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Une traversée atypique de Santo Antao en 6 jours English translation pending
En Mai 2015 (eh oui le temps passe vite!), nous avons réalisé une traversée peu connue et peu courue, du Sud-ouest au Nord-est de Santo Antao. A part la chaleur qui a failli me terrasser, ces 6 jours de randonnée nous en ont mis plein les mirettes!!! après déjà plusieurs voyages au Cap vert, je n'imaginais pas que Santo Antao puisse encore me réserver d'aussi belles surprises!
Voilà pourquoi je partage ce carnet de voyage et aussi pour donner quelques infos pratiques.
Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!
Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..
La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.
L'abri de berger
A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!
Chã das Casas
Notre home
Jour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.

Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.

La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!
Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin!
Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!!
Le Tope de Coroa en fond
Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre.
Des chèvres un peu partout
Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de Norte
Nous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.
Notre abri de luxe
Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir.
La descente interminable de Bordeira de Norte
Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).
Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.
Ribeira das Patas et Bordeira en fond
Mais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest.
Ribeira dos Bodes
Après Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h).
Le petite sentier
Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste!
A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta.
Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!
Les enfants testent la tente!
remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)
Residencial Chez Adilson
Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!
Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..
La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.
L'abri de berger
A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!
Chã das Casas
Notre homeJour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.

Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.

La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!

Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin!
Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!!
Le Tope de Coroa en fond
Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre.
Des chèvres un peu partout
Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de NorteNous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.
Notre abri de luxe
Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir.
La descente interminable de Bordeira de Norte
Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.

Ribeira das Patas et Bordeira en fondMais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest.
Ribeira dos BodesAprès Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h).
Le petite sentier
Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste!
A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta.
Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!
Les enfants testent la tente!remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)
Residencial Chez AdilsonParcs nationaux Ouest américain English translation pending
Bonjour, avec mon copain nous souhaiterions partir aux usa au mois de mai pour voir les parc ouest américains. yosemite, death valley, LA, bryce canyon, yellowstone, grand canyon, monument valley, lack powell, arches NP, antelope canyon, salt lake...
Nous sommes un peu novice dans ce genre de grand voyage et nous aimerions avoir des conseils et vos avis sur les lieux qu'il faut voir absolument ou au contraire passer car nous n'avons qu'un mois pour notre périple. Où alors des activités a ne pas manquer.
Ensuite nous nous sommes renseignés pour louer une voiture, ce qui est hyper cher pour notre budget, savez vous si il existe d'autres solutions, ou avez vous des conseils?
Dernier point nous ne sommes pas fan des hotels et des camping ou tout le monde s'agglutine, savez vous si le camping sauvage est autorisé, toléré ou autre?
Si vous avez d'autres conseils a nous donnez par rapport au climat, au temps à passer sur chaque site, ou autre ce serait avec plaisir. Merci d'avance pour vos réponses.
Nous sommes un peu novice dans ce genre de grand voyage et nous aimerions avoir des conseils et vos avis sur les lieux qu'il faut voir absolument ou au contraire passer car nous n'avons qu'un mois pour notre périple. Où alors des activités a ne pas manquer.
Ensuite nous nous sommes renseignés pour louer une voiture, ce qui est hyper cher pour notre budget, savez vous si il existe d'autres solutions, ou avez vous des conseils?
Dernier point nous ne sommes pas fan des hotels et des camping ou tout le monde s'agglutine, savez vous si le camping sauvage est autorisé, toléré ou autre?
Si vous avez d'autres conseils a nous donnez par rapport au climat, au temps à passer sur chaque site, ou autre ce serait avec plaisir. Merci d'avance pour vos réponses.
Arnaque billet d'avion - hôtel à Denpasar: que faire? English translation pending
Bonjour !
J'écris pour mon frère qui est à Bali, son hôtel lui a prit un billet d'avion pour faire Denpasar - Gilli facturé 5000 euros. Sur le coup il ne s'est pas rendu compte que la somme était anormale et a payé par CB. Il a gardé le ticket de 72.100.005 Roupies. Puis il s'en est rendu compte en voyant son relevé de banque en euros.
Ça fait plus de 25 ans qu'il voyage intensément mais sur le coup il n'a pas fait attention, donc le problème de sa bêtise n'est pas là il n'est pas novice ! Je m'avance en écrivant ce post car il est en train d'essayer de régler le problème avec l'hôtel, il vient de retourner à DPS. Par contre si la solution n'est pas trouvée à l'amiable, quel est le recours possible ? Auprès de qui sur place ? Quelqu'un aurait il des contacts ? (Police pour les touristes, etc ?)
Je publierai l'avancement des faits pour mettre à jour le post. Si l'hôtel a cherché à l'enfiler alors je publierai aussi son nom mais on n'en est pas là pour l'instant. Je cherche juste à connaitre les recours possibles en ce lieu au cas ou il en ai besoin.
Merci !
Ça fait plus de 25 ans qu'il voyage intensément mais sur le coup il n'a pas fait attention, donc le problème de sa bêtise n'est pas là il n'est pas novice ! Je m'avance en écrivant ce post car il est en train d'essayer de régler le problème avec l'hôtel, il vient de retourner à DPS. Par contre si la solution n'est pas trouvée à l'amiable, quel est le recours possible ? Auprès de qui sur place ? Quelqu'un aurait il des contacts ? (Police pour les touristes, etc ?)
Je publierai l'avancement des faits pour mettre à jour le post. Si l'hôtel a cherché à l'enfiler alors je publierai aussi son nom mais on n'en est pas là pour l'instant. Je cherche juste à connaitre les recours possibles en ce lieu au cas ou il en ai besoin.
Merci !
Séjour Jordanie English translation pending
Bonjour,
J'ai ma semaine du 26 décembre au 2 janvier de libre et j'hésitais à aller à Pétra. J'ai vu des billets d'avion aller-retour à 500€ sur Turkish Airlines en passant par Istanbul.
J'ai deux questions : est-ce une bonne saison pour y aller ? Ne fait-il pas trop froid ?
Est-ce que le prix des billets est correct ?
Merci d'avance pour vos réponses.
J'ai ma semaine du 26 décembre au 2 janvier de libre et j'hésitais à aller à Pétra. J'ai vu des billets d'avion aller-retour à 500€ sur Turkish Airlines en passant par Istanbul.
J'ai deux questions : est-ce une bonne saison pour y aller ? Ne fait-il pas trop froid ?
Est-ce que le prix des billets est correct ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Le Boréal (Ponant) évacué au large des Falklands English translation pending
Il semble que le Boréal (navire de Ponant) ait subi une alerte incendie à proximité des Iles Falkands. Les passagers ont été évacué sur Port Stanley, pas de blessés.
Je n'ai trouvé que des infos en anglais, mais je suis sûre qu'il y a ici une ou deux personnes qui sauront nous trouver des infos en français et nous tenir au courant de la situation!
http://en.mercopress.com/2015/11/18/l-boreal-cruise-ship-fire-to-north-of-the-falkland-islands
http://www.fleetmon.com/newsroom/2015/10239/cruise-ship-le-boreal-fire-south-atlantic-passenge/
C'est une des premières (sinon la première?) rotation de la saison en Antarctique pour ce bateau, j'espère que ça n'est pas trop grave et que ça ne va pas trop compromettre les croisières à venir.
C'est une des premières (sinon la première?) rotation de la saison en Antarctique pour ce bateau, j'espère que ça n'est pas trop grave et que ça ne va pas trop compromettre les croisières à venir.
Oui ça existe aussi en France! English translation pending
bonjour,
Hier j'ai voulu répondre à un post de Voyageforum disparu bien rapidement donc j'ai eu un stop! peut-être que bien inapproprié car il s'agissait un peut d'une baisse du manque à gagner des professionnels du tourisme dans le message du départ. C'est vrai que tout le monde s'en fout !!! y compris probablement cette catégorie de professionnels ..... quoi que!!
je pense cependant qu'il serait important que sur ce site canadien qu'il reste une trace des événements nous touchants tous. Beaucoup de Canadiens ont un petit bout de cœur en France entre autre...
La compassion pour les victimes ...sans barrières quelles qu'elles soient est évidente..
En tant que française merci à tous ceux qui nous aiment, et que je sais sont bien tristes voir plus ! là en France ...............c'est pas fini !!!!!!!!!!🏴☠️ ps : évitons tous la polémique et la haine ...parce que Daesh ="secte ḥašišiywn " et non autre chose
cdt A.
Hier j'ai voulu répondre à un post de Voyageforum disparu bien rapidement donc j'ai eu un stop! peut-être que bien inapproprié car il s'agissait un peut d'une baisse du manque à gagner des professionnels du tourisme dans le message du départ. C'est vrai que tout le monde s'en fout !!! y compris probablement cette catégorie de professionnels ..... quoi que!!
je pense cependant qu'il serait important que sur ce site canadien qu'il reste une trace des événements nous touchants tous. Beaucoup de Canadiens ont un petit bout de cœur en France entre autre...
La compassion pour les victimes ...sans barrières quelles qu'elles soient est évidente..
En tant que française merci à tous ceux qui nous aiment, et que je sais sont bien tristes voir plus ! là en France ...............c'est pas fini !!!!!!!!!!🏴☠️ ps : évitons tous la polémique et la haine ...parce que Daesh ="secte ḥašišiywn " et non autre chose
cdt A.
Location de voiture en Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes un couple et partons en Guadeloupe du 28/01 au 16/02 et nous flippons un peu car nous nous y prenons un peu tard, tout est (quasi) complet pour la haute saison.
Juste des avis svp pour les locations de voiture (nous en avons contacté une cinquantaine...) et les plus connus/les moins chers sont complets (rev car, entre autres)
J'ai des propositions pour : - BSA Location : véhicule de plus de 4 ans pour 20 Euros/jour - Eco Location : Suzuki Alto pour 22 Euros/jour - Standing Location : Panda Essence à 22 Euros/jour Nous souhaitons savoir si nous pouvons faire confiance à ces 3 loueurs svp.
