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Inde en sac à dos: est-ce difficile? English translation pending
avec mon ami on réfléchi à partir en inde en novembre version sac à dos. ce pays semble magnifique mais d'aprés des connaissances, cela reste difficile pour visiter hors circuit. merçi de nous renseigner car biensur nous savons à quoi nous attendre car c'est hélàs un pays trés pauvre mais nous voulons éviter les risques. est 'il possible de circuler librement. étant parti en thailande, bali ... j'aimerai découvrir une population aussi accueillante et rassurante. est ce le cas ? merçi d'avance
Quels types de tourismes pour Madagascar? English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je voudrais bien lancer cette discussion ("Quels types de tourismes pour Madagascar ?") à la vue de tout et n'importe quoi (pas toujours dans le fond, mais aussi dans la forme) dans les posts de chacun, ça pourrait être marrant de regrouper toutes les conneries qui sont dites un peu partout, non, vous ne croyez pas?
Mais ce qui serait bien c'est qu'il y ai aussi et surtout des malgaches qui expriment leur opinion, car, bordel, même si chacun de nous souhaite le bien pour Mada, c'est d'abord au Gasy de choisir les "pecnots" (je ne sais même pas comment ça s'écrit, mais je sais que je dois en faire parti ;)) qu'ils veulent voir dans leur fabuleuse nation (comme toutes les nations quand on les aime).
On pourrait, sans s'agresser (ça c'est pas gagné) exprimer consensuellement, façon fiahavanana (ça non plus je ne sais plus comment on l'écrit), ce que l'on aimerait trouver à Mada. Ca permettrait peut être aussi, aux autochtones, opérateurs, autorités d'avancer.
Mais de grâce, essayez, svp (surtout les amoureux de Madagascar, comme moi) d'être conciliant et tolérant. Quant-aux autres, allez y mollo, c'est vrai que quand on touche à Mada, ça devient vite "grave be" ;))
Ca c'est une façon toute conne d'aider le pays.
Et puis, on peut avoir envie par moment de 5 étoiles et à d'autre moment de bivouac à la "Indiana jones".
Pour ma part, c'est ça que j'aimerais pouvoir trouver à Mada. Mais ne rêvons pas, il existe quand même souvent (je sais, certains pays l'on peut être réussi) une antinomie entre la quantité de touriste et "l'authenticité" qu'un pays ou une région peut garder et d'un autre côté, la capacité àamortir, entretenir et développer des infrastructures très couteuses.
Hilton se retire à la fin du mois d'octobre 2007 de Madagascar (plus de 40ans de présence, je crois), ne serait ce pas un signe de la nécessité d'un choix et d'un développement concernant le tourisme? Alors, les amoureux du find fond de l'ile (et j'en fait parti) attention, car l'hôtellerie de Luxe génère aussi beaucoup, beaucoup de devises. Pour le moment, largement plus (dans le monde) que le réel tourisme de type "écotourisme" (attention, je précise, je suis un adorateur d'un type d'écotourisme).
Voilà, Snif, Paris...ne pourra pas venir gratuitement...à l'Hilton.
Je voudrais bien lancer cette discussion ("Quels types de tourismes pour Madagascar ?") à la vue de tout et n'importe quoi (pas toujours dans le fond, mais aussi dans la forme) dans les posts de chacun, ça pourrait être marrant de regrouper toutes les conneries qui sont dites un peu partout, non, vous ne croyez pas?
Mais ce qui serait bien c'est qu'il y ai aussi et surtout des malgaches qui expriment leur opinion, car, bordel, même si chacun de nous souhaite le bien pour Mada, c'est d'abord au Gasy de choisir les "pecnots" (je ne sais même pas comment ça s'écrit, mais je sais que je dois en faire parti ;)) qu'ils veulent voir dans leur fabuleuse nation (comme toutes les nations quand on les aime).
On pourrait, sans s'agresser (ça c'est pas gagné) exprimer consensuellement, façon fiahavanana (ça non plus je ne sais plus comment on l'écrit), ce que l'on aimerait trouver à Mada. Ca permettrait peut être aussi, aux autochtones, opérateurs, autorités d'avancer.
Mais de grâce, essayez, svp (surtout les amoureux de Madagascar, comme moi) d'être conciliant et tolérant. Quant-aux autres, allez y mollo, c'est vrai que quand on touche à Mada, ça devient vite "grave be" ;))
Ca c'est une façon toute conne d'aider le pays.
Et puis, on peut avoir envie par moment de 5 étoiles et à d'autre moment de bivouac à la "Indiana jones".
Pour ma part, c'est ça que j'aimerais pouvoir trouver à Mada. Mais ne rêvons pas, il existe quand même souvent (je sais, certains pays l'on peut être réussi) une antinomie entre la quantité de touriste et "l'authenticité" qu'un pays ou une région peut garder et d'un autre côté, la capacité àamortir, entretenir et développer des infrastructures très couteuses.
Hilton se retire à la fin du mois d'octobre 2007 de Madagascar (plus de 40ans de présence, je crois), ne serait ce pas un signe de la nécessité d'un choix et d'un développement concernant le tourisme? Alors, les amoureux du find fond de l'ile (et j'en fait parti) attention, car l'hôtellerie de Luxe génère aussi beaucoup, beaucoup de devises. Pour le moment, largement plus (dans le monde) que le réel tourisme de type "écotourisme" (attention, je précise, je suis un adorateur d'un type d'écotourisme).
Voilà, Snif, Paris...ne pourra pas venir gratuitement...à l'Hilton.
Peine de mort des trois auteurs des attentats à la bombe de Bali English translation pending
selon le journal en ligne http://www.chinaview.cn/ Les autorités indonésiennes n'allègeront pas la peine de mort de trois auteurs des attentats à la bombe de Bali, qui seront exécutés le week-end prochain, a annoncé jeudi le ministre des Lois et des Droits humains de l'archipel, Andi Matalata. Les trois condamnés, Amrozi, l'Imam Samudra et Mukhlas alias Ali Gufron, attendent maintenant leur exécution, après que la Cour suprême indonésienne eut rejeté leur appel en septembre dernier. Ils avaient joué un rôle important dans les attentats à la bombe survenus dans la nuit du 12 au 13 octobre 2002 qui ont fait quelque 200 morts et 300 blessés, des touristes australiens pour la plupart. "Les prisonniers condamnés à la prison à vie ou la peine de mort n'auront pas de remise de peine", a martelé M. Matalata devant un correspondant de Xinhua dans le Palais d'Etat à Jakarta. Les auteurs des attentats à la bombe ont été traduits en justice selon la loi anti-terroriste de l'Indonésie, mise en vigueur après le drame de Bali.Les attentats à la bombe perpétrés ces dernières années sur l'île touristique de Bali et qui ternissent l'image du tourisme indonésien ont été attribués aux extrémistes de la Jemaah Islamiah opérant en Asie du Sud-Est. Le ministre Matalata a déclaré que les terroristes qui ne purgent pas de peine de prison à vie ou ne sont pas condamnés à mort pourraient bénéficier d'une remise de peine samedi prochain. L'allègement de la peine concernera "une dizaine" de prisonniers terroristes, a-t-il conclu.
Mexique et Guatemala seule en février 2008? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 copines et nous souhaitons partir 3 semaines en février 2008, une semaine au Mexique et les 2 autres au Guatémala.. Nous nous posons beaucoup de questions, notamment sur la sécurité au Guatémala pour 2 routardes seules... J'ai déjà voyagé de nombreuses fois avec mon petit ami mais ma copine n'a pas d'expérience de voyage.. Pensez vous que cela soit risqué (en prenant bien sûr les précautions élémentaires!) et quels endroits seraient éventuellement à éviter seules?? (je ne parle pas de la capitale que nous fuierons dès notre arrivée!)
Nous aimons la nature, les sites archéologiques, les villages et les volcans!!
Merci d'avance pour tous vos conseils! ;-))
Nous sommes 2 copines et nous souhaitons partir 3 semaines en février 2008, une semaine au Mexique et les 2 autres au Guatémala.. Nous nous posons beaucoup de questions, notamment sur la sécurité au Guatémala pour 2 routardes seules... J'ai déjà voyagé de nombreuses fois avec mon petit ami mais ma copine n'a pas d'expérience de voyage.. Pensez vous que cela soit risqué (en prenant bien sûr les précautions élémentaires!) et quels endroits seraient éventuellement à éviter seules?? (je ne parle pas de la capitale que nous fuierons dès notre arrivée!)
Nous aimons la nature, les sites archéologiques, les villages et les volcans!!
