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Traverser la frontière entre l'Altaï russe et l'ouest de la Mongolie (Olgii)? English translation pending
by Sofim · 2009-03-26 · 4 replies
J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui ont traversé de Russie vers Mongolie et retour, par la frontière la plus à l'ouest, depuis l'Altai russe vers la région de Bayan-Olgii (ou Ulgii) en Mongolie. Je n'ai plus en mémoire les deux noms des villes frontières qui si j'ai bien compris sont séparées par un no man's land d'environ 20 km, mais la dernière ville principale côté russe est Koch Agatch et côté mongol Olgii (ou Ulgii selon comment on l'orthographie). Une agence d'Olgii me propose l'aller-retour à 250 dollars entre ces deux villes, mais je me dis qu'il doit être possible de trouver une solution moins chère localement à condition que la frontière soit bien ouverte aux voyageurs individuels, et que les difficultés côté paperasses ne soient pas insurmontables. Nous pensons n'aller qu'une semaine en Mongolie, donc nous limiter à la région de Bayan Olgii avec l'idée principale de visiter le pays kazakh, puisque cette région est peuplée à 80% de kazakhs. Donc toutes les infos sur cette région m'intéressent également. Sophie
Visas sur un trajet Maroc-Mauritanie-Sénégal? English translation pending
by Gratteur22 · 2009-02-02 · 1 reply
bonjour a tous je compte partir cet été pdt une durée de 36 jours plus ou moins et je compte prendre 1 billet d'avion jusqu'a rabat ou casablanca et de la descendre a velo jusqu'au senegal en passant par le sahara occidental et la mauritanie no man's land etc

je recherche des infos sur ce trajet ==> ou prendre les visas, pour quelle durée sont-t'ils valables quels sont les pieges a eviter les bon coins les risques sur un trajet a velo les risques de camper ds ces pays.(comment gerer des pb ac les douaniers policier ripoux et autres)

et 1 question qui vs semblera peutre un peu bete pour traverser le desert, il y a des routes ou autres? comment ne pas se perdre.

tt ce que vs pourrez m'apporter m'aidera

en vs remerçiant par avance (je recherche ds les section deja créer mais c'est un peu le fouilli alors si vs pouviez m'aider un peu ici aussi)
Brésil: voyage du Pantanal à Salvador ou Rio English translation pending
by Valetrub · 2008-05-16 · 11 replies
Bonjour, je suis en train de préparer un tour du monde et j'ai un petit "trou" dans mon itinéraire. Je ne sais pas comment me rendre de Campo Grande à Salvadore ou Rio au Brésil. En fait aprés le pantanal on tombe un peu dans un no man's land ou il n'y a rien a voir. Je pensais donc prendre l'avion campo grande/ Rio: qu'en pensez vous?

Autre option aller d'abors a Iguazu en bus et prendre l'avion de la vers Rio. Ensuite redescente vers BA par la cote.

Quelle est la meilleurs option?
Kilométrage pour traverser la Mauritanie English translation pending
by Serge85 · 2007-02-14 · 2 replies
Bonjour,

