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Compte rendu de la croisière "Arc-en-ciel tropical" sur le Costa Mediterranea du 8 au 19 février 2013 English translation pending
A deux semaines du retour je prends le temps de rédiger quelques lignes, ceci pour remercier toutes celles et ceux qui ont rendu la préparation de notre croisière plus aisée… par leur gentillesse et leur courtoisie et leurs précieux renseignements.
Nous sommes allés dans les caraibes, pour notre deuxième croisière avec Costa, appelée pour l’occasion sur le catalogue : arc-en-ciel tropical
Est-ce qu’elle porte bien son nom ? honnêtement oui )
Je ponctuerai mon compte-rendu de quelques photos, si elles apportent un éclairage supplémentaire à la multitude de photos déjà publiées sur les forums.
Jour 1 du départ : 8 février PARIS-MIAMI
Glacial et neige sur paris, aux aubes, avec deux de nos amis qui nous ont hébergés et qui feront la croisière avec nous, le décollage de l’avion : un boeing 747, American Airlines, embarquement assez fastidieux en ce qui concerne les Etats-Unis, des questions qui semblent n’avoir ni queue ni tête nous sont posées par les agents de sécurité et d’accueil de American Airlines, probablement pour voir notre réaction et faire un premier « écrémage »… on reste de marbre, ça semble assez stricte et c’est exacte. On embarque dans l’avion (poids max autorisé des valises en soute : 23kilos) l’avion est plus petit que l’A380 d’Air France, certes, mais honnêtement plus confortable, même les sièges sont plus spacieux y compris en classe normale. Pas d’écran individuel, mais nous avons tous a dispo une paire d’écouteurs gratos, distribution de boissons et repas très souvent, compris dans le forfait du billet acheté avec Costa dans la croisière. Décollage 8h10 et des poussières, vol très agréable, une dizaine d’heure qui passent plutôt facilement.
C’est à l’arrivée que ça se corse un peu, en gros pour les innombrables vérifications et fouilles jusqu’à l’arrivée dans la cabine ) sans plaisanter j’ai dû présenter au moins 15 fois mon passeport avant de pouvoir me jeter dans le lit de notre cabine, c’est carrément du grand n’importe quoi )
On a eu droit à la sortie de l’aéroport à 15h30 – 16h à une température assez étouffante et une monumentale averse orageuse qui a duré 30mn, l’arrivée dans le bateau vers 16h30.
Le temps de ranger les valises, de prendre la douche, le premier coup de sirène nous indique dès le premier soir à 19h de l’exercice de sécurité, tout est pro, nickel, ça dure une bonne demi-heure, sous une chaleur tenace et un magnifique coucher de soleil en face, sur les tours de Miami, qui est une immense mégapole.
Le bateau Costa Mediterranea est très beau, il a de la bouteille, 10 années de service et semble comme neuf, les ouvriers sont souvent en train de polir une boiserie, une tuyauterie en cuivre, ou de faire une légère touche de peinture blanche, il est d’une propreté insoupçonnable et sa décoration flamboyante, beaucoup de verreries et d’appliques lumineuses probablement de Murano , thème très inspiré de la mythologie marine et grecque. Il est grand, spacieux, et je me suis même perdu une fois en cherchant ma cabine un soir ) ce qui m’a étonné les premiers jours, et ont fini par s’y habituer, ce sont les vibrations du bateau, de conception moins récente que le costa favolosa…
La salle de sport, sauna+hammam sont parfaits, et pratiques pour les jours de navigation en pleine mer )
2eme jour : NASSAU Bahamas
Temps splendide, 28 degrés, on arrive par le chenal, au bout on aperçoit l’immense complexe hôtelier Atlantis, on ne voit que ça ou presque, sinon cette immense langue de sables blonds recouverte de cocotiers et de villas privées de richissimes vacanciers…et l’eau, ahhhh cette eau, dont les bleus sont intenses, riches, limpides, turquoises … l’émotion est palpable sur les ponts pour beaucoup de voyageurs, les yeux brillent de joie, et les miens de joie également : ça y est, on y est dans les caraibes, ça ressemble à ça…
On a choisi de faire la découverte de l’île par nous même, c’est tout à fait faisable, y compris pour les nuls en anglais que nous sommes (pour info le terminal de Nassau est généreusement pourvu en réseau wifi gratuit, très pratique pour faire un check de ses messages internet et pour surfer un peu), longue ballade dans les rues principales de Nassau, des boutiques de pierres précieuses par dizaines , de fringues, bars et restau, c’est très agréable, les couleurs arc-en-ciel sont toutes là, peintes sur les boiseries des façades, elles contrastent avec le bleu céruléen du ciel, aussi intense que celui de la Provence. On se dirige un peu au hasard et on montre jusqu’au fort, entrée payante, mais relativement correcte, rien de très enrichissant que ce fort, sinon la possibilité de marcher le long des coursives, des remparts, et d’avoir un point de vue de l’île en hauteur, et d’apercevoir d’en haut le port et l’hôtel Atlantis qu’on souhaite visiter.
On redescend à pieds, on se dirige vers la principale avenue, on fait signe à un taxi qui s’arrête, on négocie un peu, le tarif est plutôt attractif : 5 dollars par personnes pour nous déposer à l’hotel Atlantis, on pensait le faire à pieds, mais la longueur du parcours est bien plus longue qu’à vol d’oiseau, et ça nous permet de visiter le grand hall de l’hôtel encore « frais ». le bâtiment est immense, mais bien moins fastueux que celui de Dubai qui lui a 10 ans de moins…on ne reste pas très longtemps, on se ballade dans la crique où se trouvent des yachts luxueux, j’accoste une petite mamie locale qui vend quelques colifichets pour lui demander où se trouve la plage publique, on comprend, on suit les personnes, qui se faufilent par un petit chemin un peu sauvage entre deux complexes hôteliers, et on a notre première claque dans la G…. une plage splendide, pas trop fréquentée (ça n’a rien à voir avec la population qu’on a sur nos plages atlantiques en été) et une mer assez agitée, aussi limpide qu’une bouteille d’eau de montagne, et toujours avec une palette de bleus émouvants, l’eau est presque tiède, je m’étale sur le sable propre (en faisant bien attention aux multiples vendeurs de boissons qui attendent derrière) on fait un tour de garde pour surveiller nos affaires personnelles et aller nager, faire du PMT (Palmes Masques Tuba) que j’avais achetés pour l’occasions, et premiers poissons tropicaux rencontrés à 4 mètres du rivage.
Deux heures non-stop de plage, baignade et retour sur le chemin qui nous mène en ville, les taxis sont très nombreux, des petits Vans sont très vite remplis de touristes désireux de retourner vers leurs bateaux. Tarifs plus attractifs encore, c’est largement faisable en taxi et aucun besoin de Costa. On commence à avoir faim toute la troupe de copains, on décide donc de rentrer et de profiter du self service du bateau, on fait le plein de parts de pizzas et on va sur le pont arrière, cocktails en tout genre (merci le forfait boisson All Inclusive largement rentabilisé)
Spectacle, restaurant deuxième service, la fatigue nous écrase… la première journée a été splendide mais la suite l’a été encore plus… (à suivre)
Nous sommes allés dans les caraibes, pour notre deuxième croisière avec Costa, appelée pour l’occasion sur le catalogue : arc-en-ciel tropical
Est-ce qu’elle porte bien son nom ? honnêtement oui )
Je ponctuerai mon compte-rendu de quelques photos, si elles apportent un éclairage supplémentaire à la multitude de photos déjà publiées sur les forums.
Jour 1 du départ : 8 février PARIS-MIAMI
Glacial et neige sur paris, aux aubes, avec deux de nos amis qui nous ont hébergés et qui feront la croisière avec nous, le décollage de l’avion : un boeing 747, American Airlines, embarquement assez fastidieux en ce qui concerne les Etats-Unis, des questions qui semblent n’avoir ni queue ni tête nous sont posées par les agents de sécurité et d’accueil de American Airlines, probablement pour voir notre réaction et faire un premier « écrémage »… on reste de marbre, ça semble assez stricte et c’est exacte. On embarque dans l’avion (poids max autorisé des valises en soute : 23kilos) l’avion est plus petit que l’A380 d’Air France, certes, mais honnêtement plus confortable, même les sièges sont plus spacieux y compris en classe normale. Pas d’écran individuel, mais nous avons tous a dispo une paire d’écouteurs gratos, distribution de boissons et repas très souvent, compris dans le forfait du billet acheté avec Costa dans la croisière. Décollage 8h10 et des poussières, vol très agréable, une dizaine d’heure qui passent plutôt facilement.
C’est à l’arrivée que ça se corse un peu, en gros pour les innombrables vérifications et fouilles jusqu’à l’arrivée dans la cabine ) sans plaisanter j’ai dû présenter au moins 15 fois mon passeport avant de pouvoir me jeter dans le lit de notre cabine, c’est carrément du grand n’importe quoi )
On a eu droit à la sortie de l’aéroport à 15h30 – 16h à une température assez étouffante et une monumentale averse orageuse qui a duré 30mn, l’arrivée dans le bateau vers 16h30.
Le temps de ranger les valises, de prendre la douche, le premier coup de sirène nous indique dès le premier soir à 19h de l’exercice de sécurité, tout est pro, nickel, ça dure une bonne demi-heure, sous une chaleur tenace et un magnifique coucher de soleil en face, sur les tours de Miami, qui est une immense mégapole.
Le bateau Costa Mediterranea est très beau, il a de la bouteille, 10 années de service et semble comme neuf, les ouvriers sont souvent en train de polir une boiserie, une tuyauterie en cuivre, ou de faire une légère touche de peinture blanche, il est d’une propreté insoupçonnable et sa décoration flamboyante, beaucoup de verreries et d’appliques lumineuses probablement de Murano , thème très inspiré de la mythologie marine et grecque. Il est grand, spacieux, et je me suis même perdu une fois en cherchant ma cabine un soir ) ce qui m’a étonné les premiers jours, et ont fini par s’y habituer, ce sont les vibrations du bateau, de conception moins récente que le costa favolosa…
La salle de sport, sauna+hammam sont parfaits, et pratiques pour les jours de navigation en pleine mer )
2eme jour : NASSAU Bahamas
Temps splendide, 28 degrés, on arrive par le chenal, au bout on aperçoit l’immense complexe hôtelier Atlantis, on ne voit que ça ou presque, sinon cette immense langue de sables blonds recouverte de cocotiers et de villas privées de richissimes vacanciers…et l’eau, ahhhh cette eau, dont les bleus sont intenses, riches, limpides, turquoises … l’émotion est palpable sur les ponts pour beaucoup de voyageurs, les yeux brillent de joie, et les miens de joie également : ça y est, on y est dans les caraibes, ça ressemble à ça…
On a choisi de faire la découverte de l’île par nous même, c’est tout à fait faisable, y compris pour les nuls en anglais que nous sommes (pour info le terminal de Nassau est généreusement pourvu en réseau wifi gratuit, très pratique pour faire un check de ses messages internet et pour surfer un peu), longue ballade dans les rues principales de Nassau, des boutiques de pierres précieuses par dizaines , de fringues, bars et restau, c’est très agréable, les couleurs arc-en-ciel sont toutes là, peintes sur les boiseries des façades, elles contrastent avec le bleu céruléen du ciel, aussi intense que celui de la Provence. On se dirige un peu au hasard et on montre jusqu’au fort, entrée payante, mais relativement correcte, rien de très enrichissant que ce fort, sinon la possibilité de marcher le long des coursives, des remparts, et d’avoir un point de vue de l’île en hauteur, et d’apercevoir d’en haut le port et l’hôtel Atlantis qu’on souhaite visiter.
On redescend à pieds, on se dirige vers la principale avenue, on fait signe à un taxi qui s’arrête, on négocie un peu, le tarif est plutôt attractif : 5 dollars par personnes pour nous déposer à l’hotel Atlantis, on pensait le faire à pieds, mais la longueur du parcours est bien plus longue qu’à vol d’oiseau, et ça nous permet de visiter le grand hall de l’hôtel encore « frais ». le bâtiment est immense, mais bien moins fastueux que celui de Dubai qui lui a 10 ans de moins…on ne reste pas très longtemps, on se ballade dans la crique où se trouvent des yachts luxueux, j’accoste une petite mamie locale qui vend quelques colifichets pour lui demander où se trouve la plage publique, on comprend, on suit les personnes, qui se faufilent par un petit chemin un peu sauvage entre deux complexes hôteliers, et on a notre première claque dans la G…. une plage splendide, pas trop fréquentée (ça n’a rien à voir avec la population qu’on a sur nos plages atlantiques en été) et une mer assez agitée, aussi limpide qu’une bouteille d’eau de montagne, et toujours avec une palette de bleus émouvants, l’eau est presque tiède, je m’étale sur le sable propre (en faisant bien attention aux multiples vendeurs de boissons qui attendent derrière) on fait un tour de garde pour surveiller nos affaires personnelles et aller nager, faire du PMT (Palmes Masques Tuba) que j’avais achetés pour l’occasions, et premiers poissons tropicaux rencontrés à 4 mètres du rivage.
Deux heures non-stop de plage, baignade et retour sur le chemin qui nous mène en ville, les taxis sont très nombreux, des petits Vans sont très vite remplis de touristes désireux de retourner vers leurs bateaux. Tarifs plus attractifs encore, c’est largement faisable en taxi et aucun besoin de Costa. On commence à avoir faim toute la troupe de copains, on décide donc de rentrer et de profiter du self service du bateau, on fait le plein de parts de pizzas et on va sur le pont arrière, cocktails en tout genre (merci le forfait boisson All Inclusive largement rentabilisé)
Spectacle, restaurant deuxième service, la fatigue nous écrase… la première journée a été splendide mais la suite l’a été encore plus… (à suivre)
Compte rendu de la croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Pacifica du 27 janvier au 3 février 2013 English translation pending
Cr croisière douce méditerranée
Du 27 janvier 2013 au 3 février 2013
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Au pays du Dragon: le Vietnam du Sud English translation pending
AU PAYS DU DRAGON : LE VIETNAM DU SUD
ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!
Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁
Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .
Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh
TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D
Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(
HEBERGEMENT
- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !
- Phu quoc : Bo resort . 😎😎
Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée
- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂
Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée
NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…
CHANGE
1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.
GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .
VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.
Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…
Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.
METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie
QUELQUES PRIX
L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.
- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)
ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre
ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !
ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !
COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh
CARNET DE VOYAGE :
Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.
Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H
Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…
On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta
Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre
Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )
On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.
Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !
Mercredi 15 janvier :
L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…
Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…
Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !
Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …
C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…
Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..
Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.
Mercredi 16 janvier:
Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.
9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.
La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !
Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…
Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .
Jeudi 17 janvier :
Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.
Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …
Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.
Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .
Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.
Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …
Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.
Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…
Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮
Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .
Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.
Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .
Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…
Samedi 19 janvier :
C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…
Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.
On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.
Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse
Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…
Dimanche 20 janvier :
Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…
C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…
Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!
On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .
Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.
Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!
Lundi 21 janvier :
Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )
On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !
Dîner avec une fondue de la mer… miammm
Mardi 22 janvier
Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !
Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .
Petit lunch tardif sur la plage et repos .
Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.
Mercredi 23 janvier:
Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !
Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴☠️🏴☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉
Jeudi 24 janvier :
Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…
Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.
Vendredi 25 janvier :
On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .
On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …
On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !
On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)
Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..
retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .
Samedi 26 janvier :
On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …
La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale
La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!
Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁
Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .
Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh
TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D
Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(
HEBERGEMENT
- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !
- Phu quoc : Bo resort . 😎😎
Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée
- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂
Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée
NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…
CHANGE
1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.
GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .
VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.
Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…
Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.
METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie
QUELQUES PRIX
L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.
- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)
ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre
ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !
ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !
COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh
CARNET DE VOYAGE :
Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.
Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H
Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…
On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta
Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre
Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )
On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.
Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !
Mercredi 15 janvier :
L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…
Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…
Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !
Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …
C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…
Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..
Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.
Mercredi 16 janvier:
Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.
9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.
La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !
Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…
Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .
Jeudi 17 janvier :
Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.
Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …
Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.
Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .
Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.
Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …
Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.
Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…
Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮
Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .
Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.
Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .
Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…
Samedi 19 janvier :
C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…
Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.
On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.
Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse
Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…
Dimanche 20 janvier :
Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…
C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…
Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!
On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .
Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.
Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!
Lundi 21 janvier :
Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )
On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !
Dîner avec une fondue de la mer… miammm
Mardi 22 janvier
Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !
Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .
Petit lunch tardif sur la plage et repos .
Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.
Mercredi 23 janvier:
Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !
Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴☠️🏴☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉
Jeudi 24 janvier :
Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…
Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.
Vendredi 25 janvier :
On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .
On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …
On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !
On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)
Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..
retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .
Samedi 26 janvier :
On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …
La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale
La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes English translation pending
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.
Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.
Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau
Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !
L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).
Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.
Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.
Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…
Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.
Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.
Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.
Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.
En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.
À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.
En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.
Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.
Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.
À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.
Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.
Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.
Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.
Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.
Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.
Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.
L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.
Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…
Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.
Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).
La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.
Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.
En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.
Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.
Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...
Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).
Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...
Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.
Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau
Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !
L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).
Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.
Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.
Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…
Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.
Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.
Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.
Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.
En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.
À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.
En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.
Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.
Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.
À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.
Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.
Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.
Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.
Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.
Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.
Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.
L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.
Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…
Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.
Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).
La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.
Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.
En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.
Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.
Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...
Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).
Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...
Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 3 English translation pending
La partie 1 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_1_D5756521/
La partie 2 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_2_D5756534/
Vendredi 11 Mai Ce matin nous allons faire la petite ballade de Negro Bill Canyon pendant que mes parents partent faire Onion Creek. Il nous faudra 2H30 pour faire l’aller-retour jusqu’à Morning Glory Bridge. Le pont naturel n’est pas facile à photographier car il est dans l’ombre et collé à la falaise. Il y a beaucoup de monde sur le chemin car la ballade est facile.




Vers 11H nous quittons définitivement Moab pour prendre la direction du Nord et du Wyoming. Sur le chemin nous allons à Crystal Geyser qui est très surprenant !



Puis nous traversons la San Rafael Swell afin de rejoindre la piste de Buckhorn Wash qui se transforme vite en route. Nous passons près de Bottleneck peak, faisons un arrêt aux pétroglyphes et pétrographes de BuckHorn et enfin allons au très joli point de vue de Little Grand Canyon. Bon c’est vrai qu’il n’y a pas de comparaison possible avec son TRES grand cousin de l’Arizona mais il a son charme quand même !






Nous rejoignons l’Interstate 15 qui nous conduit à Salt Lake City où nous passons la nuit.
Samedi 12 Mai :
Nous quittons Salt Lake City pour nous diriger vers Yellowstone. La route du sud de Yellowstone est ouverte. Les kilomètres défilent, nous avançons bien. Nous nous arrêtons à Jackson pour déjeuner. Le temps est radieux mais un peu frais pour manger en terrasse.
Nous entrons dans le parc de Grand Teton, petite halte pour prendre quelques photos, les sommets sont enneigés, changement complet de décors par rapport à notre début de voyage.



Nous empruntons la scenic road avec un arrêt à Jenny Lake. Les montagnes se reflètent sur le lac, l’eau est limpide, c’est très joli.


Nous atteignons l’entrée sud de Yellowstone et sommes impressionnés par la hauteur de la neige (plus d’ 1 m) et il faut dire que j’étais un peu inquiète (changement de rédacteur) sur la faisabilité du programme au vue de toute cette neige.
Lewis River enneigée
Duke Lake avec le Yellowstone Lake au fond
Kepler Cascades
Il n’est pas très tard donc nous commençons les réjouissances, après un arrêt à Kepler cascades (26 m), direction Old Faithful (vieux fidèle). Nous avons de la chance, l’irruption est prévue dans quelques minutes (à 18h20). L’irruption se fait environ toutes les 90 min, dure environ 5 min, et peut cracher jusqu’à 40m de haut. Nous prenons place sur les bancs autour du geyser. Nous sommes encerclés de touristes, on se croirait à Eurodisney :-( L’irruption n’est pas très impressionnante mais le spectacle est quand même sympa et c’est notre 1er geyser.

Une balade autour d’Old Faithful est prévue pour le lendemain.
Nous avons le temps de faire Black Sand Basin : Pas de geysers ici, mais de grandes piscines d'eau claire. Les couleurs sont magnifiques : bleu vert turquoise, blanc, orange, jaune. Ce sont les bactéries et les algues qui donnent ces couleurs. Beaucoup de fumée se dégage des bassins et une odeur d’œuf pourri envahie notre nez.
Emerald Pool, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Cliff Geyser, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Nous nous dirigeons vers West Yellowstone, en chemin nous constatons que toutes les routes adjacentes à la route principale sont fermées, il ne sera donc pas possible de faire toutes les choses prévues comme prendre la Firehole Lake Drive et toutes les autres visites hors des sentiers battus. Il est interdit de s’aventurer en dehors des zones touristiques à cause des Ours. Il faudra malheureusement revoir le programme. La route est très agréable le long de la Firehole River, nous voyons un animal au loin. Qu’est-ce que c’est ? Un bison ! Nous nous arrêtons, prenons les appareils photos et tentons une approche en douceur. Bien que son pelage ne soit pas très beau nous le prenons en photo sous toutes les coutures. Nous ne savions pas qu’en repartant nous allions en croiser plein d’autres déambuler sur la route parmi les voitures et que les photos de bisons ne manqueraient pas.
Notre 1e bison !
Nous regardons aussi aux alentours et nous pouvons voir des wapitis et divers oiseaux.
Nous arrivons à West Yellowstone. Cette ville est située juste à côté de l’entrée ouest du parc. Nous séjournerons pendant 2 nuits au Yellowstone Park Hotel (bon hôtel). Nous dinons dans un restaurant chinois ‘Chinatown restaurant’ parmi une horde de touristes chinois : nourriture correct mais sans plus, ça ressemble plus à une cantine qu’à un restaurant. Le service est inexistant. Si vous voulez manger dans un restaurant chinois, allez plutôt au Red Lotus.
Dimanche 13 Mai :
Ce matin, nous retournons à Old Faithful afin d’explorer le site jusqu’à Morning Glory Pool (balade d’environ 3h30).
Nous assistons encore une fois à l’éruption d’Old Faithful (ce n’est pas tous les jours que nous pouvons voir des geysers en irruption donc nous en profitons au maximum) Il est tôt, pas beaucoup de monde, tant mieux ! La balade se fait sous un ciel bleu, le chemin est plat, nous croisons des marmottes et écureuils. Nous admirons chaque geyser et bassin, surtout Morning Geyser Pool (bassin multicolore dont l'eau est d'une transparence incroyable et le fond va du bleu turquoise au centre au orange vif sur le bord). Oliv nous contraint même d’attendre qu’il n’y ait plus aucune ombre sur le bassin pour prendre une photo. Nous attendons bien 45 min et une ombre grignote toujours le bassin, nous finissons par continuer la visite. Mais 5 min plus tard, Oliv commence à avoir des regrets, il retourne au bassin pour ‘LA’ photo tandis que ses parents et moi continuons la visite.
Lion Geyser
Doublet Pool

Spasmodic Geyser














Après avoir déjeuné au lodge d’Old faithful, nous allons à Biscuit Bassin. Nous faisons la boucle sur le chemin en bois, présence de geysers et de belles piscines. L’eau chaude des bassins s’écoule dans la Firehole River.





Nous nous rendons au Midway Geyser Bassin avec le fameux Grand Prismatic Spring. Les couleurs sont resplendissantes et c’est tellement grand (90m de large) que nous n’arrivons pas à le prendre en photo en entier.

