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Van ou tente pour voyager en Australie? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous nous apprêtons avec ma femme a partir fin octobre en Australie et nous commençons a réfléchir sérieusement au transport. Au début, nous étions parti sur la solution Van. Liberté de mouvement totale, prix réduit vu qu'il n'y a pas voiture + hébergement... Mais après quelques lectures édifiantes sur la faune locale, nous commençons a hésiter. C'est vrai quoi, se réveiller a coté d'une araignée parce qu'on a laissé la fenêtre ouverte pour aérer, c'est moyen, non ? 😉 Du coup, j'ai vu qu'il y avais aussi des voitures avec la tente directement sur le toit. Est ce plus efficace que le van ? Est ce fait pour éviter ce genre de mésaventure ou est ce que ça n'a rien a voir ? L’un d’entre vous a-t-il déjà testé ces véhicules ?
Merci d'avance et bonne journée
Nous nous apprêtons avec ma femme a partir fin octobre en Australie et nous commençons a réfléchir sérieusement au transport. Au début, nous étions parti sur la solution Van. Liberté de mouvement totale, prix réduit vu qu'il n'y a pas voiture + hébergement... Mais après quelques lectures édifiantes sur la faune locale, nous commençons a hésiter. C'est vrai quoi, se réveiller a coté d'une araignée parce qu'on a laissé la fenêtre ouverte pour aérer, c'est moyen, non ? 😉 Du coup, j'ai vu qu'il y avais aussi des voitures avec la tente directement sur le toit. Est ce plus efficace que le van ? Est ce fait pour éviter ce genre de mésaventure ou est ce que ça n'a rien a voir ? L’un d’entre vous a-t-il déjà testé ces véhicules ?
Merci d'avance et bonne journée
Emporter son vélo en avion: pas si compliqué (EasyJet) English translation pending
J'avais pas mal d'appréhension à l'idée d'emmener nos vélos dans l'avion pour nous rendre en Ecosse.
A l'aéroport, j'ai emballé nos montures dans des très grands sacs en polyéthylène commandés auprès de CTC (une assoc' anglaise d'usagers du vélo), protégés l'essentiel avec du carton et du papier fixé par du gros scotch (dérailleurs, guidon etc.). J'ai démonté les pédales et aligné les guidon sur le cadre comme le demandait la compagnie aérienne (easyJet).
Aucun problème, les vélos sont arrivés intacts, pas un bobo. A l'aller comme au retour.
Les grands sacs pesaient chacun 700 g, ils ont été utiles pendant le séjour pour s'asseoir par terre ; repliés, ils ne prenaient pas de place.
J'ai trouvé que c'était une alternative intéressante aux boites et emballages en carton ou aux sacs traditionnel de transport qui nécessitent de démonter le vélo et qui pèsent lourd.
A l'aéroport, j'ai emballé nos montures dans des très grands sacs en polyéthylène commandés auprès de CTC (une assoc' anglaise d'usagers du vélo), protégés l'essentiel avec du carton et du papier fixé par du gros scotch (dérailleurs, guidon etc.). J'ai démonté les pédales et aligné les guidon sur le cadre comme le demandait la compagnie aérienne (easyJet).
Aucun problème, les vélos sont arrivés intacts, pas un bobo. A l'aller comme au retour.
Les grands sacs pesaient chacun 700 g, ils ont été utiles pendant le séjour pour s'asseoir par terre ; repliés, ils ne prenaient pas de place.
J'ai trouvé que c'était une alternative intéressante aux boites et emballages en carton ou aux sacs traditionnel de transport qui nécessitent de démonter le vélo et qui pèsent lourd.
Canal du midi à vélo en famille (4 ans, 3 ans, 5 mois) English translation pending
Thomas 35 ans - Magalie 34 ans – Clémence 4 ans – Noah 3 ans – Camille 5 mois.
L'année dernière (mai 2012), nous avons fait le canal de la Garonne à 4 (avec Clémence 3ans et Noah 2 ans) de Damazan à Toulouse. Clémence était sur un vélo suiveur et Noah dans la remorque. Nous avions également un siège enfant afin de varier les configurations. Le revêtement était goudronné tout le long donc aucune difficulté. Cette année, nous voulions faire la suite mais avec un passager supplémentaire ! Nous avions entendu dire que cette partie n'était pas très facile, nous appréhendions d'emmener notre dernier né... Et puis finalement, nous nous sommes décidés.. si vraiment c'est trop galère, on prend le train et on rentre !
Nous sommes repartis à la même période (mai 2013), nous avions Camille dans la remorque (nous avions installé une coque rigide weber), Noah sur le vélo suiveur et Clémence sur son propre vélo. Clémence et Noah alternaient la place restante dans la remorque pour faire la sieste et nous avions également le siège enfant ; nous fixions le vélo de Clémence sur la remorque lorsque le parcours était trop dangereux ou lorsqu'elle voulait se reposer.
Nous dormions tout les soirs en chambre d'hôte avec table d'hôte inclus et nous étions autonomes pour 3j pour les piques-niques du midi + goûters + couches..
Globalement, nous sommes ravis et les enfants ont adoré !!
Nous avons eu quelques moments de galères mais sans gravité et que de bons souvenirs. Il avait beaucoup plu les jours précédents mais notre chance a été qu'il n'a quasiment pas plu pendant notre périple. Nous avons eu énormément de boue nous obligeant lors d'une étape à quitter le chemin et faire un détour par la route (voir plus loin le descriptif). Autre difficulté sur un chemin très étroit, la carriole sautait dans tous les sens car il n'y avait qu'une petite trainée pour une roue de vélo. Camille pleurait car il n'arrivait pas à s'endormir. Nous avons donc marché une petite heure, j'ai porté Camille dans le porte bébé pour qu'il puisse dormir un peu..
Etape 1 : Ramonville – Seuil de Naurouze (40km) Pique-nique à l’écluse de Montgiscard Revêtement asphalté sur toute l’étape Le revêtement change 5 km avant d’arriver au seuil de Naurouze lorsqu’on rentre dans le département de l’Aude et se transforme en terre gravillonnée mais très roulant. Seul inconvénient, on voit et on entend l’autoroute. On a dormi à Montferrand, la maison d’hôte du Moulin de Naurouze. Les propriétaires habitent à côté. Accueil chaleureux, ils ont dîné avec nous. Chambre familiale très grande (4 lits superposés + 1 lit double), les WC et SDB sont à l’extérieur de la chambre. La salle à manger n’est pas loin donc pratique si on veut coucher les enfants et dîner après. La maison est agréable mais il fait froid en mi- saison car non chauffée. Accès libre à la cuisine.
Etape 2 : Seuil de Naurouze – Bram (43km) On entre dans l’Aude, le paysage devient très sauvage. Début de parcours très étroit, le revêtement est en terre + herbes hautes. Difficilement praticable lorsqu’il a beaucoup plus les jours précédents. Il avait plus la veille au soir et le sol était gorgé d’eau, on avançait très lentement, parfois marche pour passer les grosses flaques d’eau. Il y a parfois des contre allées en hauteur qui sont plus large et un peu plus praticables.
Possibilité de bifurquer et prendre la route environ 1km après le port du Ségala, on quitte le canal pour rejoindre la D218 en direction de Mas-Saintes-Puelles puis à la sortie de ce village, continuer direction l’aérodrome de Castelnaudary puis rejoindre le canal à La planque. La route est agréable et peu circulante. A La planque on retrouve un chemin asphalté large jusqu’à Castelnaudary. Pique-nique au niveau de l’étang de Castelnaudary.
Puis le chemin devient une piste qui reste roulante.
Nous avons dormi à la ferme auberge du Pigné à Brahm. Pour s’y rendre on quitte le canal à l’écluse de Bram, on roule pendant 4 km sur une piste cyclable le long de la D4 puis une Départementale pas très agréable. Le détour n’en vaut pas la peine. Accueil chaleureux mais sans plus, les chambres sont petites pour une famille. Nous avons eu 2 chambres car nous ne rentrions pas à 5 dans une chambre. Le repas est copieux mais rien d’exceptionnel et nous avons mangé sans les propriétaires.
Etape 3 : Bram – Carcassonne (30km) Chemin en terre mais toujours praticable même par temps de pluie car assez large (on a traversé quand même des bons passages de boue).
Pique-nique à Villesèquelande, il y a une aire avec tables et bancs.
Avant d’arriver à Carcassonne, le sol redevient une piste gravillonnée roulante. Les derniers 500m pour rentrer dans la ville sont vraiment très boueux (par temps de pluie) et étroit, il faut donc bifurquer sur la route dès qu’elle devient visible. Nuits au Domisiladoré, ancien hôtel particulier tenu par Joël vraiment très accueillant. Les chambres sont magnifiques et hyper confortables. Nous avions 2 chambres dans une et la SBD immense, très pratique pour stocker les sacoches pleines de boue. Les chambres sont très calmes, il y a une cour intérieure avec un petit jardin très sympa pour les enfants. Il n’y a pas de table d’hôte mais une petite salle à manger avec un coin cuisine à disposition des hôtes donc très pratique (aucun soucis pour faire des courses car la maison est en plein centre).
