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Johannesburg et ses environs English translation pending
bonsoir,
avez vous des infos sur des logements a johannesburg ??
et dans quel quartier (melville, newtown...) ??
combien de temps pour visiter la ville ??
quel operator pour visiter soweto et y dormir une nuit ??
la ville n'a pas bonne réputation, donc merci pour les personnes qui sauront me la faire découvrire en quelques lignes ...😛
Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie
La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique…
A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping…
Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk…
Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule.
Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee.
Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Voyage ou vacances à Cuba English translation pending
a travers ce forum je suis tout particulièrement la répartition du tourisme à Cuba de la part de nos amis canadiens, avec une incroyable prédominance pour le séjour en tout inclus dans des réserves à touristes que ce soit Varadero, Holguin-plage ou les cayos, un bronzage en vase clos reposant certes mais...
j'aimerais que les canadiens aventureux (compte tenu de l'hiver ils sont obligatoirement trappeurs dans l'ame et nombreux à sortir des sentiers battus ) nous fassent part de leurs expériences au sein de la vie réelle, par exemple la ville d' Holguin -oui il y a une vraie ville de ce nom avec des vrais habitants -au lieu des plages de la province du même nom, Matanzas au lieu de Varadero et des villes comme Trinidad ou, soyons fous, la baie des Cochons, playa Gijon, Cienfuegos et luxe entre tous les luxes la Havane.
peut être ces récits donneront à leurs amis l'envie de rencontrer le vrai Cuba de près et de sortir du bocal ou leur voyagiste et les cubains les ont enfermés....
j'aimerais que les canadiens aventureux (compte tenu de l'hiver ils sont obligatoirement trappeurs dans l'ame et nombreux à sortir des sentiers battus ) nous fassent part de leurs expériences au sein de la vie réelle, par exemple la ville d' Holguin -oui il y a une vraie ville de ce nom avec des vrais habitants -au lieu des plages de la province du même nom, Matanzas au lieu de Varadero et des villes comme Trinidad ou, soyons fous, la baie des Cochons, playa Gijon, Cienfuegos et luxe entre tous les luxes la Havane.
peut être ces récits donneront à leurs amis l'envie de rencontrer le vrai Cuba de près et de sortir du bocal ou leur voyagiste et les cubains les ont enfermés....
Retour Hôtel Radisson Decapolis English translation pending
Salut!
Pour ceux qui veulent prendre un forfait combiné du Royal Decameron avec le Decapolis ou le Gamboa. Vous pouvez negocié de rester plus longtemps au Royal Decameron et d'aller seulement à l'autre hôtel pour 2 jours. J'ai aidé des gens et cela peut se faire sans problème.
Voici mon expérience:
Nous devions laisser nos bagages en avant de notre porte à 11:30 Am avec les étiquettes qui indique l'hôtel où vous allez sur les valises et aller faire le check out pour midi. Après le check out, on vous remet un papier à remettre au responsable pour l'autobus et le départ se faisait autour de 13 hres alors on a pris le temps d'aller dîner même si notre bracelet était enlevé.
La plupart des gens de notre autobus allaient au Gamboa. Nous étions les seuls mon chum et moi à aller au Radisson Decapolis. Nous avions nos valises avec nous qui ont passées directement par la fenêtre et ils les l'ont placé à l'arrière de l'autobus. Nous étions environ une dizaine de personnes.
Nous avons arrêté au Gamboa et WOW! c'était magnifique. En arrivant, on voyait des bâtiments roses bien ordinaires et celui qui nous accompagnait nous disait que c'était les villas, elles sont le long de la route. L'hôtel est beau et tout neuf, l'endroit me faisait penser un peu à un hôtel dans le nord. Il y a un lac et on est en forêt. C'est magnifique aussi à l'intérieur. A l'entrée, il y a une grande fenêtre où nous avons la vue sur le lac et sur les piscines à l'extérieur. Nous avons eu le temps de prendre quelques photos et je me suis fait piquée par un moustique donc attention aux moustiques. Cet endroit est rêvé pour ceux qui veulent relaxer et être en pleine nature.
Pour nous, bon, nous étions les seuls à se rendre à l'hôtel Radisson. En arrivant, celui qui nous accompagnait nous a amené jusqu'à la réception et je vous assure qu'une chance que je parlais en espagnol et en anglais aussi car plusieurs parlent en anglais à la réception. La dame qui s'occupait de moi ne parlait qu'en espagnol et m'a expliqué rapidement comment cela fonctionnait dans l'hôtel en me remettant des papiers que je devais remplir avec nos signatures. Elle m'a remis une carte d'indentification que je devais toujours avoir avec moi, on a eu des beaux bracelets (vert fluo) en genre de papier épais et elle m'a dit de toujours avisé les employés que nous avons un forfait tout inclus car la majorité de la clientèle sont des hommes d'affaires. Elle nous a remis aussi 2 cartes pour ouvrir la porte de notre chambre et se servir de l'ascenseur. Nous avions aussi un papier qui nous expliquait un peu comment fonctionnait l'hôtel. C'était inscrit en espagnol et en anglais. Nous avions une magnifique chambre et une belle vue. D'un côté on apercevait la ville au loin et nous trouvions que cela ressemblait à Montréal et de l'autre nous avions une autre vue. On a été voir la piscine sur le toit et nous sommes allés prendre un verre au bar en bas. Cet hôtel est moderne et il y a un côté futuriste avec les strutures de métal et la décoration un peu spéciale. On s'est informé pour les restaurants pour savoir où nous allions manger et on s'est fait dire de ne pas se fier au papier que nous avions, il y avait des partys de noel et l'horaire avait été changé ... ouf.
Il y a un coffre dans votre chambre. SVP laissez vos passeports et l'argent dans le coffre et bijoux si vous en avez. Nous avions une femme de chambre qui fouillait dans notre chambre. Nous l'avons surprise. Elle n'a rien pris mais elle fouillait car mes choses étaient souvent déplacées. L'autre fille qui parlait en espagnol l'a surprise en entrain de faire des appels dans sa chambre et elle a donné son nom a quelqu'un qui l'a appellé dans sa chambre et la personne voulait lui vendre un condo. Pour le reste, la chambre est belle et c'est propre. Il y a aussi un mini bar et des trucs à manger. Assurez-vous d'avoir une liste lors de votre arrivée et vérifier si tout est là pour ne pas être chargé pour l'autre d'avant qui a pris quelque chose.
Pour l'habillement, pour le déjeuner seulement, on peut être en camisole et les gars en bermuda mais pour le dîner et souper, on doit se changer pour aller dans les restaurants. J'ai vu une femme rentrer avec des bermudas assez loin et se faire refuser l'entrée pour le midi, elle a dû aller se changer.
Nous avions l'impression la première journée d'être les seuls avec des bracelets vert fluo ... nous étions presque gênés d'en avoir car on devait toujours le dire aux employés et on se faisait un peu regardé bizarrement par les hommes d'affaires qui étaient présent pour leur réunion. En réalité, il y avait d'autres personnes qui étaient arrivées cette journée là mais on ne s'était pas vu car nous ne sommes pas arrivés en même temps et on ne s'était pas croisé. C'est seulement le lendemain que j'ai vu la fille qui parlait bien espagnol et elle m'a expliqué qu'il s'était passé la même chose pour elle et qu'il y avait des gens qui étaient arrivés en taxi. Elle était arrivé dans un autre autobus et avec un groupe qui allait au Gamboa elle aussi.
Pour avons été visité le multi centro en passant par la passerelle et il y a aussi le casino lorsqu'on traverse de l'autre côté. Au multi centro, les gens du panama vont beaucoup acheté au ONDA, c'est un endroit qui fait penser au Winners ici. Et pour ceux qui veulent acheter des vêtements ou articles de marque connue, vous serez servi mais c'est pas mal plus cher. Pour votre carte de crédit, il n'y a pas de problème si vous l'utiliser dans des endroits comme le multi centro mais si vous allez dans les magasins pas cher, il vaut mieux payer cash car plusieurs se font copier leur carte. On a vu quelques personnes qui ont eu des problèmes de ce genre.
A savoir: à chaque fois que vous devez prendre un verre ou que vous prenez un repas, vous devez toujours signer une facture avec votre nom et votre numéro de chambre car l'hôtel veut un contrôle sur ce que vous avez pris. Le service est inclus mais il est de mise de laisser du pourboire. Dites toujours au personnel que vous avez un forfait tout inclus ou montrer votre bracelet.
J'aimerais dire aux gens que pour les restaurants la nourriture est excellente et encore meilleure qu'au Royal Decameron. On s'est regalé!
Vous pouvez prendre des excursions avec l'hôtel en allant en bas complètement. Les filles sont super gentilles. Vous pouvez aussi d'aller dans un restaurant typique et les filles peuvent vous réserver le restaurant et il y a un spectacle. Moi, je n'y suis pas allée mais la fille qui parlait bien l'espagnol est allée et a bien apprécié.
En principe nous aurions dû obtenir une horaire au départ lors de notre arrivée mais le gars qui parlait français était en congé 2 jours alors on s'est débrouillé seul mais lorsqu'un gros groupe de français et de québécois sont arrivés avec un autre groupe de Toronto, on a vu apparaître un gars qui s'appellait Stéphane. Il était toujours là pour les repas et il aidait ceux qui avait des problèmes ou des questions pour l'hôtel. C'était un français noir bien gentil et très drôle aussi. C'était comique notre rencontre avec ce type car nous venions de lui dire que nous étions là depuis 2 jours et voilà qu'il nous expliquait le fonctionnement de l'hôtel avec l'horaire pour les repas. Exemple, le souper ce soir se déroule au 3 ième étage ect ... On avait un peu le fou rire.
Lorsque vous rentrez dans les restaurants, on vous demande votre numéro de chambre et on vous place. Il ne faut surtout pas oublier de signer la facture de restaurant et votre numéro de chambre pour le controle de l'hôtel.
Pour les déjeuners: Il y a un gros buffet avec toutes sortes de viandes froides (même du saumon fumé), des croissants, des fruits. Vous pourrez boire des jus, café et chocolat chaud.
Pour les dîners: Le serveur vient vous offrir un verre, après vous commander votre repas et après cela, vous pouvez aller au buffet pour vous prendre une entrée. Il y a toujours des sushis, viandes froides. Nous avons un menu spécial pour les repas tout inclus. Nous avons pas mal tout essayé et les portions sont grosses et la nourriture est bonne. Il y a un bar à dessert.
Pour les soupers: C'est un peu le même fonctionnement que pour les dîners. Vous vous fiez à l'horaire remise par Stéphane pour savoir où vous allez car l'horaire est souvent changé à cause des party et réunion dans l'hôtel. Vous choisissez votre entrée chaude ou froide, le plat principal et le dessert.
Il n'y a pas de danger de se faire attaquer ou voler sur la rue. On s'est promené souvent d'un bord et de l'autre de la ville. Attention surtout aux automobiles et camions qui sont plus dangereux à cause de leur conduite et de votre carte de crédit.
Pour les taxis. Du côté de l'entrée, vous avez des taxis touristiques qui coûtent pas mal plus cher. Vous devez allez de l'autre côté de l'hôtel pour avoir des taxis pas cher et vous négociez avant d'embarquer. Ne payez pas plus que 5$ ou 8$. Si le gars veut vous faire payer le gros prix, vous refusez tout simplement.
Nous avons bien apprécié de faire les 2 hôtels car nous avions l'impression de faire 2 voyages différents dans le même voyage. L'hôtel Decameron c'est les vacances sur le bord de la mer et les gens sont habitués un peu plus avec le touriste. Pour le Radisson c'est plus sérieux et plus snobe, plus classique. Ils passent leur temps à venir à la table pour mettre et enlever des ustenciles. On est dans le centre ville, les gens sont pressés et n'ont pas trop le sourire. C'est un milieu où se bouge plus, on sort, on va dans les clubs ect... Tandis qu'au Gamboa, c'est la nature, la tranquilité.
Les serveurs ne parlent pas trop l'anglais, un peu pour se débrouiller et encore moins le français.
On a rencontré des serveurs super gentils qui avaient le soucis un peu plus des clients à cet hôtel et on a su que ceux-ci avaient travaillé au Royal Decameron avant.
Pour ceux qui ont des questions, ne vous gênez pas!
P.S. pour les excursions c'est moins loin. Pour le canal et la partie coloniale. C'était de 9 hres à 1 hre et de 1 hre à 5 hres et c'était un peu moins cher aussi.
