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Aller à Bali et voir des volcans? English translation pending
Bonjour,
en début novembre prochain nous aimerions aller à partir de l'Australie, faire un petit tour de dix jours du coté de l'Indonésie. Nous serons au nord de l'australie alors on se dit qu'on pourrait aller à Bali ????
Nos craintes c'est que ce soit très touristique !!!! Qu'en pensez vous ?
Dix jours c'est peu, bien sûr. Ce pourquoi nous ne voulons pas nous éparpiller de tout partout . Mais à votre avis dans ce laps de temps pouvons nous avoir une bonne idée de l'ïle et pouvoir - voir - un volcan ou deux ? Si oui lesquelles (villes, villages, environnements, volcans accessibles pour des marcheurs moyens).
En fin novembre, devons nous réserver d'avance pour les hôtels ou guest house ? quels seraient les endroits les plus agréables si nous ne voulons pas rencontrer trop de masses "fram voyage" (désolée pour les adeptes de ...).
Voilà,
merci de prendre le temps . les billets ne sont pas confirmés donc vos avis seront lus avec attention !
Voyage avec enfant en Asie du Sud-Est + Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Novembre 2011 avec notre fille qui aura 2 1/2 ans pour visiter la Thaïlande (Sud), Cambodge, Vietnam, (Sydney pour voir des amis) et la Nouvelle Zélande pour terminer en Nouvelle Calédonie. Durée prévue 4-5 mois. Nous avons prévu d'acheter des billets d'avion de Great Escapade. Les billets ne sont pas encore achetés et nous avons donc encore un peu de flexibilité concernant le trajet final.
Je cherche des personnes/ familles qui ont fait ce trajet (ou une partie) et qui peuvent me donner des conseils (bonnes adresses, idées d'itinéraire, endroits à faire absolument/ à éviter...) ou qui veulent partager leurs expériences.
Merci par avance de vos réponses, avis, idées, conseils …
A bientôt. Milla
Nous partons en Novembre 2011 avec notre fille qui aura 2 1/2 ans pour visiter la Thaïlande (Sud), Cambodge, Vietnam, (Sydney pour voir des amis) et la Nouvelle Zélande pour terminer en Nouvelle Calédonie. Durée prévue 4-5 mois. Nous avons prévu d'acheter des billets d'avion de Great Escapade. Les billets ne sont pas encore achetés et nous avons donc encore un peu de flexibilité concernant le trajet final.
Je cherche des personnes/ familles qui ont fait ce trajet (ou une partie) et qui peuvent me donner des conseils (bonnes adresses, idées d'itinéraire, endroits à faire absolument/ à éviter...) ou qui veulent partager leurs expériences.
Merci par avance de vos réponses, avis, idées, conseils …
A bientôt. Milla
Une semaine en Bretagne suivie de quatre jours à Paris English translation pending
Bonjour à tous, n je me permets d'ouvrir ce post pour vous posé quelques questions concernant mon futur voyage, la Bretagne pour moi ça sera la première fois et d'ailleurs j'hésite entre prendre 7 nuits ou 8 nuits nous irons en camping et donc probablement 4 jours à Paris à la suite de la Bretagne puis retour en Belgique.
Que me conseillez vous? 7 nuits c'est bien?ou 8 nuits c'est mieux tout en sachant qu'il y a le chemin d'aller nous partons de Belgique et puis le dernier jour en Bretagne nous partirons pour Paris. Mon compagnon est déjà allée en Bretagne, moi non ça sera la première fois. Ce que je retiens juste pour l'instant en lisant un guide c'est:Mont Saint MichelRennesDinanDinardCancale (nous logerons tout près en camping)Saint MaloPointe du GrouinLe grand aquarium de st malo?nous ne voulons pas non plus faire de trop longue distance en voiture... Je me suis déjà rendue autrefois à Paris, j'ai vu la tour effiel, le louvre, Montmartre. Si on garde un des hôtels que j'ai vu soit dans le 13 ou 15ème arrondissement qui sont deux chaînes d'hôtels un Novotel et l'autre Mercure. nous resterions 4 jours la bas.
- J'aimerais visiter tout d'abord Versailles qui me tente beaucoup - Nous passerons une journée au Japan Expo (j'y suis allée qu'une fois) - le restant je n'ai pas trop d'idée j'aimerais un peu faire de shopping vu ça devrait être les soldes? les soldes en France commence quand? à ce propos j'ai trouvé un centre commerciale mais je ne sais pas lequel est le mieux? si vous avez des idées? le centre commerciale s'appel les 4 temps.
Je vous remercie d'avance.
Que me conseillez vous? 7 nuits c'est bien?ou 8 nuits c'est mieux tout en sachant qu'il y a le chemin d'aller nous partons de Belgique et puis le dernier jour en Bretagne nous partirons pour Paris. Mon compagnon est déjà allée en Bretagne, moi non ça sera la première fois. Ce que je retiens juste pour l'instant en lisant un guide c'est:Mont Saint MichelRennesDinanDinardCancale (nous logerons tout près en camping)Saint MaloPointe du GrouinLe grand aquarium de st malo?nous ne voulons pas non plus faire de trop longue distance en voiture... Je me suis déjà rendue autrefois à Paris, j'ai vu la tour effiel, le louvre, Montmartre. Si on garde un des hôtels que j'ai vu soit dans le 13 ou 15ème arrondissement qui sont deux chaînes d'hôtels un Novotel et l'autre Mercure. nous resterions 4 jours la bas.
- J'aimerais visiter tout d'abord Versailles qui me tente beaucoup - Nous passerons une journée au Japan Expo (j'y suis allée qu'une fois) - le restant je n'ai pas trop d'idée j'aimerais un peu faire de shopping vu ça devrait être les soldes? les soldes en France commence quand? à ce propos j'ai trouvé un centre commerciale mais je ne sais pas lequel est le mieux? si vous avez des idées? le centre commerciale s'appel les 4 temps.
Je vous remercie d'avance.
Découverte de l'Italie à moto: endroits à ne pas manquer? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir mi juillet en moto à la découverte de l'Italie. ( chose importante --> j'ai un petit budget)
Je suis en train de préparer mon voyage, j'aimerai avoir des infos:
- sur les endroits à ne pas manquer (meilleurs sites à visiter, village typique, lieu insolite, etc..) , pour organiser mon itinéraire. - des bonnes adresses pour se loger pas cher (je pensais en camping, chambres d'hôtes ou auberge de jeunesse).
et les trucs et astuces pour ne pas se faire avoir (car j'ai entendu dire qu'il y avait beaucoup d'arnaques et de vols en Italie).
Je vous remercie pour l'aide que vous pourrez m'apporter.
A bientôt
Jack
Je souhaite partir mi juillet en moto à la découverte de l'Italie. ( chose importante --> j'ai un petit budget)
Je suis en train de préparer mon voyage, j'aimerai avoir des infos:
- sur les endroits à ne pas manquer (meilleurs sites à visiter, village typique, lieu insolite, etc..) , pour organiser mon itinéraire. - des bonnes adresses pour se loger pas cher (je pensais en camping, chambres d'hôtes ou auberge de jeunesse).
et les trucs et astuces pour ne pas se faire avoir (car j'ai entendu dire qu'il y avait beaucoup d'arnaques et de vols en Italie).
Je vous remercie pour l'aide que vous pourrez m'apporter.
