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Hôtel Three Corners Rihana Inn à El Gouna English translation pending
Bonjour à tous,
je décolle pour El gouna le 28/09 et je suis à le recherche d'infos, de conseils et de remarques sur l'hôtel Three Corners RHANA INN.
Qui veut bien partager son expérience?
En vous remerciant par avance😉
je décolle pour El gouna le 28/09 et je suis à le recherche d'infos, de conseils et de remarques sur l'hôtel Three Corners RHANA INN.
Qui veut bien partager son expérience?
En vous remerciant par avance😉
Voyage organisé par une agence pour l'Inde du Sud English translation pending
Je souhaiterai partir avec ma famille ( 3 enfants ) en Inde du Sud : Tamil Nadu et Kérala durant la période de fin décembre à mi-janvier. J'ai contacté une agence de voyages via internet : India travelite pour organiser mon séjour hébergement et transport avec chauffeur. Quelqu'un connaîtrait-il déjà cette agence ? Est-elle sérieuse et fiable ? Pour le réglement, est-il sans risque de payer la totalité du séjour à l'agence par carte bancaire via internet?
Au cas où je choisirai les services d'un chauffeur indépendant, puis-je lui demander de réserver les nuits d'hotel? Dois-je le payer à l'avance et comment?
Merci pour vos infos et conseils.
Merci pour vos infos et conseils.
Sydney en juillet: visites, excursions d'une journée, transports English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement étudiant et je pars en Australie tout le mois de juillet (un peu moins de 4 semaines). Sur place, je suis hébergé par de la famille à Sydney, en proche banlieue.
Auriez vous de bonnes visites / lieux à visiter et adresses intéressantes ? que ce soit en ville, ou bien autour. J'aimerais pratiquer l'anglais, où puis-je me rendre comme lieux animés (même si c'est l'hiver).
Je précise que je ne connais pas Sydney, que j'aimerais la découvrir en profondeur (j'ai le temps !), et que je suis également intéressé par les randos (les Blue Mountains m'intéresseraient, y a t il d'autres activités du genre ?). De plus, je pense que je vais rentrer tous les soirs à Sydney, donc pas de long déplacement local (sauf peut être 2-3 nuits à l'extérieur, si ça en vaut la peine ! )
Autre chose : pour me rendre en ville, il y a des cartes (type carte orange) ? Et vous auriez un guide à conseiller ? > petit futé, lonely ... ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Et si vous visitez aussi la région durant cette période, manifestez vous aussi ! 😉
Je suis actuellement étudiant et je pars en Australie tout le mois de juillet (un peu moins de 4 semaines). Sur place, je suis hébergé par de la famille à Sydney, en proche banlieue.
Auriez vous de bonnes visites / lieux à visiter et adresses intéressantes ? que ce soit en ville, ou bien autour. J'aimerais pratiquer l'anglais, où puis-je me rendre comme lieux animés (même si c'est l'hiver).
Je précise que je ne connais pas Sydney, que j'aimerais la découvrir en profondeur (j'ai le temps !), et que je suis également intéressé par les randos (les Blue Mountains m'intéresseraient, y a t il d'autres activités du genre ?). De plus, je pense que je vais rentrer tous les soirs à Sydney, donc pas de long déplacement local (sauf peut être 2-3 nuits à l'extérieur, si ça en vaut la peine ! )
Autre chose : pour me rendre en ville, il y a des cartes (type carte orange) ? Et vous auriez un guide à conseiller ? > petit futé, lonely ... ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Et si vous visitez aussi la région durant cette période, manifestez vous aussi ! 😉
Circuit de 11 jours au Mexique English translation pending
Je compte me rendre au mexique pour une durée d'environ 11 jours au début d'août. Je compte atterrir à Mexico, me rendre à Oaxaca et peut-être aller à Acapulco faire de la plage.
Est-ce qu'il y aurait de meilleurs endroits à aller? Est-ce que la température est bonne en août (beaucoup de pluie)? Est-ce qu'il est facile et peu couteux de se déplacer? Le prix de la vie est-il élevé (nourriture etc...)? Ce serait mon premier voyage dans le coin.
Est-ce qu'il y aurait de meilleurs endroits à aller? Est-ce que la température est bonne en août (beaucoup de pluie)? Est-ce qu'il est facile et peu couteux de se déplacer? Le prix de la vie est-il élevé (nourriture etc...)? Ce serait mon premier voyage dans le coin.
Classique Ouest américain: location de voiture, itinéraire, temps de conduite... English translation pending
Salut a tous,
Toute nouvelle sur ce forum, cela fait plusieurs jours que je lis tout avec attention, donc tout d’abord, bravo a vous tous ! On prévoit de partir en juillet, 10jours.j’ai le choix de faire l’aller-retour de Los Angeles, ou de revenir par San Francisco : à voir en fonction justement de mon itinéraire. Je suis pour l’instant à la recherche de cartes un peu précises de la région LA, Gran Canyon, Death Valley, etc …. Et SURTOUT des infos sur les temps de conduite. On pensait monter jusqu’au Yosemite parc, et rentrer par SF, mais on s’est dit que peut être la voiture de location aller être très très chère si on ne la rend pas ou on la prend ?! à Ceci est donc ma première question, qu’en pensez-vous?? Si c’est pas possible il faudra écourter, on veut absolument aller au Gran Canyon, et faire un beau parc bien sauvage et montagneux. J’ai lu que Antelope Canyon semble être aussi magnifique ?
Bon, si déjà vous pouviez me donner quelques conseils pour mon problème de location de voiture et me dire si en 10 jours je peux faire quelque chose de pas mal. Si vous avez des liens vers des cartes, des itinéraires et des idées de temps de conduite, ça serait génial !
Je suis au tout début de ma recherche et je pars dans 3 semaines … je sais, faut que je me bouge ! 🤪
Merci !!
Toute nouvelle sur ce forum, cela fait plusieurs jours que je lis tout avec attention, donc tout d’abord, bravo a vous tous ! On prévoit de partir en juillet, 10jours.j’ai le choix de faire l’aller-retour de Los Angeles, ou de revenir par San Francisco : à voir en fonction justement de mon itinéraire. Je suis pour l’instant à la recherche de cartes un peu précises de la région LA, Gran Canyon, Death Valley, etc …. Et SURTOUT des infos sur les temps de conduite. On pensait monter jusqu’au Yosemite parc, et rentrer par SF, mais on s’est dit que peut être la voiture de location aller être très très chère si on ne la rend pas ou on la prend ?! à Ceci est donc ma première question, qu’en pensez-vous?? Si c’est pas possible il faudra écourter, on veut absolument aller au Gran Canyon, et faire un beau parc bien sauvage et montagneux. J’ai lu que Antelope Canyon semble être aussi magnifique ?