Sinon, pour les hébergements, nous avons prévu 7 nuits à Bouillante/Pigeon, 3 nuits à 3 Rivières, 1 nuit aux Saintes et 8 jours à Sainte Anne. Pour l'instant, j'ai juste réservé à Sainte Anne (bien galéré à faire une quarantaine de logements vers Sainte Anne et Saint François avant d'en trouver 3 dispo seulement et de faire mon choix sur 1) Je galère à trouver du côté de Bouillant/Pigeon mais ne désespère pas pour le moment... Si vous connaissez une petite adresse sympa...
Bonne soirée et merci de votre aide.
Sabrina
nous sommes un couple et partons en Guadeloupe du 28/01 au 16/02 et nous flippons un peu car nous nous y prenons un peu tard, tout est (quasi) complet pour la haute saison.
Juste des avis svp pour les locations de voiture (nous en avons contacté une cinquantaine...) et les plus connus/les moins chers sont complets (rev car, entre autres)
J'ai des propositions pour : - BSA Location : véhicule de plus de 4 ans pour 20 Euros/jour - Eco Location : Suzuki Alto pour 22 Euros/jour - Standing Location : Panda Essence à 22 Euros/jour Nous souhaitons savoir si nous pouvons faire confiance à ces 3 loueurs svp.
Sinon, pour les hébergements, nous avons prévu 7 nuits à Bouillante/Pigeon, 3 nuits à 3 Rivières, 1 nuit aux Saintes et 8 jours à Sainte Anne. Pour l'instant, j'ai juste réservé à Sainte Anne (bien galéré à faire une quarantaine de logements vers Sainte Anne et Saint François avant d'en trouver 3 dispo seulement et de faire mon choix sur 1) Je galère à trouver du côté de Bouillant/Pigeon mais ne désespère pas pour le moment... Si vous connaissez une petite adresse sympa...
Bonne soirée et merci de votre aide.
Sabrina
Las Vegas, Grand Canyon, Page, Bryce Canyon en février English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage de 2 semaines dans l'ouest américain pour la 2ème 15aine de Février 2016. Nous partons en famille avec nos 2 filles ados. Concernant SF et LA tout est OK car je connais déjà mais je me pose une question concernant Las Vegas et les parcs atteignables en hiver. Je pense faire la boucle suivante en 3 à 4 jours, j'aimerais avoir votre avis car j'ai des doutes vu la période :
Location de voiture à Las Vegas Départ de Las Vegas le matin pour Grand Canyon + nuit sur place Grand Canyon le lendemain matin puis départ pour Page avec nuit suivante sur place + visite Antelope le lendemain matin si possible en février (ça me semble être le cas) Départ de Page vers Bryce Canyon dans l'après midi avec nuit suivante sur place avant retour le lendemain à LV le lendemain après visite BC
Je me pose la question du risque météo à cette période (neige sur la route ?)
Autre question : pensez vous qu'il est pertinent de vouloir faire les 3 (GC, Page et BC) sur si peu de temps en Février ou est-ce que je devrais me concentrer sur moins de lieu avec plus de temps sur place (et si c'est le cas ... où ?)
Je précise que nous n'envisageons pas de partir en randonnée
Merci d'avance de vos avis et conseils
Pascal
Je prépare un voyage de 2 semaines dans l'ouest américain pour la 2ème 15aine de Février 2016. Nous partons en famille avec nos 2 filles ados. Concernant SF et LA tout est OK car je connais déjà mais je me pose une question concernant Las Vegas et les parcs atteignables en hiver. Je pense faire la boucle suivante en 3 à 4 jours, j'aimerais avoir votre avis car j'ai des doutes vu la période :
Location de voiture à Las Vegas Départ de Las Vegas le matin pour Grand Canyon + nuit sur place Grand Canyon le lendemain matin puis départ pour Page avec nuit suivante sur place + visite Antelope le lendemain matin si possible en février (ça me semble être le cas) Départ de Page vers Bryce Canyon dans l'après midi avec nuit suivante sur place avant retour le lendemain à LV le lendemain après visite BC
Je me pose la question du risque météo à cette période (neige sur la route ?)
Autre question : pensez vous qu'il est pertinent de vouloir faire les 3 (GC, Page et BC) sur si peu de temps en Février ou est-ce que je devrais me concentrer sur moins de lieu avec plus de temps sur place (et si c'est le cas ... où ?)
Je précise que nous n'envisageons pas de partir en randonnée
Merci d'avance de vos avis et conseils
Pascal
Vos plats préférés aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
quels sont vos plats préférés aux Phils ? Histoire de donner envie et de découvrir certains plats typiques de ce pays.
Comment considérez-vous la richesse de cette cuisine par rapport à d'autres pays asiatiques? (Thaïlande, Inde, Indonésie etc.....)pour ceux qui connaissent...
Perso, je ne peux pas parler des Phils car je vais découvrir ce pays en Janvier....mais pour avoir visité pas mal de pays asiatique, la cuisine Thailandaise est celle qui me convient le mieux...
j'attends vos réponses pour me mettre en appétit....😉
Bonne journée
Chaleur New York, côte Ouest en août 2016 English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de nous rendre aux USA en août prochain pour faire dans un premier temps NY et par la suite les parc sur la côte Ouest pour terminer par San Francisco.
Pouvez-vous me dire, pour ceux qui l'ont fait à cette période là, si c'était ou pas insoutenable par rapport à la chaleur et au monde sur les routes.
J'ai bien conscience que c'est pendant la période la plus chère et là ou il y a du monde, mais j'ai besoin d'avoir des avis.
En vous remerciant
Kate
Nous envisageons de nous rendre aux USA en août prochain pour faire dans un premier temps NY et par la suite les parc sur la côte Ouest pour terminer par San Francisco.
Pouvez-vous me dire, pour ceux qui l'ont fait à cette période là, si c'était ou pas insoutenable par rapport à la chaleur et au monde sur les routes.
J'ai bien conscience que c'est pendant la période la plus chère et là ou il y a du monde, mais j'ai besoin d'avoir des avis.
En vous remerciant
Kate
Vélo pliant Brompton English translation pending
bonjour quelqu'un a t il déjà mis un porte bagage bagman carradice sur un brompton?
Mauvaise expérience avec Caribe Sol à l'hôtel Club Amigo Guardalavaca English translation pending
Comme il n'y a que le web pour tenter de faire avancer les chose, j'espère que cette tentative ne sera pas en vain...
Voici à nouveau un copie de la lettre écrite à Caribe Sol et qui demeure à ce jour sans réponse... en espérant toujours recevoir un remboursement. Parce que franchement, toute situation se règle toujours mieux en évitant les voies légales. No. de référence: 7110636 Objet: Demande de remboursement Pièces jointes: Photos Brownsburg-Chatham, le 18 août 2015 Madame, Monsieur, nous avons effectué un séjour à l’hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca du 9 au 16 août 2015. Cet hôtel est classé 3 étoiles. Selon votre description un hôtel 3 étoiles est: Hébergement intermédiaire offrant des aménagements et services de base. Le Club Amigo Atlantico Guardalavaca n’est pas à la hauteur de ce que propose vos brochures et site web. Je crois qu’il mériterait plutôt 2 étoiles si je me rapporte, encore une fois à votre description de classement: Hébergement confortable et économique offrant des prestations hôtelières et services très limités. Sans le confort dans notre cas. Cet hôtel n’est clairement pas à la hauteur de la cote 3 étoiles, tel que vous le décrivez. Lors de notre arrivée à l’hôtel, nous avons dû patienter 2 heures dans le lobby pour avoir notre chambre. Notre chambre (en villa, chambre 8209) était très sale, tel que vous pourrez le constater sur les photos jointes à cet envoi. Plancher encrassé et trop répugnant pour y marcher pieds nus. Matelas défoncé par un ressort qui dépasse d’environ 1 cm. Crachat sec dans la porte. Toilette avec le sceau attestant du nettoyage complèté mais encore tachée du café des locataires précédents. Robinets complètement encrassés et plein de vert-de-gris. Moisissures sur les murs dans la salle de bain. Dès que nous avons constaté l’état de la chambre, nous avons tenté de téléphoner à la réception mais le téléphone de la chambre n’était pas fonctionnel. Nous sommes retournés à la réception pour demander un changement de chambre. On nous a répondu qu’aucune n’était disponible. Nous sommes donc retournés à la chambre 8209 et la première heure de notre séjour a été consacrée au nettoyage avec des lingettes de type ‘’Wet Ones’’. Dès le lendemain, lundi le 10 août, nous sommes de nouveau retournés à la réception pour un changement de chambre. Même réponse, aucune chambre n’est disponible. Idem pour notre 3e demande, mercredi le 12 août. Les aires communes étaient aussi très sales, je dirais même repoussantes. Autour des piscines, beaucoup de mégots de cigarettes, restants de nourritures, verres, pailles, assiettes etc… que personne ne semblait ramasser car même tôt le matin, les déchets de la veille trainaient encore. Idem pour les plages, avec morceaux de verre cassé en prime. Une des deux piscines près du restaurant Benny More a été fermée durant 3 jours car l’eau était verte, et dans la 2e piscine l’eau était toujours brouillée, on ne se voyait pas les pieds lorsque nous étions debout dans l’eau. Quand nous avons demandé des explications, on nous a dit que c’était à cause de la chaleur. Pourtant au Brisas, l’hôtel voisin, la piscine était impeccable et l’eau très claire… Il a aussi été très difficile de profiter des plages, celles-ci étant trop bondées. Il semblait y avoir 4x plus de gens que de clients de l’hôtel, même sur les 2 petites plages de Club Amigo. Pourtant, selon les employés de l’hôtel, il n’y a que la grande plage qui soit publique. Au snack-bar 24 heures, il y avait de l’attente pouvant aller jusqu’à 45 minutes pour pouvoir commander sa nourriture. Certaines personnes commandant jusqu’à 25-30 hamburgers et hot-dogs pour ensuite les mettrent en sac et les apporter à la plage. Bref, à la lumière de tout ceci, je considère que nous avons eus une perte de jouissance et avons été dans l’impossibilité de profiter de nos vacances au Club Amigo Atlantico Guardalavaca. Je demande donc un remboursement. Un délai de 14 jours suivant la réception de cette lettre vous est accordé pour donner suite à notre demande de remboursement, sans quoi des procédures légales seront entamées.