A bientôt
Jack
Huit jours pour traverser les Rocheuses de Calgary à Vancouver? English translation pending
bonjours, je veut traverser les rocheuse début septembre et j'aimerais savoir si ca se fait en 8 jours et savoir les incontournable(je suis maniaque de montagne en passant)
merci
merci
Croisière Costa Déliziosa Cap Nord du 25 mai au 5 juin 2011 (compte-rendu) English translation pending
Bonjour à tous,
Je tenais après être revenu de cette magnifique croisière à faire un petit compte rendu en espérant que cela puisse apporter des informations supplémentaires à de nombreuses personnes.
Le départ de la croisière a lieu au passenger terminal d'Amsterdam à 15 min à pied de Central station (la gare). Pour l'embarquement il n'y a pas eu de souci mais nous sommes arrivé à l'avance. Après un jour de mer nous sommes arrivé à Geiranger:(débarquement en chaloupe) il y avait bcp de brume et cela est dommage. Nous avons pris l'exursion costa "vue de Geiranger" au départ donc de geiranger. Nous avons donc traversé le fjord de Hellesyt à Geiranger sur le bateau. Cela était magnifique. L'excursion en elle même était décevante. Nous ne sommes pas monté en haut du mont dalsniba et nous avons fait 2 points de vue plus un arrêt en altitude pour prendre un café. Cela ne vaut le prix de l'excursion.... Malgré tout nous ne sommes pas déçu le paysage est magnifique.
Après un autre jour de mer nous arrivons à Honningsvag: Nous avons là un temps splendible. Nous avions pris l'excursion transfert au cap nord. Nous sommes ravi de ce transfert. Lors de notre transfert on s'arrête dans un camp Sami (population habitant le Finmark) est cela est super (cela ne dure pas très lgtps) Après le cap nord c'est tout simplement splendide; des grandes étendues, des lacs, des troupeaux de rennes sauvages. Honningsvag est sinon une petite ville sympathique.
Le jour d'après on accoste à Tromso: Tromso est l'escale que nous avons le moins aimé. La cathédrale artique est à 1h du bateau à pied et nous sommes des bons marcheurs. En plus la route est horrible (pleine zone industrielle). Pour aller au téléphérique (sympa à faire) il faut rajouter 15 min à pied. Le prix du téléphérique est de 12.5 euros par personne. Le centre ville est sans plus et il n'y a pas grand chose à faire. Nous n'avons pas visité Polaria (il nous restait 1h de marche à se refaire en sens inverse et cette fois sous la pluie).
Le lendemain escale à Leknes sur les iles Lofoten: (débarquement en chaloupe) Je tiens à préciser que Costa fait débarquer les passagers n'ayant pas d'excursion 2h après (inadmissible). Nous sommes allé nous plaindre à l'accueil et nous avons eu gain de cause (pas facile). Nous avions réservé un voiture à europcar leknes (agence du centre) et la voiture nous a été délivré à gravdal là ou arrive le bateau (3,2 km du centre) Nous avions un temps magnifique. Nous avons donc pris notre voiture (environ 100 euros pour la journée, on laisse son numéro de CB et on dépose la voiture à coté du bateau) et nous avons fait la route en passant par Nusfjord, A, Reine, flakstad, eggun et unstad). Tous ces villages étaient magnifiques. Nous avons déposé notre voiture et nous avons repris la chaloupe. (Vive la location de voiture)
Le lendemain escale à Trondheim: (15 à 20 min pour aller à la cathédrale à pied) Ville sympathique ou il fait bon flaner. La cathédrale est symptahique.
Après escale à andalsnes : Là nous avons loué une voiture auprès d'Avis andalsnes. la voiture nous a été livré au pied du bateau à coté de l'office du tourisme. (100 euros) Nous avons fait la route des trolls (trollstighein) et nous avons poursuivi jusqu'à Valdal ( culture de fraises) Après nous avons fait le tour du fjord où le bateau est accosté et nous sommes allé à rovden voir l'église en bois (sympathique). Après nous avons remonté la vallée de la Rauma qui longe la voie de chemin de fer. Sur cette route on peut admirer le mur des trolls. C'est la partie la moins bien surtout si on l'a fait en dernier (on en finit par devenir difficile). A la fin on dépose la voiture au même endroit ou on l'a prise.
Dernière escale Bergen : Ville sympathique à visiter (Bryggen, funiculaire, marché aux poissons.....) Bateau au pied de la ville (10 min à pied pour aller à Bryggen)
Dernier jour de mer et retour à amsterdam. La vu que Costa ne se préoccupe pas des horaires des différents transports autres que l'avion (train par exemple) il nous donné des étiquettes nous faisant débarquer en avant dernier. Là nous avons du présenter nos billets de train pour qu'on nous change les étiquettes.
Sinon voyage magnifique et vacances mémorables. Nous repartirons sur Costa avec plaisir malgré les quelques critiques.
Le départ de la croisière a lieu au passenger terminal d'Amsterdam à 15 min à pied de Central station (la gare). Pour l'embarquement il n'y a pas eu de souci mais nous sommes arrivé à l'avance. Après un jour de mer nous sommes arrivé à Geiranger:(débarquement en chaloupe) il y avait bcp de brume et cela est dommage. Nous avons pris l'exursion costa "vue de Geiranger" au départ donc de geiranger. Nous avons donc traversé le fjord de Hellesyt à Geiranger sur le bateau. Cela était magnifique. L'excursion en elle même était décevante. Nous ne sommes pas monté en haut du mont dalsniba et nous avons fait 2 points de vue plus un arrêt en altitude pour prendre un café. Cela ne vaut le prix de l'excursion.... Malgré tout nous ne sommes pas déçu le paysage est magnifique.
Après un autre jour de mer nous arrivons à Honningsvag: Nous avons là un temps splendible. Nous avions pris l'excursion transfert au cap nord. Nous sommes ravi de ce transfert. Lors de notre transfert on s'arrête dans un camp Sami (population habitant le Finmark) est cela est super (cela ne dure pas très lgtps) Après le cap nord c'est tout simplement splendide; des grandes étendues, des lacs, des troupeaux de rennes sauvages. Honningsvag est sinon une petite ville sympathique.
Le jour d'après on accoste à Tromso: Tromso est l'escale que nous avons le moins aimé. La cathédrale artique est à 1h du bateau à pied et nous sommes des bons marcheurs. En plus la route est horrible (pleine zone industrielle). Pour aller au téléphérique (sympa à faire) il faut rajouter 15 min à pied. Le prix du téléphérique est de 12.5 euros par personne. Le centre ville est sans plus et il n'y a pas grand chose à faire. Nous n'avons pas visité Polaria (il nous restait 1h de marche à se refaire en sens inverse et cette fois sous la pluie).
Le lendemain escale à Leknes sur les iles Lofoten: (débarquement en chaloupe) Je tiens à préciser que Costa fait débarquer les passagers n'ayant pas d'excursion 2h après (inadmissible). Nous sommes allé nous plaindre à l'accueil et nous avons eu gain de cause (pas facile). Nous avions réservé un voiture à europcar leknes (agence du centre) et la voiture nous a été délivré à gravdal là ou arrive le bateau (3,2 km du centre) Nous avions un temps magnifique. Nous avons donc pris notre voiture (environ 100 euros pour la journée, on laisse son numéro de CB et on dépose la voiture à coté du bateau) et nous avons fait la route en passant par Nusfjord, A, Reine, flakstad, eggun et unstad). Tous ces villages étaient magnifiques. Nous avons déposé notre voiture et nous avons repris la chaloupe. (Vive la location de voiture)
Le lendemain escale à Trondheim: (15 à 20 min pour aller à la cathédrale à pied) Ville sympathique ou il fait bon flaner. La cathédrale est symptahique.
