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Moustiques au Vietnam/Cambodge: produits et astuces pour s'en protéger? English translation pending
by Tesa31 · 2007-11-08 · 28 replies
Bonjour,

Je pars au Vietnam et au Cambodge. Climat tropical oblige, nous n'échaperons pas aux attaques de moustiques. Néanmoins nous allons contre-attaquer !!! Mais comment ?

Il parait qu'il y a un truc avec les rayures, mais je sais plus si ça les attirent ou les effayent (?) Il parait que la couleur blanche les repoussent et la noire les attirent. Y a aussi une multitudes de produits : les insec-écrans pour vêtements, pour peau, la citronelle... Y a aussi des gri-gris du genre porte-clé à ultra-son, le diffuseur électrique... La clim, ça les refroidit ? Il parait qu'ils ont des heures de repas fixes (couché de soleil) ?

Si vous avez entendu parlé ou testé d'un truc pour pas se faire bouffer, amis exprimez-vous!

Merci d'avance.
Achat de dollars américains et taux de change English translation pending
by Sixiemesens · 2007-11-07 · 22 replies
Nous partons pour 11 jours à Las Vegas et grands parcs en septembre prochain. Nous aurons besoin sur place d'environ de 3000$ sur place (entre les hotels qui restent à payer sur place, la nourriture, les loisirs et différents achats) Je surveille depuis quelques semaines le taux de change du dollar. ll ne fait que monter, je pense les prendre chez YES change, en allant chercher sur place sur paris (j'ai possibilité d'y aller de temps en temps). Pensez vous qu'il vaut mieux que je les prennent maintenant (le taux est vraiment interressant) enfin d'ici une quinzaine de jours, ou il faut que je continue à surveiller et que dès que je vois qu'il baisse continuellement (sur 2 ou 3 jours) pour les acheter. Car sur 2000€ échangés chaque centimes représente quand même 20$ d'écart. Je suis preneur de toutes vos idées et expériences.
Hôtel Palm Beach English translation pending
by Paradise · 2007-11-06 · 9 replies
bonjour

Je pars en avril au sénégal avec fram, au palm beach hotel, quelqu'un y est -il déjà allé ? sympa ou pas? niveau propreté, buffet, doit-on mener nos serviettes de toilettes ? quelles excursions à faire avec fram ou autre donnez moi des conseils, si je souhaite faire du quad que me proposez vous ? les gens sont-ils sympa ? la plage est-elle près du complexe ? si vous avez des photos je suis preneuse merci. J'accueille volontier tout autre renseignement afin de m'offrir un séjour fabuleux. et le temps comment est -il en avril ? au niveau fringues, que dois-je mener ? le soir doit-on mettre une petite veste ? merci pour tout
Norvège, Finlande, Suède: récit et plein de photos English translation pending
by Ultrasyd · 2007-11-05 · 10 replies
Bonjour,

Je vous fais part de l'achevement d'un carnet de voyage, traitant d'une balade de 24 jours en Twingo en Norvège et Finlande surtout, en passant rapidement au Danemark et en Suède.

Le site internet n'est pas un guide touristique: les informations ne sont pas groupées par thème, il n'y a pas de détail sur les prix, ni sur toutes les choses à voir dans une ville donnée. Tout est rédigé au jour le jour d'après des notes prises durant le voyage, puis complétées par des précisions géographiques, culturelles, etc.

J'ai essayé de mettre pas mal de photos, agrémentées de quelques vues aériennes pour retrouver les endroits visités. C'est très (voire trop) détaillé, mais je l'ai tout d'abord fait dans une optique personnelle, histoire de me rappeller d'un maximum de chose quand je le relirai dans 10, 20 ans :) Voilà, si ça peut vous servir à préparer votre voyage, tout comme les nombreux autres carnets de voyages en ligne nous ont aidé à préparer le notre, c'est chouette :) La rédaction de ce récit m'a finalement pris beaucoup plus de temps que le voyage lui-même! Il me reste quelques trucs à arranger (orthographe, surtout pour les premiers jours, conclusions...). Si vous avez des commentaires, des questions, ou si vous constatez des bugs, n'hésitez pas à m'en faire part (par l'intermédiaire de ce forum, ou mieux par l'enregistrement de messages sur mon site, qui seront conservés)!

Merci d'avance!

OUPS, j'ai failli oublier le plus important: l'adresse du site!
http://scandinavie2007.free.fr

Avis sur voyager seule? English translation pending
by Sonia77 · 2007-10-29 · 36 replies
je souhaite partir en vacances, mais mes amis sont majoritairement mariés et ont des enfants et ne peuvent pas partir, cependant je n 'ai pas envie de me priver de vacances ! si certaines d' entres vous sont partis seule de préférence en voyage tout inclus, (car pour un premier voyage je ne veux pas me jeter dans le grand bain) j 'aimerais avoir vos avis, les choses qui ont été difficile à affronter, comme les repas seule...

j' attends vos impressions avec impatience merci sonia
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
by Mékong · 2007-10-29 · 245 replies
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Air France: vol d'objets de valeur dans le bagage English translation pending
by Sirene25 · 2007-10-29 · 47 replies
Bonjour, je viens de subir un grave préjudice financier et moral lors d'un voyage boston paris avec air france: mon baggage est sorti des "radars" d'air france pendant 15j ... puis retoruvé! Une fois ouvert il manque TOUS les objets de valeur (bijoux, électronique, tous les vêtements de marque, jusqu'à mon maquillage!) ; air france s'en fiche littéralement, ne me contacte même pas (en dépit d'un fax de déclaration envoyé en bonne et due forme à leur service client ...) ; on me dit que je ne serai pratiquement pas remboursé... et au mieux au poids..... De qui se moque t-on!!!

avez vous déjà subi cela ? Que conseillez vous ? quelle association ? quel avocat ? nos recours ? j'ai cru comprendre qu'AF se protége derrière la convention de varsovie mais que certaines associations de voyageurs en ont assez et luttent: savez vous quelle association ?

merci pour vos conseils car j'avoue que le choc est dur, tant physchologiquement que financièrement (j'étais en voyage professionnel et avais bps de biens de valeurs)
Projet d'installation au Canada English translation pending
by Belledupas · 2007-10-28 · 32 replies
Bonjour à tous

Nous sommes un couple français, qui vivons à Blois (à 2h de paris). Nous avons pour projet de partir vivre au canada au cours du second trimestre 2009 après notre mariage. Nous prévoyons de faire un voyage en 2008 pour découvrir le canada et confirmer notre projet. Nous nous posons bien évidement des questions concernant l'emploi. Mon futur mari travaille actuellement comme vendeur confirmé dans une enseigne sportive et moi je travaille en tant que commerciale, et en plus je donne des cours à des enfants et adultes. J'aimerai donc trouver un emploi en tant que professeur dans une école de langue (en français seconde langue) ou aider des immigrants non francophones dans leur apprentissage du français (je crois que le MICC s'occupe de cela). Je sais qu'il faut un brevet d'enseignement pour enseigner dans le primaire et secondaire ou un permis d'enseigner.

Avez vous des renseignements supplémentaires à nous donner? des adresses... (j'ai déjà trouver quelques adresses sur internet), des astuces... C'est un grand saut dans l'inconnu que nous nous préparons à faire et nous souhaitons préparer cela au mieux. J'ai dans ma famille, ma tante, son mari et leurs 6 enfants qui sont partis vivre 2 ans au québec, à quebec et ils ont noué quelques relations qui pourraient nous donner des renseignements, mais tous vos conseils nous aideront grandement.

A très bienôt
Circuit d'un mois au Japon en train English translation pending
by Versets · 2007-10-28 · 23 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple de 26 ans et enfin voyons notre rêve se réaliser : 1 mois au Japon !!! Nous avons pris l'initiative de partir comme des grands du 12 mars au 14 avril 2008

En passant, nous partons avec JAL, cette compagnie est bien ? (confort, service.....). Oui, j'aurais ptet du demander avant

Donc n'ayant comme "seul" référence des guides de voyages (lonely planet, Géo, Japon collection voir...), je viens vers vous afin de vous faire connaitre notre projet (un premier jet on va dire) et savoir ce que vous en pensez, et surtout ne passons pas à côté d'un site inratable, ou ne restons pas "trop" longtemps sur certain site au détriment d'un autre ? Ah oui aussi on prendra le Rail Pass.

Arriver à Narita. Tokyo 6 nuits Nikko 1 nuits Kamakura 2 nuits Hakone, Mont Fuji 3 nuits Takayama 2 nuits Amanohashidate 2 nuits Hiroshima, Miyashima 2 nuits Kobe, Himeshi 2 nuits Kyoto 5 nuits Nara 1 nuit Osaka 1 nuit Départ d'Osaka

Un programme chargé en perspective J'attend avec impatience vos commentaires et Merci
Quels types de freins pour un tandem? English translation pending
by Pitben · 2007-10-27 · 21 replies
Bonjour à tous nous souhaitons passer au tandem, ce permetra à mon epouse de ne pas etre toujour distancée. nous allons donc partir dun cadre nu, mais je me pose la question des frein, ce serat un cadre vtt pour avoir des roues de 26 p pour une utilisation cyclo-camping. j'esite entre l'équiper de frein v-brake, doublé à l'arriere ou double v-brake à l'arriere et disque à l'avant. Je remerçie par avance les cyclo-cameurs tandemistes pour leurs infos.

