans états d’âme, à l’image de ses pensionnaires. C’est intéressant, on apprend par exemple qu’un crocodile, à distance sent notre sexe, nos spécificités. Après, nous repartons vers notre futur camping, distant d’une quinzaine de kilomètres. La piste pour y arriver est difficile, très sableuse ( impossible sans 4x4 ). L’emplacement, ouvert à tous, dispose de sanitaires particuliers, mais l’eau n’est pas toujours chaude ( système chauffé au bois ). Ce qui en fait notre camping préféré du Botswana, c’est le bar sur pilotis avec une vue plongeante sur le point d’eau, et mieux encore un tunnel conduisant à un bunker juste aux pieds des éléphants. Les familles s’enchainent, passant à quelques cm de nos yeux. Les mères entourent les bébés. Chaque horde reste une dizaine de minutes à s’abreuver, laissant ensuite sa place à une autre. Quel ballet, on ne s’en lasse pas. La viande pour le braai est composée en général de springbok ou de bœuf, sa qualité, comme sa marinade est très variable, mais toujours fraîche. Parfois, pour dîner, on achète au supermarché des cuisses de poulet, des tourtes ou des pains saucisses. Trouver du pain frais est par contre plus compliqué.
Jour 16 : Senyati Safari Camp Le réveil est matinal car des mini-bus viennent chercher des campeurs pour visiter les chutes Victoria. On a hésité à en faire partie, une journée étant bloquée. Finalement, la saison étant sèche, elles sont moins spectaculaires. L’autre désavantage est le prix : pour nous 4, une journée avec transport, visa, survol rapide en ulm revenait à 1100 euros. Aujourd’hui je vais vraiment tester le 4x4, seul au volant, sur des pistes jusqu’à Ngoma et retour à Kasane. Tourmaline le déconseille, trop de risques de s’ensabler, de griller l’embrayage, de se faire retourner par un éléphant. Selon les forums, c’est possible. Le 4x4 étant neuf, avec d’excellents pneus et un peu d’expérimentation, on s’en sort très bien, c’est enivrant d’être libre, de rouler à son rythme sur les pistes et en dehors. Si on y retourne, ce sera pour traverser ce parc en totale autonomie, peut-être quand les enfants seront en âge de conduire… La piste longe le fleuve et nous croisons de nombreux animaux. Il y a des arrêts prévus pour luncher ou se détendre les jambes. Eline et moi en profitons pour faire une bataille de … crottes séchées d’éléphants, on en a plein les cheveux et les vêtements, ça change des boules de neige ! Parfois sur le fleuve un pêcheur glisse sur son mokoro. Nous croisons des crânes blanchis de buffles, d’éléphants, de gazelles. Il y a de nombreuses antilopes, des crocodiles qui se réchauffent, des girafes, des aigles, … A un moment, nous devons traverser un énorme troupeau de buffles, nous roulons très lentement. A un autre moment, une horde d’éléphants traversent la piste juste devant nous, le dominant s’approche, nous coupons le moteur, relevons les vitres, nous taisons et ne bougeons, il touche le véhicule de sa trompe, nous analyse et repart avec le reste de son groupe. C’est un moment qu’on n’oubliera jamais! Rentrés au camp, nous retournons bien sûr au bunker.
Jour 17 : Planet Baobab 400km – 4h Longue route droite aujourd’hui. Il y a peu à voir le long des routes, il n’y a pas de villages. On fait nos courses à Nata car nous venons de passer un barrage vétérinaire et qu’on ne sait pas ce qu’on trouvera plus loin. On achète à dîner au supermarché, qu’on mange à un arrêt. On arrive vers 15h00 à Gweta, au camping Baobab, très facile à trouver avec ses grandes statues de fourmilier et de termitière. Là, on flâne au bord de la jolie piscine. Les enfants nagent, je vais faire des courses en ville. C’est la première et seule fois que je ne me sens pas à l’aise, pas en danger, mais ennuyé par un homme qui veut de l’argent et observé par les autres. Au camping, les emplacements sont petits et très ouverts, les communs sont collectifs. Autour des habitations ( très mignonnes ), il y a de magnifiques baobabs qui portent leurs fruits, c’est bizarre car tous les autres baobabs ne portaient rien. Le soir, les baobabs sont superbement illuminés. On mange dans leur restaurant, mais ce n’est vraiment pas bon pour le prix. Finalement, il aurait été préférable de rouler jusque Maun, cette nuitée n’était pas nécessaire.
Jour 18 : Old Bridge Backpackers 250km – 3h Le long de la route on stoppe auprès d’un essaim de vautours qui dépècent un animal mort, ils s’envolent dès que j’arrive à 10 mètres et attendent sur un arbre notre départ. On fait des courses dans Maun. C’est très compliqué de trouver le camping. Les routes ne correspondent pas avec notre plan, on doit demander la route à plusieurs reprises. Les emplacements sont très petits, les douches ouvertes et glacées. Par contre, le bar restaurant est vraiment sympa: une super musique rock – reggae, une flambée le soir, des serveurs souriants, des touristes cools, des plats démocratiques. Rien que pour ça, ça vaut la peine d’y aller, même si on est trop loin de la réserve pour y aller. On ne va pas dormir tard car demain on démarre très tôt.
Jour 19 : Old Bridge Backpackers Départ à 4h30 vers la réserve de Moremi. La Jeep est ouverte, le chauffeur roule dans la nuit à vitesse maximale, on n’est pas à l’aise car il ne saurait éviter un animal qui traverse et n’a pas tous des ceintures de sécurité, d’ailleurs il fera une fois un brusque écart pour éviter lui seul sait quoi. Mais après 15 minutes, emmitouflés dans nos vêtements les plus chauds et enroulés dans une couverture nous endurons le froid glacial qui passe à travers tout. On est en mode survie, on ne bouge plus, on ne regarde plus, on ne pense plus tellement on est transis, on espère juste arriver le plus vite possible. Après 1h30 de route, le jour se lève, on arrive dans Moremi, la voiture ralentit sur les pistes. On s’arrête pour le petit déjeuner que le guide nous a préparé. On a tellement eu froid, qu’après une heure on tremblait toujours. Le guide est expérimenté, il cherche pour nous faire plaisir le seul animal qu’on voulait encore voir, le lion. Il repère des empreintes récentes, essaie de les suivre, communique avec des collègues. Des vautours tournent, il sait donc qu’il y a un animal mort, mais pas juste en-dessous d’eux. Il sort des pistes et quadrille le terrain et voit 3 lionnes, la gueule sanguinolente, qui se repaissent à l’ombre d’un buisson. Nous sommes à 3 mètres d’elles qui nous regardent placidement, elles sont repues et fatiguées par leur chasse. Sans le guide, nous serions passés à côté sans les voir. On est heureux de cette intimité avec notre dernier big five. Toute la journée, nous verrons des girafes, éléphants, springboks, babouins, … Le midi, le guide nous a préparé des sandwiches et des salades que nous partageons avec les autres touristes. Nous rentrons au camping vers 16h00. La journée était positive grâce aux lionnes, mais vus le prix de l’excursion, sa dangerosité et ses désagréments sur la route, je pense qu’il est préférable d’aller camper dans la réserve et non si loin. On avait suivi les conseils de Tourmaline qui disait que ces camps sont dangereux à cause des hyènes qui les parcourent. Donc il est préférable de rouler Kasane – Maun d’une traite, de loger 1 nuit dans ce camping, puis de visiter la réserve seuls, d’y choisir un camping pour le soir, puis de repartir le lendemain soir vers Maun, ou d’aller directement à Ghanzy. Le soir nous profitons de l’agréable ambiance des lieux.
Jour 20 : Thakadu Camp 300km – 4h Nous faisons nos achats au supermarché car nous ne savons que trouver à Ghanzy. La route est bonne, le camping facile à trouver. Nous avons le temps de faire quelques courses, dont des souvenirs dans le magasin bushmen ( ce n’est pas clair, s’ils sont exploités ou si l’ argent leur revient ). En sortant, Eline donne un paquet de biscuits ( par hasard elle choisit celui qu’elle n’aime pas ) à un enfant vraiment content qui la gratifie d’un « thank you princess ». Durant le voyage, ce sera toujours difficile de savoir ce qui fait vraiment plaisir aux gens et qui en a vraiment besoin. On aurait dû prendre les anciens vêtements des enfants et les distribuer. Vers 16h00, un guide part avec nous faire la bushmen walk. Nous allons à 5 chercher le campement san à quelques centaines de mètres du camping. Tout d’abord le grand-père et le petit enfant montrent un jeu traditionnel, celui où on lance et rattrape avec un bâton une plume lestée. Ça semble facile mais ça ne l’est pas. C’est le patriarche qui nous donne ses explications dans sa langue à cliquet traduit ensuite en anglais par le guide. Il nous montre les plantes environnantes et leurs utilités. Il nous montre comment allumer un feu en frottant un bout de bois sur un autre, nous n’y arrivons pas. Ils vivent en famille d’une dizaine de personnes, 3 huttes autour du feu. Ils vivent encore comme leurs ancêtres mais ont perdus beaucoup de leurs droits, ils ne possèdent plus de territoire et n’ont donc plus le droit de chasser pour se nourrir ( sauf si comme ici le propriétaire leur laisse un bout de son terrain ( en échange des visites guidées, ils ne reçoivent qu’une casserole de riz, de l’eau et ce terrain )). Pour avoir chasser, le grand-père a été plusieurs mois en prison où il a été malmené, moqué, tatoué. Leur situation est critique, le gouvernement ne s’occupe pas d’eux, les autres populations ne les respectent pasils ne comprennent pas le besoin de posséder, ils ne vivent que dans l’instant présent. Ca nous met mal à l’aise, quand on fait ce genre de visite, ça leur permet de vivre leurs coutumes mais ils sont aussi exploités et exposés. Par contre, c’était une visite très enrichissante pour nous. Les peuples san en Namibie semblent avoir plus de droits, ils ont des communautés qui gèrent des réserves mais ils ont aussi dû changer leur mode de vie, vivre dans des maisons, être scolarisés. Le soir, nous faisons notre dernier braai. Les emplacements sont vastes, il y a peu de touristes. Il y a de nombreux terriers de porcs-épics, mais ils ne sortent que de nuit et on ne les verra pas. Le ciel étoilé est magnifique.
Jour 21 : Harnas Foundation 300km – 4h Nous préparons le 4x4, trions nos affaires, emballons nos souvenirs. La route est bonne mais beaucoup plus longue que prévue, nous avons peur d’arriver en retard pour la visite guidée. Finalement, on avait oublié qu’on avait gagné une heure en passant la frontière. La gravelroad n’est pas très bien indiquée et nous craignons souvent de nous être trompés. On passe les barrières pour arriver dans la partie humaine de la réserve. On s’installe, on est les seuls campeurs. Les sanitaires sont bien aménagés et les environs boisés. Un couple d’autruche se promène et essaie de chiper de la nourriture. Nous retournons vers l’accueil voir les animaux en cage et en liberté. Un phacochère dénommé Happy Meal nous suit partout, se frotte à nous et surtout à Yorick. Lors de la visite, le guide nous explique comment fonctionne leur institution, la vie des bénévoles et travailleurs, ainsi que la raison de la présence des différents animaux. On s’approchera de certains mais d’autres sont trop sauvages pour cela. On nourrit des mangoustes avec de la viande, ils se précipitent à plusieurs dizaines vers nous. On caresse des renards à grandes oreilles, on joue avec certains jeunes guépards. On termine par approcher un groupe de guépards adultes, on les caresse, on leur jette des poulets morts. C’est très impressionnant d’être si près d’eux. Les animaux approchés sont ceux qui ne pourront être remis en liberté pour diverses raisons. Nous terminons la journée au bar puis au restaurant. Le repas est simple, l’environnement agréable mais frisquet, le personnel gentil. Le soir, on va voir les babouins assez agressifs de l’autre côté de la clôture. Toute la nuit, sous le ciel étoilé, les lions rugissants nous bercent. Florine a dû se lever de nuit, quand elle a éclairé les environs il y avait plein d’yeux brillants qui la fixaient, elle n’a pas trainé !
