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Pain de sucre au Corcovado English translation pending
Bonjour ,
Je pars en septembre au Brésil ! est-ce que quelqu'un pourrait me dire combien coûte le corcovado+Pain de sucre 2014? merci
Je pars en septembre au Brésil ! est-ce que quelqu'un pourrait me dire combien coûte le corcovado+Pain de sucre 2014? merci
Pain du désert tunisien English translation pending
Bonjour,
Après avoir passé 5 jours dans le désert tunisien à manger le fameux pain cuit dans le sable presqu'à chaque repas, je me demandais si quelqu'un a la recette de ce pain. Notre guide m'assurait qu'il n'y avait que de la farine, du sel et de l'eau mais je me demande comment ces simples ingrédients peuvent donner un pain qui gonfle autant, avec une mie très alvéolée.
Quelqu'un a-t-il la recette de ce pain? Quelle type de farine est utilisée?
Merci!
Merci!
Patin de frein vbrake English translation pending
La dernière fois que j'ai changé mes patins j'ai mis des étriers avec recharches, je me suis dit que c'était un peu plus écolo, que je pourrai plus facilement en emporter en voyage et que ça freinerai mieux. Mais il me semble a l'usage que c'est surtout beaucoup plus cher, que ça ne se trouve pas facilement et que ça ne freine pas spécialement mieux...
La il faut que je les change et je me demande quoi mettre. Qu'en dites-vous ?
La il faut que je les change et je me demande quoi mettre. Qu'en dites-vous ?
Pain, galette, crêpes... English translation pending
Bonjour,
J'habite le sud de la France près de l'Espagne. La culture des autres pays m'intéresse énormément et aussi leur cuisine. Il y a tant de petits plats très simples à faire et qui changent avec bonheur notre quotidien.
Ce qui est le plus difficile à trouver c'est "le pain"
Enfin, c'est comme ça qu'on l'appelle en France. parce que pour le monde entier il est représenté sous toutes formes mais la base en reste tout de même céréales et eau.
Il est de toute façon toujours utilisé en accompagnement ou pour contenir une préparation.
Si vous pouvez me communiquer des recettes d'autant de pays que possible, avec leur non d'origine, j'en serai vraiment heureuse
Merci à tous.
Passez de Joyeuses fêtes de Noël 😉 Palmiera
J'habite le sud de la France près de l'Espagne. La culture des autres pays m'intéresse énormément et aussi leur cuisine. Il y a tant de petits plats très simples à faire et qui changent avec bonheur notre quotidien.
Ce qui est le plus difficile à trouver c'est "le pain"
Enfin, c'est comme ça qu'on l'appelle en France. parce que pour le monde entier il est représenté sous toutes formes mais la base en reste tout de même céréales et eau.
Il est de toute façon toujours utilisé en accompagnement ou pour contenir une préparation.
Si vous pouvez me communiquer des recettes d'autant de pays que possible, avec leur non d'origine, j'en serai vraiment heureuse
Merci à tous.
Passez de Joyeuses fêtes de Noël 😉 Palmiera
Quel patin pour quelle jante? (à vélo) English translation pending
Voilà, cet automne je me suis fait construire deux belles roues en prévision d'un nouveau long voyage à vélo et 2000 kms plus tard je m'aperçois que mes jantes consomment de la gomme à une vitesse folle 😕.
Je suis toujours un peu un blaireau des bois concernant tout ce qui est un tant soit peu technique, donc j'ai besoin des lumières des mécanos virtuoses de ce fil.
J'ai un système de freins sur jante " classique " à cantilevers Deore LX.
Mes jeux de roues précédents, sur lesquels je faisais environ 30 000 kms avant de les remiser au grenier, avaient pour base des jantes Ryde Big Bull. Je n'ai jamais eu aucun souci avec elles, et mes patins duraient vraiment longtemps, même en montagne ou sur des pistes bien poussiéreuses ou boueuses.
