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Avis sur itinéraire en Thaïlande English translation pending
by Sunhae · 2008-10-06 · 16 replies
Bonjour a tous,

Nous serons a Bangkok le 5/02 prochain. Au total 15 jours pendant lesquels nous souhaitons a la fois decouvrir le nord et le sud du pays. Nous nous sommes inspire d'un itineraire LP mais beaucoup de questions restent en suspens. Merci de nous donner vos avis sur la faisabilite du periple. 5/02 : arrivee a Bangkok a 21 h. Premiere nuit a Bangkok6/02 : depart en bus pour Sukhotai. Le LP annonce 6 h de route. Est il facile de trouver la gare routiere, y a t il toujours des places ? Et le voyage est il sur ?6 au 8/02 : 2 nuits a Sukhotai8/02 : Depart en bus de Sukhotai pour Chiang Mai, meme questions concernant le bus.8 au 10/02 : 2 nuits a Chiang Mai10/02 : depart en bus de Chiang Mai pour Ayuthaya. La encore, y a t il des departs tous les jours ? et est il facile d'avoir une place Bus. 1 nuit a Ayuthaya. 11/02 : bus encore d'Ayuthaya a Banggkok, si possible tot le matin. Apres-midi et nuit a Bangkok. Peut ont m'indiquer ou trouver le Chatawak (enorme marche aux puces), est t il facile de s'y rendre? Nous avons aussi entendu parler d'un marche flottant, est il a Bangkok ? ou ? 13/02 : Vol interne de Bangkok a Phuket. Arrivee a Phuket a 13 h. puis depart pour Koh Phi Phi a 14h30 en bateau. As t on le temps d'apres vous de prendre ce dernier bateau du jour ou doit on envisager de passer une nuit a Phuket ? pour aller a Phi Phi le lendemain ? 14 au 17/02 : Plongee a Koh Phi Phi 17 /02 : Passage a Koh Lanta 19/02 : Retour de Koh Lanta a Phuket (est ce possible ?, en combien de temps ?) 20 /02 : depart de l'aeroport de Phuket a 1h50 du matin.

Merci d'avance a toutes les bonnes ames qui repondront. Un derniere question, dans les alentours de Chiang Mai, y a til possibilite d'aller a la rencontre d'ethnies, sans que ce soit pour autant trop la foire aux touristes ?

Sunhae
Voyage en Inde du Sud: poussière sur les routes et devises? English translation pending
by Bigoodi · 2008-10-01 · 8 replies
Hello !

Encore 2 petites questions... Voyages en voiture : comment sont les routes au niveau poussière ? est il recommandé d'emporter de gros sacs poubelles pour proteger les sacs dans le coffre (cf afrique) ou la plupart des routes sont elles goudronnées ??? Et je n'ai pas eu de vraie réponse à cette question... Avis a ceux qui sont sur place en ce moment : quelle est la différence de cours entre le cash et les travelers en euros (s'il y en a une). Autrement dit, le meme jour au meme endroit combien vous donne t'on contre 100 euros cash et 100 euros travelers ?

Merci d'avance !!!!!!!!!!!!!
Camping-car: moyen de déplacement adapté pour l'Ouest canadien? English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-22 · 27 replies
Bonjour à tous,

Nous réfléchissons, pour 4 semaines en septembre 2009, à un voyage en camping-car dans l'ouest canadien : Rocheuses + île de Vancouver. Notre projet d'itinéraire est là.

Si vous avez déjà pratiqué ce mode de déplacement, pouvez-vous nous dire si le camping-car est bien adapté pour la découverte de ces régions. Quels avantages y trouvez-vous ? Quels en sont les éventuels inconvénients ?

Merci d'avance de nous faire part de vos commentaires et conseils.

Cordialement

Christine et Hervé.
Vietnam: retour aux sources de ma famille English translation pending
by Pyrowil · 2008-08-18 · 66 replies
bonjour,

moi?! ... c'est wilfried j'ai 32ans, et j'emmène mon pére et ma mère au vietnam à partir du 12oct et pour 36jours.

pourquoi?... bah mon pére est née à hanoï il y a 54ans et il est parti lorsqu'il avait 5ans et il n'est jamais retourné depuis.

Nous pensons faire ce circuit:

>arrivée à hanoï et visite de hanoï sur deux jours >troisième jour: périple en 4x4 dans le grand nord ouest sur 6 à 9 jours. >ensuite retour dans la banlieue de Hanoï pour un jour. > en route pour Haiphong pour la visite de Cat ba et la baie d'halong. >en route pour tam coc et la region > sauts de puce en train jusqu'au sud avec plein d'escale le long du chemin de fer. > visite du delta > en route ou plutot en fleuve direction le cambodge, pour les temples >retour à HCM et ses alentours > retour pour paris de HCM

voilà en gros le circuit. il est en cours d'évolution et de création.

Nous sommes des routards qui détestons le luxe! et nous adorons la nature, nous sommes très peu "musée", nous aimons la boue et la pluie! lol🤪 Nous adorons les situations difficiles et hors du communs pour nous rappeller que notre attachement au confort est superficiel!

