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Visite du Grand Canyon en avril 2010 English translation pending
nous souhaitons visiter an francisco puis le Gd canyon en avril 2010
y a t il risque de neige sur le trajet?
combien de jours à SF?
quel point de séjour pour visite Gd Canyon?
possibilite de survol en helicoptere de sf et gd canyon?
merci
possibilite de survol en helicoptere de sf et gd canyon?
merci
Road trip de 2 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
J'ai préparé un circuit pour le mois d'août de San Francisco à Phoenix en m'inspirant fortement de toutes vos expériences. Les billets d'avion sont réservés et j'aimerai avoir vos avis sur le passage de la Tioga road.
Voici le circuit prévu, mais j'ai encore un peu de mal entre Coulterville et Mammoth Lake. Est ce que faisable en une journée ? Combien de temps pour faire la liaison Coulterville - Mammoth lake en passant par Tioga Road ? Je n'ai pas trouver de réponse dans les autres posts.
Les hotels ont été réservés dans ces villes car c'est moins cher évidemment.
13 Juin au 17 SF - Nuit à Hayward 17 au 18 Juin Yosemite entrée ouest. Nuit à Coulterville 18 au 19 Juin Nuit à Mammoth Lake à Motel 6 19 au 20 Juin Nuit à Death Valley à Furnace Creek Ranch 20 au 22 Juin Nuit à LV Stratosphere hotel 22 au 24 Juin Nuit au Grand Canyon à Maswik Lodge / Bright Angel lodge = 2 nuits 24 au 25 Juin Nuit à Page au Red Rock Motel 25 au 27 Juin Nuits à Sedona à Kokopelli Inn PDJ inclus 27 au 28 Juin Nuits à Phoenix à Red Roof Inn Phoenix West 28-juin
Merci pour votre temps,
Lucie
13 Juin au 17 SF - Nuit à Hayward 17 au 18 Juin Yosemite entrée ouest. Nuit à Coulterville 18 au 19 Juin Nuit à Mammoth Lake à Motel 6 19 au 20 Juin Nuit à Death Valley à Furnace Creek Ranch 20 au 22 Juin Nuit à LV Stratosphere hotel 22 au 24 Juin Nuit au Grand Canyon à Maswik Lodge / Bright Angel lodge = 2 nuits 24 au 25 Juin Nuit à Page au Red Rock Motel 25 au 27 Juin Nuits à Sedona à Kokopelli Inn PDJ inclus 27 au 28 Juin Nuits à Phoenix à Red Roof Inn Phoenix West 28-juin
Merci pour votre temps,
Lucie
Circuit de dix-sept jours en Californie avec enfants English translation pending
nous partons cet été pour un circuit de 17 jours de san francisco à los angeles. Nous sommes 5 dont 2 ados (16 et 18) et 1 enfant (11ans). Voilà mon 1er jet de circuit, pouvez-vous me faire profiter de votre expérience pourme dire si ce circuit est réalisable dans le temps imparti et adapté à toute la famille.
07/08/2013 J1- Arrivé à San Francisco 08/08/2013 J2- Visite de San Francisco 09/08/2013 J3- San Francisco - Yosemite 10/08/2013 J4- Yosemite 11/08/2013 J5- Yosemite- Death Valley 12/08/2013 J6- Death Valley – Las Vegas 13/08/2013 J7- Las Vegas (nuit au NY-NY) 14/08/2013 J8- Las Vegas-Bryce Canyon (via Zion) 15/08/2013 J9- Bryce Canyon 16/08/2013 J10- Bryce Canyon- Antelope Canyon 17/08/2013 J11- Antelope Canyon (Lake Powell) 18/08/2013 J12- Antelope Canyon -Monument Valley 19/08/2013 J13- Monument Valley - Grand Canyon (tour en hélico) 20/08/2013 J14- Grand Canyon 21/08/2013 J15- Grand Canyon- Barstow 22/08/2013 J16- Barstow- Los Angeles 23/08/2013 J17- Los Angeles 24/08/2013 J18- Retour sur Paris
merci 😏
07/08/2013 J1- Arrivé à San Francisco 08/08/2013 J2- Visite de San Francisco 09/08/2013 J3- San Francisco - Yosemite 10/08/2013 J4- Yosemite 11/08/2013 J5- Yosemite- Death Valley 12/08/2013 J6- Death Valley – Las Vegas 13/08/2013 J7- Las Vegas (nuit au NY-NY) 14/08/2013 J8- Las Vegas-Bryce Canyon (via Zion) 15/08/2013 J9- Bryce Canyon 16/08/2013 J10- Bryce Canyon- Antelope Canyon 17/08/2013 J11- Antelope Canyon (Lake Powell) 18/08/2013 J12- Antelope Canyon -Monument Valley 19/08/2013 J13- Monument Valley - Grand Canyon (tour en hélico) 20/08/2013 J14- Grand Canyon 21/08/2013 J15- Grand Canyon- Barstow 22/08/2013 J16- Barstow- Los Angeles 23/08/2013 J17- Los Angeles 24/08/2013 J18- Retour sur Paris
merci 😏
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Circuit dans l'Ouest américain en septembre: dans quel sens? English translation pending
Salut à tous,
ça y est, j'ai mon billet 🙂 (Arrivée à San Francisco le 31/08 / Départ de L.A le 20/09), mais pas encore de programme finalisé pour mon autotour (1er voyage aux US).
J'ai prévu de louer un 4X4 et de dormir en camping (ou au pire dans la voiture si tt est complet sur place)
Au début j'avais pensé faire SF>Yosemite>Death Valley>Vegas>GC>PAge>MV>Arches>Capitol>Bryce>Zion>Rt66>L.A, mais d'après ce que j'ai vu, il semblerait plus sympa de faire le tour des parcs dans l'autre sens pour y aller crescendo. Du coup, voilà mon programme actuel:
31/08 Paris >SF 01 SF 02 SF 03 SF>Yosemite 04 Yosemite> Bishop (avec éventuellement un détour vers Mono Lake et Bodie) 05 Bishop> Death Valley (la piste pour Racetrack Playa est pas trop hard?) 06 Death Valley > Vegas 07 Vegas > Zion 08 Zion > Brice > Capitol 09 Capitol > Canyonlands> MV 10 MV> Page 11 Page (trois jours complets à Page pour espérer voir the Wave) 12 Page (et pour se detendre: une journée sur le lac Powell) 13 Page (sans oublier Antelope Canyon) 14 Page >GC 15 GC > Rt 66 (je sais pas encore où passer la nuit sur la Mother Road, les conseils sont les bienvenus) 16 Rt 66> L.A avec un passage obligé par Amboy (voir mon pseudo, pour ceux qui connaissent 😉 ) 17 L.A 18 L.A 19 L.A >San Bernardino (meeting voitures anciennes) 20 San Bernardino > L.A > Paris
Voilà où j'en suis. Merci de me donner vos avis (plans) pour ce trip. PS: On est ni des gros rouleurs, ni des gros sportifs, donc on voudrait faire ça tranquille, avec des petites ballades, et pas des grosses randos de plusieurs heures (les dates du 8 et 9 risquent d'être un poil chargé). Je pense que je vais devoir deplacer quelque chose pour éviter Vegas le W.E, surtout que je n'ai pour l'instant rien réservé.(je compte d'ailleurs pas trop reserver, sauf peut-être pour Death Valley, L.A et SF)
Merci pour vos avis éclairés 🙂
Au début j'avais pensé faire SF>Yosemite>Death Valley>Vegas>GC>PAge>MV>Arches>Capitol>Bryce>Zion>Rt66>L.A, mais d'après ce que j'ai vu, il semblerait plus sympa de faire le tour des parcs dans l'autre sens pour y aller crescendo. Du coup, voilà mon programme actuel:
31/08 Paris >SF 01 SF 02 SF 03 SF>Yosemite 04 Yosemite> Bishop (avec éventuellement un détour vers Mono Lake et Bodie) 05 Bishop> Death Valley (la piste pour Racetrack Playa est pas trop hard?) 06 Death Valley > Vegas 07 Vegas > Zion 08 Zion > Brice > Capitol 09 Capitol > Canyonlands> MV 10 MV> Page 11 Page (trois jours complets à Page pour espérer voir the Wave) 12 Page (et pour se detendre: une journée sur le lac Powell) 13 Page (sans oublier Antelope Canyon) 14 Page >GC 15 GC > Rt 66 (je sais pas encore où passer la nuit sur la Mother Road, les conseils sont les bienvenus) 16 Rt 66> L.A avec un passage obligé par Amboy (voir mon pseudo, pour ceux qui connaissent 😉 ) 17 L.A 18 L.A 19 L.A >San Bernardino (meeting voitures anciennes) 20 San Bernardino > L.A > Paris
Voilà où j'en suis. Merci de me donner vos avis (plans) pour ce trip. PS: On est ni des gros rouleurs, ni des gros sportifs, donc on voudrait faire ça tranquille, avec des petites ballades, et pas des grosses randos de plusieurs heures (les dates du 8 et 9 risquent d'être un poil chargé). Je pense que je vais devoir deplacer quelque chose pour éviter Vegas le W.E, surtout que je n'ai pour l'instant rien réservé.(je compte d'ailleurs pas trop reserver, sauf peut-être pour Death Valley, L.A et SF)
Merci pour vos avis éclairés 🙂
Itinéraire complètement insensé dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons de prendre un vol paris san francisco. Nous partons deux semaines en aout. Pour avoir deja fait l'ouest des USA 2 fois dans ma toute petite vie j'avais envie de voir autre chose (Yellowstone) mais mon amie n'a jamais vu le grand canyon alors ca fait une double contrainte à tenter de respecter!
