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Voyage en Birmanie avec trois enfants English translation pending
Bonjour à tous
Nous faisons un voyage de 5 mois en asie du sud est avec 3 enfants de 10, 8 et 4 ans. Nous avions inclus la birmanie que nous avions adoré lors d'un voyage en 1996. Depuis Cette année, en suivant l'actualité locale et les forums je ne suis plus sur que l'on puisse y aller serainement et que ce soit aussi facile qu'avant. Notre sejour est prevu en octobre (25 jours). Il reste un peu de temps...
Que pensez vous du risque politique (extension des troubles actuel)?
Qu'en est il de la disponibilité des guest house et des prix ? Faut il tout réserver avant notre arrivée?La formule voyage avec chauffeur est elle aussi riche que le voyage en transport en commun?
Pour information on comptait alller à hsipaw et lac Inle
Merci d'avance de vos commentaires et suggetiions
Conseil d'achat de vélo English translation pending
Bonjour à tous,
je prévois de débuter dans la grande famille de la randonnée en vélo en septembre, avec un Paris - Montpellier dont je connais déjà l'itinéraire. Je suis en bonne condition physique, mais je n'y connais rien de rien en vélo. J'ai parcouru les différents forums, et j'hésite encore entre 3 vélos à l'issue. Comme je ne connais rien en matos, j'espère que les spécialistes pourront m'aider à trancher. point important : puisque je n'y connais rien, je ne sais rien réparer :).
Voilà les 3 bestioles, sur lesquelles j'ai lu tout ce que j'ai trouvé sur Internet ou presque, mais pas de comparatif. Alors j'attends vos réactions, et merci d'avance !
Canondale Tesoro 3 2012 Cadre Aluminium hydroformé système SAVE (garanti à vie) Fourche Canondale Alu Fatty fixe Transmission Shimano Alivia / Acéra Freins V-brakes Avid Jantes Cannondale TC 05 / 700 (622) Pneus Schwalbe Marathon Supreme 700 x 35C Pédalier Shimano Alivio Porte-Bagage Porte-bagage Tubus Poids 13,7kg Remarques Potence ajustable, cadenas de cadre, Nouvelles pédales "6point3" PRIX (pour moi) 720 euros
Decathlon Riverside 7 Cadre Cadre aluminium 6061 (garanti 5 ans) Fourche Fourche suspendue SUNTOUR NCX à ressort réglable en contrainte et blocable au cintre Transmission Shimano 27 vitesses ; shifters Shimano DEORE ; dérailleur arrière Shimano XT shadow ; dérailleur avant Shimano DEORE Freins JHydraulique Magura HS 11 Jantes Jantes aluminium de 28 pouces double paroi anodisée Rigida ZAC 79 Pneus Schwalbe Marathon Pédalier Pédales polyvalente double face Porte-Bagage Porte-bagage type trekking supportant jusqu'à 15 kg Poids 17kg Remarques PRIX (pour moi) 750 euros
Gitane Vision Cadre Aluminium hydroformé (garantie 5 ans) Fourche Aluminium hydroformé , fixe Transmission Deore LX 9 vitesses Shimano Deore LX 9 vitesses Freins V-brakes Shimano aluminium Jantes Spectra double paroi Pneus Spectra Duramax Moonstone renforcés 700 x 38 Pédalier Shimano 26 x 36 x 48 Porte-Bagage Arrière aluminium triple jambage + Avant Poids 15,7kg Remarques Cintre papillon PRIX (pour moi) 799 euros
je prévois de débuter dans la grande famille de la randonnée en vélo en septembre, avec un Paris - Montpellier dont je connais déjà l'itinéraire. Je suis en bonne condition physique, mais je n'y connais rien de rien en vélo. J'ai parcouru les différents forums, et j'hésite encore entre 3 vélos à l'issue. Comme je ne connais rien en matos, j'espère que les spécialistes pourront m'aider à trancher. point important : puisque je n'y connais rien, je ne sais rien réparer :).
Voilà les 3 bestioles, sur lesquelles j'ai lu tout ce que j'ai trouvé sur Internet ou presque, mais pas de comparatif. Alors j'attends vos réactions, et merci d'avance !
Canondale Tesoro 3 2012 Cadre Aluminium hydroformé système SAVE (garanti à vie) Fourche Canondale Alu Fatty fixe Transmission Shimano Alivia / Acéra Freins V-brakes Avid Jantes Cannondale TC 05 / 700 (622) Pneus Schwalbe Marathon Supreme 700 x 35C Pédalier Shimano Alivio Porte-Bagage Porte-bagage Tubus Poids 13,7kg Remarques Potence ajustable, cadenas de cadre, Nouvelles pédales "6point3" PRIX (pour moi) 720 euros
Decathlon Riverside 7 Cadre Cadre aluminium 6061 (garanti 5 ans) Fourche Fourche suspendue SUNTOUR NCX à ressort réglable en contrainte et blocable au cintre Transmission Shimano 27 vitesses ; shifters Shimano DEORE ; dérailleur arrière Shimano XT shadow ; dérailleur avant Shimano DEORE Freins JHydraulique Magura HS 11 Jantes Jantes aluminium de 28 pouces double paroi anodisée Rigida ZAC 79 Pneus Schwalbe Marathon Pédalier Pédales polyvalente double face Porte-Bagage Porte-bagage type trekking supportant jusqu'à 15 kg Poids 17kg Remarques PRIX (pour moi) 750 euros
Gitane Vision Cadre Aluminium hydroformé (garantie 5 ans) Fourche Aluminium hydroformé , fixe Transmission Deore LX 9 vitesses Shimano Deore LX 9 vitesses Freins V-brakes Shimano aluminium Jantes Spectra double paroi Pneus Spectra Duramax Moonstone renforcés 700 x 38 Pédalier Shimano 26 x 36 x 48 Porte-Bagage Arrière aluminium triple jambage + Avant Poids 15,7kg Remarques Cintre papillon PRIX (pour moi) 799 euros
En train d'Hanoï à Sapa. Enfin presque... English translation pending
Hanoi , le 3 avril 2012.
Lever 5 heures . Légère toilette et je prends un taxi pour la gare centrale. Hanoi se réveille doucement et déjà les petits commerces remontent leurs grilles. Le train qui part pour Lao Cai , à la frontière chinoise, est prévu pour 6 heures 15. Arrivés sur le quai , une locomotive dont on sent nettement le poids des années, nous attend placidement à la voie 4. On y accroche des wagons des années soixante.
Dans le compartiment des premières , l'atmosphère est déjà bruyante. Je constate, une fois encore, que la plupart des Vietnamiens n'ont aucun respect de leurs voisins. Ils parlent fort, s'apostrophent d'un bout à l'autre du compartiment , hurlent dans leur téléphone avant se s'affaler brutalement dans leur siège. Et mon voisin de derrière a décidé de m'empêcher de continuer ma nuit en augmentant le son d'une radio nasillarde qui dégueule des chansons militaires. Un must en matière de musique asiatique surtout quand on en distingue les accents communistes . Ça m'agace déjà. Et on est au début du trajet.!! Je supporte de moins en moins ce genre de comportement, même s'il est vrai que je ne suis pas dans mon pays et que je n'ai théoriquement rien à dire.. J'espère simplement que les plus bruyants d'entre eux vont s'endormir.
Nous partons à l'heure. Il fait gris et tout le paysage est noyé dans une brume qui voile tout le panorama. J'ai bien peur que cela soit comme ça toute la journée.