Voici à nouveau un copie de la lettre écrite à Caribe Sol et qui demeure à ce jour sans réponse... en espérant toujours recevoir un remboursement. Parce que franchement, toute situation se règle toujours mieux en évitant les voies légales. No. de référence: 7110636 Objet: Demande de remboursement Pièces jointes: Photos Brownsburg-Chatham, le 18 août 2015 Madame, Monsieur, nous avons effectué un séjour à l’hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca du 9 au 16 août 2015. Cet hôtel est classé 3 étoiles. Selon votre description un hôtel 3 étoiles est: Hébergement intermédiaire offrant des aménagements et services de base. Le Club Amigo Atlantico Guardalavaca n’est pas à la hauteur de ce que propose vos brochures et site web. Je crois qu’il mériterait plutôt 2 étoiles si je me rapporte, encore une fois à votre description de classement: Hébergement confortable et économique offrant des prestations hôtelières et services très limités. Sans le confort dans notre cas. Cet hôtel n’est clairement pas à la hauteur de la cote 3 étoiles, tel que vous le décrivez. Lors de notre arrivée à l’hôtel, nous avons dû patienter 2 heures dans le lobby pour avoir notre chambre. Notre chambre (en villa, chambre 8209) était très sale, tel que vous pourrez le constater sur les photos jointes à cet envoi. Plancher encrassé et trop répugnant pour y marcher pieds nus. Matelas défoncé par un ressort qui dépasse d’environ 1 cm. Crachat sec dans la porte. Toilette avec le sceau attestant du nettoyage complèté mais encore tachée du café des locataires précédents. Robinets complètement encrassés et plein de vert-de-gris. Moisissures sur les murs dans la salle de bain. Dès que nous avons constaté l’état de la chambre, nous avons tenté de téléphoner à la réception mais le téléphone de la chambre n’était pas fonctionnel. Nous sommes retournés à la réception pour demander un changement de chambre. On nous a répondu qu’aucune n’était disponible. Nous sommes donc retournés à la chambre 8209 et la première heure de notre séjour a été consacrée au nettoyage avec des lingettes de type ‘’Wet Ones’’. Dès le lendemain, lundi le 10 août, nous sommes de nouveau retournés à la réception pour un changement de chambre. Même réponse, aucune chambre n’est disponible. Idem pour notre 3e demande, mercredi le 12 août. Les aires communes étaient aussi très sales, je dirais même repoussantes. Autour des piscines, beaucoup de mégots de cigarettes, restants de nourritures, verres, pailles, assiettes etc… que personne ne semblait ramasser car même tôt le matin, les déchets de la veille trainaient encore. Idem pour les plages, avec morceaux de verre cassé en prime. Une des deux piscines près du restaurant Benny More a été fermée durant 3 jours car l’eau était verte, et dans la 2e piscine l’eau était toujours brouillée, on ne se voyait pas les pieds lorsque nous étions debout dans l’eau. Quand nous avons demandé des explications, on nous a dit que c’était à cause de la chaleur. Pourtant au Brisas, l’hôtel voisin, la piscine était impeccable et l’eau très claire… Il a aussi été très difficile de profiter des plages, celles-ci étant trop bondées. Il semblait y avoir 4x plus de gens que de clients de l’hôtel, même sur les 2 petites plages de Club Amigo. Pourtant, selon les employés de l’hôtel, il n’y a que la grande plage qui soit publique. Au snack-bar 24 heures, il y avait de l’attente pouvant aller jusqu’à 45 minutes pour pouvoir commander sa nourriture. Certaines personnes commandant jusqu’à 25-30 hamburgers et hot-dogs pour ensuite les mettrent en sac et les apporter à la plage. Bref, à la lumière de tout ceci, je considère que nous avons eus une perte de jouissance et avons été dans l’impossibilité de profiter de nos vacances au Club Amigo Atlantico Guardalavaca. Je demande donc un remboursement. Un délai de 14 jours suivant la réception de cette lettre vous est accordé pour donner suite à notre demande de remboursement, sans quoi des procédures légales seront entamées.
Deux jours à Haïfa English translation pending
Bonjour a tous
Nous faisons une escales de deux jours a Haïfa début février et j'aimerais savoir a partir de cette ville si il y a des possibilités de visite de Jérusalem et du lac de Tibériade sur ces deux jours, sachant que l'on arrive a Haïfa a 13 heures et que on repart le lendemain a 21 heures.
Merci
Merci au modérateur de laisser ce post a sa bonne place. Cordialement.
Michel
Merci
Merci au modérateur de laisser ce post a sa bonne place. Cordialement.
Michel
Le climat de Singapour (un article pour tous) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis singapourien et j'ai écrit cet article détaillé sur le climat de Singapour compte tenu qu'il existe toujours des gens qui demandent à la météo. Bien que singapour soit situé près de l'équateur, il y a néanmoins des petites variances dans les conditions climatiques. Il ne fait pas chaud toute l'année comme attendu.
Alors, c'est parti.
Janvier: les températures en ce mois sont plutôt douces. Le matin et la nuit, la température fluctue entre 23 degrés et 25 degrés. Cependant, janvier est également le mois où la terre commence à se réchauffer après que les gens aient profité d’un temps considéré comme le plus agréable en décembre. Ce mois-ci, l’après-midi commence à se réchauffer très vite. La température à midi peut atteindre à 30 degrés mais va rarement au-delà. Le matin, un vent doux souffle pour rappeler aux gens que cette période confortable est bientôt finie.
Février et mars: il pleut plutôt souvent pendant ces deux mois. L’intensité de la pluie augmente parfois en fonction du vent. Plus le vent souffle, plus la pluie devient intense. C’est aussi une période ennuyeuse en terme de climat, à Singapour. Il ne fait ni très chaud ni très froid. Le matin, la température se situe entre 24 et 26 degrés: c'est ce qu'on appelle la “température ambiante”. L'après-midi, la température peut grimper à 32 degrés et c'est un signe qu’un cauchemar tropical arrive.
Avril, mai, juin et juillet: le cauchemar qui fait peur à tous les Singapouriens est enfin arrivé. Pendant cette période, le vent est totalement mort. Il ne reviendra pas pour au moins quatre mois. Il n’y a aussi pas une seule goutte de pluie. Le matin, la température brûlante réveille tout le monde. Il n’est pas rare de voir 27 degrés ou même 28 degrés à l’aube. Pour compliquer les choses, il fait sec et l'air est absent. La situation s’aggrave dès l’arrivée de midi. La température grimpe en flèche à 35 degrés et même 36 degrés, contraignant tout le monde à rester à l’intérieur dans le confort d’un climatiseur. Chaque activité, même la plus facile, devient exigeante dans la chaleur. On constate que peu après avoir pris une douche, on transpire quasiment immédiatement, comme une cascade.
Août, septembre, octobre, novembre: la chaleur diminue un peu et les températures commencent à tomber mais pas beaucoup. Il fait toujours chaud toute la journée sauf quand la pluie intermittente balaye la terre en apportant du soulagement ici et là. C’est en tout cas une autre période ennuyeuse. Dès novembre, tout le monde se prépare pour la saison la plus confortable dans l’année. On sait que ce pays tropical deviendra une fois encore tolérable avec l’arrivée de décembre.
Décembre: tous les Singapouriens se réjouissent parce que le temps frais frappe enfin à la porte. On n’a pas d’hiver ici mais ce mois est ce qui s'en approche le plus dans ce côté du monde. Le matin, la température fluctue entre 22 et 24 degrés. Il pleut beaucoup, parfois (pour) toute la journée sans cesse. Plus il pleut, plus la température tombe, ce qui plait énormément aux gens. On s'aperçoit aussi que les gens dans les rues sont visiblement plus heureux en décembre à cause du temps agréable.
Je suis singapourien et j'ai écrit cet article détaillé sur le climat de Singapour compte tenu qu'il existe toujours des gens qui demandent à la météo. Bien que singapour soit situé près de l'équateur, il y a néanmoins des petites variances dans les conditions climatiques. Il ne fait pas chaud toute l'année comme attendu.
Alors, c'est parti.
Janvier: les températures en ce mois sont plutôt douces. Le matin et la nuit, la température fluctue entre 23 degrés et 25 degrés. Cependant, janvier est également le mois où la terre commence à se réchauffer après que les gens aient profité d’un temps considéré comme le plus agréable en décembre. Ce mois-ci, l’après-midi commence à se réchauffer très vite. La température à midi peut atteindre à 30 degrés mais va rarement au-delà. Le matin, un vent doux souffle pour rappeler aux gens que cette période confortable est bientôt finie.
Février et mars: il pleut plutôt souvent pendant ces deux mois. L’intensité de la pluie augmente parfois en fonction du vent. Plus le vent souffle, plus la pluie devient intense. C’est aussi une période ennuyeuse en terme de climat, à Singapour. Il ne fait ni très chaud ni très froid. Le matin, la température se situe entre 24 et 26 degrés: c'est ce qu'on appelle la “température ambiante”. L'après-midi, la température peut grimper à 32 degrés et c'est un signe qu’un cauchemar tropical arrive.
Avril, mai, juin et juillet: le cauchemar qui fait peur à tous les Singapouriens est enfin arrivé. Pendant cette période, le vent est totalement mort. Il ne reviendra pas pour au moins quatre mois. Il n’y a aussi pas une seule goutte de pluie. Le matin, la température brûlante réveille tout le monde. Il n’est pas rare de voir 27 degrés ou même 28 degrés à l’aube. Pour compliquer les choses, il fait sec et l'air est absent. La situation s’aggrave dès l’arrivée de midi. La température grimpe en flèche à 35 degrés et même 36 degrés, contraignant tout le monde à rester à l’intérieur dans le confort d’un climatiseur. Chaque activité, même la plus facile, devient exigeante dans la chaleur. On constate que peu après avoir pris une douche, on transpire quasiment immédiatement, comme une cascade.
Août, septembre, octobre, novembre: la chaleur diminue un peu et les températures commencent à tomber mais pas beaucoup. Il fait toujours chaud toute la journée sauf quand la pluie intermittente balaye la terre en apportant du soulagement ici et là. C’est en tout cas une autre période ennuyeuse. Dès novembre, tout le monde se prépare pour la saison la plus confortable dans l’année. On sait que ce pays tropical deviendra une fois encore tolérable avec l’arrivée de décembre.
