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Projet d'un voyage camping-car vers le Cap Nord en juillet 2010 (Norvège) English translation pending
by Jeannoelp · 2010-05-02 · 15 replies
Bonjour, Nous avons l'intention de partir de Nantes en camping- car en direction du cap nord. Ce voyage va se faire en partant vers le 4 juillet avec un retour en France le 31 juillet. Vu le parcours , est ce que la durée sera suffisante ou vaut il mieux raccourcir la destination et profiter plus de certains paysages. merci pour tous les conseils, choix d'itinéraires, de traversées au meilleur prix et sur les possibilités de camping sauvage. mon CC fait 6.50m. Cordialement jnp
Guide "Rother" pour l'Islande? English translation pending
by Tournesole · 2010-05-02 · 9 replies
Allo, J'aimerais savoir si le guide sur l'Islande des éditions Rother est le même que les éditions routards ( en français peu-être ? ) Merci...
Vaccins et médicaments pour deux mois en Amazonie équatorienne? English translation pending
by IndElo · 2010-04-30 · 5 replies
Bonjour à tous! Je pars cet été pour 2 mois en Amazonie équatorienne, près de Macas. Je voulais savoir quels sont les vaccins obligatoires car je me perds dans les sites et même les médecins ne me disent pas tous la même chose... Par ailleurs, que dois-je emmener comme médicaments? Pouvez-vous aussi me conseiller un traitement contre le palu qui ne soit pas trop contraignant et pas trop cher? Merci pour vos réponses. Elodie
Espagne avec deux enfants: quelle Costa? English translation pending
by Balperso · 2010-04-28 · 10 replies
Pouvez vous me dire quelle est la meilleure Costa (blanca, brava, ...) en espagne pour location d'une villa?

Les villas ont l'air sympa mais qu'en ait t'il des activités, plages, pour une familles avec 2 enfants (4 et 8 ans). Quelles sont les meilleurs plages? J'ai l'impression qu'il y a bcp de plages avec graviers ou rocher? Y a t'il de vraie plages de sables fin? Activités pour enfants?

Merci
Petite pension ou hôtel sympathique à Bilbao? (Espagne) English translation pending
by Laure33 · 2010-04-28 · 8 replies
Bonjour,

petite virée à Bilbao ce week-end (1er mai). Quelqu'un connaît-il une petite pension ou un petit hôtel sympa, loin de tous les gros hôtels qui apparaissent sur les recherches internet?... Avec un budget d'environ 50-60 euros pour deux ? Merci d'avance de vos réponses.
Cadeaux pour famille béninoise? English translation pending
by Lolly52 · 2010-04-25 · 8 replies
bjr, je souhaiterais avoir quelques conseils, je pars le mois de juin à Cotonou, je vais faire la connaissance de la famille de mon petit ami, et pour cela je souhaite offrir des cadeaux mais je n'ai pas vraiment d'idées, je voudrais leur offrir des choses qu'ils ne peuvent avoir dans leur pays. vous pouvez m'aider ?

Merci d'avance.

ps: les conseils de personnes béninoises sont les bienvenus au contraire ;)
Boracay, sans dessus et sans dessous English translation pending
by Simplybrice · 2010-04-25 · 5 replies
Le soleil se lève sur bohol. Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là. On est pas omnicient, un endroit à la fois.

En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.

En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!

Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.

A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.

On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.

Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.

La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."

A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?

On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.

Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.

La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.

Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.

Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.

Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!

La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!

Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.

Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.

On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.

A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.

Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.

La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.

Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Du Machu Picchu jusqu'en Bolivie English translation pending
by Borntobewild · 2010-04-24 · 7 replies
bonjour je prépare un voyage au pérou pour le mois de mai et j'ai bien l'intention d'aller au machu pichu voir la cité du solei mais j'ai lu sur cet endroit et on parle de train et de réservation etc.. mais moi je part du pérou et je me rend en bolivie donc pas besoins de revenir a mon point de départ donc est-ce possible de monté a la cité sans guide et de mes propres moyens sinon combiens sa coute et de la bas puis-je me rendre en bolivie par des trail de montagne avec des village sur le chemin ou je pourrais mangé et dormir merci
Pérou: visiter Takiwasi, Sachamama et autres centres? English translation pending
by Simohlevieux · 2010-04-23 · 15 replies
bonjour, je pars cet été au Pérou. Au départ je voulais aller au centre Takiwasi..puis rempli de doute j'ai fais marche arrière.put être que ce n'était pas la bonne manière. j'ai envie de rencontrer des guérisseurs.je suis avec une femme, alors pour ceux qui ont fait l'expérience en allant s'aventurer dans la jungle à la recherche d'une tribut pour les accueillir.deux mois suffit il pour se faire accepter et faire cet expérience ? est ce risquer pour une femme? comment se comportent les chamanes face à des couples? les acceptent ils ? si il y a des personnes qui ont fait l'expérience ou qui connaissent des chamanes authentiques et sage je veux bien échanger avec des informations..oui je ne parle l'espagnol la langue est elle une barrière pour cérémonie d'ayahuasca ? ou bien il existe une langue universelle (comme les chant icaros) pour te guider.

merci de vos réponses que j'attends avec impatience..
Visite des îles grecques du 7 au 26 août 2010 English translation pending
by Sapi7 · 2010-04-22 · 7 replies
Bonjour je pars avec ma compagne pendant 20 jours en Grèce du 7 au 26 Août 2010.

Nous aimerions visiter les îles grecques ainsi qu'Athènes:

Est-il possible d'avoir les idées de chacun concernant les îles les plus sympa à voir?

Tous conseils seront les bienvenues!

Merci d'avance!
Obtenir un visa pour partir dix ans aux États-Unis depuis le Maroc? English translation pending
by Amifat4ever · 2010-04-21 · 22 replies
salut.svp je cherche un moyen d'avoir un visa pour usa depuis le maroc ! je suis une fille agée de 18 ans j'aurai bientot mon bac...qui veux dire j'ai un job ici..;je crains que ma demande sera refuser ! j'ai entendu dire que depuis le maroc , un visa pour usa peut atteindre les 10 ans...je voudrais bien avoir la plus longue durée possible (je veux rejoindre mon fiancé...résident là-bas..)..je ne peux pas avoir un vise d'etudiant car c'est vrt hoooooot les prix !! alors quel visa il faut que je demande?et vue ma situation, puis-je avoir un visa...???? Alors svp si vous avez des informations , n'hésitez pas j'en ai vrt besoin! merci 🙂
Istanbul: mosquée de Soliman, palais le long du Bosphore, marchés? English translation pending
by Brigitte42 · 2010-04-19 · 7 replies
Bonjour , je repars quelques jours en mai dans cette ville . J'aimerais savoir si la mosquée de Soliman est maintenant ouverte aux visiteurs et aussi les conditions de visite de la 'Petite Sainte Sophie ' : certains guides disent : toute la journée et d'autres aux heures des cultes ...

D'autre part , faut-il vraiment éviter les samedi et dimanche pour aller voir les divers palais le long du Bosphore ?

Dernière question : quels marchés et de quoi recommanderiez-vous, pour leur animation et objets typiques ? ( qui se tiennent du jeudi au lundi ).

