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Cuba: camping sauvage et solidarité cyclistes English translation pending
by Tilleul · 2016-05-26 · 20 replies
Salut ami.E.s cyclist.E.s

Nous venons de faire une bonne partie de cuba a velo (sur un voyage de 1 an et demi) et avant de partir nous avons eu du mal a trouver des informations... du coup (sans oublier que tout peut changer tres vite la bas, nous y etions en fevrier 2016) :

- Le camping sauvage et interdit apparemment. Ceci dit nous avons dormi tout le temps en tente (seulement en casa particular dans les villes ou ce n'est pas possible). Il n'y a pas beaucoup d'espace pour camper un peu caches de toute facon, nous avons essaye mais la plupars du temps c'est galere. Du coup un policier qui nous avait vu nous a conseille de dormir a cote d'une maison (Ils ne nous a pas pose de probleme, ils ont surtout peur pour nous, bien que Cuba est un des pays les plus surs que nous ayons pedales) Du coup c'est ce que nous avons fait et c'est super chouette, quasiment aucun refus et nous avons passe de tres bon moment (facilite par le fait que nous parlions a peu pres espagnol). Par contre ayez toujours des choses a manger pour vous ou a partager. Les gens sont tres pauvres et leur generosite peut aller jusqu a vous donner l'unique ration de viande du mois qu ils recoivent pour leur enfant. A chacun.e de trouver ses petites techniques.

- Pour l'instant il y a deux type de magasins. Les Tienda de divisa ou on paie en CUC et les tienda cubaines ou l'on paie en monaie nationnal. Les deuxiemes ne vendent pas grand chose mais le vende a prix beaucoup plus bas (riz, haricots, sucres...) Les deux vous sont accessibles en tant que touriste si vous avez prit de l'argent dans les deux monaies a l'aeroport. Attendez vous a etre surpris.es par le peu de choses que l'on trouve et par les files d'attentes. Des que vous arrivez devant un magasin n'oubliez pas de demander qui est la derniere personne (Quien es el ultimo)....

- Il n y a quasiment aucun materiel pour les velos sur l'ile, meme pour un chambre a air a la Havane c'est une galere sans nom et je ne parle pas du reste... par contre tout peu se reparer meme votre cadre en carbone il parait.... franchement tout. Si vous voulez faire plaisir aux cyclistes cubains que vous allez rencontrer (il y en a pas mal et de tres sympas) prenez du materiel avec vous, meme usage, Il n'y a tellement rien sur l'ile que quelque chose qui peut vous paraitre bof leur fera un plaisir immense. Un peu gene nous avons propose nos vielles pedales qui apres 13000 kilometres avait du jeu, et ils ont saute de joie ( la bas dur de trouver meme des pedales en plastique). Un autre cycliste nous a dit que les seules chambres a air qu il avait lui avait ete donnee par un cycliste 10 ans au par avant.

Si jamais vous pouvez amener un peu de materiel de velo sur l'ile et que vous atterissez pas loin de la Havane, nous avons rencontre la bas Felix, un fou de velo qui construit depuis 25 ans des velos a etage. Il a le record du velo le plus haut du monde, qui fait 6 metres et quelques (pas dans le guiness book parce que de Cuba), et il est en train d'en construire un de 10 metres. Si vous pouvez passer le voir, il sera ravi de papoter avec vous et de vous montrer ses velos qui sont tres impressionants. Et encore mieux si vous pouvez ramener du materiel pour l'aider a construire ses velos geants, parce qu'il est dependant de ca pour pouvoir avancer comme il n'y a rien sur l'ile. Il nous a dit qu'on pouvait donner ses contacts donc on les mets ici, et n'hesitez vraiment pas a aller le voir (il est en plein centre de la Havane). Il a besoin dans notre souvenir surtout de pedales, de chaines de velo, de masse interne, de masse de frein de pied, comme sur les velos hollandais, pour freiner en retro pedalant (ben oui pas possible de mettre des freins classiques), et des pneus 28.11/2 et 28.160... C'est pas tres precis mais de tout facon vu le vide intersideral de materiel velo vous inquietez pas vous trouverez preneur. Quand on voit ce qu'on jette des fois de notre cote. Felix : bicifelix(a)nautu.cu telephone : 78606747 - 053858990

Voila, bon evidemment on aurait plein de choses a dire sur ce pays, mais c'est bien aussi de decouvrir par soi meme ;) Bon voyage!
Retour de 2 semaines dans le sud péruvien English translation pending
by Renaudco · 2016-05-26 · 12 replies
Retour de 2 semaines dans le sud péruvien de Christine et Thierry

Ca y est le voyage est terminé mais que de bons souvenirs.......... T Nous sommes partis du 25 avril au 11 mai 2016 JOUR 1: Départ pour Lyon, où nous aurons notre premier vol Lyon- Madrid, ( 7h00 du matin ) Nous avons ensuite 2h00 d'escale à Madrid avant de repartir pour 12h00 vol direction LIMA. Nous avions choisi la compagnie LAN -IBERIA, dans l'ensemble plutôt satisfait des prestations. Nous arrivons donc vers 18h30 à l'aéroport de LIMA

C'est notre coup de cœur en terme de logement de notre voyage, c'est un hôtel au confort simple, voir très simple pour l'eau chaude, mais plein de charmes, , il possède un toit terrasse ou on peut y voir des tortues, des perroquets ..... C 'est sur cette terrasse que nous avons pris le petit déjeuné (non compris dans le prix de la chambre) . La dame qui s'occupe de l hôtel est charmante, elle nous a même dépannés de quelques soles a notre arrivée puisque nous n'avions pas eut le temps de changer notre argent ( arrivée a l'hôtel à 20h00) . Nous partons donc manger à proximité puis retour à l'hôtel.

JOUR 2 :

Nous consacrons le fin de matinée à visiter le centre historique de LIMA (magnifique) puis allons manger chez TATAN'S où je mange la meilleurs ceviche de notre séjour.....accompagnée bien sur d'un PISCO SOUR!!!!!! A ne pas rater e couvent St Domingo avec une vue imprenable sur LIMA. En fin d après midi, nous allons à MIRAFLORES (quartier de LIMA) afin de voir la mer et ses surfeurs.....Nous n avons pas vraiment aimé l'aspect bétonné de MIRAFLORES, mais nous avons pu réserver là-bas le train pour le machu picchu à l'agence Pérou rail ( nous n'avions pas encore réservé). En rentrant, nous nous arrêtons au "parque de la reserva" situé en périphérie de Lima. C'est un parc publique ( mais entrée payante 4 soles) et le soir on peut y voir une féerie des eaux, il faut y aller la nuit, mais c'est vraiment un parc très chouette. A heures fixe, il y a un spectacle, son et lumière (vraiment de bonne qualité ) et ensuite il y a plein de fontaines de forme et de couleurs différentes. Retour à notre hôtel (en métropolitain).

JOUR 3 : Départ pour AREQUIPA , nous avions réservé un vol interne. Arrivé à Arequipa dans l'après midi, nous étions logés à " LOS ANDES" , un logement plutôt simple mais sans attrait particulier. Le gros avantage est que ce bed and breakfast est très bien situé à seulement 20 m de la place d'arme d'Arequipa, de plus les chambres sont grandes et trés propres, ils sont venus nous chercher à l'aéroport. Première visite d'Arequipa et de la place d'armes superbe........ couché de soleil sur la terrasse de l'hôtel, ensuite nous allons manger au restaurant '"el colibri" conseillé par le routard...ben, bof bof pour nous on a pas été enchanté du tout, repas pas terrible et service inexistant ( à oublier).

JOUR 4 : Visite d'Arequipa, avec son petit tour au marché couvert avec dégustation de jus de fruits, puis visite du monastère SANTA CATALINA un incontournable qui vaut vraiment le détour.... On profite de la fin d après midi pour se faire une pause "bière" dans un bar a bière (qui propose plein de bières artisanales péruviennes différentes........... (Chela Wasi Bar). Nous partons ensuite à la recherche d'une agence pour réserver notre treck du lendemain. Nous avons longtemps hésiter, entre le faire seul, prendre une agence francophone, après réflexion, notre choix , c'est porté sur l'agence " scheiwtzer" plutôt pour son prix que pour autre chose ( 140 soles / pers). Dernier repas pris à Arequipa, nous allons au ZIG-ZAG, le repas y est délicieux, on rentre se coucher pas trop tard, car départ pour le trek a 3h30.

JOUR 5 : Départ pour le trek 3 jours et 2 nuits pour le canyon Del Colca, un minibus vient nous chercher, nous prenons nos sacs à dos complets car nous ne repasserons pas par Arequipa après le trek, après 3h00 de route nous nous arrêtons à la croix du condor, belvédère spectaculaire duquel nous observons le vol majestueux des condors, puis pause pour le petit déjeuner. Vers 10h30 nous nous retrouvons pour le départ du trek, nous serons un groupe de 7 personnes , 5 américains et nous !!!!! Pour des personnes ne parlant pas l'anglais, on est servi!!! c'est pas grave ils sont hyper sympathiques et puis en parlant doucement et en utilisant des mots simples, on se fait bien comprendre......nous partons de cabanaconde ( 3287 m ) pour rejoindre San juan de chucho ( 2300 m) Evelyne notre guide péruvienne nous accompagne..... Nous laissons nos sacs( les plus gros ) dans une auberge de Cabanaconde et c'est parti pour la descente infernale......nous avons environ 3 h de descente, il faut savoir quand même que c'est trés physique ....la descente est raide et escarpée et le soleil tape fort......tout ça pour vous dire, que au bout de 2h1/2 de marche, j ai eut mal a la tête, mal au cœur, des nausées....etc bref, une belle insolation au fond du Canyon Del Colca ( là, ou il n'y a rien de rien!) heureusement les guides étaient là, ils m ont fait sentir une préparation à base d'herbes ( je ne sait pas ce que c était ) qui m'a requinquée, et j'ai pu doucement finir la randonnée, nous arrivions a San juan De Chucho, "chez gloria" . Le logement est sommaire, mais l'ambiance est conviviale, pas d électricité, et repas frugal, Le lendemain debout 7h00 pour aller jusqu'a l'oasis de Sangalle, avant le départ nous prenons un bon petit déjeuner composé de crêpes à la banane et au chocolat...........

JOUR 6: Cette journée est nettement plus reposante que la veille, la traversé de nombreux petits villages est intéressante, de plus le guide nous propose plein d explications sur la flore variée que nous rencontrons . Arrivé à sangalle vers les 12h00. Sangalle est un petit oasis , entoure de petites piscines alimentées par l'eau des montagnes, donc après midi baignade, farniente................. Thierry a même du coup pu jouer au rami avec nos amis américains, on se couche tôt car demain c'est la remontée........1000m de dénivelé en 3h00 à remonter!!!

