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Voyage entre potes en Thaïlande: budget, endroits pour sortir...? English translation pending
bonjour
voila moi et mes amis voudrons partir en thailande ( pattaya) pendant 2 semaines soit pendant les vacances de février soit pendant les vacances d'avril nous ne connaissons rien a la thailande , ont a entre 18 et 20 ans, ont desirent un peu partir à l'aventure durant ces 2 semaines nous désirons bien profiter ( fille, alccool, boite, tatoo etc etc ...) quel budget vous nous consseilez de prendre ? quel endrois a pattaya nous conseillez vous pour s'amuser , pour se faire tatooter, pour louer un hotel , un scooter ou une voiture ou aller a part pattaya pour s'amuser ont voudraient partir sans bagage juste avec de l'argent et nos billets d'avion au retour la douane est-elle strict si ont ramenent des habits ?
merci de votre aide
voila moi et mes amis voudrons partir en thailande ( pattaya) pendant 2 semaines soit pendant les vacances de février soit pendant les vacances d'avril nous ne connaissons rien a la thailande , ont a entre 18 et 20 ans, ont desirent un peu partir à l'aventure durant ces 2 semaines nous désirons bien profiter ( fille, alccool, boite, tatoo etc etc ...) quel budget vous nous consseilez de prendre ? quel endrois a pattaya nous conseillez vous pour s'amuser , pour se faire tatooter, pour louer un hotel , un scooter ou une voiture ou aller a part pattaya pour s'amuser ont voudraient partir sans bagage juste avec de l'argent et nos billets d'avion au retour la douane est-elle strict si ont ramenent des habits ?
merci de votre aide
Rumeur: amélioration du statut Platinum du programme Flying Blue English translation pending
Il y a des rumeurs que FlyingBlue va améliorer les prestations et bénéfices pour les membres Platinum du programme FlyingBlue. Des coupons de surclassement seraient un des éléments.
Qqn "à l'intérieur" a plus d'infos qui peuvent être partagées?
Ce serait une extrêmement bonne nouvelle. Platinum ne se différencie que très peu du statut Gold et par rapport aux avantages proposés par d'autres programmes est plutôt moyen.
Qqn "à l'intérieur" a plus d'infos qui peuvent être partagées?
Ce serait une extrêmement bonne nouvelle. Platinum ne se différencie que très peu du statut Gold et par rapport aux avantages proposés par d'autres programmes est plutôt moyen.
Itinéraire Yellowstone et l'Ouest américain en quatre semaines English translation pending
Bonjour à tous!
L'été prochain, nous partons (couple d'amoureux) aux États-Unis pour 4 semaines.
Après pas mal de réflexion, et multiples mises à jours, j'aimerais vos avis et conseils sur l'itinéraire suivant: Mardi 19/07: Vol Bruxelles/Los Angeles (on arriverait à minuit le mardi soir...). Me 20/07: Los Angeles: Farniente sur la plage de Malibu, et remise du décalage horaire. Je 21/07: Los Angeles: visite des studios à Hollywood Ve 22/07: Avion pour Jackson Hole (Vol LA/JH via à Salt Lake City), location de voiture, (rodéo?), nuit à Jackson Hole Sa 23/07: Voiture direction Yellowstone via Gran Teton. Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone. Di 24/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Lu 25/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Ma 26/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Me 27/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Je 28/07: Avion pour Las Vegas (Vol JH/LV via Salt Lake City), location de voiture à LV, nuit à LV Ve 29/07 Visite de LV, Cirque du Soleil, nuit à LV. Sa 30/07: Voiture (5h00) direction Grand Canyon, nuit à GC. Étape à Williams pour le train à vapeur. Di 31/07: Visite du Grand Canyon (rafting?), nuit à GC Lu 01/08: Départ le matin, voiture (3h30) direction Monument Valley puis visite de Monument Valley (balade à cheval?), nuit à MV Ma 02/08: Départ le matin, voiture (2h20) direction Page, visite du Lac Powell (la balade en bateau vaut le coup?), nuit à Page Me 03/08: Voiture (3h10) direction Bryce Canyon, visite de Bryce Canyon, nuit à Bryce Canyon Je 04/08: Visite de Bryce Canyon puis voiture (4h40) direction LV, nuit à LV. On pourrait faire Zion, mais ça commence à faire beaucoup de balades et j'ai lu pas mal de posts où les gens étaient déçus. Ve 05/08: Visite de LV puis voiture (3h30) direction de Death Valley pour le coucher du soleil, nuit à Death Valley Sa 06/08: Visite de Death Valley (lever du soleil) puis voiture (4h50) direction Mammoth Lake, nuit à Mammoth Lake Di 07/08: Voiture (2h20) direction Yosemite (détour par la ville fantôme Body?), visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Lu 08/08: Visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Ma 09/08: Voiture (3h40) direction San Francisco, visite de San Francisco, nuit à San Francisco Me 10/08: Visite d'Alcatraz, nuit à San Francisco Je 11/08: Voiture (2h10) direction Monterey, visite de l'aquarium, nuit à Monterey Ve 12/08: Voiture (2h40) direction San Luis, nuit à San Luis Sa 13/08: Voiture (2h00) direction Santa Barbara, nuit à Santa Barbara Di 14/08: Voiture (2h00) direction LA, nuit à LA Lu 15/08: Parc d'attraction Sixflag, nuit à LA Ma 16/08: Vol LA/Bruxelles Mes questions: 1: Nous ne sommes pas de grands randonneurs. J'hésite à enlever une nuit au Yosemite, pour rajouter une étape à Williams ou au grand canyon. 2: Pour le Grand Canyon: est-ce que faire du rafting sur le colorado vaut le coup? Je précise qu'on est plus branché "rafting qui bouge avec des rapides" que balade sur l'eau où on irait plus vite à pied... 3: auriez-vous des conseils pour varier un peu les plaisirs: les grands parcs se font surtout à pied, mais j'ai peur que faire 2 semaines de "balades", ça fasse beaucoup. Je rajouterais bien des activités (rafting, cheval, ou autre...) qui permettraient de profiter de la splendeur des parcs autrement... des idées? 4: Pour Yellowstone: est-ce que ça vaut le coup d'aller à Cody pour le rodéo? Je crois qu'il y en a à Jackson hole... 5: A priori, on arriverait à LA à minuit... est-ce grave? 6: Est-ce que la ville fantôme vers mammoth lake vaut le coup?( c'est body je crois, et ça fait un petit détour) 7: des suggestions?
Merci d'avance pour tous les conseils!
L'été prochain, nous partons (couple d'amoureux) aux États-Unis pour 4 semaines.
Après pas mal de réflexion, et multiples mises à jours, j'aimerais vos avis et conseils sur l'itinéraire suivant: Mardi 19/07: Vol Bruxelles/Los Angeles (on arriverait à minuit le mardi soir...). Me 20/07: Los Angeles: Farniente sur la plage de Malibu, et remise du décalage horaire. Je 21/07: Los Angeles: visite des studios à Hollywood Ve 22/07: Avion pour Jackson Hole (Vol LA/JH via à Salt Lake City), location de voiture, (rodéo?), nuit à Jackson Hole Sa 23/07: Voiture direction Yellowstone via Gran Teton. Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone. Di 24/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Lu 25/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Ma 26/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Me 27/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Je 28/07: Avion pour Las Vegas (Vol JH/LV via Salt Lake City), location de voiture à LV, nuit à LV Ve 29/07 Visite de LV, Cirque du Soleil, nuit à LV. Sa 30/07: Voiture (5h00) direction Grand Canyon, nuit à GC. Étape à Williams pour le train à vapeur. Di 31/07: Visite du Grand Canyon (rafting?), nuit à GC Lu 01/08: Départ le matin, voiture (3h30) direction Monument Valley puis visite de Monument Valley (balade à cheval?), nuit à MV Ma 02/08: Départ le matin, voiture (2h20) direction Page, visite du Lac Powell (la balade en bateau vaut le coup?), nuit à Page Me 03/08: Voiture (3h10) direction Bryce Canyon, visite de Bryce Canyon, nuit à Bryce Canyon Je 04/08: Visite de Bryce Canyon puis voiture (4h40) direction LV, nuit à LV. On pourrait faire Zion, mais ça commence à faire beaucoup de balades et j'ai lu pas mal de posts où les gens étaient déçus. Ve 05/08: Visite de LV puis voiture (3h30) direction de Death Valley pour le coucher du soleil, nuit à Death Valley Sa 06/08: Visite de Death Valley (lever du soleil) puis voiture (4h50) direction Mammoth Lake, nuit à Mammoth Lake Di 07/08: Voiture (2h20) direction Yosemite (détour par la ville fantôme Body?), visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Lu 08/08: Visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Ma 09/08: Voiture (3h40) direction San Francisco, visite de San Francisco, nuit à San Francisco Me 10/08: Visite d'Alcatraz, nuit à San Francisco Je 11/08: Voiture (2h10) direction Monterey, visite de l'aquarium, nuit à Monterey Ve 12/08: Voiture (2h40) direction San Luis, nuit à San Luis Sa 13/08: Voiture (2h00) direction Santa Barbara, nuit à Santa Barbara Di 14/08: Voiture (2h00) direction LA, nuit à LA Lu 15/08: Parc d'attraction Sixflag, nuit à LA Ma 16/08: Vol LA/Bruxelles Mes questions: 1: Nous ne sommes pas de grands randonneurs. J'hésite à enlever une nuit au Yosemite, pour rajouter une étape à Williams ou au grand canyon. 2: Pour le Grand Canyon: est-ce que faire du rafting sur le colorado vaut le coup? Je précise qu'on est plus branché "rafting qui bouge avec des rapides" que balade sur l'eau où on irait plus vite à pied... 3: auriez-vous des conseils pour varier un peu les plaisirs: les grands parcs se font surtout à pied, mais j'ai peur que faire 2 semaines de "balades", ça fasse beaucoup. Je rajouterais bien des activités (rafting, cheval, ou autre...) qui permettraient de profiter de la splendeur des parcs autrement... des idées? 4: Pour Yellowstone: est-ce que ça vaut le coup d'aller à Cody pour le rodéo? Je crois qu'il y en a à Jackson hole... 5: A priori, on arriverait à LA à minuit... est-ce grave? 6: Est-ce que la ville fantôme vers mammoth lake vaut le coup?( c'est body je crois, et ça fait un petit détour) 7: des suggestions?
Merci d'avance pour tous les conseils!
Quitter le Québec pour aller vivre en Belgique English translation pending
Bonjour les amis,
Je suis nouvelle sur ce forum, et je voulais me renseigner sur les conditions pour aller s'installer en Belgique, je voulais savoir si mon mari en tant que canadien peut travailler en Belgique ? si quelqu'un peut me donner des informations sur le permis de travail pour les canadiens qui désirent travailler en Belgique, est ce qu'il peut postuler a une offre d'emploi sur des sites internet directement ? sa demande sera prise en considération vu que c'est un canadien qui postule pour un poste en Belgique?
Merci a tous
Bonne année 2011.🙂

Je suis nouvelle sur ce forum, et je voulais me renseigner sur les conditions pour aller s'installer en Belgique, je voulais savoir si mon mari en tant que canadien peut travailler en Belgique ? si quelqu'un peut me donner des informations sur le permis de travail pour les canadiens qui désirent travailler en Belgique, est ce qu'il peut postuler a une offre d'emploi sur des sites internet directement ? sa demande sera prise en considération vu que c'est un canadien qui postule pour un poste en Belgique?
Merci a tous
Bonne année 2011.🙂


Idées de visites et activités dans la région de Moab? (États-Unis) English translation pending
A la fin mars... on visitera enfin la région de Moab. On partira de Denver et on a 8 jours à passer dans la région.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
Conseils sur mon itinéraire de dix-sept jours de Calgary à Vancouver? English translation pending
Bonjour, j'ai bien lu la plupart des discussions sur les voyages dans l'ouest canadien, et je vous demande de me conseiller sur mon planning.
Ce qui me chiffonne, c'est de savoir si on ne reste pas trop longtemps au même endroit, sachant que nous sommes de "petits marcheurs". Mon mari est cardiaque et très vite essoufflé.
Voici ce qu'on a déjà programmé:
J1 Arrivée 10 juin 2011 CALGARY nuit Calgary J2 départ CALGARY arrivée BANFF nuit BANFF J3 visiter LAKE LOUISE et retour nuit BANFF J4 départ BANFF arrivée JASPER nuit JASPER J5 JASPER J6 départ JASPER arrivée CLEARWATER nuit CLEARWATER J7 CLEARWATER J8 CLEARWATER J9 départ CLEARWATER arrivée WHISTLER nuit WHISTLER J10 départ WHISTLER arrivée CAMPBELL RIVER nuit CAMPBELL RIVER J11 CAMPBELL RIVER J12 départ CAMPBELL RIVER arrivée TOFINO nuit TOFINO J13 TOFINO J14 départ TOFINO arrivée VICTORIA nuit VICTORIA J15 VICTORIA J16 départ VICTORIA arrivée VANCOUVER nuit VANCOUVER J17 départ VANCOUVER arrivée Montréal
Autres questions: 1.est ce que c'est une bonne période pour aller dans les Rocheuses ou faudrait-il repousser ce voyage à mi-juin? 2. Les agences nous disent qu'il faut impérativement réserver les hôtels car peu d'infrastructure et ils sont souvent complet. Pensez vous que ce soit nécessaire? Nous préférons être libre de nos mouvements et s'il fait mauvais, pouvoir repartir ailleurs. Merci pour vos réponses, et Bonne Année à tous les membres du forum!!😏 amicalement Martine
J1 Arrivée 10 juin 2011 CALGARY nuit Calgary J2 départ CALGARY arrivée BANFF nuit BANFF J3 visiter LAKE LOUISE et retour nuit BANFF J4 départ BANFF arrivée JASPER nuit JASPER J5 JASPER J6 départ JASPER arrivée CLEARWATER nuit CLEARWATER J7 CLEARWATER J8 CLEARWATER J9 départ CLEARWATER arrivée WHISTLER nuit WHISTLER J10 départ WHISTLER arrivée CAMPBELL RIVER nuit CAMPBELL RIVER J11 CAMPBELL RIVER J12 départ CAMPBELL RIVER arrivée TOFINO nuit TOFINO J13 TOFINO J14 départ TOFINO arrivée VICTORIA nuit VICTORIA J15 VICTORIA J16 départ VICTORIA arrivée VANCOUVER nuit VANCOUVER J17 départ VANCOUVER arrivée Montréal
Autres questions: 1.est ce que c'est une bonne période pour aller dans les Rocheuses ou faudrait-il repousser ce voyage à mi-juin? 2. Les agences nous disent qu'il faut impérativement réserver les hôtels car peu d'infrastructure et ils sont souvent complet. Pensez vous que ce soit nécessaire? Nous préférons être libre de nos mouvements et s'il fait mauvais, pouvoir repartir ailleurs. Merci pour vos réponses, et Bonne Année à tous les membres du forum!!😏 amicalement Martine
Où faire un voyage au Québec avant d'y vivre? English translation pending
Bonjour,
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
Où loger au Caire avec des parents pratiquants? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais accompagner mes parents en arabie saoudite avec des tarifs réduits (je le pouvais!!!!), mais mon projet tombe à l'eau car il faut réserver obligatoirement dans une agence pour obtenir le visa pour la mecque. Donc, à court d'idée, mes parents m'ont demandé "le caire". Alors voilà, je souhaiterai nous loger pas très loin d'une mosquée et dans un quartier poupulaire et sympatique (souk, café, restos etc.. comme au maroc) à des prix pas trop chers, du 15 janvier au 21 soit 7j. Je précise juste, mes parents ne voyagent jamais. J'aimerais vraiment leur faire plaisir.... MERCI A TOUS ET A TOUTES....
Je voulais accompagner mes parents en arabie saoudite avec des tarifs réduits (je le pouvais!!!!), mais mon projet tombe à l'eau car il faut réserver obligatoirement dans une agence pour obtenir le visa pour la mecque. Donc, à court d'idée, mes parents m'ont demandé "le caire". Alors voilà, je souhaiterai nous loger pas très loin d'une mosquée et dans un quartier poupulaire et sympatique (souk, café, restos etc.. comme au maroc) à des prix pas trop chers, du 15 janvier au 21 soit 7j. Je précise juste, mes parents ne voyagent jamais. J'aimerais vraiment leur faire plaisir.... MERCI A TOUS ET A TOUTES....
Dakhla et les San Cho... (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Où es-tu Dakhla la tranquille, Dakhla la sereine, Dakhla la secrète, Dakhla la splendide ? Tu risques d’être envahie par le Sud, mais aussi par le Nord……… Bientôt, les avenues de Dakhla n’en pourront plus de ce flot continu de véhicules crachant leurs volutes de gaz carbonique. Le goudron entre Nouadhibou et Nouakchott t’a mise à 5 heures de Nouadhibou et à 10 heures de Nouakchott. Dakhla, qui était auparavant une impasse pour les véhicules non équipés de 4 roues motrices, risque de voir arriver des véhicules motorisés de toute nature souhaitant se rendre en Mauritanie, voire au Sénégal. Et je peux vous confirmer, pour y être allé en récemment, que Nouadhibou est aujourd’hui saturée de véhicules, ce qui n’était pas le cas avant l’avènement du goudron. Pour l’heure, Dakhla n’en est pas là, cette ville dégage toujours presque autant de pureté, de majesté, de beauté pure. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Cette invasion débonnaire est principalement l’œuvre des San Cho. Des quoi ??? Bah, des San Cho, les Sandales Chaussettes ! Vous savez bien, ces baroudeurs hors pair, circulant dans des maisons roulantes invariablement et désespérément blanches, comme assorties à leurs cheveux. Tels des oiseaux migrateurs fuyant l’Europe en hiver, ils envahissent Essaouira, Taghazout, Agadir, Tan Tan, Lâayoune, et osent même descendre jusqu’à Dakhla dès que les frimas Européens réveillent les rhumatismes de ces retraités intrépides. Jusqu’en 2006, Dakhla était la quête ultime des plus audacieux, une minorité, leur frêle vaisseau d’aventures ne pouvant aller plus au Sud pour affronter les rigueurs du désert. Depuis l’arrivée du goudron en Mauritanie, il n’y a plus que 4 kilomètres de piste caillouteuse à la frontière pour les freiner, autant dire rien ! S’il faut mettre une heure, même les moins téméraires le feront, mais vaille que vaille ils franchiront cet obstacle pour arriver à Nouadhibou, et ensuite à Nouakchott, voire même à Dakar puisque aujourd’hui, il est possible de relier Tanger à Dakar par le goudron. De quel droit puis-je me moquer de ces aventuriers du bout du monde ? Et d’ailleurs, l’heure de la retraite n’est plus si éloignée pour moi, je pourrai même finir pire que mes San Cho préférés. Dans un grand moment de déprime, je serai même capable d’acheter un camping-car, voire de me balader en permanence en short et en s…… ? Non, pas ça, je ne porte JAMAIS de chaussettes dans mes sandales !!! @+
Où es-tu Dakhla la tranquille, Dakhla la sereine, Dakhla la secrète, Dakhla la splendide ? Tu risques d’être envahie par le Sud, mais aussi par le Nord……… Bientôt, les avenues de Dakhla n’en pourront plus de ce flot continu de véhicules crachant leurs volutes de gaz carbonique. Le goudron entre Nouadhibou et Nouakchott t’a mise à 5 heures de Nouadhibou et à 10 heures de Nouakchott. Dakhla, qui était auparavant une impasse pour les véhicules non équipés de 4 roues motrices, risque de voir arriver des véhicules motorisés de toute nature souhaitant se rendre en Mauritanie, voire au Sénégal. Et je peux vous confirmer, pour y être allé en récemment, que Nouadhibou est aujourd’hui saturée de véhicules, ce qui n’était pas le cas avant l’avènement du goudron. Pour l’heure, Dakhla n’en est pas là, cette ville dégage toujours presque autant de pureté, de majesté, de beauté pure. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Cette invasion débonnaire est principalement l’œuvre des San Cho. Des quoi ??? Bah, des San Cho, les Sandales Chaussettes ! Vous savez bien, ces baroudeurs hors pair, circulant dans des maisons roulantes invariablement et désespérément blanches, comme assorties à leurs cheveux. Tels des oiseaux migrateurs fuyant l’Europe en hiver, ils envahissent Essaouira, Taghazout, Agadir, Tan Tan, Lâayoune, et osent même descendre jusqu’à Dakhla dès que les frimas Européens réveillent les rhumatismes de ces retraités intrépides. Jusqu’en 2006, Dakhla était la quête ultime des plus audacieux, une minorité, leur frêle vaisseau d’aventures ne pouvant aller plus au Sud pour affronter les rigueurs du désert. Depuis l’arrivée du goudron en Mauritanie, il n’y a plus que 4 kilomètres de piste caillouteuse à la frontière pour les freiner, autant dire rien ! S’il faut mettre une heure, même les moins téméraires le feront, mais vaille que vaille ils franchiront cet obstacle pour arriver à Nouadhibou, et ensuite à Nouakchott, voire même à Dakar puisque aujourd’hui, il est possible de relier Tanger à Dakar par le goudron. De quel droit puis-je me moquer de ces aventuriers du bout du monde ? Et d’ailleurs, l’heure de la retraite n’est plus si éloignée pour moi, je pourrai même finir pire que mes San Cho préférés. Dans un grand moment de déprime, je serai même capable d’acheter un camping-car, voire de me balader en permanence en short et en s…… ? Non, pas ça, je ne porte JAMAIS de chaussettes dans mes sandales !!! @+
Efficacité d'un chargeur éolien pour vélo? English translation pending
Que penser d'un chargeur éolien pour vélo ? Efficace ? Si oui, pour quels types d'appareils ?
Qui en a fait l'expérience ?
Merci de vos réponses.
Cordialement
"Road trip" dans l'Ouest américain: combien de temps sur chaque sites? English translation pending
Bonjour,
Je pars 19 jours au mois de mai dans l'ouest des État-unis, c'est la première fois que j'organise un tel voyage.
J'ai du mal à calculer combien de temps prévoir pour chaque site de mon road trip, si des connaisseurs pouvaient m'aider...
Donc j'atterris à Las Vegas le jeudi 12 mai au soir
Puis Grand Canyon du Colorado Page et le lac Powell Monument Valley Moab et Arches National Park Canyonlands National Park retour sur Las Vegas Death Valley Yosemite Vol intérieur Fresno-Salt Lake City Yellowstone Retour en France depuis Salt Lake City le 29 après-midi
Voilà j'espère avoir à lire vos différents avis très bientôt
Je pars 19 jours au mois de mai dans l'ouest des État-unis, c'est la première fois que j'organise un tel voyage.
J'ai du mal à calculer combien de temps prévoir pour chaque site de mon road trip, si des connaisseurs pouvaient m'aider...
Donc j'atterris à Las Vegas le jeudi 12 mai au soir
Puis Grand Canyon du Colorado Page et le lac Powell Monument Valley Moab et Arches National Park Canyonlands National Park retour sur Las Vegas Death Valley Yosemite Vol intérieur Fresno-Salt Lake City Yellowstone Retour en France depuis Salt Lake City le 29 après-midi
Voilà j'espère avoir à lire vos différents avis très bientôt
Compte-rendu de voyage Tanzanie/Zanzibar en novembre 2010 English translation pending
Chères et chers amis de VF,
Voici le compte-rendu de mon dernier voyage d'un mois fait en Tanzanie et Zanzibar en Oct/Nov 2010.Vols : départ le 23/10/2010 -Luxembourg (j'habite le Nord-Est) /Amsterdam / Kilimandjaro avec KLM
retour le 20/11/2010 - Dar Es Salaam/ Amst / Luxbg avec KLM
prix 950 eur
Service : nickel, RAS, horaires respectés à +/- 15 min
2. Safari : du 25/10 au 1/11/20108 jours avec Greatzone Africa en camping et en individuel réservé sur internet et acompte envoyé avant le départ.Parcs du Nord : Tarangire, Lac Manyara, Eyasi, Lac Natron, Ngorongoro, Serengeti.Prix : 2400 Usd (+/- 1900 Eur) incluant toutes les visites (dixit le contrat) avec eau minérale fournie (à volonté), nourriture, entrée des parcs, accueil à l'aéroport et transfert à mon hotel à Arusha.Véhicule en bon état (Land-Rover 4x4) quoique ancien. Idem pour le matos de camping assez basique comparé à d'autres TO que j'ai pu croiser. Du camping un peu rustique mais relativement confortable : matelas et oreiller dans la tente.1 "guide-chauffeur" et un cuisinier : je mets guide entre guillemets car Swally, très sympa au demeurant, était plus chauffeur que guide. En effet à chaque étape où il y a avait 1 ballade particulière prévue (lac Natron, village Masaï, tribus Hadzabe, Lac Manyara) il "sous-traita" la prestation avec 1 guide local. Jusque là pas de souci sauf que les guides locaux me réclamèrent à chaque fois de les rémunérer pour leur travail, ce que je trouve normal. Par contre ce qui l'était moins c'est que l'on m'a vendu un tour incluant 1 guide et toutes les visites. Finalement j'ai quand même rétribué certains d'entre eux qui méritaient, eu égard à leur dévouement et sympathie une récompense.Les parcs : Le Ngorongoro est celui que j'ai le moins apprécié. Je trouve, mais ce n'est que mon avis, que ce qui est écrit et dit sur ce parc est surfait.Le Tarangire, Natron et Manyara sont, à mon avis, de bien plus jolis endroits et parcs que le Ngorongoro Le Serengeti : un peu déçu par les paysages un peu mornes mais par contre 1 régal pour l'observation de la faune, beaucoup d'animaux. J'ai même pu assister à l'attaque de 15 lions sur un énorme buffle juste devant mon véhicule. C'était saisissant et impressionnant. De la pitié pour ce pauvre buffle car il a bien souffert avant d'être mis à mort. Mais bon c'est la loi de la nature et elle prend tout son sens dans les parcs Tanzaniens. J'ai également vu des léopards, guépards et autres Rhinos.La cuisine : Joseph, le cuisto, très jovial et je le remercie pour l'ambiance qu'il a apporté tout au long du safari. Nous avons bien mangé. Les plats et les "lunch*box" n'étaient pas très variés ni équilibrés mais toujours bien préparés et quantité très suffisante. L'eau était à volonté mais contrairement à ce qui m'avait été confirmé dans le contrat elle n'a jamais été réfrigérée et donc consommée à température ambiante : ok le matin jusqu'à 10h00 et carrément chaude en fin de journée. Il y avait bien une glacière mais pas de glace ou de branchement possible sur la prise allume-cigare de la voiture. Ce n'est pas grave en soi, c'est l'aventure ! et suis en camping mais je mettrai un 2e point négatif à Greatzone pour ne pas avoir été transparant sur ce point.Les camps : du bon et du mauvais. Certains camps publiques assez sales comme celui du Ngorongoro : sanitaires dégueulasses, douches bouchées, le hangar où tous les groupes mangent ensemble qui fait usine à touristes, camp bruyant du fait de la promiscuité et du non respect de certains touristes pour les autres. Par contre j'ai adoré le camp du lac Natron car en plein pays Masaï et jouxtant un village. Situé au pied d'un volcan dans de magnifiques paysages. De plus l'accueil par les Masaï qui s'occupaient du camp a été génial. Idem pour le camp du lac Eyasi, par-terre engazonné au milieu de la nature et de la végétation, de plus nous n'étions que nous 3 dans ce camp !Conclusion du safari :- 2 points négatifs pour Greatzone pour les visites guidées (voir ci-dessus) et pour la promesse non tenue de fournir de l'eau refroidie. Les points positifs sont le dévouement, l'accueil et la sympathie du personnel ainsi que le tarif. Greatzone pratique de bons tarifs mais in-fine on en a pour son argent. J'ai croisé pas mal de TO où j'ai pu m'apercevoir que la qualité de confort et de service m'a semblé bien meilleure mais le prix était en conséquence. Perso ce degré de confort me convenait parfaitement et je n'ai pas regretté mon choix. - choix des camps pas toujours top notamment les camps publiques (mais le tarif expliquant peut-être cela) - J'ai énormément apprécié le safari qui fut super. J'ai photographié dans de bonnes conditions un grand nombre d'animaux. J'ai beaucoup aimé de changer d'endroits tous les jours et la formule camping qui m'a permise d'être au plus proche de la nature. Attention quand même la nuit dans les camping qui ne sont pas entourés ce qui peut vous faire rencontrer des animaux en allant par exemple aux toilettes. Sortir donc avec sa lampe de poche et bien observer ce qui se passe.
3. Suite du voyage : itinéraire détaillé.Le 1.11 Serenti / Mwanza : A la sortie du Serengeti qui marque la fin de mon safari je me fais déposer à Lamadi petite ville située sur la route de Mwanza que je rejoins en bus en moins de 2 heures. Ville sympa au bord du lac Victoria. Pas grand chose à faire. Accueil vraiment sympa de la part des Tanzaniens. Surpris de ne voir aucun touriste blanc. Je décompresserai 2 jours (après le safari un peu fatiguant tout de même) dans cette ville. J'essaye de photographier le marché mais devant la réticence des gens je range mon boitier après 3 photos. Il y a eu les élections la veille dimanche et les gens ne parlent que de ça. Je sens qu'il y a une espèce d'agitation et de nervosité. Parfois des rassemblements de gens qui crient, scandent, manifestent. La police disperse par 2 fois à coup de grenades lacrimogènes la foule. Je me tiens en retrait des évènements et le soir reste dans mon petit hotel. Ce sera les seules manifestations qui je rencontrerai de tout mon séjour après les élections. Le lendemain tout était à nouveau calme.Le 4.11 Mwanza / Tabora : je décide de faire étape dans cette ville pour ne pas devoir faire trop d'heure de bus jusqu'à Dodoma. J'arriverai tard le soir car la piste est mauvaise et nous exploserons 1 roue du bus. Je ne verrai rien de l'endroit car je repars le lendemain matin. Accueil fort sympathique (encore une fois) des gens qui parlent rarement l'Anglais.Le 5.11 Tabora/Singida : Finalement je décide de ne pas aller directement à Dodoma mais de faire une halte à Singida. Je veux m'éviter de bouffer trop d'heures de bus. Départ 6h00 du mat. Tout de suite je m'aperçois que j'ai tiré le gros lot : mauvaise place (siége au fond sur la roue arrière gauche) et le chauffeur carrément un dingue de la route. Je m'attends à souffrir. La piste est mauvaise et nous bouffons (comme depuis le début de mon voyage) beaucoup de poussière. Je fais des bonds jusqu'au plafond tellement le bus saute sur les bosses, rentre dans les nids de poule bien aidé par la vitesse excessive adoptée par ce chauffeur inconscient. Le bus est bondé, beaucoup d'enfants à bord mais cela ne freine pas les ardeurs de ce pseudo chauffeur. Il roule, que dis-je pilote comme 1 dératé à grands coups de volant son engin en mauvais état. Je sais qu'il y a 2 heures de piste avant de rejoindre le croisement de Nzega et la route asphaltée. Je souffre, prends des secousses, des coups et mon dos commence à me faire mal. Des gens parfois crient en se prenant les coups. Je me dis à plusieurs reprises que c'est impossible à cette vitesse de ne pas avoir un accident ou une casse mécanique. Je suis incrédule devant une telle inconscience et stupidité de ce chauffeur. Finalement après 1 heure de cauchemar nous entendons un fracas énorme, un bruit d'enfer. Que se passe t-il ? le chauffeur perd le contrôle du véhicule ? nous partons au ravin ? nous allons nous retourner ? le bus s'est soudainememt déséquiéibré et penche fortement sur ma droite. Je ne vois plus rien au dehors tant il y a une poussière énorme à l'extérieur. J'ai peur du tonneau tellement le bus penche. Finalement après 1 temps qui m'a semblé une éternité, nous nous immobilisons. Des personnes sautent par les fenêtres du bus, mais globalement il n'y a pas de panique. On ne voit toujours rien au dehors. J'analyse rapidement la situation : pas de blessé, pas d'odeur d'essence, pas de fumée. Je me dis "pas de panique". J'évacue normalement le bus avec le reste des passagers. En descandant du bus par la porte qui a du mal à s'ouvrir je constate l'ampleur des dégâts. Il n'y a plus de train arrière droit. Tout a été arraché : les doubles roues arrières ne sont plus là, plus de moyeu de roue, de freins, l'arbre de transmission est arraché et traîne sur la piste ainsi qu'une grosse tâche d'huile. Je constate que le bus s'est traîné sans ses roues arrières sur quelques dizaines de mêtres. Il est 7h00 du mat et je suis parti depuis 1 heure. 2 gars récupèrent les roues dans les arbres 200 m plus loin. Et là, incroyable mais vrai, ils sortent le cric et une boite à outils et commencent à démonter ce qui n'a pas été arraché. Cela fait 3 heures maintenant qu'ils bricolent sous le bus. Comment vais-je repartir ? Pas une info, pas de bus de rechange. Après 4 heures d'attente au milieu de nulle part un bus arrive et s'arrète. Des passagers de notre bus le prennent d'assaut. Trop tard, le temps de récupérer mon sac à dos dans la soute le bus est reparti. Cette fois-ci je me tiens prêt en bord de piste avec mon sac, au cas où...Il est 12h00 soit 5 heures après notre pépin et toujours rien. Puis soudain au loin un nuage de poussière : c'est un autre bus. Je l'arrête et avec quelques autres personnes nous grimpons. Je ne sais même pas où il va mais qu'importe. Je m'assois à côté d'un rasta très sympa qui me renseigne. Je pourrai descendre au croisement de la piste et de la route goudronnée et changer de bus. Ouf je suis soulagé, je vais me sortir de ce guépier. Finalement de mini-bus en mini-bus, de changement en changement j'ateindrai Singida à 18h00. Je n'ai rien mangé de la journée, je suis couvert de transpiration et de poussière mais trop content d'être arrivé. Je resterai 2 jours dans cette petite ville très sympathique et hors des sentiers battus. Je m'y suis reposé et j'y ai reçu un accueil vraiment chaleureux et sympa.Le 7.11 Singida/Dodoma : Trajet sans histoire en 3 heures de temps jusqu'à Dodoma. J'y passe une journée. Vraiment rien d'excitant ici. Je suis surpris d'être quasiement le seul blanc et que peu de personnes parlent Anglais. Mais bon après 2 semaines je commence à me débrouiller en SwahiliLe 8.11 Dodoma / Dar Es Salaam / Stonetown : Trajet sans histoire en 7 heures de bus jusqu'à Dar. A mon arrivée je m'attends à être assailli par les rabatteurs. Un petit conseil : à l'arrivée dans les stations de bus et pour être débarassé des rabatteurs, choisir 1 chauffeur de taxi pour vous conduire à votre hotel. A partir du moment où vous êtes pris en charge, le reste de la meute vous laisse en paix. De plus en négociant, le taxi est rarement cher. Pour quelques euros vous achetez votre transport et tranquilité. Autre conseil : prenez votre billet de bus la veille quand vous venez à la station cool et sans sac-à-dos. Dites aux rabatteurs que vous avez déjà 1 billet et dirigez vous directement au bureau de la compagnie de bus pour acheter votre ticket. Le lendemain en exibant votre billet vous ne serez pas importunés par les rabateurs. En tout cas c'est comme cela que je procédais et tout s'est bien passé. Arrivé à Dar j'embraye de suite, direction en taxi pour le stand des ferries et Stonetown. Le chauffeur de taxi, super sympa, m'accompagne jusqu'aux guichets et je ne serai pas importuné par les rabatteurs nombreux et collants à cet endroit. (voir mon conseil plus haut). Remarque : Je le redit, mis à part quelques rabatteurs agressifs mais vite contenus, l'accueil et l'amabilité des Tanzaniens est sans pareil. J'ai souvent rencontré des gens souraints et toujours prêts à vous aider. J'embarque sur le ferry à 15h30 et partons à 16h00. Mer calme, beau temps : tout est parfait. Arrivée à Stonetown à 17h30. Les rabatteurs sont là ! Mais à ma descente je négocie immédiatement avec 1 chauffeur de taxi qui me conduit à mon guest-house laissant derrière moi la horde de "papasi". Le 9 et 10.11 Stonetown : Visite de la ville le 1er jour avec le chauffeur de taxi. Ceci me permet de visiter toutes les principales curiosités de la ville, de voir comment s'oriente la cité et de prendre des repères dans le dédale et labyrinte de la vieille ville. Le 2e jour je me débrouille seul et me concentre tout spécialement sur les ambiances typiques des petites ruelles. Je me régale. J'ai adoré Stonetown et plus spécialement le marché aux poissons et le labyrinte des ruelles. Les petites étales et gargottes le soir dans les jardins de Forodani bof .......un attrape touristes selon moi. Ca m'a fait penser (en plus petit) aux gargottes de la place Jema El Fna à Marakech pour ceux qui connaissent. 2 jours ne sont pas de trop pour vister Stonetown, au contraire une 3e journée m'eût permis d'être plus cool et d'approfondir les visites et rencontres. Ne pas avoir peur de se perdre dans les ruelles. Quand on a compris comment s'oriente la ville on s'y retrouve toujours.Du 11 au 17.11 Nungwy : Pour moi ce fut 1 semaine de paradis. J'ai adoré. Quasiment personne, parfois seul sur la plage.Il faut dire que depuis le début de mon voyage il n'y a pratiquement pas de touristes que ce soit en Tanzanie comme à Zanzibar. Nungwi n'échappe pas à ce constat. D'après les locaux la peur des élections aurait rebuté les touristes ? J'ai choisi Nungwi pour la proximité du village, toutes les commodités à disposition sur place et la possibilité de se baigner toute la journée. Voyageant seul je voulais retrouver (volontairement) un peu de monde et d'ambiance. Je ne fut pas déçu car l'ambiance était cool et détendue même si encore une fois il n'y avait pas foule. Des "beach-boys" et des revendeurs de souvenirs gravitent toute la journée sur la plage mais au final ils sont assez cool (peut-être la chaleur !) Au bout de quelques jours je les connais tous et ils me laissent relativement en paix. La petite plage du "Cholo's bar" et des "jambo bungalows" m'a semblé plus "routard" et fréquentée par une clientèle plus jeune contrairement à la crique après les "Aman bungalows" en direction de Kendwa où il y a quelques hotels haut-de-gamme fréquentés par des groupes en majorité Italiens quand j'y était en tout cas. Il y a aussi 2 grands hotels de luxe (Tree top) en direction du phare (à l'opposé de Kendwa) mais j'ai moins aimé la plage à cet endroit. Par contre tous les soirs sur la plage du "Cholo's" feu de bois, des bougies un peu partout, des tables pour diner directement installées sur la plage, de la musique cool et des petits bars de plage pour y siroter une biere ou un coktail en regardant tomber le soleil dans la mer. De bons poissons à déguster sans modération. Bref j'ai beaucoup aimé. Possibilité pour 20 euros de faire une sortie "snorkelling" d'une journée sur l'île de Memba avec BBQ inclus. Je quitterai Zanzibar à regret pour me rendre à Dar et prendre mon vol de retour dans la foulée. Je n'ai donc pas visité Dar Es Salaam. 4. Coûts des dépenses :Hotels :-Arusha : (Arusha Naaz hotel) 40 Usd/nuit avec p.dej impeccable, très propre, belle chambre - Mwanza : (Christmas Tree hotel) 9 eur/nuit avec p.dej idem - Tabora : (Kisingo lodge) 8 eur/nuit sans p.dej - Singida : (Stanley hotel) 8 eur/nuit avec p.dej chambre petite mais propre, sanitaires ok, belle terasse - Dodoma :(Dodoma blue guest-house) 5 eur/nuit ss p.dej chambre spacieuse, super propre, sanitaires communs et propres - Stonetown : (Garden Lodge) 20 Usd/nuit avec p.dej chambre très propre dans bâtiment pur style Zanzibar (mobilier typique) sanitaires nickel - Nungwi : (Jambo brothers bingalow) 20 Usd/nuit avec p.dej , chambre spacieuse, nickel mais demander pour le ménage sinon il n'est pas fait. Bungalow à 20m de la plage. Petit-dej moyen.Transports :Bus Serenti / Mzanza : 2 eur Mzanza / Tabora : 6 eur Tabora / Singida : 10 eur Singida / Dodoma : 6 eur Dodoma / Dar : 6 eur Stonetown / Nungwi : 10 Usd Ferry Dar / Stonetown : 40 usdDiversGuide (chauffeur taxi) 1 journée Stonetown : 10 Usd Taxi station bus Dar Es Salaam / guichets ferry : 5 eur Taxi des diverses stations de bus au centre-ville en moyenne de 1 à 3 eur 1 biere de 75 cts à 1,5 eur 1 bouteille d'eau de 1,5l de 50 cts à 1 eur 1 coca 25 cts 1 repas (sans boisson) en moyenne de 2 à 5 eur (adresses budget moyen lonely-planet)Remarques-Saison "petite saison des pluies" 1 orage d'1/2 heure au lac Natron et 2/3 orages courts et une journée de pluie à Nungwy - La compagnie de bus "Scandinavian Express" n'existe plus.Conclusion -Ce voyage en Tanzanie et Zanzibar restera pour moi un des meilleurs que j'ai fait après celui de Madagascar en 2004 qui restera pour moi la référence. - Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.
A SUIVRE QUELQUES PHOTOS POUR ILLUSTRER CE CARNET DE VOYAGE. BONNE ANNEE 2011 !