Cette fois mon artisan a utilisé des jantes Ryde 19 C x 559. M'apercevant que le freinage n'était pas aussi performant et que je devais ajuster l'étrier en permanence j'ai inspecté ces jantes et je me suis aperçu qu'elles étaient légèrement rainurées ( elles ne sont pas lisses comme celles que j'avais auparavant ). Je pense que c'est ce grain sur la surface qui accélère l'usure de la gomme. Cela va vraiment très vite !
Voici mes questions :
- Quel est l'intérêt de concevoir de telles jantes ? - Y-a-t-il différentes qualités de gomme suivant les marques de patins ( je les achète nus, sans les boîtiers ) ?
L.
Je suis toujours un peu un blaireau des bois concernant tout ce qui est un tant soit peu technique, donc j'ai besoin des lumières des mécanos virtuoses de ce fil.
J'ai un système de freins sur jante " classique " à cantilevers Deore LX.
Mes jeux de roues précédents, sur lesquels je faisais environ 30 000 kms avant de les remiser au grenier, avaient pour base des jantes Ryde Big Bull. Je n'ai jamais eu aucun souci avec elles, et mes patins duraient vraiment longtemps, même en montagne ou sur des pistes bien poussiéreuses ou boueuses.
Cette fois mon artisan a utilisé des jantes Ryde 19 C x 559. M'apercevant que le freinage n'était pas aussi performant et que je devais ajuster l'étrier en permanence j'ai inspecté ces jantes et je me suis aperçu qu'elles étaient légèrement rainurées ( elles ne sont pas lisses comme celles que j'avais auparavant ). Je pense que c'est ce grain sur la surface qui accélère l'usure de la gomme. Cela va vraiment très vite !
Voici mes questions :
- Quel est l'intérêt de concevoir de telles jantes ? - Y-a-t-il différentes qualités de gomme suivant les marques de patins ( je les achète nus, sans les boîtiers ) ?
L.
"Un pain que l'on mange à genoux" English translation pending
"... un pain que l'on mange à genoux"
Je me permets de reprendre ces quelques mots du regretté Léo Ferré. Je suis sûr qu'il m'aurait pardonné s'il a connu Aghrom.
Ce texte aussi a déjà été édité sous un autre titre. Ce sera le dernier que je reprends de mon ancien pseudo que je veux supprimer.
Merci de votre indulgence.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Recette de pain turc English translation pending
pain turque *
ingrédient :
500g de farine 6 c a s d'huile 20 g de sucre 1 c a c de sel 1 sachet de levure de boulanger de l'eau tiède selon l'absorption de la farine 4 c a s de lait en poudre 4 c a c de grains de nigelle 1 oeuf avec un c a s de lait préparation: mélanger la farine, le sel, le sucre, la levure, le lait et l'huile bien sablé ajouter de l'eau tiède petit a petit , jusqu’à obtenir une pâte mole légèrement collante a vos main pétrir la pâte pendant dix minute, couvrir de film alimentaire et laisser doublé de volume diviser la pâte en trois transféré chaque galette dans un plateau au four aplatir la pâte dans les moules et faire l'aide d'une roulette tracez des losanges au centre et laisser doublé de volume badigeonner la surface avec un jaune d'oeuf et une cuillère a soupe de lait parsemez de grains de nigelle faire cuir au four préchauffé a 180° de 20 a 25 minute bon appétit
ingrédient :
500g de farine 6 c a s d'huile 20 g de sucre 1 c a c de sel 1 sachet de levure de boulanger de l'eau tiède selon l'absorption de la farine 4 c a s de lait en poudre 4 c a c de grains de nigelle 1 oeuf avec un c a s de lait préparation: mélanger la farine, le sel, le sucre, la levure, le lait et l'huile bien sablé ajouter de l'eau tiède petit a petit , jusqu’à obtenir une pâte mole légèrement collante a vos main pétrir la pâte pendant dix minute, couvrir de film alimentaire et laisser doublé de volume diviser la pâte en trois transféré chaque galette dans un plateau au four aplatir la pâte dans les moules et faire l'aide d'une roulette tracez des losanges au centre et laisser doublé de volume badigeonner la surface avec un jaune d'oeuf et une cuillère a soupe de lait parsemez de grains de nigelle faire cuir au four préchauffé a 180° de 20 a 25 minute bon appétit
Le Pain! English translation pending
Le pain. L’aliment le plus ancien de l’homme sédentarisé entré dans l’ère de l’agriculture. Une denrée vitale qui a nourri des générations d’hommes depuis des millénaires. Une diversité innombrable de ce met élémentaire, souvent anodin parfois délicieux, se décline à partir d’une recette simple, unique à base de farine, d’eau, de levure. Sa multitude infinie se décline de par sa variété de textures, de formes, de farines, d’eau, de mode de cuisson et de petits secrets jalousement transmis au fil des générations de boulangers ou de traditions familiales, tribales et culturelles.