Pour ceux qui veulent prendre un forfait combiné du Royal Decameron avec le Decapolis ou le Gamboa. Vous pouvez negocié de rester plus longtemps au Royal Decameron et d'aller seulement à l'autre hôtel pour 2 jours. J'ai aidé des gens et cela peut se faire sans problème.
Voici mon expérience:
Nous devions laisser nos bagages en avant de notre porte à 11:30 Am avec les étiquettes qui indique l'hôtel où vous allez sur les valises et aller faire le check out pour midi. Après le check out, on vous remet un papier à remettre au responsable pour l'autobus et le départ se faisait autour de 13 hres alors on a pris le temps d'aller dîner même si notre bracelet était enlevé.
La plupart des gens de notre autobus allaient au Gamboa. Nous étions les seuls mon chum et moi à aller au Radisson Decapolis. Nous avions nos valises avec nous qui ont passées directement par la fenêtre et ils les l'ont placé à l'arrière de l'autobus. Nous étions environ une dizaine de personnes.
Nous avons arrêté au Gamboa et WOW! c'était magnifique. En arrivant, on voyait des bâtiments roses bien ordinaires et celui qui nous accompagnait nous disait que c'était les villas, elles sont le long de la route. L'hôtel est beau et tout neuf, l'endroit me faisait penser un peu à un hôtel dans le nord. Il y a un lac et on est en forêt. C'est magnifique aussi à l'intérieur. A l'entrée, il y a une grande fenêtre où nous avons la vue sur le lac et sur les piscines à l'extérieur. Nous avons eu le temps de prendre quelques photos et je me suis fait piquée par un moustique donc attention aux moustiques. Cet endroit est rêvé pour ceux qui veulent relaxer et être en pleine nature.
Pour nous, bon, nous étions les seuls à se rendre à l'hôtel Radisson. En arrivant, celui qui nous accompagnait nous a amené jusqu'à la réception et je vous assure qu'une chance que je parlais en espagnol et en anglais aussi car plusieurs parlent en anglais à la réception. La dame qui s'occupait de moi ne parlait qu'en espagnol et m'a expliqué rapidement comment cela fonctionnait dans l'hôtel en me remettant des papiers que je devais remplir avec nos signatures. Elle m'a remis une carte d'indentification que je devais toujours avoir avec moi, on a eu des beaux bracelets (vert fluo) en genre de papier épais et elle m'a dit de toujours avisé les employés que nous avons un forfait tout inclus car la majorité de la clientèle sont des hommes d'affaires. Elle nous a remis aussi 2 cartes pour ouvrir la porte de notre chambre et se servir de l'ascenseur. Nous avions aussi un papier qui nous expliquait un peu comment fonctionnait l'hôtel. C'était inscrit en espagnol et en anglais. Nous avions une magnifique chambre et une belle vue. D'un côté on apercevait la ville au loin et nous trouvions que cela ressemblait à Montréal et de l'autre nous avions une autre vue. On a été voir la piscine sur le toit et nous sommes allés prendre un verre au bar en bas. Cet hôtel est moderne et il y a un côté futuriste avec les strutures de métal et la décoration un peu spéciale. On s'est informé pour les restaurants pour savoir où nous allions manger et on s'est fait dire de ne pas se fier au papier que nous avions, il y avait des partys de noel et l'horaire avait été changé ... ouf.
Il y a un coffre dans votre chambre. SVP laissez vos passeports et l'argent dans le coffre et bijoux si vous en avez. Nous avions une femme de chambre qui fouillait dans notre chambre. Nous l'avons surprise. Elle n'a rien pris mais elle fouillait car mes choses étaient souvent déplacées. L'autre fille qui parlait en espagnol l'a surprise en entrain de faire des appels dans sa chambre et elle a donné son nom a quelqu'un qui l'a appellé dans sa chambre et la personne voulait lui vendre un condo. Pour le reste, la chambre est belle et c'est propre. Il y a aussi un mini bar et des trucs à manger. Assurez-vous d'avoir une liste lors de votre arrivée et vérifier si tout est là pour ne pas être chargé pour l'autre d'avant qui a pris quelque chose.
Pour l'habillement, pour le déjeuner seulement, on peut être en camisole et les gars en bermuda mais pour le dîner et souper, on doit se changer pour aller dans les restaurants. J'ai vu une femme rentrer avec des bermudas assez loin et se faire refuser l'entrée pour le midi, elle a dû aller se changer.
Nous avions l'impression la première journée d'être les seuls avec des bracelets vert fluo ... nous étions presque gênés d'en avoir car on devait toujours le dire aux employés et on se faisait un peu regardé bizarrement par les hommes d'affaires qui étaient présent pour leur réunion. En réalité, il y avait d'autres personnes qui étaient arrivées cette journée là mais on ne s'était pas vu car nous ne sommes pas arrivés en même temps et on ne s'était pas croisé. C'est seulement le lendemain que j'ai vu la fille qui parlait bien espagnol et elle m'a expliqué qu'il s'était passé la même chose pour elle et qu'il y avait des gens qui étaient arrivés en taxi. Elle était arrivé dans un autre autobus et avec un groupe qui allait au Gamboa elle aussi.
Pour avons été visité le multi centro en passant par la passerelle et il y a aussi le casino lorsqu'on traverse de l'autre côté. Au multi centro, les gens du panama vont beaucoup acheté au ONDA, c'est un endroit qui fait penser au Winners ici. Et pour ceux qui veulent acheter des vêtements ou articles de marque connue, vous serez servi mais c'est pas mal plus cher. Pour votre carte de crédit, il n'y a pas de problème si vous l'utiliser dans des endroits comme le multi centro mais si vous allez dans les magasins pas cher, il vaut mieux payer cash car plusieurs se font copier leur carte. On a vu quelques personnes qui ont eu des problèmes de ce genre.
A savoir: à chaque fois que vous devez prendre un verre ou que vous prenez un repas, vous devez toujours signer une facture avec votre nom et votre numéro de chambre car l'hôtel veut un contrôle sur ce que vous avez pris. Le service est inclus mais il est de mise de laisser du pourboire. Dites toujours au personnel que vous avez un forfait tout inclus ou montrer votre bracelet.
J'aimerais dire aux gens que pour les restaurants la nourriture est excellente et encore meilleure qu'au Royal Decameron. On s'est regalé!
Vous pouvez prendre des excursions avec l'hôtel en allant en bas complètement. Les filles sont super gentilles. Vous pouvez aussi d'aller dans un restaurant typique et les filles peuvent vous réserver le restaurant et il y a un spectacle. Moi, je n'y suis pas allée mais la fille qui parlait bien l'espagnol est allée et a bien apprécié.
En principe nous aurions dû obtenir une horaire au départ lors de notre arrivée mais le gars qui parlait français était en congé 2 jours alors on s'est débrouillé seul mais lorsqu'un gros groupe de français et de québécois sont arrivés avec un autre groupe de Toronto, on a vu apparaître un gars qui s'appellait Stéphane. Il était toujours là pour les repas et il aidait ceux qui avait des problèmes ou des questions pour l'hôtel. C'était un français noir bien gentil et très drôle aussi. C'était comique notre rencontre avec ce type car nous venions de lui dire que nous étions là depuis 2 jours et voilà qu'il nous expliquait le fonctionnement de l'hôtel avec l'horaire pour les repas. Exemple, le souper ce soir se déroule au 3 ième étage ect ... On avait un peu le fou rire.
Lorsque vous rentrez dans les restaurants, on vous demande votre numéro de chambre et on vous place. Il ne faut surtout pas oublier de signer la facture de restaurant et votre numéro de chambre pour le controle de l'hôtel.
Pour les déjeuners: Il y a un gros buffet avec toutes sortes de viandes froides (même du saumon fumé), des croissants, des fruits. Vous pourrez boire des jus, café et chocolat chaud.
Pour les dîners: Le serveur vient vous offrir un verre, après vous commander votre repas et après cela, vous pouvez aller au buffet pour vous prendre une entrée. Il y a toujours des sushis, viandes froides. Nous avons un menu spécial pour les repas tout inclus. Nous avons pas mal tout essayé et les portions sont grosses et la nourriture est bonne. Il y a un bar à dessert.
Pour les soupers: C'est un peu le même fonctionnement que pour les dîners. Vous vous fiez à l'horaire remise par Stéphane pour savoir où vous allez car l'horaire est souvent changé à cause des party et réunion dans l'hôtel. Vous choisissez votre entrée chaude ou froide, le plat principal et le dessert.
Il n'y a pas de danger de se faire attaquer ou voler sur la rue. On s'est promené souvent d'un bord et de l'autre de la ville. Attention surtout aux automobiles et camions qui sont plus dangereux à cause de leur conduite et de votre carte de crédit.
Pour les taxis. Du côté de l'entrée, vous avez des taxis touristiques qui coûtent pas mal plus cher. Vous devez allez de l'autre côté de l'hôtel pour avoir des taxis pas cher et vous négociez avant d'embarquer. Ne payez pas plus que 5$ ou 8$. Si le gars veut vous faire payer le gros prix, vous refusez tout simplement.
Nous avons bien apprécié de faire les 2 hôtels car nous avions l'impression de faire 2 voyages différents dans le même voyage. L'hôtel Decameron c'est les vacances sur le bord de la mer et les gens sont habitués un peu plus avec le touriste. Pour le Radisson c'est plus sérieux et plus snobe, plus classique. Ils passent leur temps à venir à la table pour mettre et enlever des ustenciles. On est dans le centre ville, les gens sont pressés et n'ont pas trop le sourire. C'est un milieu où se bouge plus, on sort, on va dans les clubs ect... Tandis qu'au Gamboa, c'est la nature, la tranquilité.
Les serveurs ne parlent pas trop l'anglais, un peu pour se débrouiller et encore moins le français.
On a rencontré des serveurs super gentils qui avaient le soucis un peu plus des clients à cet hôtel et on a su que ceux-ci avaient travaillé au Royal Decameron avant.
Pour ceux qui ont des questions, ne vous gênez pas!
P.S. pour les excursions c'est moins loin. Pour le canal et la partie coloniale. C'était de 9 hres à 1 hre et de 1 hre à 5 hres et c'était un peu moins cher aussi.
Retour des l'hôtels Ocean Bavaro et Ocean Cana English translation pending
Bonjour a tous!!
Nous sommes revenu du Ocean Bavaro, Ocean Cana ce Samedi apres 2 semaines, et etant donné que beaucoup d’entre vous partirons pour les fetes j’ai voulu vous faire un resumé de la situation la bas. TOP 10 Positif et Top 3 des choses Negatifs. Avant de commencer je vous conseils cet hotels car le prix est abordable, plage superbe et plus. LA SEULE CHOSE QUE VOUS DEVEZ vous mefiez est les chambres. Si vous choisissez une bonne chambres vos vacances seront Parfaite.
Avant de commencer : Etant donné qu’il renove la reception du Ocean Bavaro, ils ont agencé la reception du Ocean Cana avec celui du Ocean Bavaro. Resultats : Tout ceux qui ont pris leurs forfait avec Ocean Cana avait les memes privilege que le Ocean Bavaro soit : Manger au meme Buffet, meme chambres, meme plages, acces au theatre du Ocean Bavaro..etc L’avoir su on aurait du reservé avec le Ocean Cana car c’etait beaucoup moins chere. Je ne vous garanti rien mais informer vous a savoir si avec le Ocean Cana vous aller avoir les meme chose durant le mois de Decembre soit le meme buffet, theatre, chambre etc.
Autres chose : Pour marchander des peintures, rhum, collier. Voici mes conseils. Pour le Rhum, Cafe, Cacao Pure(2 a 4$), epice locale, sauce piquante aller a l’epicerie qui est a l’arriere du capitaine cook. Comment s’y rendre : Face a la beach vous aller a gauche sur la plage, marcher 10 minutes. Vous aller voir le capitaine cook restaurant. Il y a un petit chemin sur le coté. Lorsque vous entrer dans l’epicerie l’odeur du fromage prononcé vous dira que vous etes a la bonne place. Une bouteille de Rhum 26 onces Marque BRUGAL extra vieilli(A conseillé) coute seulement 220 pesos soit 7.5$ Canadien ou environ 6$Euro. Pas cher comparativement les autres place.
Pour les peintures et collier : IMPORTANT : Apres le capitaine cook ce trouve le Paladium Resort. Le commerce tout pres du Paladium a de tres belle peinture, le commerce est en tuile a l’interieur et les tableaux ont de la qualité(Peinturer avec soins) et ne sont pas salit par le sable contrairement au autres commercant. Aller voir ce commerce et les autres environant et par la suite vous aller pouvoir juger la qualité des autres peinture. Pour ma part j’ai trouvé que les peintures des commercants tout pres de notre hotels(a gauche et a droite) etait moins belle et etait sale car il expose les toiles a l’exterieurs.