Je vais au Sénégal fin février par la route, je souhaiterais connaître le kilométrage entre la frontière Maroc/Mauritanie et la frontière Mauritanie/Sénégal par Diamma pour être plus précis, le kilomètrage pour traverser la Mauritanie Merci a tous Serge
Vendre une Passat Volkswagen en Mauritanie: possible? English translation pending
by Gastluc · 2007-02-02 · 4 replies
J'envisage une descente vers la Mauritanie et une voix me chuchote l'idée de faire la route avec ma voiture et de la vendre, soit dans le no man's land entre maroc et mauritanie, ou bien vers NKT ..... Ma voiture est une Passat break volzwagen 1988 essence avec 250 000 km au compteur ( mais qui roule bien!!) ... Ais-je une chance ?? ce type de voiture est il vendable en Mauritanie ou au Mali ?? Combien, en gros ?? Je me dis que si je la vends dans les 1000 E je serais content ... histoire que ca me paye le retours, par air ou terre .... Donc si tu as une vague idée sur la question ou si tu connais qq autre être qui en ai .... Merci ..... Gast
Entrer au Myanmar en venant de la Chine English translation pending
by FG1928 · 2006-03-16 · 5 replies
Le premier passage de ce message n'ayant pas eu beaucoup de succès, je me permets de reposer la question: "Qui a l'expérience (récente de préférence) du passage de la frontière entre Ruili (Yunnan) et Muse( Myanmar) ? Comment cela se passe-t-il ? Y a -t-il un long no man’s land entre les deux postes ? Si oui, le véhicule chinois peut-il rouler jusqu'au poste frontière birman ? (facilité pour le transport des bagages 😎) Merci d'avance pour les infos.
Frontière Yunnan- Myanmar English translation pending
by FG1928 · 2006-03-11 · 10 replies
Qui a l'expérience (récente de préférence) du passage de la frontière entre Ruili (Yunnan) et Muse( Myanmar) ? Comment cela se passe-t-il ? Y a -t-il un long no man’s land entre les deux postes ? Si oui, le véhicule chinois peut-il rouler jusqu'au poste frontière birman ? (facilité pour le transport des bagages 😎) Merci d'avance pour les infos.
Looking for recent feedback on crossing the Sahara and Mauritania in a motorhome
by Eskelapa · 2025-07-14 · 3 replies
Hello everyone! 👋

First of all, thank you for accepting us into the group. 😊

My name is Gérard, I’m a 77-year-old retiree, and I have a charming young wife of 70 and a sweet little Biewer dog celebrating his first birthday. 🎂🎉

The three of us are planning to leave from Cannes in our motorhome and head to Dakar.

Personally, I know this route very well, having done it three times in a 4x4, the last trip being in 2016.

Regarding Western Sahara, I know it’s not particularly recommended to cross it right now, but I haven’t heard any bad news about it yet.

As for crossing the "no man’s land," I remember it being a very difficult track, impassable with a motorhome. I’ve heard that they’ve recently improved the track and that it might now be possible to cross those 4 km with a motorhome (?)

Actually, I’m reaching out to experienced travelers who could give me their thoughts on crossing at the end of 2025. 🙏

By the way, if other motorhome travelers have the same plan, maybe we could discuss it together? 🤝

As for Mauritania, I know it’s a long stretch of tarmac, and from what I remember—aside from the "Gare du Nord" stop to refuel and enjoy a good tea—you have to switch to "survival mode."

That’s all for my little chat! I hope to gather some useful information.

Thank you all for taking the time to read this, and I wish you a great 14th of July.

Gérard, Martine, and Bahia 🐾
De Dakhal à Dakhla via Atar, l'Adrar puis Nouakchott et Nouadhibou English translation pending
by Collindibar · 2019-12-10 · 7 replies
Bonjour

Un trip de 3 semaine, billet d'avion de Montpellier à Dalkha (chez moi) via Marackech sur Air Arabia, L'aller retour Pour 280 €.

Le seul IK une pose d'une nuit à Marackech, j'ai été chez Zakia. Via Airbnb (200 dh) très pratique à coté de l'aéroport elle m'a envoyé quelqu'un pour me récupérer et ma déposer le lendemain.

Arrivé à Dakhla, j'ai dormis à l'auberge du Touareg environ 15 mn de marche de l'aéroport, face à la baie, simple mais bien Wifi ...

J'ai pris un taxi pour 350 DH de Dakhla à Nouadhibou

Il part le matin, et il a fait le tour pour récupérer tout les passagers.

Plus pratique que les bus je pense. Les bus Marocains vous posent à la frontière et ensuite il faut reprendre un bus Mauritanien.

Les coordonnées de notre super chauffeur Mauritanien

Tijeanne + 212 651354465 tel Maroc +22248036560 tel Mauritanie

Il nous a aidé pour les formalités aux frontières 45 € le visa

Une partie du No man's land est goudronné, les marocains ont commencés mais on été arrêté par le Polisario...

