Search VoyageForum
FR
Avis sur itinéraire de trois semaines au Vietnam l'été prochain? English translation pending
by Newste · 2011-07-30 · 36 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage pour l'été prochain pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 5 et 9 ans)... Peut-être que des amis se joindront à nous et que nous serons 8 (une autre famille avec 2 adultes et 2 enfants de 7 et 11 ans).

Pouvez vous me dire ce que vous pensez de mon 'itinéraire, de sa faisabilité (temps de voyage, temps de visite), sachant que nous sommes avec des enfants :

jour 1 : Arrivée à HANOI jour 2 : Visite HANOI jour 3 : Visite HANOI - Départ le soir par train couchette pour SAPA jour 4 : Arrivée à SAPA, visite du village jour 5 : Trek (organisé. A trouver, si vous avez des adresses, je suis preneuse) jour 6 : Trek jour 7 : Trek - Départ le soir par train couchette pour HANOI jour 8 : Repos / visite à HANOI jour 9 : HANOI - BAI CHAY jour 10 : visite BAIE ALONG- ballade de 8h - nuit à BAI CHAI (la BAIE D'ALONG ne mérite t-elle pas 2 jours avec une nuit sur une jonque-hôtel ?) jour 11 : BAI CHAI - NING BINH (en train, bus ? Combien de temps dois-je compter ) jour 12 : Visite des grottes de TRANG AN ou ballade à vélo et visite de l'ancienne capital de Hao Lu jour 13 : NINGH BINH - HUE (en train, bus ? Combien de temps dois-je compter ) jour 14 : HUE La rivière des parfums et ses tombeaux jour 15 : HUE la cité impériale - Départ le soir en avion pour SAIGON (reste à vérifier qu'il y a bien des vols le soir ) jour 16 :SAIGON jour 17 : visite de BEN DUOC (Tunnel de Chuchi) nuit à CAO DAI (combien de temps pour aller à BEN DUOC, puis à CAO DAI ? Existe t-il des bus ou doit-on prendre une voiture avec chauffeur ?) jour 18 : Télésiège sur le mont BA DEN puis Descente en luge, + visite de la cathédrale temple (faisaible en 1 jour ?)nuit à CAO DAI jour 19 : CAO DAI - SAIGON jour 20 : CAI BE (village flottant + maison colloniale) jour 21 : Retour en France

Concernant le trek à SAPA : les organisateurs prêtent-ils sac à dos, sac de couchage, ect... pour le temps du trek ? Nous en avions fait un en thailande et on nous prettait tout. Nous avions laissé nos affaires à la guesthousse, où nous avions pu prendre une douche après 3 jours de marche, avant de reprendre le train. Pensez vous que cela est possible à SAPA ?

Y a t-il des moustiquaires dans tous les hotels ?

Alors, y a t-il des choses incohérentes, ai-je omis des lieux "essentiels" pour une 1ere visite du pays?

Merci par avance pour vos réponses.
Compte rendu de la croisière "Magique Méditerranée" du 18 juillet 2011 English translation pending
by Olivierrhone · 2011-07-27 · 287 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous voici rentrés de notre croisière "magique méditérannée"sur le costa concordia.Nous avons débarqué lundi et comme nous voulions passer 2 jours à cavalaire avant de rentrer sur Lyon(histoire de revenir sur terre en douceur), n 'ayant pas pris mon ordinateur avec moi(histoire de ne pas énerver madame Olivier) le C/R ne commence que ce soir.

En préambule, je tiens vivement à tous vous remercier pour votre aide à la préparation de ce voyage, et plus particulièrement BRUNO 😄car il est parti sur cette meme destination avant moi et ses commentaires furent précieux, PAP pour la précision et la qualité de ses interventions qui m'ont permis d'etre bien souvent devant(embarquement...)😏, ALCATI pour ses photos et le détail de ses plans(notamment Savone)😎, CORSAIR car ses interventions sont toujours pertinentes et pleines de vérités(j'ai pu tester la force 7 en été presque dans le golfe du lion et la tenue moyenne du concordia) merci encore.

D'une manière générale, j'ai noté très bien sur le questionnaire alors que j'avais noté excellent l'année dernière sur le costa fortuna dans les iles grecques. Je ne pourrai m'empecher de faire quelques comparaisons avec ma croisière de l'année dernière.

voici les raisons qui m'ont poussé à diminuer ma note:

1/la cabine: nous avions une balcon extérieure, la 7399(ARRIERE tribord).Sur le fortuna, c'était aussi une balcon extérieure mais 9253(AVANT tribord). Naturellement, nous étions plus tentés de descendre du pont 7 arrière vers le pont 5 ou nous avions directement l'entrée vers le casino et les bars.Donc, nous avons passés beaucoup de temps à l'INTERIEURE du bateau(fontaine chocolat, bars, jeux pour enfants...) alors que l'année dernière au pont 9, nous étions directement vers les piscines et nous avions profité beaucoup plus de l'EXTERIEURE.Je dirais que c'était une tendance naturelle d'aller vers ce qui est plus près.Et honnetement, j'ai mieux aimé le contact avec l'extérieur.Donc, mauvais choix de cabine pour moi. Par contre, nous avons eu très peu de roulis(mais plus de tanguage) sur cette cabine 7399 alors que nous en avions beaucoup plus(du roulis) sur le fortuna.Et pourtant, la mer fut mauvaise(j'y reviendrai).

2/le personnel: beaucoup moins sympa que sur le fortuna.Peu de sourire, surtout pour les bars services, et le restaurant.Je les ai senti fatigués, pas d'envies. 3 raisons possibles: a) ils avaient un audit qualité la semaine suivante, donc c'était la répétition générale, avec un peu plus de stress. b) j'ai l'impression qu'il y avait moins de personnel que sur le fortuna. c)ce type de croisière ne facilite peut etre pas les choses: des croisieristes montent et descendent dans chaque port(croisière omnibus);

3/Mes enfants n'ont pas pu profiter du tobbogan.C'est quand meme ce qui leur plait le plus.Le personnel a trouvé qu'ils étaient trop petits en taille(le plus grand 8 ans arrivait pourtant à la ligne rouge).Sur le Fortuna, il y avait cette magie du "sécurité mais aussi lacher prise".Les enfants avaient pu profiter du tobbogan avec 1 an de moins pourtant.Mais bon, je ne discute jamais sur des règles de sécurité, nous n'avons pas ralés, juste un peu décus.

4/le restaurant: Nous étions au milano, avec une table complètement enclavée, ou on ne voyait rien et ou nous n'avions meme pas de vis à vis.Mais bon, pareil, nous avons accepté, nous n'avions pas envie de faire des vagues et cela s'est bien passé.

Voilà, ceci étant dit, c'est parti pour le C/R, si j'ai encore un peu de mémoire ce soir.
Mini croisière sur l'horizon (Croisières de France) du 16 au 20 mai 2012 English translation pending
by Cricri83390 · 2011-07-25 · 451 replies
coucou les amis

ne pouvant plus attendre et comme on commence a envahir le post de lounaa , j'ouvre avec une joie non dissimulé cette discution qui va etre j'espere tres animé d'ici le mois de mai 😄

donc pour cette mini croisiere on decouvrira le nouveau navire amiral de croisiere de france :l' horizon .

a ce jour nous sommes deja plusieurs membres de vf a avoir reservé .

rct = 3 + 7 amis barriaux = 2 + beaucoup d'amis 😉 cathou 30= 2 cricri 83390= 7

j'invite tous ceux qui sont aussi inscrit a cette croisiere de partager avec nous ce post .

en avant toute 😎
Croisière sur le MSC Splendida du 3 au 10 septembre 2011 English translation pending
by Luigi250771 · 2011-07-25 · 103 replies
je part avec ma femme en croisière sur le bateau "le splendida " du 03/09 au 10/09 . 2011 départ marseille puis gènes, naples, palerme, tunis, palma de majorque(baléares), barcelone , je suis a la recherche de divers prix a bord du bateau, les pieges a évité ou les bonnes choses a faire, ce qui doit etre impérativement vu aux escales que nous allons faire avec les bons plans transports ou visites et vous pouvez aussi nous laissez toutes vos impréssions si vous avez déja pris ce bateau sur tout les sujets(décors, organisation, nourriture, cabine, divertissement, les boutiques, les boissons etc......) faites nous partagés vos croisières passé sur le splendida pour notre future croisère nous sommes impatient d'y etre.... merci de vos réponses cordialement
Voyage à vélo autour du monde en famille, début en Amérique du Nord English translation pending
by Faurejf · 2011-07-23 · 30 replies
Voila, les proches sont prévenus, il n'y a plus qu'à foncer, les dés sont jetés, nous allons donc partir un an en voyage autour du monde à vélo en famille : de juillet 2012 à juillet 2013. Parmi les milliards de choses à préparer, la recherche de l'itinéraire est peut-être la plus plaisante mais aussi une des plus subtiles. Aussi je risque d'envoyer quelques messages pour des informations, des conseils. Merci d'avance à celles et ceux qui auront la gentillesse d'y répondre.

Nos enfants auront 13, 11 et 8 ans. Ils seront donc acteurs à part entière de ce voyage et donc auront leur mot à dire sur les destinations.

Nous cherchons à trouver un bon équilibre : - un voyage qui apporterait une certaine variété (nous, adultes, serions très satisfaits d'une traversée complète de l'Asie centrale mais nous pensons que les enfants y trouveraient moins leur compte) mais sans que ça devienne un enchainementsde sauts de puces et de cartes postales - un voyage où les déplacements à vélo auraient du sens et donc permettraient de réels déplacements)mais sans faire des milliers de kms galère juste pour dire "on l'a fait" - des animaux (et si possible qu'on trouve pas au fond de son jardin !!!) - des pays pas trop durs et bien sûr pas dangereux mais aussi des pays qui n'escamotent pas les réalités de notre monde. - encore des animaux Bref vous vous doutez que ce n'est pas facile.

Pour l'instant, notre première ébauche est trés classique : - une période en Amérique du Nord (été) pour un démarrage en douceur - 4/5 mois en Amérique du sud avec probablement le grand classique Lima-Santiago - Quelques semaines en Nouvelle-Calédonie - 1 ou 1,5 mois en Nouvelle-Zélande (autour de février) - une période en Inde su Sud (autour de mars) - un passage au Népal (pause de vélo pour un petit trekking)

Et c'est là que nous avons du mal avec la mousson pour finir le voyage en Asie. Nous aimerions un autre trajet en continu (je pensais de Bangkok à Hanoi) ou l'Indonésie ou remonter vers l'Asie du Nord et finir par la Mongolie. Vous le voyez ce n'est pas encore précis et si certains ont des suggestions pour cette fin de voyage (disons mai, juin juillet) je suis preneur.

Pour revenir à une question plus précise sur le début du voyage, nous avons un peu de mal à nous décider pour l'Amérique du Nord. Nous cherchons un périple d'environ 1000-1500 kms avec des paysages spectaculaires (et des animaux) mais en évitant les routes surpeuplées, les lignes droites de 100 kms et les semaines entières en forêts !!! Nous avons pensé à la Colombie Britannique avec l'idée d'allier Vancouver et les Rocheuses : - d'Edmonton à Vancouver ou - Vancouver et l'île puis passage intérieur, Port Rupert et retour vers les Rocheuses

Avez des idées et des connaissances sur ce secteur ? Sinon le Québec est-il une bonne alternative ? (pour les baleines entre autres)

Au début nous pensions partir de Vancouver pour aller jusqu'à Yellowstone quitte à faire des sauts de puce en bus. Est ce possible ?