Benoit
Le vélo et le chasseur: problèmes? English translation pending
by Bikos · 2007-10-26 · 18 replies
Tiens voici que la chasse est ouverte et quelques coups de fusils se font entendre dans nos forêts tant aimées !! Eviter de tomber sur un chasseur lorsque l'on plante sa tente, ce serait le pied ! Mais c'est vrai que tomber sur une bande armée au réveil ça peut secouer aussi !!! Comment faire ? Ou dormir dans ces cas-là ? Et comment ?
Où loger pour visiter autour de Cape Town? (Afrique du Sud) English translation pending
by Jane44 · 2007-10-26 · 8 replies
Bonjour, J'ai beau cherché, je n'arrive pas à trouver ce renseignement ! : Nous comptons passer 3 jours (et 3 nuits) à Cape Town ou à proximité pour visiter la ville et les alentours relativement proches (la péninsule, Table Mountain...). J'ai un budget de 30-35 € maxi par nuit pour 2. Et donc je voudrais savoir s'il est préférable de loger directement dans Cape Town (et, si oui, dans quel quartier ou dans quel hôtel ou B & B ?) mais je n'y ai pas encore trouvé d'hébergement dans ces prix ! ou plutôt aux environs : Blouberstrang, Hout Bay ou de l'autre côté à Muizenberg ? Merci d'avance pour vos idées.
Ressortir indemne d'un voyage en Inde? English translation pending
by Accolade · 2007-10-23 · 57 replies
Est-il vrai qu'on ne ressort pas indemne d'un voyage en Inde.?

Et pour des amis qui font un tour du monde ...pouvez vous repondre à cette question en cliquant ici car personne ne regarde la rubrique
Air Canada pas fameux! English translation pending
by Snakepistol · 2007-10-22 · 31 replies
Bonjour, je rentre tout juste d'un vol Montreal Las vegas avec Air Canada. Pour l'aller je l'ai fait en vol direct a bord d'un A319. Bon a vrai dire je m'attendait d'avoir un plus gros oiseau c'est quand meme 5 heures de vol bref tres petit avion et je croit qu'il entre 120 personnes si ma memoire est bonne inutile de vous dire qu'il ni avait pas 119 personnes mais bien 120 alors on etait entasser comme des sardines. Pour le retour Las vegas San Francisco toujours en A319 mais bon environ 1 heure de vol fallait si attendre ensuite San Fransisco Toronto avec un A320 4 hr 15 de vol encore une fois entasser comme des sardines. De plus le vol est parti 45 minutes en retard bon ok encore une fois chose qui peut arriver. Arriver a Toronto Air Canada a perdu nos bagages evidament. Bref on se met en file pour faire notre reclamation car les douaniers nous on dit qu'on devait absolument dedouaner a Toronto, meme en leur expliquant que nous avions un vol a prendre et qu'il nous restait que 20 minutes pour se rendre a la porte rien a faire il nous ont dit de faire la queue. Bref on a manquer le vol Toronto Montreal.

Arriver au comptoir D'air Canada je parle avec la demoiselle et lui demande a quelle heure est le prochain vol elle nous dit dans 1 hr 30 a 9hr am alors on lui demande si elle a 2 sieges coller car je voyage avec ma copine elle nous repond non il ne reste que 2 places dans l'avion et les sieges sont rangee 18 et 27 et en plein centre. Alors je lui demande et l'autre vol a quel heure est-il elle me repond a 10 hr am je lui dit ok avez vous 2 sieges coller sur ce vol non plus vol complet. Alors je lui fait part me mon mecontentement et lui explique que sa fait plus de 8 heures qu'on se trimbale dans des avions et que si jai rater mon vol que c'est de LEUR erreur et non la mienne. Vous savez ce quelle a trouver a me repondre ? " Monsieur on ne peut pas faire attendre l'avion juste pour vous et si vous n'etes pas content prenez une autre ligne aerienne la prochaine fois"

Inutile de vous dire que c'est ce que je ferait la prochaine fois quitte a payer un peu plus cher avec une ligne americaine qui eux du moin n'envoie pas promener leur clients. Alors ma cote pour Air Canada un gros 0 sur 10. Autre chose peut-etre devrait-il arreter de mettre leur 767 et leut 777 sur des Montreal-Toronto et les mettre sur des destinations achalandee tel Las Vegas pourtant il font la liaison Montreal Toronto pratiquement a tout les heures alors je croit que des A319 ou A320 font l'affaire pourquoi foutre des 767 et 777 sur de tel liaison ? Ridicule ..........
Fruits de mer en Thaïlande English translation pending
by Dadpoup · 2007-10-21 · 43 replies
Bonjour à tous,

Côté gourmandise, est-ce-que qqu'un peut me dire si on mange de la langouste en Thailandes, des huitres etc... dans les guides, les forums, je vois fruits de mer, mais ce n'est pas vraiment détaillé,

Merci à tous, Gaëlle
Cadeaux aux cubains, excursions, location de voiture English translation pending
by Mathieu31600 · 2007-10-20 · 23 replies
Salut à tous!!😉

Nous partons pour cuba début mars 2008. Nous allons séjourné au Brisas del Caribe à Varadero. J'ai pu lire dans différents forums que les cubains avaient besoin de savons par exemple. Nous aimerions savoir si nous amenons des savons ou autres choses, ne risquerons nous pas d'avoir des problèmes à notre arrivée à la douane??

Nous voulons faire l'excursion, catamaran+nager avec les dauphins. Doit on passer par le tour opérator ou alors connaissez vous des personnes qui l'organisent sur place?

Nous envisageons de louer une voiture, comment est l'ambiance des routes à Cuba??

Nous sommes preneurs des expériences de chacun dans ce pays, excursions que vous avez faites?😛

😇Dans l'attente de vous lire.....

Merci à tous pour vos réponses🙂

Mathieu & Cie
Vélo couché: dernières réflexions avant achat! English translation pending
by Nividic · 2007-10-15 · 21 replies
Bonjour, Vu le prix de l'engin, je ne veux pas avoir de regrets... je me pose encore quelques questions, en vue d'un voyage d'une douzaine de mois: Je préfère le guidon dessous, bien que ça braque moins. A part ça y-a-til d'autres inconvélients ? Fourche avant suspendue : risque de galère, mieux vaut aller au plus simple même si moins confortable ? V-brake suffisant si baggages + bonhomme < 110 kg ? saccoches spéciales vélo couché pour mieux répartir les poids (j'ai vu qu'elles revenaient plus vers l'avant, donc moins de poids sur la roue arrière ?) un cadre acier (nazca) est plus lourd en gros de 3 kg, mais a l'avantage d'être ressouder facilement. Mais sur les cadres des vélos actuels alu (azub, challenge ...) y a-t-il réellement des risques de casse ?

Merci pour vos réponses !
Gâteau au chocolat "équitable" English translation pending
by Michel56 · 2007-10-15 · 31 replies
Je dois avouer que j’aime le gâteau au chocolat. Personne n’est parfait. Mais quand l’autre jour j’ai vu que mon gâteau provenait du commerce ‘équitable’, j’ai été un peu surpris. Je l’imaginais déjà provenant du fin fond de je ne savais quel pays du Sud, transporté à grands frais par avion polluant.

Ce n’était bien sûr pas le cas. Seul le cacao était estampillé ‘équitable’. Une étude plus approfondie de l’emballage m’apprit que le cacao en question provenait de la République Dominicaine.

Cela m’interpelle à deux niveaux :

1) verra-t-on ce genre de produit hybride se multiplier pendant les années à venir, et la naissance de ‘monstres’ dits ‘équitables’ ? Des voitures, par exemple… 2) je ne peux pas m’empêcher de penser que ce cacao est voisin de plantations de cannes à sucre où triment des dizaines de milliers d’esclaves haïtiens… et que son véritable propriétaire peut être le négrier de la canne à sucre…

Alors, mon gâteau : ‘équitable’ ou pas ?