JOUR 7 Encore fatiguée de mon expérience précédente, je préfère remonter en mule, donc Thierry partira a 4h30 à pied et moi à partir de 6h00 en mule. L 'expérience de la remontée en mule, est vraiment très éprouvante, car la remontée est raide, de plus ces bêtes, marchent à coté du précipice et bien sur n'en font qu'a leur tête, histoire d'aller brouter un peu d'herbe n'importe où!!!!! Quand a Thierry , il a en a profité pour remonter tel une flèche , il arrive épuisé mais enchanté. Ensuite la guide nous accompagne à Cabanaconde ou un petit déjeuner nous est proposé (on en profite pour récupérer nos sacs) , ensuite nous allons faire une pause (très touristique) aux sources d'eau chaudes de la Calera. Nous allons jusqu'a Chivay, ou nous dépose notre guide, car nous devons prendre un bus touristique 4M(pour nous rendre a Puno. Attention au niveau du temps, nous étions vraiment juste pour avoir notre car heureusement que nous avions bien averti notre guide car sinon je pense que c'était raté. Le trajet en bus est trés confortable, dans le bus il y a une hôtesse qui est au petits soins, nous faisons plusieurs haltes, nous arrivons a Puno a 19h00, à l'arrivée l'hôtesse nous aide même a trouver un taxi et nous accompagne jusqu' à la chambre que nous avions réservé ( hasard des choses, c 'est chez une amie à elle ) . Nous arrivons, à kusillo's posada, une chambre d hôte tenue par Jenny, une dame trés charmante et accueillante. Nous avons une grande et belle chambre, un lit King size, à notre arrivée jenny nous apporte un plateau avec thé et maté de coca et nous fournie plein d'explications sur la ville et les visites à faire, elle nous conseille aussi de bons restaurants. Pour ce soir, le restaurant, ce sera MOJSA : Repas très bon et excellent rapport qualité prix (encore une ceviche pour moi et alpaga pour Thierry). Nous lui expliquons, que le lendemain nous devons partir pour aller visiter les iles AMANTANI. Nous lui demandons si nous pouvons laisser nos sacs, chez elle , ce qui ne lui pose aucun soucis.

JOUR 8: Nous décidons de partir vers 8h30 ( waouh une grasse matinée!!!) Jenny nous sert un petit déjeuner terrible, au top : Œufs brouillés aux poivrons pour Thierry et crêpes à la banane et au lait concentré pour moi , ainsi que salade de fruits, pains frais de variété différentes......etc. Pour nous rendre sur les iles Amantani, nous avons suivit les conseils de Romain. Nous sommes allés a CAPACHICA en collectivo (afin de rejoindre le bateau pour les iles), superbe expérience, surtout que nous nous sommes aperçu que ce jour là à CAPACHICA c'était la fête du village. Toute la population était apprêtée en costume, musique etc.......du coup nous y sommes restés un moment, puis nous avons cherché une moto taxi pour rejoindre l'embarcadère pour aller sur l' ile Amantani, où nous attendait YVAN (une famille)

Nous avons pris un le bateau qu'utilise tous les habitants de l'île pour se rendre sur le continent. Amantani est une île d'environ 4000 habitants on dirait que là bas le temps c'est arrêté, il n y a pas de voiture, tout est vert , paisible..... Yvan nous emmène dans sa maison, une jolie petite maison, où Il vit avec sa femme , son fils et sa petite fille de 13 mois. Il est très gentil , il nous fait à manger pour midi ( soupe de légume et de quinoa, parfumée au herbes ) puis nous propose d'aller au Pachamama, un sommet à 4000m ( nous sommes déjà à 3800m) et on grimpe encore, mais arrivé en haut, nous avons une vue magnifique qui domine tout le lac ............. Nous redescendons pour prendre le repas avec Yvan et sa famille, au menu : Maïs, galette de fromage, œuf et thé a la muna ( herbe locale ). Yvan nous propose d'aller à la soirée des touristes, qui se déroule à la salle communale, nous y allons, mais à notre arrivée, nous sommes très déçus (et oui quelle mascarade de voir tous les touristes en habits péruviens tentant vainement de pratiquer les danses péruviennes) fatigués nous avons préféré aller nous coucher .

JOUR 9: Après un bon petit déjeuné : Pancakes fait par Yvan notre hôte, nous partons pour l'île Taquille, dans un bateau touristique. J'ai moins aimé Taquille, peut être est ce du au fait qu'il y avait beaucoup de touristes sur cette îe, que j ai trouvé moins authentique que Amantani. Le bateau nous dépose à 500 marches du centre du village ( et hop, on grimpe encore), petite visite du village et de l'artisanat local, puis encore 500 marches et retour sur Puno en bateau. Nous retournons à kusillo's posada où nous attend Jenny, elle nous suggère d'aller au restaurant ' los Balcones de Puno' un restaurant spectacle , très sympa, de plus c'est là que Thierry a pu déguster du " cuy" ......

JOUR 10: Journée " tranquille" puisque après un excellent déjeuné chez Jenny, nous partons pour Cusco, en bus touristique ( tourismomer, ) même si je n'aime pas les "bus touristiques" j'ai trouvé cela plutôt pas mal. En effet, cela nous a permis de découvrir des sites par forcement connus, le bus fait 4 haltes durant le trajet, du coup cela a un coté reposant de se " laisser porter" , nous avons visité entre autre The Andahuaylillas church une église somptueuse........ Arrivée à 17h00 a Cusco, ou nous attend William, un français marié a une péruvienne ( de plus tout jeune papa!! ) ou nous logerons pendant les prochains jours. William, nous emmène chez lui, il a un bel appartement idéalement bien situé à Cusco, mais le + surtout c'est que william, connait extrêmement bien la région et donne tous les conseils et tous les itinéraires du coin pour optimiser nos visites . Apres être installé confortablement chez William, en sa compagnie nous organisons nos visites pour les prochains jours, au début nous pensions prendre un taxi privé, mais du coup, avec les indications de William, nous avons opté pour un autre programme.

JOUR 11 : PISAQ: William nous explique comment se rendre en collectivo jusqu'a PISAQ, en plus comme nous sommes jeudi , c'est le jour du marché, il nous recommande de commencer par faire le marché ( qui est immense ) puis ensuite mous négocions un taxi afin de monter sur le site ( il y a moins de monde l'après midi ), nous nous acquittons du boleto touristique, au passage j explique ( en franglais/spanol) que nous souhaitons une fois au site redescendre a pied ( suggestion de William) mais le garde me dit que la route est fermée et qu' il faudra redescendre en taxi ( ce qui plait a notre taxi ). Arrivé sur le site , nous n'avons pas envie de redescendre en taxi ( ca flaire l'arnaque....) et en effet la route que nous voulions prendre est bien fermée, mais il existe un autre chemin pour redescendre à pieds (ce que le garde c 'était bien gardé de nous dire......).Et c est donc reparti pour une descente de 2 h00 à travers le site, heureusement que les paysages valent le coup notamment les vestiges des tombes incas à flanc de montagne).De retour a Pisaq (on en a profité pour acheter tous nos souvenirs), nous rentrons en collectivo à Cusco. Comme il n'est pas trop tard, nous en profitons pour visiter la ville, le soir nous allons manger a INKAZUELA (guide du routard) restaurant à recommander, carte originale et appétissante et service impeccable !!(avec un serveur parlant le français)

jour 12:

On continue notre programme de la vallée sacrée, par contre on prévoit un sac car le soir nous ne rentrons pas chez william, nous dormirons à Agua calientes . Départ en collectivo pour CHINCHERO, visite du site, le village est magnifique, il y a de nombreuses échoppes avec des tisseuses, plein de démonstration, de plus le site est plutôt calme ( ce n est pas le jour du marché, donc il y a bien moins de monde). Puis nous partons à la recherche d'un taxi pour nous rendre à MORAY, un jeune homme nous propose de le faire pour moins cher que ce que nous avions prévu ( William nous avait donné les indications de tarif). Visite du site de MORAY, puis le jeune homme nous dépose à MARAS, ou William nous a suggéré une ballade de 8 a 10 km jusqu'aux salines, nous en profitons pour pique niquer (j'avais acheté des avocats et des pains à chinchero). Visite des salines de Maras qui sont très impressionnantes, puis nous les traversons complètement pour rejoindre la route Urubamba -Ollantaytambo , ou nous faisons du stop pour récupérer un collectivo pour nous rendre à Ollantaytambo. Arrivée a Ollantaytambo, nous allons visiter la forteresse, très impressionnante cette ancienne forteresse inca, est faites de terrasses qui semblent interminables ( et on grimpe encore....) A 18h00 nous nous présentons à la gare , afin de prendre le train" Perou rail" pour nous rendre a Agua calientes , afin d'aller au machu picchu. Je n'ai vraiment pas aimé tout le " business" fait autour du machu picchu. Compte tenu que nous n'avions pas beaucoup de temps, ( passer par hydro electrica nous aurait fait perdre trop de temps) nous n'avions pas d autre solutions que de prendre le train ( hors de prix). Nous prenons donc le train à 18h30, il y a beaucoup de monde et tout n'est pas très bien organisé, heureusement dans le train , il nous propose une collation, nous n'avons pas pu profité du paysage , vu l'heure tardive ou nous prenions le train. Nous arrivons donc à agua calientes à 21h00, l'hôtel vient nous récupérer. J'ai choisi un hôtel peu cher sur le guide du routard ( vu le peu de temps que nous allons y passer ....) "los caminantes" se fut la pire nuit de notre séjour, la chambre sans fenêtre, empestait l'odeur de moisi, heureusement on y a pas trainé. Levé 4h00 pour aller prendre le bus pour le machu picchu, on avait choisi de faire la montée en bus et de redescendre à pieds . jour 13: Ca y est c'est le grand jour, on se presse devant les bus, il y a déjà une foule interminable , mais on est bien placé, au moment de monter dans le bus, la personne qui vérifie les billets nous arrête, en effet il y a une erreur dans nos billets, le mien est pour monter et celui de Thierry uniquement pour redescendre!!!!! Lors de la réservation de nos billet ( à Cusco) la personne c'est trompé, sauf que là il ne veulent pas que l'on prenne le bus....après négociation et une grande perte de temps, ils nous autorisent à monter. Nous arrivons sur le site à l'ouverture, c'est grandiose, nous passons beaucoup de temps a visiter le site qui est immense....à 9h00 nous allons vers la Montana car nous avions pris ce site aussi. J'avais beaucoup hésité car je n'étais pas sur d'y arriver, mais nous y sommes allés doucement ( 2160 marches et 600 m de dénivelé) c est dur mais cela vaut vraiment le coup, en haut la vue est splendide...... Ensuite nous sommes redescendus, pris encore un peu de temps pour visiter le site, manger un morceau (nous avions prévu des sandwichs) puis nous sommes redescendu tranquillement à agua calientes ( encore 1700 marches ) où nous nous sommes promenés en attendant notre train ....et en buvant une petite cusquena (bière péruvienne). Arrivé à 18h00 à Ollantaytambo, nous prenons un collectivo pour rentrer à Cusco, au passage nous nous arrêtons dans un petit resto à cusco, où pour 15 soles , nous avons salades à volonté et 1/4 de poulet ( los todos pollos). Nous arrivons épuisés mais plus qu'heureux de notre journée.... JOUR 14/ ca sent la fin..... Dernier jour à Cusco, nous en profitons pour finir nos achats, aller au marché artisanal, aller au marché SAN PEDRO, boire un jus de fruit, puis nous flânons dans la ville. Par hasard nous nous trouvons sur une place, où des stands sont installés et proposent toutes les spécialités culinaires de la région, nous en profitons pour gouter divers produits locaux. En début d'après midi nous prenons un taxi pour nous rendre au Sacsayhuaman, forteresse inca situé à 2km de Cusco. Elle est constituée de pierres immenses, ensuite nous sommes allés voir le christ blanc puis nous sommes redescendu à Cusco à pieds, visite du quartier de San blas, de quelques musés (sans grands intérêts). Pour le dernier soir , nous sommes allés manger au restaurant " ciciolina" c'est un restaurant de bon standing, on y mange certes très bien, mais trop 'international" pour moi ............... JOUR 15/ le départ Comme notre avion était prévu à 15h00, nous profitons de notre matinée pour continuer notre visite de Cusco, Thierry profite de 5 mn pour se faire couper les cheveux et se faire raser, puis nous nous arrêtons dans un petit restaurant, fréquenté uniquement par des péruviens ou nous pouvons déguster des empanadas accompagné de chicha moradavde quoi terminer notre périple sur une note vraiment locale...... 13h00, nous remercions william, pour son accueil, sa gentillesse, et nous prenons le taxi, pour l'aéroport........ Le retour a été un peu plus mouvement car contre nous avons eut un léger contre temps. En effet au départ de Cusco, l'avion a pris plus de 1h1/2 de retard , il n 'a pas pu décoller car l’aéroport de Lima a été fermé suite a un incident technique, du coup arrivé à Lima, tous les avions étaient en retard et les gens couraient de partout.........................

