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Chevaux vapeurs ou chevaux tout court, Capadocce quand tu me tiens! English translation pending
by Simplybrice · 2008-10-22 · 1 reply
J'ai marché, marché et encore marché, le corps endolori par tant d'efforts il a fallut réagir! Maintenant je marche motorisé, et pas que...

Le lever en Cappadocce ( 1 P, 2 P? Le foutoir!) est à ceci radieux que tout est là, la nature, les sourires, le soleil. Le thermomètre hésite entre l'hiver et l'été qu'on soit de nuit ou de jour, mais au réveil, pour lui et moi c'est le printemps. Lunettes de soleil de rigueur et loin d'être rigoreux, la nourriture s'engouffre, la tête et les jambes s'affutent. Aujourd'hui samedi, une nouvelle expérience est au programme. Le genre motorisé et rigolo comme un jouet pour grands, la marche pas rancunière m'y porte, bienvenue à quad-land. Juste pour l'explication, un quad est une p'tite moto à 4 roues. Rendez-vous à 10h pour 2 heures d'amusement, tout ceci coutant une vingtaine d'euros. L'approche est très ludique, à la moindre accélération j'ai le sourire qui s'étire. C'est un peu bruyant mais le simple fait d'être au guidon grise au point d'en oublier les nuisances. Je précise aussi que lors de mes marches alentours, je n'ai jamais été importuné par le bruit de ces machines, c'est important pour pouvoir en profiter ensuite! On est 3 derrière notre guide qui conduit un scooter, trois débutants, tant mieux aussi, pas la peine de forcer l'allure pour s'amuser. Le chemin est sinueux, bosselé, passe par des "tunnels" creusés il y a plus que des lustres, c'est un peu gadoueux, juste comme il faut pour te repeindre une paire de jeans en long et en large. L'apprentissage est rapide, on dérape sans mal, plus on est fou, plus on rit. Les arrêts photos sont au programme et juste assez nombreux pour qu'on s'herberlue du spectacle chaque fois qu'ils se produisent. A chaque fois le point de vue est hallucinant. En fait, la Cappadocce, la région pas les vallées troglodytes, est très plate et ponctuée de plateaux et, chaque fois qu'on est en haut du plateau, on peut voir à une centaine de kilomètres; je vous dis pas le spectacle!!! La différence avec la France où il y a toujours une colline pour te fermer l'horizon est frappante. Par exemple on peut voir le sommet d'une montagne enneigée au loin (85km), et la première fois que je l'ai vu je l'ai pris pour un nuage tellement ça semble perdu dans le ciel! J'ai bien fait de pas demander, ça m'aurait "couté" des rires! Je flingue comme il se doit mon jean en déboulant plein pot dans une grande flaque bien boueuse, ruinant du même coup mes pompes qui n'avaient rien faits pour mériter un tel traitement. Car la ballade, revenons-y, se déroule de mieux en mieux à mesure que l'on prend confiance, on fait les fous tels de jeunes chiots jusqu'au terme, en aillant l'impression qu'on est partis depuis 1/4 d'heure. Impossible dans mon état de me lasser de ce truc!!! En partant de la location, je dis "à demain" à notre guide dans un grand éclat de rire. L'adrénaline se pompe au litre, la journée commence en fanfare! Le reste sera plus calme, encore que, disons que le bruit sera moins mécanique. En effet, je suis provoqué en duel au billard par mes 2 co-riders.

Ils connaissent un endroit nettement mieux qu'un autre où j'avais déjà joué la veille au soir et où l'ambiance musicale ne faisait rien pour mériter cet adjectif. Enfer de l'enfer, c'était comme souvent musique techno à rythme minimaliste et musique dansante à même faire craquer un sourd. Ici, il est 15h, quand on rentre dans le bar, Sade est au micro. L'ambiance est zen et ma langue bien pendue... Les parties s'enchainent, l'heure défile plus vite que la normale. Et, alors que Sade n'interrompais, le barman et propriétaire me présentait sa bilbiothèque musicale nous recommandant d'en faire bon usage. Que n'en fallait-il pas plus pour nous faire rester jusqu'à la nuit!! Jusqu'au dîner présemment. Il fallait bien remplacer la potion houblonnée dont je ne suis quotidiennement pas coutumier mais qui file très goulaiement ici. La pension, organisant un barbecue frugal, nous vit revenir avec appétit et se fit fort de remédier à ce problème. Pendant ce temps, au gré des conversations, sachant qu'il devait quitter la région le lendemain à midi précise à l'aéroport local, Chris, un australien travaillant comme chef sur des bateaux de maître et en vacances jusqu'à un nouvelle appel du large, Graham, un anglais ayant encore quelques temps ici et moi nous renseignons pour obtimiser au maximum la matinée du lendemain jusqu'au midi fatidique. Le verdict, lever à 5h40 pour 4 nouvelles heures de quad depuis le lever du soleil jusqu'à un petit déjeuner et retour à 10h passées. Le parcours devrait être différent, et le rythme un peu plus soutenu. J'ai faim de ce truc, surtout ici, les chemins sont là exprès et les paysages irréels.

Après un concours de son très divers et très varié (NDLR : son au singulier) sur MP3 avec Chris, tout le monde ira ce coucher avant 1h du matin. Pas question de dormir moins de 4h30, il convient d'être en excellente forme!!

A 5h30 du matin, le Muezzin et son appel à la 1ère prière du jour me tire du sommeil. Je tente de réveiller Graham, pas moyen, il est malade et craint le froid matinal, il fera main basse sur les toillettes plutôt que sur une petit bécane. Chris et moi ne seront que 2 à tenter l'expérience du lever de soleil. On quitte l'hotel à pieds, il est 6h, il fait nuit noire et dans les 5° ce qui n'est pas beaucoup pour un plagiste de la semaine précédente. A notre arrivée au magasin, un thé à la pomme nous est offert et on en a bien besoin pour nous réchauffer. On est, avec notre guide, les premiers levés dans tout le village, pas une fenêtre allumée, pas une voiture, rien, la nuit juste. On allume les moteurs, on ferme les fermetures éclairs, et zou. A la lumière des phares, on s'effonce vers la lumière, le soleil arrive... Après 2 kilomètres, on approche du site d'où partent les mongolfières, et à cette heure là, c'est la frénésie, on est pas les seuls à être debout finalement. Une quarantaine de ballons sont au départ, c'est surréaliste. Les photos parleront d'elles-mêmes. La vidéo aussi. On part ensuite sur les chemins ou à travers champs et montagnes cappadocciennes, plus de risques de se salir, je porte mon jean crotté de la veille. Jamais la fatigue ne se fit sentir sur nos chevaux mécaniques, c'est grisant au possible. Pendant 4 heures, pas un instant on a pris un chemin identique aux journées précédentes, la paysage lui reste identique à lui-même, c'est à dire inlassablement extraordinaire. Et à 10h, comme la veille, alors que le tour se termine, je dis "à demain" à notre guide pour plaisanter, parce que j'aime bien plaisanter... Chris, quant à lui, doit partir vers Istanbul, son avion n'attend pas, il décolle à midi. Il a choisi de se payer le transfert depuis l'hotel en voiture particulière pour avoir assez de temps pour nos 4h de quad. Lorsque fut venue pour lui l'heure de partir, il vit sa voiture, un vieux break en tolle des années 60 et son chauffeur, Hörem, un type qui travaille ou passe du temps à l'hotel avec lequel on a bien sympathisé. Hörem avant de partir me demande si je veux me joindre à la troupe. Le petit déjeuner attendra encore, il me dit bien de faire un peu de route en voiture pour voir les alentours encore différemment et d'élargir mon périmètre de connaissance des lieux. Tant que la voiture ne nous fait pas faux bond, et même ça de toute manière serait assez folklo' pour que j'en ris. La voiture marche finalement comme une vieille montre à gousset, increvable. En route, Hörem nous explique ses multiples et nombreux talents dont l'orticulture fait partie. Mais son vrai talent, ce sont les chevaux. Il ne vit que par ça, et la décone en tout genre ce dont on ne peut le blamer vu qu'il a 25 ans et qu'il habite malgré tout un patelin. On arrive à l'aéroport largement dans les temps, on dit au revoir à Chris que je recroiserais peut-être sur la route. Et la faim gagnant, il est convenu d'une halte réparatrice. Comme Hörem connait le coin comme sa poche ainsi que tous les meilleurs bouges des environs, on s'arrête pour un kebab frais comme la rosée. Rien à voir avec ceux achetés en France, c'est plus que frais, la salade et les oignons croquent, les tomates ne viennent pas d'Espagne, le pain croustillant mais tendre et la viande, 100% monton label-rouge. Une merveille de sandwish! De quoi en plus tenir jusqu'au soir! Reste plus qu'à reprendre la route pour rejoindre göreme et me déposer à la pension. Alors que l'on s'y rend frolant les 40km/h, Hörem me demande ce que je veux faire de mon après-midi, ce à quoi je lui rétorque que je vais sans doute faire une petite sieste avant de dénicher un point de vue pour le coucher de soleil. Lui me dit qu'il a un autre programme et que je pourrais tout aussi bien le suivre. Il n'en fallait pas tant pour repousser la fatigue, et arrivés à Göreme, on poursuit un peu sur la route du musée à ciel ouvert (vu bien avant) pour stopper la diligence devant son ranch. Mon bougre à l'oeil malicieux est en fait éleveur de chevaux et propose aussi des randonnées équestres aux gens qui veulent bien s'en donner la joie. Son installation est à fleur de terre à tel point que les écuries ont été creusées à cet effet et dans la paroi par les troglodytes voilà plus de mille ans. J'étais passé devant à pieds 2 jours plus tôt et avait déjà trouvé l'endroit extraordinaire, à l'image des vallées l'entourant, mais ne voulant troubler la quiétude du lieu, je m'étais gardé de m'approcher de trop prêt, n'étant pas en mesure financière de faire une randonnée équestre. Cette fois-ci, comme je suis avec le patron, plus de scrupules. Je suis invité à franchir la cloture, à visiter les lieux, à profiter de sa passion. De son gout pour l'orticulture aussi... Après quelques minutes, cerise sur le gateau, il m'invite à se joindre à lui pour un tour à cheval. Comment pourrais-je décemment refuser? J'ai beau être plus à l'aise pour sauter d'un avion que pour monter sur un canasson, il y a des offres qui ne se refusent sous aucuns prétextes. La sieste peut bien attendre. En 2 temps 3 mouvements, deux chevaux sont apprêtés, on va leur faire se dégourdir les sabots. Et si c'est bon pour eux, pour le Braïce, c'est showtime!! Que de l'inattendu toute la journée, et à ce niveau là, c'est même plus du privilège!! C'est hors catégorie!!! La promenade passera par des chemins où seul un cheval est grosso modo capable de passer. En plus d'être à deux mètres au dessus du sol sur lequel on marche, mais aussi à 40 mètres au dessus du sol à 10cm sur la droite... Bigre, c'est haut et pas rassurant pour le braïce. Par moment quand même, Hörem choisit des itinéraires plus plat et sécurisant pour moi. Et là, il m'initie au galop! Les WHAOUUUUUUs sont de retour!!!!! Ca dure comme ça pendant plus d'une heure, le soleil au dessus de la tête, tantôt en bas de la vallée, tantôt en haut. Seul point noir : moi, j'étais juste parti pour un tour en voiture d'une heure histoire de se changer les idées, l'appareil photo laissé dans la chambre était au chomage technique. Retour au ranch, bière fraîche et tabac local, sans commentaires. On profite de la fin d'après-midi comme ça à l'abri d'une cave voutée aménagée et on redécolle vers 17h. Le ranch est à 1km du village par la route et Hörem connait toutes les pistes de la région; pas moyen de faire autrement que de contourner le village, de marcher une heure et d'en profiter religieusement. L'itinéraire Brice pris donc encore le pas sur la route prioritaire, une heure de marche au pays des schtroumfs avec leurs maisons en forme de champignons. Tout le retour se fera à la lumière colorée et déclinante, guidé que je suis par mon nouvel ami. Je n'aurais d'ailleurs pas pû trouver le chemin moi-même tant c'est alambiqué. Sûr que tout seul, je me serais pelé de froid à dormir dans une cave troglodyte en attendant les secours. 0n rentra à l'hotel tranquillement au niveau du rythme, la journée à été longue et sacrément rythmée. Surement la meilleure depuis le début si je devais m'amuser à des comparaisons hasardeuses. Je me votis une petite douche et une bonne sieste ou l'inverse. Réveillé par la faim, à 23h, il fut juste temps d'aller chercher un kebab et de retourner dormir. Le programme du lendemain est incertain, contentons-nous de bien nous remettre, ce sera déjà ça.