2. Safari : du 25/10 au 1/11/20108 jours avec Greatzone Africa en camping et en individuel réservé sur internet et acompte envoyé avant le départ.Parcs du Nord : Tarangire, Lac Manyara, Eyasi, Lac Natron, Ngorongoro, Serengeti.Prix : 2400 Usd (+/- 1900 Eur) incluant toutes les visites (dixit le contrat) avec eau minérale fournie (à volonté), nourriture, entrée des parcs, accueil à l'aéroport et transfert à mon hotel à Arusha.Véhicule en bon état (Land-Rover 4x4) quoique ancien. Idem pour le matos de camping assez basique comparé à d'autres TO que j'ai pu croiser. Du camping un peu rustique mais relativement confortable : matelas et oreiller dans la tente.1 "guide-chauffeur" et un cuisinier : je mets guide entre guillemets car Swally, très sympa au demeurant, était plus chauffeur que guide. En effet à chaque étape où il y a avait 1 ballade particulière prévue (lac Natron, village Masaï, tribus Hadzabe, Lac Manyara) il "sous-traita" la prestation avec 1 guide local. Jusque là pas de souci sauf que les guides locaux me réclamèrent à chaque fois de les rémunérer pour leur travail, ce que je trouve normal. Par contre ce qui l'était moins c'est que l'on m'a vendu un tour incluant 1 guide et toutes les visites. Finalement j'ai quand même rétribué certains d'entre eux qui méritaient, eu égard à leur dévouement et sympathie une récompense.Les parcs : Le Ngorongoro est celui que j'ai le moins apprécié. Je trouve, mais ce n'est que mon avis, que ce qui est écrit et dit sur ce parc est surfait.Le Tarangire, Natron et Manyara sont, à mon avis, de bien plus jolis endroits et parcs que le Ngorongoro Le Serengeti : un peu déçu par les paysages un peu mornes mais par contre 1 régal pour l'observation de la faune, beaucoup d'animaux. J'ai même pu assister à l'attaque de 15 lions sur un énorme buffle juste devant mon véhicule. C'était saisissant et impressionnant. De la pitié pour ce pauvre buffle car il a bien souffert avant d'être mis à mort. Mais bon c'est la loi de la nature et elle prend tout son sens dans les parcs Tanzaniens. J'ai également vu des léopards, guépards et autres Rhinos.La cuisine : Joseph, le cuisto, très jovial et je le remercie pour l'ambiance qu'il a apporté tout au long du safari. Nous avons bien mangé. Les plats et les "lunch*box" n'étaient pas très variés ni équilibrés mais toujours bien préparés et quantité très suffisante. L'eau était à volonté mais contrairement à ce qui m'avait été confirmé dans le contrat elle n'a jamais été réfrigérée et donc consommée à température ambiante : ok le matin jusqu'à 10h00 et carrément chaude en fin de journée. Il y avait bien une glacière mais pas de glace ou de branchement possible sur la prise allume-cigare de la voiture. Ce n'est pas grave en soi, c'est l'aventure ! et suis en camping mais je mettrai un 2e point négatif à Greatzone pour ne pas avoir été transparant sur ce point.Les camps : du bon et du mauvais. Certains camps publiques assez sales comme celui du Ngorongoro : sanitaires dégueulasses, douches bouchées, le hangar où tous les groupes mangent ensemble qui fait usine à touristes, camp bruyant du fait de la promiscuité et du non respect de certains touristes pour les autres. Par contre j'ai adoré le camp du lac Natron car en plein pays Masaï et jouxtant un village. Situé au pied d'un volcan dans de magnifiques paysages. De plus l'accueil par les Masaï qui s'occupaient du camp a été génial. Idem pour le camp du lac Eyasi, par-terre engazonné au milieu de la nature et de la végétation, de plus nous n'étions que nous 3 dans ce camp !Conclusion du safari :- 2 points négatifs pour Greatzone pour les visites guidées (voir ci-dessus) et pour la promesse non tenue de fournir de l'eau refroidie. Les points positifs sont le dévouement, l'accueil et la sympathie du personnel ainsi que le tarif. Greatzone pratique de bons tarifs mais in-fine on en a pour son argent. J'ai croisé pas mal de TO où j'ai pu m'apercevoir que la qualité de confort et de service m'a semblé bien meilleure mais le prix était en conséquence. Perso ce degré de confort me convenait parfaitement et je n'ai pas regretté mon choix. - choix des camps pas toujours top notamment les camps publiques (mais le tarif expliquant peut-être cela) - J'ai énormément apprécié le safari qui fut super. J'ai photographié dans de bonnes conditions un grand nombre d'animaux. J'ai beaucoup aimé de changer d'endroits tous les jours et la formule camping qui m'a permise d'être au plus proche de la nature. Attention quand même la nuit dans les camping qui ne sont pas entourés ce qui peut vous faire rencontrer des animaux en allant par exemple aux toilettes. Sortir donc avec sa lampe de poche et bien observer ce qui se passe.
3. Suite du voyage : itinéraire détaillé.Le 1.11 Serenti / Mwanza : A la sortie du Serengeti qui marque la fin de mon safari je me fais déposer à Lamadi petite ville située sur la route de Mwanza que je rejoins en bus en moins de 2 heures. Ville sympa au bord du lac Victoria. Pas grand chose à faire. Accueil vraiment sympa de la part des Tanzaniens. Surpris de ne voir aucun touriste blanc. Je décompresserai 2 jours (après le safari un peu fatiguant tout de même) dans cette ville. J'essaye de photographier le marché mais devant la réticence des gens je range mon boitier après 3 photos. Il y a eu les élections la veille dimanche et les gens ne parlent que de ça. Je sens qu'il y a une espèce d'agitation et de nervosité. Parfois des rassemblements de gens qui crient, scandent, manifestent. La police disperse par 2 fois à coup de grenades lacrimogènes la foule. Je me tiens en retrait des évènements et le soir reste dans mon petit hotel. Ce sera les seules manifestations qui je rencontrerai de tout mon séjour après les élections. Le lendemain tout était à nouveau calme.Le 4.11 Mwanza / Tabora : je décide de faire étape dans cette ville pour ne pas devoir faire trop d'heure de bus jusqu'à Dodoma. J'arriverai tard le soir car la piste est mauvaise et nous exploserons 1 roue du bus. Je ne verrai rien de l'endroit car je repars le lendemain matin. Accueil fort sympathique (encore une fois) des gens qui parlent rarement l'Anglais.Le 5.11 Tabora/Singida : Finalement je décide de ne pas aller directement à Dodoma mais de faire une halte à Singida. Je veux m'éviter de bouffer trop d'heures de bus. Départ 6h00 du mat. Tout de suite je m'aperçois que j'ai tiré le gros lot : mauvaise place (siége au fond sur la roue arrière gauche) et le chauffeur carrément un dingue de la route. Je m'attends à souffrir. La piste est mauvaise et nous bouffons (comme depuis le début de mon voyage) beaucoup de poussière. Je fais des bonds jusqu'au plafond tellement le bus saute sur les bosses, rentre dans les nids de poule bien aidé par la vitesse excessive adoptée par ce chauffeur inconscient. Le bus est bondé, beaucoup d'enfants à bord mais cela ne freine pas les ardeurs de ce pseudo chauffeur. Il roule, que dis-je pilote comme 1 dératé à grands coups de volant son engin en mauvais état. Je sais qu'il y a 2 heures de piste avant de rejoindre le croisement de Nzega et la route asphaltée. Je souffre, prends des secousses, des coups et mon dos commence à me faire mal. Des gens parfois crient en se prenant les coups. Je me dis à plusieurs reprises que c'est impossible à cette vitesse de ne pas avoir un accident ou une casse mécanique. Je suis incrédule devant une telle inconscience et stupidité de ce chauffeur. Finalement après 1 heure de cauchemar nous entendons un fracas énorme, un bruit d'enfer. Que se passe t-il ? le chauffeur perd le contrôle du véhicule ? nous partons au ravin ? nous allons nous retourner ? le bus s'est soudainememt déséquiéibré et penche fortement sur ma droite. Je ne vois plus rien au dehors tant il y a une poussière énorme à l'extérieur. J'ai peur du tonneau tellement le bus penche. Finalement après 1 temps qui m'a semblé une éternité, nous nous immobilisons. Des personnes sautent par les fenêtres du bus, mais globalement il n'y a pas de panique. On ne voit toujours rien au dehors. J'analyse rapidement la situation : pas de blessé, pas d'odeur d'essence, pas de fumée. Je me dis "pas de panique". J'évacue normalement le bus avec le reste des passagers. En descandant du bus par la porte qui a du mal à s'ouvrir je constate l'ampleur des dégâts. Il n'y a plus de train arrière droit. Tout a été arraché : les doubles roues arrières ne sont plus là, plus de moyeu de roue, de freins, l'arbre de transmission est arraché et traîne sur la piste ainsi qu'une grosse tâche d'huile. Je constate que le bus s'est traîné sans ses roues arrières sur quelques dizaines de mêtres. Il est 7h00 du mat et je suis parti depuis 1 heure. 2 gars récupèrent les roues dans les arbres 200 m plus loin. Et là, incroyable mais vrai, ils sortent le cric et une boite à outils et commencent à démonter ce qui n'a pas été arraché. Cela fait 3 heures maintenant qu'ils bricolent sous le bus. Comment vais-je repartir ? Pas une info, pas de bus de rechange. Après 4 heures d'attente au milieu de nulle part un bus arrive et s'arrète. Des passagers de notre bus le prennent d'assaut. Trop tard, le temps de récupérer mon sac à dos dans la soute le bus est reparti. Cette fois-ci je me tiens prêt en bord de piste avec mon sac, au cas où...Il est 12h00 soit 5 heures après notre pépin et toujours rien. Puis soudain au loin un nuage de poussière : c'est un autre bus. Je l'arrête et avec quelques autres personnes nous grimpons. Je ne sais même pas où il va mais qu'importe. Je m'assois à côté d'un rasta très sympa qui me renseigne. Je pourrai descendre au croisement de la piste et de la route goudronnée et changer de bus. Ouf je suis soulagé, je vais me sortir de ce guépier. Finalement de mini-bus en mini-bus, de changement en changement j'ateindrai Singida à 18h00. Je n'ai rien mangé de la journée, je suis couvert de transpiration et de poussière mais trop content d'être arrivé. Je resterai 2 jours dans cette petite ville très sympathique et hors des sentiers battus. Je m'y suis reposé et j'y ai reçu un accueil vraiment chaleureux et sympa.Le 7.11 Singida/Dodoma : Trajet sans histoire en 3 heures de temps jusqu'à Dodoma. J'y passe une journée. Vraiment rien d'excitant ici. Je suis surpris d'être quasiement le seul blanc et que peu de personnes parlent Anglais. Mais bon après 2 semaines je commence à me débrouiller en SwahiliLe 8.11 Dodoma / Dar Es Salaam / Stonetown : Trajet sans histoire en 7 heures de bus jusqu'à Dar. A mon arrivée je m'attends à être assailli par les rabatteurs. Un petit conseil : à l'arrivée dans les stations de bus et pour être débarassé des rabatteurs, choisir 1 chauffeur de taxi pour vous conduire à votre hotel. A partir du moment où vous êtes pris en charge, le reste de la meute vous laisse en paix. De plus en négociant, le taxi est rarement cher. Pour quelques euros vous achetez votre transport et tranquilité. Autre conseil : prenez votre billet de bus la veille quand vous venez à la station cool et sans sac-à-dos. Dites aux rabatteurs que vous avez déjà 1 billet et dirigez vous directement au bureau de la compagnie de bus pour acheter votre ticket. Le lendemain en exibant votre billet vous ne serez pas importunés par les rabateurs. En tout cas c'est comme cela que je procédais et tout s'est bien passé. Arrivé à Dar j'embraye de suite, direction en taxi pour le stand des ferries et Stonetown. Le chauffeur de taxi, super sympa, m'accompagne jusqu'aux guichets et je ne serai pas importuné par les rabatteurs nombreux et collants à cet endroit. (voir mon conseil plus haut). Remarque : Je le redit, mis à part quelques rabatteurs agressifs mais vite contenus, l'accueil et l'amabilité des Tanzaniens est sans pareil. J'ai souvent rencontré des gens souraints et toujours prêts à vous aider. J'embarque sur le ferry à 15h30 et partons à 16h00. Mer calme, beau temps : tout est parfait. Arrivée à Stonetown à 17h30. Les rabatteurs sont là ! Mais à ma descente je négocie immédiatement avec 1 chauffeur de taxi qui me conduit à mon guest-house laissant derrière moi la horde de "papasi". Le 9 et 10.11 Stonetown : Visite de la ville le 1er jour avec le chauffeur de taxi. Ceci me permet de visiter toutes les principales curiosités de la ville, de voir comment s'oriente la cité et de prendre des repères dans le dédale et labyrinte de la vieille ville. Le 2e jour je me débrouille seul et me concentre tout spécialement sur les ambiances typiques des petites ruelles. Je me régale. J'ai adoré Stonetown et plus spécialement le marché aux poissons et le labyrinte des ruelles. Les petites étales et gargottes le soir dans les jardins de Forodani bof .......un attrape touristes selon moi. Ca m'a fait penser (en plus petit) aux gargottes de la place Jema El Fna à Marakech pour ceux qui connaissent. 2 jours ne sont pas de trop pour vister Stonetown, au contraire une 3e journée m'eût permis d'être plus cool et d'approfondir les visites et rencontres. Ne pas avoir peur de se perdre dans les ruelles. Quand on a compris comment s'oriente la ville on s'y retrouve toujours.Du 11 au 17.11 Nungwy : Pour moi ce fut 1 semaine de paradis. J'ai adoré. Quasiment personne, parfois seul sur la plage.Il faut dire que depuis le début de mon voyage il n'y a pratiquement pas de touristes que ce soit en Tanzanie comme à Zanzibar. Nungwi n'échappe pas à ce constat. D'après les locaux la peur des élections aurait rebuté les touristes ? J'ai choisi Nungwi pour la proximité du village, toutes les commodités à disposition sur place et la possibilité de se baigner toute la journée. Voyageant seul je voulais retrouver (volontairement) un peu de monde et d'ambiance. Je ne fut pas déçu car l'ambiance était cool et détendue même si encore une fois il n'y avait pas foule. Des "beach-boys" et des revendeurs de souvenirs gravitent toute la journée sur la plage mais au final ils sont assez cool (peut-être la chaleur !) Au bout de quelques jours je les connais tous et ils me laissent relativement en paix. La petite plage du "Cholo's bar" et des "jambo bungalows" m'a semblé plus "routard" et fréquentée par une clientèle plus jeune contrairement à la crique après les "Aman bungalows" en direction de Kendwa où il y a quelques hotels haut-de-gamme fréquentés par des groupes en majorité Italiens quand j'y était en tout cas. Il y a aussi 2 grands hotels de luxe (Tree top) en direction du phare (à l'opposé de Kendwa) mais j'ai moins aimé la plage à cet endroit. Par contre tous les soirs sur la plage du "Cholo's" feu de bois, des bougies un peu partout, des tables pour diner directement installées sur la plage, de la musique cool et des petits bars de plage pour y siroter une biere ou un coktail en regardant tomber le soleil dans la mer. De bons poissons à déguster sans modération. Bref j'ai beaucoup aimé. Possibilité pour 20 euros de faire une sortie "snorkelling" d'une journée sur l'île de Memba avec BBQ inclus. Je quitterai Zanzibar à regret pour me rendre à Dar et prendre mon vol de retour dans la foulée. Je n'ai donc pas visité Dar Es Salaam. 4. Coûts des dépenses :Hotels :-Arusha : (Arusha Naaz hotel) 40 Usd/nuit avec p.dej impeccable, très propre, belle chambre - Mwanza : (Christmas Tree hotel) 9 eur/nuit avec p.dej idem - Tabora : (Kisingo lodge) 8 eur/nuit sans p.dej - Singida : (Stanley hotel) 8 eur/nuit avec p.dej chambre petite mais propre, sanitaires ok, belle terasse - Dodoma :(Dodoma blue guest-house) 5 eur/nuit ss p.dej chambre spacieuse, super propre, sanitaires communs et propres - Stonetown : (Garden Lodge) 20 Usd/nuit avec p.dej chambre très propre dans bâtiment pur style Zanzibar (mobilier typique) sanitaires nickel - Nungwi : (Jambo brothers bingalow) 20 Usd/nuit avec p.dej , chambre spacieuse, nickel mais demander pour le ménage sinon il n'est pas fait. Bungalow à 20m de la plage. Petit-dej moyen.Transports :Bus Serenti / Mzanza : 2 eur Mzanza / Tabora : 6 eur Tabora / Singida : 10 eur Singida / Dodoma : 6 eur Dodoma / Dar : 6 eur Stonetown / Nungwi : 10 Usd Ferry Dar / Stonetown : 40 usdDiversGuide (chauffeur taxi) 1 journée Stonetown : 10 Usd Taxi station bus Dar Es Salaam / guichets ferry : 5 eur Taxi des diverses stations de bus au centre-ville en moyenne de 1 à 3 eur 1 biere de 75 cts à 1,5 eur 1 bouteille d'eau de 1,5l de 50 cts à 1 eur 1 coca 25 cts 1 repas (sans boisson) en moyenne de 2 à 5 eur (adresses budget moyen lonely-planet)Remarques-Saison "petite saison des pluies" 1 orage d'1/2 heure au lac Natron et 2/3 orages courts et une journée de pluie à Nungwy - La compagnie de bus "Scandinavian Express" n'existe plus.Conclusion -Ce voyage en Tanzanie et Zanzibar restera pour moi un des meilleurs que j'ai fait après celui de Madagascar en 2004 qui restera pour moi la référence. - Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.
A SUIVRE QUELQUES PHOTOS POUR ILLUSTRER CE CARNET DE VOYAGE. BONNE ANNEE 2011 !
Le Mali aide la Côte d'Ivoire? English translation pending
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Circuit de vingt-quatre jours dans l'Ouest américain en 2011: vos avis? English translation pending
... Allez mon garçon, faut être courageux, propose leur ton pré-itinéraire ...
Après de longues reflexions, j'ai dessiné un pré-itinéraire, je met la carte en bas du post et je vous raconte sachant que pour l'instant on ne parle que du temps total du voyage : 24 jours, on verra le détail après
Arrivée à San Francisco Yosemite Death Valley Grand Canyon Page Monument Valley Canyon de Chelly Phoenix Tucson White Sands Alburquerque Bisti Badlands Moab Torrey Tropic Las Vegas - Back Home
Et donc ... qu'en pensez vous ?
Après de longues reflexions, j'ai dessiné un pré-itinéraire, je met la carte en bas du post et je vous raconte sachant que pour l'instant on ne parle que du temps total du voyage : 24 jours, on verra le détail après
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Et donc ... qu'en pensez vous ?
Traversée de l'Islande à VTT en août 2010 English translation pending
Salut à tous !!
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...
Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n’arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...

Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n’arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
Hôtels Arenas Blancas et Barcelo Solymar à Varadero? English translation pending
Bonjour! J'aimerais savoir si vous recommandez cette hôtel. La discothèque est elle pas pire? Nous voulons acheter notre billet à la dernière minute et combien vous pensez que nous pourrions payer pour la fin mars?
Merci pour vos réponses
Josée
Séjour d'une dizaine de jours à Madagascar: vos conseils? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir à Madagascar au mois d'avril dans le cadre d'un déplacement professionnel, et je vais prolonger mon séjour d'une dizaine de jours de congés. Je sais, c'est court, mais c'est tout ce qu'il me reste de congés cette année, j'ai déjà beaucoup voyagé 😎
Ma mère devrait me rejoindre pour passer ces 10 jours de vacances à Mada avec moi. J'aimerais donc avoir les coseils des experts de Madagascar (et j'ai vu qu'il y en avait 😉) afin de profiter pleinement de notre séjour. Voici donc nos attentes : - aller à la rencontre de la population, aspect du voyage qui nous parait important - avec un bon aperçu de la beauté de Mada : les paysages, la culture, ...
Et nos contraintes : - seulement 10 jours (vols non inclus) - une personne de 62 ans qui est dynamique mais que j'aimerais ne pas trop fatiguer quand même. Si possible donc ne pas envisager un programme trop ambitieux en terme de déplacements. (et je sais que c'est compliqué à Mada) - départ et retour de Tana
Avec ces hypothèses là, quelles sont d'après vous nos possibilités d'itinéraire?
Niveau budget pour ma part le billet d'avion est payé par ma boite donc c'est tout bénéf 😇. (je vais donc partager avec ma mère son billet) Au niveau hôtels (avec un minimum de confort pour ma maman quand même, mais certainement pas grand luxe), restau, transport, à quoi faut il s'attendre?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, que j'attends avec impatience. La préparation d'un voyage est presque aussi exitante que le voyage lui même 🙂
Je vais partir à Madagascar au mois d'avril dans le cadre d'un déplacement professionnel, et je vais prolonger mon séjour d'une dizaine de jours de congés. Je sais, c'est court, mais c'est tout ce qu'il me reste de congés cette année, j'ai déjà beaucoup voyagé 😎
Ma mère devrait me rejoindre pour passer ces 10 jours de vacances à Mada avec moi. J'aimerais donc avoir les coseils des experts de Madagascar (et j'ai vu qu'il y en avait 😉) afin de profiter pleinement de notre séjour. Voici donc nos attentes : - aller à la rencontre de la population, aspect du voyage qui nous parait important - avec un bon aperçu de la beauté de Mada : les paysages, la culture, ...
Et nos contraintes : - seulement 10 jours (vols non inclus) - une personne de 62 ans qui est dynamique mais que j'aimerais ne pas trop fatiguer quand même. Si possible donc ne pas envisager un programme trop ambitieux en terme de déplacements. (et je sais que c'est compliqué à Mada) - départ et retour de Tana
Avec ces hypothèses là, quelles sont d'après vous nos possibilités d'itinéraire?
Niveau budget pour ma part le billet d'avion est payé par ma boite donc c'est tout bénéf 😇. (je vais donc partager avec ma mère son billet) Au niveau hôtels (avec un minimum de confort pour ma maman quand même, mais certainement pas grand luxe), restau, transport, à quoi faut il s'attendre?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, que j'attends avec impatience. La préparation d'un voyage est presque aussi exitante que le voyage lui même 🙂
Départ vers Phoenix avec trois cents euros en plus: avion et voiture English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
j'en suis à la période de reservation officielle pour l avion et la voiture...et là surprise (mauvaise) .
lors de mes demandes de renseignements préalables sur le site j ai cru comprendre qu'il n'y avait pas de surtaxe pour prendre une voiture a San francisco et la laisser à PHOENIX.
.Je consulte HERTZ par FLIYING BLUE ce matin et paf .....+ 300 euros de restitution
ai je révé ou délirer lorsque j ai lu qu il n"'y avait pas de taxes entre ces deux villes ????
j ai changé mon itineraire en plus un peu pour ça????
dois je tout revoir????
merci
Un mois seule en Inde par amour du pays English translation pending
UN MOIS SEULE EN INDE PAR AMOUR DU PAYS
https://voyageforum.com/discussion/mois-seule-en-inde-par-amour-pays-d3872411/
A Peine rentrée de mon voyage en Inde de janvier que je programme de visiter le Rajasthan avec comme but la «Camel fair» à Pushkar.Rajasthan: second état d’Inde par sa superficie; à l’est des monts Aravalli. Capitale: Jaipur. Guerriers aux longues moustaches et turbans multicolores étaient de farouches combattants, défendant leur indépendance contre les musulmans. Leur grande gloire était de se lancer dans un dernier assaut fatal, vêtus de la robe jaune du sacrifice. En même temps, derrière les remparts, leurs femmes s’immolaient sur un bûcher voulant mourir libres plutôt qu’être au pouvoir de l’ennemi. Ce passé de sang et de bravoure résonne encore dans les murs des forts et des palais. DEPART de Belgique le 26 octobre 2010 à 10H: je quitte mon patelin car le voyage en Inde du Nord comprenant le Rajasthan et le Punjab démarre aujourd'hui pour un mois. La personne qui m’emmène à la gare est quelque peu énervée donc je m'empresse de me rendre sur le quai où je fais un peu d'exercices vu qu'en portant mes bagages, je viens déjà de me coincer une vertèbre. Bon, ça y est, le train est là, je m'arrête à Bruxelles centrale exprès car j'y ai toujours vu des escalators donc mieux pour mon dos. Pas de chance, aujourd'hui, c’est jour d'entretien ce qui m’oblige à grimper les marches pour atteindre le quai n°5. On annonce que le train pour l'aéroport aura du retard «problème de locomotive» toutefois vite réglé. Le contrôleur vient me demander pour payer «la taxe Diabolo» de 2,05€, je lui demande s’il blague et bien non, c’est pour payer le nouveau tunnel. Arrivée à l’aéroport, on n'accepte pas mes 2 bagages à l’enregistrement sous peine d'une taxe de 45 dollars. Je décide d'aller les scotcher ensemble ce qui me coûtera 10€. Bon début de journée! Je suis en avance et téléphone à mon chéri qui commence à s'inquiéter de mon silence. L'avion pour Londres est prévu à 15H25 mais le vol est retardé à 17H30 «problème de moteur». Il faut se rendre à l’évidence que ma correspondance Londres-Delhi à 17H est loupée! Je verrai à Londres si j’ai un autre vol. En attendant, j'ai reçu un voucher de 8€ pour me restaurer. Je m’en vais boire une bonne bière avec une tartine au poulet. Je fais internet 1/4h pour 3€. Départ imminent : 18H. Je ne vois ni le décollage ni l'atterrissage car je dors au point de ne pas avoir ma collation. Arrivée à Londres, je me dis que voici le moment où tout va se décider. British Airways me propose un de leur vol faisant escale à Bombay et arrivant à Delhi le lendemain après-midi. Le personnel de l’aéroport ne parle pas un mot de français. Je fais comprendre que ce vol ne m'intéresse pas. On me trouve un autre vol avec Virgin Atlantic à 22H. J'accepte. Du terminal 5, je vais au terminal 3 (10 min de bus). Très grand aéroport. Beaucoup de boutiques. Marche de 20 min pour arriver à la porte où on embarque à 21H25. Le récit pour l'Europe se termine ici..... Le 27 octobre 2010 à 23 h: Je m’envole donc avec Virgin Atlantic, assise au hublot à côté d'une indienne; le discours est réduit à "bonjour", ni l'une ni l'autre n'avions envie de parler mais plutôt de manger, dormir et arriver. On nous sert un excellent repas végétarien. Je tente de voir un film à l’ordi mais le bruit des moteurs est trop fort. Je dors en gigotant beaucoup. Je m’éveille à l'odeur du déjeuner chaud. Je replonge aussitôt et m’éveille à l'atterrissage. Bon vol. J’attends mes bagages mais le tapis défile et rien. Ceux-ci n'ont pas suivi. Durant 3H, je discute tant bien que mal avec les responsables bagagistes. Raj, de l’agence Milna qui s’est occupée de mes réservations, traduisait par téléphone. Evidemment, le taxi qui m’attendait n’est plus là quand je sors. Je prends un taxi-prépaie pour me rendre à l‘hôtel SMYLE INN dans le quartier Paharganj. Un gars de Milna me livre les roupies commandées. Je profite pour lui montrer ma minuscule chambre atroce. Il y a des trous entre les vitres et le plâtre donc bonjour les moustiques et ma moustiquaire, bien sûr, est dans les bagages. Le matelas est haut de 3 cm. Hors de question de rester là et vais en face, à l’hôtel MY INN où j'ai une belle chambre. Je m’endors tard car j'ai dû aller acheter des habits puis j'ai rendez-vous en soirée avec un étudiant en langue française avec qui je communique depuis six mois. Après avoir été acheté une petite culotte que j’ai oubliée lors des mes achats «ça fait bien avec un jeune gars que je vois pour la première fois! Nous discutons devant un thaï masala à l’hôtel. Nous découvrons que nous avons une connaissance à Delhi en commun: Raj de l‘agence Milna. Je reverrai ce jeune étudiant en fin de séjour. J’ai deux autres rendez-vous; un est remis à plus tard et l’autre, je ne l’ai pas trouvé; vu que la carte indienne de mon mobile est périmée, je ne peux l’appeler. Je démarre le circuit demain matin à 10H. Jeudi 28 octobre 2010: Je me lève en catastrophe à 9H45; je me suis endormie tard la veille; le taxi est là. Il m'attend. Nous partons. Il est garé loin et marche vite dans ses vieilles petites rues du vieux Delhi. Je l'arrête un instant pour acheter une crème de jour vu que je n'ai toujours pas mes bagages. Quelques mètres plus loin, je pars sur le côté de la chaussée et m'étale de tout mon long; comme la dernière fois que je suis venue à Delhi, c'était le 1er jour aussi! Comme parfois, les choses dans la vie se reproduisent… J'ai des égratignures aux 2 genoux et aux 2 mains; j'ai surtout très mal mon pied droit qui s'est tordu. Comme toujours, un attroupement d'indiens pour m'aider à me relever alors que je restais figée à terre me disant "non, ce n'est pas possible, pas encore ". Le chauffeur me donne du sparadrap et, comme si rien n'était, nous partons. C'est ainsi que se termine mon mini séjour à Delhi. En route pour la 1ère destination soit la ville de MANDAWA qui se trouve dans la région duSHEKHAVATI à 250 kilomètres de DELHI. La voiture correspond à ce que j'avais demandé une «tata indigo»; elle est propre; le chauffeur doit avoir 35 ans, s'appelle Kamur. A peine dans la voiture, je m'endors jusque midi. Nous passons dans un petit village typique où j’achète des pommes, des bananes et un jus d'orange. On ne s’attarde et démarre pour la suite du parcours. Vers 15H, Kamur me demande si je veux un thé; j'accepte mais une fois là, je vois que c'est le grand resto à touristes; le thé coûte 50 roupies. Je ne suis pas radine mais connaissant le prix ailleurs, je me contente d'aller aux toilettes. Je dois attendre le chauffeur car lui, mange. Je croise un car de français mais je n'ai pas envie de leur parler. Je suis un peu déprimée car j'ai très mal au pied. Je marche à peine. J’ai peur pour mon séjour! Enfin, Kamur a fini. Nous partons. Je lui demande de m'arrêter dans une pharmacie pour acheter une pommade mais se contente de me dire "after". Après 1H de route, nous arrivons à JHUNHUNU. J'ai prévu de visiter un des plus beaux temples du Rajasthan "le TEMPLE de RANI SATI" qui est très fréquenté par les indiens et très peu visité par les touristes; effectivement, j'étais la seule. C'est un haut lieu de pèlerinage hindou qui a lieu au mois d'août/septembre et des milliers de fidèles y viennent. Il y a 800 chambres dans la cour pour accueillir les pèlerins. Il a la particularité d'avoir pratiquer "le SATI" qui est le rituel de la veuve qui s'immole sur le bûcher après la mort de son mari. C'est immense. C’est beau. Joliment décoré de scènes de la vie de Rani Sati (la reine du sacrifice). Je suis éblouie par ce sanctuaire. Je marche très difficilement. Je bois un thé dans le temple. En sortant, j'aperçois une sorte d’officine. Je n'ai rien à perdre. J'explique mon cas. La personne me regarde, ne touche pas mon pied, et me donne des pilules homéopathiques. Je ne paye rien. Bizarre. A peine prises, il me semble que mon pied va déjà mieux. Psychologique ou non? Je suis très étonnée de voir que la nuit tombe déjà et qu'il n'est que 17H30. Nous partons; le chauffeur ne trouve pas le puits que je demande. Par contre, il m'arrête voir un petit temple à 200 mètres du premier. Maintenant, il est 18H, il fait noir. Il y a encore 1H de voiture pour Mandawa et le chemin est très chaotique. J'aperçois le SHEKHAWATI Hôtel en haut de la petite ville; il parait sympa. Un garçon à la réception parle français. Il propose de me guider le lendemain matin. J'accepte. Mais déjà le soir même, nous descendons au village chercher ma pommade que je n'ai toujours pas acheté ainsi que tout un attirail pour les moustiques car toujours pas de bagages et donc pas de moustiquaires ni de produit répulsif. Et là, il y a des moustiques. Dans la chambre, je tire les draps et je trouve une bête rampante dans le lit. Le patron constate par lui-même et me change immédiatement de chambre. Le Skehavali hôtel est propre et le service excellent, aux petits soins pour leurs clients. La cuisine est succulente. De retour à l'hôtel, je soupe sur la terrasse qui est sur le toit; repas délicieux; j'ai choisi du mouton curry en sauce et deux galettes de pain fourrées. Je prends une bière de 660 ml. Elles sont grandes ici mais elle s'est bue quand même. Je rencontre un couple de français et nous échangeons quelques mots. Je rentre, me douche, vais dormir; il est 23H. Vendredi 29 octobre : je me lève tôt. J'ai bien dormi. Je suis au petit déj. à 8H. Omelette et toast avec 2 bons cafés. Avec le petit guide de l'hôtel, nous commençons la visite de MANDAWA. On commence par la grande particularité du Shekhavati, soit la visite des Haveli qui sont d‘anciennes demeures qui appartenaient à de riches commerçants partis pour la plupart dans les villes de Bombay et Calcutta. Très peu sont encore habitées par les descendants mais souvent par des gardiens. Elles sont pour la plupart très délabrées mais on retrouve les dessins faits à l'époque représentant toutes sortes de scènes soit religieuses soit des animaux ou autres. On les distingue par leur façade dessinée. On entre dans la 1ère cour décorée qui était la cour des hommes où souvent se réglaient les négociations. La 2ème cour appartenait aux femmes où elles participaient à tous les travaux ménagers. A l’étage, les chambres hébergeaient les commerçants de passage. Je visite quatre havelis à Mandawa. Je me régale ensuite à visiter le fort médiéval où je passe un bon moment côté historique; j'ai renoncé au côté transformé en hôtel. J’y vois une chambre de Maharaja que je trouve toute petite et mignonne. Je découvre aussi la salle de danse avec ses petits balcons. Il y en a aussi dans certaines havelis. Le petit guide me conduire chez son père qui est artiste peintre mais la visite fut de courte durée. J’ai envie d’un thé et il est très étonné quand je demande de le boire au même titre que les indiens sur une chaise à trois pieds et demi; il propose que je le boive à l'hôtel. Je suis têtue, il n'insiste pas. J'achète des bananes et une pomme. Je rentre à l'hôtel où le chauffeur m‘attend. Toujours pas de bagages. Il est midi, nous partons pour visiterNAWALGARH, une petite ville aux multiples havelis également. Il y en a plus de 5000 dans la région. Le petit guide du matin s'est déjà mis en rapport avec un copain qui attendait sur le chemin près du village. Il parle français aussi. C'est une région où les jeunes et les enfants parlent volontiers français. Je m'étais concoctée un petit itinéraire que nous ne respecterons qu'à moitié car ces havelis sont plus grandes et surtout un musée-haveli me prendra beaucoup de temps. Le premier est le Choti Haveli. Le suivant est le Murarka haveli, très grand et très bien entretenu; j'y ai même vu la cour aux bestiaux. Ensuite, le Podar Haveli muséum qui vaut vraiment le coup d'être vu même si l'entrée coûte 100 roupies. Je demande au guide, qui croyait avoir fini son travail, de voir le haveli des huit frères qui possédait chacun la leur. Original. Elles sont délabrées. Puis, le Khedeval Bhavan recommandé par le routard comme une des plus belles havelis; je n'ai vu que l'extérieur assez minable! Il me restait sur la liste le temple de Ganga Mai. Le guide ne veut pas y aller disant que c'est fermé mais, j’avais lu qu’en demandant à l'arrière du temple, on nous ouvrirait. Ce fut le cas. Pas très intéressant. Il est 17H, je libère le guide. Au départ, je pensais aller aussi à DUNDLOOD, RAMGARH, MAHANSAR et SIKAR mais ça y est, j'en ai vu assez. Après, c'est trop. Par contre, je profite d'être dans les heures des offices religieux pour assister à une cérémonie au temple de Mandawa. Mon chauffeur est rentré seul à l'hôtel. En rentrant, je me laisse séduire par une paire de sandales car toujours pas de bagages. Je cherche internet mais c'est en panne partout. Au retour, je passe devant l'hôtel où je devais loger en premier mais que Milna a changé; il est luxueux et avait des chambres libres à 600 roupies. Toutefois, je ne regrette pas celui où je suis. Pour souper, je monte à la terrasse sur le toit et je déguste une spécialité de la région, un plat végétarien succulent "mandorri" je pense! Je vois arriver mon chauffeur à ma table "pour ne pas me laisser seule, comme il dit", c’est gentil et sympa mais pas de dialogue vu qu'il parle anglais et ne fait pas d‘effort pour me comprendre. Quoiqu’il insiste sur quelque chose, je dis «yes» au hasard. Pas de surprise. J'ai dû bien répondre. Je rentre, me douche, rédige ce texte et me couche. Le départ demain est prévu à 9H. Samedi 30 octobre 2010 : 7H du matin et déjà réveillée, en pleine forme. Je m'habille et vais prendre le petit déj. à la terrasse. Ma première préoccupation est de demander au garçon si mes bagages sont arrivés; il me répond par la négative mais voyant ma tête, rigole et dit «oui, ils sont arrivés à 3H du matin». Ouf....Comme le jour avant, je prends 2 cafés et une omelette. Du toit, j'observe la vie paisible des habitants qui se mettent en train. Certains regardent le passage; les femmes font le ménage; les chiens jouent entre eux; les petits marchands déambulent à vélo en criant pour vendre je ne sais quoi. Hier, j'ai eu la visite d'un corbeau qui m'a piqué le beurre; il est de retour et repique le beurre. Il est 8H. Je salue le garçon. Je termine de ranger mes affaires et rédige ces quelques mots puis je pars à 9H. La première escale sera FATEHPUR à 30 km d'ici. Mon souhait en arrivant là est de visiter UNE HAVELI que NADINE LEPRINCE a achetée en 1999 pour en faire un centre culturel puisqu'elle même est artiste-peintre. Elle a fait retaper cette haveli datant de 1802, qui est maintenant resplendissante. Dans les pièces qui ont été épargnées par les pigeons et l'humidité, les peintures sont restées authentiques. Le gardien de Nadine LEPRINCE est d’origine française. Il regrette que la municipalité ne rénove pas les autres havelis pour attirer le tourisme. Il me fait visiter les lieux en m’expliquant d’abord que si les portes sont petites pour entrer dans les havelis, c'est pour saluer le maître en entrant: vrai ou faux? Les guides de Mandawa m'avait dit que c'est parce que les gens étaient petits à l’époque! Je ne les avais pas crus… Le gardien m'apprend que toutes les fresques représentant des animaux datent des mongols. Il me dit aussi que les petits morceaux de miroirs, servant à la décoration des œuvres, viennent du Val St Lambert à Liège en Belgique. Par contre, les guides de Mandawa me l’avaient dit mais j’ai cru qu’ils disaient cela parce que je suis belge! A savoir que la cristallerie du Val St Lambert existe encore à l’heure actuelle Je ne visiterais rien d'autre à FATEHPUR car je me suis bien attardée et il faut prendre la route car il est déjà midi. A 13H, nous arrivons à DESHNOKE: le TEMPLE DE KARNI MATRA dit le temple des rats". Quel horreur! J'étais pétrifiée sur place jusqu'au moment où un petit rat; heureusement car les autres sont gros est passé sur mon pied. Ils sont là à jouer, manger, boire du lait. Les fidèles les vénèrent parce que la Sainte femme Karni Matra a renoncé à croire aux Dieux humains vu que malgré ses prières "Yama" le dieu de la mort n'a pas pu sauver un jeune enfant. Heureusement que je n'ai pas écrasé un rat sinon j'aurais dû le remplacer par un rat en or ou en argent. Je n'ai pas, non plus, rencontré un rat blanc qui aurait été signe de bon augure. Ce n'est pas le temple que je choisirais pour rester de longs moments assise à terre pour méditer. La visite fut assez brève pour une fois. En sortant, je m’empresse de désinfecter mes pieds avec des lingettes au citron. En quittant ce temple, je demande au chauffeur de faire une halte à la FERME AUX CHAMEAUX à 7 km de Bîkaner. Il n'a pas l'air de connaître puisqu'il demande le chemin. Nous trouvons mais devons attendre 15H pour faire la visite qui n’est pas du tout spectaculaire. En sortant, je déguste un thé au lait de chamelle. Le chauffeur est content car la visite est finie mais déchante quand je lui demande de me conduire visiter le site DEVI KUND à 7 km de Bîkaner. Evidemment, je l’aurais juré, il ne connait pas non plus lui qui se vantait connaitre tout le Rajasthan. Après s’être renseigné, nous arrivons sur ce lieu de crémation où j’admire les superbes cénotaphes, pour la plupart en marbre blanc, des maharajas et leur famille. Le gardien m’ouvre une petite porte qui donne sur le "lac de la déesse" où résident des poissons à moustaches, énormes au point que je demande s'ils mangent aussi les humains. La réponse est négative mais j'aime mieux ne pas m'y baigner. Il est 19H quand nous arrivons à BIKANER. Le chauffeur a du mal à trouver l'hôtel MARUDHAR HERITAGE. Je range mes sacs puis vais manger à l'extérieur un thalli végétarien exquis avant de rentrer me doucher, taper ces quelques lignes puis me coucher. Demain matin, j'ai l'intention de visiter le fort mais aurais-je le temps? J'ai du mal à m'endormir à cause de drôles de bêtes sur le mur. Dimanche 31 Octobre 2010 : 8H, je commande toasts au fromage et café au service room. Je suis prête à 9H pour la visite du JUNAGARTH FORT. J’arrive trop tôt; on me laisse juste visiter le musée en attendant l’ouverture; ce musée n’est pas extraordinaire. 