Etape 4 : Carcassonne – Homps (45km) Route très roulante pendant ~20km.
Pique-nique à l’écluse de Marseillette. La piste reste roulante jusqu’à l’écluse de l’aiguille ( + 6 km) puis chemin en terre donc très boueux par temps de pluie. De plus le chemin devient très étroit avec des racines sur les côtés. Très galère avec une carriole, ça saute dans tous les sens. Nous avons dû marcher un peu car Camille n’arrivait pas à dormir. Les derniers km avant d’arriver à Homps sont roulant mais très désagréables (cassant, beaucoup de cailloux) Nuit à l’auberge de l’Arbousier. Auberge ringard mais accueil très chaleureux et repas gastronomique (très fin !). Le propriétaire est un fin cuisinier. Il nous a proposé dès notre arrivée de laver notre linge. Il y a une magnifique terrasse qui domine le canal, un espace canapé ou se cachent des jouets pour les enfants.
Etape 5 : Homps – Narbonne (50km) On a roulé majoritairement sur la route. Route de Homps jusqu’à Paraza très jolie, peu circulante avec un beau paysage, en passant par Argens Minervois et Roubias. Juste après Paraza, on reprend le canal du midi en juste avant l’aqueduc du Répudre jusqu’au Sommail pour pique-niquer. Puis on continue jusqu’au canal de jonction conduisant jusqu’au canal de la Robine. La piste pratiquée est en terre, large assez roulante. Le chemin de halage est ensuite interrompu, à l’écluse de Salleles d’Aude, on reprend la route D1118 jusqu’à la Cuxac-d’aude puis environ 2 km sur la D13 en direction de Narbonne jusqu’à l’écluse de Raonel. La route D13 est très passante, attention aux voitures qui roulent assez vite. L’accès ramenant au canal de la Robine est difficile à voir. Revêtement assez roulant. Circulation dans Narbonne galère en vélo, il n’y a aucune piste cyclable et les trottoirs sont hyper étroits.
N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions !!
L'année prochaine : Nantes - Brest....
L'année dernière (mai 2012), nous avons fait le canal de la Garonne à 4 (avec Clémence 3ans et Noah 2 ans) de Damazan à Toulouse. Clémence était sur un vélo suiveur et Noah dans la remorque. Nous avions également un siège enfant afin de varier les configurations. Le revêtement était goudronné tout le long donc aucune difficulté. Cette année, nous voulions faire la suite mais avec un passager supplémentaire ! Nous avions entendu dire que cette partie n'était pas très facile, nous appréhendions d'emmener notre dernier né... Et puis finalement, nous nous sommes décidés.. si vraiment c'est trop galère, on prend le train et on rentre !
Nous sommes repartis à la même période (mai 2013), nous avions Camille dans la remorque (nous avions installé une coque rigide weber), Noah sur le vélo suiveur et Clémence sur son propre vélo. Clémence et Noah alternaient la place restante dans la remorque pour faire la sieste et nous avions également le siège enfant ; nous fixions le vélo de Clémence sur la remorque lorsque le parcours était trop dangereux ou lorsqu'elle voulait se reposer.
Nous dormions tout les soirs en chambre d'hôte avec table d'hôte inclus et nous étions autonomes pour 3j pour les piques-niques du midi + goûters + couches..
Globalement, nous sommes ravis et les enfants ont adoré !!
Nous avons eu quelques moments de galères mais sans gravité et que de bons souvenirs. Il avait beaucoup plu les jours précédents mais notre chance a été qu'il n'a quasiment pas plu pendant notre périple. Nous avons eu énormément de boue nous obligeant lors d'une étape à quitter le chemin et faire un détour par la route (voir plus loin le descriptif). Autre difficulté sur un chemin très étroit, la carriole sautait dans tous les sens car il n'y avait qu'une petite trainée pour une roue de vélo. Camille pleurait car il n'arrivait pas à s'endormir. Nous avons donc marché une petite heure, j'ai porté Camille dans le porte bébé pour qu'il puisse dormir un peu..
Etape 1 : Ramonville – Seuil de Naurouze (40km) Pique-nique à l’écluse de Montgiscard Revêtement asphalté sur toute l’étape Le revêtement change 5 km avant d’arriver au seuil de Naurouze lorsqu’on rentre dans le département de l’Aude et se transforme en terre gravillonnée mais très roulant. Seul inconvénient, on voit et on entend l’autoroute. On a dormi à Montferrand, la maison d’hôte du Moulin de Naurouze. Les propriétaires habitent à côté. Accueil chaleureux, ils ont dîné avec nous. Chambre familiale très grande (4 lits superposés + 1 lit double), les WC et SDB sont à l’extérieur de la chambre. La salle à manger n’est pas loin donc pratique si on veut coucher les enfants et dîner après. La maison est agréable mais il fait froid en mi- saison car non chauffée. Accès libre à la cuisine.
Etape 2 : Seuil de Naurouze – Bram (43km) On entre dans l’Aude, le paysage devient très sauvage. Début de parcours très étroit, le revêtement est en terre + herbes hautes. Difficilement praticable lorsqu’il a beaucoup plus les jours précédents. Il avait plus la veille au soir et le sol était gorgé d’eau, on avançait très lentement, parfois marche pour passer les grosses flaques d’eau. Il y a parfois des contre allées en hauteur qui sont plus large et un peu plus praticables.
Possibilité de bifurquer et prendre la route environ 1km après le port du Ségala, on quitte le canal pour rejoindre la D218 en direction de Mas-Saintes-Puelles puis à la sortie de ce village, continuer direction l’aérodrome de Castelnaudary puis rejoindre le canal à La planque. La route est agréable et peu circulante. A La planque on retrouve un chemin asphalté large jusqu’à Castelnaudary. Pique-nique au niveau de l’étang de Castelnaudary.
Puis le chemin devient une piste qui reste roulante.
Nous avons dormi à la ferme auberge du Pigné à Brahm. Pour s’y rendre on quitte le canal à l’écluse de Bram, on roule pendant 4 km sur une piste cyclable le long de la D4 puis une Départementale pas très agréable. Le détour n’en vaut pas la peine. Accueil chaleureux mais sans plus, les chambres sont petites pour une famille. Nous avons eu 2 chambres car nous ne rentrions pas à 5 dans une chambre. Le repas est copieux mais rien d’exceptionnel et nous avons mangé sans les propriétaires.
Etape 3 : Bram – Carcassonne (30km) Chemin en terre mais toujours praticable même par temps de pluie car assez large (on a traversé quand même des bons passages de boue).
Pique-nique à Villesèquelande, il y a une aire avec tables et bancs.
Avant d’arriver à Carcassonne, le sol redevient une piste gravillonnée roulante. Les derniers 500m pour rentrer dans la ville sont vraiment très boueux (par temps de pluie) et étroit, il faut donc bifurquer sur la route dès qu’elle devient visible. Nuits au Domisiladoré, ancien hôtel particulier tenu par Joël vraiment très accueillant. Les chambres sont magnifiques et hyper confortables. Nous avions 2 chambres dans une et la SBD immense, très pratique pour stocker les sacoches pleines de boue. Les chambres sont très calmes, il y a une cour intérieure avec un petit jardin très sympa pour les enfants. Il n’y a pas de table d’hôte mais une petite salle à manger avec un coin cuisine à disposition des hôtes donc très pratique (aucun soucis pour faire des courses car la maison est en plein centre).
Etape 4 : Carcassonne – Homps (45km) Route très roulante pendant ~20km.
Pique-nique à l’écluse de Marseillette. La piste reste roulante jusqu’à l’écluse de l’aiguille ( + 6 km) puis chemin en terre donc très boueux par temps de pluie. De plus le chemin devient très étroit avec des racines sur les côtés. Très galère avec une carriole, ça saute dans tous les sens. Nous avons dû marcher un peu car Camille n’arrivait pas à dormir. Les derniers km avant d’arriver à Homps sont roulant mais très désagréables (cassant, beaucoup de cailloux) Nuit à l’auberge de l’Arbousier. Auberge ringard mais accueil très chaleureux et repas gastronomique (très fin !). Le propriétaire est un fin cuisinier. Il nous a proposé dès notre arrivée de laver notre linge. Il y a une magnifique terrasse qui domine le canal, un espace canapé ou se cachent des jouets pour les enfants.
Etape 5 : Homps – Narbonne (50km) On a roulé majoritairement sur la route. Route de Homps jusqu’à Paraza très jolie, peu circulante avec un beau paysage, en passant par Argens Minervois et Roubias. Juste après Paraza, on reprend le canal du midi en juste avant l’aqueduc du Répudre jusqu’au Sommail pour pique-niquer. Puis on continue jusqu’au canal de jonction conduisant jusqu’au canal de la Robine. La piste pratiquée est en terre, large assez roulante. Le chemin de halage est ensuite interrompu, à l’écluse de Salleles d’Aude, on reprend la route D1118 jusqu’à la Cuxac-d’aude puis environ 2 km sur la D13 en direction de Narbonne jusqu’à l’écluse de Raonel. La route D13 est très passante, attention aux voitures qui roulent assez vite. L’accès ramenant au canal de la Robine est difficile à voir. Revêtement assez roulant. Circulation dans Narbonne galère en vélo, il n’y a aucune piste cyclable et les trottoirs sont hyper étroits.
