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Documents exigés à la douane française pour un voyage en Algérie? English translation pending
by Bachir10 · 2009-06-27 · 13 replies
Bonsoir, ma question est la suivante : ma fille mineure a perdu sa cni francaise et elle doit se rendre avec sa mere en algerie je précise qu'elle voyage avec un passeport algérien individuel et possede un passeport francais le fait de ne pas posseder la cni lors du passage au niveau de la PAF D'orly peut etre un probleme ? merci de votre réponse .
Utiliser le système ferroviaire français pour se rendre de Paris à Cannes? English translation pending
by Rocker25 · 2009-06-17 · 4 replies
Bonjour ! Je pars pour la France dans 2 semaines je passe quelques jours à Paris et ensuite je descend sur Cannes. Je me suis acheté un passe 3 jour 1 mois (pour 1 pays) pour voyager. Cela dit, je suis un peu perdu avec le système de train en France , TGV, TER, réservation, pas de réservation, les milliers de gares... 🤪 Au Québec, c'est vraiment pas un système développé de la sorte !! Donc... mes questions  : quels trains dois-je prendre pour allé à Cannes ? A partir de où à Paris ? Dois-je faire une réservation étant donné que j'ai une passe ? Est-ce possible d'acheter mon billet la journée même du départ ?😕 Merci beaucoup de votre temps !🙂
Billets d'avion pas cher Nice-Monastir? English translation pending
by Rihab83 · 2009-06-16 · 4 replies
Bonjour😉 je cherche un billet d'avion pas cher NICE-MONASTIR du 30 juin au 15 août
Croisière sur le MSC Fantasia au déart de Gênes (Italie) le 5 avril 2009 English translation pending
by Philbrig06 · 2008-12-28 · 5 replies
Je suis à la recherche de personnes qui feront comme nous la croisière sur le MSC FANTASIA au départ de Gênes le 05 avil 2009 et qui partiront de Nice. Amicalement, BRIGITTE
Petit tour de France par les départementales English translation pending
by Acetwin · 2008-08-05 · 7 replies
Salut à tous .... !

Dans la semaine je pars faire un petit tour en France par les départemetales et nationales, je suis de Boulogne sur mer mon parcour n'est pas prédefini mais à peu près Reims Grenoble Toulon Montpellier Limoges Rouen. J'ai 28 ans je roule seul en Café Racer, voila a peu près tout. Si vous connaissez de beaux coins des bons campings des belles routes des bons pub à l'esprit motard et plus particulièrment cafè racer ............

Au plaisir de lire vos réponses merci

Tchoussssss 🙂
Augmentation de carburant par Corsairfly English translation pending
by Nathlylou · 2008-06-06 · 23 replies
Bonjour!! 😉 nous partons pour le Paladien Le marina🙂, en discutant sur les forums, j 'ai appris que nous allons faire une escale à Lyon de 1h30, à l'allé et au retour... en sachant que nous partons de Marseille pour aller a Orly, et de Orly, on descend à Lyon pour une escale, si on l'avait appris nous n'aurions pas pris le vol de Marseille Orly, en sachant que nous somme a 3 heures de Lyon en voiture.... Lors de la reservation rien nous a ete dit....arf😐 et ce matin, on vient de me telephoner pour me dire qu'une augmentation de carburant est a payer avant la depart de 237euros....rff😐😕et je lui ai demandé si elle etait au courant pour l'escale, mais elle n a pas pu me renseigner..... croyez vous que c'est normal, de ne pas etre au courant de cela??😛 a BIENTOT NATH
Vol Paris-Miami via l'aéroport de Londres Heathrow English translation pending
by Superman7 · 2008-02-29 · 2 replies
Bonjour,

J'ai reservé voila 2 mois une vol Paris-Miami via Londres Heathrow et j'ai seulement 1h35 de correspondance mais dans le meme terminal (terminal 5 je suis aller voir sur le site de british airways) est-ce assez ?

Peut-on faire suivre les bagages dès paris (je veux dire par la que je ne recupere pas mes valises une fois mon vol arrivé a Londres mais une fois arrivé à Miami (j'ai déjà fais ca sur Air France sur un vol Ajaccio-Marseille / Marseille-Barcelone et tout c'est bien passe...)) est-ce possible sur British Airways ?