Après escale à andalsnes : Là nous avons loué une voiture auprès d'Avis andalsnes. la voiture nous a été livré au pied du bateau à coté de l'office du tourisme. (100 euros) Nous avons fait la route des trolls (trollstighein) et nous avons poursuivi jusqu'à Valdal ( culture de fraises) Après nous avons fait le tour du fjord où le bateau est accosté et nous sommes allé à rovden voir l'église en bois (sympathique). Après nous avons remonté la vallée de la Rauma qui longe la voie de chemin de fer. Sur cette route on peut admirer le mur des trolls. C'est la partie la moins bien surtout si on l'a fait en dernier (on en finit par devenir difficile). A la fin on dépose la voiture au même endroit ou on l'a prise.
Dernière escale Bergen : Ville sympathique à visiter (Bryggen, funiculaire, marché aux poissons.....) Bateau au pied de la ville (10 min à pied pour aller à Bryggen)
Dernier jour de mer et retour à amsterdam. La vu que Costa ne se préoccupe pas des horaires des différents transports autres que l'avion (train par exemple) il nous donné des étiquettes nous faisant débarquer en avant dernier. Là nous avons du présenter nos billets de train pour qu'on nous change les étiquettes.
Sinon voyage magnifique et vacances mémorables. Nous repartirons sur Costa avec plaisir malgré les quelques critiques.
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
Saint-Gervais Briançon par le GR5
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Québec, Saguenay et Gaspésie avec enfants (8/11) en juillet English translation pending
Bonjour,
nous serons du 4 (soir) au 24 au Canada avec une période du 4 au 22 environ au Québec (2 jours ensuite pour Toronto et les chutes du Niagara).
Comme nous avons 2 enfants de 8 et 11 ans, je voudrais limiter les distances tout en parcourant Montréal-Québec-SAguenay et lac Saint-Jean, puis Gaspésie en 18 nuits. Le parcours serait le suivant.
4-6 Montréal 7 Montréal-Québec 285km 3h40 8 Québec-Ile aux Coudres 130 2H30 9 Ile aux Coudres-La baie 160 3h 10 La baie-Val Jabert 115 2h 11 Val Jabert-Saint-Félicien-Parc … Taillon 120 2h 12-13 Parc de la pointe Taillon 14 Parc ... Taillon-Baie Ste-Catherine 250 4h15 15 Baie Ste-Catherine-Grand Métis 185 3h30+1h30 16 Grand Métis-Matane-Parc nat. Gaspésie (Mont-Albert) 180 2h30 17 Parc nat. Gaspésie 18 Parc nat. Gaspésie-Petite Vallée-Cap aux os 180 3h20 19 Cap aux os-Percé 105 1h20 20 Percé-Nouvelle-Ste-Florence 300 4h15 21 Ste-Florence-Québec 456 6h 22 Québec-Toronto par vol puis route vers Niagara 133 2h15
Mes questions sont les suivantes :
1) Ce parcours vous paraît-il crédible avec des enfants ? Sinon, que me conseillez-vous ?
2) Vaut-il mieux privilégier avec des enfants le parc de la Pointe Taillon au lac Saint-Jean ou le parc national de Gaspésie ?
3) Faut-il réserver à l'avance les hôtels pour cette période ? Vaut-il mieux avoir une tente de camping avec nous au cas où, voire privilégier le camping ?
4) Pour réduire le kilométrage, nous pensons prendre un vol Québec Toronto au lieu de faire le voyage par voiture. C'est forcément plus cher, mais ça évite 800km environ. Pensez-vous que ce soit une bonne idée ou vaut-il mieux profiter des étapes entre Montréal et Toronto ?
Merci d'avance à tous.
Nicolas
nous serons du 4 (soir) au 24 au Canada avec une période du 4 au 22 environ au Québec (2 jours ensuite pour Toronto et les chutes du Niagara).
Comme nous avons 2 enfants de 8 et 11 ans, je voudrais limiter les distances tout en parcourant Montréal-Québec-SAguenay et lac Saint-Jean, puis Gaspésie en 18 nuits. Le parcours serait le suivant.
4-6 Montréal 7 Montréal-Québec 285km 3h40 8 Québec-Ile aux Coudres 130 2H30 9 Ile aux Coudres-La baie 160 3h 10 La baie-Val Jabert 115 2h 11 Val Jabert-Saint-Félicien-Parc … Taillon 120 2h 12-13 Parc de la pointe Taillon 14 Parc ... Taillon-Baie Ste-Catherine 250 4h15 15 Baie Ste-Catherine-Grand Métis 185 3h30+1h30 16 Grand Métis-Matane-Parc nat. Gaspésie (Mont-Albert) 180 2h30 17 Parc nat. Gaspésie 18 Parc nat. Gaspésie-Petite Vallée-Cap aux os 180 3h20 19 Cap aux os-Percé 105 1h20 20 Percé-Nouvelle-Ste-Florence 300 4h15 21 Ste-Florence-Québec 456 6h 22 Québec-Toronto par vol puis route vers Niagara 133 2h15
Mes questions sont les suivantes :
1) Ce parcours vous paraît-il crédible avec des enfants ? Sinon, que me conseillez-vous ?
2) Vaut-il mieux privilégier avec des enfants le parc de la Pointe Taillon au lac Saint-Jean ou le parc national de Gaspésie ?
3) Faut-il réserver à l'avance les hôtels pour cette période ? Vaut-il mieux avoir une tente de camping avec nous au cas où, voire privilégier le camping ?
4) Pour réduire le kilométrage, nous pensons prendre un vol Québec Toronto au lieu de faire le voyage par voiture. C'est forcément plus cher, mais ça évite 800km environ. Pensez-vous que ce soit une bonne idée ou vaut-il mieux profiter des étapes entre Montréal et Toronto ?
Merci d'avance à tous.
Nicolas
Sécurité aux Philippines: régions à éviter? English translation pending
Bonjour,
Je part aux philippines cet été en Juillet et je voulais savoir si il y avait des régions ou il fallait éviter de passer excepté les iles dans le sud et en particulier Mindanao.
En vous remerciant d'avance.
Je part aux philippines cet été en Juillet et je voulais savoir si il y avait des régions ou il fallait éviter de passer excepté les iles dans le sud et en particulier Mindanao.
En vous remerciant d'avance.
Circuit de dix-sept jours dans le nord-ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser un voyage de 17 jours pour l'été 2011 dans le nord ouest des Etats-Unis. J'ai déjà plus ou moins décidé des étapes que nous allons faire mais j'aurais besoin de votre aide pour définir le temps à consacrer pour chaque visite. Nous ferons une boucle en partant de Reno, Nevada. Est-ce que vous pensez que le temps accordé à chaque parc/ville est raisonnable? Est-ce que je devrais accorder plus de temps à certaines visites et moins à d'autres? Nous aimons bien marcher un peu dans les parcs mais nous faisons rarement (ou jamais de grandes randonnées). Est-ce que certaines visites ne valent pas le coup? Est-ce que j'oublie quelque chose dans ce circuit? Merci beaucoup pour tous vos commentaires!