Merci d'une réponse et bonne journée .
Coincés au Brésil dû au nuage de cendres English translation pending
by Yumni · 2010-04-17 · 12 replies
Voilà qu'après 5 mois passés au Brésil, nous étions enfin contents de prendre le chemin du retour, mon compagnon, notre fils de deux ans et moi. Tout roule, on arrive à Fortaleza après notre derniers mois passé à Morro Branco au bord d'une très belle plage, on choisit une petite pension de famille pour une nuit, on va vfaire nos dernières courses et cadeaux au marché central... Nous voilà bien chargés, une quarantaine de kg de bagages maintenant !😕 Et puis, Luis, le propriétaire de la pousada nous demande si on est au courant pour notre vol de retour, si c'est toujours valable vu que beaucoup d'aéroports européens sont fermés. Là, on hallucine, on n'a pas entendu parler de l'éruption en Islande !(aucun amis de france ne nous a informé par mail, bien que notre retour soit programmé et qu'une amie soit passée nous voir au brésil quelques jours avant... Elle est rentrée mardi, juste à temps !) On va sur internet, les infos brésiliennes sont peu intéressantes à ce sujet... Et on découvre ce qu'il en est de la situation en Europe ! Lyon, où nous sommes censés atterrir n'est pas dans la liste des aéroports fermés, ce vendredi matin là (enfin, c'est déjà presque l'après midi en France). Et Lisbonne (nous passons par la TAP) semble à l'écart de l'agitation. Ouf !🙂 Avant de partir à l'aéroport, le soir à 19h ici (+ 5 h en France) nous vérifions la situation de l'aéroport de Lyon, d'autant plus qu'on apprend par nos parents que des amis qui avaient un vol Lyon/Nantes ont été refoulés un peu plus tôt! 😐 Là, sur le site, ils annoncent la fermeture de l'aéroport, mais notre vol est dans la liste des maintenus (lisboa/Lyon). 🙂Cool, nous prenons notre taxi et débarquons à l'aéroport de fortaleza tranquilles, avec 4h d'avance... Loulou a du mal à s'endormir, malgré sa poussette inclinable, et quand nous allons enregistrer notre monstrueux tas de bagages à 22h locales, il ne dort toujours pas, bien que fatigué. Il court partout...😕 Là, un employé de tap nous aborde et demande notre destination." Ok, Lyon est maintenu !" Cool, nous voilà dans les starting blocs pour l'enregistrement... Puis il revient 5 mn plus tard: "désolé, ça vient de tomber, on ne peut assurer votre vol Lisboa/Lyon ! Il vaut mieux que vous restez au brésil encore deux jours!"😮😮😮 Là, mon compagnon n'est plus très cool: et qui va nous payer des nuits supplémentaires ? et les frais annexes ? La compagnie ??" Non, catastrophe naturelle... On est un peu sidéré, et on reste quelques instants comme ça, sans savoir quoi décider, bien qu'on nous indique le comptoir de la TAP pour les formalités... On finit par s'y rendre, car tous les européens refoulés viennent s'y entasser. Et seulement une employée au bureau, qui met environ 50 mn par personne ou groupe de personnes pour proposer un autre vol...🙁 Viva Brasil ! Derrière nous, des belges, on discute un peu... Le père travaille à Fortaleza, sa fille devait rentrer en Belgique... Loulou s'agite encore, on doit le distraire alors qu'on en a déjà par dessus la tête. Une heure d'attente, à 23h locale on est devant l'employée fade et lente, qui n'arrive pas à lire les infos sur son écran. " Pas de retour avant Mercredi 22 !!" Gloups. On est vendredi soir... On n'a plus de budget vacances, on n'a plus de maison en France (toutes nos affaires dispersées chez des amis), on doit retrouver une nounou pour Loulou d'ici début Mai, quand je reprends le boulot...😐 Mais pas le choix...C'est clair. Résignés. Loulou a fini par s'écrouler dans sa poussette. Dommage, on va devoir reprendre un taxi (encore des frais sup, et tarifs de nuit en plus !)🙁 On retourne donc à la pousada où nous étions, à Iracéma... Loulou dort sur moi dans le taxi, et on a tous les deux la tête dans un nuage de cendres grises. Bon, il y a carrément pire pour être coincés que Fortaleza... On pourrait être à ... Oslo? à Moscou? à Washington? ce qui est con, c'est que j'ai jeté mon maillot de bain local (que j'avais pourtant eu tellement de mal à trouver !!😎 voir mon post sur notre site dans BONUS) car il se décousait un peu et que je ne pensait vraiment pas l'utiliser en France ! Faut bien en rire un peu... Et pis, il y a tous ces passagers qui campent dans les aéroports Européens...🤪 Et voilà comment un petit pet de Pachamama nous rappelle gentiment notre fragilité et dépendance dans ce monde fabriqué de toute pièce par l'homme moderne...😉 Mais vivement qu'on rentre !!!
Formations ou emplois vers Oujda? (Maroc) English translation pending
by Lolobiphop · 2010-04-15 · 11 replies
bonjour,

