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Jordanie, entre Nature et Histoire English translation pending
by Grisemote · 2017-05-11 · 32 replies


Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/

Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .

C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.

Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.

Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.

Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.

Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).



Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)

Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.



De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.



Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.



La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.

L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !

Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.

Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.

Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture



Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.



Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.



La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.



Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.

C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.



Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.

Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.

Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.



Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles

Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !

Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie

De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.

Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....

Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.

J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!

Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.

JOUR 2

Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.



Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!



Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.



Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!



Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.



C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.



Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Tenues vestimentaires pour l'Inde du Nord English translation pending
by Domeugal · 2017-04-03 · 42 replies
bonsoir, nous partons mon mari et moi (60 ans)mi avril jusque début mai pour un périple en inde du nord( Delhi, Jaipur...Benares)bref le classic. Comme nous prenons un vol intérieur nous sommes limités en poids des bagages(15kgs /personne). 2 questions me taraudent, pouvons nous porter des bermudas jusqu'aux genoux , les épaules doivent elles être forcément couvertes , en dehors des visites de temples, j'entends bien!, est-il possible de donner son linge à laver dans les hôtels de moyenne gamme? Merci de votre retour sachant que jusqu'à présent nous avons toujours baroudé sans problème mais que pour ce voyage nous serons moins libres!! Au plaisir de vous lire
"Authenticité" et tourisme de masse English translation pending
by Djackx67 · 2017-03-25 · 189 replies
Bonjour, je me permet une petite réflexion suite aux posts de plus en plus nombreux de voyageurs qui semblent être , de plus en plus, en quête d'authenticité lors de leurs voyages. On se dit en permanence que voyager "hors des sentiers battus" nous permettrait de découvrir plus de culture et des gens plus authentiques. Eh bien pour ma part je pense que c'est un concept qui va bientôt devenir une mode touristique. Trouver de l'"authentique" selon moi dépend de l état d'esprit dans lequel on voyage. Je prend l'exemple de Bali, c'est a Kuta (endroit le plus touristique et le plus débauché de l'ile) que j'ai découvert le Bali authentique et traditionnel, la ou j'ai appris le plus sur la culture balinaise, les traditions, les cérémonies etc....(j'y suis resté 3 mois) .Je trouve, a titre personnel, que beaucoup trop de voyageurs cherchent à avoir l'authenticité d'un pays, d'une population, servi sur un plateau ( c'est un constat, pas une critique). Si on prend le temps de se poser un temps soit peu dans un lieu, même ultra touristique, et de discuter avec les gens, de s'attarder un peu, les locaux seront ravis de vous faire découvrir autres choses que les boites, la bintang et la plage (en parlant de Kuta). Je suis le premier a fustigé le tourisme de masse qui malheureusement défigure beaucoup de lieux, mais je suis heureux de constaté qu'en creusant un peu, le coté culturel demeure encore bien ancrée dans la population locale. Donc amis voyageurs, prenez un peu plus le temps de creuser votre sujet :) car l'authentique se cache partout, même dans les hauts lieux du tourisme. (je n'en dirais malheureusement pas autant pour ce qui est des paysages :( ......)

Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
Retour de 3 semaines en Afghanistan English translation pending
by Guyomic · 2016-11-14 · 32 replies
Bonjour.

Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.

Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.

Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument

Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer

Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul

Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.

Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.

Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.

Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir

Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.

Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.

Salam!
La Toscane... mais pas que...! English translation pending
by Vazyvite · 2016-10-31 · 267 replies
Bonjour M'sieurs-Dames,

Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !

Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.

Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.

Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

Où loger à Bagan English translation pending
by Djalma · 2016-09-02 · 27 replies
Bonjour Je compte aller de Yangon à Bagan par le train.Je sais que ce n'est pas le moyen le plus rapide ( 17h30 de trajet si tout se passe bien) mais si les trains birmans ressemblent un peu aux trains Indiens ( pour l'ambiance qui y règne) pour moi ça sera parfait. Une question : j'ai lu qu'à Bagan on pouvait loger à 3 endroits différents : Nyaung O0, Old Bagan ou new Bagan.Sachant que sur place je louerai un vélo pour visiter les environs y a-t-il un intérêt particulier ( autre que la distance) à loger à un endroit plutôt qu'un autre? Si vous avez une guesthouse que vous avez particulièrement appréciée n'hésitez pas à m'en faire part.
Retour des Philippines, été 2016 English translation pending
by Nimou74 · 2016-08-24 · 31 replies
Nous voici rentrés d'un petit périple classique de 4 semaines. Au programme: Nord Luzon, Palawan , Caminguin, Bantayan, Bohol. Ce fut un beau voyage, riche en rapports humains et jolis paysages qui nous ont fait oublier une série de désagréments ... Voyager aux Philippines en été n'est certes pas la meilleure solution mais étant enseignante je n'avais pas vraiment d'autres choix et puis on a eu de belles surprises parfois. Nous n'avons pas voyagé en mode "routard" cette fois-ci. J'avais même choisi d'assez beaux hôtels, parfois des transports privés. On vieillit 🤪... Arrivée à Manille le 22 juillet vers 13h: Nous avions fait le choix de nous rendre à Baguio directement plutôt que de passer une nuit à Manille et pour éviter d'y arriver dans la nuit, nous avions réservé un taxi qui nous attendait à l'aéroport. Nous n'avons pas regretté cette dépense (c'est cher !) car nous étions fatigués et nous avons mis... 3 heures à sortir de Manille ! 23 juillet: C'est le jour du départ vers Sagada, en bus cette fois-ci. C'est dans le taxi qui nous mène à la gare routière qu'arrive la 1ère mésaventure: J'y laisse mon sac avec passeport, clefs, lunettes et la bagatelle de 32000pesos ! Je ne m'en rends compte que dans le bus 5 minutes après le démarrage. Panique à bord ! On nous conduit au poste de police de Baguio. Je fais ma déposition qui ne servira pas à grand chose, sinon qu'à me procurer un certificat de perte nécessaire à l'obtention d'un laisser-passer auprès de l'ambassade à Manille. Et voilà qu'au lieu d'arriver tranquillement à Sagada, je me retrouve à passer la journée à téléphoner à l'ambassade, faire toutes les démarches nécessaires etc...Bref, pas trop le moral. En plus nous serons obligés d'écourter le séjour dans le nord Luzon pour nous rendre à l'ambassade avant de prendre l'avion pour Puerto Princessa le 28. 24 juillet: Nous décidons de prendre le bus pour Sagada où nous arrivons en tout début d'après-midi. Nous ne disposons maintenant plus que de très peu de temps pour faire des visites dans la région et pour nous Banaue est une priorité. Nous avions prévu de faire un trek de 2 jours dans les rizières, mais nous avons été obligés de "ratiboiser" le parcours pour retourner à Manille au lieu de rentrer tranquillement en bus de nuit 2 jours plus tard. C'est un peu au pas de course que nous ferons au final toutes les excursions prévues. Version "flash éclair" ! Nous nous rendons immédiatement à l'office de tourisme après avoir fait un "check in" hyper lent au Sanafe Lodge. On nous fournit un guide qui nous conduit aux cercueils suspendus dans l'après-midi et avec lui, nous négocions un transport privé pour nous conduire à Banaue le lendemain. 25 juillet: Il fait très beau 😎 . Nous arrivons aux "Banaue Terraces View Point" 2 heures plus tard et nous poursuivons vers Batad où nous faisons une petite rando de 4 h jusqu'à la cascade. Un peu speed mais ça se fait. Sans le contre temps du départ nous aurions passé une nuit à Batad avant de poursuivre le trek. Nous rentrons au Sanafe Lodge fourbus et je commence à me détendre enfin !