Voici l'idée de départ:
Jour 1 Reno – Cratere Lake NP = 6h de route Nuit à Cratere Lake NP
Jour 2 Visite de Cratere Lake NP Crater Lake NP – Portland = 4h30 Nuit à Portland
Jour 3 Visite de Portland Nuit à Portland
Jour 4 Portland - Mt Rainier en passant par le Mont St Helens= 4h30 Visite de Mt St Helens Nuit à Mt Rainier
Jour 5 Visite de Mt Rainier Nuit dans un camping à Mt Rainier
Jour 6 Mt Rainier - Seattle = 2h15 Visite de Seattle Nuit à Seattle
Jour 7 Visite de Seattle Nuit à Seattle
Jour 8 Seattle - North Cascade NP = 3h30 Visite de North Cascades Nuit à North Cascades NP
Jour 9 Visite de North Casacades Nuit à Vancouver
Jour 10 Prendre le ferry pour Victoria Nuit à Victoria
Jour 11 Visite de Victoria Nuit à Victoria
Jour 12 Prendre le ferry pour Olympic NP Visite de Olympic NP Nuit à Olympic NP
Jour 13 Visite de Olympic NP Nuit à Olympic NP
Jour 14 Route 101 Nuit sur la route 101
Jour 15 Route sur la 101 Nuit à Redwood NP
Jour 16 Visite de Redwood NP Nuit à Redwood NP
Jour 17 Redwood NP – Reno = 8h Nuit à Reno
Voilà! Que pensez-vous de ce circuit?
Merci :)
Je suis en train d'organiser un voyage de 17 jours pour l'été 2011 dans le nord ouest des Etats-Unis. J'ai déjà plus ou moins décidé des étapes que nous allons faire mais j'aurais besoin de votre aide pour définir le temps à consacrer pour chaque visite. Nous ferons une boucle en partant de Reno, Nevada. Est-ce que vous pensez que le temps accordé à chaque parc/ville est raisonnable? Est-ce que je devrais accorder plus de temps à certaines visites et moins à d'autres? Nous aimons bien marcher un peu dans les parcs mais nous faisons rarement (ou jamais de grandes randonnées). Est-ce que certaines visites ne valent pas le coup? Est-ce que j'oublie quelque chose dans ce circuit? Merci beaucoup pour tous vos commentaires!
Voici l'idée de départ:
Jour 1 Reno – Cratere Lake NP = 6h de route Nuit à Cratere Lake NP
Jour 2 Visite de Cratere Lake NP Crater Lake NP – Portland = 4h30 Nuit à Portland
Jour 3 Visite de Portland Nuit à Portland
Jour 4 Portland - Mt Rainier en passant par le Mont St Helens= 4h30 Visite de Mt St Helens Nuit à Mt Rainier
Jour 5 Visite de Mt Rainier Nuit dans un camping à Mt Rainier
Jour 6 Mt Rainier - Seattle = 2h15 Visite de Seattle Nuit à Seattle
Jour 7 Visite de Seattle Nuit à Seattle
Jour 8 Seattle - North Cascade NP = 3h30 Visite de North Cascades Nuit à North Cascades NP
Jour 9 Visite de North Casacades Nuit à Vancouver
Jour 10 Prendre le ferry pour Victoria Nuit à Victoria
Jour 11 Visite de Victoria Nuit à Victoria
Jour 12 Prendre le ferry pour Olympic NP Visite de Olympic NP Nuit à Olympic NP
Jour 13 Visite de Olympic NP Nuit à Olympic NP
Jour 14 Route 101 Nuit sur la route 101
Jour 15 Route sur la 101 Nuit à Redwood NP
Jour 16 Visite de Redwood NP Nuit à Redwood NP
Jour 17 Redwood NP – Reno = 8h Nuit à Reno
Voilà! Que pensez-vous de ce circuit?
Merci :)
Week-end à Rome: avis sur programme de visites? English translation pending
Bonjour,
Voilà vendredi prochain mon mari m'invite à passer 4 jours à rome. arrivée à 12h le 10/06 départ le lundi 12/06 à 6h 45 du matin
nous avons donc 2journées completes et le vendredi après midi sur place. (hotel situé proche gare termini arrivé aeroport ciampino)
Je suis perdu, j'organise tous mes voyages ou week end pour ne rien manquer mais je n'aimerai pas trop en voir et ne pas porfiter de ce week end car je me doute qu'en 3 jours on n'aura pas le temps de tout faire tranquillement , ça risque d'être la course,
que me conseillez-vous?
voici mon programme : qu'en pensez-vous? vendredi après-midi : hotel on depose tout et direct on visite : forum, mont palatin , colisée (dois-je reserver avant ??) samedi matin : place de la republique + eglise santa maggiore+ place venizia samedi après midi : place d'espagne, fontaine trévi, place navone, pantheon dimanche : eglise st pierre vatican(musée on le fera pas je pense car fermé le dimanche et on ns a dit que la visite prenait bcp de temps) dimanche après midi : villa borghese visite du musée (idem reservation au préalable je pense ??) + place du peuple si temps il y a place de la bocca de la verita
est-ce un programme trop chargé? je me dis les places ou fontaines on les regarde et basta une photo c'est tout on ne va pas y rester 3 heures lol enfin je ne sais pas
merci pour vos conseils
nous avons donc 2journées completes et le vendredi après midi sur place. (hotel situé proche gare termini arrivé aeroport ciampino)
Je suis perdu, j'organise tous mes voyages ou week end pour ne rien manquer mais je n'aimerai pas trop en voir et ne pas porfiter de ce week end car je me doute qu'en 3 jours on n'aura pas le temps de tout faire tranquillement , ça risque d'être la course,
que me conseillez-vous?
voici mon programme : qu'en pensez-vous? vendredi après-midi : hotel on depose tout et direct on visite : forum, mont palatin , colisée (dois-je reserver avant ??) samedi matin : place de la republique + eglise santa maggiore+ place venizia samedi après midi : place d'espagne, fontaine trévi, place navone, pantheon dimanche : eglise st pierre vatican(musée on le fera pas je pense car fermé le dimanche et on ns a dit que la visite prenait bcp de temps) dimanche après midi : villa borghese visite du musée (idem reservation au préalable je pense ??) + place du peuple si temps il y a place de la bocca de la verita
est-ce un programme trop chargé? je me dis les places ou fontaines on les regarde et basta une photo c'est tout on ne va pas y rester 3 heures lol enfin je ne sais pas
merci pour vos conseils
Où passer plus de temps à Bali: Ubud ou Kuta? English translation pending
Bonjour,
Suis à Java (Jogyakarta) en ce moment, et après avoir bien visité la ville et les temples, je vais aller à Bali où j'aurais 9 nuit au total à passer sur place
J'arrive le 2 par avion et je repars le 11 par avion aussi de Denpasser
Mes questions :
Je ne sais pas comment répartir mes 9 nuits à Bali, je compte passer 4 jours à Ubud et 5 jours à Kuta, mais je ne sais pas si c'est un bon choix, car j'ai peu de m'ennuyer à kuta ! que pensez-vous ?
Y a t -il de quoi remplir 5 jours à visiter Ubud et les alentours ? que y a-il à voir autour de Kuta ?