Merci d'avance pour tous vos conseils! ;-))
Comment créer une école privée au Sénégal? English translation pending
Bonjour,
Je voudrai créer une école au Sénégal, privée mais agréée par l'éducation nationale, je n'arrive pas à connaitre le montant du salaire d'un instituteur dans une école privée. Cette école serait pour les démunis et serait gratuite. auriez vous des renseignements à ce sujet, je ne suis pas sur place pour les obtenir. merci
Je voudrai créer une école au Sénégal, privée mais agréée par l'éducation nationale, je n'arrive pas à connaitre le montant du salaire d'un instituteur dans une école privée. Cette école serait pour les démunis et serait gratuite. auriez vous des renseignements à ce sujet, je ne suis pas sur place pour les obtenir. merci
Voyage en Tunisie: la peur et le courage English translation pending
Voyage en Tunisie : la peur et le courage
Cet été 2007, pendant quatre semaines, j’ai voyagé seule en Tunisie. Je suis allée dans les régions de Matmata, Tataouine, Monastir, Kerkennah, Gafsa. J’ai utilisé les transports en commun, et j’ai évité les zones touristiques, sauf à Kerkennah, ce qui était pratiquement impossible, et les touristes dans cette île sont surtout tunisiens. Je connaissais un peu les problèmes des droits de l’homme, j’avais lu les rapports d’Amnesty International et de la LTDH (ligue des droits de l’homme tunisienne, rattachée à la FIDH, ligue internationale des droits de l’homme). Je connaissais aussi un peu les problèmes des femmes en Afrique du Nord, pour avoir voyagé au Maroc et Algérie.
La peur
J’ai eu de nombreuses occasions de parler de politique et de liberté. J’ai constaté le besoin des Tunisiens de parler de ces sujets, et j’ai entendu beaucoup de critiques sur le régime en place ; mais toujours, la conclusion de la discussion était la même : « on ne peut rien faire, c’est comme ça ; si on parle, on aura des problèmes, la famille aussi ; ici, on essaie de vivre, déjà… »
Je m’étais déjà interrogée sur la façon dont on vit sous une dictature : comment vivre sans s’exprimer, sans informations, comment vivre sans se rebeller, comment vivre cette soumission, cette humiliation, quelles sont les implications dans la vie de tous les jours, dans la littérature, l’expression artistique… Comment font ceux qui se révoltent, qui prennent des risques, qui sont torturés, emprisonnés ?…Comment font ceux qui se taisent ? J’ai souvent rencontré le sourire, la gentillesse, la joie de vivre, bien plus souvent qu’en France, où les contacts sont plus difficiles. Mais progressivement, j’ai senti l’étouffement, la peur autour de moi, les barreaux de la prison… Les affiches de Ben Ali étaient partout, et déjà pour les élections de 2009 ! Une fête de village à laquelle j’ai assistée s’est terminée par les acclamations bien organisées des enfants : « vive Ben Ali ! » J’ai senti, que moi aussi, j’étais touchée par la dictature, même en étant touriste et en ne risquant rien, seulement au pire des cas, d’être expulsée, et de ne pas pouvoir revenir en Tunisie. J’ai été touchée, moi aussi, par les conditions de vie faites aux femmes, j’ai ressenti le manque de liberté et la domination masculine. J’ai compris que je ne pouvais pas vivre quelques semaines en Tunisie, et me taire.
Demande d’aide dans le train
Dans le train Sousse- Sfax, j’ai rencontré un Algérien Kabyle qui travaille en Tunisie, qui m’a parlé des luttes dans son pays, qui m’a dit aussi qu’il sentait cette peur lui aussi, qu’on ne pouvait pas s’en sortir en ayant peur… Ce premier échange « libre » a été comme une bouffée d’oxygène ! Je me suis sentie moins seule. En face de nous, un adolescent écoutait, intéressé. Il portait un tee-shirt avec la célèbre photo de Che Guevarra. Je lui ai demandé s’il allait faire la révolution, si il savait qui était le Che… Il m’a répondu : « ici, on ne fait pas la révolution, on est tranquille… » Un jeune homme, H, est alors venu me dire que son frère avait été arrêté par la police il y a trois jours, qu’il ne savait pas dans quelle prison il se trouvait, qu’il ne savait pas quoi faire, que 12 hommes avaient été arrêtés à Gafsa… H m’a dit aussi que son frère n’avait rien fait, qu’il priait, et allait à la mosquée, seulement… Cela m’a semblé étrange qu’il me dise cela, mais je savais que le régime utilise l’argument de terrorisme islamique pour emprisonner… Je lui ai donné le n° de la Ligue tunisienne des droits de l’homme à Tunis (n° qui était dans mon guide de voyage), je lui ai proposé d’écrire et de diffuser son témoignage, même anonyme, puisqu’il avait peur, et qu’il me disait que toutes les familles concernées par les arrestations avaient peur. Nous avons échangé nos coordonnées, et je lui ai promis de le rappeler, en lui laissant le temps de réfléchir.
Le téléphone de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ne répond pas. Le lendemain, j’ai appelé la LDTH, à Tunis, mais le téléphone était coupé (pourquoi ?). J’ai réussi à trouver le numéro de téléphone d’Amnesty International à Tunis. Je les ai appelé, leur ai demandé comment faire, et ils m’ont donné le numéro d’un militant à Gafsa, que j’ai aussitôt contacté. Celui-ci, T, militant aussi de la LDTH m’a proposé de venir à Gafsa. J’ai ensuite appelé H, qui m’a dit être sans nouvelles de son frère, qu’il fallait attendre, et que seulement une famille était prête à témoigner. Je lui ai dit qu’à Gafsa, des militants pouvaient l’aider…J’ai senti la peur, toujours la peur. J’ai alors quitté Kerkennah, pour Gafsa, pensant que c’était une chance de rencontrer des opposants, des militants, des hommes debout, même si la chaleur du sud me faisait un peu peur….
« Je n’ai pas peur, la peur est une sorte de maladie… »
Les premiers mots de T ont été : « Je n’ai jamais peur, je ne veux pas avoir peur, la peur est une sorte de maladie qui entraîne la soumission. », « Là où il n’y a pas de liberté, je serai là ! » T m’a fait rencontrer d’autres militants. A Gafsa, j’ai appris que depuis un an, environ 100 personnes ont été arrêtées. J’ai rencontré des hommes et des femmes qui « sont » le courage. Ils sont parfois communistes, et/ou militants d’Amnesty International, et de la LDTH. Il y a des grèves de la faim, à Gafsa, pour un logement, un travail… A a vécu dix ans en clandestinité et dix ans en prison. J’ai vu les cicatrices des brûlures de cigarettes sur sa poitrine. Il m’a dit que son plus terrible souvenir est quand on l’a arrêté et menotté avec sa fille de 5ans : pourquoi avec sa fille ? Il a fait des grèves de la faim pour obtenir des papiers. Il n’aura plus jamais de travail. Quand il était en prison, on lui a imposé le divorce, sans le prévenir. K n’a pas de travail, suite à ses engagements politiques. Elle a fait une grève de la faim. Elle était enceinte, son bébé est mort. On a proposé de l’argent à T, pour qu’il se taise, il continue de militer. Des islamistes l’ont frappé, et lui ont ensuite demandé de l’aide pour des problèmes de détention, et il les a aidés ! Quand j’ai rencontré ces militants, j’ai senti leur force, leur détermination. Ils semblent se battre naturellement, comme une nécessité. Pourtant, le prix à payer est lourd : pour que les militants ou opposants renoncent, le régime essaie de les corrompre, les prive de leur travail, de leur logement, les emprisonne, les harcèle, les torture.
Le jeune homme arrêté était islamiste
Dans un café de Gafsa, j’ai rencontré H, très fuyant, qui a fini par venir à un rendez-vous parce que j’ai insisté. Il savait enfin que son frère était détenu à Tunis. Je lui ai présenté T, qui lui a expliqué comment faire un dossier, pour que son frère soit défendu. H n’a pas donné suite. Sa famille est islamiste, ce que je pressentais. Que se passe-t-il pour ces islamistes arrêtés ? Combien ont été emprisonnés et non répertoriés ? Pourquoi ne demandent-ils pas d’aide aux associations de droits de l’homme ? Est- ce seulement la peur que d’autres problèmes s’abattent sur leur famille ? Les militants des droits de l’homme sont-ils aussi leurs ennemis? Ou seront-ils leurs ennemis s’ils accèdent au pouvoir ? Je me suis souvenue de L qui me disait à Toujane, que le régime en place était la moins pire des solutions, à cause de « ces gens fermés qui sont dangereux ». Peut-être, mais emprisonner un peuple sous prétexte de le protéger, à quoi cela mène-t-il ?
L’oppression des femmes
En plaisantant avec ces hommes militants, je leur ai dit que si les Tunisiens libéraient leurs femmes, ils seraient deux fois plus forts, qu’elles aussi se révolteraient… Je leur ai demandé s’ils n’en n’avaient pas assez d’être toujours entre hommes aux terrasses des bistrots, (ou à l’intérieur) Cela les a fait rire… (gentiment) J’ai vu des femmes qui n’osaient pas sortir seules de la maison, même pour un petit tour du quartier ! Qu’on ne me réponde pas que les femmes sont plus libres qu’on ne le croit, qu’elles décident de tout à la maison…J’ai entendu ça ailleurs. … J’ai vu les femmes se déplacer avec tant de difficultés dans la mer avec leurs vêtements trempés. D’ailleurs, n’est-ce pas quelque fois érotique, des vêtements collés à la peau ? A côté, les hommes sont en maillot de bain, libres de leurs mouvements… Ont-ils essayé de mettre une djellaba et de nager ?J’ai essayé pour quelques minutes une tenue avec djellaba, foulard, et pointe en tissu devant la bouche, en Algérie. Que les hommes essaient, et ils me diront leur sentiment de liberté ! J’ai vu les femmes au hammam, entre elles, libérées, transformées, gaies, heureuses, sans leur voile et foulards. Qu’on ne me réponde pas que c’est une affaire de culture, qui ne me regarde pas ! Cela me ferait penser aux vieilles querelles sur l’excision, décrite parfois lâchement comme une affaire de culture ! Il y a des droits universels, qui devraient concerner tous les humains, même si la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen a été écrite par les occidentaux. C’est tout de même une base essentielle que la plupart des pays ont ratifiée. La Tunisie a ratifié plusieurs textes internationaux sur les droits de l’homme, et de la femme ! Une adolescente de 16 ans m’a dit : « Oui, mais vous, vous avez eu les Lumières, Voltaire, Montesquieu…. » Les musulmans ont eu Avérroes, et bien d’autres… Il me semble que les Tunisiens vivent dans trois cadres qui sont liés, qui s’interpénètrent : La dictature, l’Islam, et les traditions, et que l’oppression en résulte.