26 juillet Nous quittons le Sanafe Lodge pour refaire la même route qu'à l'aller mais avec une météo favorable. Cette route est de toute beauté . A Baguio, nous ne manquons pas de nous rendre au poste de police pour la énième fois et non ils n'ont pas de nouvelle... Nous prenons un bus Victory Liner pour rejoindre Manille. J'ai trouvé le trajet interminable ! Check in à l'hôtel Best Western plus à Makati que j'avais réservé sur internet à un prix abordable. Rien à redire. En plus il est près de l'ambassade. 27 juillet Journée passée à l'ambassade et visite de Makati. Un beau musée à recommander: Ayala Museum. Il y a une section sur l'histoire des philippines avec des maquettes. Très instructif, vraiment. 28 juillet On arrive à Puerto Princessa dans l'après-midi et nous filons directement à Sabang au très joli Daluyon Hotel que j'avais réservé pour 2 nuits. Les chambres des bungalows toutes en face de l'océan sont très élégantes et on y mange très bien en plus. Evidemment cela a un prix... 29 juillet Visite de la rivière souterraine. Alors là, c'est décevant. Cela dit, on ne s'attendait pas à quelque chose d'exceptionnel. La descente en "zipline" qu'on a faite après était bien plus sympa et surplombe une belle plage.

30 juillet Direction El Nido, ou plus exactement la plage au sud de Corong-Corong. On va s'installer au Las Cabanas Resort pour 5 nuits. C'est un peu long, mais nous voulions nous donner la chance de bénéficier, au moins une journée, de quelques rayons de soleil. Car nous sommes arrivés sous une pluie battante😠 31 juillet Météo pas terrible. Nous ne faisons rien d'exceptionnel ce jour là si ce n'est que de profiter de la magie du lieu et de nous rendre à El Nido. Je n'ai pas du tout aimé cette ville. L'hôtel Las Cabanas est cher pour les prestations offertes. 4000 pesos pour un bungalow sans eau chaude, sans frigidaire, sans clim. Mais bon, la situation est exceptionnelle et le personnel vraiment très sympa. La patronne peut sembler pour certains légèrement caractérielle, mais c'est ce qui fait son charme 😇. Nous l'avons trouvée très attachante. Dès notre arrivée, nous avons été invités à nous joindre aux invités d'un mariage et nous avons dîné et dansé tous ensemble. Vraiment on y a passé un bon moment, jusqu'à l'avant dernier jour... 1er août Il fait assez beau. On opte pour une combinaison des tours A et C avec "Salagane" dans un jet boat. Nous ne sommes que 5 au total avec des touristes exclusivement Philippins. Excursion géniale. On a adoré. Superbes paysages , joli snorkelling. Nous pique-niquons sur une plage paradisiaque.



2 août Je pars seule faire le tour B . J'ai été un peu déçue car j'ai trouvé les paysages moins beaux que ceux des tours A et C et surtout parce qu'il ne s'agissait pas du même type d'excursion. Grosse banka contenant au moins 25 touristes. Repas à bord où tout le monde s'agglutine autour d'un poisson à découper (si encore ils savaient s'y prendre !). J'ai bien aimé Snake Island même si nous n'y sommes restés que trop peu de temps. Le ciel est resté assez couvert.



Plage avant de rentrer à El Nido. Le temps s'éclaircit.



3 août: 2ème mésaventure. On avait prévu d'aller à Nacpan Beach au nord d'El Nido, mais j'étais nauséeuse dans la nuit. J'ai été ensuite prise d'une horrible dysenterie dans la matinée suivie de crampes douloureuses dans les membres. J'étais paralysée et ai dû me faire conduire à l'"hôpital d'El Nido.

Au bout de 6 heures sous perf, j'allais mieux et suis rentrée à l'hôtel. Dommage car il faisait grand beau. Mais on a profité des paysages autour de l'hôtel.



4 août Direction aéroport de Puerto Princessa. Vol pour Cebu en fin d'après-midi avec Cebu Pacific. Je précise au passage que j'avais réservé un vol El Nido/ Cebu avec Swift air car il y avait une promo intéressante mais j'ai été informée quelques semaines plus tard que le vol était annulé... Prudence donc. Mieux vaut choisir une compagnie fiable comme Cebu Pacific que je recommande au passage. Nuit au Cown Regency suites à Mactan. Très bien et pas cher.

La suite dans les Visayas arrive...🙂

5 août Réveil difficile aux aurores car notre avion pour Caminguin décolle à 6h15 ! On récupère nos bagages et allons nous installer à l'Agohay Villa Forte au nord de l'île. Petit resort très agréable à prix raisonnable(1950pesos). La journée sera consacrée au repos. On fait une promenade dans les environs. L'île a un certain charme, même si le sable est noir. Si le temps était clément, on ferait bien une randonnée dans ces volcans...

Maroc, Rabat: apéritifs English translation pending
by Charlestu · 2016-08-17 · 10 replies
Bonjour,

Ma femme et moi même vennons d'arriver à Rabat. jeune couple en année sabbatique, nous allons rester quelques mois dans cette super ville. Nous savons que le sujet est un peu compliqué, mais en bon Bèlges (et Français) que nous sommes, nous cherchons de quoi nous offrir quelques apéritifs... alcoolisés. Nous savons que c'est délicat ici et ne savons pas trop où ni à qui demander. Il doit bien y avoir une enseigne ou deux qui propose de la bière ou autre à Rabat (centre ville) ? Si quelqu'un peu nous orienter... merci à vous.
Au Coeur du Pays Sherpa, de Khandbari à Phaplu en passant par Dudh Kund English translation pending
by Gazipach9 · 2016-07-11 · 1 reply
Du 13 au 27 Mai 2016 Les détails concernant ce trek, notamment waypoints, traces, autres photos, figurent dans https://jeanfrancoisdeleval.com/2016/06/20/au-coeur-du-pays-sherpa-de-khandbari-a-phaplu-en-passant-par-dudh-kund/

Impressions Générales Cette aventure dans les montagnes avait quelques ambitions:

partir de Khanbari, la grande ville du district du Sankuwasabha au Nord Est du Népal, pour joindre le Solu afin de revenir à Kathmandu par Salleri en jeep. Faire une ou deux antennes, selon nos formes physiques, vers le Kongde et vers Dudh Kund pour tenter l'ascension d'un petit 6000.

Mais il faut, pour cela, accumuler les nombreuses montées : 13 877 mètres cumulés, plus de 44 tours Eiffel et descentes, parfois vertigineuses, que compte ce trek. Nous avions négligé les efforts qu'il faudrait déployer pour entrer dans le Solukhumbu, au coeur du Pays Sherpa. Le beau temps ne sera pas toujours au rendez-vous et la pluie nous empêchera de bénéficier, parfois, des beaux panoramas. Porter la tente, le brûleur, l'essence et la nourriture sur tous le trajet est payer un lourd tribu pour trois petit jours d'autonomie. La liberté n'a pas de prix et nous serons récompensés par les paysages grandioses de Dudh Kund. Les nuages de basse altitude condamneront malheureusement toute tentative d'ascension. Partie remise! Les nombreuses forêts de rhododendrons traversées laissent augurer un spectacle multicolore au printemps. Cette période est à privilégier sans hésitation! Pour autant, ces 15 jours nous auront permis de découvrir de magnifiques villages, hors des grandes routes, dans des conditions sommaires parfois, mais toujours accueillis avec de larges sourires et ce sens de l'hospitalité des gens qui ne connaissent pas le superflu.