Concernant les pertes de bagages cela va peut etre s'arranger du fait que British Airways auront un terminal exclusivement pour eux...? Je dois avouer que je suis assez stresse du fait de voir ce que vous dites et de ce qui se dit dans les autres forum... est ce que quelqu'un pourrait donc repondre a mes inquiétudes...,

Merci beaucoup d'avance
Danger en Mauritanie pour deux voyageurs seuls à vélo? English translation pending
by Sebgou · 2008-01-02 · 21 replies
Bonjour Nous partons à deux en Mauritanie en février et sommes en vélo seuls. Y'a-t-il un danger réel? Si certains sont en Mauritanie actuellement, quel est le climat pour les touristes. Merci de vos réponses
Vos projets de voyage à vélo pour 2008? English translation pending
by Vigognes · 2007-12-31 · 91 replies
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année pleines de projets...et de réalisations.

Ce serait sympa, en quelques lignes, de nous exposer vos projets. Pour nous en 2008 nous avons dans les "cartons":

-Un circuit en famille dans la province de l'Aragon en Espagne pendant les vacances de Pâques.

- 4 ou 5 semaines en Turquie, toujours avec les enfants, avec un circuit dans les Cappadoces et sur les bords de la mer noire (il parait qu'il fait moins chaud ici en été!!!)

A bientôt Pierre
Transort Toulon-San Francisco avec Lastminute English translation pending
by FairPlay · 2007-09-08 · 4 replies
Bonjour, je pars de la fin avril à la fin mai dans la famille à San Francisco, je cherche le transport le - cher possible, j'ai trouvé (entre autres) le combiné lastminute.com : Toulon-San francisco avec Air France, sont-ils fiables? qu'en pensez-vous? j'ai regardé pour Toulon ou Marseille-Paris et ensuite Roissy-S.F. mais les horaires ne sont pas conciliables, etc. Si vous avez fait ce transport, et si vous avez fait mieux, dites-le moi, merci beaucoup, URGENT! cordialement
Air Austral ouvre Toulouse/St Denis English translation pending
by Shark1 · 2006-12-05 · 4 replies
Ca y est Air Austral va débarquer 0 Toulouse en mars 2007.🙂 Air Austral va lancer une ligne TLS-Réunion hebdo en B777 chaque mercredi dès le 28 mars 2007. Un second vol hebdo prévu le lundi sera assuré dès le 2 juillet 2007. Le liaison sera couplée aux vols de Lyon et Marseille. pour rappel, Corsair programme déjà cette ligne une fois par semaine !
Tarifs pour transiter un camping-car en cargo au départ de France pour les Etats-Unis English translation pending
by Kenzoe · 2006-07-23 · 21 replies
Bonjour,

nous cherchons sans aucun succès une compagnie pour transporter un camping-car uniquement (nous prenons nous un vol) pour le récupérer aux Etats-Unis; apparemment deux seuls endroits pour effectuer la traversée ; le Havre et Marseille mais malgré nos recherches net aucun renseignement sur le prix etc.....

merci merci
Conseils pour un itinéraire logique en Europe English translation pending
by Vana · 2006-03-25 · 7 replies
bonjour à tous !

je compte visiter l'angleterre, la france, la belgique, l'allemagne et les pays-bas au mois de mai. je débarque en angleterre, mais je ne sais pas dans quel ordre visiter les autres pays alors ce serait apprécié que quelqu'un me dise si ce que j'ai pensé faire a du sens : angleterre (7 nuits) belgique (3 nuits) pays-bas (3 nuits) allemagne (13 nuits) france (10 nuits) belgique (3 nuits) angleterre (seulement pour prendre l'avion)

je dois "diviser" mon séjour en belgique en 2 puisque mon partenaire de voyage ne compte pas y rester longtemps.

merci de me conseiller !
Atlas Blue English translation pending
by Nac · 2006-02-09 · 35 replies
Bonjour à tous! Je pars en Juin au Maroc pour un dizaine de jours et je me pose pas mal de questions sur la nouvelle compagnie Atlas Blue dont les prix sont vraiment très attrayants. Quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec eux ? Niveau sécurité, c'est ok ou limite ? 🙂Merci à tous ceux qui prendront le temps de me renseigner ...
Envie de tout lacher!! English translation pending
by Trififi · 2005-05-30 · 47 replies
ça fait un temps maintenant que je voyage seul.

Et à chaque fois que je suis revenu à la case départ, je n'ai eu qu'une envie, partir pour réaliser mon idée que j'ai en tête depuis maintenant 10 ans.

