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La Thaïlande n'est plus le pays du sourire English translation pending
by Grandcosto · 2009-03-20 · 222 replies
Quel fut ma déception en retournant en thailand apres 15 ans d'absence. Le sourire amicale et cordial s'était transformé en sourire commercial. Sans perspective de transaction profitable, les thais m'ont fait la gueule, et je ne me suis pas senti le bienvenu. J'ai pourtant tout tenté pour me faire voir sous mon meilleur profil. Comme préconisé, je suis resté calme, amical, respectueux, souriant, patient, sympatique, mais en retour, je me suis senti abusé et dénigré par une population qui visiblement en a mare des hordes de touristes. J'ai eu l'impression de les déranger. Laisse toi arnaquer, ferme ta gueule et casse toi. Il est vrai que j'ai fait un parcours très touristique. Bankok, Chiang May, Pucket, Ko Samui et Phangan. Je n'avais ni le temps ni l'envie de sortir des sentiers battus, mais juste de faire 25 jours de vacances relaxantes. Ô Big Big sentiment de déception. Cette thailand a sacrifié son âme sur l'hotel du dieu dollar. Tot ou tard, ils en payeront les conscéquences.
Madagascar au jour le jour et sa situation English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-03-20 · 532 replies
Bonjour!!!!!

Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!

A+😉
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Faire une "transbornéo" de deux/trois semaines du côté de Kalimantan English translation pending
by Niko1 · 2009-03-19 · 8 replies
Bonjour!!! je cherche des infos pour faire une "transbornéo" côté kalimantan (en gros remonter la "sungai kuapas" puis passer les "muller range" et redescendre par "sungai mahakam" quelqu'un à déjà tenté?? à savoir la durée (2 à 3 semaines assez??) le prix indicatif, comment trouver un bon guide? et l'équipement particulier nécessaire??

je précise que j'ai quelques bases en indonésiens, et déjà quelques trecks en forêt tropical malaisie et thailande, mais sur plus courte durée et terrain moins difficiles... merci pour vos infos
Et un président au suivant Madagascar (17 mars 2009) English translation pending
by Qsf · 2009-03-17 · 42 replies
l'avenir de madagascar apres cette demission espoir pour le peuple malgache ou encore un avide de pouvoir ou enricissement perso
Billet d'avion avec une erreur dans le prénom! English translation pending
by Larnax · 2009-03-14 · 25 replies
Bonjour, J'ai besoin de votre aide!!! J'ai réservé 3 billets d'avion par le biais de GO VOYAGE pour la Nouvelle-Zélande avec Cathay Pacific en décembre 2009 !!!. J'ai fait une erreur de frappe en rentrant le prénom de mon fils. J'ai mis Kiliian au lieu de Killian. Le problème est que je ne m'en suis aperçue qu'une fois les billets électroniques émis et envoyés par mail. J'ai bien sûr essayé de rectifier le tir auprès de GO VOYAGE qui ne veut rien savoir et me demande de racheter un billet à 700 € et que l'autre est perdu !!! Ils me répondent bien entendu qu'une dizaine de jours après que je me sois aperçue de mon erreur et me confirme que mon fils ne pourra voyager avec Cathay Pacific que si son nom et prénom sont identiques sur billet et passeport. Que dois-je faire. Dois-je essayer de contacter directement la compagnie Cathay Pacific à Paris par téléphone, dois-je leur envoyé un courrier recommandé avec accusé de réception où je dois laisser courrir et faire comme si je n'avais rien remarquer et prendre le risque de ne pas pouvoir embarquer et perdre tout. J'ai lu sur certain forum que c'était une erreur de typographique mineure, sur d'autre forum que ce n'était pas grave si la consonnance ne changeait pas et encore qu'on avait droit à 2 lettres d'erreur et que GO VOYAGE en profitait au passage pour faire un peu de fric. Quand est-il en réalité, que faire ? Est-ce arrivé à l'un d'entre vous ? Merci de tous vos témoignages
Donne renseignements sur le Mali English translation pending
by Annebleue · 2009-03-14 · 144 replies
Bonjour à tous Je reviens du MALI. J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus. Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds.... Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.

TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
Madagascar (14 mars 2009) English translation pending
by Rasoa · 2009-03-14 · 584 replies
Mada, c'est cuit, je rentre !..... Le danger guette, les Ratsiraka's sont de retour !

Adieu Mada et son avenir, retour à la merde !...
Passer quatre jours à Lisbonne ou à Prague avec ma femme? English translation pending
by Nicobox · 2009-03-12 · 37 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions partir avec ma femme 4 jours en WE dans une belle ville d'Europe. Nous avons shortlistés deux villes qui, au vu des photos que l'on a visionnées sur le net, semblent plutot jolies.

On hésite donc entre Prague et Lisbonne !

Que nous conseillez vous ? le choix est difficile à mon avis !

Au niveau climat, Prague c'est comment en Mai ?

4 jours suffisent pour visiter ces villes ?

Merci de votre aide, A+ Nico
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (3ième partie) English translation pending
by Boumtchak · 2009-03-11 · 35 replies
Début du voyage: 1ère partie http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie http://voyageforum.com/...eme_partie_D2398576/ 3ere partie Page-Los Angeles



J48 Samedi 6 septembre

Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant. Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann… Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau ! La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…

J49 Dimanche 7 septembre

Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !



Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.



Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.





Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.

Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.

Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.

J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.







Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.



Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.

Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.

J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.

Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.

J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.

Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée. Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.



La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».

Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.

La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis. J53 Jeudi 11 septembre Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.

La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.

J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.





Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.

Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !

J55 Samedi 13 septembre



Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).

Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.



J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.

Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.

Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.



Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.

J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.

Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.

Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.



Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.

Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.

Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …



Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.

J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid. Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.

Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…



J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.



La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.

J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.





Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.



J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…

Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.

J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.





Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.





Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.

J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.







Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.





Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.

J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.

Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.

Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.



J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.



Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.





J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.





Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.



Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.

Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.









Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.

J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.

La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…

Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…

J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.



Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.

Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût. Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.

J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.

J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…

J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.

J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.

J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.

Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.

Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.

J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.

Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.

Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.





Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.

Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…





C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.

J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.







Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.

Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai… CONCLUSIONS Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch. Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie. Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.

Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...

Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.

Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?