En arrivant a Nouadhibou il m'a mis dans le train pour Choun vers 16 h

250 Ouguyya (1 € = 40 ouguiya environ)

J'ai en le droit au vagons VIP AH AH avec l'adjoint au maire d'Atar Personne sensible s'abstenir 2 banquettes l'une en face de l'autre en bois et qu'elle vacarme et cela saute comme dans un rodéo.. Carrément flippant.

Arrivé à Choum à 4 h du matin et heureusement un minibus nous attendait pour ce rendre à Atar (200 OU)

Et compartiment pour 3 personnes très sommaires Et grande chance le maire d'Atar est mon guide Ça remue grave et c'est très bruyant On arrive à 4 h à choûn Minibus pour Atar 200 ouguiyas

Atar rien à dire et pas grand choses à faire, petit marché... J'ai dormi à Auberge Inimi, (Route de Nouakchott, 10 ouguiyas pour le taxis depuis le centre ) le proprio est très sympa. La chambre 250 Ou

Le lendemain le 8 décembre J'ai pris un Taxis brousse pour Chinguetti au centre la ou il y tout les buset taxi brousse. 200 pickup devant cool, La passe de Amogjar est magnifique. Puis arriver à Chinguetti , Porte du grand désert je dors à l'auberge Zarga, mais pas dans le village en dehors un campement au milieu des jardins.. Rustique. Pour 250 Oug
Passage Wadi Halfa (Soudan) - Abou Simbel (Égypte) English translation pending
by Jppapillon · 2019-05-23 · 1 reply
Savez vous comment l' on passe de Wadi Halfa à Abou Simbel ? Merci par avance
Passage frontière du Kirghizistan à la Chine English translation pending
by Bachou · 2019-03-24 · 5 replies
Bonjour,

après avoir passé pas mal de temps à surfer sur le site à la recherche d'informations sur le passage de la frontière entre le Kirghizistan et la Chine des questions me trottent encore dans la tête. Je pars cet été pour un mois, je souhaite passer 3 semaines au Kirghizistan et une semaine en Chine dans le Xinjiang autour de Kachgar.

J'ai cru comprendre qu'il fallait mieux passer la frontière à Irkeshtan que Torugart, est ce bien ça ? Pour le prix certains parlent de sommes très importantes alors j'aimerais avoir l'avis de ceux qui ont en eu l'expérience ? C'est autour de 400 yuan soit 50 euros pour un taxi à diviser par le nombre de passager. Est ce bien ça ?

merci pour vos conseils.
Carrossier au Maroc pour Mercedes 609 English translation pending
by Batucada974 · 2018-09-20 · 22 replies
Bonjour , nous descendons cet hiver avec notre 609d au senegal et comptons refaire un peu notre camion ( carosserie + peinture ) au maroc avant la descente par la Mauritanie ... si vous avez des infos de bon carrossier , nous ne sommes pas fixé sur l'endroit ... toutes infos et expériences sont bonnes a prendre !
L'Albanie ou 20 ans en arrière... English translation pending
by Moah1012 · 2018-09-03 · 1 reply
Bonjour, Mon titre peut surprendre mais il ne faut surtout pas le prendre que négativement, bien au contraire... Ce qui surprend au débarquement à DURRES c'est le contrôle douanier, un peu insistant. C'est vrai l'Albanie ne fait pas partie de l'Europe et la politique de la méfiance a été transmise aux générations qui ont suivi l'autocrate au pouvoir, fan de blockhaus, etc. Ensuite une route à 4 voies direction Tirana, puis SKHODRA avec des immeubles de chaque côté de cette voie. On pénètre dans un pays pas fini et gris... malgré les panneaux publicitaires DEUTSCH-COLOR. Nous avions réservé au Nord à la frontière du Montenegro, avec Booking (VILOPOJE-142 km de DURRES). Les conditions de circulation sont affligeantes. Nous sommes arrivés dans un cauchemar touristique à la nuit tombante. Le GPS inefficace nous donnait l'impression (hormis sur les grands axes) de voyager dans un no man's land, les voies n'apparaissant pas à l'écran... Donc, nous nous efforcions de rencontrer des personnes à proximité des lieux vers lesquels nous souhaitions nous diriger. Avantage du retour en arrière, on "cause avec les gens du coin". L'hôtel FISHTA HOTEL réservé par Booking est cher (75 € la nuit) et ne correspond pas au descriptif. Première leçon, éviter de réserver par internet il vaut mieux chercher sur place. Vous trouverez.