Accès et Budget Oman Air est le mieux-disant et le moins-disant cette année avec un aller retour pour 475€ (jusqu'où ira-t-on!) avec un bon service et des escales courtes. Vol intérieur pour Tumlingtar avec Yeti Airlines à 123 USD l'aller simple. Sans problème. Retour sur Kathmandu de Phaplu en jeep. 11 heures de route, 1500Rs/personne. Départ à 5h30. Achat des places la veille dans le lodge proche de l'aéroport. La route est fort belle sur une bonne part du trajet. On arrive (on doit partir aussi du même endroit) au point 27.718078 85.347132 , proche de l'aéroport et du Buddhanath. Conseil: acheter 1 place supplémentaire pour éviter d'être à 4 sur une banquette de 3. Moins de 900€ dépensés sur 30 jours, souvenirs compris. Compter entre 1500 et 4000Rs par jour à deux. Les prix indiqués dans le journal de bord seront généralement donnés pour deux personnes.

Situation Agenda Journal de Bord

Vendredi 13 Mai, de Khandbari à Chalise (970m) Ce n'est pas si simple de sortir d'une ville à pied, même avec le GPS. Nos amis de Khandbari nous ont bien proposé de nous mettre sur le bon chemin. Mais c'est une question de fierté... Nous voulons surtout nous évader au petit matin pour marcher le plus possible sans pluie. Après quelques hésitations, nous entamons la grande descente vers l'Arun. Nous rejoignons une piste qui doit lier Tumlingtar à l'amont de l'Arun, sur la berge opposée à Kattike, juste avant le pont de singe qui relie à ce village). Nous traversons de très beaux villages et il n'est pas rare de trouver de petits restaurants. Il commence à tomber une pluie fine vers 9h30 qui s'arrête assez rapidement. Le chemin est agréable et nous déjeunons à Kattike, de l'autre côté de l'Arun. Nous y apprenons qu'il y aurait 3 jeeps par jour jusqu'à Ghote bazar (aller simple à 500 Rs?). Les seules jeeps que nous voyons ont le capot grand ouvert et semblent avoir rendu l'âme. On ne sait d'ailleurs pas d'où elles viennent. Nous continuons à pied et, comme toujours lorsqu'une route vient d'être ouverte, la piste est difficile à trouver. Suivre la route reviendrait à faire des détours considérables. Nous franchissons un col imprévu à 928m. Nous n'avons pas trouvé d'alternative, celle notamment qui était réputée suivre les cours de l'Arun puis de l'Irkuwa khola. Nous nous arrêtons à Chalise. La première maison, à l'entrée du petit village, nous offre l'hospitalité. Il n'y a pas de guesthouse par ici. Nous faisons une toilette sommaire avec le petit tuyau d'eau souffreteux, dans le jardin, au diable notre stupide pudeur! Et ce soir, ce sera bien sûr dalbath. (800Rs avec la nuitée et thé tibétain)

Samedi 14 Mai, de Chalise à Tendo (1372 m) Il a plu une bonne partie de la nuit et ce n'est qu'au lever du jour que le tambourinement des gouttes sur les tôles du toit s'est tu. Il fait beau au lever. Nous avons droit au thé tibétain pour le petit déjeuner et nous finissons les restes de la veille: bananes et rootis. Le chemin monte d'abord régulièrement. Il faut prendre garde à couper la nouvelle route aux bons moments pour éviter les rallonges interminables. Nous arrivons assez vite au village qui précède Gothe bazar, Tabutar. C'est en fait le terminus actuel des véhicules à 4 roues. Nous sommes heureux de quitter cette sorte de civilisation. Il y a une guesthouse sympathique à Gothe bazar, c'est la première depuis Kattike. Après Gothe bazar, la voie se rétrécie pour devenir un étroit chemin. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre un thé ou un jus de mangue dans des petits estaminets. Nous arrivons à Tendo sous un déluge de pluie. Heureusement, nous trouvons une bonne âme pour nous accueillir car il n'y a pas de guesthouse dans ce village.

Dimanche 15 Mai, de Tendo à Djobari (2215 m) Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Nous ne nous hâtons pas. De plus, nous sommes lessivés par les deux jours de marche précédents. La pluie s'arrête pendant le petit déjeuner (thé et biscuits). Nous mettons moins d'une heure et demi pour rejoindre Phedi où il y a deux lodges à l'entrée du village. Nous ne prenons pas la précaution de remplir nos gourdes d'eau avant la grande montée et nous devrons quémander un litre d'eau dans une maison isolée. Nous arrivons à Djobari fort tôt mais nous décidons de prendre du repos dans un petit lodge dont il faut retrouver le propriétaire avant de pouvoir s'installer. Nous nous récompensons des efforts de la matinée avec une bière et des biscuits en guise de déjeuner. L'école est en reconstruction juste à côté du lodge. Les dégâts sont probablement une conséquence du tremblement de terre d'Avril 2015. Beaucoup de maisons sont endommagées, cadenassées ou en reconstruction sur la route. Les villageois remontent la charpente pendant que les enfants suivent leurs cours dans un bâtiment provisoire. La classe est perturbée par notre arrivée et nous nous transformons en distraction locale et improvisée.

Lundi 16 Mai, de Djobari à Salpa (3357m) Il fait plutôt beau ce matin et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner de thé et biscuits achetés au magasin du lodge. Je paie 1800Rs pour l'ensemble nuit, bière, dalbath avec esprit de pomme, biscuits, jus de mangue et thés. Le village s'étend en hauteur et nous découvrons un autre lodge, plus centré, avec un vrai restaurant. Nous ne trouverons plus de point d'eau courante jusque Salpa. En effet, nous passons par des crêtes et la terre devient sablonneuse. A mi chemin (lieu dit Kharka sur la carte), nous dévions sur la droite, selon les conseils de plusieurs passants et contre l'indication du GPS. Cette déviation nous fait passer par le lac alors que la carte prévoit qu'il est en retrait de la voie principale. Celle-ci a peut-être disparue dans un éboulement? Un orage nous surprend au début de la déviation et nous avons juste le temps de nous protéger dans une cabane-étable. Nous hésitons entre revenir vers le village abandonné qui précède ou tenter notre chance vers le lac pour camper, à moins d'un kilomètre théoriquement. Nous traversons une impressionnante forêt de rhododendrons. Certains sont encore en fleurs. Le spectacle doit être magique au printemps. Nous n'avons plus qu'un litre d'eau et nous découvrons, à la place du lac, une cuvette totalement sèche sur un lit sablonneux avec quelques cabanes. Il est presque 15h. Impossible de rester. Un passant nous indique que Salpa est juste de l'autre côté d'un col presque vertical. Nous voilà repartis. Contre les indications du GPS, le lac se trouve de l'autre côté du col, atteint en une demi heure. Il est encaissé et n'offre aucun panorama. Des ouvriers travaillent à l'aménagement de ses berges sacrées. Il est envahi par les brumes et ne donne pas envie d'y établir un campement. Nous découvrons Salpa, assis sur une crête. Le village semble abandonné et il n'y a pas davantage d'eau courante. Salpa semble avoir pour vocation unique d'accueillir les pèlerins. Il y a heureusement une bâtisse ouverte. La propriétaire nous offre le gite dans une remise très sommaire où s'entasseront des porteurs et sa famille au cours de la nuit.