Pour être souvent très ambitieux dans mes propositions d'itinéraire dans mes voyages, j'essaie de vous proposer un itineraire déjà bien épuré...Ce serait tres gentil de votre part de me donner vos critiques les plus méchantes (ou positives si vous pensez que l'itineraire peut aller)
Voici le programme prevu: 15 aout : arrivée à San Francisco 16 aout : Journée San Francisco 17 aout : Vol Salt Lake city depart vers Yellowstone nuit a YS 18 aout : Yellowstone 19 aout : Yellowstone Nuit dans le parc du grand teton 20 aout : Grand teton puis retour sur Salt Lake city (nuit la bas) 21 aout : Depart vers Moab. Visite des arches nuit a moab 22 aout : route vers le grand canyon. Visite de Monument Valley et nuit au grand canyon. 23 aout : Grand Canyon 24 aout : Route vers Page visite antelope canyon nuit a Kanab 25 aout : Route vers Bryce Canyon - visite de bryce nuit a cedar city 26 aout : Route Cedar city Las Vegas 27 aout : Las Vegas 28 aout : Las Vegas 29 aout : Vol vers SF - San Francisco 30 aout : San Francisco
Vos avis meme les plus negatifs seront les bienvenues. Si vous pensez qu'il convient de squizzer des parties pour en faire d'autres (n'hésitez pas). MERCI A TOUS!
Pour être souvent très ambitieux dans mes propositions d'itinéraire dans mes voyages, j'essaie de vous proposer un itineraire déjà bien épuré...Ce serait tres gentil de votre part de me donner vos critiques les plus méchantes (ou positives si vous pensez que l'itineraire peut aller)
Voici le programme prevu: 15 aout : arrivée à San Francisco 16 aout : Journée San Francisco 17 aout : Vol Salt Lake city depart vers Yellowstone nuit a YS 18 aout : Yellowstone 19 aout : Yellowstone Nuit dans le parc du grand teton 20 aout : Grand teton puis retour sur Salt Lake city (nuit la bas) 21 aout : Depart vers Moab. Visite des arches nuit a moab 22 aout : route vers le grand canyon. Visite de Monument Valley et nuit au grand canyon. 23 aout : Grand Canyon 24 aout : Route vers Page visite antelope canyon nuit a Kanab 25 aout : Route vers Bryce Canyon - visite de bryce nuit a cedar city 26 aout : Route Cedar city Las Vegas 27 aout : Las Vegas 28 aout : Las Vegas 29 aout : Vol vers SF - San Francisco 30 aout : San Francisco
Vos avis meme les plus negatifs seront les bienvenues. Si vous pensez qu'il convient de squizzer des parties pour en faire d'autres (n'hésitez pas). MERCI A TOUS!
Itinéraire road trip parcs nationaux de l'Ouest américain avec 3 adolescents English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir aux US Arrivée le 23/07 à San Francisco au soir et retour le 12/08 après-midi de LA. Nous sommes 5: 2 adultes et 3 ados de 17, 13 et 12 ans.
Que pensez-vous du Road Trip ci-dessous? Est-ce que cet itinéraire vous paraît réalisable? Sachant que la patience et l'endurance des enfants sont un peu limitées 🙁 et que nous n'avons pas l'expérience de tels voyages avec nos enfants.
Que me conseillez-vous? Location voiture + hôtel ou location camping car?
Si on devait "alléger" ce roadtrip, quelle(s) étape(s) enleveriez-vous d'après votre expérience?
Les conseils sont bienvenus! Date JOUR Destination de depart - Destination d'arrivée 23-juil 1 Arrivée à San Francisco à 7:00pm 24-juil 2 San Francisco 25-juil 3 San Francisco 26-juil 4 San Francisco - San José (visite d'amis/ Monterey (baleines) 27-juil 5 Monterey - Yosemite Park 28-juil 6 Yosemite - Park Yosemite Park 29-juil 7 Yosemite - Park Sequoia National Park 30-juil 8 Sequoia National - Park Death Valley 31-juil 9 Death Valley - Las Vegas 01-août 10 Las Vegas - Las Vegas 02-août 11 Las Vegas - Bryce canyon 03-août 12 Bryce Canyon - Page/ Antelope 04-août 13 Page Antelope - Monument Valley 05-août 14 Monument Valley - Grand Canyon 06-août 15 Grand Canyon - Laughlin 07-août 16 Laughlin - Palm Spring 08-août 17 Palm Spring - Los Angeles 09-août 18 LA 10-août 19 LA 11-août 20 LA 12-août 21 Depart le LA 3:10pm
Nous allons partir aux US Arrivée le 23/07 à San Francisco au soir et retour le 12/08 après-midi de LA. Nous sommes 5: 2 adultes et 3 ados de 17, 13 et 12 ans.
Que pensez-vous du Road Trip ci-dessous? Est-ce que cet itinéraire vous paraît réalisable? Sachant que la patience et l'endurance des enfants sont un peu limitées 🙁 et que nous n'avons pas l'expérience de tels voyages avec nos enfants.
Que me conseillez-vous? Location voiture + hôtel ou location camping car?
Si on devait "alléger" ce roadtrip, quelle(s) étape(s) enleveriez-vous d'après votre expérience?
Les conseils sont bienvenus! Date JOUR Destination de depart - Destination d'arrivée 23-juil 1 Arrivée à San Francisco à 7:00pm 24-juil 2 San Francisco 25-juil 3 San Francisco 26-juil 4 San Francisco - San José (visite d'amis/ Monterey (baleines) 27-juil 5 Monterey - Yosemite Park 28-juil 6 Yosemite - Park Yosemite Park 29-juil 7 Yosemite - Park Sequoia National Park 30-juil 8 Sequoia National - Park Death Valley 31-juil 9 Death Valley - Las Vegas 01-août 10 Las Vegas - Las Vegas 02-août 11 Las Vegas - Bryce canyon 03-août 12 Bryce Canyon - Page/ Antelope 04-août 13 Page Antelope - Monument Valley 05-août 14 Monument Valley - Grand Canyon 06-août 15 Grand Canyon - Laughlin 07-août 16 Laughlin - Palm Spring 08-août 17 Palm Spring - Los Angeles 09-août 18 LA 10-août 19 LA 11-août 20 LA 12-août 21 Depart le LA 3:10pm
291€ vol aller-retour Paris - Los Angeles en juin 2020 English translation pending
Bonjour,
Les vols pour l'Ouest Américain pour le printemps 2020 Los Angeles, San Francisco, Las Vegas sont à moins de 300€ avec Bagages à main inclus, 100€ pour un bagage en soute. Si vous avez le choix, préférer Air Canada très bonne compagnie. Pas de poids minimum pour les bagages a mains mais respect des dimensions, j'ai voyagé avec 19 kg en bagage à main avec 2 sacs à dos. Passage de la douane Américaine se fait directement à l'escale de Montréal ou Toronto en 5 min, pas de récupération de bagage en soute. Les locations de voitures SUV sont très cher pour le moment 35,61€ jour chez Hertz.fr 41€ sur Hertz.co.uk anglais avec le code de réduction CDP gold 974500 contre 23€ en 2019. 29€ jour sur Skyscanner.fr
Assurez-vous que l'assurance de responsabilité civile a 1 million de dollars LIS soit bien inscrit dans le contrat..