Le train avance à la vitesse de son âge. Je comprends maintenant pourquoi il faudra si longtemps pour faire un peu plus de 300 kms.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
À mi- chemin, le paysage change. Nous entrons dans une zone de moyenne montagne plus agréable que la plaine que nous venons de quitter. La brume persiste. Dommage, car il doit y avoir quelques vues plutôt jolies. Le train ralentit encore. La loco semble essoufflée, éreintée par tant d'années de labeur, commence à monter péniblement. 13 heures. Je sens la faim... Pas de wagon-restaurant. Juste un peu de riz collant vraiment peu appétissant.
Nous continuons lentement notre progression . Les paysages de rizières en terrasse sont beaux mais manquent de cette lumière dorée qui rendraient leur vert magnifique. Nous arrivons à Lao Cai vers 18 heures. En fait, nous aurons mis onze heures pour effectuer 320 kms. Une lenteur que ne n'imaginais qu'Africaine.
À l'arrivée, des rabatteurs attendent pour proposer des mini bus pour SAPA . C'est une petite ville à 38 kms de la gare, dans la montagne... Ma destination finale de la journée. Ces individus sont purement et simplement des escrocs. Escomptant sur le manque d'information, ils annoncent des prix dix fois supérieurs à ceux pratiqués généralement . Ça m'énerve. Le ton monte et je pose mon sac car il y en a un qui va s'en prendre une... Alain, mon pote de voyage, voit que ça dérape et me tire par la manche. On s'en va. Mais leur manège est bien rodé . D'autres, les "gentils.." prennent le relais et diminuent les prix. Encore bien trop élevés. Le petit jeu dure trop longtemps à mon goût. Nous décidons donc de passer la nuit à Lao Cai . On veillera demain matin à trouver un mode de transport moins onéreux. Mais finalement on vient nous rechercher et le chauffeur d'un mini- bus sorti de nulle part accepte notre prix. On est donc passés de 40 dollars à 2 euros par personne. Quelques rabatteurs font la gueule. De l'intérieur du van Ford dernier modèle qui démarre, j' exprime ma satisfaction aux rabatteurs dépités avec un petit geste qu'on pourrait.... ma foi... qualifier de fort impoli ! Ces mentalités m'excèdent au plus haut point. Dans le van, nous retrouvons un couple qui a subi les mêmes avatars. Nous échangeons sur ce côté désagréable des Vietnamiens. À leur connaissance, c'est plutôt courant comme pratique dans ce pays. Ok.. Mais c'est fortement désagréable.
La route qui serpente de Lao Cai à Sapa doit être belle. Mais tout est bouché par une brume qui s'épaissit alors que la nuit commence à tomber. Et notre chauffeur affirme que ce sera pareil demain..
L'arrivée à Sapa se fait donc à la nuit tombante. Je suis surpris. On est loin du petit village de montagne que j'imaginais.. Hôtels , restos et touristes.. Plus de touristes que de locaux d'ailleurs me semble-t- il..! Première impression décevante même si la ville possède un certain charme.
L'hôtel est très vite trouvé, à un prix très intéressant. Ce sera différent pour le restaurant. Il est difficile de dénicher un endroit qui offre une nourriture agréable à des prix honnêtes dans ce pays. Gargote ou pas.!!! Mais je n'ai rien mangé depuis hier soir... Donc , il faut que je m'alimente.
Le " Mimosa", un resto sans charme nous ouvre ses portes. Quelques touristes mangent un " hot pot" dans un coin peu éclairé. C'est un bouillon fait soi- même, à sa table. On mélange quelques légumes et de petites fines tranches de bœuf dans une eau qui est chauffée par un petit réchaud. C'est parfois bon, mais là, cela me semble plutôt léger. Très léger pour le prix demandé. Manque évident d'ingrédients pour obtenir une saveur correcte.!! Je choisirai donc une soupe traditionnelle. Nouilles et légumes. Plus consistant. Je mangerai , une fois encore ce soir , sans réel plaisir. Juste pour satisfaire mon estomac.
Il est 21 h30. Retour vers l'hotel. La ville est calme à part quelques karaokés où des locaux s'époumonent avec un réel talent pour chanter fort et faux.. Rançon du " progrès".
Je suis fatigué. Je rejoins ma chambre au 4ème étage sans ascenseur et ferme ma porte en priant toutes les divinités du Vietnam d'avoir du soleil demain. Je dois pourtant avouer que je n'ai pas une grande confiance en elles.!!
Lever 5 heures . Légère toilette et je prends un taxi pour la gare centrale. Hanoi se réveille doucement et déjà les petits commerces remontent leurs grilles. Le train qui part pour Lao Cai , à la frontière chinoise, est prévu pour 6 heures 15. Arrivés sur le quai , une locomotive dont on sent nettement le poids des années, nous attend placidement à la voie 4. On y accroche des wagons des années soixante.
Dans le compartiment des premières , l'atmosphère est déjà bruyante. Je constate, une fois encore, que la plupart des Vietnamiens n'ont aucun respect de leurs voisins. Ils parlent fort, s'apostrophent d'un bout à l'autre du compartiment , hurlent dans leur téléphone avant se s'affaler brutalement dans leur siège. Et mon voisin de derrière a décidé de m'empêcher de continuer ma nuit en augmentant le son d'une radio nasillarde qui dégueule des chansons militaires. Un must en matière de musique asiatique surtout quand on en distingue les accents communistes . Ça m'agace déjà. Et on est au début du trajet.!! Je supporte de moins en moins ce genre de comportement, même s'il est vrai que je ne suis pas dans mon pays et que je n'ai théoriquement rien à dire.. J'espère simplement que les plus bruyants d'entre eux vont s'endormir.
Nous partons à l'heure. Il fait gris et tout le paysage est noyé dans une brume qui voile tout le panorama. J'ai bien peur que cela soit comme ça toute la journée.
Le train avance à la vitesse de son âge. Je comprends maintenant pourquoi il faudra si longtemps pour faire un peu plus de 300 kms.
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À mi- chemin, le paysage change. Nous entrons dans une zone de moyenne montagne plus agréable que la plaine que nous venons de quitter. La brume persiste. Dommage, car il doit y avoir quelques vues plutôt jolies. Le train ralentit encore. La loco semble essoufflée, éreintée par tant d'années de labeur, commence à monter péniblement. 13 heures. Je sens la faim... Pas de wagon-restaurant. Juste un peu de riz collant vraiment peu appétissant.
Nous continuons lentement notre progression . Les paysages de rizières en terrasse sont beaux mais manquent de cette lumière dorée qui rendraient leur vert magnifique. Nous arrivons à Lao Cai vers 18 heures. En fait, nous aurons mis onze heures pour effectuer 320 kms. Une lenteur que ne n'imaginais qu'Africaine.
À l'arrivée, des rabatteurs attendent pour proposer des mini bus pour SAPA . C'est une petite ville à 38 kms de la gare, dans la montagne... Ma destination finale de la journée. Ces individus sont purement et simplement des escrocs. Escomptant sur le manque d'information, ils annoncent des prix dix fois supérieurs à ceux pratiqués généralement . Ça m'énerve. Le ton monte et je pose mon sac car il y en a un qui va s'en prendre une... Alain, mon pote de voyage, voit que ça dérape et me tire par la manche. On s'en va. Mais leur manège est bien rodé . D'autres, les "gentils.." prennent le relais et diminuent les prix. Encore bien trop élevés. Le petit jeu dure trop longtemps à mon goût. Nous décidons donc de passer la nuit à Lao Cai . On veillera demain matin à trouver un mode de transport moins onéreux. Mais finalement on vient nous rechercher et le chauffeur d'un mini- bus sorti de nulle part accepte notre prix. On est donc passés de 40 dollars à 2 euros par personne. Quelques rabatteurs font la gueule. De l'intérieur du van Ford dernier modèle qui démarre, j' exprime ma satisfaction aux rabatteurs dépités avec un petit geste qu'on pourrait.... ma foi... qualifier de fort impoli ! Ces mentalités m'excèdent au plus haut point. Dans le van, nous retrouvons un couple qui a subi les mêmes avatars. Nous échangeons sur ce côté désagréable des Vietnamiens. À leur connaissance, c'est plutôt courant comme pratique dans ce pays. Ok.. Mais c'est fortement désagréable.