Mardi 17 Mai, de Salpa à Gudel (1975 m) La nuit a été entrecoupée d'arrivées bruyantes de porteurs. Nous avons renoncé aux blanquettes, franchement poisseuses. La propriétaire qui reste une femme d'affaire malgré la crasse ambiante nous réclame 1800Rs dont 1200Rs pour le dalbath! Alertés par des sons plus ou moins concordants, nous assistons au petit matin à une procession partant du grand gompa face au lodge, conduite par un jeune homme coiffé de plumes et soi-disant en transe. Peu importe! Je suis surpris de voir les pèlerins le prendre en vidéo et en photos. Je ne fais rien d'autre. Vive la religiosité lorsqu'elle n'incite ni à la haine ni à la violence! Il n'a pas été question de la moindre toilette à Salpa et nous nous arrêtons près d'un torrent pour nous laver et faire une petite lessive. wp68. Le soleil est de la partie pour notre bonheur. Ce versant est aussi très bucolique, tapissé de rhododendrons. Un panneau rouillé indique Sanam et une habitante nous recommande de poursuivre la route dans cette direction. Nous préférons continuer par la vallée pour éviter un nouveau col, inutile. Le chemin de la vallée est moins emprunté et plus difficile à suivre. Le temps reste beau jusque 14h30, au moment où un chilien nous double comme un bolide. C'est notre premier trekkeur en 4 jours et même le premier depuis que nous sommes dans le Makalu. L'orage arrive pendant que nous devisons. Les ponchos, fréquemment utilisés jusque là, sont inutiles du fait des bourrasques de vent. Il est bien temps d'arriver à Gudel avant d'être trempés. Le lodge qui s'offre à nous, Kopila Guesthouse, est d'une propreté remarquable. Du jamais vu!

Mercredi 18 Mai de Gudel à Khiraule (2539 m) Tout a bien commencé avec un petit déjeuner digne du Khumbu. Sylvie est frappée brutalement par une tourista alors que nous avons à peine entamé la descente. Nous nous arrêtons en urgence. Le rythme de la marche s'en ressentira dans la journée. Nous attaquons le versant opposé en abandonnant le chemin principal pour éviter le centre de Gudel en déviant franchement sur la gauche. La traversée des petits hameaux est fort sympathique mais le chemin se perd souvent dans les terrasses des champs. Nous demandons plusieurs fois notre direction aux habitants, un peu surpris de nous voir passer là... Nous nous arrêtons dans un lodge superbe, aux bois cirés pour le déjeuner Panch Pokhari Lodge wp71 . Nous prenons notre temps (1h30) pour bien apprécier ces lieux luxueux. Nous sommes loin des haltes sommaires du Makalu. Nous reprenons notre interminable montée vers Khiraule. lentement et en goûtant la tranquillité et le charme bucolique de la région. Un petit paradis s'ouvre à nous et nous nous arrêtons plus souvent que pour récupérer notre souffle, pour profiter de ce que nous offre le chemin. C'est fort tard que nous arrivons au lodge indiqué à plusieurs reprises par les habitants. Il jouxte un temple au temenos circulaire, composé de manis et bordé de grands pins. Magnifique! La nuit est tombée lorsque nous sortons de la salle à manger, repu de dalbath et de raksi. Le panorama, aussi loin que se portent nos regards, est tapissé de petites lumières, autant de maisons, comme les étoiles, innombrables. Les lieux sont silencieux et respirent la sérénité. Nous ne sommes pas montés pour rien. La nuit est un peu chère, 500Rs, mais quand on est aux portes du Paradis, on ne compte pas.

Jeudi 19 Mai, de Khiraule à Inkhu khola (1982 m) Il a plu une bonne partie de la nuit après la journée ensoleillée d'hier. Il fait gris ce matin et il nous faut rejoindre les deux stupas impressionnants qui gardent le col. Nous traversons des nappes de brouillard. La descente vers Inkhu khola est difficile. Nous traversons Nadjingsur un plateau qui possède trois lodges corrects. Nous arrivons au pont vers 15 heures et nous n'avons pas le courage de remonter 700m pour atteindre Sibuje. Nous trouvons un lodge rustique juste après le pont mais qui possède une douche! (1800Rs diner, nuité, petit déjeuner) Les gorges de l'Inkhu khola sont spectaculaires. Le temps est malheureusement fort nuageux et les averses commencent à tomber à partir de 16 heures.

Vendredi 20 Mai, de l'Inkhu khola à Panggom (2900m) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Les ponchos n'ont jamais autant servi! Nous nous arrêtons à Sibuje dans le brouillard pour le déjeuner à 10h50. La montée nous a épuisés alors que nous ne sommes qu'à mi hauteur. Nous nous restaurons d'une soupe au nouilles, d'une omelette et de thé (800Rs). Ces arrêts sont autant d'occasions de partager la vie quotidienne des familles népalaises. Une averse nous coince une bonne heure. Nous repartons dans le brouillard. Il y a des lodges de bon standing. Une averse nous surprend de nouveau et c'est sous les ponchos que nous continuons... Un chemin indique "Pangome Gompa" et nous tentons d'y aller, contre les indications du GPS. Nous rebroussons chemin car nous n'avons pas idée où il peut nous mener. On découvrira ce Gompa sur une hauteur en arrivant à Panggom. Un chemin y conduit. Il était donc possible d'emprunter la bifurcation pour passer par le gompa tout en rejoignant Panggom. Le lodge (Himalaya Trekkers) qui nous accueille est neuf et bien entretenu. Il possède même une douche chaude! Bon dalbath et excellent raksi à base de millet, "barli" et coing? diurétique en tous cas! 2000Rs pour le dîner la nuitée et le petit déjeuner. Une soirée dansante se prépare avec des filles assez délurées. Nous sommes prévenus mais nous ne sommes pas invités! Dans un si petit village, cela paraît étonnant. Ces filles sont probablement accueillies dans un hostel attenant au lodge. Il est aussi probable qu'elles aillent dans une école Hillary. Sa fondation en a créées beaucoup dans la région. Dans ce cas, on peut affirmer que c'est une grande réussite.

Samedi 21 Mai, De Panggom à Jubhing (1656 m) Nous puisons dans nos réserves pour le petit déjeuner car la gérante a des messages à envoyer et n'a pas trop le temps de s'occuper de nous... Alors que nous étions déjà parti vers Bupsa, elle nous indique, d'une fenêtre de son lodge, un autre chemin pour aller vers Taksindu. Nous n'en tenons pas compte. La descente se transforme bientôt en montée assez raide, illogique puisque nous devons rejoindre la vallée. Sylvie se prend un pied dans une racine alors qu'elle glisse. Toute sa jambe retient son poids et celui de son sac en torsion. La première douleur passée, toute la jambe reste endolorie. Elle décide de repartir lentement et en boitant. Je prends son sac. Nous sommes heureusement proches de Bupsa. La route vers Bupsa conduit à Lukla et Namche. C'est un grand détour pour aller vers Taksindu car il faut inutilement plonger dans la vallée de Kharikhola. Nous nous arrêtons dans le premier lodge, très propre. Le propriétaire nous donne une pommade anti inflammatoire et nous recommande de ne plus faire d'effort aujourd'hui. Repas 850Rs. Le genoux allant mieux, nous repartons vers Taksindu sur la piste importante qui conduit de Jiri et Phaplu à Namche. Les convois de mulets sont presque discontinus. Le chemin est tapissé de crottin pestilentiel et glissant. Il faut parfois repousser les bêtes avec le bâton pour ne pas se faire bousculer. Pour ne rien gâcher, c'est une fête nationale bouddhiste aujourd'hui. Des discours répétitifs, diffusés par haut-parleurs, nous accompagnent une grande partie de l'après-midi. Nous nous arrêtons à Jubhing. Les lodges, ici, n'ont plus la qualité de ceux rencontrés depuis quelques jours.