Nous avons pu attraper notre vol (traversée à la course de l aéroport) lima/ Madrid à la dernière minute (les portes étaient fermées, l'embarquement terminé!!!!!). Et de même tout c'est enchainé pour le vol Madrid /Lyon que nous avons eut de justesse................

Résultat malgré tout, arrivés bien à l heure, juste un retard pour les bagages ( en effet la pour qu'ils puissent suivre....................!!!!!) ils sont arrivés à Lyon avec le vol suivant et nous ont été livrés le sur lendemain............ Bref de superbes souvenirs et une destination que je recommande pour des gens un peu sportif. christine
De New York à Montréal par la côte! English translation pending
by Tolente · 2016-05-24 · 59 replies
Bonjour Après la lecture de beaucoup de carnet de voyage , cela m'a donné envi de partager le mien avec vous

Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉

nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent

Jour/1

arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage

vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtel

le New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres

le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain

jour/2

petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants

puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique





on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré

puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx



ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien

souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même

retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre



Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)







Jour /3

comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid







puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard









direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près



pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Déplacement au Belize et hébergement English translation pending
by Cogic · 2016-05-19 · 10 replies
Bonjour Nous sommes 9 personnes (2 familles : 4 adultes, 3 ados, 2 enfants) et nous irons au belize et Yucatan du 20 juillet au 9 aout (20 jours) et nous aimerions avoir quelques renseignements : Quels sont les lieux à voir absolument, comment est-il préférable de se déplacer : en car local ou en louant un van 9-10 places et dans ce cas, vaut-il mieux prendre un chauffeur ou non (par exemple, si l'on veut passer par la Hummingbird Highway en faisant des pauses) ? Nous avons toujours voyagé en Asie où nous trouvions partout et à bas prix des van avec chauffeur pour se déplacer d'un point à un autre ou pour faire un circuit plus touristique d'une journée... On aime aussi se déplacer avec les moyens de transport locaux... Mais l'Amérique centrale, on ne connait pas ! En juillet aout, les prix des hébergements sont-ils négociables ? Merci d'avance pour tout tuyau, on peut vous renseigner sur le Cambodge, le Sri Lanka ou la Thaïlande, nos derniers voyages...
Hors trottoirs au grand prismatic à Yellowstone English translation pending
by Andarelli · 2016-05-19 · 62 replies
Si je comprends un peu ce qui suit on ne peut plus voir le prismatic du haut de la colline? On Monday May 16th, we became aware of individuals who walked off trail at Grand Prismatic Spring. That same day, U.S. Park Rangers obtained arrest warrants for three of the four suspects who were walking off the boardwalks. Charges on a fourth individual are pending confirmation of his identity. Park scientists are assessing damages to Grand Prismatic Spring and adjoining geothermal resources as part of this ongoing investigation. Additional charges may be filed by U.S. Park Rangers.

Each of the three individuals are charged with the following: 36 C.F.R. § 7.13 (j) Yellowstone National Park: Travel on Trails; foot travel in all thermal areas and within the Yellowstone Canyon between the Upper Falls and Inspiration Point must be confined to boardwalks or trails that are maintained for such travel and are marked by official signs 36 C.F.R. § 2.34(a)(4)Creates or maintains a hazardous or physically offensive condition. Information and tips provided by the public and media have been invaluable. We want to thank everyone for their passion and for helping protect geothermal resources in the park.
Trois mois au Brésil en janvier-février-mars 2017 English translation pending
by Francois8357 · 2016-05-13 · 13 replies
Bonjour

Nous sommes un couple de retraités ( 65ans) en bonne forme et avons l'habitude de voyager sac au dos depuis des années notamment dans différents pays d l'Asie du sud-est . Cette année nous avons opté pour le Brésil.

Nous pensons arriver a Sao Paulo , aller vers Curitiba et et Florianopolis...de là prendre un vol sur Rio, y rester quelques jours puis aller vers Belo horizonte, d la prendre l'avion pour les chutes d'Iguacu, excursion au Pantanal, , de la vol sur Manaus, bateau et jungle, puis Belem , Recife, Bahia et retour sur Sao Paulo pour rentrer.

merci de tous vos conseils pour toutes ses étapes...comment circuler au mieux? bonnes adresses pour se loger? sachant que nous privilégions le charme au bruit et les budgets style guest houses ..

En trois mois cela vous parait t'il faisable? merci d'avance de vos conseils François
Un mois en Polynésie: Polynésie-Française, île de Pâques English translation pending
by Sarnia · 2016-04-08 · 20 replies
En juin 2015 j'ai eu la chance de passer 4 semaines en Polynésie. Le prétexte était de rendre visite à mon frère qui habite là-bas (Papeete). Grâce à lui nous avons pu bénéficier de l'hébergement sur Tahiti, et il nous a aidé à préparer le voyage en réservant les transferts et hébergements sur les autres îles au salon du Tourisme de Tahiti, où les résidents peuvent avoir des offres intéressantes. Nous avons visité Tahiti, Moorea, Maupiti et Tikehau.

De plus, au milieu du voyage, nous avons passé une semaine à l'Ile de Pâques (Rapa Nui) en profitant des vols directs hebdomadaires de la compagnie Lan Airlines. Cette destination était un peu un fantasme pour moi depuis longtemps et je ne suis pas sûre de me retrouver un jour aussi "proche" donc nous avons franchi le pas!

Notre profil c'est pas très sportif, plutôt contemplatif. J'aime bien les beaux paysages, les couleurs, les lumières (je fais de la photo), un peu de balade à pied, mais pas trop de farniente plage. On s'intéresse aussi à la culture, à l'histoire, à la vie locale et en particulier tout ce qui a trait à la mer et les relations des habitants avec la mer. Je n'avais aucune expérience de snorkeling avant de partir mais je m'y suis mise (forcément) et je dois dire que c'est assez plaisant! 😉

Le budget total du voyage a été d'environ 5500€ par personne (billets d'avion compris).

On a eu une météo assez contrastée, avec pas mal de pluie et de vent, mais rarement de la pluie toute la journée (sauf une fois...) et donc des températures relativement supportables, autour de 26/28°C (j'ai du mal avec la chaleur, donc ça m'a très bien convenu). Beaucoup plus frais à Rapa Nui.

J'ai posté le récit et photos de ce voyage sur mon blog, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...ent-de-latitude.html Si seule l'Ile de Pâques vous intéresse, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...paques-1er-jour.html

Et j’ai aussi regroupé tous les points visités (ou parfois juste survolés) sur une carte

Je vais donner dans les messages suivant quelques détails et infos pratiques sur notre voyage, pour ceux que ça intéresse (et je réponds volontiers à toutes vos questions !).
Trek en Équateur (Andes) English translation pending
by Absinthe30 · 2016-03-29 · 9 replies
Bonjour à tous,

On se prépare un petit voyage de trekking en Équateur l'été prochain (août 2016). Il y a bien sûr les treks du LP que nous avons lus mais on aimerait avoir les suggestions et commentaires de ceux et celles qui y sont allés.

Pour infos, on vise un trek de 4 à 6 jours en autonomie dans les Andes. En Amérique latine nous en avons déjà quelques-uns à notre actif en Bolivie (Apolobamba) et Pérou (Choquequirao). Sans rechercher la même chose, on aime bien quand il y a un peu de défi, beaucoup de dépaysement et de rencontres :-)

Au plaisir de vous lire :-) Sébastien
Différence entre Malaisie et Thaïlande English translation pending
by Claim785 · 2016-03-27 · 12 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de partir en Malaisie en août prochain. Je suis déjà aller 2 fois en Thaïlande et je souhaiterais savoir si c'est 2 pays se ressemblent beaucoup. Si ce n'est pas le cas, quelles sont les différences?

Merci beaucoup pour vos réponses!
Le voyage organisé aux USA est-ce aussi horrible que ça? English translation pending
by UsaReturn · 2016-03-20 · 31 replies
Bonsoir

me concernant je n'ai d'autre choix que le voyage organisé, mais vous dites sur les forums qu'on reste très peu du temps sur les endroits à visiter

si maintenant on va au grand canyon, combien de temps y reste on à peu près ? pas quelque chose comme 10 minutes j'espère ?
Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat English translation pending
by Jemaflor · 2016-03-19 · 52 replies
La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres. Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure. Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages. Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré. --



C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.



Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.



Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.





Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.





Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.





Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.





Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.



Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !



Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.



La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.



Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.



On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).



Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.



J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !





Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.

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Compte rendu séjour 20 jours Costa Rica, février 2016, sac à dos English translation pending
by Psychebleach · 2016-03-09 · 3 replies
Bonjour à tous,

je profite régulièrement des conseils de voyageurs, alors je vais essayer de vous donner une idée de notre récent périple. Nous avons adoré le Costa Rica, pour son coté nature, sa simplicité et l'accueil des habitants. Nous sommes 2 voyageurs de 35 ans, et arpentons un peu la planète depuis 5 ans, à base de courts séjours en mode sac à dos. Nous partons habituellement avec un billet avion et un retour et voyons un peu au jour le jour, ce que ne nous empêche pas d'apprécier un peu de confort. Le Costa Rica a laissé moins de place à l'improvisation, ne serait-ce que parce que c'est une destination plus chère que celles que nous faisions. Mais l'organisation sur place laisse toute latitude pour organiser plein de choses en peu de temps, à condition de payer ces services. Les hotels sont de très bon conseils pour les activités autour, quelque soit la catégorie. Et il n'est pas plus cher de passer par eux qu'en direct à une agence.

Notre trajet : - arrivée le 30/01 au soir aéroport de San José . Formalités simples et agréables, aéroport bien indiqué, change, distributeur et information touristique dans la zone de récupération des bagages (horaires de bus...). Cela nous a occupé en attendent un de nos sacs qui a finalement décidé de prolonger son escale à Miami. Le personnel pour la réclamation est sympathique, en espagnol comme en anglais. Il semble facile de prendre le bus pour San josé, mais compte tenu de ce contre temps nous avons opté pour un taxi officiel à compteur, environs 18000 colones pour le centre où nous avions réservé l'hotel La Cuesta, 33$ la nuit. Simple, très bien placé, bon accueil. On a pu sortir à 22h30 prendre un bout de Pizza, mais meme un samedi soir tout était en train de fermer. - départ le dimanche 1/2 de l'hotel à 4h00 à pied pour rejoindre le terminal tracopa et prendre le bus de 5h pour Palma Norte. 20 min à pieds environs, aucun soucis de place, , le terminal ouvre un peu après 4h30. Long et superbe trajet (attention il fait froid à la 1er halte) jusqu'à Palmar Norte (<6000c) , ou nous arrivons un peu en retard, trop tard pour prendre le bus pour aller à Sierpe. Mais des taxis attendent pour nous emmener à l'embarcadère de Sierpe d'ou partente les bateaux pour Bahia Drake à 11h30. On en a eu un de justesse car le chauffeur l'a appelé en route. 15$. On débarque dans la mer, prévoir une tenue adaptée! Hotel bahia drake Cabinas Murillos, très bien, superbe vue, plein d'oiseaux. Réservé avant le départ. - lun 2/2 départ pour un séjour 2j/1n dans le corcovado avec le Corcovado information center. Incontournable. Nous avions un guide (anglais/espagnol) pour nous 2, l'impression de se ballader seuls sur des chemins bien entretenus mais au milieu de la jungle. Pas de puma pour nous mais des tapirs, plein d'oiseaux et de mammifères. La nuit sur place est très spartiate, mais vaut vraiment le coup. Je recommande ++ même si c'est un de nos plus gros budgets du séjour. Guide très compétent qui aime la foret. Attention les places sont limitées (actuellement 75 visiteurs par jour et 30 pour la nuit) il faut donc réserver assez longtemps à l'avance si vous voulez y passer la nuit. Les groupes à la journée voient aussi pas mal de choses, ils sont environs une douzaine par groupe. - mar 3/2 : retour dans l’après midi à Bahia Drake, puis observation d'oiseaux depuis l'hotel. Allez manger chez Curt, ses poissons sont divins à des prix abordable. - mer 4/2 : plongée à Isla del Cano, réservé la veille par notre hotel. Splendide, meme si petite visibilité. Encadrement super, 4 plongeurs 2 mono. Pas de corail mais plein plein de poissons de toutes tailles, requins, tortues. Dauphins sur le retour. -jeu 5/2 : départ pour Sierpe par le bateau de 7h, on a réservé un 4x4 pour 11h, du coup on a beaucoup attendu (arrivée à Sierpe 8h45, et il n'y a rien a y faire). Voiture par toutcostarica, c'est très simple et ils sont très arrangeants. On a longé la côte jusqu'à punta uvita, petite baignade dans l'eau chaude (mais trouble +++, je ne sais pas pourquoi on parle de snorkelling par la?) Puis arrivée à Quepos où nous avions réservé 2 nuits Villa Jacquelina, très bien, un peu en dehors de la ville avec vue sur la jungle - ven 5/2 Parc Manuel Antonio. Environnement très touristique et attrape gogo (faux parking...) mais une fois dedans on peut facilement s'éloigner du monde et profiter de la faune, la flore et la plage en toute tranquillité. On voit plus de bêtes avec un guide mais ca ne nous a pas semblé indispensable. Attention aux capucins voleurs de pique nique, ils sont redoutables. Manger en décaler car ils arrivent sur la plage à 11h30... - sam 6/2 : trajet vers Santa Elena (environs 5h avec pauses sur la plage, au pont des corcodiles...). Plusieurs km de piste à la fin, le 4x4 est bienvenu. Arrivée à l'hotel Camino Verde, réservé la veille pour 2 nuits. Moins de touristes qu'on pensait à cette saison, la réservation n'est peut être pas obligatoire. Simple, bon rapport qlté prix. éviter la chambre 18 qui est en plein vent. Visite d'une finca café à 13h très intéressante. Tour de nuit le soir même super. On ne pensait pas faire tout ça en plus du trajet. - dim 7/2 : visite guidée de la réserver de Curi Cancha, splendide, on a vu le quetzal. Possibilité d'y rester toute la journée à l'issue du tour si vous êtes motorisés. Apporter le pique nique! - lun 8/2 : départ pour le volcan Arenal. Piste ++. On a fait le tour du lac mais en saison sèche il semble plus sympa de prendre la piste qui coupe, plus joli et plus court, nous a-t-on dit à noter arrivée... ne pas hésiter à demander à votre hotel. Volcan dans les nuages, pluie. Hotel à El Castillo, super. Mais isolé. - mar 9/2 : encore moins de visibilité que la veille, pluie, on renonce au Volcan. Visite de la serre aux papillons et sources d'eau chaude (dans la rivière, gratuit) sous la pluie l'après midi. -mer 10/2 : trajet jusqu'à San Jose ou nous rendons le 4x4 à 11h. Puis nous prenons le bus pour Cahuita à 13h. Temps épouvantable sur la route, nous arrivons avec 1h30 de retard à Cahuita. Avions réservé la veille pour 3 nuits aux cabinas Nirvana, très grand confort, propre, près de la plage. francophone. Ils sont venus nous chercher à la gare routière. - jeu 11/2 : entre 2 averses, visite de la réserve par nous même. La partie en visite guidée est courte. Prévoir un maillot de bain pour traverser un gué (ceinture) pour accéder à la plus grande partie du parc, car quand il pleut bcp on peut se retrouver coincé. On était content de ce qu'on a vu. - ven 12/2 : visite du Jaguar Rescue center, incontournable! de Cahuita faisable en bus+velo ou Bus+taxi, facile. On est rentrés à Puerto Viejo à pied, repas sur place, puis bus retour pour cahuita en s'arrêtant au musée du chocolat. Visite guidée (pour tous les 2!) à 14h, où nous faisons notre propre et exellent chocolat. Pour le retour, on hèle un bus sur la route pour rentrer. Facile, pas cher, très bonne journée. - sam 13/2 : nous devions aller à Bocas del Toro pour plonger mais le mauvais temps se poursuit. On saute donc dans le bus de 7h pour San José (idéalement réserver la veille, on a eu de la chance d'avoir des places), puis dans celui de 13h pour Libéria où nous retrouvons le soleil. Nous n'avons pas eu de soucis pour trouver un hotel sur place. - dim 14/2 : visite du volcan Rincon de la vieja (on ne peut pas monter au sommet). Fumeroles, paysages variés, cascade. Peu d'oiseaux, on n'a presque rien vu, alors qu'on se pensait aguéris. Mais des touristes avec un guide en on vu presque 140, dont un toucanet assez rare. Donc pour les bêtes on vous conseille le guide!! Demander aussi conseil car il semble avoir des sources chaudes un peu en contrebas de la cascade, gratuits et non indiquées, mais ne le sachant pas on ne les a pas cherchées... Ca prend la journée. 2e nuit à liberia (dans un autre hotel car le notre était complet, mais s'est occupé de nous en trouver un pendant notre ballade). - lun 15/2 : départ en fin de matinée pour Tamarindo en bus. il fait chaud. Tamarindo est touristique ++ avec des complexes à gogo, ca change de tout ce qu'on a vu jusqu'à présent. Nuit en hostel, pas le mieux qu'on ait fait. Nous avons pu réservé dans l'après midi une visite de nuit pour les tortues, départ le soir meme. Le centre de plongée pour le lendemain était complet, et nous a orienté vers un centre àp laya flamingo. Même site de plongée, mais 45 min de voiture en plus. On a vu la ponte de tortues sur la plage à la pleine lune, une expérience unique. - mar 16/2 : le centre de playa flamingo vient nous chercher à notre hotel (inclus dans le prix). Gros bateau, équipe sympa, mais bcp bcp de plancton, on ne voit presque rien. Quelques raies cependant. On n'a pas eu de chance sur ce coup là. Sur le retour, on se fait déposer par le transfert à playa brasilito pour aller à la playa concha, une des plus belles que nous ayons faites. Des vagues super pour se laisser porter, de l'ombre, peu de monde... On est rentrés à Tamarindo par la navette de plage qui part de playa brasilito à 16h (c'est la dernière). - mer 17/2 : trajet jusqu'à Alajuela en bus, via Santa Cruz. Le bus de santa cruz n'est pas aux horaires annoncés sur les plaquettes, ni à la "boutique" ou ce qui y ressemble. 11h10 pour nous (vs 10h30) mais demander aux locaux. Puis Bus de 13h pour Alajuela où nous arrivons dans la soirée (le bus nous pose à l'aéroport, puis on a pris un taxi par flemme n'attendre un bus, 3000c). On trouve un hotel sur la 5e av à coté de l'hotel pacande. Ils sont plusieurs et on trouve de la place même en arrivant tard. Plein de resto de ceviche. - jeu 18/2 : on retente notre chance au Volcan Poas, en Bus (départ 9h, 1h30 de trajet environs). Il fait moche et froid et pluie en arrivant, aucune visibilité. Trajets sympas quand même, mais on se gêle un peu. Il y a une cafet (non chauffée) ou on peu manger un bout et attendre le bus retour 14h à l’abri. Les volcans sont vraiment timides, on n'aura pas vu un sommet. - ven 19/2 : départ 6h pour l'aéroport (compter 20 min de trajet), avion retour à 8h pour nous.