La route qui serpente de Lao Cai à Sapa doit être belle. Mais tout est bouché par une brume qui s'épaissit alors que la nuit commence à tomber. Et notre chauffeur affirme que ce sera pareil demain..
L'arrivée à Sapa se fait donc à la nuit tombante. Je suis surpris. On est loin du petit village de montagne que j'imaginais.. Hôtels , restos et touristes.. Plus de touristes que de locaux d'ailleurs me semble-t- il..! Première impression décevante même si la ville possède un certain charme.
L'hôtel est très vite trouvé, à un prix très intéressant. Ce sera différent pour le restaurant. Il est difficile de dénicher un endroit qui offre une nourriture agréable à des prix honnêtes dans ce pays. Gargote ou pas.!!! Mais je n'ai rien mangé depuis hier soir... Donc , il faut que je m'alimente.
Le " Mimosa", un resto sans charme nous ouvre ses portes. Quelques touristes mangent un " hot pot" dans un coin peu éclairé. C'est un bouillon fait soi- même, à sa table. On mélange quelques légumes et de petites fines tranches de bœuf dans une eau qui est chauffée par un petit réchaud. C'est parfois bon, mais là, cela me semble plutôt léger. Très léger pour le prix demandé. Manque évident d'ingrédients pour obtenir une saveur correcte.!! Je choisirai donc une soupe traditionnelle. Nouilles et légumes. Plus consistant. Je mangerai , une fois encore ce soir , sans réel plaisir. Juste pour satisfaire mon estomac.
Il est 21 h30. Retour vers l'hotel. La ville est calme à part quelques karaokés où des locaux s'époumonent avec un réel talent pour chanter fort et faux.. Rançon du " progrès".
Je suis fatigué. Je rejoins ma chambre au 4ème étage sans ascenseur et ferme ma porte en priant toutes les divinités du Vietnam d'avoir du soleil demain. Je dois pourtant avouer que je n'ai pas une grande confiance en elles.!!
Faire la fête à Koh Phangan en dehors de tous les festivals? English translation pending
ou faire la fete hors des periodes de festivales waterfall paradise et bien dautre !!! genre une plage ou ca festoye tous les soirs dans les bars??? merci davance
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde �� l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde �� l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Cherche à acheter randonneuse... English translation pending
Bonjour à tous,
je commence à sérieusement m'intéresser au vélo trekking. J'ai déjà effectué quelques petites balades et un petit tour de 610 Km sur le canal du midi et de la Robine l'été dernier. Cet été, je vais faire le tour de la bretagne. Pour l'instant, j'équipe mon VTT avec un porte bagages arrière et une sacoche de guidon. Ce n'est pas génial; pas assez de place et surtout, les roues du VTT sont en 2.20 si je me souviens bien... Donc l'idée est d'acheter un autre vélo dédié trekking. J'ai regardé un peu partout et j'ai trouvé de belles choses comme par exemple sur un site allemand de VPC des machines ente 1500 et 2500 Euros (je ne suis pas prêt à faire cet effort). J'ai également vu sur des forums, des gars qui équipent des machines "basiques ". Entre les deux, j'ai vu des machines comme le Gitane vision et surtout le Peugeot CT 01. Sur ce dernier, je ne trouve pas d'information / critique mais seulement une description vraiment succincte et une seule photo sur le site du constructeur. Dans ma région, j'ai questionné les deux vélocistes qui ne connaissent pas bien ce type de matériel donc pas de conseil et surtout pas moyen d'essayer quoi que ce soit. Il y a probablement des occasions mais c'est quand même très rare a moins que je ne cherche pas aux bons endroits... Y a t'il des utilisateurs de ce Peugeot sur ce forum ? Quelqu'un a t-il un avis sur ce v��lo ? Y a-il d'autre solutions ?
Merci pour vos conseils.
Eric.
je commence à sérieusement m'intéresser au vélo trekking. J'ai déjà effectué quelques petites balades et un petit tour de 610 Km sur le canal du midi et de la Robine l'été dernier. Cet été, je vais faire le tour de la bretagne. Pour l'instant, j'équipe mon VTT avec un porte bagages arrière et une sacoche de guidon. Ce n'est pas génial; pas assez de place et surtout, les roues du VTT sont en 2.20 si je me souviens bien... Donc l'idée est d'acheter un autre vélo dédié trekking. J'ai regardé un peu partout et j'ai trouvé de belles choses comme par exemple sur un site allemand de VPC des machines ente 1500 et 2500 Euros (je ne suis pas prêt à faire cet effort). J'ai également vu sur des forums, des gars qui équipent des machines "basiques ". Entre les deux, j'ai vu des machines comme le Gitane vision et surtout le Peugeot CT 01. Sur ce dernier, je ne trouve pas d'information / critique mais seulement une description vraiment succincte et une seule photo sur le site du constructeur. Dans ma région, j'ai questionné les deux vélocistes qui ne connaissent pas bien ce type de matériel donc pas de conseil et surtout pas moyen d'essayer quoi que ce soit. Il y a probablement des occasions mais c'est quand même très rare a moins que je ne cherche pas aux bons endroits... Y a t'il des utilisateurs de ce Peugeot sur ce forum ? Quelqu'un a t-il un avis sur ce v��lo ? Y a-il d'autre solutions ?
Merci pour vos conseils.
Eric.
Calendrier de la Gay Pride à Buenos Aires ou au Brésil? English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon conjoint en octobre 2012 en argentine et nous souhaiterions voir la gay pride de buenos aires ou celle du brézil.
Auriez-vous les dates? Et pour le Brézil le lieu et les dates?
Merci pour vos commentaires
Je pars avec mon conjoint en octobre 2012 en argentine et nous souhaiterions voir la gay pride de buenos aires ou celle du brézil.
Auriez-vous les dates? Et pour le Brézil le lieu et les dates?
Merci pour vos commentaires
Voyage de deux mois en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 jeunes adultes qui aimeraient découvrir l'Asie du Sud-Est. Idéalement nous partirions 2 mois (juillet_aout) avec un budjet d'environ 2000 euros/personnes. Nous aimerions visiter plusieurs pays: la Mongolie, la Chine, le Vietnam, le Laos et la Thailande. Nous savons bien qu'en 2 mois, nous ne pourrons pas tous les faire. On aimerais vos avis sur le meilleur itinéaire (quel pays, et dans quel ordre) pour que cela rentre dans notre budjet.
Nous avons aussi plusiseurs questions qui s'applique à chaque pays:
- Comment s'obtienne les visas, et est ce rapide ?
- Au niveau de l'hébergement, qu'est ce qui est conseillé sachant que l'on se contente de peut.
- Y a t'il des vaccins obligatoire à faire ?
- Pour les trajet à l'intérieur de chaque pays, qu'est qui est le mieux financièrement (bus, train, avion..) ? Et est facile de ce déplacer ? De plus, nous avons beaucoup de mal à visualisé combien de temps ces déplacements peuvent prendre. Par exemple de Pekin à Shangaï combien de temps faut 'il environs?
Toutes les expériences seront les bienvenue, pour nous permettre de mieux cibler nos recherches, car pour le moment cela reste un peu vague.
Merci d'avance !!