Bon, si déjà vous pouviez me donner quelques conseils pour mon problème de location de voiture et me dire si en 10 jours je peux faire quelque chose de pas mal. Si vous avez des liens vers des cartes, des itinéraires et des idées de temps de conduite, ça serait génial !
Je suis au tout début de ma recherche et je pars dans 3 semaines … je sais, faut que je me bouge ! 🤪
Merci !!
Avis sur itinéraire en Inde du Sud en décembre 2008 English translation pending
bonjour a tous, nous partons a deux en Inde du Sud du 1er Décembre 2008 au 30 décembre 2008 (vol pour 550€/pers). Nous arrivons a bombay (2 jours) puis allons a hampi (5 jours) par goa (sans s'arreter), puis direction Mysore par bengalore en train puis la région du Kérala (cochin, les back waters, allepey, munnar, varkala la réserve de periyar); puis si possible madurai et rameswaram. retour sur bombay en avion de trivandrum.Est ce que 4 semaines sont suffisant pour ce périple (nous voulons prendre notre temps) Nous envisageons un budget moyen par personne de 20 euros par jour et par personne est ce suffisant ? Pourriez vous me répondre, cordialement PATBAT
Produits indiens pour la cuisine à Paris? English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous m’indiquer le ou les magasins le moins chère pour acheter des produits pour la cuisine familiale Indienne ou Sri Lankaise ?
Comme par exemple l’Urid daal (Black grams pour les Idlies et dosais MMMHHH !!! ), l’assa foatida, les mélanges d’épices genre garam masala, et autres mélanges style Shakti masala. Les pickles genre Mother pickles ou autres meilleurs marques, les légumes comme les Drumsticks, Curry leaves, Bitter gourd, Noix de coco, etc etc, bref tout pour cuisiner à l’indienne ou à la sri lankaise.
Je connais un peu la rue Cail, près de la gare du Nord, mais je ne connais pas encore le passage Brady.
Je recherche également un 'Table Top Wet Grinder' d'une bonne marques genre Maharajah.
Comme je suis du Nord de la France, je voudrais également savoir s’il existe un moyen d’acheter ces produits par correspondance (On peux rêver hein ?🤪)
Merci d’avance !🙂 Pascal
Comme par exemple l’Urid daal (Black grams pour les Idlies et dosais MMMHHH !!! ), l’assa foatida, les mélanges d’épices genre garam masala, et autres mélanges style Shakti masala. Les pickles genre Mother pickles ou autres meilleurs marques, les légumes comme les Drumsticks, Curry leaves, Bitter gourd, Noix de coco, etc etc, bref tout pour cuisiner à l’indienne ou à la sri lankaise.
Je connais un peu la rue Cail, près de la gare du Nord, mais je ne connais pas encore le passage Brady.
Je recherche également un 'Table Top Wet Grinder' d'une bonne marques genre Maharajah.
Comme je suis du Nord de la France, je voudrais également savoir s’il existe un moyen d’acheter ces produits par correspondance (On peux rêver hein ?🤪)
Merci d’avance !🙂 Pascal
Point fort autre que les paysages dans l'Ouest américain? English translation pending
Salut,
je ne doute pas que dans le " round circle classic " les paysages soit splendides, ceci dit plus j'y pense plus je me dit que des beaux paysages pendant 15 jours ça va devenir lassant ( oui je suis un e**erdeur je finit par me lasser de tout ! ) et que tout ça manque un peu de " hot spot" différent du reste ... Avez vous qqchose de vraiment différent à me conseiller ?
Location de bateau sur le lac Powell? English translation pending
un permis bateau est-il nécessaire pour louer un bateau sur le lac Powell ?
Quelles sont les endroits sympas à voir avec un bateau au départ de la marina près de Page ?
Sur une journée quel est à peu près le coût de l'essence à payer en plus de la location ?
Merci
Organisation d'un voyage au Mexique du 15 juillet au 7 août English translation pending
Bonjour a tous,
Tout d'abord, je suis desolee d'ecrire sans accents ni cedilles, mais j'ai un ordi americain...
Voila ma petite histoire. Je vis pour l'instant au US, et je rentre en France le 10 aout prochain. Avant de repartir pour le vieux continent, je compte faire un voyage au Mexique : depart le 15 juillet pour Monterrey, et idealement (ie si j'ai assez de sous...) retour aux alentours du 7 aout de Cancun. En gros, je voudrais faire une traversee du Nord au Sud, en bus/sac-a-dos, avec juste deux imperatifs : etre le 16 juillet a Monterrey et le 18 a Guadalajara (bah oui, mon groupe prefere va jouer dans ces deux villes donc autant en profiter...).
J'essaie donc d'organiser mon voyage au mieux, mais je me pose quelques questions : je suis allee sur le site ticketbus mais Monterrey n'apparait pas sur la liste des villes (ca commence bien... lol), pareil sur le site des bus ADO. Donc premiere question, quelle(s) compagnie(s) pour les trajets dans le nord du pays ? pour l'hebergement, je cherche des hotels et/ou auberges de jeunesse pas chers : pour les US, il y a un site super qui s'appelle hostels.com, et qui reference aussi des hebergements a l'international mais je me demandais si il existait ce genre de site pour le mexique (je suis aussi preneuse de tout autre mode d'hebergement pas cher, genre chez l'habitant, etc...) derniere petite interrogation (pour l'instant...) : j'ai lu qu'il vallait mieux visiter en debut ou fin de journee car sinon il fait trop chaud, dans ce cas, est-ce qu'il est interressant de faire les trajet en bus (pas trop long) pendant les heures chaudes, entre deux visites ?
Voilou, c'est tout pour le moment...
Si vous avez des conseils pour des coins sympa et pas trop touristique a aller voir, n'hesitez pas...
Merci, Rebecca
PS : si vous voulez des conseils pour les US (cote est), n'hesitez pas non plus !
Tout d'abord, je suis desolee d'ecrire sans accents ni cedilles, mais j'ai un ordi americain...
Voila ma petite histoire. Je vis pour l'instant au US, et je rentre en France le 10 aout prochain. Avant de repartir pour le vieux continent, je compte faire un voyage au Mexique : depart le 15 juillet pour Monterrey, et idealement (ie si j'ai assez de sous...) retour aux alentours du 7 aout de Cancun. En gros, je voudrais faire une traversee du Nord au Sud, en bus/sac-a-dos, avec juste deux imperatifs : etre le 16 juillet a Monterrey et le 18 a Guadalajara (bah oui, mon groupe prefere va jouer dans ces deux villes donc autant en profiter...).