Voyager seule en Tunisie
J’ai souvent été un objet de drague, en fait considérée comme un objet sexuel, ou un plan pour avoir des papiers et il me fallait démontrer que je n’étais pas là pour une aventure, mais pour découvrir un pays ! Les sollicitations étaient presque permanentes. J’ai renoncé à m’asseoir seule aux terrasses de café où il n’yavait que des hommes, leur regard était trop pesant (j’avais pourtant une tenue tout à fait correcte !) Quelle image ont beaucoup d’hommes tunisiens d’une femme européenne qui voyage seule ? Et pourquoi ? On entend qu’il y a du tourisme sexuel, que ce serait de notre responsabilité mais cela ne suffit pas à tout expliquer! A un moment de fatigue, l’idée m’a même effleurée d’aller dans un hôtel d’une zone touristique, pour avoir la paix, ce que je n’ai tout de même pas fait. A la fin du séjour, j’étais vraiment lasse de cela, et contente de retrouver l’anonymat en France ! Pourtant, ce qu’est la France aujourd’hui ne me plait pas… : liberté d’expression, peut-être, mais aussi injustices, inégalités, exclusions, expulsions….et peu de révolte !
Je n’ai pas eu de réponses à toutes mes questions : Comment vit-on sous une dictature, quelles en sont les implications ? Pourquoi certains hommes se révoltent, d’autres pas ? C’est aussi un sujet philosophique et universel…Je relis Camus, et d’autres…La révolte me tient à cœur, elle fait partie de moi ! La Tunisie est un pays magnifique, accueillant. J’y ai rencontré des hommes qui résistent héroïquement et un peuple attachant, chaleureux. J’espère y retourner bientôt ! Je signerai donc de mes initiales. CS
Cet été 2007, pendant quatre semaines, j’ai voyagé seule en Tunisie. Je suis allée dans les régions de Matmata, Tataouine, Monastir, Kerkennah, Gafsa. J’ai utilisé les transports en commun, et j’ai évité les zones touristiques, sauf à Kerkennah, ce qui était pratiquement impossible, et les touristes dans cette île sont surtout tunisiens. Je connaissais un peu les problèmes des droits de l’homme, j’avais lu les rapports d’Amnesty International et de la LTDH (ligue des droits de l’homme tunisienne, rattachée à la FIDH, ligue internationale des droits de l’homme). Je connaissais aussi un peu les problèmes des femmes en Afrique du Nord, pour avoir voyagé au Maroc et Algérie.
La peur
J’ai eu de nombreuses occasions de parler de politique et de liberté. J’ai constaté le besoin des Tunisiens de parler de ces sujets, et j’ai entendu beaucoup de critiques sur le régime en place ; mais toujours, la conclusion de la discussion était la même : « on ne peut rien faire, c’est comme ça ; si on parle, on aura des problèmes, la famille aussi ; ici, on essaie de vivre, déjà… »
Je m’étais déjà interrogée sur la façon dont on vit sous une dictature : comment vivre sans s’exprimer, sans informations, comment vivre sans se rebeller, comment vivre cette soumission, cette humiliation, quelles sont les implications dans la vie de tous les jours, dans la littérature, l’expression artistique… Comment font ceux qui se révoltent, qui prennent des risques, qui sont torturés, emprisonnés ?…Comment font ceux qui se taisent ? J’ai souvent rencontré le sourire, la gentillesse, la joie de vivre, bien plus souvent qu’en France, où les contacts sont plus difficiles. Mais progressivement, j’ai senti l’étouffement, la peur autour de moi, les barreaux de la prison… Les affiches de Ben Ali étaient partout, et déjà pour les élections de 2009 ! Une fête de village à laquelle j’ai assistée s’est terminée par les acclamations bien organisées des enfants : « vive Ben Ali ! » J’ai senti, que moi aussi, j’étais touchée par la dictature, même en étant touriste et en ne risquant rien, seulement au pire des cas, d’être expulsée, et de ne pas pouvoir revenir en Tunisie. J’ai été touchée, moi aussi, par les conditions de vie faites aux femmes, j’ai ressenti le manque de liberté et la domination masculine. J’ai compris que je ne pouvais pas vivre quelques semaines en Tunisie, et me taire.
Demande d’aide dans le train
Dans le train Sousse- Sfax, j’ai rencontré un Algérien Kabyle qui travaille en Tunisie, qui m’a parlé des luttes dans son pays, qui m’a dit aussi qu’il sentait cette peur lui aussi, qu’on ne pouvait pas s’en sortir en ayant peur… Ce premier échange « libre » a été comme une bouffée d’oxygène ! Je me suis sentie moins seule. En face de nous, un adolescent écoutait, intéressé. Il portait un tee-shirt avec la célèbre photo de Che Guevarra. Je lui ai demandé s’il allait faire la révolution, si il savait qui était le Che… Il m’a répondu : « ici, on ne fait pas la révolution, on est tranquille… » Un jeune homme, H, est alors venu me dire que son frère avait été arrêté par la police il y a trois jours, qu’il ne savait pas dans quelle prison il se trouvait, qu’il ne savait pas quoi faire, que 12 hommes avaient été arrêtés à Gafsa… H m’a dit aussi que son frère n’avait rien fait, qu’il priait, et allait à la mosquée, seulement… Cela m’a semblé étrange qu’il me dise cela, mais je savais que le régime utilise l’argument de terrorisme islamique pour emprisonner… Je lui ai donné le n° de la Ligue tunisienne des droits de l’homme à Tunis (n° qui était dans mon guide de voyage), je lui ai proposé d’écrire et de diffuser son témoignage, même anonyme, puisqu’il avait peur, et qu’il me disait que toutes les familles concernées par les arrestations avaient peur. Nous avons échangé nos coordonnées, et je lui ai promis de le rappeler, en lui laissant le temps de réfléchir.
Le téléphone de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ne répond pas. Le lendemain, j’ai appelé la LDTH, à Tunis, mais le téléphone était coupé (pourquoi ?). J’ai réussi à trouver le numéro de téléphone d’Amnesty International à Tunis. Je les ai appelé, leur ai demandé comment faire, et ils m’ont donné le numéro d’un militant à Gafsa, que j’ai aussitôt contacté. Celui-ci, T, militant aussi de la LDTH m’a proposé de venir à Gafsa. J’ai ensuite appelé H, qui m’a dit être sans nouvelles de son frère, qu’il fallait attendre, et que seulement une famille était prête à témoigner. Je lui ai dit qu’à Gafsa, des militants pouvaient l’aider…J’ai senti la peur, toujours la peur. J’ai alors quitté Kerkennah, pour Gafsa, pensant que c’était une chance de rencontrer des opposants, des militants, des hommes debout, même si la chaleur du sud me faisait un peu peur….
« Je n’ai pas peur, la peur est une sorte de maladie… »
Les premiers mots de T ont été : « Je n’ai jamais peur, je ne veux pas avoir peur, la peur est une sorte de maladie qui entraîne la soumission. », « Là où il n’y a pas de liberté, je serai là ! » T m’a fait rencontrer d’autres militants. A Gafsa, j’ai appris que depuis un an, environ 100 personnes ont été arrêtées. J’ai rencontré des hommes et des femmes qui « sont » le courage. Ils sont parfois communistes, et/ou militants d’Amnesty International, et de la LDTH. Il y a des grèves de la faim, à Gafsa, pour un logement, un travail… A a vécu dix ans en clandestinité et dix ans en prison. J’ai vu les cicatrices des brûlures de cigarettes sur sa poitrine. Il m’a dit que son plus terrible souvenir est quand on l’a arrêté et menotté avec sa fille de 5ans : pourquoi avec sa fille ? Il a fait des grèves de la faim pour obtenir des papiers. Il n’aura plus jamais de travail. Quand il était en prison, on lui a imposé le divorce, sans le prévenir. K n’a pas de travail, suite à ses engagements politiques. Elle a fait une grève de la faim. Elle était enceinte, son bébé est mort. On a proposé de l’argent à T, pour qu’il se taise, il continue de militer. Des islamistes l’ont frappé, et lui ont ensuite demandé de l’aide pour des problèmes de détention, et il les a aidés ! Quand j’ai rencontré ces militants, j’ai senti leur force, leur détermination. Ils semblent se battre naturellement, comme une nécessité. Pourtant, le prix à payer est lourd : pour que les militants ou opposants renoncent, le régime essaie de les corrompre, les prive de leur travail, de leur logement, les emprisonne, les harcèle, les torture.