De nos jours, en occident il s’apparente de plus en plus à du carton pâte ou à du béton ou parfois s’effrite comme du vulgaire plâtre, souvent fade, sans saveur. La société de consommation de masse est passée par là.
Il reste pourtant des artisans soucieux d’élaborer un produit de qualité. Qu’il soit au coin de votre rue ou à l’autre bout du monde, un boulanger sait encore vous combler et vous apporter la joie immense de goûter un produit simple, unique et vrai. L’harmonie conjuguée de l’odeur chaude et suave, de la croûte blonde et dorée, d’un cœur moelleux et délicat vous apporte un bonheur immense, parce que simple, naturel, essentiel, primordial. Cette palette infinie de couleurs blondes, dorées, ocres ou blanc cassé sont un plaisir pour les yeux. Cet éventail d’effluves de blé chaud, ou d’orge brûlant est une joie pour l’odorat. Cette multitude de textures craquantes et croquantes, tendre et fondante, élastique et flexible, onctueuse et souple sont un florilège pour notre palais.
Parlez nous de vos jardins secrets, de vos plaisirs inoubliables de pains d’exception dont vous vous êtes délectés afin de nous faire rêver, afin de ne pas rater ce boulanger rare qui confectionne encore un aliment simplement bon, nourrissant qui enrichira nos voyages de sensations élémentaires mais ô combien bénéfiques. 😉
Beub
De nos jours, en occident il s’apparente de plus en plus à du carton pâte ou à du béton ou parfois s’effrite comme du vulgaire plâtre, souvent fade, sans saveur. La société de consommation de masse est passée par là.
Il reste pourtant des artisans soucieux d’élaborer un produit de qualité. Qu’il soit au coin de votre rue ou à l’autre bout du monde, un boulanger sait encore vous combler et vous apporter la joie immense de goûter un produit simple, unique et vrai. L’harmonie conjuguée de l’odeur chaude et suave, de la croûte blonde et dorée, d’un cœur moelleux et délicat vous apporte un bonheur immense, parce que simple, naturel, essentiel, primordial. Cette palette infinie de couleurs blondes, dorées, ocres ou blanc cassé sont un plaisir pour les yeux. Cet éventail d’effluves de blé chaud, ou d’orge brûlant est une joie pour l’odorat. Cette multitude de textures craquantes et croquantes, tendre et fondante, élastique et flexible, onctueuse et souple sont un florilège pour notre palais.
Parlez nous de vos jardins secrets, de vos plaisirs inoubliables de pains d’exception dont vous vous êtes délectés afin de nous faire rêver, afin de ne pas rater ce boulanger rare qui confectionne encore un aliment simplement bon, nourrissant qui enrichira nos voyages de sensations élémentaires mais ô combien bénéfiques. 😉
Beub
Le pain... au quotidien. English translation pending
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, avec mon mulet pour seul compagnon, porteur et ambulance si besoin. Des moments bien en face de moi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même si là-bas il est difficile de faire admettre (comprendre) cette recherche de solitude aux membres d’une société qui a fait de l’ entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune. Refuser respectueusement l’offre de gîte et couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à votre emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. On accepte alors avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce pain pour le chemin qu’il reste à parcourir.