10H, les portes du fort s’ouvrent. La particularité de ce fort est qu'il n'est pas construit en hauteur du tout; ça doit être le seul, je pense! Je loue un autoguide en français, plus cher mais quel luxe! Il n'y a qu'à suivre les flèches et tout est expliqué; ça permet de faire la visite à l’aise et de revenir en arrière autant de fois qu‘on veut, d‘avoir toutes les explications en français. Je mets 2H pour visiter l'intérieur du fort qui est remarquablement bien entretenu et en parfait état. Sa beauté est inexplicable. Il est vrai que j'ai lu dans le guide du routard que c'est le plus beau du Rajasthan. Il a été initié au 16ème siècle parle Raja Rai Sing. J'ai beaucoup aimé les grandes cours, les salles richement décorées, la chambre du Maharaja et ses miroirs pour lui permettre de voir qui arrivait. Son lit est très simple car depuis qu'un Maharaja a été assassiné, ligoté dans son lit, ils avaient des lits simples pour pouvoir se débattre au cas où! Départ pour JAISALMER; j'avais encore des choses à voir mais le chauffeur, qui est toujours pressé de partir, dit qu'il faut 7H pour faire la route. Préférant rouler le jour, je renonce à ce qu'il me reste à faire. Midi. La grand-route est fermée. Nous traversons un dédale de ruelles poussiéreuses. La route bétonnée reprise, nous roulons jusqu'à 14H. Je m'endors. Le chauffeur s'arrête à une de ses étapes habituelles évidemment pour prendre un café et manger. Moi, j'ai prévu une banane, une pomme et le reste des toasts bacon du matin. Bref, je prends quand même un café mais je regrette car il est super mauvais. Après réclamation, on me le remplace par identiquement le même. L'addition arrive: 100 roupies. Je refuse. Le serveur me montre la carte. C'est le prix. Je refuse quand même. Le chauffeur discute et je paye la moitié mais toujours en discutant. Je redis pour la 2ème fois au chauffeur de ne pas m'arrêter dans les endroits à touristes, que je suis habituée à manger et à boire "local". Il me dit "yes". Nous reprenons la route. Quel ne fut pas mon étonnement en voyant que JAISALMER est annoncé à 45 km; il n'est que 16H. J'aurais eu le temps de finir mes visites à Bîkaner. Je ne suis pas contente sur lui. Il me dit quelque chose que je ne comprends évidemment pas et insiste pour que je dise "OK". Je lui répète que je ne comprends pas. Nous arrivons à JAISALMER "la cité dorée ou la ville d'or du désert". Maintenant, je comprends ce que le chauffeur tentait de m'expliquer à tout prix depuis Mandawa. En fait, un de ses amis nous attendait à Jaisalmer pour m'accompagner en tant que guide. Je refuse lui expliquant que je me débrouille seule et que j'aime traîner à ma guise. Ils ne sont contents aucun des deux. Puisque nous sommes arrivés plus tôt que prévu, je descends au lac artificiel "LE GADI SAGAR". C'est un endroit reposant et agréable, propice à la méditation. Je me suis régalée avec mon petit "moi" toute seule. Je me suis retrouvée à faire du pédalo au milieu du lac! J’apprécie d’autant plus que le soleil va bientôt se coucher. Je photographie les poissons à moustaches. Ils sont voraces. Après ce tour, je monte une petite rue et me retrouve à boire un thé dans un petit bar dominant le lac. J’y suis reçue comme une reine régnant sur son lac! Le garçon demande de revenir demain car il a reçu un bon pourboire! Je dis peut-être»! Il est 18H. Je rejoins le chauffeur qui me dit «now hôtel» d’un ton autoritaire. J'ai des appréhensions concernant l’hôtel SHAHI PALACE car le gardien de Nadine Leprince m'a dit qu’il était crado. Je suis agréablement surprise car hôtel propre, bien tenu, personnel sympa; la terrasse est superbe, éclairée à la bougie et petites lampes rouges, et en prime vue sur la forteresse. La nourriture est très bonne. J'ai repris mouton/riz cuisiné autrement. D'un coup, je reçois 5 sms de mon chéri Alain. Cette fois, c'est le mien qui bloque. Je lui téléphone 3 minutes pour 50 roupies (-de 1€)! Maintenant, il est temps d’aller un peu ranger puis me doucher. Demain, j'ai donné congé au chauffeur jusque 15H. Je prévois visiter le fort à pied. A ce moment de mon voyage, je peux dire que le temps passe très vite. Je râle sur moi de ne pas savoir l'anglais mais on ne peut pas être doué en tout! Lundi 1er novembre 2010: 8H; je me réveille. J'ai bien dormi. Finalement, je décide de ne pas faire la forteresse aujourd'hui mais plutôt la vieille ville. Je déjeune. J'emporte avec moi quelques jouets et des chaussures pour enfants que j‘ai emmené de Belgique. Je rencontre deux gamins à qui je donne un jouet. Le reste a suivi rapidement car il a appelé ses copains en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ils ont tout pris y compris les lignes de chocolat qui étaient prévues pour Praveen, l’étudiant de Delhi, mais qu’il n’a pas su avoir compte tenu du retard des bagages. Je ne peux pas continuer à les emmener. Il fait très chaud ici. Tout ça me fait un sac en moins à porter, je me sens plus légère. J'arrive à l'entrée de la vieille ville pour visiter trois havelis et déambuler dans les rues. J'accepte toutefois l’aide d’un jeune homme car c'est un peu le souk ici et finalement, je me dis que pour m’y retrouver, ça va être un casse-tête. Il ne met pas longtemps à me casser les pieds pour me faire voir tel ou tel magasin. Je n'arrête pas de lui répéter que je ne veux rien acheter mais visiter. Il parle et comprend le français. Donc pas d'excuses. Je le garde avec moi un moment. Il me conduit voir deux havelis. En premier, je visite est le PATWON-KI-HAVELI, qui est magnifique, encore meublé au premier étage avec des collections de toutes sortes d’objets. A noter que le jeune guide m’avait dit que cette haveli n’était pas bien. Bien sûr, là, il n'a pas de commission. En second, je visite le NATHMAL-JIKI-HAVELI qui appartenait à deux frères, moins intéressante que la première. Le jeune m'attend pendant que je visite à mon aise. Ça l'agace. Il arrive quand même à me conduire dans un magasin d'état, me faisant croire que c'est un musée. Ils sont rusés. Je m'arrête pour manger une bricole. Le jeune me dit d'un ton irrité "viens ça va être fermé" en parlant de la troisième haveli. Il m‘ennuie. Je lui dis que je continue seule en m’offrant au passage un jus d'ananas frais; je sympathise avec le serveur qui se débrouille un peu en français. C’est une ville touristique donc les jeunes savent le français comme moi je sais l'anglais. C'est toujours ça! On s'en sort toujours avec beaucoup de gestes, de la volonté et parfois le dictionnaire quand même! Il m'explique comment me rendre à la troisième haveli, le SALIM-SINGH-Ki-HAVELI, qui appartenait à un tyran. Je fais la visite guidée avec un bel indien aux cheveux et aux yeux noirs comme du charbon tranchant sur ses habits blancs. Nous sympathisons. A la fin de la visite, je lui demande où est le centre ayurvédique. Il m'y emmène; je prends rendez-vous pour le soir. Maintenant, je rentre à l'hôtel car j'ai rendez-vous avec le chauffeur à 15H et il est déjà 14H30. Le bel hidalgo se propose de me ramener à l'hôtel avec sa moto. Je me retrouve donc encore une fois sur une moto en Inde. Il y a des choses qui se réitèrent par rapport au voyage de janvier! J'arrive mais le chauffeur n'est pas encore là, je profite de remonter quelques minutes à la chambre. 15H, nous partons pour une petite excursion à la recherche des TEMPLES JAINS. A 10 km de Jaisalmer, le temple de LODRUVA est splendide et est protégé par deux cobras! On voit le trou par où ils rentrent. Tous les jours, on leur donne du lait. Quelques kilomètres plus loin, il y a le site d’AMAR SAGAR où nous faisons une halte pour admirer les merveilleux temples. La dernière visite pour aujourd’hui sera le site MAHARAJA BAGH où il y a des cénotaphes à l’infini. Je suis bien placée pour admirer le coucher du soleil à 18H. Un jeune homme me tient compagnie en voulant me vendre le livre du Kamasutra. L'excursion terminée, je me rends à mon rendez-vous ayurvédique. Le massage dure 2H au lieu d'une heure prévue car il trouve des nœuds partout. C'est spécial comme massage. Ça débloque les énergies et les nœuds. En plein milieu du massage, le bel hidalgo à la moto fait son apparition et veut assister à la séance; je refuse bien entendu. Le taxi m'attend. Je rentre à l'hôtel pour téléphoner à mon chéri puis mange du poulet tandoori; c'est délicieux. Je rentre me doucher, rédiger ces lignes, ranger mon fouillis habituel et m’endort. Mardi 2 novembre 2010:J'ai eu une migraine cette nuit et elle m'incommode encore ce matin. Je me force à manger un peu car je n'ai jamais faim avec la migraine. Bon ça peut aller quand même. Au déjeuner, je constate que nous sommes quatre femmes seules! Je rejoins le chauffeur qui me conduit au pied de la FORTERESSE de JAISAILMER. Il ne peut pas monter jusqu'au dessus et comme je n'ai pas envie de me fatiguer dès le matin, j’y vais en rickshaw. Je suis maintenant au cœur même du fort. Je commence par visiter deux temples Jains, merveilleusement décorés. Je ne peux pas emmener ma bouteille d'eau à l'intérieur. Tout à coup, je ne me sens pas très bien. Je suis barbouillée à cause de mes médicaments pour la migraine. J'ai le cœur qui bat très vite. Je me retrouve en pleine crise de tachycardie aux portes du désert! Je bois un coca et de fil en aiguille, je me retrouve face à un centre de massage ayurvédique. Je ne me fais pas trop prier après le thé offert par la maison. J’accepte 1H de massage, fait très consciencieusement par une indienne. Je me sens mieux. Il est presque midi et il me reste 1/2H pour visiter les deux autres temples Jains qui n’étaient pas ouverts avant 11H. Dans un temple, il y a des chauves-souris! Ces temples sont d’une immense beauté. Je poursuis ma visite comptant visiter le palais mais des jeunes hommes me disent qu’il n’est pas très beau et que celui de Jodhpur est mieux. Je n'ai quand même pas trop envie de le faire donc j'opte pour leur avis qui m'arrange. Je continue mon chemin parmi les vaches, les taureaux, les vendeurs de tout et de rien. Tout ça me plait. Mais on ne fait pas un grand chemin en Inde sans être accostée. Encore un prétexte pour m'arrêter. Je me laisse embarquer à aller boire un thé à la terrasse d'un resto. Je suis bien accueillie par deux jeunes avec qui je discute à bâtons rompus. C'est quand même fou, eux en anglais moi en français, chacun mélangeant un peu de chaque langue. Je me sens bien. Ils m'ont bien installée sur un matelas et je vois toute la ville. Un français venant de Bourgogne dormait chez eux et est venu me parler un moment. On n'est jamais seule en Inde. Le serveur téléphone au taxi pour qu'il vienne me chercher au pied du fort plutôt qu’à l'hôtel, comme prévu. Je le rejoins à 15H pour faire une excursion vers les VILLAGES FANTOMES. Epoustouflant. C'est fabuleux de voir plus de 700 maisons abandonnées. Je demande au taxi de me laisser marcher er m’attendre plus loin près du temple abandonné. Je n'ai jamais entendu unsilence pareil. Rien. Pas un bruit. Calme plat. J’aimerais m'asseoir et méditer mais une vipère pourrait ne pas être loin donc je m'abstiens. Quelle n'est pas ma surprise en entendant de la musique moderne à tue-tête. C‘est mon chauffeur. Non mais, il le fait exprès, un endroit ainsi…Je l'aurais tué mais j'en ai encore besoin! Il y a un deuxième village fantôme près d'un fort. Il ne connaît pas plus que le premier mais se renseigne et y arrivons. Il y a une bande de 3 mètres de sable; la voiture ne passe pas. J'y vais à pied. Il faut vraiment le vouloir!!! Je suis encore épatée par ce paysage désertique. En revenant, je m'amuse avec deux enfants sympas. Il est 17H30, je rentre en passant par le lac artificiel où je vais visiter un petit musée et boire un thé, hé oui encore, à cet endroit qui m'avait plu deux jours plus tôt. Le soir, je retourne faire un massage ayurvédique mais ça ne se passe pas bien. Le masseur arrête à tout moment soit pour téléphoner, soir pour voir un client qui arrive, enfin toujours pour quelque chose. Un moment, je profite qu’il est de nouveau occupé à autre chose pour me rhabiller et partir. Je refuse de le payer. Il n'est pas content. Moi non plus. Je rentre à l'hôtel boire une bière, manger et discuter en français avec une anglaise. Demain, je pars à 9H30 pour Jodhpur. Bon souvenir de Jaisalmer. Mercredi 3 novembre 2010:8H30, j'ai déjà pris ma douche et le petit-déjeuner. Départ à 9H30 pour JODHPUR. En chemin, je demande de m'arrêter pour prendre un thé. Il s'arrête et prend un aussi mais ne le boit pas disant qu'il n'est pas bon. Trop tard, j'ai bu le mien! On verra! Il n'est pas marrant ce chauffeur. Il ne s'arrête jamais pour me faire voir quelque chose ou me laisser prendre une photo. En fait, je crois qu’il ne connaît rien à part le chemin qui relie les grandes villes. Heureusement que je suis bien documentée et tenace sinon je ne verrais pas grand chose. Il est 13H quand nous arrivons à JODHPUR, 2ème grande ville du Rajasthan, appelée «ville bleue». Les maisons sont peintes en bleu pour éloigner les moustiques et garder la fraicheur; tradition datant des brahmanes (prêtres). Il n'y a que 18 jours dans l'année où il n'y a pas de soleil à JODHPUR. Cette ville est trépidante. Le chauffeur est furieux de ne pas trouver de parking près de l'hôtel. Il téléphone à Raj de chez MILNA pour lui dire qu’il ne me conduira pas le lendemain à la forteresse. C'est vrai que c'est la foire ici, aux deux sens du terme puisqu'il y a la préparation de la fête de DIWALI. Il y a du trafic et les gens sont fort excités à l'approche de cette fête. Il y a des lumières partout... Et déjà les pétards retentissent. Le chauffeur viendra donc me chercher demain à 16H, à ma demande, pour me conduire à MANDORE, petite ville à 10 km sûrement moins agitée. Je range ma chambre puis à 15H, je vais visiter la vieille ville. Là, ne circule que piétons, vélos et rickshaws. Le guide du routard indiquait qu'il n'y avait pas de touristes là-bas; il ne s'est pas trompé; j'étais la seule et me suis demandée un court instant ce que je faisais là. Je vire et revire dans les ruelles. Tout le monde me salue, veut me donner la main. Je suis la créature rare du coin! Je distribue des jouets aux enfants et vite une émeute s’est formée à mes côtés. Pas bien méchant! C’est un peu St. Nicolas! Après avoir bu un thé dans une gargote, je pars à la découverte de la TOUR DE L’HORLOGE et du SADAR BAZAR. Toujours aucun touriste juste sur la fin où je croise un petit groupe de français. C’est quand même une grande ville et je suis étonnée. Je me balade encore, fais des photos, mange des spécialités épicées. C'est vraiment le délire ici. Ils préparent la fête avec vigueur. C'est vrai que c’est la nouvelle année pour eux. Je suis fatiguée et traîne encore un peu la migraine donc tente de rentrer à l'hôtel à pied puis en rickshaws car je ne sais plus le chemin. Je me douche et essaye de m'endormir tôt. Demain, j'irai visiter la forteresse. Je me sentirais moins bête rare! Je suis déçue du chauffeur; je me fais comprendre par tout le monde sauf par lui à cause de sa mauvaise volonté, son empressement et de ce fait, ne prend pas le temps de comprendre. Tant pis pour lui à la fin du voyage! Je m’endors vers 20H mais suis réveillée à 3H du matin en sentant quelque chose se promener sur moi. Quel horreur, c’est une grosse bêbête de 3 cm de long avec une carapace et des longues antennes. Elle est dans le lit. Je me bats avec pour la tuer. J'y arrive. Une autre surgit. Ca devait être le couple. Tuée aussi. Oh, je pense ne plus dormir cette fin de nuit! J'ai une moustiquaire mais pas bien mise puisqu'il n'y a rien pour l'accrocher donc je fais avec les moyens du bord mais pas bien apparemment!!! Il est 7H30 chez nous, comme mon chéri se lève tôt, je lui téléphone; j'ai toujours beaucoup de joie à entendre sa voix. Je l'aime. Il me manque mais je sais qu'ici, il ne pourrait pas être bien. C'est vraiment spécial l'Inde! A cet instant, je m’interroge si un mois ne sera pas trop long? Mais ça doit être un sentiment passager à cause des bêtes et la fatigue. Ma chambre ressemble à un champ de bataille. Comment je fais pour avoir un bazar ainsi à moi seule et en rien de temps? Je range un peu. Il est 5H et m’endors un peu. Jeudi 4 novembre 2010: A 8H, au déjeuner, je parle avec une anglaise: n'y aurait-il que les anglais qui voyagent? La dame me dit qu’ils n'ont pas de mérite à parler anglais, c'est leur langue maternelle. Après le petit déj, à croire ou à ne pas croire: en rentrant à la chambre, je rate une marche dans le couloir et me voilà à mesurer celui-ci de long en large; il n'y a qu'en Inde que je tombe; j'ai fait une de ses mascarades avant de tomber, mal à la main et à la jambe! Je me couche un peu, prends des comprimés homéopathiques. Me voilà repartie. Achat d'eau. Négociation du rickshaw puisque mon chauffeur ne veut pas m’y conduire; quoi qu’en arrivant là, les autres touristes étaient avec leur taxi ou bus. Non mais.... à déduire sur son pourboire, enfin on verra! Forteresse de MEHRANGARH, j'arrive!!! Le guide du routard dit que c'est la plus belle forteresse du Rajasthan, je confirme; elle est magnifique; j'ai rarement vu quelque chose du genre aussi beau. C'est comme si l'histoire ne s’était pas vraiment arrêtée, que quelqu'un va arriver, qu'on va être de la partie. Je m'évade dans le rêve en me replonge dans l'histoire des marahajas, des combats, des femmes derrière leurs "puschas" qui sont ces fenêtres à trous dont elles voient tout sans être vues. Je suis éblouie en voyant les diverses salles du palais si bien entretenues. Ce qui m'interpelle le plus, ce sont les empreintes des mains, toujours visibles, que les femmes ont laissé avant de s’adonner au «sati». Équipée du guide oral, j‘écoute les explications compréhensibles pour tout un chacun. Tout ce que j'ai vu dans ma documentation avant de partir est décrypté dans les moindres détails. Je passe 3H dans cette forteresse sans perdre une minute à flâner. Je termine en me faisant disputer par le chauffeur du rickshaw à qui j’ai dit que j'en avais pour 2H. Il n'a jamais dû visiter la forteresse sinon il saurait que 3H est le temps min pour une visite correcte. Je n'ai pas eu assez de temps pour me balader sur les remparts, dommage! A 1 km de là, sur le chemin du retour, on s'arrête au JASWANT THADA au bord d'un mini lac. C'est un grand cénotaphe tout en marbre blanc, datant de 1899, érigé à la mémoire du maharadjah Jaswan Singh. Lieu toujours destiné aux crémations actuellement. A l’intérieur, on découvre des objets personnels du Maharaja, des photographies. On peut aisément imaginer cet endroit à l’époque! Continuation du périple vers le PALAIS UMAID BHAWAN qui comporte 350 pièces. Le maharaja Umaid Singh le fit construire pour donner du travail aux habitants car, à cette époque, régnait la famine. Ce n'est pas possible de tout visiter car une partie est restaurée en hôtel de luxe et l'autre en appartements personnels du maharaja de Jodhpur. Le chauffeur du rickshaw dit de me dépêcher car j'ai mis trop de temps à la forteresse. Je n'ai que faire de ce qu'il dit et je continue à prendre mon temps. Il me ramène à 15H. Je fais internet à l'hôtel en attendant mon chauffeur attitré. Encore à ma demande, excursion vers MANDORE à 9 km de Jodhpur; lui ne propose toujours rien. Je préviens RAJ de Milna que je ne suis pas satisfaite des services du taxi. Raj lui parle mais "le driver" invente et raconte n'importe quoi! Il n'aura pas de pourboire, c'est quasi décidé. Nous partons quand même pourMANDORE. Il ne connait pas!!! Doit encore demander le chemin. A croire qu'il fait le Rajasthan pour la première fois. Je me promène 2H dans ce Garden magnifique avec les singes qui me dévisagent. J'ai retiré mes lunettes, je porte mon sac sur le ventre et n'ose pas les prendre en photo. Mais, ils sont beaux avec leur tête noire et leurs poils blancs. Ils sont joueurs. Hop, ils sautent d'une branche à l'autre! Ils retournent un tonneau en faisant un chahut de tous les diables. Je les admire; un vieux monsieur me dépasse en me disant qu'ils mordent. Oust, je décampe. De toute façon, il fait presque noir. Mieux vaut les laisser entre-eux… Je fais quand même fait la promenade pour aller voir les cénotaphes des reines et admirer le coucher du soleil de là. Je voulais encore allez voir quelques villages VISHNOIS mais j'abandonne car Kamur ne connaitra pas encore. Je décide de rentrer à l'hôtel manger une spécialité râjasthâni, bien épicée. Je parle au patron des bestioles venues me tenir compagnie la nuit; il met un serpentin d’encens dans la chambre. Demain, départ pourMONT ABU à la rencontre des ours! Ce sera la DIWALI "nouvel an hindou et le retour du Dieu Rama" qui revient d’une victoire contre le démon; tout le monde l'attend, c'est pourquoi, il y a des lumières partout. Je vais fêter ça; je ne sais pas encore avec qui. Vendredi 5 novembre 2010. Je me lève à 7H45 comme souvent. Me douche et hop, au petit-déjeuner. L'anglaise rencontrée le jour avant demande si elle peut se joindre à ma table, ce que j'accepte avec grand plaisir. Elle est sympa. Elle a toujours voulu venir en Inde et là, elle y est pour deux mois, sans aucune réservation. C'est ce que je ferai la prochaine fois. Nous papotons toujours tandis que le chauffeur m’attend depuis 1/2H mais je m'en fous, ce qui n'est pas mon genre habituellement. Mais lui, il m'énerve, alors... Pas de scrupules! La rencontre avec l'anglaise est mieux. 10H, nous démarrons pour RANAKPUR où il y a les plus beaux temples JAINS. Je dors un peu dans la voiture. Après 2H30, lemont ARAWELLI commence à se dessiner. Un peu plus tard, arrivée à RANAKPUR où se pointent CINQ TEMPLES JAINS fascinants. Tout est d'une élégance, d'une perfection, d’une finesse et d'une propreté impeccables. Je commence par le plus petit avant d'arriver dans le spectaculaire Temple d'ADINATH ou de CHAUMUKHA. Chaumukha veut dire "4 faces". Il est interdit d’entrer dans ces temples Jains avec boisson, cigarettes ou chaussures. C'est le plus grand temple Jain de l'INDE. Il a été construit au 15ème siècle sur une durée de 50 ans. Tout de marbre blanc, en plein milieu de la forêt, s'étendant sur 1500 m², haut de 33 mètres, 29 salles et 1444 piliers décorés de manière inimaginable. Un des piliers n'est pas droit volontairement car il n'y a que Dieu qui est parfait, donc il fallait une faille à cette merveille! J'ai cherché lequel mais ne l'ai pas trouvé… L'architecture du temple Jain est basée sur des règles cosmiques précises; tout est réglé en fonction du mandala. Il existe encore une petite communauté Janaïste dans ce site. Leur religion ne leur permet pas de nuire aux animaux à tel point que les femmes mettent un voile sur leur figure et les hommes un masque afin de ne pas avaler involontairement un insecte. Ils pratiquent la non-violence, ne possèdent pas d'armes ce qui fait qu’ils n’ont jamais été persécutés au fil du temps. Ils sont respectés des indiens de croyance différence. Ils sont peu nombreux; on en compte 4 millions en Inde dont un million au Rajasthan. Ils recherchent la libération de l'âme en la libérant de son karma. Les cinq règles sont: ne tuer aucun être vivant, ne pas voler, se détacher des biens matériels, être chaste, ne pas manger la nuit afin de ne pas avaler un insecte sans le voir. Ils sont tolérants. Je termine la visite en me posant la question : pourquoi ces temples sont-ils construits si loin de tout? Comment les gens y arrivaient-ils? A moins qu'ils aient été tous moines résidant au temple? Aurais-je une réponse? On reprend la route en s'arrêtant pour que le chauffeur mange et partons pour leMONT ABU, appelé aussi le MONT DE LA SAGESSE avec son étrange rocher qui ressemble à un crapaud! Le paysage est spectaculaire; la route est de mieux en mieux et on commence l'ascension vers le Mont Abu. Le chemin est pittoresque. Il y a des singes partout. Une pancarte annonce aussi des tigres et des ours. Mais je n’en verrai sûrement pas car avec le bruit des pétards de la Diwali, ils doivent être cachés au fin fond de la foret. Au SRI GANESH Hôtel, Je visionne ma chambre puis vais manger. J'invite le chauffeur à venir à ma table pour la fête! Le chien de la maison s'invite aussi, restant toute la soirée à mes pieds. Nous discutons en anglais. Dictionnaire en main, papier, bic et surtout beaucoup de gestes. Pétards et feux d'artifice partout. Bruit intense. A 11H, je suis au lit avec mon MP3. A 5H du matin; ca pète toujours. Je me rendors. J'ai bien dormi protégée sous ma moustiquaire. Samedi 6 novembre 2010 :8H du matin, je rédige ces lignes. Pétards encore. Je pense que je suis enrhumée. Il fait froid ici. Nous sommes à 1200 mètres d'altitude. Je bois un bon café, un lassis (yaourt+banane) et un jus d'ananas. A 10H, je libère la chambre et commence ma visite par un MUSEE SPIRITUEL où on me propose une expérience de méditation que j’accepte! Étonné? Ce n'est pas terrible mais ça me plait. Il y a des milliers d'indiens qui viennent à Mont Abu pour ce jour de l'an. Ils sont contents. Pour eux, c'est jour de sortie voire vacances pour certains. Ici personne ne mendie, ce sont des indiens aisés. Ils sourient en me voyant, veulent me toucher la main, me prendre en photo. Pour eux, c'est un honneur! Comment ne pas se sentir bien voyant ces gens heureux autour de moi? Je descends au lac NAKKI (lac des crocodiles) faire le tour en barque, refusant le pédalo cette fois. Je ne vois pas de croco, tant mieux. Ensuite, je vais sur le grand bateau en béton boire deux thés délicieux. On dit que c'est le toit du bateau Titanic!!! Comment savoir si c'est vrai ou si c’est une légende! Je veux voir un petit temple le RAGHUNATHYI mais il est fermé. Je prends beaucoup de temps à faire à photographier les indiens qui me le demande car ici ils peuvent louer des costumes dignes de maharajas et maharanis pour passer la journée. Il est 13H et le chauffeur m'attend mais je prends le temps quand même d’aller manger un thalli: plusieurs petits plats végétariens sur un plateau. Après-midi, je le prie d’aller aux TEMPLES de DELWARA à 3 km. Très beau site. Je dois laisser ma caméra à l'entrée mais j’achèterai un petit livre à la sortie pour garder ce souvenir. Je suis vraiment de plus en plus épatée de la finesse du travail. Le premier des cinq temples le VIMALA VASAHI, bâti en 1031, n'a que 240 piliers mais ce qui fait sa splendeur, ce sont les 52 petits plafonds, tous différents! Incroyable travail! En entrant, il y a un "smosan" qui est une représentation symbolique de la montagne sacrée: je pense bien que c'est le triangle en argent que je vois mais je n'en suis pas sûr car normalement il devait être entouré de statues d'éléphants, que je n'ai pas vues. On y trouve une impressionnante statue d'Adinath tout en marbre blanc. Le deuxième sera le LUNA VASAHI, bâti en 1230, est aussi impressionnant; on y trouve une statue de Néminath, toute noire. Au plafond central, 64 danseurs dans 64 pauses différentes sont sculptés. Je verrai encore un troisième où là, le Dieu est tout en or. Il y a des milliers d'indiens qui viennent visiter ce site. Nous sommes maximum dix touristes à traîner à cet endroit. A se demander où les touristes vont! Il est maintenant 15H et la prochaine étape est UDAIPUR. Je garde un merveilleux souvenir du MONT ABU! Un jour de plus là m'aurait bien plu. Après 3H de route, arrivée àUDAIPUR à 290 km de Jodhpur. Ca commence mal, le taxi ne peut pas entrer dans la vieille ville et devons porter les bagages jusqu'au NIWAS hôtel. Je suis au 5ème étage, sur la terrasse, pas d'ascenseur. Je ne descends pas pour souper et mange très bien à la terrasse. Dimanche 7 novembre 2010: Je m'éveille à 8H30, rédige ces lignes et me prépare pour la visite de la vieille ville, à pied. En fait, je quitte ma chambre à 11H. Je commence par faire recharger mes piles et acheter une bouteille d'eau. Je vérifie le prix sur l'étiquette et «plouf», voilà mes lunettes de soleil tombées dans la mini rigole où les égouts passent. Je les récupère à la main. Elles sont crado et puent. En plus, je m’éclabousse les chaussettes et chaussures. Bon début de journée après avoir fait 100 mètres! Il y a trop longtemps qu'il ne m'était arrivé quelque chose! Un peu plus loin, j'arrive au JAGDISH TEMPLE, construit en 1651, dédié à Vishnou. A l'entrée, deux grandes statues d'éléphants. Il y a beaucoup de Sâdhus qui sont des hommes démunis de tout, ne vivant que de ce qu'on leur donne à manger. Ils aiment être pris en photo pour recevoir une pièce. Dans le sanctuaire, il y a une statue noire représentant Vishnou. Voyant que je suis intéressée, un indien me dit qu'il y a un office à 18H30. Je promets d'y aller. Je change de la monnaie puis visite un atelier de peinture sur soie et sur os de chameau. C’est très joli et très cher. Je me restaure avec un beignet local, un gâteau et du thé à l’entrée du City Palace. Je me répète mais j'adore le thé masala. J'espère pouvoir le refaire chez moi… Le CITY PALACE est le plus grand palais du Rajasthan. Il a été construit vers 1560 et a été régulièrement agrandi au fil du temps jusqu'à la fin du 19ème siècle. Ce palais est séparé en trois parties. Une aile toujours habitée par le maharaja actuel qui y passe trois mois par an, puis six mois à Londres et trois mois à Mumbay. Une autre aile fait office d'hôtel. La troisième est celle qu'on peut visiter. Je me muni toujours d’un autoguide; par contre, la taxe pour l'appareil photo est trop chère, donc pas de photos. Les cours du palais sont superbes. On retrouve comme d’habitude la cour des hommes et la cour des femmes, la zanana où seul le Maharaja peut entrer; les énuques servent d'intermédiaire. Je suis surprise par la salle aux miroirs, c'est d'une beauté! Ils aimaient se regarder les maharajas. Dans la salle des audiences, il y a les "Jhalis" petits balcons d’où les femmes pouvaient suivre les discussions sans être vues. Les vitraux d'une salle proviennent de Belgique, sûrement aussi du Val St. Lambert; les pavés de décoration proviennent du Portugal et de Hollande. Le marbre utilisé ici est local. J'imagine mal comment ils transportaient tout cela à l'époque et j'imagine encore moins comment ils pouvaient bâtir des bâtiments d'une telle importance. On remarque aussi que les couloirs du palais sont étroits et les marches irrégulières, ce qui est volontaire pour ne pas donner de l'élan à l'ennemi qui pourrait s'introduire…Dans ce palais, on fait souvent référence au Dieu Rama (Dieu du soleil); sa femme est Sita; ils ont deux enfants. Il s'est passé un drame dans ce palais; cette histoire m'a marqué: «une jeune fille du Maharaja avait été promise par son père à deux prétendants, le maharaja de Jaipur et celui de Jodhpur. Ne pouvant faire son choix, elle s'empoissonna". La visite dure plus de 2H dans un brouhaha terrible car les nombreux indiens en visite sont bruyants. Je rends l'écouteur et sors faire quelques photos à l’extérieur du palais avant de retrouver le chauffeur qui me conduit, à ma demande, aux jardins de SAHELION-ki-BARI où il y a une atmosphère sereine. C'est un havre de paix où les dames de la famille royale venaient se promener. Il y a 4 bassins. C’est agréable d'entendre le bruit des fontaines, fonctionnant toujours au moyen du système hydraulique élaboré en 1700 (unique à l'époque). Les gens sourient, se promènent. La balade dure peu mais est bénéfique. Si je me presse un peu, c'est qu'il fait noir à 18H et je veux encore aller au MEMORIAL PRATAP, érigé sur la colline de Modi Magri. Il y a un monde fou. Je me balade et fais la visite du petit musée. J’aimerais voir le son et lumière mais il faut repayer et attendre 1H. Je suis fatiguée et prend le chemin du retour. J'ai oublié d'aller à l'office de 18H30 au Jagdish temple. Je ne peux pas tout faire. Je rentre, mange, n'ai plus la force de rien. Je me suis endormie sur ma chaise au resto. Je file dans mon lit. Lundi 8 novembre 2010: il est 7H, je m’éveille, rédige ces lignes après ma douche, range mes bagages. J'ai mal la jambe et le bas du dos. Après le petit déj, je fais un massage ayurvédique et j’achète de l'huile qui j’espère soulagera ma jambe, enfin normalement! Je ne visiterai pas tout ce que j'avais prévu car j'ai besoin de me reposer un peu. A midi, je mange dans un hôtel renseigné par le guide du routard "Ambrai restaurant, au-dessus de l’hôtel Baba". Je ne suis pas déçue, c’est bon et en plus, j'ai vue directe sur le temple hindou Jasdish. Je suis juste surprise du prix du coca light:40 roupies (1€) cher! Ensuite, je prends un rickshaw; Il m'emmène le long du lac et je profite pour faire une petite balade en bateau sur le lac PICHOLA; je ne vois pas de crocodiles or il y en a. J'embarque avec tous indiens en vacances. Ils sont contents que je sois avec eux. Il va sans dire que les photos vont bon train de part et d‘autre! Les indiens en vacances dans une de leur ville sont toujours heureux, bien habillés et ne demandent jamais rien d'autre que des photos et de quel pays on vient. Le gars du rickshaws veut m'arnaquer me comptant 400 roupies les 2H. Il en aura 100 et pas de discussion; il ne rouspète pas trop car un policier est juste à côté de nous. D'un côté, je regrette un peu de ne pas avoir pris le bateau à l'embarcadère du City Palace où le tour aurait été plus grand avec vue du palais au milieu du lac de plus près mais d'un autre côté, j'ai vécu un bon moment avec les indiens sur le grand bateau traditionnel ! J'abandonne l'idée d'aller au zoo Garden. Il reste juste assez de temps pour boire un thé à l'entrée du City Palace où je suis allée hier; il est délicieux et coûte cinq roupies (soit 9 cents). A 15H, nous démarrons et arrivons à 17H30 àCHITTORGARH où le PADMINI Hôtel est clean ainsi que la chambre. Il y a un grand jardin. Je m'y installe directement et quoi de mieux qu'une bonne bière et un papad (petite crêpe craquante). Le régime ne sera pas encore pour aujourd'hui! Le garçon me fait remarquer que sous ma chaise, il y a un petit chiot qui s'est installé. Il ne me quitte pas, me regarde avec des yeux craquants, trop mignon; je voudrais l’emmener. Le moment de l’apéro était agréable. Je mange, ne déballe pas mes habits, tape ces lignes et m'endors. Mardi 9 novembre 2010: éveil à 3H du matin découvrant la bouteille d'huile de massage renversée dans le lit; je me suis endormie en me massant la jambe. Je pouvais bien mettre tout ce temps à la choisir! Il ne me reste plus qu'à en retrouver. J'ai été dormir tôt et me voilà en pleine nuit en train de terminer mon récit. J'espère me rendormir un peu car demain matin, rendez-vous à 9H pour la visite du fort qui est gigantesque paraît-il! C'est une belle grande chambre, propre, dommage que j'ai sali les draps avec l'huile. Voilà, une bien courte nuit dans une si belle chambre. A 9H, petit déj et à 10H, visite de la FORTERESSE DE CHITTOR. Le tour est long donc je vais de temples en palais avec la voiture. La forteresse, bâtie au 7ème, fait 13 km de circonférence. Les bâtiments sont éparpillés. Il y a sept portes pour arriver à l'entrée. La "Rama Pol" est la dernière et la plus belle; je la photographie en sortant. Le temple de SAMADHISVARA sera le premier site. Il est tout en ruine mais on imagine la beauté de celui-ci à l'époque. Je pense à ces batailles qui ont eu lieu ici. En 1303, vivait ici la reine Padmini et son mari. La beauté de la reine Padmini était célèbre et attira le Sultan de Delhi qui demanda au mari de la contempler. Celui-ci accepta pour éviter une guerre mais à la condition que ce soit par le biais d'un miroir où l'image de la reine reflèterait. Il accepta mais mécontent, en sortant, et par traîtrise, le Sultan de Delhi fit le mari prisonnier. Les Rajpoutes voulant sauver leur roi se firent tous tuer. Au même moment, eu lieu à cet endroit le premier DJOBAR, qui veut dire que la reine et 3000 autres femmes se firent brûler sur un bûcher pour ne pas survivre à leurs époux. Deux autres Djohars eurent encore lieu sur ce site. Les Rajpoutes mettaient leur robe jaune-safran pour partir au combat quand ils savaient qu'ils ne reviendraient certainement pas. Là, je suis en plein dans l'histoire du fort.... Je continue ma visite par le musée archéologique qui possède des objets ayant été retrouvés sur le site. Ensuite, j’entre dans un temple Jain puis le temple de Meera. Le bâtiment célèbre la «tour de la Victoire» comporte 9 étages et 157 marches; je réfléchi beaucoup avant d'y entrer; finalement, je me décide mais j’en ressors après 5 min; je n'ai pas été plus haut que le 1er étage. J'arrive au temple de Shiva où je rencontre un très jeune Brahmane qui parle un peu français et veut étudier la langue française. Je lui donne mon traducteur qui va trop lentement pour moi et trois livres que j'ai dans la voiture, destinés à ma copine de Delhi. Il reçoit un livre sur la méditation indienne, l'Alchimiste et la prophétie des Andes. Il m'emmène voir la fontaine sacrée où la vache a reçu la première goutte d'eau dans sa bouche d'où depuis le lac est sacré. Ensuite, je passe voir le Palais de Padmini avant de terminer au temple de Kalika Mata, dédié à Kali. Il y a encore beaucoup à voir mais voilà déjà près de 4H que je déambule dans la forteresse et j'en ai assez. Direction BUNDI, à 120 km de Chittorgarh, avec arrêt aux fameuses cascades Bemlatts Fall dont Manu (contact VF) m'a tant vanté. Je ne sais pas si c'est le bon endroit mais il n'y a pas d'eau qui coule dans le petit lac. C'est un site archéologique. Manu m’a dit qu’elles se trouvent à 30 km de Bundi et on en a encore bien fait 60 km après donc j'ai vraiment un doute sur l’endroit! À vérifier près de Manu. Et moi qui avais déjà pris mes affaires pour piquer une tête, raté! Déçue de ne pas avoir vu la cascade, on reprend le chemin de Bundi pour y arriver à 18H. Je dors dans à HAVELI KATKOUN, richement décorée, restaurée en hôtel. La chambre est très bien. Tout est grillagé pour les singes. Ils sautent sur le grillage. Il y en a des centaines. J'ai un peu peur d’aller demain au fort. BUNDI se trouve à 165 km d'Ajmer. On l'appelait autrefois "la cité des sources" pour les nombreux puits "baolis" qu'elle possédait. Je fais un massage de jambes, achète des produits ayurvédiques, mange et dodo. Mercredi 10 novembre 2010: je me réveille à 6H du matin mais me rendort un peu. Après le petit déj, le chauffeur qui devait me conduire au fort me dit que ce n’est pas possible en voiture et me laisse au pied du palais. Je n'irai donc pas au fort car je m’aperçois que pour une fois, il a raison et il faut y aller à pied; pour moi, c'est impossible. Déjà, le Palais, ça grimpe. J'arrive, après trois pauses, à l'entrée du GARTH PALACE. Il faut dire que la vue est belle; on voit les maisons peintes en bleu lavande. C'est plus grand que je ne pensais. Un guide parlant français insiste pour me guider; je refuse. Heureusement, car je suis restée 4H dans ce palais. C'est pourtant un des moins bien conservé mais j'ai eu la chance de rencontrer un couple de français; nous avons bien discuté. Eux avaient l’intention de monter au Fort mais voyant le chemin pour y grimper, ont renoncé. Je ne citerai pas les salles car finalement c'est toujours la même chose; je commence à en avoir assez des palais et des forts. C'est très fatiguant 15 jours de visites intensives surtout que ça grimpe tout le temps, des escaliers, des descentes, des montées et ma jambe qui me fait toujours mal. Je descends aussi difficilement que pour monter tellement les pierres sont lisses, glissantes et mal foutues. Ouf, je suis en bas! Je