Les Albanais sont des gens particulièrement sympathiques et toujours prêts à nous aider. Un garagiste bricoleur à qui on demandait si il y avait une possibilité d'aller au bord du lac et de trouver un restaurant, a arrêté une voiture qui passait pour lui demander de nous guider en nous précédant. A une intersection (sans panneau) il s'est arrêté, a mis son warning et nous a montré le chemin du lac (Skhoder) où nous avons passé une merveilleuse journée loin de la foule et des plages envahies du Nord (Velipojë). Visitez le château de SKHODER qui domine la ville et le lac. Rétrospectivement nous aurions dû venir directement à cet endroit avec des balades au bord du lac et en forêt.

Nous avons quitté le Nord tôt le matin pour aller au Sud vers VLORE. Après une journée de voiture (entre 30 et 50 km/h de moyenne), nous avons trouvé un hôtel en bord de mer à 45.000 leke (38 € env.). Accès direct à une petite plage et à proximité de nombreux restaurants donnants directement sur la mer. Belles terrasses et grillades et salades extra ! ! ! Cet endroit s'appelle RADHIME. Depuis cet endroit tranquille nous sommes allés à BERAT où nous aurions aimé rester au moins 3 nuits. Il y a des balades à faire en fôret et montagne Nous voulions terminer par un peu de farniente en bord de mer mais pas avec des armées de parasols et de la musique dans les oreilles. Nous sommes partis pour BORSCH... Trop tard ! Des luxueux et massifs hôtels se sont déjà multipliés et c'est à 75 et 95 € la nuit. Avec un numéro de parasol (988 pour nous). On continue de descendre vers SARANDA... On demande et à 5 km de BORSCH, un chemin caillouteux, défoncé, une pancarte "Plage de BUNEC-PIQUERAS". LE Paradis que nous cherchions. La première nuit sous une tente (10 €) mais ombragée, les autres 5 nuits (35€) en studio à 20 mètres de la plage. Sur ce site, 3 restaurants paillottes, une épicerie et des familles qui gèrent leurs activités touristiques - NAZA restaurant (Nasieldo Zaho) - que nous conseillons. De là, une escapade à BÜTRINT, à 12 km au sud de SARANDA qui vous permet de vous balader au milieu des vestiges Grecs, Romains, Normands et Angevins... Comptez une heure de route en choisissant bien la période dans la journée. Eviter la marée descendante du matin vers les plages et celle remontante en fin de journée. Nous terminons notre séjour paradisiaque à la plage. Sur le chemin du retour, vers DÜRRES où nous prenions le ferry pour ANCONE, nous faisons une halte café/glace à GIROKASTER et là encore, nous sommes au regret de ne pouvoir rester au moins 3 nuits. La petite ville est belle, elle ressemble à BERAT, et les alentours sont magnifiques avec encore une forteresse qui domine un paysage de montagnes. Le guide "PETIT FUTE" nous a servi à rien. On peut regretter que LE ROUTARD et LONELY PLANET ne soient pas sur les rangs car c'est le moment ou jamais d'être guidé. Sur place, contrairement à la Croatie, au Montenegro et bien sûr la Grèce peu d'indications voire pas du tout... 20 ans de retard ça favorise les échanges avec les autochtones et ça c'est bien ! Vivement que l'Albanie vienne compléter notre chère Europe, nous avons tous à y gagner.
Voyage en bus de Dakhla à Saint-Louis English translation pending
by BertrandMon · 2018-08-12 · 3 replies
Bonjour à tous !