Le jeune homme arrêté était islamiste
Dans un café de Gafsa, j’ai rencontré H, très fuyant, qui a fini par venir à un rendez-vous parce que j’ai insisté. Il savait enfin que son frère était détenu à Tunis. Je lui ai présenté T, qui lui a expliqué comment faire un dossier, pour que son frère soit défendu. H n’a pas donné suite. Sa famille est islamiste, ce que je pressentais. Que se passe-t-il pour ces islamistes arrêtés ? Combien ont été emprisonnés et non répertoriés ? Pourquoi ne demandent-ils pas d’aide aux associations de droits de l’homme ? Est- ce seulement la peur que d’autres problèmes s’abattent sur leur famille ? Les militants des droits de l’homme sont-ils aussi leurs ennemis? Ou seront-ils leurs ennemis s’ils accèdent au pouvoir ? Je me suis souvenue de L qui me disait à Toujane, que le régime en place était la moins pire des solutions, à cause de « ces gens fermés qui sont dangereux ». Peut-être, mais emprisonner un peuple sous prétexte de le protéger, à quoi cela mène-t-il ?
L’oppression des femmes
En plaisantant avec ces hommes militants, je leur ai dit que si les Tunisiens libéraient leurs femmes, ils seraient deux fois plus forts, qu’elles aussi se révolteraient… Je leur ai demandé s’ils n’en n’avaient pas assez d’être toujours entre hommes aux terrasses des bistrots, (ou à l’intérieur) Cela les a fait rire… (gentiment) J’ai vu des femmes qui n’osaient pas sortir seules de la maison, même pour un petit tour du quartier ! Qu’on ne me réponde pas que les femmes sont plus libres qu’on ne le croit, qu’elles décident de tout à la maison…J’ai entendu ça ailleurs. … J’ai vu les femmes se déplacer avec tant de difficultés dans la mer avec leurs vêtements trempés. D’ailleurs, n’est-ce pas quelque fois érotique, des vêtements collés à la peau ? A côté, les hommes sont en maillot de bain, libres de leurs mouvements… Ont-ils essayé de mettre une djellaba et de nager ?J’ai essayé pour quelques minutes une tenue avec djellaba, foulard, et pointe en tissu devant la bouche, en Algérie. Que les hommes essaient, et ils me diront leur sentiment de liberté ! J’ai vu les femmes au hammam, entre elles, libérées, transformées, gaies, heureuses, sans leur voile et foulards. Qu’on ne me réponde pas que c’est une affaire de culture, qui ne me regarde pas ! Cela me ferait penser aux vieilles querelles sur l’excision, décrite parfois lâchement comme une affaire de culture ! Il y a des droits universels, qui devraient concerner tous les humains, même si la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen a été écrite par les occidentaux. C’est tout de même une base essentielle que la plupart des pays ont ratifiée. La Tunisie a ratifié plusieurs textes internationaux sur les droits de l’homme, et de la femme ! Une adolescente de 16 ans m’a dit : « Oui, mais vous, vous avez eu les Lumières, Voltaire, Montesquieu…. » Les musulmans ont eu Avérroes, et bien d’autres… Il me semble que les Tunisiens vivent dans trois cadres qui sont liés, qui s’interpénètrent : La dictature, l’Islam, et les traditions, et que l’oppression en résulte.
Voyager seule en Tunisie
J’ai souvent été un objet de drague, en fait considérée comme un objet sexuel, ou un plan pour avoir des papiers et il me fallait démontrer que je n’étais pas là pour une aventure, mais pour découvrir un pays ! Les sollicitations étaient presque permanentes. J’ai renoncé à m’asseoir seule aux terrasses de café où il n’yavait que des hommes, leur regard était trop pesant (j’avais pourtant une tenue tout à fait correcte !) Quelle image ont beaucoup d’hommes tunisiens d’une femme européenne qui voyage seule ? Et pourquoi ? On entend qu’il y a du tourisme sexuel, que ce serait de notre responsabilité mais cela ne suffit pas à tout expliquer! A un moment de fatigue, l’idée m’a même effleurée d’aller dans un hôtel d’une zone touristique, pour avoir la paix, ce que je n’ai tout de même pas fait. A la fin du séjour, j’étais vraiment lasse de cela, et contente de retrouver l’anonymat en France ! Pourtant, ce qu’est la France aujourd’hui ne me plait pas… : liberté d’expression, peut-être, mais aussi injustices, inégalités, exclusions, expulsions….et peu de révolte !
Je n’ai pas eu de réponses à toutes mes questions : Comment vit-on sous une dictature, quelles en sont les implications ? Pourquoi certains hommes se révoltent, d’autres pas ? C’est aussi un sujet philosophique et universel…Je relis Camus, et d’autres…La révolte me tient à cœur, elle fait partie de moi ! La Tunisie est un pays magnifique, accueillant. J’y ai rencontré des hommes qui résistent héroïquement et un peuple attachant, chaleureux. J’espère y retourner bientôt ! Je signerai donc de mes initiales. CS
Qatar Airways pour le Vietnam? English translation pending
Salut à tous les amoureux du vietnam
Nous sommes un couple nouvellement inscrits sur VF. Nous prévoyons nous envoler vers le Vietnam en janvier 2008 ( pour la 1ère fois: enfin!). Les prix des billets d'avions vers cette destination sont souvent excessifs. Nous avons un plan pour partir avec Qatar airways. En revanche, cette compagnie ne nous dit rien: qui a déjà voyager avec elle? Est-ce que c'est une compagnie "fiable" au niveau de son accueil, de ses services et de ses capacités à voler haut? :-)
merci et à bientôt pour de nouvelles discussions
Nous sommes un couple nouvellement inscrits sur VF. Nous prévoyons nous envoler vers le Vietnam en janvier 2008 ( pour la 1ère fois: enfin!). Les prix des billets d'avions vers cette destination sont souvent excessifs. Nous avons un plan pour partir avec Qatar airways. En revanche, cette compagnie ne nous dit rien: qui a déjà voyager avec elle? Est-ce que c'est une compagnie "fiable" au niveau de son accueil, de ses services et de ses capacités à voler haut? :-)
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Paludisme: un vrai danger! English translation pending
Avis a tous les voyageurs...
Je me revolte en voyant certain message concernant le palu
"ce n est qu une grosse fievre"
"ca se soigne tres bien..."
"nous ne prenons aucun traitement anti paludeen..."
A savoir que le Paludisme est la maladie la plus mortelle au monde! (Avant SIDA et Cancer) et il n ya aucun traitement curatif vrai... seulement des traitement preventifs (selon la zone impaludee)
Avant de voyager dans un pays impalude, prenez s il vous plait un RDV chez votre medecin traitant ou au centre de vaccination d un aeroport international, pour convenir de la prevention adequate qui ne peut etre delivree que sur ordonnance medicale. N´oublier surtout pas vos repellents et vos moustiquaires. Des vetements de couleurs claires, a manches et a jambes longues imbibees au prealable d´une lotion anti moustiques pour vetements. Tous ces produits sont disponibles en pharmacie (n achetez pas vos produits en grande surface ils ne contiennent pas les bons principes actifs).
Pour d autres informations, vous pouvez m envoyer un mail, je vous repondrai dans les plus brefs delais...
Ingrid
A savoir que le Paludisme est la maladie la plus mortelle au monde! (Avant SIDA et Cancer) et il n ya aucun traitement curatif vrai... seulement des traitement preventifs (selon la zone impaludee)
Avant de voyager dans un pays impalude, prenez s il vous plait un RDV chez votre medecin traitant ou au centre de vaccination d un aeroport international, pour convenir de la prevention adequate qui ne peut etre delivree que sur ordonnance medicale. N´oublier surtout pas vos repellents et vos moustiquaires. Des vetements de couleurs claires, a manches et a jambes longues imbibees au prealable d´une lotion anti moustiques pour vetements. Tous ces produits sont disponibles en pharmacie (n achetez pas vos produits en grande surface ils ne contiennent pas les bons principes actifs).
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Ingrid
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Seule pour un mois en Thaïlande English translation pending
F, 46 ans, tjs superorganisée, vais "lâcher prise" à la mi-novembre, pour un mois en solo en Thaïlande. Pas de réservations d'hôtel actuellement, ni de projets (treck, etc.) Quelqu'un a-t-il des bons plans? Je parle un peu l'anglais, un budget de 40 euros/jour env. Je ne suis pas du tout "routarde", juste envie de prendre du bon temps et de découvrir autre chose (cuisine, visites)
Merci d'avance de vos infos!