Retour de l'hôtel Grand Palladium Punta Cana English translation pending
by Lillyd10 · 2009-03-10 · 31 replies
Je reviens du grand palladium Punta Cana, je peux vous donner des infos sur tout le Resort. Excellent séjour dans l' ensemble, sinon.
Camp Elephant & Friends à Kanchanaburi English translation pending
by Karxav · 2009-03-09 · 27 replies
Bonjour Nous partons en Thailande dans quelques semaines et nous pensons peut-être aller du coté de Kanchanaburi. Notre guide conseille d'aller chez Elephant & Friends pour passer du temps avec des éléphants et se baigner avec eux mais en me promenant sur internet j'ai l'impression que ce camp est aujourd'hui fermé. Est-ce que quelqu'un sait si ce camp est toujours en activité? Sinon j'ai vu un camp qui s'appelle "river kwai elephant village" qui a l'air bien mais j'ai l'impression que ça vient d'ouvrir et il n'y a pas trop d'avis. Est-ce que quelqu'un connait ou y est déjà allé? Merci de vos infos Karine
Films incontournables pour un voyage aux États-Unis? English translation pending
by Fabym · 2009-03-07 · 30 replies
Passionnée de cinéma et des USA, j'organise une voyage dans l'Ouest pour des amis et je voudrais leur donner une liste de films à voir. En effet, je suis convaincue que pour vraiment apprécier le voyage, il faut avoir des références cinématographiques qui nous permettent de nous exclamer tout le long du parcours : "oh on a l'impression d'être dans tel film ou telle série !!" Quels sont selon vous les incontournables à avoir vus avant de découvrir les States. Il y a quelques jours, Vas y vite nous a parlé de Bullit. Moi je citerais : Forrest gump, l'évadé d'Alcatraz, Manhattan, Collision et 24 grammes ( pour LA), Ocean Eleven (pour Las Vegas)....
Évolution de la situation à Madagascar (début mars 2009) English translation pending
by Blastedpingi · 2009-03-07 · 36 replies
Salut!

Je poste un nouveau sujet pour indiquer qu'il me semble que la situation évolue notamment à Tana et pas ds le bon sens. Je suis actuellement à Tamatave où il n'y a aucun problème mais il semble qu'à Tana certains se lâchent et les forces de l'ordre y compris. Signalons que les morts l'ont été par "balles perdues" (un vendeur de cacahuètes, une étudiante, ...) et que la police arrive quand même à "perdre des kalashnikovs dans la confusion" (dixit Les Nouvelles). Bref les actes politiques me semblent plus laisser la place à un grand n'importe quoi, pillages, braquages d'automobilistes, ... A Ambositra il n'y avait pas de taxi be en partance hier à cause d'un barrage et d'affrontements avec la police (au moins un mort). Je dois me rendre à Tana demain, mais je dois avouer que ce n'est pas dans la joie ni la bonne humeur...

Ps: épargnez-nous les polémiques habituelles svp, ce ne sont que des impressions personnelles...

@+!
Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie English translation pending
by Nuggets · 2009-03-06 · 44 replies
Mes voyages en Australie 2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms 2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms 2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms 2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms 2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms

Panneau Nullarbor

En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain. Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?

Sur la route de la ruée







De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie

D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre). Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage









Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue . Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse . Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route defile et le temps passe. Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.

A+
Mouvements de revendications à la Réunion English translation pending
by Cottetcottet · 2009-03-05 · 55 replies
à nos amis réunionnais : je dois partir à la réunion le 2 avril. pensez vous que les mouvements qui se mettent en place vont aller aussi loin que ceux de guadeloupe, avec blocage des routes, des stations services etc...? en métropole, nous n'avons pas d'informations sur l'état d'esprit dans l'ile.
Nouvelles de la crise à Madagascar: 5 mars 2009 (suite discussion fermée) English translation pending
by Jipi · 2009-03-05 · 815 replies
salut il faut ouvrir un nouveau post demande de la moderation a plus
Quelle réaction doit-on avoir par rapport aux mendiants? English translation pending
by Fog4000 · 2009-03-05 · 70 replies
Bonjour,

Je suis au Pérou depuis plus d’un mois maintenant, à Trujillo plus exactement. J’ai pour but d’en visiter une bonne partie avant le mois de Mai. Mon entrée dans ce pays s’est fait à Santa Rosa (à côté de la frontière Brésilienne et Colombienne), j’ai ensuite voyagé jusqu’à Iquitos, Yurimaguas, Tarapoto, Lamas, Moyobamba, Rioja, Chachapoyas, Cajamarca et enfin Trujillos.

Je ne suis pas un grand voyageur et je reste toujours choqué à la vue de la vie que mènent une grande majorité des gens de ce pays, en fait c’est surtout la différence du niveau de vie présente au sein de la population Péruvienne qui me touche le plus. Quoi qu’il en soit, je souhaiterai avoir votre avis concernant l’attitude à avoir en tant que « gringo » (terme qui, à mes yeux, sert à désigner une personne venant de loin et qui n’est pas du tout péjoratif) :

Comme dans de nombreux pays de l’Amérique du sud, la population Péruvienne est en majorité pauvre, de nombreuses familles n’ont pas de quoi se nourrir et vive dans des maisons très « simples ». Dans ce pays, l’arrivée d’un gringo (bien blanc et avec un bon gros sac à dos qui souvent représente au moins un mois de salaire péruvien, pour ceux qui ont la chance d’avoir un travail) symbolise la richesse : une belle maison, belle voiture, une famille heureuse sans connaissance de la misère, aucun problème pour manger, aucun problème pour trouver un travail, une aide du gouvernement omniprésente… Ce n’est pas totalement faux, la France est un pays « riche » qui prend soin de ses habitants, l’euro est l’une des monnaies la plus forte ce qui nous permets de pouvoir vivre confortablement dans la plupart des pays… Alors que doit-on faire quand une vieille femme nous mendie de l’argent dans la rue ? Quand une mère de famille, avec son bébé dans les bras, nous supplie de lui donner de l’argent ? Quand un petit enfant, en nous voyant arriver au loin, se met à courir vers nous pour nous demander de l’argent, du pain ? Ou quand un homme, que l’on croise lors d’une balade sur l’un des chemins emprunté par les paysans pour se rendre à leurs champs, nous demande du pain parce qu’il a beaucoup marché et qu’il le mérite bien ?