Je viens apporter quelques indications sur le trajet que je viens de faire du sud du Maroc jusqu'au Sénégal.

Depuis Dakhla la compagnie Supratours vend un billet Dakhla-Nouakchott pour 360Dh. Le bus part à 8h le matin de l'agence corniche. Arrivée à Nouakchott à 22h. Au niveau du PK55, le bus Supratours vous pose à la frontière. Aller à pieds se faire tamponner la sortie à la police mauritanienne. Passage à la gendarmerie pour se faire enregistrer (je ne sais pas si c'est obligatoire j'ai juste suivi les gens devant moi). Dès qu'on arrive au No Man's land le bus elmoussavir vous attend. Départ prévu à 15h (avant si tout les passagers prévus ont fini leurs démarches). Arrivé au poste mauritanien passage à la douane pour acheter le visa (55€, pas de photos nécessaires, prises sur place). Passage à la police pour faire tamponner son visa. Et c'est parti pour une longue route. Changement de véhicule entre Nouakchott et Nouadhibou.

Pour faire Nouakchott - Saint Louis en évitant Rosso. Au garage Saint-Louis (5eme ou 6eme arrondissement de Nouakchott) plusieurs compagnies font le voyage par Diama. Perso je suis parti avec Agence Yarguette. Négocier les tarifs ! J'ai eu le voyage pour 600 ouguiya (nouveau) jusqu'à Saint Louis. Plus le prix du bagage à mettre sur le toit ( à négocier aussi je l'ai eu à 150 ouguiya). Départ prévu à 20h mais réellement en route à 22h30. Ce voyage est très long et fatiguant, serrés comme des sardines dans un transporteur prévu pour 9 à l'arrière à 15 personnes. De nombreux arrêts sur la route assez long, pourquoi ? Je ne sais pas vraiment... Mais ça permet de se dégourdir les jambes voir de dormir un petit moment avec plus de confort. Et de toute façon la frontière est fermée de nuit. Il est peut être possible de négocier les places à l'avant en payant sa place avec un supplément. Arrivée dans la matinée à Diama. J'ai du payer la taxe du parc Diawling à 200 ouguiya avec reçu. À noté je suis le seul à avoir payé et le seul tubab, pour éviter Rosso c'est de bonne guerre. Arrivé au poste mauritanien le chauffeur s'occupe de faire tamponner les passeports, personne ne sort de la voiture donc aucunes taxes. En arrivant au barrage on récupère ses affaires et on prend un taxi qui nous amènera à Saint Louis. C'est le chauffeur qui paye le taxi car le trajet compris à la base est jusqu'à Saint Louis. Arrivé au poste sénégalais on va faire tamponner son entrée au poste de police. Je suis français je n'ai donc rien payé ici non plus, aucunes taxes farfelues. Le taxi repars pour Saint Louis par la brousse pour voir un peu la faune et la flore locale. Arrivée au garage Bango à midi (oui oui 14h de voyage pour faire 300km, mais passage à la frontière zen sans les tracas de Rosso, à vous de voir)

Voili voilou !
Voyage Maroc - Guinée-Conakry: visas aux frontières et vaccins English translation pending
by ChaJoyeux · 2018-08-03 · 10 replies
Bonjour, bonjour !

Je me permets de solliciter votre aide concernant un voyage Maroc - Guinée Conakry que l on fera par la route (bus, train, taxi brousse, ... ) avec une amie.

Nous allons donc longer la côte en faisant Maroc - Sahara Occidental - Mauritanie - Sénégal - Gambie - Guinée Bissau et Guinée Conakry.

N arrivant pas à contacter les ambassades de ces pays, j ai plusieurs questions:

1. J aimerais savoir si les visas pour ces différents pays peuvent être pris directement aux frontières et si tel est le cas, peuvent ils être pris rapidement et à quel tarif ? A t on besoin de lettres d invitation, billets avion retour, ou tout autre document ? (Hors Maroc et Sénégal)

2. Est ce que les passages de ces frontières peuvent ils être faits sereinement ou existe t il des zones de non lieux ? (Hors Maroc - Mauritanie)

3. Mis à part les vaccins de la fièvre jaune et fièvre typhoïde, y à t il d autres vaccins obligatoires ?

Mes recherches sur Internet pour ces infos ne sont pas fructueuses car les renseignements obtenus sont vieux de plusieurs années... Je vous remercie d'avance en espérant vous lire prochainement.