MErci pour vos réponses
Suis à Java (Jogyakarta) en ce moment, et après avoir bien visité la ville et les temples, je vais aller à Bali où j'aurais 9 nuit au total à passer sur place
J'arrive le 2 par avion et je repars le 11 par avion aussi de Denpasser
Mes questions :
Je ne sais pas comment répartir mes 9 nuits à Bali, je compte passer 4 jours à Ubud et 5 jours à Kuta, mais je ne sais pas si c'est un bon choix, car j'ai peu de m'ennuyer à kuta ! que pensez-vous ?
Y a t -il de quoi remplir 5 jours à visiter Ubud et les alentours ? que y a-il à voir autour de Kuta ?
MErci pour vos réponses
Chine: excursion à Wuzhishan (montagne aux 5 doigts) English translation pending
Bonjour à tous,
je m'apprête à passer 3 jours complets à Sanya d'ici 10 jours (je suis actuellement à Shanghai) et je voulais avoir des renseignements sur Wuzhishan car très peu de guide en parlent... J'aimerais faire une excursion d'une journée entière à Wuzhishan, au départ de Sanya. J'ai vu sur certains forums forum qu'il faut prendre un bus tôt le matin pour Tongzha puis un second en direction de Wuzhi Shan et enfin un tuk-tuk jusqu'au début du sentier. Je voulais avoir votre avis sur la faisabilité de l'excursion en une seule journée et savoir si certains l'avaient déjà faite.
Merci d'avance !!
mateo709
je m'apprête à passer 3 jours complets à Sanya d'ici 10 jours (je suis actuellement à Shanghai) et je voulais avoir des renseignements sur Wuzhishan car très peu de guide en parlent... J'aimerais faire une excursion d'une journée entière à Wuzhishan, au départ de Sanya. J'ai vu sur certains forums forum qu'il faut prendre un bus tôt le matin pour Tongzha puis un second en direction de Wuzhi Shan et enfin un tuk-tuk jusqu'au début du sentier. Je voulais avoir votre avis sur la faisabilité de l'excursion en une seule journée et savoir si certains l'avaient déjà faite.
Merci d'avance !!
mateo709
Voyage d'un mois en Croatie English translation pending
bonjour
Comme je le disais ailleurs nous partons en CROATIE LE7 juin pour 1 mois pas d'amateur apparemment pour faire un bout de chemin, et quelques conseils pour l'itinéraire seraient les biens venus
merci d'avance a bientot
Première fois en Afrique du Nord et au Maroc, en famille English translation pending
Bonjour,
Nous songeons passer une semaine de vacances en Juillet au Maroc en famille avec 3 enfants (4-7-9 ans). Je souhaite profiter de votre expérience et de vos conseils, voici donc quelques petites questions:
- Existe-t'il des hôtels de bonne catégorie (4 et 5*) à la plage? Et où?
- Sinon, est-il préférable d'aller à Marrakesh ou Casablanca? Villes qui semblent regrouper les plus grands hôtels pour familles avec enfants selon mes premières recherches sur le Web..
- Si Marrakesh est-il recommandé d'aller à la plage? Et quelle plage?
- Juillet est-il un bon mois pour découvrir le Maroc?
Merci d'avance pour votre aide,
Salutations,
Jean-Philippe
Nous songeons passer une semaine de vacances en Juillet au Maroc en famille avec 3 enfants (4-7-9 ans). Je souhaite profiter de votre expérience et de vos conseils, voici donc quelques petites questions:
- Existe-t'il des hôtels de bonne catégorie (4 et 5*) à la plage? Et où?
- Sinon, est-il préférable d'aller à Marrakesh ou Casablanca? Villes qui semblent regrouper les plus grands hôtels pour familles avec enfants selon mes premières recherches sur le Web..
- Si Marrakesh est-il recommandé d'aller à la plage? Et quelle plage?
- Juillet est-il un bon mois pour découvrir le Maroc?
Merci d'avance pour votre aide,
Salutations,
Jean-Philippe
Avis sur planning à Bali en juin? English translation pending
Bonjour,
Voici notre planning, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez:
11/06-15/06: Singapour 15/06: arrivée sur Bali avec Airasia à 19.15. Transfert jusqu'à l'hôtel Le JardinVilla à Seminyak 16/06: Jimbaran. Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 17/06: Uluwatu&Balangan.Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 18/06: Tanah Lot.Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 19/06: Repos sur Seminyak.Nuit à l'hôtel Le JardinVilla 20/06: Route pour Tampaksiting, source de Tirta Empul, Gunung Kawi. Nuit au Sania's house Ubud 21/06: Besakih. Mont Agung. Nuit au Sania's house Ubud 22/06: Départ pour Nusa Lembogan. Plongée. Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 23/06: Plongée. Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 24/06: PLongée.Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 25/06: Départ de Nusa Lembogan direction la presqu'île du Bukit. Repos. Nuit à La Joya. 26/06: Départ de Bali direction la France....
Je précise que nous passons beaucoup de nuits sur Seminyak car c'est un cadeau qu'on nous a fait.
A vos commentaires!!!!
Voici notre planning, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez:
11/06-15/06: Singapour 15/06: arrivée sur Bali avec Airasia à 19.15. Transfert jusqu'à l'hôtel Le JardinVilla à Seminyak 16/06: Jimbaran. Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 17/06: Uluwatu&Balangan.Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 18/06: Tanah Lot.Nuit à Seminyak hôtel Le JardinVilla 19/06: Repos sur Seminyak.Nuit à l'hôtel Le JardinVilla 20/06: Route pour Tampaksiting, source de Tirta Empul, Gunung Kawi. Nuit au Sania's house Ubud 21/06: Besakih. Mont Agung. Nuit au Sania's house Ubud 22/06: Départ pour Nusa Lembogan. Plongée. Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 23/06: Plongée. Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 24/06: PLongée.Nuit au Pondok Baruna Guesthouse 25/06: Départ de Nusa Lembogan direction la presqu'île du Bukit. Repos. Nuit à La Joya. 26/06: Départ de Bali direction la France....
Je précise que nous passons beaucoup de nuits sur Seminyak car c'est un cadeau qu'on nous a fait.
A vos commentaires!!!!
Itinéraire dans l'est-ouest des Etats-Unis en passant par le Nord puis par le Sud etc? English translation pending
Bonjour à tous (:
L'année prochaine, je pensais partir 3 mois aux Etats-Unis à partir, je pense, d'Avril. J'ai donc le temps d'envisager plusieurs possibilités de trajet. J'ai pas encore calculer le temps que cela me prendra car tout est brouillon pour le moment. Je mets donc les villes dans l'ordre (peut-être inverse) par lesquelles je pensais les visiter.
1) Atlanta 2) Savannah et ensuite longer la côte Est jusqu'à Boston 3) Albany 4) Buffalo 5) Cleveland 6) Cincinnatti 7) Chicago 8) Minneapolis 9) Rapid City (pour voir ce fameux Mont Rushmore) 10) Denver 11) Santa Fe 12) Albuquerque (j'aurai aimé voir le Texas mais ça me ferait faire un gros détour) 13) Phoenix 14) Le Grand Canyon 15) Las Vegas 16) Los Angeles
17) Honolulu pour le temps qu'il me reste..