Décembre: tous les Singapouriens se réjouissent parce que le temps frais frappe enfin à la porte. On n’a pas d’hiver ici mais ce mois est ce qui s'en approche le plus dans ce côté du monde. Le matin, la température fluctue entre 22 et 24 degrés. Il pleut beaucoup, parfois (pour) toute la journée sans cesse. Plus il pleut, plus la température tombe, ce qui plait énormément aux gens. On s'aperçoit aussi que les gens dans les rues sont visiblement plus heureux en décembre à cause du temps agréable.
Voyage à vélo en Asie du Sud-Est et vente de mon vélo English translation pending
Bonjour a vous ,
Je pars pour un mois minimum de velo a travers l asie du sud est.
Laos vietnam cambodge thailande.
Je voulais savoir si certaine personne avaient des infos sir des cartes ou si vous avez utilisez des gps.
De plus si quelqu un est intéressé je revendrai mon vtt mi ou fin fevrier 2016. Sur bangkok.
Merci d avance de vos infos chers amis voyageurs.
De plus si quelqu un est intéressé je revendrai mon vtt mi ou fin fevrier 2016. Sur bangkok.
Merci d avance de vos infos chers amis voyageurs.
Quel circuit voiture de 10 jours en décembre au départ de Los Angeles? English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 16 au 25 décembre rejoindre notre fils étudiant à Long Beach et souhaiterions profiter de ces 10 jours pour faire un circuit voiture au départ de LA .
Quel parcours nous conseilleriez vous , en rapport aux contraintes météo de cette période.
Pourrions nous envisager un circuit vers quelques parcs de la région tels Grand Canyon via LasVegas, Monument Valley, Bryce Canyon, Death Valley...)
En vous remerciant pour vos réponses
Hôtel près du terminal d'Ubung à Denpasar English translation pending
Bonjour,
nous partons en voyage en juillet 2016. Arrivée le 10 juillet début d'aprem, nous voudrions faire le trajet pour Kawah Ijen le lendemain. j'ai réservé une nuit à Banyuwangi. Pensez vous que j'aurai facilement un bus le lendemain matin? Je pensais réserver le trajet en arrivant et donc trouver un hôtel près de la gare routière d'ubung.
Auriez vous des adresses? Si non le quartier a t il un nom pour que je puisse organiser mes recherches?
Combien faut il compter en prix pour 2 adultes et 2 enfants? Organiser avec une agence est ce vraiment beaucoup plus cher?
Merci des conseils
Marion
nous partons en voyage en juillet 2016. Arrivée le 10 juillet début d'aprem, nous voudrions faire le trajet pour Kawah Ijen le lendemain. j'ai réservé une nuit à Banyuwangi. Pensez vous que j'aurai facilement un bus le lendemain matin? Je pensais réserver le trajet en arrivant et donc trouver un hôtel près de la gare routière d'ubung.
Auriez vous des adresses? Si non le quartier a t il un nom pour que je puisse organiser mes recherches?
Combien faut il compter en prix pour 2 adultes et 2 enfants? Organiser avec une agence est ce vraiment beaucoup plus cher?
Merci des conseils
Marion
Palawan fin décembre El Nido - Port Barton English translation pending
Bonjour,
j'ai déjà un planning bien fignolé, tout est reservé, payé etc...
Le 27 décembre nous partons de Coron (8am) pour rejoindre El Nido (arrivée 2-3pm) Dès notre arrivée un van nous attendra direction Port Barton (reservé auprès de notre logement sur Port Barton)
Par contre le prix me choque un peu : 6,000p (nous sommes 4 donc 30€/pers) c'est un peu excessif non ? (société Recaro d'après ce qu'il m'a dit)
Quelqu'un aurait un autre bon plan pour rejoindre Port Barton depuis El Nido en milieu d'après midi ? (location moto ? :D ) Après si cela reste la meilleure solution (pour arriver à temps et en vie :D ) nous payerons, ce n'est pas un soucis.
Merci pour toutes les infos qui pourraient nous être utiles !
Bonne journée
j'ai déjà un planning bien fignolé, tout est reservé, payé etc...
Le 27 décembre nous partons de Coron (8am) pour rejoindre El Nido (arrivée 2-3pm) Dès notre arrivée un van nous attendra direction Port Barton (reservé auprès de notre logement sur Port Barton)
Par contre le prix me choque un peu : 6,000p (nous sommes 4 donc 30€/pers) c'est un peu excessif non ? (société Recaro d'après ce qu'il m'a dit)
Quelqu'un aurait un autre bon plan pour rejoindre Port Barton depuis El Nido en milieu d'après midi ? (location moto ? :D ) Après si cela reste la meilleure solution (pour arriver à temps et en vie :D ) nous payerons, ce n'est pas un soucis.
Merci pour toutes les infos qui pourraient nous être utiles !
Bonne journée
Utilisation des frigos dans hôtels américains English translation pending
bonjour
nous partons en autotour dans les parcs ouest americain en septembre 2016
on vient de me dire que dans certains hôtels les frigos sont scelles
on ne peut l'utiliser sans payer
avez vous déjà eu ce problème ?
apparemment on ne pourrait meme pas y mettre une bouteille d'eau
merci de votre avis
Itinéraire 1 mois de Java à Lombok English translation pending
Bonjour a tous,
Je voudrais savoir votre avis sur un itineraire en indonesie
_Samedi 24/09/2016 : départ paris vers 22:00 _Dimanche 25/09/16 : arrivé a Jakarta vers 22:00 _Lundi 26/09/2016 : vol Jakarta 10:30 arrivé a Jogjakarta 11:35 Bus 1:30 toutes les 30 minutes pour arriver aux villages proches de Borobudur. _Mardi 27/09/2016 : visite du temple Borobudur au levé du jour, puis Prambanan et retour à Jogjakarta pour la nuit. _Mercredi 28/09/2016 : prendre un tour 3 jours _Jogjakarta / Mont Bromo _Jeudi 29/09/2016 : Mont Bromo / Ijen _Vendredi 30/09/2016 : Ijen / Bali _Samedi 01/10/2016 :bali _dimanche 02 : Vol Denpasar / Labuan Bajo _Lundi 03: debut de croisiere 4 jours/3 nuits Labuan Bajo/Lombock http://www.kencanaadventure.com/seaadv.html
_Vendredi 07: Route pour le trek RINJANI _Samedi 08 : départ trek Rinjani _Dimanche 09 : trek Rinjani _Lundi 10 : fin trek Rinjani _Mardi 11 :transfere Lombok Bali. _de mercredi 12 jusqu'a samedi 22 a bali sans rien prevoir.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis
Je voudrais savoir votre avis sur un itineraire en indonesie
_Samedi 24/09/2016 : départ paris vers 22:00 _Dimanche 25/09/16 : arrivé a Jakarta vers 22:00 _Lundi 26/09/2016 : vol Jakarta 10:30 arrivé a Jogjakarta 11:35 Bus 1:30 toutes les 30 minutes pour arriver aux villages proches de Borobudur. _Mardi 27/09/2016 : visite du temple Borobudur au levé du jour, puis Prambanan et retour à Jogjakarta pour la nuit. _Mercredi 28/09/2016 : prendre un tour 3 jours _Jogjakarta / Mont Bromo _Jeudi 29/09/2016 : Mont Bromo / Ijen _Vendredi 30/09/2016 : Ijen / Bali _Samedi 01/10/2016 :bali _dimanche 02 : Vol Denpasar / Labuan Bajo _Lundi 03: debut de croisiere 4 jours/3 nuits Labuan Bajo/Lombock http://www.kencanaadventure.com/seaadv.html
_Vendredi 07: Route pour le trek RINJANI _Samedi 08 : départ trek Rinjani _Dimanche 09 : trek Rinjani _Lundi 10 : fin trek Rinjani _Mardi 11 :transfere Lombok Bali. _de mercredi 12 jusqu'a samedi 22 a bali sans rien prevoir.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis
Marée basse au mois d'août à Koh Phangan English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes à la recherche d'un hébergement à Koh Phangan pour le mois d'Août 2016. Nous souhaitons éviter les lieux trop animés et touchés par les full moon party, et nous souhaiterions profiter de la mer et du snorkling.
Du coup nous regardons plus tôt vers la côte Nord de l'île :Nord Ouest : Haad SaladNord : Maehaad Bay et Ko MaNord Est : Panburi VillageJe lis souvent que ces baies sont très belles et que les fonds marins (surtout plein Nord) sont vraiment sympas, mais je lis aussi qu'il est difficile de s'y baigner à cause de la marée basse.
Qu'en est-il exactement ? Si nous y allons vers la mi-Août, sera-t-il malgré tout possible de se baigner et de faire du snorkling ?
Si vous avez des conseils (plages, fonds marins, guest house, restaurants etc ) pour ces 3 régions, je suis preneur. Les guest houses que nous avons présélectionné sont :Salad Hut Bungalow Maehaad bay resort (proche de Ko Ma)Ocean view beach resort (encore plus au Nord et plus à l'écart ... sans doute très (trop ?) paisible)Buri Rasa resort (Plutôt Nord est cette fois-ci et standing plus élevé que les autres)Phangan Rainbow bungalow (mais situé au Sud donc sans doute trop bruyant durant la full moon) (j'ai les liens pour chacun de ces resorts/guest house/bungalow, mais je ne sais pas si j'ai le droit de les mettre 🙂
Merci beaucoup pour votre aide :)
Pierre
Nous sommes à la recherche d'un hébergement à Koh Phangan pour le mois d'Août 2016. Nous souhaitons éviter les lieux trop animés et touchés par les full moon party, et nous souhaiterions profiter de la mer et du snorkling.
Du coup nous regardons plus tôt vers la côte Nord de l'île :Nord Ouest : Haad SaladNord : Maehaad Bay et Ko MaNord Est : Panburi VillageJe lis souvent que ces baies sont très belles et que les fonds marins (surtout plein Nord) sont vraiment sympas, mais je lis aussi qu'il est difficile de s'y baigner à cause de la marée basse.