N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions !!
L'année prochaine : Nantes - Brest....
Plateaux et cassettes: que choisir English translation pending
pour du vélo d'expé. je me demande quel developement choisir ?
je pense monter devant du 48/36/26 ???
et derriere , quel dentures ? pour se taper les raidars avec le matos sur des chemins de caillasse et dans le vent ????
merci pour les conseils
josef
Pneus de profils différents English translation pending
Bonjour à tous 😉
J'ai enfin décidé de me lancer dans le cyclotourisme avec un VTT .Entre autres questions, celle qui me préoccupe est relative au profil des pneus . Me servant essentiellement du vélo en tant que vélotaf et sur des petits trajets (30-40 kms) sur bitume, j'y ai monté des pneus route. Le confort est au RDV .
Néanmoins, par plaisir de rouler et quitter le bitume, là ça devient franchement pénible 😠 , surtout quand il y a du gravier ou chemin boueux, mon vélo me donne l'impression de vouloir finir parterre.
J'ai roulé sur une faible distance avec un pneu à crampons et un pneu type route , ça n'était pas désagréable , mais je n'ai pas eu le temps d'appréhender le comportement du vélo.
N'étant pas du genre à suivre un itinéraire bien défini, il est fort possible que lors de mes futurs voyages à vélo, je rencontre quelques chemins "cabossés", même si ma préférence reste la route .
Est ce utile de monter à l'avant un pneu à crampon , et à l'arrière un pneu route ?
L'idée me parait loufoque 😛, mais si cela me permet d'éviter de finir au sol....
Merci pour vos réponses 😉
J'ai enfin décidé de me lancer dans le cyclotourisme avec un VTT .Entre autres questions, celle qui me préoccupe est relative au profil des pneus . Me servant essentiellement du vélo en tant que vélotaf et sur des petits trajets (30-40 kms) sur bitume, j'y ai monté des pneus route. Le confort est au RDV .
Néanmoins, par plaisir de rouler et quitter le bitume, là ça devient franchement pénible 😠 , surtout quand il y a du gravier ou chemin boueux, mon vélo me donne l'impression de vouloir finir parterre.
J'ai roulé sur une faible distance avec un pneu à crampons et un pneu type route , ça n'était pas désagréable , mais je n'ai pas eu le temps d'appréhender le comportement du vélo.
N'étant pas du genre à suivre un itinéraire bien défini, il est fort possible que lors de mes futurs voyages à vélo, je rencontre quelques chemins "cabossés", même si ma préférence reste la route .
Est ce utile de monter à l'avant un pneu à crampon , et à l'arrière un pneu route ?
L'idée me parait loufoque 😛, mais si cela me permet d'éviter de finir au sol....
Merci pour vos réponses 😉
Recherche camping-car pour l'Amérique du Sud et partage d'expériences English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage en Amérique du Sud ce mars 2014 à mi-août 2014.
Nous regardons plusieurs options concernant ce voyage que nous voulons faire en camping car avec nos deux enfants de 10 et 8 ans.
1- Acheter le véhicule ici en Amérique du Nord, l'envoyer par bateau et le vendre sur place (j'ai lu qu'il fallait le faire entre le Chili et l'Argentine) Y aurait-il des familles avec un projets similaires qui pourraient partager cette démarche en profitant du véhicule avant ou après?
2- Acheter le c.c. sur place d'une famille qui finirait son voyage. Si vous êtes une famille voulant vendre son véhicule merci de nous faire signe rapidement!
Tout partage d'expérience sera très appréciée. J'ai parcouru plusieurs blogs très inspirant de familles ayant vécu cette aventure. Toutefois peu d'infos quand on veut faire le voyage à partir du Québec!
Merci à l'avance!
Nous prévoyons un voyage en Amérique du Sud ce mars 2014 à mi-août 2014.
Nous regardons plusieurs options concernant ce voyage que nous voulons faire en camping car avec nos deux enfants de 10 et 8 ans.
1- Acheter le véhicule ici en Amérique du Nord, l'envoyer par bateau et le vendre sur place (j'ai lu qu'il fallait le faire entre le Chili et l'Argentine) Y aurait-il des familles avec un projets similaires qui pourraient partager cette démarche en profitant du véhicule avant ou après?
2- Acheter le c.c. sur place d'une famille qui finirait son voyage. Si vous êtes une famille voulant vendre son véhicule merci de nous faire signe rapidement!
Tout partage d'expérience sera très appréciée. J'ai parcouru plusieurs blogs très inspirant de familles ayant vécu cette aventure. Toutefois peu d'infos quand on veut faire le voyage à partir du Québec!
Merci à l'avance!
Luna Park Coney Island à New York English translation pending
Bonjour
Je pars a New York en octobre et je voudrais aller quelques heures dans cette fete foraine, avec un adolescent. Est ce que ca vaut le coup ? Je suis allée sur le site et j'ai un doute sur ce que j'ai lu. Si on ne veut pas faire de manèges, c'est gratuit, on ne paye pas d'entrée ? J'attends vos avis, merci
Location d'une véhicule en Alaska pour voyage au Yukon English translation pending
Nous arriverons très bientôt à Anchorage (Alaska, USA) et envisagons d'y louer un véhicule pour visiter les principaux parcs nationaux de l'Alaska (Denali et ceux au Sud-Est) puis de traverser la frontière vers le Yukon (Canada) pour aller à Dawson City, Thombstone Park puis rouler jusqu'à Inuvik par la Dempster Highway. Et ensuite revenir à Anchorage pour reprendre l'avion vers Montréal...
Est-ce que quelqu'un a déjà fait ce trajet avec une voiture ou 4x4 de location? quel compagnie de location à partir d'Anchorage offre une couverture pour le Canada et sur les routes en gravel plus à risque telle que la Dempster HW? est-ce légal pour un canadien de traverser vers le Canada avec un véhicule loué en Alaska? Est-ce que le fait de louer un 4x4 au lieu d'une voiture à simple traction peut changer la protection sur les routes en gravel...?
Nous avons vraiment besoin d'informations pour nous éclairer car trop d'informations contradictoires circulent sur les forums!
Sinon quelqu'on a peut-être d'autres idées ou solutions?
Into the Wild!!!
Est-ce que quelqu'un a déjà fait ce trajet avec une voiture ou 4x4 de location? quel compagnie de location à partir d'Anchorage offre une couverture pour le Canada et sur les routes en gravel plus à risque telle que la Dempster HW? est-ce légal pour un canadien de traverser vers le Canada avec un véhicule loué en Alaska? Est-ce que le fait de louer un 4x4 au lieu d'une voiture à simple traction peut changer la protection sur les routes en gravel...?
Nous avons vraiment besoin d'informations pour nous éclairer car trop d'informations contradictoires circulent sur les forums!
Sinon quelqu'on a peut-être d'autres idées ou solutions?
Into the Wild!!!
La Corse en camping-car English translation pending
Bonjour
J'entend sans cesse dire que voyager en Corse en Camping est TRES DIFFICILE. Parait il qu'on y est tres mal accueilli.🙁
j'aimerai voyager avec un scooter et me garer dans des campings (pas trop cher) Ainsi je pourrai me déplacer facilement pour visiter des petits coins d'une grande beauté.
Qui pourrai m'éclairer une bonne fois pour toutes sur cette réputation. VRAI ou FAUX????????????
Grand merci
De San Francisco à Yellowstone en 24 jours English translation pending
Hello tout le monde!
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Little Finland (Nevada) English translation pending
Hello à tous,
Je suis entrain d'encoder les points GPS pour me rendre à Little Finland... et je m'interroge sur l'endroit exact où commence le trail... vu que les données ne sont pas les mêmes sur ts les sites internet.
Selon la carte http://www.birdandhike.com/...L-Finland_Rd_Map.htm, j'ai bien compris qu'à l'endroit nommé "hign step", il y a (avait?) une difficulté pas tjs facile à franchir... surtout si on ne possède pas un SUV high clearance...
Si je n'arrive pas à franchir cette difficulté et que je sois obligée de garer mon véhicule au point nommé "373", dois-je faire le trajet à pied jusqu'au point nommé "376" qui correspond au trailhead (GPS 36°26'54''N114°12'54''W)?
Ou est-ce que le trailhead correspond au point GPS 36°27'09''N114°12'53''W , comme mentionné sur la carte topo http://www.isaczermak.com/...-little-finland.html ?
Merci aux baroudeurs ayant déjà visité cet endroit de m'aider... car même en scrutant google earth, je n'arrive pas à me faire une idée de la configuration du terrain et à voir si depuis le point GPS 36°26'54''N114°12'54''W, il est possible de monter sur le slickrock où se trouve, je suppose, les formations rocheuses érodées aux formes étonnantes . D'ailleurs, ça serait sympa de me dire où est localisé le cœur de ces fameuses formations rocheuses ... je ne situe pas très bien les endroits (de où à où) où il faut randonner😊
Je suis entrain d'encoder les points GPS pour me rendre à Little Finland... et je m'interroge sur l'endroit exact où commence le trail... vu que les données ne sont pas les mêmes sur ts les sites internet.