😛
Nous sommes 4 jeunes adultes qui aimeraient découvrir l'Asie du Sud-Est. Idéalement nous partirions 2 mois (juillet_aout) avec un budjet d'environ 2000 euros/personnes. Nous aimerions visiter plusieurs pays: la Mongolie, la Chine, le Vietnam, le Laos et la Thailande. Nous savons bien qu'en 2 mois, nous ne pourrons pas tous les faire. On aimerais vos avis sur le meilleur itinéaire (quel pays, et dans quel ordre) pour que cela rentre dans notre budjet.
Nous avons aussi plusiseurs questions qui s'applique à chaque pays:
- Comment s'obtienne les visas, et est ce rapide ?
- Au niveau de l'hébergement, qu'est ce qui est conseillé sachant que l'on se contente de peut.
- Y a t'il des vaccins obligatoire à faire ?
- Pour les trajet à l'intérieur de chaque pays, qu'est qui est le mieux financièrement (bus, train, avion..) ? Et est facile de ce déplacer ? De plus, nous avons beaucoup de mal à visualisé combien de temps ces déplacements peuvent prendre. Par exemple de Pekin à Shangaï combien de temps faut 'il environs?
Toutes les expériences seront les bienvenue, pour nous permettre de mieux cibler nos recherches, car pour le moment cela reste un peu vague.
Merci d'avance !!
😛
Une Vaude Hogan XT? C'est le moment... English translation pending
Salut à tous,
Pour information nous avons fait l’acquisition cette semaine de la Hogan XT. Nous sommes très très très contents car nous sommes tombés sur cette belle affaire: http://www.asadventure.com/...8/group/2862/level/2
Une aubaine! L'explication: matériel trop technique pour la clientèle cible. Résultat: Liquidation.
Bon week-end.
Jérôme & Cindy.
Pour information nous avons fait l’acquisition cette semaine de la Hogan XT. Nous sommes très très très contents car nous sommes tombés sur cette belle affaire: http://www.asadventure.com/...8/group/2862/level/2
Une aubaine! L'explication: matériel trop technique pour la clientèle cible. Résultat: Liquidation.
Bon week-end.
Jérôme & Cindy.
Budget pour deux semaines à Tokyo et Kyoto? English translation pending
Bonjour à tous !
Dans trois mois je pars au Japon avec une amie, pour deux semaines. Notre budget étant peu élevé, nous avons pour projet de rester sur Tokyo, même si j'adorerai visiter un peu, et surtout voir Kyoto, j'ai peur que nous n'ayons pas assez pour faire une virée. Du coup, que faut il absolument voir sur Tokyo avec peu de moyens ? Environ 600€ chacune Peut on quand même se permettre de se déplacer ?
Dans trois mois je pars au Japon avec une amie, pour deux semaines. Notre budget étant peu élevé, nous avons pour projet de rester sur Tokyo, même si j'adorerai visiter un peu, et surtout voir Kyoto, j'ai peur que nous n'ayons pas assez pour faire une virée. Du coup, que faut il absolument voir sur Tokyo avec peu de moyens ? Environ 600€ chacune Peut on quand même se permettre de se déplacer ?
Choisir Vienne (Autriche) ou Berlin pour quatre jours sympatiques? English translation pending
Bonjour , jai un choix a faire , cest que vienne me plais beaucoup pour les musée chateau ... le ring quoi, special quand meme de ce que jai vu sur le site du tourisme et en plus peut etre un saut a bratislava ou budapest en excursion
le souci jai appeller dans plusieur 4 etoiles ou + pour connaitre leur situation ou pres des transport et la quel accueil outre 1 sur ma liste qui est a 1km du ring best western premier et qui a pris le temps de me repondre gentiment
les autre semblais ce foutre de mes question en repondant oui oui sans plus et pas aurevoir banm et je leur demandais poliment si il parle anglais ou francais ... la je me demande si les gens sont tous aussi froid la bas ca casse un peux le plaisir ... en plus que cest pas donner vienne bien centré en hotel . je toruve ca innaceptable de me faire repondre comme ca dans ce type de categorie d hotel alors je pense peut etre aller depenser de l euro ailleur alors pour sa je me dit berlin ....
si vous pouvez m aider avec vos com ca serais genial :)
si vous pouvez m aider avec vos com ca serais genial :)
Vaccin encéphalite japonaise pour l'Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans 1 mois faire le tour de l'Asie du sud-est (Thaïlande, Laos, Vietnam et Cambodge) en "mode sac à dos" pendant 7 semaines.
J'ai commencé mes vaccins avec mon Dr mais il ne m'a pas prescrit celui contre l'encéphalite japonaise...😕 Pourtant sur le net j'ai vu qu'il était conseillé lors de passage en zones rurales et de rizières surtout dans les pays que je vais visiter, et on me l'a confirmé quand j'ai appelé l'hôpital de ma ville.
Que pouvez-vous me dire de cette maladie et de ce vaccin?? Vous êtes-vous fait vacciner avant vos voyages?
Merci.😉
Futures vacances au Québec en septembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous ! 🙂
Nous comptons partir au québec en vacances pendant 2 semaines vers septembre/octobre 2012 (pensant que c'est la meilleure période pour y aller hors vacances scolaires en France par rapport à notre boulot). Seulement, nous avons regardé les billets d'avions sur Air Transat et avons vu qu'on devait les acheter environ 7 mois à l'avance pour avoir les meilleurs prix et dates au choix... Donc nous commençons à plannifier et avant tout à se renseigner. Et quoi de mieux qu'un forum pour ca ? 😉 Donc voilà, j'aimerai vous demander quels sont vos trucs et astuces pour un voyage petit budget, essentiellement côté Montréal, Québec. Nous aimerions louer une voiture pour faire un itinérant, mais à combien celà nous reviendrait-il ? La meilleure solution de logement à bas prix, ce sont les auberges de jeunesse ? Selon vous, quel budget faut-il prévoir, en tout ?
Question bouffe, nous ne sommes pas très difficiles, et nous voulons allez au Québec afin de nous confronter à la culture Québécoise et à la mentalité des gens. Bien évidemment, nous souhaitons aussi découvrir quelques lieux "mythiques" (Niagara Falls...).
Merci d'avance pour vos tuyaux, et n'hésitez pas, je suis preneuse de tout conseil 😛
Nous comptons partir au québec en vacances pendant 2 semaines vers septembre/octobre 2012 (pensant que c'est la meilleure période pour y aller hors vacances scolaires en France par rapport à notre boulot). Seulement, nous avons regardé les billets d'avions sur Air Transat et avons vu qu'on devait les acheter environ 7 mois à l'avance pour avoir les meilleurs prix et dates au choix... Donc nous commençons à plannifier et avant tout à se renseigner. Et quoi de mieux qu'un forum pour ca ? 😉 Donc voilà, j'aimerai vous demander quels sont vos trucs et astuces pour un voyage petit budget, essentiellement côté Montréal, Québec. Nous aimerions louer une voiture pour faire un itinérant, mais à combien celà nous reviendrait-il ? La meilleure solution de logement à bas prix, ce sont les auberges de jeunesse ? Selon vous, quel budget faut-il prévoir, en tout ?
Question bouffe, nous ne sommes pas très difficiles, et nous voulons allez au Québec afin de nous confronter à la culture Québécoise et à la mentalité des gens. Bien évidemment, nous souhaitons aussi découvrir quelques lieux "mythiques" (Niagara Falls...).
Merci d'avance pour vos tuyaux, et n'hésitez pas, je suis preneuse de tout conseil 😛
Voyage en train jusqu'à Venise pour une journée? English translation pending
nous sommes a poggibonsi en vacances et aimerions nous rendre a venise pour une journee.Quel conseil vous me donneriez par le train ou avec l'auto, et connaissez-vous le trajet, doit-on se rendre a Florence pour prendre la train. J'attend une reponse SVP Merci a l'avance.
