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Matériel de camping, expédition en Thaïlande English translation pending
by Chamber · 2006-03-14 · 1 reply
Quelqu'un sait s'il est facile de trouve des truc de camping, expedition, escalade, etc en Thailand et a quel prix. Est-ce moin cher de beaucoup? Quelqu'un a fait l'experience?
Madagascar: 4x4, chauffeur et tarifs English translation pending
by ZeBadGuy · 2004-12-08 · 5 replies
Bonjour,

Je chercher des infos sur Mada : un chauffeur et/ou guide digne de confiance qui a un 4x4 le tarif approximatif pour location du 4x4 + salaire du guide/chauffeur + essence est-ce que l'itinéraire est possible ? -> Antsirabe / descente de la tsiribinha en prirogue (retrouver le guide à l'arrivée) / les tsingy / descente vers Tulear / Isalo / un petit bout de la cote est (conseils ? je crois qu'il y a une bell réserve en foret dans ce soin là) Concernant le nord quels endroits conseilleriez vous autour de Diego ? J'ai entendu parler des iles dans la baie de Diego ou on peut aller avec une agence de voyage (escalade et plongée). A part ça ?

Merci !!

Guillaume
Punta Cana choix d'hotel English translation pending
by Annnick · 2004-05-12 · 2 replies
Bonjour,

Pouvez-vous me conseiller un hotel à Punta Cana ou il y a beaucoup d'amination. Je compte m'y rendre bientôt avec mes 2 adolescents 13-15 ans et ils veulent que ça bouge. Nous sommes allés à Bayahibe en avril dernier au Dominicus Palace et nous avons adoré mais j'aimerais allée à Punta Cana pour changer de destination même si je retournerais à Bayahibe demain. Merci pour vos conseils.
Choosing between Krabi and Phuket
by Sebastoudu31 · 2024-10-17 · 23 replies
just one question for February—should I pick Phuket or Krabi?
Voyage à Rodrigues... et Maurice English translation pending
by Krikri6792 · 2020-02-28 · 26 replies
Nager dans un jardin de corail ou avec des dauphins, se baigner dans un lagon turquoise, se réfugier dans de petites criques isolées, marcher le long de grandes plages de sable, mais aussi gravir les Deux Mamelles ou le Piton du Canot, voici pêle-mêle quelques expériences faites lors de notre séjour dans les îles Maurice et Rodrigues.

Du lagon de Rodrigues...

aux pitons de Maurice La version accompagnée de cartes et de la totalité des photos se trouve ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesmaurice/

Ci-dessous le récit accompagné d'une sélection d'images...

Bonne lecture ! 🙂

=========================================================================== Présentation

Envie de soleil, de mer chaude, de plages de sable fin, de poissons multicolores ! Très vite, c'est l'océan Indien qui nous vient à l'esprit. Pourtant, nous l'avons déjà largement écumé, de La Réunion (2 fois) à Madagascar (3 fois), de l'île tanzanienne de Mafia à l'archipel des Seychelles (2 fois) sans oublier l'île Maurice (4 ou 5 fois).

C'est alors qu'une petite alerte s'allume dans ma tête : et pourquoi pas Rodrigues ?

Hervé, pas du tout convaincu, m'oppose d'abord une fin de non-recevoir. Il me faut alors déployer des tonnes d'arguments !

Située à 650 kilomètres au nord-est de Maurice (elle est plus éloignée de Maurice que l'île de La Réunion), cette île de 130 km2 recèle des trésors naturels insoupçonnés : un magnifique lagon de deux fois sa surface (voilà qui intéresse notre plongeur !), de longues plages bordées de filaos, un relief d'origine volcanique dominé par le mont Limon (390 mètres), des cultures en terrasses et des vallées profondes à découvrir en randonnée (un bon point pour le randonneur !).

Chère à l'écrivain Jean-Marie Le Clézio, on la décrit comme étant nature et sans artifice, à l'image de Maurice il y a 40 ans. Deux arguments de poids, car d'une part, Hervé a lu et apprécié tous les romans de l'auteur, et d'autre part son premier voyage à Maurice au milieu des années 70 reste pour lui une référence inoubliable.

Il ne reste plus qu'à évoquer l'activité phare de Rodrigues, à savoir la plongée, pour finir de le convaincre d'y passer au moins quelques jours et le reste du temps à Maurice.

Au final, ce sera : 5 nuits à Rodrigues, 5 nuits dans le nord-ouest de Maurice (que nous connaissons déjà bien) et 5 nuits dans le sud-ouest de l'île (que nous connaissons beaucoup moins).

Départ le 25 novembre, retour le 12 décembre 2018.

Alors que nos séjours précédents étaient principalement tournés vers le balnéaire, nous espérons cette fois, en fonction de la météo, pouvoir explorer un peu plus la montagne mauricienne et ses pitons emblématiques.

Au vu d'un tel programme, notre fille est également partante !

C'est donc à trois que nous embarquons le jour J sur le vol Air Mauritius MK0045 à destination de l'île Maurice avant d'enchaîner directement (ou presque) vers Rodrigues que nous atteignons en milieu de matinée en J +1. Un taxi nous conduit immédiatement à La Belle Rodriguaise, sur la côte sud-est de l'île.

Les vacances peuvent commencer !



Rodrigues, l'hôtel et son environnement

A Rodrigues, aucun complexe touristique comme à Maurice, uniquement de petites unités souvent familiales bien intégrées à la nature. On vous l'a déjà dit, l'île est restée très authentique !

Initialement, notre préférence allait à l'hôtel Tekoma sur la côte Est mais malheureusement à nos dates il n'y avait plus de disponibilités pour deux chambres ou pour une chambre familiale.

En revanche, La Belle Rodriguaise pouvait nous offrir deux chambres.

Cette maison d'hôtes de douze chambres, située près de Graviers, dans un joli jardin tropical surplombant la plage et l'océan, est tenue par Françoise (la belle Rodriguaise ?) et son mari Laval, très investis dans le tourisme local et très à l'écoute de leurs hôtes. Françoise, fin cordon bleu, est également l'auteure de deux livres de cuisine.

L'accueil est chaleureux, les chambres sont un peu rustiques mais mignonnes, et l'ensemble joliment situé, un peu en hauteur face à la mer et au pied du Mont Chéri.

Petite déconvenue en allant à la plage : les fonds sont sableux à cet endroit (donc rien à voir sous l'eau) et la baignade pas idéale (peu de profondeur).

En revanche, la baie est prisée des kite-surfers.

En même temps, on ne compte pas se cantonner à cette plage mais bien rayonner un peu. D'ailleurs, pour le lendemain notre hôtesse propose une sortie en bateau vers l'île aux Chats et l'île Hermitage avec pique-nique et snorkeling. Hervé reporte sa sortie plongée pour nous accompagner, d'autant que la météo risque de se détériorer dans les prochains jours.

Vue depuis notre terrasse

Excursion en bateau à l'île aux Chats et l'île Hermitage

C'est sous un ciel couvert (mais demain ça devrait être pire !) que la barque à moteur met le cap vers l'île aux Chats, une réserve naturelle connue pour ses colonies d'oiseaux, entourée d'un récif corallien qui la protège des vagues. A bord, nous sommes une douzaine de touristes de La Belle Rodriguaise, tous Français sauf un couple d'Allemands.

A mi-chemin, au lieu appelé Couzoupa réputé pour être l'un des plus meilleurs sites de snorkeling dans le sud de Rodrigues, le bateau fait un arrêt pour que ceux qui le souhaitent puissent mettre la tête sous l'eau pour une première exploration des fonds sous-marins rodriguais avec palmes/masque/tuba.

Vu la luminosité ambiante et les intempéries récentes, il n'y a rien de transcendant mais on prend quand même plaisir à débusquer quelques petits poissons.

La navigation se poursuit vers le fameux îlot où après avoir débarqué, nous bénéficions d'un temps libre avant le déjeuner.Charlotte, Hervé et moi en profitons pour faire le tour le l'île à pied.

C'est parti sur le sentier central en se frayant un passage entre acacias et cactées.

Arrivés au bord de mer, nous poursuivons les pieds dans l'eau jusqu'à la pointe Est.

Puis retour vers le point de départ par le bord de mer.

Pas d'oiseaux en vue, mais un joli couple de papillons dont la couleur est parfaitement raccord avec la teinte rouille de cette plante parasite, Cuscuta campestris. Appelée aussi "griffes du diable" ou "cheveux du diable", elle emprisonne dans ses rets les buissons alentour.

La plage est en vue et le barbecue déjà prêt !

Autour de la table de pique-nique, stimulée par quelques verres de punch ou de rhum, la discussion va bon train jusqu'au moment de lever l'ancre.

Avant de rentrer, le bateau fait une dernière halte à l'île Hermitage, l'occasion de grimper sur son éperon rocheux pour une vue panoramique sur le lagon et tout le sud de Rodrigues.

Une excursion bien sympathique pour une première journée bien remplie !

L'île aux Chats



Le lendemain…

Journée de mauvais temps, il faut prendre notre mal en patience !

Histoire de ne pas rester enfermées dans notre chambre, et malgré une pluie battante, Charlotte et moi faisons un aller/retour jusqu'à l'hôtel Mourouk Ebony à 1500 mètres à l'est de La Belle Rodriguaise.

Quant à Hervé, la pluie ne l'empêche pas de faire une première session de plongée (voir page consacrée plus loin).

En fin d'après-midi, une légère amélioration nous permet à tous les trois de commencer la randonnée prévue le lendemain vers les fameuses criques de la côte Est.

Ce soir, petit avant-goût entre Graviers et Pointe Noire.

La suite sous un ciel plus clément, le lendemain !

Entre Graviers et Pointe Noire



Randonnée côtière entre Graviers et Rivière Banane

Profitons du beau temps pour programmer une grande journée de randonnée, LA randonnée à faire à Rodrigues, à savoir le tour des criques les plus emblématiques de l'île, accessibles uniquement à pied.

Les plus fameuses se situent entre Pointe Noire et la plage de St François.

Nous refaisons d'abord le bout de chemin déjà parcouru hier soir. Nous nous étions arrêtés juste avant cette grande plage au nord de Pointe Noire. C'est l'occasion de la revoir sous un meilleur jour !

Maintenant place à la nouveauté !

Le sentier se faufile entre les roches volcaniques où seuls résistent une végétation rase et quelques arbustes déformés et couchés par les ardeurs du dieu Eole.

Au bout de trois kilomètres environ, nous arrivons au niveau de l'une des deux plus belles criques, Anse Bouteille, où une première baignade est déjà bienvenue.

Un peu plus loin, nous jetons un œil à Grand Anse avant de nous enfoncer dans une oasis de verdure où un bosquet de Vacoas s'est taillé une place de choix.

Nous voici maintenant à Anse Trou d'Argent, autre plage mythique, où nous ne résistons pas à une nouvelle baignade dans ce lagon aux reflets argentés.

La marche et les bains de mer, ça creuse sans oublier le soleil qui tape en cette fin de matinée. Il est temps de s'attabler avant de gagner la plage de St François, longue courbe déserte bordée d'une forêt de filaos.

Ici toutes les nuances de bleu se côtoient, bleu saphir du large, bleu turquoise ou émeraude du lagon, et contrastent avec les rochers noirs de jais. Une véritable carte postale !

Nous aurions pu faire demi-tour à St François mais galvanisés par la beauté des paysages, nous décidons de poursuivre encore un peu jusqu'à Pointe Coton.

Une extension qui nous permet de passer à proximité du Tekoma Hotel, notre premier choix, sacrément bien placé côté lagon. On se serait bien vus sur ces transats !

Le parcours jusque là balisé se termine à l'hôtel Cotton Bay où nous prenons un verre avant de piquer une tête dans la piscine.

Derrière l'hôtel, le sentier maintenant non balisé grimpe vers le sommet d'une colline.

Et si on poursuivait ? Top là, c'est Ok !

C'était peut-être l'extension de trop, car une fois au sommet, l'itinéraire se complique en devenant de plus en plus confus. Nous errons entre les broussailles et les toiles d'araignées géantes. Nous commençons à en avoir plein les gambettes.