Au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’une amitié profonde et l’immersion totale dans une famille d’accueil. Dans la vallée d’Anergui j’ai joui de ce privilège. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemàa et de la cuisine s’ouvrent sur l’âme berbère.
Il m’est bien difficile de qualifier par un mot juste la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie. Ce sont quelques-une d’entre elles que j’ai le plaisir de partager sur ce forum et peut-être en partager de nouvelles avec certain(e)s d’entre vous.
Le pain … au quotidien.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet de Mourik et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée . Cela accentue la mélancolie qui se dégage des Ayt Boulmane en cette fin d’hiver. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j’abrège ma ballade matinale et quotidienne dans les cultures.
Au retour je passe devant la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment le clan des Ayt Boulmane à l’extrémité sud de la vallée.
J’y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d’une demi-douzaine de familles ; je devrais dire dans l’intimité d’une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation de quatre générations, sans heurts apparents, si ce n’est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l’hilarité générale.
Les parfums et la chaleur qui s’e dégagent de la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j’étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l’accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine. Fadma me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom.
J’accepte volontiers l’invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l’absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu’il ne faut pas bouder.
Aghrom c’est le pain quotidien au sens propre du terme. C’est la vie du paysan, du labour à la galette. C’est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain » .
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Saadiya et Fadma, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d’automne, grand-mère Rabgha et une autre Fadma, la deuxième jeune femme de Bassou, redescendue avant hier de sa bergerie de Kousser.
Je m’assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l’invité doivent toujours être ménagées, aussitôt Fadma s’empresse de me présenter le coussin fait d’un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l’isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Fadma fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l’intervention péremptoire de grand-mère Rabgha me conduit à accepter l’offre. Visiblement rassurée, l’aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d’une deuxième théière.
Fadma reprend la cuisson. Aghrom n’tafant, une galette d’orge sans levain, que j'apprécie particulièrement, cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Le four est un simple morceau de tonneau recouvert de terre au fond de la pièce. Saadiya y termine la cuisson de son dernier pain. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d’envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l’espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C’est au tour de Fadma n’Bassou. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D’un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d’une vie entière, gestes mille fois répétés, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Saadiya est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n’a pas fait long feu sous le caillou manié de mains de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l’assiette que vient de me tendre Aïcha.
Brahim, le cousin de Saadiya est passé avec un bol de beurre fondu ; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce, comment le savoir, pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Saadiya, sans se démonter et en provoquant l’hilarité générale, l’invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l’ai accompagné sentant sa gène et pour profiter du calme qui règne dans les champs et préserve l’intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu’il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa connaissance du français pour me poser des tas de questions sur « l’autre monde ».
La théière est vide et les pains dorés à souhait. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s’est écoulé sans que personne y prenne garde. Fadma s’en aperçoit, donne une galette à la grand-mère et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l’enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c’est son bébé qui dormait non loin du foyer. Rabgha remplit son brasero. D’autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l’eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Brahim qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu’il fume. Quand il sera marié elle l’acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux.
Il prépare une nouvelle théière, je sors calepin et crayon.
L’affectivité partagée est dans l’air.
D’ailleurs, dans ces montagnes je vis le partage quotidiennement .
Il est valeur commune.
Au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’une amitié profonde et l’immersion totale dans une famille d’accueil. Dans la vallée d’Anergui j’ai joui de ce privilège. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemàa et de la cuisine s’ouvrent sur l’âme berbère.
Il m’est bien difficile de qualifier par un mot juste la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie. Ce sont quelques-une d’entre elles que j’ai le plaisir de partager sur ce forum et peut-être en partager de nouvelles avec certain(e)s d’entre vous.
Le pain … au quotidien.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet de Mourik et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée . Cela accentue la mélancolie qui se dégage des Ayt Boulmane en cette fin d’hiver. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j’abrège ma ballade matinale et quotidienne dans les cultures.
Au retour je passe devant la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment le clan des Ayt Boulmane à l’extrémité sud de la vallée.