Je cite ici quelques situations que j’ai rencontrées principalement dans les alentours de Cajamarca (Cordillère Nord du Pérou). J’ai toujours refuser poliment (car mon budget ne me le permet pas) et en m’excusant (car je me sens coupable de refuser). J’ai rencontré plusieurs français (bien plus âgés et avec un budget largement plus « cool » que le mien) qui me disaient qu’ils donnaient entre 10 et 50 Soles (2€ à 10€) quand quelqu’un leurs rendait services. Je ne critique pas mais je pense que cela pose un problème qui peut rapidement devenir grave : Le fait de recevoir de l’argent ou de la nourriture de la part d’un étranger devient un droit. A Rioja, un petit garçon qui n’avait pas vraiment l’air malheureux et qui s’amusait bien avec ses amis est venu me demander de l’argent en pleurnichant juste quand il m’a vu ranger mon porte-monnaie. Un autre, aux alentours de Cajamarca, m’a jeté une pierre dessus car j’avais refusé de lui donner l’argent ou du pain (car je n’avais rien sur moi à part de l’eau)… vu la taille de la pierre j’ai eu de la chance qu’elle ne touche pas ma tête…

Que faut-il donc faire devant les gens qui mendient ? Car s’il est obligatoire de donner quelque chose pour assurer sa sécurité, beaucoup de personnes vont devoir limiter leurs voyages.

Qu’en pensez-vous ? Moi je ne suis sure de rien, je me dis qu’il ne faut pas que le don soit perçu comme une obligation de la part des gringos. J’attends votre avis. Pour le moment je n’ai même plus envie de sortir des villes tellement que les gens m’ont choqués lors de ma dernière randonnée.
Budget pour un voyage de trois mois aux États-Unis? English translation pending
by Youenusa · 2009-03-03 · 120 replies
Voilà pendant 3 mois on part à 2 au US donc combien nous faudrait t'il environ ? Je miserai pour 3000 € converti en $ Bien sûr pour chacun donc 6000 € en tout. On souhaite faire notre GIANT US TOUR 2010 ( nom inventé par nous 2) tout seul sans guide ni rien, et chercher nous même notre bouffe et logement ( pas des hotel 3 étoiles hein, mais du basique ... )

Alors les villes serai ( non définitif ) :

NYC - Philadelphia - Washington Dc - Charlotte - Jacksonville - Miami - La nouvelle Orléans - Dallas - El Paso - Phoenix - San Diego - Los angeles - Las vegas - San Francisco - Sacremento - Seattle ou Glacier National Park - Chicago - Détroit - Torronto -Boston

Bien sur ça ne comporte pas toutes les petites villes entre tout ça, mais ça c'est les villes "connues" et intéressantes à mon sens, bien sur c'est non exhaustif ...

Mais je pense qu'en faisant ça on aura un aperçu de la campagne, la ville, le froid du Canada, la chaleur du Mexique, bref, je pense qu'on fait le tour du principal .

Qu'est ce que vous enlèverez ou rajoutez ?

Et quel truc indispensable à faire ( le Niagara, allez voir du Foot us, de la boxe, un groupe américain, baseball, Nba, Nascar ... )

Pour les parks de même j'aimerai vos Avis, Sachant que je vois à peu près tout ce qu'ils sont en gros : Yellowstone Glacier National Park Havasupai avec les chutes ( Havasu falls ) 😛 C'est sûr qu'on y va là ^^ Yosemite Zion Crater Lake Death Valley
Circuit de sept jours au Maroc English translation pending
by Jurajmatus · 2009-03-01 · 55 replies
Bonjour, jamais eu l'occasion de visiter Maroc. Nous avons decide d y aller le samedi prochain. Merci de me donner votre avis si ce circuit prevu /base sur les infos du LonelyPlanet, internet.../ est faisable. A savoir que nous partons a 4 mecs, donc on peut se permettre de rouler meme pendant la nuit /les etapes de nuit par exemple/. Nous avons malheureusement que 7 jours, donc, pas question de rester logtemps sur la place... Bon, mieux c'est de voir meme rapidement que pas du tout. Donc merci d' eviter les discussions du type "voyage superficiel". On en est conscient.

1er jour: Vienne - Paris - Casablanca, arrivee a Casa vers 18h, location de vehicule /Berlingo ou Partner/, vers Assilah 2e jour: Asilah, Tangier, Tetouan, Chefchaeouen, Fes /dormir a fes/, visite de Fes by Night 3e jour: Fes, Moulay Idriss, Meknes, transfer via Knenifra pour arriver dans la nuit aux alentours de Cascades d' ouzoud 4e jour: Marrakech, dormir a Marrakech, 5e jour: transfer vers Ouarzazate, Zagora. Discovering les alentours 6e jour: Zagora - Erfoud, alentours / 7e jour: retour a Casablanca, avion vers CDG a 18h.

J'ai compte les kilometres, approx 3200. Ca va pas etre facile, mais on veut voir le maximum possible.

Merci pour vos avis si on peut le faire et si non, que peut-on zapper par exemple.

Juraj /Slovaquie/
Suède en hiver (2ème partie) English translation pending
by Mlefevre · 2009-03-01 · 36 replies
Suite de la 1ère partie qui est ici ; http://voyageforum.com/v.f?post=2424393;#2424393

Sa 14/02 La météo n'étant pas très optimiste pour aujourd'hui, nous décidons d'aller en ville. Il nous faut 1h30 à bonne allure pour rejoindre Ostersund.



Nous prenons un « raccourci » par une route de glace tracée sur le lac même, à la place du ferry estival.



Nous approchons....

On y est! Il fait -20°C, pas de risque pour la piste!



Il faut respecter une distance de 50 m entre 2 voitures et rouler à moins de 40km/h.



C'est très bruyant de rouler sur la glace!

Nous longeons ensuite le lac de Storsjön où nous avons roulé.



Nous arrivons enfin à Ostersund, 60000 habitants.



C'est samedi, nous faisons quelques boutiques de déco (ah le design scandinave!) puis allons faire un tour sur le lac.



Il y a foule: bien plus de monde que dans les magasins! Est-ce un effet de la crise, l'attrait pour la nature des Suédois ou la conjonction des 2? La ville a dégagé sur le lac une large piste empruntée par tout un cortège de poussettes,



de familles chaussées de patins, de patineurs tirés par leur chien...



Plus loin, un jardin d'enfant sur la glace, un château-fort.



Il y a un stand où on affûte gratuitement les patins.



Il y a même 2 foyers aménagés pour y faire son petit barbecue



et il y a des gens qui déjeunent là, assis sur la glace : exotique non?



Nous voyons beaucoup de ces petits traîneaux en bois, très épurés.



Ces 2 femmes sont-elles des sami?