Par chance, nous finissons par retrouver une route qui nous conduit à travers le village de Rivière Banane et ses petites parcelles cultivées jusqu'au bord de mer.

Depuis la maison voisine, une dame accourt aussitôt pour nous informer qu'elle organise des sorties en bateau vers l'un des plus beaux sites de snorkeling du nord de l'île, un Jardin de corail au milieu de la baie. Elle précise qu'elle sert aussi des spécialités locales. Pour le snorkeling, c'est trop tard mais nous prenons rendez-vous pour le lendemain. Quant au dîner, tout est déjà prévu à La Belle Rodriguaise. En revanche, des boissons fraîches et des accras ne sont pas de refus.

En réalité, notre principal souci est de trouver un moyen de rentrer à Graviers car nous sommes à présent loin de tout.

Pas de problème, la dame a aussi la solution, son père fait taxi !

Tout est bien qui finit bien. En tout cas, nous avons passé une journée extra et parcouru une bonne dizaine de kilomètres.

Plage de Pointe Noire

Anse Trou d'Argent

De Rivière Banane à Rivière Pistache et l'extrémité Ouest

Nous n'avons pas loué de voiture pour l'ensemble du séjour, mais avons pu réserver un des véhicules de La Belle Rodriguaise pour cette journée.

Dans un premier temps, retour à Rivière Banane pour faire la sortie en bateau au Jardin de Corail dont on nous a vanté les qualités hier.

Alors ? Eh bien, le jardin de corail est plutôt joli et bien préservé.

La patronne nous propose de déjeuner chez elle, mais il est encore trop tôt et nous avons d'autres projets pour la suite de la journée.

Retour sur la plage de St François que nous avions traversée hier en randonnant. Nous souhaitons en profiter plus largement aujourd'hui d'autant que nous sommes seuls (ou presque) sur cette longue bande de sable que viennent lécher des eaux turquoise.

Déjeuner au bord de la piscine du Tekoma Hotel, notre fameux premier choix.

Puis, à défaut de pouvoir randonner dans le centre (trop détrempé), nous décidons de traverser l'île en voiture d'Est en Ouest.

Au passage nous faisons un petit détour à Petit Gabriel pour acheter le très réputé miel Victoria.

Après La Ferme, la route toute neuve se termine au bord de mer par un rond-point où règne aujourd'hui une activité inhabituelle. On attend justement l'arrivée d'un Ministre pour inaugurer ce nouveau tronçon.

Clic clac, une photo vite faite vers l'îlot d'en face, puis il nous faut faire demi-tour afin que la chaussée puisse être nickel avant l'arrivée de la personnalité.

Sur la route du retour, ce banyan tentaculaire nous retient un instant. On y est bien à l'abri des regards indiscrets !

Puis cette curieuse installation nous interpelle. Il s'agit d'un pont suspendu au-dessus de la rivière Pistache qu'on peut traverser accroché dans une sorte de nacelle.

Retour à La Belle Rodriguaise au terme d'une petite journée tranquille.

Après une dernière journée consacrée principalement à la plongée, nous quittons la nonchalance de Rodrigues pour l'île Maurice, plus touristique mais aussi plus variée.

Dans le jardin de corail

Maurice Nord : Trou-aux-Biches, l'hôtel et son environnement

Pour cette deuxième partie du séjour, nous avons loué une voiture, ce qui nous permet de rejoindre directement notre hôtel situé sur la plus belle plage de l'île, Trou-aux-Biches, au milieu d'un jardin tropical foisonnant.

Un certain nombre d'activités sont incluses, ce qui fait que nous trouvons sur place de quoi largement nous occuper.

Catamaran pour Hervé : le plan d'eau devant l'hôtel est parfait, pédalo ou kayak pour Charlotte et moi, afin de suivre les tortues nombreuses dans la baie ! Ou encore sortie snorkeling organisée tous les matins.

Sans compter les balades le long de la plage !

Tous les soirs, le coucher de soleil est l'occasion d'un spectacle sans cesse renouvelé.

Hervé compte aussi faire de la plongée sous-marine avec bouteille tous les matins ou presque. Il faut par conséquent jongler avec les impératifs de chacun pour pouvoir envisager un programme extérieur.

Justement le lendemain de notre arrivée, la sortie plongée ayant été annulée, nous en profitons pour prévoir une randonnée vers l'un des fameux pitons mauriciens, dès le matin, avant l'arrivée des nuages sur les reliefs.

Coucher de soleil

Randonnée vers le sommet Est des deux Mamelles

Parmi toutes les randonnées en montagne que j'avais notées, nous choisissons aujourd'hui un lieu pas trop éloigné de notre hôtel (point de départ à Beau Bois) et un itinéraire en principe assez facile.

Il s'agit du massif des Deux Mamelles, et plus particulièrement du sommet Est (altitude 500 mètres).

Le parcours commence par une marche d'approche sur un très bon chemin utilisé pour l'exploitation des champs de canne alentour.

Mais une fois les cultures dépassées, le sentier devient plus confus. Tout en continuant à prendre de la hauteur, il nous faut batailler avec les broussailles jusqu'au sommet.

Là-haut la vue est à la hauteur de nos efforts, offrant un large panorama sur la chaîne montagneuse de Moka, dont le Pieter Both (le sommet coiffé d'un bilboquet) ainsi que sur les localités alentour.

Au final, une ascension magnifique, assez courte mais pas très aisée en raison du manque d'entretien de l'accès, sans doute la preuve que Maurice ne mise pas beaucoup sur ses itinéraires pédestres. Dommage !

Nous espérons néanmoins réitérer cette expérience avant la fin de notre séjour.

Au sommet des Deux Mamelles

Balade dans le jardin botanique de Pamplemousses

Nouvelle sortie à l'extérieur de l'hôtel pour visiter le jardin botanique, le premier créé au monde, dans le district de Pamplemousses.

Ce n'est pas notre première visite mais c'est avec un plaisir toujours intact que nous déambulons entre arbres et plans d'eau remarquables.

A côté de ces palmiers, vacoas, arbres du voyageur ou banyans, on se sent tout petit !

Du bassin des nénuphars à celui des lotus…

Tout en s'attardant devant quelques variétés de fleurs exotiques…

C'est une promenade qui flatte tous les sens !

Nous la prolongeons encore sur la route du retour par une énième observation botanique, un splendide flamboyant trônant au bord de la chaussée.

Après une dernière journée consacrée en partie à une escapade dans l'extrême nord de l'île, du côté de Cap Malheureux, notre séjour se poursuit dans le Sud mauricien.

Jardin des Pamplemousses

La suite dans le post 2, juste en dessous...
Votre expérience et votre pratique d'hébergeur Warmshowers? English translation pending
by Lucbertrand · 2018-05-09 · 48 replies
Sans doute un certain nombre de personnes, qui voyagent à vélo ou non, qui vont lire cette nouvelle discussion sont impliquées dans l’organisation internationale wormshowers, comme hébergeur ou hébergé. Pour ma part depuis 3 ans j’ai hébergé via le site warmshowers une douzaine de fois des personnes seules ou des couples, mais par contre je ne recherche pas à être hébergé, car j’opte plus pour le camping sauvage, et puis roulant très tard le soir et repartant très tôt dès le lever du jour, je ne préfère pas me faire héberger, estimant que les rapports de convivialité ne seraient pas respectés de ma part. Mais concernant l’hébergement d’autres cyclos je suis toujours très intéressé de pouvoir discuter au cours d’une soirée (parfois bien arrosée) et au cours d’un petit-déjeuner avec toutes sortes de voyageurs à vélo. Mais même si toutes les personnes que j’ai hébergées étaient très sympathiques et toujours intéressantes, je suis obligé de constater que la moitié n’ont pas de sac de couchage ni sac à viande, (alors que je le mentionne), que certaines arrivent chez nous en voiture et même un couple s’est pointé en me disant que j’avais répondu favorablement à la demande, qu’en réalité il n’avait pas faite après vérification en leur présence, et ils n’avaient pas de sac de couchage non plus! Au demeurant ils ont été très sympa et nous avons passé une bonne soirée, et je les ai accompagnés au départ le lendemain par des raccourcis sympas. J’ai même eu une demande deux semaines en avance, le jour J vers midi je contacte la personne qui me dit arriver vers 19h, à 19h effectivement il me contacte pour me dire qu’il a rejoint un autre lieu dans les environs (où il y a un warmshowers après vérification) et qu’il ne viendra pas, ayant « cafouillé » comme il me dit en tant que justification ! Nous lui avions préparé un repas et avions fait en sorte d’être chez nous à l’heure et pas être à la pêche à la truite pour le coup du soir !😏 Par contre il m’arrive « d’arrêter » en fin d’après-midi des cyclos au long cours autour de chez moi et de leur proposer l’hébergement, ils ont toujours un sac de couchage et bien souvent ils sont particulièrement intéressants. Donc je vais continuer de proposer l’hébergement de cette façon impromptue. Mais je me pose la question de savoir si je vais rester sur le réseau wormshowers, le but n’étant pas de râler par écrit en collant des remarques désobligeantes nominatives sur le site. Je ne l’ai fait qu’une fois, concernant la personne qui nous a appelés à 19h pour nous dire qu’elle avait choisi un autre warmshowers à 10km, alors que son itinéraire passait à 1500 m de chez nous. Vous qui avez cette expérience de wormshowers, avez-vous le même type de relations et comment gérez-vous cela pour effectuer une sélection, avec éventuellement décider de refus de dernière minute ? Snif, c’est un crève-cœur de critiquer certains à-côtés du voyage à vélo, du fait de certains de ses pratiquants !😕 Luc
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Une semaine à Tulum avec enfant English translation pending
by Aymilya · 2016-08-11 · 8 replies
Bonjour, je souhaiterais passer une semaine à Tulum en janvier ou février avec mon fils de 5 ans. Est-ce un bon choix pour passer une semaine? Quel hôtel ou pension me recommanderiez-vous (cabanas sur la plage de préférence)? Comment rallier l'aéroport de Cancun et Tulum? Que faire comme sortie, activité à la journée ou demi-journée à proximité? Merci.
Comment protégez-vous votre appareil photo à vélo English translation pending
by Djails · 2015-02-12 · 13 replies
Bonjour,

J'ai hésité à poser la question dans la rubrique vélo ou dans la partie photographie, chaque type de transport ayant ses particularités.

J'ai acquis récemment un compact pour remplacer dans les prises de vues mon tél qui faisait de la qualité mais avec ses limites, pas de vrai objectif par exemple.

Le problème est que je pouvais laisser le tel relativement en "vrac" dans la sacoche de guidon sans risque.

Avec l'appareil photo, peut être aussi parce qu'il est neuf, je ne me sens pas de le poser ainsi dans la sacoche sans risques pour l'écran ou l'objectif, sans compter les poussières.

Ainsi je vais donc le protéger mais j'hésite entre 2 "concepts"

Le premier maintenant devenu plus habituel, la sacoche de ce genre



La protection y est plus importante que l'autre choix on peu y ranger d'autre choses, comme les cartes SD mais c'est assez volumineux me semble t'il et la place aussi est compté en voyage dans la sacoche.

L'autre possibilité qui d'ailleurs me rappelle mon jeune temps est ce genre d'étui



Ici, la protection au choc notamment est moindre, mais le volume lui est plus raisonnable.

je pense que l'un comme l'autre permettent un temps d'accès équivalent à la prise de vue

Quelle est votre pratique et les choix que vous avez faits et peut être quels critères n'ai je pas pris en compte?

Merci
Stelvio à vélo (Italie) English translation pending
by Patdiq · 2015-01-28 · 21 replies
Bonjour Je recherche un point de chute sur Bormio (ou environs) pour réaliser la grimpée de quelques cols en vélo (Stelvio, Pordoï, Gavia...), fin juin 2015. Si vous avez des bons plans (hôtels, campings, chambres ou maisons d'hôtes, locations diverses....) y compris accueil camping-car, je suis demandeur. Merci d'avance
Que voir en... Bourgogne English translation pending
by VoyageForum · 2014-03-04 · 17 replies
Que voir en Bourgogne ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

La Bourgogne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Côte d'Or (21), Nièvre (58), Saône et Loire (71), Yonne (89).