J’y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d’une demi-douzaine de familles ; je devrais dire dans l’intimité d’une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation de quatre générations, sans heurts apparents, si ce n’est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l’hilarité générale.
Les parfums et la chaleur qui s’e dégagent de la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j’étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l’accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine. Fadma me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom.
J’accepte volontiers l’invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l’absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu’il ne faut pas bouder.
Aghrom c’est le pain quotidien au sens propre du terme. C’est la vie du paysan, du labour à la galette. C’est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain » .
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Saadiya et Fadma, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d’automne, grand-mère Rabgha et une autre Fadma, la deuxième jeune femme de Bassou, redescendue avant hier de sa bergerie de Kousser.
Je m’assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l’invité doivent toujours être ménagées, aussitôt Fadma s’empresse de me présenter le coussin fait d’un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l’isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Fadma fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l’intervention péremptoire de grand-mère Rabgha me conduit à accepter l’offre. Visiblement rassurée, l’aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d’une deuxième théière.
Fadma reprend la cuisson. Aghrom n’tafant, une galette d’orge sans levain, que j'apprécie particulièrement, cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Le four est un simple morceau de tonneau recouvert de terre au fond de la pièce. Saadiya y termine la cuisson de son dernier pain. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d’envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l’espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C’est au tour de Fadma n’Bassou. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D’un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d’une vie entière, gestes mille fois répétés, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Saadiya est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n’a pas fait long feu sous le caillou manié de mains de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l’assiette que vient de me tendre Aïcha.
Brahim, le cousin de Saadiya est passé avec un bol de beurre fondu ; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce, comment le savoir, pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Saadiya, sans se démonter et en provoquant l’hilarité générale, l’invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l’ai accompagné sentant sa gène et pour profiter du calme qui règne dans les champs et préserve l’intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu’il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa connaissance du français pour me poser des tas de questions sur « l’autre monde ».
La théière est vide et les pains dorés à souhait. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s’est écoulé sans que personne y prenne garde. Fadma s’en aperçoit, donne une galette à la grand-mère et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l’enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c’est son bébé qui dormait non loin du foyer. Rabgha remplit son brasero. D’autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l’eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Brahim qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu’il fume. Quand il sera marié elle l’acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux.
Il prépare une nouvelle théière, je sors calepin et crayon.
L’affectivité partagée est dans l’air.
D’ailleurs, dans ces montagnes je vis le partage quotidiennement .
Il est valeur commune.
Recette d'arepa (pain au maïs) English translation pending
Bonjour,
Petit voyage culinaire à Montmartre, j'ai mangé dans un resto Venezuelien et depuis j'ai déjà essayé 2fois d'en faire mais j'y arrive pas, alors si quelqu'un a une recette de la pâte a arepa je l'a prend avec plaisirs.
Téléphérique au Pain de Sucre (Brésil) English translation pending
Est-Ce une bonne excursion à faire?
Traduction "no pain no gain" en thaïlandais English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai trouvé plusieurs traduction de "no pain no gain" mais aucune ne semble convenir. Je les ai montré à une thailandaise qui m'a expliqué pourquoi elles n'étaient pas bonnes, mais elle ne connaissait pas ce proverbe et ne comprenait pas à quel domaine il s'applique donc n'ose pas me donner de traduction de peur de se tromper. Quelqu'un aurait-il une bonne traduction à le fournir ? Sauf si cela ne peut pas vraiment se traduire en quelque chose ayant du sens ?
Merci d'avance :)
J'ai trouvé plusieurs traduction de "no pain no gain" mais aucune ne semble convenir. Je les ai montré à une thailandaise qui m'a expliqué pourquoi elles n'étaient pas bonnes, mais elle ne connaissait pas ce proverbe et ne comprenait pas à quel domaine il s'applique donc n'ose pas me donner de traduction de peur de se tromper. Quelqu'un aurait-il une bonne traduction à le fournir ? Sauf si cela ne peut pas vraiment se traduire en quelque chose ayant du sens ?