J'essaie donc d'organiser mon voyage au mieux, mais je me pose quelques questions : je suis allee sur le site ticketbus mais Monterrey n'apparait pas sur la liste des villes (ca commence bien... lol), pareil sur le site des bus ADO. Donc premiere question, quelle(s) compagnie(s) pour les trajets dans le nord du pays ? pour l'hebergement, je cherche des hotels et/ou auberges de jeunesse pas chers : pour les US, il y a un site super qui s'appelle hostels.com, et qui reference aussi des hebergements a l'international mais je me demandais si il existait ce genre de site pour le mexique (je suis aussi preneuse de tout autre mode d'hebergement pas cher, genre chez l'habitant, etc...) derniere petite interrogation (pour l'instant...) : j'ai lu qu'il vallait mieux visiter en debut ou fin de journee car sinon il fait trop chaud, dans ce cas, est-ce qu'il est interressant de faire les trajet en bus (pas trop long) pendant les heures chaudes, entre deux visites ?
Voilou, c'est tout pour le moment...
Si vous avez des conseils pour des coins sympa et pas trop touristique a aller voir, n'hesitez pas...
Merci, Rebecca
PS : si vous voulez des conseils pour les US (cote est), n'hesitez pas non plus !
Sac à dos pour voyager léger English translation pending
Salut Salut! J'écris ce post pour dresser une liste collective de tout le matériel nécessaire pour voyager Light! Je ne parlerai pas du nombre de caleçons à apporter... mais plutôt de choses plus inédites.
* ce post est qqfois inspiré d'alians, un autre membre de VF (Sac à dos : trucs et astuces)
1) Canif Leatherman: multi-outils américain, c’est une version améliorée du Victorinox suisse et beaucoup mieux équipé que tous les Opinel. Il est compact et peut remplacer une tonne d’autres instruments. 2) Lampe de poche: essentiel non seulement pour le camping, mais aussi pour les hôtels avec un éclairage déficient. Moi j’ai une lampe de poche dynamo, c’est-à-dire qu’il faut tourner une petite manivelle pour l’allumer (1min. ® 60min.), ça évite de traîner plusieurs piles de rechange ou de plus en avoir... 3) Cadenas: Pour tous usages et de toutes formes: Petit: pour les zippers du sac Gros: pour un casier Filet antivol: on le déploie autour du sac. Il le protège du vol et permet aussi de l’immobiliser sur un poteau (pèse environ 600g). Perso je trouve que ça fait un peu parano... Câble antivol: on passe le câble un peu partout dans les zippers et les ganses et un peu comme le filet on peut immobilisé le sac. Il a l’avantage d’être plus léger que le filet. Perso j’utilise le gros et le câble! 4) Corde: Toujours utile pour en faire une corde à linge (j’emporte ± 3 mètres) 5) Gourde: évidemment, mais je préfère en avoir une souple que je peux glisser dans mon sac à dos (de marque Platipus) 6) Banane: très pratique pour les virés en ville, j’y mets mon appareil photo, des cartes, des guides, etc. C’est toujours plus plaisant de visiter les musées ou manger au resto avec une petite ceinture qu’avec un sac à dos... Aussi, je porte évidemment tjr sous les vêtements une ceinture porte-billets (mais je garde des petites coupures et de la monnaie dans mes poches). 7) Trousse de toilette: dépliable, elle doit pouvoir se suspendre n’importe où grâce à son crochet/anse 8) Miroir: tout comme Alians, j’utilise le disque en métal incassable trouvé dans un vieux disque dur 9) Barre de savon: comme ça il ne peut pas couler et il est aussi idéale pour tout laver
+ Réveil de voyage, Nécessaire de couture, Ziploc, Chandelles, Moustiquaire, Adaptateur universel, Guides de voyage
1) Canif Leatherman: multi-outils américain, c’est une version améliorée du Victorinox suisse et beaucoup mieux équipé que tous les Opinel. Il est compact et peut remplacer une tonne d’autres instruments. 2) Lampe de poche: essentiel non seulement pour le camping, mais aussi pour les hôtels avec un éclairage déficient. Moi j’ai une lampe de poche dynamo, c’est-à-dire qu’il faut tourner une petite manivelle pour l’allumer (1min. ® 60min.), ça évite de traîner plusieurs piles de rechange ou de plus en avoir... 3) Cadenas: Pour tous usages et de toutes formes: Petit: pour les zippers du sac Gros: pour un casier Filet antivol: on le déploie autour du sac. Il le protège du vol et permet aussi de l’immobiliser sur un poteau (pèse environ 600g). Perso je trouve que ça fait un peu parano... Câble antivol: on passe le câble un peu partout dans les zippers et les ganses et un peu comme le filet on peut immobilisé le sac. Il a l’avantage d’être plus léger que le filet. Perso j’utilise le gros et le câble! 4) Corde: Toujours utile pour en faire une corde à linge (j’emporte ± 3 mètres) 5) Gourde: évidemment, mais je préfère en avoir une souple que je peux glisser dans mon sac à dos (de marque Platipus) 6) Banane: très pratique pour les virés en ville, j’y mets mon appareil photo, des cartes, des guides, etc. C’est toujours plus plaisant de visiter les musées ou manger au resto avec une petite ceinture qu’avec un sac à dos... Aussi, je porte évidemment tjr sous les vêtements une ceinture porte-billets (mais je garde des petites coupures et de la monnaie dans mes poches). 7) Trousse de toilette: dépliable, elle doit pouvoir se suspendre n’importe où grâce à son crochet/anse 8) Miroir: tout comme Alians, j’utilise le disque en métal incassable trouvé dans un vieux disque dur 9) Barre de savon: comme ça il ne peut pas couler et il est aussi idéale pour tout laver
+ Réveil de voyage, Nécessaire de couture, Ziploc, Chandelles, Moustiquaire, Adaptateur universel, Guides de voyage
Circuit de seize jours en Turquie et transports English translation pending
salut les amis, je viens d'acheter mon billet d'avion pour la turquie du 9 juillet au 26 juillet 2008.soit 16 jours complet sur place.je pars avec ma copine et nous voyagons en sac à dos petit budget, nous atterissons à istambul et le retour se fait également d'istambul.nous souhaitons visiter la cappadoce;le sud cote méditerranéenne, cote de la mer égéé.nous souhaitons avoir des info sur vos différents expériences et circuit dans les mêmes région avec les temps consacré à chaque lieu.