Avec Oliv nous nous regardons avec un grand sourire qui en dit long…Pas besoin de se parler pour savoir que nous pensons à la même chose : il ne sera pas possible de quitter cet endroit sans avoir gravi la montagne en face pour voir le Grand Prismatic d’en haut malgré toutes les pancartes qui interdisent de marcher hors du circuit touristique sous peine d’amende ainsi que les réticences de ses parents. Nous laissons les parents sur le site et nous sautons dans le 4*4 pour rejoindre le début de la randonnée. Pour ne pas être trop visible de la route j’enfile un K-way noir, on se croirait en mission commando. Après 30 min d’une course effrénée, de grimpette entre les sapins, troncs d’arbres, neige, boue, cailloux et bisons, nous voilà au sommet ! Quelle merveille ! C’est encore plus beau qu’en bas ! Nous mitraillons de photos, pire que des touristes japonais et attaquons la redescente. Nous nous félicitons et sommes contents de n’avoir pas croisé de rangers et comme dit mon chéri : les interdictions sont faites pour ne pas être respectées -)


Nous rejoignons Lower Geyser Basin après avoir récupéré ses parents et les rassurer sur le fait que nous ne nous sommes pas retrouvés nez à nez avec un ours. Dîner : Hamburger frites pour tout le monde sauf son père qui essaie une sorte de corned beef (à déconseiller) et nuit au Yellowstone Park Hotel
Lundi 14 Mai :
Aujourd’hui nous ferons la partie entre Madison et Mammoth Hot Spring. Départ à 8h50 après avoir demandé des informations au visitor center de West Yellowstone. Il va faire beau encore aujourd’hui, nous avons de la chance. Les blousons de ski et bonnets resteront à l’hôtel.
Nous faisons un 1er arrêt à Terrace Spring : intérêt limité mais la visite est rapide, suivi par un point de vue sur Gibbon Falls (chute d’eau d’environ 26m).

Gibbon Falls
Puis nous faisons une petite randonnée à Monument Geyser Basin (3.5 miles). Encore un panneau qui indique la présence d’ours mais nous n’en croiserons pas (dommage pour la photo). Le début de la randonnée est plat et longe la Gibbon river puis le chemin monte jusqu’à Monument Geyser Basin (180 m de dénivelé). Nous marchons parmi les sapins et la vue est agréable : canyon de Gibbon, prairie, montagnes enneigées. Avec la présence de neige, la randonnée est vite devenue périlleuse dans la montée, ses parents ont rebroussé chemin et nous continuons au pas de course pour ne pas trop les faire attendre. Il n’y a personne sur le site. Nous avons pu approcher des grands cônes de geyser, des fumerolles, des cratères, de boue en ébullition. Le sol est mou, ça fait bizarre sous les pieds comme si le sol était à 2 doigts de s’effondrer.


Nous enchainons avec Artist Paint Pot (0.6 miles, rando facile donc beaucoup de monde) : bassins de boue en ébullition.


Arrêt ensuite à Norris Geyser Bassin, divisée en 2 bassins : Porcelain Basin et Back Basin pour une ballade d’environ 1h sur les passerelles. Nous nous promenons parmi les geysers, fumerolles, bassins, squelettes d’arbres. Le site est vaste, pas très photogénique mais il y a une ambiance particulière : un paysage de fin du monde.





L’heure avance, nos ventres commencent à crier famine. Malheureusement il n’y a rien pour déjeuner à Norris (en tout cas d’ouvert à cette période). Nous faisons route vers Mammoth Hot Springs et déjeunons à 15h20 au lodge (il était temps !). Nous faisons la promenade de Mammoth (1h), ça grimpe assez raide. Comme tous les autres sites de Yellowstone, il est interdit de quitter les passerelles ce qui n’est pas terrible pour les photos car trop loin. Nous enfreindrons encore une fois cette interdiction pour se rapprocher des terrasses mais toujours en faisant attention de ne rien abimer bien sûr ! L’eau ruisselle petit à petit, de la vapeur d’eau se dégage. Le contraste des terrasses aux couleurs blanches, oranges, jaunes avec le ciel bleu et les montagnes est très beau.












Une petite glace pour reprendre des forces et 4*4 pour faire la loop d’Upper Terrace Drive avec quelques arrêts mais le soleil est trop bas pour apprécier pleinement les couleurs. Donc nous y reviendrons demain matin.





Nous quittons le parc pour notre hôtel à Gardiner. Nous logerons au Yellowstone Park North Travelodge (chambre très propre et pas très cher : à recommander).
En sortant du parc par le Nord
Nous dinons chez Rosie’s : la viande est excellente et les portions sont énormes, en tout cas pour mon estomac et pour celui de la mère d’Oliv.
Mardi 15 Mai :
Nous retournons à Mammoth Hot Springs, spécialement pour Canary Springs. On fraude de nouveau pour faire des photos de plus près et plus sympas.


Puis on refait la loop d’Upper Terrace Drive pour revoir White Elephant Back Terrace et Angels Terrace avec une meilleure lumière.
La route entre Tower Roosevelt et Canyon village est fermée. Dommage nous ne pourrons pas faire la grande loop complète. Pour rejoindre le canyon de Yellowstone nous repassons par Norris avec un arrêt à Roaring Montain (c’est une montagne qui fume).

Toute une journée avait été prévue au départ pour le Canyon de Yellowstone mais avec la présence de la neige la randonnée de 4h incluant Uncle’s Tom trail n’a pu être faite. Nous commençons par North Rim et ses différents points de vue. Une ballade permet de descendre jusqu’à Lower Falls (chute d’eau de 94m). Le débit est impressionnant. Les couleurs du canyon sont magnifiques, on dirait un tableau.

Un autre point de vue ‘Grand View’ permet de voir la chute d’eau en face, il est possible de descendre sur une autre plate-forme qui se trouve plus bas. D’une manière générale les points de vue sont obstrués par des arbres.


Puis nous allons sur l’autre Rim pour pique-niquer. Des tables de pique-nique sont aménagées parmi les arbres. Sur beaucoup d’arbres, l’écorce manque à leur base, serait-ce un signe de présence d’ours ? Un énorme corbeau nous tient compagnie et se régale des aliments qu’on peut lui lancer. Nous faisons un point de vue qui permet de voir Upper Falls (33m), un bout d’Uncle Tom trail malheureusement fermé. Nous réussissons malgré la neige à atteindre un point de vue.


On termine par Artist Point avec tous les touristes.

Sur la route menant au lac de Yellowstone, nous faisons un arrêt à Sulfur Caldron. L’odeur est nauséabonde, presque insupportable. Il n’y a pas de marche à faire, c’est un point de vue sur des bassins d'eau dont le pH est en moyenne de 1.3. Ensuite arrêt à Mud Volcano avec une ballade d’environ 45 min. Le site est moyennement intéressant par rapport à ce qu’on a pu voir les jours précédents. Points d’intérêt : Dragon's Mouth (une espèce de grotte d'où sort un bruit étrange, rappelant celui d'un dragon) et the Black Dragon's Caldron (énorme bain bouillonnant).

Nous traversons Hayden Valley avec toujours le nez collé à la vitre ou aux jumelles pour voir s’il n’y aurait pas un grizzli à photographier. Une petite randonnée tranquille au bord du lac de Yellowstone est prévue mais les parents d’Oliv préfèrent aller siroter un jus de pomme. Ils en ont plein les pattes ! Nous faisons donc sans eux Storm Point Trail pendant 1h15. Le lac est encore bien gelé. On s’est fait pas mal de copines chez les marmottes -)






Les parents nous récupèrent, nous rentrons à West Yellowstone au même hôtel et nous dinons au Red Lotus (chinois).
Mercredi 16 Mai :
Ce matin nous avons du mal à décoller, nous quittons l’hôtel vers 9h15. Pour notre dernière matinée à Yellowstone nous allons à West Thumb de 10h15 à 11h15. Ce site est au bord du lac de Yellowstone. Les bassins sont de taille et de couleurs différentes. Il y a même des petits geysers dans le Lac (Fishing Cone).
Sur le trajet quelques bisons occupent la route




Nous reprenons la route et quittons le parc de Yellowstone par le sud.

Halte rapide au Mac Do de Jackson. Une longue route nous attend pour atteindre Vernal. Nous n’aurons pas le temps de faire Flaming George.

Nous arrivons en fin d’après-midi / début de soirée à Vernal, nous nous mettons en quête d’un hôtel mais à notre grande stupeur tous les hôtels sont pleins (nous avons bien fait plus d’une dizaine d’hôtels à tous les prix). Nous ne comprenons pas ce qui se passe, une réceptionniste nous informe que les ouvriers viennent travailler à Vernal et logent à l’hôtel la semaine et rentre chez eux le week-end. Nous essayons donc la ville de Roosevelt qui se trouve à 30 min de Vernal mais même constat : tout est plein ! Que faire ? Nous y réfléchirons au Pizza Hut, qui est le seul ‘restaurant’ à encore servir à l’heure qu’il est. Nous commençons à réfléchir aux différents choix de couchage pour la nuit et des idées farfelues nous viennent en tête : faire comme Antoine de Maximi dans ‘J’irai dormir chez vous’ ou encore agresser des rangers pour trouver un lit en prison. Nous sommes pris de fou rire à cette idée. Plus sérieusement, nous avons le choix entre dormir dans la voiture sur un parking ou aller au camping de Vernal : un choix cornélien ! Nous penchons sur le camping donc retour à Vernal, il est 22h15. Personne à la réception, pas de lumière dans le camping, tout est calme. Nous montons la tente sous les lumières de la voiture. Les parents préfèrent dormir dans la voiture malgré nos conseils de prendre la tente car ils seront allongés et non assis. Nous entendons le bruit des camions donc pas facile de s’endormir.
Jeudi 17 Mai :
Nous serons tous réveillés vers 5h30 à cause du froid, nous arrivons à nous rendormir un peu jusqu’à 7h30. Nous quittons le camping tôt pour aller prendre un bon petit déjeuner pour nous remettre de cette ‘super’ nuit mais nous ne trouvons rien d’autre que le petit déjeuner du Mac Do.
A 9h15, nous prenons Island Park Road. Ce n’est pas très bien indiqué, heureusement que mon chéri à un très bon sens de l’orientation. La piste est bonne. Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les pétroglyphes de McKee Springs qui sont très bien conservés. Il y a une petite montée pour les trouver. Ce sont des pétroglyphes d’indiens Frémont qui datent de plus de 1000 ans.


Nous continuons la piste qui nous mène à Island Park Overlook quelques miles plus loin : magnifique vue sur la Green River et les montagnes de couleurs rouge, orange, blanc et le vert des arbres.

On coupe à travers le plateau de Diamond Mountain pour retrouver la Jones Hole Road. La piste est très rocailleuse, vraiment pas agréable. Oliv passe le volant du 4*4 à son père pour qu’il profite des joies de la conduite sur piste. La route monte raide, les cailloux sont de plus en plus nombreux et les vaches qui restent sur la piste ne facilitent pas notre avancée. Et ce qui devait arriver arriva : on crève ! Nous nous étonnions qu’avec toutes les pistes que nous avions faites depuis le départ de notre voyage, nous n’avions toujours pas crevé. Nous décidons de continuer avec la roue crevée jusqu’en haut de la piste ne voulant pas risquer de crever la roue de secours. Oliv se met devant le 4*4 et déblaye le plus possible le chemin. Une fois arrivée au croisement avec la Jones Hole Road, il faut changer la roue. Mais où est-elle ? Comment faut-il faire ? 2 cowboys (Karl et Chance) s’arrêtent et prennent les choses en main. C’est la seule voiture que nous avons croisé sur cette route. Nous n’avons pas d’autres choses à leur offrir que du coca bien frais. Nous les remercions et reprenons la route. J’entends encore Oliv me dire « On aurait réussi sans eux et plus vite ! » et moi : « Mais bien sûr mon chéri ! » LOL

Nous rejoignons le début de Jone Hole Trail (environ 4 miles), c’est la fin de la Jones Hole Road. Nous déjeunons à l’ombre des arbres sur les tables de piquenique. Nous commençons la randonnée vers 14h30. Nous longeons les bassins de truites pour se trouver nez à nez avec un serpent, frayeur ! La randonnée se fait dans le canyon et longue une petite rivière pour arriver à la Green river. En chemin nous pouvons admirer les pictogrammes indiens et faisons un détour par la cascade d’Ely Creek (30 min en plus). Les parents sont fatigués dès le départ de la randonnée, ça va être dur de les motiver jusqu’au bout. Petit stratagème : Oliv ne leur dit pas tout à fait la vérité sur la distance à parcourir. Nous arrivons à la Green River vers 17h10, nous prenons le temps de regarder le paysage et repartons vers 17h30.Nous pensons être seuls, Oliv prend ses aises pour un petit arrêt technique et lorsqu’il se retourne, se retrouve devant une dizaine de personnes. Ce sont des jeunes qui descendent la Green River. Encore un serpent sur le chemin du retour, je suis tétanisée et Oliv ne trouve rien de mieux que de rigoler et de me prendre en photo au lieu de jouer les gentlemans et m’aider. Nous arrivons à la voiture à 19h.










Nous faisons route vers Vernal où nous avions réservé au Econo Lodge Downtown (hôtel simple, pas cher). Ce soir ce sera restaurant mexicain.
Vendredi 18 Mai :
Ce matin, réveil tôt pour changer dès l’ouverture le pneu crevé. Il faudra ¾ heure d’attente, nous en profitons pour filer au Walmart faire des courses en prévision du camping à Echo Park de ce soir. Nous décollons vers 9h45, au programme la partie Utah de Dinosaur National Monument. Le temps est couvert, nous espérons que ça se lèvera en cours de journée.

Nous commençons par la visite des fossiles au Quarry Exhibit Hall, située juste au-dessus du visitor center. Les fossiles sont à flanc de colline. Au départ, c’était un ancien lit de rivière qui s’est soulevé.

Ensuite, nous faisons Sounds of Silence trail (5 km). Nous mettrons environ 2h pour faire la randonnée entourés d’orages avec quelques pluies légères. Il n’y a pas beaucoup de lumière, dommage pour les photos. Avec le soleil le panel des couleurs doit être plus joli. Nous rencontrerons un dindon qui semble être perdu ainsi qu’un super cerf qui court au loin.
Nous ne combinerons pas cette randonnée avec Desert Voices Nature trail, vu le temps.







Nous allons au Spilt Montain Overlook et décidons de pique-niquer. Mais….Vite dans la voiture ! Il pleut ! Et des grosses gouttes ! Nous finissons le déjeuner dans la voiture, pas très confortable. Nous allons ensuite voir Josie’s Cabin. Elle s’est installé en 1914 ici et a vécu en autarcie jusqu’à sa mort à 90 ans.

La pluie n’arrête pas de tomber, nous attendons au pied des pétroglyphes de lézards une éclaircie. Ils sont très bien conservés et très beaux. Nous pouvons les voir de la voiture, ce que font les parents avec les jumelles mais il est quand même préférable de grimper pour les voir de plus près.


Nous reprenons la route pour faire la partie Colorado du parc. Nous passons par la ville de Dinosaur pour voir s’il n’y aurait pas un hôtel pour la nuit. On dirait une ville fantôme, pas du tout accueillante. Arrivée au parc, nous ferons quelques arrêts à Escalante Overlook, Canyon Overlook et aux pétroglyphes horizontaux (on s’interroge sur la véracité de certains pétroglyphes, surtout 1 qui ressemble à un extra-terrestre).



Le temps ne s’est toujours pas levé, plus nous approchons des différents points de vue à faire, plus le ciel est bas ! Les nuages mangent les sommets des montagnes. Mais n’insisterons pas, on ne voit pas grand-chose.
Nous décidons aussi d’annuler le camping à Echo Park et retournons à Vernal pour essayer de trouver un hôtel en espérant ne pas revivre la même péripétie d’il y a 2 jours. Nous sommes vendredi donc les ouvriers ont dû rentrer chez eux. Nous nous arrêtons au Studio 6 mais le tarif ne nous convient pas trop et il n’y a pas de petit déjeuner. Ce sont des petits studios avec une cuisine. Nous essayons un autre motel, pas cher mais lorsque nous découvrons l’état des chambres : une horreur ! vieillot, une odeur de cigarette et de chien mouillé. Nous ne sommes pas très difficiles mais ce ne sera vraiment pas possible de rester là. Nous avions déjà payé mais nous allons récupérer notre argent auprès du réceptionniste et changer d’hôtel. Nous décidons de retourner au Studio 6, Oliv a un peu la honte de retourner à cet hôtel après avoir dit à la réceptionniste qu’on ne prendrait pas la chambre, mais tant pis ! Nous avons le diner qui aurait dû être pour le camping, donc ce soir nous recevrons ses parents dans notre studio.
Samedi 19 Mai :
Aujourd’hui, le temps est meilleur, pas de pluie mais ça aurait pu être mieux. Nous décollons assez tôt car un programme chargé nous attend. Nous retournons dans la partie Colorado du parc et enchainons tous les points de vue, il n’y a personne : Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island Park Overlook, Iron springs Bench Overlook, Echo Park Overlook. Vue grandiose sur les environs du Parc.
Nous rejoignons Harpers Corner Trail (2 miles) pour arriver à l’un des points de vue les plus impressionnants et les plus beaux de l’ouest américain. La randonnée est très facile. Tout au bout, une barrière que nous enjambons pour aller à la pointe et apprécier pleinement la vue sur les méandres de la Green River et sur la formation de la roche qui s’est soulevée à la verticale.




Nous descendons dans Echo Park par Echo Park Road. La piste est praticable, sans encombre, même sans 4*4 cela serait faisable. Nous faisons des arrêts à Historic Chew Ranch, aux Pool Creek pétroglyphes (il faut lever la tête pour pouvoir les voir. Ils sont assez hauts, le sol s’est érodé d’environ 20m), à Whispering Cave (Oliv tente de faire la même photo qu’on a pu voir sur un livre et je dois dire que le rendu n’est pas mal du tout) et à Picasso Face. Nous débouchons sur une prairie entourée de falaise et devant nous se dresse Steamboat Rock entouré par la Green River et la Yampa River qui se rejoignent à cet endroit. Nous trouvons une table de pique-nique pour déjeuner.





Les parents nous emmènent au pied de Picasso Face en 4*4 pour attaquer la grimpette et voir Steamboat Rock d’en haut. Nous leur donnons rdv dans 1h15. Il n’y a pas vraiment de chemin, nous nous dirigeons en faisant appel à notre sens de l’orientation. Nous arrivons au bord de la falaise avec la vue sur Steamboat. Nous longeons la falaise pour le voir sous différents angles.




Sur le chemin de retour nous apercevons une empreinte qui pourrait ressembler à celle d’un ours. Pile poil à l’heure du rdv ! Nous reprenons la route pour sortir de Dinosaur NM par la Yampa Bench Road. La route est longue, plus longue que ce que nous avions prévu et certains passages ne sont pas faciles (présence de cailloux), un 4*4 est fortement conseillé. Nous ferons tous les points de vue le long de cette piste : Castle Park Overlook, Harding Hole Overlook et Wagon Wheel Point Overlook.


Nous rejoignons la route 40 à Elk Springs. Nous avançons en direction de Denver. Il faudra trouver un hôtel sur le chemin. Nous nous arrêtons dans la ville de Craig au Traveller Inn (pas terrible mais ça fera l’affaire, il se fait tard). Nous avons envie d’un restaurant mexicain avec ses fajitas et une bonne sangria (sangria qui ressemblera plus à un sirop au final).
Dimanche 20 Mai :
C’est le jour du départ. Déjà ? :-( Nous rejoignons Denver pour rendre la voiture et prendre l’avion pour un retour à Paris après 1 mois d’un sublime voyage à travers l’ouest américain. Nous serions bien restés encore quelques semaines de plus. Ce voyage aura été pour moi une vraie découverte, un émerveillement et surtout un moment de partage inoubliable, le plus beau de mes voyages :-)
That’s the end !
Virginie et Olivier.
Les parents
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_1_D5756521/
La partie 2 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_2_D5756534/
Vendredi 11 Mai Ce matin nous allons faire la petite ballade de Negro Bill Canyon pendant que mes parents partent faire Onion Creek. Il nous faudra 2H30 pour faire l’aller-retour jusqu’à Morning Glory Bridge. Le pont naturel n’est pas facile à photographier car il est dans l’ombre et collé à la falaise. Il y a beaucoup de monde sur le chemin car la ballade est facile.




Vers 11H nous quittons définitivement Moab pour prendre la direction du Nord et du Wyoming. Sur le chemin nous allons à Crystal Geyser qui est très surprenant !



Puis nous traversons la San Rafael Swell afin de rejoindre la piste de Buckhorn Wash qui se transforme vite en route. Nous passons près de Bottleneck peak, faisons un arrêt aux pétroglyphes et pétrographes de BuckHorn et enfin allons au très joli point de vue de Little Grand Canyon. Bon c’est vrai qu’il n’y a pas de comparaison possible avec son TRES grand cousin de l’Arizona mais il a son charme quand même !






Nous rejoignons l’Interstate 15 qui nous conduit à Salt Lake City où nous passons la nuit.
Samedi 12 Mai :
Nous quittons Salt Lake City pour nous diriger vers Yellowstone. La route du sud de Yellowstone est ouverte. Les kilomètres défilent, nous avançons bien. Nous nous arrêtons à Jackson pour déjeuner. Le temps est radieux mais un peu frais pour manger en terrasse.
Nous entrons dans le parc de Grand Teton, petite halte pour prendre quelques photos, les sommets sont enneigés, changement complet de décors par rapport à notre début de voyage.



Nous empruntons la scenic road avec un arrêt à Jenny Lake. Les montagnes se reflètent sur le lac, l’eau est limpide, c’est très joli.


Nous atteignons l’entrée sud de Yellowstone et sommes impressionnés par la hauteur de la neige (plus d’ 1 m) et il faut dire que j’étais un peu inquiète (changement de rédacteur) sur la faisabilité du programme au vue de toute cette neige.
Lewis River enneigée
Duke Lake avec le Yellowstone Lake au fond
Kepler CascadesIl n’est pas très tard donc nous commençons les réjouissances, après un arrêt à Kepler cascades (26 m), direction Old Faithful (vieux fidèle). Nous avons de la chance, l’irruption est prévue dans quelques minutes (à 18h20). L’irruption se fait environ toutes les 90 min, dure environ 5 min, et peut cracher jusqu’à 40m de haut. Nous prenons place sur les bancs autour du geyser. Nous sommes encerclés de touristes, on se croirait à Eurodisney :-( L’irruption n’est pas très impressionnante mais le spectacle est quand même sympa et c’est notre 1er geyser.

Une balade autour d’Old Faithful est prévue pour le lendemain.
Nous avons le temps de faire Black Sand Basin : Pas de geysers ici, mais de grandes piscines d'eau claire. Les couleurs sont magnifiques : bleu vert turquoise, blanc, orange, jaune. Ce sont les bactéries et les algues qui donnent ces couleurs. Beaucoup de fumée se dégage des bassins et une odeur d’œuf pourri envahie notre nez.
Emerald Pool, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Cliff Geyser, Black Sand Basin
Black Sand BasinNous nous dirigeons vers West Yellowstone, en chemin nous constatons que toutes les routes adjacentes à la route principale sont fermées, il ne sera donc pas possible de faire toutes les choses prévues comme prendre la Firehole Lake Drive et toutes les autres visites hors des sentiers battus. Il est interdit de s’aventurer en dehors des zones touristiques à cause des Ours. Il faudra malheureusement revoir le programme. La route est très agréable le long de la Firehole River, nous voyons un animal au loin. Qu’est-ce que c’est ? Un bison ! Nous nous arrêtons, prenons les appareils photos et tentons une approche en douceur. Bien que son pelage ne soit pas très beau nous le prenons en photo sous toutes les coutures. Nous ne savions pas qu’en repartant nous allions en croiser plein d’autres déambuler sur la route parmi les voitures et que les photos de bisons ne manqueraient pas.
Notre 1e bison !Nous regardons aussi aux alentours et nous pouvons voir des wapitis et divers oiseaux.
Nous arrivons à West Yellowstone. Cette ville est située juste à côté de l’entrée ouest du parc. Nous séjournerons pendant 2 nuits au Yellowstone Park Hotel (bon hôtel). Nous dinons dans un restaurant chinois ‘Chinatown restaurant’ parmi une horde de touristes chinois : nourriture correct mais sans plus, ça ressemble plus à une cantine qu’à un restaurant. Le service est inexistant. Si vous voulez manger dans un restaurant chinois, allez plutôt au Red Lotus.
Dimanche 13 Mai :
Ce matin, nous retournons à Old Faithful afin d’explorer le site jusqu’à Morning Glory Pool (balade d’environ 3h30).
Nous assistons encore une fois à l’éruption d’Old Faithful (ce n’est pas tous les jours que nous pouvons voir des geysers en irruption donc nous en profitons au maximum) Il est tôt, pas beaucoup de monde, tant mieux ! La balade se fait sous un ciel bleu, le chemin est plat, nous croisons des marmottes et écureuils. Nous admirons chaque geyser et bassin, surtout Morning Geyser Pool (bassin multicolore dont l'eau est d'une transparence incroyable et le fond va du bleu turquoise au centre au orange vif sur le bord). Oliv nous contraint même d’attendre qu’il n’y ait plus aucune ombre sur le bassin pour prendre une photo. Nous attendons bien 45 min et une ombre grignote toujours le bassin, nous finissons par continuer la visite. Mais 5 min plus tard, Oliv commence à avoir des regrets, il retourne au bassin pour ‘LA’ photo tandis que ses parents et moi continuons la visite.
Lion Geyser
Doublet Pool
Spasmodic Geyser













Après avoir déjeuné au lodge d’Old faithful, nous allons à Biscuit Bassin. Nous faisons la boucle sur le chemin en bois, présence de geysers et de belles piscines. L’eau chaude des bassins s’écoule dans la Firehole River.