Au moins un certain arrière-goût d’amertume…

En définitive, je pense que je vais adopter une tarte aux pommes…

Michel
Che: mythe ou mystification English translation pending
by Williama · 2007-10-09 · 130 replies
A l'occasion du 40ème anniversaire de la mort du Che en Bolivie, on voit fleurir une littérature visant à démolir l'image pieuse de robin des bois du Che. Qu'en pensez-vous? Pour ma part, j'aurai tendance à renvoyer dos à dos ceux qui aimeraient le voir monter au cieux et ceux qui maintenant par réaction en font un ogre sanguinaire.
Retour de l'Ouest américain en septembre 2007 English translation pending
by Stgeran69 · 2007-10-08 · 43 replies
Bonsoir,

Nous sommes rentrés depuis le 29 septembre et comme tout un chacun sur le forum, je voudrais remercier ceux qui nous ont aidé à ce que notre voyage devienne un merveilleux souvenir. Et comme souvent, ce premier voyage dans l'ouest nous donne une envie, celle d'y retourner. Il a été riche de belles images, de moments forts, et de quelques "petites galères" sans trop de conséquences. Je reviens ci-dessous sans trop de détails sur notre itinéraire. Le Lyon/Phoenix via Francfort et Washington, s'est transformé en via Francfort et Chicago à cause d'un problème sur l'avion . Merci à United pour les 6 heures d'attente à Francfort sans aucune info. Finalement, nous arriverons à Phoenix dans les temps et nos bagages, une heure après. A l'arrivée à Phoenix, la fournaise ! Chez Alamo, pas de 4x4 américain dispo, mais une Toyota Highlander qui fera notre affaire pendant les 3 premières semaines. La nuit à Scottsdale, rien de spécial si ce n'est qu'à mon retour, j'ai eu la surprise de voir que l'hôtel m'avait débité de deux montants supplémentaires (80 euros en tout) alors que les chambres étaient prépayées. 3/9 : Scottsdale/Tombstone : au Saguauro NP, je me suis pris une gamelle de 5 ou 6 mètres. j'ai sauvé mon appareil photo, mais j'ai récolté 2 ou 3 centaines d'épines de cactus (certaines de 2 cms). La pince à épiler a bien servi le soir !! Tombstone était désert car les animations c'est à partir du vendredi. 4/9 : Tombstone/Alamogordo : longue route avec une pause à Las Cruces (très bon déjeuner à La Posta !!). Visite de White Sands, magnifique ! beau coucher de soleil en plus ! 5/9 : Alamogordo/Albuquerque : preque personne sur la route. J'ai pensé à certaines du forum en traversant Carrizozo et sa limitation de vitesse de 10 miles/h ! L'après-midi, RDV chez Thunderbird, concessionnaire Harley-Davidson pour louer une Heritage softail, et c'est parti pour 4 heures sur la route 66 ! Un très bon moment ! Au retour à la concession, on nous a permis la visite des ateliers, sympa. 6/9 : A 6h15, on vient nous chercher pour faire un tour en mongolfière (la tête des mes potes qui n'étaient pas courant, en voyant le gros fourgon décoré de Skyspan adventures !!!) . Fantastique expérience d'autant que nous avons participé à "l'inflating" et au rangement du ballon. entre-temps, Albuquerque vue du ciel, c'est fameux même si le soleil ne s'est pas vraiment levé ce matin-là . Au-dessus du Rio Grande, on a fait du rase-motte, bluffant. Merci Mr Bradley !. Arrivée au Canyon de Chelly à 15h et début de la visite et descente par la White House Trail. Très belles couleurs. Le matin suivant nous ferons Spider Rock au lever du soleil. 7/9 : route vers le Grand Canyon. Arrivée pour le coucher de soleil depuis Mather point. Le Maswick lodge est sympa. 8/9 : survol en hélicoptère, une première pour certains d'entre nous, cela vaut le coup. On utilise la laverie, et on part utiliser les navettes pour faire les points de vues. Nous avions commencé à descendre dans le Canyon, mais l'un d'entre nous était souffrant du genou, et nous avons abrégé. 9/9 : départ pour Page. A la bonne heure, nous faisons Antelope canyon, particulier mais très beau. Le soir, arrivée chez Mr Bob, avec qui nous avons partagé un barbecue devant la chambre. Nous lui avons offert un pack de sa bière préférée et en avons bu quelques unes avec lui. L'après-midi, nous nous étions baignés dans le Lake Powell à la plage Lone Rock. Puis coucher de soleil au Horse shoe bend. 10/9 : en route pour the Wave. Arrivée à 9 h au bout de la piste, personne à la cabane des rangers ! Nous partons avec un suisse qui nous dit connaître l'endroit. Résultat : le triple de dénivellé et du temps perdu. Mais que c'est beau !!!! Sous la chaleur, l'éclopé de la bande a eu du mal pour le retour, mais quelques "mousses" l'ont régénéré !! L'après-midi, route vers Monument Valley (quelques vaches mortes le long de la route !). Le soir, très bons steacks à Mexican hat !! 11/9 : ballade dans le parc avec notre 4x4. C'est en ce qui me concerne, le moment le moins intense du voyage. Route vers Moab avec le coucher de soleil au Dead Horse Point. Très apprécié par tout le monde. 12/9 : Matinée 4x4 avec "Tag a long" par la Potash road et Shaffer trail. Gary, le pilote nous a fait de grosses frayeurs et a fait faire demi-tour dans la Shaffer trail à 2 4x4 privés. Impressionnant ce Gary, son Ford Expedition était bien comme il le disait une "good car" ! L'après-midi, du rafting plus que tranquille qui aura le mérite d'occasionner une trempette à certains. Dîner au Sunset grill. 13/9 : Toujours à Moab, survol le matin de Canyonlands (super) enchaîné avec la visite d'Arches (belles lumières) 14/9 : Moab/Torrey : Dans l'après-midi, scenic drive de Capitol Reef après un arrêt aux vergers de Fruita. arrivée à L'Austin Chuckwagon motel, et là, pas de chambres pour nous alors que j'ai été débité en mars ! Finalement, nous dormirons au Wonderland motel après un bon repas au RimRock. 15/9 : par la scenic 12, route vers Tropic (nous logeons à côté de l'enclos des bisons au Bryce country cabins. Visite enchanteresse de Bryce l'après-midi avec descente par Navajo loop et Queens garden. Quelles couleurs !! Mon préféré ! 16/9 : route vers Las Vegas avec le survol en hélicoptère à 20h30 (impressionnant mais court : 8 minutes de vol) Trois jours à Vegas pour visiter les principaux casinos, et faire les outlets. Buffets testés : Luxor, Bellagio et Mirage. Tour en limousine en fin d'après-midi et spectacle Mystère du Cirque du Soleil au TI. 2ème rang face à la scène, magnifique spectacle, différent de O vu en décembre. 19/9 : route vers la Death Valley avec une tempête de sable en arrivant au Furnace Creek ranch. Chaud, mais on aime bien. 20/9 : 12h, 43 degrés en partant de Death Valley et 3 degrés en arrivant à Mammoth Lakes à 18h ! bel écart de température ! heureusement, nous avions dans notre hôtel un jacuzzi extérieur avec l'eau à 45 degrés ! et il s'est mis à neiger !! 21/9 : visite de Yosemite (les principaux coins). Un très beau lac en ouverture, des écureuils, El Capitan, Glacier point et une marche de 10 kms environ pour voir les séquoias à Mariposa Grove. Belles routes et pas trop de monde en septembre. 22/9 : Route vers San Francisco sous la pluie (ce sera la seule fois que l'on verra la pluie). J'avais décidé d'entrer à SF par le Golden gate en passant par Berkeley et Richmond, on ne l'a pas regretté. La pluie s'est arrêté et nous sommes arrivés sous le soleil. Notre hôtel sur Lombard street était très bien pour 3 nuits. Près des lignes 30 de bus pour Union square, du 49, et pas très loin du cable-car. Des achats intéressants, des restaurants super (Tarantino's, Mac Cormick et Culletto, sur la baie) Goûté un très bon vin californien, Clos du Bois, merlot de 14, 5 degrés . (Je vais me faire reprendre par les spécialistes du haut-brion !! Dimanche matin, messe Gospel à la Glyde church dans un quartier craignos, Tenderloin. Quel ferveur ! Match de base-ball le lundi soir, belle ambiance ! En résumé, San Francisco est une ville attachante, un peu sale, avec des quartiers chauds comme dans toute grande ville. Je comprends qu'elle plaise aux français. Nous avions rendu notre 4x4 en arrivant à SF. Un intérimaire de chez Autoescape ayant annulé ma réservation pour notre départ de SF le 25/9, j'ai du les joindre à 1h30 du matin pour mettre les choses en ordre. Et une autre Toyota, une Sienna pour finir le voyage. 25/9 : SF/Morro Bay, joli coucher de soleil sur le rocher de la baie. 26/9 : Morro Bay/ Los Angeles : arrêt à Santa Barbara, sympa puis à Santa Monica, moins sympa vu la faune. Heureusement un loft nous attendait à Manhattan Beach pour 2 nuits. 27/9 : visite d'Universal studios (rien de plus que ce que l'on en attendait, mais sympa quand même) bien content d'avoir pris le parking "prefered" à 20 dollars, la voiture est à 50 mètres de la sortie du parc. Bien pratique quand on sort. Après avoir gôuté aux embouteillages de l'I405 et ses 10 voies par sens, un dernier Tex-Mex et valises pour le lendemain. 28/9 : rendu express de la voiture et attente à l'aéroport. Lufthansa nous gratifiera de presque une heure de retard pour le départ de LA et d'un accueil "limite" à Francfort. Arrivée avec nos bagages à Lyon. En résumé, très beau voyage, bien accueilli de partout par les américains. Les distances nous ont paru souvent plus courtes grâce à la "régularité" du trafic. Nous avons respecté facilement notre planning, avons engrangé beaucoup de souvenirs et d'images. 7 heures de films et 1200 photos pour ma part. Merci aux courageux qui m'ont lu jusqu'au bout, mais je voulais le faire d'un trait. A votre disposition pour des détails sur tous les sujets. Merci encore à tous ceux qui nous ont donné envie.
Odeur(s) et hygiène d'une journée en vélo English translation pending
by Gones · 2007-10-06 · 49 replies
Bonjour,

Je souhaiterai connaitre vos trucs et astuces pour les problèmes d'odeur et d'hygiène Nous rentrons dans l'hiver et nous devons nous protéger du froid et du vent. La quantité de liquide consommé dans la journée est tout aussi importante que lors de la période estivale. La sudation est importante. Du fait que tout est confiné dans des vêtements même dits respirants, je note un accroissement important des odeurs corporelles. C'est extremement génant pour soi même et les autres. On a pas toujours techniquement la possiblité de prendre une douche au moment idoine. L'autre point non négligeable est la fréquence. Je circule actuellement toute la journée en vélo pour me rendre à différents points et ne peut raisonnablement pas augmenter le nombre de douches quotidiennes sans risquer des problèmes de peau. Mes déplacements sont fractionnés en plusieurs séances ce qui ne simplifie pas le problème.