existe t'il des bus couchette pour faire istambul gorème en bus de nuit ??? à quelle heure pars le bus de nuit pour gorème ??? que pensez vous d'égirdir ??? faut t'il y consacré du temps qu'y a t'il à faire mise à pars le lac ??? merci pour toutes les infos
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Travailler hors du Québec English translation pending
Bonjour
je vien de lévis QC
et je suis un étudien et je ne sais pas trop quoi faire de mon été j'Ai un emploi de sur pour passé l'été mais sans plus
hier moi et un de mes ami on parlais que on pourais bien allé travaillé dans louest (alberta soi sa construction a calgary ou dans le nord dans les projet pétrolier)
on a entendu parlé par du monde qui son allé a calgary que on avait juste a se pointé laba abiller en travailleur on leur dit que on veu travaillé et hop aussi facile il nous donne de la job
c bien beau mais j'Aimerais entendre des vrai histoire avoir un peu plus de détail si quelqun ici sur ce forum pourais nous donner des contact ou meme nous garantir un emploi
un logement ( si quelqun a un logement et veu sous louer ou un résident qui est pret a éberger du monde) ou des endroit ou se loger pas cher
aussi si il existe des emploi loger
bref on aimerais partir pour l'été et p-e bien un peu plus pour faire la piace alors on peu se tapé des 7sur7 de travail sa nous dérange pas sa fait juste moin dépensé lol
bref j'Aimerais avoir le plus de détail la dessu sa m'intéresserais vraiment merci
bref j'Aimerais avoir le plus de détail la dessu sa m'intéresserais vraiment merci
Acheter un iTouch aux États-Unis/Canada? English translation pending
Bonjour,
Je vais aux usa et canada cet été, un de mes enfants voudraient s'acheter un itouch. Est ce que c'est vraiment moins cher et peut-on utiliser les fonctions internet en europe ensuite et le chargeur est_il comptatible ( 110 v/220v)?
merci d'avance pour vos réponses.
bertrand
Je vais aux usa et canada cet été, un de mes enfants voudraient s'acheter un itouch. Est ce que c'est vraiment moins cher et peut-on utiliser les fonctions internet en europe ensuite et le chargeur est_il comptatible ( 110 v/220v)?
merci d'avance pour vos réponses.
bertrand
Croisière "Odyssée Mauresque" à bord du Coral par QCNS Cruise English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai réservé une croisière (Odyssée Mauresque à bord du Coral) par le biais de cette société via le site webcroisiere.
J'ai reçu un devis rapidement indiquant que pour toute pré inscription je recevais en cadeau une paire de jumelles.
Si sur ce site quelqu'un est passé par QCNS CRUISE peut-il me dire s'il a reçu ses jumelles et à quel moment.
Merci d'avance
j'ai réservé une croisière (Odyssée Mauresque à bord du Coral) par le biais de cette société via le site webcroisiere.
J'ai reçu un devis rapidement indiquant que pour toute pré inscription je recevais en cadeau une paire de jumelles.
Si sur ce site quelqu'un est passé par QCNS CRUISE peut-il me dire s'il a reçu ses jumelles et à quel moment.
Merci d'avance
Tourisme et ingérence, compatibles? English translation pending
Beaucoup de voyageurs ne s'intéressent qu'à l'aspect touristique du pays visité alors qu'un petit nombre d'entre eux vont plus loin en s'attachant à connaître, voir à juger la façon dont ce pays est géré et dirigé .
Pensez-vous que les seconds dépassent leurs droits au voyage et qu'une forme même passagère d'ingérence n'est pas acceptable ou au contraire que ce sont pour vous les seuls vrais voyageurs ?
Recherche un appartement à Québec ou Montréal pour juillet et août 2008 English translation pending
Bonjour,
Tout est dans le titre!!😊
Mon amie est moi cherchons une location estivale pour découvrir Québec et/ou Monrtéal. Nous souhaitons rester 2 semaines à Montréal puis 2 semaines à Québec. Nos recherches actuelles pour des locations pas trop chères (environ 800 CAD par mois) ne sont, pour le moment, pas trop avancées. Quelqu'un sur le forum peut-il nous aider pour la location et la vie sur place ?
Merci 😉
Tout est dans le titre!!😊
Mon amie est moi cherchons une location estivale pour découvrir Québec et/ou Monrtéal. Nous souhaitons rester 2 semaines à Montréal puis 2 semaines à Québec. Nos recherches actuelles pour des locations pas trop chères (environ 800 CAD par mois) ne sont, pour le moment, pas trop avancées. Quelqu'un sur le forum peut-il nous aider pour la location et la vie sur place ?
Merci 😉
Le mal des montagnes (Mam) au Pérou? English translation pending
bjr bien que le sujet a ete evoque sur ce site
je voudrais savoir si quelquun connait l agence la maison des ameriques latines
et sil a deja visite le perou en circuit organise avec ce tour op
et peut me donner des info sur leur circuits
d autres part
faut il craindre le mam meme en circuit organise
et s ily a des gros fumeur qui ont fait quand meme le perou malgre les contre indications
je veux dire par la si on est plus expose que les non fumeurs et quels sont les symptomes
merci yaned
Plan du "No man's land" au Mali? English translation pending
bonjour à tous
c'est été je retourne au mali par la route; l'année derniere un ami nous à aidé à passer le no man's land, mais cet année, il va faloir y aller tous seul 😏
il me reste quelques souvenir du trajet mais mieu vaut prevenir que guerir!, si quelqu'un aurai un plan, un croqui voire meme des point gps ( j'envisage l'achat d'un) je suis preneur !
cordialement jo
c'est été je retourne au mali par la route; l'année derniere un ami nous à aidé à passer le no man's land, mais cet année, il va faloir y aller tous seul 😏
il me reste quelques souvenir du trajet mais mieu vaut prevenir que guerir!, si quelqu'un aurai un plan, un croqui voire meme des point gps ( j'envisage l'achat d'un) je suis preneur !
cordialement jo
Lieux à ne pas manquer en Tunisie? English translation pending
Bonjour tout le monde! :)
Je pars au mois de juillet avec mon fiancé en Tunisie. Nous envisageons de passer pas Tunis, Sidi-Bou-Saïd, Carthage, Hammamet, Sousse, Monastir et Kairouan.
J'ai besoin de vous pour me dire si il y a des endroits à ne pas manquer dans toutes ces villes, ou bien si il y a d'autres villes qui valent le coup.
Nous sommes à la recherche de belles Mosquées, de grandes places de rencontres, de souks, et de belles plages!