Le réveil du lendemain, tranquille peinard, accoudé au contoir, le type est entré dans le bar, m'a proposé un café noir, J'lui dis : t'en cas faire, fais moi un thé, tandis que j'm'en grille une p'tite, ça c'est passé comme ça, la tête au soleil, et moi, la Capadocce, j'laisse pas béton (ou quelque chose dans l'genre).

Au fur et à mesure de la semaine, la pension s'est plus ou moins vidée, ne doivent rester que 7 ou 8 clients. Le froid va débarquer sous peu avec son grand manteau blanc et ça se sent dans la fréquentation des lieux. Tous les visages de la pension me sont familiers, c'est comme à la maison mais en plus grand. Parmi les 7 ou 8, deux coréennes pas bien fute fute, qui veulent faire du quad sous la pression amicale et souriante d' Hörem. Seulement, c'est l'évidence incarnée qu'elles ne parviendront pas à maîtriser les engins.

Attention : ceci n'est pas une remarque sexiste, c'est juste qu'elles sont très très très gauches, et qu'il faut les voir pour le croire. en plus on passerait notre temps à s'arrêter pour photographier chaque chaton croiser sur le bord de la route. So cuuuuute!!!! (NDLR : english, thank you)

Le plan est donc celui-ci, Hörem et moi on conduit dans la montagne avec 2 quads tandis que les filles seront à l'arrière de la selle. C'est un marché très avantageux d'autant que gratuit pour votre serviteur-pilote. Hörem conduit les yeux fermés comme un dingo, on voit qu'il maîtrise et les premiers 100 mètres ont dû lui percer les tympans, sa passagère étant bien en clin à lui remplir les 2 oreilles et à réveiller toute la région de cris sur-aigus. La nouvelle chevauchée passe encore par des endroits encore inexploré et je ne me lasse toujours pas de conduire. En route, alors que la voie fut dégagé, il fut décidé malgré les circonstances accablantes de laisser nos deux miss Daisy tenter l'expérience. Rien à faire, même avec les doubles commandes, pas moyen de tourner le guidon ou de ne pas avoir des accoups à l'accélérations à se faire des coup du lapin-garou. Après Quelques centaines de mètres de marche arrière pour se sortir du bas-côté le chauffeur a repris les rennes et miss Daisy sa chauffeuse. Le rythme reprend à vive allure, Hörem est dans son élément et moi, je progresse les tifs au vent sans me ruiner. Après ces 2 nouvelles heures, qui nous font 8, malgré tout, je quitte le loueur en lui disant "à demain" même si là, j'ai eu ma dose!

Temps est venu de chercher des vitamines à nouveau et j'ai tellement bien conduit que j'ai aussi droit à un déjeuner aux frais de la princesse. Malgré mon insistance pour payer mon dû, rien à faire, je ne parviendrais à aucun compromis d'autant que dès que je parle français, les 2 coréennes fondent comme neige au soleil.

Après cela, Hörem voulu retourner voir ses chevaux, il était déjà 15h30, et il avait raison le bougre!! Me retrouvant à nouveau invité parmi les équidés, la fin de journée fut une nouvelle fois idylique et la lumière magnifique tombant sur les cheminées calcaires de même. Tout invite à la contemplation surtout quand on est du bon côté de la barrière avec la bière fraîche et le reste. Seul le chien de berger d'Hörem courre après les cailloux ne parvenant cependant pas à me lasser de le voir excité comme un fou dès qu'il aperçoit quelqu'un se baisser pour attraper un projectile. Il a dû bien dormir ce soir là ce chien ci. Sur le coup de 5h, Hörem dû rentrer à la pension alors que je restais encore un peu à regarder les chevaux dans la lumière déclinante. Les coréennes se joignirent à lui. J'allais pouvoir rentrer de nouveau à pieds et tenter de prendre le chemin sinueux emprunté la veille. Alors que je progressais le plus souvent en courant pour ne pas rentrer dans le noir complet, je pris en compte le fait que je n'avais pas de lampe et que mes lunettes de soleil à me mettre sur le nez, ce qui est plus compliqué lorsqu'on doit marcher sur des chemins escarpés à la lumière de la lune à moitié pas pleine. J'allais donc le plus loin possible pour avoir les meilleurs points de vue pour une série de photos au soleil couchant mais assez près de la route pour pouvoir la retrouver. Itinéraire sécurisé est père de toutes les nuits confortables. En retournant vers la route, j'aperçu un spot déjà fréquenté mais dans le silence par quelques personnes, je décidais de m'y rendre pour profiter des derniers rayons. Demain sera sans doute ma dernière journée dans le coin, profitons du spectacle au maximum. Parmi les personnes qui se trouvaient là, Ramo', un turc aperçu dans la montagne 3 jours plus tôt et qui m'avait déjà nourri à l'époque de raisin déniché dans la vallée. Le genre de rencontre qui fait d'une journée une journée complête. Ramo' est coutumier de la vie dans la vallée, il vit de peu et se débrouille de tout. Il peut se nourrir ici été comme hiver connaissant la nature autour comme personne. Ce soir-là, il sorti de son sac 2 petits croissants maisons fourrés à la carrotte, dessert imprévuet délicieux devant la lumière qui disparait. ramo' me ramènera sur la route dans le noir et on rentrera l'un comme l'autre comblé de cette fin de journée. La soirée sera tranquille près du poële rechauffant la pièce commune sous le ciel étoilé, pas dégueux pour lundi, comme ils disent...

En tout cas, ce séjour en Capadocce aura été de toutes les couleurs. Merci à la pension Rock Valley à Göreme pour son accueuil, et accessoirement pour le pain-perdu au petit dèj'.