Voila un peu en vrac notre trajet. Nous n'avons pas eu du tout l'impression de courir. Les trajets en bus sont plutôt confortables, et assez fréquents. Nous avons opté pour un mélange 4x4 et bus, pour un peu de souplesse au début, mais ne pas trop alourdir le budget.

Points + : accueil et service des ticos, toujours prêts à informer. Pas d'arnaque. Prix fixes et affichés. La faune, la flore, la faune et la flore.... Un grand respect de la nature. De très bons poissons et une nourriture globalement saine, moins monotone que dans d'autres pays d'amérique centrale. Le confort sanitaire (propreté, eau potable...) Pas de dangers Plein d'activités nature possibles (kayak, rando, tyrolienne, rafting, surf...) notamment pour les familles.

Points - : - ne pas s'attendre au côté culturel (peu d'histoire, pas de monuments ou musées...). Y aller pour la nature. (et prendre un bouquin s'il pleut) - ne pas s'attendre au côté "authentique" de cultures amérindiennes. Il n'y a pas ou peu d'indiens, pas de marchés d'artisanat... c'est une culture très occidentalisée et depuis longtemps. Ce n'est pas un point négatif en tant que tel, mais il faut en être conscient car si on cherche le dépaysement il faut mieux aller dans d'autres pays. - Les prix, ce voyage est cher et toutes les activités payantes (c'est leur principale source de revenu). Ca me semble normal si ca les aide à protéger la nature, mais il faut prévoir un budget conséquent pour le voyage (nuit dortoir 16$, entrée d'un parc sans guide 10 à 15$, pareil pour les cascades/jardins....). Pour minimiser le prix, les voyages en bus sont bon marchés et confortables, on peut faire du couchsurfing à san Jose et Alajuela surtout, manger dans des sodas. Mais il serait dommage de ne pas profiter des parcs qui sont le principal intérêt du voyage, donc s'y préparer.

Pour résumer, on a adoré ce séjour, facile, beau, dépaysant... On y allait pour les paysages et la vie sauvage, et on en a eu plein les yeux. La philosophie de vie des Ticos est super. Je recommande à 200%.
Lima-Arequipa...bus ou avion? English translation pending
by Sabeb · 2016-03-09 · 22 replies
Je suis au tout début de la planification de mon itinéraire et je ne pense pas rester à Lima, j'aimerais tout de suite aller à Arequipa. Vous me conseillez le bus de nuit ou l'avion? Si l'avion est la meilleure option, est-ce possible d'acheter mon billet tout de suite en aterrissant à Lima ou dois-je le résserver à l'avance? Et une compagnie en particulier?

Même chose pour le bus, ça fonctionne de quelle façon sachant que je n'ai jamais voyagé solo.

Merci bcp de votre aide :-)
To be or not to be.... à Phu Quoc English translation pending
by Larsay · 2016-03-04 · 58 replies
Enfin allé à Phu Quoc, après de longues hésitations vu que je m’ennuie à ne rien faire sur une plage (qui se ressemblent d’ailleurs toutes, palmiers/sable/mer !) et suite à un tas de rapports négatifs « trop touristique, cher ». Disons-le tout de suite, j’ai trouvé ça super. Belle ile, locaux très sympas pas bruyants sans gêne, propreté très acceptable, (plages d’hôtels immaculées) et, pour ceux qui croient au « trop touristique », des dizaines de kilomètres de plages désertes sorti de celle de la « capitale » Duong Dang, et au « cher », des hôtels de toutes sortes du dortoir à 5$ le lit au petit bungalow sympa à 100m d’une plage à 20$ au duplex avec piscine privée à … 665$.

En plu des produits de la mer et du ngoc mam, réputé le meilleur du Vietnam (vous pouvez visiter une fabrique, la Khai Hoan, dans Duong Dang au 11 rue Hung Vuong), Phu Quoc est un grand centre de production de poivre, réputé le meilleur du monde (certains disent que c’est celui du cambodgien Kampot ; à mon humble avis, celui de PQ a plus de saveur) ; donc petites plantations de poivriers partout ; le français Eric et sa femme Le Ho (tel 01 28 58 46 413) en vendent en sachets (leur poivre rouge est exceptionnel).

Belles plongées MAIS bien vérifier la bonne saison car la visibilité peut être nulle. Le français Pascal tient l’excellent centre Rainbow Divers. 11 Tran Hung Dao.

Il y a un choix fondamental à faire : loger dans le bourg de Duong Dang ou à l’extérieur. Avantage du premier : tout à portée de la main, ou plutôt du pied : restos, bars, loueurs de motos, agences de plong��e, de voyage, etc. ; inconvénient : plages toutes occupées par des resorts et autres établissements. Le deuxième choix offre les éléments contraires : isolation sur de belles plages souvent privées – ou tout près - mais souvent rien autour donc on est plutôt « coincés » question restaurants. Pour les deux, la question est réglée si on loue une moto : on va sur une page différente chaque jour si on est à Dong Dang, et à Dong Dang pour se changer les idées si on loge en dehors.

J’ai choisi Duong Dang et la moto et ai donc logé au très sympa THANH HAI GH, au 118 Trung Han Dao à Duong Dang, 20$ sans pt déj pour un petit bungalow impec avec petite terrasse et hamac dans jardin à 5 mn à pied de la plage (15$ pour une chambre dans petit bâtiment en rez–de-chaussée) et avec Le Bistrot, un des meilleurs restos de l'ile (et, pour le pt déj, les excellents croissants et viennoiseries du grand professionnel de la pâtisserie Christophe du TOP BAKERY à 100 m, mangés chaque matin a la terrasse sur plage de l’hôtel de sa femme, le Phu Quoc Kim) ; la GH loue des motos.

J’ai mis les pieds 2 fois une heure sur une plage en 8 jours ; je préfère explorer en moto et j’ai donc sillonné l’ile, au demeurant fort belle. Dong Dang n’a rien d’extra sauf le port de pèche, le marché de jour et celui de nuit. A noter un intéressant musée privé, le Coi Nguong, rempli de vaisselles et amphores de toutes provenances, récupérées des nombreuses épaves (y compris un bateau chinois du 18e).

Le sud de l’ile, direction le petit port de pèche de An Thoi, est le moins intéressant. A visiter avant d’y arriver, l’infâme Coconut Prison créée par les français et « récupérée » par les Sud-vietnamiens, qui l’ont transformée en un camp immense de hangars tout en tôle ondulée (des fours … volontairement !) et de containers « Made in USA » comme cachots, où ont été enfermés jusqu’à 40 000 prisonniers ; petit musée où, comme d’habitude, on ne parle pas des milliers de prisonniers sud-vietnamiens enfermés par les « libérateurs » nordistes à la fin de la guerre du Vietnam ; en face, un grand monument honore tous les Viêt-Cong qui y sont restés. On revient à Duong Dang par une route côtière en terre longeant une plage sur des kilomètres, bordées de gigantesques resorts en construction (projets lancés du temps où les Russes commençaient à envahir l’ile et il était prévu des vols directs Moscou-Phu Quoc, mais comme ils sont maintenant fauchés, les promoteurs doivent pleurer !). De An Hoi partent des bateaux pour la journée sur un petit archipel d’ilots, une excursion très prisée.

Le Nord est beaucoup plus beau ; route côtière direction Ong Lang et Ganh Dau ; on commence par arriver à Ong Lang, avec de multiples établissements allant de l’ultra-chic ultra-cher Chen Sea à de petit hôtels en jardin pas loin de la plage à 15-20$ comme le Gecko. C’est ensuite la plage de Vung Bao, avec d’autres resorts, et enfin la plage de Bai Dai, avec un gigantesque Disneyworld (en fait, il y a une copie en béton comme tout le reste du château symbole de Disney) hotel/parc d’attraction/Safari Park, avant d’arriver au petit bourg de Ganh Dau ; fuir les grands restos sur la plage à moins de vouloir payer 30$ et plus pour un poisson grillé ; à la sortie du bourg, tourner à gauche au grand panneau vert « Cai Dua 754 » et vous arrivez sur une chouette crique avec un petit hôtel de plage, le Cua Dua 754 (bungalows 20$), et un resto en terrasse servant de l’excellente cuisine viet (poissons grillés, etc.). Vous continuez la route ; elle devient en latérite et traverse une grande forêt primaire (sans animaux, tous mangés ainsi que les chiens et les chats, invisibles dans toute l’ile !) pour arriver sur Bai Rach Vem, plage sympa avec grande resort en construction, mais à la pointe nord de la plage. Retour par la route intérieure.

Je suis allé également par la route intérieure à la pointe nord-est, plage de Bain Thom, sans aucun intérêt (quelques maisons éparses et 2 restos lambda).

OÙ DORMIR ET MANGER

Pour les hôtels, aucun souci, il y a de tout du dortoir à 5$ le lit au super-luxueux à 600$ et plus. Presque tous les hotels ont leur resto, ceux sur plage en terrasse sur la plage. Entre autres (attention : certains hôtels « cartonnent » entre le 20 décembre et le 15 février) :

A Duong Dang, un tas d’établissements pas chers sur la rue Tran Hung Dao du coté opposé à la plage (y compris des dortoirs à 5$ le lit) et la multitude d’hôtels en bungalows dans le dédale de ruelles du 118 Tran Hung Dao avant d’arriver dans le centre ; le Thanh Hai GH déjà mentionné, en plus cher sur la plage le Phu Quoc Kim (50-80$); encore plus cher La Mer (piscine) et un que j’aime bien, l’Arcadia (60-130$) ; et enfin le luxueux La Veranda, mais à 220-400$, je passe …. Tous ces hôtels ont un resto. Pour en finir avec Duong Dang, où manger ? Voici quelques bonnes adresses : sur la 118 Tran Hung Dao, le resto de plage du Phu Quoc Kim (fermé le soir), Le Bistrot déjà mentionné, Chez Carole (excellent en belle terrasse) ; en « ville », le marché de nuit avec un incroyable étalage de produits de la mer (négocier les prix), Mystic et Itaca (chers) et, pour changer, le petit Love Sushi au 78 Tan Hung Dao.