Vivre juste pour vivre

je suis à la recherche d'un moyen, bon j'en ai déjà essayer plusieurs qui m'ont semblé bonne, mais je pense que j'étais encore un peu trop jeune et ignorant sur le monde et les gens qui font le monde.

ce qui fait que je me suis ramassé déjà plusieurs fois.(à cause des gens qui profites de ma gentillesse)

Mais suite à mon dernier pépin (voir sujet dans mon profil) j'ai encore plus envi de partir et de vivre à l'aventure(bon c'est un grand mot)et vivre de ce que le lendemain me donnera sur mon chemin.

j'ai déjà vecu sur une ile quasi désete, je sais pêcher à la main, etc....ce qui veut dire donc qu'en pleine nature je trouve toujours un moyen de survivre.

là je suis rentré en Aout 2004, on m'a conseiller de me calmer un peu et qu'il était peu etre enfin le temps pour moi de me stabiliser et de construire une vie.

C'est ce que je fais, je me suis pris un appart, un travail . mais j'ai pas trouver la femme...lol

mais je me rend compte à nouveaux que je ne suis pas heureux en restant ici, que je fais ce que l'on me demande car on pense que c'est ce qu'il y a de mieux.

Donc je me suis promis de mettre de l'argent de coté pour repartir, mais cette fois pour de bon.(quitte à y rester dans mon voyage........on sait jamais faut tout prévoir.......lol)

afin de trouver un endroit et un mode de vie qui me plaise sur cette terre.

j'ai l'impression depuis tout petit de ne pas etre né à la bonne époque et au bon endroit.

Vous comprennez ce sentiment.????

Avec le temps, j'ai vu mes erreurs et j'imagine un peu comment procéder pour partir définitivement.

Bon je lance le truc aujourd'hui................départ pas de date encore!!!!!!!

(certain on vu le film la plage....the beach...... avec di caprio?) ben je crois que je suis fait pour vivre de la même manière que ce groupe de gens sur cette ile.

bon le film est pas terrible, mais l'histoire veut dire beaucoup sur le monde.(surtout à le fin quand tout le monde est obligé de revenir à la vie normal.)

j'aimerai bien rassembler un groupe de gens qui désirerait vivre de cette manière et partir tous ensemble le jour opportun venu, pour faire enfin ce que je désire le plus dans ma vie.(mais ce n'est peu etre qu'un rêve????)

Etant un homme qui a l'habitude de voyager seul, de dormir au sommet des montagne seul et sur les plages seul.

je me suis enfin rendu compte que c'était en fait ma nature d'être comme ça et de voyager de cette manière.(à l'aventure)

Certain m'ont traiter de fou, oui c'est vrai, ils m'ont dit que j'étais fou de faire tout ces voyages seul.mais je me suis toujours bien préparer même parfois trop bien.(c'est peut etre pour cela que je suis à chaque fois revenu, j'avais toujours tout prévu en cas de pépins d'avoir besoin d'aide.........merci papa et maman.lol )peut etre que si il n'avaient pas été là, je serai je sais pas où et non pas en train de vous raconter tout cela sur internet.

j'aurais alors été obligé de puiser dans mes dernière réserves afin de survivre seul.

que pensez vous de tout cela?

pure folie?

ou rêve à réaliser?

afin d'être enfin heureux ............................😉
France en camping-car en janvier/février English translation pending
by Enfamille · 2004-11-01 · 15 replies
Est-il possible d'utiliser un camping-car en France au mois de janvier et février? Je parle de température et des vidanges à faire.

Merci
Casa marina bay avec Promovacance English translation pending
by Ricard83 · 2004-08-08 · 1 reply
Salut à tous

Partant avec promovacance au casa marina bay le 29 septembre 2004, je recherche des infos meme aproximative sur les horaires d'avions : Paris/Puerto plata(le 29/09/2004) et Puerto plata/Paris(le 14/10/2004) pour me permettre de preparer l'acheminement Marseille/Paris et surtout ne pas rater l'avion😕

Pour l'instant mes seules infos sont:Companie Corsair(charter) et Aéroport d'Orly

Merci pour les infos et je promet un compte rendu au retour du parad.... oh pardon du casa marina bay