Mon rythme n'est plus aussi nocturne qu'avant et les réveils moins compliqués, demain ne sera que derniers regards sur cette terre creusée de mains d'hommes dans ces vallées millénaires. Après-demain devrait aboutir en Syrie, il est temps de refaire chauffer le passeport. Et de retrouver les douces soirées plus au sud. L'arabe va remplacer le turc, le muezzin va remplacer le muezzin.

Je pourrais aller plus à l'est en Turquie pour voir et vivre encore plus de la Turquie mais il ne me reste "plus" que 6 semaines au Moyen-Orient, sachant que la Syrie, la Jordanie et surtout l'Egypte ont énormément à offrir. La route vers le sud est donc au programme pour être sûr de ne rien baclé, comme si cela était possible, par la suite.

Voilà, je me suis encore déchiré à te chanter mes tribulations. Quand je vais me lever de ce clavier je marcherais comme un centenaire, mais comme toujours, que de souvenirs, de rencontres, de couleurs. S'il te chante à ton tour d'entonner un commentaire, j'ai toujours de la place pour te lire que ce soit une ligne ou une encyclopédie. Si tu connais les coins que je vais arpenter à l'avenir, je prends aussi les bons plans. Tu commence à connaître maintenant, "à fleur de terre" est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pieds, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé.

Grosses bises

PS : j'ai encore passé des heures à écrire, excuse-nous Bernard (Pivot)!!!!!!!! Pas de re-lecture = fautes au kilo
Égypte, du désert Blanc à... la mer Rouge (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-10-22 · 9 replies
Un voyage de 13 jours dont 4 jours dans le désert occidental (désert des baleines, désert noir, désert blanc et désert d'Akabat), puis après une journée de transition au Caire, 6 jours au bord de la Mer Rouge près de Marsa Alam.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version plus complète avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/...buleuxvoyagesegypte/



============================================================================ Présentation Nous avons été maintes fois en Egypte, notamment sur les bords de la Mer Rouge pour des séjours-plongée. Hervé a connu Sharm-el-Sheik et la côte du Sinai il y a trente cinq ans quand n'y existait quasiment aucune infrastructure touristique. Nous avons séjourné à plusieurs reprises à Hurgada, Safaga ou El Quseir et à chacun de nos voyages, il a fallu aller plus au sud pour espérer trouver des stations balnéaires moins bétonnées et des paysages sous-marins préservés.

C'est pour cette raison que nous avons choisi cette fois-ci les environs de Marsa Alam, d'autant que c'est le lieu le plus proche du fameux tombant d'Elphinstone où Hervé espère plonger.

Mais avant de nous poser sur les bords de la Mer Rouge, nous avions envie cette année de découvrir une autre facette de l'Egypte : le désert occidental qui, d'après les photos dans le carnet de Marie (mlefevre) "Egypte février 2008…" recèle des beautés insoupçonnées. Merci Marie !

Pour mener à bien cette partie du voyage, nous avions contacté deux agences : Helal Travel (expérimenté par Marie) et Eden Garden Tours (expérimenté par Tokala). Le deuxième prestataire ne nous ayant jamais répondu, c'est à Helal que nous avons confié l'organisation du trip.

Enfin, entre les deux destinations, restait à programmer une petite journée au Caire. Pour cela le carnet de Sylvie (senmout) m'a été utile, notamment pour prévoir ce qui pouvait être vu en une ½ journée dans le Musée Egyptien.

Voilà pour le préambule, maintenant les détails !

J1 (21/09/08) : Paris-Le Caire

Après un vol Egyptair sans souci, nous nous posons au Caire à 21h30. Température extérieure 31°! Ca change de Paris et très vite nous sommes mis dans l'ambiance !

A la sortie de l'aéroport, nous tentons vainement de trouver le shuttle de l'hôtel….mais deux touristes errant dans l'aérogare, cela ne passe pas inaperçu et les chauffeurs de taxi officiels ou officieux ne manquent pas de nous repérer. Après les avoir repoussés dans un premier temps, il devient évident que le shuttle est impossible à trouver et qu'il va bien falloir nous résoudre à prendre un taxi.

Le dernier à nous aborder sera donc le bon. En fait il s'agit d'un rabatteur (premier bakchich) qui nous amène à un taxi officieux....tant pis ! 10 euros et nous voilà embarqués ! Nous sommes éberlués par l'adresse avec laquelle le chauffeur sort son véhicule de cet inextricable embrouillaminis de voitures garées dans tous les sens. Allez, c'est parti vers le Méridien Héliopolis à fond la caisse, en slalomant entre les files, avec quelques coups de klaxons en prime !

Le Méridien est sans surprise un hôtel de classe internationale….très class ! La chambre est impeccable ! Nous posons nos sacs rapidement afin de profiter un peu du piano bar et de sa chanteuse en nous attablant dans un petit coin. Le fond musical est agréable.

Afin de me mettre dans l'ambiance justement, je commande un thé à la menthe, imaginant d'avance le petit cérémonial bien réglé…Quelle ne fut ma déception quand j'ai vu arriver une tasse garnie d'un thé en sachet et une théière d'eau chaude dans laquelle flottaient quelques bouts de menthe. Bon, pour le vrai thé bédouin, il faudra attendre demain !

Finalement, le plus magique dans cette première journée, c'est l'idée qu'en début d'après-midi nous étions encore chez nous et que le soir nous dormions au Caire !

Le désert des Baleines

J2(22/09/08) : Du Caire….au Désert des Baleines.

Très impatients de commencer notre trip, nous nous réveillons aux aurores. Il est 6h45 à ma montre (réglée dans l'avion) et 5h45 sur le réveil de la chambre. Bizarre ??? De toute manière, le petit déjeuner étant servi dès 5h30, pas la peine d'attendre !

Une fois le petit déjeuner pris, les affaires rangées, les valises prêtes, le check-out accompli, nous piaffons d'impatience dans le hall d'entrée….il est presque 8h30, heure du rendez-vous convenu avec Helal… quand je jette un coup d'œil aux horloges de la réception. Même heure au Caire qu'à Paris ? Mince, nous avons une heure d'avance ! Il faut encore attendre !

Nous nous calons dans les fauteuils du hall d'entrée, le nez plongé dans notre bouquin. Je lève tout de même de temps en temps le nez d'autant que je viens de voir une jeune femme en habit bédouin s'approcher de la réception. Serait-ce notre hôtesse ?

Voilà qu'elle ressort. En la suivant du regard, je m'aperçois qu'elle monte dans un 4X4 bien chargé (couchages, bidons, bois sur la galerie)…et sur le flanc de l'engin je lis "Helal Travel". C'est donc bien la jeune femme qu'on attendait. J'ameute Hervé et nous nous précipitons dehors ! Le réceptionniste venait de lui dire qu'il n'y avait pas de client de ce nom à l'hôtel !

Le temps de charger nos bagages dans le Toyota …et de faire les présentations (lui, Helal, Bédouin et propriétaire de l'agence du même nom ; elle, Nathalie alias Asma, Française et accompagnatrice), nous voilà lancés à travers le Caire.

La conduite des Egyptiens est on ne peut plus folklorique. On comprend très vite qu'ici on roule où on veut et on dépasse où on peut ! Et en fonction du trafic, des routes à deux voies se transforment en routes à trois voies ou plus, tout cela réglé par des coups de klaxons perpétuels ! Les feux ne sont respectés que s'il y a un agent pour le faire et si celui-ci tarde à faire avancer la file, il essuie une pluie d'injures et une rafale de coups de klaxons.

C'est dans ce vacarme assourdissant que nous traversons la ville et ses faubourgs, la plus grande métropole d'Afrique et sans doute la plus polluée aussi.

Quelques images marquantes de cette traversée :

- La vision de tous ces immeubles inachevés garnis d'antennes paraboliques…mais aussi de drôles de tours aux allures de miradors : ce sont des pigeonniers, car les Egyptiens ont une passion nationale pour les pigeons !

- Celle de la Cité des Morts servant non seulement au repos des défunts, mais aussi à celui des vivants : deux millions de Cairotes y vivent dans une extrême pauvreté!

- Celle du cimetière en périphérie avec ses caveaux musulmans et coptes, très caractéristiques.

Ma parole, n'aurai-je garder que des souvenirs lugubres ?…Non, il y a aussi le Nil que nous traversons, puis les Pyramides de Guizeh que l'on distingue à peine tellement le ciel est bas en ce début de matinée.

La traversée est interminable…encore et encore des villes nouvelles faisant partie de l'agglomération cairote dont certaines encore inhabitées …. gigantesque !

Quand nous approchons de l'oasis de Fayoum à 100kms au sud du Caire, enfin de la verdure, des cultures maraîchères, des plantations de canne à sucre et d'agrumes…. grâce au Nil et aux canaux d'irrigation.

A l'entrée de la ville, arrêt au check-point. Helal parlemente avec les policiers afin d' éviter l'escorte habituelle et nous pouvons poursuivre notre chemin sans contrainte.

Nous longeons le lac Quarun.

Puis direction Wadi Rayyan où dans les années 1960 les autorités créèrent trois lacs artificiels. A l'endroit où l'un se déverse dans l'autre, des cascades !