j'aimerai savoir si vers la region d'oujda, saidia, ou meme nador si ya des emplois ou des jobs d'été pour une etrangere qui a un simple bac s jaimerai aussi savoir si yen a qui ont quelque renseignements sur les formations pour etre educatrice spécialisé poru travailler ensuite au rpès des enfants, ou des handicapés, etc... dans ces régions

merci pour vos réponses
Transport aéroport de Marrakech - Agadir? English translation pending
by Marithe44 · 2010-04-14 · 50 replies
je retourne le 17/O5 mais vols secs de nantes marrakech et je sais pas trop comment faire marrakech Agadir en bus normalement 4H je connais pas!! pas bc de vols secs nantes Agadir longtemps sans venir sur le site pb avec adresse mail j'ai acheté sur Aourir

quelqu'un a t il fait le trajet ou sais comment procédé !!!un site les horaires !!resever??? merçi
Nom de cet arbre? English translation pending
by Bernie57 · 2010-04-14 · 21 replies
Qui connait le nom de cet arbre superbe.

D'avance merci.

Bernard
Visiter la France et l'Espagne en trois semaines? English translation pending
by Milou1262 · 2010-04-13 · 8 replies
Bonjour, mes amis et moi (nous sommes 5 pour l'instant) prévoyons allez visiter l'europe. Nous voulons visitez Paris pour ensuite allez en espagne et au portugal. Nous prévoyons dormir dans des auberges jeunesse et manger le moins cher possible. Est-ce mieux de voyager en train entre les pays ou en avion. qu, est-ce qui est le moins cher ? Je voudrais aussi savoir, est-ce que c'est trop de distance a parcourir pour le nombre de semaine que l'on veut partir et environ combien pensez-vous que ca pourrait couter?!

Merci de bien vouloir m'aider.
Avis sur itinéraire au Québec avec mes quatre enfants en été 2010? English translation pending
by Senga2771 · 2010-04-13 · 4 replies
Voilà, j'ai bien travaillé depuis n ovembre à la préparation de notre voyage au québec... Voici l'itinéraire prévu : 21/07 : arrivée Montréal 21/07-22-23/07 : chez des amis à St gorges de beauce 24/07 au 31/07 : 1 semaine avec nos amis en gaspésie, st siméon, baie des chaleurs si tout est ok avec la location. La question est encore de savoir si nous faisons le trajet en 1x ou non? de nuit? 31/07 : traversée du St Laurent à 16h aux 3 pistoles, logement au gite du fleuve pour 2 nuits aux escoumins: allons voir les baleines! 2/08-3/08-4/08 : 3 nuits au gite du lac docteur, près de chicoutimi, visite du Saguenay, lac st jean, , zoo st félicien, ... 5/08-8/08 : 4 nuits au gite du flaneur à st anne de beaupré et viste de la région: chutes de Momorency, Québec , ... 9/08 -10/08 : St gorges de beauce : encore 2 jours chez les copains! 11/08-12/08 : Montréal et 1 nuit à l'hotel grand plazza retour en belgique!

Voilà, il me semble que l'itinéraire ne sera pas trop lourd pour les enfants (14,12,7ans et 18 mois) et nous passons par Les endroits incontournables... Les réservations sont faites...reste le traversier, la croisière aux baleines?? On espère profiter un maximum des régions et des gens!

Bcp de recherches sur internet, bcp de contacts très sympas, nous avons hates d'y être!

Que pensez vous de mon itinéraire? Avez vous des conseils, infos...à donner???? D'autres choses auquelles je n'ai pas penser?? Hélas, en 3 semaines nous avons dû faire des choix!! il faudra revenir!! merci
Voyage de six mois en Asie du Sud-Est English translation pending
by Lamazone · 2010-04-12 · 3 replies
je souhaiterai partir 6 mois en asie du sud est. A priori, je souhaiterai commencer par l'indonésie avec Bali Bornéo et quelques îles avoisinantes (flores lombok ... ) Ensuite direction le Vietnam Puis le Laos et le Cambodge et finir en Thailande ( pays que je connais bien )

Rien ne sera déterminé à l'avance, je resterai +/- longtemps selon mes envies sur place.