Quelles sont vos astuces en la matière?

En amont J'ai découvert le "déoroche" qui semble très efficace.

En avalJ'utilise une serviette éponge (modèle mico fibre ou éponge). Change de tee shirt à chaque séquence.Me nettoie les parties sensibles avec des lingettes pour bébé.Le linge finit par sentir tres fort. Pourtant :J'utilise pourtant des tissus techniques car le coton simple retient encore plus l'odeur.Aération systématique des vêtements après utilisation (le jeter au fond de la sacoche étanche est une catastrophe!) l'utilisation d'un produit désinfectant en lieu et place de l'adoucissant (Sanytol).J'hésite à mettre du désodorisant textile avant le lavage pour capter une partie des odeurs sans pour autant mettre le produit sur la peau.

Astuce de grand mère? Produit hight tech?

Merci de votre aide

Pierre
Téléfilm Lady Bar? (Thaïlande) English translation pending
by Davdevil75 · 2007-10-05 · 195 replies
Franchement moi j'ai bien aimer.....Etendre parler Thai, la musique la singha.....En plus c'est realiste(pour le sujet qu'ils traitent evidement).....
Tour du monde: perdu au milieu de toutes ces alliances English translation pending
by Linsee · 2007-10-02 · 12 replies
bonjour a tous

je suis en train de faire mes premieres (enfin de ja une 20aines) ebauches d'itineraires pour un tour du monde. Mais a force de faire des simulations sur telles et telles possibilitées je suis completement perdue!!!! pour recapituler simplement on partirai en couple courant aout 2008 pour 1 an mon dernier itineraire via star alliance est : (pour les pays entre parentheses je m'y rend par mes propres moyens) paris/delhi(nepal)/bangkok(laos, vietnam, malaisie, indonesie)/hong kong(mongolie)/lima(equateur, bolivie)/paris le tout pour selon mes simulations 2519 (HT aeroports) euros. sachant que je rajoute un aller retour à madagascar soit au debut soit a la fin de mon periple ce qui finit par faire une jolie somme surtout que ca tombe en pleine saison (environ 1000 e par corsair). je n'ai egalement pas tenu du fait que je partais en aout ce qui risque fort d'augmenter le billet tdm!!! en budget avion ca me fait beaucoup trop c sur!!! surtout, que du coup j'ai mis l'afrique de côté, le transiberrien, le tibet de coté (et je suis pas loin de mettre mada egalement!!!)

alors ma petite tete bouillonne !!!! es ce moi qui cherche mal, qui me suis mal orientée sur la bonne alliance??? Ou effectivement je suis un peu trop gourmande et que ce periple est au dessus de nos moyens (20000 e tout compris). vous voyez bien je suis deja perdue en etant encore chez moi c pas gagné!!! alors il y aurait il quelqu'un qui pourrait soit me remettre les pieds sur terre et me donner quelques tuyaux histoire de m'encourager!!!! parce que sinon je lache ses histoires d'alliances et je pars a pied!!! ce qui ne serait pas une mauvaise idées si j'oublie l'amerique du sud!!! merci d'avance
Rencontre à Montpellier le 27 octobre 2007 English translation pending
by Dan34 · 2007-09-26 · 153 replies
Bonjour à tous, Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier? Nous avions déjà organisé une rencontre à Saint Bauzille en décembre dernier, gros succès : plus de 50 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi. Nous pourrions fixer une date dans la dernière semaine d'octobre, un samedi soir, par exemple le 27/10 ! J'ai une idée sur un resto sympa à Villeneuve Les Maguelone (5km de Montpellier). Pour le samedi après-midi ou le dimanche matin, il y a juste à côté un parc d'aventures" : pont de singe, via ferrata, tyrolienne, etc...pour tous les âges et tous les niveaux ! Mais avec une règle du jeu : ne vous inscrivez que si vous êtes sûr de venir ! L'idée est lancée...à vos claviers Amicalement, Dan
Hôtel Bahia Principe el Portillo Las Terrenas English translation pending
by Elodie34 · 2007-09-24 · 20 replies
Bonjour, je désire partir avec ma famille à l'hotel bahia principe el portillo à las terrenas pour noel 2007. je souhaiterai avoir vos avis concernant cet hotel et cette région; l'année dernière nous étions au casa del mar à bayahibe et nous avons vraiment passé de super vacances; Merci de vos réponses. Elodie
Retour de cinq semaines en Chine: conclusion English translation pending
by Pv544 · 2007-09-23 · 29 replies
Bonjour Voilà j'étais cet été 5 semaines en Chine. J'ai fait : Pèkin Chengde Shijiazhung et Zhengding Pingyao Xian Chengdu Kanding Litang Xiangcheng Zhongdian ( Sangria ) Canton Macao Hong Kong

Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Je vais complèter au fur et à mesure.
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Sortir à Bangkok: dangereux English translation pending
by Mawine · 2007-09-16 · 258 replies
bonjour a tous je vis actuellement a Bangkok et les info du lonely en matiere de bar de nuit etc sont un peu depassees meme sur le forum dans le moteur de recherche les discussions en la matiere datent...

j ecris ce post non en reac, car je suis loin d etre une reac coincee mais plutot une bonne vivante que la fete et ce qui va avec n effraie pas, ceci dit je vous avoue qu apres qq semaines passees ici, les frequentations avec les autres expat commencent a avoir un sacre gout de rance. Sans vouloir faire de generalites mon experience et mes rencontres (tous milieux confondus) m ont souvent trop souvent amenee, moi et mon copain d ailleurs qui en est aussi las que moi, a achopper sur des gens qui vivant ici depuis bien longtemps en ont completement oublie leurs principes/valeurs et passent leurs nuits a soi cowboy ou soi nana quand bien meme leurs femmes dorment a la maison gardant leurs gosses... Quand ils ne vont pas voir de prostituees (argumentant alos comme bcp sur le forum que c est normal, question d habitude, c est leur gagne pain etc) ils se laissent seduire par d autres jolies thai qui 'leur paient tout et ca fait du bien car en France les femmes sont trop farouches et ne viennent jamais nous accoster". et pour cause...! NOUS je dis bien NOUS, sommes un peu ecoeures de ce genre de fatalite, de point de vue, de 'la thai est la plus belle femme du monde' et en plus 'c est facile et puis c est l orgie' et puis 's habituer au pays c est ca aussi' et tous ces discours qui donnent bonne conscience a des gens frustres, quand bien meme ils restent des gens par ailleurs agreables sympas intelligents blablabla il n y a pas que du tourisme sexuel en thailande, il y a un mode de vie sexuel, un mode de sortie, une banalisation du sexe qui fait qu ils en oublient ce qu est une relation sexuelle a l origine. La femme est devenue un produit de consommation : tout comme il est facile de consommer a toute heure, d acheter une tele un dvd un ordinateur de la bouffe il est facile de se faire aborder seduire en payant ou pas, de profiter, deux trois 4 fois par semaine de maniere totalement interchangeable et encore je fais la difference entre ceux qui vont 'aux putes' et ceux qui se laissent draguer par des nanas dans la rue, meme si apres ils se plaingent parfois d etre exploites par la famille... Bref tout ceci est un peu asphyxiant et nous avons besoin d air.

Tous ont essaye d attirer mon copain ds des bordels, tous nous ont prevenu que notre couple etait ici en danger, que mon copain finirait par craquer, que son oeil s habituerait : c est une fatalite, un rite initiatique. il est un peu mis au ban de n avoir pas ces pulsions la, ou de ne les partager qu avec moi... en gros, chers Bangkokiens, si vous etes aue moi, meme endroit que moi et n y etes pas du tout venu ds cet etat d esprit, que celui ci ne vous a pas contamine, que vous avez envie vous aussi de retrouver une ambiance festive bonne enfant, ou toutnetourne pas autour du cul des thai, repondez moi, organisons nous, rencontrons nous, essayons de nous degoter des Bangkok nocturnes un peu moins crado que ceux ci, donnez moi vos bons plans.... besoin de gens avec qui boire discuter sortir parler cine ou voyage !!! bref des gens comme nous quoi... et pas des sains pour autant !!
De New York au Far West (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2007-09-11 · 19 replies
Vous trouverez ci dessous le récit de notre voyage (un mois été 2007) : quatre jours à New York suivis de quatre semaines dans l'Ouest de Salt Lake City à San Francisco.