1- CÔTE D'OR (21) Abbaye de Cîteaux : une abbaye cistercienne des environs de Dijon.Abbaye de Fontenay : construite au XIIe siècle, c'est la plus ancienne abbaye cistercienne en état. C'est à ce titre qu'elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Alésia : les lieux de la célèbre bataille entre romains et gaulois situés dans le village actuel d'Alise Sainte-Reine.Auxonne : une petite ville avec divers témoignages de son passé militaire (portes, remparts, tours…).Beaune : c'est la capitale des vins de Bourgogne et un haut lieu touristique dans la région. On y vient notamment pour le célèbre Hospice de Beaune à la fois musée et superbe édifice du XVe siècle dans lequel se déroule chaque année la vente aux enchères de la production des vignobles des environs.Château de Bussy-Rabutin : un château et son parc du XIIe siècle au nord-ouest de Dijon.Château de Châteauneuf : une forteresse militaire bourguignonne datant du XIIe siècle.Château de la Rochepot : joli château fort du XIIIe siècle entouré de bois.Dijon : la préfecture du département et de la région possède un joli centre-ville.Flavigny-sur-Ozerain : ce vieux village au nord-ouest de Dijon est classé parmi les "plus beaux villages de France".Route des Grands Crus : cette route touristique d'environ 60 km traverse les vignobles de Bourgogne et notamment les plus prestigieux.Semur-en-Auxois : une belle petite cité médiévale, entre Auxerre et Beaune, avec ses tours, ses remparts et ses vieilles maisons à colombages.Tombe de Vix : une sépulture celte du Ve siècle avant J.C. et son musée situés sur la commune de Vix.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km, il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Cirque du Bout du Monde : petite vallée entourée de falaises calcaires de plus de 500 m de haut. On peut y randonner et pratiquer l'escalade.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.2- NIÈVRE (58) Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Château de Bazoches : joli château médiéval du nord du département ayant appartenu notamment à Vauban.Château-Chinon : cette ville dont François Mitterrand fut le maire pendant 22 ans est aussi la sous-préfecture de la Nièvre. La Charité-sur-Loire : au niveau touristique la commune offre à la visite son abbatiale, ses remparts et son vieux centre.Nevers : la préfecture de la Nièvre possède un vieux centre avec une belle cathédrale et un palais ducal.Patrimoine naturel Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.3- SAÔNE ET LOIRE (71) Abbaye de Cluny : une abbaye cistercienne du Xe siècle symbole du renouveau monastique de cette époque en Occident.Autun : cette sous-préfecture offre encore plusieurs témoignages de son passé romain (temple, porte, théâtre…) et médiéval, de même qu'une belle cathédrale et quelques autres monuments.Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Chalon-sur-Saône : c'est la plus grande ville de Saône et Loire au statut de sous-préfecture. Château de Cormatin : joli château de style Renaissance construit dans la commune du même nom au XVIIe siècle.Château de Pierre de Bresse : très beau château Renaissance du XVIIe siècle qui abrite aussi maintenant l'Ecomusée de la Bresse.Le Creusot : cette ville à la tradition industrielle comme on peut encore le voir est la troisième de Saône et Loire.Mâcon : la préfecture du département possède un beau centre. C'est aussi et surtout une bonne base pour découvrir les différentes caves et propriétés viticoles de Bourgogne et du Beaujolais.Paray-le-Monial : cette petite ville du Charolais a un centre intéressant avec de nombreux édifices religieux.Semur-en-Brionnais : avec les vestiges de son château et sa collégiale la commune fait partie des "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.Roche de Solutré : à côté de Mâcon, cette falaise de près de 500 m qui a d'abord une valeur préhistorique est aussi devenue au fil du temps un lieu de randonnée plus ou moins prisé…4- YONNE (89) Abbaye de Pontigny : une ancienne abbaye cistercienne des alentours d'Auxerre.Auxerre : la préfecture de l'Yonne possède un joli centre-ville avec notamment nombre de maisons moyenâgeuses à colombages. Juste à côte on peut également visiter les célèbres vignobles de Chablis.Avallon : grosse bourgade au sud-est d'Auxerre avec un vieux centre urbain.Château d'Ancy-le-Franc : un château Renaissance dans la commune du même nom.Château de Chastellux : une forteresse médiévale très bien conservée dans les environs d'Avallon.Château de Druyes : vaste château fort du XIIIe siècle.Château de Maulnes : un château à l'architecture particulière datant du milieu du XVIe siècle.Château de Saint-Fargeau : (re)construit au milieu du XVe siècle dans la commune du même nom.Château de Saint-Point : un château connu pour avoir été la propriété de Lamartine.Château de Tanlay : beau château Renaissance agrémenté d'un vaste parc.Château-chantier de Guédelon : construire un château médiéval selon les techniques de l'époque, c'est le projet entamé sur ce site en 1997 et qui doit durer 25 ans.Fontaines Salées : un site archéologique (Néolithique et période Celte) situé dans le périmètre du Parc naturel du Morvan.Joigny : petite ville connue pour son château et ses maisons à pans de bois typiques.Montréal : joli village fortifié au sommet d'une colline pas loin d'Avallon.Noyers : très belle cité médiévale d'ailleurs classée parmi les "plus beaux villages de France".Rogny-les-Sept-Ecluses : ce village possède comme son nom l'indique un ensemble d'écluses successives situées sur le canal de Briare datant de la fin du XIXe siècle.Sens : sous-préfecture et deuxième ville du département, Sens est connue pour sa cathédrale qui serait la première de style gothique à avoir été construite en 1135.Tonnerre : à l'est d'Auxerre, la petite ville possède un assez joli centre.Vézelay : ce vieux village avec ses remparts et ces anciennes demeures et reconnu pour sa basilique Sainte-Marie Madeleine qui attire aux alentours d'un million de visiteurs chaque année. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales;Grottes d'Arcy-sur-Cure : un ensemble de grottes donc certaines ornées de peintures préhistoriques.Lac du Bourdon : vaste lac artificiel à vocation touristique (baignade, nautisme, randonnée…) situé pas très loin d'Auxerre.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Côte d'Or : Abbaye de Fontenay; Beaune; Flavigny-sur-Ozerain; Route des Grands Crus. Nièvre : Château de Bazoches; Parc naturel régional du Morvan. Saône et Loire : Parc naturel régional du Morvan; Semur-en-Brionnais. Yonne : Auxerre; Château-chantier de Guédelon; Noyers; Vézelay.

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Que voir en... Franche-Comté English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-23 · 7 replies
Que voir en Franche-Comté ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

La Franche-Comté est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements du Doubs (25), Jura (39), Haute-Saône (70), Territoire de Belfort (90).

1- DOUBS (25) Abbaye de Montbenoît : une abbaye bénédictine du XIe siècle dans la commune du même nom. Baume les Dames : petite ville avec un vieux centre et une abbaye bénédictine. Pas mal de possibilités d'escalades dans les environs.Besançon : la préfecture de département et de région possède un centre ancien, une citadelle édifiée par Vauban, de même qu'un ensemble de forts (16) datant pour la plupart du XIXe siècle.Château de Moncley : un château de la fin du XVIIIe siècle dans la commune de Moncley.Fort de Joux : situé à La Cluse-et-Mijoux, c'est un imposant château fort du XIe siècle dominant les environs.Lods : jolie commune classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine.Montbéliard : avec sa voisine Belfort, Montbéliard forme la plus grosse agglomération de la région.Morteau : cette localité au coeur du Massif du Jura d'abord réputée pour ses saucisses est également une station de ski.Métabief - Mont d'Or : la principale station de sports d'hiver du Jura, notamment pour le ski de piste. Mouthe : ce village-station de ski est connu pour détenir le record de froid en France, soit - 41 C en 1985.Pontarlier : c'est la troisième ville du Doubs.Saline royale d'Arc-et-Senans : cet ensemble d'édifices dédié à la production de sel est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.Sochaux : limitrophe de Montbéliard, Sochaux est surtout connue pour son club de foot et ses usines Peugeot-Citroën qui disposent depuis quelques années d'un musée.Patrimoine naturel Canal du Rhône au Rhin : ce canal qui relie les deux fleuves et traverse Besançon est reconnu au niveau du tourisme fluvial et pour ses berges bien aménagées pour la balade à vélo.Gorges du Doubs : jolies petites gorges au milieu desquelles coule le Doubs. On peut y randonner, y effectuer des mini-croisières en bateau, de même que voir le Saut du Doubs qui est une chute d'eau d'une trentaine de mètres à la frontière franco-suisse.Gouffre de Poudrey : c'est une des principales grottes aménagées de France ouvertes au public.Grotte d'Osselle : une grotte pas mal visitée des environs de Besançon.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Sources du Lison : c'est la naissance de cette rivière qui jaillit d'une grotte au pied de la falaise. On peut suivre ensuite son cours le long d'un chemin de randonnée. Val de Consolation : ce cirque naturel du Massif du Jura permet l'escalade et la randonnée.Vallée des lacs de Saint-Point et Remoray : lapetite vallée abrite plusieurs lacs propices à la baignade, aux activités nautiques, à la randonnée et au patinage en hiver.Vallée de la Loue : c'est dans cette vallée que coule la rivière Loue appréciée des pêcheurs et des amateurs de canoë-kayak. La source de la Loue, sortant d'une grotte au pied d'une falaise (comme le Lison), constitue un des plus beaux sites naturels du département. 2- JURA (39) Baume-les-Messieurs : le site, au milieu d'un cirque naturel, est labélisé "plus beaux villages de France". On y découvre notamment une ancienne abbaye et des grottes dans ses environs.Château-Chalon : cette commune viticole (les "Vins jaunes") est classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine et son environnement.Château de Chevreaux : un château fort perché datant du XIIe siècle dans la commune du même nom.Dole : la ville la plus peuplée du Jura. Elle possède une belle collégiale et un vieux quartier.Grande saline de Salins-les-Bains : en complément de celles d'Arc-et-Senans, ces salines font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Les Rousses : grâce à un regroupement de quatre communes, c'est la principale station de sports d'hiver du département.Lons le Saunier : la préfecture du département du Jura.Patrimoine naturel Cascades du Hérisson : le Hérisson est une courte rivière du Massif du Jura dont la particularité est de présenter une série de cascades successives offrant un dénivelé de 300 m sur à peine 3 kilomètres. Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Région des lacs du Jura français : entre Lons le Saunier et le Parc du Haut Jura, un ensemble de petits lacs qui donnent à la région un petit air d'Écosse. C'est là aussi que se situent plusieurs cascades dont celles du Hérisson. 3- HAUTE-SAÔNE (70)Château de Filain : un petit château avec son jardin à la française situé dans les environs de Vesoul. Château d'Oricourt : forteresse médiévale du XIIe siècle à l'est de Vesoul.Héricourt : la seconde ville du département abrite le Fort du Mont Vaudois datant de la fin du XIXe siècle. Luxeuil les Bains : cette commune entre Vesoul et Epinal compte plusieurs monuments anciens dans son centre-ville.Pesmes : joli village construit en bord de rivière et classé parmi les "plus beaux villages de France".Ronchamp : au niveau touristique la commune possède un Musée de la mine et surtout la chapelle Notre-Dame-du-Haut construite par Le Corbusier en 1955.Vesoul : une petite préfecture de département avec un vieux centre.Patrimoine naturel La Saône : cette rivière qui traverse le département est apprécié pour ses possibilités de découvertes en petits bateaux.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m.Région des Mille étangs : c'est une zone de petits étangs et de tourbières au nord du département. On peut y pêcher, randonner ou faire du vélo. Sabot de Frotey : plateau calcaire transformé en réserve naturelle dans laquelle on peut faire de petites randonnées.4- TERRITOIRE DE BELFORT (90)Belfort : la préfecture du département offre à la visite son centre ancien, sa citadelle, son célèbre Lion et de nombreux espaces verts.Delle : c'est la deuxième ville du Territoire de Belfort. Elle est située à côté de la frontière suisse, Patrimoine naturel Lac de Malsaucy : à côté de Belfort, ce lac est aménagé pour la baignade et les activités nautiques.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Doubs : Besançon; Gorges du Doubs; Lods; Parc naturel régional du Haut-Jura.