Jour 22 : Après une dernière visite au centre, nous emballons tout, nettoyons un peu l’intérieur du véhicule, puis partons pour Windhoek. Ca nous prend plus de temps que prévu, il ne nous reste qu’une heure pour visiter le centre ville et acheter au marché quelques derniers souvenirs. Nous repartons rendre la voiture, on se perd un peu mais arrivons juste à temps. Asco vérifie le matériel rendu, mais n’est pas regardant pour la poussière et les petites rayures sur la carrosserie ( dues aux nombreux épineux le long des pistes ). Nous embarquons dans la camionnette vers l’aéroport. En route, nous achetons des hamburgers car le repas dans l’avion est agréable mais frugal. Le chauffeur est très sympa et ouvert comme tous les Namibiens rencontrés. Les Botswanais étaient agréables aussi, mais on était plus considérés comme touristes. Dans l’avion, les places assises sont moins bien situées qu’à l’aller et ce n’est pas facile de dormir ( on regarde aussi les mêmes films ). Sinon, le vol se passe bien.
Frais médicaux en Californie English translation pending
Salut tout le monde ! C'est tres important j'ai besoins de conseils ! je sais plus trop vers qui me tourner... je vous explique mon histoire : Un hôpital américain me demande 34 000$ pour une hospitalisation d'une journée ! Debut novembre, après une soirée dans un bar avec des amis, après 3 bières je décide vers minuit de rentrer à mon camping. Mon dernier souvenir est de sortir du bar seule. Ensuite c'est le trou noir jusqu'à 4h du matin. Je me suis fait agresser mais n'en ai aucun souvenir. J'ai le nez cassé, deux cocarts au deux yeux, un lobe d'oreille arraché, des égratignures partout et de multiples hematomes, quand je rejoins enfin mes amis au camping.... Mes amis appellent l'ambulance et je reste une journée a l'hopital (3 points de suture et 2 scanners cérébraux). Le médecin me confirme qu'il ai normal que j'ai perdu la mémoire vu les coups reçus sur la tête. Mon amie appelle mon assurance voyage à l'entrée de l'hôpital. Qui lui confirme la prise en charge des frais. Qui lui confirme aussi que je n'ai pas besoin de porter plainte s'il n'y a qu'une seule consultation (pas de suite médicales). Un mois après je reçois un appel de chapka me disant qu'ils ont finalement besoin de la plainte. Évidemment je ne suis plus en Californie, mais à plus de 2000km. Je vais quand même, sur leur demande, dans le commissariat le plus proche , mais il ne veulent pas de ma plainte. Je le signale à chapka et leur demande les enregistrements de conversation téléphonique de début novembre, sans réponse.. Je les rappelle plusieurs fois pour avoir les enregistrements, ils me disent toujours qu'ils vont chercher mais toujours pas de nouvelles. Mais il y a quelques jours ils m'appellent pour me dire que j'ai une dette de 34000$ à l'hôpital ! Et bien sûr qu'ils ne prennent pas en charge car pas de dépôt de plainte. Je leur redemande l'enregistrement de la conversation téléphonique où ils me disent que je n'ai pas besoin de plainte. 3 jours après ils m'appellent pour me dire qu'ils ne prendront finalement pas en charge les frais car j'étais positive à l'alcool ! Quels sont les recours possibles ? Je suis évidemment dans l'incapacité de fournir une telle somme avant des années. Connaissez vous les risques que j'éncours si je ne paye pas la somme ? Il y a t'il des poursuites judiciaires internationales pour une dette de santé ? Je ne suis plus aux états unis mais en Thaïlande (fin de tour du monde), il m'est donc impossible dans l'immédiat de rencontrer un avocat en France. Connaissez vous un service d'aide juridique en ligne ? Merci beaucoup pour vos reponses !
Road trip boucle San Francisco - San Francisco English translation pending
Bonjour à tous,
Ma famille et moi prévoyons de faire un roadtrip aux Etats-Unis en septembre 2017. Nous serons 4, mes parents, ma soeur (28 ans) et moi (24 ans). Je pensais à une boucle au départ de San Francisco et retour donc depuis San Francisco.
J'aimerais avoir vos avis sur l'itinéraire que j'ai effectué.
Le voici :
Jour 1 : arrivée à San Francisco Jour 2 : Visite des incontournables de SF Jour 3 : location de voiture. Début du roadtrip. Route vers le Yosemite National Park et logement à Fresno. Jour 4 : Départ de Fresno direction le Sequoia NP et Kings Canyon. Logement à Bakersfield Jour 5 : Départ de Bakersfield direction Las Vegas en passant par la Death Valley. Jour 6 : journée à Las Vegas Jour 7 : départ de Las Vegas direction le Zion National Park. Route vers le Brice Canyon et logement. Jour 8 : visite du Brice Canyon puis direction le Lake Powell (logement dans les environs de Page) Jour 9 : départ de Page direction le Grand Canyon. Logement à Laughlin. Jour 10 : départ de Laughlin direction Los Angeles. Jour 11 : Los angeles (incontournables) Jour 12 : Universal Studios (une journée entière?) Jour 13 : départ de Los Angeles direction Santa Barbara : un peu de détente et de plages (passage par Malibu et Santa Monica). Logement à Santa Barbara Jour 14 : départ de Santa Barbara direction Monterey. Passage par San Simeon (Hearst Castle) et Big Sur (si possible). Logement à Monterey Jour 15 : départ de Monterey direction San Francisco. Vol prévu en début de soirée.
Voilà pour mon parcours. A noter que nous serons deux à conduire.
Je suis preneur de toutes remarques, conseils et informations complémentaires.
Je vous remercie déjà d'avance,
Fabio
Ma famille et moi prévoyons de faire un roadtrip aux Etats-Unis en septembre 2017. Nous serons 4, mes parents, ma soeur (28 ans) et moi (24 ans). Je pensais à une boucle au départ de San Francisco et retour donc depuis San Francisco.
J'aimerais avoir vos avis sur l'itinéraire que j'ai effectué.
Le voici :
Jour 1 : arrivée à San Francisco Jour 2 : Visite des incontournables de SF Jour 3 : location de voiture. Début du roadtrip. Route vers le Yosemite National Park et logement à Fresno. Jour 4 : Départ de Fresno direction le Sequoia NP et Kings Canyon. Logement à Bakersfield Jour 5 : Départ de Bakersfield direction Las Vegas en passant par la Death Valley. Jour 6 : journée à Las Vegas Jour 7 : départ de Las Vegas direction le Zion National Park. Route vers le Brice Canyon et logement. Jour 8 : visite du Brice Canyon puis direction le Lake Powell (logement dans les environs de Page) Jour 9 : départ de Page direction le Grand Canyon. Logement à Laughlin. Jour 10 : départ de Laughlin direction Los Angeles. Jour 11 : Los angeles (incontournables) Jour 12 : Universal Studios (une journée entière?) Jour 13 : départ de Los Angeles direction Santa Barbara : un peu de détente et de plages (passage par Malibu et Santa Monica). Logement à Santa Barbara Jour 14 : départ de Santa Barbara direction Monterey. Passage par San Simeon (Hearst Castle) et Big Sur (si possible). Logement à Monterey Jour 15 : départ de Monterey direction San Francisco. Vol prévu en début de soirée.
Voilà pour mon parcours. A noter que nous serons deux à conduire.
Je suis preneur de toutes remarques, conseils et informations complémentaires.
Je vous remercie déjà d'avance,
Fabio
Visa du Bénin à Lomé: prix et durée English translation pending
Bonjour,
Je vais me rendre dans quelques semaines au Togo / Bénin.
J'ai bien compris qu'il était possible de faire son visa pour le Bénin aux services consulaires de Lomé mais je n'arrive pas à trouver des informations à jour pour les points suivants :
- Quelle est la durée du visa délivré à Lomé et combien de temps avon-nous pour l'utiliser (pour rentrer au Bénin) ? - Quel est le prix de ce visa ?
Merci par avance pour votre aide !
Ania (une novice de l'Afrique...)
Je vais me rendre dans quelques semaines au Togo / Bénin.
J'ai bien compris qu'il était possible de faire son visa pour le Bénin aux services consulaires de Lomé mais je n'arrive pas à trouver des informations à jour pour les points suivants :
- Quelle est la durée du visa délivré à Lomé et combien de temps avon-nous pour l'utiliser (pour rentrer au Bénin) ? - Quel est le prix de ce visa ?
Merci par avance pour votre aide !
Ania (une novice de l'Afrique...)
Obtenir la nationalité française English translation pending
Bonjour,
j'ai deux enfants de 4 et 6 ans qui sont nées en Thaïlande d'une mère thaïlandaise et je n'ai jamais fait les démarches afin qu'ils obtiennent la nationalité française. Mais dans quelques mois je voudrais les emmener en France. Donc, quel papier dois je faire ? Avez vous un lien de l'ambassade qui m'expliquerez tout ? parce que j'en ai pas trouvé...Merci d'avance.
j'ai deux enfants de 4 et 6 ans qui sont nées en Thaïlande d'une mère thaïlandaise et je n'ai jamais fait les démarches afin qu'ils obtiennent la nationalité française. Mais dans quelques mois je voudrais les emmener en France. Donc, quel papier dois je faire ? Avez vous un lien de l'ambassade qui m'expliquerez tout ? parce que j'en ai pas trouvé...Merci d'avance.
Itinéraire 4 semaines dans l'Ouest américain (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin juillet pour 4 semaines, nous sommes 3 adultes (dont une personne de 65 ans) et 2 enfants (6 et 10 ans). Nous avons déja organisé un road trip il y a 2 ans en Floride et Louisiane. Ce forum m'a apporté beaucoup d'aide et je vous en remercie encore. J'avais d'ailleurs laissé un long résumé de notre prériple à notre retour. Ce fut formidable. N'hesitez pas si besoin.
Cette fois ci je ne sais pas trop comment organiser notre circuit avec tous ces parcs nationaux. Nous ne souhaitons pas voir pour voir mais faire l'essentiel. Dans les grandes lignes, nous arriverons à Los Angeles puis partirons sur san Diego, LV, parcs nationaux, San Franscisco et enfin redescendre par la fameuse route qui surpplombe le pacifique. L'objetif étant de réaliser un itinéraire sans perdre de temps, mais sans précipitation non plus.
Nous arriverons un mardi vers 13h à Los angeles. Je pensais visiter la ville le lendemain et Universal Studio le jour suivant (ou bien le faire au retour ????) sans oublier la visite les décors de la petite maison dans la pairie (J'adore lol)
Ci dessous les endroits auxquels nous avons pensé et que "nous souhaiterions voir si possible". Mais 4 semaines me semblent un peu juste.
- San Diego (pas de See World mais visite de la ville)
- Joshua Tree
- Petrifead Forest
- Mesa Verde
- Les arches
- Canyoland
- Monument Valley
- Lac Powel
- Antelope
- Page
- Bryce Canyon
- Zion
- The Wave
- Grand Canyon
- Las Vegas (Nous souhaiterions y renouveller nos voeux avez vous des conseils ?)
- Red Rock
- Death valley
- Sequoia Park
- Kings Canyon
- Yosemite
- San Francisco
Nous ne sommes pas de grand randonneurs mais souhaiterions découvrir et que cela soit ludique pour les enfants. Nous avons un peu peur qu'a force de voir "des cailloux", nos enfants se lassent un peu. Nous sommes preneur de toutes vos idées à ce sujet pour des activités afin de les distraires. Nous avons entendu parler de villages fantômes, ainsi que de mines et de rencontre avec des chercheurs d'or .......
Merci beaucoup pour votre aide
Nous partons fin juillet pour 4 semaines, nous sommes 3 adultes (dont une personne de 65 ans) et 2 enfants (6 et 10 ans). Nous avons déja organisé un road trip il y a 2 ans en Floride et Louisiane. Ce forum m'a apporté beaucoup d'aide et je vous en remercie encore. J'avais d'ailleurs laissé un long résumé de notre prériple à notre retour. Ce fut formidable. N'hesitez pas si besoin.
Cette fois ci je ne sais pas trop comment organiser notre circuit avec tous ces parcs nationaux. Nous ne souhaitons pas voir pour voir mais faire l'essentiel. Dans les grandes lignes, nous arriverons à Los Angeles puis partirons sur san Diego, LV, parcs nationaux, San Franscisco et enfin redescendre par la fameuse route qui surpplombe le pacifique. L'objetif étant de réaliser un itinéraire sans perdre de temps, mais sans précipitation non plus.