Un dernier arrêt pour admirer le lac et le désert du haut de cette butte rocheuse.

Helal en pleine méditation !

Puis, en route vers Wadi Al Hitan ou Désert des Baleines !

Nous y voilà ! Ici l'auberge (qui sert également de Visitor Center) où nous allons déjeuner.

Après le repas, pendant que Helal et Asma se reposent, nous partons découvrir le site. Ici ont été mis à jour des squelettes fossilisés de cétacés datant de 40 millions d'années. Le site a été classé par l'Unesco et l'on y a balisé un sentier de découverte long de 3kms/1H30 à 2H serpentant entre les dunes.

Ah, qu'il fait chaud en ce début d'après-midi. Heureusement qu'à intervalle régulier des petits abris ombragés sont prévus pour le repos des promeneurs. En fait, comme promeneurs, il n'y a que nous sur le site !

Marcher dans cet "open air museum" permet à la fois de découvrir de nombreux fossiles de baleines mais aussi de somptueux paysages !

A notre retour à l'auberge, nous nous remettons en route vers notre lieu de campement.

Helal choisit de s'arrêter là, entre dunes et montagnes, quelque part entre Wadi Rayyan et Wadi Al Hittan.

Pendant que lui et Asma installent le campement pour la nuit, Hervé et moi partons explorer les lieux environnants parsemés de nombreuses formations rocheuses très photogéniques.

Il y a du vent, beaucoup de vent ….

Quand nous revenons au campement nous trouvons nos hôtes en train de se battre contre les éléments afin d'allumer le feu et de préparer légumes, poulet et riz pour le dîner tout en surveillant l'étoile du soir annonçant le moment de la rupture du jeûne : l'Iftar (nous sommes dans la dernière semaine du Ramadan).

La nuit tombe sur le désert. C'est l'heure de s'attabler et de faire honneur au talent culinaire d'Helal : au menu, poulet en papillote cuit sur la braise, riz et légumes, délicieux… puis le thé bédouin, une merveille !

Après cette première journée très dense, première nuit sous la tente (il y a trop de vent pour dormir à la belle étoile).

Désert des Baleines

Bahariya J3(23/09/08) : vers Bahariya.

Au milieu de la nuit le vent est tombé et il a fait chaud dans la tente. Nous avons dormi très moyennement. A trois heures du matin, la prière d'Helal a déchiré le silence du désert, puis après quelques bruits de gamelles (sohour oblige) tout le monde s'est rendormi.

Notre campement au réveil.

A 7h, nous sommes les premiers levés. Après le petit déjeuner et pendant qu'Asma et Helal rangent toutes les affaires, nouvelle petite excursion dans les environs en géologues en herbe !

Sable et minuscules coquillages fossilisés.

Petits débris provenant d'une éruption volcanique dans le désert noir.

Peut-être une partie de squelette de poisson fossilisé ?

Tout à notre observation, nous flânons un peu et à notre retour au campement, le 4X4 est déjà sur la ligne de départ, le moteur en route.

Allez, c'est parti par monts et par vaux sans suivre de piste, rien qu'en se dirigeant avec le soleil (mais dans les bagages, il y a un GPS et un téléphone satellite au cas où, ouf !). Notre destination : le camp du "Jardin sous la lune" à 40km de Bahariya et à peu près à 250kms d'ici.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Helal a des objectifs bien précis : il tient à nous faire voir, par exemple cet acacia isolé au milieu de nulle part.

Vraiment isolé !!!!

Après des kilomètres à travers le désert, au loin, une ligne de haute tension se profile. Enfin un repère à notre mesure et une route probablement à l'horizon !

Effectivement, après avoir fait "sauter" le 4X4 par-dessus la ligne de chemin de fer, nous voilà sur la route du Caire à Bahariya. Mais à peine sur la route, nous la délaissons à nouveau pour nous approcher d'un cordon de dunes.

Oui, oui, nous allons descendre là avec le 4X4 !

Hervé descend à pied pour filmer. Moi, je reste dans le 4X4, je me cramponne… mais Helal maîtrise à merveille et fait "glisser" le véhicule en bas de la dune. Nous sommes bluffés !

Un retour sur la route….puis à nouveau au bout de quelques kilomètres, Helal, décidant que nous n'étions pas venus pour l'asphalte mais pour le désert, bifurque à droite et s'engage hors piste dans un paysage à couper le souffle !

Nouveau passage de dune. Ah ! Cette fois-ci, pas de chance, ensablement ! Tout le monde descend et met les mains dans le sable.

Après avoir bien déblayé, Asma se met au volant, accélère pendant que les hommes font subir au 4X4 des balancements efficaces. Puis tout le monde pousse, pousse…C'est gagné, le véhicule avance !

A l'approche de Baharyia, quelques kilomètres de route asphaltée permettent de gagner du temps et nous atteignons en milieu de journée l'oasis…qui compte tout de même 40 000 âmes, loin du cliché de l'oasis avec un point d'eau et trois palmiers.

Le véhicule s'engage dans la ville principale, Bawiti, peu reluisante puis s'arrête devant une maison où l'on nous fait entrer dans une pièce sans fenêtre sans nous donner la moindre explication. Mais où sommes nous ? Certes cela n'est pas le "Jardin sous la lune", alors que faisons-nous là ? Asma et Helal disparaissent. ……..??????

Ah, voilà Asma et nous pouvons enfin avoir à boire ! On va aussi nous servir le déjeuner. Pardi, nos hôtes manquent parfois un peu de communication !

Finalement Helal repasse par là et lâche quelques mots d'explication : nous sommes chez lui et chez sa femme où il a quatre enfants. Une de ses filles nous sert à manger puis nous demande si on veut un thé. Oui, avec "narnar" (menthe).

Le déjeuner avalé, Hervé un peu claustrophobe dans cette pièce sans fenêtre, décide de faire quelques pas dans la rue. Dans la boutique à côté il trouve Helal et Asma en grande discussion qui lui annoncent le programme de l'après-midi. Ils nous confient à Nachate, un de leurs chauffeurs pour la visite de l'oasis et de sa palmeraie.

C'est la pleine saison des dattes et Nachate nous en fait goûté quelques unes directement du dattier.

Après ce petit tour, nous espérons pouvoir enfin rejoindre le "Jardin sous la lune".

Eh, non, pas encore ! D'abord quelques arrêts en ville pour les courses puis à la maison d'Helal.

Finalement c'est à 5 (3 devant avec à leurs pieds le sac de légumes et celui de volailles, le carton d'épicerie coincé entre nous deux à l'arrière et dans le coffre l'odeur de la fournée de pain chaud) que nous parcourons les 40 kms qui nous séparent du Jardin sous la lune. C'est Asma qui conduit : enfin une conduite à l'européenne sans couper les virages ! Plutôt rassurant !

Le Jardin sous la lune, c'est un camp (pas un hôtel) avec de minuscules petites huttes et des sanitaires partagés installés dans un jardin en plein désert. Nous nous installons dans la n°6.

Les sanitaires communs laissent un peu à désirer, mais il y des douches et après deux journées passées dans le désert, elles sont bienvenues.

Helal vient de faire construire de nouvelles unités plus spacieuses, avec des fenêtres donnant sur le désert. Il ne manque qu'à les aménager ! Dommage, on s'y serait bien installé.

Pour bâtir, les briques sont faites à la main, sur place avec de la terre mouillée. Il suffit de faire un trou dans le sol, d'un peu d'eau et d'un moule rudimentaire. Aucun liant ni pour les briques ni pour les joints ni pour l'enduit de façade.

A l'issue du repas préparé ce soir par Mahmoud, Helal et ses employés se mettent à la musique et à la chanson au rythme des tams-tams….puis planification de la journée du lendemain (vive la communication !).

- Petit-déjeuner à 7h (sur notre demande)

- Jusqu'à 9h30, randonnée libre dans le désert noir derrière le camp.

- 9h30 : virée en 4X4 dans le désert noir avec Nachate

- Déjeuner au camp.

- Après-midi : départ vers le désert blanc.

Parfait, nous voilà bien informés. Asma nous dit de ne pas hésiter à frapper à sa porte en cas de problème. OK, en espérant tout de même de ne pas avoir à la déranger, nous souhaitons à tous une bonne nuit.

Cordon de dunes

Désert Noir, désert Blanc

J4 (24/09/08) : Du désert noir au désert blanc.

Très bonne nuit dans notre petite hutte "sous la lune" et réveil comme prévu à 7h afin de randonner aux alentours à la fraîche.

Mais pas un chat à l'horizon, nous appelons….personne pour nous préparer le petit-déjeuner. Ne voulant pas partir le ventre vide, il ne reste plus qu'une solution : réveiller Asma !

Peu après, Mahmoud arrive, tête baissée (visiblement il vient de se faire passer un savon !) avec le thé et les tartines.

Une fois le petit déjeuner dans le ventre, l'exploration peut commencer. Devant nous, une chaîne de montagnes en basalte séparées de dunes de sable.

Alors que le sol passe progressivement du beige aux teintes sombres, nous découvrons sous nos pieds de véritables dentelles de pierre d'une extrême fragilité .

Une de ces merveilles isolée sur le sable.

Notre objectif : rallier le sommet le plus élevé du coin.