Dimanche 22 Mai, de Jubhing à Nunthala (2198 m) wp80 La journée précédente nous a coûté 1250 Rs déjeuner et 1650 Rs nuit et dîner. la moyenne des dépenses s'établit 25-26€/jour Le ciel est bien dégagé ce matin et nous pouvons apercevoir quelques hauts sommets du Khumbu. La marche commence pour une descente peu commode dans le crottin de mulets vers la Dudh khola. Puis commence la montée sous le soleil qui nous scie les jambes. Le genoux de Sylvie va mieux. Nous arrivons à Nunthala pour déjeuner (superbe Himalayan Trekker Lodge). Le village est particulièrement beau et propre. Pour un peu, on se croirait en Suisse. Les gens sont souriants et cela nous donne envie de rester. La décision est prise après le déjeuner: après midi de repos avant les 4 prochains jours de montée. Nous vaquons dans la rue principale et reprenons nos forces.

Lundi 23 Mai, de Nunthala à Taksindu la (3053 m) Est-ce que Nunthala est dotée d'une Hillary School? De grands bâtiments surplombent le village, comme nous en avions vus à Panggom. Nous montons sans difficulté en comparaison d'hier. Le soleil est tamisé d'une légère brume. Le panorama est malheureusement bouché partiellement par les nuages. La vue reste magnifique. Après enquête à Taksindu, nous décidons de poursuivre jusqu'à Taksindu la où se trouve un lodge récent et point de départ pour Dudh Kund, le lac de lait. Nous sommes dans la brume maintenant et Sylvie mangerait un poulet même avec ses plumes (dit-elle). Nouvelle après midi de repos dans un lodge bien confortable.

Mardi 24 Mai, de Taksindu la à Camp 1 (3884 m) wp 81 Le départ se fait dans le brouillard. Sylvie bougonne car elle ne voulait pas partir par ce mauvais temps. J'espère qu'il se lève avec l'ascension. Le chemin est très bucolique et bien marqué. Il traverse une belle forêt de rhododendrons dans la première partie qui devient mixte ensuite. Nous déjeunons lorsque deux népalais nous doublent: ils rejoignent un campement de hauts pâturages. Ce sont les seuls humains que nous croiserons au cours de ces trois jours. Il se met à pleuvoir par intermittence vers 14 heures. Nous découvrons de beaux massifs de rhododendrons jaunes, encore bien fleuris à ces altitudes. Nous avons fait à peu près la moitié du chemin jusque Dudh Kund quand nous trouvons un lieu correct pour un campement. Il pleut toujours et nous montons la tente dans des conditions difficiles. Il nous faudra nous contenter de l'eau qu'il nous reste car nous n'avons pas encore trouvé de source sur le chemin.

Mercredi 25 Mai, de Camp 1 à Dudh Kund pokhari (4626 m) La pluie s'était arrêtée dans la nuit pour reprendre de plus belle. Elle est accompagnée de rafales de vent et de neige. C'est une vraie tempête. La température chute brutalement. Nous craignons que la tente ne s'envole et que les sacs, protégés par les ponchos, ne tombent dans le ravin. Je me lève avant le lever du jour pour vérifier l'installation. Le spectacle est dantesque avec un quartier de lune et quelques étoiles apparentes dans des pans de ciel dégagé, et, au loin, les grands massifs maintenant découverts, surplombés d'une couche noire, inquiétante. J'enlève la neige qui s'accumule sur le double toit, faisant se toucher les deux parois. Je me recouche en espérant que la tempête cesse rapidement. Lorsque le temps se calme, le ciel est totalement nettoyé. Un tapis de neige recouvre les alentours. Après le petit déjeuner, Sylvie n'est pas convaincue de continuer. J'ai décidé de continuer coûte que coûte, maintenant si près du but. Elle devrait alors descendre seule jusqu'à Taksindu la. La perspective de la traversée de la forêt lui fait changer d'avis. Sylvie est particulièrement lente et je commence à douter de nos capacités à parvenir au lac aujourd'hui. Je décide de porter son sac. Je monte sur un dénivelé de 500m environ avec 28 kg et quelques crampes me feront souffrir à l'étape! Le temps se bouche rapidement avec la montée des brumes provoquées par la chaleur des premiers rayons du soleil. Il se met à neiger mais il n'y a pas d'orage. La brume se retire de temps en temps pour nous faire apercevoir des sommets majestueux et des falaises gigantesques, si proches maintenant. Nous arrivons à Dudh Kund exténués. Surprise! il n'y a pas de lac mais un alignement de murs bas. J'avais oublié que le lac est plus au Nord. Il faut continuer... Le lac lui-même est plus petit que je ne pensais. Son niveau a beaucoup baissé à voir les différentes strates laissées sur ses berges. Les massifs se découvrent par intermittence. Nous installons la tente sur une étendue de sable fin.

Jeudi 26 Mai, de Dudh Kund à Taksindu la Les montagnes ne sont pas apparues le soir et il a neigé cette nuit. La température reste cependant trop élevée pour avoir un temps clair et sec. Nous faisons sécher les sacs et les affaires aux timides rayons du soleil matinal. Je me promène pour capter les rares moments où les paysages se découvrent. L'endroit est splendide. Je ramasse quelques vieilles pièces de monnaie J'en profite pour repérer les passages possibles pour monter sur une crête ou sur un sommet. Ce sera peine perdue pour cette fois-ci: le temps est beaucoup trop instable pour pouvoir continuer. Le temps se gâte rapidement. Nous nous décidons à redescendre dans le brouillard et sous la pluie intermittente. Nous sommes heureux de retrouver le lodge de Taksindu la.

Vendredi 27 Mai, de Taksindu la à Phaplu (2490 m) Nous prenons notre temps ce matin. Il y a du soleil même si les massifs sont déjà dans les nuages. Nous n'avons pas de regret d'avoir abrégé notre séjour là haut. La route est carrossable à partir de Taksindu la, au moins par les tracteurs et les motos. Il faut faire attention de ne pas quitter la piste qu'elle coupe fréquemment pour éviter de monstrueux détours. Le chemin traverse de très jolies forêts de pins centenaires. Le trek s'achève à Phaplu, ville un peu glauque, comme toutes les villes frontière. Nous réservons la jeep du retour dans le lodge. Rendez-vous à 5h pour un départ ponctuel à 5h30.
Le sud de la Birmanie à vélo English translation pending
by Pilan · 2016-06-26 · 47 replies
Bonjour, Nous projetons en janvier 2017 un voyage en vélo de Rangoon vers le sud de la Birmanie pour rejoindre le sud de la Thaïlande à Ranong. Si quelqu'un à déjà fait ce trajet ou à des informations merci de nous contacter. Cordialement, Pilan
Traversée des Carpates seule English translation pending
by Juliemick · 2016-05-24 · 28 replies
Bonjour,

Après la traversée des Alpes l'été dernier, Je prépare actuellement la traversée - en partie- des Carpates. J'ai 4 semaines de mi juillet- mi aout et je pars seule. Je pense partir de Cracovie. Pour le retour, on verra jusqu'où mes jambes me porteront! :)

Je recherche donc des infos pour préparer cela au mieux. J'aimerais en savoir plus sur le balisage, les cartes (où les trouvez en France? Lesquelles?), les refuges (Prix? Où?), le camping sauvage (notamment pour une femme seule), le niveau des difficultés ( j'ai lu qu'il y avait des passages avec câbles et mains courantes... mais ça reste vague!).