Jura : Baume-les-Messieurs; Château-Chalon; Région des lacs du Jura français.

Haute-Saône : Pesmes; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Territoire de Belfort : Belfort; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

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Que voir en... Auvergne English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-20 · 10 replies
Que voir en Auvergne ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

L'Auvergne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Allier (03), Cantal (15), Haute-Loire (43), Puy de Dôme (63).

1- ALLIER (03) Charroux : grâce notamment à ses vieilles maisons à colombage, Charroux est classé parmi les "plus beaux villages de France".Château de Chareil-Cintrat : c'est un château Renaissance du XVIe siècle inscrit aux monuments historiques. Château de La Palice : dans la commune de Lapalisse, un mélange de style médiéval et Renaissance pour ce château agrémenté de beaux jardins.Montluçon : la plus grande agglomération du département possède de vieux quartiers et un certain patrimoine religieux.Moulins : la préfecture de l'Allier a un assez joli centre urbain.Prieuré de Souvigny : très beau prieuré situé dans la commune de Souvigny, pas loin de Moulins.Vichy : c'est une des principales villes d'Auvergne et avant tout une ville thermale.Patrimoine naturel Gorges de la Sioule : jolies gorges surplombant la rivière Sioule qui coule dans le Puy de Dôme et l'Allier. On peut y pratiquer l'escalade, le canoë et admirer au passage quelques vieux châteaux et églises de l'époque médiévale.2- CANTAL (15)Aurillac : c'est la préfecture du Cantal. Elle possède quelques monuments à valeur historique.Château d'Alleuze : les vestiges d'une forteresse perchée du Moyen-Age dans le village du même nom.Château d'Auzers : joli petit château du XVIe siècle.Château de Conros : gros château médiéval à Arpajon sur Cère.Château de La Trémolière : un château-musée du XVe siècle construit à Anglards-de-Salers.Château de La Vigne : c'est un château médiéval situé à Ally.Château de Pesteils : joli château-musée et son parc situés à Polminhac.Château de Val : beau château médiéval en bordure d'un lac dans la commune de Lanobre.Lioran : c'est le plus grand domaine skiable de tout le Massif Central.Marcolès : très joli village médiéval du sud du Cantal.Saint-Flour : cette sous-préfecture possède un joli centre avec des remparts et une cathédrale du XVe siècle.Salers : au delà d'être connue pour la race bovine à laquelle elle a donné le nom, cette commune est aussi labélisée "plus beaux villages de France" pour son habitat.Tournemire : avec son château, son église du XIIe siècle et ses vieilles maisons, le village est inscrit parmi les "plus beaux villages de France".Viaduc de Garabit : impressionnant viaduc ferroviaire à structure métallique construit par Gustave Eiffel à la fin du XIXe siècle. Il permet de franchir les Gorges de la Truyère. Patrimoine naturel Monts du Cantal : très jolie région faiblement peuplée avec de nombreuses vallées reliées par des cols et d'anciens volcans éteints (les puys : Mary, Griou, etc). C'est un endroit propice aux activités sport-nature.Parc naturel régional des volcans d'Auvergne : le plus grand parc régional de France offre de magnifiques paysages, des lacs, de beaux villages, quelques stations de ski, et surtout de multiples possibilités de randonnées. On peut le découvrir en partie aussi avec le Gentiane Express qui est un petit train touristique fonctionnant en saison.Plomb du Cantal : c'est le second sommet le plus haut du Massif Central (1 855 m). On peut atteindre son sommet en rando ou en téléphérique.Puy Griou : un autre ancien volcan des Monts du Cantal vers lequel on peut randonner.Puy Mary : c'est un des "puy" les plus connus et surtout les plus visités d'Auvergne. C'est aussi un classique de la randonnée.3- HAUTE-LOIRE (43)Abbaye de La Chaise-Dieu : une des abbayes bénédictines les plus connues d'Auvergne.Arlempdes : dans un très joli environnement, à la naissance de la Loire, c'est un des plus beaux villages de la région avec notamment son vieux châteaux fort.Blesle : avec ses petites ruelles et ses vielles maisons, Blesle est classé parmi les "plus beaux villages de France".Brioude : la sous-préfecture de la Haute-Loire possède un assez joli centre-ville.Château de Polignac : les restes d'une forteresse médiévale perchée dominant la vallée de Polignac et le bassin du Puy.Château de Rochebaron : les vestiges d'un ancien château fort moyenâgeux sur un piton rocheux. Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : cette route mythique de pèlerinage classée à l'UNESCO relie diverses villes européennes à Santiago de Compostela en Espagne. Au delà de sa valeur religieuse, celle-ci est désormais devenue un classique de la randonnée. Une des principales routes françaises part du Puy-en-Velay.Eglise Saint-Michel d'Aiguilhe : une étonnante chapelle perchée au sommet d'un étroit piton volcanique dans la commune d'Aiguilhe.Lavaudieu : un autre village de Haute Loire classé "plus beaux villages de France". Il abrite notamment une abbaye du XIIe siècle.Le Puy en Velay : c'est la préfecture de la Haute-Loire avec un joli centre-ville. Néanmoins, le Puy est surtout connue pour être le départ d'une des quatre principales routes des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.Monistrol sur Loire : cette petite ville possède quelques vestiges moyenâgeux tels qu'un donjon et plusieurs petits châteaux.Pradelles : avec ses édifices moyenâgeux, la commune compte parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges de l'Allier : ce "canyon" creusé par la rivière Allier est commun à la Lozère et la Haute-Loire. On peut découvrir ses paysages et les villages qui le bordent (Saint-Ilpize, Lavoûte-Chilhac...) par la route ou en train touristique. Les gorges sont aussi propices à la randonnée et au canoë.Lac du Bouchet : grand lac des environs du Puy-en-Velay.Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions offre de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.4- PUY DE DÔME (63)Abbaye de Mozac : dans la commune du même nom, c'est une des plus importantes abbayes d'Auvergne.Basilique d'Orcival : c'est dans ce village niché au creux d'une vallée qu'on peut découvrir cette très belle église romane.Château d'Aulteribe : château médiéval situé sur la commune de Sermentizon.Château de Chazeron : à Loubeyrat, un château médiéval agrandi sur le modèle de Versailles quelques siècles plus tard.Château de Murol : les vestiges d'un ancien château fort perché pas très loin du Mont-Dore.Château de Parentignat : construit au début du XVIIIe siècle, c'est un des plus richement meublés de France. Il possède également une importante collection privée de peintres français des XVII et XVIIIe siècles. Château de Villeneuve-Lembron : belle demeure seigneuriale du XVe siècle.Clermont-Ferrand : la préfecture de région possède un vieux centre autour de sa cathédrale de même qu'un réseau de caves souterraines.Issoire : cette sous-préfecture du Puy de Dôme abrite une jolie abbatiale de style roman (Saint-Austremoine) ainsi que plusieurs autres édifices religieux intéressants.La Bourboule : station thermale au coeur du Massif du Mont-Dore. La Sauvetat : au sud de Clermont-Ferrand, ce village est constitué d'un ensemble fortifié médiéval.Le Grand Sancy : avec la mise en commun des domaines skiables des stations de Super-Besse et du Mont-Dore s'est créée la principale station de ski du Massif Central. Elle est située dans le Puy de Sency.Montpeyroux : tout près de Clermont, ce petit bourg perché dominé par son donjon est classé parmi les "plus beaux villages de France".Riom : cette sous-préfecture possède un centre ancien où on peut encore voir de belles demeures.Saint-Floret : superbe village médiéval aux maisons de tuiles roses classé parmi les "plus beaux villages de France".Saint-Nectaire : au delà du fromage qui a fait sa réputation, le village possède aussi une des plus belles églises romanes de la région.Saint-Saturnin : une belle église romane et une forteresse médiévale avec des maisons regroupées tout autour font que cette commune est elle aussi inscrite aux "plus beaux villages de France".Thiers : laville possède un joli centre ancien, avec notamment nombre de maisons à colombage, plusieurs manoirs et diverses églises. En parallèle, Thiers a aussi un certain patrimoine industriel du fait de son activité dans la coutellerie.Usson : un beau village perché sur un piton volcanique avec à la clé un joli panorama sur les environs.Viaduc des Fades : cet imposant viaduc ferroviaire datant du tout début du XXe siècle fut en son temps le plus haut pont du monde.Volvic : internationalement connue pour son eau naturelle, Volvic compte également les vestiges d'une forteresse médiévale : le Château de Tournoël.Vulcania : à l'ouest de Clermont-Ferrand, à Saint-Ours, Vulcania est un mélange de musée et de parc d'attractions consacré aux volcans.Patrimoine naturel Banne d'Ordanche : piton volcanique au dessus de La Bourboule dont on peut atteindre le sommet en une petite balade.Gorges de la Sioule : jolies gorges surplombant la rivière Sioule qui coule dans le Puy de Dôme et l'Allier. On peut y pratiquer l'escalade, le canoë et admirer au passage quelques vieux châteaux et églises de l'époque médiévale.Lac d'Aydat : c'est le plus grand lac d'Auvergne. Il accueille une base nautique et est apprécié des pêcheurs.Lac de Guéry : ce lac d'altitude (le plus haut d'Auvergne) est reconnu au niveau de la pêche, y compris en hiver à travers la glace qui le recouvre. On trouve nombre d'autres lacs dans les environs.Massif du Mont-Dore : joli massif volcanique avec de nombreux lacs et volcans éteints situé dans le parc des Volcans d'Auvergne. On y vient pour la randonnée, le ski ou la découverte des stations thermales assez nombreuses dans les environs. C'est là aussi qu'est le Puy de Sancy, sommet du Massif Central.Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions offre de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional des volcans d'Auvergne : le plus grand parc régional de France offre de superbes paysages, des lacs, de beaux villages, quelques stations de ski, et surtout de multiples possibilités de randonnées. Puy de Sancy : avec ses 1 885 m c'est le sommet du Massif Central. On peut y randonner ou skier dans les stations du Mont-Dore, Super-Besse et Chastreix-Sancy.- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Allier : Charroux; Gorges de la Sioule.

Cantal : Marcolès; Monts du Cantal; Parc naturel régional des volcans d'Auvergne; Plomb du Cantal; Puy Griou; Puy Mary; Salers; Tournemire.

Haute-Loire : Blesle; Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle; Gorges de l'Allier; Parc naturel régional Livradois-Forez.

Puy de Dôme : Massif du Mont-Dore; Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional des volcans d'Auvergne; Puy de Sancy; Saint-Floret; Vulcania.

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Que voir en... Normandie English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-11 · 4 replies
Que voir en Normandie ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

La Normandie est administrativement divisée en deux régions avec : - La Basse-Normandie composée des départements du Calvados (14), de la Manche (50) et de l'Orne (61). - La Haute-Normandie avec les départements de l'Eure (27) et de la Seine-Maritime (76).