Nous nous rendons au Midway Geyser Bassin avec le fameux Grand Prismatic Spring. Les couleurs sont resplendissantes et c’est tellement grand (90m de large) que nous n’arrivons pas à le prendre en photo en entier.

Avec Oliv nous nous regardons avec un grand sourire qui en dit long…Pas besoin de se parler pour savoir que nous pensons à la même chose : il ne sera pas possible de quitter cet endroit sans avoir gravi la montagne en face pour voir le Grand Prismatic d’en haut malgré toutes les pancartes qui interdisent de marcher hors du circuit touristique sous peine d’amende ainsi que les réticences de ses parents. Nous laissons les parents sur le site et nous sautons dans le 4*4 pour rejoindre le début de la randonnée. Pour ne pas être trop visible de la route j’enfile un K-way noir, on se croirait en mission commando. Après 30 min d’une course effrénée, de grimpette entre les sapins, troncs d’arbres, neige, boue, cailloux et bisons, nous voilà au sommet ! Quelle merveille ! C’est encore plus beau qu’en bas ! Nous mitraillons de photos, pire que des touristes japonais et attaquons la redescente. Nous nous félicitons et sommes contents de n’avoir pas croisé de rangers et comme dit mon chéri : les interdictions sont faites pour ne pas être respectées -)


Nous rejoignons Lower Geyser Basin après avoir récupéré ses parents et les rassurer sur le fait que nous ne nous sommes pas retrouvés nez à nez avec un ours. Dîner : Hamburger frites pour tout le monde sauf son père qui essaie une sorte de corned beef (à déconseiller) et nuit au Yellowstone Park Hotel
Lundi 14 Mai :
Aujourd’hui nous ferons la partie entre Madison et Mammoth Hot Spring. Départ à 8h50 après avoir demandé des informations au visitor center de West Yellowstone. Il va faire beau encore aujourd’hui, nous avons de la chance. Les blousons de ski et bonnets resteront à l’hôtel.
Nous faisons un 1er arrêt à Terrace Spring : intérêt limité mais la visite est rapide, suivi par un point de vue sur Gibbon Falls (chute d’eau d’environ 26m).

Gibbon FallsPuis nous faisons une petite randonnée à Monument Geyser Basin (3.5 miles). Encore un panneau qui indique la présence d’ours mais nous n’en croiserons pas (dommage pour la photo). Le début de la randonnée est plat et longe la Gibbon river puis le chemin monte jusqu’à Monument Geyser Basin (180 m de dénivelé). Nous marchons parmi les sapins et la vue est agréable : canyon de Gibbon, prairie, montagnes enneigées. Avec la présence de neige, la randonnée est vite devenue périlleuse dans la montée, ses parents ont rebroussé chemin et nous continuons au pas de course pour ne pas trop les faire attendre. Il n’y a personne sur le site. Nous avons pu approcher des grands cônes de geyser, des fumerolles, des cratères, de boue en ébullition. Le sol est mou, ça fait bizarre sous les pieds comme si le sol était à 2 doigts de s’effondrer.


Nous enchainons avec Artist Paint Pot (0.6 miles, rando facile donc beaucoup de monde) : bassins de boue en ébullition.


Arrêt ensuite à Norris Geyser Bassin, divisée en 2 bassins : Porcelain Basin et Back Basin pour une ballade d’environ 1h sur les passerelles. Nous nous promenons parmi les geysers, fumerolles, bassins, squelettes d’arbres. Le site est vaste, pas très photogénique mais il y a une ambiance particulière : un paysage de fin du monde.





L’heure avance, nos ventres commencent à crier famine. Malheureusement il n’y a rien pour déjeuner à Norris (en tout cas d’ouvert à cette période). Nous faisons route vers Mammoth Hot Springs et déjeunons à 15h20 au lodge (il était temps !). Nous faisons la promenade de Mammoth (1h), ça grimpe assez raide. Comme tous les autres sites de Yellowstone, il est interdit de quitter les passerelles ce qui n’est pas terrible pour les photos car trop loin. Nous enfreindrons encore une fois cette interdiction pour se rapprocher des terrasses mais toujours en faisant attention de ne rien abimer bien sûr ! L’eau ruisselle petit à petit, de la vapeur d’eau se dégage. Le contraste des terrasses aux couleurs blanches, oranges, jaunes avec le ciel bleu et les montagnes est très beau.












Une petite glace pour reprendre des forces et 4*4 pour faire la loop d’Upper Terrace Drive avec quelques arrêts mais le soleil est trop bas pour apprécier pleinement les couleurs. Donc nous y reviendrons demain matin.





Nous quittons le parc pour notre hôtel à Gardiner. Nous logerons au Yellowstone Park North Travelodge (chambre très propre et pas très cher : à recommander).
En sortant du parc par le NordNous dinons chez Rosie’s : la viande est excellente et les portions sont énormes, en tout cas pour mon estomac et pour celui de la mère d’Oliv.
Mardi 15 Mai :
Nous retournons à Mammoth Hot Springs, spécialement pour Canary Springs. On fraude de nouveau pour faire des photos de plus près et plus sympas.


Puis on refait la loop d’Upper Terrace Drive pour revoir White Elephant Back Terrace et Angels Terrace avec une meilleure lumière.
La route entre Tower Roosevelt et Canyon village est fermée. Dommage nous ne pourrons pas faire la grande loop complète. Pour rejoindre le canyon de Yellowstone nous repassons par Norris avec un arrêt à Roaring Montain (c’est une montagne qui fume).

Toute une journée avait été prévue au départ pour le Canyon de Yellowstone mais avec la présence de la neige la randonnée de 4h incluant Uncle’s Tom trail n’a pu être faite. Nous commençons par North Rim et ses différents points de vue. Une ballade permet de descendre jusqu’à Lower Falls (chute d’eau de 94m). Le débit est impressionnant. Les couleurs du canyon sont magnifiques, on dirait un tableau.

Un autre point de vue ‘Grand View’ permet de voir la chute d’eau en face, il est possible de descendre sur une autre plate-forme qui se trouve plus bas. D’une manière générale les points de vue sont obstrués par des arbres.


Puis nous allons sur l’autre Rim pour pique-niquer. Des tables de pique-nique sont aménagées parmi les arbres. Sur beaucoup d’arbres, l’écorce manque à leur base, serait-ce un signe de présence d’ours ? Un énorme corbeau nous tient compagnie et se régale des aliments qu’on peut lui lancer. Nous faisons un point de vue qui permet de voir Upper Falls (33m), un bout d’Uncle Tom trail malheureusement fermé. Nous réussissons malgré la neige à atteindre un point de vue.


On termine par Artist Point avec tous les touristes.

Sur la route menant au lac de Yellowstone, nous faisons un arrêt à Sulfur Caldron. L’odeur est nauséabonde, presque insupportable. Il n’y a pas de marche à faire, c’est un point de vue sur des bassins d'eau dont le pH est en moyenne de 1.3. Ensuite arrêt à Mud Volcano avec une ballade d’environ 45 min. Le site est moyennement intéressant par rapport à ce qu’on a pu voir les jours précédents. Points d’intérêt : Dragon's Mouth (une espèce de grotte d'où sort un bruit étrange, rappelant celui d'un dragon) et the Black Dragon's Caldron (énorme bain bouillonnant).

Nous traversons Hayden Valley avec toujours le nez collé à la vitre ou aux jumelles pour voir s’il n’y aurait pas un grizzli à photographier. Une petite randonnée tranquille au bord du lac de Yellowstone est prévue mais les parents d’Oliv préfèrent aller siroter un jus de pomme. Ils en ont plein les pattes ! Nous faisons donc sans eux Storm Point Trail pendant 1h15. Le lac est encore bien gelé. On s’est fait pas mal de copines chez les marmottes -)






Les parents nous récupèrent, nous rentrons à West Yellowstone au même hôtel et nous dinons au Red Lotus (chinois).
Mercredi 16 Mai :
Ce matin nous avons du mal à décoller, nous quittons l’hôtel vers 9h15. Pour notre dernière matinée à Yellowstone nous allons à West Thumb de 10h15 à 11h15. Ce site est au bord du lac de Yellowstone. Les bassins sont de taille et de couleurs différentes. Il y a même des petits geysers dans le Lac (Fishing Cone).
Sur le trajet quelques bisons occupent la route




Nous reprenons la route et quittons le parc de Yellowstone par le sud.

Halte rapide au Mac Do de Jackson. Une longue route nous attend pour atteindre Vernal. Nous n’aurons pas le temps de faire Flaming George.

Nous arrivons en fin d’après-midi / début de soirée à Vernal, nous nous mettons en quête d’un hôtel mais à notre grande stupeur tous les hôtels sont pleins (nous avons bien fait plus d’une dizaine d’hôtels à tous les prix). Nous ne comprenons pas ce qui se passe, une réceptionniste nous informe que les ouvriers viennent travailler à Vernal et logent à l’hôtel la semaine et rentre chez eux le week-end. Nous essayons donc la ville de Roosevelt qui se trouve à 30 min de Vernal mais même constat : tout est plein ! Que faire ? Nous y réfléchirons au Pizza Hut, qui est le seul ‘restaurant’ à encore servir à l’heure qu’il est. Nous commençons à réfléchir aux différents choix de couchage pour la nuit et des idées farfelues nous viennent en tête : faire comme Antoine de Maximi dans ‘J’irai dormir chez vous’ ou encore agresser des rangers pour trouver un lit en prison. Nous sommes pris de fou rire à cette idée. Plus sérieusement, nous avons le choix entre dormir dans la voiture sur un parking ou aller au camping de Vernal : un choix cornélien ! Nous penchons sur le camping donc retour à Vernal, il est 22h15. Personne à la réception, pas de lumière dans le camping, tout est calme. Nous montons la tente sous les lumières de la voiture. Les parents préfèrent dormir dans la voiture malgré nos conseils de prendre la tente car ils seront allongés et non assis. Nous entendons le bruit des camions donc pas facile de s’endormir.
Jeudi 17 Mai :
Nous serons tous réveillés vers 5h30 à cause du froid, nous arrivons à nous rendormir un peu jusqu’à 7h30. Nous quittons le camping tôt pour aller prendre un bon petit déjeuner pour nous remettre de cette ‘super’ nuit mais nous ne trouvons rien d’autre que le petit déjeuner du Mac Do.
A 9h15, nous prenons Island Park Road. Ce n’est pas très bien indiqué, heureusement que mon chéri à un très bon sens de l’orientation. La piste est bonne. Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les pétroglyphes de McKee Springs qui sont très bien conservés. Il y a une petite montée pour les trouver. Ce sont des pétroglyphes d’indiens Frémont qui datent de plus de 1000 ans.



Nous continuons la piste qui nous mène à Island Park Overlook quelques miles plus loin : magnifique vue sur la Green River et les montagnes de couleurs rouge, orange, blanc et le vert des arbres.

On coupe à travers le plateau de Diamond Mountain pour retrouver la Jones Hole Road. La piste est très rocailleuse, vraiment pas agréable. Oliv passe le volant du 4*4 à son père pour qu’il profite des joies de la conduite sur piste. La route monte raide, les cailloux sont de plus en plus nombreux et les vaches qui restent sur la piste ne facilitent pas notre avancée. Et ce qui devait arriver arriva : on crève ! Nous nous étonnions qu’avec toutes les pistes que nous avions faites depuis le départ de notre voyage, nous n’avions toujours pas crevé. Nous décidons de continuer avec la roue crevée jusqu’en haut de la piste ne voulant pas risquer de crever la roue de secours. Oliv se met devant le 4*4 et déblaye le plus possible le chemin. Une fois arrivée au croisement avec la Jones Hole Road, il faut changer la roue. Mais où est-elle ? Comment faut-il faire ? 2 cowboys (Karl et Chance) s’arrêtent et prennent les choses en main. C’est la seule voiture que nous avons croisé sur cette route. Nous n’avons pas d’autres choses à leur offrir que du coca bien frais. Nous les remercions et reprenons la route. J’entends encore Oliv me dire « On aurait réussi sans eux et plus vite ! » et moi : « Mais bien sûr mon chéri ! » LOL

Nous rejoignons le début de Jone Hole Trail (environ 4 miles), c’est la fin de la Jones Hole Road. Nous déjeunons à l’ombre des arbres sur les tables de piquenique. Nous commençons la randonnée vers 14h30. Nous longeons les bassins de truites pour se trouver nez à nez avec un serpent, frayeur ! La randonnée se fait dans le canyon et longue une petite rivière pour arriver à la Green river. En chemin nous pouvons admirer les pictogrammes indiens et faisons un détour par la cascade d’Ely Creek (30 min en plus). Les parents sont fatigués dès le départ de la randonnée, ça va être dur de les motiver jusqu’au bout. Petit stratagème : Oliv ne leur dit pas tout à fait la vérité sur la distance à parcourir. Nous arrivons à la Green River vers 17h10, nous prenons le temps de regarder le paysage et repartons vers 17h30.Nous pensons être seuls, Oliv prend ses aises pour un petit arrêt technique et lorsqu’il se retourne, se retrouve devant une dizaine de personnes. Ce sont des jeunes qui descendent la Green River. Encore un serpent sur le chemin du retour, je suis tétanisée et Oliv ne trouve rien de mieux que de rigoler et de me prendre en photo au lieu de jouer les gentlemans et m’aider. Nous arrivons à la voiture à 19h.










Nous faisons route vers Vernal où nous avions réservé au Econo Lodge Downtown (hôtel simple, pas cher). Ce soir ce sera restaurant mexicain.
Vendredi 18 Mai :
Ce matin, réveil tôt pour changer dès l’ouverture le pneu crevé. Il faudra ¾ heure d’attente, nous en profitons pour filer au Walmart faire des courses en prévision du camping à Echo Park de ce soir. Nous décollons vers 9h45, au programme la partie Utah de Dinosaur National Monument. Le temps est couvert, nous espérons que ça se lèvera en cours de journée.

Nous commençons par la visite des fossiles au Quarry Exhibit Hall, située juste au-dessus du visitor center. Les fossiles sont à flanc de colline. Au départ, c’était un ancien lit de rivière qui s’est soulevé.

Ensuite, nous faisons Sounds of Silence trail (5 km). Nous mettrons environ 2h pour faire la randonnée entourés d’orages avec quelques pluies légères. Il n’y a pas beaucoup de lumière, dommage pour les photos. Avec le soleil le panel des couleurs doit être plus joli. Nous rencontrerons un dindon qui semble être perdu ainsi qu’un super cerf qui court au loin.
Nous ne combinerons pas cette randonnée avec Desert Voices Nature trail, vu le temps.






Nous allons au Spilt Montain Overlook et décidons de pique-niquer. Mais….Vite dans la voiture ! Il pleut ! Et des grosses gouttes ! Nous finissons le déjeuner dans la voiture, pas très confortable. Nous allons ensuite voir Josie’s Cabin. Elle s’est installé en 1914 ici et a vécu en autarcie jusqu’à sa mort à 90 ans.

La pluie n’arrête pas de tomber, nous attendons au pied des pétroglyphes de lézards une éclaircie. Ils sont très bien conservés et très beaux. Nous pouvons les voir de la voiture, ce que font les parents avec les jumelles mais il est quand même préférable de grimper pour les voir de plus près.


Nous reprenons la route pour faire la partie Colorado du parc. Nous passons par la ville de Dinosaur pour voir s’il n’y aurait pas un hôtel pour la nuit. On dirait une ville fantôme, pas du tout accueillante. Arrivée au parc, nous ferons quelques arrêts à Escalante Overlook, Canyon Overlook et aux pétroglyphes horizontaux (on s’interroge sur la véracité de certains pétroglyphes, surtout 1 qui ressemble à un extra-terrestre).



Le temps ne s’est toujours pas levé, plus nous approchons des différents points de vue à faire, plus le ciel est bas ! Les nuages mangent les sommets des montagnes. Mais n’insisterons pas, on ne voit pas grand-chose.
Nous décidons aussi d’annuler le camping à Echo Park et retournons à Vernal pour essayer de trouver un hôtel en espérant ne pas revivre la même péripétie d’il y a 2 jours. Nous sommes vendredi donc les ouvriers ont dû rentrer chez eux. Nous nous arrêtons au Studio 6 mais le tarif ne nous convient pas trop et il n’y a pas de petit déjeuner. Ce sont des petits studios avec une cuisine. Nous essayons un autre motel, pas cher mais lorsque nous découvrons l’état des chambres : une horreur ! vieillot, une odeur de cigarette et de chien mouillé. Nous ne sommes pas très difficiles mais ce ne sera vraiment pas possible de rester là. Nous avions déjà payé mais nous allons récupérer notre argent auprès du réceptionniste et changer d’hôtel. Nous décidons de retourner au Studio 6, Oliv a un peu la honte de retourner à cet hôtel après avoir dit à la réceptionniste qu’on ne prendrait pas la chambre, mais tant pis ! Nous avons le diner qui aurait dû être pour le camping, donc ce soir nous recevrons ses parents dans notre studio.
Samedi 19 Mai :
Aujourd’hui, le temps est meilleur, pas de pluie mais ça aurait pu être mieux. Nous décollons assez tôt car un programme chargé nous attend. Nous retournons dans la partie Colorado du parc et enchainons tous les points de vue, il n’y a personne : Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island Park Overlook, Iron springs Bench Overlook, Echo Park Overlook. Vue grandiose sur les environs du Parc.
Nous rejoignons Harpers Corner Trail (2 miles) pour arriver à l’un des points de vue les plus impressionnants et les plus beaux de l’ouest américain. La randonnée est très facile. Tout au bout, une barrière que nous enjambons pour aller à la pointe et apprécier pleinement la vue sur les méandres de la Green River et sur la formation de la roche qui s’est soulevée à la verticale.




Nous descendons dans Echo Park par Echo Park Road. La piste est praticable, sans encombre, même sans 4*4 cela serait faisable. Nous faisons des arrêts à Historic Chew Ranch, aux Pool Creek pétroglyphes (il faut lever la tête pour pouvoir les voir. Ils sont assez hauts, le sol s’est érodé d’environ 20m), à Whispering Cave (Oliv tente de faire la même photo qu’on a pu voir sur un livre et je dois dire que le rendu n’est pas mal du tout) et à Picasso Face. Nous débouchons sur une prairie entourée de falaise et devant nous se dresse Steamboat Rock entouré par la Green River et la Yampa River qui se rejoignent à cet endroit. Nous trouvons une table de pique-nique pour déjeuner.





Les parents nous emmènent au pied de Picasso Face en 4*4 pour attaquer la grimpette et voir Steamboat Rock d’en haut. Nous leur donnons rdv dans 1h15. Il n’y a pas vraiment de chemin, nous nous dirigeons en faisant appel à notre sens de l’orientation. Nous arrivons au bord de la falaise avec la vue sur Steamboat. Nous longeons la falaise pour le voir sous différents angles.




Sur le chemin de retour nous apercevons une empreinte qui pourrait ressembler à celle d’un ours. Pile poil à l’heure du rdv ! Nous reprenons la route pour sortir de Dinosaur NM par la Yampa Bench Road. La route est longue, plus longue que ce que nous avions prévu et certains passages ne sont pas faciles (présence de cailloux), un 4*4 est fortement conseillé. Nous ferons tous les points de vue le long de cette piste : Castle Park Overlook, Harding Hole Overlook et Wagon Wheel Point Overlook.