A Ong Lang, ça va du super-luxe Chen Sea (un duplex avec piscine privée à 665$ la nuit, ça vous va ?), à l’étonnant Mango Bay sur 100 ha de terrain et 1 km de plage privée avec 2 restos sur plage, le central et le Beach Bar à 300 m ; ce n’est pas le luxe m’as-tu-vu du Chen Sea, mais une très agréable atmosphère de Relais et Châteaux traditionnels (bungalows, y compris certains en pisé, de 150 à 300$ environ). Le Freedomland est sympa, mais à 300 m de la plage. Le Coco Palm est très bien (bungalows jardin 70$, plage 80$) ; cadeau : le petit Gecko à 20 m d’une grande plage (chambres 18-30$ selon exposition).

Sur Bai Vung Bau, rien de transcendant ; le Bamboo cottages n’a de bambou que le nom, c’est du béton ! Pas grand-chose non plus sur Ganh Dau à part le petit Cai Dua 754 mentionné plus haut.

CONCLUSION : certainement y aller sauf juillet et août, mousson et certains hôtels ferment.
Raja Ampat au Sulawesi par voie maritime English translation pending
by Junta85 · 2016-02-21 · 14 replies
Bonjour,

Nous nous rendons en Indonésie du 25 mars au 23 mai ( ce qui fait 60 jours). Nous arrivons à jakarta et repartons depuis Bali.

Nous aimerions visiter les raja ampat et sulawesi ( nous visiterons bali sur la fin vu que nous repartons de la).

Je sais qu il existe maintenant des vols direct entre jakarta et sorong pour se rendre au raja ampat.

La ou je veux en venir, j aurai aimé savoir si il est possible de rejoindre sulawesi depuis raja ampat sans prendre l avion ? Peut être en faisant une escale au Moluque ? Puis en passant par les togians par voie maritime ?

Ma copine ayant une légère phobie de l avion nous aimerions éviter ce moyen de transport au maximum ( lorsque c est possible bien sûr). Je sais que cela risque de prendre plus de temps, mais je pense que nous avons un peu de marge à ce niveau là.

En espérant que qqn puisse nous aider, les informations sur la région ne sont pas courantes.

Merci d avoir pris le temps de nous lire.

Cordialement

Fab & Gab
Pérou 3 semaines en mai - logistique transport et itinéraire English translation pending
by Sonioux · 2016-02-15 · 23 replies
Bonjour à tous !

Mon copain et moi partons au Pérou pour trois semaines en mai et nous sommes en pleine réflexion sur notre itinéraire qui prend la forme suivante pour le moment : Lima (1,5 jour), Arequipa (2,5 jours), Titicaca (3 jours), Cuzco et Vallée sacrée (7 jours), jungle (3 jours) et Lima (3,5 jours).

Tout d'abord, nous nous demandons si à cette période de l'année il est nécessaire de réserver les bus, trains, hôtels et Machu Picchu à l'avance ou si nous pouvons voir sur place. Par exemple, pour le Machu Picchu, devons-nous impérativement réserver nos billets avant notre départ ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco (où nous arrivons 3-4 jours avant la date de visite prévue) ? Idem pour les transports et hébergements, pouvons-nous nous permettre de laisser place à l'improvisation ?

Sinon nous avons des interrogations sur la logistique transport. • Existe-t-il des bus de nuit entre Arequipa et Puno ? Quelles compagnies ? Est-il nécessaire de réserver ? • Nous souhaitons aller sur la péninsule de Capachica et/ou sur l'île d'Amantani (en prévoyant deux nuits chez l'habitant). Comment concilier arrivée à Puno, trajet (terrestre ou maritime) vers Capachica, transfert vers Amantani et retour à Puno ? • Même question que précédemment, existe-t-il des bus de nuit entre Puno et Cuzco ? Quelles compagnies ? Nous avons un peu peur du bus "touristique" de jour qui fait des arrêts intermédiaires, nous craignons que ça soit trop à la chaîne. Des retours ? • Pour accéder au Machu Picchu autrement, nous sommes tentés d'associer un colectivo entre Cuzco et Santa Teresa, puis la marche le long de la voie ferrée de Hidroélectrica à Aguas Calientes. L'itinéraire est-il suffisamment "balisé" pour qu'on puisse nous débrouiller en solo ? Auriez-vous des conseils ? • Pour visiter la Vallée sacrée, nous comptons prendre des colectivos et autres combis pour aller d'un site à l'autre est-ce faisable ? Comment s'y prendre ? • Enfin, nous aimerions faire un séjour dans la jungle. Auriez-vous des agences à prix raisonnable à nous conseiller ? Faut-il réserver à l'avance ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco pour faire notre choix ? Est-il possible d'aller de Cuzco à Puerto Maldonado en bus de nuit ? Quelle compagnie ? Pouvons-nous concilier un séjour "trois jours-deux nuits" avec un vol Puerto Maldonado-Lima en fin de matinée le 3e jour (quelle compagnie aérienne pour PM-Lima ?) ?

Pour finir, dernière question, à la fin de notre séjour, il devrait nous rester trois jours sur Lima, auriez-vous des conseils d'excusion aux alentours (sur un ou deux jours) ? Paracas (pas les îles seulement la réserve) mérite-t-elle un "tel périple AR" depuis Lima ?

Voilà, si vous avez des astuces, bons plans ou remarques, nous sommes preneurs. Et surtout, merci d'avance pour votre aide ! Ce forum est une mine d'informations !
Croisière de France dans les fjords norvégiens English translation pending
by Micrisan · 2016-02-05 · 16 replies
Bonjour,

Après 4 croisières avec Costa, nous voulons essayer la prochaine avec Croisières de France pour une croisière dans les fjords norvégiens, au mois de juin. Qui peut me renseigner sur cette compagnie et sur le bateau "Horizon" ? Les prestations proposées sont-elles intéressantes (animations, excursions, forfait boissons...)? Peut-on acheter à bord un forfait eau minérale comme chez Costa ? J'hésite encore avant de prendre ma décision définitive alors merci d'avance pour vos réponses.
MSC Preziosa le 19 novembre 2016 English translation pending
by Nataly03 · 2016-01-27 · 333 replies
Vu que je fais parti des pipelettes du quartier. j'ouvre le post vu qu'on commence à être une sacré bande sur cet itinéraire..

Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Quand aller à New York en famille? English translation pending
by Stella28 · 2016-01-24 · 23 replies
Bonjour,

Quelle est la meilleure saison pour aller à New York en famille, donc pendant la période de vacances scolaires, sachant que nous sommes 4 et quelle est la compagnie aérienne la plus économique pour cet été ou une autre période éventuelle. Je suis preneuse de bons plans pour séjourner comme un hôtel bien situé style appart hôtel et pas trop cher. Merci d'avance pour vos réponses !
Itinéraire Ouganda août 2016 English translation pending
by Cocoloulou · 2016-01-03 · 12 replies
Bonjour, Après l'Islande, cette année çà sera l'Ouganda. L'Afrique équatoriale est une première pour nous.Je viens donc soumettre mon itinéraire( somme toute assez standard pour un premier voyage dans ce pays) et chercher à parfaire le tracé, la répartition des jours en fonction des avis qui seront émis. alors en gros: -arrivée à entebbe vers 14H -deux nuits à kampala, pour récupérer la voiture et prendre le temps de visiter un peu la capitale -deux nuits au WILDWATERS LODGE près de jinja( visite de jinja +rafting) -une nuit au ZIWA RHINO SANCTUARY(pour que la route ne soit pas trop longue jusqu'au lodge suivant) -trois nuits au MURCHINSON RIVER LODGE à l'extérieur du parc( deux jours de visite du parc avec notre propre voiture, chutes....) Pour nous rendre au lodge, après Masindi, je pensais prendre la route qui longe le lac Albert(par bulisa) pour la vue, et éviter de traverser le parc (éviter donc les droits d'entrée ) Si quelqu'un a déjà emprunté cette route???? -une nuit à FORT PORTAL (simple stop sur la route vers Kibale) -deux nuits au CHIMPS NEST, en route j'aimerai faire un stop dans la zone des "crater lake" avant d'entrer dans le parc. Est-ce vraiment possible? A Kibale nous pensons réserver la journée aux chimpanzés. -deux nuits dans le nord du QENP au TWIN LAKES LODGE -deux nuits dans le sud au ISHASHA WILDERNESS CAMP -trois nuits au NSONGI CAMP( gorilles et une journée de visite aux alentours) pou atteindre le camp, je pense opter pour la route , peut être la moins belle, mais un peu plus rapide, celle qui passe par Kanungu.Si quelqu'un a déjà relié ishasha au Nsongi camp, par cette route, je suis preneuse de renseignements, car çà semble un peu chaotique ... -trois nuits au lac Mburo pour faire des marches, du vélo.... -Deux nuits à Entebbe avant de repartir, pour explorer le lac victoria..

Concernant les entrées dans les parcs, je voulais savoir si nous devons payer les droits quand on traverse dans Kibale forest pour se rendre à notre hébergement??? Un autre point reste un peu flou pour moi: Pour les véhicules, je crois comprendre que c'est par visite, et pas par 24H(comme les entrées personnes)Est-ce-que cela veut dire que deux journées consécutives dans un parc ne sont facturées que 150USD, ou 150 par jour???(nous avons un 4X4)

Tous vos conseils seront d'une aide précieuse, alors merci d'avance de vos réponse
Itinéraire voyage de noces Nouvelle-Zélande English translation pending
by Randocham · 2016-01-02 · 8 replies
Bonsoir,

Je commence sérieusement à travailler sur notre itinéraire pour notre voyage prévu du 5 au 26 Novembre, et je souhaiterai vos avis et conseils:

Dans l'idéal nous allons essayer d'avoir des billets d'avion au départ de Paris le vendredi 4 Novembre dans la soirée à destination de Auckland.

Samedi 5: Vol

Dimanche 6: Arrivé à Auckland

Lundi 7: Auckland ( découverte de la ville)

Mardi 8: Départ le matin vers Hobbiton, 2h de route ( Visite du site, puis balade Blue spring l’après midi. Nuit à Rotorua ) .

Mercredi 9: Rotorua (découverte culture Maoris et luge à roulette au Skyline Rotorua).

Jeudi 10: Départ vers le Tongariro NP. 2h de route ( arrêt à Taupo pour balade Huka Falls, spa Park)

Vendredi 11: Randonnée du Tongariro Alpine crossing

Samedi 12: Départ pour Egmont NP, 3h de route.