Nous arriverons un mardi vers 13h à Los angeles. Je pensais visiter la ville le lendemain et Universal Studio le jour suivant (ou bien le faire au retour ????) sans oublier la visite les décors de la petite maison dans la pairie (J'adore lol)
Ci dessous les endroits auxquels nous avons pensé et que "nous souhaiterions voir si possible". Mais 4 semaines me semblent un peu juste.
- San Diego (pas de See World mais visite de la ville)
- Joshua Tree
- Petrifead Forest
- Mesa Verde
- Les arches
- Canyoland
- Monument Valley
- Lac Powel
- Antelope
- Page
- Bryce Canyon
- Zion
- The Wave
- Grand Canyon
- Las Vegas (Nous souhaiterions y renouveller nos voeux avez vous des conseils ?)
- Red Rock
- Death valley
- Sequoia Park
- Kings Canyon
- Yosemite
- San Francisco
Nous ne sommes pas de grand randonneurs mais souhaiterions découvrir et que cela soit ludique pour les enfants. Nous avons un peu peur qu'a force de voir "des cailloux", nos enfants se lassent un peu. Nous sommes preneur de toutes vos idées à ce sujet pour des activités afin de les distraires. Nous avons entendu parler de villages fantômes, ainsi que de mines et de rencontre avec des chercheurs d'or .......
Merci beaucoup pour votre aide
15 jours en Thaïlande du Sud - Koh Yao Noi, Krabi et Koh Lanta English translation pending
Bonsoir,
Nous rentrons tous juste de 15 super jours en Thaïlande (et Malaisie). C'était vraiment des vacances reposantes. Nous étions 2 : mon mari et moi. Nous avions fait un voyage similaire en novembre 2015 (Angkor + Koh Yao Yai + Koh Lanta + Bangkok) pour notre voyage de noces. Mais nous n'avions pas eu un super temps dans le sud, aussi quand nous avons pu bénéficié d'une nouvelle promotion de billets d'avion nous avons décidé de repartir pour la Thaïlande qui nous avait beaucoup plu. Je précise que nous avions déjà visité le nord du pays il y a quelques années.
Notre programme était le suivant : Départ le mardi 17 Janvier sur Qatar Airways : Paris - Doha - Phuket. Jour 2 : Phuket - Koh yao Noi Jour 3, 4 et 5 Koh Yao Noi Jour 6 : Koh Yao Noi - Krabi Jour 7 Krabi Jour 8 : Krabi - Koh Lanta Jour 9,10 et 11 : Koh Lanta Jour 12 : Koh Lanta - Phuket - Kuala Lumpur Jour 13 et 14 : Kuala Lumpur Jour 15 : Kuala Lumpur - Phuket Jour 16 : Phuket - Doha -Paris
Lors de la préparation, j'ai beaucoup hésité entre Koh Yao Noi et Koh Yao Yai. En 2015 nous avions logé sur Koh Yao Yai au Betterview hôtel et nous avions vraiment apprécié cet hôtel. L’île, par contre, est très calme, peu de Resorts, des plages (mais à l'époque il faisait pas beau donc elles ne donnaient pas très envie). Sur Koh Yao Noi, l'ile est plus petite mais plus peuplée, il y a beaucoup plus d’hôtels, mais ils me paraissaient un peu plus "simples" que celui qu'on avait réservé en 2015. Les très beaux hôtels étaient eux, hors de notre budget (Paradise, Six Senses etc...). Nous savions que l'on pouvait passer d'une île à l'autre en scooter (nous l'avions fait sur une journée en 2015) mais nous nous sommes dit que si on voulait + visiter Koh Yao Noi, il était préférable de loger dessus. Nous avons donc réservé au Koh Yao Seaview Bungalow et nous n'avons pas regretté. Nous avons aussi décidé de retourner à koh Lanta que nous avions beaucoup apprécié. Mais nous avons changé d'hotel car celui de 2015 ne nous avait pas plu. Entre les 2 iles nous avons décidé de rester 2 nuits à Krabi, afin de pouvoir profiter du night market, et nous voulions aller voir le temple aux 800 marches :) enfin, nous avons terminé notre séjour par un we à Kuala Lumpur pour y retrouver un ami de mon mari qui y vit depuis quelques mois en expatrié. Voilà pour la description de notre programme.
concernant les billets d'avion, nous avons pris une promo Qatar Airways en novembre pour des billets en janvier. Contrairement à 2015, la promo était tout aussi intéressante financièrement, par contre elle l'était moins concernant les horaires de vols, et les avions. En 2015 nous avions volé en A380 pour 3 vols sur 4 (nous étions alors en classe affaires donc c'était vraiment géant). Cette fois ci, aucun A380 n'était proposé sur les vols en promos sur nos dates, et les horaires n'étaient pas top (certains vols avaient de très longues escales). Nous avons donc changé un peu nos dates pour avoir des vols plus corrects.
Concernant les hôtels, nous avons tout réservé à l'avance sur Booking et hotels.com afin d’être tranquille sur place. Les hôtels étaient tous annulables mais plusieurs jours avant l'arrivée donc ils ne permettaient pas vraiment de changement de programme.
Enfin dernier point, nous avons découvert quelques jours avant de partir une météo pas très engageante : pluie, pluie, pluie, nuages, pluie etc... J'ai eu assez peur de retrouver une météo qui ne permet pas de sorties en mer, ou de ballades sur la plage, mais on ne pouvait plus reculer ! :)
alors voici notre Compte Rendu :
Mardi 17 janvier Nous avons pris une navette shaddl (nouvelle application qui permet des navettes partagées pour les aéroports notamment). Comme nous habitons près de Versailles le taxi coûte cher pour rejoindre CDG, là, le trajet nous a coûté 45€ et nous avons bénéficier de 10€ de remise pour les premiers inscrits donc 35€, on n'aurait pas pu trouver moins cher. Le petit inconvénient est que l’on maîtrise pas trop notre heure de départ. Nous souhaitions être à 7h l’aéroport, car le vol était à 9h20 et que nous étions déjà enregistrés. Si nous y étions allés avec notre voiture perso, nous serions partis vers 6h. Là le rendez-vous fixé la veille était à 5h30… mais bon c’est les vacances donc c’est pas grave ! Au final, nous étions seuls dans la navette nous sommes donc arrivés à 6h30 à Roissy. Il y avait peu de monde, donc a vite déposé nos valises et nous sommes allés attendre l’embarquement en prenant un petit déjeuner. Nous avons voyagé sur Qatar Airways, grâce à une promo réservée en novembre dernier. Nous faisons escale à Doha (2h à l’aller et 4h au retour). Nous sommes partis avec un peu de retard de Paris car il a fallu dégivrer l’avion, mais sinon les 2 vols se sont très bien passés. La correspondance à Doha était du coup rapide, et nous sommes arrivés à Phuket le lendemain matin à 6h. Il faisait nuit.

Nous rentrons tous juste de 15 super jours en Thaïlande (et Malaisie). C'était vraiment des vacances reposantes. Nous étions 2 : mon mari et moi. Nous avions fait un voyage similaire en novembre 2015 (Angkor + Koh Yao Yai + Koh Lanta + Bangkok) pour notre voyage de noces. Mais nous n'avions pas eu un super temps dans le sud, aussi quand nous avons pu bénéficié d'une nouvelle promotion de billets d'avion nous avons décidé de repartir pour la Thaïlande qui nous avait beaucoup plu. Je précise que nous avions déjà visité le nord du pays il y a quelques années.
Notre programme était le suivant : Départ le mardi 17 Janvier sur Qatar Airways : Paris - Doha - Phuket. Jour 2 : Phuket - Koh yao Noi Jour 3, 4 et 5 Koh Yao Noi Jour 6 : Koh Yao Noi - Krabi Jour 7 Krabi Jour 8 : Krabi - Koh Lanta Jour 9,10 et 11 : Koh Lanta Jour 12 : Koh Lanta - Phuket - Kuala Lumpur Jour 13 et 14 : Kuala Lumpur Jour 15 : Kuala Lumpur - Phuket Jour 16 : Phuket - Doha -Paris
Lors de la préparation, j'ai beaucoup hésité entre Koh Yao Noi et Koh Yao Yai. En 2015 nous avions logé sur Koh Yao Yai au Betterview hôtel et nous avions vraiment apprécié cet hôtel. L’île, par contre, est très calme, peu de Resorts, des plages (mais à l'époque il faisait pas beau donc elles ne donnaient pas très envie). Sur Koh Yao Noi, l'ile est plus petite mais plus peuplée, il y a beaucoup plus d’hôtels, mais ils me paraissaient un peu plus "simples" que celui qu'on avait réservé en 2015. Les très beaux hôtels étaient eux, hors de notre budget (Paradise, Six Senses etc...). Nous savions que l'on pouvait passer d'une île à l'autre en scooter (nous l'avions fait sur une journée en 2015) mais nous nous sommes dit que si on voulait + visiter Koh Yao Noi, il était préférable de loger dessus. Nous avons donc réservé au Koh Yao Seaview Bungalow et nous n'avons pas regretté. Nous avons aussi décidé de retourner à koh Lanta que nous avions beaucoup apprécié. Mais nous avons changé d'hotel car celui de 2015 ne nous avait pas plu. Entre les 2 iles nous avons décidé de rester 2 nuits à Krabi, afin de pouvoir profiter du night market, et nous voulions aller voir le temple aux 800 marches :) enfin, nous avons terminé notre séjour par un we à Kuala Lumpur pour y retrouver un ami de mon mari qui y vit depuis quelques mois en expatrié. Voilà pour la description de notre programme.
concernant les billets d'avion, nous avons pris une promo Qatar Airways en novembre pour des billets en janvier. Contrairement à 2015, la promo était tout aussi intéressante financièrement, par contre elle l'était moins concernant les horaires de vols, et les avions. En 2015 nous avions volé en A380 pour 3 vols sur 4 (nous étions alors en classe affaires donc c'était vraiment géant). Cette fois ci, aucun A380 n'était proposé sur les vols en promos sur nos dates, et les horaires n'étaient pas top (certains vols avaient de très longues escales). Nous avons donc changé un peu nos dates pour avoir des vols plus corrects.
Concernant les hôtels, nous avons tout réservé à l'avance sur Booking et hotels.com afin d’être tranquille sur place. Les hôtels étaient tous annulables mais plusieurs jours avant l'arrivée donc ils ne permettaient pas vraiment de changement de programme.
Enfin dernier point, nous avons découvert quelques jours avant de partir une météo pas très engageante : pluie, pluie, pluie, nuages, pluie etc... J'ai eu assez peur de retrouver une météo qui ne permet pas de sorties en mer, ou de ballades sur la plage, mais on ne pouvait plus reculer ! :)
alors voici notre Compte Rendu :
Mardi 17 janvier Nous avons pris une navette shaddl (nouvelle application qui permet des navettes partagées pour les aéroports notamment). Comme nous habitons près de Versailles le taxi coûte cher pour rejoindre CDG, là, le trajet nous a coûté 45€ et nous avons bénéficier de 10€ de remise pour les premiers inscrits donc 35€, on n'aurait pas pu trouver moins cher. Le petit inconvénient est que l’on maîtrise pas trop notre heure de départ. Nous souhaitions être à 7h l’aéroport, car le vol était à 9h20 et que nous étions déjà enregistrés. Si nous y étions allés avec notre voiture perso, nous serions partis vers 6h. Là le rendez-vous fixé la veille était à 5h30… mais bon c’est les vacances donc c’est pas grave ! Au final, nous étions seuls dans la navette nous sommes donc arrivés à 6h30 à Roissy. Il y avait peu de monde, donc a vite déposé nos valises et nous sommes allés attendre l’embarquement en prenant un petit déjeuner. Nous avons voyagé sur Qatar Airways, grâce à une promo réservée en novembre dernier. Nous faisons escale à Doha (2h à l’aller et 4h au retour). Nous sommes partis avec un peu de retard de Paris car il a fallu dégivrer l’avion, mais sinon les 2 vols se sont très bien passés. La correspondance à Doha était du coup rapide, et nous sommes arrivés à Phuket le lendemain matin à 6h. Il faisait nuit.

Montage de mon premier vélo de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un petit cyclorandonneur du dimanche et j'ai le rêve de monter mon propre vélo (ainsi que celui de ma femme) très prochainement.