Voici notre TOP 10 La temperature(19 Novembre 2005 au 03 dec 2005) : 14 journee de beau temps. On a eu 3 petite averse de 10 minutes, rien pour nous faire fuir de la plage. Temperature chaude meme en soiree. Humidité tres supportable car un peu de vent en journee(Decembre est un mois avec du vent). La plage : Wow. Eau turquoise, Sable farineux. Nous avons marché du coté gauche et droit de la plage et c’est la plus belle plage de tout les resort environnant. Les autres resort ont une belle plage farineuse, mais l’eau perd son teint turquoise. Visibilité de l’eau n’est pas a son meilleur car le sel ce promene, et ce du au petite vague (Vague car Punta Cana = Ocean Atlantique). Des chaises longues tout partout, et pas de difficulté a avoir un parasol(Decembre-janvier c’est peu etre different). La bouffe : Les dejeuner sont merveilleux : Jus de fruit frais( melon d’eau, cantaloupe, melon de miel, ananas, orange). Les beignes maison avec sirop, crepes francaise ou pancake, omelette, fruit frais(papaye, melon, fruit de la passion et plus, buffet avec bacon, pain dore, fromage, legumes, yogourt, pain varié..etc Bref il ne manque de rien.Pour le 2iem repas c’est plutot moyen. De toute facon on a pas si faim 2-3 heures apres le dejeuner. Comme bouffe c’est des frites, salade, volaille, pate etc. Tres ordinaire
Le 3iem repas : Chaque jour il y a un theme different, le matin regarder la petite pancarte a l’entree du buffet pour savoir le theme du souper. Si ca ne vous interesse pas vous pouvez reserver le resto a la carte a la preposee a l’arriere du comptoir(tout juste avant l’entree du buffet) : Les themes pour le buffets sont le Francais, mexicain, dominicain, chinois, internationale, americain etc J’ai bien aimé les fromages( Gouda, chevres, bleu, suisse, bocconcini, mozzarela etc. La viande n’est pas grasse, buffet santé au milieu.etc Buffet avec plein de variété locale. Pour ceux qui aime moins essayer de nouvelle choses il y a toujours les pates, pizza. Pour ma part la pizza j’ai pas adoré car le fromage ne goute rien. Au buffet c’est souvent des mets typique du coin genre lentilles, haricot, boeuf, poulet appreté, agneau, mais, riz, bref la bouffe a du gout etc.
Resto a la carte : Vous pouvez reservez a partir de 7H le matin, et ce 2 jours a l’avance Ne manquer pas l’Italien. Avant de manger le repas principale il y a un buffet : Wow. Une meule geante de parmesan frais, petite crevette, saumon fumé, olives, viande froide, beaucoup d’amuse gueule, impressionant. Pour le repas faite attention. Pour ceux qui n’aime pas le gout du fromage bleu eviter l’escalope de veau blognaise au bleu et le poulet enrobé d’une sorte d’epinard(Goute le bleu aussi). Pour le reste c’est d’autre types de viande et toute les sortes de pate et sauce que vous desirer(Il y a 6-7 sortes de sauce et pates.
Les 3 autres resto sont dans l’ordre de preference, l’Espagnole(Les viandes sont bien mariné, goute beaucoup l’ail. Le Bresilien :Beaucoup de viande grillé mais manque de gout car aucune sauce. Le mexicain pour finir tres decu car la salsa vient en petite bouteille, nachos frit et dure sans fromage, ni creme sure, ni sauce... Buffet qui est exactement ce que tu va mangé par la suite. Les fajitas, le poulet goute rien et il y a des morceaux d’abat(C’est pas de la belle viande de poitrine, pas de sangria n’ont plus, ont sert du kamikaze(Boisson surette avec sel allentours. Des amis on aimé le mexicain. Pour m’a part c’est a croire qu’ont avais pas les memes standards
Les boissons : Le pina colada et le bananama me manque. La biere c’est de la presidente(ressemble a de la coors light). Le rhum brun est extra. Beaucoup de choix sans alcool ou avec alcool.
5 L’amenagement paysager : Tres grand et tres beau. Beaucoup de palmier, petite route en pierre, flamand rose avec bassin, belle piscine tres bien entretenu, beaucoup de plante, table de billard dehors, tennis..etc Aller voir les photo sur le net ca donne un bon resumé. Ca nous a pris 2-3 jours avant de comprendre les lieux, juste pour vous dire comment c’est grand. Les resto, bloc de chambre exterieure sont tres beau.
6 L’animation et les spectacle : Beaucoup d’activité. Si vous voulez participer rester au centre de la plage (Cabane avec de la musique. Si vous voulez etre tranquille une journee vous vous mettez plus en retrait sur le coté. La plage est tres grande. Activité : de 10H a 18H. Stretch, jeu d’adresse(Le gagnant ce merite un 10 onces de rhum). Il distibue les bouteilles le soir avant le spectacle. Bref plus de 15-20 bouteiles de rhum pas jour sont distribué. Jeu d’equipe tres drole et amusant. Entre midi et 14H c’est tranquille car c’est l’heure de la bouffe. Par la suite d’autre activité : danse sur la beach, aerobie, jeu d’adresse, petanque, volleyball. Les animateurs sont tres droles(Ils font des culbutes, monte dans les palmiers, toujours souriant, tres sympatique. Le seul hic c’est que la plupart ne parle que l’espagnol, mais c’est un detail. Avant chaque jeu il font une demonstation alors pas de trouble
Les spectacles du soir : Pour debuter ont peu danser le merengue ou le bachacha(20 minutes), par la suite jeu avec touriste sur scene qui dure 30 minutes (A NE PAS MANQUER) car tres drole et par la suite remises des prix(Plus de 20 bouteilles de rhum par jour. Par la suite spectacles de 1 heures. Themes : Le bresil, Michael Jackson c’etait tres bon, karaoke tres drole(Soiree pour touriste). IMPORTANT : Il y a un panneau a l’entree du buffet principale avec toute les activité du jour et le theme du spectacle. Par la suite de 23:30 a 1:00 c’est soiree dansante de avec geo. Tres amusant. Ont danse au bas de la scene ou avec les geo sur scene, tres amusant. Musique :dance La musique de plage : Wow. Enfin de la musique locale a souhait : De la salsa, merengue, reggae. Les espagnole sont fiere de leurs musique et ont apprecie la leurs. Kiko Rodriguez est tres populaire presentement, Shakira en espagnole, et plus et plus.Vous aller entendre 2 tounes que les geo et les touristes danse continuellement la bas. Excellente. Bref le mots NOW NOW NOW NOW et Une, doze, treize vont faire parti de votre vocabulaire LOL... Les activité hors du resorts. On a adoré le BAVARO RUNNERS. Pour ceux qui veulent vraiment sortir du resort et voir le paysage dominicain, bidonville, magasin avec viande animale accroché dans les rues, enfants qui demande des bonbons, visite du maisons dominicaine avec champs de canne a sucre, cacao, café, fruit, cigare, riziere, ranch avec animaux, montagnes, champs de riz, boeuf. Le tour ce fait dans un jeep surelevé avec siege sur le coté. Ont offre de la biere, cola, rhum tout le long de l’expedition avec guide. A chaque destination ont goute au produit :1. Cane a sucre. 2. Cigare et mahahuana(Goute le porto mais tres corsé). Fruit exotique, CACAO chaud EXCELLENT.Important : Acheter des bonbons, chocolat en boite ex : Smarties, petit sac de m et m, de la gomme. J’ai acheté aussi pour 25$ d’objet au dollarama(Autocollant, crayon a bois, cire, de couleurs, cuillere en paquet, brosse a cheveux, bref acheté des objets petit, leger et qui ont de la valeurs pour eux. Les enfant vont adoré Acheté aussi des ballon a gonfler au magasin dollarama ou ailleurs. C’est epatant de les gonfler dans la jeep et les donné au enfants. Ca coute pratiquement rien et il sont heureux. Garder vos bonbons pour les derniers village. Les gens ont tendances a tout donné au debut et par la suite il ne reste rien pour les derniers village. Lorsque vous revenez a l’hotel c’est tout un choc par la suite. Ont realise comment nous sommes bien. Il y a aussi Saona qui est interessant mais c’est tres longs avant de s’y rendre. Nous n’y avons pas ete car 200$ CAN pour deux nous semblait chere, et on doit faire beaucoup d’autobus et de bateaux avant de se rendre. A vous de choisir. Ont preferait profiter du resort a la place. La plage nous convient. Les serveurs au buffets : Tres tres sympatique. Ils ont toujours le sourire.LE TOPS 10 NEGATIFS Les chambres d’Hotels : Suivez bien mes conseils. N’accepter jamais une chambre au 1er etages(rez-de-chaussé), peu importe le BLOC. L’air ne circule pas, et ca sent l’humidité de sous-sol a plein nez. Vous voulez corriger la situation avec l’air climatisé= rien a faire ca devient froid et humide dans la chambre et les draps sont froid et humide, fine couche d’eau d’humidité au sol. De plus il n’y a aucune ventilation pour la douche= la vapeur reste dans la chambre. Au 2iem et 3iem etages c’est 100 fois mieux. L’air circule a l’etage, et l’humidité disparait.IMPORTANT : N’accepter pas de chambre dans le BLOC 1. Ca sent l’humidité a plein nez, beaucoup d’echo dans les couloirs(Les murs resonnent et les portes sont fait en carton. De plus il y a construction tout pres(Il renovent l’accueil du Ocean Bavaro qui est demenager temporairement au Ocean Cana. Des coups de pics en permanence. De plus le bloc est viellot car c’est le plus ancien. Pour ce qui est des mini condo(1 a 100), Ne prenez pas le condo 98-99 car c’est collé sur le theatre du Ocean Cana et c’est tres bruyant.
Le bloc 7 aussi est a eviter car il y a beaucoup de trouble de plomberie. Eau chaude et froide souvent coupé, tuyau qui coule(Nos voisin avait ½ pouces d’eau complet dans leurs chambres, toit qui coule, tu veux prendre ta douche= pas d’eau etc.
CONSEILS : Le BLOC 5(2iem et 3iem etages) est EXTRA . Pres de la plage, aucune odeur d’humidité, bloc plus petit= plus calme.
Pour les autres BLOC ca semble ok. Amener vous des bouchons car les portes de toutes les chambres sont tres minces et ont entends la musique des theatres, les gens qui monte les escaliers le soir etc
2.La reception : J’ai jamais vu une organisation mal gerée autant que la bas. Nous sommes arrivé a midi. Pour avoir acces a une chambre il faut attendre a 15H. Bref tu dois laisser tes valises a terre pres des sofa et sans surveillance si tu veux aller visiter durant le trou de 3Heures.
Par la suite lorsque c’est le temps d’avoir une chambres c’est meli-melo. La reception parle a peine le francais et l’anglais. Tu dois faire un dessin pour lui dire de ne pas avoir de chambre au 1er etages, et surtout pas le bloc 1. Par la suite il telephone et gribouille ton nom sur un calepin et te dit d’attendre a demain si tu veux avoir une bonne chambre. Bref on a accepter temporairement une chambre dans le bloc 1 pour pouvoir prendre notre douche et visiter un peu, histoire de profiter de la plage et de manger. J’etait au courant que le bloc 1 etait a eviter grace au forum, mais c’etait seulement une chambre temporaire. Resultat : Nous revenons tels que convenu(2 heures plus tard). La reception nous dits qu’il n’y a plus de chambres de dispo. J’ai eu beau chialer rien a faire. Pour tout vous dires ma chambre avait seulement 1 lit, fissures au murs, planche de pre-fini au plafonds(surement du a un plafond qui coulait), air climatisée qui ne marchait pas...etc Murs et plafonds taché de spot et de coulis d’humidité, senteur d’humidité. Serieusement ca ressemblait a un Motel 1 etoiles.
TRES IMPORTANT : Vous vouler du service : La femme est tres respecté en Republique Dominicaine. Lorsque c’est votre femme qui demande a parler a la reception ont vous donne du service. Important d’etre calme et souriant et le personel va vous trouver une autres chambres. Lorsque c’est l’homme qui demande une chambre ont vous fait attendre, ont vous dit de revenir demain etc
Finalement ont a redemmenager au BLOC 7 le soir meme a 21H. 5 jours plus tard il a fallu redemenager car on avait pu d’eau, eau qui coule dans les chambres a coté..etc
Encore un autre combat. La reception est ouvert SEUELEMENT a 15H pour les changements de chambre. Par la suite il te repete encore le meme refrain. Il veulent te mettre dans une chambre mediocre et au rez de chaussée. Tu demandes une autres chambres et le personel te dit d’atendres 30 minutes, 1 heures sans jamais avoir de chambres. Tu lui parles et c’est a croire qu’il ne comprend pas ce que tu lui demandes.(Francais et anglais). Ont te fait poirroter sans savoir ce qui ce passe.