n'ai pas aperçu de singes au Palais. Ils sont au Fort. Je m'offre un thai masala dans le petit bar où le patron, artiste-peintre, a six doigts à une main. En rentrant à l'hôtel, un jeune homme devant une boutique m'invite à prendre un thai, ce que j'accepte puisqu'il parle un peu français et que j'aime les contacts. Le thé se boit un peu plus loin chez lui où en fait c'est un petit hébergement. J’y rencontre là deux espagnols, une dame de Tarragone, qui parle catalan et un homme au look "fun «de Madrid qui parle français; le moment est agréable. Le jeune homme m'invite à faire un tour sur sa moto le soir au bord du lac; j'accepte pour m'en tirer mais je n'irai pas à ce rendez-vous; tout d'un coup, je ne le sens pas et je préfère ne pas prendre de risques. Je rentre à l'hôtel 10 min. Il est déjà 15H. Je repars pour aller au puits et au marché. Je trouve d'abord la poste pour envoyer une carte à Dédé, un ami de Reims, mais je ne sais pas s'il l’a recevra! A force de tourner et de virer, j’arrive au marché où je m'achète un ananas, qu’on me coupe et met dans du journal. Je le mange en marchant et ne fais pas trop attention où je vais me disant que je prendrai un taxi pour rentrer à l'hôtel où que je sois. Quelle erreur!!! Je me suis embringuée dans des ruelles de plus en plus étroites sans m’en rendre compte. Il y avait beaucoup d’enfants qui voulaient être pris en photos. Je les photographie mais il en arrive toujours de plus en plus. Je continue cette séance de cinéma tout en avançant dans ces ruelles où les gens sont de plus en plus sales. Voyant que je m‘égare bien, je demande aux enfants si on arrive au Palais en continuant au bout de ces ruelles; le palais étant mon point de repère car l’hôtel n’est pas loin. Ils confirment et m'emmènent. Dieu du ciel…, je me retrouve à grimper de nouveau alors que je n'ai jamais descendu en partant. J'arrive sur la grand-route de Chittoor à Bundi. Les gosses demandent des roupies, je refuse. Ils s'excitent, tirent sur ma bouteille d'eau, dansent autour de moi un rituel de singe, font des grimaces, disent je me demande bien quoi! Je commence à paniquer et me fâche. Ils s'en vont en me lançant des pierres. J'ai de la chance car un groupe d'enfants ainsi, ça peut être fatal!!! Je suis au bord de cette rue où camions et bus passent à toute allure. Il n'y a pas de trottoir. Je sais que je suis loin de l’hôtel puisque je suis passée par là en arrivant de Chittorgarh. Evidemment, pas de taxis aux alentours. Rien. Pas même un tuc-tuc. Je redescends une volée d'escaliers un peu plus loin car je vois le lac artificiel et mon hôtel est en face. Je me rends vite compte que ça va être la même galère que je viens de vivre et remonte ma volée d'escaliers. Que les marches sont hautes ici! Je n'en peux plus. Je transpire sans arrêt. Je marche. J'arrive au lac. Je pense pouvoir le contourner vers la gauche mais il n'y a pas de rue, je dois faire marche arrière et repartir. Sur le pont, je suis à bout. Il reste 1 km mais je ne peux plus avancer. Il passe un tuc-tuc quand même envoyé par les Dieux. Je le prends. Les Dieux auraient pu me l'envoyer plus tôt. Je n'ai donc pas vu le "baori" (puits) mais vécut l'ambiance rurale et vu le lac artificiel. Je rentre à l'hôtel pour récupérer un bagage que le chauffeur devait déposer. Bien entendu, il a mal compris et pas de bagage! Pour m'en sortir, je fais appel à un interprète sinon j'y étais toujours. Ca y est, c'est arrangé, il arrive en courant me donner le bagage qui est dans la voiture. Je bois un thaï (un de plus!). Je me rends au massage bien mérité. Après celui-ci, je mange du mouton et fais internet. Je m'énerve un peu car ma fille ne répond jamais à mes emails et c'est agaçant. Je m'inquiète en plus. Je téléphone à mon ex-mari qui s'affole de mon coup de fil et qui fait téléphoner ma fille. Tout va bien mais elle doit être très occupée à "autre chose" comme dit mon chéri à qui je téléphone aussi. La visite des Palais et des Forts est terminée sauf à Jaipur (Amber). Demain, départ pour Puskhar où règne là une autre ambiance: le festival des chameaux (la CAMEL FAIR). En terminant ces lignes, je vois un énorme lézard sur l’armoire; je n'ai jamais vu un si gros. En fait, la nuit j'ai cru sentir quelque chose de mouillé sur le lit mais en allumant, rien n'était mouillé, maintenant je sais: j'ai dû mettre la main sur le lézard. Qu'en faire? Je réfléchi, le regarde. Lui aussi me regarde avec ses petits yeux. Il est beau mais il ressemble à un dinosaure en miniature. Je n’ai jamais vu de lézard ayant cette allure. Je tente de l'attraper avec une boite pour le sortir mais n'y arrive pas. Il est parti au-dessus de la garde-robe puis ailleurs puisque je ne le vois même plus là. Je ne sais pas où il est. Vais-je pouvoir dormir sachant qu'il peut encore venir sur mon lit? Et toujours rien pour accrocher la moustiquaire. Je l'ai pris en photo. On dit que ça porte chance… pour autant que ce soit vraiment un lézard! Jeudi 11 novembre 2010, direction PUSHKAR, mignonne petite ville sainte au bord du désert, de 15000 habitants, 11km d'Ajmer et 150km de Jaipur. C’était ici le RV des hippies du monde dans les années 1970. La vie ici est restée assez baba cool. C'est un havre de paix sauf à la «Camel fair» qui a lieu à l'occasion de la Kartnik Purnima (anniversaire de la mort de Brahmâ), liée à la pleine lune. C’est la plus grande foire de chameaux de l'Inde. Les nomades du désert du Thar et les paysans du coin y débarquent pour acheter et vendre des chameaux et des chevaux. Pendant le festival, femmes et hommes mettent leurs plus beaux habits traditionnels. On y voit les beaux turbans colorés des hommes et les plus beaux saris colorés des femmes; elles mettront tous leurs bijoux. Avant d’arriver à Pushkar, je prévoyais visiter la mosquée d'un grand Saint à AJMER mais il pleut à seau et je renonce. En direction de PUSHKAR, le paysage est majestueux, ce ne sont que montagnes tout autour. C'est de celles-ci que descendent les nomades avec leurs dromadaires et chevaux pour la Camel fair; ils pourront ainsi les vendre pour acheter des marchandises. Ils en achèteront aussi. Nous trouvons avec difficultés le PARAMOUT PALACE. Un hôtel est vite un palace en Inde. L’accueil est bon enfant. Je suis à l'aise. La chambre est propre mais les robinets coulent et le chauffe eau est archaïque. Comme prévu, là, je libère définitivement le chauffeur pour continuer seule mon périple. Je lui donne, malgré ce que j’ai dit, un bon pourboire pour le fait qu’il conduisait prudemment!!! Il est content. J'ai toujours très mal la jambe et un peu dans le dos. Je mange un plat végétarien et vais me reposer. Ah ça y est, je vois un lézard mais nettement plus petit que celui d’hier. Je mets ma moustiquaire de façon folklorique; pourquoi n’y a-t-il pas de crochets?? Mes attaches autocollantes ne tiennent pas ce qui fait que je reçois la moustiquaire sur la tête en pleine nuit. C'est décidé la prochaine fois, je prends le petit marteau que j‘ai hérité de mon père qui fait tournevis en même temps ainsi que des petits crampons. Au moins, après moi, les autres en profiteront!!! A 19H, je descends marcher, faire internet et acheter une bombe pour moustiques. Je ne résiste pas à un jus d'ananas frais. C’est l’heure de manger, toujours végétarien; il n'y a ni viande, ni œuf, ni alcool à Pushkar cause que c’est une ville Sainte où près de 2000 pèlerins par jour viennent de toute l’Inde. C'est un haut lieu de l'hindouisme. Il est dit dans les Védas (textes sacrés) que pour achever le parcours mystique qui purifie leur âme, les pèlerins doivent faire 4 pèlerinages et se baigner dans le lac sacré de Pushkar. Il y a 400 temples dont l’unique temple de toute l'INDE dédié au Dieu Brahma, créateur de l'univers. Une version de l'histoire sacrée dit qu’au 12ème siècle, Brahmâ tua un démon et lâcha 3 pétales de lotus; là apparurent 3 lacs d'où le nom «Push» signifiant fleur et «kar» signifiant main qui fit donc «PUSHKAR». De l’hôtel, j'aperçois le lac sacré. La mousson fut bonne cette année donc le lac n'est pas à sec. Il y a 52 gaths (escaliers qui descendent au lac). On dit que se baigner dans le lac à cette période porte chance, mais je n'irais pas, j'ai déjà eu de la chance avec le lézard!!! Il y a des moustiques car on passe avec un camion pour asperger les rues d'un répulsif. Il est tard; j’attends demain pour aller voir les dromadaires. Je me réjouis. L’ambiance ne doit pas être triste. En fait, à l'hôtel, mon palace quoi, il y a beaucoup de français. Ici, je dois voir Jacques de Bruxelles et Martine de France; j'espère avoir plus de chance qu'avec Manu que j'ai loupé à Delhi! Voyant le garçon de chambre de l'hôtel boiter, le lui explique que j'ai aussi mal à la jambe, il m’explique qu’en fait, lui c’est la polio! J'ai l'air con... Il me conseille de me rendre dans un temple à 80 km de Pushkar où il s'y passe des miracles; c'est là que tous les handicapés vont. Lui y est allé alors qu'il était en chaise roulante ne sachant ni marcher ni faire aller un bras, il en est ressorti en marchant mal mais en marchant et son bras fonctionnait normalement. Je n'aurais pas le temps d'y aller sinon j'aurais tenté l'expérience! Vendredi 12 novembre 2010, je m'éveille à 8H et n'ai toujours pas de douche. A la guerre comme à la guerre, eau froide, et en avant pour le petit-déj. Ensuite visite de la ville. J’ai la chance de ne pas devoir chercher le temple consacré à Brahmâ car il est sur le chemin du lac sacré. La visite est sereine. Je fais une offrande. J'aperçois la statue de Brahmâ à 4 têtes. Je suis des indiens qui se rendent dans un autre petit temple souterrain! Voilà, j'ai vu le seul temple hindou dédié à ce Dieu. Maintenant, je dois trouver le lac; je marche derrière des gens croyant qu‘ils y vont certainement. Mais on monte une route sableuse ! Pour le lac, c’est mauvais signe… Renseignements pris, ce sont des pèlerins qui se rendent au temple situé en-haut de la montagne. Je fais demi-tour; ce n’est pas mon intention de monter là-haut! En rebroussant chemin, je m'arrête pour boire un thaï masala. Petit mais bon. Je le paye, attends ma monnaie mais il ne veut pas; j'attends encore en insistant; il ne veut toujours pas; je m'en vais emmenant une bouteille d'eau. Oh là là, il m'a vite rendu la monnaie!!! Cet arrêt m'aura permis d'être à l'abri pendant l'averse. En chemin, je tombe sous le charme d'un foulard bleu, un de plus, je l'achète pour 50 roupies (-de 1€). Par contre, je marchande un sac à main mais sans résultat. On verra demain. Enfin, je vois des pèlerins se purifiant dans le lac. Il est interdit de photographier mais je fais quand même une ou deux photos en vitesse. Je m'assois sur les ghâts. Je reste un long moment en pleine méditation. Je me sens bien là. On dit que les cendres de Gandhi ont été éparpillées dans ce lac...Je viens de me renseigner: non ce n'est pas lui car c'est dans le Gange... Je suis attirée par les beaux singes à tête noire. Les uns jouent, d'autres donnent à boire à leur bébé et puis, sur le mur, un couple d'amoureux main dans la main, tête contre tête. C'est attendrissant. Ils s'aiment. Ils ne se quitteront pas de tout le temps que je reste là pendant que les autres courent et mangent des cacahuètes. Je me découvre une nouvelle passion: les singes. Un petit qui n'a pas encore de poils est accroché sous le ventre de sa maman; on dirait la tête d'un bébé humain. Quand ils ont un peu de poils et sont un rien plus gros, ils vont sur le dos de leur maman. En tout cas, les mères s'occupent bien de leurs petits. Un homme s'est approché un peu trop d'un bébé singe et la mère lui a montré les dents. Je ne voudrais pas lui prendre son bébé… En remontant la rue, je bois un jus de bambou. Je tombe par hasard sur un resto indiqué dans le routard le Shiva Juice; j’y mange une pizza succulente; ça me plait la nourriture végétarienne. En chemin, un coiffeur me propose un massage gratuit de la tête "pas pour de l'argent" comme il dit! Je rentre. Il me fait n'importe quoi sur le cuir chevelu pendant 5 minutes puis me demande 450 roupies. Je refuse puisqu’il a dit que c'était gratuit! Il rouspète mais je m'en vais quand même sans rien lui donner. Je ne lui ai rien demandé après tout et en plus, c'était du n'importe quoi! J’ai envie de revoir le lac à un endroit différent. Il est 15H, Il est temps d’aller voir les chameaux. J'y arrive facilement. La ville est petite. Ce sont les chevaux qui sont à l‘entrée du site; ils sont bien peignés et lissés. J’admire un cheval blanc aux yeux bleus, ça doit être une race du Rajasthan car au final, j’en ai vu plusieurs. Je confirme par la même occasion que Théodore, un âne que je connais en Espagne, est bien un âne indien. Je me laisse tenter pour faire un tour en chameau mais sur la charrette. Quel problème pour grimper dessus. Le gamin va chercher une chaise et hop, j‘y suis. Un jeune homme parlant un peu français m'accompagne voir les bébés dromadaires que j'aurais bien trouvé toute seule mais c'est ça l'Inde! Il veut ensuite que je lui paye un sac de farine. Je lui donne 20 roupies car je sais que ce n'est pas vrai. Je retourne seule faire un tour sur le site. C'est magnifique tous ces dromadaires décorés, tatoués. J’admire un homme qui coupe les cils et la moustache à son dromadaire; normal, chacun veut que son animal soit le plus beau pour le concours de beauté, concours de la plus belle moustache, etc… pour le vendre au meilleur prix. Les tentes commencent à se mettre en place. Les nomades font des feux de bois, cuisent leur pain, font du thé. L'ambiance est sereine. Le soir tombant, certains dromadaires sont attachés par une patte et d‘autres partent, je ne sais où. Je téléphone à Jacques (contact VF) pour savoir s'il est arrivé à Pushkar. En fait, il était aussi à la foire, essayant de m'appeler mais mon GSM reste éteint car il m'envoie des pubs sans arrêt et la batterie se décharge trop vite. On a du mal à se trouver mais ça y est, je le vois. Nous somme ensemble pour photographier le coucher de soleil. La rencontre est sympa. On discute beaucoup «voyage» en l'occurrence l'Inde! Il fait nuit; on va prendre l’apéro puis souper à mon hôtel où les prix sont plus raisonnables que vers la foire. On se reverra sûrement demain soir. Il est 2H30 du matin! Le temps passe très vite ici. Je n'imagine pas que j'en suis déjà à ce stade de mon séjour... Samedi 13 novembre 2010: 10H. Je bois 2 thés à la terrasse en parlant avec un couple de français. Il est 11H et je suis encore fatiguée. Je me remets au lit et dors jusqu'à 14H. J'en avais vraiment besoin. Je vais ensuite déambuler dans les rues de la ville; il est trop tôt pour aller à la foire. Je tombe face au restaurant «Om Shiva» où nous voulions aller manger le soir avec Jacques (buffet libre à 80 roupies). Je jette un œil en buvant un délicieux lassis mixte. Je mange aussi 2 bananes. Je n'ai pas envie de me fatiguer bêtement donc je prends un pouce-pouce pour aller à la foire aux chameaux. Je commence par m’attarder longuement m'attarder près des chevaux. Il y en a de toutes sortes; beaucoup plus qu'hier. Je fais beaucoup de photos d’animaux et leurs maîtres. Les nomades sont bien sympathiques, la plupart ont tout leur nécessaire sous la tente. Ils cuisinent. Je leur demande pour les photographier; ils acceptent mais veulent aussi m'inviter à leur repas que je refuse malgré que ça a l'air bon mais j'ai peur de l'hygiène. Ils cuisent le pain sur les crottes de chameaux; ils se font cuire aussi légumes et pommes de terre. Il va faire noir d'autant plus qu’aujourd’hui, il n'y a pas de soleil. Ce qui veut dire qu’il est grand temps d’aller voir les chameaux qui sont aussi plus nombreux qu‘hier. Je passe entre-eux. Ils me regardent. Ils sont marrants. Je me sens bien avec eux. Ils me relaxent. Une cafétéria en hauteur semble m’appeler, je me laisse tenter pour un thé. Je dois partir, il est 18H et il fait noir. Ce qui est désagréable sur le site, ce sont les enfants qui demandent des roupies et ne vous lâchent pas tant qu'ils n'ont pas. Avec moi, pas de chances! Il faut encore arriver à se fâcher pour que certains partent mais d'autres restent et rient. A la longue, ça devient pénible la mendicité. J’ai rendez-vous avec Jacques à 18H30. Nous partons en direction du restaurant "Om Shiva". A peine avais-je fais 4 mètres que je suis projetée en avant, surprise, je venais de recevoir une corne de vache dans la fesse. Jacques pense que ça va remettre mon nerf sciatique en place mais c'est l'autre fesse! Je n'ai pas eu mal mais c'est surprenant. Cela m’était déjà arrivé une fois dans mon pays, mais dans le bras; les vaches ne m'aiment pas...Nous faisons 4 mètres qu'il se met à pleuvoir à seau. On ira prendre un verre en attendant que ça passe. En chemin, on est bloqué. L'averse a créé une inondation importante sur la route et devons prendre un pouce-pouce. Le buffet du resto est bien achalandé. Avec Jacques, on se salue promettant de rester en contact. Je n'ai pas pu voir Martine (contact VF) vu ses problèmes et le manque de temps aussi. Je rentre prendre une douche puis reçois un sms de Jacques qui m’informe que suite aux inondations, il a dû prendre un cyclo-rickshaws pour rentrer à son hôtel un peu éloigné. Il craignait que le véhicule ne se verse dans le fossé à cause des trous; trop tard, il a culbuté! (il n’a rien). Départ demain matin en bus pour Ajmer où je prends le train qui m’emmènera à JAIPUR. Je regrette ne pas pouvoir rester encore un jour à Puskhar pour le début du festival qui commence le jour de mon départ, le 14 au lieu du 13 comme je pensais. Bon souvenir de Pushkar et du pré-festival. Dimanche 14 novembre 2010: après déjeuner, je trouve le pouce-pouce réservé le jour avant; je n’aurais pas cru qu'il viendrait. Il est 9H pile. Il me conduit à l'arrêt des bus qui vont àAJMER. Je ne visite pas cette ville. Ce bus là n'est pas pire que ceux qu'on rencontre au Maroc. J'ai une place assise, je paye 7 roupies (12 cents). Un indien a embarqué dans le bus avec l'intention de me conduire à bon port à la gare et de toucher sa commission, comme si je ne savais pas me débrouiller seule… Il a reçu le prix du bus. Je ne lui ai rien demandé moi. Il n'a pas discuté car à ce moment, le jeune de l'hôtel, celui qui voulait m'emmener au «temple miracle» m'appelle… Il m’attend à la gare pour me dire au-revoir. Amoureux de moi? Pas de chance, j'aime mon chéri! Je bois quand 2 cafés avec lui puis je me dirige vers le quai n°1 comme m’a renseigné un militaire. En attendant dans la salle d'attente, une grosse dame vient me trouver pour voir mon ticket. Elle ne s'y retrouve pas et appelle du renfort qui ne s'y retrouve pas plus. Cinq minutes après, je me rends compte que je lui ai donné mon voucher d'hôtel. On a bien rigolé. Changement, c’est le quai N°3. Mon train arrive. Je m'installe, bois un thé, mange du poulet-riz, m'endort un peu. 2H plus tard, le train arrive à JAIPUR, appelée la ville rose. C'est la capitale du Rajasthan où vivent près de 2.000.000 d'habitants. Elle est située à 259 km de Delhi. Je saute dans le premier rickshaw venu sinon c'est pénible aux gares. L'hôtel ATITHI est grand, la fenêtre de la chambre donne sur un mur; je demande à changer. On m’installe dans une autre chambre mais le matelas est trop fin; je réclame et on m'installe un matelas supplémentaire. Je fais un peu sur internet. Je téléphone à mon contact de Jaipur qui est à Delhi. Il veut m'envoyer son frère demain avec une voiture, je refuse car ce frère ne parle pas français. Il est trop tard pour visiter. Je soupe dans un joli resto situé une ruelle plus loin. Ensuite, je rentre à l'hôtel et voilà, la journée finie. Lundi 15 novembre 2010, à 9H, visite du CITY PALACE, munie d’un autoguide. A signaler la «salle des armes» où celles-ci sont représentées en grand nombre, témoignant de l'aspect guerrier et combattant des Rajpoutes. On y trouve une des ses épées du Maharaja pesant 5 kilos. Je les imagine à cheval, avec armures et boucliers ou en habits avec de jolis rubans multicolores et de longues moustaches, le tout accompagné d'épées, révolvers, poignards. Je m’évade… La salle des audiences est très bien conservée. On y voit l’immense trône du Maharaja Madho Singh II; c’était un géant de 2 mètres, pesant 225 kgs. Cette salle semble toujours d'actualité tellement tout est resté authentique notamment le plafond dont la peinture est nickel malgré ses 200 ans d'âge! En hauteur, il y a les «djarokas», fenêtres en marbre et à trous d'où les femmes suivaient toutes les discussions sans être vues. La cour des femmes est également magnifique avec ses quatre grandes portes représentant les saisons. Dans le hall des audiences, on voit 2 énormes jarres de 345 kilos servant à transporter l'eau du Gange pour les ablutions rituelles du Maharaja lors de ses voyages notamment à Londres en 1902; elles peuvent contenir 8500 litres d'eau. Dans le «palais de Lune», de 7 étages, résident encore le Maharaja actuel et sa famille. Le drapeau de 5 couleurs flotte au sommet quand il est présent; il est levé quand la Maharani est présente. Le rez-de-chaussée est transformé en musée. Je mange sous un arbre 2 «rôtis» (galette farine/eau) et un thé. Je donne 20 rps; il rouspète; il veut plus; connaissant le prix, je m'en vais. Je prends ensuite une glace au lait; au moment où je mords dedans, il dit 20 rps alors que c'est 5 pour les indiens; je rends la glace avec un morceau en moins! Je me dirigé vers le Jantar Manhar; l'observatoire qui a été construit en 1727 et dont les travaux ont duré 7 ans. Un appareil n'a jamais été achevé. Chef d'œuvre astronomique, c’est le plus grand des 5 observatoires fondés en Inde: Delhi, Mathura, Ujjain, Bénarès. L'engin le plus spectaculaire est le cadran solaire qui mesure 28 mètres de haut/47 mètres de long. J'ai pu y lire l'heure en suivant les explications. J'étais juste à 1/2H près! Je loue un autoguide mais c'est trop compliqué à comprendre! Je me creuse les méninges, sans succès! Je bois un Coca puis je me rends, en pousse-pousse, direction Hawar Mahal (Palais des Vents). Je l'avais déjà vu lors d'un précédent voyage avec Jet Air, il y a 16 ans, mais cette fois, je visite aussi l'intérieur. C'est le symbole de la ville. D’architecture rajpoute, il fut construit par un roi-poète en 1799. C'est une énorme façade à 5 étages percés de 953 fenêtres à trous pour que les femmes puissent suivre les manifestations dans la rue puisqu'elles n'avaient pas le droit d'y aller. On dirait un nid d'abeilles; ce sont des alvéoles. L'intérieur est moins spectaculaire que l'extérieur. Je suis montée tout en haut. En sortant, un jeune homme guète les touristes qui essayent de prendre une photo de l’immense façade, vient les interpeller pour aller chez lui, en face, d’où la vue sur le palais des vents est superbe, gratuitement ajoute t‘il! On sent l'arnaque mais j'y vais pour la photo. Effectivement, superbe vue sur le Palais des Vents. Il a été dit dans le routard qu'il fallait se méfier, des jeunes attiraient les routardes et les violaient. Moi, j'ai eu droit à une démonstration de bijoux; j'ai du mal à m'en tirer mais prétexte que je vais réfléchir et revenir demain. Je profite qu'un autre touriste arrive sur la terrasse pour m'évader! Je prends un rickshaw pour faire ma dernière visite de la journée, le musée Surabhi Manson, trouvé avec toutes les difficultés du monde, qui représente tous les rubans de différentes classes. Au ruban, on pouvait reconnaître à quel rang appartenait le porteur. Les turbans mesurent de 9 à 40 mètres de long et ils leurs faut 10 min pour le faire. Il y en a de toutes les sortes. Après, visite du magasin de livres, cartes etc... Puis invitation au restaurant. J'ai regardé la carte, non merci, une autre fois! Je me contente d'aller manger dans le petit resto sympa de hier soir. Je n'aime pas celui de l'hôtel. A peine ma douche prise, le rickshaw qui devait passer me prendre le matin me fait appeler dans la chambre pour me dire qu'on s'est loupé ce matin (sans blague) mais OK pour «Amber» demain. J'accepte; je lui avais promis en arrivant à la gare. Je n'ai pas le temps d'aller à Samode. Mardi 16 novembre 2010: je suis prête pour aller voir le Fort d'Amber; cela me tient à cœur puisque c'est là que je suis tombée amoureuse à fond de l'Inde, en visitant le temple de ma déesse Kali. Le rickshaw est au rendez-vous; il ne veut pas dire son prix disant que je jugerai d'après ses services. OK mais je n'aime pas trop ça. Nous partons àAMBER à 10 km de Jaipur. Nous passons par le pire des petits quartiers; je n'ai jamais vu autant de cochons en rue ni de chèvres. En plus, ça ne sent pas très bon et je fais des bonds dans la charrette tellement les rues sont en mauvais état. A peine arrivé sur la grand route, le chauffeur s'arrête à une station essence et me demande 200 rps; je refuse mais insistant, je lui en donne 100 que je compte bien décompter au final. Nous redémarrons. Plus loin, sur la route où ne passent que des véhicules à toute vitesse, le type s'arrête et annonce que sa course sera de 400 roupies+l'essence. On verra selon ses services. Il me dépose devant le fort me donnant 1H; je lui rappelle «slow»; il me laisse 2H. J'y vais; il verra bien; je reviens 2H30 plus tard. Je n'ai pas jugé utile de faire la montée à dos d'éléphant pour 400 roupies (env. 7 €), il faut dix minutes pour la monter à pied et j'ai mieux vu les éléphants pour les photographier. De plus, j'ai lu que ces animaux sont maltraités et qu’il vaut mieux ne pas encourager cette association. LE FORT D’AMBER date de 1592 et fut complété en 1727; il se trouve sur une colline dominant le lac Maotha. Les fortifications font 9 km. Ce n'est que collines aux alentours. Le fort domine tout sauf la forteresse de Jaigarth. Certaines salles dont la salle des audiences sont encore en très bon état. Dans celle-ci, on peut imaginer le maharaja trôner au milieu. Dans une autre salle, le Diwan-i-Khass (salle des audiences privées), on y trouve une décoration à base de pierres semi-précieuses et une foule de mini-miroirs. Ce sera un des rares palais du Rajasthan où il y a un jardin fleuri magnifique que les femmes pouvaient voir de leur balcon privé. C'est aussi le seul où j'ai trouvé un hammam turc avec un bassin et un peu plus loin des latrines. Il y a 12 passages secrets menant aux appartements des 12 favorites du Maharaja. Les 300 autres concubines vivent à l'extérieur. Les hommes qui lisent ceci doivent se dire qu'ils en avaient de la chance les Maharajas. Je termine cette visite. En sortant je vois l'indication "tunnel"; je descends dans ce souterrain accompagnée d'un militaire. Encore ces grandes marches! Pas pour rien que personne n'y va et en plus pour ne rien voir de particulier puisque ce sont des passages secrets. Ensuite, je cherche letemple de Kali& puisque je voulais absolument y retourner. Il est à l'entrée!!! J’arrive au moment de ma fermeture. J'ai eu bon supplié, rien à faire, on ne m'ouvre pas la porte : fermé jusqu'à 16H. Je redescends vraiment triste de n'avoir pu retourner dans ce petit temple au point que j'en avais les larmes aux yeux. Le rickshaw pressé et moi démarrons. 3 km plus loin, il faut tourner à droite pour le «FORT DE JAIGARTH». Là ça va se corser l'histoire! Il ne veut pas… Moi je veux. Il dit que le fort n'est pas bien! J'insiste que je veux. Il prétend qu'on ne peut y arriver en rickshaw et qu'il n'a d'essence assez. Dans ce cas, je descends du véhicule. Finalement, il me récupère en acceptant mais fait demi-tour après quelques mètres et s'arrête me demandant 300 roupies en plus pour y aller. Je refuse. Cette fois, je descends définitivement. Je me retrouve dans un endroit où il n’y a nul autre taxi; c’est à pied que j’arrive à la bifurcation. Là, problème, plusieurs types en moto attendent proposant leur service pour faire la montée à un prix horrifiant. Je signale que ça monte très fort pendant 9 kilomètres. Je sens l'arnaque à fond… Un car de touristes indiens tourne à ce moment pour y aller, donc roulant très lentement, et portière ouverte. Je fais un signe, le type aussi et je saute dans le bus en marche comme quoi, mes jambes sont encore en bon état parfois. Je suis sauvée me dis-je. Les touristes indiens sont heureux de m'avoir dans leur bus. Je m'assois où je peux vers le début du car. On croit arriver au ciel en faisant cette montée mais j'ai bien cru vraiment aller au ciel!!!! Mon Dieu. Rue étroite, montante, croisement d'autres véhicules dont des bus, le ravin à gauche. J'ai tellement peur que je ne décide de ne pas redescendre pas en engin motorisé. La forteresse est absolument magnifique, dominant tout d'où un paysage inimaginable. En fait, les rickshaws y accèdent puisqu'il y en avait. Dans cette forteresse, se trouve le «canon Jaivana», fondu ici en 1720, de 6 mètres de long et pesant 50 tonnes. Quatre éléphants étaient nécessaires pour le faire tourner mais il n'a jamais servi sauf pour son coup d'essai! Vive le guide du routard, car je lis qu'il y a un sentier qui descend du fort vers la forteresse d'Amber où je pourrais prendre un bus. Ah, je voulais voir le fort d'Amber et bien, je l'ai vu et revu. J'entame ce sentier en pierre qui descend vers Amber tout en me renseignant d'abord s'il n'y a pas de singes. Je suis accompagnée presque tout le chemin par un ou l'autre jeune homme en promenade. Je n'ai eu aucun problème et ai beaucoup discuté en chemin. Cette descente permet d’admirer ce beau paysage que j'ai dans la tête depuis 16 ans, soit la première fois que j'y suis allée. Cette muraille dans les collines est fabuleuse. En fait, maintenant, il est 16H, le temple de Kali a rouvert ses portes. Cette fois, j'y rentre sans problème. Je me recueille un court instant. Le Brahmane me met un point rouge sur le front. J'aurais dû être plus attentive le matin car je lis qu’il y avait une puja (brève cérémonie) à 10H du matin. Maintenant, je me rends à l'arrêt de bus pour rentrer à Jaipur; il est 5H passé. Le bus arrive déjà rempli d'indiens. Plus un siège de libre. Je fais le chemin assise à terre. Je me lève juste pour prendre une photo au niveau du lac Man Sagar où se dresse le Palais Jal Mahal. Nous sommes à 10 km de Jaipur mettons 1H10 pour le trajet. Toujours assise à terre, les indiennes me regardent car ce n'est pas les indiennes qui feraient ça avec leur beau sari. Je termine ma course en cyclo-rickshaws qui me fait faire un tour de ville pour me ramener à l’hôtel alors qu‘on était à 5 min. Je l'engueule mais il est content quand même. Toutefois, je regrette un peu de ne pas lui avoir donné plus; ils ont tellement de mal à se faire un peu d'argent, en galérant quand même! Bon trop tard, il est parti. Je rentre souper à l'hôtel pour ne pas perdre trop de temps en soirée mais il y a quand même un long délai d'attente. Je vais faire mes sacs. Demain, je pars à 5H du matin. Le train est à 8H mais c'est tellement compliqué que je préfère partir tôt! Ce séjour à Jaipur aura été fort chargé. Je me demande où je trouve cette force et cette énergie car, en plus, je ne dors pas beaucoup la nuit et encore moins de la journée bien sûr! Demain destination ALWAR. Je crois que ce sera repos, enfin, je crois! Mercredi 17 novembre 2010: déjà 20 jours que je suis en Inde, je pars pour la gare à 6H du matin. Je suis tôt car le train est à 8H, qui en plus a du retard. J'attends sur la mauvaise voie car ils annoncent un changement de voie au dernier moment que je n'ai pas compris vu mes faibles compétences en hindi ou anglais! J’ai failli le rater. Dans le compartiment, les gens sont sympas. On bavarde jusqu'au moment où je tombe endormie. J'ai dû ronfler car tout le monde rit quand je m’éveille. J'arrive à ALWAR à 11H et me rend directement à l'hôtel. Cette petite ville est à 170 km de Delhi. L’hôtel ALWAR n'a pas de restaurant donc je sors pour aller manger. En circulant dans les petites rues, j'entends de la musique: une fête. Je vais voir. On me voit arriver dans la foule indienne à 100% et on me donne la place d'honneur! Pas embêtée d'avoir mis les pieds là, me voilà bien maintenant!!! J'apprends qu'en fait, on marie dix couples en même temps, et je vois apparaître deux par deux les futurs maris tandis que les femmes sont cachées totalement derrière un voile, entourées des femmes d'honneur. On me propose à manger mais j'essaie petit à petit de m'éclipser car je vois des billets de 100 roupies au cou de chaque marié; je me dis que je vais être de la revue. Avec tout ça, je ne sais plus où je suis. Je marche. Il pleut à seau. J'ai faim. Je dois mettre de l'argent sur mon GSM. J'essaie de revenir par mes propres moyens mais n'y arrivant pas, c'est encore sur une moto que je fini ma course. Je finis la soirée dans ma chambre. J'ai heureusement une belle chambre avec le wifi gratuit qui me fait passer le temps. J'entends la musique des mariages. Jeudi 18 novembre 2010: je me réveille tôt. J'ai mal dormi et mal partout. C'est dommage d'avoir des belles chambres et de ne pas y mettre des matelas confortables. Malgré que je double mon matelas avec celui du 2ème lit, je sens la ferraille. Aujourd'hui, il va faire bon. C’est à la gare que je compte déposer mes sacs mais changement d'avis au dernier moment, le réceptionniste accepte que je les laisse à l'hôtel et accepte également que je vienne prendre une douche le soir. De ce fait, je lui laisse un pourboire. Je commence mon périple par le Palace d‘Alwar. Le musée est très grand. Je vois un tigre mal empaillé, c'est très gros: une patte à lui vaut mes 2 jambes. Il y a encore des tigres dans la forêt d'Alwar, j'ai vu le panneau. Je vois aussi un ours brun dans la vitrine; il me fixe et m’impressionne au point que je pense qu’il va sortir de la vitrine. On m’avait dit que si je croise un ours, il faut le regarder dans les yeux pour l'impressionner!!! Je m'imagine mal le faire, entendant ses grognements. Il y a des collections de toutes sortes comme dans les autres salles du musée. Je suis sidérée devant la collection de livres allant du minuscule au plus gros, souvent livres religieux. Ceux-ci sont écrits en lettre d'or pour certains et à l'encre de chine pour d'autres, en sanscrit, quelle finesse!!! En sortant du musée, un gamin me suit, j'ai bon lui dire de partir, il reste, s'accroche; je démissionne. Il reste avec moi. Il me conduit au début de la forêt pour me montrer un temple hors du commun, en tête de cobra. On longeant le passage, on repère des singes agressifs. Je veux les photographier mais un me montre ses dents. Je cache mon appareil. Il est méfiant et se retourne pour voir si je ne le prends pas en traite puis fait mine de revenir en arrière. Le gamin me fait signe de ne pas le fixer; c'est vrai, j'avais oublié. Le fort se trouve très haut, impossible pour moi d'y aller. Le gamin insiste pour avoir 150 roupies!! Non. Il descend à 50 roupies! Non. Je finis par lui en donner 20. Il a été les donner directement à son père qui tenait une échoppe à manger. Quand il a vu que je regardais, il a fait mine de prendre à manger! Il avait entre 10 et 11 ans et ne va plus à l'école; peut-être n'y est-il jamais allé. Je descends le chemin tout doucement en mangeant un mixte végétal dans un plat fabriqué en feuilles séchées. J'arrive direct au temple Jagannath que j'ai prévu au programme; le temple est ouvert mais le lieu où se trouve le Dieu est fermé; deux gardiennes sont gentilles et l'ouvrent; je les prends en photo et blaguons un peu. En reprenant mon chemin, je goûte un petit gâteau bien sucré mais bon. En continuant, j'arrive au Circus qui est en fait, au-dessus, un temple dédié à Rama. C'est fermé aussi mais le Sâdhu me laisse rentrer voir ce qui est visible; lui n'ouvre pas le tabernacle. Je reste un long moment assise sur une pierre au circus. En me baladant, j'arrive dans un immense parc où il y a une serre magnifique et visitable. Je pense que je suis peut-être au réservoir de la ville; en tout cas, ce n'est pas le parc «Nehru» car je l'ai vu après. Dans le parc, les enfants demandent "monnaie, monnaie"; Après un refus catégorique, ils demandent un autographe sur un billet de 10 roupies. Pas moyen de se reposer. Je vais rentrer. C'est surprenant de voir toutes ses artères en pleine ébullition. Je finis par prendre un cyclo-rickshaws car à force de tourner, je suis fatiguée. Il est 5H. Je rentre à l’hôtel où sont mes bagages pour prendre une douche, comme prévu avec le réceptionniste. Le patron refuse. Je reprends mon pourboire du matin au garçon. Je m'en vais d’abord à pied puis en Pousse-pousse. Je suis donc en avance de 5H! Je mets mes bagages à la consigne de la gare et vais manger dans une gargote. En mangeant, je vois trois rats dont un court sur la table voisine. Je continue à manger contrecœur mais je dois arrêter, je suis dégoutée. Je retourne à la gare mais j'ai encore des heures devant moi. Je bois des cafés. Je marche. Je regarde les trains arrivés et repartir. Le fourbi que provoque l’arrivée d’un train. Les gares indiennes n'ont plus de secret pour moi. Je sais comment trouver son quai, son wagon, sa place, être à la bonne place où le wagon s'arrête. Je sais tout! Je fais un peu d'anglais par écrit avec mon dictionnaire quand deux jeunes viennent mettre l’anglais en pratique. Je dis toujours, on n'est jamais seul (e) en Inde. En fait, Jacques m'a donné des nouvelles de Pushkar, il paraît qu'il y fait noir de monde; beaucoup de touristes ce qui l'ennuie pour ses photos! J‘aurais dû rester un jour de plus à Pushkar; j’ai raté la course aux chameaux. Par contre, j'aurais pu me passer d'Alwar qui d'après certains sur VF trouvaient cette ville formidable. Je trouve les gens encore plus racoleurs qu'ailleurs; ils vous dévisagent au point du malaise; de plus, ce n'est pas possible de circuler au gré des ruelles comme tant le disent. Il y a de la circulation. Je crois ne pas me tromper si je dis que j'étais la seule touriste dans la ville. Les devants de certains rickshaws sont faits avec d'anciens camions ou tracteurs. Les gens me regardent comme si j'étais une martienne. Je ne me suis pas sentie bien dans cette ville. Pour en revenir au train. Le mien arrive, avec 45 minutes de retard. Je n'ai pas fait attention que Raj de l'agence Milna m'a réservé en A3 n’y comprenant pas grand-chose, maintenant, ça aussi je connais! Mon fils m'a dit avant de partir de bien dormir «si j'y arrive»; j'avais été affirmative connaissant mes nuitées antérieures. Je me suis trouvée dans un AC tiers qui sont des compartiments, non fermés, de six places et deux places en face. Pas de tentures pour séparer et encore moins de cloison avec porte. Bon, je trouve ma place N°9, c'est en bas. Ils sont déjà tous couchés. Impossible de me tenir assise à cause de la banquette au-dessus de moi. Plus de place pour mettre mes sacs. Une énorme dame qui dormait au-dessus de moi s'est levée pour faire place. Je n'avais pas envie de traficoter leurs sacs moi-même. Bref, sur le coup, je téléphone à MILNA et lui demande pourquoi il m'a réservé dans cette classe. Il prétend qu’il n'y avait plus place en A2. Je le crois puisque sur le ticket, la date de réservation indique le «22/10» alors qu'on peut les réserver 3 mois à l'avance. Je lui ferai la remarque. Il me donne le conseil de voir s'il n'y a pas un lit libre où se trouvent les 2 places puis demander au contrôleur si la place restera libre jusqu’à la fin du voyage. Après vérification, j’ai la confirmation que cette place reste libre et peux y rester. Tout le monde a coupé ses lumières et beaucoup ronflent. Moi, je fais un remue-ménage comme seul mon chéri peut comprendre. Je vois des bestioles. Je mets de la bombe pour insecte et de la citronnelle sur moi. Ah, il y a de l'odeur dans mon compartiment. Voyant qu'il est plus de minuit et que je ne peux pas dormir, je prends un somnifère et m‘endors directement. Vendredi 19 novembre 2010: Je me réveille à 8H à l'arrêt du train, descends sur le quai chercher un thé. Le bois puis me rendors jusqu'à midi. Les omelettes arrivent, je prends une et commence à ranger la couchette et mes affaires. Je fais un peu d'ordi mais m'endors dessus. J'ai passé 16H dans le train. J'arrive à AMRITSAR; je bois un café à la gare puis je prends un rickshaw pour aller au SHARMA Guets Housse. Il me demande 50 roupies. En arrivant devant une rue, il me dit qu'il ne peut pas aller plus loin. Or, comme je suis têtue et vois justement un autre rickshaw qui passe. Je ne quitte donc pas son véhicule et lui dit de demander à la police le droit de passage. Il n'a jamais voulu le faire. C'est moi qui l'ai demandé via un signe; ce fut accepté. Arrivée spectaculaire à l'hôtel puisqu'il fait un scandale. Je tiens bon, pas une roupie de plus, il y a 2 km. Ma chambre est au 3ème étage. Toujours ces grandes marches fatigantes. Cette chambre a besoin d'un bon coup de peinture! Je la nettoie avec un gant de chirurgien et une vieille chaussette; je préfère car j’y dors 3 nuits! Après ce nettoyage, je pars à la recherche d’un restaurant. Dans les rues, il n'y a qu'échoppes avec des cadres du temple d'Or, des gurus, etc... C'est Lourdes de chez nous quoi! Je trouve un resto bien et décide de changer le style de hier à savoir celui des rats... Les rations sont énormes; je mange végétarien. Je jette un coup d'œil au temple d'Or, de loin, car je le réserve pour demain. Toutefois, en arpentant le coin, je découvre la "cour dortoir" où les pèlerins sont acceptés pour dormir gratuitement; ils sont couchés sur un sac ou un drap avec une couverture, un oreiller et les voilà qui dorment. La cour est pleine. Il y a aussi des chambres aux étages. Je rentre faire ce résumé; il est 1H du matin. Je commence par dire qu'AMRITSAR est la ville sacrée des sikhs par excellence. Là où tous les pèlerins se rassemblent lors des fêtes comme c'est le cas aujourd'hui. C'est la 2ème plus grande ville du Pendjab avec un million d'habitants. La ville est peuplée et polluée. Elle reçoit les hindous et les musulmans sans problème. Cette ville est très fertile. De ce fait, les sikhs sont dans une catégorie aisée d'indiens qui ont le plus haut revenu moyen par habitant de tout le pays. Tous les sikhs ont le même nom de famille "Singh" qui veut dire lion. L'état civil doit se régaler! Il y a eu ici des milliers de morts parmi les civils suite à la guerre qui dura 11 ans. C'est la seule religion hindoue qui ne croit qu'en un seul Dieu. Elle date du 15ème siècle. Les sikhs ont comme règles de ne jamais se couper la barbe ni les cheveux, d'avoir un peigne sous le turban, avoir un bracelet à la main droite, avoir une épée, un sabre ou un poignard de défense autour de la taille. Ils sont loyaux, droits, obéissants, généreux, pardonnent, sont hospitaliers et supportent l'injustice. Ils croient au karma et à la réincarnation mais rien n’y met un terme, contrairement au bouddhisme. Leur Dieu est créateur, conservateur et destructeur; il est dans l'âme de tout un chacun. Samedi 20 novembre 2010: 11H je quitte l'hôtel. Je me rends au TEMPLE D’OR mais surprise que j'avais oubliée: aujourd'hui est un jour de fête pour les Sikhs; ils fêtent le «GURU NANAK», né en 1469, qui est le fondateur du sikhisme. Les festivités commencent trois jours avant. Voilà pourquoi j'ai trouvé tant de monde hier soir dans la cour qui sert aussi de dortoir. Aujourd'hui, donc jour J, le «Granth Sahib», livre sacré, sort du temple couvert de guirlandes, escorté par des gardes brandissant le drapeau sikh. Dès l'aube, les fidèles processionnent. Il y avait au moins 30 groupes d'enfants soit jouant un instrument, soit représentant une scène de combat avec une arme, le tout au son d'une musique spécifique. On offre à manger aux passants. Je reçois chappattis avec des «dags», pois chiches à la crème indienne. Je préfère faire des films plus que des photos pour la circonstance. Je bois un café puis vais voir le défilé. 