Qu'en est-il exactement ? Si nous y allons vers la mi-Août, sera-t-il malgré tout possible de se baigner et de faire du snorkling ?
Si vous avez des conseils (plages, fonds marins, guest house, restaurants etc ) pour ces 3 régions, je suis preneur. Les guest houses que nous avons présélectionné sont :Salad Hut Bungalow Maehaad bay resort (proche de Ko Ma)Ocean view beach resort (encore plus au Nord et plus à l'écart ... sans doute très (trop ?) paisible)Buri Rasa resort (Plutôt Nord est cette fois-ci et standing plus élevé que les autres)Phangan Rainbow bungalow (mais situé au Sud donc sans doute trop bruyant durant la full moon) (j'ai les liens pour chacun de ces resorts/guest house/bungalow, mais je ne sais pas si j'ai le droit de les mettre 🙂
Merci beaucoup pour votre aide :)
Pierre
Jante Mavic XM 719 ou EN 521? English translation pending
Bonjour,
ce post s'adresse aux geeks du vélo mais aussi à ceux qui ont usé leurs pneus en vadrouille aux 4 coins de la planète!
Je cherche une paire de roues pour faire un TDM à vélo l'année prochaine. Comme je pars avec femme et enfants et afin de soulager tout ce petit monde, c'est moi qui ferais la mule! Tente, réchaud, bouffe, réserve d'eau...bref, tout ce qui est lourd et/ou encombrant sera pour ma pomme...Le vélo est un Surly Troll équipé de porte bagage, les pneus sont des Schwalbe Marathon Mondial en 26x2".
J'ai donc vu sur un site allemand des roues Mavic XM 719 disques et V-Brake avec moyeu Shimano XT 36 rayons...
http://www.mavic.fr/jantes-vtt-xm-719 ..mais aussi la jante Mavic EN 521, "la référence sur le segment enduro" en 32 trous par contre.
http://www.mavic.fr/jantes-vtt-en-521-disc
Que me conseillez-vous? Une jante all-mountain en 36 trous ou enduro en 32 trous? La différence de poids (65 gr par jante) peut-elle se faire sentir?
Merci d'avance pour vos remarques et autres bons tuyaux...ou bons plans!
ce post s'adresse aux geeks du vélo mais aussi à ceux qui ont usé leurs pneus en vadrouille aux 4 coins de la planète!
Je cherche une paire de roues pour faire un TDM à vélo l'année prochaine. Comme je pars avec femme et enfants et afin de soulager tout ce petit monde, c'est moi qui ferais la mule! Tente, réchaud, bouffe, réserve d'eau...bref, tout ce qui est lourd et/ou encombrant sera pour ma pomme...Le vélo est un Surly Troll équipé de porte bagage, les pneus sont des Schwalbe Marathon Mondial en 26x2".
J'ai donc vu sur un site allemand des roues Mavic XM 719 disques et V-Brake avec moyeu Shimano XT 36 rayons...
http://www.mavic.fr/jantes-vtt-xm-719 ..mais aussi la jante Mavic EN 521, "la référence sur le segment enduro" en 32 trous par contre.
http://www.mavic.fr/jantes-vtt-en-521-disc
Que me conseillez-vous? Une jante all-mountain en 36 trous ou enduro en 32 trous? La différence de poids (65 gr par jante) peut-elle se faire sentir?
Merci d'avance pour vos remarques et autres bons tuyaux...ou bons plans!
Calendrier des fêtes traditionnelles du Vietnam en 2016 English translation pending
Tet Nguyen Dan - Nouvel An lunaire 2016
Calendrier lunaire : 1-3 janvier
Calendrier solaire : 08 – 10 février 2016
Le Tet Nguyen Dan est la fête la plus importante dans l’année des vietnamiens. Elle marque le commencement d’une nouvelle année et le signe de l’arrivée du printemps. Quelques jours avant le Tet, où qu’ils soient, tous se précipitent pour retourner chez eux, auprès de leur famille et « manger le Tet » avec elle.
Tet Nguyen Tieu ou cérémonie de Thuong Nguyen Calendrier lunaire : 15 janvier Calendrier solaire : 22 février 2016 Le Tet Nguyen Tieu est le premier jour de pleine lune de l’année lunaire. Lors de ce jour, on vient souvent aux pagodes pour prier paix, bonheur et prospérité pour toute l’année. Cette fête fait partie des quatre pleines lunes les plus importantes des bouddhistes, après le 15 avril (Cérémonie de Vesak), le 15 juillet (Cérémonie de Vu Lan) et le 15 octobre (Cérémonie de Ha Nguyen). Lors de cette fête, des pagodes et même des rues sont décorées de lanternes. Après la cérémonie, on participe à la fête des lanternes de fleurs, que l’on dépose dans le fleuve.
Cérémonie de culte des Rois Hung Calendrier lunaire : 10 mars Calendrier solaire : 16 avril 2016 Selon la légende vietnamienne, le père Lac Long Quân (Dragon) et la mère Âu Co (Fée) ont donné naissance à 100 enfants; 50 d'entre eux suivirent leur père vers la mer et 50 leur mère dans les montagnes. Le fils aîné, parti avec sa mère, est resté à Phong Châu (maintenant province de Phu Tho) et a fondé le pays de Van Lang. Il prit le titre de Hung Vuong (roi Hung). Tous ses successeurs ont également pris ce titre. Van Lang devint le premier pays des vietnamiens dans l’histoire. Pour commémorer les fondateurs du pays, lors du 10 mars lunaire, des millions de pèlerins se rendent au temple des rois Hùng, sur le mont Nghia Linh, dans la province de Phu Tho.
Tet Han Thuc – Fête de manger froid Calendrier lunaire : 3 mars (3è jour de la 3è lune) Calendrier solaire : 9 avril 2016 Tet Han Thuc signifie la fête où on mange froid. Cette fête commémore une allusion historique de la Chine. À l’époque Printemps-Automne, pendant son exil, le Roi de la principauté Tan a été servi par Giơi Tu Thoi dans un esprit de sacrifice exemplaire. Cependant, quand le roi a repris son trône, il a oublié de récompenser son sujet fidèle. Gioi Tu Thoi avec sa mère ont vécu ensuite en ermite dans la forêt. Quelques temps après, le roi s’est rendu compte de sa faute et a souhaité inviter Gioi Tu Thoi à sortir de la forêt pour accepter la récompense tardive. Il fît incendier la forêt dans laquelle s’était réfugié Gioi Tu Thoi, mais celui-ci refusa de sortir et se laissa brûler dedans. Depuis lors est née la coutume de « manger froid », suite à l’interdiction du roi de faire du feu pendant trois jours pour rendre hommage à son sujet fidèle.
Tet Doan Ngo Calendrier lunaire : 5 mai Calendrier solaire : 9 juin 2016 En sino-tibétain, « Doan » signifie « Ouverture » alors que « Ngo » signifie « Midi ». Cette fête qui aura lieu le 5 mai lunaire marque l’entrée de l’été, le début des grandes chaleurs malsaines. Avec d’autres cérémonies, elle a pour but de prévenir des épidémies et des influences néfastes causées par les esprits malfaisants et les génies de la mort. En cette fête, on pratique la coutume de « tuer des insectes », en goûtant dès l’aube des mets piquants, amers ou acides : alcool de riz gluant, fruits verts (pêche, prune, mangue, carambole).
Cérémonie de Vu Lan Calendrier lunaire 15 juillet Calendrier solaire : 17 août 2016 La cérémonie de Vu Lan se tient en mi-juillet. Selon la croyance des Vietnamiens, les âmes des morts sont autorisées à revenir dans le monde vivant pendant cette fête. Les enfants viennent à la pagode pour prier pour leurs parents. Ceux qui ont encore leur père ou leur mère, accrochent une rose rouge sur leurs vêtements, alors que ceux qui ont perdu l’un de leurs parents, une rose blanche. Chez soi, on prépare un repas copieux afin d’accueillir les ancêtres à revenir se réunir avec leurs descendants. En ce jour, on prépare aussi des offrandes aux âmes qui n’avaient pas de proches ou d’abris. C’est pour cette raison qu’on l’appelle aussi la fête du pardon des trépassés.
Tet Trung Thu – Fête de la mi-automne Calendrier lunaire : 15 août Calendrier solaire : 15 septembre 2016 La fête de la mi-automne (littéralement traduit par « la contemplation de la lune ») est la deuxième plus grande fête traditionnelle au Vietnam, aprèsle Tet Nguyen Dan – Fête du nouvel an. Selon le calendrier lunaire, la fête de la mi-automne est célébrée au milieu du mois d’août, soit le 15. C’est aussi le jour où la lune est la plus belle, la plus pleine et la plus brillante de l’année.
Tet Ong Cong Ong Tao - Fête des Génies du foyer Calendrier lunaire : 23 décembre Calendrier solaire : 20 janvier 2017 La fête des Génies du foyer se tient le 23 décembre lunaire, une semaine avant la fête du Nouvel An. En ce jour, on fait le culte des génies dont deux dieux et une déesse qui s’occupent du foyer durant toute l’année. On prépare des vêtements, chaussures et chapeaux de mandarins en papier qu’on va brûler pour qu’ils puissent les recevoir. Selon la légende, les génies vont au ciel en une carpe, alors toutes les familles préparent aussi des poissons vivants en ce jour, on les libère au fleuve ou au lac près de chez soi. Au ciel, les génies vont rapporter à l’Empereur de Jade la situation de la famille pendant toute l’année. On leur faire le culte, car on espère bien qu’il va protéger la famille, pour qu’elle soit toujours prospère et heureuse.
Tet Nguyen Tieu ou cérémonie de Thuong Nguyen Calendrier lunaire : 15 janvier Calendrier solaire : 22 février 2016 Le Tet Nguyen Tieu est le premier jour de pleine lune de l’année lunaire. Lors de ce jour, on vient souvent aux pagodes pour prier paix, bonheur et prospérité pour toute l’année. Cette fête fait partie des quatre pleines lunes les plus importantes des bouddhistes, après le 15 avril (Cérémonie de Vesak), le 15 juillet (Cérémonie de Vu Lan) et le 15 octobre (Cérémonie de Ha Nguyen). Lors de cette fête, des pagodes et même des rues sont décorées de lanternes. Après la cérémonie, on participe à la fête des lanternes de fleurs, que l’on dépose dans le fleuve.