Voila merci d'avance pour vos conseils sur cette première partie du voyage, notamment si certains ont déjà voyagé à vélo avec des enfants dans ce secteur, nous sommes friands de tout ce que vous pourrez nous dire.

Jean-François
Hôtel Playa Costa Verde à Holguin English translation pending
by Blais1000 · 2011-07-18 · 78 replies
Bonjour,

Je pars dimanche pour Holguin, Cuba, plus précisement au Playa Costa Verde et j'aimerais avoir vos commentaires sur votre séjour et j'aimerais savoir si il est permis d'apporter des choses a donner aux employés et si oui, quoi?

Merci
Croisière "Au-delà des colonnes d'Hercule" sur le Costa Luminosa English translation pending
by Moumoute02 · 2011-07-17 · 19 replies
nous partons pour la fin septembre sur le luminosa pour les colonnes d'hercule. Quelqu'un aurait-il vécu cette croisière récemment? Des bons plans pour les escales et excursions et les températures. CDLT
Notre premiere croisière le 1er août sur le Costa Concordia English translation pending
by Didier59167 · 2011-07-15 · 77 replies
Bonsoir voila je me lance nous partons le 1er aout sur le Costa Concordia pour une semaine c'est notre première croisière en espérant que tous va bien se passer voila j'aurai voulu avoir un renseignement pour l'instant c'est qu'on descend en voiture a Nice et la je sais pas comment sa se passe je sais que je prend le bus pour Savone mais je ne sais pas ou je dois aller pour prendre le bus est ce qu'il y aurait déjà une personne qui aurai déjà pris le bus a la gare de Nice merci d'avance si vous pouvez m'éclairer bonne soirée
Prévision Namibie/Botswana 2012 English translation pending
by Zejocker · 2011-07-11 · 34 replies
Bonjour,

Après un périple merveilleux en Namibie en novembre 2009 (
http://www.stephanmellinger.com/carnet_namibie_2009.html), mon épouse et moi envisageons de remettre le cap dans cette magnifique région du monde et d'y emmener mes parents, qui ont vécu près de 30 ans en Afrique de l'ouest.

Nous étions passés par Namikala-Safaris dont nous avons été très satisfaits et je leur ai donc refait un courrier cette fois pour planifier Namibie ET Botswana à 4. Cependant, leur retour commence par ces lignes et je dois avouer que ça me fait un peu peur ! :-)

Merci à celles et ceux qui prendront le temps de lire les lignes ci-dessous et de me donner leur point de vue.

Stéphan

Votre expérience compte pour traverser les parcs du Botswana et passer par l’Okavango Si vous n’avez aucune expérience des safaris camping en autonomie et de la conduite des 4x4 sur des pistes difficiles, des passages de gués… Nous ne vous pousserons pas à effectuer cet itinéraire.

Les « problèmes » qui peuvent arriver sur un voyage de ce type sont assez nombreux et très divers. Avec l’expérience, on sait les minimiser ou les gérer au mieux. Sans expérience, vous pouvez vous retrouver dans une situation que vous allez trouver stressante, voir insupportable. Or vous devrez par définition être autonomes dans ces régions. Une panne de voiture devant un pack de lion peut être gérée de différentes façons en fonction des personnes en présence.

80% des pannes de voitures au Botswana sont dues à une mauvaise utilisation du 4x4. Sans expérience, vous forcez pour passer et vous cassez ou bien vous passez dans l’eau par exemple et vous calez….Le pot d’échappement se gorge d’eau et lorsque vous redémarrez, il explose… Les pannes de ce type ne sont pas couvertes par les assurances. Dépannage et réparations sont alors à votre charge. Sortir une voiture en panne de la réserve de Moremi peut prendre entre 1 et 3 jours. Cela aussi, il faut le savoir et être préparés…
Idées de voyage de trois semaines dans l'Ouest canadien (Alberta et Colombie-Britannique)? English translation pending
by Syl08 · 2011-07-11 · 90 replies
Bonjour,

De retour d'un mois d'un fabuleux voyage dans l'Ouest américain, nous projetons de partir l'an prochain dans l'Ouest Canadien afin de poursuivre notre découverte des Rocheuses.

Nous souhaiterions partir 3 semaines environ, louer un véhicule et parcourir les parcs nationaux de l'Alberta (Parcs de Banff, Jasper, Yoho, kootenay et du Glacier...) et leurs magnifiques lacs (Louise, Moraine, Maligne, Peyto, O'hara, Emeraude ...) et chutes (Takakkaw Falls, Athabasca Falls, ...)en empruntant l'Icefields Parkway (route de 230 km reliant le Lac Louise à Jasper).

Nous souhaiterions découvrir également Vancouver et sa région et prendre le ferry pour faire le Passage Intérieur reliant Port Hardy (île de Vancouver) à Prince Rupert. (15 heures, 499 km).

Ainsi, quel circuit me conseillez-vous au départ de Vancouver, sachant que nous voulons profiter au moins 2 nuits dans les parcs et faire les parcs et sites précités? Si des petits détours pour voir de belles choses sont à conseiller, n'héistez pas à nous en faire part.

Nous sommes des grands randonneurs et si vous connaissez des randos sympas dans les parcs, même des difficiles, nous sommes preneurs.

Devons nous louer un SUV ou un 4X4?

Enfin, nous souhaiterions partir en juin l'année prochaine. Est-ce une bonne période ? quelle est la meilleure période pour partir, sachant que nous voulons éviter juillet-août? Merci beaucoup pour vos réponses. Bonne journée

Sylvie
Les enfants en période scolaire dans les resort English translation pending
by Mario02 · 2011-07-11 · 20 replies
allo, Avec toute la problematique du décrochage scolaire mondiale et particulierement au québec , je ne comprend pas de voir des parents allez en voyages dans le sud en pleine période scolaire.Nous allons dans le sud 4 fois par années, et toujours il y a des enfants qui devraent etre a l'école.Les enfant ont 2 mois de vacances l'été +semaine de relache l'hiver.Comment des parents peuvent dire a leur enfants l'importance des études quand ils leurs font perdre 1 ou 2 semaines d'étude.S.V.P ne pas répondre que le prof leurs a faits un programme, on ont voit courrir jusqu'a 23.00 p.m et + Comment peut-on inculper a des enfants l'importance des études si ont leurs fait perdre des études par ???égoisme, je m'en foutisme. Le petit prince ou princesse devrait peut-etre faire ses études. Ce n'est pas un proces d'intention, mais s.v.p allez vous amuser avec vos enfants soit en camping ou autre pendant la période de vacance d'été.La problematique du décrochage n'est pas une joke.
Le Soudan - sur les traces des pharaons oubliés English translation pending
by Doumechris · 2011-07-01 · 3 replies
Le choix du pays, les préparatifs : Afin de retrouver un ami en poste à Khartoum, nous avons décidé de passer les vacances de printemps 2011 au Soudan après un premier report suite à une impossibilité de nous y rendre en octobre 2010. Comme d'habitude, nous avons choisi un tour operateur local afin de nous transporter et guider dans les différents sites que nous avions choisi après lecture de guides touristiques et de circuits proposés par des voyagistes français . Nous avons donc lancer un mini appel d'offres sur la destination, les dates étant celles des vacances de printemps : entre le 9 et le 23 avril. Nous avons reçu 4 réponses au prix différents en raison, le plus souvent, de la qualité de l'hébergement. Tous nous proposaient un guide, un chauffeur, celui-ci se transformant en cuisinier pour les repas. L'hébergement est le plus souvent du camping, avec quelques nuits chez l'habitant. Peu d'hôtellerie excepté à Khartoum, mais cela nous n'en avions pas besoin, étant hébergé chez notre ami. Il fallait également trouver le billet d'avion. Sur internet, le meilleur prix au 16/1 a été de 1904 euros par la compagnie Afriqyiah. Cette compagnie, la moins chère sur l'Afrique nous a été recommandée par une amie se rendant fréquemment de ce côté là de la Méditerranée. Nous avons donc notre billet. Ensuite, après discussion avec nos divers interlocuteurs soudanais, nous sommes d'avis de choisir le moins cher : ce dernier se place très bien en raison du fait qu'il nous fait la gratuité pour les enfants. Si son prix à la journée est comparable à celles des autres excepté une agence italienne nettement plus coûteuse, la proposition relative aux enfants emportent le marché. Il convient ensuite de lui adresser un acompte ce qui est compliqué en raison du manque de banque travaillant avec le Soudan. Nous passons par un service d'envoi universellement connu pour les transferts d'argent. Mais cela se complique suite à l'embrasement de la côte sud de la Méditerranée. L'envoi s'effectue tout de même après quelques coups de fil au Caire !!! Les mails s'enchaînent entre la maison et Khartoum. Le temps passe et arrive le mois de mars. Notre vol est bientôt dans un mois et nous apprenons que la compagnie Afriqiyah ne se pose plus à Paris et pour cause : elle est libyenne!!!notre agence de voyage qui a nous a vendu les billets nous proposent de les annuler mais sans assurance sur leur remboursement en raison du gel des avoirs libyens par le gouvernement français. Entretemps nous avions été cherché nos visas au consulat du Soudan à Paris. Leur coût (80 euros/pers) a fait que nous avons pris la décision de maintenir notre voyage. Il fallait alors retrouver des billets aux bonnes dates. Comme la première fois, cela s'est fait sur internet. Bien sûr, les prix n'étaient plus les mêmes. Devant les frais déjà engagés, nous ne pouvions pas faire machine arrière. Nous allions partir par KLM et Amsterdam. Il ne reste plus qu'à se faire rembourser les premiers billets achetés. A l'heure actuelle, cela n'est toujours pas fait. Ayant cherché à remuer ciel et terre pour faire accélérer le remboursement, cela n'émeut personne que le gel des avoirs libyens pénalise bon nombre de personnes disposant de billets sur cette compagnie. Certainement, il y aura un réveil dans les prochaines semaines lorsque la saison touristique sur l'Afrique va réellement débuter en particulier pour les Africains rentrant au pays pour leur congé. Cette compagnie est la « low cost » sur bien des destinations africaines en remplacement d'Aéroflot qui l'a été au cours des décennies précédentes.

Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.

Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.

-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.

-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs. Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion. A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum. Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés. Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !! A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique. -Mercredi 13/4 : Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre. Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil. Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés. Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs. De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée. Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée. Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc.. Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin. Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe . -Jeudi 14/4 : Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes. A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île. Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride. La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce. Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux. Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or. Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre. Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve. Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée. _Vendredi 15/4 : Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma . Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques. A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens. Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois. Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!! La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos. -Samedi 16/4 : Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur. Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux. Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit. Extinction des feux à 21H30. -Dimanche 17/4 : Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ». nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise. Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens. Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien. A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil. Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma. Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.

- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.

- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.

Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.

-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.

-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.

-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.

- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.

Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.