Merci d'avance pour votre aide ;)
Recherche club de plongée aux environs de Tunis English translation pending
Bonjour tout le monde
je pars en stage en Tunisie, plus précisément à Tunis, pendant 3 mois. Je cherche un club de plongée, pour occuper mes weekend, aux environs de Tunis. Si quelqu'un peut me donner un ou plusieurs noms de club ça serait très sympa (et leur localisation)
merci et à bientôt
je pars en stage en Tunisie, plus précisément à Tunis, pendant 3 mois. Je cherche un club de plongée, pour occuper mes weekend, aux environs de Tunis. Si quelqu'un peut me donner un ou plusieurs noms de club ça serait très sympa (et leur localisation)
merci et à bientôt
Descente de la Tsiribihina et parc des Tsingy à Madagascar: guide et budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 et nous entreprenons de partir à Mada, 3 semaines en aout. Nous comptons commencer par la descente de la tsinribihina et le parc des tsingy. Plusieurs questions à ce sujet, il ya de nombreux posts à ce sujet mais les choses ne sont pas claires.
1- Quel est le budget pour 2 Personnes, si l'on part d'Antsirabe ou mandiviazo? En comptant 3 jours /2 nuits pour le fleuve, et 4jours/3 nuits pour les tsingys avec les transferts puis le retour à Morondava? Quelle est la fourchette de prix tout compris avec un guide ou une agence qui s'occupe de tout ( sans arnaque, c'est à dire trajet, eau, nourriture, hotel, etc..)? Cette question est simple mais finallement on trouve rarement la réponse 7-8 jours quel va etre le budget pour 2 environ, car j'entends tout et n'importe quoi, et je ne veux pas que cela plombe mon budget meme si ca n'est pas le prix qui me bloquera? Je n'ai pas envie non plus d'arriver sur place et de me rendre compte que j'ai payé le double? Faut il vraiment s'y prendre à l'avance, ou on peut trouver surplace facilement sans se faire avoir? Perso, je préfererai booker ce début de voyage avant? j'ai deja envoyé un mail à une agence et j'en suis au total à 800 euros tout compris par personne ( cher cher non?)
2- Si vous connaissez qlq 'un de fiable et avec des prix sympa, je suis preneur, et surtout qlq 'un de sympa et compétent qui nous fera dévouvrir un max de chose ( bref pas le guide qui est juste la pour récupérer son argent comme cela arrive souvent, mais bon c'est la vie aussi).
3- Enfin pour les gens qui connaissent Mada, nous comptons enchainer sur Isalo puis anakao, si vous avez des conseils nous sommes preneurs.
Merci pour tout a+
Nous sommes 2 et nous entreprenons de partir à Mada, 3 semaines en aout. Nous comptons commencer par la descente de la tsinribihina et le parc des tsingy. Plusieurs questions à ce sujet, il ya de nombreux posts à ce sujet mais les choses ne sont pas claires.
1- Quel est le budget pour 2 Personnes, si l'on part d'Antsirabe ou mandiviazo? En comptant 3 jours /2 nuits pour le fleuve, et 4jours/3 nuits pour les tsingys avec les transferts puis le retour à Morondava? Quelle est la fourchette de prix tout compris avec un guide ou une agence qui s'occupe de tout ( sans arnaque, c'est à dire trajet, eau, nourriture, hotel, etc..)? Cette question est simple mais finallement on trouve rarement la réponse 7-8 jours quel va etre le budget pour 2 environ, car j'entends tout et n'importe quoi, et je ne veux pas que cela plombe mon budget meme si ca n'est pas le prix qui me bloquera? Je n'ai pas envie non plus d'arriver sur place et de me rendre compte que j'ai payé le double? Faut il vraiment s'y prendre à l'avance, ou on peut trouver surplace facilement sans se faire avoir? Perso, je préfererai booker ce début de voyage avant? j'ai deja envoyé un mail à une agence et j'en suis au total à 800 euros tout compris par personne ( cher cher non?)
2- Si vous connaissez qlq 'un de fiable et avec des prix sympa, je suis preneur, et surtout qlq 'un de sympa et compétent qui nous fera dévouvrir un max de chose ( bref pas le guide qui est juste la pour récupérer son argent comme cela arrive souvent, mais bon c'est la vie aussi).
3- Enfin pour les gens qui connaissent Mada, nous comptons enchainer sur Isalo puis anakao, si vous avez des conseils nous sommes preneurs.
Merci pour tout a+
Éducatrice spécialisée recherche projet d'aide humanitaire English translation pending
Bonjour,
Tannée des voyages tout-inclus dans des Resorts, je cherche maintenant une association ou un endroit où aller faire du bénévolat à l'étranger. Je termine au début mai 2008, ma technique en éducation spécialisée. J'ai de l'expérience avec les enfants 0-16 ans, avec les personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique, troubles de santé mentale et les personnes âgées. Je travaille bien manuellement, très débrouillarde et autonome. Je me débrouille en anglais. Je suis à l'aise pour animer des groupes ou pour travailler en individuel. Je songeais à aider dans un orphelinat ou faire de la prévension (mts, sida...) Je suis très polyvalente...
Je m'offre pour une période allant de 2 semaines à 1 mois. Entre la mi-mai et la fin août.
Quelqu'un a quelque chose à me proposer, partant du Québec?
Josianne 🙂
Musique thai traditionnelle gratuite pour diaporama English translation pending
Pouvez-vous m'aider pour télécharger de la musique thai et asiatique gratuitement pour faire un diaporama ?
Merci
Merci
Croisière Costa Méditerranée Orientale en octobre 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens solliciter votre aide et vos connaissance pour nous aider un petit peu :)
Mon chéri et moi nous marions le 13septembre prochain et nous aimerions partir en croisière (phobie de l'avion pour moi alors pas grand choix...) au mois d'octobre car à cette période j'aurai fini mon CDD et je ne veux pas me bloquer en mai ou juin 2009 pour trouver du travail "à cause" du voyage de noces... Je vous raconte ma vie..😄🤪.Bref, tout ça pour dire, que nous ne pouvons pas trop faire mieux qu'octobre 2008 pour partir.
Nous avons choisi la croisière méditerranée orientale de 10jours qui fait l'Italie, la Grèce, l'Égypte, la Turquie et Chypre, elle se fait à bord du Costa Atlantica. J'aimerai juste avoir vos avis pour la période, est-ce bien d'aller en Octobre (tout début car nous choisirions le 6) dans ces régions? Aurons la chance d'avoir du beau temps et des températures agréables? Je suis passionnée de photos alors si je n'ai pas beau temps, je serai très décue...comme tout le monde, me direz-vous :)
Et puis sinon, pour ceux qui connaissent le bateau, je suppose qu'il est bien, mais vos avis nous intéressent.
Si vous avez des points forts pour les excursions, je suis aussi preneuse.
Merci mille fois pour votre avis.