Cérémonie de culte des Rois Hung Calendrier lunaire : 10 mars Calendrier solaire : 16 avril 2016 Selon la légende vietnamienne, le père Lac Long Quân (Dragon) et la mère Âu Co (Fée) ont donné naissance à 100 enfants; 50 d'entre eux suivirent leur père vers la mer et 50 leur mère dans les montagnes. Le fils aîné, parti avec sa mère, est resté à Phong Châu (maintenant province de Phu Tho) et a fondé le pays de Van Lang. Il prit le titre de Hung Vuong (roi Hung). Tous ses successeurs ont également pris ce titre. Van Lang devint le premier pays des vietnamiens dans l’histoire. Pour commémorer les fondateurs du pays, lors du 10 mars lunaire, des millions de pèlerins se rendent au temple des rois Hùng, sur le mont Nghia Linh, dans la province de Phu Tho.
Tet Han Thuc – Fête de manger froid Calendrier lunaire : 3 mars (3è jour de la 3è lune) Calendrier solaire : 9 avril 2016 Tet Han Thuc signifie la fête où on mange froid. Cette fête commémore une allusion historique de la Chine. À l’époque Printemps-Automne, pendant son exil, le Roi de la principauté Tan a été servi par Giơi Tu Thoi dans un esprit de sacrifice exemplaire. Cependant, quand le roi a repris son trône, il a oublié de récompenser son sujet fidèle. Gioi Tu Thoi avec sa mère ont vécu ensuite en ermite dans la forêt. Quelques temps après, le roi s’est rendu compte de sa faute et a souhaité inviter Gioi Tu Thoi à sortir de la forêt pour accepter la récompense tardive. Il fît incendier la forêt dans laquelle s’était réfugié Gioi Tu Thoi, mais celui-ci refusa de sortir et se laissa brûler dedans. Depuis lors est née la coutume de « manger froid », suite à l’interdiction du roi de faire du feu pendant trois jours pour rendre hommage à son sujet fidèle.
Tet Doan Ngo Calendrier lunaire : 5 mai Calendrier solaire : 9 juin 2016 En sino-tibétain, « Doan » signifie « Ouverture » alors que « Ngo » signifie « Midi ». Cette fête qui aura lieu le 5 mai lunaire marque l’entrée de l’été, le début des grandes chaleurs malsaines. Avec d’autres cérémonies, elle a pour but de prévenir des épidémies et des influences néfastes causées par les esprits malfaisants et les génies de la mort. En cette fête, on pratique la coutume de « tuer des insectes », en goûtant dès l’aube des mets piquants, amers ou acides : alcool de riz gluant, fruits verts (pêche, prune, mangue, carambole).
Cérémonie de Vu Lan Calendrier lunaire 15 juillet Calendrier solaire : 17 août 2016 La cérémonie de Vu Lan se tient en mi-juillet. Selon la croyance des Vietnamiens, les âmes des morts sont autorisées à revenir dans le monde vivant pendant cette fête. Les enfants viennent à la pagode pour prier pour leurs parents. Ceux qui ont encore leur père ou leur mère, accrochent une rose rouge sur leurs vêtements, alors que ceux qui ont perdu l’un de leurs parents, une rose blanche. Chez soi, on prépare un repas copieux afin d’accueillir les ancêtres à revenir se réunir avec leurs descendants. En ce jour, on prépare aussi des offrandes aux âmes qui n’avaient pas de proches ou d’abris. C’est pour cette raison qu’on l’appelle aussi la fête du pardon des trépassés.
Tet Trung Thu – Fête de la mi-automne Calendrier lunaire : 15 août Calendrier solaire : 15 septembre 2016 La fête de la mi-automne (littéralement traduit par « la contemplation de la lune ») est la deuxième plus grande fête traditionnelle au Vietnam, aprèsle Tet Nguyen Dan – Fête du nouvel an. Selon le calendrier lunaire, la fête de la mi-automne est célébrée au milieu du mois d’août, soit le 15. C’est aussi le jour où la lune est la plus belle, la plus pleine et la plus brillante de l’année.
Tet Ong Cong Ong Tao - Fête des Génies du foyer Calendrier lunaire : 23 décembre Calendrier solaire : 20 janvier 2017 La fête des Génies du foyer se tient le 23 décembre lunaire, une semaine avant la fête du Nouvel An. En ce jour, on fait le culte des génies dont deux dieux et une déesse qui s’occupent du foyer durant toute l’année. On prépare des vêtements, chaussures et chapeaux de mandarins en papier qu’on va brûler pour qu’ils puissent les recevoir. Selon la légende, les génies vont au ciel en une carpe, alors toutes les familles préparent aussi des poissons vivants en ce jour, on les libère au fleuve ou au lac près de chez soi. Au ciel, les génies vont rapporter à l’Empereur de Jade la situation de la famille pendant toute l’année. On leur faire le culte, car on espère bien qu’il va protéger la famille, pour qu’elle soit toujours prospère et heureuse.
Koh Samui et Koh Tao ou les îles Perhentian et Redang English translation pending
Salut tout le monde,
Je compte faire un voyage de 15 jours en Asie du sud Est (j'ai déjà visiter Bangkok et Bali) au cours du mois de août 2016 (je sait que c’est encore très top mais un voyage ça se prépare d’avance). Après avoir décider de faire un voyage incluant une grande ville, des temples et quelque jours de détente sur une très belle plage, et après des recherche j’ai décidé de faire le voyage suivant : Kuala Lumpur (3 à 4 jours) et Siem Reap (4 jours) et Koh samui (4 jours) et koh tao (3 jours). Si j’ai définitivement choisie KL et Siem Reap, j’hésite encore sur koh samui et koh tao, et en voyant des photos sur quelque blog de voyage j’ai découvert une autre île en Malaisie qui m’a énormément plu qui est perhentian et Redang.
En voyant les images je suis tombé amoureux de ces iles qui me rappelle mon voyage de noce aux iles maldives. Donc je veux vos avis sue quelle destination choisir soit Koh Samui et Koh Tao en Thaïlande ou perhentian et Redang en Malaisie, d’après ce que j’ai vu sur internet il semble que les iles de Thaïlande sont plus animés (restaurant, soirée animé, excursions dans la jungle) alors qu’en Malaisie c’est la plage et rien que la plage.
Je veux vos avis et merci d’avance
"Madagascar: l'enfer au paradis", sur M6 English translation pending
Bonjour à tous :
Voici une émission : "Madagascar : l'enfer au paradis" dans Enquête exclusive sur M6 ce 1er novembre (mais aussi en rediffusion sur W9, Antenne Réunion, etc sur d'autres dates de diffusion) :
http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html
Pour les touristes étrangers, Madagascar a tout d'un paradis : plages désertes, eau turquoise, soleil toute l'année, végétation luxuriante et une faune extraordinaire que l'on peut approcher au plus près (lémuriens, tortues géantes, dauphins et même baleines).
Pour les investisseurs, dont de nombreux Français, la grande île de l'Océan Indien présente d'énormes avantages. Ici, une sublime villa avec plage privée coûte moins cher qu'un studio à Paris. Et plusieurs hectares de terrains vierges bordés de cocotiers avec accès à la mer se négocient pour quelques milliers d'euros. Résultat, les professionnels du tourisme se bousculent. Et pour faire tourner hôtels et restaurants, la main d'œuvre ne coûte rien, ou presque (smic malgache : 30 euros par mois). Sur l'île paradisiaque de Nosy Be, nous avons suivi le quotidien d'une femme de chambre d'un hôtel de luxe. La journée est facturée 600 euros aux clients étrangers. Elle gagne 1 dollar par jour et vit dans une cabane sans eau ni électricité.
Derrière le décor de carte postale, c'est la majeure partie de la population qui vit dans le dénuement. Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 1 enfant sur 3 quitte l'école avant l'âge de 14 ans. Dans les carrières de pierre, certaines étant situées juste derrière les plages de rêve, vous découvrirez le quotidien de cette famille, obligée de faire travailler ses très jeunes enfants. Nina, 7 ans, casse des cailloux toute la journée pour les transformer en gravier. Pour sa mère, seul espoir : que sa fille épouse un blanc, un riche étranger, qui la fera sortir de cette misère.
De nombreuses jeunes filles offrent aussi leurs charmes aux touristes blancs, que l'on appelle « les Vazahas ». Sur l'île, la passe se monnaie autour de 10 euros et rien ne semble freiner le développement du tourisme sexuel. Des filles de plus en plus jeunes, souvent mineures, se prostituent. Et la police reste inactive ou impuissante face à ce fléau.
De son côté, la population locale, se sentant exploitée, est aujourd'hui à bout de nerf. Et il lui arrive de rendre la justice elle-même, jusqu'au lynchage en place publique, transformant ce paradis naturel en un baril de poudre prêt à exploser.
Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html#ixzz3plQBe8QD
Voici une émission : "Madagascar : l'enfer au paradis" dans Enquête exclusive sur M6 ce 1er novembre (mais aussi en rediffusion sur W9, Antenne Réunion, etc sur d'autres dates de diffusion) :
http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html
Pour les touristes étrangers, Madagascar a tout d'un paradis : plages désertes, eau turquoise, soleil toute l'année, végétation luxuriante et une faune extraordinaire que l'on peut approcher au plus près (lémuriens, tortues géantes, dauphins et même baleines).
Pour les investisseurs, dont de nombreux Français, la grande île de l'Océan Indien présente d'énormes avantages. Ici, une sublime villa avec plage privée coûte moins cher qu'un studio à Paris. Et plusieurs hectares de terrains vierges bordés de cocotiers avec accès à la mer se négocient pour quelques milliers d'euros. Résultat, les professionnels du tourisme se bousculent. Et pour faire tourner hôtels et restaurants, la main d'œuvre ne coûte rien, ou presque (smic malgache : 30 euros par mois). Sur l'île paradisiaque de Nosy Be, nous avons suivi le quotidien d'une femme de chambre d'un hôtel de luxe. La journée est facturée 600 euros aux clients étrangers. Elle gagne 1 dollar par jour et vit dans une cabane sans eau ni électricité.