3H debout. Ensuite, je rentre dans l'enceinte du temple mais ne vais pas encore au temple d'Or aujourd'hui car il y a une file d'attente à ne pas en finir; j’ai rendez-vous à 15H avec les taxis qui vont à «WAGAH BORDER» dans le village d'ATTARI à 30 km d'Amritsar. Je prends un taxi collectif, nous étions 8 avec le chauffeur. Il nous dépose au pied de la rampe, précisant qu’il sera là au final du spectacle. Je suis les indiens et me retrouve dans les gradins avec eux. Je peux aller au VIP en tant que touristes mais dans la foule, je n'ai pas vu l'endroit. Toujours est-il que j'étais dans l'ambiance très chaude et excitante des indiens! Par contre, je n'ai rien vu. J’aurais pu être à un match de foot ou rugby que ça aurait été la même chose. Par contre, je vois la descente des 2 drapeaux: le Pakistanais et l'Indien. Normal, ils sont en hauteur! En sortant de la cérémonie, je ne vois pas le taxi mais après tout le bazar mené autour de moi, on me l'a retrouvé. Il était bien où il avait dit et les autres passagers étaient déjà là aussi. J'ai dû louper une instruction. Il m'a bien engueulé et les autres ont ri. Il a rouspété un bon moment. Je ne comprends pas ce qu'il dit mais ce n'est sûrement pas des compliments. Il se venge en roulant comme un fou Je termine en précisant qu'aujourd'hui, je n'ai pas besoin de transférer mes photos car j'ai perdu mon appareil. J'ai espéré un moment l'avoir oublié dans le taxi mais un indien et mon copain de Delhi lui ont téléphoné et il a déjà fouillé 2 fois sans le retrouver. Il devait être sur mes genoux et en sortant, sera tombé. J'ai horreur de perdre. Bien que je comptais acheter un neuf, ça aurait pu encore attendre quelques jours. Dimanche 21 novembre 2010, je ressens la fatigue car je ne me réveille plus si tôt le matin. Il est 10H45 quand je quitte l'hôtel pour me diriger tout droit acheter, en tout cas voir dans un premier temps, un nouvel appareil photo. Je suis séduite par le Samsung qui me convient bien et est à un prix tout à fait raisonnable. Je l'ai vite en main car il est assez simple mais quand même plus sophistiqué que l'ancien. Je suis contente. Je me dirige vers le temple d'Or pour aller refaire de nouvelles photos. J'aurais juste perdu le cortège de hier car à la frontière, je n'ai rien su faire comme photos puisque je n'ai rien vu. Aujourd'hui, je vais pénétrer dans le fameux temple d'Or qui fut détruit par les Afghans en 1757 et reconstruit en 1765, embelli ultérieurement de feuilles d'or. Pour entrer dans l'enceinte du temple, pavée tout de marbre blanc, il est obligatoire de se déchausser et de passer ses pieds dans un bassin d'eau et en principe, laver ses mains mais ça je l'ai su après. Moi je les ai lavées en sortant. Il est 13H15 et je fais la file 1H1/2 pour passer la passerelle de marbre longue de 60 mètres et qui mène au temple d'or proprement dit "le Harmandir Sahib". Le pavillon est couvert d'une plaque en cuivre doré et date de 1764. Toute la journée, des prêtres chantent et les musiciens jouent des hymnes du livre sacré; ils se relaient régulièrement. Quand ce fût mon tour d'y rentrer, je suis restée sidérée de la beauté de ce temple, c'est majestueux; on ne peut être qu'en extase devant cette merveille. Il y a un guru dans la salle du bas, à qui on jette énormément d'argent ou des offrandes. Au second étage, il y a un autre guru qui, à mon avis, reçois moins d'argent et au troisième étage, encore un autre. De là, la vue est sublime. On voit les pèlerins sur la passerelle. Celle-ci supportera le poids des âmes pieuses et les autres iront en enfer. En fait, je suis restée 8 H dans l'enceinte et j'ai toujours vu la passerelle pleine à craquer; ça n'arrête pas. Je redescends mais m'inquiète de ne pas avoir vu le livre sacré donc je me mets dans un coin pour relire ma documentation. C'est au 2ème étage que je dois remonter pour le découvrir, bien à sa place, posé sur un tissu inséré de pierres semi-précieuses. Il est géant ce livre. Tous les soirs à 22H, il y a la cérémonie de transfère du livre sacré sur un palanquin, du temple au siège du comité directeur, pour le ramener le lendemain à 5H du matin. La version originale du Granth Sahib a été brûlée en 1984 par l'armée indienne. Cinq mois plus tard, le 31 octobre, Indira Gandhi, premier ministre de l'Inde, était assassinée par 2 gardes sikhs, en représailles. En sortant définitivement du temple pour repasser la passerelle en sens inverse, je profite pour faire quelques photos avant de retourner dans la cour d'où on voit le temple d'or qui semble flotter sur une île. Je déambule dans les couloirs de la cour. Je bois du thé qu'on m’offre. Je vais visiter le musée où se trouvent des tableaux relatant les évènements historiques sanglants. Les sikhs ont dû faire face aux hindous et aux musulmans avec cruauté. Quelques photos sont franchement parlantes puisqu'on y voit des sikhs tués, souvent fort défigurés. Puis il y a de plus belles photos de gurus. En sortant, je tombe tout à fait par hasard sur les cuisines et vais manger avec les pèlerins, assise à terre. On me verse du riz dans un bol et une sauce dans l'autre avec des chapatis. Ils servent 10000 repas par jour gratuitement. En allant me rechausser, je vois une cabane où des gens se font soigner. Bien entendu, je m’arrête; on me fait de l'accu pression sur les doigts de main et pied gauches pour soigner ma jambe droite! On verra, c'est une expérience. (À ce moment, j’en déduis que ce traitement n’a pas marché). Maintenant, il fait noir. Je vais me redéchausser pour prendre en photo le temple. Je l’admire sous toutes les lumières qui reflètent dans le bassin sacré. C'est royalement beau. On est saisi par les milliers de lumière qui, de plus, reflètent sur l'eau. Il y a des milliers de personnes qui se trouvent là en cet instant. A 19H, il y a un énorme feu d'artifice qui sera renouvelé puisque je l'ai encore entendu après. Le bassin d'eau est entouré de petites bougies où certains pèlerins font des ablutions. Il y en a qui garde leur poignard pendant le bain. On voit d'énormes carpes grises et rouges. Je n'ai pas jugé utile de faire d'autres visites sur Amritsar. J'ai préféré l'ambiance du temple. Je remange un bout et bois un verre de lait avant de rentrer à l'hôtel préparer mes sacs et rédiger ces lignes. Demain matin, départ pourDELHI à 5H. Il faudra donc se lever très tôt... J'ai eu des nouvelles de Jacques qui est à Pushkar et qui m'annonce aujourd'hui, qu'on lui a volé sa petite caméra qu'il venait d'acheter «lui» pour 400 euros. Pour lui qui adore photographier, ce n'est pas marrant du tout. Lundi 22 novembre, je me lève à 3H du matin pour prendre le taxi à 4H et le train à 5H. Il part pile à l'heure et je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas en première classe alors que j'ai payé des mois à l'avance. Encore une fois, l'agence n'a pas réservé directement! Pourquoi? On le devine... J'arrive à DELHI et vais directement à l’hôtel MY INN où le chauffeur du Rajasthan devait déposer mon bagage; évidemment, pas de bagage! Encore toute une histoire...Je téléphone à Milna qui le contacte. Le verdict est qu’il l'a laissé à son agence alors que je lui ai expliqué 1000 fois que c'était à l'hôtel où il est venu me chercher le premier jour. J'ai vraiment été trop généreuse dans le pourboire, finalement il ne le méritait pas… à part qu'il m'a ramenée entière... Bref, après 2H, un gars de l’agence m’amène mon bagage. Heureusement, car je vais voir ma copine Chavti à qui je dois remettre des livres qui sont dans ce bagage. Le lit de la chambre n'est pas fait. On me dit à midi après maintes demandes de ma part, qu'il sera fait dans l'heure qui suit. Je rentre à 21H et toujours pas de lit fait, pas de drap de lit, pas de serviette de bain sans compter que j’ai nettoyé la chambre comme souvent, à quatre pattes avec une vieille chaussette! En fait, plus tu te fâches avec les indiens, plus ils prennent du plaisir et continuent... Ils rigolent même quand tu les engueules, je connais un qui fait cela et il est bien belge; mon Loulou si tu te reconnais dis le!!! (Petit-fils). La journée n’a pas été intéressante; j'aurais dû aller dormir chez ma copine comme elle l'avait proposé. La nuit tombe, je cherche un endroit pour manger. Tout à coup, une enseigne m'attire comme un aimant "bar- restaurant". Je m’offre 2 bières et un resto; je rouspète car j'ai demandé "non space" et c'est "space"... Le patron me dit qu'il s'occupera spécialement de moi demain, mais irais-je???? Mardi 23 novembre 2010, je commence ma journée en me disputant avec le garçon d'étage car il m'apporte un thé et un toast grillé à un prix trop élevé... au final, il a gain de cause car il m'apporte la carte! Je ne m'attarde pas trop car j'ai beaucoup à faire aujourd'hui. Il y a certains sites que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter donc c'est le moment, j'ai une journée complète. Je prends un rickshaw pour me conduire à HUMAYUM’S TOMB; je devrais plutôt dire, je voudrais prendre un rickshaw car ils ne veulent pas m'y conduire: trop loin. Sauf un qui voulait bien mais pour faire la journée à un prix de fou. Comme ça dure une éternité pour se mettre d'accord sur un prix correct, je descends et prends un cyclo-rishwach jusqu'à la place Connaught car il ne peut pas aller plus loin. Là, je trouve un qui m'accepte pour une somme dérisoire mais ils sont malins: une fois en chemin, ils s'arrêtent et proposent d’attendre à l‘entrée. Je commence par aller voir l'INDIA GHAT que j'avais déjà aperçue plusieurs fois de loin. Son arc de triomphe mesure 42 mètres de haut et y sont inscrits le nom des 85000 indiens morts pendant la première guerre mondiale et la guerre afghane en 1919. Je ne peux pas apercevoir les noms car c'est interdit de passer en dessous de l'arc où brûle «l'Amar Jawan Jyoti» c'est à dire la flamme éternelle du souvenir. Je fais quelques photos puis visite de «Humayn's Tomb» où là, le chauffeur dit qu'il va travailler un peu et reviendra dans 1H. Il ne me connaît pas, en effet, j'ai mis 2H30. Je l'avais prévenu. Praeven, l'étudiant français viendra me rejoindre après ses cours à 14H. Humayum's tomb est le mausolée de l’empereur Humayum’s, né en 1508, qui fit une chute mortelle en 1556 dans sa bibliothèque, se trébuchant sur une marche descellée. Comme quoi, il faut regarder où l'on met les pieds. C'est le fils de Bâbur e le père d'Akbar. Il régna dix ans. Ce monument est classé comme une des plus beaux de Delhi et fut créé par sa veuve en 1564. Il a servi de modèle pour construire le Taj Mahal. Il est dressé sur une plateforme; il est en grès rouge et a des sculptures en marbre. Il comporte quatre étages. Il y a aussi deux autres mausolées où il y a trois tombeaux dans l’un et deux dans l’autre. Tout autour, un grand jardin où j'ai eu beaucoup de plaisir à me balader dans les petites allées; en fait, c'est un carré lui-même divisé en carrés de verdure, séparés par de petits canaux. Il y a quatre fontaines dont le bruit que fait l'eau est reposant. On est loin de la foule. Si je n’avais pas rendez-vous avec Praeven et Le rickshaws, j'y serais restée davantage. J'y rencontre deux couples de français avec qui je papote un moment. A 14H, Praeven me téléphone qu'il est arrivé. Je termine donc cette visible plaisante. Je propose à ce jeune homme, qui n'a pas beaucoup d'idées, d'aller visiter le PURANA QUILA: il accepte mais je ne suis pas sûr que ça l'emballe; tant pis. Il n'avait jamais visité ce lieu alors qu'il a 20 ans et habite Delhi. Cet endroit aurait été le refuge des croyants lors d'un grand massacre. Nous commençons par le musée archéologique et là, j'ai vu que ce n'était pas sa tasse de thé; il a passé toute la visite à téléphoner. Moi j'aime beaucoup et je m'inquiétais de savoir ce que voulait dire les lettres inscrites après la date. Il me renseigne que ça signifie après ou avant JC. J'ai eu un peu de mal à comprendre; pourquoi JC, en Inde, alors que leur religion est beaucoup plus ancienne que le christianisme. Pourquoi se réfèrent-ils à JC? Je reste avec mon point d'interrogation… Nous poursuivons le chemin. J'annonce à mon jeune ami que c’est un parcours de 2 km. Il souffle; ça ne doit pas beaucoup l'amuser. Nous avons bavardé tout en marchant et je ne me suis finalement pas trop intéressée au bâtiment en lui-même. Il faut dire que j'en ai un peu marre des visites. Là, c'est le dernier site que je visite en Inde; pour cette fois. Ma jambe me fait toujours mal. Je quitte le jeune homme qui a certainement mieux à faire. Je ne trouve pas de rickshaw qui veut bien me ramener à Main Bazar où j'ai mon hôtel. C'est trop loin et il y a beaucoup de trafic. Je décide d'avancer à pied jusqu'à la porte de l'Inde. C'est loin et fatiguant après avoir visité toute la journée. Je traverse une grand-route pour prendre un raccourci mais j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée, quel trafic et quelle vitesse en plus! Ceci dit, j'arrive au lieu dit et ai un véhicule qui me ramène en m'arrêtant deux fois devant des magasins; Ce soir, je vais souper avec Jacques qui m'invite dans un bon restaurant pour le quartier. Après ce repas, nous partons chacun de notre côté faire nos valises respectives. Lui part au Népal. Moi, je rentre en Belgique. Je vais me coucher à 1H du matin pour me lever à 2H. Le chauffeur de Milna, celui qui m’a amené l’argent en début de séjour, vient me chercher à 3H pour me conduire à l'aéroport. Voilà le tour est bouclé. Un mois d'aventures. J'ai passé un fabuleux séjour. J'ai fait un bon circuit sur mesure, que j'avais établi. Je crois avoir fait ce qu'il y a d'important dans le Nord. S'il y a une suite à l'Inde, ce sera le Sud. En voyant certaines photos anciennes, je pense que l'Inde ne change pas. On retrouve les mêmes habits, les mêmes bâtiments, les mêmes scènes de vie. On pourrait croire que le temps s'est arrêté. Pour moi, en tout cas, le temps a passé vite. Je remercie mon compagnon de me faire confiance et me permettre de vivre ma passion. MARIE
BUDJET Avion 535€ (Bruxelles/Londres/Delhi) A/R. British Airways Voiture Rajasthan 440 € (400€+40€ pourboire) Taxi, bus, pousse-pousse 47€ avec train pour Bruxelles compris Les pourboires bagages, etc 11€ Les divers trains+réservation faite par milna 48€ Retour aéroport - milna 15€ Soit un total de déplacement de 1096 € Frais HOTELS +Réserv milna: 428€ FRAIS BOISSONS+NOURRITURE: 182€ FRAIS VISITES: 68€ FRAIS VISA 90€ (avec trajets trains pour Bruxelles) FRAIS PERSONNELS DIVERS: 168€ FRAIS MASSAGES: 47€ FRAIS MEDICAMENTS ET PRODUITS: 39€ FRAIS encre, copies, guide du routard guide et dico anglais: 45€ FRAIS téléph et internet: 64€ FRAIS Pressing 3€ TOTAL 2230 €
https://voyageforum.com/discussion/mois-seule-en-inde-par-amour-pays-d3872411/
A Peine rentrée de mon voyage en Inde de janvier que je programme de visiter le Rajasthan avec comme but la «Camel fair» à Pushkar.Rajasthan: second état d’Inde par sa superficie; à l’est des monts Aravalli. Capitale: Jaipur. Guerriers aux longues moustaches et turbans multicolores étaient de farouches combattants, défendant leur indépendance contre les musulmans. Leur grande gloire était de se lancer dans un dernier assaut fatal, vêtus de la robe jaune du sacrifice. En même temps, derrière les remparts, leurs femmes s’immolaient sur un bûcher voulant mourir libres plutôt qu’être au pouvoir de l’ennemi. Ce passé de sang et de bravoure résonne encore dans les murs des forts et des palais. DEPART de Belgique le 26 octobre 2010 à 10H: je quitte mon patelin car le voyage en Inde du Nord comprenant le Rajasthan et le Punjab démarre aujourd'hui pour un mois. La personne qui m’emmène à la gare est quelque peu énervée donc je m'empresse de me rendre sur le quai où je fais un peu d'exercices vu qu'en portant mes bagages, je viens déjà de me coincer une vertèbre. Bon, ça y est, le train est là, je m'arrête à Bruxelles centrale exprès car j'y ai toujours vu des escalators donc mieux pour mon dos. Pas de chance, aujourd'hui, c’est jour d'entretien ce qui m’oblige à grimper les marches pour atteindre le quai n°5. On annonce que le train pour l'aéroport aura du retard «problème de locomotive» toutefois vite réglé. Le contrôleur vient me demander pour payer «la taxe Diabolo» de 2,05€, je lui demande s’il blague et bien non, c’est pour payer le nouveau tunnel. Arrivée à l’aéroport, on n'accepte pas mes 2 bagages à l’enregistrement sous peine d'une taxe de 45 dollars. Je décide d'aller les scotcher ensemble ce qui me coûtera 10€. Bon début de journée! Je suis en avance et téléphone à mon chéri qui commence à s'inquiéter de mon silence. L'avion pour Londres est prévu à 15H25 mais le vol est retardé à 17H30 «problème de moteur». Il faut se rendre à l’évidence que ma correspondance Londres-Delhi à 17H est loupée! Je verrai à Londres si j’ai un autre vol. En attendant, j'ai reçu un voucher de 8€ pour me restaurer. Je m’en vais boire une bonne bière avec une tartine au poulet. Je fais internet 1/4h pour 3€. Départ imminent : 18H. Je ne vois ni le décollage ni l'atterrissage car je dors au point de ne pas avoir ma collation. Arrivée à Londres, je me dis que voici le moment où tout va se décider. British Airways me propose un de leur vol faisant escale à Bombay et arrivant à Delhi le lendemain après-midi. Le personnel de l’aéroport ne parle pas un mot de français. Je fais comprendre que ce vol ne m'intéresse pas. On me trouve un autre vol avec Virgin Atlantic à 22H. J'accepte. Du terminal 5, je vais au terminal 3 (10 min de bus). Très grand aéroport. Beaucoup de boutiques. Marche de 20 min pour arriver à la porte où on embarque à 21H25. Le récit pour l'Europe se termine ici..... Le 27 octobre 2010 à 23 h: Je m’envole donc avec Virgin Atlantic, assise au hublot à côté d'une indienne; le discours est réduit à "bonjour", ni l'une ni l'autre n'avions envie de parler mais plutôt de manger, dormir et arriver. On nous sert un excellent repas végétarien. Je tente de voir un film à l’ordi mais le bruit des moteurs est trop fort. Je dors en gigotant beaucoup. Je m’éveille à l'odeur du déjeuner chaud. Je replonge aussitôt et m’éveille à l'atterrissage. Bon vol. J’attends mes bagages mais le tapis défile et rien. Ceux-ci n'ont pas suivi. Durant 3H, je discute tant bien que mal avec les responsables bagagistes. Raj, de l’agence Milna qui s’est occupée de mes réservations, traduisait par téléphone. Evidemment, le taxi qui m’attendait n’est plus là quand je sors. Je prends un taxi-prépaie pour me rendre à l‘hôtel SMYLE INN dans le quartier Paharganj. Un gars de Milna me livre les roupies commandées. Je profite pour lui montrer ma minuscule chambre atroce. Il y a des trous entre les vitres et le plâtre donc bonjour les moustiques et ma moustiquaire, bien sûr, est dans les bagages. Le matelas est haut de 3 cm. Hors de question de rester là et vais en face, à l’hôtel MY INN où j'ai une belle chambre. Je m’endors tard car j'ai dû aller acheter des habits puis j'ai rendez-vous en soirée avec un étudiant en langue française avec qui je communique depuis six mois. Après avoir été acheté une petite culotte que j’ai oubliée lors des mes achats «ça fait bien avec un jeune gars que je vois pour la première fois! Nous discutons devant un thaï masala à l’hôtel. Nous découvrons que nous avons une connaissance à Delhi en commun: Raj de l‘agence Milna. Je reverrai ce jeune étudiant en fin de séjour. J’ai deux autres rendez-vous; un est remis à plus tard et l’autre, je ne l’ai pas trouvé; vu que la carte indienne de mon mobile est périmée, je ne peux l’appeler. Je démarre le circuit demain matin à 10H. Jeudi 28 octobre 2010: Je me lève en catastrophe à 9H45; je me suis endormie tard la veille; le taxi est là. Il m'attend. Nous partons. Il est garé loin et marche vite dans ses vieilles petites rues du vieux Delhi. Je l'arrête un instant pour acheter une crème de jour vu que je n'ai toujours pas mes bagages. Quelques mètres plus loin, je pars sur le côté de la chaussée et m'étale de tout mon long; comme la dernière fois que je suis venue à Delhi, c'était le 1er jour aussi! Comme parfois, les choses dans la vie se reproduisent… J'ai des égratignures aux 2 genoux et aux 2 mains; j'ai surtout très mal mon pied droit qui s'est tordu. Comme toujours, un attroupement d'indiens pour m'aider à me relever alors que je restais figée à terre me disant "non, ce n'est pas possible, pas encore ". Le chauffeur me donne du sparadrap et, comme si rien n'était, nous partons. C'est ainsi que se termine mon mini séjour à Delhi. En route pour la 1ère destination soit la ville de MANDAWA qui se trouve dans la région duSHEKHAVATI à 250 kilomètres de DELHI. La voiture correspond à ce que j'avais demandé une «tata indigo»; elle est propre; le chauffeur doit avoir 35 ans, s'appelle Kamur. A peine dans la voiture, je m'endors jusque midi. Nous passons dans un petit village typique où j’achète des pommes, des bananes et un jus d'orange. On ne s’attarde et démarre pour la suite du parcours. Vers 15H, Kamur me demande si je veux un thé; j'accepte mais une fois là, je vois que c'est le grand resto à touristes; le thé coûte 50 roupies. Je ne suis pas radine mais connaissant le prix ailleurs, je me contente d'aller aux toilettes. Je dois attendre le chauffeur car lui, mange. Je croise un car de français mais je n'ai pas envie de leur parler. Je suis un peu déprimée car j'ai très mal au pied. Je marche à peine. J’ai peur pour mon séjour! Enfin, Kamur a fini. Nous partons. Je lui demande de m'arrêter dans une pharmacie pour acheter une pommade mais se contente de me dire "after". Après 1H de route, nous arrivons à JHUNHUNU. J'ai prévu de visiter un des plus beaux temples du Rajasthan "le TEMPLE de RANI SATI" qui est très fréquenté par les indiens et très peu visité par les touristes; effectivement, j'étais la seule. C'est un haut lieu de pèlerinage hindou qui a lieu au mois d'août/septembre et des milliers de fidèles y viennent. Il y a 800 chambres dans la cour pour accueillir les pèlerins. Il a la particularité d'avoir pratiquer "le SATI" qui est le rituel de la veuve qui s'immole sur le bûcher après la mort de son mari. C'est immense. C’est beau. Joliment décoré de scènes de la vie de Rani Sati (la reine du sacrifice). Je suis éblouie par ce sanctuaire. Je marche très difficilement. Je bois un thé dans le temple. En sortant, j'aperçois une sorte d’officine. Je n'ai rien à perdre. J'explique mon cas. La personne me regarde, ne touche pas mon pied, et me donne des pilules homéopathiques. Je ne paye rien. Bizarre. A peine prises, il me semble que mon pied va déjà mieux. Psychologique ou non? Je suis très étonnée de voir que la nuit tombe déjà et qu'il n'est que 17H30. Nous partons; le chauffeur ne trouve pas le puits que je demande. Par contre, il m'arrête voir un petit temple à 200 mètres du premier. Maintenant, il est 18H, il fait noir. Il y a encore 1H de voiture pour Mandawa et le chemin est très chaotique. J'aperçois le SHEKHAWATI Hôtel en haut de la petite ville; il parait sympa. Un garçon à la réception parle français. Il propose de me guider le lendemain matin. J'accepte. Mais déjà le soir même, nous descendons au village chercher ma pommade que je n'ai toujours pas acheté ainsi que tout un attirail pour les moustiques car toujours pas de bagages et donc pas de moustiquaires ni de produit répulsif. Et là, il y a des moustiques. Dans la chambre, je tire les draps et je trouve une bête rampante dans le lit. Le patron constate par lui-même et me change immédiatement de chambre. Le Skehavali hôtel est propre et le service excellent, aux petits soins pour leurs clients. La cuisine est succulente. De retour à l'hôtel, je soupe sur la terrasse qui est sur le toit; repas délicieux; j'ai choisi du mouton curry en sauce et deux galettes de pain fourrées. Je prends une bière de 660 ml. Elles sont grandes ici mais elle s'est bue quand même. Je rencontre un couple de français et nous échangeons quelques mots. Je rentre, me douche, vais dormir; il est 23H. Vendredi 29 octobre : je me lève tôt. J'ai bien dormi. Je suis au petit déj. à 8H. Omelette et toast avec 2 bons cafés. Avec le petit guide de l'hôtel, nous commençons la visite de MANDAWA. On commence par la grande particularité du Shekhavati, soit la visite des Haveli qui sont d‘anciennes demeures qui appartenaient à de riches commerçants partis pour la plupart dans les villes de Bombay et Calcutta. Très peu sont encore habitées par les descendants mais souvent par des gardiens. Elles sont pour la plupart très délabrées mais on retrouve les dessins faits à l'époque représentant toutes sortes de scènes soit religieuses soit des animaux ou autres. On les distingue par leur façade dessinée. On entre dans la 1ère cour décorée qui était la cour des hommes où souvent se réglaient les négociations. La 2ème cour appartenait aux femmes où elles participaient à tous les travaux ménagers. A l’étage, les chambres hébergeaient les commerçants de passage. Je visite quatre havelis à Mandawa. Je me régale ensuite à visiter le fort médiéval où je passe un bon moment côté historique; j'ai renoncé au côté transformé en hôtel. J’y vois une chambre de Maharaja que je trouve toute petite et mignonne. Je découvre aussi la salle de danse avec ses petits balcons. Il y en a aussi dans certaines havelis. Le petit guide me conduire chez son père qui est artiste peintre mais la visite fut de courte durée. J’ai envie d’un thé et il est très étonné quand je demande de le boire au même titre que les indiens sur une chaise à trois pieds et demi; il propose que je le boive à l'hôtel. Je suis têtue, il n'insiste pas. J'achète des bananes et une pomme. Je rentre à l'hôtel où le chauffeur m‘attend. Toujours pas de bagages. Il est midi, nous partons pour visiterNAWALGARH, une petite ville aux multiples havelis également. Il y en a plus de 5000 dans la région. Le petit guide du matin s'est déjà mis en rapport avec un copain qui attendait sur le chemin près du village. Il parle français aussi. C'est une région où les jeunes et les enfants parlent volontiers français. Je m'étais concoctée un petit itinéraire que nous ne respecterons qu'à moitié car ces havelis sont plus grandes et surtout un musée-haveli me prendra beaucoup de temps. Le premier est le Choti Haveli. Le suivant est le Murarka haveli, très grand et très bien entretenu; j'y ai même vu la cour aux bestiaux. Ensuite, le Podar Haveli muséum qui vaut vraiment le coup d'être vu même si l'entrée coûte 100 roupies. Je demande au guide, qui croyait avoir fini son travail, de voir le haveli des huit frères qui possédait chacun la leur. Original. Elles sont délabrées. Puis, le Khedeval Bhavan recommandé par le routard comme une des plus belles havelis; je n'ai vu que l'extérieur assez minable! Il me restait sur la liste le temple de Ganga Mai. Le guide ne veut pas y aller disant que c'est fermé mais, j’avais lu qu’en demandant à l'arrière du temple, on nous ouvrirait. Ce fut le cas. Pas très intéressant. Il est 17H, je libère le guide. Au départ, je pensais aller aussi à DUNDLOOD, RAMGARH, MAHANSAR et SIKAR mais ça y est, j'en ai vu assez. Après, c'est trop. Par contre, je profite d'être dans les heures des offices religieux pour assister à une cérémonie au temple de Mandawa. Mon chauffeur est rentré seul à l'hôtel. En rentrant, je me laisse séduire par une paire de sandales car toujours pas de bagages. Je cherche internet mais c'est en panne partout. Au retour, je passe devant l'hôtel où je devais loger en premier mais que Milna a changé; il est luxueux et avait des chambres libres à 600 roupies. Toutefois, je ne regrette pas celui où je suis. Pour souper, je monte à la terrasse sur le toit et je déguste une spécialité de la région, un plat végétarien succulent "mandorri" je pense! Je vois arriver mon chauffeur à ma table "pour ne pas me laisser seule, comme il dit", c’est gentil et sympa mais pas de dialogue vu qu'il parle anglais et ne fait pas d‘effort pour me comprendre. Quoiqu’il insiste sur quelque chose, je dis «yes» au hasard. Pas de surprise. J'ai dû bien répondre. Je rentre, me douche, rédige ce texte et me couche. Le départ demain est prévu à 9H. Samedi 30 octobre 2010 : 7H du matin et déjà réveillée, en pleine forme. Je m'habille et vais prendre le petit déj. à la terrasse. Ma première préoccupation est de demander au garçon si mes bagages sont arrivés; il me répond par la négative mais voyant ma tête, rigole et dit «oui, ils sont arrivés à 3H du matin». Ouf....Comme le jour avant, je prends 2 cafés et une omelette. Du toit, j'observe la vie paisible des habitants qui se mettent en train. Certains regardent le passage; les femmes font le ménage; les chiens jouent entre eux; les petits marchands déambulent à vélo en criant pour vendre je ne sais quoi. Hier, j'ai eu la visite d'un corbeau qui m'a piqué le beurre; il est de retour et repique le beurre. Il est 8H. Je salue le garçon. Je termine de ranger mes affaires et rédige ces quelques mots puis je pars à 9H. La première escale sera FATEHPUR à 30 km d'ici. Mon souhait en arrivant là est de visiter UNE HAVELI que NADINE LEPRINCE a achetée en 1999 pour en faire un centre culturel puisqu'elle même est artiste-peintre. Elle a fait retaper cette haveli datant de 1802, qui est maintenant resplendissante. Dans les pièces qui ont été épargnées par les pigeons et l'humidité, les peintures sont restées authentiques. Le gardien de Nadine LEPRINCE est d’origine française. Il regrette que la municipalité ne rénove pas les autres havelis pour attirer le tourisme. Il me fait visiter les lieux en m’expliquant d’abord que si les portes sont petites pour entrer dans les havelis, c'est pour saluer le maître en entrant: vrai ou faux? Les guides de Mandawa m'avait dit que c'est parce que les gens étaient petits à l’époque! Je ne les avais pas crus… Le gardien m'apprend que toutes les fresques représentant des animaux datent des mongols. Il me dit aussi que les petits morceaux de miroirs, servant à la décoration des œuvres, viennent du Val St Lambert à Liège en Belgique. Par contre, les guides de Mandawa me l’avaient dit mais j’ai cru qu’ils disaient cela parce que je suis belge! A savoir que la cristallerie du Val St Lambert existe encore à l’heure actuelle Je ne visiterais rien d'autre à FATEHPUR car je me suis bien attardée et il faut prendre la route car il est déjà midi. A 13H, nous arrivons à DESHNOKE: le TEMPLE DE KARNI MATRA dit le temple des rats". Quel horreur! J'étais pétrifiée sur place jusqu'au moment où un petit rat; heureusement car les autres sont gros est passé sur mon pied. Ils sont là à jouer, manger, boire du lait. Les fidèles les vénèrent parce que la Sainte femme Karni Matra a renoncé à croire aux Dieux humains vu que malgré ses prières "Yama" le dieu de la mort n'a pas pu sauver un jeune enfant. Heureusement que je n'ai pas écrasé un rat sinon j'aurais dû le remplacer par un rat en or ou en argent. Je n'ai pas, non plus, rencontré un rat blanc qui aurait été signe de bon augure. Ce n'est pas le temple que je choisirais pour rester de longs moments assise à terre pour méditer. La visite fut assez brève pour une fois. En sortant, je m’empresse de désinfecter mes pieds avec des lingettes au citron. En quittant ce temple, je demande au chauffeur de faire une halte à la FERME AUX CHAMEAUX à 7 km de Bîkaner. Il n'a pas l'air de connaître puisqu'il demande le chemin. Nous trouvons mais devons attendre 15H pour faire la visite qui n’est pas du tout spectaculaire. En sortant, je déguste un thé au lait de chamelle. Le chauffeur est content car la visite est finie mais déchante quand je lui demande de me conduire visiter le site DEVI KUND à 7 km de Bîkaner. Evidemment, je l’aurais juré, il ne connait pas non plus lui qui se vantait connaitre tout le Rajasthan. Après s’être renseigné, nous arrivons sur ce lieu de crémation où j’admire les superbes cénotaphes, pour la plupart en marbre blanc, des maharajas et leur famille. Le gardien m’ouvre une petite porte qui donne sur le "lac de la déesse" où résident des poissons à moustaches, énormes au point que je demande s'ils mangent aussi les humains. La réponse est négative mais j'aime mieux ne pas m'y baigner. Il est 19H quand nous arrivons à BIKANER. Le chauffeur a du mal à trouver l'hôtel MARUDHAR HERITAGE. Je range mes sacs puis vais manger à l'extérieur un thalli végétarien exquis avant de rentrer me doucher, taper ces quelques lignes puis me coucher. Demain matin, j'ai l'intention de visiter le fort mais aurais-je le temps? J'ai du mal à m'endormir à cause de drôles de bêtes sur le mur. Dimanche 31 Octobre 2010 : 8H, je commande toasts au fromage et café au service room. Je suis prête à 9H pour la visite du JUNAGARTH FORT. J’arrive trop tôt; on me laisse juste visiter le musée en attendant l’ouverture; ce musée n’est pas extraordinaire. 