Selon la carte http://www.birdandhike.com/...L-Finland_Rd_Map.htm, j'ai bien compris qu'à l'endroit nommé "hign step", il y a (avait?) une difficulté pas tjs facile à franchir... surtout si on ne possède pas un SUV high clearance...
Si je n'arrive pas à franchir cette difficulté et que je sois obligée de garer mon véhicule au point nommé "373", dois-je faire le trajet à pied jusqu'au point nommé "376" qui correspond au trailhead (GPS 36°26'54''N114°12'54''W)?
Ou est-ce que le trailhead correspond au point GPS 36°27'09''N114°12'53''W , comme mentionné sur la carte topo http://www.isaczermak.com/...-little-finland.html ?
Merci aux baroudeurs ayant déjà visité cet endroit de m'aider... car même en scrutant google earth, je n'arrive pas à me faire une idée de la configuration du terrain et à voir si depuis le point GPS 36°26'54''N114°12'54''W, il est possible de monter sur le slickrock où se trouve, je suppose, les formations rocheuses érodées aux formes étonnantes . D'ailleurs, ça serait sympa de me dire où est localisé le cœur de ces fameuses formations rocheuses ... je ne situe pas très bien les endroits (de où à où) où il faut randonner😊
Location de voiture aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous!
Mon itinéraire dans l'Ouest amérciain étant terminé (une boucle à partir de Salt Lake City: Grand Teton, Yellowstone, parcs du Sud de l'Utah), j'en suis à la location d'une bagnole. Disons que c'est l'embarras du choix au pays de l'automobile et les prix varient beaucoup d'une agence à l'autre...
J'ai trouvé d'excellents prix sur HotWire (oui je connais le principe, on ne connait pas l'agence à laquelle on aura affaire avant de confirmer la location). Quelqu'un est déjà passé par ce grossiste? Expériences positives ou négatives? Meilleurs plans?
J'attends vos réponses avec impatience! Merci d'avance.
Mon itinéraire dans l'Ouest amérciain étant terminé (une boucle à partir de Salt Lake City: Grand Teton, Yellowstone, parcs du Sud de l'Utah), j'en suis à la location d'une bagnole. Disons que c'est l'embarras du choix au pays de l'automobile et les prix varient beaucoup d'une agence à l'autre...
J'ai trouvé d'excellents prix sur HotWire (oui je connais le principe, on ne connait pas l'agence à laquelle on aura affaire avant de confirmer la location). Quelqu'un est déjà passé par ce grossiste? Expériences positives ou négatives? Meilleurs plans?
J'attends vos réponses avec impatience! Merci d'avance.
Choix d'un vélo: VTC ou VTT 29 pouces English translation pending
Bonjour,
Le vieux vélo de course que j'utilisais ayant fait son temps, je souhaiterais investir dans un nouveau vélo. Mais je ne sais pas trop quoi choisir.
J'utiliserai le vélo principalement pour des balades sur routes et chemins, mais je n'exclus pas totalement de pratiquer des terrains un peu plus difficiles. J'ai par exemple un triathlon de prévu en septembre avec du VTT dedans... Mais mon père a un VTT que je peux emprunter. De plus j'ai pour projet à l'été prochain de faire un grand itinéraire (Bordeaux Bayonne) et si l'expérience me plaît, je ne me limiterai pas à ce seul voyage.
Enfin j'utiliserai certainement le vélo pour aller au travail quand il fera beau. (10 km aller retour)
Mon budget est d'environ 500 euros (on peut dépasser, mais dans la limite du raisonnable et ça doit être justifié.)
Vaut-il mieux que j'achète un VTT 29 pouces genre celui de Décathlon : http://www.decathlon.fr/vtt-rockrider-29-pouces-big-rr-53-id_8202905.html
ou plutôt un bon VTC du style ce Giant : http://www.destock-cycle.fr/PBSCProduct.asp?ItmID=12575440&AccID=89440&PGFLngID=0&gclid=CKOJor624bgCFY7LtAodA3AA9w
Quels autres modèles me conseillez vous ? J'avoue ne pas connaître du tout les différentes marques et ce qu'elles valent.
Merci d'avance pour vos conseils éclairés.
Gaël
Le vieux vélo de course que j'utilisais ayant fait son temps, je souhaiterais investir dans un nouveau vélo. Mais je ne sais pas trop quoi choisir.
J'utiliserai le vélo principalement pour des balades sur routes et chemins, mais je n'exclus pas totalement de pratiquer des terrains un peu plus difficiles. J'ai par exemple un triathlon de prévu en septembre avec du VTT dedans... Mais mon père a un VTT que je peux emprunter. De plus j'ai pour projet à l'été prochain de faire un grand itinéraire (Bordeaux Bayonne) et si l'expérience me plaît, je ne me limiterai pas à ce seul voyage.
Enfin j'utiliserai certainement le vélo pour aller au travail quand il fera beau. (10 km aller retour)
Mon budget est d'environ 500 euros (on peut dépasser, mais dans la limite du raisonnable et ça doit être justifié.)
Vaut-il mieux que j'achète un VTT 29 pouces genre celui de Décathlon : http://www.decathlon.fr/vtt-rockrider-29-pouces-big-rr-53-id_8202905.html
ou plutôt un bon VTC du style ce Giant : http://www.destock-cycle.fr/PBSCProduct.asp?ItmID=12575440&AccID=89440&PGFLngID=0&gclid=CKOJor624bgCFY7LtAodA3AA9w
Quels autres modèles me conseillez vous ? J'avoue ne pas connaître du tout les différentes marques et ce qu'elles valent.
Merci d'avance pour vos conseils éclairés.
Gaël
Moyen de transport côte amalfitaine English translation pending
Bonjour,
Je serais à Sorrento pour 4 jours en octobre. J'aimerais avoir des renseignements au sujet des moyens transports les plus efficaces et moins couteux. Sorrento-Naples, Sorrento- Pompei-Vésuve. est il vraiment préférable de réserver à l'avance Pour me rendre à Capri, est ce mieux le ferry ou l'hydrofoil. Une fois a Capri y a t il un bus pour Anacapri? Est ce que la location de mobilette est possible et sécuritaire? Ensuite 3 jours à Maiori de là, quels sont les attraits à ne pas manquer aux alentours? Ensuite Rome mais seulement 2 Jours comment faire pour en voir le plus possible sans perdre de temps?
Je suis preneuse de tout les trucs, astuces et conseils...
Merci
Je serais à Sorrento pour 4 jours en octobre. J'aimerais avoir des renseignements au sujet des moyens transports les plus efficaces et moins couteux. Sorrento-Naples, Sorrento- Pompei-Vésuve. est il vraiment préférable de réserver à l'avance Pour me rendre à Capri, est ce mieux le ferry ou l'hydrofoil. Une fois a Capri y a t il un bus pour Anacapri? Est ce que la location de mobilette est possible et sécuritaire? Ensuite 3 jours à Maiori de là, quels sont les attraits à ne pas manquer aux alentours? Ensuite Rome mais seulement 2 Jours comment faire pour en voir le plus possible sans perdre de temps?
Je suis preneuse de tout les trucs, astuces et conseils...
Merci
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Campings canal de Bourgogne English translation pending
Bonjour à tous,
Nous faisons mon mari et moi le tour de la Bourgogne à vélo. Départ dimanche. Empruntons canal du Nivernais, celui de Bourgogne, la route des vignes et le canal du Centre. J'ai déjà eu pas mal de renseignements en vous lisant mais la seule chose qui me manque c'est une liste des campings... Nous commençons par le canal du Nivernais ( départ de Chatillon en Bazois direction Auxerre ) et j'ai l'impression que là déjà les campings ne sont pas légion... Faut-il souvent faire des km hors canal pour trouver un camping ?
Merci de votre aide
Nous faisons mon mari et moi le tour de la Bourgogne à vélo. Départ dimanche. Empruntons canal du Nivernais, celui de Bourgogne, la route des vignes et le canal du Centre. J'ai déjà eu pas mal de renseignements en vous lisant mais la seule chose qui me manque c'est une liste des campings... Nous commençons par le canal du Nivernais ( départ de Chatillon en Bazois direction Auxerre ) et j'ai l'impression que là déjà les campings ne sont pas légion... Faut-il souvent faire des km hors canal pour trouver un camping ?
Merci de votre aide
Location de scooter en Birmanie English translation pending
bonjour à tous,
Nous retournons en Birmanie en novembre , cette fois dans la région de Moulmein et Hpa-An . Peut on maintenant louer des scooters ou doit on toujours passer par des motos taxi si on veut utiliser ce mode de transport? merci pour le retour d'infos .
Nous retournons en Birmanie en novembre , cette fois dans la région de Moulmein et Hpa-An . Peut on maintenant louer des scooters ou doit on toujours passer par des motos taxi si on veut utiliser ce mode de transport? merci pour le retour d'infos .