Merci d'avance pour votre aide et vos retours d'expérience!

Julie
Les pires endroits de Thaïlande English translation pending
by Philgbo · 2016-05-04 · 412 replies
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.

- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛

Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Cambodge - Laos - Vietnam: aspects de voyage English translation pending
by Rirous74 · 2016-04-26 · 32 replies
Bonjour à tous, J’ai l’intention d’aller en Asie dans l’année prochaine. J’aimerais faire donc une discussion sur les aspects de voyage au Cambodge, Vietnam et au Laos. Auriez-vous d’expériences, pourriez-vous me les partager et tout le monde ?

Merci beaucoup !

Eric
Itinéraire en Thaïlande, avril 2016 (urgent) English translation pending
by Caribouu · 2016-03-23 · 24 replies
Bonjour, nous sommes a 15 jours du voyage et je ne sais pas si notre itinéraire tient la route.

11/04: Arrivée Aeroport phuket à 8h30 , ferry de 11h30 ? , après midi plage Koh phi phi 12/04: Koh phi phi 13/04: Koh phi phi 14/04: koh phi phi 15/04: Koh phi phi 16/04: départ koh phi phi a 10h pour krabi? > après midi railey beach> montée tiger cave temple 17/04: railey beach 18/04: Transfet le matin krabi-khao sok à 8 h ?(2h00?) > aller au view point de Khao sok et balade éléphant 19/04: Khao sok > départ 17h00 pour surath thani 20/04: vol surath thani bangkok a 8h00> bangkok 21/04: Bangkok 22/04: Ayuthaya 23/03 : Amphawa 24/04 : départ

ou 2 ème itinéraire

11/04: Arrivée Aeroport phuket à 8h30 , ferry de 11h30 ? , après midi plage Koh phi phi 12/04: Koh phi phi 13/04: Koh phi phi 14/04: koh phi phi 15/04: Koh phi phi> Fin de matinée ferry pour krabi 16/04: Krabi Town 17/04: railey beach 18/04: Transfet le matin krabi-khao sok à 8 h ?(2h00?) > aller au view point de Khao sok et balade éléphant 19/04: Khao sok > départ 17h00 pour surath thani 20/04: vol surath thani bangkok a 8h00> bangkok 21/04: Bangkok 22/04: Ayuthaya 23/03 : Amphawa 24/04 : départ

Merci d'avance
Air Madagascar: dédommagement English translation pending
by Igno · 2016-01-11 · 31 replies
Bonjour

Je ne sais pas si le sujet a été abordé mais quelle sont les formalités à remplir pour faire une demande de dédomagement pour retard et annulation de vol? j'étais jusque là compatissant avec cette compagnie mais depuis que je sais les tapis rouge qu'elle déroule pour certains, je ne le suis plus.

Merci de me communiquer si un lien existe
Discussion du concours photo décembre 2015: "L'attente" English translation pending
by Eversmile · 2015-12-01 · 211 replies
Ici, vous êtes bien sur le fil de discussion pour le concours photo de décembre 2015 ayant pour thème : " L'attente " …

Un jardin intérieur où patienter avant l'heure fatidique du vote...

En comptant sur vous pour garder ce lieu serein quelles que soient les questions, commentaires, polémiques, photos hors concours et délires en tous genres …
Le Burkina Faso en mission solidaire English translation pending
by Bergamote16 · 2015-11-06 · 73 replies
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...

Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !

Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.

Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.

Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.



Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...





Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !

Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...

Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !



Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.

Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...

Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !

Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.

Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA



Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.



En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.

En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.

Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?

Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Un mois en Asie: du nord-ouest du Vietnam au Cambodge English translation pending
by Babadelyon · 2015-09-30 · 23 replies
Bonjour,

Nous avons effectué un magnifique voyage de plus de quatre semaines au Vietnam et au Cambodge, du 6 août au 2 septembre 2014. Voici un petit compte-rendu. Les grands moments de ce voyage furent les paysages de rizières en terrasses en dormant dans diverses ethnies des montagnes du nord-ouest du Vietnam, notre croisière en jonque privée dans les baies d'Halong et de Tu Long et se balader en scooter à Kep et à Kampot. Nous avons choisi cette période afin de voir les rizières vertes, de trouver un compromis par rapport à l'ensemble du pays et aussi parce que ça nous arrangeait ! Nous n'avons pas été déçus du tout et avons eu un temps impeccable ! Globalement, nous avons toujours été bien accueillis avec le sourire au Vietnam comme au Cambodge. Il se peut que nous ayons payé un peu plus cher ici ou là sur quelque produit ou service, mais cela portait sur des sommes dérisoires qui correspondent à quelques centimes chez nous. Nous avions choisi de faire un tour au nord-ouest avec des randonnées et nuits chez l'habitant vers Mu Cang Chai et Sapa à l'aide d'un guide et d'un chauffeur afin d'aller dans des zones reculées, ce que nous n'aurions pas pu faire tout seul. Après beaucoup de recherches, nous avons finalement sélectionné l'agence Acacia Voyage (
http://acaciavoyage.com/) que nous recommandons vivement. Nous sommes partis 5 jours avec Luong notre guide qui nous avait concocté un super périple et nous a expliqué des tras de choses sur son pays. Nous n'aurions pas partagé tous ces bons moments et fait autant de découvertes sans lui.

6 août : TGV Lyon-Paris, Vol Paris-Hanoï avec Vietnam Airlines. Sans encombre.

7 août : Arrivés à l'aéroport d'Hanoï, on découvre les formalités pour le visa : on donne la lettre d'invitation à un fonctionnaire d'état qui la transmet à un autre qui saisit, puis un qui vérifie, puis un qui met le tampon, puis un qui nous appelle, et le dernier qui récolte l'argent. Tout ça surveillé par le chef… Après avoir acheté une carte Sim à l'aéroport (très rentable), on décide de prendre le minibus pour rejoindre la ville. Nous avions réservé le Golden Sun Villa Hotel, près du lac de Hoan Kiem.



Après une bonne douche, on file se balader et manger notre premier pho dans une échope de rue ! Un régal ! Nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu : les ferblantiers, les soieries, les forgerons, les échelles de bambou, ... Le trafic est intense, les klaxons envahissants, c'est un méli-mélo de 2-roues, cyclo-pousse, piétons, ...mais quel dépaysement !





En fin d'après-midi, nous filons voir le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies.

8 août : Nous retrouvons Luong (notre guide) et Cuong (notre chauffeur) à l'hôtel et prenons la route de Duong Lam, village ancien typique, conservé et restauré régulièrement par l'état. Les maisons ont 150 ans, les cours servent au séchage du riz, aux mariages ou enterrements. Luong nous explique les traditions familiales et nous fait visiter la maison communale, la pagode et le temple et nous emmène faire un tour en vélo.