Ma question concerne les billets d'avion ? COmment dois je m'y prendre ? dois prendre un paris / denpasar puis ensuite des vols sur place pour un retour de bangkok à Paris ?

Ou bien dois je plutôt prévoir un A/R Paris Bangkok.

et à ce moment là, je pars pour Bangkok et ensuite je prends un vol pour denpasar ? ....... ce qui signifie que je passerai 2 fois en thailande .... à l'aller et au retour .....

Je souhaite la solution la plus économique et quand je suis allée sur certains sites billets tour du monde : je m'en tire pour presque 4000 euros !!!!!

j'attends vos conseils !
Mali: liens de cousinage qui unissent les Soninkés (Sarakolés) avec une autre ethnie? English translation pending
by Danadolo · 2010-04-12 · 1 reply
Bonjour,

quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les liens de cousinage qui unissent les soninkés (Sarakolés) avec une autre ethnie, comme il en existe entre les peuls et les forgerons, ou les bozos et les dogons ?

Je dois aller bientôt à Kayes et je souhaiterais savoir avec qui les sarakolés sont unis par ces liens de cousinage, qui impliquent des rapports de plaisanterie. Merci pour vos infos et à bientôt,

Danadolo
Acheter un billet de train en Chine dans une gare autre que celle de départ ou d'arrivée? English translation pending
by Marathon · 2010-04-11 · 4 replies
Bonjour,

J'ai toujours lu et écrit qu'en Chine, il est impossible d'acheter un billet de train dans une gare autre que celle de départ ou d'arrivée.

J'ai eu tout récemment la preuve que c'est faux : un de mes collègues, qui prend souvent le train pour raisons professionnelles, a acheté devant moi un billet A > B au guichet d'une gare C. Il fallait insister un tout petit peu (la réponse initiale de la guichetière était "meipiao" = "il n'y a pas de billet", mais mon collègue parle très bien chinois), et payer une surtaxe de 5 yuan, mais il a eu le billet qu'il souhaitait, et m'a dit qu'il le faisait souvent.

Je précise que ce n'était pas un petit trajet de banlieue - les trois gares en questions sont dans trois provinces différentes.
Cyclomoteur (scooter) sur la côte Ouest américaine English translation pending
by Jmnadeau312 · 2010-04-10 · 12 replies
Bonjour,

J'aimerais faire un voyage en cyclomoteur sur la côte west américaine, c'est-à-dire d'acheter un scooter dans la région de Los Angeles et d'aller jusqu'à la frontière canadienne en suivant la route 1 ou 101. J'ai vu un règlement comme de quoi il était impossible de rouler sur les routes ayant une limite de vitesse de 25 mph ou plus dans cet état. Est-ce bien vrai et surtout, est-ce respecté ou alors le fait de rouler sur ces routes est toléré? Si quelqu'un a un conseil à me donner, il serait le bienvenue.

Merci beaucoup!

J-M
Partir travailler en Équateur de septembre 2010 à janvier 2011 English translation pending
by Nonostéo · 2010-04-07 · 3 replies
salut à tous !

je viens de découvrir ce site génial de discussion et je pense qu'il va m'être d'une grande aide !

alors voila le topo : je pars quatre en équateur à riobamba exactement pour bosser à l'hôpital de septembre 2010 à janvier 2011 et j'ai pas mal de questions!!!

- tout d'abord est-ce que l'un d'entre vous connaît cette ville??

- je dois faire des vaccins mais lesquels me conseillez-vous??