L'idéal serait de faire ce trajet en sens inverse.. Commencer à Honolulu, m'inscrire dans une école pour perfectionner mon anglais médiocre et ensuite faire ce long trajet en voiture.. Pour tout ça, je dois voir ce que je dois supprimer/modifier et ensuite calculer le temps que ça me prendrait environ.. Je sais que pour le moment c'est sûrement du grand n'importe quoi mais c'est un brouillon 😛 (Oui oui je me répète)
Petite précision : Je vais cet été dans les villes de San Francisco, San Diego, Los Angeles, Las Vegas, New York et Chicago, donc je pense pas trop m'attarder sur le villes que j'aurais déjà pu visiter
Merci beaucoup à ceux qui pourront m'aider à améliorer tout ça
L'année prochaine, je pensais partir 3 mois aux Etats-Unis à partir, je pense, d'Avril. J'ai donc le temps d'envisager plusieurs possibilités de trajet. J'ai pas encore calculer le temps que cela me prendra car tout est brouillon pour le moment. Je mets donc les villes dans l'ordre (peut-être inverse) par lesquelles je pensais les visiter.
1) Atlanta 2) Savannah et ensuite longer la côte Est jusqu'à Boston 3) Albany 4) Buffalo 5) Cleveland 6) Cincinnatti 7) Chicago 8) Minneapolis 9) Rapid City (pour voir ce fameux Mont Rushmore) 10) Denver 11) Santa Fe 12) Albuquerque (j'aurai aimé voir le Texas mais ça me ferait faire un gros détour) 13) Phoenix 14) Le Grand Canyon 15) Las Vegas 16) Los Angeles
17) Honolulu pour le temps qu'il me reste..
L'idéal serait de faire ce trajet en sens inverse.. Commencer à Honolulu, m'inscrire dans une école pour perfectionner mon anglais médiocre et ensuite faire ce long trajet en voiture.. Pour tout ça, je dois voir ce que je dois supprimer/modifier et ensuite calculer le temps que ça me prendrait environ.. Je sais que pour le moment c'est sûrement du grand n'importe quoi mais c'est un brouillon 😛 (Oui oui je me répète)
Petite précision : Je vais cet été dans les villes de San Francisco, San Diego, Los Angeles, Las Vegas, New York et Chicago, donc je pense pas trop m'attarder sur le villes que j'aurais déjà pu visiter
Merci beaucoup à ceux qui pourront m'aider à améliorer tout ça
Que faire à Bamako et alentours? English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple d'étudiants en stage à Bamako pour un peu plus de 3 mois, nous sommes arrivés il y quelques semaines, et nous sommes à la recherche :
- d'endroits à découvrir/visiter pendant la semaine à Bamako.
- le we, nous aimerions voyager aux alentours de Bamako
Avez vous des idées, conseils, etc ?
Merci de votre aide ;-)
Avez vous des idées, conseils, etc ?
Merci de votre aide ;-)
Randonnées à découvrir dans le sud de l'Auvergne English translation pending
J'habite une superbe région dans le sud de l'Auvergne. (Pradelles) Voilà de superbes randonnées à découvrir. Le GR 700 La Régordane, ancien chemin muletiers, Le GR70 de R.L.Stevenson Mais aussi les 220 km des Gorges de L'Allier. Endroit féérique dans un nouveau monde. Pour les amoureux de la marche sachez que l'association du tourisme de Cayres et de Pradelles organisent le 14/15/16 mai le circuit du Mont GERBIER au MEZENC
Le Mercredi 25 Mai le circuit La Chapelle GRAILLOUSE. Le 29 Mai Une randonnée des plus beaux villages de France . Le 8 juin randonnée en forêt de MEYGAL. Le 15 juin LE CHEMIN du GRAY sur le plateau du Devez Le 22 Le 22 juin Un beau circuit entre AUVERGNE et VELAY et le 29 juin Un circuit de montagne LE ROC de FENESTRE il atteint 1494 m.
A savoir que Pradelles se situe à 6 km de la lozère et 3 km de l'Ardèche. Cela serait dommage de ne pas découvrir cette magnifique région . En la découvrant j'en ai posé mes valises pour ne plus en repartir, c'est pour vous dire qu'en France on a vraiment de très très jolis coins à découvrir
Bon week end à vous
A savoir que Pradelles se situe à 6 km de la lozère et 3 km de l'Ardèche. Cela serait dommage de ne pas découvrir cette magnifique région . En la découvrant j'en ai posé mes valises pour ne plus en repartir, c'est pour vous dire qu'en France on a vraiment de très très jolis coins à découvrir
Bon week end à vous
Voyager en Grèce à la fin de l'été: quelle période? English translation pending
bonjour à tous
Nous sommes 2 retraités et voulons partir en camping car (rapido de 7m) en Grèce à la fin de l'été.
Mon compagnon veut partir autour du 20 aout pour 5 à 6 semaines : il veut être sûr de pouvoir se baigner aux étapes.
Personnellement je crains la chaleur et je pense qu'il serait suffisant de partir début septembre pour rentrer à la mi-octobre.
En ce qui concerne le ferry, nous ferions la traversée Ancone-Igoumenitza en open desk avec camping à bord : j'ai l'impression que peu de compagnies proposent cette option.
Nous voulons faire le péloponèse et remonter jusqu'à la frontière au nord-est en passant par Vikos et le mont Olympe entre autre.
Merci de me faire part de vos suggestions et expériences
Claudie de Haute Savoie
Sept jours: que privilégier sur la côte nord-ouest de la France? English translation pending
Bonjour,
Je cherche une destination dépaysante, en bord de mer (entre Etretat et La Rochelle, il y a le choix😉), avec peu de touristes, peu de marche et accessible autant que possible en voiture (je pars avec ma mère qui a une mobilité réduite, elle marche mais avec difficultés😕).
J'ai consulté le forum et quelques sites (Office de tourisme, sites de voyages etc), et je ne parviens pas à me décider🤪, ni à trouver de réponses à mes caractéristiques particulières. Visites culturelles et panoramas privilégiés, pas d'activités sportifs évidemment, ni de randonnées. Juste un lieu où changer d'air, pas de pression😎😛.
Circuits possibles, mais besoin de conseils pour privilégier une zone géographique précise et des lieux à visiter. J'ai tendance à vouloir faire beaucoup de choses en peu de jours ce qui est une folie 😊 Cette grande région de France sera une découverte pour toutes les 2😉.
J'ai bien évidemment pensé à tous les classiques : Etretat, Caen, Saint Malo, le Mont Saint Michel, La Rochelle, Iles de Ré et d'Oléron. Mais un tel circuit est très touristique, avec des villes très éloignées, donc intenable🏴☠️. On va me parler des plages du Débarquement, c'est certainement très intéressant, mais étant meusienne, pour la guerre, on a déjà Verdun, 14-18... 🤪On en a un peu par dessus la tête, et le but de ces 7 jours est vraiment de changer les idées 😉
Merci de votre aide 🙂
Je cherche une destination dépaysante, en bord de mer (entre Etretat et La Rochelle, il y a le choix😉), avec peu de touristes, peu de marche et accessible autant que possible en voiture (je pars avec ma mère qui a une mobilité réduite, elle marche mais avec difficultés😕).
J'ai consulté le forum et quelques sites (Office de tourisme, sites de voyages etc), et je ne parviens pas à me décider🤪, ni à trouver de réponses à mes caractéristiques particulières. Visites culturelles et panoramas privilégiés, pas d'activités sportifs évidemment, ni de randonnées. Juste un lieu où changer d'air, pas de pression😎😛.
Circuits possibles, mais besoin de conseils pour privilégier une zone géographique précise et des lieux à visiter. J'ai tendance à vouloir faire beaucoup de choses en peu de jours ce qui est une folie 😊 Cette grande région de France sera une découverte pour toutes les 2😉.