à+
Groupe croisière en vue du tour du monde MSC en janvier 2021 English translation pending
by Patrickvéro · 2020-03-30 · 5 replies
bonjour, j'ai vu sur ce forum qu'un groupe se forme en vue du TDM de msc en janvier 2021et j'aimerais vous rejoindre ayant une réservation pour ce voyage, et serais contente de partager les préparatifs avec quelques conseils merci d'accepter ma demande et de reprendre contact, à bientôt véronique
Suivi avancement de visa pour la Chine sur Visa for China English translation pending
by DB63 · 2019-10-09 · 11 replies
Bonjour, Une question concernant le suivi de l'état d'avancement des visas sur le site Visa for China. Il y a un indicateur qui indique l'état d'avancement. Dans mon cas, il m'indique qu'il est arrivé, mais l'indicateur est rouge. Hier, c'était sur avis du consulat et il clignotait en rouge. Bref, ça avance mais je voudrais être sur que le visa est bien disponible. En effet, ce n'est pas moi qui vais le récupérer. Si il y a un problème, inutile d'envoyer quelqu'un à ma place, puisque moi seul pourrai répondre à un complément d'information ou refaire la demande. Un membre de ma famille qui a fait sa demande de son coté semble se rappeler que pour lui, c'était vert. Si vous êtes dans ce même cas, pouvez vous m'indiquer la couleur de l'indicateur ? Merci d'avance...ça pourrait éviter 3 à 4 h de déplacement pour rien à un ami !
Dix jours dans un village Dong English translation pending
by Jollyjumper3 · 2019-08-24 · 0 replies
bonjour à tous, en particulier pour remercier tous les membres du forum, voici mon retour sur 10 jours passés dans un petit village Dong , Shandiping qui se trouve près d'un village bien plus touristique du nom de Zhaoxing dans la province du Guizhou.

J'y étais allé 2 jours l'année dernière, toujours à la même période ( juillet-août).Après un vol Marseille-Chengdu et quelques jours à Chengdu où j'ai pu faire l'acquisition de l'indispensable poêle à crêpes dans la maison du bonheur ( c'est la traduction littérale des magasins carrefour en chinois). Pour y aller , il suffit de prendre un billet de train pour Congjiang ( gare TGV construite peu pour desservir le village de Zhaoxing de hordes de touristes chinois). Et là il faut louer une voiture pour Shan4di4ping2 (les chiffres correspondent aux tons). J'ai réussi à louer une voiture pour 200 yuans en négociant à peine. Et me voilà à Shandiping. Mais ce n'est pas vraiment le havre de paix dont je me rappelais! On est en train de refaire une nouvelle tour tambour ( c'est l'un des trois trésors du peuple Dong avec les ponts du vent et de la pluie et le Kgal Laox ). J'apprendrai que le village s'est cotisé à hauteur de 80000 yuans pour cela et que le les travaux vont durer 6 mois. Les troncs proviennent de la forêt voisine et sont travaillé sur place avec un cocktail d'instruments rustiques et mécaniques.



Mais l'animation est aussi assuré par un groupe de jeunes chinois des villes venus découvrir la campagne.

Nice, premier aéroport français régional relié à la Chine English translation pending
by Fred418 · 2019-06-21 · 35 replies
Dès le 2 août, trois Airbus seront affrétés chaque semaine entre Pékin et la Côte d'Azur. La plateforme azuréenne devrait l'officialiser dans la journée.

Et comme nous l'avancions, c'est le plus gros opérateur de l'empire du Milieu qui assurera ces vols. "C'est la compagnie Air China qui assurera cette liaison, avec un A330 de 227 places, trois jours par semaine: le mercredi, le vendredi et le dimanche", a indiqué Dominique Thillaud, président du Directoire d'Aéroports de la Côte d'Azur, Le vol inaugural aura lieu le 2 août.