Merci d'avance :)
Trouver du pain d'épice bäremutz de Suisse sur Paris? English translation pending
bonjour a vous tous !!!
je recherche le pain d'épice bäremutz de suisse
pouvez me dire ou je pourais en trouver sur paris ou sur le net
merci
jl
Club med:recette du pain-gâteau au chocolat blanc? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connait cette recette. J'ai eu le bonheur de goûter à ce pur délice lors de mes visites au Club Med à Turks & Caïcos. Je ne trouve malheureusement rien sur internet qui puisse ressembler à ce que j'ai mangé.
Merci !
Quelqu'un connait cette recette. J'ai eu le bonheur de goûter à ce pur délice lors de mes visites au Club Med à Turks & Caïcos. Je ne trouve malheureusement rien sur internet qui puisse ressembler à ce que j'ai mangé.
Merci !
Apporter du pain et Nutella aux États-Unis? English translation pending
Bonjour,
Je vais rejoindre ma copine dans un mois aux etats unis, et en france le pain et le nutella lui avait beaucoup plus.
Elle m'a demandé de lui en apporter. Est-t-il possible d'apporter du pain et du nutella? quel nourriture peut-on apporter?
merci l)
merci l)
Coût du pain, légumes, fruits et viandes au Maroc? English translation pending
bonjour tout le monde 😎
quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le coût de la vie au maroc ( prix du pain legumes fruits viandes )
nous revenons d'un séjour de 3 mois en tunisie et l'année prochaine nous aimerions essayer le maroc
c'est pour pouvoir comparer
merci à tous
claudie 😏
Recette du pain mauritanien? English translation pending
Salut à tous,
L'essentiel est dans le titre! Après quelques séjours à travers la mauritanie et avoir plusieurs fois répété la phrase suivante: "faut que je pense à demander la recette de leur pain, il est troop bon!", je suis une fois de plus rentré en france sans la fameuse recette!! 😕
Est ce quelqu'un pourrait donc me fournir la recette de ces fameux petits pains mauritaniens svp?
Merci d'avance, Nico
L'essentiel est dans le titre! Après quelques séjours à travers la mauritanie et avoir plusieurs fois répété la phrase suivante: "faut que je pense à demander la recette de leur pain, il est troop bon!", je suis une fois de plus rentré en france sans la fameuse recette!! 😕
Est ce quelqu'un pourrait donc me fournir la recette de ces fameux petits pains mauritaniens svp?
Merci d'avance, Nico
Sentier entre Pain de Sucre et le GR58C dans le Queyras? English translation pending
Bonjour, est-il possible de rejoindre la variante 58C après avoir fait le pain de sucre sans revenir sur nos pas soit col vieux, refuge agnel, col agnel ?? Comme nous arriverons de Ceillac, cela nous éviterais de revenir sur nos pas.
A quoi devrais-je m'attendre comme température la nuit dans les queyras? Nous ferons du bivouac et je voudrais savoir quel sac de couchage amener. Je sais que tout dépend de l'altitude et de plein d'autre facteur météo, mais a 3000m je devrais m'attendre a combien de degré??
A quoi devrais-je m'attendre comme température la nuit dans les queyras? Nous ferons du bivouac et je voudrais savoir quel sac de couchage amener. Je sais que tout dépend de l'altitude et de plein d'autre facteur météo, mais a 3000m je devrais m'attendre a combien de degré??
Faire du patin à roulette à Santa Lucia? English translation pending
Quelqu'un peut-il me dire si j'apporte mes rollers blade lors de notre séjour au Gran Club Santa Lucia si j'aurai des routes pavées pour circuler ou si c'est généralement des routes de terre ?
merci de vos réponses
Faire du patin à roues alignées seule en Hollande? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir à la mi-avril pour la Hollande pour une voyage axé vers le patin à roues alignées ( "rollers" pour les Français). Je serai seule. Est-ce qu'il est dangereux, pour une femme seule, de s'aventurer sur les pistes cyclables là-bas ? En passant, quelqu'un aurait-il des conseils à me donner sur les pistes à emprunter avec mes patins, des pistes dont le revêtement est plus agréable pour le patin. Je sais que je suis dans une rubrique vélo, mais comme il n'y a pas de rubrique patin...