Peut-être aussi des immigrées d'Asie centrale, difficile à dire pour mon oeil non exercé? Il y a une forte immigration en Suède, bien acceptée par la population. J'ai le souvenir qu'en Norvège il y a plus de 20 ans, je me sentais « petite » en marchant dans la rue, chose inhabituelle pour moi et un peu dérangeante. Rien de tel aujourd'hui, en une génération, les Scandinaves sont devenus « normaux »...

Les 2 femmes brunes ont décidé de faire un tour en traîneau à chiens :



sami nostalgiques d'un temps bientôt révolu ou immigrées qui découvrent une nouvelle culture? Contrairement aux apparences,



ce chien est très doux.



Celui-là hurle depuis un moment, lui aussi veut se dégourdir les pattes!



Il fait trop chaud dans cette boîte!



En quittant Ostersund, le soleil fait une brève apparition.



Di 15/02 Aujourd'hui, nous allons à la mer! A Hudiksvall pour être précise. Il y a 3 h de route, aussi dormirons-nous à l'AJ de Hudiksvall. Longue route dans ... les arbres et sous les nuages. Le ciel est bien bas. Nous croisons une foultitude de volvo avec coffre de toit: tout Stockholm part au ski pour les vacances. En nous arrêtant pour déjeuner, on tombe sur un jeune lycéen qui habite à qq dizaines de km de chez nous et est en Suède dans une famille d'accueil pour l'année scolaire. Il est ravi de son séjour et tout content de parler français, avec - déjà- un accent! Nous découvrons enfin la baie de Hudiksvall, entièrement prise par les glaces.

3 pêcheurs sont-là depuis 7 h du matin.



Certes il ne fait que -7°C mais l'air humide de la mer les rend plus difficiles à supporter que les -20°C de l'intérieur. Ils sont contents d'avoir un peu de visite! Ils ont pris chacun en tout environ 1 petit kilo de poisson. Ils nous font essayer leur « drill », nécessaire pour faire un trou dans la glace de 40 cm d'épaisseur. Pas facile, il faut du muscle,



à moins d'utiliser la perceuse à moteur!



Ils nous expliquent que pour voir la mer libre il faut sortir de la baie et aller vers Hölick. 30 km dans ... les arbres. Voilà la mer, brrr...



L'entrée du petit port est rendue inaccessible par la glace.



En roulant vers l'AJ, les enfants s'écrient : là! Une biche! Je pile! Enfin, façon de parler sur une route enneigée, disons que je m'arrête 200 m plus loin, avant de faire marche arrière)



Elle attend patiemment que je change d'objectif et s'enfuit quelques instants plus tard pour disparaître dans les arbres. Je comprends maintenant pourquoi de nombreuses voitures sont équipées de phares longue portée. Je trouvais ça disons « original » pour ne pas dire un peu « beauf » sur de bourgeoises Volvo. En fait l'état des routes et les distances de freinage rendent nécessaires une vision beaucoup plus lointaine que sur une route sèche, afin d'avoir le temps de réagir. Il y a d'ailleurs de nombreux accidents causés principalement par les élans qui traversent sans regarder!

Encore un petit tour sur la mer gelée pour profiter d'un fugace passage du soleil sous les nuages.



La neige est rose.



Tout est rose!





Nous arrivons enfin à l'AJ, plus « normale » que la 1ère. Forcément on est déçu. Bah, on ne restera qu'une nuit! Cette fois on est 6 en tout (avec nous 4)!

Lu 16/02 Le temps est toujours couvert.



Aujourd'hui nous partons visiter le village de Kuggörarna, toujours dans la presqu'îlede Hornslandet. C'est un village de pêcheur dont le port est entièrement pris dans les glaces.



On peut donc s'y promener à ski.



Les suédois aiment leur nature.



On voit partout des maisons à oiseaux, des graines de toutes sortes. Faire son bois n'est pas une mince affaire quand il en faut pour tenir tout l'hiver.



Autant être bien équipé. Les bateaux devront attendre le printemps avant de se dégourdir les membrures.





Du côté du large, seule la berge est gelée



et le ressac forme de jolis stalactites.





Après avoir retraversé la Suède (dans sa largeur!) nous retrouvons avec plaisir notre douillet chalet où Christoph, prévenu de notre retour, a allumé un bon feu.

Ma 17/02 Après 3 jours de temps couvert, revoilà le soleil. Nous en profitons pour faire une petite balade matinale autour du Angelicasjön.





Il a neigé durant la nuit et la neige est très légère!



Nous filons ensuite à Ostersund récupérer Fred à l'aéroport. Je profite des dernières heures de soleil (selon la météo) pour photographier quelques jolies maisons.









Le voyage lui a pris la journée : TGV jusqu'à Paris, vol Paris Stockholm puis vers Ostersund. Avec ce temps couvert, il ne fait que -10°C. Pour un nancéien, ça va.

Me 18/02 Il neige à gros flocons! Inutile d'aller dans les montagnes, on serait dans les nuages.



Il y a tout près du chalet un vieux village qui me fait envie à chaque fois qu'on passe devant.



C'est le moment de faire un saut de 250 ans en arrière.



La neige est très profonde et il a pas mal neigé cette nuit. A 2 reprises nous entendons un wrouff assez sourd et finissons pas comprendre que c'est le bruit de la couche de neige récemment tombée qui se tasse. Bizarre, je n'avais jamais entendu parler d'un tel phénomène. Même avec les skis on s'enfonce parfois vraiment profondément dans la poudreuse. Faire la trace n'est pas de tout repos! Ça donne soif!



Finalement cette neige est la bienvenue car il eût été dommage de venir jusqu'ici sans en avoir au moins un peu! On en rigole d'autant plus



qu'un douillet chalet nous attend.



A l'époque ce devait être un peu différent...



Les enfants décident de rentrer à ski par la route et en les dépassant j'ai trop serré à droite et roulé à côté de la route( le chasse neige avait dégagé plus large que la route, je ne me suis pas méfiée) Après avoir un peu creusé, nous mettons les chaînes et nous sortons de là sans trop de mal.

Je 19/02 Il neige encore mais moins fort. En route vers la montagne ( bon... toujours la même, comme disent les enfants...)



Agréable atmosphère avec la neige et le soleil en même temps.





La descente est assez mouvementée avec toute cette neige fraîche qui camoufle de vieilles congères... L'après-midi est consacrée à une visite au wildkafé à Asarna qui propose tout un attirail d'objets +/- « typiques ». On craque pour une peau de renne, définitivement adoptée par nos chats après quelques jours d'étude circonspecte.