Pour voir davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

========================================================================== Présentation

Le rêve américain est devenu réalité pour nous cet été grâce à ce voyage que nous avions soigneusement et longuement préparé. Après 4 jours passés à New York, il nous a mené 4 semaines à travers le Southwest, de Salt Lake City à San Francisco, en passant par les grands Parcs Nationaux et en incluant des sites en dehors des sentiers battus dans un circuit classique. Notre objectif était de randonner un maximum afin de découvrir au plus près les merveilles de cette région et de nous imprégner au mieux des paysages.

Nos étapes, dans l'Ouest, ont été : Arches Canyonlands Capitol Reef (dont Cathedral Valley) Escalante Grand Staircase Bryce canyon Page (dont Coyote Buttes et the Wave) Grand Canyon Nord Zion Death Valley Yosemite Sequoia Côte Pacifique

Avant de vous emmener sur nos traces, je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont aidée à construire cet itinéraire au travers de leurs sites Internet, carnets de voyages, échanges de messages sur VF et discussions téléphoniques.

Enfin une pensée toute particulière à tous nos amis et familles qui en avril 2006, à l’occasion d’un évènement familial, nous ont offert un compte voyage, compte qui a servi lors de l’achat des vols. Nous les remercions encore chaleureusement.

Maintenant à nous l’Amérique !

New York, découverte

J1 (16 juillet 2007)

Nous arrivons à New York JFK à 10h30 heure locale à bord du vol Air France AF22. Nous avions réservé un transfert par Supershuttle (15$ par pers, plus avantageux qu’un taxi pour 2), système de taxi collectif. Nous sommes les premiers à monter à bord, mais nous ne serons pas les seuls, le shuttle s’arrête à plusieurs terminaux afin de prendre d’autres voyageurs et une fois plein, s’élance vers New York. Cela nous permet une première virée dans la ville, le temps de déposer tout ce petit monde. Voilà enfin notre hôtel, le Wellington. Bien placé, tout près de Times Square…mais la chambre est décevante : tout petite, un peu vieillotte, une clim bruyante et impossible à régler. Bah ! Ça n’est que pour dormir, alors tant pis !

Afin de profiter tout de suite de la Big Apple et s’offrir une vue d’ensemble, j’avais prévu une croisière en bateau autour de Manhattan à 15h30. Il est déjà 14h, il ne faut donc pas perdre de temps. Nous voilà lancés à pied dans les rues de New York, le nez en l’air jusqu’à l’embarcadère Pier 83. Nous achetons nos City Pass (65$ pour 6 attractions dont une croisière de 2h). Et c’est parti ! Le temps est plutôt couvert, avec quelques éclaircies en fin d’après-midi.

Quelques vues de Manhattan depuis le bateau :

Après la croisière, la journée n’est pas finie. Hervé a dans l’idée de s’acheter un nouvel appareil photo. Nous courons donc dans le plus grand magasin de photos de New York (B&H Photo Vidéo 420 9th Av) où il trouve son bonheur avec un Pentax K10d. Il se renseigne aussi pour un second objectif mais n’arrive pas à se décider avant l’heure de fermeture (19h). Il faudra revenir !

Je commence à avoir le tournis dans cette ville grouillante et il est l’heure de se poser pour diner. Non, nous n’avons pas loué cette limousine.

Et c’est encore by foot que nous déambulons jusqu’au restaurant (trouvé dans le guide Lonely Planet) : 44&X – Hell’s Kitchen « classiques américains réinventés ». Nous avons très bien mangé genre nouvelle cuisine mais l’addition pour 2 plats et 2 verres de vin est tout de même un peu salée.

Dans une « pièce » du resto : laquelle ? Une idée ?

Enfin le retour à l’hôtel, toujours à pied, après un passage par Times Square. Une première journée bien remplie !

J2 (17/07/07)

A 7h nous sommes dans la rue, décalage horaire oblige ! La plupart des boutiques, restos et fast-foods sont déjà ouverts. Nous prenons un petit-déjeuner rapide à côté de l’hôtel et en route vers l’Empire State Building (compris dans le City Pass). Times Square s’éveille !

Ça y est voilà l’Empire State Building !

Il est 7h45 et nous sommes parmi les tout premiers à monter à l’ouverture à 8h.

Le temps est légèrement brumeux car il est tôt. Munis d’un audio guide en français nous faisons le tour de la terrasse du 86ème étage en écoutant les commentaires et anecdotes et en profitant des vues sur le quartier et bien plus loin encore.

Après cette visite, Hervé veut retourner chez B&H pour son objectif. Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas si loin de la 9th Av. Une fois l’achat réalisé, nous pouvons continuer notre expédition. Un petit saut à l’hôtel puis objectif musées pour l’après-midi. Nous empruntons la très belle 5ème avenue et longeons Central Park jusqu’au Guggenheim. Le musée est surtout réputé pour son architecture extérieure ; manque de chance, il est actuellement emballé pour travaux. Voilà une vue de l’intérieur.

Déjeuner à la cafétéria du musée puis traversée de Central Park en direction du musée d’histoire naturelle. Les collections sont fabuleuses et le musée gigantesque. Nous n’avons bien sûr pas pu tout visiter mais nous avons été tout particulièrement impressionnés par les salles consacrées aux mammifères d’Amérique du Nord, à la faune des océans et aux dinosaures.

Après cette journée marathon une petite sieste sur la pelouse de Central Park s’impose !!

Puis la journée s’achève en assistant à un concert dans Central Park donné par le New York Philarmonic Orchestra. L’ambiance est unique ! Tous les New Yorkais se donnent rendez-vous là entre amis chacun amenant couverture et vivres pour un pique-nique géant. Nous ne sommes pas vraiment organisés : d’abord assis sur un sac plastique nous acceptons avec plaisir le drap prêté par nos voisins de gazon. La foule se fait de plus en plus dense et quand le concert débute il ne reste plus un cm2 de libre sur Great Lawn. La soirée se finira par un feu d’artifice. Quant à nous, nous nous éclipsons à l’entracte car la faim nous tenaille et la fatigue nous gagne, contents d’avoir partagé un vrai moment de la vie new yorkaise.

Croisière à Manhattan

New York, approfondissement J3 (18/07/07)

L’orage est au rendez-vous ce matin, nous obligeant à modifier nos projets : Liberty et Ellis Islands seront pour demain.

Aujourd’hui, tant qu’il ne pleut pas trop, retour dans le quartier de Midtown afin de visiter plus en détails ce quartier aperçu depuis la terrasse de l’Empire State Building.

La Cathédrale Saint Patrick.

Quelques immeubles remarquables.

La pluie redouble ! Les ponchos sont bien utiles. Nous nous engouffrons trempés dans le magasin CompUSA où Hervé espère trouver la carte topo USA pour son GPS Garmin. Il ne trouve pas exactement ce qu’il recherche mais décide tout de même de faire l’achat d’un DVD couvrant tous les USA au 24 000ème.

La pluie n’a pas cessé au dehors, mais nous décidons de nous rendre à la gare centrale où nous pourrons nous abriter un moment. Grand Central Terminal est une merveille technologique et architecturale !

Où se mettre au sec maintenant ? Au Moma qui ouvre à 10h30. En chemin, nous nous attardons devant le Rockfeller Center dont la tour est dans les nuages et profitons d’une accalmie devant ce parterre de fleurs. Une belle touche de couleur dans cette journée maussade !

A l’approche du Moma, la file d’attente est interminable et en plus, nous avons oublié nos Pass. Voilà une bonne raison pour passer à l’hôtel et s’octroyer un peu de repos.

Nous modifions nos plans et optons pour une après-midi au Metropolitan Museum, nous déplaçant en métro cette fois-ci. Il fait une chaleur étouffante dans les couloirs du métro mais ô délice, les rames sont climatisées.

Le MET est aussi un musée gigantesque : nous n’avons pas l’ambition de tout voir. Nous visitons quelques salles en solo, puis nous nous joignons à une visite guidée (en anglais !) qui nous présente quelques œuvres majeures du musée.

A la sortie du musée nous retournons en métro près de Grand Central Terminal, Hervé espérant pouvoir échanger son achat non satisfaisant du matin car la cartographie « Delorme » est visible sur ordinateur mais non transférable sur GPS. Puis en passant sur Times Square un petit crochet par l’hôtel Marriott Marquis et son bar panoramique tournant. Un petit coup d’œil sur les menus et les prix nous suffit ! Sûr, ce n’est pas là que nous finirons la soirée, mais plus modestement au restaurant de l’hôtel. Plats et prix honnêtes !

En soirée, nous apprenons à la télé l’explosion d’une canalisation de vapeur près de la gare centrale (1 mort, plusieurs blessés) à peine une demi-heure après que nous y soyons passés !