Pour les personnages : Nous avons fait des petits voyages aux Pays-Bas, la Loire, la Normandie. Nous ne pratiquons pas du tout régulièrement le vélo assidûment, mais adorons voyager par ce biais-là. (je vais tout de même à mon boulot à vélo tous les jours :) ) Suite à notre dernier voyage, nous avons eu l'envie de deux choses : avoir nos propres vélos, adaptés à notre voyage et nos envies et s'entraîner au moins un peu avant de partir. Nous nous occupons de la deuxième partie, mais j'aurai besoin de votre aide pour le premier point :) . J'ai trouvé votre forum par google, mais aussi par le créateur du site (Lien supprimé par l'administration de VoyageForum) qui m'a conseillé de venir ici.
Notre but est de partir en voyage, principalement en France ou en Europe proche, pour des périples de 1 à 4 semaines pour le moment. Le nécessaire de camping nous accompagnera et nous mettrons davantage de budget dans les années suivantes pour optimiser ce matériel-là. Jusqu'à aujourd'hui, je roulais avec le vélo de mon père (une vieille randonneuse de chez Perrin orienté route et pneus de 25mm, mais qui roule à merveille ! ^^) et ma femme récupérait un VTT que mon père lui prêtait également (avec pneus 1'5 et moins de bagages que moi ;) ).
Le budget est approximativement de 1200 euros pour chaque vélo. Depuis le mois de septembre, je recherche de-ci de-là des informations pour comprendre tout ce qu'il faudra faire et voilà à peu près où j'en suis aujourd'hui, sachant que j'aimerai vraiment le monter pour qu'il soit prêt pour les vacances de Pâques : Le but étant de voir avec vous si les choses vous semblent cohérentes et surtout compatibles et s'il manque des choses essentielles que je n'aurai pas encore comprises. - Le cadre : nous partons sur le classique surly LHT (500 euros). Je me dis que c'est l'élément principal et qu'il faut y mettre le prix, même si j'hésitais sur le intec m2 canti trekking, 100 euros moins cher, mais avec des bouts en alu. - le groupe de vitesses : je pense partir majoritairement sur du deore, avec des soupçons de SLX, voire XT. Le but est d'avoir un 3x10 (ou 11 ?), avec un moulinage pour nos jambes non sportives obligatoire en cas de montée. Je me perds évidemment dans toutes les références disponibles, mais voilà ce que j'ai pu trouver : - pédalier VTT triple shimano deore m612 10v sûrement 42/32/24 (80 euros), j'ai vu également le SLX, 200g moins cher, à 100 euros. - dérailleur arrière shimano deore m615 shadow 10v (40 euros) - dérailleur avant shimano deore m611 classique 3x10 (20 euros). Je ne sais pas s'il faut un "tirage" par le haut ou le bas... J'ai cru comprendre que ça dépendait du cadre. - des manettes "shifter" shimano deore m610 10v (33 euros), vu également les SLX à 35 euros. - cassette VTT 10v shimano deore hg50 11-36t (27 euros), - chaine XT hg95 10v 116 maillons (21 euros) - freins V-brake pour leur universalité et simplicité. sûrement des shimanos XT, LX, deore ... je ne sais pas trop encore. - les roues ... Là, je suis complètement perdu. Je sais que je veux du 26", avec sûrement des pneus schwalbe 1"2 ou 1"5, sûrement du 36 rayons, mais alors pour le moyeu et la jante, je suis totalement dans le flou. J'ai noté tout de même shimano mavic deore XT t780 xm 317 26 (135 € la paire) J'hésite par ailleurs à mettre un moyeu à dynamo à l'avant, pour la recharge du téléphone/GPS. - guidon droit avec de belles cornes... là encore, il y a beaucoup trop de modèles pour avoir choisi. - poignées ergonomiques... Pas encore cherché. - potence : j'aimerai quelque chose de réglable, afin d'ajuster mes mauvais calculs de taille et trouver la position que ma femme et moi trouverons la meilleure. J'ai vu une ergotec, à 17 euros. - jeu de direction fsa orbit ITA : mais je crois que j'ai choisi ça complètement au hasard... Je n'arrive pas à comprendre ce qui peut être important ou non. - tige de selle : pas vraiment cherché... - selle : sûrement la TRK Gel SMP (femme/homme), si j'ai encore un peu de sous, sinon je reste sur celle que j'ai pour cette année... - bagagerie ortlieb (4 pour moi : 2x20L back-roller plus + 2x12,5L sport-roller plus / 2x20L back-roller plus à l'arrière pour madame)
Je vois par ailleurs sur des sites de vente la gamme "trekking", je me demande si le but est d'avoir un matériel spécialement pour le voyage et en quoi il serait alors différent. Vous connaissez ?
Il me faut également évidemment m'équiper (et j'ira sûrement piquer également du matériel à mon père)
J'ai vu un projet similaire sur le forum : voyageforum.com/v.f?post=6896041 et je vais continuer d'explorer les autres également... en attendant de vous lire avec plaisir ! :)
Pour les personnages : Nous avons fait des petits voyages aux Pays-Bas, la Loire, la Normandie. Nous ne pratiquons pas du tout régulièrement le vélo assidûment, mais adorons voyager par ce biais-là. (je vais tout de même à mon boulot à vélo tous les jours :) ) Suite à notre dernier voyage, nous avons eu l'envie de deux choses : avoir nos propres vélos, adaptés à notre voyage et nos envies et s'entraîner au moins un peu avant de partir. Nous nous occupons de la deuxième partie, mais j'aurai besoin de votre aide pour le premier point :) . J'ai trouvé votre forum par google, mais aussi par le créateur du site (Lien supprimé par l'administration de VoyageForum) qui m'a conseillé de venir ici.
Notre but est de partir en voyage, principalement en France ou en Europe proche, pour des périples de 1 à 4 semaines pour le moment. Le nécessaire de camping nous accompagnera et nous mettrons davantage de budget dans les années suivantes pour optimiser ce matériel-là. Jusqu'à aujourd'hui, je roulais avec le vélo de mon père (une vieille randonneuse de chez Perrin orienté route et pneus de 25mm, mais qui roule à merveille ! ^^) et ma femme récupérait un VTT que mon père lui prêtait également (avec pneus 1'5 et moins de bagages que moi ;) ).
Le budget est approximativement de 1200 euros pour chaque vélo. Depuis le mois de septembre, je recherche de-ci de-là des informations pour comprendre tout ce qu'il faudra faire et voilà à peu près où j'en suis aujourd'hui, sachant que j'aimerai vraiment le monter pour qu'il soit prêt pour les vacances de Pâques : Le but étant de voir avec vous si les choses vous semblent cohérentes et surtout compatibles et s'il manque des choses essentielles que je n'aurai pas encore comprises. - Le cadre : nous partons sur le classique surly LHT (500 euros). Je me dis que c'est l'élément principal et qu'il faut y mettre le prix, même si j'hésitais sur le intec m2 canti trekking, 100 euros moins cher, mais avec des bouts en alu. - le groupe de vitesses : je pense partir majoritairement sur du deore, avec des soupçons de SLX, voire XT. Le but est d'avoir un 3x10 (ou 11 ?), avec un moulinage pour nos jambes non sportives obligatoire en cas de montée. Je me perds évidemment dans toutes les références disponibles, mais voilà ce que j'ai pu trouver : - pédalier VTT triple shimano deore m612 10v sûrement 42/32/24 (80 euros), j'ai vu également le SLX, 200g moins cher, à 100 euros. - dérailleur arrière shimano deore m615 shadow 10v (40 euros) - dérailleur avant shimano deore m611 classique 3x10 (20 euros). Je ne sais pas s'il faut un "tirage" par le haut ou le bas... J'ai cru comprendre que ça dépendait du cadre. - des manettes "shifter" shimano deore m610 10v (33 euros), vu également les SLX à 35 euros. - cassette VTT 10v shimano deore hg50 11-36t (27 euros), - chaine XT hg95 10v 116 maillons (21 euros) - freins V-brake pour leur universalité et simplicité. sûrement des shimanos XT, LX, deore ... je ne sais pas trop encore. - les roues ... Là, je suis complètement perdu. Je sais que je veux du 26", avec sûrement des pneus schwalbe 1"2 ou 1"5, sûrement du 36 rayons, mais alors pour le moyeu et la jante, je suis totalement dans le flou. J'ai noté tout de même shimano mavic deore XT t780 xm 317 26 (135 € la paire) J'hésite par ailleurs à mettre un moyeu à dynamo à l'avant, pour la recharge du téléphone/GPS. - guidon droit avec de belles cornes... là encore, il y a beaucoup trop de modèles pour avoir choisi. - poignées ergonomiques... Pas encore cherché. - potence : j'aimerai quelque chose de réglable, afin d'ajuster mes mauvais calculs de taille et trouver la position que ma femme et moi trouverons la meilleure. J'ai vu une ergotec, à 17 euros. - jeu de direction fsa orbit ITA : mais je crois que j'ai choisi ça complètement au hasard... Je n'arrive pas à comprendre ce qui peut être important ou non. - tige de selle : pas vraiment cherché... - selle : sûrement la TRK Gel SMP (femme/homme), si j'ai encore un peu de sous, sinon je reste sur celle que j'ai pour cette année... - bagagerie ortlieb (4 pour moi : 2x20L back-roller plus + 2x12,5L sport-roller plus / 2x20L back-roller plus à l'arrière pour madame)
Je vois par ailleurs sur des sites de vente la gamme "trekking", je me demande si le but est d'avoir un matériel spécialement pour le voyage et en quoi il serait alors différent. Vous connaissez ?
Il me faut également évidemment m'équiper (et j'ira sûrement piquer également du matériel à mon père)
J'ai vu un projet similaire sur le forum : voyageforum.com/v.f?post=6896041 et je vais continuer d'explorer les autres également... en attendant de vous lire avec plaisir ! :)
Balade sur les Klongs de Bangkok English translation pending
Bonjour à vous tous
Je voudrais un plan pour faire une chouette ballade sur les Klongs et comme j'ai épluché les discussion sur le site j'en ai conclut que ni Julien , ni Thuan ne donnait de signe de vie.
Donc avec vous d'autre plan de guide sympa ou une idée de comment m'y prendre
Merci à vous,
Charlotte
Compte rendu au retour de la croisière dans l'océan Indien avec le Costa neoRomantica English translation pending
Bonjour à tous
Je suis descendue du bateau aujourd'hui je vous donne donc des nouvelles toutes fraîches.
Arrivés à La Réunion le jour même du départ de la croisière, nous avons pris un Taxi pour nous rendre au bateau. Le chauffeur nous a fait beaucoup de critiques sur l île de La Réunion concernant la nouvelle route qui est en construction, les bâtiments administratifs tombés en ruine, la gare laissée inoccupée, les embouteillages, la conduite des réunionnais...Enfin c était un éternel insatisfait de son pays ou encore on pourrait dire un parfait aigri, et le terme est faible. Bref nous sommes arrivés à bon port, Cela nous a coûté 65€. vraiment cher payé pour même pas 30 minutes de trajet.
Le bateau est très beau , avec une déco épurée, loin des autres bateaux Costa avec leur déco chargée et colorée.
Notre cabine balcon premium au pont 12 est située dans l espace réservé aux cabines samsara. Elle est grande, couleur light, vraiment beaucoup de rangements et ingéniosité que nous n avions jamais vu ailleurs : la porte de la salle de bain est coulissante. Sacré gain de place !
Le balcon est correct avec 2 chaises et une table. il y a un cendrier sur tous les balcons. Gros bémol le double rideau trop court et pas assez large donc laisse passer la lumière du soleil le matin.
La femme de chambre fait le minimum, pas de pliage de serviettes en déco sur le lit, pas de chocolats sur l oreiller, le double rideau non tiré le soir, l aspirateur n est pas passé dans la chambre. Ça se voit que le ménage de fond n est pas fait le jour du départ et il l est encore moins tout au long de la croisière.