Alors si vous avez des conseils ou même des lieux tres peu visités par les armées de photographes, je suis preneur!

merci pour vos réponses!
Temps pour visiter le mont Bromo et le volcan Kawah Ijen à partir de Bali? English translation pending
by Cath81 · 2008-08-04 · 34 replies
Bonjour,

Je compte partir en Indonésie pdt 3semaines. Je suis occupée à regarder un itinéraire. Je souhaiterais faire bali, lombok avec ses ïles gIli. D'où je ne pense pas avoir le temps de faire Java (sauf en marathon peut-être, mais si erruer, dites-le moi) mais j'ai vraiment envie d'aller jusqu'au mont bromo et au volcan Kawah Ijen.

Combien de temps pensez-vous que cela prenne pr y aller en partant de Bali via les transports locaux (pas en avion)???

Merci bcp pr votre aide, catheline
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-06-23 · 38 replies
Bonjour tout le monde!

Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).

LES LACS DE BABE

Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:

- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.

OU DORMIR ET MANGER

A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).

Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!

Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:

1. Reprendre la même route qu'à l'aller

2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi

3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.

En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!

PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.

LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!

CAO BANG

DORMIR:

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :

Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:

- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG

ARRIVER – QUITTER

- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.

BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !

Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!

Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Limitations de vitesse, radars et police aux Etats-Unis English translation pending
by Nobody · 2008-02-24 · 75 replies
Bonjour,

A titre purement documentaire, 😉, quelqu'un peut-il nous dire quelles sont les habitudes en matière de contrôles de vitesse sur les routes de l'Ouest américain ? les contrôles sont-ils fréquents (tous les x km ??) plutôt en ville ou sur autoroutes ? sont ils "planqués" ou visibles ? pratiquent-ils une certaine tolérance (5, 10 ou 20 miles) ? quelle est la sanction pour un "léger" dépassement de 5 ou 10 mph ? ???

Merci à ceux qui connaissent, ou à ceux qui ont eu une expérience, de nous faire partager leurs points de vue...

Bonne fin de ouiquende
Bons plans pour visiter le Rajasthan en janvier? English translation pending
by Barroudeur · 2007-10-26 · 7 replies
Bonsoir, Nous partons le 10 janvier pour delhi pendant 3 semaines Nous voulons visiter le radjastan seuls (bus train moto) en restant le plus possible immergé dans le pays Avez vous des bons, plans circuits, ...... tout nous interesse merci
Rencontre à Marseille le dimanche 7 octobre sur le thème "compagnon de voyage" English translation pending
by Evlyn · 2007-09-14 · 94 replies
Bonjour, Suite au succès phénoménal de la rencontre basée sur le thème "compagnon de voyage" lancée par arvie et colantai.

pour les gens qui ne peuvent pas se rendre sur Paris, une autre rencontre est ouverte sur Marseille 😎😎😎

Donc déjà 7 personnes intéressées (à reconfirmer) arvie colantais prevenance juillette artdeverre dahuilan evlyn Nous avons retenu avec Claude (colantais) le week end du 6 -7 octobre Nous attendons le retour de "prevenance" qui habite Marseille pour nous indiquer un bon restau (en dehors de la ville)... Si quelqu'un connait ... les idées seront les bienvenues. Que les nouveaux se fassent connaître 🙂 Bon week end à tous et à bientôt Evlyn😎😎
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Bivouac et camping sauvage en France... English translation pending
by Julteam · 2007-07-20 · 93 replies
Salut à tous!🙂 Pour mon premier post sur ce forum, j'aimerai réunir des informations concernant les problèmes rencontrés lors du bivouac de la fin de journée.

Ceux qui ont une bonne experience du camping sauvage (ou bivouac, car à vélo la plupart du temps on ne s'arrête que pour la nuit) en France pourront apporter de bons conseils...

J'aurai plusieurs questions: 1) A la fin de la journée, vous cherchez juste un petit coin sympa dans un champs ou un bois sans rien demander à personne?😇 2) N'avez vous jamais rencontré de problèmes (gendarmes, fermier ivre et son fusil, chien, sanglier, boso le clown...)?🏴‍☠️ 3) Au contraire vous ne vous installez pas tant que vous n'avez pas l'autorisation du propriètaire? En général: le trouvez-vous? Qu'est ce qu'il dit? 4) Enfin une petite statistique du nombre de nuits tourmentées par rapport au nombre de nuits peinard... histoire de se rendre compte de la réalité...

Je me pose toutes ces questions car j'envisage de m'y mettre bientôt, MERCI
Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? English translation pending
by Abeillaud · 2007-03-31 · 51 replies
Je cherche un randonneur qui a une expérience des (très) basses températures à vélo. Mes questions porteraient autant sur le matériel (habillement, roulement avec graisse spéciale, etc) que sur son expérience de voyage, dans une région polaire ou montagneuse en hiver.