Circuit de 15 jours sur la côte ouest des USA English translation pending
Bonjour,
Je viens vers vous car nous partons avec mon chéri du 24/08/2013 au 08/09/2013 sur la côte Ouest des USA.
Nous avons déjà tracé notre parcours et pour tout vous dire ca me semble difficilement réalisable sans être trop pressé par le temps et épuisés à la fin des vacances.
J'ai donc besoin de vos lumières, commentaires, rectifications, améliorations :):
1er jour (le 24/08/2013) : Arrivée à San Francisco aux alentours de 19h00 - nuit à San Francisco 2ème jour (le 25/08/2013) : Visite de SF - Prise d'une ligne de câble car - Promenade dans Lombard Streets - Golden Gate - Réservation d'une visite pour la prison d'alcatraz le lendemain - Juste après cette réservation: aller voir les lions de mer au bout du Pier 39 Nuit à San Francisco
3ème jour (le 26/08/2013) : Visite de SF - Visite de la prison d'Alcatraz - Faire l'autotour de 49 miles (Est ce faisable sur le reste de cette journee)
Départ de San Francisco pour Monterey - Nuit à Monterey
4ème jour (le 27/08/2013):on visite Monterey, on roule et on s'arrête pour la visite de -Carmel - Point Lobos - Cambria
Nuit à San Siméon
5ème jour (le 28/08/2013): On roule et on s'arrête pour la visite de - Cambria - Pfeiffer Big sur - Pfeiffer Beach - Cayucos - Santa Barbara Nuit à santa Barbara
6ème jour (le 29/08/2013) : Journée à Santa Barbara, j'ai lu que c'était la ville la plus chaude est ce vrai? à part la plage qui y'a t'il à voir et à ne pas louper? Départ de Santa Barbara vers Los Angeles Nuit à Los Angeles
7ème jour (le 30/08/2013): Visite de Los Angeles comprenant : - Universal studios - balade à Venice beach de jour car j'ai lu que la nuit c'était craignos - balade sur Hollywood boulevard avec les fameuses étoiles - Laguna Beach et que voir d'autres qui vaut le détour vu qu'on n'y reste qu'une journée?? Nuit à Los Angeles
8ème jour (le 31/08/2013): Route de LA jusqu'au Grand Canyon - Nuit au Grand Canyon
9ème jour (le 01/09/2013): Grand Canyon toute la journée - Nuit au Grand Canyon
10ème jour (le 02/09/2013): Départ tôt du Grand Canyon pour Monument Valley - Visite de Monument Valley jusqu'au coucher du soleil - Je me demande si c'est raisonnable de partir de Monument valley jusqu'à Las Vegas vers 18h00 ce qui nous ferait arriver vers LV de nuit déjà ce qui est recommandé pour avoir l'émerveillement de voir toutes ces lumières après le désert, mais je me demande si la route est assez bien pour rouler de nuit
11ème jour ( le 03/09/2013): Las Vegas - Nuit à Las Vegas
12ème jour (le 04/09/2013): Las Vegas- Nuit à Las Vegas
13ème jour (le 05/09/2013): Départ tôt de Las Vegas pour la Vallée de la Mort - milieu d'aprèm départ de la Vallée de la mort pour Yosemite - Nuit vers Yossemite
14ème Jour (le 06/09/2013): Journée à Yosemite, je pense que l'on va faire une excursion avec Yosemite Tour où l'on nous emmène sur les principaux points de vue, j'ai lu des avis très positif sur cet organisme
15ème jour ( le 07/09/2013): Matinée à Yosemite puis départ pour San Francisco
16ème jour (le 08/09/2013): Retour sur Paris
Voila, si vous pouvez me dire ce que vous en pensez, ce serait sympa.
Bonne journée à tous, à bientot
Je viens vers vous car nous partons avec mon chéri du 24/08/2013 au 08/09/2013 sur la côte Ouest des USA.
Nous avons déjà tracé notre parcours et pour tout vous dire ca me semble difficilement réalisable sans être trop pressé par le temps et épuisés à la fin des vacances.
J'ai donc besoin de vos lumières, commentaires, rectifications, améliorations :):
1er jour (le 24/08/2013) : Arrivée à San Francisco aux alentours de 19h00 - nuit à San Francisco 2ème jour (le 25/08/2013) : Visite de SF - Prise d'une ligne de câble car - Promenade dans Lombard Streets - Golden Gate - Réservation d'une visite pour la prison d'alcatraz le lendemain - Juste après cette réservation: aller voir les lions de mer au bout du Pier 39 Nuit à San Francisco
3ème jour (le 26/08/2013) : Visite de SF - Visite de la prison d'Alcatraz - Faire l'autotour de 49 miles (Est ce faisable sur le reste de cette journee)
Départ de San Francisco pour Monterey - Nuit à Monterey
4ème jour (le 27/08/2013):on visite Monterey, on roule et on s'arrête pour la visite de -Carmel - Point Lobos - Cambria
Nuit à San Siméon
5ème jour (le 28/08/2013): On roule et on s'arrête pour la visite de - Cambria - Pfeiffer Big sur - Pfeiffer Beach - Cayucos - Santa Barbara Nuit à santa Barbara
6ème jour (le 29/08/2013) : Journée à Santa Barbara, j'ai lu que c'était la ville la plus chaude est ce vrai? à part la plage qui y'a t'il à voir et à ne pas louper? Départ de Santa Barbara vers Los Angeles Nuit à Los Angeles
7ème jour (le 30/08/2013): Visite de Los Angeles comprenant : - Universal studios - balade à Venice beach de jour car j'ai lu que la nuit c'était craignos - balade sur Hollywood boulevard avec les fameuses étoiles - Laguna Beach et que voir d'autres qui vaut le détour vu qu'on n'y reste qu'une journée?? Nuit à Los Angeles
8ème jour (le 31/08/2013): Route de LA jusqu'au Grand Canyon - Nuit au Grand Canyon
9ème jour (le 01/09/2013): Grand Canyon toute la journée - Nuit au Grand Canyon
10ème jour (le 02/09/2013): Départ tôt du Grand Canyon pour Monument Valley - Visite de Monument Valley jusqu'au coucher du soleil - Je me demande si c'est raisonnable de partir de Monument valley jusqu'à Las Vegas vers 18h00 ce qui nous ferait arriver vers LV de nuit déjà ce qui est recommandé pour avoir l'émerveillement de voir toutes ces lumières après le désert, mais je me demande si la route est assez bien pour rouler de nuit
11ème jour ( le 03/09/2013): Las Vegas - Nuit à Las Vegas
12ème jour (le 04/09/2013): Las Vegas- Nuit à Las Vegas
13ème jour (le 05/09/2013): Départ tôt de Las Vegas pour la Vallée de la Mort - milieu d'aprèm départ de la Vallée de la mort pour Yosemite - Nuit vers Yossemite
14ème Jour (le 06/09/2013): Journée à Yosemite, je pense que l'on va faire une excursion avec Yosemite Tour où l'on nous emmène sur les principaux points de vue, j'ai lu des avis très positif sur cet organisme
15ème jour ( le 07/09/2013): Matinée à Yosemite puis départ pour San Francisco
16ème jour (le 08/09/2013): Retour sur Paris
Voila, si vous pouvez me dire ce que vous en pensez, ce serait sympa.
Bonne journée à tous, à bientot
Location de moto au Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
J'ai pris connaissance des blogs du site, mais je continue à presenter certains questionnements. J'envisage un voyage au Sri Lanka avec mon mari et nous aimerions parcourir le pays en moto. Par contre, nous serions intéressés à louer une moto pour les deux. Par consequent, il serait preferable d'avoir une cylindrée de 250 cc ou plus (400 à 600 idéale) + banc en mesure d'accueillir un passager. Pouvons-nous louer une telle moto au Sri Lanka ? Si oui, où et à quel prix?
Deuxièmement, est-ce possible de circuler sans ennuis avec le permis de conduire international?
Enfin, quel budjet devons-nous prévoir pour un séjour de 5 semaines au pays?
Merci à tous pour vos précieux conseils,
Geneviève
Merci à tous pour vos précieux conseils,
Geneviève
Vélo Kalkhoff ou Riverside 7 English translation pending
Tout est dans le titre, suite a mon poste précédent ( départ autour du 11 aout ).
J'ai le choix entre deux vélo. Le kalkhoff sting..........Sting 27-G - Kalkhoff
ou le. Riverside 7 de décathlon.... VTC trecking Riverside 7 B'TWIN - VTC Vélo - Decathlon
Si c’était vous laquelle prendriez vous ?
J'ai le choix entre deux vélo. Le kalkhoff sting..........Sting 27-G - Kalkhoff
ou le. Riverside 7 de décathlon.... VTC trecking Riverside 7 B'TWIN - VTC Vélo - Decathlon
Si c’était vous laquelle prendriez vous ?
Retour de croisière sur le MSC Magnifica, juillet 2013 English translation pending
Mardi 02/07 : c'est le départ.Nous partons pour Amsterdam en voiture.Je n'aime pas arriver le jour même de l'embarquement et mon mari a une réelle aversion pour l'avion.
Nous avons réservé une chambre au NOVOTEL Airport et notre voiture restera sur place pendant la durée de notre voyage.