Il y a quelques jours Air France faisait des Vols Direct en A380 AR Paris Lax a 357€ il faut surveiller regulièrement les tarifs.
291 € Vol AR Paris Los Angeles du 1 au 30 juin 2020
303 € Vol AR Paris San Francisco du 1 au 30 juin 2020
348 € Vol AR Paris Las Vegas du 1 au 30 juin 2020
Voici le circuit conseiller Circuit Conseiller 23/26 jours
SF Palo Alto visite de Google et de L'université de Standford Monterey Carmel Solvang, Santa Barbara, Los Angeles, Griffit park, observatoir, Hollywood Blv, Beverlly Hill, Old LA, centre LA, Université de Californie UCLA, Venice beach et les caneauxBartow, Oatman route 66 Sedona Grand Canyon Page Monument Valley, Moab, Arches, délicate arche a voir en fin d'après midi, Corona arch a voir le matin, Shafer trail, Canyonland, Route 128 Onion creeck, Musé du cinéma au red cleef ranch Factory butte, Capitol reef, Route panoramique 12 Bryce Canyon Piste Cottonwood the toldoos old paria, kanab Zion nt park St George, snow canyon state park Valley Of the Fire, Las Vegas, a Faire le Speedway Death Valley Mono lake Bodie Tioga pass, Yosemite Valley, Glacier point, Sequoia de mariposa grove au sud du park, rando de panorama trail la plus belle du monde pour moi. San Francisco, visite de la ville en vélo, Les Housses boat de Saussalito,
Site officiel demande ESTA 14$
super site pour organiser le voyage ouestusa.fr ou roadtrippin.fr
planificateur de voyage il y a plein de film sur Youtube en 4K pour te donner des idées
Courses chez Wal mart, 99 cents, Dollar tree
Matériel de camping chez Wal Mart je vous conseil de le commander avant et de faire livrer dans un Walmart supercenter dans la région de SF qui fait pickup. 2 personnes peuvent dormir dans la voiture. Freecampsites usa emplacement camping gratuit sac de couchage 8,97 $ Toile de tente entre 25 et 50$ Matelas gonflable 2 places 15$ Pompe eclectrique 10$ Réchaud a Gaz 16$ Cartouche Gaz 7$
www.youtube.com/...amp;feature=youtu.be
Les vols pour l'Ouest Américain pour le printemps 2020 Los Angeles, San Francisco, Las Vegas sont à moins de 300€ avec Bagages à main inclus, 100€ pour un bagage en soute. Si vous avez le choix, préférer Air Canada très bonne compagnie. Pas de poids minimum pour les bagages a mains mais respect des dimensions, j'ai voyagé avec 19 kg en bagage à main avec 2 sacs à dos. Passage de la douane Américaine se fait directement à l'escale de Montréal ou Toronto en 5 min, pas de récupération de bagage en soute. Les locations de voitures SUV sont très cher pour le moment 35,61€ jour chez Hertz.fr 41€ sur Hertz.co.uk anglais avec le code de réduction CDP gold 974500 contre 23€ en 2019. 29€ jour sur Skyscanner.fr
Assurez-vous que l'assurance de responsabilité civile a 1 million de dollars LIS soit bien inscrit dans le contrat..
Il y a quelques jours Air France faisait des Vols Direct en A380 AR Paris Lax a 357€ il faut surveiller regulièrement les tarifs.
291 € Vol AR Paris Los Angeles du 1 au 30 juin 2020
303 € Vol AR Paris San Francisco du 1 au 30 juin 2020
348 € Vol AR Paris Las Vegas du 1 au 30 juin 2020
Voici le circuit conseiller Circuit Conseiller 23/26 jours
SF Palo Alto visite de Google et de L'université de Standford Monterey Carmel Solvang, Santa Barbara, Los Angeles, Griffit park, observatoir, Hollywood Blv, Beverlly Hill, Old LA, centre LA, Université de Californie UCLA, Venice beach et les caneauxBartow, Oatman route 66 Sedona Grand Canyon Page Monument Valley, Moab, Arches, délicate arche a voir en fin d'après midi, Corona arch a voir le matin, Shafer trail, Canyonland, Route 128 Onion creeck, Musé du cinéma au red cleef ranch Factory butte, Capitol reef, Route panoramique 12 Bryce Canyon Piste Cottonwood the toldoos old paria, kanab Zion nt park St George, snow canyon state park Valley Of the Fire, Las Vegas, a Faire le Speedway Death Valley Mono lake Bodie Tioga pass, Yosemite Valley, Glacier point, Sequoia de mariposa grove au sud du park, rando de panorama trail la plus belle du monde pour moi. San Francisco, visite de la ville en vélo, Les Housses boat de Saussalito,
Site officiel demande ESTA 14$
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planificateur de voyage il y a plein de film sur Youtube en 4K pour te donner des idées
Courses chez Wal mart, 99 cents, Dollar tree
Matériel de camping chez Wal Mart je vous conseil de le commander avant et de faire livrer dans un Walmart supercenter dans la région de SF qui fait pickup. 2 personnes peuvent dormir dans la voiture. Freecampsites usa emplacement camping gratuit sac de couchage 8,97 $ Toile de tente entre 25 et 50$ Matelas gonflable 2 places 15$ Pompe eclectrique 10$ Réchaud a Gaz 16$ Cartouche Gaz 7$
www.youtube.com/...amp;feature=youtu.be
Quel véhicule choisir pour l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
je planifie un mini road trip au départ de San Francisco direction les Parks proche de LA : Monument Valley, Death Valley, Calico Ghost Town, Yosemite, Organ Pipe entre autre.
Ma question est la suivante. Est-ce que le choix d'un cabriolet tel qu'une Chevrolet Camaro est "adéquate" à l'environnement et à mon choix de destinations.
Ou vaut mieux opter pour un SUV voir un 4x4?
Merci d'avance pour votre réponses David 😉
je planifie un mini road trip au départ de San Francisco direction les Parks proche de LA : Monument Valley, Death Valley, Calico Ghost Town, Yosemite, Organ Pipe entre autre.
Ma question est la suivante. Est-ce que le choix d'un cabriolet tel qu'une Chevrolet Camaro est "adéquate" à l'environnement et à mon choix de destinations.
Ou vaut mieux opter pour un SUV voir un 4x4?
Merci d'avance pour votre réponses David 😉
Tour de la Californie et du parc Yosemite English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec 3 amis (24 ans) le 19 aout 2011 pour la Californie. Nous atterissons à San Diego et notre voyage se termine le 4 septembre. Nous avons choisis de visister les villes suivantes, San Diego Los Angeles San Francisco Las Vegas, et de réserver uniquement des hotels ou auberges de jeunesse dans ces mêmes villes.
Nous ferons les trajets nous mêmes avec une voiture de location.
Nous arrivons donc le 19/08 dans l'avant midi et nous restons 3 jours à San Diego. Nous comptons visiter divers endroits (Sea world, ile coronado et pourquoi pas une petite virée au Mexique.
Le 22/08 nous quittons San Diego pour Los Angeles. La-bas, nous pensons visiter les studios universal, hollywood boulevard... Nous passerons pas mal de temps à la plage parce qu'après avoir suivit pas mal de discussions sur ce forum Los Angeles me semble la ville la moins intéressantes des 4. J'attends bien entendu vos avis.
Nous partons le 25/08 pour San Francisco via la Highway 1, qui est sans doute plus lente que l'autoroute mais bien plus agréable. A San Francisco, nous visiterons la ville à pied pour mieux en profiter.
Nous partons de San Francisco le 28/08 dans la nuit direction Las Vegas. L'hotel est réservé à Las Vegas à partir du 29/08. Nous partons dans la nuit car la route est assez longue et nous voudrions nous arreter au parce de Yosémite. L'arrivée au parc est prévu le matin. Je sais très bien que visiter une patie du parc sur une demi journée est beacoup trop courte mais j'aimerais avoir un maximum de conseils sur les choses que nous pourrions y faire. Simplement des conseils pour en avoir pleins les yeux en si peu de temps.
La suite du voyage se déroule donc à Las Vegas où je vous laisse imaginer ce qu'on pourra y faire 🙂
Pour résumer je vous demande donc des conseils sur notre voyage en général et surtout sur l'étape au parc yosemite. Tout est bon à prendre donc n'hésitez pas à donner votre avis.