1- CALVADOS (14) Bayeux : petite ville avec un joli centre et plusieurs musées ou lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale ou du débarquement.Beuvron en Auge : un village normand "typique" d'ailleurs classé parmi les "plus beaux villages de France".Cabourg : station balnéaire réputée avec un joli front de mer et nombre de beaux édifices datant de la fin XIXe - début XXe siècle.Caen : bien qu'en grande partie détruite en 1944, la préfecture de région conserve encore quelques témoignages anciens (hôtels particuliers, château, églises…). On y visite également le Mémorial de Caen consacré à l'histoire du XXe siècle. Château de Crèvecoeur : un petit château du Moyen Age dans le village de Crévecoeur-en-Auge.Château de Vendeuvre : construit au bord d'un étang, c'est un joli château du XVIIIe siècle agrémenté d'un parc.Colleville-Montgomery : la station balnéaire à l'ouest du département compte aussi pas mal de témoignages du débarquement de Normandie (mémorial, sites fortifiés…).Côte Fleurie : c'est la partie littorale qui court d'Honfleur à Ouistream. On y trouve nombre de stations balnéaires dont certaines reconnues comme Deauville, Cabourg, Trouville...Côte de Nacre : dans le prolongement de la côte Fleurie c'est la zone située au nord de Caen avec plusieurs stations comme Lion et Luc-sur-Mer, Saint-Aubin, Asnelles, Courseulles, etc. C'est là aussi qu'eut lieu en grande partie le débarquement du 6 juin 44.Deauville : la station balnéaire chic et réputée de la côte normande. De belles villas et édifices fin XIXe - début XXe siècle, plus un front de mer avec les célèbres "planches".Falaise : cette petite ville du sud du Calvados possède un vieux quartier et un château médiéval.Honfleur : joli port pittoresque face au Havre dont elle est séparée par l'estuaire de la Seine.Houlgate : une station balnéaire (et des falaises) de la Côte Fleurie à côté de Cabourg.Lisieux : la capitale du pays d'Auge est avant tout connue pour son patrimoine religieux en rapport avec sainte Thérèse de Lisieux.Ouistreham : c'est le port maritime de Caen. Des plages et plusieurs musées consacrés au débarquement.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte. Trouville sur Mer : c'est la voisine de Deauville, elle aussi station balnéaire avec son front de mer et ses villas anciennes.Villers sur Mer : station balnéaire entre Houlgate et Deauville avec nombre de belles villas de la fin XIXe - début XXe siècle.Vire : cette sous préfecture, d'abord connue pour l'andouille, a gardé plusieurs témoignages de son passé (donjon, remparts et plusieurs églises).Patrimoine naturelParc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : ou plus particulièrement la Réserve naturelle de l'Estuaire de la Seine qui prolonge le parc sur sa partie maritime.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière.2- EURE (27)Abbaye de Mortemer : une abbaye cistercienne du XIIe siècle située dans le village de Lisors. Elle accueille aujourd'hui un musée des légendes et des fantômes.Abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard : les vestiges d'une ancienne abbaye construite au XIIIe siècle.Bec-Hellouin : petit village avec une abbaye bénédictine, Notre-Dame du Bec, entourée de belles maisons à colombage.Bernay : cette ville de l'ouest du département possède un assez joli centre avec notamment plusieurs maisons à encorbellements. Château de Beaumesnil : joli château du XVIIe siècle situé dans la commune du même nom.Château du Champ de Bataille : à Neubourg, un grand château du XVIIe siècle entouré de beaux jardins.Château de Gaillon : situé à Gaillon, c'est un château où se mélangent architectures médiévale et Renaissance.Château d'Harcourt : une belle forteresse médiévale construite dans le village du même nom.Evreux : la préfecture de l'Eure compte une imposante cathédrale et quelques autres édifices religieux.Gisors : la ville a un château médiéval et quelques édifices religieux qui méritent à la limite une visite.Giverny : ce village à côté de Vernon est internationalement connu pour être celui de Claude Monet et d'autres peintres impressionnistes auxquels le village a d'ailleurs consacré un musée.Les Andelys : petite ville nichée dans les boucles de la Seine. Elle possède une belle collégiale du XIIIe siècle de même qu'une imposante forteresse médiévale appelée Châteaux Gaillard. Lyons-la-Forêt : cette commune fait partie des "plus beaux villages de France" pour ses belles maisons et ses édifices publics. Pont-Audemer : grosse bourgade du nord-ouest de l'Eure avec de nombreuses maisons à colombage qui lui donnent un certain charme. Vernon : la ville située entre Rouen et Paris a conservé un petit centre médiéval autour de sa collégiale.Patrimoine naturelParc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.3- MANCHE (50)Abbaye de Cerisy la Forêt : pas loin de Caen, une abbaye du XIe siècle aux portes d'une petite forêt située dans la commune de Cerisy.Abbaye de Hambye : une abbaye bénédictine bien conservée entre Avranches et Saint-Lô. Abbaye de La Lucerne : une autre belle abbaye du département, à côté d'Avranches.Avranches : petite ville sur la côte sud-ouest du département avec quelques vestiges médiévaux.Barfleur : ce joli port à l'est de Cherbourg est classé parmi "les plus beaux villages de France". Château de Gratot : un château du XIVe siècle assez touristique dans la commune du même nom.Cherbourg : la grande ville de l'extrémité du Cotentin. C'est avant tout une cité portuaire (avec des ferries vers l'Angleterre notamment) nichée dans la plus grande rade artificielle au monde.Côte des Havres : zone littorale de la côte ouest qui court en gros de Granville à Carteret. On y trouve plusieurs plages ou stations balnéaires comme Agon-Coutainville, Bréhal, Gouville, Barneville-Carteret.Coutances : cette sous préfecture possède une belle cathédrale.Granville : c'est une des principales stations balnéaires de la côte ouest ainsi qu'un point de départ pour Jersey.Mont Saint-Michel : perchée sur un îlot rocheux au milieu de sa baie et dominé par son abbaye, c'est un endroit unique. Le Mont Saint-Michel est aussi un des sites les plus visités de France, d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte.Saint-Lô : la préfecture de la Manche a conservé une partie de ses anciens remparts de même qu'un petit patrimoine religieux.Valognes : petite ville du nord du département connue localement pour les vestiges de ses thermes gallo-romains.Patrimoine naturelCap de Carteret : sur la côte ouest du département, une zone littorale avec de longues plages, des dunes et des falaises pour ce qui est du cap en lui-même.Cap de la Hague : c'est la pointe nord-ouest du Cotentin. Elle offre de très beaux paysages marins (falaises comme celles du Nez de Jobourg, dunes, plages…), de jolis petits ports, et des possibilités de randonnées. C'est là aussi qu'est située l'usine de retraitement de La Hague.Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie. Ce vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.Roches de Ham : une haute falaise de plus de 100 m au sud de Saint-Lô connue pour l'escalade et la randonnées dans ses environs.4- ORNE (61)Alençon : la préfecture de l'Orne possède quelques édifices historiques comme le Château des Ducs d'Alençon.Argentan : c'est une des deux sous préfectures du département.Bagnoles-de-l'Orne : petite station thermale, assez touristique, reconnue pour son architecture Art déco et "Belle époque".Camembert : c'est dans cette bourgade qu'est né le fromage du même nom. Un musée lui est d'ailleurs dédié.Château de Carrouges : château médiéval situé dans la commune éponyme.Château d'O : joli château Renaissance construit à Mortrée au milieu d'un étang.Château de Sassy : un parc et un beau château du XVIIIe siècle dans la commune de Saint-Christophe le Jalolet.Haras du Pin : c'est le plus vieux haras national ouvert au public et aussi le site le plus visité du département de l'Orne.Domfront : bourgade au coeur du Parc naturel Normandie-Maine avec les vestiges d'un ancien château fort et de quelques remparts ceinturant la ville.Flers : une petite ville avec un beau château du XVIe siècle agrémenté d'un vaste parc.Saint-Céneri le Gérei : ce village perché est classé parmi les "plus beaux de France" pour son cadre.Sées : petite ville au nord d'Alençon connue pour son patrimoine religieux (cathédrale Notre-Dame, abbaye Saint Martin, églises).Patrimoine naturelAlpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie. Le vaste parc est en partie recouvert de forêts (dont celle d'Andaine) parmi lesquelles il est possible de randonner.Parc naturel régional du Perche : une zone protégée à cheval sur l'Orne et l'Eure-et-Loir. On y trouve la forêt de Senonches qui est une des plus vastes de France.Roche d'Oëtre : une falaise d'environ 120 m de haut au coeur de la Suisse normande et un haut lieu touristique de la région. On peut randonner dans ses environs.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière. 5- SEINE-MARITIMEBarentin : cette petite ville a la particularité de "collectionner" les statues qu'elle érige ensuite en différents endroits du paysage urbain. Sur les 160 visibles, la plus connue demeure une réplique de la Statue de la Liberté ayant servi au film "Le Cerveau" en 1969. On peut y voir également un impressionnant viaduc ferroviaire datant des années 1850.Château d'Etelan : ce château du XVe siècle domine les boucles de la Seine.Château d'Eu : très beau château dans la commune du même nom située à la limite avec le département de la Somme.Château de Filières : vaste demeure historique à Gommerville, pas loin du Havre.Château de Martainville : un château-musée dans la commune du même nom.Château de Miromesnil : c'est dans cette grande demeure, à Tourville-sur-Arques, qu'est né Guy de Maupassant en 1850.Château du Taillis : à Duclair, dans le Parc naturel des Boucles de la Seine normande, un joli château et son parc.Dieppe : station balnéaire avec également un château et quelques édifices "historiques".Étretat : au nord du Havre, la commune est internationalement connue pour ses superbes falaises plongeant dans la mer. Le village abrite plusieurs manoirs et villas cossues.Fécamp : cet ancien port de pêche à la morue dont l'activité est d'ailleurs retracée dans le Musée des Terre-Neuvas possède une belle abbatiale et une longue plage.Le Havre : quasiment rasée lors de la dernière guerre, Le Havre a été reconstruit par l'architecte Auguste Perret et inscrit à l'UNESCO pour "l'exploitation novatrice du potentiel du béton". La ville dispose également d'une plage.Le Tréport : un petit port, une plage de galets et des falaises pour cette commune qui fait partie des "Trois villes sœurs" (Mers, Eu, Le Tréport).Rouen : la préfecture de la Seine Maritime est une très belle ville avec un riche patrimoine architectural et d'agréables petites rues dans sa partie ancienne.Saint-Valéry en Caux : une station balnéaire entre Dieppe et Fécamp.Route des abbayes : route touristique qui permet de découvrir plusieurs abbayes normandes : Jumièges, Montivilliers, Saint-Martin de Boscherville , Saint-Wandrille, abbaye du Valasse…Tancarville : cette commune en bordure de Seine est connue pour son pont suspendu qui pendant un temps fut l'un des plus longs d'Europe.Patrimoine naturelCôte d'Albâtre : c'est le nom donné au littoral de la Seine-Maritime. On peut y voir de nombreuses falaises (dont celles d'Étretat) et profiter des diverses stations balnéaires.Falaises d'Étretat : au nord du Havre, de magnifiques falaises plongeant dans la mer font de ce site un des plus visités de Normandie.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Calvados : Beuvron en Auge; Côte Fleurie; Deauville; Honfleur; Plages du Débarquement; Suisse normande.

Eure : Giverny; Les Andelys; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Manche : Barfleur; Cap de la Hague; Mont Saint-Michel; Plages du Débarquement.

Orne : Alpes mancelles; Haras du Pin; Suisse normande.

Seine-Maritime : Côte d'Albâtre; Étretat et les Falaises d'Étretat; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande; Rouen; Route des abbayes.

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Pratique: Choisir son sac à dos English translation pending
by VoyageForum · 2013-11-07 · 12 replies
Le sac à dos est le compagnon de tous les voyageurs ou presque; donc autant bien le choisir...

1- Les différentes catégories

Comme nombre de produits, les sacs à dos ont eux aussi bien évolué avec le temps. N'ayant plus rien à voir avec le sac "d'autrefois" (genre militaire), ils sont désormais de plus en plus légers et de mieux en mieux adaptés au portage et à l'anatomie de leurs propriétaires (choix selon sa taille ou la courbe de son dos), incluant de plus diverses options selon les modèles. Au sac version unique d'autrefois, sont venues se substituer maintenant plusieurs gammes conçues pour des activités spécifiques (rando, montagne, balade, etc).

Quant aux matériaux, ils ont eux aussi changé. Actuellement, la presque totalité des sacs proposés sont fabriqués à base de nylon imperméable. Ils sont plus résistants que ceux en toile de coton classique et surtout bien plus légers. Et en cas de pluie le nylon n'est pas imbibé d'eau, d'où encore une fois un gain de poids.