Cordialement, Charlène.
Transport de Dar es Salam à Kigali English translation pending
by Fili · 2018-05-25 · 14 replies
Bonjour, Quelqu'un aurait-il des infos récentes sur les transports entre DES et Kigali : bus, train, durée du trajet, prix, intérêt, ... Merci à tous. Fili
Coût du trajet Nouakchott - Rabat English translation pending
by Farmade · 2018-01-14 · 6 replies
Salut, svp quelqu'un pourra me dire combien coûte le trajet Nouakchott -Rabat. Au plaisir de vous lire !!! Cordialement !!!
Mauritanie en camping-car avec enfant English translation pending
by Pinceaubleu · 2017-12-26 · 10 replies
Bonjour, on est un couple et un enfant de 4 ans. On aimerait faire la Mauritanie en camping car. Quelles sont les formalités ? On est vers sidi ifni en ce moment. Le contexte politique eet ok en ce moment ? combien de temps peut on rester ? bivouac autorisé ? quels sont les campings ? merci
Routes très impraticables de Djidieni à Bamako English translation pending
by Sekou68 · 2017-10-03 · 4 replies
Je viens de faire un tour en voiture de Tanger à Bamako. Dans l'ensemble ça roule bien. Mais de Djidieni jusqu'à Bamako , c'est l'enfer pour un vehicule utilitaire normal comme ma KIA RIO 2005. chargée de bagages.

Que le gouvernement malien, mon gouvernement, fasse urgemment quelque chose pour refaire ce tronçon de route.
Passage frontière à côté de Paksé (renouveler le visa) English translation pending
by Tine51 · 2017-09-21 · 4 replies
Bonjour, Je reste plusieurs mois au Laos et pour renouveler le visa j'envisage de repasser la frontière avec la Thaïlande à la hauteur de Paksé (Xong Mek). Juste à pieds, histoire de sortir du Laos et de rentrer avec 30$pour le visa. Comment est la frontière là bas, c'est tranquille comme au pont de l'amitié à Vientiane, ou plutôt comme celle avec le Cambodge au sud ?
Raid 4x4 Maroc - Mauritanie - Sénégal: risques English translation pending
by Beranger12 · 2017-09-11 · 30 replies
Bonjour Je souhaite passé avec deux 4x4 frontière Maroc Mauritanie Pour ensuite aller au Sénégal Qui peu me dire quel sont les risques ? Quel sont les bon plan aussi Merci
Traverser la frontière Israël - Liban avec voiture louée: visa? English translation pending
by Jjf0 · 2017-06-30 · 8 replies
Bonjour 2eme voyage de 15 jours en Israel; je loue une voiture. quelqu'un pourrait-il me dire s'il est possible de passer au liban (visa ?) ne serait-ce que pour visiter Tyr et ses ruines. merci d'eventuels avis.
Si vous passez du Maroc en Mauritanie English translation pending
by Cambrousse · 2017-01-22 · 34 replies
Attention si vous passez de dakhla a nouadhibou ... On a eu des soucis avec un certain ABDOU qui zone autour de l hotel sahara et qui propose ses services.. (via le personnel de cet hotel). N est pas en regle. Nous a lache a la frontiere faute de pouvoir entrer en Mauritanie. A aussi escroque les autres passagers en demandant un supplement farfelu. On a refuse de payer le supplement.