Merci
Je pars avec 3 amis (24 ans) le 19 aout 2011 pour la Californie. Nous atterissons à San Diego et notre voyage se termine le 4 septembre. Nous avons choisis de visister les villes suivantes, San Diego Los Angeles San Francisco Las Vegas, et de réserver uniquement des hotels ou auberges de jeunesse dans ces mêmes villes.
Nous ferons les trajets nous mêmes avec une voiture de location.
Nous arrivons donc le 19/08 dans l'avant midi et nous restons 3 jours à San Diego. Nous comptons visiter divers endroits (Sea world, ile coronado et pourquoi pas une petite virée au Mexique.
Le 22/08 nous quittons San Diego pour Los Angeles. La-bas, nous pensons visiter les studios universal, hollywood boulevard... Nous passerons pas mal de temps à la plage parce qu'après avoir suivit pas mal de discussions sur ce forum Los Angeles me semble la ville la moins intéressantes des 4. J'attends bien entendu vos avis.
Nous partons le 25/08 pour San Francisco via la Highway 1, qui est sans doute plus lente que l'autoroute mais bien plus agréable. A San Francisco, nous visiterons la ville à pied pour mieux en profiter.
Nous partons de San Francisco le 28/08 dans la nuit direction Las Vegas. L'hotel est réservé à Las Vegas à partir du 29/08. Nous partons dans la nuit car la route est assez longue et nous voudrions nous arreter au parce de Yosémite. L'arrivée au parc est prévu le matin. Je sais très bien que visiter une patie du parc sur une demi journée est beacoup trop courte mais j'aimerais avoir un maximum de conseils sur les choses que nous pourrions y faire. Simplement des conseils pour en avoir pleins les yeux en si peu de temps.
La suite du voyage se déroule donc à Las Vegas où je vous laisse imaginer ce qu'on pourra y faire 🙂
Pour résumer je vous demande donc des conseils sur notre voyage en général et surtout sur l'étape au parc yosemite. Tout est bon à prendre donc n'hésitez pas à donner votre avis.
Merci
Climat dans l'Ouest américain en mai-juin? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars du 19 mai au 2 juin 2010 dans l'Ouest américain (j'ai trop hâte). Je vais visiter entre autre Los Angeles, San Francisco, Death Valley, le Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, Le parc de Yosemite, ... Je me pose une petite question au sujet du climat. Y aurait-il des personnes qui seraient parties pendant cette période de l'année et qui pourraient me donner des indications au niveau des températures. J'ai fait déjà quelques petits achats vestimentaires (shorts, débardeurs), mais je me demande si le temps sera chaud, sans quoi je vais devoir modifier ce qu'il y aura dans ma valise. Merci à tous 😉 😉 😉
Je pars du 19 mai au 2 juin 2010 dans l'Ouest américain (j'ai trop hâte). Je vais visiter entre autre Los Angeles, San Francisco, Death Valley, le Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, Le parc de Yosemite, ... Je me pose une petite question au sujet du climat. Y aurait-il des personnes qui seraient parties pendant cette période de l'année et qui pourraient me donner des indications au niveau des températures. J'ai fait déjà quelques petits achats vestimentaires (shorts, débardeurs), mais je me demande si le temps sera chaud, sans quoi je vais devoir modifier ce qu'il y aura dans ma valise. Merci à tous 😉 😉 😉
"La bâtarde d'Istanbul", livre par Elif Shafak English translation pending
Asya a 19 ans. Elle est turque, vit à Istanbul et a grandi dans un univers strictement féminin.
Fille sans père, "bâtarde", élevée par ses quatre mères-tantes ou tantes-mères, sa grand-mère virago et Petite-Ma, l'arrière-grand-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. "Une maison de dingues"...
Le seul homme vivant de sa famille, son oncle Mustafa, a été très vite envoyé aux Etats-Unis d'Amérique, pour l'éloigner de ce que ces femmes prennent pour une malédiction (la disparition prématurée de chaque élément masculin de la famille).
Asya est toute entière révolte, "si pleine de rage ma douce" comme lui dit son amant, cruelle aussi, comme sa mère, le mouton à cinq pattes de la famille sur laquelle s'ouvre le roman ; désarmante, et désarmée dès lors qu'on lui refuse le conflit. Elle se veut nihiliste, elle qui l'est si peu. Elle aime la musique. Enfin, la musique de Johnny Cash seulement, si désespérante qu'elle justifie ses états d'âme et l'idée qu'elle se fait de la vie.
Armanoush / Amy a 21 ans. Elle est arménienne-américaine selon ses propres mots. Elle vit aux EUA, partagée entre son père - fils de la diaspora arménienne-, et sa mère, une américaine du cru, divorcés quand elle avait l'âge de porter des couches-culottes. Partagée physiquement entre l'Arizona et San Francisco. Partagée dans son être entre Armanoush l'arménienne et Amy l'américaine.
Détail important : sa mère a épousé en secondes noces Mustafa, l'oncle d'Asya.
Elle aime les livres dans lesquels elle se réfugie ; trop belle pour être l'amie et la confidente de ces messieurs, trop fine et intelligente pour n'être qu'amante.
Armanoush / Amy décide, à l'insu de ses familles, de se rendre à Istanbul, à la découverte du passé familial. Des amis forumistes la mettent en garde, tout en plaçant leurs espoirs dans ce voyage ("tu seras notre correspondante de guerre").
Naturellement, elle est accueillie dans la famille d'Asya.
Et quand Asya et Armanoush se rencontrent, elles devisent du monde, des hommes, du passé, de l'avenir, en buvant du thé et du coca, en regardant les cargos russes glisser sur le Bosphore...
Et dans ce passé, bien sûr, il y a 1915, le génocide. Mais E. Shafak, tout en reconnaissant les faits, ne juge pas les hommes. Elle confronte deux regards, deux mémoires. Celle d'Armanoush, dont le présent se nourrit d'une histoire multiséculaire ; celle d'Asya pour qui l'histoire a commencé en 1923 et qui refuse même de remonter le fil du temps au-delà du jour de sa naissance (ignorant jusqu'à l'identité de son père, comment pourrait-elle s'identifier dans une nation ?). Terrain glissant, mais abordé avec un sensibilité hors-normes, parce qu'il y a au départ la reconnaissance et l'acceptation de l'existence de deux paradigmes... qui se tournent le dos.
La première partie du roman brosse les portraits de ces femmes (surtout), des rares hommes (aussi), avant la rencontre de ces deux jeunes femmes.
Des personnages douloureux, fragiles, sensibles, vulnérables derrière leurs attitudes si péremptoires. Jamais de pathos, non ; Elif Shafak ne fait pas de ses femmes des héroïnes de tragédie antique. Il y a quelque chose de très slave dans l'encre qu'elle utilise. Les failles se révèlent dans des mots trempés d'humour. Mais pas un humour moqueur : E. Shafak aime ses personnages, les enveloppe d'une empathie qui révèle une grande humanité, un ressenti aigu des émotions et des déchirures qui affectent les hommes.
Et il y a Istanbul... Cette "fissure géographique". Des ballons de toutes les couleurs qui disparaissent dans le Bosphore. Des vendeurs de tout et n'importe quoi à qui on met un "-iste" à la fin de ce qu'ils vendent pour leur donner une profession. Le "vieux pont Galata" comme un leitmotiv. Le Bosphore, toujours. La pluie, le brouillard. Istanbul telle qu'elle est (du moins telle qu'elle s'est toujours offerte à moi, telle que je l'ai ressentie à chaque fois) : terriblement mélancolique.
Une plume trempée dans le Bosphore...
Un livre reçu hier, sans crier gare. Une découverte littéraire, que je voulais partager.
Question pour les connaisseurs : le café Kundera existe-t-il vraiment ?
Asya est toute entière révolte, "si pleine de rage ma douce" comme lui dit son amant, cruelle aussi, comme sa mère, le mouton à cinq pattes de la famille sur laquelle s'ouvre le roman ; désarmante, et désarmée dès lors qu'on lui refuse le conflit. Elle se veut nihiliste, elle qui l'est si peu. Elle aime la musique. Enfin, la musique de Johnny Cash seulement, si désespérante qu'elle justifie ses états d'âme et l'idée qu'elle se fait de la vie.