Nous reprenons la route 32 vers Nguya Lo en passant par Yen Chai. Sur la route, nous découvrons le fleuve rouge, des H'mongs et des Tays, des maisons sur pilotis…



Premier voyage au Japon English translation pending
by Melou01 · 2015-08-27 · 17 replies
Bonjour à tous!

J'envisage de partir au Japon (d'ici 1 an ou 2).. la date reste à déterminer! Ce serait pour un voyage d'une dizaine de jours (entre 10 et 15). J'aimerai vraiment pouvoir visiter un maximum de choses sans non plus être crevée dès le 3ème jour. Je me pose un tas de questions et c'est pour cela que je m'y prends tôt!

Quels sont les lieux incontournables pour un premier voyage d'après vous? Où loger pour être au cœur de la culture japonaise? Ne connaissant pas du tout ce pays, est-ce mieux de programmer son voyage seul ou de payer un circuit "préparé" avec guide. Un circuit préparé ne me tente pas plus que ça mais je me dis que pour un premier voyage ça pourrait être une possibilité J'aurai tellement peur de me perdre ^^

J'attends vos avis 😉 Merci d'avance!
Inondations en Birmanie English translation pending
by Kristofe · 2015-08-02 · 42 replies
Bonjour,

A tous ceux qui s'apprêtent à partir en Birmanie, sachez qu'actuellement que nombreuses régions du pays sont inondées avec des conséquences dramatiques à la clef pour les locaux : pénurie de nourriture et d'eau potable, de nombreuses victimes, des sans abris... Les zones les plus touchées se trouvent à l'ouest du pays, l'Arakan et l'état Chin, mais aussi la région de Sagaing plus au nord, le secteur de Magway et des zones de proches de Bagan et Monywa.
2 parcours de 10 jours aux Philippines English translation pending
by Hhpsx · 2015-07-17 · 10 replies
Bonjour,

Je pars avec ma compagne (pinay) le 26/07 pour les Phils (et repars le 20/08) et suis en train d'éplucher le Lonely Planet, (j'en suis à la moitié à peine) et ai besoin de conseils tellement il y a d'endroits, iles à visiter.

Gros problème, à mi-séjour, du 7 au 10/11, je dois être à Tuguegarao pour un anniversaire. Du coup, ça casse le séjour et je dois envisager 2 parcours d'une 10aine de jours chacun.

Voilà pêle mêle les endroits que j'aimerais visiter : 1 er parcours : depuis Manille, direction Dumaguete (très sympa selon LP), Bais city (pour voir baleines et dauphins), l'ile d'Apo (peut être trôt orienté plongée pour ma compagne), Siquijor (car peu touristique), Oslob sans faute (pour les requins baleine), direction Cebu pour prendre un avion pour Camiguin, puis retour sur Manille (en passant par Cagayan de Oro ou repassant par Cebu sic).

2ème parcours (au stade plus expérimental et plus compliqué) : Partir de Manille en bus, aller à Tagaytay pour voir le lac Tahal, puis bateau pour Puerto Galera. Si possible aller à Apo reef, puis après je sais pas trop, mais j'aimerais bien aller sur l'ile Romblon au dessus de Boracay (car à l'opposé de Boracay) et pourquoi pas aller sur l'ile voisine Sibuyan. Puis retourner sur Manille (en passant par Kalibo ?).

J'ai volontairement supprimé Bohol, Palawan et les rizières en terrasse de Banawe car déjà fait l'année dernière. J'aurais voulu aller dans la régon de Bicol (pour la nourriture), mais trop compliqué et lointain à mon sens.

Bref, j'attends les retours d'experts, conseils et suggestions.

Merci d'avance
Transport d'Hampi à Hassan English translation pending
by Haircer · 2015-07-13 · 33 replies
Bonjour,

j'ai lu sur un message de Voyage forum qu'il y avait une liaison en bus le matin Hampi - Hospet- Hassan. Mais ce message date de 2005 et je me demande s'il est encore d'actualité car lorsque je consulte Internet je ne vois aucune liaison de ce type.

Si un voyageur a des infos sur cette liaison, je suis preneur car actuellement je galère pour trouver un moyen de relier Hassan à partir d'Hampi

Merci
Journées plage sans se faire voler à Cuba English translation pending
by Neosaori · 2015-07-05 · 48 replies
Bonjour à tous!

Une question car à chaque fois que je voyage je rencontre le même problème et donc je dois à chaque fois faire face à énormément d'ingéniosité mais j'aimerais savoir comment vous vous faites?! Je m'explique, lorsque vous voyagez de guest house en guest house, là pour le coût de casas particulars à casas particulars, comment faites vous les journées plage et baignade ainsi que de snorkeling pour conserver votre argent, votre passeport et éventuellement votre appareil photo sans vous faire voler vos affaires?

Merci par avance.
Discussion sur le concours photo de juin 2015 - Contrastes English translation pending
by LuluMae · 2015-06-01 · 253 replies
Le concours est lancé, ça se passe ici !
Faut-il continuer à se rendre en Tunisie? English translation pending
by Tripulante · 2015-03-20 · 62 replies
L’économie tunisienne en danger. L’attaque meurtrière contre le musée Bardo, mercredi à Tunis, va probablement porter un coup très dur au secteur du tourisme local, qui fait vivre 10% de la population du pays. Le tourisme génère 7 % du PIB, selon l'office de tourisme tunisien. Il représente aussi 400.000 emplois directs, générant entre 18 et 20 % des recettes en devise par an. "Cette attaque qui frappé le cœur économique du pays, va avoir un impact dramatique", s’inquiète Mansouria Mokhefi, conseillère spéciale pour l'IFRI sur le Maghreb et le Moyen Orient. "Tous les indicateurs économiques de la Tunisie sont aux rouges. Le pays a besoin d’investissement, besoin d’aide, il n’a plus de ressources"."Les gens ont peur"

"Il dépend exclusivement de son industrie touristique, qui a été mis à plat depuis les évènements de 2011", renchérit-elle. "C’est aussi un pays qui concentre tous les problèmes que le monde arabe connait. "La destination va beaucoup en souffrir", confirme Karine Sélona, responsable agence Thomas Cook Voyages à Paris. "Les marchés et les souks fonctionnent parce qu’il y a des touristes. Les gens se focalisent sur les évènements, et ont peur pour eux, et leur famille".Et vous, pensez-vous qu’il faille continuer à se rendre en Tunisie?

Sondage sur BFMTV :
Retour d'Iran, les gens les plus gentils du monde English translation pending
by Renaud38 · 2015-01-29 · 55 replies
Bonjour à tous, Voici le prépost d'un CR sur l'IRAN en octobre 2014. Certains sur le forum ont suivi mes nombreuses tentatives, cette fois ce fût la bonne. Avant toute chose je voulais remercier, tous ceux qui postent des informations, des carnets et qui répondent aux messages privés lorsque l'on a besoin de précisions. C'est très très utile. N'hésitez pas à me solliciter pour avoir des infos sur les voyages que j'ai fait, je serai ravi de vous aider.