Pour voir nos photos
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Retour de croisière "Islande et Nord Extrême" sur le Costa Pacifica (9 au 26 juin 2011) English translation pending
by Escargotine · 2011-06-26 · 60 replies
Bonjour, je rentre de la croisière à bord du Costa Pacifica du 9 au 26 juin 2011 : Islande et Nord extrême. Iles Schetland, Islande, Spitzberg, Norvège Il s'agit de ma première croisière. Si je peux vous apporter quelques informations, n'hésitez pas à me demander, je tenterai de vous faire part de mon ressenti en essayant d'être toujours objective. A bientôt
Road trip de Montréal à Vancouver en hiver, récit de voyage English translation pending
by Lawiss007 · 2011-06-25 · 1 reply
Voici notre récit de voyage sur le road trip inoubliable que nous avons effectué cet hiver. L'itinéraire initiale

Montréal, lundi 31 janvier, 8h45, température extérieure : – 20°C 4 valises, 3 sacs à dos, nourriture pour 2 semaines de traversée, skis. Le Titan quitte Montréal sous un ciel bleu et un air glacial, pour un périple à travers 1 continent, 2 pays, et 9 états : l’Ontario au Canada, le Minnesota – « l’état aux 10 000 lacs », le Dakota du Nord – le « peace garden state », puis le Dakota du Sud aux « Great faces, Great places » ; le Wyoming dit « l’Equality State » ou le « Cowboy State » au choix, le Montana aka le « North Star State », l’Alberta « fort et libre » et enfin la Colombie Britannique « the best place on earth ». Et on dit des français qu’ils sont chauvins ! Les premiers kilomètres voient se succéder les zones urbanisées : Montréal, sa périphérie, puis très vite la périphérie d’Ottawa, le centre-ville, puis à nouveau sa périphérie comme une montée en puissance vers les paysages dont nous rêvons depuis des semaines. Nous faisons une halte dans la capitale qui recèle de nombreux héritages britanniques à l’instar du parlement mais repartons rapidement en direction de Sudbury, première étape de notre périple. Les plaines enneigées s’offrent désormais à nous, à perte de vue. L’excitation du voyage nous fait percevoir ces étendues plates et blanches comme de fantastiques paysages. De belles granges de bois rouge rompent la monotonie de ces étendues vierges tout comme la traversée de quelques réserves aux noms saugrenus comme Petawawa, Twilight ou imprononçable comme Mijinemungshing.

Rapidement le voyage est animé par la découverte du lac Supérieur : un grand moment de la traversée. C’est le plus grand lac d’eau douce au monde. Nous avons longé ses berges à travers le Canada et les Etats Unis sur 1000 kms ! Ses rives sont sublimes; tantôt bordées de petites falaises ensevelies sous la neige, tantôt abritant de petites criques où le sable a gelé et de la glace s’est formée dans des formes géométriques si parfaites, qu’elles nous font apprécier la grandeur de la nature. Les couleurs offrent un magnifique tableau, mêlant le bleu profond du lac au loin, le bleu du ciel, l’ocre de la roche, le vert profond des sapins, au blanc étincelant de la neige. Des silhouettes se détachent à l’horizon : des pêcheurs sur le lac. Malgré notre marche de la veille avec Rita -notre hôte de Sudbury- sur le lac gelé de la ville, nous n’osons pas rejoindre les pêcheurs. Les fissures observées dans la glace, aussi effrayantes puissent elles être, permettent en réalité d’évaluer l’épaisseur de la couche. 25 cm suffisent au passage de voitures, et seulement dix centimètres sont nécessaires pour pouvoir marcher dessus. Les premiers jours de route, avec une moyenne de 700km quotidiens, sont les plus longs. Les premières étapes, à Sudbury, puis Whiteriver -son motel, ses stations essences, sa statue de Winnie l’ourson- et Thunder Bay ne sont motivées que par le besoin de faire une pause. Les villes ont -du peu que l’on en a vu, il faut l’avouer- le défaut de nombreuses villes nord américaine s: un étalement urbain effarant. A défaut de découvrir des villes intéressantes -bien que nous sachions à quoi nous attendre-, nous sommes agréablement surpris par les paysages qui nous avaient été décrit comme quelconques, la neige ayant certainement joué son rôle. Par ailleurs les expériences couchsurfing ont été très enrichissantes, une fois de plus… La route est jalonnée de panneaux « Adopt a highway », ou comment l’Etat se désengage de l’entretien de la voirie. Ces sponsors privés, souvent des familles dont le tronçon porte le nom, offrent une homogénéité toute relative à la route. Si du côté canadien, les abords de la frontière sont déserts, du côté américain, le potentiel touristique du lac est exploité. De nombreux resorts aux panneaux de bois défraîchis par les hivers rigoureux animent les bas-côtés. En cette saison, la plupart sont fermés, tout comme les baraques à burgers, mais il est aisé d’imaginer l’animation estivale. Nous traversons notre première grande ville américaine, Duluth, aux maisons bourgeoises et aux énormes cheminées industrielles. Preuve que nous maintenons le cap vers l’ouest, nous gagnons une heure.

Adopt a Highway ! Visiblement ils n'ont pas payé depuis longtemps… L’arrivée à Fargo, dont le nom nous est familier sans vraiment que l’on sache pourquoi, est la porte d’entrée vers les états dont nous attendons le plus, au cœur de l’Amérique profonde. La ville a conservé quelques beaux bâtiments de l’époque de la conquête de l’ouest : une vieille gare et sa belle horloge, des façades en briques ornées de frontons sur lesquels on devine des inscriptions délavées. Nous entrons dans le Midwest! Amanda, l’une de nos hôtes, nous a préparé un repas typique du Minnesota, en fait typique de Scandinavie, car comme 850 000 habitants, -17% de la population de l’état- elle appartient à la communauté norvégienne. Après une bonne nuit, nous reprenons la route pour une longue étape. Le paysage devient monotone. Le Dakota du nord déploie ses plaines sur des centaines de kilomètres, durant des heures. Les routes sont si droites que nous voyons à 7km en avant, à l’horizon. Le ciel, bleu profond, paraît immense. Balayée par les vents violents sur les plaines agricoles, la neige s’est parfois emparée de la route, seule tâche de couleur sur l’immensité blanche. Tous les 30 km environ, la traversée d’un village -soit quelques maisons, une ferme, une station essence aux pompes hors d’âge, et généralement un château d’eau avec le nom du village inscrit dessus-, devient un divertissement. Nous ne croisons personne sur la route, hormis des troupeaux de biches sauvages. Magique. A nouveau, nous gagnons une heure en arrivant à Rapid City, porte des Blacks Hills, et du Mont Rushmore dans le conservateur Dakota du Sud. Les Blacks Hills, dont le nom fait référence à la couleur sombre des pins qui les recouvrent, sont considérées comme sacrées par les Sioux. Elles sont les premiers reliefs que nous arpentons. C’est dans ces blocs de granite déchiquetés qu’est sculpté le célèbre Mont Rushmore, cette sculpture de 18m de haut des présidents G. Washington, T. Jefferson, T. Roosevelt et A. Lincoln. Pour moi, le lieu représente à la fois le mythe et le kitch américain, et la mise en scène avec l’allée aux drapeaux des 51 états vaut autant que la sculpture en elle-même. Un peu plus loin sur la route, nous entrapercevons Crazy Horse, un colosse de pierre en construction. Débutée en 1948, la sculpture représentant le chef amérindien sur son cheval mesurera, à terme, 172m de haut, dont 27m rien que pour le visage. Elle deviendra la plus grande sculpture au monde.

Les Black Hills, Dakota du sud La route que nous empruntons à travers les Black Hills est sublime. C’est aussi l’une des premières fois que la neige a disparu des routes pour laisser place à la végétation d’un jaune profond et ce depuis… 3 mois maintenant. Nous découvrons les premiers ranchs. C’est toujours étonnant de voir à quel point la réalité est proche des images que nous avons ou que nous nous faisons des choses. Au milieu d’openfields, l’entrée des ranchs est signalée par ce typique porche fait de trois troncs mis à nu, parfois ornés d’un squelette facial de buffle. Ces énormes chalets de bois sont isolés mais ils jouissent d’une vue époustouflante. Les kilomètres défilent au rythme de la musique country d’une des 100 radios de cow-boy que nous captons dans ce désert, et les collines laissent maintenant place à d’immenses plaines.

Nous entrons dans le Wyoming, le cowboy state. Et cela se ressent à chaque station service où nous nous arrêtons : stetsons à l’horizon, santiags à terre, vêtements camouflages et pick-up à profusion. Les couleurs sont belles, le ciel tantôt tourmenté et sombre tranche avec l’herbe dorée qui reçoit quelques percées de soleil. Un petit stop à Gillette pour une photo souvenir, et nous reprenons la route en direction de Cody, à travers les collines du Wyoming et les reliefs de la Big Horn National Forest. Pour la première fois depuis notre départ, nous empruntons une route de montagne, et ce dans les meilleures conditions : la neige se met à tomber tout comme le brouillard. Très rapidement nous arrivons à 1500m d’altitude, la route est à nouveau plate mais nous essuyons une tempête. Les bourrasques de vent renvoient la neige sur la route, tandis que nous nous engouffrons dans un canyon à la tombée de la nuit. Tempête de neige sur les Black Hills, WY

Nous arrivons, vivants, de nuit, sous d’énormes flocons et une route cotonneuse à Cody, cité de 8 000 âmes, fondée par Buffalo Bill, chasseur de bisons et fondateur du spectacle Buffalo Bill’s Wild West qui s’est produit jusqu’en France ! La visite de la ville est rapide, un tour par l’hôtel Irma ouvert par la fille de Buffalo Bill s’impose. En ce dimanche, les familles du coin sont venues déguster un copieux brunch dans le cadre authentique du salon aux trophées de chasse et au bar de cerisier offert par la reine Victoria. Les cow-boys existent vraiment. Nous décidons de rejoindre Bozeman dans le Montana, notre prochaine étape, en traversant le Parc National de Yellowstone. A cette époque de l’année une unique entrée est accessible. Trop excités à l’idée de pénétrer un sanctuaire si mythique, nous nous trompons de route sur près de 80 km. Ce détour nous a néanmoins offert des paysages spectaculaires que nous n’avons retrouvés nulle part ailleurs. Nous voici longeant le Buffalo Bill Réservoir et remontant la rivière Shoshone, à travers ces paysages montagneux arides, aux strates roses et vertes percées par une rivière semi gelée, semi bleu glacier. Les paysages sont fascinants, les Rocheuses se dévoilent au loin. Dans les plaines, le jaune des herbes hautes côtoient le blanc immaculé des sommets. La luminosité est surréaliste. Une erreur de route bénéfique, Wyoming

Maintenant sur la bonne route, notre itinéraire est à nouveau modifié à cause des conditions climatiques. La route est fermée sur les derniers kilomètres rejoignant le parc, reportant à plus tard notre découverte d’un des plus célèbres et du plus ancien Parc National au monde. Mais cela ne suffit pas à entacher notre enthousiasme, nous nous apprêtons à passer une après midi typiquement américaine. Nous sommes dimanche 6 février et aujourd’hui, 111 millions de téléspectateurs regardent le super bowl, la finale du championnat de football américain. Par chance, Duncan, notre hôte de Bozeman nous invite à se joindre à ses amis pour prendre part à l’événement sportif le plus regardé aux Etats-Unis. Et le show est à la hauteur de nos espérances ; pas sur la pelouse, dans le salon. Une vingtaine de jeunes américains papotent plus qu’ils ne regardent le match, et pour cause, avec une coupure pub tous les arrêts de jeu soit toutes les 5 minutes, rester concentré sur l’action est quasi mission impossible ! 30 secondes de spot publicitaire coûtent 2,7 millions de dollars. Rapporté à la seconde, cela revient à 90 000 dollars. Rien d’étonnant donc de voir des publicités aux airs de courts-métrages hollywoodiens ! ( Beautiful British Columbia