Armanoush / Amy a 21 ans. Elle est arménienne-américaine selon ses propres mots. Elle vit aux EUA, partagée entre son père - fils de la diaspora arménienne-, et sa mère, une américaine du cru, divorcés quand elle avait l'âge de porter des couches-culottes. Partagée physiquement entre l'Arizona et San Francisco. Partagée dans son être entre Armanoush l'arménienne et Amy l'américaine.
Détail important : sa mère a épousé en secondes noces Mustafa, l'oncle d'Asya.
Elle aime les livres dans lesquels elle se réfugie ; trop belle pour être l'amie et la confidente de ces messieurs, trop fine et intelligente pour n'être qu'amante.
Armanoush / Amy décide, à l'insu de ses familles, de se rendre à Istanbul, à la découverte du passé familial. Des amis forumistes la mettent en garde, tout en plaçant leurs espoirs dans ce voyage ("tu seras notre correspondante de guerre").
Naturellement, elle est accueillie dans la famille d'Asya.
Et quand Asya et Armanoush se rencontrent, elles devisent du monde, des hommes, du passé, de l'avenir, en buvant du thé et du coca, en regardant les cargos russes glisser sur le Bosphore...
Et dans ce passé, bien sûr, il y a 1915, le génocide. Mais E. Shafak, tout en reconnaissant les faits, ne juge pas les hommes. Elle confronte deux regards, deux mémoires. Celle d'Armanoush, dont le présent se nourrit d'une histoire multiséculaire ; celle d'Asya pour qui l'histoire a commencé en 1923 et qui refuse même de remonter le fil du temps au-delà du jour de sa naissance (ignorant jusqu'à l'identité de son père, comment pourrait-elle s'identifier dans une nation ?). Terrain glissant, mais abordé avec un sensibilité hors-normes, parce qu'il y a au départ la reconnaissance et l'acceptation de l'existence de deux paradigmes... qui se tournent le dos.
La première partie du roman brosse les portraits de ces femmes (surtout), des rares hommes (aussi), avant la rencontre de ces deux jeunes femmes.
Des personnages douloureux, fragiles, sensibles, vulnérables derrière leurs attitudes si péremptoires. Jamais de pathos, non ; Elif Shafak ne fait pas de ses femmes des héroïnes de tragédie antique. Il y a quelque chose de très slave dans l'encre qu'elle utilise. Les failles se révèlent dans des mots trempés d'humour. Mais pas un humour moqueur : E. Shafak aime ses personnages, les enveloppe d'une empathie qui révèle une grande humanité, un ressenti aigu des émotions et des déchirures qui affectent les hommes.
Et il y a Istanbul... Cette "fissure géographique". Des ballons de toutes les couleurs qui disparaissent dans le Bosphore. Des vendeurs de tout et n'importe quoi à qui on met un "-iste" à la fin de ce qu'ils vendent pour leur donner une profession. Le "vieux pont Galata" comme un leitmotiv. Le Bosphore, toujours. La pluie, le brouillard. Istanbul telle qu'elle est (du moins telle qu'elle s'est toujours offerte à moi, telle que je l'ai ressentie à chaque fois) : terriblement mélancolique.
Une plume trempée dans le Bosphore...
Un livre reçu hier, sans crier gare. Une découverte littéraire, que je voulais partager.
Question pour les connaisseurs : le café Kundera existe-t-il vraiment ?
Que faire en un après-midi à Porto Rico? English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement dans les îles Grenadines et pour retourner à San Francisco, je doit passer par San Juan où je vais passer la nuit faute d'avoir une correspondance à temps !
J'arrive demain soir à 13h15 à San Juan et je repars le lendemain matin à 8h15. Je dors au Coral By Sea (ce n'est pas le grand luxe mais je voulais dépenser le moins possible et ne pas être trop loin de l'aéroport pour le lendemain matin)
Que pourrais je faire l'après midi ? sachant que le temps en ce moment n'est pas top je le sais bien mais au cas ou il fasse beau ? savez vous ou est la plage la plus proche ? Y a til des petites visites à faire sinon ? Et niveau restauration ? y a til un coin sympa pour le soir ?
Merci pour vos conseils de dernières minutes !!
je suis actuellement dans les îles Grenadines et pour retourner à San Francisco, je doit passer par San Juan où je vais passer la nuit faute d'avoir une correspondance à temps !
J'arrive demain soir à 13h15 à San Juan et je repars le lendemain matin à 8h15. Je dors au Coral By Sea (ce n'est pas le grand luxe mais je voulais dépenser le moins possible et ne pas être trop loin de l'aéroport pour le lendemain matin)
Que pourrais je faire l'après midi ? sachant que le temps en ce moment n'est pas top je le sais bien mais au cas ou il fasse beau ? savez vous ou est la plage la plus proche ? Y a til des petites visites à faire sinon ? Et niveau restauration ? y a til un coin sympa pour le soir ?
Merci pour vos conseils de dernières minutes !!
Une semaine en Californie au mois de janvier English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 15 jours en Californie (du 05 au 19 Janvier) pour un Congrés qui a lieu à San Diego du 12 au 16 Janvier. J'ai choisi d'atterir à San Francisco et d'en repartir. Je compte faire la côte sur les 2 derniers jours aprés le congrés. La question est quid des 6 premiers jours? J'aime les grands paysages et la nature mais je crains la météo à cette période. Voici le programme auquel j'avais pensé mais est-ce réaliste en termes de praticabilité des routes et de timing?
J1: San Francisco J2: San-Francisco-Yosémite (arrivée le soir) J3: Yosémite (randos possibles l'hiver?) J4: Yosémite-Death Valley J5: Death Valley- Las Vegas: survol en avion du grand canyon et nuit là-bas (possible?) J6: Las Vegas-San Diego (route intéressante ou préférer un vol interne?)
Questions subsidiaires: Je comptais prendre le premier modèle de voiture dispo à la location, est-ce raisonable en cette période? Savez vous où s'enquérir de l'état des routes?
Merci pour vos remarques et conseils.🙂
Je pars 15 jours en Californie (du 05 au 19 Janvier) pour un Congrés qui a lieu à San Diego du 12 au 16 Janvier. J'ai choisi d'atterir à San Francisco et d'en repartir. Je compte faire la côte sur les 2 derniers jours aprés le congrés. La question est quid des 6 premiers jours? J'aime les grands paysages et la nature mais je crains la météo à cette période. Voici le programme auquel j'avais pensé mais est-ce réaliste en termes de praticabilité des routes et de timing?
J1: San Francisco J2: San-Francisco-Yosémite (arrivée le soir) J3: Yosémite (randos possibles l'hiver?) J4: Yosémite-Death Valley J5: Death Valley- Las Vegas: survol en avion du grand canyon et nuit là-bas (possible?) J6: Las Vegas-San Diego (route intéressante ou préférer un vol interne?)
Questions subsidiaires: Je comptais prendre le premier modèle de voiture dispo à la location, est-ce raisonable en cette période? Savez vous où s'enquérir de l'état des routes?
Merci pour vos remarques et conseils.🙂
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo English translation pending
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés.
Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient.
Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent
31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top
Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.


Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.
Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout
Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentins
Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde
Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.

La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.
J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le topNous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.



Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partoutCette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentinsCe qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au mondeDans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.


La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.Report de vol Air Canada English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai pris un vol par Air Canada pour San francisco pour le 14 juillet et ils l'annulent...(pour raisons commerciales) et le reportent au 13 juillet. Ayant une correspondance pour San Francisco et hotels réservés, trip organisé ensuite , je suis contrainte d'accepter. Mais je veux me faire rembourser les frais pour hotel, resto, transport et journée de travail pour ce report dont je ne veux pas...mais contrainte car cela voudrait dire remettre en cause le reste des billets , dont le retour, et trouver autre solution prix equivalent pour l'été: maintenant c'est mission impossible! Ils le savent et essaient d'imposer n'importe quoi aux passagers.
Merci de vos avis sur la procédure à faire pour avoir remboursement des frais.