- concernant le visa je reste plus de 90 jours donc il m'en faut un mais est-ce que je peux prendre un visa de tourisme même si je bosse la bas??

bon ce sont des questions assez classiques pour commencer je pense que j'en aurai pas mal au fur et à mesure de mes préparatifs!!

merci d'avance pour votre réponse !!

noemie
Carte d'identité ou autorisation de sortie de territoire suisse pour ma fille de 21 mois? English translation pending
by Maelili · 2010-04-07 · 14 replies
bonjour,

le 1er mai je dois me rendre a barcelone en partance de genève, je souhaiterais savoir si je faire faire des papiers a ma fille qui 21 mois?

merci d'avance.
Pourquoi êtes-vous tombé amoureux de Rio? English translation pending
by Llllll · 2010-04-05 · 32 replies
Il y a ceux qui ont une relation particulière avec l'Inde. D'autres avec la Thailande ...(entre autres, parmis les endroits qui apparaissent souvent) mais y a t'il sur VF des voyageurs qui sont tombés amoureux de celle ville plus que toutes celles où ils ont posé les pieds.

Si oui, pourquoi ?

Pourquoi Rio vous fascine t'elle ? pourquoi est elle dans votre coeur ? Qu'aimez vous chez elle ?

Comment passer l'hiver en Tunisie? English translation pending
by Michou29 · 2010-04-04 · 90 replies
nous souhaiterions passer l'hiver 2011 en TUNISIE. nous avons vu l'émission des séniors sur TF1. quelqu'un pourrait nous donner des tuyaux et nous expliquer la marche à suivre. merci.
Punta Cana le 11 avril? English translation pending
by Daisy115 · 2010-04-04 · 6 replies
Bonjour je suis une femme de 35 ans Je voudrais partir à Punta Cana le 11 avril pour 1 semaine, aimerait beaucoup rencontrer des gens qui aime s'amuser tout comme moi pour partager des moments agréables en toute amitié. Si jamais c'est votre cas laissez moi savoir à quel hôtel vous séjournez car je n'ai toujours pas fait ma réservation.

Au plaisir de boire une bonne cerveza en bonne compagnie 😉
Hôtel pour une courte nuit à Lima entre deux vols? English translation pending
by Bruno31 · 2010-04-03 · 15 replies
Bonjour, notre arrivée à Lima (vol depuis l'Europe) est prévue à 19h30, avec départ le lendemain matin par vol vers Cuzco à 5h45... Quels sont vos conseils pour cette courte nuit ? est il possible de trouver un hotel pas trop loin de l'aéroport ? Merci d'avance pour vos informations...
Mon mariage à une Cubaine, (suite et fin) English translation pending
by Elchedemtl · 2010-04-03 · 11 replies
À tout les bons Forumistent qui me le demandent depuis un bon bout de temps, autant en public qu'en privé, auquels je n'ai répondu, voici l'histoire:

J'ai envoyé ma demande de regroupement familial à Immigration Canada le 24 novembre 2009.

J'ai subi une intervention majeure au genou le 26 novembre 2009. Je suis partiellement rétabli, suffisament pour être à l'aise présentement. Je n'avais pas le goût d'écrire sur le forum, ayant besoin de toute mon énergie pour ma réhabilitation et autres tracas importants.

Mon épouse m'a annoncé il y a 2 mois, qu'elle voulait venir visiter pour 6 mois pour voir. Je me suis emporté en lui disant que AVANT les fiançailles et AVANT le mariage, elle savait que je ne laisserais jamais une femme entrer dans la vie de mes 2 bébés, si elle était pour repartir.

Alors je lui ai envoyé une lettre lui disant qu'a partir de maintenant, elle avait perdu ma confiance et que si elle voulait me témoigner de l'amour ou regagner ma confiance, elle devait finir son école (ou du moins me démontrer qu'elle s'est inscrite, ayant manqué 3 inscriptions dont 1 par ma faute, nous étions en voyage) et mettre des efforts dans son français.