Quelques minutes après notre arrivée chez Duncan, nous apprenons que Swift IIIème du nom, son coloc et donc notre hôte s’est blessé à la jambe après avoir sauté une barre rocheuse en ski…Rien de grave finalement puisqu’il nous rejoins rapidement et se prend à faire des roulades sous l’effet de tous les antidouleurs qui lui ont été administrés. Il règne une effervescence extraordinaire dans cette maison. Nos hôtes et leur entourage, tous animés par leur passion du ski, par la découverte de nouvelles faces, mènent une vie saine et nous entraînent dans leur quotidien rythmé par un énorme petit déjeuner à base d’omelette, de pancakes, de bacon, de steak de biche chassée par Swift lui-même. Après une bonne journée de ski (de 9h à 16h) il est temps de prendre le premier dîner, non non, pas le goûter, le premier dîner, avec pates au menu. Vers 20h vient le deuxième diner, légumes et viande, cookies. A 22h30 tout le monde dort. Nous sommes visiblement arrivés pour les meilleurs jours de la saison, il a beaucoup neigé dernièrement et toutes les personnes que nous rencontrons nous rappellent à quel point nous sommes chanceux. Plusieurs stations se trouvent à proximité de Bozeman, mais notre choix se porte sur Bridger Bowl, à ma connaissance la seule station de ski à but non lucratif au monde et par conséquent la moins chère que nous ayons trouvé : 47 dollars. C’est aussi l’une des régions qui reçoit le plus de poudreuse au monde, mais chut, ça c’est un secret ! Nous découvrons la façon dont sont conçues les stations nord-américaines et il y a de quoi justifier l’addiction. Le skieur bénéficie d’une liberté totale sur l’ensemble du versant et les conditions de sécurité sont assurées partout. Le skieur peut ainsi exploiter tout le territoire et de ce fait être plus proche de la nature. Les pistes damées sont minoritaires, « l’entre-piste » ou finalement tout le versant non damé est le plus plébiscité, le ski au milieu des sapins est magique. Enfin, pour les plus aguerris, les sommets sont un terrain de jeu exceptionnel. Un beacon (émetteur à conserver sur soi en cas d’avalanche) est obligatoire pour entrer dans la zone et l’ascension à pied s’impose. Très physique mais indescriptible selon Grégoire, qui a pu expérimenter, grâce à Duncan, un ski plus extrême que celui que nous, commun des mortels pouvons pratiquer dans les stations en France. Grâce à Charlotte -une amie de Duncan-, travaillant au magasin de location de matériel, Béatrice et Grégoire ont pu essayé des skis deux fois plus larges que des skis traditionnels et bien plus adaptés à la quantité de poudreuse dont nous bénéficions. De quoi leur donner un air de pro rider pour un jour !

Depuis le sommet, la vue sur les larges plaines du Montana est à couper le souffle. Toutes les personnes avec qui nous partageons un moment à l’occasion des remontées en télésiège sont extrêmement friendly, et alimentent la réputation de l’état qui se veut plus libre et plus ouvert que la plupart des états américains. L’humeur est joyeuse, tous semblent apprécier ces « sunny powder day » comme s’écrirait Duncan. Et ils sont tous curieux d’une agréable façon, demandant des conseils sur les meilleures destinations en France, ce qui nous a amené à skier dans le Montana, nous faisant réaliser à quel point nous sommes privilégiés, en s’essayant à quelques mots de français. Plus politique, la plupart étaient curieux de ce que pensent les français, des américains, ayant l’idée qu’ils ne sont pas appréciés chez nous. Plus futile, nous avons partagé un télésiège avec le sosie de Brad Pitt….

Pour accéder à l’ensemble des photos : Free ski on Bridger Bowl, MT

Après ces deux jours d’activité physique très intense – car passer 8h par jour assis dans une voiture n’est pas le meilleur entraînement pour affronter la poudreuse-, le moment est enfin venu de découvrir Yellowstone. Nous pénétrons le parc par une grande porte de granite érigée au milieu de nulle part. Nous n’avons pas encore passé le porche que déjà, nous mitraillons les quelques bisons que nous distinguons à peine à l’horizon… Stupide réflexe de touristes ! Nous ne savions pas encore…Quelques mètres plus loin, de la fumée s’élève dans le ciel. A y regarder de plus près, nous découvrons la boiling river, dont le contraste avec la neige environnante est fascinant. Yellowstone compte plus de 10 000 sources chaudes et possède la plus grande concentration de geysers au monde, 200 environ. Malheureusement Old Faithful, le plus puissant des geysers, crachant des litres d’eau à 118°C à plus de 40 mètres de haut, n’est pas accessible à cette période de l’année, les routes d’accès n’étant pas déneigées. Peu importe, une autre attraction naturelle, les Mammoth Hot Springs, ces piscines en cascade de calcaire, nous permettent de mesurer l’incroyable activité géothermique qui gronde sous nos pieds. Des fumerolles s’échappent de sous la neige…Le contraste entre l’épaisse couche blanche immaculée et les arbres aux airs de végétation des climats secs, quand il reste autre chose que le tronc, est incroyable. Les Mammoth Hot Springs Nous reprenons la voiture et roulons à travers ce parc de près de 9 000 km², à la recherche de la faune qui fait la réputation de Yellowstone. Nous sommes à l’affût du moindre mouvement, de la moindre tache à l’horizon. Puis, au détour d’un virage, ils sont là, ceux que nous voulions voir, ceux qui représentent tant ces états du Midwest : les bisons ! Nous les observons d’abord aux jumelles à une centaine de mètres. Ils ont l’air pataud, dorment, paissent ou restent immobiles. Ils sont mythiques mais loin d’être hyperactifs. A côté, un élan, majestueux nous donne le plaisir de rester immobile suffisamment longtemps pour que nous puissions observer la finesse de ces bois et sa grâce comparée à la lourde silhouette des bisons. Des coyotes se baladent à travers la plaine. Nous continuons à nous enfoncer en espérant croiser des loups ou peut-être un ours (tout en sachant qu’ils hibernent), mais qui sait ? Notre voyage prend des airs de safaris, des voitures sont arrêtées sur le bas-côté pour observer les différents versants dans l’espoir d’y voir de la Wildlife. Pourquoi regarder au loin, un troupeau de bisons est planté au milieu du chemin à 10m ! Nous nous arrêtons pour les observer. Ils marchent vers nous, comme tout piéton classique, et nous croisent avec un air complètement indifférent. Ils sont maintenant à 1,50m, nous les observons à travers la fenêtre et j’ai la curieuse sensation d’être dans la scène du T-Rex de Jurassic Park. Watch : wildlife on road Nous finissons cette incroyable journée par un bain dans la boiling river. Au croisement de la Galatin River -froide- et de la Boiling river -bouillante-, des sortes de piscines chaudes, nous avait-on dit, ont été créées par des locaux. Certes il fait -15°c dehors, mais l’opportunité d’un bain naturel à Yellowstone sous la neige, sous le regard d’un troupeau d’élan femelle, ne se représentera peut-être pas une deuxième fois dans notre vie. Nous plongeons courageusement. Par manque de discernement, et comme nous ne sommes pas locaux, nous choisissons évidemment le spot-arnaque. Nous voici donc dans cette inconfortable position, recroquevillés au milieu d’une piscine de 50cm de profondeur à essayer de glisser à la fois nos jambes, notre dos et nos épaules dans l’eau dont la température varie de +40°C à 10°C selon de sournois courants dont nous ne comprenons pas le comportement. Le choix est difficile à faire, une épaule hors de l’eau vaut-elle mieux qu’une jambe à l’air ? Pire ! Il faut maintenant songer à la sortie. Nous réalisons qu’une épaule à l’air comparé à tout le corps n’est pas si mal et restons bloqués dans cette eau à l’odeur de souffre quelques temps encore. 10mn plus tard, nous affrontons le regard des élans moqueurs. Nos corps fument. Bienheureux nous découvrons avec amusement le confort des piscines adjacentes où quelques habitués couverts jusqu’au cou, n’ont pas l’air de souffrir de l’eau froide…Au moins, nos courbatures ont disparu. Pour notre dernier soir à Bozeman, tout le groupe nous entraîne dans un bar « cowboy » local pour un cours de 2 step, un pas de western dance, qui se danse en couple à base de slooow slooow quick quick slooow slooow quick quick etc…Nous n’avons ni les bottes, ni le chapeau mais cela ne nous empêche pas de nous prendre au jeu. Brennan, la 3ème coloc et Duncan nous font une démonstration bluffante, car en plus d’être d’excellents skieurs, ils sont de parfaits danseurs country. L'équipe de Bozeman !

C’est pleins d’histoires et avec une certaine tristesse tout de même, que nous quittons Bozeman et ses joyeux skieurs gastronomes Duncan, Swift, Brennan, Charlotte, Théo et les autres. Mais le voyage continu et promet des paysages toujours aussi sublimes. En chemin pour Whitefish, dernière étape américaine, et porte du Glacier National Park, nous faisons quelques arrêts à Butte, Deer Lodge et Missoula, qui ont conservé de nombreux artéfacts de la conquête de l’or. La visite du Glacier National Park, le lendemain est expéditive, peu de chemins sont accessibles sans raquettes. Mais la route panoramique Going-to-the-sun road n’en est pas moins époustouflante. Quelques heures plus tard, nous revoici au Canada après un passage de frontière expéditif. Nous réalisons à quel point la politique d’immigration est différente de part et d’autre, surtout lorsque le douanier nous lance, avant de nous laisser repartir, un amical « Oki Doki » ! De ce côté de la frontière, les Rocheuses sont plus impressionnantes, les vallées, plus étroites qu’aux Etats-Unis, et les routes sont creusées au fond de canyons. Après un stop à Canmore pour la nuit, nous partons à la découverte de lake Louise, un de ces célèbres lacs alpins aux eaux turquoises, encadrés par des glaciers des Rocheuses. Une carte postale du paradis. L’hiver, le froid et le brouillard nous offrent un tout autre spectacle. Le lac gelé, est couvert d’une épaisse couche de neige, et la vue n’est dégagée qu’à 50m à peine. Lot de consolation, nous avons au moins pu marcher sur Lake Louise et nous nous apprêtons à découvrir Revelstoke, une station de ski mondialement reconnue pour sa poudreuse, ses pistes très pentues et ses sapins. Curieusement la station a une longue tradition de ski, mais les premières infrastructures n’ont été inaugurées qu’en 2007. Auparavant, seuls les privilégiés pouvant s’offrir le remorquage par Caterpillar voire par hélicoptère pouvaient jouir de ces versants. Les pentes de Revelstoke, BC