Bonne journée
Christelle
Je viens solliciter votre aide et vos connaissance pour nous aider un petit peu :)
Mon chéri et moi nous marions le 13septembre prochain et nous aimerions partir en croisière (phobie de l'avion pour moi alors pas grand choix...) au mois d'octobre car à cette période j'aurai fini mon CDD et je ne veux pas me bloquer en mai ou juin 2009 pour trouver du travail "à cause" du voyage de noces... Je vous raconte ma vie..😄🤪.Bref, tout ça pour dire, que nous ne pouvons pas trop faire mieux qu'octobre 2008 pour partir.
Nous avons choisi la croisière méditerranée orientale de 10jours qui fait l'Italie, la Grèce, l'Égypte, la Turquie et Chypre, elle se fait à bord du Costa Atlantica. J'aimerai juste avoir vos avis pour la période, est-ce bien d'aller en Octobre (tout début car nous choisirions le 6) dans ces régions? Aurons la chance d'avoir du beau temps et des températures agréables? Je suis passionnée de photos alors si je n'ai pas beau temps, je serai très décue...comme tout le monde, me direz-vous :)
Et puis sinon, pour ceux qui connaissent le bateau, je suppose qu'il est bien, mais vos avis nous intéressent.
Si vous avez des points forts pour les excursions, je suis aussi preneuse.
Merci mille fois pour votre avis.
Bonne journée
Christelle
Préparatifs d'itinéraire "self drive" en Namibie et au Botswana English translation pending
Bonjour à tous,
Par 2 fois j’ai tenté de faire ce post et, presque à la fin, le texte est parti dans les limbes des méandres de mon ordi, sans nul doute grâce à mon extrême compétence en la matière. Je retente une 3ème fois, l’angoisse au bout des doigts.🏴☠️
Ayant énormément apprécié les commentaires, aides, conseils et bons plans en tout genre de ce super forum, je me devais contre vents et marées d’y apporter ma modeste contribution.
Je vous livre mes péripéties préparatoires à l’aventure tant attendue du mois d’août prochain.
Le premier enseignement a en tirer, c’est que pour un tel voyage " self drive en Afrique Australe ", il faut s’y prendre tôt à l’avance, presque un an je dirai, principalement pour les meilleurs prix des billets d’avion (plus c’est tôt moins c’est cher), et pour la difficulté certaine à obtenir des places de camp site dans les incontournables must que sont Sesriem, Etosha, Chobe et Chutes victoria…. La palme revenant au camp d’Ihaha à Chobe pour lequel j’ai envoyé des dizaines de mails avant d’avoir des places. Pour ces sites là, le fully book n’est peut être plus une légende.🤪
L’équation de départ était de faire en 26 jours : la Namibie du sud au nord, Chobe et les Chutes Victoria avec un budget non extensible à souhait. Après les premières estimations, nous avons opté pour un départ et arrivée depuis Johannesbourg en Afrique du Sud. L’économie réalisée sur le poste avion et location 4x4 " fully equiped " était d’environ 1800 euros. De plus les mauvais retours sur les mésaventures des disparitions inquiétantes de bagages entre Jo’burg et Windhoek ne me disaient rien qui vaille. Il a fallu sacrifier deux jours sur le voyage pour les longues distances du départ et du retour, ainsi que deux sites sans aucun doute remarquables : le Pays des Himbas et l’Okavengo (mais en deux jours cela n’aurait pas été possible non plus) Peut- être une autre fois….. Les participants au voyage sont : ma femme, junior (12 ans) et votre serviteur.
Pourtant quelques déboires sont venus gripper la machine et ont revu à la baisse les économies projetées : 🙁🙁
Nous avions initialement réservé et payé nos billets via Vivacances : pour un vol Paris-Doha-Jo’burg sur la Qatar airways, départ le 31/07 de Paris arrivée le 01/08 à Jo’Burg pour un tarif de 2300 euros. Nous avions contact avec un loueur de 4X4 (www.southafrica4x4.co.za ) qui nous proposait les 26 jours de loc, sans excess, avec tout le barda et le GPS en prime pour 20000 zar : Nous n’avions encore rien payé. Début janvier tout semblait être réglé, les principaux camp sites et lodges ou B&B d’étapes bookés et la plupart payés (ou arrhes envoyés).
Lorsque patatra, la scoumoune est arrivée : 😠😠 Mi janvier, un petit mail tombe : la Qatar a modifié des horaires de vols. Le transit de 4H00 a Doha se transforme en 24H00 et l’arrivée ne se fait que le 2 août à Jo’burg. Coup d’oeil sur le planning, soit il faut zapper Fish river canyon, soit il faut tout retenter les résas. Je sais déjà que Sesriem est totalement complet (depuis plus de deux mois) et que vu la galère pour Ihaha…. De plus 24H00 à Doha dans l’aéroport…….. Nous avons annulé le vol, et pris d’autres billets par Emirates. Bilan : un surcoût de 500 euros ! ! ! et toujours pas de remboursement des premiers (il faut compter 3-4 mois dit Vivacances) Autre gros soucis, mon loueur de 4x4, pourtant si aimable et prolixe en novembre et début décembre, ne donne plus signe de vie. Depuis mi-décembre et malgré les relances de mails avec accusé de réception : Nada ! Silence radio ! Je ne me vois pas d’ici un ou deux mois à rechercher un autre loueur et m’entendre dire qu'il n'y a plus de disponibilité. Après une ultime tentative il y 3 semaines (toujours sans réponse), je me suis résigné à rechercher un autre loueur. J'ai trouvé celui là qui me semble bien: www.bushtrackers.co.za et qui a de bons feed back sur le net. Surcoût entre 2500 et 5500 zar, si j’arrive à obtenir la petite ristourne que je pensais qu’il faisait.
Enfin bon, quand je lis Grisemote et l’épisode de l’attaque de la diligence, je me dis que l’aventure Afrique Australe doit se mériter…..😉
Alors voici mon itinéraire avec les étapes.
31/07 : Décollage Charles de Gaulles 15H30
01/08 : Atterrissage Jo’burg 10H50 prise en compte du 4X4, courses diverses et nuit dans les environs (peut être là http://www.dalberryguesthouse.co.za )
02/08 : Longue route jusqu'à Upington et arrêt là : http://www.places.co.za/html/7740.html
03/08 : Route jusqu’à Fish River Canyon, nuit au camps de hobas
04/08 : Fish River Canyon nuit au camps de Hobas http://www.namibweb.com/canyon.htm
05/08 : Route pour Aus direction Sesriem peut- être nuit là: http://members.fortunecity.com/neisiprest/neisiphome.
06/08 : Direction Sesriem par route 707 nuit là : http://www.natron.net/tsauchab (camp de Sesriem déjà plein dès octobre)
07/08 : Sesriem nuit au camp ! !
08/08 : Sesriem nuit au camp ! ! http://www.namibian.org/travel/lodging/sesriem.