Le personnel est souriant sans plus, à part quelques uns qui sont très polis et disent systématiquement bonjour. Certains officiers habillés en costumes noir ou blanc ne jettent même pas un Regard aux passagers et n hésitent pas à faire des reproches aux membres d équipage en notre présence. Ils sont pas du tout commodes ceux la.
il y a un barman qui retient le nom de tous les clients qu'il sert dès le premier jour. Il s appelle A.A il est Philipin et était au bar de la piscine. c est phénoménal !! Au self le repas est très bon mais pas très varié, c est dommage. Il est Vrai que je suis végétarienne, mais même mon mari qui mange de tout, fait le même constat. 15jours à manger pratiquement la même chose tous les jours , c est pas excellent pour le métabolisme. Heureusement que le midi nous n y allions jamais à part les jours en mer. Y trouver une place quel que soit le repas est assez sportif, surtout les jours en mer. il vaut mieux arriver aux heures d ouverture ou environ 30 minutes avant la fermeture. Le service est très rapide, le personnel qui ramasse les assiettes est nombreux et les Barman aussi. Le restaurant principal a été notre grande déception. Il est ouvert matin midi et soir mais nous l avons essayé le soir uniquement. Ses horaires sont de 18h30 à 21h30 et il n y a pas de table ni de service attitré. Cette formule de dîner librement nous convient parfaitement mais sur les autres bateaux que nous avons déjà pris. Sur celui la , la gestion du service de table est catastrophique et nous coupe l envie de manger au restaurant malgré la saveur des plats. Tout d abord sur le journal de bord il est écrit d éviter les heures d affluence 19h30-20h45. Pourtant, même en arrivant à 18h30 la moitié du restaurant est déjà remplie. quelque soit la table ou nous étions installés, nous nous sommes rendus compte que les Serveurs attendent que leur quartier soit complet pour aller chercher les plats en cuisine. Donc même arrivés tôt nous passions plus d'1h30 à table alors que nous avions commandé 3 plats et un dessert. Le service est extrêmement long, c est décourageant. Ils auraient mieux fait de faire 2 services de dîner car on dirait qu'ils s'arrangent pour ne pas avoir plus de 2 roulements par table. Concernant les spectacles , sur ce bateau il n y en a pas. Enfin il n y a pas le traditionnel spectacle avec des représentations tous les soirs mais il y un Espace pour des animations, des conférences ..... en fait il n y a pas trop de quoi se divertir sur ce bateau , on se demande encore comment s occupent des enfants et des jeunes durant les 15jours. Pour preuve , un Groupe d adolescents a pris en otage le baby foot. Ils y étaient tout le temps. Je pense que personne d autre n'a pu l approcher durant toute la croisière. Il y a eu 2 soirées élégantes sans grand intérêt , on dirait que personne ne lit le journal de bord, les passagers ne jouent pas le jeu. Les boutiques proposent des articles de marque, mais pas de nouvelle collection , a de bons prix: montres, sacs, vêtements, parfums..... Le magasin avec les articles Costa est minuscule, et pauvre en choix. Le français est bien représenté sur le bateau, nous n avons eu aucune difficulté à nous faire comprendre. Nous n avons pris aucune excursion avec Costa, On a tout organisé avant la croisière.
Pour info Costa permet aux passagers qui finissent la croisière de débarquer des le 1er jour d arrivée à l île Maurice ou à La Réunion , donc si ça peut aider certains à organiser une nuit d hôtel avec une location de voiture avant de reprendre leur avion le lendemain, pensez y !
L île Maurice : Le bateau reste amarré durant une nuit au quai de port louis le premier jour nous avons pris le guide Steeven sautron cité sur le forum, pour un circuit dans le sud de l île. Nous avons vu le lac sacré, les statues des dieux indiens, la distillerie chamarel ou nous avons choisi de déjeuner un délicieux repas, la terre des 7 couleurs, 2 plages et de beaux points de vue. Le deuxième jour nous avons fait du quad avec Big foot dans le sud de l île. Ils sont venus nous chercher et après 1h de route nous sommes arrivés sur un magnifique domaine en plein champ de canne à sucre. En fait c est un hôtel/restaurant, le nom c'est lodge Andrea je crois. Puis nous sommes partis pour une randonnée de 5 heures, pic Nic compris. Nous avons vu 2 belles cascades Léon et Rochester, et parcourus de belles prairies avec de beaux paysages. Le pic nic s est fait sur des nattes avec des paniers au beau milieu du Grand jardin du lodge " l exil". Ça a été une super journée. Nous avons visité un parc avec des tortues géantes, des crocodiles puis une distillerie le domaine de saint aubin. Si vous n avez rien prévu, il y a une foule de taxi qui attendent les passagers à la sortie du quai et peuvent proposer des visites.
Mahe : Le bateau accoste sur l île principale des Seychelles durant 3 jours. Nous avons choisi de quitter Costa durant ces 3 jours. Des l arrivée à 8h mardi matin, nous avons pris un taxi pour aller au port prendre la navette pour praslin. Le port est à 5minutes du bateau mais le taxi nous a demandé 15dollars. Prévoir des roupies seychelloises si possible et négocier dur. Des bus sont aussi disponibles pour 0,50cts d euro A payer en roupie bien sur. Et le trajet est court donc économie assurée. La traversée mahe - praslin dure une heure et est assez mouvementée. Nous sommes allés à l hôtel le duc de praslin puis déjeuner au resto le café des arts situé sur une belle plage avant d aller à la vallée de mai. Ce parc a été pour nous sans intérêt et beaucoup trop cher. 350 roupies seychelloises soit environ 25euros par personne. Et pour s y rendre les bus sont aléatoires donc on a pris un taxi 500 roupies seychelloises aller/retour. La seule curiosité du site est la noix de coco en forme de fesses mais on en a vu même à l hôtel donc ça ne valait pas le coût d aller au parc. la faune est inexistante, nous n avons rien vu de ce qu'ils annoncent comme oiseaux et lézards et la flore est quelconque. Les bus sur l île ne sont pas chers mais quand le temps est limité , le mieux serait de prendre un Taxi. Nous étions en demi pension, après le dîner et une Bonne nuit nous sommes allés sur la plage le matin elle était déserte. Nous avons repris le bateau pour aller à la digue , la traversée dure 15 minutes. Cette île est plus petite mais abrite la plage des sources d argent , très réputée et fréquentée. Nous étions à un magnifique hôtel le domaine de l orangeraie, nous avons loué des vélos 5 euros l unité, pour aller aux sources d argent. L entrée est payante et le site permet de voir des tortues géantes, des plantes sur le trajet qui mène à la célèbre plage. Nous avons marché le long de la plage et pris un bain avant de repartir vers une autre plage plus intime. Après une nuit à l hôtel , nous avons repris le ferry pour retourner sur mahe. Temps de Traversée 1h30 car arrêt à praslin, la mer était agitée, prévoir médocs contre le mal de mer. Arrivés à mahe nous étions attendus par le taximan qui nous avait emmené au port 2 jours avant. Nous avons fait une visite de l île de mahe pendant 3h pour 100€. On a vu de tres belles plages et de beaux points de vue. Les routes sont petites à mahe les taxis ont tous des voitures de type Hyundai i20. Le coffre était très juste pour notre valise. On tient à 2 sur la banquette arrière pas plus. C est pas le super confort mais on S'y fait. Costa proposait l excursion en une journée pour voir praslin et la digue au prix de 259€ par adulte. Sachant que nous avons eu notre séjour avec l'agence Seychelles european reservation à 600€ pour 2 nuits , transferts en bateau +hôtels en demi pension compris, nous conseillons vivement ce choix qui s avère plus plaisant. La prise en charge est totale, on ne perd pas de temps, et au moins la journée n est ni speed ni rongée par les durées des transferts en bateau. Même si je pense qu il aurait été plus judicieux de passer la première journée à praslin pour visiter la plage de Lazio et la vallée de mai (les 2 sites mis en avant sur l île) puis de filer à la digue pour y passer une nuit voire 2. Car l île de la digue vaut vraiment le coup d y rester plus longtemps. Sinon il y a beaucoup de taximan à la sortie du port a mahe qui se proposent de faire visiter l île donc pas d ennui possible lors de cette escale de 3 jours
Madagascar : Nous avons réservé avec mad'excursions avant notre départ L escale à nosy be nécessite de prendre un ticket la veille sur Costa car la descente se fait en chaloupe. Et il faut attendre que le numéro soit cité pour embarquer. Astuce: la distribution de tickets était prévue de 15h30 à 17h30, nous sommes arrivés à 14h40 il y avait déjà une file d attente d une 20aine de personnes. Le personnel Costa est arrivé à 15h et a commencé aussitôt la distribution. Cela nous a permis d avoir le ticket numéro 1 pour descendre avec la première chaloupe après les passagers ayant pris une excursion avec Costa. Attention sur le quai l ambiance est oppressante car les malgaches se ruent sur les passagers pour proposer des excursions. Du coup nous avons demandé au petit bureau qui fait office d accueil touristique ou se trouve madex et un monsieur nous a accompagne à la recherche de Jacques. En même temps Nous avons repéré une pancarte avec nos noms, nous nous sommes en approché et avons été accueilli par Jacques. Il a fait les présentations du groupe, des guides qui nous accompagneront et nous avons pris un petit bateau durant 20 Minutes pour aller à l île de tanikely. Surtout n oubliez pas vos masques et tu as pour cette excursion, bien qu il y en ait en location sur l îlet. Baignade durant une heure, il y a de beaux poissons mais aussi des méduses et des oursins. Ensuite un interminable escalier nous mène au Phare ou nous aurons une magnifique vue sur toutes les îles environnantes. Vers 11h30 retour au bateau pour aller sur l île de nosy komba pour déjeuner et visiter un parc naturel avec des lémuriens, des serpents, des tortues. Le déjeuner était local et gargantuesque : crudités, frites, pommes de terres et carottes, riz au coco, brochettes de crevettes, crabes en sauce , poisson grillé, langoustines grillées , brochettes de zébu , calamar grillé. Notre groupe de 8 n a pas pu tout terminer et nous avions tous la peau du ventre bien tendue pour prendre le sentier qui mène au parc naturel. Attention les boissons ne sont pas incluses dans le repas, le matin on Nous remet une bouteille d eau par personne mais au déjeuner si vous souhaitez des bières ou du soda il faut compter 1 ou 2€ à payer au restaurant. Emmenez de là monnaie car les restaurants n en ont pas. Puis retour au bateau pour une traversée de 45 minutes sur une mer bien formée. Attention au retour sur le quai , les malgaches vous sautent dessus pour demander d échanger des pièces d euros contre des billets ou encore des petites coupures contre des billets de 50. Nous avons demandé à Jacques qui nous attendait pour le règlement de l excursion est ce que cette pratique est à craindre et il nous a répondu non. Il nous explique que Les bureaux de change n acceptent pas les pièces et le taux de change est moins intéressant avec les petits billets. Nous avons donc rendu ce service à 2 ou 3. D ailleurs Jacques préfère de grosses coupures pour le règlement et nous a demandé aussi si nous n avions pas des billets de 50, 100 ou plus pour échanger ses billets de 5, 10 et 20. Alors si vous passez par lui n hésitez pas à le payer avec un gros billet il vous rendra la monnaie. On est remonté sur Costa a 16h30
L escale de Diego suarez nous avions aussi réservé avec Jacques l excursion aux Tsingy rouges. Nous étions avec un autre couple et un chauffeur dans une land cruiser Toyota nous a conduit durant 2h30 sur cette route défoncée, il y a des cratères énormes, on comprend mieux pourquoi tous les guides ont des 4x4. La route en est fatigante. Arrivés les premiers sur le lieu , on était tranquilles, magnifique vue du canyon. Nous sommes restés à peine 30minutes pour faire des photos. Le guide n a pas pris le chemin pour voir Les tsingy de près, nous avons repris la route pour revenir à Diego suarez et aller à ramena manger dans un restaurant. Le menu : crudités, pommes de terres carottes haricots verts, riz au coco, frites et langoustines grillées Apres le déjeuner départ pour les 3 baies, il a commencé À pleuvoir et la route était toujours aussi défoncée. Nous n avons vu qu une baie car le temps était trop mauvais ensuite nous avons vu un gigantesque baobab vieux de 800ans nous a dit le guide. Sur le chemin du retour nous avons croisé un caméléon. Nous nous sommes arrêtés a un magasin d artisanat 2 minutes avant d arriver au bateau. Les produits n y étaient pas chers du tout.