La vue depuis là-haut.

A 9H30, Nachate, très ponctuel, nous emmène en 4X4 sur une de ces montagnes sur laquelle on vient de grimper pour un panorama identique.

Puis une petite partie de descente de dunes, histoire de nous épater !

Un dernier tour par le village d'El Haiz, les sources dans lesquelles les villageois viennent se ravitailler en eau et les enfants se baigner… avant le retour au camp.

Helal nous fait visiter son "Jardin". Il est fier de nous montrer sa première récolte de dattes, d'oignons, les plants de cacahuètes, de canne à sucre, de menthe… Un véritable "Jardin des délices" !

Les fleurs d'hibiscus rouge une fois séchées sont infusées pour donner une boisson : le karkadé.

Tout cela est possible grâce à un astucieux système d'irrigation.

Le départ vers le Désert Blanc est prévu à 15H. Cela nous laisse le temps de déjeuner et de faire une petite sieste.

Sur la route vers le Désert Blanc, après un petit détour par la Montagne de Cristal (calcite), les merveilles du désert de craie se révèlent enfin à nous.

Afin de profiter des derniers rayons de la soirée (eh ! oui, nous arrivons un peu tard ), Asma et Helal nous font descendre du 4X4 avant le lieu de campement prévu et nous les rejoignons à pied en flânant entre les formations rocheuses aux formes évocatrices.

Enfilade de champignons !

Parasol !

Arbre courbé par le vent !

Poule sous un champignon !

Sphinx et dromadaire !

Champignons encore !

La soirée est douce sous la voie lactée et on aurait bien envie de dormir à la belle étoile. Mais Helal craint de nous réveiller au moment du sohour alors nous optons une nouvelle fois pour la tente !

Désert Noir

Désert Blanc

Désert Blanc, encore

J5 (25/09/08) : Désert blanc, désert d'Akabat…..et retour au Caire.

Dernières heures dans le désert blanc, alors pour ne rien louper, nous nous levons en même temps que le soleil et avant le petit déjeuner, arpentons cette immensité pendant près de deux heures.

En laissant libre cours à notre imagination…

Deux capitaines !

Cavalier !

Cobra !

Lapin !

Bilboquet !

Puis après le petit déjeuner, nous quittons les lieux, non sans jeter un dernier coup d'oeil à cette étendue lunaire.

Alors que tout n'est que minéral par là, on ne s'attendait pas à voir cet acacia en fleurs ici : un véritable refuge pour une quantité d'insectes !

Et encore moins une oasis un peu plus loin, une vraie, comme on se les imagine ! Une "source magique" et quelques palmiers !

Dans les palmiers, une chouette aussi surprise que nous !

On ne quitte pas tout –à-fait le désert ….un dernier passage par le site d'Akabat. Superbe !

Un passage par le "Jardin sous la lune" pour le déjeuner : nous nous gavons de chouchouka jusqu'à plus faim puis avant même que nous n'ayons bu notre karkadé, Helal vient nous prévenir que c'est l'heure du départ. Déjà ! Quelle précipitation !

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous embarquons dans le 4X4 qui s'élance sur la route vers Bahariya. Quand nous le voyons prendre la direction de la maison d'Helal, nous craignons une étape supplémentaire. En fait, Helal a tout prévu mais une fois de plus sans penser à nous le communiquer. Ce n'est pas lui qui va nous convoyer jusqu'au Caire mais un microbus jusqu'en périphérie, puis un taxi jusqu'au centre.

Transbahutage des bagages dans le microbus…premier arrêt du microbus devant les bureaux de sa compagnie….deuxième arrêt à la police touristique…Attente…A ce train-là, à quelle heure arriverons-nous au Caire ? D'ailleurs, qu'attendons-nous ici ?

Hervé finit par se renseigner : nous devons être accompagnés par un policier, mais celui-ci n'est pas prêt. Ah ! le voilà, le voyage retour peut enfin commencer.

Il fait une chaleur étouffante en ce début d'après-midi, nous suggérons à notre chauffeur de mettre la climatisation mais il dit ne pas avoir assez de carburant pour pouvoir nous offrir ce luxe. Bref, il ne veut pas consommer !

Ciel laiteux, vent de sable…par la fenêtre ouverte, les grains de sable nous cinglent régulièrement le visage….la route est longue, longue…animée de temps en temps par la conduite singulière de notre chauffeur (dépassement sans visibilité, virages coupés…) et le passage de quelques check-points.

Enfin, au bout de 5 heures, les paysages désertiques laissent progressivement place à des paysages de plus en plus urbains. A l'approche du Caire, tous les papiers gras de la terre ont l'air de s'être donnés rendez-vous ici ! Quelle tristesse !

La circulation s'intensifie…tiens, on doit être à Gizeh, j'aperçois les Pyramides ! Notre chauffeur nous met la climatisation, peut-être en raison de la pollution. C'est l'heure de l'Iftar et la ville s'anime. Chauffeur et policier rompent le jeûne et nous proposent de manger quelques dattes avec eux. Partout, des vendeurs à la sauvette tendent des en-cas aux automobilistes. La prière résonne dans toute la ville.

Au terminus des bus, on abandonne le microbus …et le policier…. pour continuer en taxi jusqu'à l'hôtel Osiris au cœur du Caire.

Un ascenseur "miteux" indique Senmout dans son carnet (nous sommes donc prévenus) mais arrivés au 12ème étage…"un magnifique salon". Effectivement, c'est le cas..un havre de paix francophone que Nabil et Josiane ont créés ici, convivial et chaleureux, décoré avec beaucoup de goût. Une adresse de charme !

Nous nous décidons tout de même à quitter ce petit cocon pour un tour dans le centre. Bien mal nous en a pris !

C'est une véritable épreuve du feu, le piéton n'est pas bienvenu dans cette ville. Les trottoirs, jonchés de déchets, sont d'une hauteur à vous dissuader d'y monter alors que les rues, même aux passages protégés, sont dangereuses à traverser : les voitures roulent à fond la caisse sans respecter les feux et je me demande encore comment on a fait pour ne pas nous faire écraser et revenir en un seul morceau à l'hôtel…En tout cas épuisés par cette sortie. Nous dînerons finalement avec quelques dattes (données par Helal) avant de sombrer au pays des rêves.

Désert d'Akabat

La suite sur VF est... ICI
État des pistes au Maroc? English translation pending
by Bouriane · 2008-10-21 · 14 replies
A plusieurs, il sera peut être plus simple de faire le point. Si vous êtes sur place, pouvez vous dire si tel ou tel piste ou route est détruite ou pas. Après les pluies et les orages du mois d'octobre, cela servira à tout le monde. Quelque soit la région du Maroc.
Hôtel à Mui Ne (Vietnam) English translation pending
by Galitravel · 2008-10-20 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons en couple 15 jours dans le sud du Vietnam du 1er au 14 janvier 2009.

A la fin de notre petit périple (HCMV et environs, Mékong, Dalat et environs), nous aimerions aller nous reposer 4 jours sur la plage de Mui Ne.

La question est simple : quel hôtel nous recommanderiez vous ? Nous recherchons un lieu calme, confortable, avec du charme, donnant sur un morceau de plage agréable, avec possibilité de se restaurer sur place ou à proximité (70 euros maxi/nuit).

Merci pour vos réponses.

Marion
Récit de mon voyage de route en Amérique du Nord English translation pending
by Carlito91 · 2008-10-18 · 3 replies
Bonjour je revient sur ce forum pour vous faire partager le recit de mon road-trip en amérique du nord que j'ai effectué cet été. Mon projet avant de partie était de bosser dans la vallée de l'Okanagan pour cueillir des cerises. J'ai donc tout d'abord préparer ce voyage en consultant ce forum comme vous tous pouvez le faire. J'ai pris contacte avec deux français de Bordeaux (moi je suis de Paris) qui avaient le même projet et à la même période. J'ai décider d'acheter tout d'abord un aller/retour pour Toronto car celui étant le moins cher pour entrer en Amérique du nord. C'est toujours grâce à voyageforum.com et à son moteur de recherche que j'ai trouver un Paris-Toronto pour 402 euros A/R avec la compagnie US Airways avec un aller pour le 12 Juin et un retour pour le 25 Aout. Sachant que les deux francais arriverai eux une semaine plus tard à Montréal il me fallait organiser ma première semaine de voyage. J'ai donc opter pour une auberge de jeunesse à Toronto afin de rester 4 jours dans la capitale financière du Canada. J'ai acheter un billet de bus aller:retour greyhound pour pouvoir me rendre aux chutes du Niagara pour une quarantaine de dollars. J'ai également acheter un biller aller pour Montreal pour rejoindre les deux français. Enfin la difficulté à resider dans l'achat du biller pour Oliver dans la vallée de l'Okanagan car en effet si il est possible d'acheter des places sur le site de greyhound pour des « petits trajet » comme Toronto-Montréal on ne peut pas le faire pour des longs trajets. Le problème est que pour le greyhound Canada (c'est différent pour le greyhound USA) on paye beaucoup plus cher si on prend le billet au dernier moment. Vous avez le choix entre acheter le billet juste avant votre départ et dans ce cas vous devez payer le plein tarif ou alors l'acheter à J-7 ou J-14 sachant que le billet Peut être diviser pas 3 si vous l'acheter 14 jours avant votre départ. Il fallait donc que je soit sur place pour acheter mon billet et suffisamment en avance sur ma date de départ pour la Colombie Britannique. Je prévoyait donc d'acheter le billet des mon arrivée à Toronto afin de bénéficier du J-7. Pour résumer mon projet je voulais aller à Toronto, y rester 4 jours puis faire un tour à Niagara Falls pour 2 jours, revenir sur Toronto afin prendre le bus pour Montréal pour rejoindre les deux français. IL était prévus de rester une semaine à Montréal avant de traverser le Canada en bus. Une fois arrivé à Oliver je devais très vite trouver un travail pour pouvoir continuer mon voyage en Amérique. En effet je n'avais que 5OO dollars en poche pour débuter mon trip et de plus cet argent devait me servir à payer les auberges de jeunesse et le billet de bus pour l'Okanagan. Vous l'avez compris si je ne trouvais pas de job sur place mon temps était compté au Canada et je devrais retourner en France. Mais je dois dire que j'étais assez rassuré par les différentes discutions sur ce forum relative aux picking cherries. Mon projet incluait que je parte pour Vancouver une fois mon mois de travail terminé à Oliver. Enfin de Vancouver si j'avais suffisamment d'argent je prévoyait de descendre jusqu'en Californie en bus pour visiter San Francisco et Los Angeles avec un retour sur Toronto en bus qui me ferait traverser les usa.