Mais je m’avance un peu, car nous sommes loin d’être arrivés à Revelstoke, pourtant qu’à une centaine de kilomètres. L’autoroute est fermée pour cause d’avalanches. Il fallait bien que nous subissions un quelconque contretemps, la route a été trop facile jusqu’à présent. Par chance c’est à Golden, la ville la plus intéressante du Canada, que nous restons coincés 28h durant. Cela nous offre l’occasion de visiter Kicking Horse un resort de ski plutôt luxueux et le choc est extrême: d’admirer les files de camionistes comme disent les québécois, d’explorer son Mac Donald, deux fois, ses stations services gabarit camion, et son motel super 8 super cher. Après 28h d’attente, la route ré-ouvre enfin, et l’heure de trajet qui a suivi nous a permis d’expérimenter les propos d’une québécoise, je cite « attention aux camionistes pour qui vous n���êtes que des moucherons ». Et malgré la taille du Titan, à côté des double-camions américains roulant à 100km/h, je me sentais une puce ; la pluie battante, les phares éblouissants et l’étroitesse des routes n’aidant pas. L’arrivée à Revelstoke est un soulagement. La journée de ski du lendemain est passée rapidement, les dernières remontées ferment à 15h! La station étant récente, les télésièges et télécabines sont bien différents de celles des années 70′s de Bridger Bowl ou de Bromont à Montréal. L’ascension dans les télécabines, nous fait apprécier le dénivelé. La neige est plus difficile a skier, technique exigée, mais de notre jugement (relatif) de skieur, le potentiel de la station est énorme. C’est la raison pour laquelle un milliard de dollars a été injecté pour faire de la station l’un des plus grands resorts d’Amérique du Nord. Après cette bonne journée de ski, nous passons la nuit à Vernon, à 500 km de notre destination finale. Notre dernière étape est Whistler, la célèbre station de ski qui a accueilli les Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Les paysages que nous traversons sur ces derniers kilomètres sont peut-être les plus incroyables que nous ayons traversés : des openfields se muent en plaines vallonnées, puis des fissures dans le sol laissent échapper des monts puis des montagnes, une rivière qui au fur et à mesure des kilomètres voit son lit s’élargir, puis devenir plus profond jusqu’à la découverte de réels canyons, arides. Un canyon parmi les rocheuses, BC

En avançant, la végétation réapparaît petit à petit sur le flanc des montagnes. Les paysages désertiques se métamorphosent en paysages alpins. S’offre alors à nous, un panorama paradisiaque : un lac à l’eau vert émeraude aux pieds des montagnes, un lake Louise en somme. Nous en profitons pour nous concocter notre déjeuner au réchaud et profiter de la vue. Bientôt les sombres sapins recouvrent les montagnes, tout comme la neige. Le ciel bleu devient blanc et l’asphalte disparait sous une couche de neige dès lors que nous approchons Whistler. 100 km séparent ces deux zones et les climats sont aux antipodes. Il neige maintenant à gros flocons. Nous arrivons dans la très prisée station de ski sans avoir d’hébergement. N’ayant eu aucune réponse positive de couchsurfing, nous tentons notre chance dans une auberge. Elle nous propose trois lits dans un dortoir pour 40 dollars par personne. Indécent! Nous réfléchissons à repartir directement pour le premier « village » située à 70km de là en direction de Vancouver. Mais après quelques secondes de réflexion, nous décidons de nous offrir une chambre dans un hôtel au cœur de Whistler. Après toutes les économies réalisées durant la traversée, et parfois l’inconfort subi, nous le méritons bien. Nous voici donc installés comme des pachas, au Listel Hôtel, où nous profitons du jacuzzi et de la piscine extérieure sous la neige. Le lendemain, nous flânons dans l’agréable station avant de prendre une dernière fois la route à bord du Titan. Tous les souvenirs s’entremêlent déjà. Il va nous falloir quelques temps pour revenir à la réalité après cette incroyable et inoubliable aventure qui nous a offert des paysages surprenants, à travers des territoires mythiques.Je pense aussi à toutes ces petites choses qui ont participé à notre quotidien, à la musique qui nous a accompagné durant ces heures de routes, à ces déjeuners improvisés au milieu de nulle part, à ces considérations météorologiques quotidiennes, aux litres de café à 50 cents des stations services perdues, à toutes les pauses photos. 17 jours de voyage à bord du fidèle Titan, durant lesquels nous avons pu apprécier la grandeur de la nature, tout comme la générosité de nos hôtes, des gens toujours intéressants, dont nous avons beaucoup appris sur le système de santé, l’éducation, sur la politique, sur l’intégration des indiens, sur la culture de manière générale, avec qui nous avons expérimenté le beer pong et le shotgun, deux jeux de la culture American Pie, ou les petits déjeuners œufs-bacon-pomme de terre, qu’on devrait importer en France… Une station essence au milieu de nulle part… Dakota du Sud, USA

Je pense à Rita, sa bonne humeur et son ukulélé, à Kate guide d’ours polaire et ses histoires et au repas que nous ont offert ses colocataires après une longue route; à Alfred géologue et grand voyageur, à Dave et Mélanie, poète et comique et à leur connaissance de la culture amérindienne, à Derek et ses incroyables aventures à vélo à travers le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Mention spéciale à Amanda, pour qui la rencontre a dû être la plus bénéfique au vu de tous les préjugés qu’elle avait. Non, les françaises ne portent pas toutes des talons hauts ou de la haute couture, et non tous les Africains ne sont pas noirs et n’ont pas nécessairement les cheveux crépus. Mais après tout, la découverte et la confrontation de cultures n’est-ce pas ça l’essence du voyage ? L’excitation de découvrir enfin Vancouver, cette ville considérée comme la plus agréable à vivre au monde depuis 5 ans maintenant, reprend rapidement le dessus. Sur la Sea to Sky, ou devrais-je dire la Sky to Sea Highway, vu la configuration, le trafic se densifie tout comme l’urbanisation. Nous approchons la grande ville. L’autoroute est percée dans la montagne, et surplombe l’eau qui pénètre les terres en des centaines de rias. Des îles se détachent, sur lesquelles d’immenses maisons laissent rêveur. L’air devient plus humide, la végétation plus luxuriante. La forêt est plus épaisse, les arbres sont immenses et les fougères à leur pied, disproportionnées. Au loin, nous entrapercevons la silhouette des buildings de downtown. Nous arrivons par North Vancouver, banlieue développée par la famille Guiness, reliée au centre-ville par le Lion’s Gate Bridge, un pont à suspension, aujourd’hui un symbole de la ville. La traversée du Stanley Park, poche de végétation préservée et sauvage tranche avec les premiers buildings de verre modernes que nous découvrons. Nous roulons quelques minutes dans ces rues aérées malgré une architecture en hauteur et arrivons rapidement à l’auberge, au cœur de downtown. Il est maintenant tant de prendre nos marques dans notre nouvelle ville, mais ça, c’est une autre histoire… British Columbia – the Best on earth

et voilà notre reportage vidéo de notre traversée

longue version :
http://vimeo.com/23464678

courte version : http://vimeo.com/22007654
Canada à mi-octobre: Vancouver ou Québec? English translation pending
by Vaelia · 2011-06-24 · 16 replies
Voilà mes vacances sont à la mi-octobre et je ne peux pas trop bouger ces dates, je dois faire avec... mon copain et moi on pense peut-être au Canada, je me demande si c'est le bon moment pour y aller? il paraît que les forêts aux couleurs d'automne sont très jolies.

Mais dans quel coin du Canada aller? on a que deux semaines... et très important, mon copain n'a pas de permis de conduire, et moi je ne veux pas passer mes vacances au volant. En gros on se demande si on peut tout de même se déplacer avec des bus ou des trains... je sais qu'en 2 semaines on ne peut pas faire grand-chose mais c'est tout ce qu'on a!

merci d'avance pour vos conseils :)
Pourquoi l'Amérique fascine-t-elle tant? (États-Unis) English translation pending
by Atila · 2011-06-23 · 328 replies
J'ai remarqué que la rubrique Etats-Unis générait le plus grand nombre de discussions (31000😮) ouvertes sur ce forum. (La Thailande semblant être le deuxième pays sur ce critère)

Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)

Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :

- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?

- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?

- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?

- ????

Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Ouest américain pour trois semaines de San Francisco à Yellowstone English translation pending
by TomSoon · 2011-06-21 · 24 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage dans l'ouest américain pour Juin ou Septembre 2012. Nous sommes un jeune couple et souhaiterions faire SF, la côte jusqu'à LA, Las Vegas, les principaux parcs de l'Utah et remonter jusqu'au Yellowstone...En 3 semaines! Grâce aux nombreux conseils donnés sur ce forum, voici l'itinéraire que j'ai programmé :

J1 : Arrivée à San francisco. Nuit à SF. J2 : SF J3 : SF J4 : Location voiture et route vers monterey, nuit à Monterey. J5 : Départ Monterey et route vers LA par route 1, nuit vers Santa Barbara. J6 : Départ santa barbara et route vers Los angeles, visite de LA, nuit à Santa Monica. J7 : Visite studio universal, nuit à LA. J8 : Départ LA et route vers LV, visite et nuit à LV. J9 : LV J10 : Départ LV et route vers Zion, demi-journée à Zion, nuit à Bryce. J11 : journée à Bryce, nuit sur place. J12 : Départ Bryce, route vers Page. Visite horse shoe bend et Lake powell. Nuit à Page. J13 : Visite Antelope Canyon puis route vers Monument valley. Visite MV et nuit à Mexican hat. J14 : Départ Mexican hat et route vers Moab. Visite Canyonlands et dead horse point. Nuit sur moab J15 : Visite Arches, nuit sur moab. J16 : route vers Jackson Hole. Arrêt entre SLC et Jackson J17 : Route vers Grand Teton et visite. Nuit à yellowstone. J18 : Yellowstone, nuit sur place. J19 : Yellowstone, nuit sur place. J20 : Yellowstone, nuit sur place. J21 : Départ Yellowstone, route vers salt lake city, nuit près de l’aéroport J22 : Vol retour de SLC. Ce programme vous parait-il cohérent et surtout faisable?? Les étapes ne sont-elles pas trop longues?? Nous avons choisi de ne pas passer par grand canyon car nous n'envisageons pas de descendre ni de survol en helico.. Est-ce un bon choix?? Quel budget faut-il envisager? Nous pensions à 3000 euros par personne. Merci d'avance pour vos réponses!!!!
Voyager en Zambie avec les transports collectifs English translation pending
by Mvbergen · 2011-06-21 · 12 replies
Bonjour,

Sauf erreur de ma part, il n’y a pas de feedbacks d’individuels qui ont pratiqué par les transports locaux en Zambie. A lire VF, on a la fausse impression que le self-drive est la seule solution.

Revenu d’un mois en Zambie, voici quelques pistes et idées pour ceux qui désirent pratiquer de la sorte.

S’il est évident que le self-drive permet d’aller où bon vous semble, avec un peu de débrouille et du temps, il est tout à fait possible de voyager, par vous-même, en dehors des villes et de ne pas se contenter juste de « l’essentiel ».

Il n’y a que quelques endroits qui posent des difficultés insurmontables si vous ne savez pas employer un plan bis ! Encore une fois, employer les transports collectifs ne signifie pas que l’on ne fait pas de stop ou que l’on n’affrète pas à l’occasion un véhicule pour un lift « problématique »

Hormis si vous êtes overlander et que vous arrivez en Zambie par voie terrestre, Lusaka sera certainement votre porte d’entrée dans le pays. Elle va également être le passage quasi obligé entre les différentes régions.