Itinéraire pour l'Ouest américain depuis Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Qui pourrait m'aider ? Je bloque sur un itinéraire de 19 jours cet été au départ de Los Angeles. Initialement, on devait faire un road trip San Francisco Phoenix et je crois que j'avais trouvé un circuit pas mal, mais tout est à refaire puisque désormais, le départ est LA avec un aéroport de retour pas encore fixé. Nous ne souhaitons pas nous attarder à Los Angeles et privilégier San Francisco et les parcs : Yosemite, Death Valley, Bryce, Moab, Grand Canyon ... Je bute surtout sur l'étape LA-Grand Canyon. Merci d'avance
Qui pourrait m'aider ? Je bloque sur un itinéraire de 19 jours cet été au départ de Los Angeles. Initialement, on devait faire un road trip San Francisco Phoenix et je crois que j'avais trouvé un circuit pas mal, mais tout est à refaire puisque désormais, le départ est LA avec un aéroport de retour pas encore fixé. Nous ne souhaitons pas nous attarder à Los Angeles et privilégier San Francisco et les parcs : Yosemite, Death Valley, Bryce, Moab, Grand Canyon ... Je bute surtout sur l'étape LA-Grand Canyon. Merci d'avance
3 semaines en Californie en mars English translation pending
Bonjour,
je vais pour la 1ere fois en Californie du 19 mars au 6 avril prochains. J'ai lu pas mal de discussions sur ce qu'il y a à voir, et voici ce que j'ai sélectionné: San Francisco Route 1 vers Los Angeles Yosemite Death Valley Joshua tree Las Vegas Bodie Grand Canyon
Cependant, en mars, tout est encore enneigé. Alors à votre avis, est-ce faisable? quel itinéraire faut-il prévoir (quelles routes?)? Dois-je abandonner certains sites? Sur le trajet entre SF et LA, que me conseillez-vous comme arrêts? Connaissez vous des hébergements sympas et pas trop chers vers ces destinations pour un couple? Merci de votre aide.
je vais pour la 1ere fois en Californie du 19 mars au 6 avril prochains. J'ai lu pas mal de discussions sur ce qu'il y a à voir, et voici ce que j'ai sélectionné: San Francisco Route 1 vers Los Angeles Yosemite Death Valley Joshua tree Las Vegas Bodie Grand Canyon
Cependant, en mars, tout est encore enneigé. Alors à votre avis, est-ce faisable? quel itinéraire faut-il prévoir (quelles routes?)? Dois-je abandonner certains sites? Sur le trajet entre SF et LA, que me conseillez-vous comme arrêts? Connaissez vous des hébergements sympas et pas trop chers vers ces destinations pour un couple? Merci de votre aide.
Tiago pass fermée: passage sud ou nord? English translation pending
Bonjour à tous,
Notre voyage en famille est prévue du 19 avril au 19 mai prochain. Mon itinéraire est presque bouclée avec deux petits couacs mais le plus important est celui là : Un passage par Yosemite nous aurait ravi, mais il faut rester raisonnable et penser d'avance à un plan B. Arrivant de Death Valley et voulant rejoindre San Francisco, quel serait le meilleur plan pour rejoindre SF : contourner Yosemite par le Nord ou le Sud ?
En attente de vos expériences personnelles sur ce sujet qui j'en suis certaine, m'enrichiront beaucoup !!!
Tilsa
Notre voyage en famille est prévue du 19 avril au 19 mai prochain. Mon itinéraire est presque bouclée avec deux petits couacs mais le plus important est celui là : Un passage par Yosemite nous aurait ravi, mais il faut rester raisonnable et penser d'avance à un plan B. Arrivant de Death Valley et voulant rejoindre San Francisco, quel serait le meilleur plan pour rejoindre SF : contourner Yosemite par le Nord ou le Sud ?
En attente de vos expériences personnelles sur ce sujet qui j'en suis certaine, m'enrichiront beaucoup !!!
Tilsa
Ouest américain: où louer une voiture quand on a moins de 25 ans? English translation pending
bonjour
nous aimerions louer une voiture dans les villes suivantes : san francisco / L.A. / las vegas
la personne qui conduit a 24 ans...
Inutile de passer par avis, hertz and co qui facture une fortune pour l'underage...
Connaissez vous des loueurs locaux qui acceptent la location aux moins de 25 ans ?
merci
nous aimerions louer une voiture dans les villes suivantes : san francisco / L.A. / las vegas
la personne qui conduit a 24 ans...
Inutile de passer par avis, hertz and co qui facture une fortune pour l'underage...
Connaissez vous des loueurs locaux qui acceptent la location aux moins de 25 ans ?
merci
"Road trip" de vingt-trois jours dans l'ouest des États-Unis en septembre 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans l'ouest des états unis du 9 sept (arrivée san francisco 12h50 heure locale) au 1er oct (départ los angeles 21h heure locale)
Je souhaiterais avoir des conseils sur mon itinéraire, activités visites à ne pas rater!
Voici mon itinéraire: Jour 1, 2, 3 et 4 SF Jour 5 départ pour yosemite (envir 4h de route) visite l'après midi jour 6 visite yosemtie puis départ puis départ pour death valley (moitié du trajet soit 3h30 environ) Jour 7 départ pour death valley (3h30 de trajet) visite l'après midi + nuit jour 8 depart pour las vegas (arrivée début d'après midi) envir 3h30 de route jour 9 Las vegas jour 10 départ vers Zion (2h de route) /arrivée vers bryce canyon le soir (3h de route) jour 11 bryce canyon jour 12 visite canyonlands national park puis départ vers moab jour 13 moab jour 14 moab jour 15 départ vers monument valley (3h de route env) jour 16 départ vers lake powell (360 kms) jour 17 lake powell jour 18 départ vers grand canyon (4h de route envir) jour 19 départ vers laughlin (350 kms???) jour 20 départ vers calico puis LA (temps??? kms???) jours 21, 22 et 23 los angeles et alentours
j'attends vos avis... 3 jours à LO est-ce suffisant? que faut-il visiter impérativement???
dans l'attente de vos réponses je vous remercie d'avance!!
jessy
Nous partons dans l'ouest des états unis du 9 sept (arrivée san francisco 12h50 heure locale) au 1er oct (départ los angeles 21h heure locale)
Je souhaiterais avoir des conseils sur mon itinéraire, activités visites à ne pas rater!
Voici mon itinéraire: Jour 1, 2, 3 et 4 SF Jour 5 départ pour yosemite (envir 4h de route) visite l'après midi jour 6 visite yosemtie puis départ puis départ pour death valley (moitié du trajet soit 3h30 environ) Jour 7 départ pour death valley (3h30 de trajet) visite l'après midi + nuit jour 8 depart pour las vegas (arrivée début d'après midi) envir 3h30 de route jour 9 Las vegas jour 10 départ vers Zion (2h de route) /arrivée vers bryce canyon le soir (3h de route) jour 11 bryce canyon jour 12 visite canyonlands national park puis départ vers moab jour 13 moab jour 14 moab jour 15 départ vers monument valley (3h de route env) jour 16 départ vers lake powell (360 kms) jour 17 lake powell jour 18 départ vers grand canyon (4h de route envir) jour 19 départ vers laughlin (350 kms???) jour 20 départ vers calico puis LA (temps??? kms???) jours 21, 22 et 23 los angeles et alentours
j'attends vos avis... 3 jours à LO est-ce suffisant? que faut-il visiter impérativement???
dans l'attente de vos réponses je vous remercie d'avance!!
jessy
Visiter la prison d'Alcatraz English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais être un jour et demi à San francisco (le 27 mai 2010 après-midi et le 28 mai 2010 journée entière). Je comptais visiter la prison d'Alcatraz. J'ai vu sur ce forum que nous pouvions la visiter de nuit. Est-il préférable de la visiter de jour ou de nuit ??? Combien de temps dure la visite ???? Que pouvons-nous visiter d'autres pendant un jour et demi sur San Francisco. Merci d'avance Bonne journée
Je vais être un jour et demi à San francisco (le 27 mai 2010 après-midi et le 28 mai 2010 journée entière). Je comptais visiter la prison d'Alcatraz. J'ai vu sur ce forum que nous pouvions la visiter de nuit. Est-il préférable de la visiter de jour ou de nuit ??? Combien de temps dure la visite ???? Que pouvons-nous visiter d'autres pendant un jour et demi sur San Francisco. Merci d'avance Bonne journée
Voyage d'un groupe de jeunes dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
nous sommes un groupe de cinq jeunes âgés de 17 à 19 ans, et nous aimerions partir ensemble en Californie en juillet 2010 (après le bac, nous sommes tous au lycée). Nous serons seuls, sans accompagnateur, mais nous pensons être suffisamment autonomes (et l'anglais n'est pas un problème 😉).