1.1- Sacs "balade", "ville" ou "promenade"

Ces sacs semblent parfois un peu basiques comparés aux autres avec leurs tailles et contenances réduites (pas plus de 40 litres), moins de rangements ou d'accessoires. Mais c'est vrai qu'à l'origine ils sont plus conçus comme des sacs d'appoint. A signaler aussi quelques modèles de sacs "banane" pouvant se transformer en sac de promenade.Gamme de prix : beaucoup de choix entre 30 et 80 €.Utilisation : en tant que sac d'appoint bien sûr, mais pourquoi pas aussi comme sac principal avec la gamme 35/40 litres pour l'individuel qui veut voyager (très) léger sur peu de temps sans s'encombrer.1.2- Sacs "camping-rando"

Grand public, ils allient pour des contenances diverses le confort, la qualité de portage, les facilités de rangement avec pas mal de poches et quelques accessoires (housse, sangles, porte-bâton...). Pas forcément le top du top pour chaque caractéristique mais plutôt un bon compris pour souvent aussi un bon rapport qualité-prix.Gamme de prix : pas mal de choix entre 50 et 100 €.Utilisation : des sacs intéressants pour ceux qui en plus d'un sac pour leur voyage souhaitent avoir aussi quelque chose d'approprié pour de petites randos ou treks ponctuels. En attendant, cette catégorie demeure aussi la meilleure et la plus adaptée pour le voyageur individuel "classique".1.3- Sacs "rando" et "montagne"

Ou accessoirement un combiné des deux. Dans tous les cas ces sacs sont adaptés et conçus, y compris dans la forme, pour ces activités avec de plus des rangements et accessoires prévus à cet effet (porte bâton/piolet/ski, poche à eau, protège pluie, etc). Généralement robustes, ils peuvent être aussi assez volumineux de par la contenance possible.Gamme de prix : premiers prix vers les 80 € et jusqu'à plusieurs centaines dès lors que l'on s'oriente vers les gammes pro. Utilisation : comme le nom l'indique, ces deux catégories sont faites pour ceux qui privilégient d'abord les treks/randos ou la montagne (plus les expés ou le ski), y compris lors d'un périple. Par contre, ils ne sont pas l'idéal (prix, conception, etc) pour une découverte "traditionnelle" d'un pays.1.4- Sacs à dos "valise"

C'est un astucieux compromis entre le sac à dos et la valise (avec un peu aussi du sac de voyage). Du sac à dos il a la forme, les bretelles et la ceinture (mais pas vraiment de poches extérieures). De la valise un compartiment assez souvent unique et de bonne contenance, une large ouverture latérale cadenassable et une poignée rétractable à son sommet. Du sac de voyage, enfin, la possibilité de se porter parfois en bandoulière. Ajoutez à cela un petit sac annexe accroché et la possibilité d'y adjoindre des roulettes. Bref un hybride assez bien conçu.Gamme de prix : en gros de 80 à 200 €. Utilisation : c'est un peu le compromis pour ceux qui voyagent aussi bien en individuel, en organisé, en club ou autres. Qui plus est, au niveau apparence (critère parfois important chez certains), pour nombre de modèles on a une valise qui ne fait pas trop valise (donc "touriste") et un sac à dos qui ne fait pas trop sac à dos (donc "routard"). Bref, c'est assez passe-partout...1.5- Autres catégories

Sacs "enfant" Leur principale caractéristiques est qu'ils proposent un volume et une contenance adaptés aux enfants. Pour mémoire on peut aussi citer les quelques modèles de sacs porte-bébé; un compromis plus ou moins réussi entre sac à dos et porte bébé.

Sacs "lady" En fait plus une sous-catégorie que l'on retrouve pour tous les types ou presque de sacs. Ils sont spécialement adaptés à l'anatomie féminine.

Sacs "sport" De petits sacs faits notamment pour ceux qui voyagent à vélo ou à moto ou pratiquent certaines activités comme la course, le ski, escalade, etc.

Sacs à claie Autrefois très répandus, ils sont désormais devenus rares. En effet, même si leur armature permet de porter des charges très lourdes et volumineuses, leur poids (1 kg au moins pour la claie seule) et l'encombrement comparés aux autres sacs les ont rendus bien moins compétitifs.

Le Carrix Le Carrix est un hybride sac à dos - chariot intéressant pour ses facilités de portage (jusqu'à plus de 20 kg sans trop d'efforts). Mais il est fait avant tout pour ceux qui font des périples sportifs ou des expés nécessitant un équipement lourd ou volumineux et qui de plus ont quelques moyens. Comptez entre 400 et 600 € l'équipement complet même s'il existe une version "globe-trotter" moins sophistiquée pour un coût moindre.

1.6- Quelle catégorie choisir ?

Assez logiquement la question à se poser est qu'elle utilisation va-t-on faire de son sac?

Donc, déjà, autant prendre un "rando" ou un "montagne" si l'on a prévu de faire très majoritairement ce type d'activités. Sinon, pour des périples plus "classiques" (c'est à dire pour la majorité des gens) les "camping-rando" feront tout à fait l'affaire, voire même un type "balade" de grande capacité pour ceux qui souhaitent voyager léger. Quant au "sac-valise" c'est aussi une solution, même s'il vaut peut-être mieux éviter les modèles les plus volumineux qui peuvent s'avérer assez encombrants en nombre d'occasions.

2- Contenance

Après le type de sac, c'est le deuxième critère à prendre en considération dans son choix. Schématiquement, on peut séparer les sacs en quatre niveaux de contenance:

2.1- Litrage

De 15 à 30 litres C'est ce que l'on trouve pour les catégories "balade", "ville", "promenade" et qui en voyage servent souvent de petit sac annexe. En général, ils font en gros de 30 à 50 cm de haut pour un poids de 300 g à 1 kg selon la capacité.

De 30 à 45 litres C'est une contenance que l'on retrouvera dans un peu toutes les catégories (40 maxi pour les "balade, promenade" ou "sport"). Un assez bon volume disponible, de la liberté de mouvement, une portabilité faite pour tous en font vraiment l'idéal pour voyager léger et garder ses affaires avec soi en permanence (transports, visites). Caractéristiques moyennes: 45 à 60 cm de haut; de 600 g à 1,7 kg.

De 45 à 60 litres Plus de contenance mais aussi moins de liberté dans les catégories "rando", "montagne" ou "camping-rando". C'est aussi le volume de base des "sacs-valise". Caractéristiques moyennes: 55 à 70 cm; de 1,5 kg à 2,2 kg.

60 litres et au delà Une contenance pour des sacs "montagne" et "rando" mais faite réellement pour ce genre d'utilisation, en autonomie, avec du matériel spécifique, et pas qu'à la journée. C'est aussi un volume que l'on retrouve pour pas mal de "sacs-valise" dont la capacité peut aller jusqu'à 80 litres. Donc, pas vraiment conseillé pour un voyage "classique" vu les caractéristiques qui s'y rapportent (taille, poids...). Caractéristiques moyennes: 60 cm à 1 m de haut; poids de 2 kg à plus de 3 kg.

2.2- Rapport litres/poids

S'il n'y a pas vraiment de règles car bien sûr tout dépend du contenu, un sac de 60 litres bien rempli (hors ce que l'on peut porter à l'extérieur de celui-ci) correspond souvent à un poids de charge d'en gros une bonne quinzaine de kilos, un 45 litres à moins de 10 kg, et à l'opposé avec un 70/80 litres on peut facilement dépasser les 20 kg. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas oublier que quel que soit le poids de son sac il faudra être aussi capable de le porter.

Donc, autant faire selon ses capacités en ne choisissant pas forcément toujours les plus grosses contenances ou alors en sélectionnant bien ensuite le contenu du sac. Bien évidemment, plus il y aura de poids à porter ou de temps de portage et plus on aura intérêt à avoir un sac convenablement rempli et surtout bien conçu à cet effet.

2.3- Quelle contenance choisir ?

Là aussi il faut voir notamment ce que l'on va faire (activités prévues ?), ses besoins (autonomie, matériel spécifique ?), ses envies (ce que l'on voudrait bien emporter) et ses capacités de portage (poids). Dans nombre de cas 60 litres semblent largement suffisants, voire même 40/45 pour ceux qui veulent voyager léger.

3- Options en tous genres

Compartiments, poches et autres éléments constituants que l'on retrouvera en options selon les modèles de sacs et qui s'avèreront souvent plus ou moins utiles...

3.1- Ceinture, bretelles, sangles, harnais

Ce sont autant de choses faites pour favoriser plus ou moins le portage.

La ceinture Elle est disponible sur tous les modèles avec pour certains ces énormes ceintures matelassées très utiles et agréables si l'on doit beaucoup marcher mais qui s'avèrent bien vite encombrantes si l'on ne porte que peu ou pas longtemps son sac lors de ses voyages. Bref, hormis pour les trekkeurs-randonneurs, autant éviter les grosses ceintures.

A signaler aussi que pas mal de ceintures disposent de petites poches intérieures avec fermeture éclair. Pourquoi pas, même si au final assez peu de monde les utilise.

Bretelles, harnais, sangles dorsales En gros mêmes remarques que pour la ceinture. Attention cependant car ces éléments demeurent primordiaux pour ce qui est de la qualité de portage. Même si l'on ne doit pas porter son sac à longueur de journée autant que ça se passe au mieux avec le moins de fatigue.

Donc l'option "dos réglable" proposée pour de multiples modèles est intéressante à ce niveau. Celle-ci permet de régler la hauteur du harnais de portage à la hauteur de son dos, soit la distance entre les bretelles et la ceinture. Même chose avec la présence de sangles dorsales ou de tension qui servent à coller le haut du dos au sac.

3.2- Compartiments

On trouvera au choix des sacs à dos offrant un seul (grand) compartiment que d'autres en proposant deux, voire même trois.

Si le compartiment unique permet de placer des choses volumineuses, il a aussi pour inconvénient que l'on doit bien ranger ses affaires pour ne pas à avoir à vider régulièrement son sac pour chercher de ce qui est bien sûr parti au fond (et ce même si on a l'option "accès fond du sac"). Autre petit inconvénient : voir se mélanger ensemble ses affaires sales avec les propres, ou les mouillées avec les sèches. Bref, mieux vaut opter pour un système de double compartiment qui plus est si celui-ci permet également de transformer si besoin ces deux espaces en un seul.

Malgré tout, le double compartimentage est bien surtout pour les sacs de moyennes et grandes tailles (plus de 45 litres). En dessous, le volume de chaque espace étant généralement trop faible pour être réellement mis à profit.

Accès Selon les modèles, l'accès au compartiment principal peut se faire soit par un soufflet à cordon, soit par une (large) fermeture éclair (voire parfois les deux). A la limite la deuxième option est peut-être un peu mieux.

Option "accès fond du sac" C'est la fermeture éclair en bas de sac qui permet d'accéder directement au fond de celui-ci. Bien qu'utile à l'occasion, elle n'est pas forcément toujours présente sur les sacs.

3.3- Rabat

C'est la partie haute qui permet de recouvrir le sac et de l'attacher par ses sangles. Si le réglage de la longueur des sangles est toujours prévu, certains rabats sont cependant parfois un peu courts pour recouvrir entièrement un duvet ou une tente que l'on pourrait glisser dessous, voire même suffisamment le haut du sac lorsqu'il est bien chargé. Donc, prévoir en conséquence.

3.4- Poches

Elles sont faites, selon, pour augmenter la capacité du sac, faciliter l'accès à certaines affaires, ou pour une fonction bien précise.

Poches latérales extérieures On ne les trouve pas sur tous les sacs. Ceux de petites contenances ("balade", etc) ou les "sacs-valise" n'en disposent pas souvent. De même, les "montagnes" ou "escalades" n'en sont pas toujours pourvus car elles peuvent gêner.

En attendant, elles permettent d'augmenter la contenance du sac tout comme de faciliter l'accès à certaines choses. Donc, pour les autres, autant choisir les modèles offrant des poches fonctionnelles. C'est à dire pas trop petites ni pas assez longues ou larges pour être vraiment utiles (on doit au moins pouvoir y loger un guide ou un bouquin). A la limite les poches à soufflet (donc de dimensions modifiables) sont pas mal. Pas la peine non plus d'opter pour des sacs multi-poches généralement de tailles réduites qui finalement ne serviront pas toujours à grand chose. Deux poches latérales sont souvent mieux.

A signaler que certains modèles de sacs (plutôt "montagne") incluent des poches démontables avec un système de sangle.

Poche dorsale extérieure Prévue sur certains modèles. Mais là aussi autant que cela soit fonctionnel.