Voila pour l'organisation de ce voyage. Demain je debuterai le récit ce ce voyage avec entre autre la préparation de mon sac de voyage, mon vol pour Toronto via Philadelphie ainsi que ma première nuit en Amérique qui a été très froide... c'était dans un parque en plein centre de Torono enmitouflé dans mon sac de couchage avec des sdf pour me tenir compagnie ! Oui car arrivé trop tard l'auberge de jeunesse était fermé !
Air France: vol d'un bagage à main mis en soute English translation pending
by Romainc3 · 2008-10-15 · 54 replies
Bonjour, J'ai été victime d'un vol dans mon bagage le 26 septembre à l'aéroport de Roissy, avec la compagnie Air France. au moment d'embarquer le personnel de bord nous a demandé de mettre les plus gros bagages à mains en soute ( bagage dans la taille autorisée par Air France ). J'ai donc été obligé de mettre mon bagage à mains en soute. Au moment de récupérer mon bagage sur le tapis, je m’aperçois que certaines valises sont forcées, mon bagage n'étant pas ouvert et la sécurité en place, je rentre chez moi. A mon retour je m'aperçois que le sac de mon ordinateur portable avec ordinateur disque dur, etc … avait disparu. ( la fermeture avait été légèrement coupée pour pouvoir ouvrir le sac sans casser le système de fermeture, mais tout avait été remis en place de façon à ce que je ne m'aperçoive de rien. ) Je suis donc allé déposer une plainte auprès de mon poste de police. Une fois la plainte déposée j'ai créé un dossier pour Air France avec copie du billet, de la carte d'embarquement, copie de l'étiquette bagage à mains mis en soute, photo du bagage avec la fermeture légèrement forcée ... j'ai envoyé le tout en lettre recommandée avec AR au service réclamation de Air France.

J'ai eu des nouvelle de AF qui ma dit qu'il me couvrais jusqu’à 1200 euro pour l'ordinateur portable, je leur ai donc précisé que j'avai une assurance sur le PC portable et il m'on dit qu'il m’enverrai une lettre pour l'assurance. Le problème c'est que l'assurance du pc portable ( OXYGEN 3, pour ceux qui veulent la prendre, regardé comment il me couvre bien... ) refuse de prendre en charge le dossier. le problème c'est que j'avais dans mon bagage à main un macbook pro à plus de 2200 euro ainsi qu'un disque dur externe a 150 euro ...

Je souhaiterai donc savoir si j'ai un recours possible auprès de AF qui ma obliger à mettre mon bagage à main en soute au dernier moment( pour être mieux couvert car la je perd plus de 1000 euros, ne sachant pas que mon bagage allais ce retrouvé en soute ( ça c'est fait au moment d'embarquer ), je n'ai pas pu prendre une assurance sur mon bagage )

cordialement,

Ps : Tous le monde dit de mettre ses affaire de valeur dans le bagage à main pour être tranquille mais quand on vous oblige à mettre celui-ci en soute ....
Femme Thaïlandaise arrêtée pour ne pas s'être levée à l'écoute de l'hymne royal English translation pending
by Lula · 2008-10-15 · 93 replies
Vous savez sans doute que quand on va au cinoche, en Thailande, rien ne commence sans une petite minute de profond silence à l'écoute de l'hymne royal, agrémentée d'au moins une photo du souverain. Farang ou pas farang, tout le monde debout. Elle serait condamnée à 15 ans de prison pour insulte à la monarchie. Une syndicaliste thailandaise portait un tee-shirt disant: "Penser différemment n'est pas un crime" et" Ceux qui ne se lèvent pas ne sont pas des criminels". Résultat: licenciement.

Alors, pour la démocratie... ou la liberté d'expression, y a encore du boulot.
Tibet sans permis et sans guide: est-ce possible? English translation pending
by Roxane11 · 2008-10-15 · 59 replies
bonjour,

nous sommes 3amis francais a partir idealement au tibet en janiver 2009. 2 sont deja a shanghai et une a londres. on m a dit qu en partant au Tibet en train, il n etait obligatoire d avoir un permis. info? intox? je voudrais du coup aussi savoir s il est possible de voyager tout seul hors agence de voyage qui impose un guide 24h/24. est ce du coup facile de se deplacer la bas?

merci
Voyage en 4x4 en Mauritanie cet hiver English translation pending
by Image · 2008-10-14 · 32 replies
Peut-être le Papy pourra-t-il m'éclairer. Mais toutes les infos et tous les avis seront les bienvenus. Je connais bien le Maroc et la Tunisie et je deviens peu à peu moitié maghrébin du sud, surtout amoureux des dromadaires et du grand sable à pied. Cet hiver, je souhaite aller trois ou quatre semaines en Mauritanie en 4x4 (HZJ78) avec mon épouse. Je ne connais que les livres de ce pays, T Monod et O du Puigaudeau, notamment (je conseille à tous de les lire!). Je ne voudrais pas mourir sans connaître ce pays avec mes pieds, mes yeux, mes oreilles et ma peau.

Mais, mon épouse, pourtant loin d'être peureuse chronique, ayant visité le site du Ministère Français des Affaires Etrangères, en est ressortie toute blanche et tremblante. Je sais que le MAE n'est pas connu pour son optimisme. Mais qu'y a-t-il de vrai? La situation est-elle plus tendue aujourd'hui qu'il y a un ou deux ans? Nous sommes à une seule voiture. Est-ce dangereux d'aller hors des grands axes (sans prendre le risque de l'ancienne piste de Nema, bien sûr) autour d'Atar et de Chinguetti? Peut-on dormir dans la voiture en se mettant un peu à l'écart de la route, ou à la sortie des villes, comme je le fais au Maroc?

Merci pour tous vos avis. Et si l'un de vous souhaite faire route de conserve fin décembre et début janvier, nous sommes généralement considérés comme de bonne compagnie! Sauf avec les 4x4 de raid qui confondent libido et mécanique. RDV à fixer à Agadir ou à Layoune ou ailleurs.
Que faire absolument à Tokyo et ses environs en une semaine? English translation pending
by Princesse691 · 2008-10-14 · 12 replies
Bonjour, Je pars avec mon mari au japon, à Tokyo en particulier, du 13 au 21 fevrier. Pouvez vous m'aider pour ne rien rater à tokyo et ses environs. J'aimerai bien aller à Kyoto ou Nara. Pensez que l'on puisses y aller en si peu de temps? Nous avons pris un hotel à Shinjuku

Merci de votre aide
Pamukkale, Hierapolis, Aphrodisias jusqu'à la grande Bleue (Turquie) English translation pending
by Simplybrice · 2008-10-14 · 1 reply
J'avais beau en avoir plein l'Ephèse, j'étais toujours pas rassasié. Et quitte à être entouré de vieille pierre, autant poursuivre les visites.

C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!

Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.

Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...

Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.

Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!

Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.

Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!

Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.

J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).

On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!

Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.

Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.

A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.

Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée

Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.

Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.