La liaison directe entre Chine et Côte d’Azur est un vieux serpent de mer. Depuis près d'une décennie, sa création revient régulièrement sur la table. Elle réparerait ainsi une "anomalie": Nice est la destination française préférée des touristes chinois après Paris. Or seule la capitale dispose de liaisons avec le Céleste Empire. Chaque année, 125.000 Chinois séjournent sur la Côte d’Azur, d’après le Comité régional de tourisme qui ambitionne de doubler ce chiffre d’ici 2025. Prévoyant, l’aéroport avait fait traduire en mandarin son site internet, ainsi que de nombreux panneaux d’information dans ses terminaux.
Groenland en ski / pulka: fjord d'Uummannaq - péninsule de Nugssuaq English translation pending
by Pierresd · 2019-03-25 · 9 replies
Fin décembre 2018 : c’est la période de préparation de la randonnée en ski nordique et pulka du mois de mars. Il faut constituer l’équipe, choisir la destination, réunir le matériel… L’examen des cartes des glaces montre que tout le réseau de fjord dans la région d’Uummannaq sur la côte Ouest du Groenland est relativement bien pris. Les montagnes de la presqu’île de Nugssuaq semblent être un bon terrain de jeu : à l’intérieur de la presqu’île, un système de larges vallées et de lacs permet de rejoindre le fond du fjord d’Uummannaq. Une boucle en ski nordique/pulka entre montagnes et banquise se dessine peu à peu sur le papier et pendant les vacances de Noël nous prenons nos billets pour Qaarsut, petit village au sud d’Uummannaq. Pour l’équipe cela sera assez simple : nous partirons à deux. Nous nous connaissons depuis 2 ans et avons déjà effectué ce type de voyage. Nous avons cherché en vain d’autres personnes pour être trois ou quatre ou plus mais entre le budget, la disponibilité et le matériel spécifique, réunir un groupe est vraiment l’étape la plus compliquée du voyage ! Dommage, à deux, que ce soit au niveau de la sécurité et de l’entente collective la marge est plutôt réduite… Nous organisons au fil des semaines le voyage et le trajet. Depuis Qaarsut, nous gagnerons Uummanaq en ski pour nous ravitailler. Puis, nous franchirons les montagnes de Nugssuaq par un col glaciaire à 1300 m. Depuis la mer et en début de séjour avec les pulkas pleines cette ascension constitue la principale incertitude du parcours. Grâce à Google Earth et des images aériennes piochées dans un reportage de Faut pas Rêver dans la région, nous pouvons bien préparer cette étape glaciaire : la pente flirte avec les 10° en moyenne et les crevasses sont visiblement peu nombreuses. Nous sommes quand même contraints de prendre tout le matériel spécifique : cordes, baudriers, matériel de mouflage… Après le glacier, le parcours sera plus plat et plus tranquille, à l’intérieur de Nugssuaq un chapelet d’immenses lacs nous ramènera sur la piste reliant les villages d’Ikerasak et de Qaqertaq, cette dernière débouche ensuite sur le fjord d’Uummanaq. Une fois sur le fjord, selon l’avance, soit nous rentrerons sur Qaarsut au plus court, soit nous poursuivrons le voyage dans les multiples bras de mer. L’engagement reste limité, le parcours est encadré de villages que ce soit au sud ou au nord de plus la banquise est largement parcourue par les pêcheurs et les habitants des villages. D’après la carte au 1/250 000 de la région, quelques cabanes ponctuent le parcours notamment sur la banquise, nous verrons sur place si elles existent encore et disposent d’un moyen de chauffage, nous comptons davantage sur la tente que sur ces abris. Les ours sont apparemment peu nombreux dans la région mais chaque année quelques uns sont quand même signalés sur le fjord d’Uummannaq. Emporter un fusil et un système d’alarme semble être prudent. Nous contactons l’agence UummannaqSeasafaris basée à Uummanaq et gérée par Paaluk, natif de la région. Il nous loue donc un fusil pour les quinze jours de notre périple. Nous trouvons quelques récits de rando en été sur Nugssuaq mais pas grand-chose en hiver (à part un recit de Marc Breuil sur l’île d’Upernivik plus au nord). Toutefois grâce à Paaluk et à d’autres habitants d’Uummannaq nous savons que la banquise sera excellente, cette année dès mi janvier le fjord est praticable en traineau. Du fait des contraintes professionnelles, nous partons les 15 premiers jours de mars. Ce n’est pas une date optimale : c’est la période la plus froide de l’année et la durée du jour bien qu’augmentant rapidement est relativement courte. En début de séjour, dès 18h, dans la tente nous aurons besoin de la frontale. De plus, le rayonnement solaire est plutôt faible : nous constaterons qu’à 14h en plein soleil, la température est presque identique (comprendre tout aussi basse) qu’à 7h du matin à l’ombre. Partir fin mars/début avril est une option plus confortable pour profiter de la chaleur du soleil….

J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)

J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.

28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.

1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.

Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !

2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.

Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.

A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.



Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !

3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.

Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.

4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.

L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.

Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.

5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.

La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.



Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.

La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.

6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…

A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.

7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.



Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.

8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.

Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.

Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.

De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.

9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.

A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.

A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.

Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…

Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.

10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.

Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
Discussion autour du thème du mois de mars 2019: "Le ciel dans tous ses états" English translation pending
by KaniBé · 2019-03-01 · 238 replies
Pour toutes discussions etc, c'est bien ici Pour poster les photos participant au concours, c'est là: https://voyageforum.com/v.f?post=9342735;live=1;
Quels organismes pour obtenir un visa chinois? English translation pending
by Chiffonnette · 2018-04-23 · 4 replies
Bonjour, A quels organismes, par voie postale vous adressez vous pour obtenir un visa touristique ? Lequel est le moins cher ? Merci
Croisière sur le Norwegian Spirit English translation pending
by Lepellerin · 2018-03-07 · 5 replies
Cinquième croisière avec la Norwegian Cruise Line sur 5 ou 6 ans. Toujours très content, mais là...catastrophe de chez catastrophe. Quelle déception! Un bateau sur lequel j'ai déjà fait une croisière et qui est devenu très vieillissant. Fuite d'eau dans la cabine (6008), moquette trempée et 2 jours pour pouvoir réutiliser la cabine. Qu'à proposé NCL en compensation: nous mettre dans une autre cabine, mais cabine intérieure soit en catégorie inférieur à ce que j'avais acheté. Bonjour le sens commercial. Alors nous avons pris l'autre proposition, soit un dîner au restaurant français dont les profitéroles de la carte ne contiennent ni glace, ni chocolat! Un cocktail pour les membres à partir de "Silver" qu'il aurait mieux valu pour NCL supprimer tellement il faisait pitié à voir. Le buffet du midi: une catastrophe. Tous les jours les mêmes plats et de qualité médiocre. Le service très lent car on sent un manque de personnel flagrant par rapport à avant. La qualité des restaurants le soir est nettement en baisse par rapport à avant. Enfin, un changement d'itinéraire qu'on vous annonce à l'enregistrement au port de départ (Barcelone) mais après avoir signé tous les papiers d'enregistrement. Bravo l'honnêteté. La croisière au départ de Barcelone le 23 février 2018 devait se rendre aux Canaries (2 escales) et à Funchal (escales qui avaient motivé la majorité des clients) escales remplacées par Carthagéne, Palma et Marseille. Waouhhh! Un record de vitesse lente: Palma-Marseille avec 1 journée mer!!! Conclusion: j'ai la nette impression que NCL tente de battre le record de rentabilité en se moquant éperdument des clients, l'essentiel étant pour eux d'encaisser sans se soucier de leurs clients. Pour moi c'est terminé chez NCL et je laisse cette compagnie à sa mentalité trash.
Nouvel An 2017 - 2018 à Lyon English translation pending
by BobbyB91 · 2017-12-08 · 1 reply
Bonjour tout le monde! Je vais passer les fête de fin d'année à Lyon avec 4 amis. Nous aimerions profiter du 31 Décembre pour sortir et faire quelque chose de différent cette année. Si vous avez des idées n'hésitez pas à me les faire parvenir. MERCI😄
Salon dans les aéroports English translation pending
by Tardif1264 · 2017-11-27 · 10 replies
J’aimerais savoir s’il existe une carte de crédit pourrait donner accès à un salon dans les aéroports? Autant en Europe que dans les États Unis... Peux être autre genre de carte...
InterRail Global Pass en Europe: départ / retour pays d'origine? English translation pending
by Getout · 2017-06-27 · 15 replies
Bonjour,

J'aimerais souscrire à un pass de Interrail qui permet de visiter plusieurs pays d'Europe au court d'une durée prédéfinie. Cependant, il est précisé que "L'Interrail Global Pass est valable pour 1 trajet au départ et 1 trajet au retour dans votre propre pays de résidence."

Je n'arrive pas à les joindre pour avoir davantage d'informations à ce sujet. Est ce obligatoire ? Qu'en est il autrement, le pass ne sera pas valide ?

Merci à ceux qui auraient souscrit à cet achat.