Rien d'extraordinaire pour la soirée.Nous sommes dans une banlieu résidentielle.De toute façon nous n'avions pas prévu de visiter Amsterdam.Déjà fait en 2011.
Je profite quand même de la piscine de l'hôtel.
Mercredi 03/07 : empruntons la navette du NOVOTEL pour rejoindre la gare située dans l'aéroport.15 mn nous séparent de la gare centrale d'Amsterdam. Le check in doit commencer vers 11H.Nous avons le temps. A notre sortie de la gare, nous apercevons notre bateau.Les vacances vont commencer. Formalités d'embarquement.Nous sommes à peu près 300.Je cherche encore l'embarquement simplifié et le guichet MSC Club. Nous montons à bord.Accueil de la part du personnel et direction notre cabine.Seuls!! Repas rapide à la cafétéria.L'exercice de sécurité est à 14H. Finissons notre installation. Repas au restaurant entre Français.Nous serons 7 à table. Pas de spectacle.Trop fatigués.
Jeudi 04/07: HAMBOURG. Nous avons décidé de visiter par nos propres moyens.Le centre est à 30 mn de marche du bateau. Ville portuaire qui ne nous a pas vraiment charmés.Il faut voir l'église St Michel, magnifique.Nous nous sommes reposés dans un joli jardin botanique: Planten und Blomen et nous avons découvert le quartier scandaleux Reeperbahn.Rien à envier à Pigalle. Retour au bateau en fin d'après midi. Pas de spectacle car embarquement de près de 2000 passagers ce jour.
Vendredi 05/07 : journée en mer. Farniente sur le pont.Nous avons encore du soleil. Avons opté pour le forfait SPA pour occuper nos journées en mer.Sauna et jacuzzi à volonté. Ce soir Cocktail de Gala avec le commandant. Et repas de gala bien sûr. Tout le monde va se faire "beau".
Samedi 06/07 : BERGEN Avions également décidé de nous débrouiller.Ce n'est pas si grand. Une navette gratuite nous dépose à proximité du port et de son marché aux poissons. Les crabes sont énormes et les sandwiches bien appétissants , mais nous avons déjà ce qu'il nous faut sur le bateau et bien largement. Nous flânons dans les rues de Bryggen le quartier historique de Bergen. Décidons d'emprunter un petit train touristique afin de découvrir les hauteurs de la ville.Le tour dure environ 45 mn et c'est bien agréable. Retour au bateau. Demain c'est le passage du cercle polaire. Dernière nuit à bord car nous aurons maintenant droit au jour permanent.
Dimanche 07/07: journée en mer Aujourd'hui nous passons le cercle polaire arctique. Une fête est organisée par l'équipe d'animation. NEPTUNE va baptiser ses sujets.Tout le monde assiste à l'évènement. Encore un peu de farniente sur le pont, mais la température baisse avec le vent. Craquons pour la photo avec le certificat de passage du cercle. Je décide à la dernière minute de réserver une excursion pour TROMSO faute d'avoir pu obtenir des infos sur les conditions de débarquement.Aucune info sur une quelconque navette et le personnel des excursions a quelques difficultés avec les demandes en français. Nous verrons bien. Spectacle en soirée avec la troupe du Magnifica.Superbe.
Lundi 08/07 : TROMSO Arrivons sous la pluie.Cela promet pour notre visite. Tour panoramqiue du centre ville. Visite du centre Polaria, nous y verrons des phoques.Les seuls de tout le voyage. Le car nous emmènera ensuite dans un élevage de chiens de traineau. Je vous dis pas dans quel état nous étions en rentrant à bord.Ces chiens sont très attachants. Honnêtement excursion bien trop chère. Avions appris lors du repas du soir qu'un service de car était mis en place pour ceux qui ne partaient pas visiter avec MSC.Confirmation sur le Daily.Cela aurait amplement suffit. Mauvais temps sur la mer.Le bateau attendra 3 heures avant de quitter le port. Attention cela va secouer.
Mardi 09/07 : journée en mer. Plus de farniente sur le pont.Il fait mauvais et froid. Donc lecture, visite des salons du bateau et SPA. Heureusement nous pouvons ainsi nous baigner.L'eau de la piscine est glaciale à l'extérieure.
Mercredi 10/07 :LONGYEARBYEN Enfin, nous sommes au SPITZBERG.Arrivons sous quelques flocons de neige.Nous avions mis le réveil pour voir l'arrivée et dans l'espoir de voir des baleines.RAS. La ville n'est pas très jolie.C'est une ville minière.Nous avons l'impression d'un gros LEGO.Débarquons à 9 h et partons visiter à pieds. Visitons un musée sur la vie en arctique et une drôle d'église.Le ciel se découvre. Nous sommes impatients d'^tre à l'après-midi. J'ai en effet réservé par une agence locale une sortie en chiens de traineau.Nous avons RDV à 15H devant le bateau.Pourvu qu'il soit là. A l'heure dite faisons la connaissance de nore guide qui est venu nous chercher avec un 4x4 .Prenons encore 6 autres touristes dans un hôtel et direction le chenil.( merci au forum) Empruntons un semblant de route et arrivons au chenil. Les chiens ont compris qu'ils allaient partir et nous accueillent dans un tonnerre d'aboiements.Les traineaus sont prêts mais il faut constituer l'attelage.Un à un les chiens sont placés dans l'attelage.A sa grande surprise mon mari et un autre homme sont mis à contribution.Moi je ne suis pas assez"wrong" et les autres trop âgés. 23 chiens sont sortis du chenil et nous pouvons partir, sur les chapeaux de roues. Cette sensation est fantastique. Je suis assise et mon mari conduit les chiens.On dirait un gamin le jour de Noël.Par 2 fois nous nous arrêterons pour leur donner à boire.Cette fois c'est moi qui m'y colle.Quel contact et ils sont si affectueux. En chemin croisons des rennes.Nous sommes en pleine nature. Après un peu plus d'1 heure il est l'heure de rentrer.A nouveau il faut ranger les chiens un par un.Mon mari me racontera combien ils sont puissants. Nous quittons à regret cet endroit magique et nos nouveaux amis pour rentrer au bateau fourbus mais heureux. Merci à GREENDOG. Avons fait des envieux à notre table.
Jeudi 11/07: MAGDALENEFJORD Navigation panoramique. Avons une nouvelle fois mis le réveil.Nous avons la chance d'avoir le soleil avec nous.Mais toujours pas de baleine et de morse. Superbe paysage arctique.Les glaciers verts et bleus tombent dans la mer. Nous avons une sensation de plénitude malgré la foule autour de nous. Nous sommes conscients d'être au bout de la Norvège et le plus au Nord de notre voyage. En route maintenant pour le CAP NORD. 2 journées en mer nous attendent. Soirée MSC Club ce soir avec cocktail.
Vendredi 12/07: CAP NORD Arrivée vers 19H.Nous avons réservé un transfert vers le CAP NORD pour 22 h avec un retour à 1 h du matin. C'est le soleil de minuit. Nous ne verrons pas le soleil se coucher. Choc en arrivant nous sommes des centaines pour ne pas dire des milliers sur ce bout de rocher qui surplombe la mer. Le globe est pris d'assaut par tous les apprentis photographes.C'est terrifiant. Faisons une petite ballade sur la lande avant de rentrer. Cortège de bus jusqu'au bateau.Il est presque 2 H du matin et il fait toujours jour.
Samedi 13/07: en mer Lecture, SPA et quizz avec l'équipe d'animation. Les adultes cela va encore mais les enfants commencent à trouver le temps long.
Dimanche 14/07 :FETE NATIONALE en mer. Cocktail organisé par MSC pour les Français.Nous nous retrouvons avec un verre à la main pour chanter la Marseillaise. Nous aurons également droit à un spectacle privé dans l'après midi. Irons de plus voir DRACULA ce soir avant notre dîner. Encore une fois de superbes numéros de cirque.
Lundi 15/07: HELLESYLT GEIRANGER Sommes prêts à 8 h car nous devons partir en randonnée toute la journée. Mais patatras:débarquement en chaloupe annulé à Hellesylt car la mer est trop forte. Toute notre journée est par terre et pas de plan B. La seule alternative proposée par MSC et une excursion que nous avons déjà faite. Visite par nos prpopres moyens sous la pluie.Cela gâche un peu le superbe paysage du fjord.Tentons une randonnée dans la forêt mais les pierres sont trop glissantes et cela devient dangereux. Finalement nous vengerons en achetant 2 pulls norvègiens. Retour en chaloupe. Profitons d'un récital avant le repas. Retrouvons le coucher du soleil.
Mardi 16/07: en mer Dernière journée à bord avec un peu de nostalgie. Ce soir c'est gala et le spectacle est à la hauteur de l'évènement. Encore une fois de beaux numéros d'équilibristes et la troupe au complet du bateau.Magnifique.La salle est debout.Que d'émotions. Au revoir à nos compagnons du soir.