Grosses bises à l'eau salée à tous.
Mise en garde: usage de drogue à Vang Vieng (Laos) English translation pending
by Jaybroer · 2008-10-14 · 77 replies
Bonjour a tous,

Je tenais a poster un message sur une mesaventure qui m'est arrivee a Vang Vieng (Laos) afin d'eviter que ca n'arrive a trop de voyageurs. Si Vang Vieng est situe dans un cadre magnifique, au milieu des montagnes entre Vientiane et Luang Prabang, c'est surtout pour son celebre "tubing" que les voyageurs se rendent dans cette petite ville. Le tubing est simplement une descente de la riviere sur une grosse chambre a air de camion. La descente est agrementee de petits bars tout le long avec differentes activites (beach-volley, swing-tarzan depuis une plate-forme pour se jeter dans la riviere, ...) et bien entendu, la consommation d'alcool et de drogues est tres elevee. Le Laos, et Vang Vieng en particulier, est repute pour la facilite a se procurer de la marijuana ainsi que par rapport aux peu de risques encourus par les voyageurs qui consomment des drogues. Malheureusement, et j'en ai fait l'experience, les risques sont toujours bien presents! Voici la petite histoire... Un ami irlandais et moi fumions tranquillement un joint a l'ecart de la foule, entre 2 bars. Il y avait simplement un guide lao a quelques metres de nous, mais nous ne nous sommes pas inquites car il avait l'equipement parfait d'un guide de kayak et nous venions justement de voir passer des kayaks sur la riviere. A un moment, ce meme guide s'approche et nous demande pour fumer avec nous. Nous lui donnons le joint (qui etait presque fini) et il l'eteint et l'ouvre pour verifier s'il s'agissait bien d'herbe. Du coup, nous mettons vite les voiles et sautons dans la 1ere boue qu'on trouve pour descendre la riviere. Mon ami jete l'herbe qui lui restait mais 3 Lao nous suivent deja sur la riviere. On s'arrete a un 1er bar, les gars s'arretent aussi mais ne viennent pas pres de nous. On continue la descente et le meme scenario se reproduit plusieurs fois, ils nous laissent aller dans les differents bars sans nous arreter. Finalement, 3h plus tard, on nous arrete a un bar ou il n'y avait personne. La raison officielle qu'on apprendra plus tard etait que la police voulait nous eviter l'affron d'etre arreter devant d'autres personnes, la vrai raison est qu'ils veulent etre discrets pour que le moins de monde possible ne soient au courant de leur pratique. Direction le commissariat ou nous nions tout et refusons de donner nos passeport (que nous n'avions bien entendu pas sur nous). Ils avaient pour seule preuve un minuscule megot detrempe, rien d'autre. Vu notre entetement a nier, ils nous envoient pour la nuit dans la prison locale. Nous passons la nuit avec 6 lao, tous la pour avoir dealer de la drogue. Le plus ancien est la depuis 5 mois, un autre depuis 3 mois. La nuit se passe bien et nous avons sympatiser avec nos compagnons de cellule. Au matin vers 9h on vient nous chercher, retour vers le commissariat. Nouvel interrogatoire, nous reconnaissons finalement avoir fumer le joint. Mais impossible de connaitre la sentence que nous encourons avant d'avoir signer un document (en anglais) ou nous reconnaissons les faits. Ensuite on nous laisse 3 possibilites (qui n'en sont en fait qu'une seule...): soit nous payons 5.000.000 KIP (420euros) chacun et nous sommes libres, soit nous payons 5.000.000 kip et nous devons quitter le payer et interdiction de revenir au Laos durant les 10 ans a venir, soit 5.000.000 kip et un an et demi de prison. Ces propositions sont juste pour nous faire comprendre qu'on doit payer. Finalement nous acceptons de payer et nous sommes relaches. Il s'agit en fait d'une tres tres grosse arnaque. Nous avons appris par la suite que la police ne pouvait demander aucun argent, que nous aurions du etre transferer vers Vientiane, payer 60 euros chacun et quitter le pays. Mais la police sait que les voyageurs sont mal informes et se livre du coup a des pratiques d'extorsion. Ils savent aussi que personne ne veut rester longtemps en prison, raison pour laquelle ils nous menacaient de 1 an et demi... Nous avons egalement appris que le jour meme dans beaucoup de bars, les gens fumaient en publique, avec leurs paquets d'herbe poses sur les tables. Le staff des bars connaissent les gars de la police et avertissent les clients si la police est la et finalement, il est plus sur de fumer dans un bar qu'a l'ecart.

Je tenais egalement a vous informer qu'une guest house appelee "Tony's guesthouse" a ete ouverte grace a l'argent extorque aux voyageurs. Je ne vous recommande donc pas cette guest house!!!

Pour finir, je ne peux que vous recommander d'etre tres vigilant, car il n'y a pas vraiment de regle generale. Cette histoire nous est arrivee, comme un tas d'autres histoires sont arrivees a plein de gens. Mais dans tous les cas, si vous avez le moindre doute sur quelqu'un, evitez de fumer...

Le Laos reste un pays magnifique tout de meme et je ne peux que vous le conseiller! Alors bon voyage, et restez prudents!
Véhicules de plus de cinq ans sous dossier ATA refoulés au Sénégal (information importante) English translation pending
by Jammy · 2008-10-12 · 13 replies
Bonjour,

Message très IMPORTANT: J'ai eu connaissance par plusieurs personnes et plusieurs Chambres de Commerce (CCI) que les voitures de plus de 5 ans sous dossier ATA "risquaient " ou "allaient être" refoulées à la douane Sénégalaise ( ROSSO ? DIAMA ?) Y a t il quelque futur voyageur se rendant au Sénégal en voiture qui aurait les mêmes infos ? Il faut prévenir tout le monde si cette info est exacte. Merci Jammy
Problèmes sur l'annulation de billet avec Jet4you English translation pending
by Crossfire · 2008-10-10 · 29 replies
On devait partir demain samedi 11 Octobre pour un séjour de 2 semaines au maroc comme nous avons l'habitude de le faire au moins deux fois par an. Mais evelyne vient de tomber malade et en est incapable, certificat médical à l'appui. Pas de panique, nous pensions pouvoir annuler nos billets réservés sur casa/Lyon chez Jet4you car nous avions réglé sur internet avec notre carte Visa Premier (celle qui est dorée). Mais voila, il faut impérativement pouvoir présenter un certificat d'annulation et de non remboursement....hors Jet4You nous la refuse catégoriquement. Nous risqueons de ne pas être remboursé parce qu'ils refusent une simple attestation alors que ce n'est pas eux qui remboursent...scandale !!!! Je crois savoir qu'en plus, la compagnie (même un low cost) est tenue de rembourser au moins les taxes d'aéroport. Est ce que certains parmi vous ont connu cette mésaventure, est ce que tous les low cost refusent de faire des attestations d'annulation, est ce que des dossiers ont été remis à des associations de consomateurs... merci de vos retours d'expérience
Tout plaquer et faire le tour du monde English translation pending
by Mond0 · 2008-10-07 · 70 replies
Salut, je suis nouveau sur le Forum. Je m'appelle Rémy, j'ai 20 balai, bientôt 21, je suis dans la région de Lille.

Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).

La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.

Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.

Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.

Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.

Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂

Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Nouvelle tension politique en Thaïlande English translation pending
by Boumbastic · 2008-10-07 · 140 replies
Qu'en-est-il réellement sur place?

Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre

Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Thaïlande: négocier les prix sur place à chaque fois? English translation pending
by Archange22 · 2008-10-05 · 23 replies
aux habitué de la thailande, dois je a chaques fois négocier les prix sur places ? est ce ds la normes comme ds les pays du Magrebs?😛
Tentative de coup d'état à Madagascar contre le président Ra8 English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-10-04 · 19 replies
Tentative de coup d’État Olala critique Ramaroson Après l’exhibition des armes par le commandant Tahiana Ramaroson face à la presse, maître Willy Razafinjatovo passe à l’attaque pour crier au scandale. Il accuse l’officier de gendarmerie d’avoir porté préjudice à son client, Bolo, accusé de tentatives de coup d’état. De g. à dr., Me Olala et le commandant Tahiana Ramaroson.Maître Willy Razafinjatovo, aussi connu comme Olala, monte au créneau. Il dénonce l'attitude du commandant Tahiana Ramaroson, premier responsable de la brigade des recherches de la gendarmerie. Il lui reproche d'avoir violé le secret de l'instruction et le droit de la défense en organisant une conférence de presse sur l'affaire Bolo. Une occasion pour l'officier de la gendarmerie d'exposer les armes saisies pour appuyer l'accusation de tentative d'assassinat contre le chef de l'État. Avocat de l'un des douze accusés présents à la barre, lundi, dont le contrôleur général de la police, Emmanuel Razafindrazaka alias Bolo, Willy Razafinjatovo déclare que l'officier de la gendarmerie exerce une pression morale sur le juge. «Il a révélé l'existence de ces armes trois jours avant que le juge ne se prononce sur le vol d'armes au 1er Régiment de transmission et de services (1er RTS)», a-t-il précisé, hier matin, dans la cour du palais de la Justice, à Anosy. Indépendance de la Justice Me Willy Razafinjatovo demande, ainsi, l'intervention du procureur de la République en vue de l'interpellation du commandant Tahiana Ramaroson. «La question de sortie d'armes n’a pas été évoquée dans le réquisitoire. Le caporal Jacky Ratsimandresy, quant à lui, a souligné le dépôt d'une petite quantité de grenade et de munition au magasin d'armes du 1er RTS. D'où viennent donc ces armes exposées à Fiadanana ?», s'est-il demandé. Un magistrat, ancien responsable au sein du ministère de la Justice De g. à dr. : Le commandant Tahiana Ramaroson tenant une lance-roquette et maître Willy Razafinjatovo, avocat d’Emmanuel Razafindrazaka., essaie d’analyser la situation de manière objective. Il rappelle qu'en principe, les enquêteurs en tant qu’officiers de police judiciaire, se chargent de fournir tous les éléments liés à l'affaire et de transmettre par la suite leurs procès-verbaux (PV) au Parquet. Mais il n'a pas voulu prendre position sur le présent cas. «La question d'influence ou non sur le verdict du tribunal dépend largement du juge», a-t-il soutenu en qualifiant de normale la réaction de Willy Razafinjatovo. Joint au téléphone, hier après-midi, le commandant Tahiana Ramaroson a répliqué que le dossier qui a fait l'objet d'un procès, lundi, et celui qu'il a communiqué à la presse, avant-hier, sont différents. «Je n'ai jamais répondu aux déclarations formulées à notre encontre en pleine audience. A chacun sa façon d'agir», a-t-il déclaré. Le patron de la brigade de recherches a confié par la suite que le deuxième dossier aurait dû être présenté, hier, à Anosy. «Malheureusement, le procureur de la République a été retenu par une autre affaire», a-t-il affirmé.