Poches-filet Souvent présentes en remplacement sur les modèles dépourvus de poches extérieures, et parfois aussi sur ces mêmes poches. Un petit plus mais qui n'est souvent qu'assez peu utilisé, voire utile.

Poches rabat, document Les poches de rabat sont présentes sur beaucoup de modèles de sacs. Elles permettent de loger quelques affaires ou documents au sommet de celui-ci. Seul inconvénient nombre d'entre elles ne sont pas toujours très pratiques car peu hautes et de plus difficilement utilisables si l'on a prévu de mettre un duvet, tapis de sol ou tente sous le rabat; celui-ci devant en effet alors s'enrouler autour. Même chose pour les poches documents que l'on trouve parfois sous le rabat.

Poches gourde Existe sur quelques modèles avec prévu un "passage pipette". Guère utile hormis pour les sacs "montagne" ou "sport". De plus il faut que la gourde soit à la bonne taille...

3.5- Options diverses

Selon les modèles et leur utilisation, les sacs disposent de divers autres petits accessoires.

Portes piolet, bâton, ski On retrouve ces systèmes de sangles sur les modèles "montagne" et accessoirement "rando". Si pour ce type d'utilisation cela peut être utile, pour un usage plus classique du sac en voyage ça n'apporte rien de plus.

Porte sac de couchage, tapis de sol, tente Bien plus utiles, sont les sangles en haut du rabat ou au bas du sac qui permettent d'y enrouler duvet, tapis ou tente. Il existe une option similaire avec juste des passants permettant d'ajouter une nouvelle poche et surtout les sangles pour enrouler le duvet ou autre. A la limite c'est même mieux que les sangles préinstallées que l'on n'utilisera pas toujours.

Sangles de compression Ce sont deux ou trois sangles latérales extérieures qui permettent de bien compresser le contenu du sac. Elles sont avant tout présentes sur les modèles "montagne" et "rando". Utile sans être pour autant indispensable.

Poignées Prévue sur quasiment tous les sacs à dos, une poignée de portage est située en haut de celui-ci. Elle permet de hisser ou de tenir le sac en hauteur. Dans certains cas, il est vrai que celle-ci mériterait d'être un peu plus large et solide.

Protège sac Sur quelques modèles il peut exister une housse protège sac ou anti-pluie très utile.

3.6- Quelles options choisir ?

En résumé, vous pouvez:Prendre un modèle avec "dos réglable" et "sangles de tension" pour faciliter le portage.Eviter les grosses ceintures (hors portage trek et rando).Choisir le double compartiment pour les sacs de tailles moyennes ou plus avec pourquoi pas l'option "accès fond de sac" et à la limite (large) ouverture par fermeture éclair.Prendre un modèle avec un rabat suffisamment long.Privilégier les sacs avec deux bonnes poches extérieures latérales et accessoirement une dorsale.Et si les portes-bâton ne sont guère utiles hors trek ou montagne, des passants permettant l'installation de nouvelles poches ou le transport d'un duvet le sont beaucoup plus.Idem pour le protège sac.4- Pour compléter le sac

En plus de ce que propose déjà votre sac à dos.

4.1- Renforcements et protections

Renforcements Pour les modèles bas de gamme ou qui ne semblent pas très solides, on pourra toujours renforcer les coutures et autres endroits sensibles. Cela dit, mieux vaut peut-être aussi dépenser un peu plus et avoir un bon matériel de base. Par contre, pour ceux qui auront à porter lourd assez longtemps rajouter si elle n'existe pas une sangle de poitrine (moins de 10 €) peut être utile. Celle-ci servant à maintenir serrées les deux bretelles.

Protections climat et transports Anti-pluie, anti-poussière ou pour éviter que le sac ne se salisse trop, diverses housses sont vendues séparément (de quelques Euros à une cinquantaine). Cela peut être utile, surtout si l'on marche, à condition aussi de bien choisir. Donc, évitez déjà les housses trop lourdes ou encombrantes ou celles ne permettant pas le portage. Plus simplement on peut aussi prendre un sac avec protection incorporée (cf. "les options") ou à la limite utiliser une cape de pluie intégrant le sac (pas toujours pratique), voire même aussi de gros sacs poubelles ou "à gravats".

4.2- Sécurité

Contre le vol ou les coups de cutters Contre ces derniers, certains installent un petit grillage/filet de protection intérieur ou extérieur plus ou moins efficace mais également un peu contraignant. Quant aux systèmes vendus dans le commerce ("packsafe"), ils sont un peu chers. A la limite, la solution pour ceux qui voyagent avec un petit sac reste de le porter face à eux lorsqu'ils sentent qu'il y a un risque.

Pour ce qui est du vol de sac, notamment dans les transports, le mieux pour y remédier est d'avoir un cadenas avec un câble de bonne longueur permettant de saucissonner le tout avant de l'attacher à un endroit fixe.

Catadioptre Style cycliste ou gendarme à mettre sur le sac à dos. Permet d'être vu la nuit par les véhicules.

4.3- Divers

Etiquetage C'est un petit détail qui peut s'avérer utile en cas de perte, notamment en avion. En plus d'indiquer vos coordonnées avec surtout votre mail, si vous connaissez de plus l'adresse de l'hôtel dans lequel vous descendrez à l'étape n'hésitez pas à la mentionner. Avec un peu de chance vos bagages y seront directement acheminés.

Roulettes Hormis dans la catégorie "sac-valise", les sacs à dos en sont dépourvus (contrairement aux valises ou sacs de voyage pour lesquels c'est prévu). Mais rien n'empêche les bricoleurs d'en installer sur leur sac avec aussi la poignée permettant de tracter ensuite le sac. Cela dit, l'ensemble n'a qu'une utilité limitée pour les sacs à dos.

4.4- Que rajouter ?

Ceux qui ont prévu de longues marches pourront toujours opter pour une protection transports/pluie. Mais plutôt que de l'ajouter au sac autant prendre un modèle qui en dispose déjà d'une intégrée. Pour le reste, un cadenas-câble, un catadioptre et une bonne étiquette pourront compléter la panoplie.

5- Au sujet du portage

De manière générale, pour être portée de la façon la plus efficace et agréable, la charge d'un sac à dos doit d'abord être supportée par les hanches avec également une petite partie sur les épaules. C'est pour cela qu'il est préférable, lors de l'achat, d'essayer son sac chargé afin de tester sa stabilité et la bonne répartition du poids justement entre les hanches et les épaules.

Comme indiqué diverses sangles, harnais, bretelles et autres systèmes sont prévus - ou en options - sur certains modèles afin d'améliorer encore plus le portage du sac. Toutefois, sauf si vous êtes amenés à faire de longues marches, cela ne sera que d'une utilité moyenne. Enfin, même s'il existe des possibilités de rajout de poches extérieures ou de porte-accessoires, mieux vaut quand même transporter le maximum à l'intérieur du sac. On obtiendra ainsi une meilleure protection en cas de pluie et une amélioration de la stabilité de portage.

6- Faire son sac

Si faire son sac semble une évidence pour tous, la réalité tend à démontrer le contraire. Combien de voyageurs ont en effet peiné sous l'effet d'un sac mal rempli et combien d'autres ont dû, contraints et forcés, abandonner quelques affaires ou pire encore renoncer à certains achats faute de place ?

6.1- Contenu

Avant de faire son sac encore faut-il choisir les objets, vêtements et surtout les quantités à emporter. Voyagez donc léger et peu volumineux, surtout si vous comptez bouger! Vous gagnerez ainsi dans votre liberté d'action, pourrez garder avec vous vos affaires dans les transports et autres lieux où la vue d'un sac volumineux interdit l'accès, n'effraierez pas l'automobiliste si vous faites du stop, et surtout vous permettra de ramener de votre voyage bien plus de choses que ceux partis avec un sac déjà bourré à craquer.

Donc, sauf si le climat doit s'avérer rude ou le voyage demander certains équipements, inutile de s'encombrer de plus de 10/12 kilos au départ. Les possibilités de laver ou faire laver son linge existent en effet presque partout et dans nombre de pays il est possible d'acheter des vêtements pour des sommes dérisoires.

6.2- Rangement

Une fois la sélection effectuée, faites votre sac en mettant dans le fond le plus lourd (utile pour le portage que d'abaisser son centre de gravité) et le plus pointu. Au passage sachez que doubler l'intérieur par un grand sac poubelle protégera mieux son contenu de l'humidité. Remplissez progressivement en mettant sur le dessus ou dans des endroits facilement accessibles les choses qui pourront vous être utiles pendant votre déplacement.

N'oubliez pas de remplir les "creux" comme l'intérieur des chaussures avec des affaires plus petites, enroulez serrés vos vêtements pour qu'ils prennent moins de place, utilisez des sacs plastiques en guise de séparation (ça protégera encore de l'humidité), et surtout ne chargez pas plus des 3/4 de votre sac avant le départ (gardez-donc de la place pour vos achats). Enfin, comme vous, n'oubliez pas que par la suite celui-ci devra être parfois protégé des intempéries (sursac) et des voleurs (d'où l'intérêt de pouvoir le garder avec soi dans les transports ou de le porter sur le ventre dans la foule).

7- En conclusion

Le plus important dans le choix d'un sac à dos est finalement de savoir qu'elle utilisation on en fera... Bref, pour un voyage "normal" et quelle qu'en soit sa durée, les sacs jusqu'à 60 litres sont largement suffisants. En effet, pas la peine de s'encombrer de sacs volumineux qui s'avéreront vite une source de problèmes notamment dans les transports locaux.

De même, rien ne sert d'investir dans un sac à dos dernier cris, cher ou haut de gamme. Même s'il est recommandé de bien "sentir" son sac sur les épaules, un modèle de base (y compris en grande surface) avec des options utiles fera toujours très bien l'affaire avec l'avantage que l'on aura moins de remords à le voir maltraité dans les transports ou par les intempéries les jours de mauvais temps.

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Dix jours sur le sentier des Douaniers en Bretagne au départ de Perros Guirec English translation pending
by Simounb · 2013-07-15 · 1 reply
salut ça fait un moment que je suis en vacances et j'ai fait pleins de trucs (vélo, rando, escalade, montagne...) mais ça dure toujours que 4 ou 5j du coup on commence a peine a être dans le rythme que c'est déjà terminé j'ai donc prévu d'aller marcher sur le sentier des douaniers au départ de perros-guirec a partir du 23 juillet (départ le 22 en stop de grenoble) j'ai aucune idée d'ou je peux arriver en 10j en marchant normalement (25-30 km/J) si y a des gens qui peuvent m'aider merci a+ simon si y a des motivés pour m'accompagner ca sera avec plaisir j'ai 27 ans
Deux/trois semaines en camping dans l'Est canadien English translation pending
by Alx381 · 2013-06-18 · 20 replies
Bonjour à tous,

Nous projetons de visiter pendant deux ou trois semaines l'est canadien du 20 septembre au 05 octobre.