Bons plans pour un séjour de plusieurs semaines au Vietnam? English translation pending
bonjour séjournant plusieurs semaines(Novembre et Décembre ) a Sihanouk ville serais intéressé par un cirsuit au Vietnam ( baie d Halong Hanoi Danang Hué (cuisine impériale) demande conseils et renseignements(Agence spécialisée au vietnam et bonnes adresses ) sur cet itinéraire pour 4 personnes mais en circuit indépendant loin des "charters touristes"ayant fait en Novembre dernier le delta du Mékong merci du suivi cordialement michel😉
Vietnam Airlines: non-professionnalisme et l'art de traiter les clients comme des chiens... English translation pending
Bonjour a tous,
bonjour depuis l'australie
suite a ma recente mesaventure avec vietnam airlines, voici un petit coup de gueule...
je suis membre Gold du programme Golden Lotus Plus de Vietnam Airlines
j'avais achete un billet A/R en economie Ho Chi Minh - Sydney
et utilise 40, 000 points pour avoir un upgrade en business class
il se trouve que VNA a confirme l'upgrade a mon agent de voyage et n'a envoye aucun justificatif en leur disant que je pouvais aller a l'aeroport tranquillement sans souci
je verifie sur leur site internet et je vois bien que le montant en points est deduit pour l'upgrade alors je me dis que c'est fait
le 1er septembre, je me pointe au check in et la, on me dit que dans le systeme informatique, on voit mon nom en business class et que mon billet est en eco alors on me refuse le business class, je fais reclamation et la nana m'envoie bouler de facon royale
ensuite, au bout d'une heure a gueuler, je reprends mon calme et accepte de vouloir voyager en eco et c'est la qu'elle me sort que l'eco est plein et que si je veux voyager, je dois payer la difference de prix avec le business class...
la je regueule et lui explique que l'avantage d'etre membre Gold est d'avoir l'upgrade en business quoiqu'il arrive si l'eco est plein, ce qu'elle refuse
je gueule encore et encore, 1h30 se sont ecoulees et la, elle me dit que mon billet n'est pas valide et elle refuse de me faire le checkin
finalement un autre responsable arrive, je fais encore mon scandale et il me laisse embarquer en eco
pendant 1h45, ils ont pas arrete de me prendre pour un abruti, mal me parler et m'envoyer bouler...
cette semaine, j'apprends que mon compte GLP vient d'etre supprimer
je n'ai donc plus ni point ni statut
et aujourd'hui mon agent de voyage m'appelle pour me dire que l'eco pour le retour est complet et que VNA m'a foutu en liste d'attente
bravo Vietnam Airlines...
tout l'art et la maniere de prendre les clients pour des poires
alors que toutes les autres compagnies font tout pour satisfaire les clients...
bonjour depuis l'australie
suite a ma recente mesaventure avec vietnam airlines, voici un petit coup de gueule...
je suis membre Gold du programme Golden Lotus Plus de Vietnam Airlines
j'avais achete un billet A/R en economie Ho Chi Minh - Sydney
et utilise 40, 000 points pour avoir un upgrade en business class
il se trouve que VNA a confirme l'upgrade a mon agent de voyage et n'a envoye aucun justificatif en leur disant que je pouvais aller a l'aeroport tranquillement sans souci
je verifie sur leur site internet et je vois bien que le montant en points est deduit pour l'upgrade alors je me dis que c'est fait
le 1er septembre, je me pointe au check in et la, on me dit que dans le systeme informatique, on voit mon nom en business class et que mon billet est en eco alors on me refuse le business class, je fais reclamation et la nana m'envoie bouler de facon royale
ensuite, au bout d'une heure a gueuler, je reprends mon calme et accepte de vouloir voyager en eco et c'est la qu'elle me sort que l'eco est plein et que si je veux voyager, je dois payer la difference de prix avec le business class...
la je regueule et lui explique que l'avantage d'etre membre Gold est d'avoir l'upgrade en business quoiqu'il arrive si l'eco est plein, ce qu'elle refuse
je gueule encore et encore, 1h30 se sont ecoulees et la, elle me dit que mon billet n'est pas valide et elle refuse de me faire le checkin
finalement un autre responsable arrive, je fais encore mon scandale et il me laisse embarquer en eco
pendant 1h45, ils ont pas arrete de me prendre pour un abruti, mal me parler et m'envoyer bouler...
cette semaine, j'apprends que mon compte GLP vient d'etre supprimer
je n'ai donc plus ni point ni statut
et aujourd'hui mon agent de voyage m'appelle pour me dire que l'eco pour le retour est complet et que VNA m'a foutu en liste d'attente
bravo Vietnam Airlines...
tout l'art et la maniere de prendre les clients pour des poires
alors que toutes les autres compagnies font tout pour satisfaire les clients...
Problème d'un vol aller simple Paris-Bangkok English translation pending
Bonjour,
en fait je dois me rendre au Cambodge pour monter une petite affaire, mais je désire passer par la thailande afin d'y effectuer un sejour d'une vingtaine de jours avant de me rendre a Siem Reap via le bus ou iva Air Asia.
Le probleme c'est que j' ai entendu dire que ça pouvais poser des problemes aux douanes le fait que je n 'ai aps de billet retour bangkok paris.
Donc qu'elle serait la meilleur solution sans pour auant me ruiner.
Prendre un billet aller retour en esperant pouvoir me faire rembourser le retour.
Prendre un billet avec un retour open sur an (je m'en servirai surement mais je ne sais pas combien ça coute)
Ou si vous avez une autre solution a me proposer, elle sera la bienvenue.
Merci d'avance
Paul
Merci d'avance
Paul
Vivre à Libreville au Gabon English translation pending
Bonjour,
Je suis tombée sur ce site par pur hazard en cherchant des informations sur le Gabon. Pour expliquer un peu, je vis sur Prais et suis d'origine Ivoirienne, jeune diplomée, je viens de recevoir une proposition d'embauche sur le Gabon, je suis très contente parce que je veux retourner en Afrique, en plus j'ai pas mal d'amis gabonnais qui y vivent.
Mais j'aurai voulu avoir votre avis sur la vie à lbv, est ce aussi cher que l'on le dit? les gens sont ils si peu acceuillant 🙁? en tant que ouet africaine, on dit qu'ils ne les apprécient pas du tout est ce vrai?? 🤪
J'ai déjà pris ma décision j'irai au Gabon, mais je voudrais savoir à quoi m'attendre dans la mesure du possible.
Merci d'avance.
Je suis tombée sur ce site par pur hazard en cherchant des informations sur le Gabon. Pour expliquer un peu, je vis sur Prais et suis d'origine Ivoirienne, jeune diplomée, je viens de recevoir une proposition d'embauche sur le Gabon, je suis très contente parce que je veux retourner en Afrique, en plus j'ai pas mal d'amis gabonnais qui y vivent.
Mais j'aurai voulu avoir votre avis sur la vie à lbv, est ce aussi cher que l'on le dit? les gens sont ils si peu acceuillant 🙁? en tant que ouet africaine, on dit qu'ils ne les apprécient pas du tout est ce vrai?? 🤪
J'ai déjà pris ma décision j'irai au Gabon, mais je voudrais savoir à quoi m'attendre dans la mesure du possible.
Merci d'avance.
Disparition annoncée des NEV version 1 English translation pending
Bonjour à tous!
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Snorkelling à Koh Tao ou Koh Phi Phi? English translation pending
bonjour,
je voudrais faire un peu de snorkelling. Sachant que je vais aller à samui et à phuket j'hésite:
partir de samui pour une journée à koh tao? partir de phuket pour une journée à koh phi phi?
merci
yael
partir de samui pour une journée à koh tao? partir de phuket pour une journée à koh phi phi?
merci
yael
Panorama de compagnies aériennes asiatiques English translation pending
Je viens de terminer un voyage et mes vacances en Asie, à ce titre, j'ai fait pas mal de vols avec différentes compagnies, l'occasion pour moi de faire quelques petits reports !
Mon trajet était le suivant CDG ( SQ )- SIN ( SQ ) - BJS - ( China Southern ) - Xi'an ( China Southern ) BJS - ( Air China ) - NGONagoya ( JL ) - CDG
On commence ce périple avec :
CDG - SIN en J ( 1er aout )
Enregistrement : SQ est toujours localisé au terminal 1, néanmoins ils sont situés maintenant dans une partie de l’aérogare qui a été rénovée. Sans pour autant être exceptionnel, l’espace est plus clair, et la gestion du check-in est assez rapide. Ensuite, le reste c’est CDG … 2 comptoirs pour les passeports, donc 30 minutes d’attente … mais çà, la compagnie n’y peut pas grand chose !
Salon : pas eu le temps de tester ( cf. le temps perdu aux passeports)
Siège et ambiance cabine : Le nouveau siège de SQ en business a été lancé au mois de décembre, c’est la largeur qui a été très largement optimisée, tant l’impression d’espace est important. La cabine est disposée en 1-2-1 ce qui vous permet d’avoir vraiment un sentiment d’indépendance … mais ce qui vous rend la vie compliqué si vous voulez discuter avec votre voisin(e) ! Les couleurs des sièges est marron et caramel, disposé de manière aléatoire ( les couleurs, pas les sièges !) L’assise est excellente bien qu’un peu dur, le fauteuil se transforme ensuite en lit lie flat, un peu court à mon goût et pour mes 188 cm ( perso, je rentre tout juste en longueur, mais c’est une chose plutot courante … ). Je ne me souviens par contre plus précisement de mon siège, mais j’étais environ au rang 20 ( milieu de cabine ). Bref, une impression et un confort excellent, le nombre de sièges étant assez limité, cela crée en plus une ambiance cabine calme et zen. Par contre, avion archi plein en éco comme en Business ( peut-être 2/3 sièges de libre en éco et encore … )
IFE : Exceptionnel. Je pense que si je pouvais avoir un Krisworld chez moi, je n’hésiterai pas en acheter un. Bien sûr, l’écran est très grand, la qualité d’image et de son est parfaite, mais ce qu’il y a de plus bluffant, c’est vraiment le choix. Plus de 100 films, une sélection de séries, reportages … Pour les films, tout ce qui n’est pas français ( il y a 4/5 films français ) est actuellement au cinéma ou parfois n’est pas sorti en salle … J’ai vu « La vie des Autres » et « Blades of Glory » ( pas sorti en France ). Niveau musical le choix est très vaste, excellent choix de jazz et de musique asiatique pour ceux qui aiment çà … J’ai trouvé que le vol est passé beaucoup plus vite grâce à cela, c’est un point très fort d’un vol SQ avec nouveau produit.