Mercredi 17/07: FIN
Mercredi 03/07 : empruntons la navette du NOVOTEL pour rejoindre la gare située dans l'aéroport.15 mn nous séparent de la gare centrale d'Amsterdam. Le check in doit commencer vers 11H.Nous avons le temps. A notre sortie de la gare, nous apercevons notre bateau.Les vacances vont commencer. Formalités d'embarquement.Nous sommes à peu près 300.Je cherche encore l'embarquement simplifié et le guichet MSC Club. Nous montons à bord.Accueil de la part du personnel et direction notre cabine.Seuls!! Repas rapide à la cafétéria.L'exercice de sécurité est à 14H. Finissons notre installation. Repas au restaurant entre Français.Nous serons 7 à table. Pas de spectacle.Trop fatigués.
Jeudi 04/07: HAMBOURG. Nous avons décidé de visiter par nos propres moyens.Le centre est à 30 mn de marche du bateau. Ville portuaire qui ne nous a pas vraiment charmés.Il faut voir l'église St Michel, magnifique.Nous nous sommes reposés dans un joli jardin botanique: Planten und Blomen et nous avons découvert le quartier scandaleux Reeperbahn.Rien à envier à Pigalle. Retour au bateau en fin d'après midi. Pas de spectacle car embarquement de près de 2000 passagers ce jour.
Vendredi 05/07 : journée en mer. Farniente sur le pont.Nous avons encore du soleil. Avons opté pour le forfait SPA pour occuper nos journées en mer.Sauna et jacuzzi à volonté. Ce soir Cocktail de Gala avec le commandant. Et repas de gala bien sûr. Tout le monde va se faire "beau".
Samedi 06/07 : BERGEN Avions également décidé de nous débrouiller.Ce n'est pas si grand. Une navette gratuite nous dépose à proximité du port et de son marché aux poissons. Les crabes sont énormes et les sandwiches bien appétissants , mais nous avons déjà ce qu'il nous faut sur le bateau et bien largement. Nous flânons dans les rues de Bryggen le quartier historique de Bergen. Décidons d'emprunter un petit train touristique afin de découvrir les hauteurs de la ville.Le tour dure environ 45 mn et c'est bien agréable. Retour au bateau. Demain c'est le passage du cercle polaire. Dernière nuit à bord car nous aurons maintenant droit au jour permanent.
Dimanche 07/07: journée en mer Aujourd'hui nous passons le cercle polaire arctique. Une fête est organisée par l'équipe d'animation. NEPTUNE va baptiser ses sujets.Tout le monde assiste à l'évènement. Encore un peu de farniente sur le pont, mais la température baisse avec le vent. Craquons pour la photo avec le certificat de passage du cercle. Je décide à la dernière minute de réserver une excursion pour TROMSO faute d'avoir pu obtenir des infos sur les conditions de débarquement.Aucune info sur une quelconque navette et le personnel des excursions a quelques difficultés avec les demandes en français. Nous verrons bien. Spectacle en soirée avec la troupe du Magnifica.Superbe.
Lundi 08/07 : TROMSO Arrivons sous la pluie.Cela promet pour notre visite. Tour panoramqiue du centre ville. Visite du centre Polaria, nous y verrons des phoques.Les seuls de tout le voyage. Le car nous emmènera ensuite dans un élevage de chiens de traineau. Je vous dis pas dans quel état nous étions en rentrant à bord.Ces chiens sont très attachants. Honnêtement excursion bien trop chère. Avions appris lors du repas du soir qu'un service de car était mis en place pour ceux qui ne partaient pas visiter avec MSC.Confirmation sur le Daily.Cela aurait amplement suffit. Mauvais temps sur la mer.Le bateau attendra 3 heures avant de quitter le port. Attention cela va secouer.
Mardi 09/07 : journée en mer. Plus de farniente sur le pont.Il fait mauvais et froid. Donc lecture, visite des salons du bateau et SPA. Heureusement nous pouvons ainsi nous baigner.L'eau de la piscine est glaciale à l'extérieure.
Mercredi 10/07 :LONGYEARBYEN Enfin, nous sommes au SPITZBERG.Arrivons sous quelques flocons de neige.Nous avions mis le réveil pour voir l'arrivée et dans l'espoir de voir des baleines.RAS. La ville n'est pas très jolie.C'est une ville minière.Nous avons l'impression d'un gros LEGO.Débarquons à 9 h et partons visiter à pieds. Visitons un musée sur la vie en arctique et une drôle d'église.Le ciel se découvre. Nous sommes impatients d'^tre à l'après-midi. J'ai en effet réservé par une agence locale une sortie en chiens de traineau.Nous avons RDV à 15H devant le bateau.Pourvu qu'il soit là. A l'heure dite faisons la connaissance de nore guide qui est venu nous chercher avec un 4x4 .Prenons encore 6 autres touristes dans un hôtel et direction le chenil.( merci au forum) Empruntons un semblant de route et arrivons au chenil. Les chiens ont compris qu'ils allaient partir et nous accueillent dans un tonnerre d'aboiements.Les traineaus sont prêts mais il faut constituer l'attelage.Un à un les chiens sont placés dans l'attelage.A sa grande surprise mon mari et un autre homme sont mis à contribution.Moi je ne suis pas assez"wrong" et les autres trop âgés. 23 chiens sont sortis du chenil et nous pouvons partir, sur les chapeaux de roues. Cette sensation est fantastique. Je suis assise et mon mari conduit les chiens.On dirait un gamin le jour de Noël.Par 2 fois nous nous arrêterons pour leur donner à boire.Cette fois c'est moi qui m'y colle.Quel contact et ils sont si affectueux. En chemin croisons des rennes.Nous sommes en pleine nature. Après un peu plus d'1 heure il est l'heure de rentrer.A nouveau il faut ranger les chiens un par un.Mon mari me racontera combien ils sont puissants. Nous quittons à regret cet endroit magique et nos nouveaux amis pour rentrer au bateau fourbus mais heureux. Merci à GREENDOG. Avons fait des envieux à notre table.
Jeudi 11/07: MAGDALENEFJORD Navigation panoramique. Avons une nouvelle fois mis le réveil.Nous avons la chance d'avoir le soleil avec nous.Mais toujours pas de baleine et de morse. Superbe paysage arctique.Les glaciers verts et bleus tombent dans la mer. Nous avons une sensation de plénitude malgré la foule autour de nous. Nous sommes conscients d'être au bout de la Norvège et le plus au Nord de notre voyage. En route maintenant pour le CAP NORD. 2 journées en mer nous attendent. Soirée MSC Club ce soir avec cocktail.
Vendredi 12/07: CAP NORD Arrivée vers 19H.Nous avons réservé un transfert vers le CAP NORD pour 22 h avec un retour à 1 h du matin. C'est le soleil de minuit. Nous ne verrons pas le soleil se coucher. Choc en arrivant nous sommes des centaines pour ne pas dire des milliers sur ce bout de rocher qui surplombe la mer. Le globe est pris d'assaut par tous les apprentis photographes.C'est terrifiant. Faisons une petite ballade sur la lande avant de rentrer. Cortège de bus jusqu'au bateau.Il est presque 2 H du matin et il fait toujours jour.
Samedi 13/07: en mer Lecture, SPA et quizz avec l'équipe d'animation. Les adultes cela va encore mais les enfants commencent à trouver le temps long.
Dimanche 14/07 :FETE NATIONALE en mer. Cocktail organisé par MSC pour les Français.Nous nous retrouvons avec un verre à la main pour chanter la Marseillaise. Nous aurons également droit à un spectacle privé dans l'après midi. Irons de plus voir DRACULA ce soir avant notre dîner. Encore une fois de superbes numéros de cirque.
Lundi 15/07: HELLESYLT GEIRANGER Sommes prêts à 8 h car nous devons partir en randonnée toute la journée. Mais patatras:débarquement en chaloupe annulé à Hellesylt car la mer est trop forte. Toute notre journée est par terre et pas de plan B. La seule alternative proposée par MSC et une excursion que nous avons déjà faite. Visite par nos prpopres moyens sous la pluie.Cela gâche un peu le superbe paysage du fjord.Tentons une randonnée dans la forêt mais les pierres sont trop glissantes et cela devient dangereux. Finalement nous vengerons en achetant 2 pulls norvègiens. Retour en chaloupe. Profitons d'un récital avant le repas. Retrouvons le coucher du soleil.
Mardi 16/07: en mer Dernière journée à bord avec un peu de nostalgie. Ce soir c'est gala et le spectacle est à la hauteur de l'évènement. Encore une fois de beaux numéros d'équilibristes et la troupe au complet du bateau.Magnifique.La salle est debout.Que d'émotions. Au revoir à nos compagnons du soir.
Mercredi 17/07: FIN
Voyage en Croatie en octobre English translation pending
Bonjour;Je pense partir en Croatie en Octobre, et j'ai besoin de conseils pour les petits budgets.J'y vais en voiture et mon plus gros souci est le prix de l'hébergement.Je pensais"chez l'habitant", mais les prix que je vois sur internet me paraissent exorbitants, et j'imagine qu'il y a d'autres solutions moins onéreuses, et plus "vivantes".Je suis équipé pour me faire à manger, les produits de base(céréales, fruits, légumes) sont-ils chers?