J4 (19/07/07)

Nous avons un peu de mal à émerger ce matin et ce n’est qu’à 9h30 que nous parvenons à Battery Park pour prendre le ferry pour Liberty et Ellis Islands (11, 50$ /pers pour le ferry + 6$ pour l’audioguide).

Incroyable, il n’y a pas d’attente ! Et pour cause ! Un épais brouillard couvre Manhattan. Tant pis, on y va quand même en espérant que le brouillard se lève.

Le ferry avance tout doucement en actionnant sa corne de brume, au loin on distingue à peine les gratte-ciel de Manhattan.

Quand le bateau accoste à Liberty Island, le brouillard est si dense que l’on ne peut pas voir la statue. Nous décidons de rester à bord et d’aller à Ellis Island.

La visite du musée de l’immigration est très intéressante. Grâce à l’audio guide, nous profitons des nombreux témoignages d’immigrants passés par cette île. J’ai une pensée émue pour les frères et sœurs de mon arrière arrière grand-mère qui, entre 1840 et 1870, ont quitté l’Alsace pour venir vivre aux Etats-Unis. J’imagine qu’elles devaient être à la fois leurs angoisses et leurs espérances en arrivant dans le Nouveau Monde. Leurs bagages ressemblaient probablement à ceux-ci.

Après la visite du musée, nous retournons à Liberty Island. Le brouillard s’est maintenant quelque peu levé et la statue se dresse fièrement derrière nous.

Après un déjeuner au fast-food au pied de la tour (pas fameux ! à éviter, mais pas d'autre choix), retour à Manhattan.

Encore de l’émotion devant la Sphère, sculpture endommagée pendant les attentats et déplacée ici après le 11 septembre en hommage aux victimes.

Puis enfin devant Ground Zero !

Ce soir, nous dînons dans notre chambre : au menu, un délicieux repas acheté au rayon « deli » d’un petit supermarché du quartier.

Il ne nous reste alors plus qu’à faire les valises : demain le vol pour Salt Lake City est prévu à 7h05, le shuttle vient nous prendre à 4h (eh !oui, il doit faire le tour de plusieurs hôtels). Petite nuit en perspective !

Gratte-ciel et reflets

La ruée vers l'Ouest

J5 (20/07/07)

Réveil aux aurores et attente interminable ! En effet, l’avion part avec 3h de retard. Nous arrivons finalement à 12h30 heure locale à Salt Lake City, température extérieure 37°, mais air sec. Nous nous dirigeons tout de suite vers le bureau Avis pour réceptionner notre 4x4 : un Mitsubishi Endeavor (pas de Trailblazer diponible). Le temps de le prendre en mains (mais où est le frein à mains ?) et nous voilà partis.

Notre hôtel (Best Western Garden Inn) est facile à trouver. Nous sommes agréablement surpris : grande chambre, très propre, piscine, laverie automatique (ça tombe bien, on a une valise pleine de linge sale !).

Une fois le linge dans la machine, nous partons au supermarché faire l’achat de l’indispensable glacière et des provisions pour le lendemain.

Puis retour à l’hôtel et quelques brasses dans la piscine ! Quelle chaleur ! Finalement, la clim, c’est pas mal aussi pour le reste de l’après-midi.

Pour le dîner, nous choisissons dans la documentation de l’hôtel le restaurant " Encore Grill ". Il n’est pas tout près, cela nous donne l’occasion de traverser la ville (en voiture). Nos impressions : des rues très très très larges, plein de bâtiments mormons, quelques personnes déguisées (c’est le carnaval mormon) et une foule qui se presse vers un concert. Nous n’aurons pas l’occasion d’en voir davantage.

Au restaurant la viande est excellente, la soupe réconfortante car la différence de température entre dehors et dedans est saisissante. Pas de vin ni de bière ce soir, nous sommes chez les Mormons !

J6 (21/07/07)

Nous nous mettons en route à 8h, très vite impressionnés par les espaces et les paysages de canyons que nous traversons.

Pour notre première journée de route, nous choisissons d’emblée de faire un détour par un endroit où personne ne va. Nebo Loop Road ou Sego Canyon ? Le journal du matin ayant annoncé des feux dans la région de Nephi, ce sera donc la deuxième destination qui sera retenue.

Sur l’I70 nous passons la bifurcation vers Moab et sortons à celle de Thompson Springs pour atteindre le canyon quelques miles plus loin afin d’y voir de drôles de pétroglyphes.

Nous allons d’abord beaucoup trop loin et ce n’est qu’au retour que nous les trouvons. C’est pourtant facile, le site se trouve à l’endroit où la route asphaltée s’arrête, après c’est de la piste. Bah ! Ça nous aura donné l’occasion de faire un peu de tout-terrain !

Voilà ces drôles de personnages :

Après cet intermède, route vers Moab. Déjeuner dans un grill, courses et installation au Pack Creek Ranch, à une quinzaine de miles plus au sud, au pied des "La Sal Mountains". Nous avons réservé une petite cabine " Orchard House ", au confort simple, mais plein de charme et entièrement équipée, dans un environnement très verdoyant, loin de la foule de Moab.

Un havre de paix qu’il faut tout de même quitter si nous voulons commencer à explorer Arches.

A 16h, nous franchissons la guérite d’entrée du parc après avoir acheté le National Pass (80$ valable 1 an pour tous les passagers d’une voiture).

Sous un ciel légèrement couvert et en espérant éviter l’orage, nous allons de découvertes en découvertes.

Park Avenue, d’abord.

Marcher au bas de ces " gratte-ciels " de pierre nous démange…allez, nous parcourons une partie du trail.

Puis un peu plus loin, le tour du Balanced Rock.

Et encore Windows Section.

Il est près de 19h. Quelques gouttes de pluie et un ciel de plus en plus couvert nous font hésiter un moment avant d’entamer la rando vers Delicate Arch (5kms, 2h). Mais nous parions sur une éclaircie et partons à l’assaut de la plus belle arche du monde.

Sous l’arche, un touriste joue un air de flûte : tout le monde fait silence. Ambiance magique ! Au retour nous nous laissons enivrer par ces paysages qui s’étendent à perte de vue. Finalement l'orage se sera dissipé !

Et nous rentrons au Ranch, comblés !

Delicate Arch

Les arches de Devil's Garden

J7 (22/07/07)

Ce matin petit déjeuner sur le seuil de notre cabine : dans le verger gambadent lapins et chiens de prairie.

Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des arches dans Devil’s Garden. Mais avant, sur la route, nous en profitons pour photographier certaines curiosités qui s’apprécient mieux le matin : The Three Gossips et Courthouse Towers.

Et c’est à 9h30 que nous quittons le parking pour notre grande randonnée qui nous mènera absolument à toutes les arches à partir de Tunnel Arch jusqu’à Double O Arch en passant par Landscape Arch, la plus longue et Navajo Arch, la plus intime.

Et ce n’est pas fini : en randonneurs acharnés, nous poursuivons jusqu’à Dark Angel (pas un seul touriste sur ce tronçon !!!) où nous profitons de l’ombre du rocher pour pique-niquer.

Nous voilà requinqués pour attaquer le retour. Bien sûr, pas par le chemin classique mais par sa variante, le Primitive Trail et encore un dernier détour par Private Arch, impressionnante de tranquillité.

Guère de randonneurs sur ce chemin ! Tant mieux, nous profitons pleinement de ce « désert solitaire ».

Puis en revenant sur le chemin principal, nous retrouvons le monde et la voiture à 14h30. Super rando !!! (12kms, 5 heures)

Pour aujourd’hui, ce sera tout. De retour à la cabine, nous nous précipitons dans la piscine, plus fraîche que prévu mais ô combien bienfaisante après notre journée de marche.

L’approche d’un orage nous amène à lever le camp non sans oublier de profiter de ces couleurs pour photographier « notre petite maison dans la prairie ».

Pine Tree Arch

Au pays des aiguilles et des canyons

J8 (23/07/07)

Nous sommes partis de bonne heure ce matin car la route est longue jusqu’à l’entrée des Needles (70 miles = 120 kms env. de Moab), mais les paysages extraordinaires valent le déplacement.

C’est un peu avant 9h que nous laissons la voiture au parking d’Elephant Hill, équipés chacun de 4l d’eau (et ils ont été nécessaires jusqu'à la dernière goutte!), prêts à entamer la randonnée de Chesler Park via Joint Trail. 18kms, une journée de randonnée.

Mais quelle randonnée ! Un parcours très varié et ludique passant tour à tour au pied d'aiguilles striées de rouge et de blanc : les fameuses Needles

de gros rochers en forme de hamburger,

ou de champignons géants

de passages très étroits

et de grandes prairies herbeuses

Bref des décors dignes de Jurassic Park.