09/08 : Sesriem Walvis Bay par la piste nuit là: http://www.natron.net/tour/kleines-nest/main.
10/08 : Walvis bay (excursion Mola Mola prévue). Nuit au Kleines Nest
11/08 : Spitzkoppe et nuit sur place
12/08 : Cape Cross et nuit dans le Brandberg
13/08 : Direction Etosha passage à la Cheeta farm Otjitotongwe http://www.cheetahparknamibia.com
14/08 : Etosha nuit à Okaukuejo Camp
15/08 : Etosha nuit à Halali Camp
16/08 : Etosha nuit à Namutoni Camp
17/08 : Longue route via Rundu direction Caprivi nuit sur Bagani (peut ête là : http://www.ngepicamp.com
18/08 : Bagani à Chutes Victoria (en passant pas la Zambie) nuit là : http://www.safpar.com/waterfront
19/08 : Chutes Victoria . Nuit au Zambezi waterfront
20/08 : Chutes Victoria à Chobe nuit au camp Ihaha
21/08 : Chobe, nuit à Ihaha
22/08 : Chobe, nuit là http://www.kubulodge.net (bungalow)
23/08 : Chobe, nuit au Kubu Lodge (camp site)
24/08 : Longue route Chobe à Palapaye nuit là : http://www.palapye.com/CampItumela
25/08 : Palapaye à Waterberg (Afrique du Sud) et nuit dans les environs
26/08 : Retour Jo’burg, restitution du 4X4 et décollage à 22H50.
27/08 : Arrivée Paris à 20H20….
N’hésitez pas à m’indiquer des bons plans pour les couchers non précisés et vos adresses coups de cœurs (resto, magasins, …)😎
Voilà ouf j’y suis arrivé….j’ai sauvegardé plein de fois ! ! !😉
Par 2 fois j’ai tenté de faire ce post et, presque à la fin, le texte est parti dans les limbes des méandres de mon ordi, sans nul doute grâce à mon extrême compétence en la matière. Je retente une 3ème fois, l’angoisse au bout des doigts.🏴☠️
Ayant énormément apprécié les commentaires, aides, conseils et bons plans en tout genre de ce super forum, je me devais contre vents et marées d’y apporter ma modeste contribution.
Je vous livre mes péripéties préparatoires à l’aventure tant attendue du mois d’août prochain.
Le premier enseignement a en tirer, c’est que pour un tel voyage " self drive en Afrique Australe ", il faut s’y prendre tôt à l’avance, presque un an je dirai, principalement pour les meilleurs prix des billets d’avion (plus c’est tôt moins c’est cher), et pour la difficulté certaine à obtenir des places de camp site dans les incontournables must que sont Sesriem, Etosha, Chobe et Chutes victoria…. La palme revenant au camp d’Ihaha à Chobe pour lequel j’ai envoyé des dizaines de mails avant d’avoir des places. Pour ces sites là, le fully book n’est peut être plus une légende.🤪
L’équation de départ était de faire en 26 jours : la Namibie du sud au nord, Chobe et les Chutes Victoria avec un budget non extensible à souhait. Après les premières estimations, nous avons opté pour un départ et arrivée depuis Johannesbourg en Afrique du Sud. L’économie réalisée sur le poste avion et location 4x4 " fully equiped " était d’environ 1800 euros. De plus les mauvais retours sur les mésaventures des disparitions inquiétantes de bagages entre Jo’burg et Windhoek ne me disaient rien qui vaille. Il a fallu sacrifier deux jours sur le voyage pour les longues distances du départ et du retour, ainsi que deux sites sans aucun doute remarquables : le Pays des Himbas et l’Okavengo (mais en deux jours cela n’aurait pas été possible non plus) Peut- être une autre fois….. Les participants au voyage sont : ma femme, junior (12 ans) et votre serviteur.
Pourtant quelques déboires sont venus gripper la machine et ont revu à la baisse les économies projetées : 🙁🙁
Nous avions initialement réservé et payé nos billets via Vivacances : pour un vol Paris-Doha-Jo’burg sur la Qatar airways, départ le 31/07 de Paris arrivée le 01/08 à Jo’Burg pour un tarif de 2300 euros. Nous avions contact avec un loueur de 4X4 (www.southafrica4x4.co.za ) qui nous proposait les 26 jours de loc, sans excess, avec tout le barda et le GPS en prime pour 20000 zar : Nous n’avions encore rien payé. Début janvier tout semblait être réglé, les principaux camp sites et lodges ou B&B d’étapes bookés et la plupart payés (ou arrhes envoyés).
Lorsque patatra, la scoumoune est arrivée : 😠😠 Mi janvier, un petit mail tombe : la Qatar a modifié des horaires de vols. Le transit de 4H00 a Doha se transforme en 24H00 et l’arrivée ne se fait que le 2 août à Jo’burg. Coup d’oeil sur le planning, soit il faut zapper Fish river canyon, soit il faut tout retenter les résas. Je sais déjà que Sesriem est totalement complet (depuis plus de deux mois) et que vu la galère pour Ihaha…. De plus 24H00 à Doha dans l’aéroport…….. Nous avons annulé le vol, et pris d’autres billets par Emirates. Bilan : un surcoût de 500 euros ! ! ! et toujours pas de remboursement des premiers (il faut compter 3-4 mois dit Vivacances) Autre gros soucis, mon loueur de 4x4, pourtant si aimable et prolixe en novembre et début décembre, ne donne plus signe de vie. Depuis mi-décembre et malgré les relances de mails avec accusé de réception : Nada ! Silence radio ! Je ne me vois pas d’ici un ou deux mois à rechercher un autre loueur et m’entendre dire qu'il n'y a plus de disponibilité. Après une ultime tentative il y 3 semaines (toujours sans réponse), je me suis résigné à rechercher un autre loueur. J'ai trouvé celui là qui me semble bien: www.bushtrackers.co.za et qui a de bons feed back sur le net. Surcoût entre 2500 et 5500 zar, si j’arrive à obtenir la petite ristourne que je pensais qu’il faisait.
Enfin bon, quand je lis Grisemote et l’épisode de l’attaque de la diligence, je me dis que l’aventure Afrique Australe doit se mériter…..😉
Alors voici mon itinéraire avec les étapes.
31/07 : Décollage Charles de Gaulles 15H30
01/08 : Atterrissage Jo’burg 10H50 prise en compte du 4X4, courses diverses et nuit dans les environs (peut être là http://www.dalberryguesthouse.co.za )
02/08 : Longue route jusqu'à Upington et arrêt là : http://www.places.co.za/html/7740.html
03/08 : Route jusqu’à Fish River Canyon, nuit au camps de hobas
04/08 : Fish River Canyon nuit au camps de Hobas http://www.namibweb.com/canyon.htm
05/08 : Route pour Aus direction Sesriem peut- être nuit là: http://members.fortunecity.com/neisiprest/neisiphome.