La journée où j'ai reçu sa lettre de réponse, j'ai eu la lettre que son dossier était accepté et envoyé à La Havane (15 mars). La demande a été acceptée le 9 mars 2010 soit 3 mois et 5 jours, incluant les fins de semaines et les congés des fêtes, la poste et le surplus de demandes en provenance d'Haiti. (UN dossier bien monté et étoffé, grâce à MARIAPIERA)

Elle n'aime pas l'école, c'est trop dur, le français c'est trop difficile. (pourtant, elle est discipliné et bonne travaillante). Elle veut rester à Cuba faire du negocio. Les 2 fois qu'elle l'a fait, j'ai payé les pots cassés. Pas grand chose, genre 10 et 15 cuc. Mais quand même. Elle a très peur de s'ennuyer de sa famille. Je la comprend, quelle bande de joyeux lurons, dans la misère. J'ai des amis communs du Canada qui lui ont parlé à 3 reprises depuis 2 mois, et elle est très triste mais se sent incapable de quitter sa famille. Elle est déchirée entre notre union et sa famille. Elle est très jeune et têtue, c'est une fille qui réalise maintenant dans quel bateau elle s'est embarquée. J'imagine que de me voir aux 2 mois était comme si elle avait le meilleur des 2 mondes. Lorsqu'elle a réalisé que les noces étaient terminées, la réalité a frappé.

Elle m'a aussi dit comme excuse que elle a pas tout compris des papiers d'immigration, même si je lui ai tout expliqué de long en large.

De plus elle a rempli sa demande de passeport en espagnol et a pas écrit visita mais salida definitiva.

En ce qui me concerne, je l'annonce aux enfant en fin de semaine, elle ne viendra JAMAIS. Il est maintenant trop tard pour moi. Les enfants l'attendaient comme une 2e mère. Ça fait 1 mois que je tarde à leur annoncer.

Maintenant, pour tout ceux qui voient du jineterisme partout, (ils se reconnaitrons), voici une preuve vivante, d'une Cubaine honnête.Un peu immature de s'être rendu à ce point, je l'admet, mais quand même.

Une femme préfèrerait le confort d'une toilette extérieure à s'essuyer avec le Granma, à ne pas avoir de douche et eau chaude, au confort de Montréal? Elle n'a mème pas le strict minimum, vivant à la campagne.

Personnellement, j'ai tenté à 2-3 reprises de m'établir ailleurs qu'à Montréal, et je n'ai jamais pu. J'ai toujours eu une fascination pour l'immigration et comment ces gens pouvaients se déraciner. (Je ne parle pas de ceux qui n'ont pas le choix, mais bien de ceux qui le font par choix.) Alors je la comprend très bien.

Je remercie tout les Forumistes de leur bon voeux au cours de cette aventure et leur bons conseils. ils se reconnaitrons.

Un ÉNOOORME merci à Mariapiera pour son excellent travail, ses conseils prodigieux, sa patience, son écoute et son dévouement (et son délicieux filet de porc) Félix son époux, et il me tarde de voir le petit Canado-cubain.

Je ne sais pas si je vais répondre à tout vos posts. J'ai un deuil à faire et merci de le respecter. Le plus difficile, est de savoir si je vais revoir ma famille élargie, lorsque j'irai à Santa Lucia et Camaguey. Et ils sont nombreux (et pour les grandes langues, ils ne m'ont rien demandé, ni rien soutiré en 2 ans. Ils sont près de 60). Je n'ai pas parlé à son père encore, mais je doute fort (le connaisant très bien) que intérieurement il se dit que sa fille est virée folle. LOL.
Voyage au Gabon: visa et logements? English translation pending
by Lili94 · 2010-04-01 · 11 replies
bonjour à tous, voilà la présentation ;) je souhaite me rendre au gabon vers mi-mai pour quelques semaines et j'aimerai savoir s'il y'a besoin d'un visa ou pas et d'autres papiers. ce qui se passe est que un de mes parents est gabonais et j'y ai vécu ; suis je obligé d'avoir un visa s'il le demande, bon sachant que je n'ai pas la nationalité. D'autre part, faut il un billet obligatoirement avec une date de retour? car ce ne sera pas mon cas en fait. Ensuite, au niveau des hotels à LBV, pourriez vous m'indiquer quelques établissements pas trop chers et confortables? merci d'avance pour vos réponses.

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