L escale de tamatave a duré de 7h a 15h, la plupart des passagers avaient choisi l excursion canal de pangalane avec Costa ou madex. nous nous sommes allées en ville au marché, a l aide d un bus que Costa met à disposition pour 6,99€ l aller retour. Le marché était pris d assaut par tous les passagers , c est un espace immense avec des produits artisanaux, mais aussi de la viande, des épices, des repas cuisinés ..... ce qui est dommage c est que : - tous les marchands ont les même produits et le long des allées interminables on est constamment sollicités par eux. Même si on leur dit qu'on a déjà fait les achats qu ils proposent, ils trouvent un autre produit pour vous retenir - Dans les allées des dames et des enfants quémandent en suivant les touristes et en insistant lourdement - A la sortie du marché, en attendant la navette Costa , une horde de malgaches, toujours des dames et des enfants mendient a tue tête. J ai du me faufiler pour entrer dans le bus et la dame de Costa qui s occupe de vérifier les tickets semblait impuissante et soûlée par ce brouhaha. J ai vu une passagère qui est montée dans le bus et qui a pris dans son sac dès confitures piquées sur le bateau pour remettre aux enfants par la fenêtre du bus. Elle en avait bien 10, tout d un Coup plus d une quinzaine de personnes sont apparues pour frapper le bus et passer les mains par les vitres pour en réclamer aussi, alors qu'elle n en avait plus. Mais la scène qui me laisse pensive est une petite fille qui a eu le privilège de recevoir une confiture et qui s est dirigée vers sa mère qui était adossée au mur du marché en train de faire la discutions avec d autres dames. La mère a pris la confiture, regardé nonchalamment ce que c était, l a mis dans un sac et à renvoyé l enfant mendier. Elle bien sûr est restée à discuter. A cause de cela tamatave est pour moi la pire escale de cette croisière. Surtout que les produits artisanaux sont de très mauvaise qualité et le lendemain à saint Denis dans le marché réservé a l artisanat, ces même produits étaient vendus moins chers et de meilleure qualité. Pfffff
Saint Denis Le bateau est arrivé à 13h15 et Costa met à disposition un bus au coût de 19,90€ pour aller à saint Denis pour visiter la ville. Nous avons pris cette formule mais il s avère que le réseau de bus est très bien fait, et ça aurait pu nous coûter juste 7€ en prenant le transport en commun. Mais bon on a eu notre bus Costa direct il nous a laissé 3 heures en ville, on s est rendu à l office du tourisme, on a fait les magasins, les marchés et on était content. Certains passagers ont quitté le bateau ce jour là donc au diner il n y avait pas foule du tout. Le 2eme jour a st Denis, c est donc aujourd'hui, nous avons quitté le bateau a 8h pour prendre le bus et nous rendre chez le loueur de voiture. Nous sommes revenus au bateau, avec la voiture, pour manger notre dernier déjeuner , dire au revoir à tous ceux que nous avons rencontré et récupérer nos bagages. Nous avons quitté le bateau a 13h. A savoir: si vous n avez pas de transfert avec Costa pour ce dernier jour mieux vaut ne pas rester sur le bateau car les cabines doivent être quittées à 8h donc après les passagers errent à la piscine ou autre avec leurs bagages à main. Et quand les nouveaux arrivants commencent à monter, a fait beaucoup de monde sur le bateau dans les espaces communs. Je vous conseille de louer une voiture ou de faire une excursion et de venir récupérer les bagages au dernier moment, ainsi là journée n est pas inactive .
Voilà c est fini. Si vous avez des questions n hésitez pas. J ai du wifi a l hôtel je vous répondrai le soir. Bons préparatifs de voyage !!!
il y a un barman qui retient le nom de tous les clients qu'il sert dès le premier jour. Il s appelle A.A il est Philipin et était au bar de la piscine. c est phénoménal !! Au self le repas est très bon mais pas très varié, c est dommage. Il est Vrai que je suis végétarienne, mais même mon mari qui mange de tout, fait le même constat. 15jours à manger pratiquement la même chose tous les jours , c est pas excellent pour le métabolisme. Heureusement que le midi nous n y allions jamais à part les jours en mer. Y trouver une place quel que soit le repas est assez sportif, surtout les jours en mer. il vaut mieux arriver aux heures d ouverture ou environ 30 minutes avant la fermeture. Le service est très rapide, le personnel qui ramasse les assiettes est nombreux et les Barman aussi. Le restaurant principal a été notre grande déception. Il est ouvert matin midi et soir mais nous l avons essayé le soir uniquement. Ses horaires sont de 18h30 à 21h30 et il n y a pas de table ni de service attitré. Cette formule de dîner librement nous convient parfaitement mais sur les autres bateaux que nous avons déjà pris. Sur celui la , la gestion du service de table est catastrophique et nous coupe l envie de manger au restaurant malgré la saveur des plats. Tout d abord sur le journal de bord il est écrit d éviter les heures d affluence 19h30-20h45. Pourtant, même en arrivant à 18h30 la moitié du restaurant est déjà remplie. quelque soit la table ou nous étions installés, nous nous sommes rendus compte que les Serveurs attendent que leur quartier soit complet pour aller chercher les plats en cuisine. Donc même arrivés tôt nous passions plus d'1h30 à table alors que nous avions commandé 3 plats et un dessert. Le service est extrêmement long, c est décourageant. Ils auraient mieux fait de faire 2 services de dîner car on dirait qu'ils s'arrangent pour ne pas avoir plus de 2 roulements par table. Concernant les spectacles , sur ce bateau il n y en a pas. Enfin il n y a pas le traditionnel spectacle avec des représentations tous les soirs mais il y un Espace pour des animations, des conférences ..... en fait il n y a pas trop de quoi se divertir sur ce bateau , on se demande encore comment s occupent des enfants et des jeunes durant les 15jours. Pour preuve , un Groupe d adolescents a pris en otage le baby foot. Ils y étaient tout le temps. Je pense que personne d autre n'a pu l approcher durant toute la croisière. Il y a eu 2 soirées élégantes sans grand intérêt , on dirait que personne ne lit le journal de bord, les passagers ne jouent pas le jeu. Les boutiques proposent des articles de marque, mais pas de nouvelle collection , a de bons prix: montres, sacs, vêtements, parfums..... Le magasin avec les articles Costa est minuscule, et pauvre en choix. Le français est bien représenté sur le bateau, nous n avons eu aucune difficulté à nous faire comprendre. Nous n avons pris aucune excursion avec Costa, On a tout organisé avant la croisière.
Pour info Costa permet aux passagers qui finissent la croisière de débarquer des le 1er jour d arrivée à l île Maurice ou à La Réunion , donc si ça peut aider certains à organiser une nuit d hôtel avec une location de voiture avant de reprendre leur avion le lendemain, pensez y !
L île Maurice : Le bateau reste amarré durant une nuit au quai de port louis le premier jour nous avons pris le guide Steeven sautron cité sur le forum, pour un circuit dans le sud de l île. Nous avons vu le lac sacré, les statues des dieux indiens, la distillerie chamarel ou nous avons choisi de déjeuner un délicieux repas, la terre des 7 couleurs, 2 plages et de beaux points de vue. Le deuxième jour nous avons fait du quad avec Big foot dans le sud de l île. Ils sont venus nous chercher et après 1h de route nous sommes arrivés sur un magnifique domaine en plein champ de canne à sucre. En fait c est un hôtel/restaurant, le nom c'est lodge Andrea je crois. Puis nous sommes partis pour une randonnée de 5 heures, pic Nic compris. Nous avons vu 2 belles cascades Léon et Rochester, et parcourus de belles prairies avec de beaux paysages. Le pic nic s est fait sur des nattes avec des paniers au beau milieu du Grand jardin du lodge " l exil". Ça a été une super journée. Nous avons visité un parc avec des tortues géantes, des crocodiles puis une distillerie le domaine de saint aubin. Si vous n avez rien prévu, il y a une foule de taxi qui attendent les passagers à la sortie du quai et peuvent proposer des visites.
Mahe : Le bateau accoste sur l île principale des Seychelles durant 3 jours. Nous avons choisi de quitter Costa durant ces 3 jours. Des l arrivée à 8h mardi matin, nous avons pris un taxi pour aller au port prendre la navette pour praslin. Le port est à 5minutes du bateau mais le taxi nous a demandé 15dollars. Prévoir des roupies seychelloises si possible et négocier dur. Des bus sont aussi disponibles pour 0,50cts d euro A payer en roupie bien sur. Et le trajet est court donc économie assurée. La traversée mahe - praslin dure une heure et est assez mouvementée. Nous sommes allés à l hôtel le duc de praslin puis déjeuner au resto le café des arts situé sur une belle plage avant d aller à la vallée de mai. Ce parc a été pour nous sans intérêt et beaucoup trop cher. 350 roupies seychelloises soit environ 25euros par personne. Et pour s y rendre les bus sont aléatoires donc on a pris un taxi 500 roupies seychelloises aller/retour. La seule curiosité du site est la noix de coco en forme de fesses mais on en a vu même à l hôtel donc ça ne valait pas le coût d aller au parc. la faune est inexistante, nous n avons rien vu de ce qu'ils annoncent comme oiseaux et lézards et la flore est quelconque. Les bus sur l île ne sont pas chers mais quand le temps est limité , le mieux serait de prendre un Taxi. Nous étions en demi pension, après le dîner et une Bonne nuit nous sommes allés sur la plage le matin elle était déserte. Nous avons repris le bateau pour aller à la digue , la traversée dure 15 minutes. Cette île est plus petite mais abrite la plage des sources d argent , très réputée et fréquentée. Nous étions à un magnifique hôtel le domaine de l orangeraie, nous avons loué des vélos 5 euros l unité, pour aller aux sources d argent. L entrée est payante et le site permet de voir des tortues géantes, des plantes sur le trajet qui mène à la célèbre plage. Nous avons marché le long de la plage et pris un bain avant de repartir vers une autre plage plus intime. Après une nuit à l hôtel , nous avons repris le ferry pour retourner sur mahe. Temps de Traversée 1h30 car arrêt à praslin, la mer était agitée, prévoir médocs contre le mal de mer. Arrivés à mahe nous étions attendus par le taximan qui nous avait emmené au port 2 jours avant. Nous avons fait une visite de l île de mahe pendant 3h pour 100€. On a vu de tres belles plages et de beaux points de vue. Les routes sont petites à mahe les taxis ont tous des voitures de type Hyundai i20. Le coffre était très juste pour notre valise. On tient à 2 sur la banquette arrière pas plus. C est pas le super confort mais on S'y fait. Costa proposait l excursion en une journée pour voir praslin et la digue au prix de 259€ par adulte. Sachant que nous avons eu notre séjour avec l'agence Seychelles european reservation à 600€ pour 2 nuits , transferts en bateau +hôtels en demi pension compris, nous conseillons vivement ce choix qui s avère plus plaisant. La prise en charge est totale, on ne perd pas de temps, et au moins la journée n est ni speed ni rongée par les durées des transferts en bateau. Même si je pense qu il aurait été plus judicieux de passer la première journée à praslin pour visiter la plage de Lazio et la vallée de mai (les 2 sites mis en avant sur l île) puis de filer à la digue pour y passer une nuit voire 2. Car l île de la digue vaut vraiment le coup d y rester plus longtemps. Sinon il y a beaucoup de taximan à la sortie du port a mahe qui se proposent de faire visiter l île donc pas d ennui possible lors de cette escale de 3 jours
Madagascar : Nous avons réservé avec mad'excursions avant notre départ L escale à nosy be nécessite de prendre un ticket la veille sur Costa car la descente se fait en chaloupe. Et il faut attendre que le numéro soit cité pour embarquer. Astuce: la distribution de tickets était prévue de 15h30 à 17h30, nous sommes arrivés à 14h40 il y avait déjà une file d attente d une 20aine de personnes. Le personnel Costa est arrivé à 15h et a commencé aussitôt la distribution. Cela nous a permis d avoir le ticket numéro 1 pour descendre avec la première chaloupe après les passagers ayant pris une excursion avec Costa. Attention sur le quai l ambiance est oppressante car les malgaches se ruent sur les passagers pour proposer des excursions. Du coup nous avons demandé au petit bureau qui fait office d accueil touristique ou se trouve madex et un monsieur nous a accompagne à la recherche de Jacques. En même temps Nous avons repéré une pancarte avec nos noms, nous nous sommes en approché et avons été accueilli par Jacques. Il a fait les présentations du groupe, des guides qui nous accompagneront et nous avons pris un petit bateau durant 20 Minutes pour aller à l île de tanikely. Surtout n oubliez pas vos masques et tu as pour cette excursion, bien qu il y en ait en location sur l îlet. Baignade durant une heure, il y a de beaux poissons mais aussi des méduses et des oursins. Ensuite un interminable escalier nous mène au Phare ou nous aurons une magnifique vue sur toutes les îles environnantes. Vers 11h30 retour au bateau pour aller sur l île de nosy komba pour déjeuner et visiter un parc naturel avec des lémuriens, des serpents, des tortues. Le déjeuner était local et gargantuesque : crudités, frites, pommes de terres et carottes, riz au coco, brochettes de crevettes, crabes en sauce , poisson grillé, langoustines grillées , brochettes de zébu , calamar grillé. Notre groupe de 8 n a pas pu tout terminer et nous avions tous la peau du ventre bien tendue pour prendre le sentier qui mène au parc naturel. Attention les boissons ne sont pas incluses dans le repas, le matin on Nous remet une bouteille d eau par personne mais au déjeuner si vous souhaitez des bières ou du soda il faut compter 1 ou 2€ à payer au restaurant. Emmenez de là monnaie car les restaurants n en ont pas. Puis retour au bateau pour une traversée de 45 minutes sur une mer bien formée. Attention au retour sur le quai , les malgaches vous sautent dessus pour demander d échanger des pièces d euros contre des billets ou encore des petites coupures contre des billets de 50. Nous avons demandé à Jacques qui nous attendait pour le règlement de l excursion est ce que cette pratique est à craindre et il nous a répondu non. Il nous explique que Les bureaux de change n acceptent pas les pièces et le taux de change est moins intéressant avec les petits billets. Nous avons donc rendu ce service à 2 ou 3. D ailleurs Jacques préfère de grosses coupures pour le règlement et nous a demandé aussi si nous n avions pas des billets de 50, 100 ou plus pour échanger ses billets de 5, 10 et 20. Alors si vous passez par lui n hésitez pas à le payer avec un gros billet il vous rendra la monnaie. On est remonté sur Costa a 16h30
L escale de Diego suarez nous avions aussi réservé avec Jacques l excursion aux Tsingy rouges. Nous étions avec un autre couple et un chauffeur dans une land cruiser Toyota nous a conduit durant 2h30 sur cette route défoncée, il y a des cratères énormes, on comprend mieux pourquoi tous les guides ont des 4x4. La route en est fatigante. Arrivés les premiers sur le lieu , on était tranquilles, magnifique vue du canyon. Nous sommes restés à peine 30minutes pour faire des photos. Le guide n a pas pris le chemin pour voir Les tsingy de près, nous avons repris la route pour revenir à Diego suarez et aller à ramena manger dans un restaurant. Le menu : crudités, pommes de terres carottes haricots verts, riz au coco, frites et langoustines grillées Apres le déjeuner départ pour les 3 baies, il a commencé À pleuvoir et la route était toujours aussi défoncée. Nous n avons vu qu une baie car le temps était trop mauvais ensuite nous avons vu un gigantesque baobab vieux de 800ans nous a dit le guide. Sur le chemin du retour nous avons croisé un caméléon. Nous nous sommes arrêtés a un magasin d artisanat 2 minutes avant d arriver au bateau. Les produits n y étaient pas chers du tout.