Dimanche 13: Randonnée Summit track du mont Taranaki

Lundi 14: Départ pour Wellington. 4h45 de route ( découverte de la ville)

Mardi 15: Départ pour Picton en ferry. (découverte de Picton).

Mercredi 16: Départ vers Abel Tasman NP ( arrêt à Nelson)

Jeudi 17: Randonné et kayak sur la journée dans le parc

Vendredi 18: Départ vers Franz Joseph Glacier, 6h de route ( arrêt à pancake rocks)

Samedi 19: Franz Joseph Glacier

Dimanche 20: Départ vers Queenstown, 4h de route ( après midi découverte de la ville)

Lundi 21 : Départ vers Milford Sound

Mardi 22 : Randonnée dans le Milford Sound

Mercredi 23: Départ vers Wanaka, 4h de route

Jeudi 24: Wanaka

Vendredi 25: Départ vers Christchurh, 5h de route. (Découverte de la ville)

Samedi 26: Vol pour Paris

Je suis preneuse de tout conseil car j'ai galéré surtout sur la fin alors n'hésitez pas. Nous aimons la randonnée, la nature... Nous avons fait le choix de ne pas voir les sites géothermique de Rotorua car nous avons fait en Juillet dernier le site du parc de Yellowstone et nous préférons garder ce souvenir qui été grandiose!
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-12-26 · 1 reply
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).

Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires

28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.

29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !

30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.

31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.

A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.

04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.

9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.

10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.

11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.

17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.

21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n��40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »

24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.

25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.

02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !

05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !

06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841

Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !

Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !

Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.

Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !

Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.

Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay

Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt

Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.

PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.

Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink

lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Qui a déjà voyagé à Madagascar? English translation pending
by Anysiazz · 2015-12-20 · 29 replies
Mon prochain long trip est Madagascar et comme l'ouganda, je prefere prendre un guide avec une jeep. j'aimerai avoir des temoignages de ceux qui ont ete la-bas, leurs conseils et un guide à me conseiller. merci Anysia
West Highland Way - Carnet de route English translation pending
by Warp · 2015-12-04 · 18 replies
Bonjour à tous !

Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !



L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.

Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.



12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »

Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.

Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.



La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Nombre de parcs durant un safari au Kenya English translation pending
by Negroazul · 2015-11-25 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterais partir en safari au Kenya en octobre 2016 (à 4 personnes), donc j'en suis actuellement à la phase où j'écume les propositions des différents T.O., et je souhaiterais avoir un avis sur un circuit que j'ai repéré (via Safari Kenya Magique) :

Jour 1: aéroport, départ pour le Masai Mara. Déjeuner et installation. Safari photo en fin d'après midi jusqu' au coucher du soleil. Jour 2 : Safari toute la journée dans la réserve et découverte de la rivière Mara. Jour 3 : Départ pour le lac Naivasha. Déjeuner et installation. En fin d'après midi ballade en bateau. Jour 4 : Départ pour le parc d'Amboseli. Déjeuner et installation. En fin d'après midi, safari. Jour 5 : Safari matinal, départ pour Tsavo Ouest. Déjeuner et installation. Safari dans l'après midi. Jour 6 Safari photo matinal, départ pour Tsavo est. Déjeuner et installation. Safari dans l'après midi jusqu'au soir. Jour 7 : Safari dans le parc jusqu'à la sortie de Bachuma , puis descente jusqu'à Mombasa.

Je n'ai jamais fait de safari et ne connais absolument pas le Kenya, donc ma question s'adresse à ceux qui sont déjà partis dans ce cadre : n'y-a-t'il pas trop de parcs prévus pour ce laps de temps ?

Je crains de passer trop de temps dans les transports, même si c'est sans doute le prix à payer si l'on veut se rendre compte de la diversité des parcs kenyans. Ma crainte concerne surtout mes parents, quinquagénaires : j'ai peur que le rythme soit trop intense pour eux et qu'ils aient finalement le sentiment de n'avoir pas vu grand chose, à force de courir partout. Me concernant, cette formule me conviendrait bien pour un premier aperçu, notamment parce que je pense y retourner par la suite.

Merci d'avance !
Itinéraire au Vietnam en avril English translation pending
by Pikpit22 · 2015-11-11 · 23 replies
bonjour a tous, voilas nous souhaitons faire un voyage au moi d Avril prochain, au Vietnam. Je pensais d abord arriver au Cambodge pour 4jour et enfin voir les temple d Angkor ( est ce suffisant 4j?) Ensuite partir pour le delta du Mekong (quel moyen de locomotion prendre pour relier c'est 2 lieux ?) ou est ce plus simple de re prendre l avion pour le Vietnam ? puis je pensais suivre la cote de Ho chi minh ville jusqu'a Danang !! auriez vous des lieux incontournable a nous conseiller sur ce trajet ? j'ai vue qu il y a un a concours de feux d artifice fin avril a Danang, des avis ?

Si vous avez des endroits ou dormir et manger à conseiller également je suis toute ouïe )

merci pour vos réponses. cordialement Carole
Vos 5 plus beaux / insolites / intéressants temples de Thaïlande English translation pending
by Marsyork · 2015-11-02 · 76 replies
de vos 5 plus beaux/insolites/ intéressants temples de Thailande ( hors Wat Po et les autres wat célèbres de Bangkok).

En vue de la préparation d' un énième séjour au pays du sourire, je souhaiterai apporter une touche thématique " temples" (bouddhiste ou pas d'ailleurs) à ce voyage.

Je sollicite donc votre aide pour établir une petite liste de temples. Merci beaucoup

Marsyork
Mahalo Nui Loa, Hawaï 4 semaines, 4 îles English translation pending
by Sissi57 · 2015-10-26 · 57 replies
Alors, cet été, la destination choisie et longuement préparée, ce sera Hawaii... Des semaines passées à écumer le net, VF en tête, et à lire les guides, à comparer, à établir des projets d'itinéraires... on ne va pas se mentir c'est déjà un des plaisirs du voyage. Au point que l'on est presque étonné de se retrouver au pied de la passerelle. Alors, on y va?

On y va avec Air Canada, qui au moment de la réservation des billets proposait les tarifs les moins exorbitants. Le 1er août nous abandonnons la mère patrie le jour de la Fête Nationale pour nous envoler vers Montreal. Nous avons une escale d'une après midi et d'une nuit à Montreal et j'ai envisagé de pouvoir profiter de jeter un rapide coup d'oeil à la ville....mais une des valises manque à l'appel à l'arrivée et en compagnie d'une vingtaine d'autres passagers de notre vol, nous allons (commencer à) nous familiariser avec les procédures en matière de litige bagage.Vu l'affluence brutale au bureau litiges cela prend un peu de temps. Finalement un sympathique collaborateur d'AC prend note, nous attribue un N°, nous remet la pochette de secours du parfait naufragé des airs (il y a même un spray pour les mauvaises odeurs des habits!!!).Vu le temps écoulé toute velléité de tourisme montréalais nous a abandonné et nous prenons la navette pour notre hôtel pour quelques heures de sommeil, non sans avoir réglé le réveil sur 4h30 du matin, histoire de ne pas manquer la suite du voyage. La suite du voyage c'est Montreal-Vancouver. On tâche de se renseigner sur les errances de la valise.. peine perdue. A Vancouver, outre un beau soleil, une bonne nouvelle au bureau des litiges bagages, la fuyarde est repérée et remise sur le droit chemin, elle devrait nous suivre à Honolulu.Longue escale, on épuise un peu les distractions possibles de l'aéroport et c'est avec plaisir que nous voyons arriver le dernier vol à destination d'Honolulu..... non sans avoir passé les services de l'immigration et douanes US à qui il faut justifier que nous n'avons qu'une valise, mais que , youpiii , une deuxième va nous rejoindre à Hawaii.Il faut produire tous les papiers fournis par Air Canada pour convaincre ces aimables fonctionnaires. Arrivée à Honolulu vers 21h locales et on se réjouit de retrouver la valise.....joie de courte durée, car la deuxième valise, elle, est toute cassée......une grand fente de 15cm dans sa coque soi-disant à toute épreuve.Alors que fait on??? on retrouve le litige bagage Air Canada.... et on refait un dossier......pour valise cassée cette fois ci, ça change un peu, les formulaires sont différents... J'avais réservé un service de navette pour rejoindre l'hôtel, celui ci n'en proposant pas. Cela revient nettement moins cher que le taxi, surtout si on prend l'aller retour. Nous avons été très satisfait de la formule proposée par VIP Transportation. C'est donc de nuit que nous arrivons à l'hôtel réservé pour 3 nuits à Waikiki, le Aqua Aloha Surf, situé près du canal, mais à peu de distance de la plage de Waikiki. La chambre est spacieuse, le petit déjeuner inclus, le rapport qualité prix très satisfaisant. Demain, à nous, enfin, Hawaii mais en attendant, quelques vues que nous allons découvrir les jours suivant:





Sapa-Dien Bien Phu à moto English translation pending
by Larsay · 2015-10-24 · 23 replies
Nouvelle petite balade en moto, cette fois-ci entre Sapa (toujours sympa, merci !) et Dien Bien Phu. Commencé par Sapa-Phong Tho, maintenant appelé PASO (les noms des bourgs du coin, c’est tout un poème vu que les zozotaurités ont changé tous les noms depuis que la superbe vallée du Lai Chau des français a été noyée sous les eaux d’un barrage donc l’ancien Tien Binh près de Sapa s’appelle maintenant Tam Duong, l’ancien Tam Duong est Lai Chau (moche !), Phong Tho, c’est Paso et le Lai Chau des Français, c’est Muong Lai.

PASO - SIN HO – MUONG LAI

A Paso, l’hôtel Lan Anh est impec comme toujours (de toute façon, il n’y a que ça, donc ….). Le lendemain, Paso-Sin Ho pour la marché du dimanche (la belle route de montagne prend à gauche à 5 km à l’ouest de Paso) ; marché sympa mais pas facile de faire des photos des indigènes, ils n’aiment pas et en plus, la plupart des femmes ont leur casque de moto perché sur leur chignon, ça nuit à l’authenticité !) j’ai répéré un bon hôtel en face du marché, le Phuc Tho patronne très sympa 200 000 D.

Muong Lai, c’est curieux je m’attendais à ce que le gouvernement aient relogé les locaux dans des baraques en béton, mais il semble que les locaux aient démonté leurs maisons thaïes sur pilotis et les ont remontées au dessus de la ligne des eaux en tout cas, quelques bâtiments modernes et tout le reste, des vieille maisons thaïes. Désert gastronomique ! Arrivé à Muong Lai, j’ai décidé tout d’un coup de continuer sur Dien Bien Phu, où je n’avais pas mis les pieds depuis 8 ou 9 ans.