Nous rejoignons la route 40 à Elk Springs. Nous avançons en direction de Denver. Il faudra trouver un hôtel sur le chemin. Nous nous arrêtons dans la ville de Craig au Traveller Inn (pas terrible mais ça fera l’affaire, il se fait tard). Nous avons envie d’un restaurant mexicain avec ses fajitas et une bonne sangria (sangria qui ressemblera plus à un sirop au final).
Dimanche 20 Mai :
C’est le jour du départ. Déjà ? :-( Nous rejoignons Denver pour rendre la voiture et prendre l’avion pour un retour à Paris après 1 mois d’un sublime voyage à travers l’ouest américain. Nous serions bien restés encore quelques semaines de plus. Ce voyage aura été pour moi une vraie découverte, un émerveillement et surtout un moment de partage inoubliable, le plus beau de mes voyages :-)
That’s the end !
Virginie et Olivier.
Les parentsCadix, Tarifa, Jerez et/ou Séville? English translation pending
hello !!
apres malaga et grenade, je repars en Andalousie, du 15 au 22 janv... cette fois je visais la partie occidentale : tarifa algeciras gibraltar cadix jerez-frontera etc... si cela vous parle ? voire faire "l'effort" de passer 2j à seville si cela vous semble la peine (c'est à 2h de cadix j crois), genre "t étais juste tout près et c'est impardonnable de pas y être allé" !! ?
pour les autres villes-villages suscités, l idée est plutot la decouverte, se balader, voir les fameux (?) villages blancs, faire les marchés, halte ds un village ou sur un port pour découvrir une belle lumière etc... N hésitez pas à partager dans cette zone vos coups de coeur, émotions, trouvailles, joli panorama, baie reposante où prendre un café etc.. :-))
Enfin, on est à cet endroit juste en face du maghreb, bateau en 30 min, est ce qu'une escapade dans la journée vaut le coup ? gracias a todos !!!
apres malaga et grenade, je repars en Andalousie, du 15 au 22 janv... cette fois je visais la partie occidentale : tarifa algeciras gibraltar cadix jerez-frontera etc... si cela vous parle ? voire faire "l'effort" de passer 2j à seville si cela vous semble la peine (c'est à 2h de cadix j crois), genre "t étais juste tout près et c'est impardonnable de pas y être allé" !! ?
pour les autres villes-villages suscités, l idée est plutot la decouverte, se balader, voir les fameux (?) villages blancs, faire les marchés, halte ds un village ou sur un port pour découvrir une belle lumière etc... N hésitez pas à partager dans cette zone vos coups de coeur, émotions, trouvailles, joli panorama, baie reposante où prendre un café etc.. :-))
Enfin, on est à cet endroit juste en face du maghreb, bateau en 30 min, est ce qu'une escapade dans la journée vaut le coup ? gracias a todos !!!
Transfert de nuit Cebu - Moalboal? English translation pending
Bonjour, nous partirons 1er 15zaine de Mars a Cebu , à Moalboal notamment pour plonger.
Notre vol est prévu pour une arrivée à Mactan à 23h55. C'est à dire une sortie de l'aéroport pas avant 2 h du matin.
Comment gagner Moalboal a 2H du mat (il semblerait qu'il y ait 2 a 3h de Taxi)? Y aura t il des taxis prets a faire le voyage a cette heure? Quel cout selon votre experience?
Les bons tuyaux sont bien venus...
Merci
Cours d'espagnol au Nicaragua English translation pending
Bonsoir!
Je m'échappe quelques mois de la France pour allé me balader en Amérique Centrale! Je décolle le 24 janvier et commencerai par le Nicaragua!! :)
Mon problème c'est que je ne parle pas un mot espagnol, je pensais donc me poser un mois quelque part et suivre des cours dans une école. Je fouille un peu partout sur les forums mais j'ai du mal à me décider, quelle ville me conseilleriez vous? Pour l'instant je pensais à Granada, est ce que vous auriez des noms d'école ou alors peut être avez vous fait la même chose et vous pourriez me parler de votre expérience la bas! Je ne suis pas du tout arreté sur Granada, je prends le max d'infos et de conseils que vous pouriez me donner!! Merci beaucoup si vous prenez le temps de me répondre :)
Compte rendu de croisière Oasis of the Seas - 24 novembre 2012 English translation pending
Et voilà, nous sommes revenus de notre croisière d'une semaine sur l'Oasis of the Seas, du 24/11 au 01/12.
Comme promis ici, je vais prendre ma plume (ou plutôt mon clavier) afin de relater cette expérience inoubliable. 🙂
Car elle fut bien inoubliable, j'en rêve encore....
Tellement inoubliable, tellement de choses à raconter, qu'on ne sait pas trop par où commencer. Je vais donc faire ce compte-rendu en plusieurs étapes.
D'abord, je ferai un résumé de la croisière, jour par jour. Ensuite, je prévois de vous faire une visite guidée du bateau, j'espère que cela pourra servir à d'autres futurs chanceux croisiéristes. Enfin, je donnerai quelques trucs et astuces pour profiter au mieux de la croisière sur l'Oasis.
Mais first things first : un petit préambule pour remettre cette croisière dans le contexte :
POURQUOI L'OASIS ??
2012, l’année de la loose !! Nan, pas tant que ça en fait, c’est juste que Steph est privé de vacances depuis un an, ça commence à faire long, surtout qu’on a la bougeotte tous les 2, et qu’on prend tellement de plaisir à explorer le Monde d’habitude. En début d’ année, Steph a changé de boulot et a entamé en même temps une formation qui le bloque plusieurs jours par mois. Conséquence, il a fallu sacrifier les vacances habituelles, pas de croisière en Mai, pas d’autotour sur les routes du Nouveau-Mexique cet été, snif. Moi, j’ai pu partir vadrouiller un peu quand même, mais pour Steph, oualou, peau de zébi !
Autant dire que pour la seule semaine de congés de Steph, on a décidé d’en profiter au max !! On fêtera également nos 4 ans de mariage, l’occasion était trop belle pour succomber à notre désir de découvrir un bateau de rêve, l’Oasis of the Seas.
Après 2 croisières en Méditerranée sur le Costa Concordia et sur le Costa Fortuna, nous sommes devenus adeptes de cette manière de voyager (entre autres), et avons envie d’essayer une autre compagnie. Des reportages, et des comptes-rendus sur l’Oasis et l’Allure of the Seas, nous ont fait rêver, on n’a donc pas mis longtemps à décider d’aller à l’abordage d’un de ces 2 sisterships. Notre date de départ arrêtée , on choisit l’Oasis, de par son itinéraire, Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), et Cozumel (Mexique).
Seulement 3 escales prévues au programme, sur une croisière de 7 jours, cela peut paraître peu, mais en fait, la vraie destination, c’est l’Oasis !! Il est tellement grand, propose tant d’activités, que 3 jours en mers pour découvrir ce mastodonte, cela ne semble pas de trop.
Voilà, le contexte résumé, je vais pouvoir commencer le résumé de la croisière, j'espère que ça en intéressera certains.
Car elle fut bien inoubliable, j'en rêve encore....
Tellement inoubliable, tellement de choses à raconter, qu'on ne sait pas trop par où commencer. Je vais donc faire ce compte-rendu en plusieurs étapes.
D'abord, je ferai un résumé de la croisière, jour par jour. Ensuite, je prévois de vous faire une visite guidée du bateau, j'espère que cela pourra servir à d'autres futurs chanceux croisiéristes. Enfin, je donnerai quelques trucs et astuces pour profiter au mieux de la croisière sur l'Oasis.
Mais first things first : un petit préambule pour remettre cette croisière dans le contexte :
POURQUOI L'OASIS ??
2012, l’année de la loose !! Nan, pas tant que ça en fait, c’est juste que Steph est privé de vacances depuis un an, ça commence à faire long, surtout qu’on a la bougeotte tous les 2, et qu’on prend tellement de plaisir à explorer le Monde d’habitude. En début d’ année, Steph a changé de boulot et a entamé en même temps une formation qui le bloque plusieurs jours par mois. Conséquence, il a fallu sacrifier les vacances habituelles, pas de croisière en Mai, pas d’autotour sur les routes du Nouveau-Mexique cet été, snif. Moi, j’ai pu partir vadrouiller un peu quand même, mais pour Steph, oualou, peau de zébi !
Autant dire que pour la seule semaine de congés de Steph, on a décidé d’en profiter au max !! On fêtera également nos 4 ans de mariage, l’occasion était trop belle pour succomber à notre désir de découvrir un bateau de rêve, l’Oasis of the Seas.
Après 2 croisières en Méditerranée sur le Costa Concordia et sur le Costa Fortuna, nous sommes devenus adeptes de cette manière de voyager (entre autres), et avons envie d’essayer une autre compagnie. Des reportages, et des comptes-rendus sur l’Oasis et l’Allure of the Seas, nous ont fait rêver, on n’a donc pas mis longtemps à décider d’aller à l’abordage d’un de ces 2 sisterships. Notre date de départ arrêtée , on choisit l’Oasis, de par son itinéraire, Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), et Cozumel (Mexique).
Seulement 3 escales prévues au programme, sur une croisière de 7 jours, cela peut paraître peu, mais en fait, la vraie destination, c’est l’Oasis !! Il est tellement grand, propose tant d’activités, que 3 jours en mers pour découvrir ce mastodonte, cela ne semble pas de trop.
Voilà, le contexte résumé, je vais pouvoir commencer le résumé de la croisière, j'espère que ça en intéressera certains.
Croisière Gênes - Miami sur le MSC Poesia du 11 au 28 novembre 2012 English translation pending
Petit matin sympathique a L' aéroport de Nice ce 11 Novembre .
Nous arrivons sur site autour de 11 h 30 , nous sommes convoqués pour 12 h 45 , nous avons le temps . Des groupes sont déjà autour des responsables MSC qui enregistrent les présents eux , convoqués bien avant nous , leur donnent un rendez vous , " ici dans .. x .. minutes " , et les laissent vaquer a la découverte , des lieux . L' instant est a la satisfaction ... d' y être !!! pas de retard , de maladie ou autres contrariétés .... Nous y sommes : c' est parti ! Deux MSC : le Poésia et le Fantasia sont au départ , un Costa également , ses passagers autour de nous , ou plutôt , au milieu de nous . Il y a du monde , mais tout est sous contrôle , Nous embarquons gentiment dans les cars affectés , a 13 h 10 , nous démarrons . Rien a voir avec le débordement de la semaine passée , ou nos enfants , et petits enfants rejoignaient le Splendida ..... en partaient de Nice vers 14 h 30 .
Voyage ordinaire d' un tunnel a un viaduc dans ce car , ou peu réalisent vraiment que nous allons passer 17 jours , et soirées ensembles ..... au bout du périple , a Miami , l' ambiance sera tout autre pendant la journée d' excursions avant le grand saut du retour .
Nous arrivons a Gènes ou un guidage " léger " nous invite a progresser vers le terminal . ( Effectivement : vers ou progresserions nous ? ) La haut , une grande salle tout en longueur est organisée pour nous amenez dans un grand serpentin humain , débouchant sur un préposé fort aimable et souriant qui nous désigne un collègue , lui , placé face a un des nombreux guichets , celui la venant de se libérer . Les formalités sont rapides : Passeport et " ESTA " bien en évidence , nous enregistrons notre CB , la petite photo ( ...qui vous fait honte chaque fois que vous descendez , ou montez sur le bateau ) ( et la : ... il y en a ) ..un passage devant le photographe ... comme une dernière procédure avec le contrôle des sacs , Et vous savourez le passage sur la passerelle... vous n' êtes déjà plus sur terre.... la , pour vous empêcher de monter ..... : il en faudrait un paquet !
Le bateau , découvert par son grand hall , est magnifique . l' enfilade de salons pour rejoindre , a l' avant , les ascenseurs vous laisse admiratif , ...: tout le voyage la dedans .... et ce n' est qu' un petit morceau . Tout visiter : devient indispensable . Vous êtes déjà presque débordé dans votre emploi du temps . La cabine est choisie au pont 9 , a l' avant ( pas trop haut pour apprécier la mer au plus prêt ) . Son balcon sur babord ne donne pas sur le Fantasia et le quai , mais sur la ville , et devra être au soleil le matin ( le " petit dej " sur le balcon ) , vu notre cap pendant la traversée . Cette cabine , a l' avantage d' être sans vis a vis . le centre du bateau , a ce niveau , offre l' hébergement a une partie du personnel , sans accès sur notre coursive . Nos cabines sont réellement pour 2 personnes , pas de canapé double transformable en lit d' appoint , et , donc , peu de monde , que des couples dans cette coursive . Pas négligeable , matin , soir , et nuit . Rangements , salle de bains , literie impeccable . Nous allons découvrir le bateau .
A peine en découverte , .... et déjà " paumé " ..... exercice de sécurité ! : retour , jaquette , descente , regroupement dans un salon ... et bla bla en 5 ou 6 langues ! Sujet déjà traité sur ce forum , rien a ajouter .
Le départ ... a l' heure !! Nous retrouve sur les ponts 13 ( ceux qui n' aiment pas le vent un peu frais ) et 14 ( les autres ) pour un appareillage ... le premier , ... sans musique , sans " coup de corne " !!! . Le fantasia semble prêt a nous emboiter la vague . Retour a l' intérieur , dans l' ambiance nouvelle , plus chaude , conviviale , et pleine de promesses . Premier " retour a la cabine " .... il y en aura beaucoup d' autres , mais nous savourons , nous sommes presque déjà des loups de mer ( pour le " vieux loup de mer " , nous attendrons un peu ) Les valises sont la ... que le volontaire se désigne , qui pour les monter sur le lit , qui .... pour tout le reste ! les taches sont partagées suivant une logique qui me convient parfaitement .
Nous sommes au deuxième service : 20 h 30 . Le premier soir joue toujours beaucoup pour la convivialité tout au long du voyage , et le notre est 2,5 fois plus long qu' une croisière classique . Nous avons souhaité une table de 6 . Nous arrivons sur une table de ... 4 . Nous sommes les premiers . A cette instant , nous savons que cela sera " tout bon " ... ou pas ! Nous attendons .... personne ne vient . Autour de nous , beaucoup de tables incomplètes , voir a 4 pour 8 , et des tables vides ..... Une bonne chose , le restaurant est composé de plusieurs espaces abritant les différentes nationalités . tout autour de nous , des francophones , plus loin , des Américains / anglais ... puis , ??? , nous ne les entendons pas . Renseignements glanés auprès du maître d' hôtel : Nous n' avons pas de convives a notre table . Le bateau n' est pas complet , nous sommes un peu dispersés ... nous pataugeons dans l' aisance . Si nous souhaitons nous organiser autrement : aucun problème . Le lendemain , un membre de VF , vu a Nice , qui voyage avec un couple d' amis , vient nous voir , et propose de les rejoindre ( a 4 , ils sont sur une table de 8 ) ( Merci encore Yves ) , mais un autre couple rencontré au déjeuné du lendemain , eux aussi ... seul , ( Même le midi , la langue est un critère de composition de table ) a déjà opté pour des dîners a notre table , et l' acte est instantanément enregistré . Certaines tables s' équilibrent de la sorte , et la proximité de tables de même langue offre une ambiance agréable et ouverte tout au long des multiples soirées a tables .
Le bémol qui choque : " Ils " ont oublié de tirer des menus en français !!! ..... excuses : dés demain cela sera réparé . Oui , mais ..... bon !
Nous vivons ensuite la fin de notre .... journée d' embarquement , le spectacle aux décors grandioses nous inspire confiance , les ambiances musicales différentes d' un salon a l' autre , .... et pas trop fortes pour la grande majorité , ... le casino .... Ce soir : dodo ( surtout qu' il est déjà près de minuit , ) nous avons le temps ... 17 jours ... Ouaouh ! Dehors , dans la nuit , le Fantasia est a coté de nous tout illuminé ( nous devons être beau aussi ) ..... la mer , le vent ... la , par contre , pas des plus calme .... mais nous ne savons pas encore .
Nous nous couchons , joliment bercée .... a demain .
Et de fait , aujourd' hui aussi : a demain .... la carte MSC ne marche plus , et des " courses " sont a faire .
Nous arrivons sur site autour de 11 h 30 , nous sommes convoqués pour 12 h 45 , nous avons le temps . Des groupes sont déjà autour des responsables MSC qui enregistrent les présents eux , convoqués bien avant nous , leur donnent un rendez vous , " ici dans .. x .. minutes " , et les laissent vaquer a la découverte , des lieux . L' instant est a la satisfaction ... d' y être !!! pas de retard , de maladie ou autres contrariétés .... Nous y sommes : c' est parti ! Deux MSC : le Poésia et le Fantasia sont au départ , un Costa également , ses passagers autour de nous , ou plutôt , au milieu de nous . Il y a du monde , mais tout est sous contrôle , Nous embarquons gentiment dans les cars affectés , a 13 h 10 , nous démarrons . Rien a voir avec le débordement de la semaine passée , ou nos enfants , et petits enfants rejoignaient le Splendida ..... en partaient de Nice vers 14 h 30 .
Voyage ordinaire d' un tunnel a un viaduc dans ce car , ou peu réalisent vraiment que nous allons passer 17 jours , et soirées ensembles ..... au bout du périple , a Miami , l' ambiance sera tout autre pendant la journée d' excursions avant le grand saut du retour .
Nous arrivons a Gènes ou un guidage " léger " nous invite a progresser vers le terminal . ( Effectivement : vers ou progresserions nous ? ) La haut , une grande salle tout en longueur est organisée pour nous amenez dans un grand serpentin humain , débouchant sur un préposé fort aimable et souriant qui nous désigne un collègue , lui , placé face a un des nombreux guichets , celui la venant de se libérer . Les formalités sont rapides : Passeport et " ESTA " bien en évidence , nous enregistrons notre CB , la petite photo ( ...qui vous fait honte chaque fois que vous descendez , ou montez sur le bateau ) ( et la : ... il y en a ) ..un passage devant le photographe ... comme une dernière procédure avec le contrôle des sacs , Et vous savourez le passage sur la passerelle... vous n' êtes déjà plus sur terre.... la , pour vous empêcher de monter ..... : il en faudrait un paquet !
Le bateau , découvert par son grand hall , est magnifique . l' enfilade de salons pour rejoindre , a l' avant , les ascenseurs vous laisse admiratif , ...: tout le voyage la dedans .... et ce n' est qu' un petit morceau . Tout visiter : devient indispensable . Vous êtes déjà presque débordé dans votre emploi du temps . La cabine est choisie au pont 9 , a l' avant ( pas trop haut pour apprécier la mer au plus prêt ) . Son balcon sur babord ne donne pas sur le Fantasia et le quai , mais sur la ville , et devra être au soleil le matin ( le " petit dej " sur le balcon ) , vu notre cap pendant la traversée . Cette cabine , a l' avantage d' être sans vis a vis . le centre du bateau , a ce niveau , offre l' hébergement a une partie du personnel , sans accès sur notre coursive . Nos cabines sont réellement pour 2 personnes , pas de canapé double transformable en lit d' appoint , et , donc , peu de monde , que des couples dans cette coursive . Pas négligeable , matin , soir , et nuit . Rangements , salle de bains , literie impeccable . Nous allons découvrir le bateau .
A peine en découverte , .... et déjà " paumé " ..... exercice de sécurité ! : retour , jaquette , descente , regroupement dans un salon ... et bla bla en 5 ou 6 langues ! Sujet déjà traité sur ce forum , rien a ajouter .
Le départ ... a l' heure !! Nous retrouve sur les ponts 13 ( ceux qui n' aiment pas le vent un peu frais ) et 14 ( les autres ) pour un appareillage ... le premier , ... sans musique , sans " coup de corne " !!! . Le fantasia semble prêt a nous emboiter la vague . Retour a l' intérieur , dans l' ambiance nouvelle , plus chaude , conviviale , et pleine de promesses . Premier " retour a la cabine " .... il y en aura beaucoup d' autres , mais nous savourons , nous sommes presque déjà des loups de mer ( pour le " vieux loup de mer " , nous attendrons un peu ) Les valises sont la ... que le volontaire se désigne , qui pour les monter sur le lit , qui .... pour tout le reste ! les taches sont partagées suivant une logique qui me convient parfaitement .
Nous sommes au deuxième service : 20 h 30 . Le premier soir joue toujours beaucoup pour la convivialité tout au long du voyage , et le notre est 2,5 fois plus long qu' une croisière classique . Nous avons souhaité une table de 6 . Nous arrivons sur une table de ... 4 . Nous sommes les premiers . A cette instant , nous savons que cela sera " tout bon " ... ou pas ! Nous attendons .... personne ne vient . Autour de nous , beaucoup de tables incomplètes , voir a 4 pour 8 , et des tables vides ..... Une bonne chose , le restaurant est composé de plusieurs espaces abritant les différentes nationalités . tout autour de nous , des francophones , plus loin , des Américains / anglais ... puis , ??? , nous ne les entendons pas . Renseignements glanés auprès du maître d' hôtel : Nous n' avons pas de convives a notre table . Le bateau n' est pas complet , nous sommes un peu dispersés ... nous pataugeons dans l' aisance . Si nous souhaitons nous organiser autrement : aucun problème . Le lendemain , un membre de VF , vu a Nice , qui voyage avec un couple d' amis , vient nous voir , et propose de les rejoindre ( a 4 , ils sont sur une table de 8 ) ( Merci encore Yves ) , mais un autre couple rencontré au déjeuné du lendemain , eux aussi ... seul , ( Même le midi , la langue est un critère de composition de table ) a déjà opté pour des dîners a notre table , et l' acte est instantanément enregistré . Certaines tables s' équilibrent de la sorte , et la proximité de tables de même langue offre une ambiance agréable et ouverte tout au long des multiples soirées a tables .
Le bémol qui choque : " Ils " ont oublié de tirer des menus en français !!! ..... excuses : dés demain cela sera réparé . Oui , mais ..... bon !
Nous vivons ensuite la fin de notre .... journée d' embarquement , le spectacle aux décors grandioses nous inspire confiance , les ambiances musicales différentes d' un salon a l' autre , .... et pas trop fortes pour la grande majorité , ... le casino .... Ce soir : dodo ( surtout qu' il est déjà près de minuit , ) nous avons le temps ... 17 jours ... Ouaouh ! Dehors , dans la nuit , le Fantasia est a coté de nous tout illuminé ( nous devons être beau aussi ) ..... la mer , le vent ... la , par contre , pas des plus calme .... mais nous ne savons pas encore .
Nous nous couchons , joliment bercée .... a demain .
Et de fait , aujourd' hui aussi : a demain .... la carte MSC ne marche plus , et des " courses " sont a faire .
Compte rendu de croisière sur le Costa Favolosa "Vision d'Orient" du 4 au 11 novembre 2012 English translation pending
Allez, je me lance !
Ayant emmené mon notebook avec moi, j'ai pu chaque soir ou presque faire un premier jet de ce CR. Ce qui est bien pratique, sinon, on risque d'oublier beaucoup de choses !
Pour ne pas vous lasser, vous aurez une journée de bateau par jour, pas plus ! Allez, on y va !
Samedi 3 novembre 2012 : Flassans sur Issole-Venise
C’est le grand départ. Les valises ont été bouclées hier soir, on est OK.
Après une courte nuit, le réveil sonne à 5 h 15… Oups, c’est dur ! Un café pour Monsieur, rien pour moi (si je bois un thé, on devra s’arrêter toutes les ½ h pour une pause, ça va pas le faire). Le temps de charger la voiture, et de faire le tour de la maison, nous voilà partis. Il fait relativement beau, autant qu’on puisse en juger dans le noir, avec une température qui oscille entre 10 et 15° C.
Premier arrêt café/toilettes à 8 h, on est déjà en Italie. Nouvel arrêt à 10 h (visiblement, même sans thé, ça le fait pas !). Petite curiosité, à 10 h 04, franchissement du 45° parallèle (c’est indiqué sur l’autoroute !). A 11 h 50, on profite encore d’un arrêt pour compléter le réservoir : 22 € pour 12 L de gasoil, purée, ça fait le litre à 1,83 €… Ils ne s’embêtent pas !
Curieusement, le GPS nous demande de quitter l’autoroute … Bêtement, on s’exécute… Bien nous en prend. Il est à noter que quand nous sommes passés à Vintimille, nous avions toujours dans la voiture le télébadge Escota. Il a sonné, et la barrière s’est ouverte. On s’est dit « tiens, ça marche aussi en Italie »… Sauf que non ! Parce que pour sortir de l’autoroute en Italie, ben, ça marchait plus. Et on avait beau appuyer sur le bouton pour que quelqu’un vienne, tu parles ! Au bout d’un moment, comme il y avait 4 voitures derrière nous, ça a du les gonfler, et l’appareil nous a sorti un ticket à 59 € à payer en nous proposant plusieurs méthodes de paiement (je suppose le trajet le plus long), et la barrière s’est ouverte. Rien compris. Bon, on paiera sur une aire d’autoroute au retour. Comme on n’est plus sur l’autoroute, on en profite pour déjeuner dans un Mc Do, puis Madame GPS, je ne sais pas pourquoi, nous fait reprendre l’autoroute. Là, on s’est dépêché de retirer le télébadge Escota et on a pris un ticket.
Avec tout ça, on arrive vers 13 h 30 à Venise. Il fait brumeux, mais il ne pleut pas. On place la voiture au parking sans problème, un coup de People Mover, et hop, on prend un vaporetto pour aller visiter le Théâtre de la Fenice. A noter qu’il n’y a plus du tout d’eau dans Venise, après l’Aqua Alta de jeudi. Mais les « passerelles » sont toujours présentes.
Magnifique. Visite avec audio-guide et la chance, pendant qu’on écoute d’une oreille distraite les explications sur la réfection après le dernier incendie, de suivre une répétition d’un opéra de Wagner. Un bonheur, pour nous mélomane, même si le ténor n’est pas à la hauteur (mais nous sommes très difficiles sur les ténors !).
Ensuite, direction la Place Saint Marc. Enfin, encore faut-il la trouver ! Alors Venise, c’est un labyrinthe. Mais histoire de compliquer le truc, non seulement, il y a pleins de petites ruelles d’à peine 1 m de large, mais entrecoupées de ponts et de petits canaux… Bref, un plan s’avère indispensable. Mais bon, on a une langue et on demande.
Du monde, mais pas tant que ça. C’est grand, c’est beau ! Trop tard pour la visite de la Basilique, tant pis, on ira si on peut le dimanche du retour. Après un tour sur la place, nous nous mettons à la recherche de la navette qui mène à notre hôtel, le Bauer Palladio, juste en face de la Place Saint Marc, sur l’île de la Giudecca. Après quelques allers-retours, nous finissons par apprendre qu’il faut passer par son grand frère, le Bauer Pallazio, situé à droite de la Place Saint Marc. Très bel hôtel ! Nous le traversons pour accéder à la terrasse, et rejoindre la navette à l’embarcadère. Un petit bateau tout en bois, nous emmène en 5 mn de l’autre côté ! Après avoir franchi une toute petite porte, nous découvrons un très bel endroit, dans un ancien couvent. Très classe, tout en étant moderne. La chambre est belle, la salle de bain parfaite. Nous nous posons un peu et après une bonne douche (et l’examen de la carte du restaurant, sympa mais trop chère), nous reprenons la navette pour aller dîner dans un petit restau à côté de la Fenice. Puis une ballade sur les ponts et ruelles, nous ramène Place Saint Marc, où nous passons un bon moment à écouter un très bon violoniste et son pianiste, devant un célèbre café. Un dernier petit tour et hop, un petit coup de navette nous ramène à l’hôtel pour une nuit bien méritée !
Quelques photos :
Le Splendour of Seas à Venise

Le Théâtre de la Fenice
Je confirme, il faisait plutôt froid ! Mais pour une fois que je souris !