Ve 20/02 Lever 4h, départ 5h. Nous devons être au ferry à Göteborg à 18h au plus tard. Via Michelin annonce presque 11h de route et avec toute cette neige... Atmosphère féérique en partant dans la nuit. Tout est feutré car il a encore neigé. Une perdrix des neiges s'envole à notre passage à quelques mètres du chalet. A cette heure indue, la route n'est pas dégagée et on commence par 300 km dans 10 cm de poudreuse, dans de grands schlourfs comme si on roulait dans de l'eau. Quand on croise un camion, on est presque obligé de s'arrêter à cause du nuage de poudreuse qui l'escorte. On est content de savoir que « normalement » les élans ont migré plus au sud où il y a moins de neige. On serre un peu les fesses d'autant que Fred, la veille a fait un « tout droit » dans un virage. Heureusement à petite vitesse. Heureusement, percevant l'enthousiasme exagéré de Fred au volant, j'avais vérifié que les enfants avaient leur ceinture. Marion est déçue que les airbags ne se soient pas déclenchés, pour voir comment ça fait. Bref, on a planté l'avant dans un mur de neige poudreuse, sans dégât. Deux minutes après l'incident, un 1er 4X4 s'arrête, sort une sangle, 30 sec plus tard, un autre 4X4 s'arrête et nous tire de là en un clin d'oeil. Bref, même pas le temps de faire une photo de « l'exploit » Un partout! 4 pneus neige sont obligatoires en hiver pour les Suédois et ils sont souvent cloutés en plus. C'est mieux! Après des centaines de km dans les arbres, nous arrivons enfin au bateau dans les temps. Au lit!

Sa 20/02 Nous arrivons à Kiel dans le brouillard.



Plus que 800 km, on est presque à la maison...

CONCLUSION Trop plat...... Trop d'arbres.... Je le savais pourtant mais j'avais l'espoir d'aciduler la saveur de ce pays par quelques virées en char à glace et la contemplation des aurores. Le fait d'être sédentaire (sans camping-car) diminue beaucoup les opportunités de se balader dans des endroits différents chaque jour et vu les distances, la monotonie des paysages, on a vite l'impression de toujours faire un peu les mêmes balades..

Pourtant on s'est senti à l'aise en Suède, on se verrait bien y vivre - pourquoi pas? (à condition de pouvoir s'en échapper souvent) La vie semble y être simple, sans complications, proche de la nature sans se priver des dernières technologies. Mais 'y a pas à tortiller, les paysages suédois n'arrivent pas à la cheville de ceux de la Norvège!
La Thaïlande a-t-elle changé? English translation pending
by Thuan · 2009-03-01 · 104 replies
Depuis quelque temps . les amis, les thaïes, . les vieux touristes . me disent .. la Thailande change et non en bien .............. le phénomène est surtout dans les coins a forte concentration touristique .. ou bureaux 😉 ( il ne faut pas accuser tout le temps les touristes . ) a votre avis . es une réalité ou une impression?
Problème de riche... location d'une Ford Mustang Cabrio pour les Etats-Unis English translation pending
by Massimo13 · 2009-02-28 · 70 replies
On a loué une Ford Mustang cabrio pour les 15 jours chez Budget et je me demandé comment fonctionné le poste du Cab, surtout au niveau des mp3... par CD, le biais d'un balladeur ou autre... ? .... J'espère que ceux qui l'ont déjà loué me donnerons leurs impressions à ce sujet et pourquoi pas, celui du confort du véhicule pour les longs trajets de l'ouest américain, traversée du désert, j'en passe et des meilleurs 😉 Merci d'avance à tous pour vos contributions !
Se loger à Rabat? English translation pending
by Xlurp · 2009-02-27 · 30 replies
bonjour la communauté, je suis a rabat avec mon amie musulmane et inutile de vous dire les difficultés de se loger!!! bref, pour ce week end nous voudrions nous mettre au vert et aller se lottir chez l'habitant, de preference des europeens. pour l'amour du ciel j'espere une reponse tres rapide de votre part, ca tenter de s'aimer et creer son histoire avant le mariage est un véritable un parcours du combattant.... a bon entendeur, surtout une bonne ame, merci de m'envoyer des reponses...
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Vin à l'hôtel Gran Bahia el Portillo? English translation pending
by Stephen27 · 2009-02-25 · 23 replies
Bonjour, j’aimerais savoir si le vin servi aux repas est bon au Gran Bahia El Portillo. De plus, je me demandais s’il était bienvenu que j’achète mes propres bouteilles au Duty Free ou à la SAQ et me les faire servirent au buffet ou aux restaurants à la carte?
TV5 Monde à Bangkok English translation pending
by Kwamfan · 2009-02-24 · 52 replies
Bonjour,

Bien que n'étant pas francophone de naissance, j'aime beaucoup suivre des programmes TV en français. La seule chaîne est à ma connaissance TV5 Monde ?

Je suis à Bangkok, ou tout au moins dans mon appartement actuel, pour seulement 3 ou 4 mois, et je ne trouve pas d'offre de fournisseur de cable TV disposant de TV5 pour une période inférieure à 6 mois. Sauf à payer des frais assez importants (True).

Des tuyaux ?

Merci à tous. Kwam
Singes à Lopburi English translation pending
by Huglaurence · 2009-02-23 · 46 replies
Vous pouvez faire une excursion à Lopburi dans la journée en partant de BBK. Il y a des centaines de macaques autour du grand temple.Ils sont tres entreprenants, vous entourent plein de curiosité ou de gourmandise.Tes joueurs ils montent le long des batons que les enfants ont avec eux (autant par jeu que pour les éloigner en cas de necessité)les jeunes singes n 'hesitent pas a vous sauter sur le dos, ce qui n est pas tres agreable 😕 quand l un d eux ne veut plus descendre. En recupérant la soiture, 2 macaques avaient demonté de glissieres caoutchouc du toit de la voiture et jouaient avec sans intention de les restituer. Le regard des adultes n 'est pas toujours tres aimables.Mais pas agressif. Vous visitez l interieur du temple dont les ouverture sont fermées par des grilles pour empècher les singes de rentrer et là... c est vous qui êtes en cage et eux qui vous obervent!Curieuse sensation ... genre la planète des singes!
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Bleu de France en février 2009 English translation pending
by Capfaval · 2009-02-22 · 15 replies
Bonjour,

Voici mes impressions à chaud sur cette croisière (nous venons de rentrer).