Notre projet initial était de faire San Francisco (où j'ai moi-même de la famille) - Los Angeles (et éventuellement faire un détour par Las Vegas). Seulement, n'ayant pas beaucoup d'expérience en organisation de voyage et n'ayant jamais mis les pieds aux Etats-Unis, nous nous posons tout de même les questions suivantes :
- Avant tout, ce voyage est-il raisonnable ? faisable ? - Si oui, quelle durée ? (sachant qu'à notre âge, le budget n'est pas illimité 😕) - Concernant le trajet entre les différentes villes, il semblerait que nous ne puissions pas louer de voiture (l'âge minimum étant de 21 ans) et nous ne savons pas ce que valent le bus ou le train, et surtout s'il est possible de faire d'éventuels arrêts à divers endroits de la côte (par exemple Monterey ou Big Sur). Nous en avons beaucoup entendu parler et nous trouverions dommage de passer à côté (mais si c'est trop galère, tant pis, on s'en passera 😛)
Tout autres remarques ou conseils sont évidemment les bienvenus.
Merci d'avance pour votre aide ! PS : excusez notre naïveté et notre ignorance 😛
nous sommes un groupe de cinq jeunes âgés de 17 à 19 ans, et nous aimerions partir ensemble en Californie en juillet 2010 (après le bac, nous sommes tous au lycée). Nous serons seuls, sans accompagnateur, mais nous pensons être suffisamment autonomes (et l'anglais n'est pas un problème 😉).
Notre projet initial était de faire San Francisco (où j'ai moi-même de la famille) - Los Angeles (et éventuellement faire un détour par Las Vegas). Seulement, n'ayant pas beaucoup d'expérience en organisation de voyage et n'ayant jamais mis les pieds aux Etats-Unis, nous nous posons tout de même les questions suivantes :
- Avant tout, ce voyage est-il raisonnable ? faisable ? - Si oui, quelle durée ? (sachant qu'à notre âge, le budget n'est pas illimité 😕) - Concernant le trajet entre les différentes villes, il semblerait que nous ne puissions pas louer de voiture (l'âge minimum étant de 21 ans) et nous ne savons pas ce que valent le bus ou le train, et surtout s'il est possible de faire d'éventuels arrêts à divers endroits de la côte (par exemple Monterey ou Big Sur). Nous en avons beaucoup entendu parler et nous trouverions dommage de passer à côté (mais si c'est trop galère, tant pis, on s'en passera 😛)
Tout autres remarques ou conseils sont évidemment les bienvenus.
Merci d'avance pour votre aide ! PS : excusez notre naïveté et notre ignorance 😛
Où aller en Californie? English translation pending
Bonjour,
J' 19 ans et souhaite partir en Californie cet été avec un pote mais je ne connais absolument rien de la Californie.
Je recherche une ville sur la cote ou il y a du "mouvement" c'est à dire rencontrer facilement d'autre jeunes, des bar, night club, etc ... Et je ne souhaite pas tomber dans une ville énorme, bien bétonnée et bien trop grande pour un séjour de 2 ou 3 semaines, je ne veux pas me sentir etriqué et perdu dans une immense ville que je ne conais pas. Je suis plutot "grandes maisons un peu partout" tel que Washington DC ou il y a beaucoup d'espace (nature et ville combinées). Centre d'interet: musique reggae, hip-hop, skate, shoping et les filles biensure!
J'espere avoir donner assez d'informations pour trouver la destination idéal, merci pour vos réponses.
Je recherche une ville sur la cote ou il y a du "mouvement" c'est à dire rencontrer facilement d'autre jeunes, des bar, night club, etc ... Et je ne souhaite pas tomber dans une ville énorme, bien bétonnée et bien trop grande pour un séjour de 2 ou 3 semaines, je ne veux pas me sentir etriqué et perdu dans une immense ville que je ne conais pas. Je suis plutot "grandes maisons un peu partout" tel que Washington DC ou il y a beaucoup d'espace (nature et ville combinées). Centre d'interet: musique reggae, hip-hop, skate, shoping et les filles biensure!
J'espere avoir donner assez d'informations pour trouver la destination idéal, merci pour vos réponses.
Avis sur circuit de vingt et un jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Je commence enfina preparer mon circuit voiture ouest americain depart le 13 juin arrivée san francisco:
14 et 15 san francisco, 16 et 17 parc yosemite, 18 lone pine (death valley), 19 et 20 las vegas, 21 et 22 grand canyon, 23 et 24 page (lac powel), 25 bryce canyon, 26, 27, 28 moab (canyonsland), 29 et 30 st georges (zion), 1er juillet las vegas.Il reste 2 jours que je ne sais pas comment integrer dans ce circuit(nous repartons de las vegas).Où dormir pour le grand canyon?Est il preferable de passer par un TO pour les billets d avion et la location de vehicules ou le faire directement?je pense reserver les nuits a san francisco et a las vegas, et pour les autres vous me conseillez de voir sur place ou aussi de reserver(on a pas envie de passer 3 heures a trouver ou dormir)?.toutes vos suggestions seront les bienvenues, sachant que dormir en motel ca ne nous derange pas du tout.merci d avance.
Climat et températures dans l'Ouest américain en avril? English translation pending
Je pars en circuit dans l'ouest américain du 5 au 19 avril prochain et malgré mes recherches, j'aimerai savoir quelles frigues mettre dans ma valise car j'ai lu un peu tout et n'importe quoi. Je vais aussi bien parcourir les grandes villes (LA, San Francisco, San Diego) que les parcs (Yosémite, Zion, Grand Canyon) et bien sûr la vallée de la mort...
Quel itinéraire à Yosemite? English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous m’aider à organiser mes 2 nuits à Yosemite (le 19 et 20 octobre).
Pour informations nous serons à Lee vining la nuit d’avant (le18 octobre) et après ces 2 nuits à Yosemite nous rentrons sur San Francisco (le 21).
Donc je pensai faire :
Soit le 18 nuit à Lee Vining, le 19 la Tioga Road et ensuite je ne sais pas si je dois redescendre la 120 jusqu’à Groveland et dormir à Mariposa le 19, pour le lendemain faire Yosemite Valley et passer la nuit du 20 à Yosemite Village.
Soit le 18 nuit à Lee Vining, le 19 la Tioga Road et ensuite Rejoindre Yosemite Village par la Big Oak Flat Road pour passer 2 nuits à Yosemite Village.
Je suis un peu perdu, je n’arrive pas à voir le meilleur itinéraire. Idem pour revenir sur San Francisco, quelle est la plus jolie route ?
D’avance merci pour vos conseils.
Je suis un peu perdu, je n’arrive pas à voir le meilleur itinéraire. Idem pour revenir sur San Francisco, quelle est la plus jolie route ?
D’avance merci pour vos conseils.
Étape à Yosemite ou pas English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un road trip dans l'Ouest Américain fin avril début mai 2019.
Au départ de San Francisco, je pensais faire une étape à Yosemite avec une journée de ballade le lendemain puis redescende vers Bakersfield
Jour 1 à 3 San Francisco
Jour 4 route vers Yosemite
Jour 5 Yosemite
Jour 6 route vers Bakersfield
Jour 7 Route vers Vegas via Death Valley.
Mon pb est qu'à la saison où nous partons (tioga road fermée) c'est peut être un grand détour sachant que nous ne partons que 21 jours et qu'ensuite j'ai d'autres choses de prévu dans notre planning.
Pensez vous que je devrais faire l'impasse sur Yosemite ou pas ?
La suite donnerait
Jour 8 Vegas
Jour 9 route vers Zion
Jour 10 route vers Bryce
Jour 11 Bryce
Jour 12 Route vers Page
Jour 13 Page : antelope les 2 et lake Lowell
Jour 14 Route vers Monument Valley
Jour 15 Route vers grand Cayon
Jour 16 et 17 route vers LA et là je ne sais pas où est il le mieux de prévoir une étape laughin/Kingsman ?
Jour 18 et 19 LA
Il me reste une journée possible que je peux "caser" si un endroit vous semble interessant. Sinon nous remonterions vers SF via la côté avec une nuit d'étape.
Je me suis comme d'autres, inspirer d'un circuit TO et j'hesite vraiment à me lancer seule. J'ai vu que cela s'organisait très bien seule. J'ai un gros doute en cas de pépin, impondérables...
Merci de me dire SVP
Bon dimanche à tous
Dépenses pour 3 semaines aux États-Unis English translation pending
Hello !