10H, les portes du fort s’ouvrent. La particularité de ce fort est qu'il n'est pas construit en hauteur du tout; ça doit être le seul, je pense! Je loue un autoguide en français, plus cher mais quel luxe! Il n'y a qu'à suivre les flèches et tout est expliqué; ça permet de faire la visite à l’aise et de revenir en arrière autant de fois qu‘on veut, d‘avoir toutes les explications en français. Je mets 2H pour visiter l'intérieur du fort qui est remarquablement bien entretenu et en parfait état. Sa beauté est inexplicable. Il est vrai que j'ai lu dans le guide du routard que c'est le plus beau du Rajasthan. Il a été initié au 16ème siècle parle Raja Rai Sing. J'ai beaucoup aimé les grandes cours, les salles richement décorées, la chambre du Maharaja et ses miroirs pour lui permettre de voir qui arrivait. Son lit est très simple car depuis qu'un Maharaja a été assassiné, ligoté dans son lit, ils avaient des lits simples pour pouvoir se débattre au cas où! Départ pour JAISALMER; j'avais encore des choses à voir mais le chauffeur, qui est toujours pressé de partir, dit qu'il faut 7H pour faire la route. Préférant rouler le jour, je renonce à ce qu'il me reste à faire. Midi. La grand-route est fermée. Nous traversons un dédale de ruelles poussiéreuses. La route bétonnée reprise, nous roulons jusqu'à 14H. Je m'endors. Le chauffeur s'arrête à une de ses étapes habituelles évidemment pour prendre un café et manger. Moi, j'ai prévu une banane, une pomme et le reste des toasts bacon du matin. Bref, je prends quand même un café mais je regrette car il est super mauvais. Après réclamation, on me le remplace par identiquement le même. L'addition arrive: 100 roupies. Je refuse. Le serveur me montre la carte. C'est le prix. Je refuse quand même. Le chauffeur discute et je paye la moitié mais toujours en discutant. Je redis pour la 2ème fois au chauffeur de ne pas m'arrêter dans les endroits à touristes, que je suis habituée à manger et à boire "local". Il me dit "yes". Nous reprenons la route. Quel ne fut pas mon étonnement en voyant que JAISALMER est annoncé à 45 km; il n'est que 16H. J'aurais eu le temps de finir mes visites à Bîkaner. Je ne suis pas contente sur lui. Il me dit quelque chose que je ne comprends évidemment pas et insiste pour que je dise "OK". Je lui répète que je ne comprends pas. Nous arrivons à JAISALMER "la cité dorée ou la ville d'or du désert". Maintenant, je comprends ce que le chauffeur tentait de m'expliquer à tout prix depuis Mandawa. En fait, un de ses amis nous attendait à Jaisalmer pour m'accompagner en tant que guide. Je refuse lui expliquant que je me débrouille seule et que j'aime traîner à ma guise. Ils ne sont contents aucun des deux. Puisque nous sommes arrivés plus tôt que prévu, je descends au lac artificiel "LE GADI SAGAR". C'est un endroit reposant et agréable, propice à la méditation. Je me suis régalée avec mon petit "moi" toute seule. Je me suis retrouvée à faire du pédalo au milieu du lac! J’apprécie d’autant plus que le soleil va bientôt se coucher. Je photographie les poissons à moustaches. Ils sont voraces. Après ce tour, je monte une petite rue et me retrouve à boire un thé dans un petit bar dominant le lac. J’y suis reçue comme une reine régnant sur son lac! Le garçon demande de revenir demain car il a reçu un bon pourboire! Je dis peut-être»! Il est 18H. Je rejoins le chauffeur qui me dit «now hôtel» d’un ton autoritaire. J'ai des appréhensions concernant l’hôtel SHAHI PALACE car le gardien de Nadine Leprince m'a dit qu’il était crado. Je suis agréablement surprise car hôtel propre, bien tenu, personnel sympa; la terrasse est superbe, éclairée à la bougie et petites lampes rouges, et en prime vue sur la forteresse. La nourriture est très bonne. J'ai repris mouton/riz cuisiné autrement. D'un coup, je reçois 5 sms de mon chéri Alain. Cette fois, c'est le mien qui bloque. Je lui téléphone 3 minutes pour 50 roupies (-de 1€)! Maintenant, il est temps d’aller un peu ranger puis me doucher. Demain, j'ai donné congé au chauffeur jusque 15H. Je prévois visiter le fort à pied. A ce moment de mon voyage, je peux dire que le temps passe très vite. Je râle sur moi de ne pas savoir l'anglais mais on ne peut pas être doué en tout! Lundi 1er novembre 2010: 8H; je me réveille. J'ai bien dormi. Finalement, je décide de ne pas faire la forteresse aujourd'hui mais plutôt la vieille ville. Je déjeune. J'emporte avec moi quelques jouets et des chaussures pour enfants que j‘ai emmené de Belgique. Je rencontre deux gamins à qui je donne un jouet. Le reste a suivi rapidement car il a appelé ses copains en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ils ont tout pris y compris les lignes de chocolat qui étaient prévues pour Praveen, l’étudiant de Delhi, mais qu’il n’a pas su avoir compte tenu du retard des bagages. Je ne peux pas continuer à les emmener. Il fait très chaud ici. Tout ça me fait un sac en moins à porter, je me sens plus légère. J'arrive à l'entrée de la vieille ville pour visiter trois havelis et déambuler dans les rues. J'accepte toutefois l’aide d’un jeune homme car c'est un peu le souk ici et finalement, je me dis que pour m’y retrouver, ça va être un casse-tête. Il ne met pas longtemps à me casser les pieds pour me faire voir tel ou tel magasin. Je n'arrête pas de lui répéter que je ne veux rien acheter mais visiter. Il parle et comprend le français. Donc pas d'excuses. Je le garde avec moi un moment. Il me conduit voir deux havelis. En premier, je visite est le PATWON-KI-HAVELI, qui est magnifique, encore meublé au premier étage avec des collections de toutes sortes d’objets. A noter que le jeune guide m’avait dit que cette haveli n’était pas bien. Bien sûr, là, il n'a pas de commission. En second, je visite le NATHMAL-JIKI-HAVELI qui appartenait à deux frères, moins intéressante que la première. Le jeune m'attend pendant que je visite à mon aise. Ça l'agace. Il arrive quand même à me conduire dans un magasin d'état, me faisant croire que c'est un musée. Ils sont rusés. Je m'arrête pour manger une bricole. Le jeune me dit d'un ton irrité "viens ça va être fermé" en parlant de la troisième haveli. Il m‘ennuie. Je lui dis que je continue seule en m’offrant au passage un jus d'ananas frais; je sympathise avec le serveur qui se débrouille un peu en français. C’est une ville touristique donc les jeunes savent le français comme moi je sais l'anglais. C'est toujours ça! On s'en sort toujours avec beaucoup de gestes, de la volonté et parfois le dictionnaire quand même! Il m'explique comment me rendre à la troisième haveli, le SALIM-SINGH-Ki-HAVELI, qui appartenait à un tyran. Je fais la visite guidée avec un bel indien aux cheveux et aux yeux noirs comme du charbon tranchant sur ses habits blancs. Nous sympathisons. A la fin de la visite, je lui demande où est le centre ayurvédique. Il m'y emmène; je prends rendez-vous pour le soir. Maintenant, je rentre à l'hôtel car j'ai rendez-vous avec le chauffeur à 15H et il est déjà 14H30. Le bel hidalgo se propose de me ramener à l'hôtel avec sa moto. Je me retrouve donc encore une fois sur une moto en Inde. Il y a des choses qui se réitèrent par rapport au voyage de janvier! J'arrive mais le chauffeur n'est pas encore là, je profite de remonter quelques minutes à la chambre. 15H, nous partons pour une petite excursion à la recherche des TEMPLES JAINS. A 10 km de Jaisalmer, le temple de LODRUVA est splendide et est protégé par deux cobras! On voit le trou par où ils rentrent. Tous les jours, on leur donne du lait. Quelques kilomètres plus loin, il y a le site d’AMAR SAGAR où nous faisons une halte pour admirer les merveilleux temples. La dernière visite pour aujourd’hui sera le site MAHARAJA BAGH où il y a des cénotaphes à l’infini. Je suis bien placée pour admirer le coucher du soleil à 18H. Un jeune homme me tient compagnie en voulant me vendre le livre du Kamasutra. L'excursion terminée, je me rends à mon rendez-vous ayurvédique. Le massage dure 2H au lieu d'une heure prévue car il trouve des nœuds partout. C'est spécial comme massage. Ça débloque les énergies et les nœuds. En plein milieu du massage, le bel hidalgo à la moto fait son apparition et veut assister à la séance; je refuse bien entendu. Le taxi m'attend. Je rentre à l'hôtel pour téléphoner à mon chéri puis mange du poulet tandoori; c'est délicieux. Je rentre me doucher, rédiger ces lignes, ranger mon fouillis habituel et m’endort. Mardi 2 novembre 2010:J'ai eu une migraine cette nuit et elle m'incommode encore ce matin. Je me force à manger un peu car je n'ai jamais faim avec la migraine. Bon ça peut aller quand même. Au déjeuner, je constate que nous sommes quatre femmes seules! Je rejoins le chauffeur qui me conduit au pied de la FORTERESSE de JAISAILMER. Il ne peut pas monter jusqu'au dessus et comme je n'ai pas envie de me fatiguer dès le matin, j’y vais en rickshaw. Je suis maintenant au cœur même du fort. Je commence par visiter deux temples Jains, merveilleusement décorés. Je ne peux pas emmener ma bouteille d'eau à l'intérieur. Tout à coup, je ne me sens pas très bien. Je suis barbouillée à cause de mes médicaments pour la migraine. J'ai le cœur qui bat très vite. Je me retrouve en pleine crise de tachycardie aux portes du désert! Je bois un coca et de fil en aiguille, je me retrouve face à un centre de massage ayurvédique. Je ne me fais pas trop prier après le thé offert par la maison. J’accepte 1H de massage, fait très consciencieusement par une indienne. Je me sens mieux. Il est presque midi et il me reste 1/2H pour visiter les deux autres temples Jains qui n’étaient pas ouverts avant 11H. Dans un temple, il y a des chauves-souris! Ces temples sont d’une immense beauté. Je poursuis ma visite comptant visiter le palais mais des jeunes hommes me disent qu’il n’est pas très beau et que celui de Jodhpur est mieux. Je n'ai quand même pas trop envie de le faire donc j'opte pour leur avis qui m'arrange. Je continue mon chemin parmi les vaches, les taureaux, les vendeurs de tout et de rien. Tout ça me plait. Mais on ne fait pas un grand chemin en Inde sans être accostée. Encore un prétexte pour m'arrêter. Je me laisse embarquer à aller boire un thé à la terrasse d'un resto. Je suis bien accueillie par deux jeunes avec qui je discute à bâtons rompus. C'est quand même fou, eux en anglais moi en français, chacun mélangeant un peu de chaque langue. Je me sens bien. Ils m'ont bien installée sur un matelas et je vois toute la ville. Un français venant de Bourgogne dormait chez eux et est venu me parler un moment. On n'est jamais seule en Inde. Le serveur téléphone au taxi pour qu'il vienne me chercher au pied du fort plutôt qu’à l'hôtel, comme prévu. Je le rejoins à 15H pour faire une excursion vers les VILLAGES FANTOMES. Epoustouflant. C'est fabuleux de voir plus de 700 maisons abandonnées. Je demande au taxi de me laisser marcher er m’attendre plus loin près du temple abandonné. Je n'ai jamais entendu unsilence pareil. Rien. Pas un bruit. Calme plat. J’aimerais m'asseoir et méditer mais une vipère pourrait ne pas être loin donc je m'abstiens. Quelle n'est pas ma surprise en entendant de la musique moderne à tue-tête. C‘est mon chauffeur. Non mais, il le fait exprès, un endroit ainsi…Je l'aurais tué mais j'en ai encore besoin! Il y a un deuxième village fantôme près d'un fort. Il ne connaît pas plus que le premier mais se renseigne et y arrivons. Il y a une bande de 3 mètres de sable; la voiture ne passe pas. J'y vais à pied. Il faut vraiment le vouloir!!! Je suis encore épatée par ce paysage désertique. En revenant, je m'amuse avec deux enfants sympas. Il est 17H30, je rentre en passant par le lac artificiel où je vais visiter un petit musée et boire un thé, hé oui encore, à cet endroit qui m'avait plu deux jours plus tôt. Le soir, je retourne faire un massage ayurvédique mais ça ne se passe pas bien. Le masseur arrête à tout moment soit pour téléphoner, soir pour voir un client qui arrive, enfin toujours pour quelque chose. Un moment, je profite qu’il est de nouveau occupé à autre chose pour me rhabiller et partir. Je refuse de le payer. Il n'est pas content. Moi non plus. Je rentre à l'hôtel boire une bière, manger et discuter en français avec une anglaise. Demain, je pars à 9H30 pour Jodhpur. Bon souvenir de Jaisalmer. Mercredi 3 novembre 2010:8H30, j'ai déjà pris ma douche et le petit-déjeuner. Départ à 9H30 pour JODHPUR. En chemin, je demande de m'arrêter pour prendre un thé. Il s'arrête et prend un aussi mais ne le boit pas disant qu'il n'est pas bon. Trop tard, j'ai bu le mien! On verra! Il n'est pas marrant ce chauffeur. Il ne s'arrête jamais pour me faire voir quelque chose ou me laisser prendre une photo. En fait, je crois qu’il ne connaît rien à part le chemin qui relie les grandes villes. Heureusement que je suis bien documentée et tenace sinon je ne verrais pas grand chose. Il est 13H quand nous arrivons à JODHPUR, 2ème grande ville du Rajasthan, appelée «ville bleue». Les maisons sont peintes en bleu pour éloigner les moustiques et garder la fraicheur; tradition datant des brahmanes (prêtres). Il n'y a que 18 jours dans l'année où il n'y a pas de soleil à JODHPUR. Cette ville est trépidante. Le chauffeur est furieux de ne pas trouver de parking près de l'hôtel. Il téléphone à Raj de chez MILNA pour lui dire qu’il ne me conduira pas le lendemain à la forteresse. C'est vrai que c'est la foire ici, aux deux sens du terme puisqu'il y a la préparation de la fête de DIWALI. Il y a du trafic et les gens sont fort excités à l'approche de cette fête. Il y a des lumières partout... Et déjà les pétards retentissent. Le chauffeur viendra donc me chercher demain à 16H, à ma demande, pour me conduire à MANDORE, petite ville à 10 km sûrement moins agitée. Je range ma chambre puis à 15H, je vais visiter la vieille ville. Là, ne circule que piétons, vélos et rickshaws. Le guide du routard indiquait qu'il n'y avait pas de touristes là-bas; il ne s'est pas trompé; j'étais la seule et me suis demandée un court instant ce que je faisais là. Je vire et revire dans les ruelles. Tout le monde me salue, veut me donner la main. Je suis la créature rare du coin! Je distribue des jouets aux enfants et vite une émeute s’est formée à mes côtés. Pas bien méchant! C’est un peu St. Nicolas! Après avoir bu un thé dans une gargote, je pars à la découverte de la TOUR DE L’HORLOGE et du SADAR BAZAR. Toujours aucun touriste juste sur la fin où je croise un petit groupe de français. C’est quand même une grande ville et je suis étonnée. Je me balade encore, fais des photos, mange des spécialités épicées. C'est vraiment le délire ici. Ils préparent la fête avec vigueur. C'est vrai que c’est la nouvelle année pour eux. Je suis fatiguée et traîne encore un peu la migraine donc tente de rentrer à l'hôtel à pied puis en rickshaws car je ne sais plus le chemin. Je me douche et essaye de m'endormir tôt. Demain, j'irai visiter la forteresse. Je me sentirais moins bête rare! Je suis déçue du chauffeur; je me fais comprendre par tout le monde sauf par lui à cause de sa mauvaise volonté, son empressement et de ce fait, ne prend pas le temps de comprendre. Tant pis pour lui à la fin du voyage! Je m’endors vers 20H mais suis réveillée à 3H du matin en sentant quelque chose se promener sur moi. Quel horreur, c’est une grosse bêbête de 3 cm de long avec une carapace et des longues antennes. Elle est dans le lit. Je me bats avec pour la tuer. J'y arrive. Une autre surgit. Ca devait être le couple. Tuée aussi. Oh, je pense ne plus dormir cette fin de nuit! J'ai une moustiquaire mais pas bien mise puisqu'il n'y a rien pour l'accrocher donc je fais avec les moyens du bord mais pas bien apparemment!!! Il est 7H30 chez nous, comme mon chéri se lève tôt, je lui téléphone; j'ai toujours beaucoup de joie à entendre sa voix. Je l'aime. Il me manque mais je sais qu'ici, il ne pourrait pas être bien. C'est vraiment spécial l'Inde! A cet instant, je m’interroge si un mois ne sera pas trop long? Mais ça doit être un sentiment passager à cause des bêtes et la fatigue. Ma chambre ressemble à un champ de bataille. Comment je fais pour avoir un bazar ainsi à moi seule et en rien de temps? Je range un peu. Il est 5H et m’endors un peu. Jeudi 4 novembre 2010: A 8H, au déjeuner, je parle avec une anglaise: n'y aurait-il que les anglais qui voyagent? La dame me dit qu’ils n'ont pas de mérite à parler anglais, c'est leur langue maternelle. Après le petit déj, à croire ou à ne pas croire: en rentrant à la chambre, je rate une marche dans le couloir et me voilà à mesurer celui-ci de long en large; il n'y a qu'en Inde que je tombe; j'ai fait une de ses mascarades avant de tomber, mal à la main et à la jambe! Je me couche un peu, prends des comprimés homéopathiques. Me voilà repartie. Achat d'eau. Négociation du rickshaw puisque mon chauffeur ne veut pas m’y conduire; quoi qu’en arrivant là, les autres touristes étaient avec leur taxi ou bus. Non mais.... à déduire sur son pourboire, enfin on verra! Forteresse de MEHRANGARH, j'arrive!!! Le guide du routard dit que c'est la plus belle forteresse du Rajasthan, je confirme; elle est magnifique; j'ai rarement vu quelque chose du genre aussi beau. C'est comme si l'histoire ne s’était pas vraiment arrêtée, que quelqu'un va arriver, qu'on va être de la partie. Je m'évade dans le rêve en me replonge dans l'histoire des marahajas, des combats, des femmes derrière leurs "puschas" qui sont ces fenêtres à trous dont elles voient tout sans être vues. Je suis éblouie en voyant les diverses salles du palais si bien entretenues. Ce qui m'interpelle le plus, ce sont les empreintes des mains, toujours visibles, que les femmes ont laissé avant de s’adonner au «sati». Équipée du guide oral, j‘écoute les explications compréhensibles pour tout un chacun. Tout ce que j'ai vu dans ma documentation avant de partir est décrypté dans les moindres détails. Je passe 3H dans cette forteresse sans perdre une minute à flâner. Je termine en me faisant disputer par le chauffeur du rickshaw à qui j’ai dit que j'en avais pour 2H. Il n'a jamais dû visiter la forteresse sinon il saurait que 3H est le temps min pour une visite correcte. Je n'ai pas eu assez de temps pour me balader sur les remparts, dommage! A 1 km de là, sur le chemin du retour, on s'arrête au JASWANT THADA au bord d'un mini lac. C'est un grand cénotaphe tout en marbre blanc, datant de 1899, érigé à la mémoire du maharadjah Jaswan Singh. Lieu toujours destiné aux crémations actuellement. A l’intérieur, on découvre des objets personnels du Maharaja, des photographies. On peut aisément imaginer cet endroit à l’époque! Continuation du périple vers le PALAIS UMAID BHAWAN qui comporte 350 pièces. Le maharaja Umaid Singh le fit construire pour donner du travail aux habitants car, à cette époque, régnait la famine. Ce n'est pas possible de tout visiter car une partie est restaurée en hôtel de luxe et l'autre en appartements personnels du maharaja de Jodhpur. Le chauffeur du rickshaw dit de me dépêcher car j'ai mis trop de temps à la forteresse. Je n'ai que faire de ce qu'il dit et je continue à prendre mon temps. Il me ramène à 15H. Je fais internet à l'hôtel en attendant mon chauffeur attitré. Encore à ma demande, excursion vers MANDORE à 9 km de Jodhpur; lui ne propose toujours rien. Je préviens RAJ de Milna que je ne suis pas satisfaite des services du taxi. Raj lui parle mais "le driver" invente et raconte n'importe quoi! Il n'aura pas de pourboire, c'est quasi décidé. Nous partons quand même pourMANDORE. Il ne connait pas!!! Doit encore demander le chemin. A croire qu'il fait le Rajasthan pour la première fois. Je me promène 2H dans ce Garden magnifique avec les singes qui me dévisagent. J'ai retiré mes lunettes, je porte mon sac sur le ventre et n'ose pas les prendre en photo. Mais, ils sont beaux avec leur tête noire et leurs poils blancs. Ils sont joueurs. Hop, ils sautent d'une branche à l'autre! Ils retournent un tonneau en faisant un chahut de tous les diables. Je les admire; un vieux monsieur me dépasse en me disant qu'ils mordent. Oust, je décampe. De toute façon, il fait presque noir. Mieux vaut les laisser entre-eux… Je fais quand même fait la promenade pour aller voir les cénotaphes des reines et admirer le coucher du soleil de là. Je voulais encore allez voir quelques villages VISHNOIS mais j'abandonne car Kamur ne connaitra pas encore. Je décide de rentrer à l'hôtel manger une spécialité râjasthâni, bien épicée. Je parle au patron des bestioles venues me tenir compagnie la nuit; il met un serpentin d’encens dans la chambre. Demain, départ pourMONT ABU à la rencontre des ours! Ce sera la DIWALI "nouvel an hindou et le retour du Dieu Rama" qui revient d’une victoire contre le démon; tout le monde l'attend, c'est pourquoi, il y a des lumières partout. Je vais fêter ça; je ne sais pas encore avec qui. Vendredi 5 novembre 2010. Je me lève à 7H45 comme souvent. Me douche et hop, au petit-déjeuner. L'anglaise rencontrée le jour avant demande si elle peut se joindre à ma table, ce que j'accepte avec grand plaisir. Elle est sympa. Elle a toujours voulu venir en Inde et là, elle y est pour deux mois, sans aucune réservation. C'est ce que je ferai la prochaine fois. Nous papotons toujours tandis que le chauffeur m’attend depuis 1/2H mais je m'en fous, ce qui n'est pas mon genre habituellement. Mais lui, il m'énerve, alors... Pas de scrupules! La rencontre avec l'anglaise est mieux. 10H, nous démarrons pour RANAKPUR où il y a les plus beaux temples JAINS. Je dors un peu dans la voiture. Après 2H30, lemont ARAWELLI commence à se dessiner. Un peu plus tard, arrivée à RANAKPUR où se pointent CINQ TEMPLES JAINS fascinants. Tout est d'une élégance, d'une perfection, d’une finesse et d'une propreté impeccables. Je commence par le plus petit avant d'arriver dans le spectaculaire Temple d'ADINATH ou de CHAUMUKHA. Chaumukha veut dire "4 faces". Il est interdit d’entrer dans ces temples Jains avec boisson, cigarettes ou chaussures. C'est le plus grand temple Jain de l'INDE. Il a été construit au 15ème siècle sur une durée de 50 ans. Tout de marbre blanc, en plein milieu de la forêt, s'étendant sur 1500 m², haut de 33 mètres, 29 salles et 1444 piliers décorés de manière inimaginable. Un des piliers n'est pas droit volontairement car il n'y a que Dieu qui est parfait, donc il fallait une faille à cette merveille! J'ai cherché lequel mais ne l'ai pas trouvé… L'architecture du temple Jain est basée sur des règles cosmiques précises; tout est réglé en fonction du mandala. Il existe encore une petite communauté Janaïste dans ce site. Leur religion ne leur permet pas de nuire aux animaux à tel point que les femmes mettent un voile sur leur figure et les hommes un masque afin de ne pas avaler involontairement un insecte. Ils pratiquent la non-violence, ne possèdent pas d'armes ce qui fait qu’ils n’ont jamais été persécutés au fil du temps. Ils sont respectés des indiens de croyance différence. Ils sont peu nombreux; on en compte 4 millions en Inde dont un million au Rajasthan. Ils recherchent la libération de l'âme en la libérant de son karma. Les cinq règles sont: ne tuer aucun être vivant, ne pas voler, se détacher des biens matériels, être chaste, ne pas manger la nuit afin de ne pas avaler un insecte sans le voir. Ils sont tolérants. Je termine la visite en me posant la question : pourquoi ces temples sont-ils construits si loin de tout? Comment les gens y arrivaient-ils? A moins qu'ils aient été tous moines résidant au temple? Aurais-je une réponse? On reprend la route en s'arrêtant pour que le chauffeur mange et partons pour leMONT ABU, appelé aussi le MONT DE LA SAGESSE avec son étrange rocher qui ressemble à un crapaud! Le paysage est spectaculaire; la route est de mieux en mieux et on commence l'ascension vers le Mont Abu. Le chemin est pittoresque. Il y a des singes partout. Une pancarte annonce aussi des tigres et des ours. Mais je n’en verrai sûrement pas car avec le bruit des pétards de la Diwali, ils doivent être cachés au fin fond de la foret. Au SRI GANESH Hôtel, Je visionne ma chambre puis vais manger. J'invite le chauffeur à venir à ma table pour la fête! Le chien de la maison s'invite aussi, restant toute la soirée à mes pieds. Nous discutons en anglais. Dictionnaire en main, papier, bic et surtout beaucoup de gestes. Pétards et feux d'artifice partout. Bruit intense. A 11H, je suis au lit avec mon MP3. A 5H du matin; ca pète toujours. Je me rendors. J'ai bien dormi protégée sous ma moustiquaire. Samedi 6 novembre 2010 :8H du matin, je rédige ces lignes. Pétards encore. Je pense que je suis enrhumée. Il fait froid ici. Nous sommes à 1200 mètres d'altitude. Je bois un bon café, un lassis (yaourt+banane) et un jus d'ananas. A 10H, je libère la chambre et commence ma visite par un MUSEE SPIRITUEL où on me propose une expérience de méditation que j’accepte! Étonné? Ce n'est pas terrible mais ça me plait. Il y a des milliers d'indiens qui viennent à Mont Abu pour ce jour de l'an. Ils sont contents. Pour eux, c'est jour de sortie voire vacances pour certains. Ici personne ne mendie, ce sont des indiens aisés. Ils sourient en me voyant, veulent me toucher la main, me prendre en photo. Pour eux, c'est un honneur! Comment ne pas se sentir bien voyant ces gens heureux autour de moi? Je descends au lac NAKKI (lac des crocodiles) faire le tour en barque, refusant le pédalo cette fois. Je ne vois pas de croco, tant mieux. Ensuite, je vais sur le grand bateau en béton boire deux thés délicieux. On dit que c'est le toit du bateau Titanic!!! Comment savoir si c'est vrai ou si c’est une légende! Je veux voir un petit temple le RAGHUNATHYI mais il est fermé. Je prends beaucoup de temps à faire à photographier les indiens qui me le demande car ici ils peuvent louer des costumes dignes de maharajas et maharanis pour passer la journée. Il est 13H et le chauffeur m'attend mais je prends le temps quand même d’aller manger un thalli: plusieurs petits plats végétariens sur un plateau. Après-midi, je le prie d’aller aux TEMPLES de DELWARA à 3 km. Très beau site. Je dois laisser ma caméra à l'entrée mais j’achèterai un petit livre à la sortie pour garder ce souvenir. Je suis vraiment de plus en plus épatée de la finesse du travail. Le premier des cinq temples le VIMALA VASAHI, bâti en 1031, n'a que 240 piliers mais ce qui fait sa splendeur, ce sont les 52 petits plafonds, tous différents! Incroyable travail! En entrant, il y a un "smosan" qui est une représentation symbolique de la montagne sacrée: je pense bien que c'est le triangle en argent que je vois mais je n'en suis pas sûr car normalement il devait être entouré de statues d'éléphants, que je n'ai pas vues. On y trouve une impressionnante statue d'Adinath tout en marbre blanc. Le deuxième sera le LUNA VASAHI, bâti en 1230, est aussi impressionnant; on y trouve une statue de Néminath, toute noire. Au plafond central, 64 danseurs dans 64 pauses différentes sont sculptés. Je verrai encore un troisième où là, le Dieu est tout en or. Il y a des milliers d'indiens qui viennent visiter ce site. Nous sommes maximum dix touristes à traîner à cet endroit. A se demander où les touristes vont! Il est maintenant 15H et la prochaine étape est UDAIPUR. Je garde un merveilleux souvenir du MONT ABU! Un jour de plus là m'aurait bien plu. Après 3H de route, arrivée àUDAIPUR à 290 km de Jodhpur. Ca commence mal, le taxi ne peut pas entrer dans la vieille ville et devons porter les bagages jusqu'au NIWAS hôtel. Je suis au 5ème étage, sur la terrasse, pas d'ascenseur. Je ne descends pas pour souper et mange très bien à la terrasse. Dimanche 7 novembre 2010: Je m'éveille à 8H30, rédige ces lignes et me prépare pour la visite de la vieille ville, à pied. En fait, je quitte ma chambre à 11H. Je commence par faire recharger mes piles et acheter une bouteille d'eau. Je vérifie le prix sur l'étiquette et «plouf», voilà mes lunettes de soleil tombées dans la mini rigole où les égouts passent. Je les récupère à la main. Elles sont crado et puent. En plus, je m’éclabousse les chaussettes et chaussures. Bon début de journée après avoir fait 100 mètres! Il y a trop longtemps qu'il ne m'était arrivé quelque chose! Un peu plus loin, j'arrive au JAGDISH TEMPLE, construit en 1651, dédié à Vishnou. A l'entrée, deux grandes statues d'éléphants. Il y a beaucoup de Sâdhus qui sont des hommes démunis de tout, ne vivant que de ce qu'on leur donne à manger. Ils aiment être pris en photo pour recevoir une pièce. Dans le sanctuaire, il y a une statue noire représentant Vishnou. Voyant que je suis intéressée, un indien me dit qu'il y a un office à 18H30. Je promets d'y aller. Je change de la monnaie puis visite un atelier de peinture sur soie et sur os de chameau. C’est très joli et très cher. Je me restaure avec un beignet local, un gâteau et du thé à l’entrée du City Palace. Je me répète mais j'adore le thé masala. J'espère pouvoir le refaire chez moi… Le CITY PALACE est le plus grand palais du Rajasthan. Il a été construit vers 1560 et a été régulièrement agrandi au fil du temps jusqu'à la fin du 19ème siècle. Ce palais est séparé en trois parties. Une aile toujours habitée par le maharaja actuel qui y passe trois mois par an, puis six mois à Londres et trois mois à Mumbay. Une autre aile fait office d'hôtel. La troisième est celle qu'on peut visiter. Je me muni toujours d’un autoguide; par contre, la taxe pour l'appareil photo est trop chère, donc pas de photos. Les cours du palais sont superbes. On retrouve comme d’habitude la cour des hommes et la cour des femmes, la zanana où seul le Maharaja peut entrer; les énuques servent d'intermédiaire. Je suis surprise par la salle aux miroirs, c'est d'une beauté! Ils aimaient se regarder les maharajas. Dans la salle des audiences, il y a les "Jhalis" petits balcons d’où les femmes pouvaient suivre les discussions sans être vues. Les vitraux d'une salle proviennent de Belgique, sûrement aussi du Val St. Lambert; les pavés de décoration proviennent du Portugal et de Hollande. Le marbre utilisé ici est local. J'imagine mal comment ils transportaient tout cela à l'époque et j'imagine encore moins comment ils pouvaient bâtir des bâtiments d'une telle importance. On remarque aussi que les couloirs du palais sont étroits et les marches irrégulières, ce qui est volontaire pour ne pas donner de l'élan à l'ennemi qui pourrait s'introduire…Dans ce palais, on fait souvent référence au Dieu Rama (Dieu du soleil); sa femme est Sita; ils ont deux enfants. Il s'est passé un drame dans ce palais; cette histoire m'a marqué: «une jeune fille du Maharaja avait été promise par son père à deux prétendants, le maharaja de Jaipur et celui de Jodhpur. Ne pouvant faire son choix, elle s'empoissonna". La visite dure plus de 2H dans un brouhaha terrible car les nombreux indiens en visite sont bruyants. Je rends l'écouteur et sors faire quelques photos à l’extérieur du palais avant de retrouver le chauffeur qui me conduit, à ma demande, aux jardins de SAHELION-ki-BARI où il y a une atmosphère sereine. C'est un havre de paix où les dames de la famille royale venaient se promener. Il y a 4 bassins. C’est agréable d'entendre le bruit des fontaines, fonctionnant toujours au moyen du système hydraulique élaboré en 1700 (unique à l'époque). Les gens sourient, se promènent. La balade dure peu mais est bénéfique. Si je me presse un peu, c'est qu'il fait noir à 18H et je veux encore aller au MEMORIAL PRATAP, érigé sur la colline de Modi Magri. Il y a un monde fou. Je me balade et fais la visite du petit musée. J’aimerais voir le son et lumière mais il faut repayer et attendre 1H. Je suis fatiguée et prend le chemin du retour. J'ai oublié d'aller à l'office de 18H30 au Jagdish temple. Je ne peux pas tout faire. Je rentre, mange, n'ai plus la force de rien. Je me suis endormie sur ma chaise au resto. Je file dans mon lit. Lundi 8 novembre 2010: il est 7H, je m’éveille, rédige ces lignes après ma douche, range mes bagages. J'ai mal la jambe et le bas du dos. Après le petit déj, je fais un massage ayurvédique et j’achète de l'huile qui j’espère soulagera ma jambe, enfin normalement! Je ne visiterai pas tout ce que j'avais prévu car j'ai besoin de me reposer un peu. A midi, je mange dans un hôtel renseigné par le guide du routard "Ambrai restaurant, au-dessus de l’hôtel Baba". Je ne suis pas déçue, c’est bon et en plus, j'ai vue directe sur le temple hindou Jasdish. Je suis juste surprise du prix du coca light:40 roupies (1€) cher! Ensuite, je prends un rickshaw; Il m'emmène le long du lac et je profite pour faire une petite balade en bateau sur le lac PICHOLA; je ne vois pas de crocodiles or il y en a. J'embarque avec tous indiens en vacances. Ils sont contents que je sois avec eux. Il va sans dire que les photos vont bon train de part et d‘autre! Les indiens en vacances dans une de leur ville sont toujours heureux, bien habillés et ne demandent jamais rien d'autre que des photos et de quel pays on vient. Le gars du rickshaws veut m'arnaquer me comptant 400 roupies les 2H. Il en aura 100 et pas de discussion; il ne rouspète pas trop car un policier est juste à côté de nous. D'un côté, je regrette un peu de ne pas avoir pris le bateau à l'embarcadère du City Palace où le tour aurait été plus grand avec vue du palais au milieu du lac de plus près mais d'un autre côté, j'ai vécu un bon moment avec les indiens sur le grand bateau traditionnel ! J'abandonne l'idée d'aller au zoo Garden. Il reste juste assez de temps pour boire un thé à l'entrée du City Palace où je suis allée hier; il est délicieux et coûte cinq roupies (soit 9 cents). A 15H, nous démarrons et arrivons à 17H30 àCHITTORGARH où le PADMINI Hôtel est clean ainsi que la chambre. Il y a un grand jardin. Je m'y installe directement et quoi de mieux qu'une bonne bière et un papad (petite crêpe craquante). Le régime ne sera pas encore pour aujourd'hui! Le garçon me fait remarquer que sous ma chaise, il y a un petit chiot qui s'est installé. Il ne me quitte pas, me regarde avec des yeux craquants, trop mignon; je voudrais l’emmener. Le moment de l’apéro était agréable. Je mange, ne déballe pas mes habits, tape ces lignes et m'endors. Mardi 9 novembre 2010: éveil à 3H du matin découvrant la bouteille d'huile de massage renversée dans le lit; je me suis endormie en me massant la jambe. Je pouvais bien mettre tout ce temps à la choisir! Il ne me reste plus qu'à en retrouver. J'ai été dormir tôt et me voilà en pleine nuit en train de terminer mon récit. J'espère me rendormir un peu car demain matin, rendez-vous à 9H pour la visite du fort qui est gigantesque paraît-il! C'est une belle grande chambre, propre, dommage que j'ai sali les draps avec l'huile. Voilà, une bien courte nuit dans une si belle chambre. A 9H, petit déj et à 10H, visite de la FORTERESSE DE CHITTOR. Le tour est long donc je vais de temples en palais avec la voiture. La forteresse, bâtie au 7ème, fait 13 km de circonférence. Les bâtiments sont éparpillés. Il y a sept portes pour arriver à l'entrée. La "Rama Pol" est la dernière et la plus belle; je la photographie en sortant. Le temple de SAMADHISVARA sera le premier site. Il est tout en ruine mais on imagine la beauté de celui-ci à l'époque. Je pense à ces batailles qui ont eu lieu ici. En 1303, vivait ici la reine Padmini et son mari. La beauté de la reine Padmini était célèbre et attira le Sultan de Delhi qui demanda au mari de la contempler. Celui-ci accepta pour éviter une guerre mais à la condition que ce soit par le biais d'un miroir où l'image de la reine reflèterait. Il accepta mais mécontent, en sortant, et par traîtrise, le Sultan de Delhi fit le mari prisonnier. Les Rajpoutes voulant sauver leur roi se firent tous tuer. Au même moment, eu lieu à cet endroit le premier DJOBAR, qui veut dire que la reine et 3000 autres femmes se firent brûler sur un bûcher pour ne pas survivre à leurs époux. Deux autres Djohars eurent encore lieu sur ce site. Les Rajpoutes mettaient leur robe jaune-safran pour partir au combat quand ils savaient qu'ils ne reviendraient certainement pas. Là, je suis en plein dans l'histoire du fort.... Je continue ma visite par le musée archéologique qui possède des objets ayant été retrouvés sur le site. Ensuite, j’entre dans un temple Jain puis le temple de Meera. Le bâtiment célèbre la «tour de la Victoire» comporte 9 étages et 157 marches; je réfléchi beaucoup avant d'y entrer; finalement, je me décide mais j’en ressors après 5 min; je n'ai pas été plus haut que le 1er étage. J'arrive au temple de Shiva où je rencontre un très jeune Brahmane qui parle un peu français et veut étudier la langue française. Je lui donne mon traducteur qui va trop lentement pour moi et trois livres que j'ai dans la voiture, destinés à ma copine de Delhi. Il reçoit un livre sur la méditation indienne, l'Alchimiste et la prophétie des Andes. Il m'emmène voir la fontaine sacrée où la vache a reçu la première goutte d'eau dans sa bouche d'où depuis le lac est sacré. Ensuite, je passe voir le Palais de Padmini avant de terminer au temple de Kalika Mata, dédié à Kali. Il y a encore beaucoup à voir mais voilà déjà près de 4H que je déambule dans la forteresse et j'en ai assez. Direction BUNDI, à 120 km de Chittorgarh, avec arrêt aux fameuses cascades Bemlatts Fall dont Manu (contact VF) m'a tant vanté. Je ne sais pas si c'est le bon endroit mais il n'y a pas d'eau qui coule dans le petit lac. C'est un site archéologique. Manu m’a dit qu’elles se trouvent à 30 km de Bundi et on en a encore bien fait 60 km après donc j'ai vraiment un doute sur l’endroit! À vérifier près de Manu. Et moi qui avais déjà pris mes affaires pour piquer une tête, raté! Déçue de ne pas avoir vu la cascade, on reprend le chemin de Bundi pour y arriver à 18H. Je dors dans à HAVELI KATKOUN, richement décorée, restaurée en hôtel. La chambre est très bien. Tout est grillagé pour les singes. Ils sautent sur le grillage. Il y en a des centaines. J'ai un peu peur d’aller demain au fort. BUNDI se trouve à 165 km d'Ajmer. On l'appelait autrefois "la cité des sources" pour les nombreux puits "baolis" qu'elle possédait. Je fais un massage de jambes, achète des produits ayurvédiques, mange et dodo. Mercredi 10 novembre 2010: je me réveille à 6H du matin mais me rendort un peu. Après le petit déj, le chauffeur qui devait me conduire au fort me dit que ce n’est pas possible en voiture et me laisse au pied du palais. Je n'irai donc pas au fort car je m’aperçois que pour une fois, il a raison et il faut y aller à pied; pour moi, c'est impossible. Déjà, le Palais, ça grimpe. J'arrive, après trois pauses, à l'entrée du GARTH PALACE. Il faut dire que la vue est belle; on voit les maisons peintes en bleu lavande. C'est plus grand que je ne pensais. Un guide parlant français insiste pour me guider; je refuse. Heureusement, car je suis restée 4H dans ce palais. C'est pourtant un des moins bien conservé mais j'ai eu la chance de rencontrer un couple de français; nous avons bien discuté. Eux avaient l’intention de monter au Fort mais voyant le chemin pour y grimper, ont renoncé. Je ne citerai pas les salles car finalement c'est toujours la même chose; je commence à en avoir assez des palais et des forts. C'est très fatiguant 15 jours de visites intensives surtout que ça grimpe tout le temps, des escaliers, des descentes, des montées et ma jambe qui me fait toujours mal. Je descends aussi difficilement que pour monter tellement les pierres sont lisses, glissantes et mal foutues. Ouf, je suis en bas! Je n'ai pas aperçu de singes au Palais. Ils sont au Fort. Je m'offre un thai masala dans le petit bar où le patron, artiste-peintre, a six doigts à une main. En rentrant à l'hôtel, un jeune homme devant une boutique m'invite à prendre un thai, ce que j'accepte puisqu'il parle un peu français et que j'aime les contacts. Le thé se boit un peu plus loin chez lui où en fait c'est un petit hébergement. J’y rencontre là deux espagnols, une dame de Tarragone, qui parle catalan et un homme au look "fun «de Madrid qui parle français; le moment est agréable. Le jeune homme m'invite à faire un tour sur sa moto le soir au bord du lac; j'accepte pour m'en tirer mais je n'irai pas à ce rendez-vous; tout d'un coup, je ne le sens pas et je préfère ne pas prendre de risques. Je rentre à l'hôtel 10 min. Il est déjà 15H. Je repars pour aller au puits et au marché. Je trouve d'abord la poste pour envoyer une carte à Dédé, un ami de Reims, mais je ne sais pas s'il l’a recevra! A force de tourner et de virer, j’arrive au marché où je m'achète un ananas, qu’on me coupe et met dans du journal. Je le mange en marchant et ne fais pas trop attention où je vais me disant que je prendrai un taxi pour rentrer à l'hôtel où que je sois. Quelle erreur!!! Je me suis embringuée dans des ruelles de plus en plus étroites sans m’en rendre compte. Il y avait beaucoup d’enfants qui voulaient être pris en photos. Je les photographie mais il en arrive toujours de plus en plus. Je continue cette séance de cinéma tout en avançant dans ces ruelles où les gens sont de plus en plus sales. Voyant que je m‘égare bien, je demande aux enfants si on arrive au Palais en continuant au bout de ces ruelles; le palais étant mon point de repère car l’hôtel n’est pas loin. Ils confirment et m'emmènent. Dieu du ciel…, je me retrouve à grimper de nouveau alors que je n'ai jamais descendu en partant. J'arrive sur la grand-route de Chittoor à Bundi. Les gosses demandent des roupies, je refuse. Ils s'excitent, tirent sur ma bouteille d'eau, dansent autour de moi un rituel de singe, font des grimaces, disent je me demande bien quoi! Je commence à paniquer et me fâche. Ils s'en vont en me lançant des pierres. J'ai de la chance car un groupe d'enfants ainsi, ça peut être fatal!!! Je suis au bord de cette rue où camions et bus passent à toute allure. Il n'y a pas de trottoir. Je sais que je suis loin de l’hôtel puisque je suis passée par là en arrivant de Chittorgarh. Evidemment, pas de taxis aux alentours. Rien. Pas même un tuc-tuc. Je redescends une volée d'escaliers un peu plus loin car je vois le lac artificiel et mon hôtel est en face. Je me rends vite compte que ça va être la même galère que je viens de vivre et remonte ma volée d'escaliers. Que les marches sont hautes ici! Je n'en peux plus. Je transpire sans arrêt. Je marche. J'arrive au lac. Je pense pouvoir le contourner vers la gauche mais il n'y a pas de rue, je dois faire marche arrière et repartir. Sur le pont, je suis à bout. Il reste 1 km mais je ne peux plus avancer. Il passe un tuc-tuc quand même envoyé par les Dieux. Je le prends. Les Dieux auraient pu me l'envoyer plus tôt. Je n'ai donc pas vu le "baori" (puits) mais vécut l'ambiance rurale et vu le lac artificiel. Je rentre à l'hôtel pour récupérer un bagage que le chauffeur devait déposer. Bien entendu, il a mal compris et pas de bagage! Pour m'en sortir, je fais appel à un interprète sinon j'y étais toujours. Ca y est, c'est arrangé, il arrive en courant me donner le bagage qui est dans la voiture. Je bois un thaï (un de plus!). Je me rends au massage bien mérité. Après celui-ci, je mange du mouton et fais internet. Je m'énerve un peu car ma fille ne répond jamais à mes emails et c'est agaçant. Je m'inquiète en plus. Je téléphone à mon ex-mari qui s'affole de mon coup de fil et qui fait téléphoner ma fille. Tout va bien mais elle doit être très occupée à "autre chose" comme dit mon chéri à qui je téléphone aussi. La visite des Palais et des Forts est terminée sauf à Jaipur (Amber). Demain, départ pour Puskhar où règne là une autre ambiance: le festival des chameaux (la CAMEL FAIR). En terminant ces lignes, je vois un énorme lézard sur l’armoire; je n'ai jamais vu un si gros. En fait, la nuit j'ai cru sentir quelque chose de mouillé sur le lit mais en allumant, rien n'était mouillé, maintenant je sais: j'ai dû mettre la main sur le lézard. Qu'en faire? Je réfléchi, le regarde. Lui aussi me regarde avec ses petits yeux. Il est beau mais il ressemble à un dinosaure en miniature. Je n’ai jamais vu de lézard ayant cette allure. Je tente de l'attraper avec une boite pour le sortir mais n'y arrive pas. Il est parti au-dessus de la garde-robe puis ailleurs puisque je ne le vois même plus là. Je ne sais pas où il est. Vais-je pouvoir dormir sachant qu'il peut encore venir sur mon lit? Et toujours rien pour accrocher la moustiquaire. Je l'ai pris en photo. On dit que ça porte chance… pour autant que ce soit vraiment un lézard! Jeudi 11 novembre 2010, direction PUSHKAR, mignonne petite ville sainte au bord du désert, de 15000 habitants, 11km d'Ajmer et 150km de Jaipur. C’était ici le RV des hippies du monde dans les années 1970. La vie ici est restée assez baba cool. C'est un havre de paix sauf à la «Camel fair» qui a lieu à l'occasion de la Kartnik Purnima (anniversaire de la mort de Brahmâ), liée à la pleine lune. C’est la plus grande foire de chameaux de l'Inde. Les nomades du désert du Thar et les paysans du coin y débarquent pour acheter et vendre des chameaux et des chevaux. Pendant le festival, femmes et hommes mettent leurs plus beaux habits traditionnels. On y voit les beaux turbans colorés des hommes et les plus beaux saris colorés des femmes; elles mettront tous leurs bijoux. Avant d’arriver à Pushkar, je prévoyais visiter la mosquée d'un grand Saint à AJMER mais il pleut à seau et je renonce. En direction de PUSHKAR, le paysage est majestueux, ce ne sont que montagnes tout autour. C'est de celles-ci que descendent les nomades avec leurs dromadaires et chevaux pour la Camel fair; ils pourront ainsi les vendre pour acheter des marchandises. Ils en achèteront aussi. Nous trouvons avec difficultés le PARAMOUT PALACE. Un hôtel est vite un palace en Inde. L’accueil est bon enfant. Je suis à l'aise. La chambre est propre mais les robinets coulent et le chauffe eau est archaïque. Comme prévu, là, je libère définitivement le chauffeur pour continuer seule mon périple. Je lui donne, malgré ce que j’ai dit, un bon pourboire pour le fait qu’il conduisait prudemment!!! Il est content. J'ai toujours très mal la jambe et un peu dans le dos. Je mange un plat végétarien et vais me reposer. Ah ça y est, je vois un lézard mais nettement plus petit que celui d’hier. Je mets ma moustiquaire de façon folklorique; pourquoi n’y a-t-il pas de crochets?? Mes attaches autocollantes ne tiennent pas ce qui fait que je reçois la moustiquaire sur la tête en pleine nuit. C'est décidé la prochaine fois, je prends le petit marteau que j‘ai hérité de mon père qui fait tournevis en même temps ainsi que des petits crampons. Au moins, après moi, les autres en profiteront!!! A 19H, je descends marcher, faire internet et acheter une bombe pour moustiques. Je ne résiste pas à un jus d'ananas frais. C’est l’heure de manger, toujours végétarien; il n'y a ni viande, ni œuf, ni alcool à Pushkar cause que c’est une ville Sainte où près de 2000 pèlerins par jour viennent de toute l’Inde. C'est un haut lieu de l'hindouisme. Il est dit dans les Védas (textes sacrés) que pour achever le parcours mystique qui purifie leur âme, les pèlerins doivent faire 4 pèlerinages et se baigner dans le lac sacré de Pushkar. Il y a 400 temples dont l’unique temple de toute l'INDE dédié au Dieu Brahma, créateur de l'univers. Une version de l'histoire sacrée dit qu’au 12ème siècle, Brahmâ tua un démon et lâcha 3 pétales de lotus; là apparurent 3 lacs d'où le nom «Push» signifiant fleur et «kar» signifiant main qui fit donc «PUSHKAR». De l’hôtel, j'aperçois le lac sacré. La mousson fut bonne cette année donc le lac n'est pas à sec. Il y a 52 gaths (escaliers qui descendent au lac). On dit que se baigner dans le lac à cette période porte chance, mais je n'irais pas, j'ai déjà eu de la chance avec le lézard!!! Il y a des moustiques car on passe avec un camion pour asperger les rues d'un répulsif. Il est tard; j’attends demain pour aller voir les dromadaires. Je me réjouis. L’ambiance ne doit pas être triste. En fait, à l'hôtel, mon palace quoi, il y a beaucoup de français. Ici, je dois voir Jacques de Bruxelles et Martine de France; j'espère avoir plus de chance qu'avec Manu que j'ai loupé à Delhi! Voyant le garçon de chambre de l'hôtel boiter, le lui explique que j'ai aussi mal à la jambe, il m’explique qu’en fait, lui c’est la polio! J'ai l'air con... Il me conseille de me rendre dans un temple à 80 km de Pushkar où il s'y passe des miracles; c'est là que tous les handicapés vont. Lui y est allé alors qu'il était en chaise roulante ne sachant ni marcher ni faire aller un bras, il en est ressorti en marchant mal mais en marchant et son bras fonctionnait normalement. Je n'aurais pas le temps d'y aller sinon j'aurais tenté l'expérience! Vendredi 12 novembre 2010, je m'éveille à 8H et n'ai toujours pas de douche. A la guerre comme à la guerre, eau froide, et en avant pour le petit-déj. Ensuite visite de la ville. J’ai la chance de ne pas devoir chercher le temple consacré à Brahmâ car il est sur le chemin du lac sacré. La visite est sereine. Je fais une offrande. J'aperçois la statue de Brahmâ à 4 têtes. Je suis des indiens qui se rendent dans un autre petit temple souterrain! Voilà, j'ai vu le seul temple hindou dédié à ce Dieu. Maintenant, je dois trouver le lac; je marche derrière des gens croyant qu‘ils y vont certainement. Mais on monte une route sableuse ! Pour le lac, c’est mauvais signe… Renseignements pris, ce sont des pèlerins qui se rendent au temple situé en-haut de la montagne. Je fais demi-tour; ce n’est pas mon intention de monter là-haut! En rebroussant chemin, je m'arrête pour boire un thaï masala. Petit mais bon. Je le paye, attends ma monnaie mais il ne veut pas; j'attends encore en insistant; il ne veut toujours pas; je m'en vais emmenant une bouteille d'eau. Oh là là, il m'a vite rendu la monnaie!!! Cet arrêt m'aura permis d'être à l'abri pendant l'averse. En chemin, je tombe sous le charme d'un foulard bleu, un de plus, je l'achète pour 50 roupies (-de 1€). Par contre, je marchande un sac à main mais sans résultat. On verra demain. Enfin, je vois des pèlerins se purifiant dans le lac. Il est interdit de photographier mais je fais quand même une ou deux photos en vitesse. Je m'assois sur les ghâts. Je reste un long moment en pleine méditation. Je me sens bien là. On dit que les cendres de Gandhi ont été éparpillées dans ce lac...Je viens de me renseigner: non ce n'est pas lui car c'est dans le Gange... Je suis attirée par les beaux singes à tête noire. Les uns jouent, d'autres donnent à boire à leur bébé et puis, sur le mur, un couple d'amoureux main dans la main, tête contre tête. C'est attendrissant. Ils s'aiment. Ils ne se quitteront pas de tout le temps que je reste là pendant que les autres courent et mangent des cacahuètes. Je me découvre une nouvelle passion: les singes. Un petit qui n'a pas encore de poils est accroché sous le ventre de sa maman; on dirait la tête d'un bébé humain. Quand ils ont un peu de poils et sont un rien plus gros, ils vont sur le dos de leur maman. En tout cas, les mères s'occupent bien de leurs petits. Un homme s'est approché un peu trop d'un bébé singe et la mère lui a montré les dents. Je ne voudrais pas lui prendre son bébé… En remontant la rue, je bois un jus de bambou. Je tombe par hasard sur un resto indiqué dans le routard le Shiva Juice; j’y mange une pizza succulente; ça me plait la nourriture végétarienne. En chemin, un coiffeur me propose un massage gratuit de la tête "pas pour de l'argent" comme il dit! Je rentre. Il me fait n'importe quoi sur le cuir chevelu pendant 5 minutes puis me demande 450 roupies. Je refuse puisqu’il a dit que c'était gratuit! Il rouspète mais je m'en vais quand même sans rien lui donner. Je ne lui ai rien demandé après tout et en plus, c'était du n'importe quoi! J’ai envie de revoir le lac à un endroit différent. Il est 15H, Il est temps d’aller voir les chameaux. J'y arrive facilement. La ville est petite. Ce sont les chevaux qui sont à l‘entrée du site; ils sont bien peignés et lissés. J’admire un cheval blanc aux yeux bleus, ça doit être une race du Rajasthan car au final, j’en ai vu plusieurs. Je confirme par la même occasion que Théodore, un âne que je connais en Espagne, est bien un âne indien. Je me laisse tenter pour faire un tour en chameau mais sur la charrette. Quel problème pour grimper dessus. Le gamin va chercher une chaise et hop, j‘y suis. Un jeune homme parlant un peu français m'accompagne voir les bébés dromadaires que j'aurais bien trouvé toute seule mais c'est ça l'Inde! Il veut ensuite que je lui paye un sac de farine. Je lui donne 20 roupies car je sais que ce n'est pas vrai. Je retourne seule faire un tour sur le site. C'est magnifique tous ces dromadaires décorés, tatoués. J’admire un homme qui coupe les cils et la moustache à son dromadaire; normal, chacun veut que son animal soit le plus beau pour le concours de beauté, concours de la plus belle moustache, etc… pour le vendre au meilleur prix. Les tentes commencent à se mettre en place. Les nomades font des feux de bois, cuisent leur pain, font du thé. L'ambiance est sereine. Le soir tombant, certains dromadaires sont attachés par une patte et d‘autres partent, je ne sais où. Je téléphone à Jacques (contact VF) pour savoir s'il est arrivé à Pushkar. En fait, il était aussi à la foire, essayant de m'appeler mais mon GSM reste éteint car il m'envoie des pubs sans arrêt et la batterie se décharge trop vite. On a du mal à se trouver mais ça y est, je le vois. Nous somme ensemble pour photographier le coucher de soleil. La rencontre est sympa. On discute beaucoup «voyage» en l'occurrence l'Inde! Il fait nuit; on va prendre l’apéro puis souper à mon hôtel où les prix sont plus raisonnables que vers la foire. On se reverra sûrement demain soir. Il est 2H30 du matin! Le temps passe très vite ici. Je n'imagine pas que j'en suis déjà à ce stade de mon séjour... Samedi 13 novembre 2010: 10H. Je bois 2 thés à la terrasse en parlant avec un couple de français. Il est 11H et je suis encore fatiguée. Je me remets au lit et dors jusqu'à 14H. J'en avais vraiment besoin. Je vais ensuite déambuler dans les rues de la ville; il est trop tôt pour aller à la foire. Je tombe face au restaurant «Om Shiva» où nous voulions aller manger le soir avec Jacques (buffet libre à 80 roupies). Je jette un œil en buvant un délicieux lassis mixte. Je mange aussi 2 bananes. Je n'ai pas envie de me fatiguer bêtement donc je prends un pouce-pouce pour aller à la foire aux chameaux. Je commence par m’attarder longuement m'attarder près des chevaux. Il y en a de toutes sortes; beaucoup plus qu'hier. Je fais beaucoup de photos d’animaux et leurs maîtres. Les nomades sont bien sympathiques, la plupart ont tout leur nécessaire sous la tente. Ils cuisinent. Je leur demande pour les photographier; ils acceptent mais veulent aussi m'inviter à leur repas que je refuse malgré que ça a l'air bon mais j'ai peur de l'hygiène. Ils cuisent le pain sur les crottes de chameaux; ils se font cuire aussi légumes et pommes de terre. Il va faire noir d'autant plus qu’aujourd’hui, il n'y a pas de soleil. Ce qui veut dire qu’il est grand temps d’aller voir les chameaux qui sont aussi plus nombreux qu‘hier. Je passe entre-eux. Ils me regardent. Ils sont marrants. Je me sens bien avec eux. Ils me relaxent. Une cafétéria en hauteur semble m’appeler, je me laisse tenter pour un thé. Je dois partir, il est 18H et il fait noir. Ce qui est désagréable sur le site, ce sont les enfants qui demandent des roupies et ne vous lâchent pas tant qu'ils n'ont pas. Avec moi, pas de chances! Il faut encore arriver à se fâcher pour que certains partent mais d'autres restent et rient. A la longue, ça devient pénible la mendicité. J’ai rendez-vous avec Jacques à 18H30. Nous partons en direction du restaurant "Om Shiva". A peine avais-je fais 4 mètres que je suis projetée en avant, surprise, je venais de recevoir une corne de vache dans la fesse. Jacques pense que ça va remettre mon nerf sciatique en place mais c'est l'autre fesse! Je n'ai pas eu mal mais c'est surprenant. Cela m’était déjà arrivé une fois dans mon pays, mais dans le bras; les vaches ne m'aiment pas...Nous faisons 4 mètres qu'il se met à pleuvoir à seau. On ira prendre un verre en attendant que ça passe. En chemin, on est bloqué. L'averse a créé une inondation importante sur la route et devons prendre un pouce-pouce. Le buffet du resto est bien achalandé. Avec Jacques, on se salue promettant de rester en contact. Je n'ai pas pu voir Martine (contact VF) vu ses problèmes et le manque de temps aussi. Je rentre prendre une douche puis reçois un sms de Jacques qui m’informe que suite aux inondations, il a dû prendre un cyclo-rickshaws pour rentrer à son hôtel un peu éloigné. Il craignait que le véhicule ne se verse dans le fossé à cause des trous; trop tard, il a culbuté! (il n’a rien). Départ demain matin en bus pour Ajmer où je prends le train qui m’emmènera à JAIPUR. Je regrette ne pas pouvoir rester encore un jour à Puskhar pour le début du festival qui commence le jour de mon départ, le 14 au lieu du 13 comme je pensais. Bon souvenir de Pushkar et du pré-festival. Dimanche 14 novembre 2010: après déjeuner, je trouve le pouce-pouce réservé le jour avant; je n’aurais pas cru qu'il viendrait. Il est 9H pile. Il me conduit à l'arrêt des bus qui vont àAJMER. Je ne visite pas cette ville. Ce bus là n'est pas pire que ceux qu'on rencontre au Maroc. J'ai une place assise, je paye 7 roupies (12 cents). Un indien a embarqué dans le bus avec l'intention de me conduire à bon port à la gare et de toucher sa commission, comme si je ne savais pas me débrouiller seule… Il a reçu le prix du bus. Je ne lui ai rien demandé moi. Il n'a pas discuté car à ce moment, le jeune de l'hôtel, celui qui voulait m'emmener au «temple miracle» m'appelle… Il m’attend à la gare pour me dire au-revoir. Amoureux de moi? Pas de chance, j'aime mon chéri! Je bois quand 2 cafés avec lui puis je me dirige vers le quai n°1 comme m’a renseigné un militaire. En attendant dans la salle d'attente, une grosse dame vient me trouver pour voir mon ticket. Elle ne s'y retrouve pas et appelle du renfort qui ne s'y retrouve pas plus. Cinq minutes après, je me rends compte que je lui ai donné mon voucher d'hôtel. On a bien rigolé. Changement, c’est le quai N°3. Mon train arrive. Je m'installe, bois un thé, mange du poulet-riz, m'endort un peu. 2H plus tard, le train arrive à JAIPUR, appelée la ville rose. C'est la capitale du Rajasthan où vivent près de 2.000.000 d'habitants. Elle est située à 259 km de Delhi. Je saute dans le premier rickshaw venu sinon c'est pénible aux gares. L'hôtel ATITHI est grand, la fenêtre de la chambre donne sur un mur; je demande à changer. On m’installe dans une autre chambre mais le matelas est trop fin; je réclame et on m'installe un matelas supplémentaire. Je fais un peu sur internet. Je téléphone à mon contact de Jaipur qui est à Delhi. Il veut m'envoyer son frère demain avec une voiture, je refuse car ce frère ne parle pas français. Il est trop tard pour visiter. Je soupe dans un joli resto situé une ruelle plus loin. Ensuite, je rentre à l'hôtel et voilà, la journée finie. Lundi 15 novembre 2010, à 9H, visite du CITY PALACE, munie d’un autoguide. A signaler la «salle des armes» où celles-ci sont représentées en grand nombre, témoignant de l'aspect guerrier et combattant des Rajpoutes. On y trouve une des ses épées du Maharaja pesant 5 kilos. Je les imagine à cheval, avec armures et boucliers ou en habits avec de jolis rubans multicolores et de longues moustaches, le tout accompagné d'épées, révolvers, poignards. Je m’évade… La salle des audiences est très bien conservée. On y voit l’immense trône du Maharaja Madho Singh II; c’était un géant de 2 mètres, pesant 225 kgs. Cette salle semble toujours d'actualité tellement tout est resté authentique notamment le plafond dont la peinture est nickel malgré ses 200 ans d'âge! En hauteur, il y a les «djarokas», fenêtres en marbre et à trous d'où les femmes suivaient toutes les discussions sans être vues. La cour des femmes est également magnifique avec ses quatre grandes portes représentant les saisons. Dans le hall des audiences, on voit 2 énormes jarres de 345 kilos servant à transporter l'eau du Gange pour les ablutions rituelles du Maharaja lors de ses voyages notamment à Londres en 1902; elles peuvent contenir 8500 litres d'eau. Dans le «palais de Lune», de 7 étages, résident encore le Maharaja actuel et sa famille. Le drapeau de 5 couleurs flotte au sommet quand il est présent; il est levé quand la Maharani est présente. Le rez-de-chaussée est transformé en musée. Je mange sous un arbre 2 «rôtis» (galette farine/eau) et un thé. Je donne 20 rps; il rouspète; il veut plus; connaissant le prix, je m'en vais. Je prends ensuite une glace au lait; au moment où je mords dedans, il dit 20 rps alors que c'est 5 pour les indiens; je rends la glace avec un morceau en moins! Je me dirigé vers le Jantar Manhar; l'observatoire qui a été construit en 1727 et dont les travaux ont duré 7 ans. Un appareil n'a jamais été achevé. Chef d'œuvre astronomique, c’est le plus grand des 5 observatoires fondés en Inde: Delhi, Mathura, Ujjain, Bénarès. L'engin le plus spectaculaire est le cadran solaire qui mesure 28 mètres de haut/47 mètres de long. J'ai pu y lire l'heure en suivant les explications. J'étais juste à 1/2H près! Je loue un autoguide mais c'est trop compliqué à comprendre! Je me creuse les méninges, sans succès! Je bois un Coca puis je me rends, en pousse-pousse, direction Hawar Mahal (Palais des Vents). Je l'avais déjà vu lors d'un précédent voyage avec Jet Air, il y a 16 ans, mais cette fois, je visite aussi l'intérieur. C'est le symbole de la ville. D’architecture rajpoute, il fut construit par un roi-poète en 1799. C'est une énorme façade à 5 étages percés de 953 fenêtres à trous pour que les femmes puissent suivre les manifestations dans la rue puisqu'elles n'avaient pas le droit d'y aller. On dirait un nid d'abeilles; ce sont des alvéoles. L'intérieur est moins spectaculaire que l'extérieur. Je suis montée tout en haut. En sortant, un jeune homme guète les touristes qui essayent de prendre une photo de l’immense façade, vient les interpeller pour aller chez lui, en face, d’où la vue sur le palais des vents est superbe, gratuitement ajoute t‘il! On sent l'arnaque mais j'y vais pour la photo. Effectivement, superbe vue sur le Palais des Vents. Il a été dit dans le routard qu'il fallait se méfier, des jeunes attiraient les routardes et les violaient. Moi, j'ai eu droit à une démonstration de bijoux; j'ai du mal à m'en tirer mais prétexte que je vais réfléchir et revenir demain. Je profite qu'un autre touriste arrive sur la terrasse pour m'évader! Je prends un rickshaw pour faire ma dernière visite de la journée, le musée Surabhi Manson, trouvé avec toutes les difficultés du monde, qui représente tous les rubans de différentes classes. Au ruban, on pouvait reconnaître à quel rang appartenait le porteur. Les turbans mesurent de 9 à 40 mètres de long et ils leurs faut 10 min pour le faire. Il y en a de toutes les sortes. Après, visite du magasin de livres, cartes etc... Puis invitation au restaurant. J'ai regardé la carte, non merci, une autre fois! Je me contente d'aller manger dans le petit resto sympa de hier soir. Je n'aime pas celui de l'hôtel. A peine ma douche prise, le rickshaw qui devait passer me prendre le matin me fait appeler dans la chambre pour me dire qu'on s'est loupé ce matin (sans blague) mais OK pour «Amber» demain. J'accepte; je lui avais promis en arrivant à la gare. Je n'ai pas le temps d'aller à Samode. Mardi 16 novembre 2010: je suis prête pour aller voir le Fort d'Amber; cela me tient à cœur puisque c'est là que je suis tombée amoureuse à fond de l'Inde, en visitant le temple de ma déesse Kali. Le rickshaw est au rendez-vous; il ne veut pas dire son prix disant que je jugerai d'après ses services. OK mais je n'aime pas trop ça. Nous partons àAMBER à 10 km de Jaipur. Nous passons par le pire des petits quartiers; je n'ai jamais vu autant de cochons en rue ni de chèvres. En plus, ça ne sent pas très bon et je fais des bonds dans la charrette tellement les rues sont en mauvais état. A peine arrivé sur la grand route, le chauffeur s'arrête à une station essence et me demande 200 rps; je refuse mais insistant, je lui en donne 100 que je compte bien décompter au final. Nous redémarrons. Plus loin, sur la route où ne passent que des véhicules à toute vitesse, le type s'arrête et annonce que sa course sera de 400 roupies+l'essence. On verra selon ses services. Il me dépose devant le fort me donnant 1H; je lui rappelle «slow»; il me laisse 2H. J'y vais; il verra bien; je reviens 2H30 plus tard. Je n'ai pas jugé utile de faire la montée à dos d'éléphant pour 400 roupies (env. 7 €), il faut dix minutes pour la monter à pied et j'ai mieux vu les éléphants pour les photographier. De plus, j'ai lu que ces animaux sont maltraités et qu’il vaut mieux ne pas encourager cette association. LE FORT D’AMBER date de 1592 et fut complété en 1727; il se trouve sur une colline dominant le lac Maotha. Les fortifications font 9 km. Ce n'est que collines aux alentours. Le fort domine tout sauf la forteresse de Jaigarth. Certaines salles dont la salle des audiences sont encore en très bon état. Dans celle-ci, on peut imaginer le maharaja trôner au milieu. Dans une autre salle, le Diwan-i-Khass (salle des audiences privées), on y trouve une décoration à base de pierres semi-précieuses et une foule de mini-miroirs. Ce sera un des rares palais du Rajasthan où il y a un jardin fleuri magnifique que les femmes pouvaient voir de leur balcon privé. C'est aussi le seul où j'ai trouvé un hammam turc avec un bassin et un peu plus loin des latrines. Il y a 12 passages secrets menant aux appartements des 12 favorites du Maharaja. Les 300 autres concubines vivent à l'extérieur. Les hommes qui lisent ceci doivent se dire qu'ils en avaient de la chance les Maharajas. Je termine cette visite. En sortant je vois l'indication "tunnel"; je descends dans ce souterrain accompagnée d'un militaire. Encore ces grandes marches! Pas pour rien que personne n'y va et en plus pour ne rien voir de particulier puisque ce sont des passages secrets. Ensuite, je cherche letemple de Kali& puisque je voulais absolument y retourner. Il est à l'entrée!!! J’arrive au moment de ma fermeture. J'ai eu bon supplié, rien à faire, on ne m'ouvre pas la porte : fermé jusqu'à 16H. Je redescends vraiment triste de n'avoir pu retourner dans ce petit temple au point que j'en avais les larmes aux yeux. Le rickshaw pressé et moi démarrons. 3 km plus loin, il faut tourner à droite pour le «FORT DE JAIGARTH». Là ça va se corser l'histoire! Il ne veut pas… Moi je veux. Il dit que le fort n'est pas bien! J'insiste que je veux. Il prétend qu'on ne peut y arriver en rickshaw et qu'il n'a d'essence assez. Dans ce cas, je descends du véhicule. Finalement, il me récupère en acceptant mais fait demi-tour après quelques mètres et s'arrête me demandant 300 roupies en plus pour y aller. Je refuse. Cette fois, je descends définitivement. Je me retrouve dans un endroit où il n’y a nul autre taxi; c’est à pied que j’arrive à la bifurcation. Là, problème, plusieurs types en moto attendent proposant leur service pour faire la montée à un prix horrifiant. Je signale que ça monte très fort pendant 9 kilomètres. Je sens l'arnaque à fond… Un car de touristes indiens tourne à ce moment pour y aller, donc roulant très lentement, et portière ouverte. Je fais un signe, le type aussi et je saute dans le bus en marche comme quoi, mes jambes sont encore en bon état parfois. Je suis sauvée me dis-je. Les touristes indiens sont heureux de m'avoir dans leur bus. Je m'assois où je peux vers le début du car. On croit arriver au ciel en faisant cette montée mais j'ai bien cru vraiment aller au ciel!!!! Mon Dieu. Rue étroite, montante, croisement d'autres véhicules dont des bus, le ravin à gauche. J'ai tellement peur que je ne décide de ne pas redescendre pas en engin motorisé. La forteresse est absolument magnifique, dominant tout d'où un paysage inimaginable. En fait, les rickshaws y accèdent puisqu'il y en avait. Dans cette forteresse, se trouve le «canon Jaivana», fondu ici en 1720, de 6 mètres de long et pesant 50 tonnes. Quatre éléphants étaient nécessaires pour le faire tourner mais il n'a jamais servi sauf pour son coup d'essai! Vive le guide du routard, car je lis qu'il y a un sentier qui descend du fort vers la forteresse d'Amber où je pourrais prendre un bus. Ah, je voulais voir le fort d'Amber et bien, je l'ai vu et revu. J'entame ce sentier en pierre qui descend vers Amber tout en me renseignant d'abord s'il n'y a pas de singes. Je suis accompagnée presque tout le chemin par un ou l'autre jeune homme en promenade. Je n'ai eu aucun problème et ai beaucoup discuté en chemin. Cette descente permet d’admirer ce beau paysage que j'ai dans la tête depuis 16 ans, soit la première fois que j'y suis allée. Cette muraille dans les collines est fabuleuse. En fait, maintenant, il est 16H, le temple de Kali a rouvert ses portes. Cette fois, j'y rentre sans problème. Je me recueille un court instant. Le Brahmane me met un point rouge sur le front. J'aurais dû être plus attentive le matin car je lis qu’il y avait une puja (brève cérémonie) à 10H du matin. Maintenant, je me rends à l'arrêt de bus pour rentrer à Jaipur; il est 5H passé. Le bus arrive déjà rempli d'indiens. Plus un siège de libre. Je fais le chemin assise à terre. Je me lève juste pour prendre une photo au niveau du lac Man Sagar où se dresse le Palais Jal Mahal. Nous sommes à 10 km de Jaipur mettons 1H10 pour le trajet. Toujours assise à terre, les indiennes me regardent car ce n'est pas les indiennes qui feraient ça avec leur beau sari. Je termine ma course en cyclo-rickshaws qui me fait faire un tour de ville pour me ramener à l’hôtel alors qu‘on était à 5 min. Je l'engueule mais il est content quand même. Toutefois, je regrette un peu de ne pas lui avoir donné plus; ils ont tellement de mal à se faire un peu d'argent, en galérant quand même! Bon trop tard, il est parti. Je rentre souper à l'hôtel pour ne pas perdre trop de temps en soirée mais il y a quand même un long délai d'attente. Je vais faire mes sacs. Demain, je pars à 5H du matin. Le train est à 8H mais c'est tellement compliqué que je préfère partir tôt! Ce séjour à Jaipur aura été fort chargé. Je me demande où je trouve cette force et cette énergie car, en plus, je ne dors pas beaucoup la nuit et encore moins de la journée bien sûr! Demain destination ALWAR. Je crois que ce sera repos, enfin, je crois! Mercredi 17 novembre 2010: déjà 20 jours que je suis en Inde, je pars pour la gare à 6H du matin. Je suis tôt car le train est à 8H, qui en plus a du retard. J'attends sur la mauvaise voie car ils annoncent un changement de voie au dernier moment que je n'ai pas compris vu mes faibles compétences en hindi ou anglais! J’ai failli le rater. Dans le compartiment, les gens sont sympas. On bavarde jusqu'au moment où je tombe endormie. J'ai dû ronfler car tout le monde rit quand je m’éveille. J'arrive à ALWAR à 11H et me rend directement à l'hôtel. Cette petite ville est à 170 km de Delhi. L’hôtel ALWAR n'a pas de restaurant donc je sors pour aller manger. En circulant dans les petites rues, j'entends de la musique: une fête. Je vais voir. On me voit arriver dans la foule indienne à 100% et on me donne la place d'honneur! Pas embêtée d'avoir mis les pieds là, me voilà bien maintenant!!! J'apprends qu'en fait, on marie dix couples en même temps, et je vois apparaître deux par deux les futurs maris tandis que les femmes sont cachées totalement derrière un voile, entourées des femmes d'honneur. On me propose à manger mais j'essaie petit à petit de m'éclipser car je vois des billets de 100 roupies au cou de chaque marié; je me dis que je vais être de la revue. Avec tout ça, je ne sais plus où je suis. Je marche. Il pleut à seau. J'ai faim. Je dois mettre de l'argent sur mon GSM. J'essaie de revenir par mes propres moyens mais n'y arrivant pas, c'est encore sur une moto que je fini ma course. Je finis la soirée dans ma chambre. J'ai heureusement une belle chambre avec le wifi gratuit qui me fait passer le temps. J'entends la musique des mariages. Jeudi 18 novembre 2010: je me réveille tôt. J'ai mal dormi et mal partout. C'est dommage d'avoir des belles chambres et de ne pas y mettre des matelas confortables. Malgré que je double mon matelas avec celui du 2ème lit, je sens la ferraille. Aujourd'hui, il va faire bon. C’est à la gare que je compte déposer mes sacs mais changement d'avis au dernier moment, le réceptionniste accepte que je les laisse à l'hôtel et accepte également que je vienne prendre une douche le soir. De ce fait, je lui laisse un pourboire. Je commence mon périple par le Palace d‘Alwar. Le musée est très grand. Je vois un tigre mal empaillé, c'est très gros: une patte à lui vaut mes 2 jambes. Il y a encore des tigres dans la forêt d'Alwar, j'ai vu le panneau. Je vois aussi un ours brun dans la vitrine; il me fixe et m’impressionne au point que je pense qu’il va sortir de la vitrine. On m’avait dit que si je croise un ours, il faut le regarder dans les yeux pour l'impressionner!!! Je m'imagine mal le faire, entendant ses grognements. Il y a des collections de toutes sortes comme dans les autres salles du musée. Je suis sidérée devant la collection de livres allant du minuscule au plus gros, souvent livres religieux. Ceux-ci sont écrits en lettre d'or pour certains et à l'encre de chine pour d'autres, en sanscrit, quelle finesse!!! En sortant du musée, un gamin me suit, j'ai bon lui dire de partir, il reste, s'accroche; je démissionne. Il reste avec moi. Il me conduit au début de la forêt pour me montrer un temple hors du commun, en tête de cobra. On longeant le passage, on repère des singes agressifs. Je veux les photographier mais un me montre ses dents. Je cache mon appareil. Il est méfiant et se retourne pour voir si je ne le prends pas en traite puis fait mine de revenir en arrière. Le gamin me fait signe de ne pas le fixer; c'est vrai, j'avais oublié. Le fort se trouve très haut, impossible pour moi d'y aller. Le gamin insiste pour avoir 150 roupies!! Non. Il descend à 50 roupies! Non. Je finis par lui en donner 20. Il a été les donner directement à son père qui tenait une échoppe à manger. Quand il a vu que je regardais, il a fait mine de prendre à manger! Il avait entre 10 et 11 ans et ne va plus à l'école; peut-être n'y est-il jamais allé. Je descends le chemin tout doucement en mangeant un mixte végétal dans un plat fabriqué en feuilles séchées. J'arrive direct au temple Jagannath que j'ai prévu au programme; le temple est ouvert mais le lieu où se trouve le Dieu est fermé; deux gardiennes sont gentilles et l'ouvrent; je les prends en photo et blaguons un peu. En reprenant mon chemin, je goûte un petit gâteau bien sucré mais bon. En continuant, j'arrive au Circus qui est en fait, au-dessus, un temple dédié à Rama. C'est fermé aussi mais le Sâdhu me laisse rentrer voir ce qui est visible; lui n'ouvre pas le tabernacle. Je reste un long moment assise sur une pierre au circus. En me baladant, j'arrive dans un immense parc où il y a une serre magnifique et visitable. Je pense que je suis peut-être au réservoir de la ville; en tout cas, ce n'est pas le parc «Nehru» car je l'ai vu après. Dans le parc, les enfants demandent "monnaie, monnaie"; Après un refus catégorique, ils demandent un autographe sur un billet de 10 roupies. Pas moyen de se reposer. Je vais rentrer. C'est surprenant de voir toutes ses artères en pleine ébullition. Je finis par prendre un cyclo-rickshaws car à force de tourner, je suis fatiguée. Il est 5H. Je rentre à l’hôtel où sont mes bagages pour prendre une douche, comme prévu avec le réceptionniste. Le patron refuse. Je reprends mon pourboire du matin au garçon. Je m'en vais d’abord à pied puis en Pousse-pousse. Je suis donc en avance de 5H! Je mets mes bagages à la consigne de la gare et vais manger dans une gargote. En mangeant, je vois trois rats dont un court sur la table voisine. Je continue à manger contrecœur mais je dois arrêter, je suis dégoutée. Je retourne à la gare mais j'ai encore des heures devant moi. Je bois des cafés. Je marche. Je regarde les trains arrivés et repartir. Le fourbi que provoque l’arrivée d’un train. Les gares indiennes n'ont plus de secret pour moi. Je sais comment trouver son quai, son wagon, sa place, être à la bonne place où le wagon s'arrête. Je sais tout! Je fais un peu d'anglais par écrit avec mon dictionnaire quand deux jeunes viennent mettre l’anglais en pratique. Je dis toujours, on n'est jamais seul (e) en Inde. En fait, Jacques m'a donné des nouvelles de Pushkar, il paraît qu'il y fait noir de monde; beaucoup de touristes ce qui l'ennuie pour ses photos! J‘aurais dû rester un jour de plus à Pushkar; j’ai raté la course aux chameaux. Par contre, j'aurais pu me passer d'Alwar qui d'après certains sur VF trouvaient cette ville formidable. Je trouve les gens encore plus racoleurs qu'ailleurs; ils vous dévisagent au point du malaise; de plus, ce n'est pas possible de circuler au gré des ruelles comme tant le disent. Il y a de la circulation. Je crois ne pas me tromper si je dis que j'étais la seule touriste dans la ville. Les devants de certains rickshaws sont faits avec d'anciens camions ou tracteurs. Les gens me regardent comme si j'étais une martienne. Je ne me suis pas sentie bien dans cette ville. Pour en revenir au train. Le mien arrive, avec 45 minutes de retard. Je n'ai pas fait attention que Raj de l'agence Milna m'a réservé en A3 n’y comprenant pas grand-chose, maintenant, ça aussi je connais! Mon fils m'a dit avant de partir de bien dormir «si j'y arrive»; j'avais été affirmative connaissant mes nuitées antérieures. Je me suis trouvée dans un AC tiers qui sont des compartiments, non fermés, de six places et deux places en face. Pas de tentures pour séparer et encore moins de cloison avec porte. Bon, je trouve ma place N°9, c'est en bas. Ils sont déjà tous couchés. Impossible de me tenir assise à cause de la banquette au-dessus de moi. Plus de place pour mettre mes sacs. Une énorme dame qui dormait au-dessus de moi s'est levée pour faire place. Je n'avais pas envie de traficoter leurs sacs moi-même. Bref, sur le coup, je téléphone à MILNA et lui demande pourquoi il m'a réservé dans cette classe. Il prétend qu’il n'y avait plus place en A2. Je le crois puisque sur le ticket, la date de réservation indique le «22/10» alors qu'on peut les réserver 3 mois à l'avance. Je lui ferai la remarque. Il me donne le conseil de voir s'il n'y a pas un lit libre où se trouvent les 2 places puis demander au contrôleur si la place restera libre jusqu’à la fin du voyage. Après vérification, j’ai la confirmation que cette place reste libre et peux y rester. Tout le monde a coupé ses lumières et beaucoup ronflent. Moi, je fais un remue-ménage comme seul mon chéri peut comprendre. Je vois des bestioles. Je mets de la bombe pour insecte et de la citronnelle sur moi. Ah, il y a de l'odeur dans mon compartiment. Voyant qu'il est plus de minuit et que je ne peux pas dormir, je prends un somnifère et m‘endors directement. Vendredi 19 novembre 2010: Je me réveille à 8H à l'arrêt du train, descends sur le quai chercher un thé. Le bois puis me rendors jusqu'à midi. Les omelettes arrivent, je prends une et commence à ranger la couchette et mes affaires. Je fais un peu d'ordi mais m'endors dessus. J'ai passé 16H dans le train. J'arrive à AMRITSAR; je bois un café à la gare puis je prends un rickshaw pour aller au SHARMA Guets Housse. Il me demande 50 roupies. En arrivant devant une rue, il me dit qu'il ne peut pas aller plus loin. Or, comme je suis têtue et vois justement un autre rickshaw qui passe. Je ne quitte donc pas son véhicule et lui dit de demander à la police le droit de passage. Il n'a jamais voulu le faire. C'est moi qui l'ai demandé via un signe; ce fut accepté. Arrivée spectaculaire à l'hôtel puisqu'il fait un scandale. Je tiens bon, pas une roupie de plus, il y a 2 km. Ma chambre est au 3ème étage. Toujours ces grandes marches fatigantes. Cette chambre a besoin d'un bon coup de peinture! Je la nettoie avec un gant de chirurgien et une vieille chaussette; je préfère car j’y dors 3 nuits! Après ce nettoyage, je pars à la recherche d’un restaurant. Dans les rues, il n'y a qu'échoppes avec des cadres du temple d'Or, des gurus, etc... C'est Lourdes de chez nous quoi! Je trouve un resto bien et décide de changer le style de hier à savoir celui des rats... Les rations sont énormes; je mange végétarien. Je jette un coup d'œil au temple d'Or, de loin, car je le réserve pour demain. Toutefois, en arpentant le coin, je découvre la "cour dortoir" où les pèlerins sont acceptés pour dormir gratuitement; ils sont couchés sur un sac ou un drap avec une couverture, un oreiller et les voilà qui dorment. La cour est pleine. Il y a aussi des chambres aux étages. Je rentre faire ce résumé; il est 1H du matin. Je commence par dire qu'AMRITSAR est la ville sacrée des sikhs par excellence. Là où tous les pèlerins se rassemblent lors des fêtes comme c'est le cas aujourd'hui. C'est la 2ème plus grande ville du Pendjab avec un million d'habitants. La ville est peuplée et polluée. Elle reçoit les hindous et les musulmans sans problème. Cette ville est très fertile. De ce fait, les sikhs sont dans une catégorie aisée d'indiens qui ont le plus haut revenu moyen par habitant de tout le pays. Tous les sikhs ont le même nom de famille "Singh" qui veut dire lion. L'état civil doit se régaler! Il y a eu ici des milliers de morts parmi les civils suite à la guerre qui dura 11 ans. C'est la seule religion hindoue qui ne croit qu'en un seul Dieu. Elle date du 15ème siècle. Les sikhs ont comme règles de ne jamais se couper la barbe ni les cheveux, d'avoir un peigne sous le turban, avoir un bracelet à la main droite, avoir une épée, un sabre ou un poignard de défense autour de la taille. Ils sont loyaux, droits, obéissants, généreux, pardonnent, sont hospitaliers et supportent l'injustice. Ils croient au karma et à la réincarnation mais rien n’y met un terme, contrairement au bouddhisme. Leur Dieu est créateur, conservateur et destructeur; il est dans l'âme de tout un chacun. Samedi 20 novembre 2010: 11H je quitte l'hôtel. Je me rends au TEMPLE D’OR mais surprise que j'avais oubliée: aujourd'hui est un jour de fête pour les Sikhs; ils fêtent le «GURU NANAK», né en 1469, qui est le fondateur du sikhisme. Les festivités commencent trois jours avant. Voilà pourquoi j'ai trouvé tant de monde hier soir dans la cour qui sert aussi de dortoir. Aujourd'hui, donc jour J, le «Granth Sahib», livre sacré, sort du temple couvert de guirlandes, escorté par des gardes brandissant le drapeau sikh. Dès l'aube, les fidèles processionnent. Il y avait au moins 30 groupes d'enfants soit jouant un instrument, soit représentant une scène de combat avec une arme, le tout au son d'une musique spécifique. On offre à manger aux passants. Je reçois chappattis avec des «dags», pois chiches à la crème indienne. Je préfère faire des films plus que des photos pour la circonstance. Je bois un café puis vais voir le défilé. 