Nous avons plusieurs questions :

-climat:est ce une bonne période de partir sur ces dates là? -voiture : nous projetons de louer une voiture. Quel est le prix approximatif par jour de location? -camping : nous aimerions profiter des nombreux campings. Faut il réserver à cette époque ? nous n'allons pas pouvoir amener trop de matériel (avion), est il possible d'acheter/louer à bas prix sur place ? Peut être y a t'il un marché de l'occasion? -itinéraire : n'hésitez à nous faire profiter de vos expériences et nous lister les immanquables (ps : nous atterrissons à Montreal)

Merci pour votre aide, Alex
Pérou à vélo: acclimatation de 0 à 4200m English translation pending
by Rodolphe78 · 2013-06-16 · 3 replies
Je pars de lima et je vais monter vers un site d escaladé à 4200 m en direction de huraz . J aimerais avoir des info sur l acclimatation nécessaire pour mon rythme de monter à vélo . Merci
Voyager autrement en Europe (avec adolescents) English translation pending
by Lauvan · 2013-05-22 · 10 replies
L'un de vous pourrait il me conseiller un centre ou un organisme proposant des formules de vacances abordables pour des familles avec ados, en France, en Europe ou ailleurs pour l'été?? Séjour nature, stages artistiques, rando?? Mes enfants grandissent, ils en ont un peu marre de la formule camping en montagne dans des lieux perdus avec leurs parents..;j'aimerais trouver une formule qui nous conviennent à chacun, qui nous permettrait d'avoir notre liberté tout en étant à l'écart des sentiers battus..Désolée d'être aussi vague... Lau
Tente de toit souple English translation pending
by Maryloo94 · 2013-01-13 · 2 replies
bonjour, je suis intéressée par l'achat d'une tente de toit souple genre oasis 6.2 ou autre en couchage deux places. Seulement peut on fixer ce type de tente sur tous toit de voiture? je possède pour ma part une polo 5 portes... Je souhaite ce type de couchage pour vacances/week end en montagne pour aler faire de l’escalade et le soir venu un couchage plus confortable et plus rapide que la pose dune tente au sol ainsi que possibilité de dormir un peu partout.

merci
Recherche magasin de camping en Colombie/Équateur pour achat de tente English translation pending
by Pistt · 2012-12-29 · 13 replies
Bonjour

Étant parti depuis 2 mois je cherche un magasin ou je pourrais acheter une tente de camping pour descendre jusqu en Patagonie. Je suis sur armenia en Colombie et vais sur Cali puis je descend vers l Équateur. Si quelqu un aurait une adresse pour en acheter une cela serait parfait ou même d occasion, j ai vu qu il y avait tatoo mais si vous avez d autres magasin. Merci beaucoup et bonne soirée.
Meilleur chemin pour Rome d'Aix-en-Provence? English translation pending
by Vinszt · 2012-02-11 · 21 replies
Bonjour, je voudrais avoir des subjections ou conseils pour allez à Rome à partir d'aix en Provence. Je cherche des routes secondaires. Es ce mieux par l'intérieur des terres ou par la cote? Je conte faire mon périple au mois avril environ. Merci
Paquebot Oasis OTS sur TF1 English translation pending
by Jibe2 · 2012-01-02 · 11 replies
Bonjour

Pour bien commencer l'année nouvelle ...A voir ou à revoir : un reportage sur l'Oasis OTS sur TF1 replay ou Pluzz.fr...émission "Sept à Huit" du 1° janvier ...

Bonne année à tous les amis du forum😇

JIBE
Retour de croisière sur le Norwegian Pearl (octobre 2011) English translation pending
by Titi77310 · 2011-11-03 · 114 replies
Bonjour à tous, par où commencer !!! (c’est notre 7ème croisière COSTA 3X, MSC 1X, NCL1X, CELEBRITY1X et la 3ème dans les Caraïbes)

NCL PEARL DU 23/10/2011 AU 30/10/2011 MIAMI-GREAT STIRRUP CAY-en mer-OCHO RIOS-ILES CAYMANS-COZUMEL-en mer-MIAMI

Suite a Ouragan Rina itinéraire modifié comme suit en cours de croisiere !!!

JOUR 1 : Miami (Floride) JOUR 2 : Great Stirrup Cay (Bahamas) JOUR 3 : en mer JOUR 4 : Ocho Rios (Jamaïque) JOUR 5 : en mer JOUR 6 : Nassau (Bahamas) JOUR 7 : en mer JOUR 8 : Miami (Floride)

Introduction : ceci est notre 7ème croisière et la 3ème dans les caraïbes.Nous sommes 5 pour cette croisière puisque mes parents nous accompagnent.je réservé directement par un agent à Miami.en France le représentant NCL est Echos du Large mais c’était plus cher.il m’a été donné par le membre de VoyageForum "fx2002" du Québec, que je remercie au passage.pour ceux que cela intéresse : Marc J. Nicolas | Personal Cruise Consultant | (001) 954 514 4216 (mjnicolas@ncl.com) Norwegian Cruise Line ® 7665 Corporate Center Drive | Miami FL 33126. (il est haïtien et parle français comme vous et moi !!!)reste à prendre un vol sec, cette fois je vais faire en direct Paris-Miami puisque le vol est possible (American Airlines).nous passons de nouveau une nuit la veille de l’embarquement (pratique et reposant avant de prendre la mer), on avait aussi fait comme cela lors de nos 2 précédentes expériences aux départs des USA (Nouvelle Orléans et Fort Lauderdale).je réserve à l’hôtel Runway Inn 90€ la nuit pour la veille (navette aéroport et port gratuit).le port est à 4 kms de l’aéroport soit 15 minutes. Voilà, on a tout, y a plus qu’à embarquer !!! Attention, ce compte rendu est celui de notre croisière à nos dates, surtout ne rien figer comme d'habitude !!!
Attention - Escales en Grèce / 28-29 juin 2011 - Grève générale annoncée English translation pending
by Mguibentif · 2011-06-23 · 33 replies
Bonsoir,

Pour tous ceux qui vont faire escale au Pirée ou dans un port grec ces 2 jours-là, renseignez-vous sur les moyens de transport que vous auriez voulu utiliser, une grève étant annoncée pour ces dates.

"Les principales centrales syndicales grecques ont appelé jeudi à une grève générale les 28 et 29 juin lors du vote au parlement du nouveau plan pluri-annuel de rigueur exigé par la zone euro."En vue du vote du plan budgétaire à moyen terme (...) convenu entre le gouvernement et ses créanciers usuriers, nous avons décidé une grève générale de 48 heures les 28 et 29 juin", a indiqué la GSEE, la principale centrale syndicale grecque. L'Adedy, la centrale des fonctionnaires, a annoncé qu'elle se ralliait à cette protestation.

Le principe d'une grève générale, la quatrième de l'année contre l'austérité, prolongée cette fois sur 48H, avait été annoncé depuis plusieurs jours par les syndicats, mais les dates exactes en ont été fixées à la suite de la publication mercredi par le ministère des Finances du calendrier du débat et vote au parlement.

Les "indignés" grecs qui campent devant le parlement depuis le 25 mai et ont été à l'origine début juin d'imposants rassemblements de citoyens contestant le nouveau plan d'austérité et de privatisations ont également appelé à de nouvelles manifestations aux mêmes dates que les syndicats.

Le vote du plan budgétaire d'austérité 2012-2015 controversé est la condition, selon le gouvernement et les créanciers du pays, pour le versement de la cinquième tranche vitale pour la Grèce, de 12 milliards d'euros d'ici début juillet."
Préparation d'un voyage de deux mois et demi à Madagascar English translation pending
by Cheliela · 2011-04-20 · 1 reply
Cet été, nous partons en couple à Mada pour 2 mois et Demi. En projet : Trekkings et escalade dans divers régions de Mada.

Nous nous posons encore pas mal de questions : - Doit-on emmener nos affaires de grimpe (Cordes, Baudriers, dégaines : C'est lourd et ça prend de la place...), ou pouvons nous les louer sur place? - A quels endroits y a-t-il des consignes pour laisser notre matos de grimpe pour aller trekker?

- Peut-on réserver nos treks à la dernière minute? - Pendant les treks, comment cela se passe-t-il pour ce restaurer? Faut-il prévoir le réchaud (Camping-gaz)?

- Peut-on facilement planter la tente en dehors des parcs? - Peut-on facilement ce loger chez l'habitant? S'y nourrir? Et pour quels prix? - Quels sont les prix des cases en location?

- Pour voyager du nord au sud (ou du sud au nord...) de Mada pendant plus de 2 mois, Vaut-il mieux avoir un seul, ou différents guides en fonction des régions? - Si vous connaissez des guides, des adresses d'hébergement, de restauration, de locations de matos ou autres... Cela nous intéresse fortement!

Pour finir, nous nous demandons également quel est le traitement anti-palud le plus adapté, quels vaccins sont indispensables pour éviter les risques inutiles?...

Merci à tous, Aniela, Michel
Itinéraire pour une semaine en Croatie? English translation pending
by Lylalylalou · 2011-03-25 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons en Croatie, la dernière semaine de mai pour aller faire de l'escalade dans le parc de Paklenica. Je suis en train de préparer un itinéraire et un peu d'aide serait la bienvenue!

Hormis le parc de Paklenica et Zadar, quels autres villes, sites et/ou iles nous conseillez vous dans cette région?

De plus, nous partons de Lyon avec notre véhicule personnel, nous aimerions donc faire une halte avant notre arrivée à Starigrad. Ou pouvons-nous nous arrêter pour passer 1 jour ou 2? (Rijeka? Delnice? Ogulin? Josipdol? ....)

Merci pour vos réponses!
Croisière sur le Royal Caribbean? English translation pending
by Sylviannefd · 2011-03-13 · 82 replies
Bonjour, Certaines destinations ne sont pas couvertes par Costa ou MSC, donc nous allons devoir trouver d'autres bateaux. Plusieurs des croisières que nous souhaitons faire dans les années à venir sont proposées par Royal Caribbean. Qui a déjà voyagé avec cette compagnie? Quelles sont vos avis? (nourriture, animation excursions) rapport qualité prix en général. Y a-t-il différentes catégories de bateaux (anciens-nouveaux; capacité, etc)? avez vous des photos des bateaux? (cabines décoration en général) Merci d'avance pour vos réponses Sylvianne
8 semaines en Asie du Sud Est: quel itinéraire choisir? English translation pending
by Vuesdechine · 2011-02-10 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je m’apprête à faire un trip de 8 ou 9 semaines en Asie du Sud Est, avec un départ le 1er avril. Mon impératif est de partir d’Hanoi et de repartir de Bangkok.

J’ai pense à 2 « itinéraires », mais je ne sais pas lequel choisir : je ne connais pas du tout la région. J’ai surtout envie de voir de beaux paysages et d’éviter les endroits trop touristiques… Y a-t-il des gens qui connaitraient ces 2 potentiels chemins et qui pourraient m’éclairer ?

Itinéraire 1 : en incluant le Nord de la Thaïlande

- Hanoi + Baie d’Halong 5j - Alentours de Sapa 10j - traversée du Nord Laos 10j - arrivée à Chang Mai et visite Nord Thaïlande à partir de là 15j (il faut que je détaille mon programme…) - descente en train de nuit sur BKK (+ visite) 4j - vol pour Phnom Penh et remontée pour Angkor 2j - visite Angkor 5j - descente en bateau jusqu'à PP (+ visite) 5j - train de nuit pour BKK 2j

Itinéraire 2 : sans le Nord de la Thaïlande

- Hanoi + baie d'Along 5j - Alentours de Sapa 10j - Dien Bien Phu + frontière Laos 3j - trek dans le nord du Laos à partir de Luang Nam Tha (ou Muang Sing ou Muang Noi comme base de trek ?) 8j - descendre le Mékong en bateau vers Luang prabang + visite 3j - Luang Prabang – Ventiane (bus 8h - ou avion) + visite Ventiane 3j - longer le Mékong Sud Laos : pause sur îles ex. Don Khong + chutes de Phapeng 7j - bateau/bus vers le Cambodge bus pour Stung Treng 1j - Kratie et ses dauphins 5j - Trek à partir de Sen Monoron Mondulkiri 5j - Siem Reap & Angkor 5j - Phnom Penh 2j - vol pour Bangkok + visite 3j

Un grand merci pour votre aide, toute aide / conseil / avis / bon plan seront les bienvenus !

@ bientôt,

Aurélie
Yvon Chouinard à Grenoble le 4 novembre 2009 English translation pending
by Icababou · 2009-10-19 · 1 reply
Bonjour,

Yvon Chouinard, propriétaire & fondateur de Patagonia, se rendra aux 11èmes rencontres du Cinéma de Montagne de Grenoble, mercredi 4 novembre, où il présentera, en compagnie de notre ambassadrice escalade Lynn Hill, son film de 1968 "Mountain of Storms", récit de son voyage, avec trois autres alpinistes, de Californie vers la Patagonie, pour y effectuer l'ascension du Fitz Roy en Argentine ( Cliquez ici pour voir le programme). Yvon effectuera ensuite une signature de son livre: Homme d'affaires malgré moi, confessions d'un alter–entrepreneur (Vuibert).

Yvon Chouinard venant très rarement en Europe, c'est une occasion unique de le rencontrer.

Date : Mercredi 4 novembre 2009 Lieu : Le Summum – Rue Henri Barbusse – Grenoble (38) Tél : 04–76–39–63–63 Séance : 19h15

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