Dans ce premier post, je vais vous mettre un petit bout de ce long périple qui m'a emmené de Trabzon (Turquie) au Détroit d'Ormuz (Sud Iran). Surtout sur la logistique. Vous en aurez un peu plus, sur l'excellent blog de voyage LONGS COURRIERS, qui a fait paraître aujourd'hui un article sur mon périple
http://longscourriers.fr/...tive-etait-la-bonne/

Le périple a commencé à ISTANBUL avec quelques jours de fiesta et de jus de grenade. Puis j'ai filé sur TRABZON, le voyageur malin qui veut aller en Iran sait que c'est dans cette ville turque qu'il peut obtenir rapidement un visa. J'y ai d'ailleurs rencontré un letton qui faisait Lettonie - Laos en stop, un allemand qui allait en vélo à Shanghai, des japonais, encore des japonais, des chinois et des français.

Juste avant de vous expliquer les démarches à l'ambassade, quand vous aurez un moment là bas, pensez à vous perdre dans le marché aux poissons en bas de Trabzon, proche de la mer. Régalez vous d'assiettes de poissons grillées à 10TL, poser vous et regarder moi ça ! Ce café, ce thé, ces cris, ces couleurs aussi ! Et puis l'ivresse du voyage fait aussi que vous vous émerveillez pour tout, je suis resté des heures devant une geste impeccable d'un poissonnier pour dépecer de poisson !

L'ambassade, située en haut de la place principale (prendre la rue qui monte, puis après petit parc prendre à gauche), sont acceptés : les 10 premiers de chaque matin, formulaires, dépôt d'empreintes, le lieu est un peu froid, chacun ne bouge pas une oreille pour ne pas se mettre à dos le personnel qui nous accordera ou non le visa. Prenez des EUROS, 80, on vous demandera d'aller les porter à une banque (10min à pied) pour un virement sur le compte de l'ambassade.

Une fois votre visa en poche, vous avez 2 possibilités, en fait plusieurs chacun fait bien comme il veut !

Pour ma part, j'avais le choix entre rejoindre VAN et prendre le transasia express (ANKARA - TEHERAN) (il passe le jeudi vers 21H) ou en bus pour DOGUBAYEZIT passage de frontière à BARZAGAM. Direction la perse ! A vous l'iran, les tapis, les pistaches et les centrales nucléaires. Surtout à vous LA GENTILLESSE d'un pays POETIQUE.

-Vous pouvez aussi prendre en train un VAN - TABRIZ le mercredi-

A l'ambassade, je croise Nomou une japonaise que j'emmènerai avec moi pour 10h de bus de nuit, et un passage à l'aube de la frontière (stop final à gare routière de Dogubayezit, puis dolmus 7TL). Je suis pris d'hallucinations au petit matin, encore dans le car, j'observe la steppe et collines turques, vierges, mais j'y vois des stations de ski et des compétitions de VTT, je ne sais plus si je dors ou non. Je reprends mes esprits, nous arrivons à la gare routière, on chope le dolmus, lors de la halte dans la ville nous croisons Hihi une chinoise perdue souhaitant aussi se rendre en Iran. Elle se joint à nous. Ce coin est un peu compliqué, à Dogubayezit pas mal de monde a essayé d'escroquer Hihi, et Barzagam est un repère de filous (tu as la pression des français angoissés pour toi qui te mail ou te sms pour te dire que ça craint, au final tu commences à flipper un peu "est ce qu'on va me vendre en Syrie, est ce que je vais aller en prison si je dis quelque chose contre le régime à la frontière..." Vous voyez le délire?!!)

A Barzagam, pas mal d'hommes vous attendent après avoir passé les contrôles. Ils essaieront de vous escroquer sur tout, le change, les courses en taxi car ils vous en faudra un pour partir du post frontière (possible de faire à pied mais long). Puis en prendre un nouveau pour rejoindre la première ville avec station de bus. Barzagam est le seul endroit où vous devrez faire attention en Iran, ce n'est pas du tout représentatif. Vous avez rendez-vous au pays de la gentillesse, dîtes vous bien cela !

Post frontière, pas de fouilles de sacs, juste réécrire ce qu'on a déjà indiqué à l'ambassade, date de naissance, adresse sur place etc..et répondre à quelques questions "pourquoi vous venez ici, qu'est ce qu'on dit de l'iran chez vous, les allemands ne nous aiment pas n'est ce pas ? etc..." Je ne suis pas allemand monsieur ! Bon j'avoue j'ai acheté le douanier, je lui ai donné un porte clé Tour Eiffel !!! :) Juste pour vous dire no stress, tout se passera bien.

Ca y est ! nous voici Nomou, Hihi et moi libre de dévorer l'Iran ! La suite au prochain post, et si vous ne pouvez pas attendre, voir le lien plus haut dans le texte!

A venir, une rencontre avec des enfants de réfugiés afghans, 21H de train, des filles trop maquillés, un pêcheur à qui je donne de l'argent pour un poisson et qui le soir me porte un requin ! + 10000 rencontres ! C'est ça l'Iran. A très vite.
Réservation guest-house et transports au Myanmar English translation pending
by Plénitude · 2015-01-12 · 37 replies
bonjour, je pars dans deux mois au Myanmar et j'aimerais pouvoir faire quelques réservations avant le départ, guest-house sur Yangon, transport en bus ou train et vol intérieur. Y a t-il des sites dédiés ? Merci pour vos réponses
Français, Charlie Hebdo, tristesse English translation pending
by Profone · 2015-01-08 · 381 replies
Bonjour à tous,

Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .

La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .

Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .

Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.

Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Itinéraire et transports 2 semaines en Birmanie English translation pending
by Miku · 2014-12-22 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous sommes un jeune couple et avons le projet de partir en Birmanie pendant 2 semaines, de fin février à début mars ( a priori ) Etant donné qu'on ne partirait que quinze jours, nous pensons privilégier l'avion.

Par exemple atterrir à Madalay se diriger vers le sud (Bagan, Lac Inle ) puis repartir de Yangon..

Quelques conseils seraient les bienvenues

1/ vaut il mieux établir notre itinéraire du nord au sud ou du sud au nord ? (peut être monter crescendo dans notre émerveillement ? ^^ )

2/ les trajets Mandalay/bagan, Bagan/Inle, Inle/Yangon mettent ils grosso modo le même temps dans les deux sens ? que nous conseillez vous pour ces trajets ?

3/ Plus précisement pour le mode de transport entre Mandalay et Bagan entre Bus, Bus de nuit, avion et bateau, j'avoue etre un peu perdue ... S'il y a un trajet à faire en bateau c'est celui ci il me semble ?

Voici le temps qu'on aimerait passer dans chaque ville (du coup a prendre en considération pour les modes de transport)

4 jours à Mandalay 2 jours à Rangoon 2 jours plein à Bagan 4 jours à Inle

Ca vous semblerait cohérent ?

Merci d'avance :)

Virginie
Costa Fascinosa: croisière en Méditerranée de Savone le 8 février 2015 English translation pending
by Friquette07 · 2014-11-26 · 84 replies
et oui.. encore une.. j'ai pas encore essayé tous les bateaux.

En attendant le Diadéma en Avril, nous testerons le Costa Fascinosa.. pour 7 jours.. Ce sera plus pour le bateau et le fun de la croisière que pour les escales que nous avons toutes faites maintes fois (été comme hiver).

Départ de Savone, arrivée à Marseille.

Cette fois ci nous ne partons que tous les 2, avec notre fille de 11 ans. Je serai heureuse de préparer cette croisière avec d'autres membres..

Je connais toutes les escales...qui sont :

Savone LE départ. Rome Palerme Tunis Journée en Mer Palma de Majorque Arrivée à Marseille.

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