LE VOL, CDG vers La Romana, effectué par Pullmantur : Accueil au T3 à CDG bien organisé, nous sommes arrivés 1H30 avant l'heure du décollage, nous n'avons pas fait la queue (je pense que le gros des troupes était déjà passé). Un bureau Croisière de France nous attend et nous remet des étiquettes à attacher sur nos valises. Embarquement via un bus qui nous a emmenés à l’avion. Nous avons décollé avec une bonne heure de retard et atterris une grosse demi-heure plus tard que l’heure prévue. A bord, les écouteurs sont payants (vous pouvez emmener les vôtres, ceux d’un baladeur MP3 par exemple) ainsi que les boissons alcoolisées. Attention cependant, à bord beaucoup de télévisions ne fonctionnent pas. Pour le vol retour de nuit, on nous donne couverture et coussin. Nous sommes arrivés à l’heure, avons pris le bus pour arriver de nouveau au T3, mais avons attendu nos bagages plus d’une heure et demi. C’était très long et les passagers s’énervaient un peu…

L’ARRIVEE ET L’EMBARQUEMENT à bord du Bleu de France : Dès notre descente d’avion, nous sommes orientés vers des bus qui nous attendent. Nous ne récupérons pas nos bagages, et ne passons pas par l’émigration. Directement de l’avion aux bus qui sont garés proche de l’avion. Après un quart d’heure de route, nous arrivons au quai. Nous sommes accueillis avec un rafraichissement, et nous faisons la queue environs 15 minutes afin de récupérer nos cartes d’embarquement. Et tous à bord ! Nous avions prévu un bagage à main avec maillot de bain et short pour pouvoir nous baigner, car nos bagages sont livrés en cabine dans la soirée.

LA CABINE : Nous étions au pont 7, cabine 7030. Celle-ci est spacieuse, avec un grand lit de 180, très confortable. Nous avons aussi un canapé lit de 140 pour notre fille. De nombreux rangements, surtout des penderies et peu de tiroirs. La cabine fait partie de celles qui ont été relookées. Au niveau du relooking, c’est pas mal, sans plus. La salle de bain est grande, avec double vasque, baignoire et cabinet de toilettes. Des rangements suffisant pour le nécessaire de toilette. On voit cependant que la salle de bain n’est plus toute jeune, c’est vieillot. Les serviettes de toilettes ne sont pas toujours très nettes, bien qu’elles soient changées tous les jours. La cabine est calme, peu de bruit, quelques vibrations sont ressenties lors de certaines manœuvres d’arrivée et de départ des ports.

LE JOURNAL DE BORD : Tous les soirs, vous avez dans votre cabine des informations concernant le jour suivant : Heures d’ouverture des restaurants, excursions proposées, promo du jour dans les boutiques ou au spa, info sur la destination, spectacle du jour, animations, météo prévue, le code vestimentaire du jour, etc… Pour info, des cartes succinctes des îles visitées sont proposées chaque jour à la réception. Il faut le savoir et aller les demander. Beaucoup de gens l’ont su bien après, car personne ne vous le dit. Elles ne sont pas extras, mais elles sont utiles quand même.

LES PISCINES : Deux piscines, de belles tailles et agréables. Elles sont remplies chaque jour d’eau de mer. Elles sont fraiches, mais tellement agréables une fois dedans (C’est comme toujours, il suffit d’y rentrer, après c’est top). Il y a deux jacuzzis bien sympas et un peu plus chauds. Les transats sont en nombre suffisant, même si il y a pas mal de monde près des piscines lors des journées en mer. Les serviettes de bain sont fournies et changées tous les jours.

LE SPA : Bel espace très agréable. Bon moment de détente. Pour 12 euros, vous pouvez y passer 2H30. Ensuite, si vous désirez vous y rendre tous les jours et sans limite de temps, un forfait à la semaine est proposé pour 59 euros.

LES RESTAURANTS :

LE FLAMBOYANT : J’avais lu sur le forum que le Flamboyant était digne d’un restaurant gastronomique. Grosse déception sur ce point. Peut être que ça l’a été, mais là, les repas sont corrects mais sans plus. De par ma profession, je fréquente pas mal de très bons restaurants et des gastro étoilés et vraiment, rien à voir. On mange bien, comme dans un restaurant qui présente un menu à 30 euros. Il y a même des gros ratés qui ne pardonnent pas : le risotto qui ne ressemble à rien (beaucoup trop cuit et sans saveur), idem pour la soupe thaï avec quelques bout de viande qui nage dans un bouillon, des tomates mozzarella sans huile d’olive et avec un œuf mimosa émietté sur le dessus… Un bon point pour le carré d’agneau. Le reste, en tout cas ce que l’on a choisi, correct mais sans plus. Service OK. Les vins proposés en all inclusive sont de qualité moyenne. Vous avez la possibilité moyennant supplément de choisir d’autres vins. La plupart du temps, on vous installe à une table que vous partagez avec d’autres personnes. Si vous désirez diner en amoureux, dites le à bord lors de votre arrivée, afin que l’on vous affecte une table pour deux. IMPORTANT : peu de gens savent que le petit déjeuner peut être pris au Flamboyant, sans supplément. Belle carte, vous trouvez presque tout ce qui est proposé au buffet, mais vous êtes servis à table, tranquillement. C’est parfait pour ceux qui aiment se réveiller en douceur, loin du bruit et sans faire la queue avec son plateau repas. En revanche, vous petit déjeunerez à l’intérieur, alors qu’au buffet, vous pouvez vous installer dehors. Cependant, en ce qui nous concerne, il y avait beaucoup de vent, donc les petits déjeuners dehors n’étaient pas toujours possibles. Idem pour le déjeuner à midi, vous pouvez le prendre au Flamboyant certains jours. Les infos sur les jours et heures d’ouvertures des restaurants sont indiqués sur le journal de bord.

LE BUFFET : N’étant pas fan de buffet, je ne serai pas très objective. J’ai horreur en vacances de faire la queue avec un plateau repas. J’ai l’impression d’être à la cafétéria du coin ou au self du restau d’entreprise… Mais le choix semble OK, les gens avaient l’air satisfaits.