Derrière le décor de carte postale, c'est la majeure partie de la population qui vit dans le dénuement. Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 1 enfant sur 3 quitte l'école avant l'âge de 14 ans. Dans les carrières de pierre, certaines étant situées juste derrière les plages de rêve, vous découvrirez le quotidien de cette famille, obligée de faire travailler ses très jeunes enfants. Nina, 7 ans, casse des cailloux toute la journée pour les transformer en gravier. Pour sa mère, seul espoir : que sa fille épouse un blanc, un riche étranger, qui la fera sortir de cette misère.
De nombreuses jeunes filles offrent aussi leurs charmes aux touristes blancs, que l'on appelle « les Vazahas ». Sur l'île, la passe se monnaie autour de 10 euros et rien ne semble freiner le développement du tourisme sexuel. Des filles de plus en plus jeunes, souvent mineures, se prostituent. Et la police reste inactive ou impuissante face à ce fléau.
De son côté, la population locale, se sentant exploitée, est aujourd'hui à bout de nerf. Et il lui arrive de rendre la justice elle-même, jusqu'au lynchage en place publique, transformant ce paradis naturel en un baril de poudre prêt à exploser.
Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html#ixzz3plQBe8QD
Séjour en Algarve en février/mars English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons effectuer un séjour de deux ou trois semaines en Algarve en février/mars 2016. Cependant, nous hésitons sur le choix de la ville de destination. Compte tenu de la période, nous aimerions un endroit où il y ait quand même une certaine animation (je ne parle pas de night-clubs mais plutôt des restaurants, bars ...). En clair nous ne souhaitons pas nous retrouver tous seuls dans un village déserté ! Nous pensons par exemple à Albufeira sans doute trop touristique en été mais qui pourrait convenir à cette période de l'année. Qu'en pensez-vous ? Je précise que nous serons motorisés. Merci de nous donner votre avis.
Christian.
Nous souhaitons effectuer un séjour de deux ou trois semaines en Algarve en février/mars 2016. Cependant, nous hésitons sur le choix de la ville de destination. Compte tenu de la période, nous aimerions un endroit où il y ait quand même une certaine animation (je ne parle pas de night-clubs mais plutôt des restaurants, bars ...). En clair nous ne souhaitons pas nous retrouver tous seuls dans un village déserté ! Nous pensons par exemple à Albufeira sans doute trop touristique en été mais qui pourrait convenir à cette période de l'année. Qu'en pensez-vous ? Je précise que nous serons motorisés. Merci de nous donner votre avis.
Christian.
Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Low cost Thaïlande English translation pending
Pour information, certaines compagnies low cost qui opèrent des vols intérieurs de la Thailande ne repondent plus aux standards de securité aérienne, négociations en cours pour éviter d'être mis en black list. Prenons des précautions, entre le tout moins cher et les plus cher, je prendrai le prix moyen.
Sapa-Dien Bien Phu à moto English translation pending
Nouvelle petite balade en moto, cette fois-ci entre Sapa (toujours sympa, merci !) et Dien Bien Phu. Commencé par Sapa-Phong Tho, maintenant appelé PASO (les noms des bourgs du coin, c’est tout un poème vu que les zozotaurités ont changé tous les noms depuis que la superbe vallée du Lai Chau des français a été noyée sous les eaux d’un barrage donc l’ancien Tien Binh près de Sapa s’appelle maintenant Tam Duong, l’ancien Tam Duong est Lai Chau (moche !), Phong Tho, c’est Paso et le Lai Chau des Français, c’est Muong Lai.
PASO - SIN HO – MUONG LAI
A Paso, l’hôtel Lan Anh est impec comme toujours (de toute façon, il n’y a que ça, donc ….). Le lendemain, Paso-Sin Ho pour la marché du dimanche (la belle route de montagne prend à gauche à 5 km à l’ouest de Paso) ; marché sympa mais pas facile de faire des photos des indigènes, ils n’aiment pas et en plus, la plupart des femmes ont leur casque de moto perché sur leur chignon, ça nuit à l’authenticité !) j’ai répéré un bon hôtel en face du marché, le Phuc Tho patronne très sympa 200 000 D.
Muong Lai, c’est curieux je m’attendais à ce que le gouvernement aient relogé les locaux dans des baraques en béton, mais il semble que les locaux aient démonté leurs maisons thaïes sur pilotis et les ont remontées au dessus de la ligne des eaux en tout cas, quelques bâtiments modernes et tout le reste, des vieille maisons thaïes. Désert gastronomique ! Arrivé à Muong Lai, j’ai décidé tout d’un coup de continuer sur Dien Bien Phu, où je n’avais pas mis les pieds depuis 8 ou 9 ans.
DIEN BIEN (PHU)
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire des généraux français après que de Lattre soit mort et Salan parti ; comme l’a dit Bigeard, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » Les fameuses collines, ce sont des buttes dont la plus haute, Eliane 2, ne doit pas faire 300 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que les viets allaient se cacher dedans et dominer de toutes parts nos positions. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 57 jours de bombardement jour et nuit !
En fait, le scandale de la bataille est quadruple :
- Contrairement à toutes les règles militaires élémentaires, les « Chefs » ont parachuté nos meilleures troupes, plus de 15 000 hommes, dans une cuvette au beau milieu d’une région complètement occupée par l’ennemi, donc sans aucune possibilité de les en sortir pour les ramener dans le Delta, sauf en cas de victoire française totale (et encore, il aurait fallu le faire par avion et ramener 10-15 000 par avion est un sacré problème logistique !).
- N’importe quel stratège, même en chambre, sait qu’on ne s’installe jamais dans une cuvette ou vallée sans occuper les montagnes qui l’entourent or nous n’avions pas assez de troupes pour le faire. Le raisonnement était 1). Que le Vietminh n’oserait pas attaquer une position aussi forte car il n’avait que peu d’artillerie et aucun expert en la matière, ou, que s’il attaquait, il serait liquidé à l’intérieur de la cuvette 2). Que c’était une position offensive, la pensée étant que, de nos positions, nos troupes « rayonneraient autour » pour contrer l’ennemi. Or, bien avant la bataille, nos soldats « rayonnant » dans les montagnes avoisinantes étaient décimés au bout de quelques kilomètres de jungle et, encore pire, l’Etat Major français a été informé que le Vietminh amenait de l’artillerie lourde, et pratiquement tous ceux qui connaissaient ce que voulait dire se battre contre les viets dans la jungle signifiait ont tous donné le même avis : « évacuez tout par avion avant qu’il ne soit trop tard », mais l’Etat Major n’a rien voulu savoir ni écouter.
- Enfin, le pire, quand la bataille a mal tourné, le Commandement a purement et simplement abandonné les troupes à leur sort, pensant que ce n’était que quelques milliers d’hommes et qu’il en restait 2-300 000 autres. Ils ont simplement oublié que c’était les seules troupes – parachutistes, légionnaires, et marocains - capables de se battre « à armes égales » contre le Vietminh.
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et la colline Eliane 2 (appelée A1 par les viets) à gauche du grand cimetière Viet, où les tranchées ont été reconstituées …en béton (même les sacs de sable sont en béton). Pas de cimetière français, mais une petite stèle près du PC de de Castries, payée de sa poche par un ancien légionnaire, allemand en plus. Un peu après la colline A1, nouveau musée très bien fait avec de nombreuses photos avec légendes en viet, anglais et français (dans un bâtiment rond horrible). Je vous signale que tous les sites à voir (la colline Eliane 2 appelée A1 par les viets, le musée et le QG de de Castries) ouvrent de 7h à 11h et de 14h30 à 18h (entrée pour chaque 15 000 D).
Dien Bien (et non Dien Bien Phu), c’est l’incompétence des autorités du Tourisme dans toute sa splendeur ! Aucune carte de DBP, même dans les grands hôtels personne à 10h du mat’ au soi-disant office du tourisme (il faut d’abord le trouver vuq e personne ne sait où il est), aucun panneau indicateur les sites de la bataille (ah si, un, et un rigolo : les locaux appellent « de Castri » le général de Castries (prononcé « de Castres » en français), et il y a un panneau pour son QG indiquant « Di Ca To Ri » ; bon, pour le trouver, vous allez au petit marché le long de la rivière, traversez le pont en bois, allez tout droit et 1ère petite route à gauche).
Pour dormir, je me suis fait plaisir au nouvel hôtel A1 juste au coin de la colline du même nom bon, 500 000 D la nuit mais une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Un tas de nha ngi sur la rue Nguyen Chi Thanh, parallèle à l’avenue principale Nguyen Giap, avec également de nombreux petits restaux DBP n’est pas un relais de gastronomes, ça en est déprimant! Avec mon grand nez, j’ai fini par en trouver un bon (le 2 soir car le 1er ….) sur Nguyen Chi Thanh, le Com Xo (recommandation : le poisson fumé et ensuite frit).
Je suis retourné au QG de Giap au village thaïe de Muong Phang ; Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille il étudiait la situation de Muong Phang au reçu des rapports de ses officiers. la vallée est toujours aussi belle pour y aller de DBP, vous prenez la route de Tuan Giao et tournez à droite au panneau Muong Phang; une fois dans le village, vous prenez à gauche au T et le QG est au bout de la rue pour revenir à Dien Bien, vous ne reprenez pas la route allant sur celle de Tuan Giao mais continuez tout droit (il y a un panneau « Dien Bien 25 km ») jolie petite route de montagne , compter une bonne heure. J’y ai doublé des centaines de soldats viets super-armés en exercice une chose m’étonne toujours beaucoup au Vietnam, c’est la force prodigieuse de gens qui sont gros comme des fourmis enceintes certains types portaient sur leur épaule, en pleine chaleur, une mitrailleuse lourde ou un mortier de 120 mm comme si c’était un petit sac de plage, et au pas Commando en plus. Je préférerais ne pas les avoir en face de moi, ça ne m’étonne pas que les chinois aient pris une belle dégelée en 1975 !