Auberge ou guest house pas chère à Goa entre la plage de Benolum et Colva? English translation pending
Nous partons mon frère et moi pour un mois à goa en novembre, j aimerais trouver une guest House ou auberge vraiment pas cher! De plus est ce que novembre est la bonne periode pour faire la fête! Nous aimerions découvrir le goa alternatif si il existe encore! merci pour vos bon plans et vos conseil
Séquoias au Yosemite English translation pending
Bonjour à tous,
Appel aux connaisseurs ! Dans lequel de ces deux sites peut-on voir les plus beaux sequoias : Tuolumne Grove ou Mariposa Grove ? Vaut-il le coup de visiter ces deux endroits, ou peut-on se contenter d'un seul ?
Merci d'avance Christine
Appel aux connaisseurs ! Dans lequel de ces deux sites peut-on voir les plus beaux sequoias : Tuolumne Grove ou Mariposa Grove ? Vaut-il le coup de visiter ces deux endroits, ou peut-on se contenter d'un seul ?
Merci d'avance Christine
Un mois dans l'Ouest américain (fin juin-juillet 2011) English translation pending
Hi everyone ! Je lance en ligne notre trip dans l’ouest. Cette année on se concentre sur l’utah principalement, avec un bout de l’arizona, pour terminer par le Wyoming.
Protagonistes : Patrick (52 ans, c’est moi) et Quentin dit « Q » mon fils de 20 ans.
On a décidé cette année de louer un 4x4 afin de pouvoir visiter qq endroits moins courus, ainsi que de privilégier le camping.
1 mois donc, de Bruxelles à Las Vegas. 4 jours dans le nord de l’Arizona, puis 13 jours en Utah avant de prendre un avion vers le nord (4 jours idaho et 5 wyoming). On a pu faire la quasi-totalité de ce qu’on avait planifié ( voir notre post http://voyageforum.com/v.f?post=3991821;page=unread#unread ), malgré 2 couacs (je maintiens le suspense).
Environ 2500 miles, dont 40 heures passées sur des pistes et 80 heures de randonnée.
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du Groenland
Episode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !
On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du GroenlandEpisode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Randonnée de quatre jours dans les Pyrénées et cartes IGN pour le GR10 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous 😉,
Nous envisageons avec mon ami de parcourir une partie du GR10 dans les Pyrrénnées, nous ferions apparemment le parcours comme suit (randonnée trouvée sur ce site-même):
Etape 1 : Cauterets (913m) - Refuge des Oulettes de Gaube ( 2151m), 5h
Etape 2 : Refuge des Oulettes de Gaube - Refuge de Baysselance (2651m) , 3h ( + hors GR au Petit Vignemale 2h)
Etape 3 : Refuge de Baysselance - Gavarnie- Gîte d'étape de Saugué (1610m) 7h30 Etape 5 : Grust (Luz St Sauveur) - Cauterets (913m) 6h
Etape 4 : Gîte d'étape de Saugué - Grust (Luz St Sauveur) (975m), 7h30
Toutefois, n'étant que deux jeunes d'une vingtaine d'années sans réelles expériences dans les randonnées, nous nous embrouillons dans les cartes IGN qu'il faudrait acquérir pour l'effectuer. Auriez-vous certaines références à me conseiller? D'après ce que j'ai pu lire sur le fofo il me faudra de nombreuses cartes pour couvrir la zone...
Et pour ceux qui ont déjà parcouru ce coin la, comment sont vos impressions, vos ressentis?
Merci d'avance pour votre aide qui nous ait réellement importante.
Bonne journée à vous :)
Nous envisageons avec mon ami de parcourir une partie du GR10 dans les Pyrrénnées, nous ferions apparemment le parcours comme suit (randonnée trouvée sur ce site-même):
Etape 1 : Cauterets (913m) - Refuge des Oulettes de Gaube ( 2151m), 5h
Etape 2 : Refuge des Oulettes de Gaube - Refuge de Baysselance (2651m) , 3h ( + hors GR au Petit Vignemale 2h)
Etape 3 : Refuge de Baysselance - Gavarnie- Gîte d'étape de Saugué (1610m) 7h30 Etape 5 : Grust (Luz St Sauveur) - Cauterets (913m) 6h
Etape 4 : Gîte d'étape de Saugué - Grust (Luz St Sauveur) (975m), 7h30
Toutefois, n'étant que deux jeunes d'une vingtaine d'années sans réelles expériences dans les randonnées, nous nous embrouillons dans les cartes IGN qu'il faudrait acquérir pour l'effectuer. Auriez-vous certaines références à me conseiller? D'après ce que j'ai pu lire sur le fofo il me faudra de nombreuses cartes pour couvrir la zone...
Et pour ceux qui ont déjà parcouru ce coin la, comment sont vos impressions, vos ressentis?
Merci d'avance pour votre aide qui nous ait réellement importante.
Bonne journée à vous :)
Namibie: Kaokoland ou un peu de Botswana? English translation pending
Bonjour tous,
C'est en parlant avec Pierre (Pierre77) de l'Ouest américain que la Namibie est apparue au détour d'un clic. Quelle belle destination !😎 des paysages ET des animaux. En avant pour Août 2012 😎😛
Du coup j'ai commencé à lire les carnets de voyage des uns et des autres, à acheter guides et cartes. Mais voilà, je n'ai que 3 semaines et il y a des choix à faire.
Le principal étant de savoir si on inclue quelques jours au Botswana ?.
Ce qui milite pour : + animaux + sauvage + parc plus aquatique (hippo, crocodiles, …) + Possibilité d’aller jusqu’à Victoria Falls
Les contre : - compte tenu de notre durée limité il faut partir sur le principe de prendre la voiture à Windhoek et la rendre à la frontière à Victoria Falls, ce qui génère un surcoût d’environ 400 € par 4x4 - Il faudra faire des sacrifices en Namibie pour gagner quelques jours (le sud est déjà passé à la trappe, exit Fish River Canyon et Lüderitz)
En fait je pense que c'est soit le Kaokoland soit Chobe ... mais là impossible de trancher donc tous les avis qui permettent d'alimenter le débat sont le bien venu
A j'oubliais, nous serons deux familles de 4 donc 2 4x4 version escargot (tente sur le toit)
Merci d'avance🙂
Max
C'est en parlant avec Pierre (Pierre77) de l'Ouest américain que la Namibie est apparue au détour d'un clic. Quelle belle destination !😎 des paysages ET des animaux. En avant pour Août 2012 😎😛
Du coup j'ai commencé à lire les carnets de voyage des uns et des autres, à acheter guides et cartes. Mais voilà, je n'ai que 3 semaines et il y a des choix à faire.
Le principal étant de savoir si on inclue quelques jours au Botswana ?.
Ce qui milite pour : + animaux + sauvage + parc plus aquatique (hippo, crocodiles, …) + Possibilité d’aller jusqu’à Victoria Falls
Les contre : - compte tenu de notre durée limité il faut partir sur le principe de prendre la voiture à Windhoek et la rendre à la frontière à Victoria Falls, ce qui génère un surcoût d’environ 400 € par 4x4 - Il faudra faire des sacrifices en Namibie pour gagner quelques jours (le sud est déjà passé à la trappe, exit Fish River Canyon et Lüderitz)
En fait je pense que c'est soit le Kaokoland soit Chobe ... mais là impossible de trancher donc tous les avis qui permettent d'alimenter le débat sont le bien venu
A j'oubliais, nous serons deux familles de 4 donc 2 4x4 version escargot (tente sur le toit)
Merci d'avance🙂
Max
Corse avec deux enfants: motel Les Pins à Calvi versus le camping Les Castors? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai savoir si certains d'entre vous ont séjourné au camping les Castors et/ou au Motel les Pins, tous deux à Calvi ? Je pars une semaine en juillet et je serai avec 2 enfants sans véhicule: selon votre expérience, lequel est le plus proche de la ville et des commerces ? Y a-t-il de l'animation dans le Motel ? Le camping les Castors est beaucoup plus cher (+ 150 euros) que le Motel, cela est-il justifié ? Je lis des avis extrêmement mitigé sur les 2 lieux et j'espère obtenir des précisions qui pourront m'éclairer dans mon choix. Merci pour vos informations.