Vous auriez intérêt à loger dans un quartier « central » comme Maluba (Fairview) et le meilleur point de chute pour l’indépendant est l’ex Chachacha (dénommé maintenant Lusaka Backpackers). Il y a d’autres possibilités dans le même quartier (bien situé par rapport à la gare interurbaine, Cairo Road, Manda Hill ou encore Arcades) mais après avoir été ailleurs, cela reste un excellent choix.

C’est l’endroit où tous les indépendants se croisent et il y a moyen d’échanger pleins d’infos. Ils proposent également des activités y compris des séjours dans des parcs nationaux ou des randos en canoë (entre autres) avec le bémol que vous devez être un nombre minimum et que vous êtes parfois le seul à être branché pour telle activité ! D’où la nécessité de faire par soi-même et de se débrouiller…

Remarque préliminaire : je n’ai pas souhaité voyager de nuit (ce qui est possible) car si les routes ont des noms évocateurs (Great East road, Great North road, etc.), elles sont plus longues que …larges et lorsque vous voyez le cirque que représente le croisement en journée d’un bus et d’un camion, vous vous dites que vous n’allez pas jouer à la roulette russe en voyageant de nuit, avec des chauffeurs fatigués (parfois alcoolisés) et des croisements limites. C’est du moins mon choix.

Les coachs (autocars interurbains) sont le moyen de transport à privilégier. Ils desservent les grands axes et sont les plus confortables. Il y a différentes compagnies (de la plus pro à la plus folklo…) et en employant le « time bus », l’horaire de départ matinal est, en théorie, respecté. Par facilité, achetez votre billet la veille (surtout vrai pour le premier bus de la journée) sinon, venez à la gare et voyez…

Moins confortables parce que surtout bien trop chargés, les camionnettes Hiace (en théorie 15 places) sont employées, en plus d’assurer les transports à Lusaka, pour certaines liaisons (Lusaka-Siavonga en est l’exemple typique)

Vous allez très vite comprendre en montant dedans que vous avez intérêt à être le moins chargé possible. En Zambie et contrairement à certains autres pays, les gens sont relativement chargés en voyage et vous risquez d’être compacté entre personnes et bagages.

Le camion-stop (payant comme tout stop en Zambie hormis si vous avez un lift avec des « blancs ») est la solution pour aller dans le nord, au-delà de Serenje. En effet, s’il y a des Hiace depuis Kapiri jusqu’à Serenje, si vous souhaitez rejoindre Mutinondo, Shiwa Ng’andu ou le Tanganyika (par exemple), le stop est obligatoire (il n’y a des bus que la soirée/ nuit)

Vous payerez le lift (tarif équivalent à celui du bus) et essayerez de trouver une place dans un des nombreux camions tanzaniens qui relient Lubumbashi et/ou le Copperbelt à Dar.

Evitez par contre impérativement de faire du camion-stop sur la route qui relie Kafue (la ville) à Chirundu (pour vous rendre à Siavonga). La partie après les gorges est terriblement dangereuse. Il y a de très nombreux accidents et vous le constaterez au nombre impressionnant de carcasses et de pièces de carrosseries qui jonchent les bas-côtés. Même si l’idée du stop vous trotte dans la tête, c’est la partie du pays la plus dangereuse pour en faire !

Sans être véhiculé, il est possible d’aller dans plusieurs parcs nationaux. En règle générale, Kafue, South Luangwa et Lower Zambezi sont ceux qui ont la préférence des voyageurs (self-drive, indépendants ou troupeaux) mais seuls les deux premiers sont possibles avec un mélange de bus et de marche.

Pour Kafue, la taille de celui-ci (deux-tiers de la Belgique) oblige à aller dans la partie sud, près de Mukambi. Il y a un bush camp et le lodge et il est tout à fait possible d’y arriver à pied une fois déposé par le bus (pour Mongu)

Même s’ils déconseillent de marcher dans la brousse, vous n’avez que trois kilomètres entre le lodge et la route. Avec la surface du parc, c’est pas de chance que de croiser un fauve alors que vous êtes en chemin… Si vous y allez en journée, il n’y a pas de quoi fouetter un (gros…) chat…

Le South Luangwa s’atteint soit par Mfuwé en avion (vous vous ferez chercher par la structure que vous avez choisi à l’aéroport) ou via Chipata (coach depuis Lusaka puis camion ou Hiace entre Chipata et Mfuwé)

Seul le Lower Zambezi pose de réels soucis car sauf si vous optez pour la GMA, le parc national est bien trop éloigné que pour y aller par vous même. Un lift par une agence (ou un vol) est la seule solution.

Le nord-est est la zone (avec l’extrême ouest) qui demande le plus de temps et nécessite de se débrouiller pour y circuler (encore une fois si vous souhaitez voyager de jour)

La seule option pour un trajet de jour en bus, c’est le post bus mais vous devez prendre le billet à l’avance, pas nécessairement la veille car il n’y en a qu’un par jour (quand les départs sont quotidiens) et ils sont courus. Bref, parfois une « fausse » solution…

Il y a moins de camions qui remontent (en journée) vers le nord que ceux qui descendent.

En envisageant des étapes et en s’accordant assez de temps, vous pouvez y voyager.

Rétrospectivement, j’ai tendance à proposer de découper votre séjour par semaines et ainsi consacrer une semaine par « région » (grosso modo) sauf pour le nord qui demande bien plus de temps.

Les distances sont importantes, les transports collectifs pas tous des foudres de guerre et encore une fois, les kilomètres sur papier bien différents de ceux en vrai !

Le train est très très lent et pas nécessairement pratique (hormis pour ceux qui veulent aller sur Dar (ou descendre par ce moyen depuis la Tanzanie)

Je ne peux que vous encourager à y aller. Il n’y a rien de sorcier à pratiquer de la sorte.

Michel
Compte rendu de la croisière "Dolce Vita" du 11 au 18 juin 2011 English translation pending
by Pasan59 · 2011-06-19 · 122 replies
Bonjour tout le monde, Nous sommes rentrés hier de notre croisière et ce matin, nous avons encore du mal à réaliser que ce beau voyage est terminé. Comme vous vous en doutez, nous avons adoré cette croisière et c'est un peu grâce à vous tous. Donc merci, merci et merci. Nous avons été surpris par l'organisation, au Top chez Costa et par la gentillesse du personnel embarqué et à terre.

Samedi 11 juin 2011: Nous partons de Paris en TGV à 9H15 pour arriver à Marseille à 12H30. A Saint Charles, nous nous dirigeons vers la station des taxis, nous sommes les premiers et en moins de deux, nous voici en route pour le port. 🙂Petit sourire: nous assistons à un remake du film "TAXI", c'est à dire que notre chauffeur est jeune, il nous demande notre destination et il nous fait:"Hé c'est parti". Le voilà qu'il démarre sur les châpeaux de roues et quinze minutes plus tard, nous sommes déposés devant la Gare Maritime. Il est 13H00.😉 ( Par rapport au film, nous n'avons pas été malade.😎😎😎) Nous nous dirigeons vers les hôtesses qui nous aident à fixer les étiquettes, nous donnent le N° d'embarquement 3 et direction le premier étage pour l'enregistrement soit, moins de 5 minutes. Nous avons une heure à attendre car l'embarquement commencera à 14H00. Pendant ce temps, du personnel nous propose soit des packs boissons à acheter, soit des massages.🤪 Nous avions fait le nécessaire par internet et du coup, ils n'insistent pas. A 14H00, appel des premiers puis 5 minutes plus tard, c'est notre tour. Ouahou, c'est du rapide. A 14H15, nous découvrons notre cabine, la 1229, au pont 1 vers l'avant. Un petit tour et elle correspont bien à la photo (Merci JC). Le pack de bienvenue est là et mon épouse est surprise ( pas prévenue)😉 Nous prennons donc une petite coupe, du moins deux et direction le buffet au pont 9. Avant, j'essaye le coffre, mais comme Bruno, pas moyen de le fermer. C'est pas grave, on verra ça plus tard. Nous mangeons un bout sur le pouce (Mauvaise impression, on se dit que ce ne sera pas notre endroit préféré du bateau, nous avons apprécié moyennement le repas et en demandant une bouteille d'eau, nous nous apercevons que les packs boissons que j'ai réservé n'apparaissent pas. Nous allons vérifier tout ça au comptoir de la réception et nous tombons sur une gentille fille qui sur le coup ne comprend pas mais qui percute très vite. (Comment ce fait-il que le pack de bienvenue soit en cabine et pas le reste?) Heureusement que j'avais photocopié le récapitulatif de mes souhaits à bord, du coup elle en fait une photocopie et nous rassure en disant que tout rentrerait dans l'ordre rapidement. C'est vrai, à 18H00, tout est OK. Nous en profitons pour lui parler du coffre, elle nous accompagne en cabine et constate qu'il s'agit d'un problème de batteries. Problème résolu dans les heures qui suivent. 🙂 Nous vidons les valises, et tout rentre dans le placard. ( Nous avions emporté quelques cintres supplémentaire qui nous ont bien servi.) et nous partons à la découverte du bâteau avant la réunion d'information des francophones annimé par Frédéric, notre correspondant. Je retiens que nous serons, avec les arrivants de Savonne, environ 400 francophones. Puis vient l'heure du repas du soir, nous sommes au premier service, resto "Vesta" mais nous avons l'intention de manger au Samsara donc nous nous adressons au majord'homme à l'entrée de salle et il nous confirme que c'est possible. Le repas est à 20 € par personne ou possibilité de prendre toute la semaine pour 120€. Nous acceptons et nous sommes dirigés vers la salle. Décor sobre et japonnisant avec des tables de 2 et quelques tables de 4. Il y a déjà un couple d'installé et nous prenons une table près de la baie vitrée. Nous faisons la comnnaissance de Mister Victor GO, notre majord'homme pour la semaine.😉 Notre repas se passe le mieux du monde et sommes ravis par cette formule. Au moment de quitter la salle, on nous demande si cela nous convient et si nous prenons la semaine? Super, il ne force pas la vente. Nous prenons la semaine et prendrons tous nos repas là, du petit déjeûner au dîner. Que du plaisir, dans un endroit feutré loin du bruit et de la cohut. Quel luxe!🙂 Au total, sur la semaine, 25 couverts par jour on été servi: un quart de la capacité du resto du Samsara. Du coup, nous avons eu la même table toute la semaine. Génial. Voilà pour le premier jour. A demain pour de nouvelle avanture.
Retour d'expérience sur tour du monde avec des enfants? English translation pending
by Nath275 · 2011-06-18 · 36 replies
Bonjour

La décision est prise ! Nous partons en famille en 2013 pour notre TDM de 1 an. 2 enfants qui auront 7 et 9 ans et en sac à dos.

J'écume le forum et les blogs des familles depuis des mois et récoltent pleins de conseils. Merci

Nous avons une bonne idée du trajet qui a déjà changé plusieurs fois et ce n'est sans doute pas fini ! Nous ne visiterons pas tous les pays dans leur intégralité mais quelques endroits choisis qui nous font réver. Cela nous laissera quelques voyages à faire pour après !