Au plaisir de vous lire,
Carmen
Je compte partir à la mi-avril pour la Hollande pour une voyage axé vers le patin à roues alignées ( "rollers" pour les Français). Je serai seule. Est-ce qu'il est dangereux, pour une femme seule, de s'aventurer sur les pistes cyclables là-bas ? En passant, quelqu'un aurait-il des conseils à me donner sur les pistes à emprunter avec mes patins, des pistes dont le revêtement est plus agréable pour le patin. Je sais que je suis dans une rubrique vélo, mais comme il n'y a pas de rubrique patin...
Au plaisir de vous lire,
Carmen
Faire des chapatis (pain indien) avec seulement de la farine de blé? English translation pending
😉Bonjour à tous,
j'aimerais faire des chapatis (pain de l'Inde du nord). Dans certaines recettes, j'ai pu voir l'utilisation avec de la farine complète.
Est-il possible d'utiliser seulement de la farine de blé.
Merci de votre réponse
EXISTER
j'aimerais faire des chapatis (pain de l'Inde du nord). Dans certaines recettes, j'ai pu voir l'utilisation avec de la farine complète.
Est-il possible d'utiliser seulement de la farine de blé.
Merci de votre réponse
EXISTER
Reportage: faire du pain au Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Maroc en Janvier 2008 (4 semaines) en Camping car et nos 2 enfants (3 et 5 ans) afin de réaliser une exposition sur les moulins et le pain pour notre ecomusée.
Voici notre itinéraire (en gros):Meknes, Azrou, Midelt, Ar-rachidia, Boumalne-Dades, Vallée du Dades, Ouarzazate, taroudant, Agadir, Essaouira, Safi, El-Jadida puis A3 pour remonter à Asilah et Tanger.
Si le climat est mauvais nous ne feront que Azrou, Khénifra, cascades d'Ouzoud, Marakech, Agadir et la côte Ouest.
Nous recherchons des adresses sérieuses de familles pouvant nous accueillir pour faire le pain avec eux, ainsi que des adresses de moulins que nous pourrions voir fonctionner (tout types de moulins: céréales, huile...).
Nous évitons les grosses villes (surement très jolies, mais peu intéressantes pour les enfants...)
Par ailleurs est il possible de stationner en camping-car dans les villages sans être importunés? les adresses d'habitant pouvant nous acceillir avec notre camping-car sur une nuit sont les bienvenues!
Nos relations sont basées sur l'échange nous apportons vêtements d'enfant, jouets, notre production de confiture et gâteaux pour les personnes voulant bien nous accueillir.
Merci de votre aide
Cherche recettes de pain dans le monde English translation pending
😏bonjour,
j'habite dans un petit village de 150 habitants en haute marne dans le cadre d'une fête basee sur le pain que nous organisons en juin (on cuit du pain dans le vieux four communal de la mairie), je recherche des recettes de pains specifiques à chaque pays, ainsi que des photos de fours à pain. le but est de monter toute une expo sur le pain. si vous avez quelque chose, merci d'avance pour vos envois et plein de soleil dans votre vie michel😏
j'habite dans un petit village de 150 habitants en haute marne dans le cadre d'une fête basee sur le pain que nous organisons en juin (on cuit du pain dans le vieux four communal de la mairie), je recherche des recettes de pains specifiques à chaque pays, ainsi que des photos de fours à pain. le but est de monter toute une expo sur le pain. si vous avez quelque chose, merci d'avance pour vos envois et plein de soleil dans votre vie michel😏
Recettes de pain à la poêle? English translation pending
Bon, c'est pas clair.
En fait je cherche des methodes de faire du pain/galettes autrement qu'avec un four, sur plaque chaude, poêle, etc...
Voila, help me please, pour ceux qui savent je suis ouvert à toute suggestion: la seule condition pas de four.