Le salon de l'hôtel
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain !
Pour ne pas vous lasser, vous aurez une journée de bateau par jour, pas plus ! Allez, on y va !
Samedi 3 novembre 2012 : Flassans sur Issole-Venise
C’est le grand départ. Les valises ont été bouclées hier soir, on est OK.
Après une courte nuit, le réveil sonne à 5 h 15… Oups, c’est dur ! Un café pour Monsieur, rien pour moi (si je bois un thé, on devra s’arrêter toutes les ½ h pour une pause, ça va pas le faire). Le temps de charger la voiture, et de faire le tour de la maison, nous voilà partis. Il fait relativement beau, autant qu’on puisse en juger dans le noir, avec une température qui oscille entre 10 et 15° C.
Premier arrêt café/toilettes à 8 h, on est déjà en Italie. Nouvel arrêt à 10 h (visiblement, même sans thé, ça le fait pas !). Petite curiosité, à 10 h 04, franchissement du 45° parallèle (c’est indiqué sur l’autoroute !). A 11 h 50, on profite encore d’un arrêt pour compléter le réservoir : 22 € pour 12 L de gasoil, purée, ça fait le litre à 1,83 €… Ils ne s’embêtent pas !
Curieusement, le GPS nous demande de quitter l’autoroute … Bêtement, on s’exécute… Bien nous en prend. Il est à noter que quand nous sommes passés à Vintimille, nous avions toujours dans la voiture le télébadge Escota. Il a sonné, et la barrière s’est ouverte. On s’est dit « tiens, ça marche aussi en Italie »… Sauf que non ! Parce que pour sortir de l’autoroute en Italie, ben, ça marchait plus. Et on avait beau appuyer sur le bouton pour que quelqu’un vienne, tu parles ! Au bout d’un moment, comme il y avait 4 voitures derrière nous, ça a du les gonfler, et l’appareil nous a sorti un ticket à 59 € à payer en nous proposant plusieurs méthodes de paiement (je suppose le trajet le plus long), et la barrière s’est ouverte. Rien compris. Bon, on paiera sur une aire d’autoroute au retour. Comme on n’est plus sur l’autoroute, on en profite pour déjeuner dans un Mc Do, puis Madame GPS, je ne sais pas pourquoi, nous fait reprendre l’autoroute. Là, on s’est dépêché de retirer le télébadge Escota et on a pris un ticket.
Avec tout ça, on arrive vers 13 h 30 à Venise. Il fait brumeux, mais il ne pleut pas. On place la voiture au parking sans problème, un coup de People Mover, et hop, on prend un vaporetto pour aller visiter le Théâtre de la Fenice. A noter qu’il n’y a plus du tout d’eau dans Venise, après l’Aqua Alta de jeudi. Mais les « passerelles » sont toujours présentes.
Magnifique. Visite avec audio-guide et la chance, pendant qu’on écoute d’une oreille distraite les explications sur la réfection après le dernier incendie, de suivre une répétition d’un opéra de Wagner. Un bonheur, pour nous mélomane, même si le ténor n’est pas à la hauteur (mais nous sommes très difficiles sur les ténors !).
Ensuite, direction la Place Saint Marc. Enfin, encore faut-il la trouver ! Alors Venise, c’est un labyrinthe. Mais histoire de compliquer le truc, non seulement, il y a pleins de petites ruelles d’à peine 1 m de large, mais entrecoupées de ponts et de petits canaux… Bref, un plan s’avère indispensable. Mais bon, on a une langue et on demande.
Du monde, mais pas tant que ça. C’est grand, c’est beau ! Trop tard pour la visite de la Basilique, tant pis, on ira si on peut le dimanche du retour. Après un tour sur la place, nous nous mettons à la recherche de la navette qui mène à notre hôtel, le Bauer Palladio, juste en face de la Place Saint Marc, sur l’île de la Giudecca. Après quelques allers-retours, nous finissons par apprendre qu’il faut passer par son grand frère, le Bauer Pallazio, situé à droite de la Place Saint Marc. Très bel hôtel ! Nous le traversons pour accéder à la terrasse, et rejoindre la navette à l’embarcadère. Un petit bateau tout en bois, nous emmène en 5 mn de l’autre côté ! Après avoir franchi une toute petite porte, nous découvrons un très bel endroit, dans un ancien couvent. Très classe, tout en étant moderne. La chambre est belle, la salle de bain parfaite. Nous nous posons un peu et après une bonne douche (et l’examen de la carte du restaurant, sympa mais trop chère), nous reprenons la navette pour aller dîner dans un petit restau à côté de la Fenice. Puis une ballade sur les ponts et ruelles, nous ramène Place Saint Marc, où nous passons un bon moment à écouter un très bon violoniste et son pianiste, devant un célèbre café. Un dernier petit tour et hop, un petit coup de navette nous ramène à l’hôtel pour une nuit bien méritée !
Quelques photos :
Le Splendour of Seas à Venise
Le Théâtre de la Fenice
Je confirme, il faisait plutôt froid ! Mais pour une fois que je souris !
Le salon de l'hôtelVoilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain !
Retour déçu du Queen Mary 2 - Côte nord-est des Etats-Unis (21-28 octobre 2012) English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà de retour hier matin de cette croisière sur le QM2 du 21 au 28/10/12
Avant de faire mon compte rendu, je dois vous dire que j’ai acheté ma croisire au mois de Juin au prix de 1639€ / personne + assurance pour une cabine balcon cat B4 et quelques semaines avant de partir, la meme categorie de cabine a baissé de (d’environ de 23%) et j’ai fait un mail à Cunrad en leur demande un geste commercial et la repose a été la suivante en une seule ligne: « Je suis désolée mais les offres promotionnelles de Cunard ne sont pas rétroactives. » Donc ma deception a commencé à ce moment là. Je n’ai pas demandé la lune juste un geste pour compenser en équivalent de credit à bord.
Bref, même si je n’ai pas eu une réponse positive de la part de Cunard mais je me suis dit que la croisière sera à la hauteur de mes espérances. Eh bien pas du tout je suis un peu déçu de la qualité de la nourriture. Certes j’avais mis la barre assez haute au niveau de la gastronomie mais là je suis resté sur ma faim…la nourriture servie aussi au buffet et au restaurant Britannia n’est pas au standing de la croisière. Je vous expliquerai tout cela en détail après.
Départ le samedi 20 vers 7h du matin de la maison et 20 minutes plus tard j’etais à l’aéroport d’Orly Ouest. Mais quel plaisir de pouvoir partir pas loin de chez soi !!!!! Enregistrement hyper rapide puis direction le salon privé (d’Open Skies) car on est en BIZ BEN . Le voyage va se dérouler sans encombre voire même tres bien (champagne à volonté, très bon repas, siège inclinable à180°…. Arrivée à Newark à l’heure (13h) et direction l’hotel Sheraton Lincol à New Jersey (merci Brigitte pour m’avoir conseillé cet hôtel). Apres avoir déposer nos valises, on a decidé d’aller faire un petit tour afin d’explorer les alentours et retour à l’hotel vers 20h pour diner et passer une bonne nuit. Le lendemain, petit déjeuner pris à l’hôtel et vers 11h on a pris un taxi pour aller au port et l’enregistrement s’est fait en moins de 10 minutes et on a le N° 7 mais l’embarquement commence à partir de 12h30 donc on attend dans la salle d’attente et là première déception: Pas de distributeur de boissons (chaudes et froides et petits gâteaux) comme sur Celebrity. En revanche, il y a un distributeur à boissons mais payant. Vers 13h àn a appelé notre N° le temps de faire une photo et quelques minutes plus tard on était à bord et là encore pas de verres d’accueil (Vin pétillant, jus de fruits…) comme chez Celebrity . Et là on s’est dit : « eh ben ça commence bien » On est allé directement voir notre cabine car elle était disponible, rien à dire tres propre bien agencé, beaucoup de rangement, une ½ bouteille de champagne… En revanche, le balcon n’est pas si grande et des taches de rouilles sont tres visibles. Pas trop grave car on ne va pas y aller souvent….
Vers 13h30, on a decidé d’aller manger au buffet et apres explorer le bateau. Concernant le buffet, et là surprise tres tres tres peu de choix on en revient pas, on s’est même dit qui doit y avoir d’autres stands mais non partout c’est pareil (cote de porc, émincés de volailles, du poisson pané et tres peu de légumes (pas comparable avec Celebrity) Apres ce fameux repas, on est allé visiter le bateau certes qu’il est beau mais rien d’extra. Les parties intérieures sont tres belles et propres, en revanche, les ponts extérieurs les balcons méritent un peu de rafraichissement (tels que les traces de rouilles trop visibles un peu partout, les chaises longues abimées, les matelas défraichis…)
A 17h RDV sur les différents ponts pour le grand départ et là franchement c’était la fête (distribution d’amuses bouches, vente de champagne, orchestre en live..) rien à dire il faisait frais mais on était content de participer à cette fête.
Le soir venu, on est allé diner au restaurant le Britannia (tres belle salle à manger en passant ) mais le menu proposé est plus que décevant tres peu de choix et du coup j’ai juste pris un plat et une salade de fruits et ça va etre comme ça pendant toute la durée de la croisière car les entrées ne sont pas appétissantes et encore moins les desserts où le choix se réduit à : des glaces, salade de fruits et un gâteau.
Le lendemain matin, je suis allé à la réception pour demander si je pouvais manger au restaurant « grille » moyennant un supplément bien sûr, et cela m’a été refusé car ce restaurant est strictement réservé aux suites…du coup j’ai profité pour discuter avec une réceptionniste Mauricienne et cette dernière m’a bien confirmé que des gens se plaignent de plus en plus au niveau de la nourriture et que ce problème à été remonté au siège mais il ne faut hésiter à le préciser dans la fiche de satisfaction.
La suite à venir…
Ci-dessous quelques photos du bateau
Cordialement
Alfred
Me voilà de retour hier matin de cette croisière sur le QM2 du 21 au 28/10/12
Avant de faire mon compte rendu, je dois vous dire que j’ai acheté ma croisire au mois de Juin au prix de 1639€ / personne + assurance pour une cabine balcon cat B4 et quelques semaines avant de partir, la meme categorie de cabine a baissé de (d’environ de 23%) et j’ai fait un mail à Cunrad en leur demande un geste commercial et la repose a été la suivante en une seule ligne: « Je suis désolée mais les offres promotionnelles de Cunard ne sont pas rétroactives. » Donc ma deception a commencé à ce moment là. Je n’ai pas demandé la lune juste un geste pour compenser en équivalent de credit à bord.
Bref, même si je n’ai pas eu une réponse positive de la part de Cunard mais je me suis dit que la croisière sera à la hauteur de mes espérances. Eh bien pas du tout je suis un peu déçu de la qualité de la nourriture. Certes j’avais mis la barre assez haute au niveau de la gastronomie mais là je suis resté sur ma faim…la nourriture servie aussi au buffet et au restaurant Britannia n’est pas au standing de la croisière. Je vous expliquerai tout cela en détail après.
Départ le samedi 20 vers 7h du matin de la maison et 20 minutes plus tard j’etais à l’aéroport d’Orly Ouest. Mais quel plaisir de pouvoir partir pas loin de chez soi !!!!! Enregistrement hyper rapide puis direction le salon privé (d’Open Skies) car on est en BIZ BEN . Le voyage va se dérouler sans encombre voire même tres bien (champagne à volonté, très bon repas, siège inclinable à180°…. Arrivée à Newark à l’heure (13h) et direction l’hotel Sheraton Lincol à New Jersey (merci Brigitte pour m’avoir conseillé cet hôtel). Apres avoir déposer nos valises, on a decidé d’aller faire un petit tour afin d’explorer les alentours et retour à l’hotel vers 20h pour diner et passer une bonne nuit. Le lendemain, petit déjeuner pris à l’hôtel et vers 11h on a pris un taxi pour aller au port et l’enregistrement s’est fait en moins de 10 minutes et on a le N° 7 mais l’embarquement commence à partir de 12h30 donc on attend dans la salle d’attente et là première déception: Pas de distributeur de boissons (chaudes et froides et petits gâteaux) comme sur Celebrity. En revanche, il y a un distributeur à boissons mais payant. Vers 13h àn a appelé notre N° le temps de faire une photo et quelques minutes plus tard on était à bord et là encore pas de verres d’accueil (Vin pétillant, jus de fruits…) comme chez Celebrity . Et là on s’est dit : « eh ben ça commence bien » On est allé directement voir notre cabine car elle était disponible, rien à dire tres propre bien agencé, beaucoup de rangement, une ½ bouteille de champagne… En revanche, le balcon n’est pas si grande et des taches de rouilles sont tres visibles. Pas trop grave car on ne va pas y aller souvent….
Vers 13h30, on a decidé d’aller manger au buffet et apres explorer le bateau. Concernant le buffet, et là surprise tres tres tres peu de choix on en revient pas, on s’est même dit qui doit y avoir d’autres stands mais non partout c’est pareil (cote de porc, émincés de volailles, du poisson pané et tres peu de légumes (pas comparable avec Celebrity) Apres ce fameux repas, on est allé visiter le bateau certes qu’il est beau mais rien d’extra. Les parties intérieures sont tres belles et propres, en revanche, les ponts extérieurs les balcons méritent un peu de rafraichissement (tels que les traces de rouilles trop visibles un peu partout, les chaises longues abimées, les matelas défraichis…)
A 17h RDV sur les différents ponts pour le grand départ et là franchement c’était la fête (distribution d’amuses bouches, vente de champagne, orchestre en live..) rien à dire il faisait frais mais on était content de participer à cette fête.
Le soir venu, on est allé diner au restaurant le Britannia (tres belle salle à manger en passant ) mais le menu proposé est plus que décevant tres peu de choix et du coup j’ai juste pris un plat et une salade de fruits et ça va etre comme ça pendant toute la durée de la croisière car les entrées ne sont pas appétissantes et encore moins les desserts où le choix se réduit à : des glaces, salade de fruits et un gâteau.
Le lendemain matin, je suis allé à la réception pour demander si je pouvais manger au restaurant « grille » moyennant un supplément bien sûr, et cela m’a été refusé car ce restaurant est strictement réservé aux suites…du coup j’ai profité pour discuter avec une réceptionniste Mauricienne et cette dernière m’a bien confirmé que des gens se plaignent de plus en plus au niveau de la nourriture et que ce problème à été remonté au siège mais il ne faut hésiter à le préciser dans la fiche de satisfaction.
La suite à venir…
Ci-dessous quelques photos du bateau
Cordialement
Alfred
Scandaleusement rackettés à Enfida! (Tunisie) English translation pending
Nous rentrions de notre 3è voyage en Tunisie et c’est la toute première fois que nous assistons à cela !
Nous avons subis, nous et tout notre groupe, un racket par différents policiers de l’aéroport d’Enfida !!! Et ce, à deux endroits !
1. Après avoir enregistré nos bagages, nous passions le contrôle des billets d’embarquement avec les pièces d’identités et là, ….interrogatoire ! - Avez-vous des devises tunisiennes ? - oui, - donnez-les-nous ! - pourquoi? - parce que c’est interdit de passer des dinars, c’est noté à l’entrée, (personne n’a vu où c’était indiqué bien sûr) Et donc, soit vous êtes dépouillés à ce moment-là, soit plus loin, ....
2. Nous passons ensuite au contrôle rayons X et là, un autre flic commence à fouiller votre portefeuille ainsi que les sacs à mains des dames de fond en comble, pas une pochette n’est épargnée, et on vous vole vos derniers dinars ! Toujours parce que c’est interdit d’en garder !
Certains ont été stupéfaits de la manœuvre et n’ont opposé aucune résistance alors que d’autres se sont rebellés et ont refusé de donner leur argent, le policier les a alors menacé de confisquer leur pièce d’identité !! Et quand un homme, plus rebel que les autres a répondu "Et bien, gardez mes papiers, je m’en fous" et il a tourné les talons pour s’en aller, le policier n à pas insisté et lui a rendu ses papiers sans bénéficier du butin! C’est bien la preuve que la pratique est crapuleuse !
Je veux bien admettre que les devises ne peuvent pas sortir du pays (ceci dit, qu'elle utilité en auriez-vous hors de la Tunisie ???) dans ce cas, il est obligatoire de mettre à disposition un bureau de change à l’entrée de l’aéroport, là, ce serait faire preuve d’honnêteté !
Je signale au passage que vous passez sans problème avec des flacons de plus de 100ml à ces conditions, parce que moi, j’avais oublié un flacon de 200ml de produit dans mon bagage à main et cela m’a été autorisé !! (la personne qui tenais mon bagage venait de se faire voler ses derniers dinars bien sûr). Visiblement ce n’est pas ce liquide-là qui les intéressent !! Il est clair aussi que je saurai où cacher mon argent la prochaine fois !
C’est tout simplement HONTEUX !! non seulement on vient chez eux dépenser notre argent, faire vivre leur tourisme, acheter des excursions, des souvenirs, etc. Mais ce n’est pas suffisant, il faut que l’on se fasse dépouiller avant de rentrer chez nous ! Et par des représentants de la loi de surcroît !!!! C’est carrément un abus de pouvoir ! J’ai bien l'intention d'envoyer ce courrier à l'ambassade de Tunisie ainsi que divers forums de compagnies de voyage afin de prévenir le plus de voyageurs possible de la manœuvre. C’est interdit ! Ne vous laissez pas faire !
1. Après avoir enregistré nos bagages, nous passions le contrôle des billets d’embarquement avec les pièces d’identités et là, ….interrogatoire ! - Avez-vous des devises tunisiennes ? - oui, - donnez-les-nous ! - pourquoi? - parce que c’est interdit de passer des dinars, c’est noté à l’entrée, (personne n’a vu où c’était indiqué bien sûr) Et donc, soit vous êtes dépouillés à ce moment-là, soit plus loin, ....
2. Nous passons ensuite au contrôle rayons X et là, un autre flic commence à fouiller votre portefeuille ainsi que les sacs à mains des dames de fond en comble, pas une pochette n’est épargnée, et on vous vole vos derniers dinars ! Toujours parce que c’est interdit d’en garder !
Certains ont été stupéfaits de la manœuvre et n’ont opposé aucune résistance alors que d’autres se sont rebellés et ont refusé de donner leur argent, le policier les a alors menacé de confisquer leur pièce d’identité !! Et quand un homme, plus rebel que les autres a répondu "Et bien, gardez mes papiers, je m’en fous" et il a tourné les talons pour s’en aller, le policier n à pas insisté et lui a rendu ses papiers sans bénéficier du butin! C’est bien la preuve que la pratique est crapuleuse !
Je veux bien admettre que les devises ne peuvent pas sortir du pays (ceci dit, qu'elle utilité en auriez-vous hors de la Tunisie ???) dans ce cas, il est obligatoire de mettre à disposition un bureau de change à l’entrée de l’aéroport, là, ce serait faire preuve d’honnêteté !
Je signale au passage que vous passez sans problème avec des flacons de plus de 100ml à ces conditions, parce que moi, j’avais oublié un flacon de 200ml de produit dans mon bagage à main et cela m’a été autorisé !! (la personne qui tenais mon bagage venait de se faire voler ses derniers dinars bien sûr). Visiblement ce n’est pas ce liquide-là qui les intéressent !! Il est clair aussi que je saurai où cacher mon argent la prochaine fois !
C’est tout simplement HONTEUX !! non seulement on vient chez eux dépenser notre argent, faire vivre leur tourisme, acheter des excursions, des souvenirs, etc. Mais ce n’est pas suffisant, il faut que l’on se fasse dépouiller avant de rentrer chez nous ! Et par des représentants de la loi de surcroît !!!! C’est carrément un abus de pouvoir ! J’ai bien l'intention d'envoyer ce courrier à l'ambassade de Tunisie ainsi que divers forums de compagnies de voyage afin de prévenir le plus de voyageurs possible de la manœuvre. C’est interdit ! Ne vous laissez pas faire !
Colorado Plateau: conseils glanés English translation pending
Bonjour à tous,
en direct de Las Vegas (Baby !) 😉
Heureux de vous écrire de Tropicana Ave,
où le soleil se lève sur un ciel limpide ! 😎
La température est très agréable, et l'air bien sec ! 😏
Merci à tous pour vos encouragements au moment du départ :
voici quelques conseils glanés cette première journée,
en exclu pour le Forum ! 🙂Finalement, en suivant les indications donnés sur les sites officiels de la SNCF (transilien.com par ex) j'ai vérifié que le trafic correspondait bien : j'ai donc pris le RER B de Paris, et 45 mn plus tard, j'étais à CDG sans encombres, (mais ça n'a pas été sans angoisses ! 🤪) je pense que c'est le moyen le plus rapide et le plus économique.
Bagages :l'enregistrement des bagages au guichet de Tahiti Nui s'est fait rapidement : sauf sur un point : l'employée a absolument tenu que je lui montre un seul bagage cabine, alors que j'avais une petite valise (aux dimensions prévues) et un petit sac à dos. Il a fallu que je range devant elle le sac à dos dans la valisette ! Heureusement j'avais prévu le coup, mais avis aux futurs voyageurs !😇
Voyage : C'est la première fois que je prenais un vol direct Paris-LAX, c'est drolement agréable et confortable ! Service bien, plateaux repas excellents (je ne m'attendais pas à grand chose : mais je suis tombé sur un menu végétarien, je le recommande ! descriptions plus tard pour les gourmand(e)s ! 😉Ecrans individuels : rien à redire (bons choix de films, jeux, ...)Passage frontière-douane : conforme aux descriptions des voyageurs du forum, plutôt même un peu plus vite que la moyenne pour l'immigration, mais une file d'attente impressionnante pour la douane !!! 😮 Un forumeur averti en vaut deux : parmi les questions déstabilisantes que j'ai eu (-véridique-) :"Une dernière question et je vous laisse passer si vous savez y répondre : (... suspens...) : -Where is Bryan ? 😮 Heureusement je connaissais la réponse ! 😏Location voiture chez Dollar : Ah le moment de vérité, l'épreuve du feu ! ALors, premier bon point : un guichet spécial pour les locations pré-payées internationales ! C'est une bonne idée ! Et en plus avec des employés plutôt sympas, souriants, à l'écoute, plaisantant avec les clients, mais je n'ai pas vérifié tous les contrats signés (avec options à la pelle ou pas). Comme il y avait une longue file d'attente, je suis passé (à leur demande) à un guichet "normal" (pour clients US). Il a fallu valider toutes les options sur le petit écran tactile électronique comme la dernière fois (cf description dans le lien en signature). Par contre, il m'a proposé au moins 3 fois la Road Safe, et même une fois avec un écran en français pour être sûr que je comprenais bien ce que j'osais refuser (poliment mais fermement...) 😠 Il a terminé en me disant, un peu condescendant : "tout le monde la prend, sauf vous !" - hé bien oui, c'est comme ça , merci beaucoup, au revoir ! 😛Choix de la voiture : je teste cette année la Jeep Liberty ! 😎Erreur à éviter : 😊 j'ai un peu honte parce qu'elle figure en bonne place dans le post dédié ! J'ai tenté une seconde fois de relier LAX à Vegas, directement, en enchainant derrière le vol de 12h : autant de nuit, ça va, ça roule bien, en 4h on arrive. Mais là, en fin de journée (17h) j'ai testé les embouteillages de LA, + les travaux sur la route avant d'arriver à Vegas, résultat, je suis arrivé à minuit, crevé, et je pense que ce n'était pas du tout prudent pour la conduite !!! 🏴☠️ Prochaine fois : vol intérieur, ou pause à LA ! 😇A New Day has come, il est temps d'y aller,
à bientôt sur le Forum,
Amitiés à tous ! 😎
Petite arnaque au glacier à Tananarive - surveillez le ticket d'addition... English translation pending
Je dois les attirer.... et je sais que quelques bon penseurs vont dire que ce ne sont que quelques centimes d'Euro... et c'est vrai.... Mais quand même.... faut pas prendre les gens pour des imbéciles...
Pour mon dernier jour à Madagascar, je me suis installé au restaurant de l'étage au Glacier.... Je ne me suis privé de rien et l'addition était de39500 ar auxquels il fallait ajouter 5% de service ce qui fait en tout...41500ar... C'est ma marrote, je recalcule toujours les additions.... Mais cette fois, j'ai été bluffé... Le ticket imprimé laissant vraiment croire qu'il sortait de l'ordinateur de caisse montrait un total de 3900ar sur la ligne "service 5%"... Je suis allé voir la caissière qui m'a avoué avoir fait l'addition "à la main" sur la caisse... Demandant à parler à un "patron", on m'a dit que ce dernier n'était pas là le dimanche... En fait, c'est simple.... la caissière passe en manuel sur sa caisse, réalise un ticket et l'imprime avec l'erreur... Le client paye.... Elle empoche la différence et entre un autre ticket en automatique sur sa caisse... Elle a "gagné" un petit peu... en prenant les clients pour des pigeons...
CE n'est pas grand chose.... mais c'est toujours déplaisant... d'autant que le glacier est quand même une institution à TANA et que les clients sont à majorité des étrangers....
Je suis presque tenté de croire ce que disent quelques personnes qui connaissent bien mieux que mois ce pays.... et pourtant j'ai longtemps résisté à le faire.... La qualité première serait elle la "débrouillardise" au point de devenir voleur et menteur? C'est la question à laquelle je ne répondrai pas car il n'est pas dans mes habitudes de faire des généralités....
Toutefois, force est de constater que j'ai rencontré un sacré nombre de "débrouillards-voleurs" et de "menteurs" dans ce pays qui est pourtant tellement beau...
Je vais quand même le quitter en ne gardant aucune rancoeur ni amertume... simplement un peu plus de tristesse de voir une population qui souffre de plus en plus et qui est de plus en plus tentée de faire n'importe quoi pour vivre moins mal le quotidien... Malgré c'est état d'esprit de bon samaritain, je refuse de cautionner de tels agissements qui ne font que porter atteinte à ceux qui restent "avec efforts" honnêtes.
Pour mon dernier jour à Madagascar, je me suis installé au restaurant de l'étage au Glacier.... Je ne me suis privé de rien et l'addition était de39500 ar auxquels il fallait ajouter 5% de service ce qui fait en tout...41500ar... C'est ma marrote, je recalcule toujours les additions.... Mais cette fois, j'ai été bluffé... Le ticket imprimé laissant vraiment croire qu'il sortait de l'ordinateur de caisse montrait un total de 3900ar sur la ligne "service 5%"... Je suis allé voir la caissière qui m'a avoué avoir fait l'addition "à la main" sur la caisse... Demandant à parler à un "patron", on m'a dit que ce dernier n'était pas là le dimanche... En fait, c'est simple.... la caissière passe en manuel sur sa caisse, réalise un ticket et l'imprime avec l'erreur... Le client paye.... Elle empoche la différence et entre un autre ticket en automatique sur sa caisse... Elle a "gagné" un petit peu... en prenant les clients pour des pigeons...