DIEN BIEN (PHU)

A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire des généraux français après que de Lattre soit mort et Salan parti ; comme l’a dit Bigeard, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » Les fameuses collines, ce sont des buttes dont la plus haute, Eliane 2, ne doit pas faire 300 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que les viets allaient se cacher dedans et dominer de toutes parts nos positions. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 57 jours de bombardement jour et nuit !

En fait, le scandale de la bataille est quadruple :

- Contrairement à toutes les règles militaires élémentaires, les « Chefs » ont parachuté nos meilleures troupes, plus de 15 000 hommes, dans une cuvette au beau milieu d’une région complètement occupée par l’ennemi, donc sans aucune possibilité de les en sortir pour les ramener dans le Delta, sauf en cas de victoire française totale (et encore, il aurait fallu le faire par avion et ramener 10-15 000 par avion est un sacré problème logistique !).

- N’importe quel stratège, même en chambre, sait qu’on ne s’installe jamais dans une cuvette ou vallée sans occuper les montagnes qui l’entourent or nous n’avions pas assez de troupes pour le faire. Le raisonnement était 1). Que le Vietminh n’oserait pas attaquer une position aussi forte car il n’avait que peu d’artillerie et aucun expert en la matière, ou, que s’il attaquait, il serait liquidé à l’intérieur de la cuvette 2). Que c’était une position offensive, la pensée étant que, de nos positions, nos troupes « rayonneraient autour » pour contrer l’ennemi. Or, bien avant la bataille, nos soldats « rayonnant » dans les montagnes avoisinantes étaient décimés au bout de quelques kilomètres de jungle et, encore pire, l’Etat Major français a été informé que le Vietminh amenait de l’artillerie lourde, et pratiquement tous ceux qui connaissaient ce que voulait dire se battre contre les viets dans la jungle signifiait ont tous donné le même avis : « évacuez tout par avion avant qu’il ne soit trop tard », mais l’Etat Major n’a rien voulu savoir ni écouter.

- Enfin, le pire, quand la bataille a mal tourné, le Commandement a purement et simplement abandonné les troupes à leur sort, pensant que ce n’était que quelques milliers d’hommes et qu’il en restait 2-300 000 autres. Ils ont simplement oublié que c’était les seules troupes – parachutistes, légionnaires, et marocains - capables de se battre « à armes égales » contre le Vietminh.

Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et la colline Eliane 2 (appelée A1 par les viets) à gauche du grand cimetière Viet, où les tranchées ont été reconstituées …en béton (même les sacs de sable sont en béton). Pas de cimetière français, mais une petite stèle près du PC de de Castries, payée de sa poche par un ancien légionnaire, allemand en plus. Un peu après la colline A1, nouveau musée très bien fait avec de nombreuses photos avec légendes en viet, anglais et français (dans un bâtiment rond horrible). Je vous signale que tous les sites à voir (la colline Eliane 2 appelée A1 par les viets, le musée et le QG de de Castries) ouvrent de 7h à 11h et de 14h30 à 18h (entrée pour chaque 15 000 D).

Dien Bien (et non Dien Bien Phu), c’est l’incompétence des autorités du Tourisme dans toute sa splendeur ! Aucune carte de DBP, même dans les grands hôtels personne à 10h du mat’ au soi-disant office du tourisme (il faut d’abord le trouver vuq e personne ne sait où il est), aucun panneau indicateur les sites de la bataille (ah si, un, et un rigolo : les locaux appellent « de Castri » le général de Castries (prononcé « de Castres » en français), et il y a un panneau pour son QG indiquant « Di Ca To Ri » ; bon, pour le trouver, vous allez au petit marché le long de la rivière, traversez le pont en bois, allez tout droit et 1ère petite route à gauche).

Pour dormir, je me suis fait plaisir au nouvel hôtel A1 juste au coin de la colline du même nom bon, 500 000 D la nuit mais une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Un tas de nha ngi sur la rue Nguyen Chi Thanh, parallèle à l’avenue principale Nguyen Giap, avec également de nombreux petits restaux DBP n’est pas un relais de gastronomes, ça en est déprimant! Avec mon grand nez, j’ai fini par en trouver un bon (le 2 soir car le 1er ….) sur Nguyen Chi Thanh, le Com Xo (recommandation : le poisson fumé et ensuite frit).

Je suis retourné au QG de Giap au village thaïe de Muong Phang ; Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille il étudiait la situation de Muong Phang au reçu des rapports de ses officiers. la vallée est toujours aussi belle pour y aller de DBP, vous prenez la route de Tuan Giao et tournez à droite au panneau Muong Phang; une fois dans le village, vous prenez à gauche au T et le QG est au bout de la rue pour revenir à Dien Bien, vous ne reprenez pas la route allant sur celle de Tuan Giao mais continuez tout droit (il y a un panneau « Dien Bien 25 km ») jolie petite route de montagne , compter une bonne heure. J’y ai doublé des centaines de soldats viets super-armés en exercice une chose m’étonne toujours beaucoup au Vietnam, c’est la force prodigieuse de gens qui sont gros comme des fourmis enceintes certains types portaient sur leur épaule, en pleine chaleur, une mitrailleuse lourde ou un mortier de 120 mm comme si c’était un petit sac de plage, et au pas Commando en plus. Je préférerais ne pas les avoir en face de moi, ça ne m’étonne pas que les chinois aient pris une belle dégelée en 1975 !

Pour info, le bus direct DBP-Luang Prabang part à 7h30 (495 000 D).

MUONG THE

J’y suis enfin allé le bout du monde viet, à 92 km à l’ouest de Muang Lai par une bonne et belle route qui surplombe la vallée de la rivière Da (la « rivière Noire » des français). On arrive dans un village où tout le monde (Thais Noir et h’mong) vous regarde car les touristes ne se bousculent pas. Il y a un grand hôtel d’état, avec un accueil épouvantable, donc je me suis trouvé une petite nha ngi, la Ngoc Hong juste avant le marché (une 2e un peu plus bas, la Quyng Bao) – 200 000 D. Pour manger, le com pho binh danh habituel, on finit par en avoir marre !!!!

J’ai continué un peu plus au nord, vers la frontière laotienne, au milieu de très beaux paysages de montagnes couvertes de forêt primaire. Du côté de Muong Nhé, accessible de DBP, le gouvernement est en train de développer un parc national de 75 000 ha (on dit que dans certains coins de la région, il y a encore des éléphants sauvages et des tigres).

Retour à Sapa et bus Sapa Express de 16h qui met 5h30 pour faire Sapa-Hanoi par la nouvelle route (avec arrêt d’une demi-heure pour diner dans un relais de gargottes où on ne mange pas si mal que ça). Grand bus super-confortable je ne prendrais jamais plus les trains de nuit !
Trajet Chine - Pékin - Yunnan (début novembre) English translation pending
by Sbroggini · 2015-10-23 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons pour 3 semaines du 7 au 28 nov. pour un voyage backpacker en Chine (2 pers). 1. Je souhaiterais avoir votre avis sur la faisabilité du trajet ci-dessous. 2. Egalement des reco sur les villes qu'on pourrait sauter ou gérer différemment dans les transports pour gagner du temps, car notre planning est déjà beaucoup trop chargé, la preuve mon itinéraire compte 26 jours alors que nous n'en avons que 21!! :) Pour vous donner un peu de perspective, nous avons déjà voyagé en Birmanie, Laos, Cambodge, Thailande, Vietnam et Philippines. Peut-être certains paysages de notre parcours ressemblent à des endroits de ces pays, donc peut-être moins époustouflants pour les petits blasés que nous pourrions être devenus. 3. Certains tronçons seraient-ils vraiment plus intéressant à faire en avion pour justement caser plus d'étapes dans nos 21 jours? On est du genre à la fois à profiter pleinement de chaque seconde de nos voyages avec quand même le temps pour rencontrer les locaux autour d'une bière, ou d'un repas, mais aussi à vouloir tout découvrir.

Merci d'avance pour vos conseils avisés. Sabrina --ITINERAIRE--

J1-3 Pékin (Visite de la ville, du temple des lamas, balade sur les bords du lac huhai, palais d’été, temple du ciel) 2-3 jours J4 Muraille de chine et retour sur Pékin 1 jour J5 Cité interdite et départ pour Pingyao le soir 1 jour (Train rapide Pékin à Pingyao 4,5hrs ou train couchette 12hrs) J6 Pingyao et départ pour X'ian le soir 1 jour (Train rapide Pingyao à X’ian 3hrs ou train couchette 10hrs) J7-8 X’ian (visite de la ville + visite de l’armée de terre) 2 jours (Train X’ian à Chengdu 17hrs couchette, si départ à 22h, arrivée à 14h) J9 Visite de chengdu J10 (Trajet de Chengdu à Jiuzhaigou 10hr, départ 6 et 9hr du mat uniquement) 1jour J11-12 Visite de Jiuzhaigou 1-2 jours --> Est-ce mieux de faire Jiuzhaigou ou Huonglong? J13 (Retour pour Chengdu 10hr et continuation vers Leshan 1hr) 1 jour J14 Leshan (le bouddha géant dans la forêt) + retour sur Chengdu (si poss départ pour Panzhihua, derniers trains 17:28 ou 19h pour 14,5hrs de trajet) 1 jour J15 Arrivée à Panzhihua à 9:30, compter 3hrs de trajet pour rejoindre la gare routière, puis 7hrs de bus pour Lijiang. J16 Visite de Lijiang J17 Voyage pour Qiaotou la ville de départ pour les gorges du saut du tigre et du dragon de jade + début de rando 1 jour J18 2e jour de rando des gorges avec retour vers Lijiang inclus J19-20 Entre Lijiang et Dali (4hrs en train normal, 2 hrs en TGV, sinon en bus 5hrs) = Shaxi + temple de Shibashoan dans les montagnes alentours. Changer à Jianchuan pour arriver à Shaxi et visite alentour : 2 jours J21 Arrivée à Dali de Shaxi et visite. J22 Weishan (60km au sud de Dali) + Weiboshan (temple taoiste) 1 jour et retour à Dali puis train de nuit partant à minuit pour Kunming. J23 Arrivée à Kunming à 7:30am (sinon les bus mettent 5hrs). Visite de la ville puis départ pour Yuanyang à 19-20h pour 7hrs de trajet. Sinon aussi départ à 10:20 du mat). J24 Les rizières de Yuanyang 1jour J25 Stop au village de Jianshui à 3h de bus de Yuanyang sur le cheming du retour ver Kunming + ses alentours (temple de confucius, village ming de tuanshan, pont du double dragon) J26 Retour à Kunming (4hrs) Visite de Kunming --> Départ pour retour en France

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