Bonne journée à tous

Ctx.
XL Airways: vols sur les Antilles English translation pending
by Rabu · 2017-03-28 · 93 replies
La compagnie française annonce un renforcement de son offre vers les aéroports de Fort de France-Martinique Aimé Césaire et de Pointe à Pitre-Guadeloupe Pôle Caraïbes, à compter du 1er janvier 2018.... plus de 33.000 sièges proposés sur des vols directs depuis la province. Cela fera peut être baisser les prix des vols? 🙂
Les Cinque Terre, le temps d'un week-end English translation pending
by Yadin · 2016-12-16 · 26 replies
Bonjour,

Je suis heureux de vous présenter mon nouveau carnet de voyages, vers une destination très prisée des voyageurs : Les Cinque terre, en Ligurie.

Nous sommes le 11 novembre 2016 et nous avons décidé de passer ce long week-end en Italie.

Vous trouverez ici les détails de l’organisation et du budget, ainsi que le récit jour par jour.

L’organisation :

Je me suis aidé de voyage forum, de booking, de
http://www.cinqueterre.eu.com/fr/meteo-cinq-terres et du guide du routard pour préparer ce périple.

J’avais une appréhension concernant les parkings, la circulation en train, les visites, mais tout s’est très bien passé. Nous avons opté pour laisser la voiture au parking de la chambre d’hôte (gratuit) et voyager en train et à pieds entre les villages.

Cala a donné :

Jour 1 : Marseille-Monterosso et visite de Monterosso

Jour 2 : Randonnée Monterosso-Vernazza (2h), beaucoup de marches, visite de Vernazza Trajet Vernazza-Corniglia en train + navette locale pour éviter les 377 marches, visite rapide de Corniglia (c’est miniscule). Trajet Cornigila-Riomaggiore en train, visite de Riomaggiore. Trajet Riomaggiore-Manarola, visite de Manarola : coucher de soleil fantastique Trajet Manarola-Monterosso, soirée à Monterosso

Jour 3 : Monterosso-Portofino en passant par Levanto pour faire le plein d’essence (important car pas de station après) La voiture a été garée au parking hors de prix de Porto Fino (5,50€ de l’heure) Visite de Portofino et marche vers le phare Déjeuner à Santa Margharita et retour vers Marseille vers 14h30.

Le budget :

Hébergement au B&B Le Giare (formidable) de Monterosso : 160€ pour 2 nuits avec petit déjeuner inclus / parking gratuit. Le B&B est situé à 15 minutes à pied de la gare (attention, ça monte sec au retour).



Péages Marseille-Levanto-Marseille : 96.80€ (dont 54.20€ en Italie) aller retour. Essence : 100€

Restaurants : 170€ à 2 pour 5 repas

Transports locaux : 2 pass train/navettes locales à la journée : 26€ à 2

Parking Portofino 11€ et Santa Margharita 3€ (2 heures pour chacun)

Total : 552.80€ à 2

Le déroulé du séjour :

Vendredi 11/11/2016 : Météo gris/ éclaircies, 13°C

Après 5h30 d’un trajet assez fluide depuis Marseille, nous voici à Monterosso vers 15h30. Nous nous installons au B&B Le Giare et y laissons la voiture. Vers 16h, nous voici au bord de la plage de Monterosso, sur la belle promenade. Il flotte ici un charme hors saison, c’est un peu mort mais c’est romantique. Le coucher de soleil depuis le couvent et les ruines du château est magnifique. Une fois la nuit tombée, il n’y a pas grand-chose à faire, nous allons donc nous réchauffer dans un bar en attendant d’aller au resto. Ce sera un peu galère d’en trouver un, car ils sont tous complets. Nous testons donc le Pazzo qui s’avère être une arnaque à touriste : 18€ pour 5 gambas qui se battent en duel, c’est cher payé !! Nous prenons donc soin de réserver notre resto pour le lendemain soir, puis allons nous coucher.



Samedi 12/11/2016 : Météo : plein soleil, 15°C

Après un petit déjeuner fantastique au Giare, nous entamons la randonnée de Monterosso vers Vernazza. Le sentier littoral étant fermé, nous passons par la montagne. Le sentier démarre derrière la mairie et compte de nombreux escaliers. C’est assez physique pendant la première demi-heure, puis ça va, par la suite.



Ce sentier est un vrai bonheur. Nous sommes entourés d’oliviers, de bougainvilliers, de vignes en terrasse, nous surplombons la mer sous un soleil radieux et agréable. L’arrivée sur Vernazza est de toute beauté. Dommage, toutefois, que le village soit en contre jour.