J'ai bien évidemment pensé à tous les classiques : Etretat, Caen, Saint Malo, le Mont Saint Michel, La Rochelle, Iles de Ré et d'Oléron. Mais un tel circuit est très touristique, avec des villes très éloignées, donc intenable🏴☠️. On va me parler des plages du Débarquement, c'est certainement très intéressant, mais étant meusienne, pour la guerre, on a déjà Verdun, 14-18... 🤪On en a un peu par dessus la tête, et le but de ces 7 jours est vraiment de changer les idées 😉
Merci de votre aide 🙂
Trois jours à Amman: quoi voir aux environs? (Jordanie) English translation pending
bonjour,
je vais passer 3 jours à Amman, j'aimerai savoir quoi y voir aux environs (excursion 1j, villes ou sites proches). sans aller à Petra
et quel hôtel pas cher vous recommandez à Amman merci
et quel hôtel pas cher vous recommandez à Amman merci
Itinéraire de quinze jours en Grèce: vos avis? (départ mardi, 17 mai) English translation pending
Voici mon itineraire pour 15 jours avec bb 18 mois et mon mari
Mardi 17 mai : arrivée 16h, Athénes, récup véhucile loc, direction athenes, nuit dans hotel quartier PLAKA
Mercredi 18 : tout va etre fait à pieds : Visite acropole, agora, céramique, olympéion, parlement. Couché soleil colline Lycabotte
Jeudi 19 : matin visite Plaka stadium. aprés midi route pour Volos. nuit
Vendredi 20: Visite Volos, Trikeri....
Samedi 21 : Route pour Litohoro, Mont olympe
Dim 22 : Ascension du mont olympe ( par mon mari), nuit Lithoro
Lundi 23 : Route pour les Météores: visite
Mardi 24: Métérores
Merc 25 : Route pour Delphes, nuit Galaxidi
Jeudi 26 : Visite Delphes
Vendredi 27 : jusqu' à Lundi 30 :péloponése ...corinthe, Monemvsia, Gialova....mais par ou passer? que voir d autre?
Lundi 30 : Couché soleil à cap samio, nuit alentours saronida
Mardi 31 : Décollage à 12h
Merci de vos remarques et conseils !!
Mardi 17 mai : arrivée 16h, Athénes, récup véhucile loc, direction athenes, nuit dans hotel quartier PLAKA
Mercredi 18 : tout va etre fait à pieds : Visite acropole, agora, céramique, olympéion, parlement. Couché soleil colline Lycabotte
Jeudi 19 : matin visite Plaka stadium. aprés midi route pour Volos. nuit
Vendredi 20: Visite Volos, Trikeri....
Samedi 21 : Route pour Litohoro, Mont olympe
Dim 22 : Ascension du mont olympe ( par mon mari), nuit Lithoro
Lundi 23 : Route pour les Météores: visite
Mardi 24: Métérores
Merc 25 : Route pour Delphes, nuit Galaxidi
Jeudi 26 : Visite Delphes
Vendredi 27 : jusqu' à Lundi 30 :péloponése ...corinthe, Monemvsia, Gialova....mais par ou passer? que voir d autre?
Lundi 30 : Couché soleil à cap samio, nuit alentours saronida
Mardi 31 : Décollage à 12h
Merci de vos remarques et conseils !!
Une voiture 4x4 est-elle utile pour visiter la Nouvelle-Zélande en hiver? English translation pending
Qu'en pensez-vous ? Car on me propose une 4x4 au même prix de location qu'une berline. Bien sûr elle va consommer un peu plus, c'est ce qui me retient mais si cela peut être utile car on y sera au début de l'hiver, en juin, pourquoi pas ?
Merci pour vos conseils.
Indonésie: belles plages, sites à voir et budget à Lombok, Bali et Java? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars au mois de juillet en indonésie pour trois semaines, je voudrais visiter les iles de Bali Java et lombok. J'aimerai avoir un peu d'aide pour savoir que faire la-bas , les belles plages, les sites à voir, si la vie est cher la bas, quelques bons plans...
Je vous remercie d'avance de votre aide :)
Je pars au mois de juillet en indonésie pour trois semaines, je voudrais visiter les iles de Bali Java et lombok. J'aimerai avoir un peu d'aide pour savoir que faire la-bas , les belles plages, les sites à voir, si la vie est cher la bas, quelques bons plans...
Je vous remercie d'avance de votre aide :)
Voyage de sept jours sur la côte est des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 2 pour un 1er voyage aux Etats Unis. Nous allons rester 3 jours sur Nyc du 12 au 15 juin et le 16 au matin nous partons faire un petit trip jusqu'au 23 juin (retour Nyc)
J'ai pas mal de questions mais surtout une !
- Sur 7 jours auront nous le temps de faire : Nyc > Boston > Vermont > Syracuse > Niagara Falls > Buffalo > Erie > Traverser la Pennsylvanie en direction de Harrisburg (en passant notamment par Allegheny Forest) > Philadelphie et enfin retour Nyc.
Comme nous voudrions finir par 3 jours encore sur Nyc, j'aurais aimé savoir si nous aurions le temps de faire ce trajet, en prenant en considération que nous voudrions aussi.. prendre un peu le temps !
Aussi si vous avez vu des choses en Pennsylvanie de manière général qui vous ont plus (particulièrement sites naturelles, petites villes, Appalaches, Motel etc...)
Pareil pour le Vermont, si certain d'entre vous y sont déjà allés je serais intéressé d'avoir leur avis !
Merci à vous tous par avance Seb
Nous partons à 2 pour un 1er voyage aux Etats Unis. Nous allons rester 3 jours sur Nyc du 12 au 15 juin et le 16 au matin nous partons faire un petit trip jusqu'au 23 juin (retour Nyc)
J'ai pas mal de questions mais surtout une !
- Sur 7 jours auront nous le temps de faire : Nyc > Boston > Vermont > Syracuse > Niagara Falls > Buffalo > Erie > Traverser la Pennsylvanie en direction de Harrisburg (en passant notamment par Allegheny Forest) > Philadelphie et enfin retour Nyc.
Comme nous voudrions finir par 3 jours encore sur Nyc, j'aurais aimé savoir si nous aurions le temps de faire ce trajet, en prenant en considération que nous voudrions aussi.. prendre un peu le temps !
Aussi si vous avez vu des choses en Pennsylvanie de manière général qui vous ont plus (particulièrement sites naturelles, petites villes, Appalaches, Motel etc...)
Pareil pour le Vermont, si certain d'entre vous y sont déjà allés je serais intéressé d'avoir leur avis !
Merci à vous tous par avance Seb
Voyage en sac à dos Malaisie - Thaïlande ou Indonésie English translation pending
Bonjour voyageuses et voyageurs,
Voila mon amie et moi préparons nos vacances et nous hésitons entre deux voir trois options. Nous avons 28 jours de congés entre grosso modo le 20 juillet et le 17/18 août prochain. L'idée serait de mixer la Malaisie et la Thaïlande ou de faire l'Indonésie. On voyagera en sac à dos, un peu à l'aventure et souhaiterions voir pas mal de nature et de culture. Aussi, que nous conseilleriez vous pour 12 jours en Malaise + 16 jours en Thaïlande ou 28 jours en Indonésie? Pour la Malaisie, on serait pas mal tenté par l'ascension du Mont Kinabalu, le Gunu Mulu National Park, voir des orangs - outangs et pourquoi pas une rencontre avec les Iban. Pour la Thaïlande, on aimerait éviter les zones ultra - touristiques et on a déjà pas mal d'idée. Et pourquoi pas un petit passage rapide par Brunei! Pour l'Indonésie, cela reste un peu le flou, bien que Sumatra semble pas mal, Java aussi avec le Borobudur temple, le Kawah Ijen ou encore Sulawesi. Bref, c'est encore un peu le flou et on aimerait avoir quelques idées ou retour d'expérience, histoire de se fixer et de prendre les billets pour disons d'ici 3 semaines. En attendant vos réponses.