Nous ferons donc à priori :

- thaîlande (bangkok, chïang maï, kanchanaburi, krabi) - laos ( vientiane, vang vieng, luang prabang) - vietnam (hanoï, baie Along, hué, hoî an) - cambodge (siemp reap) - australie en camping car (sydney, brisbane, townsville et centre rouge) - patagonie en camping car (coté chili et argentine) - argentine (BA, iguazu, salta) - chili (désert atacama) - bolivie (sud lipez) - pérou (aréquipa, puno, cusco) - costa rica (cahuita, arenal, monteverde, dominical) - mexique (yucatan et chiapas) - guatemala (antigua, coban, flores) - usa en camping car (parcs ouest américain, san francisco, los angeles)

J'avais des questions à poser à ceux qui sont déjà partir ou qui sont en train de finir leur tdm.

Qu'est ce que vous referiez sans aucune hésitation ? Qu'est ce que vous ne referiez pas ? Qu'est ce que vous changeriez si on vous avait prévenu ?

Cela peut concerner les pays, excursions, transports, valises, argent, cned, hotels, assurance ...

Et au sujet des enfants :

Qu'est ce qu'ils ont adorés ? Qu'est ce qui a été le plus pénible pour eux (et donc pour vous)?

En tous cas merci pour vos réponses.
Réservation d'une croisière par une agence internet English translation pending
by Lounaa · 2011-06-18 · 230 replies
j'ai reservé ma croisière par une agence internet que je ne nomerai pas disons qu'on l'appellera cc😛 lors de ma commande tout allait bien sauf que j'aurai voulu un peu plus d'Espagne en escale et que je me retrouve sur le Lirica avec L'italie😛mais comme c'est ma 1ere croisiere je ne dis trop rien cc me prelève donc un accompte de 730e normal les 25/100 de ma croisière! quelques jours apres cc m'apelle mais c'est une autre personne concernant les forfaits et excursions elle m'indique que c'est mieux de les prendre avec eux que je serai gagnante ok 😛comme mon frère recherche une croisière lui c'est quand meme sa 3eme😛je lui indique cc il signe egalement pour une croisiere sur le mariner Grece Crete Israel etc... mais il voulait le Mexique😛 la voix est tellement mielleuse qu'il ne dit pas non😉 le pb est que une fois le contrat signé silence radio avec cette agence vous pouvez essayé de les joindre au tel ou par mail pour demander des renseignements se qui est normal etant ma premiere croisière je n'y connais rien😛 ils ne repondent pas! disons que le standard vous dit on vous rappellera et cc ne rappelle jamais🙁heureusement que le vf existe j'en ai appris plus par vous que par cc notament concernant l'anulation de l'escale en Tunisie et la reprise je n'ai reçu aucun mail mon frere a combattu pour extirper des renseignements pour sa croisiere pendant 3 mois avec eux🙁j'en suis pas loin🤪la semaine derniere je decide d'envoyer un cheque d'ccompte de 1100e avant le solde pour ne pas qu'ils me prelevent trop j'essaie d'avoir leur adresse apres plusieurs mail et coup de fil restés sans réponse je decide d'envoyer mon cheque à une adresse que j'avais sur leur pub😛hier j'essaie de les contacter pour savoir s'ils l'ont reçu je reçois juste un mail me disant non pas de trace de votre cheque🙁j'essaie d'appeler🙁 le standard me répond se que je connais par coeur "on vous rappellera" alors je me met en colere je lui dit attendez j'ai un cheque qui se ballade dans la nature et on vous rapelera? en fait je me rend compte que j'ai envoyé le chèque au siege social et non au service administratif😠j'espere qu'ils l'auront car depuis pas de news de cc peut etre me contacteront t'il pour le solde à moins qu'ils prelevent directement😛je suis tres déçue par cette agence car au début on les a au tel et une fois signer ils ne s'ocuppe plus de vous alors que leur pub le client est privilégé on vous rapelle 7/7 meme le week end etc... c'est faux on se débrouille sur tout! pour mon frere l'agence n'a pas ete capable de lui dire le temps de trajet de l'aeroport de Rome au port elle lui a dit ce n'est pas loin sauf que comme il y avait un temps court entre l'avion et le départ du bateau mon frere a du se debrouiller seul et vite🙁 la prochaine fois je reserverai sur place ou avec une agence un peu plus serieuse🙂 ps cc m'avait promis 50e de remise parce que j'avais envoyé mon frere je les attends toujours😏enfin je suis plus à 50e pres😛
Namibie - Afrique Australe: contrôles sanitaires? English translation pending
by JMM · 2011-06-18 · 15 replies
bonjour Les traversées de la Namibie, Botswana etc.. mentionnent toutes le passage de barrières de contrôle sanitaire; quand j'essaie de voir où elles se situent sur une carte, je ne les trouve pas en particulier sur T4A (Tracks 4 Africa) utilisé par certains avec leurs GPS. Par exemple quand je cherche avec Mapsource je ne sais comment préciser ma recherche? merci aux spécialistes jean michel
Comparatif croisière Costa GS+GP versus MSC YC3: bilan fonctionnel English translation pending
by PAP86 · 2011-06-13 · 47 replies
Bonjour à tous !

Désolé pour le retard, et ça ne va pas encore aller très vite, mon petit dernier venant d'être muté de Blois à Arcachon... Il l'a appris il y a huit jours et commence dans ses nouvelles fonctions le 20... Alors évidemment, j'en suis déjà à un trajet Poitiers-Arcachon pour l'aider à trouver un appart (ça, c'est fait), et puis je vais l'assister pour toutes les démarches administratives... Le déménagement, il va voir ça avec des copains... Mais ça fait quand même speed, même s'il pense "camper" dans son nouvel appart et ne déménager que courant juillet... 😐

Mais bon, on va quand même rédiger doucement les différents éléments comparatifs, en prenant de façon analytique chaque "point", avec sa version "Costa" et sa version "MSC". Je rappelle que nous dirons "Costa" et "MSC" mais que ce n'est pas un comparatif des armateurs, mais simplement un comparatif de *notre vécu*, en "grande-suite Costa avec les avantages Gold-Pearl" d'une part, et en "suite YC3 de MSC, sans avantages de carte", lors de notre croisière du 22 mai dernier.

On a déjà vu par ailleurs qu'économiquement, c'était très proche, puisque "un peu moins cher chez Costa" sans l'option "Samsara Dream", un peu plus cher chez Costa avec la même option, et en gros équivalent si on admet possible de réserver pour toute la croisière le restaurant Samsara, sans les "choses du SPA"...

En pièces attachées, les plans des deux cabines : l'échelle n'est pas forcément la même, mais le lit fait toujours 180*200 (King Size) obtenu en fait dans les deux cas par le rapprochement de deux 90*200. C'est ainsi que l'on peut constater que ces deux cabines hors balcon, font exactement 36 m² chacune.

Il faut noter que le plan de la suite YC3 édité par MSC dans ses catalogues est *faux* : A droite du lit (mon côté), il n'y a aucun meuble, juste le mur, et le lit est décalé vers la droite dans la cabine. Le petit bureau-coiffeuse qui est dessiné à droite du lit est en fait à la place du "meuble jaune" qui se trouve à droite de la fenêtre de la chambre, imaginez donc là la petite table marron avec un fauteuil devant. Quant au "meuble jaune", il n'existe pas, on ne le retrouve pas "ailleurs" dans la cabine. Par contre, il faut ajouter, dans "l'antichambre" (séparée du salon par une porte) de la salle de bains, qui sert de dressing, un meuble haut avec 5 tiroirs de 40 cm de large, surmonté du coffre-fort. et une tringle-penderie, la seule de la cabine, et "à l'air libre" (sans portes).

Je rappelle aussi que la référence que nous avons prise en termes de plan de cabine, est la grande suite Costa sur le Serena, mais que le "fonctionnement" auquel nous nous référençons relève de tous nos souvenirs récents (2008 à 2010) dans plusieurs grandes suites, notamment celle du Luminosa qui n'a pas le même plan. Nous oublierons dans le comparatif la plus belle et la plus grande "grande suite" Costa, celle qui avait 4 vraies pièces et un grand balcon, et plus de 50 m² sans le balcon sur l'Europa... Puisque l'Europa, c'est plus Costa 😕 ...

On va commencer donc par l'arrivée à la gare maritime, et l'accès à bord... En effet, l'intermède "Sofitel" n'a pas sa comparaison Costa...

(à suivre)
Choix des membres VF sur les bateaux Costa English translation pending
by Titi77310 · 2011-06-13 · 45 replies
Bonjour à tous, vous l'attendez cette statistique qui va nourrir vos commentaires : ***le choix des membres VF pour les paquebots COSTA, année 2010 et 2011 jusqu'à aujourd'hui*** je mets quelques commentaires mais après c'est à votre tour, je pense que vous allez déduire des choses intéressantes!!!

Attention il reste encore 6 mois de réservations possibles, ça va évoluer, le tableau final en décembre!!!

Premières réflexions :le Mediterranéa : semble toujours très populaire en progression normale.le Pacifica : il plait bien ce bateau récent et est en tête sur 2011.l'Atlantica et le Magica : voilà des bateaux qui même plus ancien s'en sortent très bien.le Fortuna : une réelle désaffection, quelles sont les raisons.le Marina et l'Allegra : belle progression pour des bateaux de petite taille, la position (même avorté à mi-chemin) en Mer Rouge y est peut être pour quelque chose.les 2 deniers fleurons COSTA (Deliziosa et Luminosa) ne font pas l'unanimité, mais avantage de nouveau au Deliziosa.pour les autres, des réservations sont à peu près conformes à l'an passé en général.

Voilà à vos commentaires...

l'image attachée est plus lisible.

titi
Croisière Costa Déliziosa Cap Nord du 25 mai au 5 juin 2011 (compte-rendu) English translation pending
by Sam8156 · 2011-06-07 · 23 replies
Bonjour à tous, Je tenais après être revenu de cette magnifique croisière à faire un petit compte rendu en espérant que cela puisse apporter des informations supplémentaires à de nombreuses personnes.

Le départ de la croisière a lieu au passenger terminal d'Amsterdam à 15 min à pied de Central station (la gare). Pour l'embarquement il n'y a pas eu de souci mais nous sommes arrivé à l'avance. Après un jour de mer nous sommes arrivé à Geiranger:(débarquement en chaloupe) il y avait bcp de brume et cela est dommage. Nous avons pris l'exursion costa "vue de Geiranger" au départ donc de geiranger. Nous avons donc traversé le fjord de Hellesyt à Geiranger sur le bateau. Cela était magnifique. L'excursion en elle même était décevante. Nous ne sommes pas monté en haut du mont dalsniba et nous avons fait 2 points de vue plus un arrêt en altitude pour prendre un café. Cela ne vaut le prix de l'excursion.... Malgré tout nous ne sommes pas déçu le paysage est magnifique.

Après un autre jour de mer nous arrivons à Honningsvag: Nous avons là un temps splendible. Nous avions pris l'excursion transfert au cap nord. Nous sommes ravi de ce transfert. Lors de notre transfert on s'arrête dans un camp Sami (population habitant le Finmark) est cela est super (cela ne dure pas très lgtps) Après le cap nord c'est tout simplement splendide; des grandes étendues, des lacs, des troupeaux de rennes sauvages. Honningsvag est sinon une petite ville sympathique.