Catering : Là par contre, on reste dans du classique … Le service est très bien fait (on sent que les PNC ont bien été formé ), pour le menu, et en ce qui me concerne : Cocktail Singapore Sling + bretzel Carré de foie gras au jus de ???? Magret de Canard au pruneau Sélection de fromages Moelleux au chocolat avec crème anglaise … et la fameuse sélection de thé/café avec chocolat ( le meilleur moment ! ) Vin Pinot Grigio. Je n’en ai pas bu, mais le champagne était du Krugg. Les services en porcelaine et nappes sont Givenchy, j’ai trouvé çà très réussis bien que peu original ; quand au repas, j’ai trouvé çà bon mais assez classique … Reste le plaisir de prendre un bon repas occidental avant une cure de gastronomie asiatique !
difficiles ( bon ok je me moque, mais comme c’est mon nom, y a pas de scandale ! ), la « verte » parlait français, et le steward parlait allemand ( bon erreur, je suis français …mais çà aurait pu !). Service très professionnel, vraiment aucune fausse note.
GLOBAL : Une excellente prestation, du début à la fin se fut parfait.
SIN – BJS SQ 812 du 5 août en Y
Enregistrement : Tout a déjà été dit ou presque sur l’aéroport de Changi. Franchement, c’est un des meilleurs au monde, les zones d’enregistrement sont claires et espacées, le personnel de check-in est efficace. En tout l’enregistrement, les controles de sécurité et le passage des passeports m’a pris environ 15 minutes. ( contre environ 1h à CDG ). Bref, bien le temps de profiter du terminal et des ses très nombreuses boutiques. Pour les fans d’aviation, il existe un « espace fumeur » appellé « Terasse des Tournesols » ( Sunflower area ), qui est sur le toit du terminal et qui permet de voir les avions d’assez prêts et de les voir décoller sous votre nez. J’ai vu aussi que le Spa Rain Forest a été très agrandi et propose tout type de service, je pense que je l’essaierai à ma prochaine escale à Singapour.
Siège et ambiance cabine : Il s’agit de l’ancien produit SQ. En fait, leur siège éco de l’époque était un peu moins esthétique, mais bénéficiez d’une forme assez confortable. J’ai trouvé qu’on y était vraiment bien installé, et puisque c’était un vol de nuit, je « pense » qu’on peut y dormir très confortablement. Luminosité agréable, tamisé sans être trop sombre. A nice touch ! Le problème du vol: les turbulences, sur 6h de vol, nous avons eu 5h de turbulence, dont au moins 2 bonnes heures avec les crew assis … Difficile de dormir dans ces conditions.
IFE : Sans doute le point le plus positif du nouveau produit SQ par rapport à l’ancien. Les anciens écrans sont de moins bonnes définitions, plus petit et avec un choix moins vaste … Reste à relativiser, le jour où AF aura un programme équivalent à l’ancien Krisworld, ce sera déjà miraculeux !
Food & Beverage : un point un peu négatif, l’équipage a servi un repas malgré le départ à 1h30 du matin … Un peu inutile à mon sens, sans être dérangeant, je crois que peu de pax en ont pris un … Petit déjeuner continental : jus de fruit, yaourt, omelette, brioche et thé. Correct je dirai, même si comme souvent sur SQ, le repas asiatique m’avait finallement l’air bien meilleur.
PNC : Excellent, mais j’ai envie de dire « comme d’habitude ». Equipage exclusivement féminin et « bleu » ( pour les initiés ) parlant à ce que j’ai vu, au moins 4 langues ( anglais, allemand, français & mandarin )
GLOBAL : Un vol très pénible pour les turbulences, mais un excellent service et produit. Au niveau de ce qu’on peut attendre de Singapore Airlines. Néanmoins, leur nouveau produit long courrier reste nettement au dessus de ce qui existe sur leur ligne Moyen Courrier.
Mon trajet était le suivant CDG ( SQ )- SIN ( SQ ) - BJS - ( China Southern ) - Xi'an ( China Southern ) BJS - ( Air China ) - NGONagoya ( JL ) - CDG
On commence ce périple avec :
CDG - SIN en J ( 1er aout )
Enregistrement : SQ est toujours localisé au terminal 1, néanmoins ils sont situés maintenant dans une partie de l’aérogare qui a été rénovée. Sans pour autant être exceptionnel, l’espace est plus clair, et la gestion du check-in est assez rapide. Ensuite, le reste c’est CDG … 2 comptoirs pour les passeports, donc 30 minutes d’attente … mais çà, la compagnie n’y peut pas grand chose !
Salon : pas eu le temps de tester ( cf. le temps perdu aux passeports)
Siège et ambiance cabine : Le nouveau siège de SQ en business a été lancé au mois de décembre, c’est la largeur qui a été très largement optimisée, tant l’impression d’espace est important. La cabine est disposée en 1-2-1 ce qui vous permet d’avoir vraiment un sentiment d’indépendance … mais ce qui vous rend la vie compliqué si vous voulez discuter avec votre voisin(e) ! Les couleurs des sièges est marron et caramel, disposé de manière aléatoire ( les couleurs, pas les sièges !) L’assise est excellente bien qu’un peu dur, le fauteuil se transforme ensuite en lit lie flat, un peu court à mon goût et pour mes 188 cm ( perso, je rentre tout juste en longueur, mais c’est une chose plutot courante … ). Je ne me souviens par contre plus précisement de mon siège, mais j’étais environ au rang 20 ( milieu de cabine ). Bref, une impression et un confort excellent, le nombre de sièges étant assez limité, cela crée en plus une ambiance cabine calme et zen. Par contre, avion archi plein en éco comme en Business ( peut-être 2/3 sièges de libre en éco et encore … )
IFE : Exceptionnel. Je pense que si je pouvais avoir un Krisworld chez moi, je n’hésiterai pas en acheter un. Bien sûr, l’écran est très grand, la qualité d’image et de son est parfaite, mais ce qu’il y a de plus bluffant, c’est vraiment le choix. Plus de 100 films, une sélection de séries, reportages … Pour les films, tout ce qui n’est pas français ( il y a 4/5 films français ) est actuellement au cinéma ou parfois n’est pas sorti en salle … J’ai vu « La vie des Autres » et « Blades of Glory » ( pas sorti en France ). Niveau musical le choix est très vaste, excellent choix de jazz et de musique asiatique pour ceux qui aiment çà … J’ai trouvé que le vol est passé beaucoup plus vite grâce à cela, c’est un point très fort d’un vol SQ avec nouveau produit.
Catering : Là par contre, on reste dans du classique … Le service est très bien fait (on sent que les PNC ont bien été formé ), pour le menu, et en ce qui me concerne : Cocktail Singapore Sling + bretzel Carré de foie gras au jus de ???? Magret de Canard au pruneau Sélection de fromages Moelleux au chocolat avec crème anglaise … et la fameuse sélection de thé/café avec chocolat ( le meilleur moment ! ) Vin Pinot Grigio. Je n’en ai pas bu, mais le champagne était du Krugg. Les services en porcelaine et nappes sont Givenchy, j’ai trouvé çà très réussis bien que peu original ; quand au repas, j’ai trouvé çà bon mais assez classique … Reste le plaisir de prendre un bon repas occidental avant une cure de gastronomie asiatique !
difficiles ( bon ok je me moque, mais comme c’est mon nom, y a pas de scandale ! ), la « verte » parlait français, et le steward parlait allemand ( bon erreur, je suis français …mais çà aurait pu !). Service très professionnel, vraiment aucune fausse note.
GLOBAL : Une excellente prestation, du début à la fin se fut parfait.
SIN – BJS SQ 812 du 5 août en Y
Enregistrement : Tout a déjà été dit ou presque sur l’aéroport de Changi. Franchement, c’est un des meilleurs au monde, les zones d’enregistrement sont claires et espacées, le personnel de check-in est efficace. En tout l’enregistrement, les controles de sécurité et le passage des passeports m’a pris environ 15 minutes. ( contre environ 1h à CDG ). Bref, bien le temps de profiter du terminal et des ses très nombreuses boutiques. Pour les fans d’aviation, il existe un « espace fumeur » appellé « Terasse des Tournesols » ( Sunflower area ), qui est sur le toit du terminal et qui permet de voir les avions d’assez prêts et de les voir décoller sous votre nez. J’ai vu aussi que le Spa Rain Forest a été très agrandi et propose tout type de service, je pense que je l’essaierai à ma prochaine escale à Singapour.
Siège et ambiance cabine : Il s’agit de l’ancien produit SQ. En fait, leur siège éco de l’époque était un peu moins esthétique, mais bénéficiez d’une forme assez confortable. J’ai trouvé qu’on y était vraiment bien installé, et puisque c’était un vol de nuit, je « pense » qu’on peut y dormir très confortablement. Luminosité agréable, tamisé sans être trop sombre. A nice touch ! Le problème du vol: les turbulences, sur 6h de vol, nous avons eu 5h de turbulence, dont au moins 2 bonnes heures avec les crew assis … Difficile de dormir dans ces conditions.