Le probleme c’est qu’il y a toujours une dizaine de persone dans la meme situation que toi a la reception. TOUT est desorganiser. Les gens tout autour chiale, en plus des autres occupants qui veulent changer de chambres. Aucune file d’attente. Le gars est tout seul pour repondre au client, telephone, a pitoner sur son ordi. Le personel parle au telephone de ta situation et semble rire de ta gueule.
Serieusement j’ai deja voyager et dans les autres hotels il y avait 1. Une file d’atente bien organisée 2. Une receptioniste qui t’acceuille avec le sourire et qui te donne la chambre de ton choix 3. Un service instantanée si la chambre ne te convient pas. Bref au Ocean Bavaro c’est tout le contraire. Changer de chambres fait perdre du temps. C’est tres longs de renegocier une chambre, refaire c’est valises, attendres le preposée au valises(arrive 20 minutes plus tard), verifier la chambre, redefaire ses valises...etc Je ne suis pas chialeux mais lorsque tu paie dans les 4 chiffres pour un hotel tu veux du service.
3.LE VIN : Un choc lorsqu’on y goute pour la premiere fois. C’est du vin de table. Le blanc est tres fruité et sucré. Le rouge : Goute jamais pareil mais c’est vraiment cheap comme vin. Oublié le vin au arome boisé ou avec du tanin. Penser plutot a boire du jus de raisin alcoolisé. Le gout varie selon ce que vous mangé. On dirait qu’il est meilleur lorsqu’ont mange du fromage car ca rehausse le gout du vin. J’ai pas vu personne adoré le vin mais c’est quand meme buvable. Plongé en apnée : J’ai ete decu car les vagues brasse le sel marins et la visibilité n’est pas a son meilleurs. Sur la plage du resort il y a des petit coraux pres des boués mais faut plonger au fonds pour voir quelque chose.Nous avons fait une expedition qui coute 20$US(Cabane ou nous devons prendre les serviettes). Il t’emmene en bateau a 10 minutes a droite de la plage. Ca dure environ 40 minutes dans l’eau. Le hic c’est que ca brasse enormement dans l’eau a cause des vagues de l’ocean. Resultat : Ont etait 12 dans le bateau et la moitié ont ete malade. Tu regarde les poissons au fonds mais les vagues te transporte d’un coté et de l’autres. Apres 30 minutes tu ressent des nausé. Le hic c’est que tu dois attendre les autres. Bref on a nourri les poisson avec notre dejeuner.......Pour ceux qui ont le mal de mer, a eviter a 100%. Pour faire de l’apnee je vous conseil les caraibes car il n’y a pas de vague. C’est a environ 1H30 du resort. Au sud de punta cana.
Bref pour finir en resumé nous avons adoré notre voyage. Le positif l’emporte sur les points negatifs. Demander une bonne chambres d’hotel et vous aller etres bien servi. Bone vacances!!!
Si vous avez des questions n’hesiter pas a m’ecrire.
Nous sommes revenu du Ocean Bavaro, Ocean Cana ce Samedi apres 2 semaines, et etant donné que beaucoup d’entre vous partirons pour les fetes j’ai voulu vous faire un resumé de la situation la bas. TOP 10 Positif et Top 3 des choses Negatifs. Avant de commencer je vous conseils cet hotels car le prix est abordable, plage superbe et plus. LA SEULE CHOSE QUE VOUS DEVEZ vous mefiez est les chambres. Si vous choisissez une bonne chambres vos vacances seront Parfaite.
Avant de commencer : Etant donné qu’il renove la reception du Ocean Bavaro, ils ont agencé la reception du Ocean Cana avec celui du Ocean Bavaro. Resultats : Tout ceux qui ont pris leurs forfait avec Ocean Cana avait les memes privilege que le Ocean Bavaro soit : Manger au meme Buffet, meme chambres, meme plages, acces au theatre du Ocean Bavaro..etc L’avoir su on aurait du reservé avec le Ocean Cana car c’etait beaucoup moins chere. Je ne vous garanti rien mais informer vous a savoir si avec le Ocean Cana vous aller avoir les meme chose durant le mois de Decembre soit le meme buffet, theatre, chambre etc.
Autres chose : Pour marchander des peintures, rhum, collier. Voici mes conseils. Pour le Rhum, Cafe, Cacao Pure(2 a 4$), epice locale, sauce piquante aller a l’epicerie qui est a l’arriere du capitaine cook. Comment s’y rendre : Face a la beach vous aller a gauche sur la plage, marcher 10 minutes. Vous aller voir le capitaine cook restaurant. Il y a un petit chemin sur le coté. Lorsque vous entrer dans l’epicerie l’odeur du fromage prononcé vous dira que vous etes a la bonne place. Une bouteille de Rhum 26 onces Marque BRUGAL extra vieilli(A conseillé) coute seulement 220 pesos soit 7.5$ Canadien ou environ 6$Euro. Pas cher comparativement les autres place.
Pour les peintures et collier : IMPORTANT : Apres le capitaine cook ce trouve le Paladium Resort. Le commerce tout pres du Paladium a de tres belle peinture, le commerce est en tuile a l’interieur et les tableaux ont de la qualité(Peinturer avec soins) et ne sont pas salit par le sable contrairement au autres commercant. Aller voir ce commerce et les autres environant et par la suite vous aller pouvoir juger la qualité des autres peinture. Pour ma part j’ai trouvé que les peintures des commercants tout pres de notre hotels(a gauche et a droite) etait moins belle et etait sale car il expose les toiles a l’exterieurs.
Voici notre TOP 10 La temperature(19 Novembre 2005 au 03 dec 2005) : 14 journee de beau temps. On a eu 3 petite averse de 10 minutes, rien pour nous faire fuir de la plage. Temperature chaude meme en soiree. Humidité tres supportable car un peu de vent en journee(Decembre est un mois avec du vent). La plage : Wow. Eau turquoise, Sable farineux. Nous avons marché du coté gauche et droit de la plage et c’est la plus belle plage de tout les resort environnant. Les autres resort ont une belle plage farineuse, mais l’eau perd son teint turquoise. Visibilité de l’eau n’est pas a son meilleur car le sel ce promene, et ce du au petite vague (Vague car Punta Cana = Ocean Atlantique). Des chaises longues tout partout, et pas de difficulté a avoir un parasol(Decembre-janvier c’est peu etre different). La bouffe : Les dejeuner sont merveilleux : Jus de fruit frais( melon d’eau, cantaloupe, melon de miel, ananas, orange). Les beignes maison avec sirop, crepes francaise ou pancake, omelette, fruit frais(papaye, melon, fruit de la passion et plus, buffet avec bacon, pain dore, fromage, legumes, yogourt, pain varié..etc Bref il ne manque de rien.Pour le 2iem repas c’est plutot moyen. De toute facon on a pas si faim 2-3 heures apres le dejeuner. Comme bouffe c’est des frites, salade, volaille, pate etc. Tres ordinaire
Le 3iem repas : Chaque jour il y a un theme different, le matin regarder la petite pancarte a l’entree du buffet pour savoir le theme du souper. Si ca ne vous interesse pas vous pouvez reserver le resto a la carte a la preposee a l’arriere du comptoir(tout juste avant l’entree du buffet) : Les themes pour le buffets sont le Francais, mexicain, dominicain, chinois, internationale, americain etc J’ai bien aimé les fromages( Gouda, chevres, bleu, suisse, bocconcini, mozzarela etc. La viande n’est pas grasse, buffet santé au milieu.etc Buffet avec plein de variété locale. Pour ceux qui aime moins essayer de nouvelle choses il y a toujours les pates, pizza. Pour ma part la pizza j’ai pas adoré car le fromage ne goute rien. Au buffet c’est souvent des mets typique du coin genre lentilles, haricot, boeuf, poulet appreté, agneau, mais, riz, bref la bouffe a du gout etc.
Resto a la carte : Vous pouvez reservez a partir de 7H le matin, et ce 2 jours a l’avance Ne manquer pas l’Italien. Avant de manger le repas principale il y a un buffet : Wow. Une meule geante de parmesan frais, petite crevette, saumon fumé, olives, viande froide, beaucoup d’amuse gueule, impressionant. Pour le repas faite attention. Pour ceux qui n’aime pas le gout du fromage bleu eviter l’escalope de veau blognaise au bleu et le poulet enrobé d’une sorte d’epinard(Goute le bleu aussi). Pour le reste c’est d’autre types de viande et toute les sortes de pate et sauce que vous desirer(Il y a 6-7 sortes de sauce et pates.
Les 3 autres resto sont dans l’ordre de preference, l’Espagnole(Les viandes sont bien mariné, goute beaucoup l’ail. Le Bresilien :Beaucoup de viande grillé mais manque de gout car aucune sauce. Le mexicain pour finir tres decu car la salsa vient en petite bouteille, nachos frit et dure sans fromage, ni creme sure, ni sauce... Buffet qui est exactement ce que tu va mangé par la suite. Les fajitas, le poulet goute rien et il y a des morceaux d’abat(C’est pas de la belle viande de poitrine, pas de sangria n’ont plus, ont sert du kamikaze(Boisson surette avec sel allentours. Des amis on aimé le mexicain. Pour m’a part c’est a croire qu’ont avais pas les memes standards
Les boissons : Le pina colada et le bananama me manque. La biere c’est de la presidente(ressemble a de la coors light). Le rhum brun est extra. Beaucoup de choix sans alcool ou avec alcool.
5 L’amenagement paysager : Tres grand et tres beau. Beaucoup de palmier, petite route en pierre, flamand rose avec bassin, belle piscine tres bien entretenu, beaucoup de plante, table de billard dehors, tennis..etc Aller voir les photo sur le net ca donne un bon resumé. Ca nous a pris 2-3 jours avant de comprendre les lieux, juste pour vous dire comment c’est grand. Les resto, bloc de chambre exterieure sont tres beau.