Bref un mec a eviter a tt prix.
Change euros - bolivianos à la frontière Chili - Bolivie English translation pending
by Pourvoir · 2016-12-08 · 4 replies
Bonjour. Je souhaite aller de San Pedro de Atacama à la Bolivie en passant la frontière au paso Hito Cajon puis monter vers le salar d'Uyuni. Pouvez-vous me dire s'il est possible de changer des Euros pour des Bolivianos à San Pedro de Atacama ; si oui, sans se faire estamper ? Si non, sur le parcours indiqué plus haut, peut-on changer des euros pour des Bolivianos ? Merci pour votre réponse. Cordialement. Pascal.
Cape Wrath Trail - Traversée des Highlands English translation pending
by Simon · 2016-10-12 · 0 replies


En juin dernier, nous sommes partis sur le Cape Wrath Trail, une randonnée longue distance écossaise. Un itinéraire qui a déjà attiré plusieurs randonneurs du forum dont je me suis inspiré 🙂

Le Cape Wrath Trail est un itinéraire d'environ 350 à 400 km, il y a beaucoup de variantes possibles. Au départ de Fort William, il rejoint le cap Wrath à travers les régions sauvages des Highlands. Il n'y a que très peu de hameaux, qu'une petite ville hors de l'itinéraire principal et il n'y a pas toujours de sentier, c'est parfois un no man's land ! Comme nous étions limités en temps, nous sommes partis de Glenfinnan (1j de marche de Fort William) et nous avons atteint le cap au bout de 13 jours (détail de l'itinéraire jour par jour).



Comme lors de mon premier trek en Ecosse, je suis parti en kilt 😏 Cette fois, comme je partais beaucoup plus longtemps, je l'ai combiné avec une jupe-pluie. Un kilt en rando, ce n'est pas négligeable car il pèse tout de même 1,3 kg ! A retrouver sur mon site mon test du kilt en rando. Comme je ne souhaitais pas prendre l'avion avec mon kilt, ni me balader à Paris et Glasgow avec :lol:, j'avais en plus un pantacourt. Pour les détails de notre équipement, vous pouvez consulter la liste complète de notre matos. Nous avions des sacs qui variaient suivant les ravitaillements. Au plus lourd, on a transporté 5 jours de nourriture.

Il y a une chose qui n’était pas adaptée dans notre équipement, ce sont nos matelas autogonflants, des Thermarest Prolite Small. Alors que je l’utilise depuis des années sans souci. Mais là, comme nous avons surtout profité des bothys (refuges non gardés) et bivouaqué que 2 fois. Le sol en bois des refuges était bien moins douillé qu’un sol naturel meuble (terre). Du coup, un matelas de 2,5 cm d’épaisseur était trop juste, on était un peu raide du dos.

Cape Wrath Trail - Traversée des Highlands En kilts, nous nous sommes lancés sur le Cape Wrath Trail, une randonnée longue distance, qui au départ de Fort William rejoint le cap Wrath à travers les régions les plus sauvages d’Écosse. Une randonnée dans les Hautes Terres qui a été plus sportive que prévu. Une météo pas toujours favorable, des chemins marécageux, un nombre de jours limités… nous ont retardés et fatigués. Heureusement, les nombreux bothys présents tout au long de l'itinéraire nous ont permis de nous reposer et de passer d'agréables soirées. La grandeur sauvage des Highlands a fait le reste !

A lire, le récit de notre traversée des Highlands

Vous pouvez retrouver cette aventure en détail, avec le récit, l'itinéraire, la liste du matos et bien sûr les photos, sur mon site www.capewrath.dubuis.net
Tunis - Alger étant mineur English translation pending
by 925 · 2016-05-19 · 8 replies
Bonjour à tous,

cet été je compte aller de Tunis vers l'Algérie (sûrement Alger, Tizi ou Bejaia), fin juillet-début aout. J'ai 18 ans et la double nationalité franco-tunisienne.

Mon idée serait de relier tout d'abord Tunis à Ghardimaou par le premier train de la journée (selon la SNCFT je devrais y arriver vers 9h). — 1ère question : comment ralier la gare de Ghardimaou jusqu'au poste frontière ? je suppose qu'un taxi ferait l'affaire ?