Et on en redemande !!! A la fin du parcours cairné, une erreur nous mène sur Devil's Lane, une autre prairie herbeuse dont je ne vois plus la fin (diabolique!)

qui aboutit à Devil's Kitchen (ouf! un peu de fraîcheur pour se reposer). Puis nous bouclons la boucle en empruntant un chemin réservé aux 4x4 qui nous ramène à Elephant Hill peu après 16h, fourbus mais absolument enchantés ! Et voilà qu'un 4x4 tente de gravir la piste que nous venions d'emprunter. Manifestement le conducteur a sous-estimé la difficulté de la piste ou a surestimé ses capacités : il galère +++. On le comprend, à pied c'était difficile…alors en voiture…! Nous assistons, amusés, au spectacle.

Bilan de la journée : 21kms (plus que prévu en raison de la variante au retour), 7h de marche arrêts compris; 8l d'eau consommés ; seules 2 personnes rencontrées + un très beau lézard, deux corbeaux et surtout des paysages fabuleux.

Au hit-parade de nos coups de cœur sur l'ensemble du voyage cette journée sera n°1.

Rassasiés de marche et de paysages, nous rentrons à Moab et comme d'habitude assistons à un bel orage en soirée.

J9 (24/07/07) Quelques cafouillages ce matin, car nous attendons la réponse de la compagnie aérienne pour faire un survol de Canyonlands jusqu'à Monument Valley. Réponse négative, il faut changer nos plans. Après un faux départ (une fois de plus, nous partons sans notre Pass), nous arrivons enfin à Canyonlands vers 11h après un passage à Dead Horse Point (7$ pour un point de vue certes impressionnant mais pas très photogénique).C'est…trop grand et assez brumeux. Nous faisons les difficiles !

Nous prenons la route jusqu'à Grand View Point et faisons la ballade (petite pour nous : 3kms, 1h) du même nom. Le chemin longe la corniche et nous livre de superbes points de vue.

A la fin du trail, nous nous posons un peu, histoire de profiter du…. silence tout simplement.

Nous ne randonnons pas davantage aujourd'hui, persuadés qu'au cœur du canyon, les sensations seraient plus grandes. Alors retour vers Moab par Shafer Trail et Potash Road (non sans avoir sollicité l'avis des Rangers). Sensationnel !!!

Oui, oui, c'est par là qu'on descend…

Et c'est tout là-bas qu'on arrive.

Par moments on passe tout au bord.

Nous continuons ainsi jusqu'à Mussulman Arch, puis demi-tour non sans aller admirer la vue depuis Gooseneck Overlook. Géniale! Potash Road (goudronnée) nous ramène à Moab vers 16h. Nous nous arrêtons au parking de Negro Bill Canyon, mais le ciel est trop menaçant. D'ailleurs nous avons à peine le temps de rentrer au Ranch avant l'arrivée de l'orage.

En route vers les Needles

De Moab à Boulder

J10 (25/07/07) Réveil spontané à 3h30 du matin ! Il faut en profiter pour voir un lever de soleil remarquable. Ce sera Mesa Arch (Island in the sky). Nous quittons la cabine à 5h (lever du soleil à 6h15). En route nous sommes sceptiques, car il pleut en traversant Moab et le ciel est couvert un peu plus loin. Mais les nuages se fendent…alors ?

Nous arrivons in extrémis sur le parking de Mesa Arch. Hervé se met à courir. Devant l'arche un couple d'Allemands est déjà en bonne place. Plus que quelques secondes….et l'arche "s'enflamme".

Nous poursuivons la route vers Upheaval Dome, un curieux cratère puis nous choisissons de revenir explorer les environs immédiats de Moab. Negro Bill Canyon, une randonnée bucolique de 3h et 6kms A/R) jusqu'à l'imposante Morning Glory Arch, d'où nous voyons descendre en rappel plusieurs grimpeurs.

une petite incursion dans les La Sal Mountains près de Castle Valley pour une petite sieste au frais. la piste d'Onion Creek (en voiture) où les couleurs sont étonnantes, aspect crème glacée pistache café caramel saupoudrée de chocolat.

Enfin à partir de 17h30 la randonnée de Fisher Towers (3h, 7kms A/R) au pied de mégalithes géants, de véritables gratte-ciel, vertigineux et impressionnants.

C'est encore de nuit que nous rejoignons le Ranch après une journée plus que remplie.

J11 (26/07/07) Avant de rejoindre Capitol Reef il nous tient à cœur de passer par un site en dehors des sentiers battus. Nous nous arrêtons alors à Little Wild Horse Canyon, tout près de Goblin Valley State Park pour une balade très amusante dans un slot-canyon. Quand les flaques deviennent trop profondes, nous rebroussons chemin. 2h et 3kms A/R.

Et continuons notre route vers Torrey et Capitol Reef que nous atteignons en début d'après-midi. Le temps est légèrement couvert et venteux. Nous nous installons alors chez Austin's Chuck Wagon (très bien, grande chambre "immaculate" comme l'annonçait le site, wifi, piscine, laverie et environnement très fleuri). Le temps légèrement couvert et surtout venteux n'incite pas trop à la baignade, alors ce sera sieste !

Vers 17h il est temps de voir un peu à quoi ressemble Capitol Reef et surtout d'aller se renseigner sur l'état de la piste de Cathedral Valley pour le lendemain. Au Visitor Center, la rangeresse est catégorique : le gué est infranchissable, la Fremont River est presque en crue. Reste la possibilité de prendre Caineville Wash Road jusqu'à Temple of the Sun, c'est tout, le reste du secteur n'est pas vraiment praticable, selon ses dires. Il va falloir revoir nos plans !

Bon, en attendant, si on allait jusqu'à Capitol Gorge. Au bord de la Scenic Drive j'ai failli me faire dévorer !!!

Cette belle route aboutit dans la gorge de Waterpocket Fold où nous nous garons. Puis c'est à pied que nous dépassons le Pionneer Register, où les premiers pionniers venaient graver leurs noms sur les murs. La plupart des touristes que nous croisons sont sur le retour, c'est vrai qu'il est déjà tard et nous sommes bientôt seuls dans le canyon. Tout d'un coup nous restons figés : devant nous un mouflon traverse le chemin et avec une agilité impressionnante escalade les rochers pour disparaître derrière la montagne.

Mais pas définitivement ! Le temps de grimper nous aussi là-haut (eh! oui nous sommes moins agiles) et nous le retrouvons. Sa destination est en fait la même que la nôtre : les Tanks, citernes naturelles creusées dans la roche

où nous le revoyons en train de s'abreuver. Une très jolie rencontre qui nous aurait presque fait oublier l'heure. Durée de la randonnée : 2h, 3kms A/R. Il est déjà 20h passés et un coup d'œil à notre guide (ici le Routard) nous fait réaliser que Capitol Reef Inn & Cafe ferme à 21h. Alors, fonçons ! Ouf, nous arrivons à l'heure pour un excellent dîner.

J12 :(27/07/07)

Nous sommes dans l'expectative ce matin : Cathedal Valley or not Cathedral Valley ? Camping or not camping pour la nuit suivante ? Nos projets auraient dû nous mener au camping primitif de Cathedral Valley via Caineville Wash Road et le lendemain retour vers la Hwy 24 via Hartnet Road. Nous décidons de faire le plein de vivres et d'eau pour être équipés pour camper. Mais où ? Ce n'est pas encore très clair en quittant Chuck Wagon Inn ce matin. Nous voulons avoir un nouvel avis sur l'évolution des conditions dans Cathedral Valley puis nous aviserons.

Au Visitor Center on nous tient les mêmes propos que la veille. Nous sommes à présents fixés. Nous irons jusqu'à Temple of the Sun ce matin (tant que le temps est sec) puis reviendrons sur la 24 pour continuer la visite de Capitol Reef puis poursuivre vers Boulder où nous pourrions camper !

La piste de Caineville est très bonne et sans problème jusqu'à Temple of the Sun. Nous admirons les deux géants : Temple of the Sun et Temple of the Moon ainsi que cette drôle de butte au premier plan : Glass Mountain.

L'envie de continuer un peu nous démange ! Allez, on avance encore un peu puis on fera demi-tour. C'est à ce moment-là qu'on croise un autre 4x4 qui nous assure qu'il ne devrait pas y avoir de problème, en toisant notre "SUV" du haut de son vrai 4X4, jusqu'au "campground", que les wash sont certes un peu humides et boueux mais passables ! Alors c'est décidé, on y va mais sans camper (temps trop incertain), nous sortirons immédiatement par la piste de Thousand Lake Mountain.

Nous poursuivons donc, pas sans être un peu tendus à chaque passage de wash, d'autant que le ciel commence à se couvrir.

Les cathédrales de pierre se dressent bientôt devant nous. Une randonnée est possible au pied des monolithes, mais nous ne prenons pas ce risque en raison de la menace orageuse.

Quand la route prend un peu d'altitude, Hervé souffle : nous voilà sortis de la zone des wash; même s'il se mettait à pleuvoir, nous ne risquerions plus rien. Nous profitons alors pleinement de la vue.

Et de la table de pique-nique près de Upper Cathedral Valley Overloook. Il est midi et le casse-crôute est bienvenu pour nous remettre de nos émotions. Pas un chat à l'horizon. Nous sommes seuls dans cette immensité. Le temps se maintient pour le moment.