6 L’animation et les spectacle : Beaucoup d’activité. Si vous voulez participer rester au centre de la plage (Cabane avec de la musique. Si vous voulez etre tranquille une journee vous vous mettez plus en retrait sur le coté. La plage est tres grande. Activité : de 10H a 18H. Stretch, jeu d’adresse(Le gagnant ce merite un 10 onces de rhum). Il distibue les bouteilles le soir avant le spectacle. Bref plus de 15-20 bouteiles de rhum pas jour sont distribué. Jeu d’equipe tres drole et amusant. Entre midi et 14H c’est tranquille car c’est l’heure de la bouffe. Par la suite d’autre activité : danse sur la beach, aerobie, jeu d’adresse, petanque, volleyball. Les animateurs sont tres droles(Ils font des culbutes, monte dans les palmiers, toujours souriant, tres sympatique. Le seul hic c’est que la plupart ne parle que l’espagnol, mais c’est un detail. Avant chaque jeu il font une demonstation alors pas de trouble
Les spectacles du soir : Pour debuter ont peu danser le merengue ou le bachacha(20 minutes), par la suite jeu avec touriste sur scene qui dure 30 minutes (A NE PAS MANQUER) car tres drole et par la suite remises des prix(Plus de 20 bouteilles de rhum par jour. Par la suite spectacles de 1 heures. Themes : Le bresil, Michael Jackson c’etait tres bon, karaoke tres drole(Soiree pour touriste). IMPORTANT : Il y a un panneau a l’entree du buffet principale avec toute les activité du jour et le theme du spectacle. Par la suite de 23:30 a 1:00 c’est soiree dansante de avec geo. Tres amusant. Ont danse au bas de la scene ou avec les geo sur scene, tres amusant. Musique :dance La musique de plage : Wow. Enfin de la musique locale a souhait : De la salsa, merengue, reggae. Les espagnole sont fiere de leurs musique et ont apprecie la leurs. Kiko Rodriguez est tres populaire presentement, Shakira en espagnole, et plus et plus.Vous aller entendre 2 tounes que les geo et les touristes danse continuellement la bas. Excellente. Bref le mots NOW NOW NOW NOW et Une, doze, treize vont faire parti de votre vocabulaire LOL... Les activité hors du resorts. On a adoré le BAVARO RUNNERS. Pour ceux qui veulent vraiment sortir du resort et voir le paysage dominicain, bidonville, magasin avec viande animale accroché dans les rues, enfants qui demande des bonbons, visite du maisons dominicaine avec champs de canne a sucre, cacao, café, fruit, cigare, riziere, ranch avec animaux, montagnes, champs de riz, boeuf. Le tour ce fait dans un jeep surelevé avec siege sur le coté. Ont offre de la biere, cola, rhum tout le long de l’expedition avec guide. A chaque destination ont goute au produit :1. Cane a sucre. 2. Cigare et mahahuana(Goute le porto mais tres corsé). Fruit exotique, CACAO chaud EXCELLENT.Important : Acheter des bonbons, chocolat en boite ex : Smarties, petit sac de m et m, de la gomme. J’ai acheté aussi pour 25$ d’objet au dollarama(Autocollant, crayon a bois, cire, de couleurs, cuillere en paquet, brosse a cheveux, bref acheté des objets petit, leger et qui ont de la valeurs pour eux. Les enfant vont adoré Acheté aussi des ballon a gonfler au magasin dollarama ou ailleurs. C’est epatant de les gonfler dans la jeep et les donné au enfants. Ca coute pratiquement rien et il sont heureux. Garder vos bonbons pour les derniers village. Les gens ont tendances a tout donné au debut et par la suite il ne reste rien pour les derniers village. Lorsque vous revenez a l’hotel c’est tout un choc par la suite. Ont realise comment nous sommes bien. Il y a aussi Saona qui est interessant mais c’est tres longs avant de s’y rendre. Nous n’y avons pas ete car 200$ CAN pour deux nous semblait chere, et on doit faire beaucoup d’autobus et de bateaux avant de se rendre. A vous de choisir. Ont preferait profiter du resort a la place. La plage nous convient. Les serveurs au buffets : Tres tres sympatique. Ils ont toujours le sourire.LE TOPS 10 NEGATIFS Les chambres d’Hotels : Suivez bien mes conseils. N’accepter jamais une chambre au 1er etages(rez-de-chaussé), peu importe le BLOC. L’air ne circule pas, et ca sent l’humidité de sous-sol a plein nez. Vous voulez corriger la situation avec l’air climatisé= rien a faire ca devient froid et humide dans la chambre et les draps sont froid et humide, fine couche d’eau d’humidité au sol. De plus il n’y a aucune ventilation pour la douche= la vapeur reste dans la chambre. Au 2iem et 3iem etages c’est 100 fois mieux. L’air circule a l’etage, et l’humidité disparait.IMPORTANT : N’accepter pas de chambre dans le BLOC 1. Ca sent l’humidité a plein nez, beaucoup d’echo dans les couloirs(Les murs resonnent et les portes sont fait en carton. De plus il y a construction tout pres(Il renovent l’accueil du Ocean Bavaro qui est demenager temporairement au Ocean Cana. Des coups de pics en permanence. De plus le bloc est viellot car c’est le plus ancien. Pour ce qui est des mini condo(1 a 100), Ne prenez pas le condo 98-99 car c’est collé sur le theatre du Ocean Cana et c’est tres bruyant.
Le bloc 7 aussi est a eviter car il y a beaucoup de trouble de plomberie. Eau chaude et froide souvent coupé, tuyau qui coule(Nos voisin avait ½ pouces d’eau complet dans leurs chambres, toit qui coule, tu veux prendre ta douche= pas d’eau etc.
CONSEILS : Le BLOC 5(2iem et 3iem etages) est EXTRA . Pres de la plage, aucune odeur d’humidité, bloc plus petit= plus calme.
Pour les autres BLOC ca semble ok. Amener vous des bouchons car les portes de toutes les chambres sont tres minces et ont entends la musique des theatres, les gens qui monte les escaliers le soir etc
2.La reception : J’ai jamais vu une organisation mal gerée autant que la bas. Nous sommes arrivé a midi. Pour avoir acces a une chambre il faut attendre a 15H. Bref tu dois laisser tes valises a terre pres des sofa et sans surveillance si tu veux aller visiter durant le trou de 3Heures.
Par la suite lorsque c’est le temps d’avoir une chambres c’est meli-melo. La reception parle a peine le francais et l’anglais. Tu dois faire un dessin pour lui dire de ne pas avoir de chambre au 1er etages, et surtout pas le bloc 1. Par la suite il telephone et gribouille ton nom sur un calepin et te dit d’attendre a demain si tu veux avoir une bonne chambre. Bref on a accepter temporairement une chambre dans le bloc 1 pour pouvoir prendre notre douche et visiter un peu, histoire de profiter de la plage et de manger. J’etait au courant que le bloc 1 etait a eviter grace au forum, mais c’etait seulement une chambre temporaire. Resultat : Nous revenons tels que convenu(2 heures plus tard). La reception nous dits qu’il n’y a plus de chambres de dispo. J’ai eu beau chialer rien a faire. Pour tout vous dires ma chambre avait seulement 1 lit, fissures au murs, planche de pre-fini au plafonds(surement du a un plafond qui coulait), air climatisée qui ne marchait pas...etc Murs et plafonds taché de spot et de coulis d’humidité, senteur d’humidité. Serieusement ca ressemblait a un Motel 1 etoiles.
TRES IMPORTANT : Vous vouler du service : La femme est tres respecté en Republique Dominicaine. Lorsque c’est votre femme qui demande a parler a la reception ont vous donne du service. Important d’etre calme et souriant et le personel va vous trouver une autres chambres. Lorsque c’est l’homme qui demande une chambre ont vous fait attendre, ont vous dit de revenir demain etc
Finalement ont a redemmenager au BLOC 7 le soir meme a 21H. 5 jours plus tard il a fallu redemenager car on avait pu d’eau, eau qui coule dans les chambres a coté..etc
Encore un autre combat. La reception est ouvert SEUELEMENT a 15H pour les changements de chambre. Par la suite il te repete encore le meme refrain. Il veulent te mettre dans une chambre mediocre et au rez de chaussée. Tu demandes une autres chambres et le personel te dit d’atendres 30 minutes, 1 heures sans jamais avoir de chambres. Tu lui parles et c’est a croire qu’il ne comprend pas ce que tu lui demandes.(Francais et anglais). Ont te fait poirroter sans savoir ce qui ce passe.
Le probleme c’est qu’il y a toujours une dizaine de persone dans la meme situation que toi a la reception. TOUT est desorganiser. Les gens tout autour chiale, en plus des autres occupants qui veulent changer de chambres. Aucune file d’attente. Le gars est tout seul pour repondre au client, telephone, a pitoner sur son ordi. Le personel parle au telephone de ta situation et semble rire de ta gueule.
Serieusement j’ai deja voyager et dans les autres hotels il y avait 1. Une file d’atente bien organisée 2. Une receptioniste qui t’acceuille avec le sourire et qui te donne la chambre de ton choix 3. Un service instantanée si la chambre ne te convient pas. Bref au Ocean Bavaro c’est tout le contraire. Changer de chambres fait perdre du temps. C’est tres longs de renegocier une chambre, refaire c’est valises, attendres le preposée au valises(arrive 20 minutes plus tard), verifier la chambre, redefaire ses valises...etc Je ne suis pas chialeux mais lorsque tu paie dans les 4 chiffres pour un hotel tu veux du service.
3.LE VIN : Un choc lorsqu’on y goute pour la premiere fois. C’est du vin de table. Le blanc est tres fruité et sucré. Le rouge : Goute jamais pareil mais c’est vraiment cheap comme vin. Oublié le vin au arome boisé ou avec du tanin. Penser plutot a boire du jus de raisin alcoolisé. Le gout varie selon ce que vous mangé. On dirait qu’il est meilleur lorsqu’ont mange du fromage car ca rehausse le gout du vin. J’ai pas vu personne adoré le vin mais c’est quand meme buvable. Plongé en apnée : J’ai ete decu car les vagues brasse le sel marins et la visibilité n’est pas a son meilleurs. Sur la plage du resort il y a des petit coraux pres des boués mais faut plonger au fonds pour voir quelque chose.Nous avons fait une expedition qui coute 20$US(Cabane ou nous devons prendre les serviettes). Il t’emmene en bateau a 10 minutes a droite de la plage. Ca dure environ 40 minutes dans l’eau. Le hic c’est que ca brasse enormement dans l’eau a cause des vagues de l’ocean. Resultat : Ont etait 12 dans le bateau et la moitié ont ete malade. Tu regarde les poissons au fonds mais les vagues te transporte d’un coté et de l’autres. Apres 30 minutes tu ressent des nausé. Le hic c’est que tu dois attendre les autres. Bref on a nourri les poisson avec notre dejeuner.......Pour ceux qui ont le mal de mer, a eviter a 100%. Pour faire de l’apnee je vous conseil les caraibes car il n’y a pas de vague. C’est a environ 1H30 du resort. Au sud de punta cana.
Bref pour finir en resumé nous avons adoré notre voyage. Le positif l’emporte sur les points negatifs. Demander une bonne chambres d’hotel et vous aller etres bien servi. Bone vacances!!!
Si vous avez des questions n’hesiter pas a m’ecrire.
Tourisme sexuel: nous sommes tous responsables English translation pending
bonjour
aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste :
J'ai vécu 1 an au Sri lanka et un jour j'ai vu un allemand avec un jeune sri lankais (trop jeune), je me suis insurgée et j'ai commencé à m'agiter, je voulais le dénoncer auprès de la police local etc... mais mes amis sri lankais m'ont retenui en me disant que c'est moi qui aurait des problèmes car cela était couvert par certaines "crapules" du village où cela se déroulait.
c'est horrible, j'ose espérer qu'aujourd'hui en tant que touristes nous avons peut être un poid le regard que l'on porte lourd de reproches et même un risque de dénonciation de ce type d'activité. Mais qu'en est-il vraiment ?
cela vous est-il arrivé ? qu'avez vous fait ? qui contacter ?
il existe des sites maintenant : http://www.ecpat-france.org/
merci de partager vos opinions et expériences
cordialement
aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste :
J'ai vécu 1 an au Sri lanka et un jour j'ai vu un allemand avec un jeune sri lankais (trop jeune), je me suis insurgée et j'ai commencé à m'agiter, je voulais le dénoncer auprès de la police local etc... mais mes amis sri lankais m'ont retenui en me disant que c'est moi qui aurait des problèmes car cela était couvert par certaines "crapules" du village où cela se déroulait.
c'est horrible, j'ose espérer qu'aujourd'hui en tant que touristes nous avons peut être un poid le regard que l'on porte lourd de reproches et même un risque de dénonciation de ce type d'activité. Mais qu'en est-il vraiment ?
cela vous est-il arrivé ? qu'avez vous fait ? qui contacter ?
il existe des sites maintenant : http://www.ecpat-france.org/
merci de partager vos opinions et expériences
cordialement
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ?
En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986).
On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Hôtel "Villas Telamar" à Tela Honduras English translation pending
Qui connait cet hotel ???
Nouvelle destination (tout inclus) offert par TMR (Québec) Besoin de tout info nécessaire avant de faire un choix sur cette destination. Nous recherchons soleil, bonne bouffe, confort, longue plage et pouvoir rencontrer la population locale.
Vacances prévues pour mars prochain... Après Cuba et la République Dominicaine recherchons nouvelle destination.
Merci Mike 22 😉
Nouvelle destination (tout inclus) offert par TMR (Québec) Besoin de tout info nécessaire avant de faire un choix sur cette destination. Nous recherchons soleil, bonne bouffe, confort, longue plage et pouvoir rencontrer la population locale.
Vacances prévues pour mars prochain... Après Cuba et la République Dominicaine recherchons nouvelle destination.
Merci Mike 22 😉
Fifth wheel en Europe English translation pending
salut à tous
En surfant pour trouver des plans pour une cellule amovible, je viens de decouvrir les fifth whell
et je me demande: est ce qu'il y en a en europe? (vu leurs poids j'en doute)
un petit tour la pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle
http://www.nuwa.com/
http://www.wrv.com/html/alpenlitefw_about.html
ce type de mecanisme d'attelage est il autorisé en europe (hors poids lourd bien sur)
j'imagine bien un "mini" fifth wheel deriere mon navara (3500 kg ca limite...)
Au vu de tout ca, cellules amovibles, fifth wheel et caravanes, je me dit que l'on a pas la meme notion du confort de chaque coté de l'atlantique.
merci pour vos lumieres et vos avis.
ce type de mecanisme d'attelage est il autorisé en europe (hors poids lourd bien sur)
j'imagine bien un "mini" fifth wheel deriere mon navara (3500 kg ca limite...)