IFE : Sans doute le point le plus positif du nouveau produit SQ par rapport à l’ancien. Les anciens écrans sont de moins bonnes définitions, plus petit et avec un choix moins vaste … Reste à relativiser, le jour où AF aura un programme équivalent à l’ancien Krisworld, ce sera déjà miraculeux !
Food & Beverage : un point un peu négatif, l’équipage a servi un repas malgré le départ à 1h30 du matin … Un peu inutile à mon sens, sans être dérangeant, je crois que peu de pax en ont pris un … Petit déjeuner continental : jus de fruit, yaourt, omelette, brioche et thé. Correct je dirai, même si comme souvent sur SQ, le repas asiatique m’avait finallement l’air bien meilleur.
PNC : Excellent, mais j’ai envie de dire « comme d’habitude ». Equipage exclusivement féminin et « bleu » ( pour les initiés ) parlant à ce que j’ai vu, au moins 4 langues ( anglais, allemand, français & mandarin )
GLOBAL : Un vol très pénible pour les turbulences, mais un excellent service et produit. Au niveau de ce qu’on peut attendre de Singapore Airlines. Néanmoins, leur nouveau produit long courrier reste nettement au dessus de ce qui existe sur leur ligne Moyen Courrier.
Cambodge vue par la presse hexagonale English translation pending
Hummm, je ne suis pas un fan du figaro mais parfois ils savent mettrent les points surt les I et en bon francais.
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
Manifestation à Rangoon (22 août 2007) English translation pending
Dans le journal "les échos", en date du 23 août 2007, il y a une photo : on voit en premier plan une femme, les mains jointes, derrière elle d'autres femmes - à croire que les femmes birmanes sont plus courageuses que les hommes ! Sous la photo, un texte qui signale que, la veille, il y a eu une manifestation à Rangoon, 150 personnes, - environ, ont protesté contre la hausse des prix de l'essence et du gaz ; un journal officiel birman menace ces fauteurs de trouble de vingt ans d'emprisonnement !!!
En observant la photo de cette femme birmane en premier plan, j'ai eu qu'une seule pensée, une seule :
J'espère qu'elle est toujours vivante !
Retour de quinze jours à Koh Samui, Koh Tao et Koh Phangan English translation pending
Ayant usé et abusé du forum pour preparer mes vacances a Samui,
Je suis a votre disposition pour vos questions . Si je peux aider a mon tour
J'en serai ravi, d' autant que mon sejour a été formidable.
5 jrs a Samui (Bophut)
5 jrs a Koh Tao
2 jrs a Koh Phangan
5 jrs a Samui (Lamai)
le tout en hotel de charme (Budget 80 €/nuit pour 2 avec pdj)
Je sais, c est tres cher mais on etait proche du grand luxe pour ce prix...
Budget repas : env 3 €/pers...
A vos questions !!!
Préparation pour la Norvège et la Suède en 4x4 English translation pending
bonjour,
je suis à la recherche de renseignements (site, livre, etc ) sur la suede et /ou la norvege, l'idée est de partir en juillet 2008 en land en petite autonomie, pour decouvrir ces pays, on est plus particulierement attirés par la nature et la geologie, (exit les ville)
quelles sont les regions a parcourir? on aimerais bien ne pas rester sur le goudron, y-a til des pistes, des points gps sont ils dispo quelque part ?
pour la preparation du vehicule, on est plutot habitué au maroc .... faut il prevoir des jerricans de gazole, d'eau, ou un ou deux de chaque suffise ? les pistes sont boueuses ?
tout les renseignements sont les bien venu merci
quelles sont les regions a parcourir? on aimerais bien ne pas rester sur le goudron, y-a til des pistes, des points gps sont ils dispo quelque part ?
pour la preparation du vehicule, on est plutot habitué au maroc .... faut il prevoir des jerricans de gazole, d'eau, ou un ou deux de chaque suffise ? les pistes sont boueuses ?
tout les renseignements sont les bien venu merci
Touristes féminines russes en Thaïlande English translation pending
Lors de mon dernier voyage en thailande j'ai ete surpris du nombre croissant de touristes feminines russe. Certaines de ses demoiselles n'avaient pas l'air d'etre la que pour visiter les temples . Es ce un phenome ne nouveau dans cette partie du monde.
Pauvreté excessive en Thaïlande. Je souhaite aider un pauvre. English translation pending
Bien le bonjour.
Je m'appele David, 22 ans et je soliciterai vos conseils fort avisés.
J'ai un ami Thaïlandais très très très pauvre.
Je ne supporte plus de le voir maigrir jour après jour. ( j'ai joint sa photos à ma demande d'aide )
Il s'appele Tey, 20 ans. Il est de famille très pauvre. Ses parents font des sacrifices énormes pour lui permettre de poursuivre ses études ( il n'a pas le droit à l'erreur sinon il se retrouve dans la rue )
Ses modestes études le destinent au métier de réceptioniste dans un hotel ( comme son père ).
En d'autres termes, il est né pauvre et est destiné à une vie de pauvre.
La vie est d'autant plus difficile que la valeur du bath a augmenté:
l'an dernier, 45000 baths représentaient environ 1000 Euros.
Cette année, 30000 baths représentent ces mêmes 1000 Euros.
Tout comme pour le passage à l'Euro en France, vous vous doutez bien que chez eux aussi, les commercants ont su tirer profit de la situation.
J'en ai marre de ne pas l'entendre se plaindre. Il ne se plaint jamais. Il maigris tellement que l'on dirait un squelette.
Il est tout le temps malade. Ah, pour cela, pas de problème.
Vous imaginez pas à quel point ses qualités sont nombreuses.
Il est gentil, timide, plein de compassion, très humain, etc...
La raison pour laquelle je fais cette annonce, c'est parce que je souhaiterai le tirer de là.
Car sinon, je crois qu'il va mourir avant l'âge.
Pardonnez ma franchise...
J'aurai besoin de savoir comment il serait possible de le faire venir de Bangkok jusqu'en France pour le plus bas prix possible. ( je veux lui payer son trajet mais en tant qu'étudiant, je n'ai que peu de ressources ).
J'aimerai savoir ce dont il a besoin pour venir.
J'aimerai savoir s'il y a moyen de payer à distance le trajet de quelqu'un.
J'ai tellement besoin de vos conseils.
Aidez-moi.
S'il vous plait... T__T
Retour du Viêt-Nam English translation pending
Comme promis, voici un test avec quelques photos de Dâm Môn et de Phu Quôc essentiellement.
Lever de soleil à Dâm Môn (Île de la Baleine)
Plage à Dâm Môn (derrière l'Île de la Baleine)
Hôtel à Dâm Môn (Accès par bateau uniquement)
Baignade à Dâm Môn
Mer à Dâm Môn
Dâm Môn - Devant l'hôtel en début de soirée
Dâm Môn - Repas de fruits de mer sur la barge au milieu de la baie. Ne me cherchez pas. Je suis derrière l'appareil.
Phu Quôc - Plage devant l'hôtel (Tropicana Resort)
Phu Quôc - Bai Sao (Plage des Etoiles de Mer)
Phu Quôc - Bai Sao (suite)
Phu Quôc - Nettoyage de la plage
Trace de pas du Roi Gia Long (selon la légende)
La même par rapport à une pointure 44
Temple dédié au Roi Gia Long à Bai Sao Quelques photos des autres sites.
Baie de Ha Long lors de notre séjour de 2 jours + 1 nuit
Saut du pont supérieur de la jonque dans la baie de Ha Long
Quelque part dans la baie de Ha Long
Ballade à dos d'éléphant au Lac de Tuyên Lâm à Dà-Lat
Branche d'arbre derrière le véhicule (en panne) en guise de triangle de détresse
Drôle de vision avant un virage. Notez le bras du co-pilote pour demander à son voisin de ralentir pour qu'il puisse se rabattre.
Hôi An - Boutique de lanternes le soir
Hôi An - Reflets sur le fleuve Thu Bôn le soir
Fleurs de nénuphar (pas lotus)
Crabes d'eau douce à Cân Tho
Délices culinaires (toujours à Cân Tho)
Je ne suis pas très doué pour afficher les photos sur VF. C'est la 1ère fois. J'en mettrai d'autres plus tard.
Lever de soleil à Dâm Môn (Île de la Baleine)
Plage à Dâm Môn (derrière l'Île de la Baleine)
Hôtel à Dâm Môn (Accès par bateau uniquement)
Baignade à Dâm Môn
Mer à Dâm Môn
Dâm Môn - Devant l'hôtel en début de soirée
Dâm Môn - Repas de fruits de mer sur la barge au milieu de la baie. Ne me cherchez pas. Je suis derrière l'appareil.
Phu Quôc - Plage devant l'hôtel (Tropicana Resort)
Phu Quôc - Bai Sao (Plage des Etoiles de Mer)
Phu Quôc - Bai Sao (suite)
Phu Quôc - Nettoyage de la plage
Trace de pas du Roi Gia Long (selon la légende)
La même par rapport à une pointure 44
Temple dédié au Roi Gia Long à Bai Sao Quelques photos des autres sites.