Bon voyage à tous!
Mikeuma
Voila mon amie et moi préparons nos vacances et nous hésitons entre deux voir trois options. Nous avons 28 jours de congés entre grosso modo le 20 juillet et le 17/18 août prochain. L'idée serait de mixer la Malaisie et la Thaïlande ou de faire l'Indonésie. On voyagera en sac à dos, un peu à l'aventure et souhaiterions voir pas mal de nature et de culture. Aussi, que nous conseilleriez vous pour 12 jours en Malaise + 16 jours en Thaïlande ou 28 jours en Indonésie? Pour la Malaisie, on serait pas mal tenté par l'ascension du Mont Kinabalu, le Gunu Mulu National Park, voir des orangs - outangs et pourquoi pas une rencontre avec les Iban. Pour la Thaïlande, on aimerait éviter les zones ultra - touristiques et on a déjà pas mal d'idée. Et pourquoi pas un petit passage rapide par Brunei! Pour l'Indonésie, cela reste un peu le flou, bien que Sumatra semble pas mal, Java aussi avec le Borobudur temple, le Kawah Ijen ou encore Sulawesi. Bref, c'est encore un peu le flou et on aimerait avoir quelques idées ou retour d'expérience, histoire de se fixer et de prendre les billets pour disons d'ici 3 semaines. En attendant vos réponses.
Bon voyage à tous!
Mikeuma
Circuit Laos-Cambodge en quatorze jours English translation pending
bonjour
j'aimerai que vous me donniez votre point de vue sur un circuit laos cambodge pour le mois d'aout,
nous avons seulement 14 jours sur place, j'ai déjà acheté mes billets d'avion : nous arriverons à luang prabang et décollerons de phnom penh
je souhaite voyager avec une agence locale,
j'ai contacté aurora, ghia linh travel et hanoyvoyages que j'ai retenu à ce jour
dans un premier temps ces agences vous semblent elles sérieuses ?
je souhaiterai connaitre le prix moyen d'un repas au laos et cambodge ?
quels sont les temples à faire impérativement au cambodge ?
voici mon circuit merci de me donner votre point de vue : luang praban : wat visoun wat aham, wat mai, mont phousi, marché de nuit
luang praban :wat sene, wat xiengthong, grottes de pak ou, village de ban xanghai,
luang praban : rituel des bonzes, marché phosi, villages hmong, laoloum , village des khamu, cascades de khouangsi, village ban xangkhong
luang praban : musée nationnal puis vol pour vientiane vientiane : wat sisaket, wat prakeo, putaxay le stupa
pakse : wat phou, don khone, les dauphins irrawaddy, temples kmer oup mong , don khone
iles khong : cascades de liphi, khone phapeng, promenade dos éléphant site phou asa
paksé : boloven , cascades de tadlo , villages alak et kge et katu
siem reap: préah ang chek preah ang chom
siem reap angkor thom, bayon, angkor wat, ta prhom,
siem reap :banteay srei, bantey samre village preah dark , tuk tuk dans la ville , pagode locale , cérémonie bénédiction moines
battabang : transfert bateau , lac tonlé sap, village flottant choueng knease, train de bambou
battabang : vestige de wat ek phnom, pagode phom sameau, village ksach puay, fruits tropicaux et vins, temple de phnom banan
phnom penh : palais royal, pagode d'argent, musée du génocide
phnom penh : libre avant départ
voici notre itinéraire proposé , merci de me donner vos impressions le prix demandé pour ce circuit est de 1755 usd comprenant 3 vols (luang prabang, vientiane, pakse, siem reap) nuitées en catégories 2 étoiles, et tous les repas midi et soir, les entrées dans les sites, voiture avec chauffeur et guide francophone, tuk tuk, ballade de 2 heures éléphants, bateaux merci de me donner vos impressions bonne journée
voici mon circuit merci de me donner votre point de vue : luang praban : wat visoun wat aham, wat mai, mont phousi, marché de nuit
luang praban :wat sene, wat xiengthong, grottes de pak ou, village de ban xanghai,
luang praban : rituel des bonzes, marché phosi, villages hmong, laoloum , village des khamu, cascades de khouangsi, village ban xangkhong
luang praban : musée nationnal puis vol pour vientiane vientiane : wat sisaket, wat prakeo, putaxay le stupa
pakse : wat phou, don khone, les dauphins irrawaddy, temples kmer oup mong , don khone
iles khong : cascades de liphi, khone phapeng, promenade dos éléphant site phou asa
paksé : boloven , cascades de tadlo , villages alak et kge et katu
siem reap: préah ang chek preah ang chom
siem reap angkor thom, bayon, angkor wat, ta prhom,
siem reap :banteay srei, bantey samre village preah dark , tuk tuk dans la ville , pagode locale , cérémonie bénédiction moines
battabang : transfert bateau , lac tonlé sap, village flottant choueng knease, train de bambou
battabang : vestige de wat ek phnom, pagode phom sameau, village ksach puay, fruits tropicaux et vins, temple de phnom banan
phnom penh : palais royal, pagode d'argent, musée du génocide
phnom penh : libre avant départ
voici notre itinéraire proposé , merci de me donner vos impressions le prix demandé pour ce circuit est de 1755 usd comprenant 3 vols (luang prabang, vientiane, pakse, siem reap) nuitées en catégories 2 étoiles, et tous les repas midi et soir, les entrées dans les sites, voiture avec chauffeur et guide francophone, tuk tuk, ballade de 2 heures éléphants, bateaux merci de me donner vos impressions bonne journée
Activités à Bornéo? (Malaisie) English translation pending
Bonjour!
nous prevoyons de partir en Malaisie du 25 Juillet au 15 aout! On se posait quelques questions:
- Est il possible aussi de faire la fete la bas? a part Kuala Lumpur, plutot du coté est, avec les belles plages...
- Est ce un gros probleme de partir en période de Ramadan?
- est il judicieux de partir en fin de séjour sur Bornéo? qu'y a t il a faire: randos, franiente?
Merci pour vos réponses!
- Est il possible aussi de faire la fete la bas? a part Kuala Lumpur, plutot du coté est, avec les belles plages...
- Est ce un gros probleme de partir en période de Ramadan?
- est il judicieux de partir en fin de séjour sur Bornéo? qu'y a t il a faire: randos, franiente?
Merci pour vos réponses!
Budget pour deux semaines au Canada? English translation pending
Bonjour les forumeurs,
JE voudrais juste savoir combien faut-il en terme de budget pour deux semaines au canada sachant que je serai logé chez ma famille, donc pas de problèmes pour l'hébergement.
MErci pour vos réponses.
JE voudrais juste savoir combien faut-il en terme de budget pour deux semaines au canada sachant que je serai logé chez ma famille, donc pas de problèmes pour l'hébergement.
MErci pour vos réponses.