CE n'est pas grand chose.... mais c'est toujours déplaisant... d'autant que le glacier est quand même une institution à TANA et que les clients sont à majorité des étrangers....
Je suis presque tenté de croire ce que disent quelques personnes qui connaissent bien mieux que mois ce pays.... et pourtant j'ai longtemps résisté à le faire.... La qualité première serait elle la "débrouillardise" au point de devenir voleur et menteur? C'est la question à laquelle je ne répondrai pas car il n'est pas dans mes habitudes de faire des généralités....
Toutefois, force est de constater que j'ai rencontré un sacré nombre de "débrouillards-voleurs" et de "menteurs" dans ce pays qui est pourtant tellement beau...
Je vais quand même le quitter en ne gardant aucune rancoeur ni amertume... simplement un peu plus de tristesse de voir une population qui souffre de plus en plus et qui est de plus en plus tentée de faire n'importe quoi pour vivre moins mal le quotidien... Malgré c'est état d'esprit de bon samaritain, je refuse de cautionner de tels agissements qui ne font que porter atteinte à ceux qui restent "avec efforts" honnêtes.
Destinations peu demandées English translation pending
Bonjour à tous !
Je me présente, je suis étudiante française et étudie en Belgique. Je suis en 2ème année de communication. J' avoue, j'aime l'idée de voyage mais à par l'Italie, les Pays-Bas et la Sardaigne, on ne peut pas dire que je sois une folle voyageuse! Pourtant, je suis attirée par beaucoup de destinations peu touristique, "pas comme tout le monde" ou en tout cas, absolument pas par "les destinations tendances"... (style USA, ...). C'est pourquoi, je suis fascinée par des pays, plus reculés, comportant des communautés/tribus oubliées, des personnes, des coutumes, une philosophie de vie bien singulière, en tout cas très différente de notre société occidentale.
Voila pourquoi je suis sur ce forum: j'aimerais trouver des personnes ayant vécu une expérience dans un pays comme je les aient décrit, ou qui sont attirées par ce genre d'aventure humaine, me dire pourquoi cela les intéresse-t'ils ? En quoi cette démarche est-elle différente de celle d'un touriste "de base" ? Est-ce si différent ? Pourquoi ? Qu'est ce qu'un pays touristique ? Qu'est ce qu'un pays non-touristique à vos yeux ?...
Le but (par la suite) pour moi, est de réaliser un reportage (article) sur ce thème de "voyages non-touristique"/"destinations non-touristique" qui sera publié dans un blog. J'espère que des réponses et des discutions intéressantes et enrichissantes m'attende, pour m'aider dans mes recherches et même dans ma vision fragile du voyage tout simplement.
Merci d'avance ! 🙂
Je me présente, je suis étudiante française et étudie en Belgique. Je suis en 2ème année de communication. J' avoue, j'aime l'idée de voyage mais à par l'Italie, les Pays-Bas et la Sardaigne, on ne peut pas dire que je sois une folle voyageuse! Pourtant, je suis attirée par beaucoup de destinations peu touristique, "pas comme tout le monde" ou en tout cas, absolument pas par "les destinations tendances"... (style USA, ...). C'est pourquoi, je suis fascinée par des pays, plus reculés, comportant des communautés/tribus oubliées, des personnes, des coutumes, une philosophie de vie bien singulière, en tout cas très différente de notre société occidentale.
Voila pourquoi je suis sur ce forum: j'aimerais trouver des personnes ayant vécu une expérience dans un pays comme je les aient décrit, ou qui sont attirées par ce genre d'aventure humaine, me dire pourquoi cela les intéresse-t'ils ? En quoi cette démarche est-elle différente de celle d'un touriste "de base" ? Est-ce si différent ? Pourquoi ? Qu'est ce qu'un pays touristique ? Qu'est ce qu'un pays non-touristique à vos yeux ?...
Le but (par la suite) pour moi, est de réaliser un reportage (article) sur ce thème de "voyages non-touristique"/"destinations non-touristique" qui sera publié dans un blog. J'espère que des réponses et des discutions intéressantes et enrichissantes m'attende, pour m'aider dans mes recherches et même dans ma vision fragile du voyage tout simplement.
Merci d'avance ! 🙂
Compte rendu de croisière sur le MSC Sinfonia en Méditerranée en août 2012 English translation pending
bonjour
pour cette première partie au départ de Marseille, mes impressions et description du bateau
Départ sans encombre de Lille vers Marseille vers 9H pour une arrivée vers 14H (température 28d et quelques gouttes de pluie).Nous prenons un taxi à la gare St Charles pour 25€ pour 4 personnes et les bagages (1€ par bagage)
Le bateau est à quai près du terminal très moderne d'embarquement, où nous déposons nos valises en bas au scanner des bagages. Un numéro nous est attribué , qui permet d'attendre confortablement dans les fauteuils situés au 1er étage, où l'on nous sert des rafraichissements, eau et jus d'orange.🙂
Plusieurs stands MSC font de la promo pour le SPA et également pour l'achat de packs ou de forfaits boissons, entre autre le forfait allegrissimo que nous avions déjà réservé en agence.
Petite précision , il est au même prix qu'en agence, mais la commision de 1% est reversée aux membres de service des bars, donc l'info réserver 20 jours avant le départ en agence est une intox.🤪 De même il vous sera possible de le réserver à bord du bateau jusqu'au 2ème jour.
Embarquement somme toute rapide et efficace, pas d'attente au comptoir si ce n'est pour prendre la photo d'identité pour la carte MSC, et en route jusqu'à la passerelle pour l'habituelle photo de bienvenue à bord.
Et une charmante femme de chambre nous conduit jusqu'à notre cabine
( un petit plus par rapport à Costa, que nous n'avons pas eu lors de nos 3 précèdentes croisières).🙂
Mes impressions sur MSC Sinfonia
Une cabine plus petite que sur Costa (16m² au lieu de 20m²) pour le même type de cabine, pas de divan mais possibilité d'une couchette rabatable pour une 3ème personne audessus du lit qui est somme toute assez large avec un matelas très confortable.
Cependant attention aux génuflexions sur le lit pour voir à travers la fenêtre, les lattes du sommier n'appécient pas et se décrochent du cadre métallique. Ma moitié dormira sans elles quand même profondement jusqu'à la fin du séjour, les deux confisquées par le cabinier alors que nous les avions mises bien en vue, pour une éventuelle réparation.
Une petite salle de bains avec une douche en 1/4 de cercle de la taille d'un houla-up, le rideau en plastique fleurte sans cesse avec vous, mais avec une eau chaude bien thermostatée.Gel douche et schampoing à disposition et armoire sous l'évier qui cache la poubelle.
Pour le rangement, une armoire 3 portes près de l'entrée comportant les 3 gilets de sauvetage, une penderie avec 10 cintres et un côté avec une succession de tiroirs très pratiques pour ranger les vêtements. Dans un coin, petit bureau d'angle qui comporte aussi des rangements cachés par des portes verticales que j'ai découverts 2 jours après. La télé à tube cathodique sur le minibar bien achalandé mais dont les boissons ne sont pas comprises dans le forfait allegrissimo, de même que les 2 bouteilles d'eau laissées à disposition sur le bureau.🤪
La décoration du bâteau est moins tape à l'oeil que Costa, de ligne plus sobre mais il est toujours aussi compliqué de retrouver son chemin, surtout au pont 5 coupé entre l'avant et l'arrière par le restaurant.
Il manque une signalitique simple face à la sortie des ascenseurs, indiquant le côté pair ou impair ce qui éviterait le chassé croisé des personnes rejoingnant leurs cabines, car les sorties des ascenseurs étant dirigées alternativement vers l'avant ou l'arrière, il est difficile de s'orienter vers tribord ou babord 🤪
(cette remarque est d'ailleurs générale sur tous les bateaux des compagnies MSC ou Costa, je vous dis pas la panique en cas d'alerte d'évacuation)
En ce qui concerne les espaces communs, ils sont classiques, 2 restaurants qui sont aux étages 6 et 5 avec une petite préférence pour le Covo II situé complètement à l'arrière avec une très belle vue pour les tables du fond. En dessous du Casino P6 , le Manathan bar pont 5, qui a une piste de danse où tous les soirs régne une ambiance de Ouff grace à une équipe d'animation super entrainante et motivée.
Et un théâtre situé à l'avant avec accés sur 2 étages mais sans balcons latéraux, avec de confortables banquettes précédées de tables au delà desquelles une série de fauteuils à roulettes vous permettra de voir sans obstacle la scéne, alors que la vue des banquettes sera obstruée par les personnes assises devant vous.🤪
Enfn une multitude de petits bars dont 2 complétement enfumés à l'avant, et sur un coté du pont piscine qui reste toujours à l'air libre. Un snack bien sur à l'arrière Pont 11 ou les gens du service débarrassent promptement les assiettes vides, nous y avons toujours trouvé de la place pour 4, surtout le matin seul endroit ouvert pour le petit déjeuner, quoique le service cabine matinal est gratuit chez MSC mais avec ses contraites d'horaires.😎
Au centre du pont 11, 2 piscines séparées par 2 jacuzzis de 6 places maxi, et une multitude de transats avec un rabat permettant de protéger votre visage si vous êtes exposé en plein soleil, mais pas très confortables pour lire dans la position semie couchée ou à plat.
Enfin le podium animation face au Capri bar avec des tables rondes et sur le côté le vitamine bar, où vous pouvez chercher vous même vos jus d'oranges frais compris dans le forfait allegrissimo, contrairement aux indications erronées des serveurs.😛
Pas de fontaine à chocolat comme sur Costa, dommage.
Derrière ce bar l'espace SPA et la salle de sports avec une vue sur le sillage du bateau.
Au pont 13 un minigolf , que nous n'avons pas eu de le temps de tester, et vers l'avant P12 une boîte de nuit avec musique pour les jeunes avec lasers et le tintouin.
Pour l'excercice de sécurité à bord annoncé vers 18H30 le jour de l'embarquement, bonne initiative au départ m'a paru un peu baclé, en fait l'information à lieu par annonce et siréne comme d'habitude, gilets dans le placard, rendez-vous d'après le plan au point S, 2 ponts inférieurs. Nous nous dirigeons donc vers le côté du bateau ou se trouvent les canots de sauvetage et là on nous fait rentrer à l'intérieur du casino, il fait mauvais dehors, sans doute ménagent il leurs clients. Deux demoiselles francophones nous expliquent comment mettre le gillet, et fin de l'exercice, 15 mn montre en main, rapide, mais est-ce vraiment efficace ?😇
En fait nous groupe S du huitème pont, nous avions bien notre point de rendez-vous à l'intérieur du casino (le panneau existe scellé sur le mur) mais nous n'aurons pas d'information sur le type et l'endroit de la chaloupe à embarquer en cas de problèmes, nous sommes sans doute sur une liste d'attente pour débarquer en cas de naufrage ?😛
La tenue du bâteau en mer est moins fiable que celle des bâteaux que nous avons pu emprunter jusqu'ici, pas de bruit ni de tremblement au pont 8, mais un certain balancement quand même pendant la traversée entre Tunis et Ibiza , c'est courant parait-il. Et les 1er malades que nous avons vus à bord étaient dès le départ de Marseille, car le temps était couvert mais les vagues moutonnaient à peine.
Je ne ferai pas de transat sur ce type de bateau c'est sur.😊
Pour cette 1ère soirée à bord nous avions une table de 4 réservée au 1er service à 19H, malgré une demande faite au second qui débute à 21H30, un peu juste pour prendre l'apéro avant. Vers 18H30, c'est plus l'heure du goûter que des amuses bouches et du Mojito.
Notre exellent repas autour d'une table spacieuse et parfaitement servi, par un personnel souriant où nous avons commandé blanc, rosé et rouge pour accompagner nos différents plats.
En fait le service ne se fait pas au verre comme sur Costa mais à la bouteille😛 (donc 3 bouteilles) pour nous 4, l'ambiance était chaleureuse, et le bâteau tanguait un peu, oui .. oui, il a tangué réellement. Au moins nous n'avons pas eu le mal de mer comme certains, avant d'aller au spectacle à 20H15 au théatre San Carlo.
Nous y avons vu un très bon spectacle "Destination inconnue" avec une troupe de danseuses anglaises et 2 danseurs Australiens, qui n'ont rien à envier aux troupes russes que l'on rencontre en général sur les autres bâteaux. Un spectacle magnifique, rythmé, des chorégraphies originales et différentes tout le long de notre croisière.😉 Chapeau à cette troupe d'artistes avec une chanteuse à voix extraordinaire, qui ne fait pas seulement que de la figuration, mais une vraie danseuse également. Nous n'avions jamais vu de pareils spectacles sur d'autres bâteaux, avec autant d'énergie déployée, de sourires et de costumes différents. Chapeau MSC, ça c'est le top du top. 😎
pour cette première partie au départ de Marseille, mes impressions et description du bateau
Départ sans encombre de Lille vers Marseille vers 9H pour une arrivée vers 14H (température 28d et quelques gouttes de pluie).Nous prenons un taxi à la gare St Charles pour 25€ pour 4 personnes et les bagages (1€ par bagage)
Le bateau est à quai près du terminal très moderne d'embarquement, où nous déposons nos valises en bas au scanner des bagages. Un numéro nous est attribué , qui permet d'attendre confortablement dans les fauteuils situés au 1er étage, où l'on nous sert des rafraichissements, eau et jus d'orange.🙂
Plusieurs stands MSC font de la promo pour le SPA et également pour l'achat de packs ou de forfaits boissons, entre autre le forfait allegrissimo que nous avions déjà réservé en agence.
Petite précision , il est au même prix qu'en agence, mais la commision de 1% est reversée aux membres de service des bars, donc l'info réserver 20 jours avant le départ en agence est une intox.🤪 De même il vous sera possible de le réserver à bord du bateau jusqu'au 2ème jour.
Embarquement somme toute rapide et efficace, pas d'attente au comptoir si ce n'est pour prendre la photo d'identité pour la carte MSC, et en route jusqu'à la passerelle pour l'habituelle photo de bienvenue à bord.
Et une charmante femme de chambre nous conduit jusqu'à notre cabine
( un petit plus par rapport à Costa, que nous n'avons pas eu lors de nos 3 précèdentes croisières).🙂
Mes impressions sur MSC Sinfonia
Une cabine plus petite que sur Costa (16m² au lieu de 20m²) pour le même type de cabine, pas de divan mais possibilité d'une couchette rabatable pour une 3ème personne audessus du lit qui est somme toute assez large avec un matelas très confortable.
Cependant attention aux génuflexions sur le lit pour voir à travers la fenêtre, les lattes du sommier n'appécient pas et se décrochent du cadre métallique. Ma moitié dormira sans elles quand même profondement jusqu'à la fin du séjour, les deux confisquées par le cabinier alors que nous les avions mises bien en vue, pour une éventuelle réparation.
Une petite salle de bains avec une douche en 1/4 de cercle de la taille d'un houla-up, le rideau en plastique fleurte sans cesse avec vous, mais avec une eau chaude bien thermostatée.Gel douche et schampoing à disposition et armoire sous l'évier qui cache la poubelle.
Pour le rangement, une armoire 3 portes près de l'entrée comportant les 3 gilets de sauvetage, une penderie avec 10 cintres et un côté avec une succession de tiroirs très pratiques pour ranger les vêtements. Dans un coin, petit bureau d'angle qui comporte aussi des rangements cachés par des portes verticales que j'ai découverts 2 jours après. La télé à tube cathodique sur le minibar bien achalandé mais dont les boissons ne sont pas comprises dans le forfait allegrissimo, de même que les 2 bouteilles d'eau laissées à disposition sur le bureau.🤪
La décoration du bâteau est moins tape à l'oeil que Costa, de ligne plus sobre mais il est toujours aussi compliqué de retrouver son chemin, surtout au pont 5 coupé entre l'avant et l'arrière par le restaurant.
Il manque une signalitique simple face à la sortie des ascenseurs, indiquant le côté pair ou impair ce qui éviterait le chassé croisé des personnes rejoingnant leurs cabines, car les sorties des ascenseurs étant dirigées alternativement vers l'avant ou l'arrière, il est difficile de s'orienter vers tribord ou babord 🤪
(cette remarque est d'ailleurs générale sur tous les bateaux des compagnies MSC ou Costa, je vous dis pas la panique en cas d'alerte d'évacuation)
En ce qui concerne les espaces communs, ils sont classiques, 2 restaurants qui sont aux étages 6 et 5 avec une petite préférence pour le Covo II situé complètement à l'arrière avec une très belle vue pour les tables du fond. En dessous du Casino P6 , le Manathan bar pont 5, qui a une piste de danse où tous les soirs régne une ambiance de Ouff grace à une équipe d'animation super entrainante et motivée.
Et un théâtre situé à l'avant avec accés sur 2 étages mais sans balcons latéraux, avec de confortables banquettes précédées de tables au delà desquelles une série de fauteuils à roulettes vous permettra de voir sans obstacle la scéne, alors que la vue des banquettes sera obstruée par les personnes assises devant vous.🤪
Enfn une multitude de petits bars dont 2 complétement enfumés à l'avant, et sur un coté du pont piscine qui reste toujours à l'air libre. Un snack bien sur à l'arrière Pont 11 ou les gens du service débarrassent promptement les assiettes vides, nous y avons toujours trouvé de la place pour 4, surtout le matin seul endroit ouvert pour le petit déjeuner, quoique le service cabine matinal est gratuit chez MSC mais avec ses contraites d'horaires.😎
Au centre du pont 11, 2 piscines séparées par 2 jacuzzis de 6 places maxi, et une multitude de transats avec un rabat permettant de protéger votre visage si vous êtes exposé en plein soleil, mais pas très confortables pour lire dans la position semie couchée ou à plat.
Enfin le podium animation face au Capri bar avec des tables rondes et sur le côté le vitamine bar, où vous pouvez chercher vous même vos jus d'oranges frais compris dans le forfait allegrissimo, contrairement aux indications erronées des serveurs.😛
Pas de fontaine à chocolat comme sur Costa, dommage.
Derrière ce bar l'espace SPA et la salle de sports avec une vue sur le sillage du bateau.
Au pont 13 un minigolf , que nous n'avons pas eu de le temps de tester, et vers l'avant P12 une boîte de nuit avec musique pour les jeunes avec lasers et le tintouin.
Pour l'excercice de sécurité à bord annoncé vers 18H30 le jour de l'embarquement, bonne initiative au départ m'a paru un peu baclé, en fait l'information à lieu par annonce et siréne comme d'habitude, gilets dans le placard, rendez-vous d'après le plan au point S, 2 ponts inférieurs. Nous nous dirigeons donc vers le côté du bateau ou se trouvent les canots de sauvetage et là on nous fait rentrer à l'intérieur du casino, il fait mauvais dehors, sans doute ménagent il leurs clients. Deux demoiselles francophones nous expliquent comment mettre le gillet, et fin de l'exercice, 15 mn montre en main, rapide, mais est-ce vraiment efficace ?😇
En fait nous groupe S du huitème pont, nous avions bien notre point de rendez-vous à l'intérieur du casino (le panneau existe scellé sur le mur) mais nous n'aurons pas d'information sur le type et l'endroit de la chaloupe à embarquer en cas de problèmes, nous sommes sans doute sur une liste d'attente pour débarquer en cas de naufrage ?😛
La tenue du bâteau en mer est moins fiable que celle des bâteaux que nous avons pu emprunter jusqu'ici, pas de bruit ni de tremblement au pont 8, mais un certain balancement quand même pendant la traversée entre Tunis et Ibiza , c'est courant parait-il. Et les 1er malades que nous avons vus à bord étaient dès le départ de Marseille, car le temps était couvert mais les vagues moutonnaient à peine.
Je ne ferai pas de transat sur ce type de bateau c'est sur.😊
Pour cette 1ère soirée à bord nous avions une table de 4 réservée au 1er service à 19H, malgré une demande faite au second qui débute à 21H30, un peu juste pour prendre l'apéro avant. Vers 18H30, c'est plus l'heure du goûter que des amuses bouches et du Mojito.
Notre exellent repas autour d'une table spacieuse et parfaitement servi, par un personnel souriant où nous avons commandé blanc, rosé et rouge pour accompagner nos différents plats.
En fait le service ne se fait pas au verre comme sur Costa mais à la bouteille😛 (donc 3 bouteilles) pour nous 4, l'ambiance était chaleureuse, et le bâteau tanguait un peu, oui .. oui, il a tangué réellement. Au moins nous n'avons pas eu le mal de mer comme certains, avant d'aller au spectacle à 20H15 au théatre San Carlo.
Nous y avons vu un très bon spectacle "Destination inconnue" avec une troupe de danseuses anglaises et 2 danseurs Australiens, qui n'ont rien à envier aux troupes russes que l'on rencontre en général sur les autres bâteaux. Un spectacle magnifique, rythmé, des chorégraphies originales et différentes tout le long de notre croisière.😉 Chapeau à cette troupe d'artistes avec une chanteuse à voix extraordinaire, qui ne fait pas seulement que de la figuration, mais une vraie danseuse également. Nous n'avions jamais vu de pareils spectacles sur d'autres bâteaux, avec autant d'énergie déployée, de sourires et de costumes différents. Chapeau MSC, ça c'est le top du top. 😎
Les suites, avantages et inconvénients English translation pending
Salut à tous,
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Hôtels Iberostar Tucan et Quetzal? English translation pending
Bon, j y vais encore avec mes questions pour un autre hotel...ont a décidé finalement de retourner a Riviera Maya, La République et Cuba seront pour un autre voyage.
Donc ma question est: quelle différence entre iberostar Tucan et Quetzal? Yen a-t-il un des deux plus tranquille ou si c est la meme chose. Quel bloc prendre pour etre central et tranquille. Je pense pas qu on puisse faire du snorkel a partir de l hotel mais je pose quand meme la question. Quand on dit 25min de Playa del Carmen c est par la plage ou la rue?
merci
Donc ma question est: quelle différence entre iberostar Tucan et Quetzal? Yen a-t-il un des deux plus tranquille ou si c est la meme chose. Quel bloc prendre pour etre central et tranquille. Je pense pas qu on puisse faire du snorkel a partir de l hotel mais je pose quand meme la question. Quand on dit 25min de Playa del Carmen c est par la plage ou la rue?
merci
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
En direct d'une croisière sur le neoRomantica English translation pending
Bonsoir à tous !
Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière… et dix heures d’enchantement…🙂 J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau… Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison 😇, on va trouver des choses... microscopiques… voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense… Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier…
PROLOGUE
Dimanche maussade sur Poitiers… Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures… Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi… Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »😮 trajet d’un coup… Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes 😉... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008… Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre… Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses… La Vel Satis n’en admettait que 3… Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur… et les « porte-monnaie Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à Londres…)
C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ 😮, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien…😎 Et paf… Comme aurait dit E.T., retour maison… (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »… mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes…)
Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne… Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous… 😎 Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons le Havre vers 17 heures 30… Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin…), non sans avoir refait le plein de la voiture…
Très calme, ce dimanche soir à Novotel… On est quatre tables, dans le restaurant… Retour en chambre, télé, dodo… la routine, quoi…
Lundi 3 septembre : LE HAVRE
Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer… 🙂
A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner… A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique ! 😠), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port… Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors…" 😊
Bon, le gars du taxi ne connaît pas Le Havre, il a commencé avant-hier… 😠
Mais il finit par nous trouver la gare maritime… Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica… Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres… Hou… fait petit, vu de loin, mais super beau ! 🙂
Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures… à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa… Ici, rien… neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein… C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi…😇
C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche…🤪
Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent ! 😎), du coup, l’embarquement commence à midi… Et à midi 10 nous sommes à bord… non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier… sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet… c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir… 🙂😇
Whaooo ! 😮😮
alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia… Mais c’est « super beau »… Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous… Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel… Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans…😛) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino…
Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1 😇 : rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes… il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant… Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts…😕 Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser… OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là 😎, jusqu’à la colonne avant (la bleue)… le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide… immense… spectaculaire… J’y reviendrai… on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria…
A notre retour on mettra des photos, mais… comment dire… on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux… Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity… Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas…🤪
Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts… Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes 😛, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes… Un vrai bonheur… Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une francfort et trois frites, j’avais pas très faim… Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)…
Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara… Contrairement 😕 au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative…😏 Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible… Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria…
Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver… Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie… puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)… Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant… Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics… Fan-tas-ti-que ! 🙂
Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007… Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat… Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »… Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP 😊… mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie) 🙂
Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux 😊 (pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis…
Bon, le premier des « couacs microscopiques » 😉: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements… C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs… Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas… Et un coffre-fort ridiculement petit… la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf… difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels… Va falloir réfléchir…
Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger… et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit… Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment 😉 savent qu’il m’avait sauvé la vie à Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club… Décidément, on est choyé…😛 Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger…
Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte… Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Fréd��ric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements 🤪). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station » , tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent…) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis… c’est fini, chacun rentre chez soi… On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich, Amsterdam et Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir…
Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé… Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »…
19 heures, retour en cabine… Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot… parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur… Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que…😊😊 hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là… Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol… ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux…) fort sympathique…
20 heures 15… Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »… Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner… Très peu de monde… On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre… Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK… Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant…😛
Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a été à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré… en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine… Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort… Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour… Avec un sentiment vraiment globalement très très positif… ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif…🙂
Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)… Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle… 😊
Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière… et dix heures d’enchantement…🙂 J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau… Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison 😇, on va trouver des choses... microscopiques… voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense… Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier…
PROLOGUE
Dimanche maussade sur Poitiers… Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures… Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi… Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »😮 trajet d’un coup… Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes 😉... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008… Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre… Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses… La Vel Satis n’en admettait que 3… Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur… et les « porte-monnaie Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à Londres…)
C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ 😮, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien…😎 Et paf… Comme aurait dit E.T., retour maison… (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »… mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes…)
Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne… Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous… 😎 Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons le Havre vers 17 heures 30… Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin…), non sans avoir refait le plein de la voiture…
Très calme, ce dimanche soir à Novotel… On est quatre tables, dans le restaurant… Retour en chambre, télé, dodo… la routine, quoi…
Lundi 3 septembre : LE HAVRE
Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer… 🙂
A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner… A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique ! 😠), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port… Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors…" 😊
Bon, le gars du taxi ne connaît pas Le Havre, il a commencé avant-hier… 😠
Mais il finit par nous trouver la gare maritime… Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica… Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres… Hou… fait petit, vu de loin, mais super beau ! 🙂
Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures… à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa… Ici, rien… neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein… C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi…😇
C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche…🤪
Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent ! 😎), du coup, l’embarquement commence à midi… Et à midi 10 nous sommes à bord… non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier… sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet… c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir… 🙂😇
Whaooo ! 😮😮
alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia… Mais c’est « super beau »… Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous… Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel… Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans…😛) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino…
Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1 😇 : rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes… il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant… Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts…😕 Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser… OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là 😎, jusqu’à la colonne avant (la bleue)… le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide… immense… spectaculaire… J’y reviendrai… on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria…
A notre retour on mettra des photos, mais… comment dire… on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux… Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity… Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas…🤪
Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts… Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes 😛, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes… Un vrai bonheur… Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une francfort et trois frites, j’avais pas très faim… Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)…
Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara… Contrairement 😕 au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative…😏 Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible… Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria…
Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver… Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie… puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)… Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant… Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics… Fan-tas-ti-que ! 🙂
Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007… Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat… Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »… Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP 😊… mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie) 🙂
Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux 😊 (pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis…
Bon, le premier des « couacs microscopiques » 😉: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements… C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs… Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas… Et un coffre-fort ridiculement petit… la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf… difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels… Va falloir réfléchir…
Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger… et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit… Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment 😉 savent qu’il m’avait sauvé la vie à Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club… Décidément, on est choyé…😛 Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger…
Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte… Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Fréd��ric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements 🤪). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station » , tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent…) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis… c’est fini, chacun rentre chez soi… On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich, Amsterdam et Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir…
Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé… Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »…
19 heures, retour en cabine… Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot… parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur… Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que…😊😊 hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là… Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol… ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux…) fort sympathique…
20 heures 15… Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »… Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner… Très peu de monde… On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre… Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK… Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant…😛
Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a été à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré… en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine… Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort… Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour… Avec un sentiment vraiment globalement très très positif… ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif…🙂
Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)… Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle… 😊
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Trajet à vélo de Bordeaux à Saint-Jean de Luz English translation pending
Bonjour,
Pour mon premier voyage en vtc j'aimerais partir en vélo de Bordeaux jusqu'à Biarritz ou Saint-Jean de Luz.
Combien estimez-vous le temps de trajet par jour sachant que je n'aurais qu'une semaine (7jrs) de vacance. Bordeaux Saint-Jean en une semaine, plausible?
Y a t-il des campings peu onéreux? Je désires le faire avec un minimum de dépense pour dormir... Je suppose qu'avec la météo il ne serait pas bienvenue de dormir sur certains espaces verts au vu de l'incendie qu'il y à eu à Lacanau (risque d'amende...).
Bref que faut-il prévoir pour un novice comme moi? (quelles cartes, équipement...) Je recherche des sacoches étanches aussi ;o)...
Je vous remercie pour vos réponses.
Pour mon premier voyage en vtc j'aimerais partir en vélo de Bordeaux jusqu'à Biarritz ou Saint-Jean de Luz.
Combien estimez-vous le temps de trajet par jour sachant que je n'aurais qu'une semaine (7jrs) de vacance. Bordeaux Saint-Jean en une semaine, plausible?
Y a t-il des campings peu onéreux? Je désires le faire avec un minimum de dépense pour dormir... Je suppose qu'avec la météo il ne serait pas bienvenue de dormir sur certains espaces verts au vu de l'incendie qu'il y à eu à Lacanau (risque d'amende...).
Bref que faut-il prévoir pour un novice comme moi? (quelles cartes, équipement...) Je recherche des sacoches étanches aussi ;o)...
Je vous remercie pour vos réponses.
Compte-rendu de croisière Splendida, août 2012 English translation pending
Valises et trajet jusqu’à Barcelone.
Départ de la région parisienne vers 8h, journée orange à rouge pour Bison futé.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
De retour de trois semaines en Malaisie (juillet 2012) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, les vacances sont finies 🙁 mais le voyage a été grandiose !!! Voici un petit résumé et quelques infos pratiques. Voyage d’1 adulte et d’1 enfant de 5 ans et demi. Le temps a été plus que beau et chaud. Seulement 4 jours de pluie en 3 semaines.
Arrivés à Singapour avec la compagnie Qantas, puis vol Air Asia jusqu'à KL (60 euros pour 2). Comme nous sommes arrivés tard au LCCT, nous avons dormi au Tune Hotel. Il y a une navette qui peut vous y conduire (attention 1RM par personne !) ou sinon vous pouvez y aller à pied. C'est vraiment fait pour une étape et non pour y séjourner à long terme. L'accueil est sympa. La chambre est un peu plus grande que le lit. En réservant la chambre, j'avais réservé le kit serviette + savon + clim. Et j'avais bien fait car la valise n'est arrivée que le lendemain soir. Chambre réservée au mois de mai : 165RM. Ne sert pas de pdj. WIFI payant (désolée je ne me souviens plus du prix). En bas de l'hôtel, il y a un 7/11. Si vous voulez manger, il faut aller au LCCT où il y a des restos.
On a rejoint KL le lendemain par le KLIA express : 35RM adulte et 15RM enfant.
2j à KL : comme c’est la 3è fois que nous venons en Malaisie (et donc à KL), je ne me suis pas attardée cette fois pour la visite de la ville, privilégiant mon temps pour la côte Est. Nous avons juste flané dans le quartier de Bukit Bintang et de celui des Petronas. Nous avons également été au Parc d’attractions dans le CC du Berjaya Times Square. Hébergement au Best Western Dua Sentral, situé à moins de 10mn à pied de KL Sentral. Bel hôtel avec 2 piscines (dont une pour enfants) avec vue sur la ville (magnifique !!!). Pdj varié avec cuisto. Le soir, nous allions manger dans les restos près de KL Sentral (pas cher et bons). Il y a le monorail à proximité, qui permet de rejoindre certains quartiers de KL (le tarif dépend du trajet mais compter au maximum 3RM par personne ; gratuit pour les moins de 6 ans).
5j et demi aux Perhentians : on a rejoint le LCCT en bus qui part de KL Sentral. Tarif : 10RM (bus jaune ; 8RM avec le bus rouge). La veille, on m’avait dit que l’enfant était gratuit, et le jour du départ, on m’a demandé de payer pour lui. J’ai refusé et on ne m’a pas fait (trop) d’histoire. Il faut 1h pour rejoindre le LCCT et ça a bien roulé. Donc prévoir une marge lors des heures de pointes. Vol KL- Kota Bahru : 60 euros pour 2 avec Air Asia.
J’avais réservé un bungalow au Reef Chalet sur Besar par l’intermédiaire de l’agende Anjung Holidays : 180RM la nuit pour un family seaview bungalow avec clim et eau chaude. L’agence propose aussi le transfert de l’aéroport jusqu’à Kuala Besut : 30RM adulte et 20RM enfant (tarif aller simple). Le transfert jusqu’à Besar c’est 70RM adulte et 35RM enfant pour l’aller/retour. Attention pas d’ATM sur l’île donc prévoir suffisamment de liquidité. Mais certains resorts acceptent la CB. Attention, pas d’ATM près du jetty. Ne pas oublier de prendre de l’argent à l’aéroport. Le Reef Chalet est situé entre le Coral View Resort et le Watercolours Resort. Pas de resto attenant. Nous allions prendre le pdj au Watercolours. WIFI gratuit. Ce que j’ai bien aimé au Reef Chalet, ce sont les bungalows espacés les uns des autres. Les seaviews font face à un jardin très agréable. Note pour les maniaques 😉 : le ménage n’a pas été pas fait du tout pendant les 5 jours, sauf la poubelle qui est vidée tous les jours. Il y a un balai à dispo pour enlever le sable. Le soir, nous allions surtout manger au Watercolours. Une fois nous sommes allés au Mama’s, mais j’ai trouvé la nourriture moins bonne et plus chère.
Nous avons passé un très bon moment à Besar : belle plage, eau transparente, super snorkelling. Nous avons fait une excursion snorkelling+tortues+requins : 35RM (gratuit pour mon fils) ; elle dure 3h. On va dans 3 spots différents pour observer les poissons (on en a pris plein les yeux, splendide). On a pu voir 1 tortue face au PIR (Perhentians Island Resort) là ou j’avais pu voir un requin à pointe noire la veille. J’avais prévu d’aller faire un tour sur Kecil une journée, mais j’étais tellement bien là où j’étais, que je n’ai pas voulu bouger.
1j et demi à Kuala Terengganu : étape intermédiaire avant d’aller à Kapas. En arrivant à Kuala Besut, le bus pour Kuala Terengganu nous est passé sous le nez et le suivant était environ 2h après. Pour plus de commodité, j'ai finalement décidé de prendre un taxi. Coût : 90RM et il m’emmène jusqu’à mon hôtel. Les taxis se prennent directement à la sortie des bateaux. Les tarifs sont fixes. Pour les bus, il faut aller près du pont. Pas de réelle station de bus ; demander aux habitants où il faut attendre. Hébergement au Felda Residence ; réservé sur agoda, 45 euros la nuit avec pdj. WIFI gratuit. J’avais pris vue sur la ville mais la vue sur le fleuve est beaucoup plus belle. Pdj correct mais sans plus. La salle est petite et les tables les unes sur les autres. Quand l’hôtel est plein, ça ne doit pas être terrible. Quand nous y étions, pas beaucoup de monde donc ça allait. L’hôtel est à 10mn à pied des banques et à 15mn à pied de la gare routière. Vous pouvez y acheter les billets grandes lignes. Beaucoup de compagnies y sont représentées.
Le 1er jour (fin d’après-midi), on s’est baladé un peu dans la ville. On a ensuite été dans Chinatown et on est revenu à l’hôtel en longeant le fleuve. Très agréable. La ville en elle-même ne casse pas des briques, mais Chinatown possède un très joli temple et de jolies façades de maisons. Pour les familles, il y a un jardin d’enfants en bas de l’hôtel 😉
Le lendemain, visite du musée (15RM, gratuit pour mon fils). Il faut prendre le bus à la gare routière (1RM). Il y en a un toutes les heures environ. Le musée est très beau et est situé dans un grand jardin. La culture malaise y est retracée : vêtements, objets anciens, faune et flore etc… Non loin du musée, se situe la Mosquée de Cristal. Nous ne l’avons pas visité, mais il est possible d’y accéder avec le bus qui emmène au musée, car il passe devant (sans s’arrêter). Voir avec le chauffeur s’il peut vous y arrêter et lui demander surtout quand est-ce qu’il repasse pour retourner en ville ! En fin d’après-midi, petit tour dans central market. Il n’y avait plus grand monde, mais les étalages sont assez impressionnants. Des mètres de hauteur de poissons séchés !!!
3j et demi à Kapas : prendre le bus à la gare routière, direction Marang. Il y en un toutes les heures. 2,50RM (gratuit pour mon fils). Il faut environ 30mn et demander où vous devez descendre. Le chauffeur nous a arrêté au carrefour, à 5mn à pied du port d’embarquement. La traversée dure 20mn. Tarif : 40RM pour l'adulte et 20RM pour l'enfant.
Réservation d’un bungalow au Qimi Chalet : 100RM la nuit, mais au final Rose m’a fait payer 90RM. Bungalow (le Tembesu) très sommaire avec un lit double, 2 fauteuils, un petit ventilateur et une salle d’eau. Celle-ci était très sale. Seul point noir du séjour. La cuisine était excellente. Le Qimi Chalet est le dernier resort de ce côté de Kapas. Après il y a 2 plages désertes, c’est le top !!!! Et le snorkelling est fantastique à quelques mètres du bord. Certains m’ont dit qu’il y avait quelques requins pas loin non plus. Kapas a été le coup de cœur de ce voyage. C’est beaucoup plus cool et plus intimiste que les Perhentians. On se laisse vivre au grès de ses envies. Un jour, en allant à mon bungalow, je me suis retrouvée nez à nez avec un varan. Mais il a pris peur et il s’est vite enfuit sous le bungalow. Je n’ai pas eu le temps d’aller chercher mon fils pour qu’il le voit. Au Qimi Chalet, tout est fait pour qu’on s’y sente bien et il fait bon y vivre ! on n’a plus envie de repartir !!! J’y ai également rencontré le Vforumiste Lepiaf ! Il est possible également d’aller sur l’île de Gemia à 5mn en bateau. 15RM (gratuit pour mon fils). Petite île avec un seul resort. Fonds marins très beaux. Les enfants pourront observer des bébés tortues dans un grand bassin.
2j et demi à Cherating : billet de bus achetés à Kuala Terengganu. On peut prendre le bus depuis Marang directement. Compter 2h30 pour aller jusqu’à Cherating. Compagnie SP Bumi, très confortable ; 17,50RM par personne. Le bus dépose à l’entrée de Cherating, soit à 10mn à pied du centre du village. Hébergement au Residence Inn, réservé sur booking.com (150RM la nuit avec pdj, WIFI gratuit). Très bon hôtel (merci manue1969 pour le tuyau), avec une très belle piscine, un jacuzzi et un bassin pour enfants. Pdj moyen. J’avais pris un chalet mais comme l’hôtel était quasiment vide, ils m’ont demandé si une chambre m’intéresserait. J’ai visité les 2 et j’ai finalement opté pour la chambre avec vue sur la piscine. Cherating était désert quand nous y étions. Peut-être à cause du ramadan. Tout était fermé en journée, sauf quelques magasins. Aucun resto ouvert la journée. Pour les excursions, rendez-vous chez Hafiz, à la fin du village. Il suffit de suivre les panneaux !!! Il propose les classiques : observation des lucioles (20RM) balade sur la mangrove (20RM), la ponte des tortues entre autres (j’ai fait cette sortie par l’intermédiaire de l’hôtel : 50RM, 25RM pour mon fils).
Les lucioles, c’est vraiment magnifique. C’est à ne pas rater. De même pour les tortues. La ponte des œufs, la remise à l’eau de bébés tortues, c’est fantastique. La balade sur la mangrove était très sympa aussi : serpents, lézards, varans, martins-pêcheurs, singes … La plage n’est pas très belle et il est déconseillé de s’y baigner. Mais il parait que celle du Club Med est mieux. A vérifier, car je n’y suis pas allée. De toute façon, nous nous sommes contentés de la piscine et d’un bon lézardage sur le transat (du moins pour ma part 😛).
1j à Singapour : pour rejoindre Singapour, seule la compagnie Transnasional propose ce trajet au départ de Kuantan (à 47km de Cherating) ; les billets ont été achetés à Kuala Terengganu : 41RM pour moi et 31RM pour mon fils. J’ai été déçue par cette compagnie, car elle est beaucoup moins confortable que d’autres que j’ai pu prendre lors de mes différents voyages en Malaisie. De Cherating, on a pris un taxi pour rejoindre Kuantan : 80RM (gloups) et 40mn de trajet. Le bus a mis 7h30 pour arriver à Singapour. Il a fait 3 étapes : 1 à Kuala Rompin au bout de 2h de route ; 1 à Mersing, 1h après ; 1 à Johor Bahru. Il a bien fallu 1h pour passer les 2 douanes : côté Malaisie, on présente les passeports ; côté Singapour, on présente les passeports et contrôle des bagages.
Hébergement à l’Econ Inn sur Beach Road, dans le quartier de Bugis. MRT (station Bugis) à 5mn à pied de l’hôtel. Pas de pdj, WIFI gratuit. Hôtel réservé sur Agoda : 48 euros avec réduction points fidélité. Hôtel correct et propre.Il est situé dans un quartier très animé. Plein de restos à proximité. Nous avions visité Singapour il y a 3 ans et cette année, c’est juste une ville de transit avant de reprendre l’avion, donc pas de course à travers la ville pour voir le maximum. Le soir, nous sommes donc montés sur la grande roue (Singapor Flyer) : 29,50$ pour moi et 20,65$ pour mon fils. Belle vue de la ville illuminée. Durée : environ 30mn. Nous y sommes allés à pied de l’hôtel (25mn environ). Singapour est une ville sûre, donc je ne me suis pas fait trop de souci.
Le lendemain, journée à Universal Studios sur l’île de Sentosa. De la station Bugis, prendre le MRT et faire un changement à Outram Park, puis s’arrêter à Harbour Front (2,60$ l’aller simple). De là, prendre le Sentosa express (3,50$ par personne). Tarif du parc : 74$ adulte et 54$ enfant (tarif moins cher en semaine). Le parc est divisé en plusieurs thèmes : Madagascar, Shrek, Jurassic Park, l’Egypte Ancienne, la science fiction, New York et Hollywood. J’avais un peu l’impression d’être à Disney 😄 Les attractions pour les enfants sont surtout situées dans Madagascar et Shrek. Le maximum de queue que nous ayons fait c’est 30mn. Prévoir chapeau, crème solaire et eau car il fait très chaud ! Dans l’ensemble le parc est très bien, mais pas suffisamment de choses pour les jeunes enfants. Malgré ça, nous sommes restés 6h 😮.