Je souhaiterai savoir si certains d'entre vous ont séjourné au camping les Castors et/ou au Motel les Pins, tous deux à Calvi ? Je pars une semaine en juillet et je serai avec 2 enfants sans véhicule: selon votre expérience, lequel est le plus proche de la ville et des commerces ? Y a-t-il de l'animation dans le Motel ? Le camping les Castors est beaucoup plus cher (+ 150 euros) que le Motel, cela est-il justifié ? Je lis des avis extrêmement mitigé sur les 2 lieux et j'espère obtenir des précisions qui pourront m'éclairer dans mon choix. Merci pour vos informations.
Obtention du visa français pour un Tunisien? English translation pending
bonjours tous le monde
j'ai une amie qui vivre en france elle ma demande sur comment faire un visa pour moi, mais moi aussi je ne sais pas comment il faut faire, j'ai n'es pas beaucoup de tempes il faut que je pendre le visa avant octobre parce qu'elle es enceinte 😎😎
merci d avance pour vaux réponse et bonne soiré a vous
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Française expatriée à Casablanca English translation pending
Bonjour on me propose un poste de barmais a Casa, je suis jeune et bien tenté par la découverte d'un nouveau pays.
J'aurai voulu avoir des infos que la vie au maroc et plus précisement.
On me propose un poste de responsable de bar dans le centre de casablanca., l
qui peut me renseigner sur le cout de la vie, l'environnement, l'accueil des marocains envers les francais expatriés, les sorties...
Traduction d'une lettre mongole English translation pending
Bonjour, l'année dernière je suis parti en Mongolie 2 mois en vélo, j'ai envoyé les photo promises aux mongole rencontrés qui ont marqué le voyage... et miracle de la poste internationale, le garagiste qui avait réparé mon vélo pendant trois jours et avec qui j'avais partager quelques soirée m'a répondu. Je ne trouve personne pour traduire, quelqu'un peut il m'aider?
Merci
Itinéraire de onze mois en tour du monde: dilemme English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi partons mi-novembre 2011 pour un TDM de 11 mois environ.
Du fait de notre départ en novembre, nous pensions partir d'ouest en est, sur le trajet suivant :
Amérique du Sud (Argentine, Chili, Pérou, Ile de Pâques) : de mi-novembre à fin janvier, avec un passage en Patagonie mi-décembre, donc parfait niveau climat. (2 mois et demi)
NZ : de début février à mi-mars (6 semaines)
Australie : de mi-mars à fin avril (6 semaines)
Japon : de début mai à mi-mai (2 semaines)
Inde : de mi-mai à fin mai (2 semaines)
Népal : de début juin à mi-juin (2 semaines)
Asie du SE (Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Laos) : de mi-juin à fin août (2 mois et demi)
Chine (Pékin) : 1è semaine de septembre (1 semaine)
Mongolie : du 8 au 21 septembre (2 semaines)
Russie : du 21 septembre à mi-octobre (2 semaines)
MAIS ! Il y a un mais... C'est que nous finissons par tous les pays où il faut des visas +++, visas que nous ne pourrons pas faire faire en France car ils ne sont valables que pour une entrée 3 mois max après la date d'émission. Alors, on a regardé comment bidouiller... On peut faire faire le visa pour l'Inde à Sydney, celui pour la Chine à HongKong (sauf qu'on ne pensait pas y aller), celui pour la Russie à Oulan Bator, etc... a chaque fois cela fait bcp d'attente, parfois plusieurs semaines, donc bcp de temps perdu, dans des coins où on ne pensait pas s'arrêter aussi longtemps !
Bref, on commence à envisager de faire notre tour dans l'autre sens, d'est en ouest... et de braver le froid ! Cela nous donnerait, avec qq modif de durée de séjour à cause du climat :
Russie : de mi-novembre à fin novembre (2 semaines)
Mongolie : du 1 au 8 décembre (1 semaine)
Chine : du 8 au 21 décembre (2 semaines)
Inde : du 21 décembre au 15 janvier (3 semaines)
Népal : du mi-janvier à fin janvier (2 semaines)
Asie du SE : de début février à mi-avril (2 mois et demi)
Japon : de mi-avril à fin avril (2 semaines)
Australie : de début mai à mi-juin (6 semaines)
NZ : de mi-juin à fin juillet (6 semaines)
Amérique du Sud : de début août à mi-octobre (2 mois et demi, avec passage en Patagonie mi-septembre)
Bien sûr, nous savons que c'est moins bien niveau climat : hiver en Russie et Mongolie, NZ... Mais cela nous permet d'avoir tous les visas au début, et après de ne plus nous en soucier. On a vraiment peur de perdre un temps fou sinon...
Est-ce que ce 2è itinéraire vous semble envisageable, ou pensez-vous que c'est dommage ??
MERCI +++ pour votre aide... et vos conseils !
PS : Nous ne pouvons partir qu'en novembre, impossible de décaler le départ...
Mon ami et moi partons mi-novembre 2011 pour un TDM de 11 mois environ.
Du fait de notre départ en novembre, nous pensions partir d'ouest en est, sur le trajet suivant :
Amérique du Sud (Argentine, Chili, Pérou, Ile de Pâques) : de mi-novembre à fin janvier, avec un passage en Patagonie mi-décembre, donc parfait niveau climat. (2 mois et demi)
NZ : de début février à mi-mars (6 semaines)
Australie : de mi-mars à fin avril (6 semaines)
Japon : de début mai à mi-mai (2 semaines)
Inde : de mi-mai à fin mai (2 semaines)
Népal : de début juin à mi-juin (2 semaines)
Asie du SE (Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Laos) : de mi-juin à fin août (2 mois et demi)
Chine (Pékin) : 1è semaine de septembre (1 semaine)
Mongolie : du 8 au 21 septembre (2 semaines)
Russie : du 21 septembre à mi-octobre (2 semaines)
MAIS ! Il y a un mais... C'est que nous finissons par tous les pays où il faut des visas +++, visas que nous ne pourrons pas faire faire en France car ils ne sont valables que pour une entrée 3 mois max après la date d'émission. Alors, on a regardé comment bidouiller... On peut faire faire le visa pour l'Inde à Sydney, celui pour la Chine à HongKong (sauf qu'on ne pensait pas y aller), celui pour la Russie à Oulan Bator, etc... a chaque fois cela fait bcp d'attente, parfois plusieurs semaines, donc bcp de temps perdu, dans des coins où on ne pensait pas s'arrêter aussi longtemps !
Bref, on commence à envisager de faire notre tour dans l'autre sens, d'est en ouest... et de braver le froid ! Cela nous donnerait, avec qq modif de durée de séjour à cause du climat :
Russie : de mi-novembre à fin novembre (2 semaines)
Mongolie : du 1 au 8 décembre (1 semaine)
Chine : du 8 au 21 décembre (2 semaines)
Inde : du 21 décembre au 15 janvier (3 semaines)
Népal : du mi-janvier à fin janvier (2 semaines)
Asie du SE : de début février à mi-avril (2 mois et demi)
Japon : de mi-avril à fin avril (2 semaines)
Australie : de début mai à mi-juin (6 semaines)
NZ : de mi-juin à fin juillet (6 semaines)
Amérique du Sud : de début août à mi-octobre (2 mois et demi, avec passage en Patagonie mi-septembre)
Bien sûr, nous savons que c'est moins bien niveau climat : hiver en Russie et Mongolie, NZ... Mais cela nous permet d'avoir tous les visas au début, et après de ne plus nous en soucier. On a vraiment peur de perdre un temps fou sinon...