L escale de tamatave a duré de 7h a 15h, la plupart des passagers avaient choisi l excursion canal de pangalane avec Costa ou madex. nous nous sommes allées en ville au marché, a l aide d un bus que Costa met à disposition pour 6,99€ l aller retour. Le marché était pris d assaut par tous les passagers , c est un espace immense avec des produits artisanaux, mais aussi de la viande, des épices, des repas cuisinés ..... ce qui est dommage c est que : - tous les marchands ont les même produits et le long des allées interminables on est constamment sollicités par eux. Même si on leur dit qu'on a déjà fait les achats qu ils proposent, ils trouvent un autre produit pour vous retenir - Dans les allées des dames et des enfants quémandent en suivant les touristes et en insistant lourdement - A la sortie du marché, en attendant la navette Costa , une horde de malgaches, toujours des dames et des enfants mendient a tue tête. J ai du me faufiler pour entrer dans le bus et la dame de Costa qui s occupe de vérifier les tickets semblait impuissante et soûlée par ce brouhaha. J ai vu une passagère qui est montée dans le bus et qui a pris dans son sac dès confitures piquées sur le bateau pour remettre aux enfants par la fenêtre du bus. Elle en avait bien 10, tout d un Coup plus d une quinzaine de personnes sont apparues pour frapper le bus et passer les mains par les vitres pour en réclamer aussi, alors qu'elle n en avait plus. Mais la scène qui me laisse pensive est une petite fille qui a eu le privilège de recevoir une confiture et qui s est dirigée vers sa mère qui était adossée au mur du marché en train de faire la discutions avec d autres dames. La mère a pris la confiture, regardé nonchalamment ce que c était, l a mis dans un sac et à renvoyé l enfant mendier. Elle bien sûr est restée à discuter. A cause de cela tamatave est pour moi la pire escale de cette croisière. Surtout que les produits artisanaux sont de très mauvaise qualité et le lendemain à saint Denis dans le marché réservé a l artisanat, ces même produits étaient vendus moins chers et de meilleure qualité. Pfffff
Saint Denis Le bateau est arrivé à 13h15 et Costa met à disposition un bus au coût de 19,90€ pour aller à saint Denis pour visiter la ville. Nous avons pris cette formule mais il s avère que le réseau de bus est très bien fait, et ça aurait pu nous coûter juste 7€ en prenant le transport en commun. Mais bon on a eu notre bus Costa direct il nous a laissé 3 heures en ville, on s est rendu à l office du tourisme, on a fait les magasins, les marchés et on était content. Certains passagers ont quitté le bateau ce jour là donc au diner il n y avait pas foule du tout. Le 2eme jour a st Denis, c est donc aujourd'hui, nous avons quitté le bateau a 8h pour prendre le bus et nous rendre chez le loueur de voiture. Nous sommes revenus au bateau, avec la voiture, pour manger notre dernier déjeuner , dire au revoir à tous ceux que nous avons rencontré et récupérer nos bagages. Nous avons quitté le bateau a 13h. A savoir: si vous n avez pas de transfert avec Costa pour ce dernier jour mieux vaut ne pas rester sur le bateau car les cabines doivent être quittées à 8h donc après les passagers errent à la piscine ou autre avec leurs bagages à main. Et quand les nouveaux arrivants commencent à monter, a fait beaucoup de monde sur le bateau dans les espaces communs. Je vous conseille de louer une voiture ou de faire une excursion et de venir récupérer les bagages au dernier moment, ainsi là journée n est pas inactive .
Voilà c est fini. Si vous avez des questions n hésitez pas. J ai du wifi a l hôtel je vous répondrai le soir. Bons préparatifs de voyage !!!
Circuit Marrakech - Merzouga 7 jours avec deux enfants 10 et 12 ans English translation pending
Bonjour,
Nous descendons à Marrakech pour 9 jours avec deux enfants (une fille de 10 ans et un garçon de 12 ans) du 24 février au 4 mars. L'objectif principal : ouvrir les portes du monde, le monde réel, sans tv, sans... un monde qui vibre de beauté, d'humanité, de partage, de simplicité et de rires.
Nous aimerions vraiment aller jusqu'à Merzougha ou en tout cas passer une nuit dans le désert.
J’ai vraiment besoin que vous m'aidiez car pour l'instant j'ai peu de temps pour préparer le voyage (j'accompagne un de nos autres enfants en traitement médical intensif à l'étranger). Projet : Vendredi 24 : arrivée et nuit à Marrakech Samedi 25 : départ vers Skoura. arrêt visite des studios de l'Atlas. - Nuit 1 à Skoura Dimanche 26 : randonnée ? - Nuit 2 à Skoura Lundi 27 : - visite palmeraie, kasbahs - nuit à Boulemane Dadès ? Mardi 28 : Rissani (marché) --> Merzoughah --> nuit en bivouac Mercredi 1 mars : Merzougah --> Tinghir : ballade ? + nuit ? Jeudi 2 mars : retour vers Marrakech en passant par Ait Benhaddou et Telouet - nuit à Marrakech Vendredi 3 mars : petite découverte de Marrakech Samedi 4 mars : vol du matin
Questions supplémentaires : 1. Combien de temps prend le trajet Marrakech --> Merzoughah ? 2. Le retour en faisant une boucle me parait difficile au vu du temps imparti. (logement à Agdz) Vos avis ? 3. Préférable de dormir à Ait Benhaddou et arriver le lendemain en fin de matinée à Marrakech ? (Nous pensions leur faire voir les Jardins Majorelle, la place Djema). 4. Voiture : fin février, serait-il plus prudent de louer un 4x4 ou similaire qu'une Dacia Logan ? 5. Où se trouvent les stations d'essence sur cette route ? 5. Quels vêtements prévoir ? anoraks ou polars, bottines de marche ou baskets, ... 6. Sur le trajet est-il possible de faire une ballade à dos d'âne quelque part ? 7. Merzougha, avec les enfants (le but n'est pas le confort mais la découverte, la musique, l'amusement) : quel bivouac ?
Mille mille mercis pour vos réponses !
J’ai vraiment besoin que vous m'aidiez car pour l'instant j'ai peu de temps pour préparer le voyage (j'accompagne un de nos autres enfants en traitement médical intensif à l'étranger). Projet : Vendredi 24 : arrivée et nuit à Marrakech Samedi 25 : départ vers Skoura. arrêt visite des studios de l'Atlas. - Nuit 1 à Skoura Dimanche 26 : randonnée ? - Nuit 2 à Skoura Lundi 27 : - visite palmeraie, kasbahs - nuit à Boulemane Dadès ? Mardi 28 : Rissani (marché) --> Merzoughah --> nuit en bivouac Mercredi 1 mars : Merzougah --> Tinghir : ballade ? + nuit ? Jeudi 2 mars : retour vers Marrakech en passant par Ait Benhaddou et Telouet - nuit à Marrakech Vendredi 3 mars : petite découverte de Marrakech Samedi 4 mars : vol du matin
Questions supplémentaires : 1. Combien de temps prend le trajet Marrakech --> Merzoughah ? 2. Le retour en faisant une boucle me parait difficile au vu du temps imparti. (logement à Agdz) Vos avis ? 3. Préférable de dormir à Ait Benhaddou et arriver le lendemain en fin de matinée à Marrakech ? (Nous pensions leur faire voir les Jardins Majorelle, la place Djema). 4. Voiture : fin février, serait-il plus prudent de louer un 4x4 ou similaire qu'une Dacia Logan ? 5. Où se trouvent les stations d'essence sur cette route ? 5. Quels vêtements prévoir ? anoraks ou polars, bottines de marche ou baskets, ... 6. Sur le trajet est-il possible de faire une ballade à dos d'âne quelque part ? 7. Merzougha, avec les enfants (le but n'est pas le confort mais la découverte, la musique, l'amusement) : quel bivouac ?
Mille mille mercis pour vos réponses !
Juillet 2016 : l’ouest le retour... en famille avec papy et mamie English translation pending
Juillet 2016 : l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie
Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.
Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.
Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.
Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !
Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !
Voici notre parcours :

8000 kilomètres parcourus
Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.
youtu.be/CfuSS1R3ULk
1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !
Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !
48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !

En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !

Budget hébergements : 3000 €uros
Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.
Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !
Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)
Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)
Les - : j'ai pas trouvé !
Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros
Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !
Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.
Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !
Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)
8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.
Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple

A plus tard pour la suite ! ;)
Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.
Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.
Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.
Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !
Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !
Voici notre parcours :

8000 kilomètres parcourus
Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.
youtu.be/CfuSS1R3ULk
1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !
Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !
48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !

En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !

Budget hébergements : 3000 €uros
Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.
Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !
Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)
Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)
Les - : j'ai pas trouvé !
Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros
Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !
Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.
Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !
Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)
8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.
Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple

A plus tard pour la suite ! ;)
Refus d'un visa touristique pour le Canada English translation pending
Bonjour,
Il y a 9 jours, ( janvier 2017), j'ai fait une demande de visa touristique et cela a été refusé... Pour des raisons que je qualifierai d'obscure. Au bout de 10 jours , j'avais ma réponse négative.
Je vis en France depuis 13 ANS, j'avais 16 ans quand je suis arrivée en Banlieue parisienne. Je suis titulaire d'une carte de résident UNION EUROPÉENNE de 10 ANS, depuis octobre 2016. Je suis salariée depuis 2 ans, j'ai un CDI, je suis locataire, je vis avec mon compagnon qui est lui aussi ingénieur, gagne très bien sa vie et retient aussi une carte de résident de 10 ans. J'ai réservé un billet d'avion, un hôtel. A nous , nos revenus hors taxe s’élève à quasiment 82 MILLES EUROS PAR AN. Je ne comprend pas.