L’OLIVE BISTROT : Ouvert de 11H à 21H, la qualité est toujours constante car la carte reste la même à 90% pendant tout le séjour. Seul le plat du jour et le dessert changent quotidiennement. Les verrines sont très sympas. Les jours où ils font des crêpes, les enfants (et les grands) se régalent. Mousse au chocolat et crème à l’orange pas mal. Allez-y en horaires décalées, vous serez les seuls. Service super rapide, efficace et sympa. Pour les 4 heures des enfants, c’est bien comme endroit.

LES BARS : Ils sont tous bien. Les serveurs sont tous agréables. Les alcools proposés bien. Dommage pour les jus de fruits. Jus d’orange pas bon, chimique. Aucun jus de fruits frais, tous en brique, c’est bien dommage, car dans ces îles les fruits sont magnifiques (manges, ananas, …). Ca m’a manqué. Les cocktails sont assez simplistes mais c’est correct.

LES SPECTACLES : Très agréables, m’a fille a adoré la magie et le jonglage. La chanteuse Nathalie Cohen n’a reçu que des éloges. Les danseurs font des shows bien rythmés. Les spectacles durent environs ¾ d’heure.

LE MINI CLUB : Ne tient pas ses promesses. Les enfants n’ont fait aucune chasse aux trésors, n’ont utilisé aucun déguisement et sont restés tout le temps à l’intérieur de la salle, sans jamais sortir se balader sur le bateau ou faire des animations à l’extérieur du club. Nous avons demandé à ce qu’ils fassent une chasse aux trésors, mais ils ont refusé car apparemment ils n’étaient pas suffisamment nombreux pour le faire. (Forcément, il y avait une personne au mini club pour l’ensemble des enfants de 3 à 11 ans). C’est dommage, car nous étions en pleine période scolaire. Ils ont fait des bracelets, dessins, etc… Le point très positif, c’est que le magicien est passé les voir pour leur apprendre des tours, idem pour le jongleur et un musicien est venu aussi. Le mini club a ouvert de 9H à 12H et de 15H à 18H. Nous avons demandé un jour à ce qu’ils prennent notre fille à 8H et jusqu’à 12H45 car nous ne voulions pas l’emmener lors d’une escale. Ils l’ont fait sans problème. Cependant, contrairement à d’autre compagnie de croisières, ils ne proposent pas de faire déjeuner ou diner les enfants, et ne les gardent pas le soir.

LES EXCURSIONS AVEC BLEU DE France : Tout d’abord, vous pouvez réserver les excursions proposées par CDF à bord dès votre arrivée. Mais aussi la veille de l’excursion envisagée, s’il reste des places… Bien que le responsable des excursions Olivier ait eu une attitude tout à fait détestable, anti commerciale et je m’en foutiste (il gère, ou plus exactement ne gère pas les problèmes assis sur un coin de table, en balançant ses jambes, sans avoir le respect minimum de se lever et de venir vous parler debout et bien en face), ses deux collègues en revanche sont agréables, à l’écoute et compétents. Les excursions reviennent plus chères que si vous les gérez vous-même, mais c’est le jeu. Soit vous êtes débrouillards et vous préparez vos excursions, soit vous avez du clé en main, mais c’est plus cher. Pour les excursions réservées avec eux, nous avons fait du quad à Saint Martin. Il y a pas mal de route, mais c’est sympa quand même, avec quelques points de vue qui valent le déplacement. (voir plus loin rubrique Saint Martin, si vous aimez le quad, je vous donne un tuyau). Nous avions pris l’excursion Virgin Gorda, mais à 6H30 du matin, au moment d’aller au petit dej, un papier glissé sous la porte nous informe que l’excursion est annulée pour cause de mer agitée. Super grosse déception. En fait, il semble que de grosses vagues arrivaient sur le site des baths à Virgin Gorda, rendant difficile l’accès. Un ferry s’y rendait quand même, comme tous les jours, mais nous devions rentrer au bateau à 11H30 ce qui a fait que nous n’avons pas pu nous y rendre par nous même. Les passagers d’autres bateaux qui ont eu la chance de partir plus tard (à 15H) ont pu y aller. Très énervant. Pour les autres excursions proposées par CDF, je ne me prononcerai pas car pas fait.

MES EXCURSIONS :

SAINTE LUCIE : Le matin, visite à pied de Castries, tour au marché, arrêt pour prendre un verre dans un bar local. L’après midi, nous avons pris un taxi qui nous a fait faire un tour de l’île puis stop à la plage pendant 1 heure. Nous avons payé 80$ pour 5 personnes.

MARTINIQUE : A cause des grèves, nous avons mouillés au large de Grande Anse d’Arlet. Nous avons pris la chaloupe et sommes allés faire de la plongée masque palme tuba (que nous avions emmené) sur l’extrémité droite de grande anse d’Arlet (côté droit quand on regarde la plage, donc à gauche quand on est face à la mer). A ma grande surprise, pleins de poissons de toutes les couleurs, une muraine, un banc de petits poulpes, des gorgones, des coraux. Bref, sympathique. Pour info, des taxis attendaient pour proposer leurs services. Nous connaissions déjà la Martinique pour y avoir séjourné, donc nous n’avons fait que plage et plongée. Toutes les excursions organisées par CDF ont été annulées.

GUADELOUPE annulée à cause des grèves. Remplacée par SAINT BARTHELEMY : Pas d’excursions de proposées par CDF à Saint Barth. Débarquement en chaloupe. Petit tour de Gustavia, avec boutiques de luxe, mais aussi boutiques standards avec de bonnes affaires si on fouille un peu. L’île est vraiment toute petite, c’est très propre mais pas trop de charme. Pour une île de milliardaires, je m’attendais à autre chose. C’est sûr, c’est très clean, tout est fleuri, bien à sa place, mais pas de paysages à couper le souffle. Nous sommes allés à la plage de Anse des Cayes, à Saint Jean. Bof. Le taxi nous a pris 15$ pour 5 personnes pour 8 minutes de trajet. Et au retour 12$.