Au vu de tout ca, cellules amovibles, fifth wheel et caravanes, je me dit que l'on a pas la meme notion du confort de chaque coté de l'atlantique.
merci pour vos lumieres et vos avis.
Attractions en Floride English translation pending
Bonjour tout le monde!
Moi et mon copain projetons d’aller en Floride cet hiver, environ 13 jours. Nous sommes allés l’an passé, et cherchons des attractions différentes de celles qu’on a déjà vu.
Voici ce qu’on a vu l’an passé. MGM Studios (il pleuvait c’était dégeu) Magic Kingdom (trop hot!!) Miami (il ne faisait pas beau donc pas mal plate, avec le plutôt laid art déco) Les everglades (alligator farm, avec un tour de airboat, c’était bien) West Palm beach (Ile de Palm beach avec les grosses baraques) Les keys (on y retourne cette année)Et cette année on compte faire : Du snorkeling dans les Keys (pas à partir d’un bateau, c’est cher, et on a déjà notre équipement) Vous connaissez des bons endroits à partir du rivage? Nous avons entendu parler de John Pennekamp Coral Reef State Park… Universal Studios ; savez-vous si un système similaire à FASTPASS existe dans ce parc? L’an passé, à Magic Kingdom, la veille du jour de l’an c’était certainement une des journées les plus occupée, pourtant le plus qu’on a attendu était 40 min!! Puis je espérer la même chose à Universal? On va sûrement aller à St Augustine, voir le Castillo de san marco Peut-être aussi dans le coin de Ft Lauderdale, il parait qu’il y a des bons spots pour ramasser des coquillages (et encore p - e essayer de faire du snorkeling) Voici quelques options que j’envisageais : Cap Canaveral, trouvez vous que ça vaut le détour, ou c’est une arnaque? Dry Tortugas a l’air bien, mais cher (le ferry coûte 100!!), la visite vaut-elle vraiment le prix?? On aime bien faire du hiking, y a-t-il des trails intéressantes qui vous ont marquées? (Habituellement on en fait dans les montagnes ou canyons, mais il n’y a pas vraiment ça en Floride…) J’ai un livre qui avair l’air de dire que faire du canot à Blackwater River était vraiment bien (mais c’Est presque à côté de la Louisiane! Donc il me faudrait vraiment un commentaire hyper convaincant de quelqu’un super-émerveillé pour y aller….) Aussi on part du Québec, et je me disais que tant qu’à avoir (relativement) bcp de temps, on pourrait arrêter voir des choses dans les états au nord de la Floride dans lesquels on passe.. (Carolines, Geogie..) Connaissez vous des choses qui valent VRAIMENT le détour?MERCI BEAUCOUP POUR VOS COMMENTAIRES/SUGGESTIONS!!!
Moi et mon copain projetons d’aller en Floride cet hiver, environ 13 jours. Nous sommes allés l’an passé, et cherchons des attractions différentes de celles qu’on a déjà vu.
Voici ce qu’on a vu l’an passé. MGM Studios (il pleuvait c’était dégeu) Magic Kingdom (trop hot!!) Miami (il ne faisait pas beau donc pas mal plate, avec le plutôt laid art déco) Les everglades (alligator farm, avec un tour de airboat, c’était bien) West Palm beach (Ile de Palm beach avec les grosses baraques) Les keys (on y retourne cette année)Et cette année on compte faire : Du snorkeling dans les Keys (pas à partir d’un bateau, c’est cher, et on a déjà notre équipement) Vous connaissez des bons endroits à partir du rivage? Nous avons entendu parler de John Pennekamp Coral Reef State Park… Universal Studios ; savez-vous si un système similaire à FASTPASS existe dans ce parc? L’an passé, à Magic Kingdom, la veille du jour de l’an c’était certainement une des journées les plus occupée, pourtant le plus qu’on a attendu était 40 min!! Puis je espérer la même chose à Universal? On va sûrement aller à St Augustine, voir le Castillo de san marco Peut-être aussi dans le coin de Ft Lauderdale, il parait qu’il y a des bons spots pour ramasser des coquillages (et encore p - e essayer de faire du snorkeling) Voici quelques options que j’envisageais : Cap Canaveral, trouvez vous que ça vaut le détour, ou c’est une arnaque? Dry Tortugas a l’air bien, mais cher (le ferry coûte 100!!), la visite vaut-elle vraiment le prix?? On aime bien faire du hiking, y a-t-il des trails intéressantes qui vous ont marquées? (Habituellement on en fait dans les montagnes ou canyons, mais il n’y a pas vraiment ça en Floride…) J’ai un livre qui avair l’air de dire que faire du canot à Blackwater River était vraiment bien (mais c’Est presque à côté de la Louisiane! Donc il me faudrait vraiment un commentaire hyper convaincant de quelqu’un super-émerveillé pour y aller….) Aussi on part du Québec, et je me disais que tant qu’à avoir (relativement) bcp de temps, on pourrait arrêter voir des choses dans les états au nord de la Floride dans lesquels on passe.. (Carolines, Geogie..) Connaissez vous des choses qui valent VRAIMENT le détour?MERCI BEAUCOUP POUR VOS COMMENTAIRES/SUGGESTIONS!!!
Cherche infos sur le Xinjiang en Chine English translation pending
Bonjour,
Nous avons nos billets Paris/Pékin/Urumqi A/R pour le mois d'Août. Nous comptons y passer 3 semaines. Aussi, je lance un appel à tout voyageur ayant découvert la région et pouvant nous donner des infos. Tout tuyau est le bienvenu ! Merci d'avance Khiva 😊
Nous avons nos billets Paris/Pékin/Urumqi A/R pour le mois d'Août. Nous comptons y passer 3 semaines. Aussi, je lance un appel à tout voyageur ayant découvert la région et pouvant nous donner des infos. Tout tuyau est le bienvenu ! Merci d'avance Khiva 😊
Sécurité en Libye English translation pending
bonjour à tous.
je dois partir au mois de nov en libye pour un treck de 15j en organisé.
je souhaiterai savoir si etre touriste là_bas ne pose pas de probleme, cad savoir s'il vaut mieux choisir une autre destination ou etre confiant pour celle_là.
merci à ceux qui me répondront
je dois partir au mois de nov en libye pour un treck de 15j en organisé.
je souhaiterai savoir si etre touriste là_bas ne pose pas de probleme, cad savoir s'il vaut mieux choisir une autre destination ou etre confiant pour celle_là.
merci à ceux qui me répondront
le site de Bagan English translation pending
ayant un foule de photos sur les temples et pagodes de Bagan, j'aimerai réaliser une carte avec toutes les architectures présences pour en faire un site internet interactif.
J'ai déjà écrit à l'Unesco et à l'ambassade du Myanmar qui ne m'ont pas répondu !
je sais qu'il y a eu des repérages par le japon qui datent d'une 15e d'années.
je cherches des cartes (le mieux par satellite !!! je sais je rêve ...), des adresses, vos photos pourquoi pas et votre savoir sur le sujet.
je sais, c'est pour des fous-dingues d'histoire locale, mais y'en a !!
merci
J'ai déjà écrit à l'Unesco et à l'ambassade du Myanmar qui ne m'ont pas répondu !
je sais qu'il y a eu des repérages par le japon qui datent d'une 15e d'années.
je cherches des cartes (le mieux par satellite !!! je sais je rêve ...), des adresses, vos photos pourquoi pas et votre savoir sur le sujet.
je sais, c'est pour des fous-dingues d'histoire locale, mais y'en a !!
merci
mongolie en solo English translation pending
bonjour
je projette de partir cet été en mongolie pendant un mois
des suggestions, conseils, mises en garde, coups de coeur, anecdotes ou autres récits ?...
en fait j'ai des tonnes de questions mais je ne sais pas par où commencer...
merci !
je projette de partir cet été en mongolie pendant un mois
des suggestions, conseils, mises en garde, coups de coeur, anecdotes ou autres récits ?...
en fait j'ai des tonnes de questions mais je ne sais pas par où commencer...
merci !
Meilleure bière du monde? English translation pending
Amateur de bières(ssss) de tous les pays, unissons nous pour élire la meilleire bière du monde!!
Je vote pour la Saigon beer............
Je vote pour la Saigon beer............
2 jeunes souhaitant faire un séjour à Londres English translation pending
Bonjour,
Avec une amie, nous souhaiterions partir faire un petit sejour touristique (2 semaines je pense) a Londres et ces alentours durant la periode estivale.
Je m'y prend un peu tot je sais, mais j'aimerais que cela soit bien planifie, sachant que je suis actuellement aux USA et que je ne rentrerais qu'en Juin donc...
Enfin bref... J'aurais 18 ans au moment du voyage, et mon amie aussi. Est dangereux de vouloir s'aventurer toute les 2 a Londres? Sachant que je ne manque pas de jugeotte non plus car je suis partie seule aux USA :) lol Enfin je disais... Que faut-il voir la bas? Si qqun pouvais me faire une petite (ou grande lol) liste des endroits a voir absolument (aussi bien pour s'eclater que pour vister... Je voudrais faire un peu de tout...)? Peut on debarquer avec notre valise sans savoir ou nous dormirons le soir meme? Ou est il preferable de reserver une chambre d'hotel pour au moins les 2 premieres nuits a l'avance? Peut on trouver des hotels bon marche, ou auberge de jeunesse ou autres? Quel budget par personne prevoir tout compris pour 2 semaines? Peut on se deplacer facilement en bus?
Que de questions... Si vous avez des sites internets a me conseiller.. Merci par avance!
Avec une amie, nous souhaiterions partir faire un petit sejour touristique (2 semaines je pense) a Londres et ces alentours durant la periode estivale.
Je m'y prend un peu tot je sais, mais j'aimerais que cela soit bien planifie, sachant que je suis actuellement aux USA et que je ne rentrerais qu'en Juin donc...
Enfin bref... J'aurais 18 ans au moment du voyage, et mon amie aussi. Est dangereux de vouloir s'aventurer toute les 2 a Londres? Sachant que je ne manque pas de jugeotte non plus car je suis partie seule aux USA :) lol Enfin je disais... Que faut-il voir la bas? Si qqun pouvais me faire une petite (ou grande lol) liste des endroits a voir absolument (aussi bien pour s'eclater que pour vister... Je voudrais faire un peu de tout...)? Peut on debarquer avec notre valise sans savoir ou nous dormirons le soir meme? Ou est il preferable de reserver une chambre d'hotel pour au moins les 2 premieres nuits a l'avance? Peut on trouver des hotels bon marche, ou auberge de jeunesse ou autres? Quel budget par personne prevoir tout compris pour 2 semaines? Peut on se deplacer facilement en bus?
Que de questions... Si vous avez des sites internets a me conseiller.. Merci par avance!
Bons plans et argent à San Andres English translation pending
Allo a tous
On est 2 gars de 20ans a aller a San andres en comlombie. On part le 26 décembre 2004 pour 2 semaine. Pis j'avais quelque question a poser.
Pour commencer j'aimerais ca savoir si ca fut la peine d'apporter des peso colombien ou d'apporter seulement de l'argent US, et j'aurais aimer savoir les attraction a ne pas manquer. Ahh oui pis cé au San luis quon va etre héberger en tk jespere quon a choisi une bonne destination pis que ca va bouger la bas ....
merci davance pour vos réponse :) HuR|eY
merci davance pour vos réponse :) HuR|eY
Fiesta Beach Resort English translation pending
Je viens juste de connaître ce site, il me paraît très intéressant ! voilà, nous partons en RD du 22/10 au 2/11 au Fiesta Beach Resort PUNTA CANA. Nous sommes allés l'an dernier au Playa Real à Juan Dolio et avons été très satisfaits. D'après ce que j'ai pu lire sur divers sites, cet hôtel FIESTA BEACH RESORT ferait parti d'un grand complexe hôtelier d'au moins 4 à 5 hôtels (Bavaro, Lookéa, .. etc) ! n'est ce pas trop grandiose ?? je peux évidement demander à notre agent de voyage qu'il me renseigne, mais n'est ce pas mieux d'avoir les commentaires de personnes y ayant séjourné ?? Merci à l'avance à ceux qui pourront me renseigner.
Que faire en Chine et monastères English translation pending
Hello a tous !!
Bon voila, je n'avait pas vraiment prévut que j'aurais 2 mois de libre en chine ..., je suis basée sur Shanghai, je peut rayonné à partire de cette ville ou a partire de Pekin, mais je peut aussi faire un circuit (attention juste l'image pas de truc organisé ...).
Que faire, j'ai un vieux guide (c'est déja beaucoup) mais que me conseillé vous, en sachant que je ne fait rien par avion (je suis pas rassuré en avion ...) ..., donc train bus à pied ...