Merci et a plus😛
Photos de fours à pain English translation pending
bonsoir,
j'habite un petit village en Haute Marne.
Nous organisons une fete basé sur le pain tous les deux ans (nous avons un vieux four communal, de plus de 90 ans, dans lequel nous faisons des fournées ce jour là); je recherche, dans le cadre d'une exposition sur le pain et les fours à pain dans le monde, des photos de la cuisson du pain.
merci de votre envoi de photo ou de description de pain particulier à votre région
plein de soleil pour vous
mm
mm
Cheese Naan ou pain indien au fromage English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche désespéré de la recette des cheese naan, vous savez ces petits pain que l'on mange dans les restos indien. J'ai testez plusieurs recettes mais aucune ne me fait rappelé ce que je mange habituellement dans mon p'tit resto pour le moins très bon ( gandhi à paris )
Donc si quelqu'un sait la manière de faire je lui serais vraiment reconnaissant de poster cette recette et d'expliquer un peu comment faire !!
Merci de votre aide à venir :)
Je suis à la recherche désespéré de la recette des cheese naan, vous savez ces petits pain que l'on mange dans les restos indien. J'ai testez plusieurs recettes mais aucune ne me fait rappelé ce que je mange habituellement dans mon p'tit resto pour le moins très bon ( gandhi à paris )
Donc si quelqu'un sait la manière de faire je lui serais vraiment reconnaissant de poster cette recette et d'expliquer un peu comment faire !!
Merci de votre aide à venir :)
Faire du patin à glace à Bangkok English translation pending
OUI Bangkok ce n''est pas que des bonzes en orange et des gratte ciels .. il y a plein de sports .. dont le patin a glace .. exotique non?? pour cela il faut se rendre a Impérial world . ladprao roda soi 81
4 ème étage muni de 2 euros ( 100 bt ) prix en semaine .. (120 bt le week end ) patin compris .. et c'est sanook mak mak .. moi je n'aime pas trop l'artistique a tutu .. je suis le genre hokey canada !!
souvent je suis tout seule ... venez nombreux?? kop khun ka .
Projet sacs de pain au Vietnam English translation pending
Depuis plus de cinq mois au VIETNAM avec mon mari boulanger nous travaillons a HUE dans un orphelinat. Il apprend a 8 jeunes son metier et moi avec les enfants je leur ai appris a faire des sacs a pain destines aux touristes francais et aussi aux amis et relations en FRANCE. Nous sommes arrives la par hasard, car apres avoir vendu notre briocherie, nous voulions nous accorder une annee sabatique et nous avons contacte les responsables de l'association qui s'occupe de ces jeunes.
Mon projet de sac a pain avait comme priorite d'ameliorer le quotidien de ces enfants. Je commence a les voir boire du lait le matin, qui change du riz aux trois repas avec une friture de poisson.
Nous restons encore jusque decembre pour l'instant, ce pays est si ou trop attachant....
J'aimerai avoir des contacts soit au VIETNAM ou en FRANCE pour vendre le maximum de sacs avant notre retour. Apres j'aurai peut etre un point de vente dans le magasin de la boulangerie.
Si des personnes sont interesses pour m'aider a vendre ses sacs ou ont une astuce pour le transport ou autre, j'en serai ravie.
Si vous passez avant la fin de l'annee a HUE, se sera avec un immense plaisir que je vous ferai visiter cette drole de boulangerie et aussi l'orphelinat ou le sourire est toujours present.
PAROLYNE
Train Pyin Oo Lwin - Naung Pain (Birmanie) English translation pending
Bonjour,
Pour le train de Pyin oo Lwin à NaungPain, faut-il acheter les billets à la gare directement le jour et quel en est le prix ? Avez-vous une expérience sur le sujet.
Nous voyagerons probablement avec l'Agence "Adorable Myanmar" , qu'en pensez-vous
Merci
Centre de plongée au lac du Pavin en hiver English translation pending
ayant parler avec un membre ici , qui me disait qu en hiver , etait possible de nager sous la glace d un lac gelè en Auvergne , en baptème d'1heure