Est-ce que ce 2è itinéraire vous semble envisageable, ou pensez-vous que c'est dommage ??
MERCI +++ pour votre aide... et vos conseils !
PS : Nous ne pouvons partir qu'en novembre, impossible de décaler le départ...
Visiter le parc national Algonquin ou celui de la Mauricie? (Canada) English translation pending
Bonjour à tous !
alors voilà.. je revois mon itinéraire et je me dis que j'ai beaucoup de route : http://bemlineaucanada.centerblog.net/ du coup je me dis qu'au lieu de faire 2 parcs Nationaux je devrais en faire un seul mais le faire à fond :-) mais je garde lequel????? si vous avez un avis je suis preneuse car là je suis perdue et je n'arrive pas à trancher ..:'(
Merci d'avance !
alors voilà.. je revois mon itinéraire et je me dis que j'ai beaucoup de route : http://bemlineaucanada.centerblog.net/ du coup je me dis qu'au lieu de faire 2 parcs Nationaux je devrais en faire un seul mais le faire à fond :-) mais je garde lequel????? si vous avez un avis je suis preneuse car là je suis perdue et je n'arrive pas à trancher ..:'(
Merci d'avance !
Recherche bons plans à Pattaya English translation pending
Bonjour a tous
de retour d'un voyage de 3 semaine a koh samui (full moon ) et pataya moi qui adore faire la fete et voyager autant dire que je suis amoureux de la thailande🙂
Surtout pataya d'ailleurs j'y retourne un moi en juin j'aimerais savoir si des forumeurs ici connaissent des bons plans sur cette ville.
Moi perso j'adore l'insomnia et le bar a gogo le what 'up😛
Si quelqun connais des bons endroits pour les jeunes (discotheques , salon massages, bar, marcher vetements) ou autres merci de me donner vos avis🙂
(par contre je cherche pas d'hotel jai deja ca soit "le trafalgar" en centre ville soit le "clair de lune" sur walking street selon mon budget)
Surtout pataya d'ailleurs j'y retourne un moi en juin j'aimerais savoir si des forumeurs ici connaissent des bons plans sur cette ville.
Moi perso j'adore l'insomnia et le bar a gogo le what 'up😛
Si quelqun connais des bons endroits pour les jeunes (discotheques , salon massages, bar, marcher vetements) ou autres merci de me donner vos avis🙂
(par contre je cherche pas d'hotel jai deja ca soit "le trafalgar" en centre ville soit le "clair de lune" sur walking street selon mon budget)
Hôtel Alam Shanti à Ubud (Bali) English translation pending
Bonsoir,
Nous souhaitons loger quelques nuits à Ubud cet été au mois d'Aout et plus partculièrement à l'hotel Alam Shanti. Malgré la consultation du site de l'hotel et Tripadvisor, nous n'arrivons toujours pas à nous décider sur cet hotel. Quel type de chambre nous conseillez vous, pensez vous que l'on puisse négocier les tarifs sur une longue période ( 10 nuits ), à quelle période faut il les contacter pour être sur d'avoir de la disponibilité. Connaissez vous un autre hotel du même genre ? . Pour information nous sommes déjà allés à Ubud et avons logé au tegal sari ( sympa mais avons envie de changer et surtout ne pas être déçus !). Merci pour toutes vos infos.
Nous souhaitons loger quelques nuits à Ubud cet été au mois d'Aout et plus partculièrement à l'hotel Alam Shanti. Malgré la consultation du site de l'hotel et Tripadvisor, nous n'arrivons toujours pas à nous décider sur cet hotel. Quel type de chambre nous conseillez vous, pensez vous que l'on puisse négocier les tarifs sur une longue période ( 10 nuits ), à quelle période faut il les contacter pour être sur d'avoir de la disponibilité. Connaissez vous un autre hotel du même genre ? . Pour information nous sommes déjà allés à Ubud et avons logé au tegal sari ( sympa mais avons envie de changer et surtout ne pas être déçus !). Merci pour toutes vos infos.
Bilan de voyage en Équateur English translation pending
Hola,
Je termine un petit voyage en Equateur qui m´a beaucoup plu malgré un temps variable, loin d´être idéal pour la haute montagne plus quelques petits désagréments.
Arnaque du taxi de l´aéroport ayant un compteur trafiqué. Il vaut mieux négocier les prix avant la course ou, en cas d´abus, parler de faire venir un policier pour trancher le différend. Je rappelle quelques ordres de grandeurs concernant les prix du taxi. Aéroport de Quito- Zone Amazonas : 5 $ Aéroport-Centre historique: 7 $ Centre historique - Terminaux du nord: 6 à 8 $ Centre historique - Terminal de Quitumbe : 6 $ Centre historique- Amazonas : 2 $ max.
La course peut éventuellement être majorée de 1 ou 2 $ en cas de gros trafic.
D´une manière générale, le taxi c´est un peu à la tête du client donc n´hésitez pas à négocier en cas de prix excessif.
Par ailleurs, faites gaffe à vos affaires dans les bus: on a assisté à un vol en direct: Dans le bus pour Otavalo, des Autrichiens peu vigilants se sont fait tirer leur appareil photos. Le voleur est sorti du fond du bus, on lui a ouvert la porte et il s´est mis à courir devant un flic sans qu´il soit inquiété!
Sinon, l´Equateur quand on ne se fait pas avoir est bon marché, nettement mois cher que la Colombie où je vis. En gros, c´est 25 % moins cher avec des pointes à moins 50 % pour le bus. Le Pérou où j´ai voyagé en Août est également sensiblement plus cher que l´Equateur. Bref ce pays est probablement un des moins chers d´Amérique Latine.
Dernière chose: à Latacunga: un hôtel à touristes à éviter, pourrave, très cher pour ce que c´est: Le Rodalú.
Je termine un petit voyage en Equateur qui m´a beaucoup plu malgré un temps variable, loin d´être idéal pour la haute montagne plus quelques petits désagréments.
Arnaque du taxi de l´aéroport ayant un compteur trafiqué. Il vaut mieux négocier les prix avant la course ou, en cas d´abus, parler de faire venir un policier pour trancher le différend. Je rappelle quelques ordres de grandeurs concernant les prix du taxi. Aéroport de Quito- Zone Amazonas : 5 $ Aéroport-Centre historique: 7 $ Centre historique - Terminaux du nord: 6 à 8 $ Centre historique - Terminal de Quitumbe : 6 $ Centre historique- Amazonas : 2 $ max.
La course peut éventuellement être majorée de 1 ou 2 $ en cas de gros trafic.
D´une manière générale, le taxi c´est un peu à la tête du client donc n´hésitez pas à négocier en cas de prix excessif.
Par ailleurs, faites gaffe à vos affaires dans les bus: on a assisté à un vol en direct: Dans le bus pour Otavalo, des Autrichiens peu vigilants se sont fait tirer leur appareil photos. Le voleur est sorti du fond du bus, on lui a ouvert la porte et il s´est mis à courir devant un flic sans qu´il soit inquiété!
Sinon, l´Equateur quand on ne se fait pas avoir est bon marché, nettement mois cher que la Colombie où je vis. En gros, c´est 25 % moins cher avec des pointes à moins 50 % pour le bus. Le Pérou où j´ai voyagé en Août est également sensiblement plus cher que l´Equateur. Bref ce pays est probablement un des moins chers d´Amérique Latine.