Le jour d'après on accoste à Tromso: Tromso est l'escale que nous avons le moins aimé. La cathédrale artique est à 1h du bateau à pied et nous sommes des bons marcheurs. En plus la route est horrible (pleine zone industrielle). Pour aller au téléphérique (sympa à faire) il faut rajouter 15 min à pied. Le prix du téléphérique est de 12.5 euros par personne. Le centre ville est sans plus et il n'y a pas grand chose à faire. Nous n'avons pas visité Polaria (il nous restait 1h de marche à se refaire en sens inverse et cette fois sous la pluie).

Le lendemain escale à Leknes sur les iles Lofoten: (débarquement en chaloupe) Je tiens à préciser que Costa fait débarquer les passagers n'ayant pas d'excursion 2h après (inadmissible). Nous sommes allé nous plaindre à l'accueil et nous avons eu gain de cause (pas facile). Nous avions réservé un voiture à europcar leknes (agence du centre) et la voiture nous a été délivré à gravdal là ou arrive le bateau (3,2 km du centre) Nous avions un temps magnifique. Nous avons donc pris notre voiture (environ 100 euros pour la journée, on laisse son numéro de CB et on dépose la voiture à coté du bateau) et nous avons fait la route en passant par Nusfjord, A, Reine, flakstad, eggun et unstad). Tous ces villages étaient magnifiques. Nous avons déposé notre voiture et nous avons repris la chaloupe. (Vive la location de voiture)

Le lendemain escale à Trondheim: (15 à 20 min pour aller à la cathédrale à pied) Ville sympathique ou il fait bon flaner. La cathédrale est symptahique.

Après escale à andalsnes : Là nous avons loué une voiture auprès d'Avis andalsnes. la voiture nous a été livré au pied du bateau à coté de l'office du tourisme. (100 euros) Nous avons fait la route des trolls (trollstighein) et nous avons poursuivi jusqu'à Valdal ( culture de fraises) Après nous avons fait le tour du fjord où le bateau est accosté et nous sommes allé à rovden voir l'église en bois (sympathique). Après nous avons remonté la vallée de la Rauma qui longe la voie de chemin de fer. Sur cette route on peut admirer le mur des trolls. C'est la partie la moins bien surtout si on l'a fait en dernier (on en finit par devenir difficile). A la fin on dépose la voiture au même endroit ou on l'a prise.

Dernière escale Bergen : Ville sympathique à visiter (Bryggen, funiculaire, marché aux poissons.....) Bateau au pied de la ville (10 min à pied pour aller à Bryggen)

Dernier jour de mer et retour à amsterdam. La vu que Costa ne se préoccupe pas des horaires des différents transports autres que l'avion (train par exemple) il nous donné des étiquettes nous faisant débarquer en avant dernier. Là nous avons du présenter nos billets de train pour qu'on nous change les étiquettes.

Sinon voyage magnifique et vacances mémorables. Nous repartirons sur Costa avec plaisir malgré les quelques critiques.
Comparatif Costa GS+GP versus MSC YC3: bilan financier (2) English translation pending
by PAP86 · 2011-06-05 · 63 replies
Bonjour à tous !

dans notre post

http://voyageforum.com/...us_msc_yc3_D4235553/

du 27 avril, effectué lors de la préparation de notre croisière, nous avions posé les premières bases d'un comparatif financier entre la croisière que nous projetions de tester, en Yacht Club sur le Fantasia, et une croisière analogue (durée, trajet, date) que nous aurions pu faire au même moment dans une grande suite du Serena en tenant compte pour le prix de notre statut GP.

Nous ne reprendrons pas le détail, rappelons simplement que notre budget comprenant les billets (avec la remise 5% Costa Club, et pas de remise MSC, par hypothèse), les forfaits de séjour, les prévisions de pourboires (entre 3 et 4% du billet) et d'excursions, nous arrivions à :

MSC = COSTA + 912 (BASE 1)

La croisière MSC Yacht-Club, à première vue semblait donc plus chère, mais nous avions tempéré cette différence avec la remarque que si nous avions pris le forfait "Samsara Dream", à 400 euros par personne, pour bénéficier chez Costa comme chez MSC, d'un restaurant "calme et sans horaire", cette différence en faveur de Costa n'aurait plus été que de 112 euros (BASE 2), soit moins de 2% d'écart entre les armateurs...

Les commentaires avaient à juste titre posé la question de savoir si les éléments "compris" compenseraient cette différence de prix. Nous avions aussi dit que nous ne changerions pas grand chose à nos habitudes, et notamment qu'on ne "profiterait pas plus que nécessaire" des éléments gratuits.

Sachant que là, l'apéritif nous était offert au restaurant (demi-flûte de Prosecco), on a surtout pris un alcool après diner, mais toujours, selon nos goûts, donc jamais des "gratuits". On n'a pas vidé le mini-bar chaque jour, loin de là, le majordome en était d'ailleurs étonné. Mais c'est vrai qu'il semble que certains YC ne quittent (presque) jamais leur cabine... Pour nous, il est évident que que ce qu'on boit sur le pont, on ne le prend pas en cabine...

Nous avons quand même veillé à ne pas consommer de boissons "standard" dans des bars, hors YC (sauf bien sûr lors du sympathique apéritif que , j'ai offert, en tant que doyen VF, aux membres VF qui croisaient avec nous... mais ça, c'est budgétairement dans les "divers", donc ça ne change rien aux comptes).

Mme PAP a utilisé le service repassage-lavage-pressing (gratuit) pas plus qu'habituellement.

Toutes les autres choses "payantes" ont été utilisées comme d'habitude (SPA, photos), et sont à des prix analogues à Costa, donc n'interviennent pas dans la "différence".

Sur le vin à table le soir, on a dépensé en gros deux fois moins que chez Costa, prenant le vin "offert" 3 soirs sur 7...

en reprenant nos dépenses Costa habituelles et nos tableaux de facturation moyens, et en faisant en parallèle le calcul de ce qu'on a pu boire (en gros, on n'a pas tout noté), nous arrivons à une "économie" qui hélas ne dépasse pas 300 euros. 😕

Notre facture globale (hors excursions, car pour le coup nous en avions très peu, sans "Rome" et ça aurait faussé le calcul) a montré effectivement un "-20 par jour et par personne", par rapport à la moyenne de nos factures Costa des croisières précédentes.

Cependant, en réel, si nous ajoutons à ces "-300" le "-250" lié au vin que nous aurions pu ne pas prendre au restaurant, en gardant le "Chianti" de base, et aux alcools que nous aurions pu choisir dans la gamme des cocktails (au demeurant très jolis) "inclus", nous aurions pu faire une économie de 550 euros du fait des éléments "compris". On n'est donc plus qu'à + 362 euros du prix Costa BASE 1... ou à - 438 du prix Costa BASE 2 (avec le Samsara Dream).

On voit que selon la BASE Costa choisie, avec ou sans Samsara, le Prix MSC varie en gros de plus ou moins 5% par apport au prix Costa... Il faut noter aussi que la prochaine fois, notre qualité de membre du MSC-Club (on a déjà reçu les e-mails avec les numéros) nous accorderait 5% de réduction...

Notre conclusion est que, financièrement, il n'y a pas de différence significative entre les deux offres, sur une croisière de ce type. Nous n'avons pas réellement idée de ce que donnerait une comparaison analogue sur une croisière de 2 ou 3 semaines, mais beaucoup d'éléments nous donnent à penser qu'il n'y aurait pas de différence significative non plus (d'autant qu'il y a plus, proportionnellement, de "journées en mer").

Ce qui permet de faire son choix bien plus librement, entre les deux "formules haut de gamme" de chacune des deux compagnies, en fonction de son vécu, de son ressenti, des "éléments gratuits non chiffrables" chez chaque armateur, sans avoir à tenir compte des finances. Ce qui, finalement, est ce qu'on pouvait rêver de mieux... 🙂

Alors bon, je sais que des comptables vont me dire qu'on a enfoncé des portes ouvertes, et que ce résultat était prévisible, ne serait-ce que par le simple jeu de la concurrence... Je sais bien, nous sommes simplement contents de l'avoir plus concrètement démontré, pour un produit qui, tout de même, est très récent. 😇

Enfin, je connais la question que posera MC ! Est ce que ça vaut le coup par rapport à une cabine Balcon "normale" (notamment si on compare à une suite YC1, à peine plus grande...) voire à une "suite normale" (catégories 12, ou surtout 13 = les ex-YC2 des ponts 9, 10, 11) ? Mais c'est un autre débat... 😛
Avant de partir en Ouganda: visa, traitement anti-palu, sécurité...? English translation pending
by Gatax · 2011-06-05 · 21 replies
Salut à tous

Nous habitons Mayotte et décollons pour l'Ouganda fin juillet et on a plein de questions à vous poser, voyageurs et voyageuses en tout genre : 1. nous atterrissons à Nairobi et partons en ouganda en bus. Est-il facile de se procurer le visa ougandais au passage de la frontière? 2. le traitement anti-paludéen est-il indispensable pour les Mahorais que nous sommes? 3. est-il raisonnable de partir sans préparation aucune (pas d'hébergement, pas de circuit pré-défini, bref, à la roots...)? 3. ceux d'entre vous qui détiendraient des infos de tout poil et qui me les fourniraient auraient toute ma sympathie, évidemment. Ciao Gatax
Quel type de croisiériste êtes-vous? English translation pending
by PAP86 · 2011-06-03 · 240 replies
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
Statistique des compagnies de croisières choisies par les membres VF lié aux calendriers 2010-2011 English translation pending
by Titi77310 · 2011-06-02 · 46 replies
Bonjour à tous, 😉

deuxième statistique sur 4 élaborées grâce aux calendriers 2010 et 2011 (en cours),

les 8 compagnies comparables en terme de flotte choisies par les membres VF : arrêté à la date de aujourd'hui 02/06/2011,

ce graphique doublé de l'image jointe (plus claire😉).

Mes constatations :On observe grâce à ce graphique que la plupart des réservations 2011 dans les Cies vont probablement dépasser les résa 2010, cela est surement dû au fait que le calendrier élaboré sur VF est maintenant plus connu que l'an passé.COSTA a bientôt atteint son chiffre de 2010.Tandis que MSC y arrivera probablement mais est plus en retard.Concernant les Cies américaines, la progression est normale pour la plupart mais Celebrity a déjà largement dépassé son chiffre de 2010, à quoi cela est dû? Marketing, tarifs, itinéraires, je ne sais pas.Carnival également.Les autres en taux de réservation logique.je vous laisse maintenant vos diverses remarques...à vos plûmes enfin je veux dire vos claviers...

titi
Hôtel à Quito, quartier? English translation pending
by Virginie · 2011-05-24 · 19 replies
Bonjour ,

Auriez de bonnes adresses pour un hôtel à Quito ? nous partons avec notre fils de 11 ans à la fin du mois de Juin , pour une arrivée en douceur et s'aclimater nous allons passer 2 ou 3 jours à quito , j'aimerais réserver dès maintenant un hôtel max 50/ 60 euros dans quel quartier est il préférable de loger ? si vous avez des adresses , sites internet .......

Merci à tous

Virginie

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display