Encadré Des armes saisies Le commandant Tahiana Ramaroson de la brigade des recherches de la gendarmerie a montré, jeudi, à la presse, les armes saisies dans l'affaire de tentative d'assassinat contre le président de la République, Marc Ravalomanana. Il s'agit de deux lance-roquettes, deux roquettes, de quatre fusils Paratrooper, de six chargeurs ainsi que d'autres munitions. Selon ses explications, ces armes ont été volées au 1er Régiment de transmission et de services (1er RTS) au mois d'octobre 2007. L'officier de la gendarmerie ajoute que deux autres officiers de l'armée seront aussi déférés au Parquet dans cette affaire. Deux personnes, un officier militaire et un civil, sont actuellement recherchées. Fano Rakotondrazaka Date : 04-10-2008
Inde: que faire en deux mois? English translation pending
by Fanico · 2008-10-02 · 20 replies
Bonjour à tous!

Après avoir passé des heures sur le forum à la pêche aux infos, je me lance, car malgré les tuyaux des uns et des autres, cela ne répond pas tout à fait à nos inquiétudes. Nous sommes en train de préparer note départ pour l'Inde et c'est un véritable casse-tête...🤪

Nous arriverons à Dehli le 30 novembre, mais après c'est le trou noir car en lisant les guides, on est un peu paumé. Nico dit : "Y a que des temples!", et moi : "mais si, ça va être bien...".

Nous avons choisi cette destination sans vraiment être au courant de quoi que ce soit du pays, juste avec l'envie de découvrir quelque chose de nouveau et vraiment différent de notre culture mais maintenant on doute un peu...

J'ai cru comprendre que le Nord du pays était plutôt aride et tourné vers une architecture assez spectaculaire et le Sud plus verdoyant et montagneux (c'est réducteur, mais...pour l'instant, connais pas!). Peut-être que dans notre cas faudrait-il visiter un peu des deux pour pouvoir se faire une petite idée de "notre Inde"? Est-ce possible en deux mois, ou vaut-il mieux privilégier un seul coin? Nous aimons beaucoup la nature et les beaux paysages, la rando, les animaux, un peu de vieilles pierres ne nous rebutent pas non plus, mais on ne veut pas faire que des visites de temples ou de musée!

On voudrait savoir s'il existe des parcours pour se balader loin du tumulte des grandes villes, si c'est joli... On besoin de vos témoignages et de vos bons plans pour savoir apprécier cette préparation qui devrait pourtant être palpitante et pour apprécier le pays par la suite.

Ne dites pas qu'il faut qu'on change de destination, car malgré les apparences, on a envie d'y aller.Il nous faut juste vos anecdotes pour nous faire rêver...

Merci de votre aide! 😉

Fanico
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
by Thunderbolt · 2008-09-30 · 254 replies
Bonjour,

J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.

Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.

Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.

Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...

Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.

Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂

Merci !
Insécurité à Madagascar English translation pending
by Sissi · 2008-09-30 · 104 replies
Bonjour. Pour tous ceux qui partent à Mada, sans faire une crise de parano, je viens d'apprendre en direct de Tana que des touristes ont été attaqués à Tulear et à Tana . Alors, soyez attentifs . Je tiens à rappeler qu'il y a eu tout de même 12 meurtres en une nuit sur Tana, info de Madagascar Tribune de vendredi . Restez prudents, on ne veut perdre personne, on veut vous revoir sur ce forum !
Crash boursier et répercussions sur les économies des pays du Sud-Est asiatique? English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-09-30 · 61 replies
Je crois que tout est dans la question, j'aimerai avoir vos avis...

Je pense que la Thailande va connaitre une forte récession ...Les pays moins liés au dollar (vietnam) ou peu développé (Cambodge, Laos) devraient mieux résister du point de vue bancaire car le système de crédit y est peu developpé ...mais quid de ce qui bouste la croissance, c'est à dire les capitaux étrangers au Cambodge majoritairement coreen, ailleurs...?... et tout celà sous fond de spéculation sur les denrées alimentaires...

Quelles répercussions sur le tourisme?
Hôtel Dreams La Romana (Casa del Mar) à Bayahibe English translation pending
by Valbajomi · 2008-09-29 · 29 replies
Bonjour,

Nous envisageons un séjour en janvier OU 2ème semaine de mars en RP. Leclerc Voyages ne jure que par cet hôtel (nom mentionné dans le titre). Qu'en pensez-vous ? compte tenu du nombre de chambres nous avons un peu peur du bruit. Nous partons surtout pour nous reposer, faire de la plongée en apnée, du kayak, de la planche etc... Quelles sont les visites à programmer à partir de Bayahibe ? quel temps fait-il généralement en janvier et en mars ? à votre avis à quelle période vaut-il mieux partir ?

Merci par avance pour tous vos conseils avisés,

😏
Négociation du salaire en Suisse English translation pending
by Lilitwo · 2008-09-26 · 67 replies
Bonjour à Tous,

Je viens de m'inscrire sur le forum qui m'a déjà aidé à répondre à beaucoup de questions concernant la Suisse où j'ai passé dernièrement un entretien.

Mais reste encore une interrogation sur la négociation du salaire que je pense avoir loupée. Je postule pour un poste de responsable commerciale.

Et je voudrais savoir si le salaire que j'ai negocié à savoir 5000 francs suisse brut par mois est raisonnable pour vivre à lausanne ( je compte m'installer là bas)? J'ai effectivement l'impression de m'être completement trompée, peut être aurais je du demander plus puisque que j'ai un niveau bac +4 et une experience de 4 ans dans le domaine avec une formation spécialisée dans l'activité pour laquelle je postule.

Ne vais je pas passer pour une mauvaise commerciale si j'ai demandé un salaire trop bas et être décridibilisée auprès de l'employeur. Aussi puis je a nouveau les recontacter pour renegocier mon salaire, cela se fait il ? ( en sachant qu'ils m'ont invité à les recontacter pour tte question et que j'ai l'impression que ma candidature les intéressait fortement)

Si quelqu'un peut donner réponses à mes questions, je lui en suis d'avance reconnaissante car je ne sais quoi faire? 😕

Merci !!!!!

lilitwo
Se balader en famille en Égypte? English translation pending
by Yseultline · 2008-09-25 · 51 replies
bonjour je suis à la recherche de renseignements car je lis différents avis sur les forums lorsque l on prend un vol sec et uniquement résa hôtels peut on se balader en famille sans être escorté de policiers ou militaires ? Est ce possible par exemple au caire de sortir de l'hôtel et d'aller le soir se balader vers les pyramides ? Nous serons au Mena house donc pas très loin

Il y a 20 ans c'était possible mais je ne suis jamais retournée en egypte depuis donc quelqu'un peut il me donner des renseignements fiables merci
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
by Archimade · 2008-09-23 · 727 replies
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉

Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...

à vos agendas...!!!😛!!!
Guides de voyages (livres) pour le Vietnam? English translation pending
by Nyvietnam · 2008-09-21 · 38 replies
Bonjour, je vais partir au Vietnam pour la première fois fin janvier. Pourriez-vous m'indiquer dans les guides de voyage (livres) celui qui m'aiderait le plus à préparer mon voyage. Merci
Nicolas Sarkozy vient de faire acheter un A330 English translation pending
by Mich74 · 2008-09-16 · 182 replies
Avant, le président français se déplaçait en A319, un avion qui l'obligeait à faire des escales dès qu'il partait de l'autre côté de la planète. Un peu loose, quand George Bush n'a besoin d'aucun arrêt pour faire le même trajet. La Dépêche du Midi vient de révéler que Nicolas Sarkozy vient donc de faire acheter un A330, qui a appartenu à Air Caraïbes ou Swissair. Pourquoi pas en A380? Je pensé que les caisse etaient vides😉................
Que détestent les Thaïlandais? English translation pending
by Touapai · 2008-09-13 · 188 replies
bonjour. il ya fort longtemp que je vous lis et je vous remercie tous pour toutes les infos utiles que j'ai collecter grace a vous. je me suis finnalement inscris et c'est mon premier message. j'ai lu avec interet un message résent qui traitai des bonnes manière a avoir vis a vis des thais, pour pas avoir l'air d'un mal eduqué. pouvez vous svp m'en dire plus sur ce que detestes le peuple thai au regard des touristes? merci. Raoul

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