Pour info, le bus direct DBP-Luang Prabang part à 7h30 (495 000 D).
MUONG THE
J’y suis enfin allé le bout du monde viet, à 92 km à l’ouest de Muang Lai par une bonne et belle route qui surplombe la vallée de la rivière Da (la « rivière Noire » des français). On arrive dans un village où tout le monde (Thais Noir et h’mong) vous regarde car les touristes ne se bousculent pas. Il y a un grand hôtel d’état, avec un accueil épouvantable, donc je me suis trouvé une petite nha ngi, la Ngoc Hong juste avant le marché (une 2e un peu plus bas, la Quyng Bao) – 200 000 D. Pour manger, le com pho binh danh habituel, on finit par en avoir marre !!!!
J’ai continué un peu plus au nord, vers la frontière laotienne, au milieu de très beaux paysages de montagnes couvertes de forêt primaire. Du côté de Muong Nhé, accessible de DBP, le gouvernement est en train de développer un parc national de 75 000 ha (on dit que dans certains coins de la région, il y a encore des éléphants sauvages et des tigres).
Retour à Sapa et bus Sapa Express de 16h qui met 5h30 pour faire Sapa-Hanoi par la nouvelle route (avec arrêt d’une demi-heure pour diner dans un relais de gargottes où on ne mange pas si mal que ça). Grand bus super-confortable je ne prendrais jamais plus les trains de nuit !
PASO - SIN HO – MUONG LAI
A Paso, l’hôtel Lan Anh est impec comme toujours (de toute façon, il n’y a que ça, donc ….). Le lendemain, Paso-Sin Ho pour la marché du dimanche (la belle route de montagne prend à gauche à 5 km à l’ouest de Paso) ; marché sympa mais pas facile de faire des photos des indigènes, ils n’aiment pas et en plus, la plupart des femmes ont leur casque de moto perché sur leur chignon, ça nuit à l’authenticité !) j’ai répéré un bon hôtel en face du marché, le Phuc Tho patronne très sympa 200 000 D.
Muong Lai, c’est curieux je m’attendais à ce que le gouvernement aient relogé les locaux dans des baraques en béton, mais il semble que les locaux aient démonté leurs maisons thaïes sur pilotis et les ont remontées au dessus de la ligne des eaux en tout cas, quelques bâtiments modernes et tout le reste, des vieille maisons thaïes. Désert gastronomique ! Arrivé à Muong Lai, j’ai décidé tout d’un coup de continuer sur Dien Bien Phu, où je n’avais pas mis les pieds depuis 8 ou 9 ans.
DIEN BIEN (PHU)
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire des généraux français après que de Lattre soit mort et Salan parti ; comme l’a dit Bigeard, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » Les fameuses collines, ce sont des buttes dont la plus haute, Eliane 2, ne doit pas faire 300 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que les viets allaient se cacher dedans et dominer de toutes parts nos positions. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 57 jours de bombardement jour et nuit !
En fait, le scandale de la bataille est quadruple :
- Contrairement à toutes les règles militaires élémentaires, les « Chefs » ont parachuté nos meilleures troupes, plus de 15 000 hommes, dans une cuvette au beau milieu d’une région complètement occupée par l’ennemi, donc sans aucune possibilité de les en sortir pour les ramener dans le Delta, sauf en cas de victoire française totale (et encore, il aurait fallu le faire par avion et ramener 10-15 000 par avion est un sacré problème logistique !).
- N’importe quel stratège, même en chambre, sait qu’on ne s’installe jamais dans une cuvette ou vallée sans occuper les montagnes qui l’entourent or nous n’avions pas assez de troupes pour le faire. Le raisonnement était 1). Que le Vietminh n’oserait pas attaquer une position aussi forte car il n’avait que peu d’artillerie et aucun expert en la matière, ou, que s’il attaquait, il serait liquidé à l’intérieur de la cuvette 2). Que c’était une position offensive, la pensée étant que, de nos positions, nos troupes « rayonneraient autour » pour contrer l’ennemi. Or, bien avant la bataille, nos soldats « rayonnant » dans les montagnes avoisinantes étaient décimés au bout de quelques kilomètres de jungle et, encore pire, l’Etat Major français a été informé que le Vietminh amenait de l’artillerie lourde, et pratiquement tous ceux qui connaissaient ce que voulait dire se battre contre les viets dans la jungle signifiait ont tous donné le même avis : « évacuez tout par avion avant qu’il ne soit trop tard », mais l’Etat Major n’a rien voulu savoir ni écouter.
- Enfin, le pire, quand la bataille a mal tourné, le Commandement a purement et simplement abandonné les troupes à leur sort, pensant que ce n’était que quelques milliers d’hommes et qu’il en restait 2-300 000 autres. Ils ont simplement oublié que c’était les seules troupes – parachutistes, légionnaires, et marocains - capables de se battre « à armes égales » contre le Vietminh.
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et la colline Eliane 2 (appelée A1 par les viets) à gauche du grand cimetière Viet, où les tranchées ont été reconstituées …en béton (même les sacs de sable sont en béton). Pas de cimetière français, mais une petite stèle près du PC de de Castries, payée de sa poche par un ancien légionnaire, allemand en plus. Un peu après la colline A1, nouveau musée très bien fait avec de nombreuses photos avec légendes en viet, anglais et français (dans un bâtiment rond horrible). Je vous signale que tous les sites à voir (la colline Eliane 2 appelée A1 par les viets, le musée et le QG de de Castries) ouvrent de 7h à 11h et de 14h30 à 18h (entrée pour chaque 15 000 D).
Dien Bien (et non Dien Bien Phu), c’est l’incompétence des autorités du Tourisme dans toute sa splendeur ! Aucune carte de DBP, même dans les grands hôtels personne à 10h du mat’ au soi-disant office du tourisme (il faut d’abord le trouver vuq e personne ne sait où il est), aucun panneau indicateur les sites de la bataille (ah si, un, et un rigolo : les locaux appellent « de Castri » le général de Castries (prononcé « de Castres » en français), et il y a un panneau pour son QG indiquant « Di Ca To Ri » ; bon, pour le trouver, vous allez au petit marché le long de la rivière, traversez le pont en bois, allez tout droit et 1ère petite route à gauche).
Pour dormir, je me suis fait plaisir au nouvel hôtel A1 juste au coin de la colline du même nom bon, 500 000 D la nuit mais une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Un tas de nha ngi sur la rue Nguyen Chi Thanh, parallèle à l’avenue principale Nguyen Giap, avec également de nombreux petits restaux DBP n’est pas un relais de gastronomes, ça en est déprimant! Avec mon grand nez, j’ai fini par en trouver un bon (le 2 soir car le 1er ….) sur Nguyen Chi Thanh, le Com Xo (recommandation : le poisson fumé et ensuite frit).
Je suis retourné au QG de Giap au village thaïe de Muong Phang ; Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille il étudiait la situation de Muong Phang au reçu des rapports de ses officiers. la vallée est toujours aussi belle pour y aller de DBP, vous prenez la route de Tuan Giao et tournez à droite au panneau Muong Phang; une fois dans le village, vous prenez à gauche au T et le QG est au bout de la rue pour revenir à Dien Bien, vous ne reprenez pas la route allant sur celle de Tuan Giao mais continuez tout droit (il y a un panneau « Dien Bien 25 km ») jolie petite route de montagne , compter une bonne heure. J’y ai doublé des centaines de soldats viets super-armés en exercice une chose m’étonne toujours beaucoup au Vietnam, c’est la force prodigieuse de gens qui sont gros comme des fourmis enceintes certains types portaient sur leur épaule, en pleine chaleur, une mitrailleuse lourde ou un mortier de 120 mm comme si c’était un petit sac de plage, et au pas Commando en plus. Je préférerais ne pas les avoir en face de moi, ça ne m’étonne pas que les chinois aient pris une belle dégelée en 1975 !
Pour info, le bus direct DBP-Luang Prabang part à 7h30 (495 000 D).
MUONG THE
J’y suis enfin allé le bout du monde viet, à 92 km à l’ouest de Muang Lai par une bonne et belle route qui surplombe la vallée de la rivière Da (la « rivière Noire » des français). On arrive dans un village où tout le monde (Thais Noir et h’mong) vous regarde car les touristes ne se bousculent pas. Il y a un grand hôtel d’état, avec un accueil épouvantable, donc je me suis trouvé une petite nha ngi, la Ngoc Hong juste avant le marché (une 2e un peu plus bas, la Quyng Bao) – 200 000 D. Pour manger, le com pho binh danh habituel, on finit par en avoir marre !!!!
J’ai continué un peu plus au nord, vers la frontière laotienne, au milieu de très beaux paysages de montagnes couvertes de forêt primaire. Du côté de Muong Nhé, accessible de DBP, le gouvernement est en train de développer un parc national de 75 000 ha (on dit que dans certains coins de la région, il y a encore des éléphants sauvages et des tigres).
Retour à Sapa et bus Sapa Express de 16h qui met 5h30 pour faire Sapa-Hanoi par la nouvelle route (avec arrêt d’une demi-heure pour diner dans un relais de gargottes où on ne mange pas si mal que ça). Grand bus super-confortable je ne prendrais jamais plus les trains de nuit !
Excursions de croisière en Israël, Oman, Seychelles et Madagascar: quels conseils? English translation pending
Bonjour à tous, nous partons bientôt pour une belle croisière de Marseille sur le Costa Néoromantica avec des nouvelles escales pour nous, comme 2 jours à Eilat en Israël (assez loin de Jérusalem), 1 jour à Aqaba (Jordanie), 1 jour à Salaala ( Oman), 2 jour à Victori (Seychelles), 1 jour à Diego Suarez (Madagascar) et terminus à Saint denis de la Réunion.
Les excursions organisées par Costa pour ses escales sont intéressantes, mais horriblement chères! Y en a t'il parmi vous qui sont déjà allé dans ses ports et qui peuvent nous conseiller afin de nous organiser nous même pour voir de belles choses?
Par exemple, à Eilat, y a t'il des moyens de transport pour faire un aller retour sur Jérusalem?
Dans ses Pays, acceptent t'on l'Euro?
Merci d'avance et bonne journée à tous.
Foxpyzy