Si vous avez des idées de treck de quelques jours je suis preneur aussi ...
Enfin je suis à la recherche d'un monaster perdut dans la montagne (je n'exclus pas le tibet, mais bon pour des raison de coups et de formalité je ne sait pas si je le fairait ce coup si ...) pour deux ou trois jours de méditation un peut à l'écart des touristes ....
Lacher vous le fairait le tris, je fairait de toute foncont Pekin et Xi-an (pendant ma semainde de vacances ...)
Merci a vous tous d'avance ...
Philo
Bon voila, je n'avait pas vraiment prévut que j'aurais 2 mois de libre en chine ..., je suis basée sur Shanghai, je peut rayonné à partire de cette ville ou a partire de Pekin, mais je peut aussi faire un circuit (attention juste l'image pas de truc organisé ...).
Que faire, j'ai un vieux guide (c'est déja beaucoup) mais que me conseillé vous, en sachant que je ne fait rien par avion (je suis pas rassuré en avion ...) ..., donc train bus à pied ...
Si vous avez des idées de treck de quelques jours je suis preneur aussi ...
Enfin je suis à la recherche d'un monaster perdut dans la montagne (je n'exclus pas le tibet, mais bon pour des raison de coups et de formalité je ne sait pas si je le fairait ce coup si ...) pour deux ou trois jours de méditation un peut à l'écart des touristes ....
Lacher vous le fairait le tris, je fairait de toute foncont Pekin et Xi-an (pendant ma semainde de vacances ...)
Merci a vous tous d'avance ...
Philo
Infos sur la côte est de la Malaisie English translation pending
Je cherche des infos sur la cote est de la Malaisie:
Pulau Perhentian: je lis partout que en aout il est difficile de trouver des hebergements sur Pulau Perhentian en Aout et qu'il faut reserver. Quen est'il en Septembre ? Des conseils pour l'hebergement avec des bon spots de snorkeling a proximite ?
Pulau Lang Tengah: qulqu'un connait ??
Setiu: quelqu'un connais ??
Endau Rampin: il y a t'il moyen de faire des treks facilement (sans autorisations speciale) ?
Et aussi un endroit sur la cote Ouest: Kuala Selangor nature park et kampung kuantan: quelqu'un connais ?
Et aussi un endroit sur la cote Ouest: Kuala Selangor nature park et kampung kuantan: quelqu'un connais ?
C'est parti!!!! English translation pending
Ca y est, le projet Geantropie commence vraiment. Et par la même mon grand voyage, rêvé depuis tant d'années. Après des mois de démarches personnelles puis administratives, je me suis envolé hier matin pour ma nouvelle vie, pour Mexico. Vous pourrez lire mes aventures géantropiques sur mon site (http://geantropie.free.fr, rubrique "En direct d'Amérique Latine"). Parfois, lorsque les aventures qui m'arriveront vaudront vraiment le coup, ou seront intéressantes mais sans rapport direct avec la Géantropie, je les relaterai ici, dans cette discussion. A suivre, donc.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Cambodge: seul ou avec un tour opérator? English translation pending
comment partir au cambodge seul ou avec un tour opérator? qui connait Terralto ? merci de vos réponses
Conseils voyage Inde/Thaïlande/Bali English translation pending
Bonjour,
je souhaite faire un voyage en Indes mais il me manque quelques connaissances et point de vue de gens qui y sont allé ou qui prévoit y aller. J'ai 19 ans, je suis étudiante en communication dans la région de Montréal au Québec.
Où ne doit-on pas aller par sécurité, qu'est-ce que vous avez aimé, qu'avez vous vu, y retourneriez-vous? avez vous risqué d'être malade, émotivement était-ce dur, c'est quoi le pire pour vous, ...?
Merci beaucoup, à vous,
Oh et, à la suite de mon écriture j'ai découvert des infos intéressants de ceux qui ont posé certaines questions avant moi, mais n'hésitez pas à en dire davantage, comme les lieux dangereux, mesures de sécurité, il semble être recommandé de ne pas aller au radjasthan à cause de la frontière avec le Pakistan, qu'est-ce qu, il en est exactement, j'aimerais voir des tigres et autres animaux de près(parcs), merci.
Véronique
Où ne doit-on pas aller par sécurité, qu'est-ce que vous avez aimé, qu'avez vous vu, y retourneriez-vous? avez vous risqué d'être malade, émotivement était-ce dur, c'est quoi le pire pour vous, ...?
Merci beaucoup, à vous,
Oh et, à la suite de mon écriture j'ai découvert des infos intéressants de ceux qui ont posé certaines questions avant moi, mais n'hésitez pas à en dire davantage, comme les lieux dangereux, mesures de sécurité, il semble être recommandé de ne pas aller au radjasthan à cause de la frontière avec le Pakistan, qu'est-ce qu, il en est exactement, j'aimerais voir des tigres et autres animaux de près(parcs), merci.
Véronique
Sol Luna Mares Resort (Holguin) English translation pending
😊J'aimerais avoir de l'information sur le SOL LUNA MARES RESORT À HOLGUIN..j'aimerais peut-être m'y rendre vers le 15 avril 2004. Est-ce que quelqu'un est allé et vos commentaires svp...photos?
J'ai vu des sites sur cet hôtel et ça semble très beau... aidez-moi svp.. isacat xxx
J'ai vu des sites sur cet hôtel et ça semble très beau... aidez-moi svp.. isacat xxx
Club Tropical de Varadero English translation pending
😊 J'aimerais savoir si quelqu'un d'entre vous a déjà séjourné au Club Tropical ? J'ai lancé cette discussion sur d'autres sites sans beaucoup de succès. Je sais que cet hôtel est standard mais son prix est interessant et je pourrais me permettre un séjour de 2 semaines. Merci à l'avance de me répondre.
Quel endroit en Andalousie? English translation pending
bonjour
nous souhaiterions partir 15 jours en andalousie en aout en famille 2 adultes + 2 enfants 6 et 7 ans. Nous recherchons un endroit en bord de mer, plage sable fin, eau chaude, tres belle plage, endroit typique pas trop bruyant. Bref l'endroit ideal - Des que nous aurons trouvez l'endroit ideal, je me mettrais à la recherche d'un logement.
Voulà, si quelqu'un peu m'aider, toutes propositions d'endroit seront les bien venus
merci à tous
nous souhaiterions partir 15 jours en andalousie en aout en famille 2 adultes + 2 enfants 6 et 7 ans. Nous recherchons un endroit en bord de mer, plage sable fin, eau chaude, tres belle plage, endroit typique pas trop bruyant. Bref l'endroit ideal - Des que nous aurons trouvez l'endroit ideal, je me mettrais à la recherche d'un logement.
Voulà, si quelqu'un peu m'aider, toutes propositions d'endroit seront les bien venus
merci à tous
Qu'elle était verte mon Irlande English translation pending
Pour tous ceux qui comptent partir en Irlande, voici quelques retours d'expériences de mon séjour de 9 jours en mai 2012.
Considérations générales
=================
2 jours sur 9 de soleil. Le reste du temps, gris, nuageux avec pluie intermittente surtout l'après-midi. L'Irlande n'est pas verte pour rien.
Bon accueil des gens en général. Beaucoup d'ambiance dans les pubs. Musique live en général à partir de 21H30. Dans les B&B, le petit déjeuner Irlandais est un must. Oubliez le cholesterol et enjoy !
Sur la route, conduire à gauche avec volant à droite et changement de vitesse à main gauche demande un certain temps d'adaptation. Attention surtout lorsqu'on reprend la route après un arrêt, on repart sytématiquement à droite... Les routes sont très étroites dans la campagne. La ligne médiane sert juste de décor car deux voitures ne peuvent ps toujours se croiser. Il faut rouler très prudemment et faire attention aux murets et autres haies, vu qu'on a tendance à serrer à gauche.
La nourriture est excellente et variée surtout le poisson qui est très frais et bien accompagné. Pour les boissons, si vous n'aimez pas la Guiness comme moi, essayez la Murphy ou la Smithwicks (prononcez smidicks).
Rayon prix, c'est similaire à ce qu'on rencontre en Belgique.
Pour l'organisation du voyage, le routard, le site tripadvisor.com, guide-irlande.com, discoverireland.ie....
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Plus de détail et de photos sur http://2carolosenirlande2012.blogspot.com/
Aéroport de Dublin (terminal Ryanair)
==========================
Le parking des voitures de location se trouve à 4 ou 5 Km de l'aéroport. Une navette spécifique à la compagnie de loc vous transporte de l'aéroport au parking. Le point de départ se trouve sur un îlot au milieu des voies de circulation juste devant l'aéroport.
Si vous empruntez la M50 (vers Galway par ex), vous devrez vous acquitter endéans 48H de 3€. Il y a une notice délivrée par la société de loc. Si vous ne le faites pas, il y a une surtaxe que la compagnie de loc vous fera payer de toutes façons. Pour payer, c'est soit par téléphone (ne marchait pas...), soit par le net (OK) ou via un commerce avec l'enseigne qui va bien (pas testé). Il y a également deux ou trois péages sur la route vers Galway (environ 8 € au total)
Clifden
====
B&B : Mallmore House : Rien à redire. Endroit très calme à 3' en voiture de clifden. Chambre spacieuse (sauf sdb), grand jardin et vue sur la mer et Clifden (à 500M) Restaurants : Mitchell's et Boconi. Très bien tous les deux. Menu 3 plats + 1 bouteille de vin => environ 75 € pour deux.
Sky Road : Très belles vues sur la côte de Clifden. Routes très étroites et aucune visibilité de ce qui arrive en face à certains endroits. Rouler très prudemment.
Parc National du Conemara : Escalade de Diamond Hill. Vues magnifiques. Escalade déconseillée par grand vent ou pluie. Reprendre la R374 pour revenir vers Clifden. Nombreux lacs et vues sur les montagnes.
Kylemore Abbey (12 € pp !) : Très bel endroit, mais on peut juste visiter 5 pièces dans l'abbaye ! navette vers les jardins.
Ballynahinch castle : Un super endroit avec de belles promenades balisées. Belles photos pour les amateurs. Plan des ballades disponible à la réception de l'hôtel. Le pub de l'hôtel n'est pas cher et on peut y manger de délicieux sandwiches. L'hôtel quant à lui reste hors budget.
Galway
=====
B&B : Sli Na Mara. A 10-15' à pied du centre ville. Chambre exigue mais propre, dans quartier calme. OK pour une nuit.
Restaurants : "Tratoria" : Pas cher ni vraiment mauvais, mais je n'y retournerais pas.
Centre-ville classique avec enseignes internationales, pubs et restaurants à volonté. Chouette cathédrale assez moderne.
Cliffs of moher : Très belles falaises (6€ pp). On peut se ballader sur les chemins non protégés (à gauche avec le visitor center dans le dos) Il faut juste emjamber un petit muret et fermer les yeux sur le panneau "prohibited". Déconseillé par grand vent et avec des enfants.
Bunratty folk village : Visite du château et du village reconstitué. Démarrer par le château car il ferme tôt. Château médiéval classique avec reconstitution des chambres d'époques. Escalier en colimaçons pas facile lors de grandes affluences.
Pour le parc, très belle ballade à travers les maisons (19 ème siècle) qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Grand souci du détail au niveau de la décoration. Le parc est entouré de verdure. Ne pas hésiter à explorer les parties les plus éloignées. A recommander.
Dingle
===
B&B : Towerview : à 3' du centre en voiture (Grand parking payant 1€/H au port). Bon accueil de la patronne qui renseigne les bons plans. Chambres spacieuses (gde SDB). Endroit calme et cossu mais literie à revoir.
Restaurants :
An Canteen : Très bon rapport qualité/prix. Décor minimaliste et réservation souhaitée. Bull's head : Bonne adresse. Plats copieux et goûteux. 75 € pour deux avec vin argentin.
Soirée irlandaise : Les nombreux pubs accueillent des groupes à partir de 21H30. A faire (Bennet's pub).
Slea head drive : Superbe route de corniche. Plan dispo au tourist office (au port).
Fort dun Beig : Vestige d'un fort de l'âge du bronze. 3 € pour quelques pierres, mais bel endroit.
S'arrêter à la plage Coumeenoole Beach du film "La fille de Ryan" (parking à gauche en sortant du village). Escalader la colline. Vues superbes sur les îles blaskets. Descendre et profiter de la plage.
Oratoire de Gallarus : Exemple de construction étanche en pierre. Bien pour la construction mais visite en 10'.
Ballade agréable dans les rues de la ville avec beaucoup de maisons colorées.