Dernière chose: à Latacunga: un hôtel à touristes à éviter, pourrave, très cher pour ce que c´est: Le Rodalú.
Trois mois en Inde de janvier à avril: vos avis? English translation pending
Le mois de janvier approche et le départ aussi!
Parti pour 3 mois, dans un pays que je ne connais pas! L'itinéraire de mes 2 premiers mois est presque fixé Reste le mois d'avril ou jaimerai partir dans le nord est OU le nord ouest Dur dur de trancher:entre les permis, le climat et la relative instabilité dans certaines zones.....
Qu en pensez vous? Deux ou trois indices si lenvie de me conseiller vous gagne! Les motivations de mes voyages sont toujours les memes: la rencontre, la nature, la photo!!!! les randos
Pour le moment je penche plus pour le nord ouest mais je narrive pas à trancher!!
merci davance!
william
Parti pour 3 mois, dans un pays que je ne connais pas! L'itinéraire de mes 2 premiers mois est presque fixé Reste le mois d'avril ou jaimerai partir dans le nord est OU le nord ouest Dur dur de trancher:entre les permis, le climat et la relative instabilité dans certaines zones.....
Qu en pensez vous? Deux ou trois indices si lenvie de me conseiller vous gagne! Les motivations de mes voyages sont toujours les memes: la rencontre, la nature, la photo!!!! les randos
Pour le moment je penche plus pour le nord ouest mais je narrive pas à trancher!!
merci davance!
william
Déménagement vers Nouméa, Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour (ou bonsoir selon 😛)
Je suis calédonienne et étudiante depuis 2 ans et demi en métropole (Toulouse) où je me suis installée avec mon ami (nous sommes venus ensemble) et il est temps pour nous de rentrer sur notre ile 🙂.... En 2 ans et demi nous eu le temps d'accumuler un certain nombre de choses (électroménager, meubles, vêtements, cours et bouquins (!!!)) que nous aimerions ramener en Nouvelle-Calédonie pour notre prochain emménagement ensemble (nous étions chacun chez nos parents avant de nous installer en France et serons encore chacun chez nos parents pendant environ 6 mois avant de nous réinstaller ensemble). Nous cherchons donc la meilleure solution financière pour effectuer ce déménagement et toutes les informations que j'ai pu trouver avant de poster ce nouveau message datent d'il y a au moins 2 ans.... Je suis donc à la recherche de toute l'aide que l'on pourra m'apporter en sachant que :
- Je partirai environ le 30 janvier et mon ami le 30 février (dans ces eaux là puisque nous n'avons pas encore de billets d'avion) - Nous ne cherchons pas de transport rapide étant donnés les 6 mois pendant lesquels nous serons encore chez nos parents (donc pas besoin de nos meubles, électroménager, ...) mais le plus économique possible (budget étudiant oblige) - Certains biens que nous voudrions ramener nous ont été offerts (parents / famille) et nous n'avons donc pas de factures (appareil photo numérique au mois d'octobre d'une valeur de 400euros, mixeur plongeant il y a tout juste un mois dont je ne connais pas la valeur et robot multifonctions à la même période de 300euros si j'en crois le site de la marque). Nous n'avons décidé de rentrer que la semaine passée et la famille n'étant pas au courant nous avons eu le droits à de beaux mais encombrants cadeaux d'anniversaire !!! (Je me suis donc empressée de les prévenir pour éviter le même genre de catastrophe pour Noël !!) - Certains biens ont été achetés à Nouméa mais nous n'avons pas non plus les factures (PS3 et ordinateurs portables) - D'autres encore ont été achetés chez Ik** et nous n'avons bien sûr pas conservé les tickets de caisse (bureau, meuble de type bibliothèque et tabourets) - Mon homme prévoie de ramener ses 2 guitares (électrique + classique) - J'ai une quantité de linge assez imposante
Bien entendu en fonction du prix nous choisirons nos priorités et ne ramènerons donc que ce qui nous semble essentiel (l'électroménager surtout dans lequel nous avons dépensé pas mal en 2 ans).
Je cherche donc des informations sur : - le moyen le plus économique pour effectuer notre déménagement - les taxes à l'arrivée : il m'avait semblé comprendre que si nous déclarions correctement un déménagement nous pourrions ne pas avoir à payer de taxes, ect - tout ce que vous pourrez m'apprendre d'autre !!! Je suis ouverte à tout tout tout 😉
NB : j'ai déjà un peu explorer les sites des professionnels du transport maritime et le meilleur prix que j'ai pu trouver était de 400euros le m3
Merci à tous et toutes pour tout l'aide que vous pourrez m'apporter !!! 🙂😉😊
Je suis calédonienne et étudiante depuis 2 ans et demi en métropole (Toulouse) où je me suis installée avec mon ami (nous sommes venus ensemble) et il est temps pour nous de rentrer sur notre ile 🙂.... En 2 ans et demi nous eu le temps d'accumuler un certain nombre de choses (électroménager, meubles, vêtements, cours et bouquins (!!!)) que nous aimerions ramener en Nouvelle-Calédonie pour notre prochain emménagement ensemble (nous étions chacun chez nos parents avant de nous installer en France et serons encore chacun chez nos parents pendant environ 6 mois avant de nous réinstaller ensemble). Nous cherchons donc la meilleure solution financière pour effectuer ce déménagement et toutes les informations que j'ai pu trouver avant de poster ce nouveau message datent d'il y a au moins 2 ans.... Je suis donc à la recherche de toute l'aide que l'on pourra m'apporter en sachant que :
- Je partirai environ le 30 janvier et mon ami le 30 février (dans ces eaux là puisque nous n'avons pas encore de billets d'avion) - Nous ne cherchons pas de transport rapide étant donnés les 6 mois pendant lesquels nous serons encore chez nos parents (donc pas besoin de nos meubles, électroménager, ...) mais le plus économique possible (budget étudiant oblige) - Certains biens que nous voudrions ramener nous ont été offerts (parents / famille) et nous n'avons donc pas de factures (appareil photo numérique au mois d'octobre d'une valeur de 400euros, mixeur plongeant il y a tout juste un mois dont je ne connais pas la valeur et robot multifonctions à la même période de 300euros si j'en crois le site de la marque). Nous n'avons décidé de rentrer que la semaine passée et la famille n'étant pas au courant nous avons eu le droits à de beaux mais encombrants cadeaux d'anniversaire !!! (Je me suis donc empressée de les prévenir pour éviter le même genre de catastrophe pour Noël !!) - Certains biens ont été achetés à Nouméa mais nous n'avons pas non plus les factures (PS3 et ordinateurs portables) - D'autres encore ont été achetés chez Ik** et nous n'avons bien sûr pas conservé les tickets de caisse (bureau, meuble de type bibliothèque et tabourets) - Mon homme prévoie de ramener ses 2 guitares (électrique + classique) - J'ai une quantité de linge assez imposante
Bien entendu en fonction du prix nous choisirons nos priorités et ne ramènerons donc que ce qui nous semble essentiel (l'électroménager surtout dans lequel nous avons dépensé pas mal en 2 ans).
Je cherche donc des informations sur : - le moyen le plus économique pour effectuer notre déménagement - les taxes à l'arrivée : il m'avait semblé comprendre que si nous déclarions correctement un déménagement nous pourrions ne pas avoir à payer de taxes, ect - tout ce que vous pourrez m'apprendre d'autre !!! Je suis ouverte à tout tout tout 😉
NB : j'ai déjà un peu explorer les sites des professionnels du transport maritime et le meilleur prix que j'ai pu trouver était de 400euros le m3
Merci à tous et toutes pour tout l'aide que vous pourrez m'apporter !!! 🙂😉😊