Et ci dessous, les raisons, que le gouvernement Canadien a avancé: Nous vous remercions de l’intérêt que vous manifestez à venir au canada. Après examin attentivement votre demande de visa de résidence temporaire et les pièces justificatives, je conclus que votre demande ne satisfait pas aux exigences de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés et de son règlement d'application. Par conséquent, votre demande est rejetée.
Conformément au paragraphe 11( 1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiées ( LIRP), toute personne souhaitant obtenir le statut de résident temporaire du Canada doit convaincre un agent qu'elle n'est pas interdite de territoire
Après avoir examiné votre demande, je ne suis pas convaincu que vous quitterez le Canada au terme de votre séjour à titre de résident temporaire. Pour arriver à cette décision, j'ai pris en considération plusieurs facteurs, dont les suivants:
- VOS LIENS FAMILIAUX AU CANADA et DANS VOTRE PAYS DE RÉSIDENCE - LA RAISON DE VOTRE VISITE.
je ne comprend pas ce que tout cela veut dire.
A qui s'est déjà arrivé?
merci
Il y a 9 jours, ( janvier 2017), j'ai fait une demande de visa touristique et cela a été refusé... Pour des raisons que je qualifierai d'obscure. Au bout de 10 jours , j'avais ma réponse négative.
Je vis en France depuis 13 ANS, j'avais 16 ans quand je suis arrivée en Banlieue parisienne. Je suis titulaire d'une carte de résident UNION EUROPÉENNE de 10 ANS, depuis octobre 2016. Je suis salariée depuis 2 ans, j'ai un CDI, je suis locataire, je vis avec mon compagnon qui est lui aussi ingénieur, gagne très bien sa vie et retient aussi une carte de résident de 10 ans. J'ai réservé un billet d'avion, un hôtel. A nous , nos revenus hors taxe s’élève à quasiment 82 MILLES EUROS PAR AN. Je ne comprend pas.
Et ci dessous, les raisons, que le gouvernement Canadien a avancé: Nous vous remercions de l’intérêt que vous manifestez à venir au canada. Après examin attentivement votre demande de visa de résidence temporaire et les pièces justificatives, je conclus que votre demande ne satisfait pas aux exigences de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés et de son règlement d'application. Par conséquent, votre demande est rejetée.
Conformément au paragraphe 11( 1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiées ( LIRP), toute personne souhaitant obtenir le statut de résident temporaire du Canada doit convaincre un agent qu'elle n'est pas interdite de territoire
Après avoir examiné votre demande, je ne suis pas convaincu que vous quitterez le Canada au terme de votre séjour à titre de résident temporaire. Pour arriver à cette décision, j'ai pris en considération plusieurs facteurs, dont les suivants:
- VOS LIENS FAMILIAUX AU CANADA et DANS VOTRE PAYS DE RÉSIDENCE - LA RAISON DE VOTRE VISITE.
je ne comprend pas ce que tout cela veut dire.
A qui s'est déjà arrivé?
merci
Guide des bonnes manières à bord d'une croisière English translation pending
Namasté !
La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres.
Je propose ce post : "Règles de conduite à appliquer sur les bateaux" avec les bonnes manières que certains n'ont pas eu la chance d'apprendre, et qui pourrait être utile aux débutants et à tous. A chacun de poster ses suggestions, que les médiateurs pourraient compiler dans un article, comme pour leur charte de ce forum.
1/ tenue correcte adaptée aux heures et lieux.
2/ Entre 22h et 7h, ne pas faire de bruit dans les couloirs des cabines, et fermer sa porte sans la laisser claquer (idem portes SDB et balcon).
3/ attendre que les gens sortent de l'ascenseur au lieu de se mettre devant les portes. Et respecter le sens de l’ascenseur : monter ou descendre selon la flèche allumée au dessus de la porte !
4/ La ponctualité aux spectacles : Il est important d’être en avance ou à l'heure afin de respecter les artistes et les spectateurs. Si vous aviez payé votre place, vous seriez à l'heure. Bref, au lieu de passer pour des ploucs en arrivant 15 minutes en retard et gêner tout le monde, attendez la seconde représentation ! Sur HAL, ils ferment les portes avec de gros rideaux pour bien comprendre que ce n'est pas un bar. Si vous prenez une photo, sachez que c'est souvent interdit, alors le flash, c'est carrément la grosse honte !
5/ ne pas remplir son assiette au buffet et en laissez la moitié voir plus : Stop aux gâchis
6/ être respectueux du personnel
7/ ne pas piquer la table des gens quand l assiette est pleine et que l'on c est juste lever pour aller chercher un verre ! Même si ce sont souvent les serveurs qui nettoient la table un peu trop rapidement.
Ce sujet peut nous aider tous à nous améliorer. Ensuite, cela peut se diffuser à d'autres forum et à Costa, MSC ... , qui, voyant que nous sommes demandeurs de plus de discipline, oseront reprendre les gens irrespectueux. J'ai vu pour la première fois, la semaine dernière, du personnel Costa sortir un ado d'un Jacuzzi et ce n'était pas facile. A nous de les soutenir, et pas les parents assez vexés.
La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres.
Je propose ce post : "Règles de conduite à appliquer sur les bateaux" avec les bonnes manières que certains n'ont pas eu la chance d'apprendre, et qui pourrait être utile aux débutants et à tous. A chacun de poster ses suggestions, que les médiateurs pourraient compiler dans un article, comme pour leur charte de ce forum.
1/ tenue correcte adaptée aux heures et lieux.
2/ Entre 22h et 7h, ne pas faire de bruit dans les couloirs des cabines, et fermer sa porte sans la laisser claquer (idem portes SDB et balcon).
3/ attendre que les gens sortent de l'ascenseur au lieu de se mettre devant les portes. Et respecter le sens de l’ascenseur : monter ou descendre selon la flèche allumée au dessus de la porte !
4/ La ponctualité aux spectacles : Il est important d’être en avance ou à l'heure afin de respecter les artistes et les spectateurs. Si vous aviez payé votre place, vous seriez à l'heure. Bref, au lieu de passer pour des ploucs en arrivant 15 minutes en retard et gêner tout le monde, attendez la seconde représentation ! Sur HAL, ils ferment les portes avec de gros rideaux pour bien comprendre que ce n'est pas un bar. Si vous prenez une photo, sachez que c'est souvent interdit, alors le flash, c'est carrément la grosse honte !
5/ ne pas remplir son assiette au buffet et en laissez la moitié voir plus : Stop aux gâchis
6/ être respectueux du personnel
7/ ne pas piquer la table des gens quand l assiette est pleine et que l'on c est juste lever pour aller chercher un verre ! Même si ce sont souvent les serveurs qui nettoient la table un peu trop rapidement.
Ce sujet peut nous aider tous à nous améliorer. Ensuite, cela peut se diffuser à d'autres forum et à Costa, MSC ... , qui, voyant que nous sommes demandeurs de plus de discipline, oseront reprendre les gens irrespectueux. J'ai vu pour la première fois, la semaine dernière, du personnel Costa sortir un ado d'un Jacuzzi et ce n'était pas facile. A nous de les soutenir, et pas les parents assez vexés.
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)
Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Itinéraire 3 semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver les billets d'avions pour la Thaïlande. Départ le 10 Février et retour le 5 Mars, soit 22 jours (arrivé le samedi 11 janvier et départ le dimanche 5 mars).
Je suis en train de planifier ce voyage et j'aurais besoin de vos conseils et avis.
Voici une ébauche du voyage: - Visite de Bangkok - Visite d'Ayutthaya - Visite de Sukhothai - Visite de Chiang Mai - Visite des iles du Sud (Est ou Ouest, en fonction de la météo je pense)
Les choses que j'aimerais intégré dans les destinations: - Kanchanaburi - Phetchaburi - Chiang Rai (wat rong khun)
PS: pas d'attrape touriste ou tourisme de masse style Phuket
Globalement, j'ai le guide Lonely Planet et les forums pour m'aider avec les activités et visites. Le plus compliquer, c'est de savoir combien de temps rester à chaque endroit et où dormir, ainsi que les transports.
Je viens de réserver les billets d'avions pour la Thaïlande. Départ le 10 Février et retour le 5 Mars, soit 22 jours (arrivé le samedi 11 janvier et départ le dimanche 5 mars).
Je suis en train de planifier ce voyage et j'aurais besoin de vos conseils et avis.
Voici une ébauche du voyage: - Visite de Bangkok - Visite d'Ayutthaya - Visite de Sukhothai - Visite de Chiang Mai - Visite des iles du Sud (Est ou Ouest, en fonction de la météo je pense)
Les choses que j'aimerais intégré dans les destinations: - Kanchanaburi - Phetchaburi - Chiang Rai (wat rong khun)
PS: pas d'attrape touriste ou tourisme de masse style Phuket
Globalement, j'ai le guide Lonely Planet et les forums pour m'aider avec les activités et visites. Le plus compliquer, c'est de savoir combien de temps rester à chaque endroit et où dormir, ainsi que les transports.
Se déplacer en Guinée English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Guinée en famille (3 personnes) pour une dizaine de jours dans un mois. Nous prévoyons de passer 2à 3 jours dans le Fouta Djalon, avant d'aller passer le grand week end chez mon fils qui habite Dabola, puis de revenir passer une paire de jours en Guinée maritime avant le vol du retour. Nous n'avons pour l'instant retenu aucun moyen de déplacement, et nous voudrions nous déplacer en "classe éco". Pour le déplacement jusqu'à Dabola, en faisant un crochet de 2 à 3 jours par Labé, existe t'il des transports en commun facile d'accès (soit un trajet Conakry - Labé, puis un trajet Labé - Dabola)? Est il possible de louer toutes les places d'un véhicule de transport en commun pour être plus à l'aise? Et pour les 2 à 3 jours que l'on envisage de passer en guinée maritime, est il possible de louer des taxis à la journée? au départ de Conakry? au départ de Kinkia? Merci pour vos conseils
Nous partons en Guinée en famille (3 personnes) pour une dizaine de jours dans un mois. Nous prévoyons de passer 2à 3 jours dans le Fouta Djalon, avant d'aller passer le grand week end chez mon fils qui habite Dabola, puis de revenir passer une paire de jours en Guinée maritime avant le vol du retour. Nous n'avons pour l'instant retenu aucun moyen de déplacement, et nous voudrions nous déplacer en "classe éco". Pour le déplacement jusqu'à Dabola, en faisant un crochet de 2 à 3 jours par Labé, existe t'il des transports en commun facile d'accès (soit un trajet Conakry - Labé, puis un trajet Labé - Dabola)? Est il possible de louer toutes les places d'un véhicule de transport en commun pour être plus à l'aise? Et pour les 2 à 3 jours que l'on envisage de passer en guinée maritime, est il possible de louer des taxis à la journée? au départ de Conakry? au départ de Kinkia? Merci pour vos conseils
Compagnies aériennes pour l'Indonésie? English translation pending
Bonjour
Pourriez vous m'informer sur less différentes compagnies aériennes qui desservent la région de Sulawasie et Papouasie ? Nous aimerions nous rendre depuis Paris via Jakarta ou Singapour (+ direct) vers soit les îles Toggian ou les îles Kai (le choix final n'est pas encore fait). Merci d'avance
Pourriez vous m'informer sur less différentes compagnies aériennes qui desservent la région de Sulawasie et Papouasie ? Nous aimerions nous rendre depuis Paris via Jakarta ou Singapour (+ direct) vers soit les îles Toggian ou les îles Kai (le choix final n'est pas encore fait). Merci d'avance
Attention au loueur de voitures Hertz à l'aéroport Harstad-Narvik English translation pending
Si vous louez une voiture Hertz à l'aéroport Harstad-Narvik (Evenes) pour visiter les îles Lofoten, faites très attention aux dommages notés sur votre contrat en anglais. Je maîtrise pourtant bien cette langue, mais je me suis fait avoir sur les nuances subtiles de certains mots et cela m'a couté au retour près de 900 euros de réparations pour une petite bosse sur la carrosserie. Si vous avez le moindre doute, n'hésitez pas à retourner au bureau (même sous la pluie) pour vous faire préciser les choses, car ces gens ne sont pas très honnêtes. Cela ne veut pas dire que les autres loueurs soient honnêtes, ou même que toutes les agences Hertz soient malhonnêtes, mais méfiez-vous de celle-ci.