Killarney
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B&B : Fuschia house : Sur la route de Kenmare à la sortie de Killarney. Ancienne demeure au charme certain. Bonne literie et grande chambre. Calme malgré la proximité de la grande route. Parking aisé.
Restaurants :
Hannigan's : Bar + restaurant. Pas mal du tout. Situé juste à l'entrée de la ville en venant du fushia house. Personnel très prévenant et nourriture OK.
Salvador's : Cuisine italienne et irlandaise. Rapport qualité prix OK mais musique envahissante.
Torc waterfall : A partir de la muckross's house, chemins de ballade bien balisés. A environ 45' sur chemin plat. C'est une cascade très romantique. De la, possibilité de ballades en boucle dans la montagne (différents niveaux de difficultés)
Muckross's abbey : Tjs à partir de la muckross's house, 40' de ballade vers une abbaye en ruine dont la structure est tjs bien visible. On peut visiter gratuitement. L'endroit est sympa.
Centre-ville : Très touristique, beaucoup de cars, de magasins. Parking payant partout.
Ring of kerry :
Partir tôt le matin et dans le sens anti-horlogique pour ne pas se prendre les cars en face sur des routes pas faites pour.
Arrêt à la plage de Rossbeigh, belle vue.
Valentia islands : Prendre le pont à Portmagee et explorer l'île. Plan touristique disponible au tourist office de knighstown Monter à Geokaun Mountain & Fogher Cliffs. Parking à proximité des points de vue à chaque fois.
Prendre le "ring of Skellig". Très beaux paysages sur la côte et les vertes collines. Belles vues sur les îles skellig.
Kenmare. Jolie ville colorée très animée avec nombreux pubs.
De Kenmare à Killarney, la route est splendide mais étroite et sinueuse (moll's gap / Ladie's view). Beaux petits lacs accessibles.
Dublin
=====
Hôtel : Guesthouse Fitzwilliam. Je ne recommande pas. Rapport qualité prix pas correct. Pas d'ascenceur et chambre vieillote au 4ème...
Restaurant :
Friday (à côté de St Stephen shopping center). Chaîne de franchisés classique mais bel endroit et serveuses sympas. Matt the thresher : Superbe Bar restaurant, très animé. Poissons d'excellente qualité et fish & chips mortels.
Killmainham Geol : Visite guidée de la prison (prendre le bus 79 à Ashton quay). Très intéressant, mais il faut s'accrocher à l'accent irlandais du guide.
St Stephen green : Joli parc à l'anglaise
St Stephen shopping center : Très bel ensemble architectural. A voir.
Merrion Square : Bof
Musée national : Belles galeries d'animaux de toutes sortes (du papillon à l'ours des neiges). A faire avec les enfants.
Dublinia : Reconstitution et explication sur l'histoire de Dublin : Si vous n'avez rien d'autres à faire.
Trinity college : Petite ballade dans les allées de l'université. Bâtiments variés. Queue pour le livre de kells et la bibliothèque.
O'connell et Grafton street : Rues commerçantes dédiés au dieu shopping. Beaucoup de monde !
Considérations générales
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2 jours sur 9 de soleil. Le reste du temps, gris, nuageux avec pluie intermittente surtout l'après-midi. L'Irlande n'est pas verte pour rien.
Bon accueil des gens en général. Beaucoup d'ambiance dans les pubs. Musique live en général à partir de 21H30. Dans les B&B, le petit déjeuner Irlandais est un must. Oubliez le cholesterol et enjoy !
Sur la route, conduire à gauche avec volant à droite et changement de vitesse à main gauche demande un certain temps d'adaptation. Attention surtout lorsqu'on reprend la route après un arrêt, on repart sytématiquement à droite... Les routes sont très étroites dans la campagne. La ligne médiane sert juste de décor car deux voitures ne peuvent ps toujours se croiser. Il faut rouler très prudemment et faire attention aux murets et autres haies, vu qu'on a tendance à serrer à gauche.
La nourriture est excellente et variée surtout le poisson qui est très frais et bien accompagné. Pour les boissons, si vous n'aimez pas la Guiness comme moi, essayez la Murphy ou la Smithwicks (prononcez smidicks).
Rayon prix, c'est similaire à ce qu'on rencontre en Belgique.
Pour l'organisation du voyage, le routard, le site tripadvisor.com, guide-irlande.com, discoverireland.ie....
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Plus de détail et de photos sur http://2carolosenirlande2012.blogspot.com/
Aéroport de Dublin (terminal Ryanair)
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Le parking des voitures de location se trouve à 4 ou 5 Km de l'aéroport. Une navette spécifique à la compagnie de loc vous transporte de l'aéroport au parking. Le point de départ se trouve sur un îlot au milieu des voies de circulation juste devant l'aéroport.
Si vous empruntez la M50 (vers Galway par ex), vous devrez vous acquitter endéans 48H de 3€. Il y a une notice délivrée par la société de loc. Si vous ne le faites pas, il y a une surtaxe que la compagnie de loc vous fera payer de toutes façons. Pour payer, c'est soit par téléphone (ne marchait pas...), soit par le net (OK) ou via un commerce avec l'enseigne qui va bien (pas testé). Il y a également deux ou trois péages sur la route vers Galway (environ 8 € au total)
Clifden
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B&B : Mallmore House : Rien à redire. Endroit très calme à 3' en voiture de clifden. Chambre spacieuse (sauf sdb), grand jardin et vue sur la mer et Clifden (à 500M) Restaurants : Mitchell's et Boconi. Très bien tous les deux. Menu 3 plats + 1 bouteille de vin => environ 75 € pour deux.
Sky Road : Très belles vues sur la côte de Clifden. Routes très étroites et aucune visibilité de ce qui arrive en face à certains endroits. Rouler très prudemment.
Parc National du Conemara : Escalade de Diamond Hill. Vues magnifiques. Escalade déconseillée par grand vent ou pluie. Reprendre la R374 pour revenir vers Clifden. Nombreux lacs et vues sur les montagnes.
Kylemore Abbey (12 € pp !) : Très bel endroit, mais on peut juste visiter 5 pièces dans l'abbaye ! navette vers les jardins.
Ballynahinch castle : Un super endroit avec de belles promenades balisées. Belles photos pour les amateurs. Plan des ballades disponible à la réception de l'hôtel. Le pub de l'hôtel n'est pas cher et on peut y manger de délicieux sandwiches. L'hôtel quant à lui reste hors budget.
Galway
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B&B : Sli Na Mara. A 10-15' à pied du centre ville. Chambre exigue mais propre, dans quartier calme. OK pour une nuit.
Restaurants : "Tratoria" : Pas cher ni vraiment mauvais, mais je n'y retournerais pas.
Centre-ville classique avec enseignes internationales, pubs et restaurants à volonté. Chouette cathédrale assez moderne.
Cliffs of moher : Très belles falaises (6€ pp). On peut se ballader sur les chemins non protégés (à gauche avec le visitor center dans le dos) Il faut juste emjamber un petit muret et fermer les yeux sur le panneau "prohibited". Déconseillé par grand vent et avec des enfants.
Bunratty folk village : Visite du château et du village reconstitué. Démarrer par le château car il ferme tôt. Château médiéval classique avec reconstitution des chambres d'époques. Escalier en colimaçons pas facile lors de grandes affluences.
Pour le parc, très belle ballade à travers les maisons (19 ème siècle) qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Grand souci du détail au niveau de la décoration. Le parc est entouré de verdure. Ne pas hésiter à explorer les parties les plus éloignées. A recommander.
Dingle
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B&B : Towerview : à 3' du centre en voiture (Grand parking payant 1€/H au port). Bon accueil de la patronne qui renseigne les bons plans. Chambres spacieuses (gde SDB). Endroit calme et cossu mais literie à revoir.
Restaurants :
An Canteen : Très bon rapport qualité/prix. Décor minimaliste et réservation souhaitée. Bull's head : Bonne adresse. Plats copieux et goûteux. 75 € pour deux avec vin argentin.
Soirée irlandaise : Les nombreux pubs accueillent des groupes à partir de 21H30. A faire (Bennet's pub).
Slea head drive : Superbe route de corniche. Plan dispo au tourist office (au port).
Fort dun Beig : Vestige d'un fort de l'âge du bronze. 3 € pour quelques pierres, mais bel endroit.
S'arrêter à la plage Coumeenoole Beach du film "La fille de Ryan" (parking à gauche en sortant du village). Escalader la colline. Vues superbes sur les îles blaskets. Descendre et profiter de la plage.
Oratoire de Gallarus : Exemple de construction étanche en pierre. Bien pour la construction mais visite en 10'.
Ballade agréable dans les rues de la ville avec beaucoup de maisons colorées.
Killarney
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B&B : Fuschia house : Sur la route de Kenmare à la sortie de Killarney. Ancienne demeure au charme certain. Bonne literie et grande chambre. Calme malgré la proximité de la grande route. Parking aisé.
Restaurants :
Hannigan's : Bar + restaurant. Pas mal du tout. Situé juste à l'entrée de la ville en venant du fushia house. Personnel très prévenant et nourriture OK.
Salvador's : Cuisine italienne et irlandaise. Rapport qualité prix OK mais musique envahissante.
Torc waterfall : A partir de la muckross's house, chemins de ballade bien balisés. A environ 45' sur chemin plat. C'est une cascade très romantique. De la, possibilité de ballades en boucle dans la montagne (différents niveaux de difficultés)
Muckross's abbey : Tjs à partir de la muckross's house, 40' de ballade vers une abbaye en ruine dont la structure est tjs bien visible. On peut visiter gratuitement. L'endroit est sympa.
Centre-ville : Très touristique, beaucoup de cars, de magasins. Parking payant partout.
Ring of kerry :
Partir tôt le matin et dans le sens anti-horlogique pour ne pas se prendre les cars en face sur des routes pas faites pour.
Arrêt à la plage de Rossbeigh, belle vue.
Valentia islands : Prendre le pont à Portmagee et explorer l'île. Plan touristique disponible au tourist office de knighstown Monter à Geokaun Mountain & Fogher Cliffs. Parking à proximité des points de vue à chaque fois.
Prendre le "ring of Skellig". Très beaux paysages sur la côte et les vertes collines. Belles vues sur les îles skellig.
Kenmare. Jolie ville colorée très animée avec nombreux pubs.
De Kenmare à Killarney, la route est splendide mais étroite et sinueuse (moll's gap / Ladie's view). Beaux petits lacs accessibles.
Dublin
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Hôtel : Guesthouse Fitzwilliam. Je ne recommande pas. Rapport qualité prix pas correct. Pas d'ascenceur et chambre vieillote au 4ème...
Restaurant :
Friday (à côté de St Stephen shopping center). Chaîne de franchisés classique mais bel endroit et serveuses sympas. Matt the thresher : Superbe Bar restaurant, très animé. Poissons d'excellente qualité et fish & chips mortels.
Killmainham Geol : Visite guidée de la prison (prendre le bus 79 à Ashton quay). Très intéressant, mais il faut s'accrocher à l'accent irlandais du guide.
St Stephen green : Joli parc à l'anglaise
St Stephen shopping center : Très bel ensemble architectural. A voir.
Merrion Square : Bof
Musée national : Belles galeries d'animaux de toutes sortes (du papillon à l'ours des neiges). A faire avec les enfants.
Dublinia : Reconstitution et explication sur l'histoire de Dublin : Si vous n'avez rien d'autres à faire.
Trinity college : Petite ballade dans les allées de l'université. Bâtiments variés. Queue pour le livre de kells et la bibliothèque.
O'connell et Grafton street : Rues commerçantes dédiés au dieu shopping. Beaucoup de monde !
Partir en Orissa/Madhya Pradesh ou Laos? English translation pending
Bonjour,
J'hésite encore aujourd'hui entre partir en Orissa/ Madhya pradesh et au Laos région de Sam neua.... Je suis à la recherche de rencontres et nature authentique, peu touristique. J'aimerai rencontrer des tisserands et teinturiers d'Ikats, qui teignent encore aux végétaux... Merci à tous ceux qui connaissent déjà ces régions pour leurs précieux témoignages!!!
J'hésite encore aujourd'hui entre partir en Orissa/ Madhya pradesh et au Laos région de Sam neua.... Je suis à la recherche de rencontres et nature authentique, peu touristique. J'aimerai rencontrer des tisserands et teinturiers d'Ikats, qui teignent encore aux végétaux... Merci à tous ceux qui connaissent déjà ces régions pour leurs précieux témoignages!!!
Jeu des photos English translation pending
Pour ceux que cela amuse, où a été prise cette photo ?
NILSOU.
NILSOU.
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!