Justificatif de domicile à Rayong (Thaïlande) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'acheter un véhicule dans un garage, et il m'est demandé un justificatif de domicile afin d'établir le transfert de la carte grise.
Je réside a Rayong, je suis allé chercher les imprimés néccésaires, mais je n'arrive pas a obtenir une attetation de domicile, car je loue a l'année une maison, avec bail renouvelable. hors mon propriétaire est décedé, de ce fait impossible d'avoir photocopie de sa carte d'identité et attestation sur honneur,
Je suis dans une impasse, comment faire???? merci d'avance, 🙁
Ford Escape dans certains parcs américains English translation pending
Bonjours,
Avec mon fils, nous partirons pour la deuxième fois aux USA.
Après avoir parcouru durant plusieurs mois Voyage Forum. J’aurai une question à vous poser sur le type de voiture. J’ai essayé de chercher des réponses, mais je n’y connais absolument rien en voiture. Mes connaissances en voiture sont limitées à ma peugeot 205. J’ai regardé le site vazyvite pour voir le comparatif des voitures
Nous avons loué sur Location de voiture, un SUV de type Ford Escape. La voiture est elle adapéé à notre périple surtout pour ces parcs?
Les parcs : - Dinosaur National Park (echo Park, les 3 premiers points de Yampa Beach Road ) - Moab (potash road) - Monument Valley - Les alentours de Page - La Cottowood road
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Francoise
Avec mon fils, nous partirons pour la deuxième fois aux USA.
Après avoir parcouru durant plusieurs mois Voyage Forum. J’aurai une question à vous poser sur le type de voiture. J’ai essayé de chercher des réponses, mais je n’y connais absolument rien en voiture. Mes connaissances en voiture sont limitées à ma peugeot 205. J’ai regardé le site vazyvite pour voir le comparatif des voitures
Nous avons loué sur Location de voiture, un SUV de type Ford Escape. La voiture est elle adapéé à notre périple surtout pour ces parcs?
Les parcs : - Dinosaur National Park (echo Park, les 3 premiers points de Yampa Beach Road ) - Moab (potash road) - Monument Valley - Les alentours de Page - La Cottowood road
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Francoise
Housse de transport vélo pour la SNCF English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis actuellement à la recherche d'un housse de transport pour vélo afin de pouvoir le ranger dans un tgv. Je n'ai malheureusement pas eu de place dans le compartiment vélo (complet 😕)
J'ai trouvé sur décathlon une housse mais tellement cher...70€ !! Et même pas les bonnes dimensions... Alors que sur cyclorandonnée au même prix j'ai une Vaude. Mais existe t-il une housse pas cher de la taille 120*90 ? Parceque 70€ c'est quand même un budget pour un bout de tissu !
En plus comme je pars 1 mois, je doit pouvoir la transporter sans trop de problème, donc les cartons sont pas possibles, et les consignes non plus car je pars pas de cette gare.
C'est pourquoi j'aurais voulu avoir quelques avis de personnes étant partis avec une housse, ou autre chose 😉, comment vous avez fait ?!
Merci de votre aide
David
Je suis actuellement à la recherche d'un housse de transport pour vélo afin de pouvoir le ranger dans un tgv. Je n'ai malheureusement pas eu de place dans le compartiment vélo (complet 😕)
J'ai trouvé sur décathlon une housse mais tellement cher...70€ !! Et même pas les bonnes dimensions... Alors que sur cyclorandonnée au même prix j'ai une Vaude. Mais existe t-il une housse pas cher de la taille 120*90 ? Parceque 70€ c'est quand même un budget pour un bout de tissu !
En plus comme je pars 1 mois, je doit pouvoir la transporter sans trop de problème, donc les cartons sont pas possibles, et les consignes non plus car je pars pas de cette gare.
C'est pourquoi j'aurais voulu avoir quelques avis de personnes étant partis avec une housse, ou autre chose 😉, comment vous avez fait ?!
Merci de votre aide
David
Sac à dos pour le Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
J'ai opté pour ce sac à dos de 40 litres : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243269.html
pour mon voyage de 12 jours au Sri Lanka.
J'ai hésité avec celui-ci de 50 litres : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-randonnee-femme-symbium-50-litres-easyfit--id_8207936.html
mais il me semblait trop haut par rapport à ma petite taille.
J'ai peur de ne pas avoir assez de place dans celui de 40 litres, mais ça me forcera à me limiter...
Qu'en pensez-vous ?
J'ai opté pour ce sac à dos de 40 litres : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243269.html
pour mon voyage de 12 jours au Sri Lanka.
J'ai hésité avec celui-ci de 50 litres : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-randonnee-femme-symbium-50-litres-easyfit--id_8207936.html
mais il me semblait trop haut par rapport à ma petite taille.
J'ai peur de ne pas avoir assez de place dans celui de 40 litres, mais ça me forcera à me limiter...
Qu'en pensez-vous ?
Location de voiture en Italie pour les moins de 25 ans? English translation pending
bonjour
on est deux a aller en italie d'ici un mois, on voudrait louer une voiture sur place (pour etre vraiment libre sur les lieux ou on va, les horaires etc), d'abord a rome, puis florence, mais le probleme c'est qu'on a moins de 25ans, moi j'en ai 22 avec 4 ans de permis. et partout sur le net je vois qu'il y aurait des surtaxes de 25-40e par jour pour les - de 25 ans, mais que ce n'est pas dans toutes les agences. mais impossible d'avoir plus d'informations sur le net !
comment je peux faire pour savoir en réservant si oui ou non ils me demanderont cette taxe ? pour éviter de mauvaises surprises, c'est possible de réserver de suite dès qu'on arrive sur place a l’aéroport et repartir avec une voiture ?
merci beaucoup !
on est deux a aller en italie d'ici un mois, on voudrait louer une voiture sur place (pour etre vraiment libre sur les lieux ou on va, les horaires etc), d'abord a rome, puis florence, mais le probleme c'est qu'on a moins de 25ans, moi j'en ai 22 avec 4 ans de permis. et partout sur le net je vois qu'il y aurait des surtaxes de 25-40e par jour pour les - de 25 ans, mais que ce n'est pas dans toutes les agences. mais impossible d'avoir plus d'informations sur le net !
comment je peux faire pour savoir en réservant si oui ou non ils me demanderont cette taxe ? pour éviter de mauvaises surprises, c'est possible de réserver de suite dès qu'on arrive sur place a l’aéroport et repartir avec une voiture ?
merci beaucoup !
Un Américain à Paris English translation pending
Bonjour à tous,
Je vis aux US, et cet hiver mon copain va venir en France avec moi pour une dizaine de jours. Je dois aller dans ma famille (sur Toulouse) mais comme c'est sa première fois en France, j'aurai aimé lui montrer Paris pour 3 voir 4 jours juste avant Noël (dans la semaine du 16 au 22). Il n'est pas très branché musées & compagnie; je pensais donc lui montrer la Tour Eiffel, les Champs Elysées/Arc de Triomphe. Après je sèche... Montmartre? Sacré Cœur? Avez vous des adresses sympas? Et pour les marchés de Noël?
Merci bien
Sophie
Je vis aux US, et cet hiver mon copain va venir en France avec moi pour une dizaine de jours. Je dois aller dans ma famille (sur Toulouse) mais comme c'est sa première fois en France, j'aurai aimé lui montrer Paris pour 3 voir 4 jours juste avant Noël (dans la semaine du 16 au 22). Il n'est pas très branché musées & compagnie; je pensais donc lui montrer la Tour Eiffel, les Champs Elysées/Arc de Triomphe. Après je sèche... Montmartre? Sacré Cœur? Avez vous des adresses sympas? Et pour les marchés de Noël?
Merci bien
Sophie
Cherche un nouveau vélo à petit prix English translation pending
salut les amis
je souhaite faire mon premier tour en velo, mais
dites ou puis je trouver un vélo à petits prix?
Boîtiers de pédalier haut de gamme: votre retour d’expérience? English translation pending
Salut à tous
J'ouvre ce sujet pour savoir si des voyageurs à vélo utilisent des boitiers de pédaliers à roulements externes plus haut de gamme que les standards shimano. Je pense notamment à Chris King, Acros ou autres Phil wood.
Je voyage depuis bientôt deux ans, j'ai parcouru plus de 40000km et les roulements de pédaliers externes que j'utilise (des shimano XT pour pedalier Hollowtech) ne durent en moyenne que 10000km. Les derniers on prix du jeu après seulement 3000km.
Je commence à penser à mettre des roulements plus hauts de gamme même si le prix est clairement supérieur ou de changer de pédalier et de mettre un pédalier à roulement internes.
merci de vos conseils et retour d’expérience.
Je voyage depuis bientôt deux ans, j'ai parcouru plus de 40000km et les roulements de pédaliers externes que j'utilise (des shimano XT pour pedalier Hollowtech) ne durent en moyenne que 10000km. Les derniers on prix du jeu après seulement 3000km.
Je commence à penser à mettre des roulements plus hauts de gamme même si le prix est clairement supérieur ou de changer de pédalier et de mettre un pédalier à roulement internes.
merci de vos conseils et retour d’expérience.