Munie d'un passeport tunisien et d'une autorisation de sortie de territoire (je suis toujours considéré comme mineur en Tunisie), je devrais donc pouvoir quitter la Tunisie sans problème. Après avoir traversé le no man's land, je me présenterais au poste frontalier algérien toujours munie de ce même passeport. — 2nde question : pouvez-vous me confirmer qu'aucun visa n'est nécessaire pour les ressortissants tunisiens ? Si oui, y a-t-il des garanties que je dois présenter aux policiers algériens ? (billet d'avion pour sortie du territoire, argent nécessaire, trajets précis, garanties de logements...) Avez-vous une estimation de combien de temps cela peut prendre ? (dans mes souvenirs, j'avais déjà passé cette frontière, en approximativement 4-5h (car équipée d'une voiture) et est-il possible de changer de l'argent (EUR ou TND vers DZD) et acheter une carte SIM à la frontière ?

Sur la base de ma précédente expérience j'espère entrer sur le territoire algérien aux alentours de 14-15h. J'aimerais ensuite me rendre vers Alger ou Tizi-ouzou. Ayant un petit budget, je me dis que le mieux serait de gagner Annaba et de prendre le train de nuit (ce qui m'éviterait de payer une nuit) vers Alger (et le cas échéant, éventuellement me rendre à Tizi dès le matin). — 3e question : comment relier Annaba, depuis le poste frontière ? Est-ce simple, pour quel tarif et quel temps de trajet (si je dois prendre le train Annaba-Alger à 23h) ? Est-ce nécessaire de réserver le billet de train et est-il sûr ?

Mes difficultés à m'exprimer en arabe sont un handicap, mais mon expérience dans ces deux pays devrait pouvoir le compenser, du moins je l'espère.

Voilà merci à ceux qui prendront le temps de répondre. Tous les conseils pratiques ou les informations qui pourraient m'aider dans mon projet sont les bienvenus. Bonne soirée.
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature! English translation pending
by Mllegazou · 2016-04-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.

J1 - De Thaïlande au Laos

Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !

Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !

Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !

De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)

J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons

Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :

- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !

Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…

Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…

Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)

Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)





J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !

Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.

Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !



L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.

Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.

Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !

J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert

Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.

Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.

Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !

Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.

C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.

Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !

Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.

Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…

Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D

Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…

J10 : En scooter dans la campagne laotienne

Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !

Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.

Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.

Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)

J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde

Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !

Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…

Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)

L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.

Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !

Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…

Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.

Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !

Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !

Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !

Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)

J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde

Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....

Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.

Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…

Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.



Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).

Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !

J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !

Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.

Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans l’hôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.

Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !

J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)

C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.

A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.

La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !

Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.

Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…



Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.





De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !

J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw

Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !

Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !

De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !

Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !

J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong

Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.

J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !

La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)



Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !

Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)

Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…

En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)

J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane

Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !

Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.

Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Guest house entre Munang Khua et Tray Trang et Dien Ben Phu English translation pending
by B421 · 2016-01-10 · 4 replies
Bonjour a tous Je vais bientôt faire le trajet entre Muang Khua et Dien Bien phu en Vélo Je cherche a savoir si il y a une Guest House a Muang Mai ou Sop Hun, je fait le pari de ne pas emmener de tente. Merci pour toute vos réponses Cordialement Dom
Charger 4 piles AA avec un chargeur solaire de capacité de batterie 3600 mA English translation pending
by Abcdm · 2015-05-14 · 1 reply
Bonjour,

J'ai un matériel électronique (sondeur) alimenté par 4 piles AA. J'ai un chargeur solaire de 3600 mA avec un courant de sortie max de 2A et un voltage de 4,5 à 14 V

J'ai une solution un peu compliquée: en utilisant 2 jeux de 4 piles AA: - 4 piles pour sonder - PENDANT que je recharge les autres 4 piles par l'énergie solaire.

Le but est d'avoir toujours un jeu de piles opérationnel. Cette solution marcherait-elle? N'y a t-il pas des limitations?

Avez-vous eu des pbs en utilisant cette approche?

Plus généralement, comment chargez-vous habituellement vos piles de matériel électronique, quand vous êtes en croisière? Y a t-il des astuces?

Merci

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