Avec mon copain on part 3 semaines aux USA (Los Angeles, San Diego et San Francisco) durant le mois d'août. On a déjà réservé les Airbnb et les hôtels, cependant, on se demande toujours si on a assez pour le reste du voyage. Sachant qu'on a environ 2500 frs.- par personne. Est-ce que ça suffirait selon vous ?
Merci pour votre réponse ! :)
Avec mon copain on part 3 semaines aux USA (Los Angeles, San Diego et San Francisco) durant le mois d'août. On a déjà réservé les Airbnb et les hôtels, cependant, on se demande toujours si on a assez pour le reste du voyage. Sachant qu'on a environ 2500 frs.- par personne. Est-ce que ça suffirait selon vous ?
Merci pour votre réponse ! :)
Comparatif location de voiture dans l'Ouest américain, 3 semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 3 semaines en octobre prochain dans l'ouest américain (arrivée à San Francisco, retour à Phoenix) et je suis en train de regarder pour la location de voiture. J'ai déjà passé pas mal de temps sur les forums pour rassembler toutes les informations utiles sur la location de voiture pour un tel circuit et je souhaiterais avoir vos avis sur les deux offres les plus intéressantes que j'ai trouvées:
1. Directement sur le site d'Alamo, avec un code réduction de 10%:
Chrysler 200 (ou similaire): 695€ / SUV Toyota RAV4 (ou similaire): 748€
Forfait inclus: Rachat de franchise - CDW (USA:zero excès) Assurance au tiers (US/CA: $1 mil. de couverture) Concession Recovery Fee 11.11% San Mateo County Bus Lic 2.50% Air Tran Fee 19.00 Par location Par location Tourism Fee 3.50% Vehicle License Recovery Fee Taxes Kilométrage illimité 10% De Remise
2. Sur Carigami.fr:
SUV Mitsubishi Outlander (ou similaire): 741€ Prestataire: Cars & Camper, Loueur sur place: Meeting Point
Inclus: Assurance collision Multirisque « zéro franchise » Assurance contre le vol « zéro franchise » Couverture responsabilité civile: 1 million USD (≈ 895 000 €)
RESPONSABILITE CIVILE: Incluse , couverture min.legale 0-60 000 USD, selon l'état concerné. RESPONSABILITE CIVILE COMPLEMENTAIRE(LIS): Incluse, max 1 Mio USD
Couverture bris de glace et pneus Couverture toit et dessous de caisse Remboursement des frais de dossier Kilométrage illimité Conducteur additionnel : le contrat de location inclut l'ajout gratuit d'un conducteur additionnel. Vous restez flexibles : l'annulation est gratuite jusqu'à 24h avant la location. CARBURANT: Le 1er plein peut être acheté à la prise en charge du véhicule(au prix moyen sur place aux stations-services) Le véhicule est ainsi restitué avec reservoir vide, le surplus de carburant n'est pas remboursé. Le client peu aussi prendre la voiture avec réservoir plein et le rendre avec réservoir plein. RESTITUTION DS AUTRES STATION: sans supplement en Californie, Floride et entre la Californie et le Nevada. Toutes les taxes sont à régler sur place
De ce que je retiens sur la location de voiture, il faut s'assurer d'avoir :
Kilométrage illimité
Complément RC (LIS)
Suppression franchise dommage collision (CDW) et dommage vol (LDW)
Bris de glace, toit, pneus et dessous de caisse Eventuellement: Premium emergency roadside service ou similaire
Et de faire attention au coût de:
Frais d'abandon
Conducteur additionnel
Taxes
Mes questions : - Que pensez-vous de ces offres, j'ai l'impression que la seconde propose une bonne assurance (multirisques) qui inclut tout ce que j'ai noté ci-dessus. - Concernant les frais d'abandon (qui ne sont pas forcément gratuits entre la Californie et l'Arizona), d'après ce que j'ai lu sur un post, il semble que c'est déjà inclus pour Alamo (ou c'est gratuit). Pour la seconde offre, savez-vous combien cela me coûtera environ ? - Je vois que pas mal de taxes sont incluses dans l'offre d'Alamo, est-ce qu'il y a déjà tout ou faut-il prévoir le paiement d'autres taxes lors de la restitution du véhicule ? Est-ce que les taxes sont les mêmes entres les loueurs ?
Donc si je comprends bien, les 2 offres sont incomplètes, il faut rajouter à l'offre 1 des assurances supplémentaires et à l'offre 2 les taxes + les frais d'abandon. Si des personnes sont déjà passés par ces loueurs (Alamo / Meeting point) et ont des retours d'expérience, je suis preneuse.
Merci beaucoup par avance à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Je pars 3 semaines en octobre prochain dans l'ouest américain (arrivée à San Francisco, retour à Phoenix) et je suis en train de regarder pour la location de voiture. J'ai déjà passé pas mal de temps sur les forums pour rassembler toutes les informations utiles sur la location de voiture pour un tel circuit et je souhaiterais avoir vos avis sur les deux offres les plus intéressantes que j'ai trouvées:
1. Directement sur le site d'Alamo, avec un code réduction de 10%:
Chrysler 200 (ou similaire): 695€ / SUV Toyota RAV4 (ou similaire): 748€
Forfait inclus: Rachat de franchise - CDW (USA:zero excès) Assurance au tiers (US/CA: $1 mil. de couverture) Concession Recovery Fee 11.11% San Mateo County Bus Lic 2.50% Air Tran Fee 19.00 Par location Par location Tourism Fee 3.50% Vehicle License Recovery Fee Taxes Kilométrage illimité 10% De Remise
2. Sur Carigami.fr:
SUV Mitsubishi Outlander (ou similaire): 741€ Prestataire: Cars & Camper, Loueur sur place: Meeting Point
Inclus: Assurance collision Multirisque « zéro franchise » Assurance contre le vol « zéro franchise » Couverture responsabilité civile: 1 million USD (≈ 895 000 €)
RESPONSABILITE CIVILE: Incluse , couverture min.legale 0-60 000 USD, selon l'état concerné. RESPONSABILITE CIVILE COMPLEMENTAIRE(LIS): Incluse, max 1 Mio USD
Couverture bris de glace et pneus Couverture toit et dessous de caisse Remboursement des frais de dossier Kilométrage illimité Conducteur additionnel : le contrat de location inclut l'ajout gratuit d'un conducteur additionnel. Vous restez flexibles : l'annulation est gratuite jusqu'à 24h avant la location. CARBURANT: Le 1er plein peut être acheté à la prise en charge du véhicule(au prix moyen sur place aux stations-services) Le véhicule est ainsi restitué avec reservoir vide, le surplus de carburant n'est pas remboursé. Le client peu aussi prendre la voiture avec réservoir plein et le rendre avec réservoir plein. RESTITUTION DS AUTRES STATION: sans supplement en Californie, Floride et entre la Californie et le Nevada. Toutes les taxes sont à régler sur place
De ce que je retiens sur la location de voiture, il faut s'assurer d'avoir :
Kilométrage illimité
Complément RC (LIS)
Suppression franchise dommage collision (CDW) et dommage vol (LDW)
Bris de glace, toit, pneus et dessous de caisse Eventuellement: Premium emergency roadside service ou similaire
Et de faire attention au coût de:
Frais d'abandon
Conducteur additionnel
Taxes
Mes questions : - Que pensez-vous de ces offres, j'ai l'impression que la seconde propose une bonne assurance (multirisques) qui inclut tout ce que j'ai noté ci-dessus. - Concernant les frais d'abandon (qui ne sont pas forcément gratuits entre la Californie et l'Arizona), d'après ce que j'ai lu sur un post, il semble que c'est déjà inclus pour Alamo (ou c'est gratuit). Pour la seconde offre, savez-vous combien cela me coûtera environ ? - Je vois que pas mal de taxes sont incluses dans l'offre d'Alamo, est-ce qu'il y a déjà tout ou faut-il prévoir le paiement d'autres taxes lors de la restitution du véhicule ? Est-ce que les taxes sont les mêmes entres les loueurs ?
Donc si je comprends bien, les 2 offres sont incomplètes, il faut rajouter à l'offre 1 des assurances supplémentaires et à l'offre 2 les taxes + les frais d'abandon. Si des personnes sont déjà passés par ces loueurs (Alamo / Meeting point) et ont des retours d'expérience, je suis preneuse.
Merci beaucoup par avance à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.