Baie de Ha Long lors de notre séjour de 2 jours + 1 nuit
Saut du pont supérieur de la jonque dans la baie de Ha Long
Quelque part dans la baie de Ha Long
Ballade à dos d'éléphant au Lac de Tuyên Lâm à Dà-Lat
Branche d'arbre derrière le véhicule (en panne) en guise de triangle de détresse
Drôle de vision avant un virage. Notez le bras du co-pilote pour demander à son voisin de ralentir pour qu'il puisse se rabattre.
Hôi An - Boutique de lanternes le soir
Hôi An - Reflets sur le fleuve Thu Bôn le soir
Fleurs de nénuphar (pas lotus)
Crabes d'eau douce à Cân Tho
Délices culinaires (toujours à Cân Tho)Je ne suis pas très doué pour afficher les photos sur VF. C'est la 1ère fois. J'en mettrai d'autres plus tard.
Corse en septembre: itinéraire prevu et doutes English translation pending
Bonjour,
Merci a tout le monde pour la quantité d'information publiée sur la Corse dans ce forum.
Nous partons en couple dans l'île de beauté le 6 septembre pour 15 jours. Nous arrivons en avion par Calvi, et nous quittons l'île en bateau depuis Bonifacio. Pour nous déplacer, nous utiliserons nos pieds, et le transport public quand nécessaire.
Nous avons construit un petit itinéraire, que pourra être modifié en fonctions des aléas. Calvi. Traversée a pied de 7 à 8 jours de Galeria à Corte, suivant une partie des Mare et Monti et Mare a Mare Nord, avec petite déviation pour visiter Porto. Ajaccio, juste le temps entre le premier train qui arrive de Corte et le dernier bus qui part pour Sartène. Sartène. 2 étapes du Mare a Mare Sud dans l'Alta Rocca. Porto-Vecchio et ses plages. Bonifacio.
Voici maintenant mes doutes: Après notre première nuit a Calvi, nous partons l'après-midi en bus pour Galeria. Nous voudrions visiter le matin quelques villages de la Balagne, par exemple une balade Aregno, Pigna, Sant'Antonino. Est-il possible de visiter ces villages a pied depuis une des stations de la ligne Calvi - L'Ile-Rousse? J'ai vu qu'il existe une gare appelée Aregno, mais je suppose que elle est située sur la côte. Dans l'Alta Rocca, je pensait réaliser une traversée Zenza - Quenza - Serra di Scopamene ou a l'envers. De toute façon, nous seront obligés de retourner a Sartène pour nous rendre a Porto-Vecchio, car en septembre il n'y a plus de liaisons directes en bus Alta Rocca - Porto-Vecchio. D'autres propositions de randonnées de 2 jours dans la région? Il parait que fin septembre il n'y ait plus de bus de Porto-Vecchio aux plages des environs. Est-il facile de trouver une voiture de location sur place pour une journée? Et de le rendre le lendemain a Bonifacio?
D'autres commentaires sur notre itinéraire seront les bienvenus.
Oracio
Merci a tout le monde pour la quantité d'information publiée sur la Corse dans ce forum.
Nous partons en couple dans l'île de beauté le 6 septembre pour 15 jours. Nous arrivons en avion par Calvi, et nous quittons l'île en bateau depuis Bonifacio. Pour nous déplacer, nous utiliserons nos pieds, et le transport public quand nécessaire.
Nous avons construit un petit itinéraire, que pourra être modifié en fonctions des aléas. Calvi. Traversée a pied de 7 à 8 jours de Galeria à Corte, suivant une partie des Mare et Monti et Mare a Mare Nord, avec petite déviation pour visiter Porto. Ajaccio, juste le temps entre le premier train qui arrive de Corte et le dernier bus qui part pour Sartène. Sartène. 2 étapes du Mare a Mare Sud dans l'Alta Rocca. Porto-Vecchio et ses plages. Bonifacio.
Voici maintenant mes doutes: Après notre première nuit a Calvi, nous partons l'après-midi en bus pour Galeria. Nous voudrions visiter le matin quelques villages de la Balagne, par exemple une balade Aregno, Pigna, Sant'Antonino. Est-il possible de visiter ces villages a pied depuis une des stations de la ligne Calvi - L'Ile-Rousse? J'ai vu qu'il existe une gare appelée Aregno, mais je suppose que elle est située sur la côte. Dans l'Alta Rocca, je pensait réaliser une traversée Zenza - Quenza - Serra di Scopamene ou a l'envers. De toute façon, nous seront obligés de retourner a Sartène pour nous rendre a Porto-Vecchio, car en septembre il n'y a plus de liaisons directes en bus Alta Rocca - Porto-Vecchio. D'autres propositions de randonnées de 2 jours dans la région? Il parait que fin septembre il n'y ait plus de bus de Porto-Vecchio aux plages des environs. Est-il facile de trouver une voiture de location sur place pour une journée? Et de le rendre le lendemain a Bonifacio?
D'autres commentaires sur notre itinéraire seront les bienvenus.
Oracio
Visite de la vallée des Rois depuis Louxor English translation pending
Bonjour
Je me rends à louxor la semaine prochaine. N'aimant les agences et autres excursions des TO je voulais connaitre les moyens de transport qui existe pour me rendre par mes propres moyens à la vallée des rois et aux temples de louxor et karnak. Taxi, bus ? et combien en moyenne dois je prévoir. Nous sommes trois filles et voulont vraiment faire les choses par nous meme.
Merci
Achami
Je me rends à louxor la semaine prochaine. N'aimant les agences et autres excursions des TO je voulais connaitre les moyens de transport qui existe pour me rendre par mes propres moyens à la vallée des rois et aux temples de louxor et karnak. Taxi, bus ? et combien en moyenne dois je prévoir. Nous sommes trois filles et voulont vraiment faire les choses par nous meme.
Merci
Achami
Météo à Chiang Mai, Bangkok et Phuket en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que les posts météo existent par centaines sur le forum, j'ai également regardé tous les sites météo du Web, je connais par coeur les 3 saisons du nords et les 2 saisons du sud, les précipitations ....., je sais que le mois d'octobre est pas top mais j'ai pas le choix, alors je souhaitais avoir l'expérience des membres étant allé en thailande les mois d'octobre ces dernières années et connaitre précisément leur point de vue sur les conditions météo à
1) Chiang Mai 2) BKK 3) Phuket
Merci mille fois d'avance
Fab
Je sais que les posts météo existent par centaines sur le forum, j'ai également regardé tous les sites météo du Web, je connais par coeur les 3 saisons du nords et les 2 saisons du sud, les précipitations ....., je sais que le mois d'octobre est pas top mais j'ai pas le choix, alors je souhaitais avoir l'expérience des membres étant allé en thailande les mois d'octobre ces dernières années et connaitre précisément leur point de vue sur les conditions météo à
1) Chiang Mai 2) BKK 3) Phuket
Merci mille fois d'avance
Fab
Avis sur itinéraire en trente jours en Amérique Centrale English translation pending
Holà,
Je pars en janvier pour 3 mois en Amérique central.
J’atterris à Cancun le 3 janvier et repars de Cancun le 22 mars.
Je voudrais descendre jusque au Costa Rica pour rejoindre des amis mi février pour 2 semaines.
Je voudrais savoir si sa vas pas être le stresse de faire ses pays :
Dépars Yucatan et Chiapas (je ne sais pas encore quoi visiter dans ses régions, si vous avez des endroits incontournable c’est volontiers) puis une partie du Guatemala (Zaculeu, Antigua, Atilan, Chichicastenango, Monterico), ensuite Honduras je ne sais pas trop ou m’arrêter alors si vous avez des bon plans c’est volontiers, et Nicaragua (Matagalpa, Leon, Managua, Granada, San juan Del Sur, Ometep).
Est-ce possible de faire ses pays sans trop stresser en 30- 31 jours ?
Merci pour vos conseils.
Delta du Mékong (Vietnam) English translation pending
Bjr Abalone,
je sais que tu es le spécialiste de cette destination😉
je vais au VN du 28/11 au 11/12/07 je compte rester dans le sud et visiter le Delta j'aurai quelques questions 😛 à te poser, si tu veux bien.
Peut on facilement visiter et se déplacer dans le delta, bateau, bus, taxi etc j'ai cru lire quelque part que celà n'était pas aisé
Ou faut il mieux le faire avec un circuit organisé. Pour notre part nous souhaitons prendre notre temps et aller à notre rythme
Nous disposons de 12j sur place est ce trop long pour ne rester que dans le delta, nous pensions faire, HCM My Tho, Vinh Long, Can Tho, Chau Doc, Ha Tien et revenir vers HCM par Rach Gia
Que penses tu de ce circuit et as tu quelques idées
Si trop long peut on envisager d'aller jusqu'à Dalat?
Y a t il des difficultés pour trouver des chambres d'hotel à cette période? et par la même occasion si tu as de bonne adresse😏
Peux tu me donner quelque idées de prix pour se déplacer par les moyens locaux et des chambres d'hotel, afin d'avoir une idée du budget sur place
J'ai fait le VN du nord au sud en 2005 mais en voyage organisé
Tu peux me répondre par le forum pour que d'autre forumistes profite de tes idées
Merci bcp pour tes réponses
amicalement
Récit complet de notre voyage à Walt Disney World English translation pending
Bonjour
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.