06/08 : Direction Sesriem par route 707 nuit là : http://www.natron.net/tsauchab (camp de Sesriem déjà plein dès octobre)
07/08 : Sesriem nuit au camp ! !
08/08 : Sesriem nuit au camp ! ! http://www.namibian.org/travel/lodging/sesriem.
09/08 : Sesriem Walvis Bay par la piste nuit là: http://www.natron.net/tour/kleines-nest/main.
10/08 : Walvis bay (excursion Mola Mola prévue). Nuit au Kleines Nest
11/08 : Spitzkoppe et nuit sur place
12/08 : Cape Cross et nuit dans le Brandberg
13/08 : Direction Etosha passage à la Cheeta farm Otjitotongwe http://www.cheetahparknamibia.com
14/08 : Etosha nuit à Okaukuejo Camp
15/08 : Etosha nuit à Halali Camp
16/08 : Etosha nuit à Namutoni Camp
17/08 : Longue route via Rundu direction Caprivi nuit sur Bagani (peut ête là : http://www.ngepicamp.com
18/08 : Bagani à Chutes Victoria (en passant pas la Zambie) nuit là : http://www.safpar.com/waterfront
19/08 : Chutes Victoria . Nuit au Zambezi waterfront
20/08 : Chutes Victoria à Chobe nuit au camp Ihaha
21/08 : Chobe, nuit à Ihaha
22/08 : Chobe, nuit là http://www.kubulodge.net (bungalow)
23/08 : Chobe, nuit au Kubu Lodge (camp site)
24/08 : Longue route Chobe à Palapaye nuit là : http://www.palapye.com/CampItumela
25/08 : Palapaye à Waterberg (Afrique du Sud) et nuit dans les environs
26/08 : Retour Jo’burg, restitution du 4X4 et décollage à 22H50.
27/08 : Arrivée Paris à 20H20….
N’hésitez pas à m’indiquer des bons plans pour les couchers non précisés et vos adresses coups de cœurs (resto, magasins, …)😎
Voilà ouf j’y suis arrivé….j’ai sauvegardé plein de fois ! ! !😉
Séjour linguistique de deux mois et demi à Gold Coast (Australie) English translation pending
Salut tout le monde!!
je viens juste de m'inscrire afin de vous poser quelques questions sur mon voyage. Tout d'abord je me présente!! Je m'appelle Elodie, j'ai 19ans et je pars toute seule pour un sejour linguistique, à travers l'ecole ESL, à Gold Coast du 28mars au 14juin! et c'est la première fois que je fais un truc pareil!! surtout que mon niveau d'anglais est comment dire...assez faible!! hum hum ... plutôt médiocre!!! donc j'aimerais savoir si des personnes ayant connu Gold Coast pouvaient m'en dire un peu plus : le climat à cette époque de l'année, la vie de tous les jours(chers, pas chers??), si je dois avoir un papier spécial pour travailler même pr un ptit boulot!(est ce que le travail "au noir" est souvent pratiqué la bas?)... tous les renseignements que vs jugerez utiles je les prends!! ca serait vraiment sympa de me répondre etant donné que je ne connais personne pouvant m'apporter des témoignages de cette ville!
J'attend ac impatience vos réponses(si réponses il y a 🙂!!!)
Elodie!
je viens juste de m'inscrire afin de vous poser quelques questions sur mon voyage. Tout d'abord je me présente!! Je m'appelle Elodie, j'ai 19ans et je pars toute seule pour un sejour linguistique, à travers l'ecole ESL, à Gold Coast du 28mars au 14juin! et c'est la première fois que je fais un truc pareil!! surtout que mon niveau d'anglais est comment dire...assez faible!! hum hum ... plutôt médiocre!!! donc j'aimerais savoir si des personnes ayant connu Gold Coast pouvaient m'en dire un peu plus : le climat à cette époque de l'année, la vie de tous les jours(chers, pas chers??), si je dois avoir un papier spécial pour travailler même pr un ptit boulot!(est ce que le travail "au noir" est souvent pratiqué la bas?)... tous les renseignements que vs jugerez utiles je les prends!! ca serait vraiment sympa de me répondre etant donné que je ne connais personne pouvant m'apporter des témoignages de cette ville!
J'attend ac impatience vos réponses(si réponses il y a 🙂!!!)
Elodie!
Paris avec deux enfants (huit et quatre ans) English translation pending
Bonjour,
Je prévois aller à Paris le weekend de Pâques, que me conseillez-vous de visiter avec 2 enfants 8 et 4 ans. Je précise 1ère fois dans la capitale pour les enfants. Je vous indique ce à quoi je pensais : La Tour Eiffel biensûr, je pensais faire les bateaux mouches afin de voir différents monuments sans trop se fatiguer avec les petits, et Montmartre. Je vous remercie de me donner pleins d'idées nouvelles.
Je prévois aller à Paris le weekend de Pâques, que me conseillez-vous de visiter avec 2 enfants 8 et 4 ans. Je précise 1ère fois dans la capitale pour les enfants. Je vous indique ce à quoi je pensais : La Tour Eiffel biensûr, je pensais faire les bateaux mouches afin de voir différents monuments sans trop se fatiguer avec les petits, et Montmartre. Je vous remercie de me donner pleins d'idées nouvelles.
Contacts avec équipes de fouilles sur site archéologique? English translation pending
Bonjour,
Je compte faire la descente de l’amérique centrale en sac à dos en 4 mois. J’ai déjà bien parcouru les forums…. J’angoisse pas trop. Mais je cherche un renseignement en particulier :
Auriez-vous aperçu des sites archéologiques actuellement en chantier ? Auriez-vous eu des contacts avec les équipes de fouilles ?
Je suis archéologue de formation et j’ai envie de m’y remettre. J’irai bien soulever quelques brouettes. Les recherches internet sont malheureusement polluées par une multitude d’ « organisations » qui t’invitent à participer à un « project » mais qui te demande un « fee » faramineux.😠
Je compte faire la descente de l’amérique centrale en sac à dos en 4 mois. J’ai déjà bien parcouru les forums…. J’angoisse pas trop. Mais je cherche un renseignement en particulier :
Auriez-vous aperçu des sites archéologiques actuellement en chantier ? Auriez-vous eu des contacts avec les équipes de fouilles ?
Je suis archéologue de formation et j’ai envie de m’y remettre. J’irai bien soulever quelques brouettes. Les recherches internet sont malheureusement polluées par une multitude d’ « organisations » qui t’invitent à participer à un « project » mais qui te demande un « fee » faramineux.😠