3H debout. Ensuite, je rentre dans l'enceinte du temple mais ne vais pas encore au temple d'Or aujourd'hui car il y a une file d'attente à ne pas en finir; j’ai rendez-vous à 15H avec les taxis qui vont à «WAGAH BORDER» dans le village d'ATTARI à 30 km d'Amritsar. Je prends un taxi collectif, nous étions 8 avec le chauffeur. Il nous dépose au pied de la rampe, précisant qu’il sera là au final du spectacle. Je suis les indiens et me retrouve dans les gradins avec eux. Je peux aller au VIP en tant que touristes mais dans la foule, je n'ai pas vu l'endroit. Toujours est-il que j'étais dans l'ambiance très chaude et excitante des indiens! Par contre, je n'ai rien vu. J’aurais pu être à un match de foot ou rugby que ça aurait été la même chose. Par contre, je vois la descente des 2 drapeaux: le Pakistanais et l'Indien. Normal, ils sont en hauteur! En sortant de la cérémonie, je ne vois pas le taxi mais après tout le bazar mené autour de moi, on me l'a retrouvé. Il était bien où il avait dit et les autres passagers étaient déjà là aussi. J'ai dû louper une instruction. Il m'a bien engueulé et les autres ont ri. Il a rouspété un bon moment. Je ne comprends pas ce qu'il dit mais ce n'est sûrement pas des compliments. Il se venge en roulant comme un fou Je termine en précisant qu'aujourd'hui, je n'ai pas besoin de transférer mes photos car j'ai perdu mon appareil. J'ai espéré un moment l'avoir oublié dans le taxi mais un indien et mon copain de Delhi lui ont téléphoné et il a déjà fouillé 2 fois sans le retrouver. Il devait être sur mes genoux et en sortant, sera tombé. J'ai horreur de perdre. Bien que je comptais acheter un neuf, ça aurait pu encore attendre quelques jours. Dimanche 21 novembre 2010, je ressens la fatigue car je ne me réveille plus si tôt le matin. Il est 10H45 quand je quitte l'hôtel pour me diriger tout droit acheter, en tout cas voir dans un premier temps, un nouvel appareil photo. Je suis séduite par le Samsung qui me convient bien et est à un prix tout à fait raisonnable. Je l'ai vite en main car il est assez simple mais quand même plus sophistiqué que l'ancien. Je suis contente. Je me dirige vers le temple d'Or pour aller refaire de nouvelles photos. J'aurais juste perdu le cortège de hier car à la frontière, je n'ai rien su faire comme photos puisque je n'ai rien vu. Aujourd'hui, je vais pénétrer dans le fameux temple d'Or qui fut détruit par les Afghans en 1757 et reconstruit en 1765, embelli ultérieurement de feuilles d'or. Pour entrer dans l'enceinte du temple, pavée tout de marbre blanc, il est obligatoire de se déchausser et de passer ses pieds dans un bassin d'eau et en principe, laver ses mains mais ça je l'ai su après. Moi je les ai lavées en sortant. Il est 13H15 et je fais la file 1H1/2 pour passer la passerelle de marbre longue de 60 mètres et qui mène au temple d'or proprement dit "le Harmandir Sahib". Le pavillon est couvert d'une plaque en cuivre doré et date de 1764. Toute la journée, des prêtres chantent et les musiciens jouent des hymnes du livre sacré; ils se relaient régulièrement. Quand ce fût mon tour d'y rentrer, je suis restée sidérée de la beauté de ce temple, c'est majestueux; on ne peut être qu'en extase devant cette merveille. Il y a un guru dans la salle du bas, à qui on jette énormément d'argent ou des offrandes. Au second étage, il y a un autre guru qui, à mon avis, reçois moins d'argent et au troisième étage, encore un autre. De là, la vue est sublime. On voit les pèlerins sur la passerelle. Celle-ci supportera le poids des âmes pieuses et les autres iront en enfer. En fait, je suis restée 8 H dans l'enceinte et j'ai toujours vu la passerelle pleine à craquer; ça n'arrête pas. Je redescends mais m'inquiète de ne pas avoir vu le livre sacré donc je me mets dans un coin pour relire ma documentation. C'est au 2ème étage que je dois remonter pour le découvrir, bien à sa place, posé sur un tissu inséré de pierres semi-précieuses. Il est géant ce livre. Tous les soirs à 22H, il y a la cérémonie de transfère du livre sacré sur un palanquin, du temple au siège du comité directeur, pour le ramener le lendemain à 5H du matin. La version originale du Granth Sahib a été brûlée en 1984 par l'armée indienne. Cinq mois plus tard, le 31 octobre, Indira Gandhi, premier ministre de l'Inde, était assassinée par 2 gardes sikhs, en représailles. En sortant définitivement du temple pour repasser la passerelle en sens inverse, je profite pour faire quelques photos avant de retourner dans la cour d'où on voit le temple d'or qui semble flotter sur une île. Je déambule dans les couloirs de la cour. Je bois du thé qu'on m’offre. Je vais visiter le musée où se trouvent des tableaux relatant les évènements historiques sanglants. Les sikhs ont dû faire face aux hindous et aux musulmans avec cruauté. Quelques photos sont franchement parlantes puisqu'on y voit des sikhs tués, souvent fort défigurés. Puis il y a de plus belles photos de gurus. En sortant, je tombe tout à fait par hasard sur les cuisines et vais manger avec les pèlerins, assise à terre. On me verse du riz dans un bol et une sauce dans l'autre avec des chapatis. Ils servent 10000 repas par jour gratuitement. En allant me rechausser, je vois une cabane où des gens se font soigner. Bien entendu, je m’arrête; on me fait de l'accu pression sur les doigts de main et pied gauches pour soigner ma jambe droite! On verra, c'est une expérience. (À ce moment, j’en déduis que ce traitement n’a pas marché). Maintenant, il fait noir. Je vais me redéchausser pour prendre en photo le temple. Je l’admire sous toutes les lumières qui reflètent dans le bassin sacré. C'est royalement beau. On est saisi par les milliers de lumière qui, de plus, reflètent sur l'eau. Il y a des milliers de personnes qui se trouvent là en cet instant. A 19H, il y a un énorme feu d'artifice qui sera renouvelé puisque je l'ai encore entendu après. Le bassin d'eau est entouré de petites bougies où certains pèlerins font des ablutions. Il y en a qui garde leur poignard pendant le bain. On voit d'énormes carpes grises et rouges. Je n'ai pas jugé utile de faire d'autres visites sur Amritsar. J'ai préféré l'ambiance du temple. Je remange un bout et bois un verre de lait avant de rentrer à l'hôtel préparer mes sacs et rédiger ces lignes. Demain matin, départ pourDELHI à 5H. Il faudra donc se lever très tôt... J'ai eu des nouvelles de Jacques qui est à Pushkar et qui m'annonce aujourd'hui, qu'on lui a volé sa petite caméra qu'il venait d'acheter «lui» pour 400 euros. Pour lui qui adore photographier, ce n'est pas marrant du tout. Lundi 22 novembre, je me lève à 3H du matin pour prendre le taxi à 4H et le train à 5H. Il part pile à l'heure et je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas en première classe alors que j'ai payé des mois à l'avance. Encore une fois, l'agence n'a pas réservé directement! Pourquoi? On le devine... J'arrive à DELHI et vais directement à l’hôtel MY INN où le chauffeur du Rajasthan devait déposer mon bagage; évidemment, pas de bagage! Encore toute une histoire...Je téléphone à Milna qui le contacte. Le verdict est qu’il l'a laissé à son agence alors que je lui ai expliqué 1000 fois que c'était à l'hôtel où il est venu me chercher le premier jour. J'ai vraiment été trop généreuse dans le pourboire, finalement il ne le méritait pas… à part qu'il m'a ramenée entière... Bref, après 2H, un gars de l’agence m’amène mon bagage. Heureusement, car je vais voir ma copine Chavti à qui je dois remettre des livres qui sont dans ce bagage. Le lit de la chambre n'est pas fait. On me dit à midi après maintes demandes de ma part, qu'il sera fait dans l'heure qui suit. Je rentre à 21H et toujours pas de lit fait, pas de drap de lit, pas de serviette de bain sans compter que j’ai nettoyé la chambre comme souvent, à quatre pattes avec une vieille chaussette! En fait, plus tu te fâches avec les indiens, plus ils prennent du plaisir et continuent... Ils rigolent même quand tu les engueules, je connais un qui fait cela et il est bien belge; mon Loulou si tu te reconnais dis le!!! (Petit-fils). La journée n’a pas été intéressante; j'aurais dû aller dormir chez ma copine comme elle l'avait proposé. La nuit tombe, je cherche un endroit pour manger. Tout à coup, une enseigne m'attire comme un aimant "bar- restaurant". Je m’offre 2 bières et un resto; je rouspète car j'ai demandé "non space" et c'est "space"... Le patron me dit qu'il s'occupera spécialement de moi demain, mais irais-je???? Mardi 23 novembre 2010, je commence ma journée en me disputant avec le garçon d'étage car il m'apporte un thé et un toast grillé à un prix trop élevé... au final, il a gain de cause car il m'apporte la carte! Je ne m'attarde pas trop car j'ai beaucoup à faire aujourd'hui. Il y a certains sites que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter donc c'est le moment, j'ai une journée complète. Je prends un rickshaw pour me conduire à HUMAYUM’S TOMB; je devrais plutôt dire, je voudrais prendre un rickshaw car ils ne veulent pas m'y conduire: trop loin. Sauf un qui voulait bien mais pour faire la journée à un prix de fou. Comme ça dure une éternité pour se mettre d'accord sur un prix correct, je descends et prends un cyclo-rishwach jusqu'à la place Connaught car il ne peut pas aller plus loin. Là, je trouve un qui m'accepte pour une somme dérisoire mais ils sont malins: une fois en chemin, ils s'arrêtent et proposent d’attendre à l‘entrée. Je commence par aller voir l'INDIA GHAT que j'avais déjà aperçue plusieurs fois de loin. Son arc de triomphe mesure 42 mètres de haut et y sont inscrits le nom des 85000 indiens morts pendant la première guerre mondiale et la guerre afghane en 1919. Je ne peux pas apercevoir les noms car c'est interdit de passer en dessous de l'arc où brûle «l'Amar Jawan Jyoti» c'est à dire la flamme éternelle du souvenir. Je fais quelques photos puis visite de «Humayn's Tomb» où là, le chauffeur dit qu'il va travailler un peu et reviendra dans 1H. Il ne me connaît pas, en effet, j'ai mis 2H30. Je l'avais prévenu. Praeven, l'étudiant français viendra me rejoindre après ses cours à 14H. Humayum's tomb est le mausolée de l’empereur Humayum’s, né en 1508, qui fit une chute mortelle en 1556 dans sa bibliothèque, se trébuchant sur une marche descellée. Comme quoi, il faut regarder où l'on met les pieds. C'est le fils de Bâbur e le père d'Akbar. Il régna dix ans. Ce monument est classé comme une des plus beaux de Delhi et fut créé par sa veuve en 1564. Il a servi de modèle pour construire le Taj Mahal. Il est dressé sur une plateforme; il est en grès rouge et a des sculptures en marbre. Il comporte quatre étages. Il y a aussi deux autres mausolées où il y a trois tombeaux dans l’un et deux dans l’autre. Tout autour, un grand jardin où j'ai eu beaucoup de plaisir à me balader dans les petites allées; en fait, c'est un carré lui-même divisé en carrés de verdure, séparés par de petits canaux. Il y a quatre fontaines dont le bruit que fait l'eau est reposant. On est loin de la foule. Si je n’avais pas rendez-vous avec Praeven et Le rickshaws, j'y serais restée davantage. J'y rencontre deux couples de français avec qui je papote un moment. A 14H, Praeven me téléphone qu'il est arrivé. Je termine donc cette visible plaisante. Je propose à ce jeune homme, qui n'a pas beaucoup d'idées, d'aller visiter le PURANA QUILA: il accepte mais je ne suis pas sûr que ça l'emballe; tant pis. Il n'avait jamais visité ce lieu alors qu'il a 20 ans et habite Delhi. Cet endroit aurait été le refuge des croyants lors d'un grand massacre. Nous commençons par le musée archéologique et là, j'ai vu que ce n'était pas sa tasse de thé; il a passé toute la visite à téléphoner. Moi j'aime beaucoup et je m'inquiétais de savoir ce que voulait dire les lettres inscrites après la date. Il me renseigne que ça signifie après ou avant JC. J'ai eu un peu de mal à comprendre; pourquoi JC, en Inde, alors que leur religion est beaucoup plus ancienne que le christianisme. Pourquoi se réfèrent-ils à JC? Je reste avec mon point d'interrogation… Nous poursuivons le chemin. J'annonce à mon jeune ami que c’est un parcours de 2 km. Il souffle; ça ne doit pas beaucoup l'amuser. Nous avons bavardé tout en marchant et je ne me suis finalement pas trop intéressée au bâtiment en lui-même. Il faut dire que j'en ai un peu marre des visites. Là, c'est le dernier site que je visite en Inde; pour cette fois. Ma jambe me fait toujours mal. Je quitte le jeune homme qui a certainement mieux à faire. Je ne trouve pas de rickshaw qui veut bien me ramener à Main Bazar où j'ai mon hôtel. C'est trop loin et il y a beaucoup de trafic. Je décide d'avancer à pied jusqu'à la porte de l'Inde. C'est loin et fatiguant après avoir visité toute la journée. Je traverse une grand-route pour prendre un raccourci mais j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée, quel trafic et quelle vitesse en plus! Ceci dit, j'arrive au lieu dit et ai un véhicule qui me ramène en m'arrêtant deux fois devant des magasins; Ce soir, je vais souper avec Jacques qui m'invite dans un bon restaurant pour le quartier. Après ce repas, nous partons chacun de notre côté faire nos valises respectives. Lui part au Népal. Moi, je rentre en Belgique. Je vais me coucher à 1H du matin pour me lever à 2H. Le chauffeur de Milna, celui qui m’a amené l’argent en début de séjour, vient me chercher à 3H pour me conduire à l'aéroport. Voilà le tour est bouclé. Un mois d'aventures. J'ai passé un fabuleux séjour. J'ai fait un bon circuit sur mesure, que j'avais établi. Je crois avoir fait ce qu'il y a d'important dans le Nord. S'il y a une suite à l'Inde, ce sera le Sud. En voyant certaines photos anciennes, je pense que l'Inde ne change pas. On retrouve les mêmes habits, les mêmes bâtiments, les mêmes scènes de vie. On pourrait croire que le temps s'est arrêté. Pour moi, en tout cas, le temps a passé vite. Je remercie mon compagnon de me faire confiance et me permettre de vivre ma passion. MARIE
BUDJET Avion 535€ (Bruxelles/Londres/Delhi) A/R. British Airways Voiture Rajasthan 440 € (400€+40€ pourboire) Taxi, bus, pousse-pousse 47€ avec train pour Bruxelles compris Les pourboires bagages, etc 11€ Les divers trains+réservation faite par milna 48€ Retour aéroport - milna 15€ Soit un total de déplacement de 1096 € Frais HOTELS +Réserv milna: 428€ FRAIS BOISSONS+NOURRITURE: 182€ FRAIS VISITES: 68€ FRAIS VISA 90€ (avec trajets trains pour Bruxelles) FRAIS PERSONNELS DIVERS: 168€ FRAIS MASSAGES: 47€ FRAIS MEDICAMENTS ET PRODUITS: 39€ FRAIS encre, copies, guide du routard guide et dico anglais: 45€ FRAIS téléph et internet: 64€ FRAIS Pressing 3€ TOTAL 2230 €
Échange de garde de chiens? English translation pending
Nos amis les chiens (et chats) sont souvent un frein à nos envie de voyages. Je reviens de six mois au Kashmir et en Inde avec ma petite Jack Russel mais que de tracas!
Laisser mes "filles" à des mercenaires? Que nenni! Alors que faire?
Et si on mettait en commun nos besoins et nos offres de garde? Pas de rétribution mais un échange de services.
Par exemple, moi je garde trois mois ton chien et, en échange, toi tu gardes trois mois le mien?
Qu'en pensez-vous? Des propositions? Des idées?
Après une croisière sur le MSC Fantasia, départ à bord du MSC Splendida le 26 janvier English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voila à nouveau sur le départ direction Katakolon, Olympie, Heraklion- crète-Marmaris Alexandrie, le Piree- Palerme.
Et aurons à nouveau le plaisir de rencontrer les croisièristes VF du Fantasia 😄
Nous avons déjà fait ce circuit à bord du Poësia et nous le referons avec plaisir étant donné les nombreux sites a visiter lors des escales.
Bonne soirèe a tous
Nous voila à nouveau sur le départ direction Katakolon, Olympie, Heraklion- crète-Marmaris Alexandrie, le Piree- Palerme.
Et aurons à nouveau le plaisir de rencontrer les croisièristes VF du Fantasia 😄
Nous avons déjà fait ce circuit à bord du Poësia et nous le referons avec plaisir étant donné les nombreux sites a visiter lors des escales.
Bonne soirèe a tous
Aires de services... ou de taxations English translation pending
Notre beau pays compte de nombreuse aires de services, et j'en suis ravis.
mais trop souvent (en tout cas a mon gout) le communes qui s'équipent d'un aire prenne dans le même temps un arrêté municipal interdisant le stationnement des campings cars en tout point de la commune sauf sur l'aire en question, qui de plus est souvent située assez loin des commerces et du centre ville dans une zone inintéressante voir parfois industrielle.
Q'une aire qui me rende un véritable service soit payante , me semble assez logique. mais quand c'est un pis aller, un moyen d'être écarté, c'est insupportable ! quand en plus le stationnement est limité a 24 ou 48 heures que cette interdiction qui devrait être comprise comme une interdiction d'occuper le même emplacement, s'analyse souvent en interdiction de séjour sur le territoire de la commune, et que je paye pour un simple morceau de bitume quand les autres usagers (voitures particulières) en jouissent librement et gratuitement sans limitation , me herisse le poil! et j'ai parfois l'impression d'etre pris pour une vache à lait....
j'attends vos reactions qui ne manquerons pas d'etre vive, j'en suis sur...(restons tout de même courtois)
mais trop souvent (en tout cas a mon gout) le communes qui s'équipent d'un aire prenne dans le même temps un arrêté municipal interdisant le stationnement des campings cars en tout point de la commune sauf sur l'aire en question, qui de plus est souvent située assez loin des commerces et du centre ville dans une zone inintéressante voir parfois industrielle.
Q'une aire qui me rende un véritable service soit payante , me semble assez logique. mais quand c'est un pis aller, un moyen d'être écarté, c'est insupportable ! quand en plus le stationnement est limité a 24 ou 48 heures que cette interdiction qui devrait être comprise comme une interdiction d'occuper le même emplacement, s'analyse souvent en interdiction de séjour sur le territoire de la commune, et que je paye pour un simple morceau de bitume quand les autres usagers (voitures particulières) en jouissent librement et gratuitement sans limitation , me herisse le poil! et j'ai parfois l'impression d'etre pris pour une vache à lait....
j'attends vos reactions qui ne manquerons pas d'etre vive, j'en suis sur...(restons tout de même courtois)
Sri Lanka: quel itinéraire pour quatre semaines en janvier 2011? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars le 6 janvier 2011 au Sri lanka pour 4 semaines... j'aime bien prendre mon temps mais j'ai aussi envie de profiter des merveilles de cette île... mon itinéraire ci-dessous vous parait-il réalisable (je ne veux surtout pas faire la course aux visites) ?
Negombo Kandy Adam Peak Nuwara Elyai Ella Haputale parc national de yala mirrissa galle colombo
je n'a pas mis Anuradhapura, qu'en pensez vous si je le rajoute entre Negombo et Kandy ? Est ce un site incontournable? merci par avance de vos conseils.... ou autre proposition d'itinéraire. S.
je pars le 6 janvier 2011 au Sri lanka pour 4 semaines... j'aime bien prendre mon temps mais j'ai aussi envie de profiter des merveilles de cette île... mon itinéraire ci-dessous vous parait-il réalisable (je ne veux surtout pas faire la course aux visites) ?
Negombo Kandy Adam Peak Nuwara Elyai Ella Haputale parc national de yala mirrissa galle colombo
je n'a pas mis Anuradhapura, qu'en pensez vous si je le rajoute entre Negombo et Kandy ? Est ce un site incontournable? merci par avance de vos conseils.... ou autre proposition d'itinéraire. S.
Retour d'une croisière aux îles Canaries à bord du MSC Fantasia English translation pending
😏😉 Bonjour à tous 😄
Ca y est sommes déjà de retour 🙁 quel dommage nous éspérions que le bateau passe devant Génes sans nous y déposer😊
Comme d'hab enchantés de ce séjour et circuit nous avons eu du beau temps mais c'est terminé je vais éviter de réserver des croisières faisant escales a Madère 😠 car une fois de plus nous n'avons pu visiter Funchal le port étant férmé pour cause de pluie et vent fort nous sommes partis a Lanzarote 😄 que nous avions déja visité l'an dernier.
Nous avons eu le plaisir de renconter Maya, Mojacq, Manu, Petitlouis et en éspérant que tous sont bien rentrés Demain un début de CR plus complet - bonne soirée a tous
Ca y est sommes déjà de retour 🙁 quel dommage nous éspérions que le bateau passe devant Génes sans nous y déposer😊
Comme d'hab enchantés de ce séjour et circuit nous avons eu du beau temps mais c'est terminé je vais éviter de réserver des croisières faisant escales a Madère 😠 car une fois de plus nous n'avons pu visiter Funchal le port étant férmé pour cause de pluie et vent fort nous sommes partis a Lanzarote 😄 que nous avions déja visité l'an dernier.
Nous avons eu le plaisir de renconter Maya, Mojacq, Manu, Petitlouis et en éspérant que tous sont bien rentrés Demain un début de CR plus complet - bonne soirée a tous
Retour de la croisière "Corail et trésors antiques" sur le Costa Allegra English translation pending
Voilà quelques informations sur cette croisiere faite sur le Costa Allegra.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012 English translation pending
Salut salut!!!
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Réaliser un projet humanitaire au Maroc English translation pending
Bonjour,
Actuellement étudiantes en première année de DUT, il nous a été demandé de réaliser un projet. Ainsi, nous avons choisi de réaliser un projet humanitaire au Maroc. C'est pour cela que nous sommes à la recherche d' associations, qui pourraient nous permettre de réaliser ce voyage en nous indiquant les démarches a suivre, les éventuels partenaires ou encore nous communiquer le nom des écoles dans le besoin. Le but étant de récolter, d'envoyer et de distribuer des fournitures scolaires, des vêtements dans des écoles défavorisées. Nous voudrions venir en aide à des écoles isolées.
Bien cordialement.
Actuellement étudiantes en première année de DUT, il nous a été demandé de réaliser un projet. Ainsi, nous avons choisi de réaliser un projet humanitaire au Maroc. C'est pour cela que nous sommes à la recherche d' associations, qui pourraient nous permettre de réaliser ce voyage en nous indiquant les démarches a suivre, les éventuels partenaires ou encore nous communiquer le nom des écoles dans le besoin. Le but étant de récolter, d'envoyer et de distribuer des fournitures scolaires, des vêtements dans des écoles défavorisées. Nous voudrions venir en aide à des écoles isolées.
Bien cordialement.
Votre soirée préférée à New York? English translation pending
Grâce à de nombreux posts, je suis (pratiquement) fin prête pour visiter New York...la journée. Ca tombe bien, je pars dans une douzaine de jours. Par contre, je m'aperçois que pour ce qui est des soirées, j'ai pas trop de bons plans...
Alors voilà : quelle est votre soirée coup de coeur à New York ? Un lieu incontournable ou autre... En sachant que j'apprécierais énormément si ça pouvait coller avec cette période de l'année, en l'occurrence Noël 😉 !
Alors voilà : quelle est votre soirée coup de coeur à New York ? Un lieu incontournable ou autre... En sachant que j'apprécierais énormément si ça pouvait coller avec cette période de l'année, en l'occurrence Noël 😉 !
Remettre un autocar ancien au service actif? English translation pending
Bonjour à tous!
Tout d'abord je me présente en quelques mots puisque je suis tout nouveau ici. Je suis historien de l'art, (j'ai un master dans cette discipline) également étudiant en master d'histoire médiévale et je suis guide-conférencier (ce n'est qu'un titre, un métier mais non un emploi). J'habite Clermont-Ferrand où je fais mes études.
Voilà, depuis 10 ans (j'en ai 25... j'ai commencé tôt dans un cadre associatif) j'organise des visites guidées en divers lieux de la région Auvergne et de la région Centre. Depuis des années je rêvais d'organiser, à l'occasion de Journées du Patrimoine, une excursion-patrimoine entièrement pensée, conçue par mes soins. Le faisant bénévolement pour mon plaisir, j'ai obtenu le prêt de 2 minibus par une mairie et j'ai pu organiser une première édition de cette excursion-patrimoine en juin, le 20, lors de la journée du patrimoine du pays.
Cette expérience m'a énormément plue; il y a vraiment longtemps que je voulais essayer de passer une journée avec un groupe comme ça; ce serait long à expliquer mais quand on fait des visites et que notre travail de guide est apprécié (et je crois que c'est le cas en ce qui me concerne) un lien se crée avec le public qu'on aimerait bien prolonger au-delà de l'heure ou deux de visite guidée.
Depuis donc, et tandis que je réfléchis à mon parcours pour juin 2011, cette idée me trotte dans la tête... et si... et si j'allais plus loin.
Alors voilà, je veux pas vous écrire un roman, si je ne suis pas clair je développerai plus dans un prochain post, mais l'idée serait la suivante (ce n'est pour l'instant qu'une idée en l'air, rien encore de sérieux mais je viens pêcher des infos pour voir si mon projet vous paraît au moins réalisable, en tout ou en partie)
L'idée est la suivante: proposer à des groupes restreints (de 8 à 25 personnes) des excursions dans des lieux, monuments, musées etc, chargés d'histoire et pour l'essentiel en-dehors des sentiers battus, à la rencontre d'un terroir (je pense notamment à l'Auvergne et au Berry, deux terroirs que je connais bien), le tout à titre onéreux, pour en faire une activité, qu'elle soit principale ou non (ça ça dépendrait de la demande du public ciblé). Il s'agirait à la fois de proposer des circuits variés, originaux, surprenant, tant par les lieux que par le moyen de s'y rendre. Dans cette optique je fantasme grave 😊 sur l'idée de racheter un vieil engin, une machine qui a un look, une âme, un vécu et un potentiel de personnalisation pour un faire une machine à voyager dans l'espace autant que dans le temps; quelque chose d'élégant et de très identitaire, formant partie intégrante de mon projet, une sorte de mascotte en somme en plus d'être un simple moyen d'aller d'un point A à un point B. Un monument du transport de voyageurs. On remet en service des trains anciens, moi je veux faire ça avec un autocar et le conduire!
(Tout le monde a suivi jusque là, on peut continuer? 😄 Ne m'en veuillez pas si je suis embrouillé, je suis vraiment dans un trip là)
Mais si je connais bien mon histoire de France je suis beaucoup moins instruit en ce qui concerne tout l'arsenal législatif qui entoure le transport de passagers et les véhicules anciens. J'ai donc des tas de questions à vous poser, ayant eu l'occasion de lire dans d'autres fils des contributions fort intéressantes sur des thèmes un peu voisins.
Donc voilà mes premières questions; en admettant que je passe le permis D:
1) Est-il possible de remettre en service actif un autocar ancien pour du transport de voyageurs? J'entends par là:
soit racheter un véhicule ancien (éventuellement passé en carte grise collection : à remettre en service avec une nouvelle carte grise donc)
soit racheter un véhicule à une compagnie de transport et le maintenir en service à mon compte
2) J'aime beaucoup (et apparemment je ne suis pas le seul) la petite famille des Routemasters. Est-il possible d'en faire venir un en France, de le faire réimmatriculer et de le remettre en service voyageur? J'ai cru lire que non mais j'espère me tromper; il était question d'un problème lié à l'absence de commercialisation de ce véhicule en France qui s'opposerait à son homologation, qu'en est-il exactement?
3) En admettant qu'il soit possible de maintenir ou de remettre en service un autocar ancien, Routemaster ou autre, dans quelle mesure me sera-t-il possible de le modifier intérieurement?
Pour ce qui est de ces modifications j'aimerais pouvoir faire de l'intérieur de cet autocar vintage quelque chose de tout à fait hors du commun; tout d'abord supprimer une place sur 2 (en gros) au minimum. Ensuite je rêve de faire de l'intérieur une sorte de salon roulant avec canapés et fauteuils, tapis épais, guéridons etc..., dans une atmosphère très feutrée, très smart et intemporelle. (Ce qui pourrait inclure des travaux d'insonorisation) Quelque chose de très stylé, quelque chose qui fasse penser à la série Chapeau melon et bottes de cuir (là vous pensez que je suis totalement barré, mais non non, c'est vraiment un trip!) par le style et pour le côté très surréaliste. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre... (C'est pour ça que ma première pensée était pour le Routemaster qui a vraiment tout pour lui: l'espace, la bouille inimitable, l'aspect identitaire et fédérateur, et le côté unique car véhicule rare en France. Mais bon si on me dit que le Routemaster ce n'est pas possible et pourquoi, je suis pas têtu on verra autre chose.)
Est-ce que de telles modifications vous paraîtraient envisageables, et ce dans un cadre commercial transport en commun avec toutes les normes de sécurité qui, je le suppose s'y rattachent, même dans le cas de véhicules anciens? J'ai bien conscience que je rêve pas mal mais on ne sait jamais... si c'était possible après tout...
Bon sinon j'ai des idées de réaménagement bien plus conventionnelles (mais moins drôles du coup je trouve) avec banquettes en face à face et table centrale entre deux, petites veilleuses au bout façon wagons restaurants art déco...
Enfin voilà. Ca c'est un premier jet, pour voir ce que vous en diriez à vue de nez.
Pour le modèle d'autocar je ne suis pas fixé sur un modèle particulier, j'aimerais bien le Routemaster mais encore une fois si pas possible, pas possible et on passe à autre chose. Je pense aussi très fortement à un modèle que j'affectionne qui est le Saviem S53M ou le S45 dont j'ai d'excellents souvenirs de petit garçon du temps où les derniers de la compagnie locale nous emmenaient à la piscine. (Je parle bien du Saviem S53M avec bords de toit arrondis entre autres, le Saviem/Renault S53R et RX me déplaît, il n'a pas d'élégance pour moi, il manque beaucoup de cachet quand son aîné était très très marqué années 50/60 et très beau. On dira que les changements furent infimes du 53M au 53R mais pour moi ils changent tout. J'ai en particulier le béguin pour la version Excursion du S53M qui est pour moi une vraie réussite esthétique: un objet élégant et si marqué par le style de son époque, le début des sixties. Mais la version simple me plaît beaucoup aussi.
Je ne pense pas me tromper en disant que le 53M apparaît comme étant une machine assez increvable, robuste et fiable pour laquelle il ne sera pas trop dur de trouver des pièces de rechange.
Enfin voilà; j'en suis là de mes réflexions et je vous les confie presque comme elles m'arrivent là. Par ailleurs, outre le fait que le métier de guide me passionne, (les recherches sur des monuments, les oeuvres, les territoires, le fait de les faire découvrir ensuite, les contacts humains) depuis tout gamin je suis assez attiré par la conduite des autocars. Evidemment au point de vue confort je bave plus sur le poste de conduite d'un Illiade que d'un S53M mais le plaisir de conduire un véhicule si élégant et si rare maintenant, à mon avis ça n'a pas de prix!
Voilà allez c'est à vous, je vous mets à contribution! 😏 (Si vous le voulez bien of course!) Dites-moi un peu ce que vous pensez de tout ça, je suis ouvert, je prends tous les conseils, toutes les critiques, je prends tout!
Merci d'avance à tous et au plaisir de vous lire très vite!
Bien cordialement!
Brett.
P.S: je me suis permis de poster dans cette section dans la mesure où j'y ai vu les autres discussion portant sur la reconversion d'autocars)
Tout d'abord je me présente en quelques mots puisque je suis tout nouveau ici. Je suis historien de l'art, (j'ai un master dans cette discipline) également étudiant en master d'histoire médiévale et je suis guide-conférencier (ce n'est qu'un titre, un métier mais non un emploi). J'habite Clermont-Ferrand où je fais mes études.
Voilà, depuis 10 ans (j'en ai 25... j'ai commencé tôt dans un cadre associatif) j'organise des visites guidées en divers lieux de la région Auvergne et de la région Centre. Depuis des années je rêvais d'organiser, à l'occasion de Journées du Patrimoine, une excursion-patrimoine entièrement pensée, conçue par mes soins. Le faisant bénévolement pour mon plaisir, j'ai obtenu le prêt de 2 minibus par une mairie et j'ai pu organiser une première édition de cette excursion-patrimoine en juin, le 20, lors de la journée du patrimoine du pays.
Cette expérience m'a énormément plue; il y a vraiment longtemps que je voulais essayer de passer une journée avec un groupe comme ça; ce serait long à expliquer mais quand on fait des visites et que notre travail de guide est apprécié (et je crois que c'est le cas en ce qui me concerne) un lien se crée avec le public qu'on aimerait bien prolonger au-delà de l'heure ou deux de visite guidée.
Depuis donc, et tandis que je réfléchis à mon parcours pour juin 2011, cette idée me trotte dans la tête... et si... et si j'allais plus loin.
Alors voilà, je veux pas vous écrire un roman, si je ne suis pas clair je développerai plus dans un prochain post, mais l'idée serait la suivante (ce n'est pour l'instant qu'une idée en l'air, rien encore de sérieux mais je viens pêcher des infos pour voir si mon projet vous paraît au moins réalisable, en tout ou en partie)
L'idée est la suivante: proposer à des groupes restreints (de 8 à 25 personnes) des excursions dans des lieux, monuments, musées etc, chargés d'histoire et pour l'essentiel en-dehors des sentiers battus, à la rencontre d'un terroir (je pense notamment à l'Auvergne et au Berry, deux terroirs que je connais bien), le tout à titre onéreux, pour en faire une activité, qu'elle soit principale ou non (ça ça dépendrait de la demande du public ciblé). Il s'agirait à la fois de proposer des circuits variés, originaux, surprenant, tant par les lieux que par le moyen de s'y rendre. Dans cette optique je fantasme grave 😊 sur l'idée de racheter un vieil engin, une machine qui a un look, une âme, un vécu et un potentiel de personnalisation pour un faire une machine à voyager dans l'espace autant que dans le temps; quelque chose d'élégant et de très identitaire, formant partie intégrante de mon projet, une sorte de mascotte en somme en plus d'être un simple moyen d'aller d'un point A à un point B. Un monument du transport de voyageurs. On remet en service des trains anciens, moi je veux faire ça avec un autocar et le conduire!
(Tout le monde a suivi jusque là, on peut continuer? 😄 Ne m'en veuillez pas si je suis embrouillé, je suis vraiment dans un trip là)
Mais si je connais bien mon histoire de France je suis beaucoup moins instruit en ce qui concerne tout l'arsenal législatif qui entoure le transport de passagers et les véhicules anciens. J'ai donc des tas de questions à vous poser, ayant eu l'occasion de lire dans d'autres fils des contributions fort intéressantes sur des thèmes un peu voisins.
Donc voilà mes premières questions; en admettant que je passe le permis D:
1) Est-il possible de remettre en service actif un autocar ancien pour du transport de voyageurs? J'entends par là:
soit racheter un véhicule ancien (éventuellement passé en carte grise collection : à remettre en service avec une nouvelle carte grise donc)
soit racheter un véhicule à une compagnie de transport et le maintenir en service à mon compte
2) J'aime beaucoup (et apparemment je ne suis pas le seul) la petite famille des Routemasters. Est-il possible d'en faire venir un en France, de le faire réimmatriculer et de le remettre en service voyageur? J'ai cru lire que non mais j'espère me tromper; il était question d'un problème lié à l'absence de commercialisation de ce véhicule en France qui s'opposerait à son homologation, qu'en est-il exactement?
3) En admettant qu'il soit possible de maintenir ou de remettre en service un autocar ancien, Routemaster ou autre, dans quelle mesure me sera-t-il possible de le modifier intérieurement?
Pour ce qui est de ces modifications j'aimerais pouvoir faire de l'intérieur de cet autocar vintage quelque chose de tout à fait hors du commun; tout d'abord supprimer une place sur 2 (en gros) au minimum. Ensuite je rêve de faire de l'intérieur une sorte de salon roulant avec canapés et fauteuils, tapis épais, guéridons etc..., dans une atmosphère très feutrée, très smart et intemporelle. (Ce qui pourrait inclure des travaux d'insonorisation) Quelque chose de très stylé, quelque chose qui fasse penser à la série Chapeau melon et bottes de cuir (là vous pensez que je suis totalement barré, mais non non, c'est vraiment un trip!) par le style et pour le côté très surréaliste. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre... (C'est pour ça que ma première pensée était pour le Routemaster qui a vraiment tout pour lui: l'espace, la bouille inimitable, l'aspect identitaire et fédérateur, et le côté unique car véhicule rare en France. Mais bon si on me dit que le Routemaster ce n'est pas possible et pourquoi, je suis pas têtu on verra autre chose.)
Est-ce que de telles modifications vous paraîtraient envisageables, et ce dans un cadre commercial transport en commun avec toutes les normes de sécurité qui, je le suppose s'y rattachent, même dans le cas de véhicules anciens? J'ai bien conscience que je rêve pas mal mais on ne sait jamais... si c'était possible après tout...
Bon sinon j'ai des idées de réaménagement bien plus conventionnelles (mais moins drôles du coup je trouve) avec banquettes en face à face et table centrale entre deux, petites veilleuses au bout façon wagons restaurants art déco...
Enfin voilà. Ca c'est un premier jet, pour voir ce que vous en diriez à vue de nez.
Pour le modèle d'autocar je ne suis pas fixé sur un modèle particulier, j'aimerais bien le Routemaster mais encore une fois si pas possible, pas possible et on passe à autre chose. Je pense aussi très fortement à un modèle que j'affectionne qui est le Saviem S53M ou le S45 dont j'ai d'excellents souvenirs de petit garçon du temps où les derniers de la compagnie locale nous emmenaient à la piscine. (Je parle bien du Saviem S53M avec bords de toit arrondis entre autres, le Saviem/Renault S53R et RX me déplaît, il n'a pas d'élégance pour moi, il manque beaucoup de cachet quand son aîné était très très marqué années 50/60 et très beau. On dira que les changements furent infimes du 53M au 53R mais pour moi ils changent tout. J'ai en particulier le béguin pour la version Excursion du S53M qui est pour moi une vraie réussite esthétique: un objet élégant et si marqué par le style de son époque, le début des sixties. Mais la version simple me plaît beaucoup aussi.
Je ne pense pas me tromper en disant que le 53M apparaît comme étant une machine assez increvable, robuste et fiable pour laquelle il ne sera pas trop dur de trouver des pièces de rechange.
Enfin voilà; j'en suis là de mes réflexions et je vous les confie presque comme elles m'arrivent là. Par ailleurs, outre le fait que le métier de guide me passionne, (les recherches sur des monuments, les oeuvres, les territoires, le fait de les faire découvrir ensuite, les contacts humains) depuis tout gamin je suis assez attiré par la conduite des autocars. Evidemment au point de vue confort je bave plus sur le poste de conduite d'un Illiade que d'un S53M mais le plaisir de conduire un véhicule si élégant et si rare maintenant, à mon avis ça n'a pas de prix!
Voilà allez c'est à vous, je vous mets à contribution! 😏 (Si vous le voulez bien of course!) Dites-moi un peu ce que vous pensez de tout ça, je suis ouvert, je prends tous les conseils, toutes les critiques, je prends tout!
Merci d'avance à tous et au plaisir de vous lire très vite!
Bien cordialement!
Brett.
P.S: je me suis permis de poster dans cette section dans la mesure où j'y ai vu les autres discussion portant sur la reconversion d'autocars)
Quelle alimentation pour chiens trouve-t-on au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Maroc, en camping car, avec mon petit chien Shih Tzu, qui ne mange pas de croquettes. Trouve t on des boites dans les super marchés.
Ou vaut il mieux en enmenER
Avant de rentrer en France, a t on besoin d un certificat de bonne santé délivré par un vétérinaire au Maroc ?
Merci pour vos réponses