SAINT MARTIN : Nous avons fait du quad le matin avec CDF, mais je vous donne l’adresse de l’endroit si vous voulez y aller directement ! C’est à 5 mn à pied du bateau, et c’est 50$ (soit 35 euros environ) le quad pour la demi journée, au lieu de 72 euros les 3 heures. Location de quad – tel : +599 542 44 07 – mail : houchinte@yahoo.com.tw Envoyer un mail pour réserver, par contre il faut écrire en anglais… La plage d’orient bay sur la partie française est belle. Le lagon de coconut grove est magnifique. Il est juste au sud de Orient bay, à 5 min. C’est là qu’il faut aller. L’eau est turquoise, c’est très beau. En fin d’après midi, nous avons pris le taxi boat pour aller à la plage de Philipsburg, à gauche du port (on peut aussi y aller à pied en 20mn). C’est correct, pas très glamour mais c’est agréable pour prendre un bain. Quelques boutiques colorées longent cette plage. La zone franche à la sortie du bateau proposent des prix intéressants mais pas toujours. Bien s’informer car des fois, c’est plus cher qu’en France… Les prix des cigarettes sont les meilleurs ici. 16$ pour une cartouche de Malboro par exemple.

TORTOLA : Nous avons pris un taxi en sortant du bateau qui nous a emmenés à l’ouest de l’île en passant par la route sud ouest. Nous nous sommes arrêtés à long bay, très belle plage avec un hôtel qui nous a donné envie d’y retourner en vacances… Puis nous sommes allés à Apple Bay. Retour par « l’intérieur » des terres. Le taxi nous à pris 90$ pour 5 personnes pour environs 2H30. Il nous a attendus à chaque fois que nous nous sommes baignés. L’escale est vraiment trop courte, car nous devons être à bord à 11H30.

LA ROMANA : Nous avons passé la matinée à la plage, à Bayahibe. Taxi pour 5 personnes à 50$ aller retour. Le chauffeur nous a pris à 9H et ramené à 12H. Il faut 30mn en taxi pour se rendre à cette plage. Ensuite, le chauffeur nous a attendus sur place. A l’endroit où il nous a déposés, la plage est belle.

LE DEBARQUEMENT : Vous devez mettre vos valises entre 23H et 3H du mat dans le couloir, munies d’une étiquette d’identification. Vous les retrouverez à l’aéroport. Notre avion décollait à 18H45, et nous avons eu notre transfert à 15H30. Donc nous avions prévu nos habits et avons gardé nos maillots de bain pour la plage et la piscine. Nous avons pu garder nos cabines jusqu’à 13H, ce qui nous a permis de nous doucher en rentrant de la plage. Ensuite nous avons déjeuné à bord puis lézardé au soleil sur le bateau en attendant le débarquement de 15H30. Les bus nous ont emmenés à l’aéroport où nous avons récupéré nos bagages pour procéder à l’enregistrement. Il y a des boutiques à l’aéroport de la Romana, au cas où vous voudriez acheter à la dernière minute.

LE BATEAU BLEU DE France : C’est effectivement un bateau de croisière ancienne génération. Cependant, il est bien entretenu. Il est facile de s’orienter à bord. Ce bateau n’en jette pas et n’en met pas plein la vue, comme les paquebots récents des grosses compagnies. Il est plutôt simple et sans prétention. Les contacts à bord avec les autres passagers sont facilités car il y a 570 passagers (en tout cas, c’était notre cas) et ils parlent tous français. On croise tous les jours les mêmes personnes. L’ambiance est bonne et décontractée. Nous n’avons vu personne en grande tenue (contrairement à d’autres croisi��res). Les personnes n’ayant jamais fait de croisières étaient pour la plus grande majorité très contents. Ceux qui en avaient déjà faits étaient plus critiques, car ils avaient des points de comparaison. C’est un bateau classé en trois étoiles. C’est ce qu’il est. Ma dernière croisière était sur un 5 étoiles et on voit nettement la différence. Mais les prix ne sont pas les mêmes non plus.

LA METEO : Mitigé, avec beaucoup de passages nuageux et des averses. Les deux derniers jours bien ensoleillés. La température de la mer agréable.

LE PRIX DE LA CROISIERE : Les personnes ayant réservé durant les 15 derniers jours ont eu les meilleurs tarifs. 980 euros TTC par personnes incluant le vol. D’autres ont payé beaucoup plus cher pour les mêmes prestations. Le bateau n’étant jamais complet 15 jours avant les départs, je vous conseille d’attendre les 2 dernières semaines pour réserver, car autrement, il n’y a aucun remboursement de la différence. Si vous avez payé plus cher, tant pis pour vous. Ca c’est très désagréable… Nous avons rencontré des personnes qui ont enchainés 2 croisières de suite, le vol étant payé, la deuxième semaine ne leur ait pas revenu chère du tout. C’est pas mal, car en une escale, on ne peut pas tout faire. Un couple et leur fille se sont retrouvés dans une cabine avec trois lits simples, dont un en hauteur. Impossible de rapprocher les deux lits simples du bas. Ils n’ont pas pu avoir une autre cabine malgré leur demande à la réception. Bien regarder sur son contrat ce que l’on vous propose.

LA CARTE TOURISTIQUE (10$) ET LA TAXE DE SORTIE (20$) : Ceux qui font uniquement la croisière ne paie ni l’une, ni l’autre. Lors du départ, à l’enregistrement à la Romana, le personnel vous demande d’où vous venez. Il suffit de leur montrer la carte du bateau. Pensez donc à la conserver sur vous. Ceux qui prennent une extension à l’hôtel devront payer les deux taxes. Les couts donnés ci-dessus sont par personne.

SECURITE : Nous n’avons eu aucun problème, quelques soient les îles visitées. Il suffit d’appliquer les règles élémentaires, à savoir ne pas se promener avec des signes extérieurs de richesse type grosse chaine en or, bagues à tous les doigts, grosse liasses de billets, etc…. Juste du bon sens. S’il n’y rien à voler, il ne se passera rien.

J’ai essayé de faire un topo complet. Il s’agit bien entendu de mes impressions et cela n’engage que moi. Nous sommes tous différents et en fonction de nos expériences nous réagissons tous différemment. J’espère cependant que cela vous sera utile.

En conclusion, je trouve que le rapport qualité prix à 1000 euros par personne est imbattable pour un tout inclus. La croisière a été agréable, j’ai apprécié, mais elle ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.

Bon vent à tous.😇
Rencontres insolites avec des grizzlys, des chercheurs d’or et autres dans l’Ouest nord-américain English translation pending
by Kashtin · 2009-02-20 · 10 replies
Je reçois régulièrement des histoires incroyables de Cochize, qui a passé une bonne partie de son activité professionnelle à parcourir et étudier l’Amérique du Nord en tant que géologue, dont près de quatre années (cumulées) sous la tente, et comme je trouve que ce serait bien d’élargir la discussion à d'autres membres, je lui ai proposé d'ouvrir un nouveau post.

D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!

Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:

http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/

Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"

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