La visite est assez rapide. Pour 1.50€, nous montons au sommet de la tour du château qui domine le tout. La vue à 360° est à couper le souffle.





Nous achetons ici de quoi becter et prenons le train vers Corniglia.

La gare de ce petit village est au pied d’un escalier de 377 marches que nous prendrons soin d’éviter. En effet, le pass comprend les navettes locales, dont les horaires sont calqués sur l’arrivée des trains. Une fois au centre du village, nous arpentons ses jolies ruelles jusqu’au belvédère. Une fois encore, la vue est à couper le souffle. En face il y a la mer qui scintille, derrière nous, la montagne, les oliviers, les pins et les vignes. Les falaises plongent à pic dans la grande bleue. On se demande comment font les pins, les rosiers, les bougainvilliers et les figuiers de barbarie pour pousser en équilibre de la sorte.



Nous descendons les 377 marches et retournons à la gare. Nous montons dans le premier train et nous apercevons qu’il ne s’arrête pas à Manarola, le prochain village. Du coup, nous entamons la visite de Riomaggiore en prenant soin de vérifier les horaires et arrêts du train retour.

Nous descendons au petit port, plein de charme et de cachet. Les maisons colorées sont magnifiques, comme agrippées à la falaise.





La visite du village, ses ruelles aux escaliers interminables, est magnifique. Le belvédère, la vue et la végétation sont superbes. Vous le devinez, nous avons adoré. Le seul bémol fut notre incapacité à trouver un glacier ouvert. Le hors saison a ses limites dans les visites. Nous reprenons le train, en nous assurons qu’il s’arrête bien à Manarola. Une fois arrivés au village, nous nous rendons au belvédère. Le soleil se couche, la lumière est magique et éclaire le village avec une grande douceur. C’est un instant unique.



Nous trouvons un bon glacier pour la dégustation presque obligatoire des glaces italiennes !! Puis nous remontons la rue principale et faisons un peu de shopping dans les boutiques de produits artisanaux. Alors que la nuit est tombée, nous retournons à la gare et prenons le train pour Monterosso. Il y a en a un par heure, il ne faut pas le manquer. Une fois à Monterosso, nous nous reposons quelques heures avant le repas du soir au restaurant l’Osteria, notre adresse préférée ici. Ce resto est un vrai délice et le service est très sympa.

Dimanche 13/11/ 2016 : Météo, nuageux avec éclaircies 15°C

C’est le dernier jour. Plutôt que de rentrer directement vers Marseille, nous décidons de visiter le fameux Saint-Tropez italien, Portofino.



Nous partons de bonne heure et arrivons avant les flots de touristes, vers 10h00. Le parking est vide, mais coûte quand même 5.5€ de l’heure !! Nous déambulons sur le joli port, assez préservé, montons à la petite église, perchée sur un falaise, puis marchons jusqu’au phare.



La balade du phare est à faire. Le chemin, bordé de figuiers de Barbarie, d’oliviers, de pins maritimes, longe la mer, le château et les falaises. Le phare a une atmosphère de bout du monde, et nous avons la chance d’y être seuls durant plus de vingt minutes. La plénitude est totale. Le soleil scintille dans une mer bleue azur, on ne veut plus partir.





Mais il le faut bien, il est bientôt midi. Nous reprenons la voiture après avoir payé les 11€ pour les 2 heures de parking, et roulons vers Santa Margharita pour la pause déjeuner. Nous y trouvons un bon restaurant où un délicieux risotto aux fruits de mer nous attendait.

Vers 14h, nous reprenons la route vers Marseille que nous avalons en moins de 5 heures.



Conclusion :

Ce fut un week-end très agréable dans une région superbe que je voulais découvrir depuis longtemps. Voici maintenant les traditionnels plus et moins de la destination.

Les Moins :

Peu de boutiques ouvertes en hors saison, soirée un peu mortes

Une trop grande fréquentation en saison.

Le prix exorbitant des péages de parking et d’autoroute

Les sentiers littoraux fermés depuis des années et qui ne semblent pas près de rouvrir.

Un accueil pas toujours très avenant dans cette région.

Des prix d’hébergements et d’hôtels assez élevés.

Les plus :

Des paysages grandioses

Des villages hors du commun et hors du temps

Pas de voiture

Des transports bien organisés

De belles randonnées

Un climat agréable même l’hiver

Un espace préservé bien que très fréquenté

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