Le soir, vol de retour pour la France. Nous y sommes allés en métro : faire un changement à la station Tanah Merah. Compter 30mn environ de la station Bugis et 3$.
Encore une fois, j’ai passé de merveilleuses vacances en Malaisie. J’ai découvert une partie de ce pays que je ne connaissais pas. Les Malais sont adorables, les paysages sont magnifiques, la nourriture est délicieuse, le temps était au rendez-vous (le choc quand on rentre !!) ; bref que des points positifs pour passer de bonnes vacances.
Pas besoin de réserver les hôtels, sauf pour les Perhentians où il y avait beaucoup de monde ; pour Kapas, passer un coup de fil à Rose pour savoir s'il y a des bungalows disponibles.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Voilà, les vacances sont finies 🙁 mais le voyage a été grandiose !!! Voici un petit résumé et quelques infos pratiques. Voyage d’1 adulte et d’1 enfant de 5 ans et demi. Le temps a été plus que beau et chaud. Seulement 4 jours de pluie en 3 semaines.
Arrivés à Singapour avec la compagnie Qantas, puis vol Air Asia jusqu'à KL (60 euros pour 2). Comme nous sommes arrivés tard au LCCT, nous avons dormi au Tune Hotel. Il y a une navette qui peut vous y conduire (attention 1RM par personne !) ou sinon vous pouvez y aller à pied. C'est vraiment fait pour une étape et non pour y séjourner à long terme. L'accueil est sympa. La chambre est un peu plus grande que le lit. En réservant la chambre, j'avais réservé le kit serviette + savon + clim. Et j'avais bien fait car la valise n'est arrivée que le lendemain soir. Chambre réservée au mois de mai : 165RM. Ne sert pas de pdj. WIFI payant (désolée je ne me souviens plus du prix). En bas de l'hôtel, il y a un 7/11. Si vous voulez manger, il faut aller au LCCT où il y a des restos.
On a rejoint KL le lendemain par le KLIA express : 35RM adulte et 15RM enfant.
2j à KL : comme c’est la 3è fois que nous venons en Malaisie (et donc à KL), je ne me suis pas attardée cette fois pour la visite de la ville, privilégiant mon temps pour la côte Est. Nous avons juste flané dans le quartier de Bukit Bintang et de celui des Petronas. Nous avons également été au Parc d’attractions dans le CC du Berjaya Times Square. Hébergement au Best Western Dua Sentral, situé à moins de 10mn à pied de KL Sentral. Bel hôtel avec 2 piscines (dont une pour enfants) avec vue sur la ville (magnifique !!!). Pdj varié avec cuisto. Le soir, nous allions manger dans les restos près de KL Sentral (pas cher et bons). Il y a le monorail à proximité, qui permet de rejoindre certains quartiers de KL (le tarif dépend du trajet mais compter au maximum 3RM par personne ; gratuit pour les moins de 6 ans).
5j et demi aux Perhentians : on a rejoint le LCCT en bus qui part de KL Sentral. Tarif : 10RM (bus jaune ; 8RM avec le bus rouge). La veille, on m’avait dit que l’enfant était gratuit, et le jour du départ, on m’a demandé de payer pour lui. J’ai refusé et on ne m’a pas fait (trop) d’histoire. Il faut 1h pour rejoindre le LCCT et ça a bien roulé. Donc prévoir une marge lors des heures de pointes. Vol KL- Kota Bahru : 60 euros pour 2 avec Air Asia.
J’avais réservé un bungalow au Reef Chalet sur Besar par l’intermédiaire de l’agende Anjung Holidays : 180RM la nuit pour un family seaview bungalow avec clim et eau chaude. L’agence propose aussi le transfert de l’aéroport jusqu’à Kuala Besut : 30RM adulte et 20RM enfant (tarif aller simple). Le transfert jusqu’à Besar c’est 70RM adulte et 35RM enfant pour l’aller/retour. Attention pas d’ATM sur l’île donc prévoir suffisamment de liquidité. Mais certains resorts acceptent la CB. Attention, pas d’ATM près du jetty. Ne pas oublier de prendre de l’argent à l’aéroport. Le Reef Chalet est situé entre le Coral View Resort et le Watercolours Resort. Pas de resto attenant. Nous allions prendre le pdj au Watercolours. WIFI gratuit. Ce que j’ai bien aimé au Reef Chalet, ce sont les bungalows espacés les uns des autres. Les seaviews font face à un jardin très agréable. Note pour les maniaques 😉 : le ménage n’a pas été pas fait du tout pendant les 5 jours, sauf la poubelle qui est vidée tous les jours. Il y a un balai à dispo pour enlever le sable. Le soir, nous allions surtout manger au Watercolours. Une fois nous sommes allés au Mama’s, mais j’ai trouvé la nourriture moins bonne et plus chère.
Nous avons passé un très bon moment à Besar : belle plage, eau transparente, super snorkelling. Nous avons fait une excursion snorkelling+tortues+requins : 35RM (gratuit pour mon fils) ; elle dure 3h. On va dans 3 spots différents pour observer les poissons (on en a pris plein les yeux, splendide). On a pu voir 1 tortue face au PIR (Perhentians Island Resort) là ou j’avais pu voir un requin à pointe noire la veille. J’avais prévu d’aller faire un tour sur Kecil une journée, mais j’étais tellement bien là où j’étais, que je n’ai pas voulu bouger.
1j et demi à Kuala Terengganu : étape intermédiaire avant d’aller à Kapas. En arrivant à Kuala Besut, le bus pour Kuala Terengganu nous est passé sous le nez et le suivant était environ 2h après. Pour plus de commodité, j'ai finalement décidé de prendre un taxi. Coût : 90RM et il m’emmène jusqu’à mon hôtel. Les taxis se prennent directement à la sortie des bateaux. Les tarifs sont fixes. Pour les bus, il faut aller près du pont. Pas de réelle station de bus ; demander aux habitants où il faut attendre. Hébergement au Felda Residence ; réservé sur agoda, 45 euros la nuit avec pdj. WIFI gratuit. J’avais pris vue sur la ville mais la vue sur le fleuve est beaucoup plus belle. Pdj correct mais sans plus. La salle est petite et les tables les unes sur les autres. Quand l’hôtel est plein, ça ne doit pas être terrible. Quand nous y étions, pas beaucoup de monde donc ça allait. L’hôtel est à 10mn à pied des banques et à 15mn à pied de la gare routière. Vous pouvez y acheter les billets grandes lignes. Beaucoup de compagnies y sont représentées.
Le 1er jour (fin d’après-midi), on s’est baladé un peu dans la ville. On a ensuite été dans Chinatown et on est revenu à l’hôtel en longeant le fleuve. Très agréable. La ville en elle-même ne casse pas des briques, mais Chinatown possède un très joli temple et de jolies façades de maisons. Pour les familles, il y a un jardin d’enfants en bas de l’hôtel 😉
Le lendemain, visite du musée (15RM, gratuit pour mon fils). Il faut prendre le bus à la gare routière (1RM). Il y en a un toutes les heures environ. Le musée est très beau et est situé dans un grand jardin. La culture malaise y est retracée : vêtements, objets anciens, faune et flore etc… Non loin du musée, se situe la Mosquée de Cristal. Nous ne l’avons pas visité, mais il est possible d’y accéder avec le bus qui emmène au musée, car il passe devant (sans s’arrêter). Voir avec le chauffeur s’il peut vous y arrêter et lui demander surtout quand est-ce qu’il repasse pour retourner en ville ! En fin d’après-midi, petit tour dans central market. Il n’y avait plus grand monde, mais les étalages sont assez impressionnants. Des mètres de hauteur de poissons séchés !!!
3j et demi à Kapas : prendre le bus à la gare routière, direction Marang. Il y en un toutes les heures. 2,50RM (gratuit pour mon fils). Il faut environ 30mn et demander où vous devez descendre. Le chauffeur nous a arrêté au carrefour, à 5mn à pied du port d’embarquement. La traversée dure 20mn. Tarif : 40RM pour l'adulte et 20RM pour l'enfant.
Réservation d’un bungalow au Qimi Chalet : 100RM la nuit, mais au final Rose m’a fait payer 90RM. Bungalow (le Tembesu) très sommaire avec un lit double, 2 fauteuils, un petit ventilateur et une salle d’eau. Celle-ci était très sale. Seul point noir du séjour. La cuisine était excellente. Le Qimi Chalet est le dernier resort de ce côté de Kapas. Après il y a 2 plages désertes, c’est le top !!!! Et le snorkelling est fantastique à quelques mètres du bord. Certains m’ont dit qu’il y avait quelques requins pas loin non plus. Kapas a été le coup de cœur de ce voyage. C’est beaucoup plus cool et plus intimiste que les Perhentians. On se laisse vivre au grès de ses envies. Un jour, en allant à mon bungalow, je me suis retrouvée nez à nez avec un varan. Mais il a pris peur et il s’est vite enfuit sous le bungalow. Je n’ai pas eu le temps d’aller chercher mon fils pour qu’il le voit. Au Qimi Chalet, tout est fait pour qu’on s’y sente bien et il fait bon y vivre ! on n’a plus envie de repartir !!! J’y ai également rencontré le Vforumiste Lepiaf ! Il est possible également d’aller sur l’île de Gemia à 5mn en bateau. 15RM (gratuit pour mon fils). Petite île avec un seul resort. Fonds marins très beaux. Les enfants pourront observer des bébés tortues dans un grand bassin.
2j et demi à Cherating : billet de bus achetés à Kuala Terengganu. On peut prendre le bus depuis Marang directement. Compter 2h30 pour aller jusqu’à Cherating. Compagnie SP Bumi, très confortable ; 17,50RM par personne. Le bus dépose à l’entrée de Cherating, soit à 10mn à pied du centre du village. Hébergement au Residence Inn, réservé sur booking.com (150RM la nuit avec pdj, WIFI gratuit). Très bon hôtel (merci manue1969 pour le tuyau), avec une très belle piscine, un jacuzzi et un bassin pour enfants. Pdj moyen. J’avais pris un chalet mais comme l’hôtel était quasiment vide, ils m’ont demandé si une chambre m’intéresserait. J’ai visité les 2 et j’ai finalement opté pour la chambre avec vue sur la piscine. Cherating était désert quand nous y étions. Peut-être à cause du ramadan. Tout était fermé en journée, sauf quelques magasins. Aucun resto ouvert la journée. Pour les excursions, rendez-vous chez Hafiz, à la fin du village. Il suffit de suivre les panneaux !!! Il propose les classiques : observation des lucioles (20RM) balade sur la mangrove (20RM), la ponte des tortues entre autres (j’ai fait cette sortie par l’intermédiaire de l’hôtel : 50RM, 25RM pour mon fils).
Les lucioles, c’est vraiment magnifique. C’est à ne pas rater. De même pour les tortues. La ponte des œufs, la remise à l’eau de bébés tortues, c’est fantastique. La balade sur la mangrove était très sympa aussi : serpents, lézards, varans, martins-pêcheurs, singes … La plage n’est pas très belle et il est déconseillé de s’y baigner. Mais il parait que celle du Club Med est mieux. A vérifier, car je n’y suis pas allée. De toute façon, nous nous sommes contentés de la piscine et d’un bon lézardage sur le transat (du moins pour ma part 😛).
1j à Singapour : pour rejoindre Singapour, seule la compagnie Transnasional propose ce trajet au départ de Kuantan (à 47km de Cherating) ; les billets ont été achetés à Kuala Terengganu : 41RM pour moi et 31RM pour mon fils. J’ai été déçue par cette compagnie, car elle est beaucoup moins confortable que d’autres que j’ai pu prendre lors de mes différents voyages en Malaisie. De Cherating, on a pris un taxi pour rejoindre Kuantan : 80RM (gloups) et 40mn de trajet. Le bus a mis 7h30 pour arriver à Singapour. Il a fait 3 étapes : 1 à Kuala Rompin au bout de 2h de route ; 1 à Mersing, 1h après ; 1 à Johor Bahru. Il a bien fallu 1h pour passer les 2 douanes : côté Malaisie, on présente les passeports ; côté Singapour, on présente les passeports et contrôle des bagages.
Hébergement à l’Econ Inn sur Beach Road, dans le quartier de Bugis. MRT (station Bugis) à 5mn à pied de l’hôtel. Pas de pdj, WIFI gratuit. Hôtel réservé sur Agoda : 48 euros avec réduction points fidélité. Hôtel correct et propre.Il est situé dans un quartier très animé. Plein de restos à proximité. Nous avions visité Singapour il y a 3 ans et cette année, c’est juste une ville de transit avant de reprendre l’avion, donc pas de course à travers la ville pour voir le maximum. Le soir, nous sommes donc montés sur la grande roue (Singapor Flyer) : 29,50$ pour moi et 20,65$ pour mon fils. Belle vue de la ville illuminée. Durée : environ 30mn. Nous y sommes allés à pied de l’hôtel (25mn environ). Singapour est une ville sûre, donc je ne me suis pas fait trop de souci.
Le lendemain, journée à Universal Studios sur l’île de Sentosa. De la station Bugis, prendre le MRT et faire un changement à Outram Park, puis s’arrêter à Harbour Front (2,60$ l’aller simple). De là, prendre le Sentosa express (3,50$ par personne). Tarif du parc : 74$ adulte et 54$ enfant (tarif moins cher en semaine). Le parc est divisé en plusieurs thèmes : Madagascar, Shrek, Jurassic Park, l’Egypte Ancienne, la science fiction, New York et Hollywood. J’avais un peu l’impression d’être à Disney 😄 Les attractions pour les enfants sont surtout situées dans Madagascar et Shrek. Le maximum de queue que nous ayons fait c’est 30mn. Prévoir chapeau, crème solaire et eau car il fait très chaud ! Dans l’ensemble le parc est très bien, mais pas suffisamment de choses pour les jeunes enfants. Malgré ça, nous sommes restés 6h 😮.
Le soir, vol de retour pour la France. Nous y sommes allés en métro : faire un changement à la station Tanah Merah. Compter 30mn environ de la station Bugis et 3$.
Encore une fois, j’ai passé de merveilleuses vacances en Malaisie. J’ai découvert une partie de ce pays que je ne connaissais pas. Les Malais sont adorables, les paysages sont magnifiques, la nourriture est délicieuse, le temps était au rendez-vous (le choc quand on rentre !!) ; bref que des points positifs pour passer de bonnes vacances.
Pas besoin de réserver les hôtels, sauf pour les Perhentians où il y avait beaucoup de monde ; pour Kapas, passer un coup de fil à Rose pour savoir s'il y a des bungalows disponibles.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Croisière De France sur L'Horizon English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire la croisière Paloma en aout 2012 à bord de l'HORIZON, Nous avons 2 cabines "Confort" au pont 6 C'est notre première croisière, nous n'avons aucune experience en la matière et esperons beaucoup de cette croisière. Nous aimerions avoir des renseignements, des conseils sur cette croisière, des avis de personnes l'ayant déja faite 🙂🙂 Le pont 6 est-il bruyant ? Les cabines "Confort" sont-elles bien ? Les points positifs, les Points Négatifs de l'HORIZON, de la vie à bord Merci 😉
Nous allons faire la croisière Paloma en aout 2012 à bord de l'HORIZON, Nous avons 2 cabines "Confort" au pont 6 C'est notre première croisière, nous n'avons aucune experience en la matière et esperons beaucoup de cette croisière. Nous aimerions avoir des renseignements, des conseils sur cette croisière, des avis de personnes l'ayant déja faite 🙂🙂 Le pont 6 est-il bruyant ? Les cabines "Confort" sont-elles bien ? Les points positifs, les Points Négatifs de l'HORIZON, de la vie à bord Merci 😉
Croisière "Les Méridionales" sur le Costa Luminosa, escales English translation pending
bonjour a tous. comme promis louna j ouvre ce petit post pour qu'on s echange nos bon plans pour les escales qu'on a en commun sur les meridionales.
en attendant tout le monde est le bienvenu pour des bonnes idees.
savone, barcelone, palma, ajaccio
merci d avance a tous
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses ex��cutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses ex��cutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Retour de croisière - MSC Fantasia - 2/9 juin 2012 - Marseille/Gênes/Naples/Palerme/Tunis/Barcelone English translation pending
Bonjour,
Nous sommes de retour d’une croisière en Méditerranée (Marseille, Gênes, Naples, Palerme, Tunis, Barcelone) à bord du Fantasia. C’était notre première croisière et nous sommes enchantés.
J’ai pris beaucoup de notes à bord. Avant de démarrer le compte-rendu de l’embarquement, du débarquement et des escales proprement dit, quelques impressions générales…
La préparation sur le forum :
J’ai découvert ce forum quand j’ai commencé à préparer la croisière, et je m’y suis inscrite pour participer aux discussions et poster quelques questions. Ce forum est vraiment une mine d’informations et d’échanges de grande qualité, ce compte-rendu est l’occasion pour moi de remercier les membres du forum avec lesquels j’ai pu échanger, et de manière générale tous ceux qui font part de leurs expériences, qui m'ont bien aidée à préparer cette croisière.
Cela m'a permis de me rendre compte que sur ces croisières, le nombre de francophones est assez faible, en intégrant dans le calcul les français, les belges, les québécois, etc, etc.
Pourtant c’est la surprise : quelques semaines avant le départ, je reçois un message privé d’un nouveau membre du forum, qui s’est inscrit après avoir vu un de mes messages. On ne se connaît pas, mais sa femme et lui vont faire la même croisière que nous, sur le même bateau, aux mêmes dates et depuis le même port de départ. Ils ont réservé leur croisière au guichet du centre commercial qui se trouve à côté de chez nous. Pour eux aussi c’est leur première croisière, nous avons le même âge (42 ans) et ils habitent à 15 km de Cherbourg (en plus Monsieur Glacerine et lui portent le même prénom, c’est amusant !).
Nous communiquons par messages privés, et je leur transmets les éléments que j’ai pu récolter. Il me propose de covoiturer jusqu’à Marseille, mais j’ai déjà réservé le train, et une partie des billets est en tarif prem’s, non échangeables et non remboursables (j’ai pris une assurance complémentaire, mais elle ne fonctionne qu’en cas de maladie, accident ou décès, et elle ne prend pas en compte les annulations pour motifs personnels). Monsieur Glacerine, qui a repris le travail juste après le retour de croisière, et qui enchaîne 15 jours de travail non-stop avec des horaires trèèèèss élastiques (souvent jusqu’à 14 à 18 heures de travail par jour) préfèrait de toute manière rentrer en train pour mieux se reposer en limitant la fatigue du trajet.
Malgré tout c’est une coïncidence incroyable… Cela aurait été dommage de ne pas se rencontrer. Sur le bateau les prises de contacts sont toujours plus compliquées, et nous habitons à seulement 15 kms les uns des autres, aussi nous avons fait connaissance à Cherbourg quelques jours avant l’embarquement. Nous les retrouverons ensuite à l’embarquement et nous croiserons régulièrement sur le bateau.
Le bateau MSC Fantasia :
C’est vraiment un très grand et très beau bateau. La décoration à bord est luxueuse sans être tape-à-l’œil, et les espaces sont dans un état absolument impeccable.
Tout est beau : l’espace de réception, les ascenseurs (avec une mention spéciale pour les ascenseurs panoramiques), les salons, les escaliers (mentions spéciale là encore pour l’escalier d’honneur de l’atrium), les couloirs, les cabines, les ponts piscine… vraiment tout.
Le gigantisme du bateau ne se ressent pas vraiment à bord ou quand on est à quai. On se dit simplement que c’est grand. On en perçoit plus la masse imposante lorsque d’autres bateaux mouillent à proximité, et surtout lors des escales, quand on aperçoit au loin le bâtiment se détacher nettement en dominant le reste de la ville. Et là, on se dit que c’est immense.
J’avais lu en peu partout que la climatisation est fraîche sur le bateau. En effet, nous avons du relever légèrement la température de la climatisation dans la cabine. Pour le reste j’avais apporté un gilet une veste, mais à aucun moment je n’ai eu froid sur le bateau, et je n’ai pas vu beaucoup d’épaules couvertes à bord. Mais c’est vrai aussi que je ne suis pas trop frileuse, et que vivant à Cherbourg je suis sans doute habituée à des températures plus fraîches.
Nos appréhensions principales étaient ailleurs. Monsieur Glacerine est claustrophobe et moi j’ai le vertige. Ce n’est pas la hauteur qui m’indispose, mais j’ai peur du vide. En général mes jambes me lâchent sur les passerelles en métal ajouré, dans les escaliers hauts et plongeants, sur les balcons, bref dans tous les endroits où je vois le vide sous mes pieds.
Finalement le bateau est très bien fait. Les volumes sont importants, et Monsieur Glacerine n’a souffert d’aucune sensation d’enfermement. Les escaliers n’ont pas de contremarches, mais le système des lumières et de brillants sur les marches fait qu’on ne voit pas le vide en dessous. Les ascenseurs panoramiques sont très sécurisants. Quant aux ponts et au balcon, on ne se rend pas vraiment compte de la hauteur, on voit seulement la mer et les côtes au loin, on n’a pas les mêmes repères.
Nous étions au pont 13, parmi les plus hauts ponts cabines. À quai ou en mer, en se penchant un peu on voit les canots de sauvetage du pont 7, mais pas ce qu’il y a en dessous, ce qui limite la sensation de hauteur et de vide.
(Je poste là pour commencer, je continue tout à l'heure)
Nous sommes de retour d’une croisière en Méditerranée (Marseille, Gênes, Naples, Palerme, Tunis, Barcelone) à bord du Fantasia. C’était notre première croisière et nous sommes enchantés.
J’ai pris beaucoup de notes à bord. Avant de démarrer le compte-rendu de l’embarquement, du débarquement et des escales proprement dit, quelques impressions générales…
La préparation sur le forum :
J’ai découvert ce forum quand j’ai commencé à préparer la croisière, et je m’y suis inscrite pour participer aux discussions et poster quelques questions. Ce forum est vraiment une mine d’informations et d’échanges de grande qualité, ce compte-rendu est l’occasion pour moi de remercier les membres du forum avec lesquels j’ai pu échanger, et de manière générale tous ceux qui font part de leurs expériences, qui m'ont bien aidée à préparer cette croisière.
Cela m'a permis de me rendre compte que sur ces croisières, le nombre de francophones est assez faible, en intégrant dans le calcul les français, les belges, les québécois, etc, etc.
Pourtant c’est la surprise : quelques semaines avant le départ, je reçois un message privé d’un nouveau membre du forum, qui s’est inscrit après avoir vu un de mes messages. On ne se connaît pas, mais sa femme et lui vont faire la même croisière que nous, sur le même bateau, aux mêmes dates et depuis le même port de départ. Ils ont réservé leur croisière au guichet du centre commercial qui se trouve à côté de chez nous. Pour eux aussi c’est leur première croisière, nous avons le même âge (42 ans) et ils habitent à 15 km de Cherbourg (en plus Monsieur Glacerine et lui portent le même prénom, c’est amusant !).
Nous communiquons par messages privés, et je leur transmets les éléments que j’ai pu récolter. Il me propose de covoiturer jusqu’à Marseille, mais j’ai déjà réservé le train, et une partie des billets est en tarif prem’s, non échangeables et non remboursables (j’ai pris une assurance complémentaire, mais elle ne fonctionne qu’en cas de maladie, accident ou décès, et elle ne prend pas en compte les annulations pour motifs personnels). Monsieur Glacerine, qui a repris le travail juste après le retour de croisière, et qui enchaîne 15 jours de travail non-stop avec des horaires trèèèèss élastiques (souvent jusqu’à 14 à 18 heures de travail par jour) préfèrait de toute manière rentrer en train pour mieux se reposer en limitant la fatigue du trajet.
Malgré tout c’est une coïncidence incroyable… Cela aurait été dommage de ne pas se rencontrer. Sur le bateau les prises de contacts sont toujours plus compliquées, et nous habitons à seulement 15 kms les uns des autres, aussi nous avons fait connaissance à Cherbourg quelques jours avant l’embarquement. Nous les retrouverons ensuite à l’embarquement et nous croiserons régulièrement sur le bateau.
Le bateau MSC Fantasia :
C’est vraiment un très grand et très beau bateau. La décoration à bord est luxueuse sans être tape-à-l’œil, et les espaces sont dans un état absolument impeccable.
Tout est beau : l’espace de réception, les ascenseurs (avec une mention spéciale pour les ascenseurs panoramiques), les salons, les escaliers (mentions spéciale là encore pour l’escalier d’honneur de l’atrium), les couloirs, les cabines, les ponts piscine… vraiment tout.
Le gigantisme du bateau ne se ressent pas vraiment à bord ou quand on est à quai. On se dit simplement que c’est grand. On en perçoit plus la masse imposante lorsque d’autres bateaux mouillent à proximité, et surtout lors des escales, quand on aperçoit au loin le bâtiment se détacher nettement en dominant le reste de la ville. Et là, on se dit que c’est immense.
J’avais lu en peu partout que la climatisation est fraîche sur le bateau. En effet, nous avons du relever légèrement la température de la climatisation dans la cabine. Pour le reste j’avais apporté un gilet une veste, mais à aucun moment je n’ai eu froid sur le bateau, et je n’ai pas vu beaucoup d’épaules couvertes à bord. Mais c’est vrai aussi que je ne suis pas trop frileuse, et que vivant à Cherbourg je suis sans doute habituée à des températures plus fraîches.
Nos appréhensions principales étaient ailleurs. Monsieur Glacerine est claustrophobe et moi j’ai le vertige. Ce n’est pas la hauteur qui m’indispose, mais j’ai peur du vide. En général mes jambes me lâchent sur les passerelles en métal ajouré, dans les escaliers hauts et plongeants, sur les balcons, bref dans tous les endroits où je vois le vide sous mes pieds.
Finalement le bateau est très bien fait. Les volumes sont importants, et Monsieur Glacerine n’a souffert d’aucune sensation d’enfermement. Les escaliers n’ont pas de contremarches, mais le système des lumières et de brillants sur les marches fait qu’on ne voit pas le vide en dessous. Les ascenseurs panoramiques sont très sécurisants. Quant aux ponts et au balcon, on ne se rend pas vraiment compte de la hauteur, on voit seulement la mer et les côtes au loin, on n’a pas les mêmes repères.
Nous étions au pont 13, parmi les plus hauts ponts cabines. À quai ou en mer, en se penchant un peu on voit les canots de sauvetage du pont 7, mais pas ce qu’il y a en dessous, ce qui limite la sensation de hauteur et de vide.
(Je poste là pour commencer, je continue tout à l'heure)