Après manger nous attaquons Thousand Lake Mountain Road, cassante par endroits. La piste nous éloigne peu à peu du désert et grimpe dans la Fishlake National Forest jusqu'à 2500 m d'altitude. La vue est assez irréelle: dans les rétroviseurs de la voiture, le désert… et devant nous une forêt bien verte, des bouleaux, des fleurs sauvages…et la pluie qui commence à tomber.

Et voilà que nous arrivons dans une zone marécageuse ! Pas le temps de s'affoler ! La voiture….hoquète, patine, puis….ouf ! passe de justesse. On a eu chaud !

Et c'est avec un certain soulagement que nous atteignons la route 72 aux environs de Fremont. Nous traversons Loa puis Torrey avec un petit arrêt douceurs chez Cafe & Candy à Torrey (divin!!!) et décidons de nous rapprocher de notre étape suivante Escalante en empruntant la très belle route 12 jusqu'à Boulder (69kms). Nous avons repéré sur ce trajet le camping de Deer Creek sur le Burr Trail où nous pensons nous arrêter pour la nuit.

Ce qui est dit est fait. Nous nous posons à Deer Creek, un camping rudimentaire (emplacements pique nique + toilettes, pas d'eau) au bord de la rivière, 4$ dans une enveloppe, notre nuitée la plus économique.

Après avoir scruté le ciel, essuyé quelques gouttes, le besoin de randonner est impérieux ce soir. Nous voilà partis pour 2h d'exploration des alentours (une pancarte nous avertit que nous évoluons dans le wilderness, domaine des serpents, des scorpions et autres bestioles). La vue est magnifique en haut de cette butte.

De retour au camping nous organisons une séance douche en plein air (l'équivalent d'une bouteille d'eau chacun, pas plus !). Au dîner nous avons la mauvaise surprise de découvrir que la boîte de maïs pévue pour une salade composée contient du maïs à la crème. Beurkk, on se méfiera la prochaine fois ! Vaisselle au bord de la rivière, installation des couchages dans notre 4x4. Ca y est : tout est prêt pour passer une bonne nuit !

Cathedral Valley

Autour d'Escalante

J13 (28/07/07) Nous nous réveillons dans notre voiture avec le soleil à 6h15 et à 7h nous sommes déjà sur le Burr Trail jusqu'à Long Canyon. Au bout de cet impressionnant canyon nous faisons demi-tour afin de revenir sur l'US12 et poursuivre vers Escalante. Les paysages sur cette route sont à nouveau époustouflants de beauté.

Entre Boulder et Escalante nous ne voulons pas rater la randonnée menant aux Lower Calf Creek Falls. Un sentier d'interprétation de la nature (11kms, 3hA/R) longe la rivière au pied de belles falaises de grès nous amenant à voir des écureuils en pagaille, des marmottes, des oiseaux mouches, des truites….ainsi que des ruines indiennes et des pétroglyphes.

Et au bout du sentier, après avoir eu bien chaud, la délivrance : une cascade dégringole de la falaise

dans un bassin aux eaux rafraîchissantes (15°) dans lesquelles je me plonge avec bonheur.

Nous restons une bonne heure sur place profitant tour à tour de la fraîcheur de l'eau et de la chaleur de la petite plage avant de reprendre le chemin du retour. Hervé flâne et fait quelques clichés macro.

Après un pique nique à Calf Creek Recreation Area nous poursuivons cette route 12 toujours aussi belle jusqu'à Escalante et le Rainbw Country B&B. L'accueil est formidable (merci Philippe pour cette adresse) et Catherine est aux petits soins. Le sous-sol bien frais de sa maison est réservé à ses hôtes : un grand salon décoré d'objets chinés et plusieurs chambres. La nôtre est décorée sur le thème de la Pionnier Cabin. On y est tellement bien qu'on n'a pas envie de bouger tout de suite.

En fin d'après-midi, ressentant le besoin d'une petite promenade vespérale, nous allons à Petrified Forest State Park (6$ système d'enveloppe). Nous suivons le sentier d'interprétation de la nature (1mile) qui nous laisse sur notre faim, mais en optant pour le sentier complémentaire "Trail of Sleeping Rainbows" (0, 75 miles) assez pentu nous découvrons en nombre de très beaux spécimens.

Cette balade nous a ouvert l'appétit et nous nous régalons au Cow Boy Blues Restaurant : soupe du southwest à la tomate, prime ribs/légumes, brownie sunday pour moi, crumble fruits rouges "à la mode" pour Hervé.

J14 (29/07/07) Après un petit déjeuner américain plus que copieux, nous voilà calés pour une bonne partie de la journée et prêts à explorer les sites le long de la Hole-in-the- Rock Road. Il faut tenir compte du temps qui peut se dégrader en cours de journée. C'est pourquoi, nous commencerons d'abord par explorer Dry Fork et Peekaboo Gulch. Catherine nous a prévenu qu'il pourrait y avoir de l'eau, nous avons mis des chaussures qu'on ne craint pas de mouiller.

Et c'est parti pour une trentaine de miles sur la piste. Les paysages sont magnifiques.

Dry Fork est un slot-canyon très agréable.

Nous le parcourons sur une centaine de mètres quand, soudain, je pousse un cri, j'écarte les pieds, tout juste à temps pour laisser passer….un serpent.

Nous continuons notre progression, un peu plus vigilants et là un autre serpent nous barre la route, plus gros (c'est un serpent à sonnette) et en position d'attaque.

Bon, ben, on n'ira pas plus loin. Sans regrets, il paraît que les premières centaines de mètres sont les plus photogéniques, dixit ouestusa.fr

Allons voir Peekaboo Gulch. "L'entrée et certains passages dans le canyon sont assez acrobatiques et nécessitent de s'aider de ses mains, des éléments naturels et d'avoir un bon grip" préviennent Thierry et Philippe sur leur site. En arrivant devant l'entrée, je comprends … Hervé se hisse en premier et je reste au pied de l'entrée à réfléchir un bon moment avant de m'y attaquer. Car il a fallu tirer, pousser, grimper, ramper, se contorsionner, se hisser, sauter, s'écorcher, se mouiller…pour y arriver, mais ça vaut le coup ! Et je suis fière de l'avoir fait malgré mes genoux et mes coudes écorchés.

Finalement c'est encore un "rattlesnake" qui va nous arrêter dans notre exploration. Nous abandonnons alors les slot-canyons et décidons, comme il fait toujours beau, de poursuivre la piste jusqu'à Willow Gulch Trailhead pour faire la randonnée jusqu'à Broken Bow.

Au trailhead pas une voiture. Personne ne s'est enregistré sur le cahier (depuis combien de temps ?) Il fait très chaud, c'est l'heure du midi. Nous emportons nos provisions, l'arche étant un endroit idéal pour pique-niquer. Nous descendons dans le wash et avançons sur un mile environ.

Mais nous ne sommes pas vraiment tranquilles : pas de traces d'un passage récent, crainte d'un orage soudain et surtout des marques sur le sable qui ont l'air d'être celles d'un gros félin . En arrivant à la confluence avec Willow Gulch, le wash devient de plus en plus boueux et glissant, encombré par des branches et des troncs charriés par un orage récent. C'est décidé, il devient de moins en moins prudent de continuer! Il faut faire demi-tour. Au pied de la remontée, nous nous attardons un moment pour manger au frais sous la falaise.

De retour à la voiture nous observons au loin des orages qui commencent à se former. Nous sommes à 40 miles d'Escalante. Il faut retourner au plus vite.

Nous faisons la course avec les orages. Devant nous les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, mais peut-être passerons nous à côté. Nous recevons les premières gouttes près de Devil's Garden, puis c'est tout…l'orage s'éloigne. Nous explorons alors ce Jardin du Diable, très amusant. Nous y trouvons cette ribambelle de petits nains

Et cette imposante arche. Cherchez le lapin.

L'orage s'étant définitivement éloigné, nous avons envie, pour finir cette journée, de voir à quoi ressemble le "Dinausor Track Site" sur la Left Hand Collet Road. 4x4 indispensable signale la pancarte au début de la piste. Nous avançons sans problème nous demandant un moment si l'avertissement n'était pas un peu exagéré quand un énooorme wash nous arrête dans notre élan. Non, l'avertissement n'était pas vain, mais nous ne prendrons pas le risque d'essayer de passer. Tant pis, nous ne verrons pas les traces de dinosaures mais irons sur la terrasse de notre B&B observer les oiseaux mouches. Le spectacle est magique !!!

Pour le dîner nous mangeons chez Escalante Outfitters "la meilleure pizza maison de tout l'Utah" d'après le guide LP. Je dirai même plus : je n'ai jamais mangé une aussi bonne pizza de ma vie. Même celle que j'ai l'habitude de faire n'est pas aussi bonne. Vous voilà prévenus ! En plus on peut profiter gratuitement de l'accès Internet pour donner des nouvelles à nos enfants.

Calf Creek Falls

Pour la suite du voyage, de Escalante à San Francisco en passant par Bryce Canyon, Coyote Buttes, Lake Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Las Vegas, Death Valley, Yosemite, Sequoia et la côte Pacifique, voir... ICI

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