J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
Russie à vélo English translation pending
by Thierry01 · 2007-03-15 · 20 replies
Bonjour, est ce que certain d'entre vous on une expérience concernant la Russie en Vélo. Difficulté ou problème particulier? Merci d'avance
Avis sur itinéraire de trois semaines en France English translation pending
by Jullemire · 2007-03-14 · 28 replies
Bonsoir tous!

J'aurais besoin de votre avis sur un itinéraire... En fait ce n'est pas pour moi mais bien pour mes parents qui ne sont pas des internautes avertis! Ils prévoient faire un voyage en France au mois de mai. Ils ont déjà une bonne idée des endroits où ils veulent aller mais à chaque fois qu'ils en parlent à quelqu'un, ils se font dire qu'ils ont peut-être trop de destinations pour seulement 3 semaines. En passant, ce n'est pas leur premier voyage en France et ils ont déjà visité Paris (quoiqu'ils veulent quand même y passer 3 jours!) Donc voici: Paris: 3 joursRouen: environ 2 joursHonfleurMont-Saint-MichelChateaux de la LoireRocamadourCarcassonneNîmesToulouse (peut-être)Aix-en-ProvenceMarseille (ils reprennent l'avion de cette ville)

Ils n'ont pas encore d'idée sur le nombres de jours passés à chaque ville et se demandent si chaque ville citée mérite d'être visitée? Aussi, y a-t-il des choses ou attractions qui valent le détour dans ces environs ou des villes qu'ils ne devraient pas manquer? Si vous avez un meilleur itinéraire ne vous gênez pas!😉 Par contre, ma mère veux vraiment visiter les chateaux de la Loire... En passant, ils louent une voiture après leur 3 jours à Paris et la retournent une fois rendus à Marseille.

Merci d'avance! J'attends vos réponses avec impatience!

PS: J'ai déjà vu le post sur le voyage en Loire mais je voulais un peu plus de détails...
Tarif du bus New York-Washington? English translation pending
by SLS · 2007-02-15 · 3 replies
Bonjour, avez-vous une idée de tarif pour un A/R NYCWashington sur un WE??? Quelle compagnie conseillez-vous??? MErci SLS
Nord Vietnam à moto English translation pending
by Olivier153 · 2006-12-12 · 34 replies
Bonjour, Je prépare un classique pour début février: le nord Vietnam en moto, départ d'Hanoi sans doute. J'ai pas mal potassé les forums, j'ai donc déjà beaucoup d'infos. J'ai noté qu'il était parfois suggéré, voire conseillé de partir avec un guide. Voyageant seul sur ce circuit, j'envisageais plutôt de me débrouiller par moi-même, pour le plaisir et les finances. J'ai malgré tout du mal à savoir si c'est une idée raisonnable, disons la meilleure option. Votre conseil sera le bienvenu.

Et si certains envisagent ce circuit à la même époque, on peut envisager de se grouper.

Merci O
L'Inde du nord en train English translation pending
by Sylmea · 2006-10-04 · 2 replies
Avec une amie, on part en Inde du nord tt le mois de novembre, on compte se déplacer en train mais que de complications en perspectives au vu du site indian pass.... 8 classes différentes, plusieurs trains, des quotas, .... on voudrais faire la boucle suivante: Delhi-Agra-Jaipur-Ahmedabad-Bombay-Nagpur-Bénares-Katmandou (Népal)-Delhi....qqn pourrait il éclairer ma lanterne? D'avance merci!
Les "touristes-voyageurs" sont-ils les nouveaux "colons-envahisseurs"? English translation pending
by Mohikan · 2006-05-02 · 31 replies
Bonjour, c'est surement un sujet qui a souvent été abordé.. lol mais y a toujours eu un truc qui me choque dans la "mode des voyages", c'est deja que c'est "principalement encore", des gens des pays "riches" d'occidents, qui vont dans des pays "pauvres", du sud ou autres, et qui s'y balladent parfois en "touriste" avec leur carte de credit, en disant "oh les pauvres, mendiants !" " c'est beau, mais c'est dur !" (surtout certains pays d'afrique, asie, amerique du sud.. ) un peu comme des gens en famille qui payent pour visiter des zoos et voir des animaux innocents... qui sont prisonniers contre leur grès et pour "faire plaisirs" aux gosses des familles... c'est aussi une chose que je trouve assez injuste.. j'ai souvent l'impression que c'est du neo-colonialisme, "individuel" mais "de masse", où les "riches" ou ceux qui peuvent se le permettent, "travaillent dans le système "moderne" en polluant la nature, pour pouvoir ensuite se payer des vacances dans des pays "moins polluées", mais qu'ils envahissent et polluent a leur tour a leur façon là bas aussi... lol je vais me faire "taper sur les oreilles".., mais, dans mon cas par exemple, mon but n'a jamais été "d'accumuler des voyages" partout ou "n'importe où", comme des consommateurs a qui on "offre des vacances méritées" apres, comme on remercie un chien avec un os.. lol je prefère encore ceux qui essayent de voyager "modestement", "by fair means", et j'ai bcp plus de respect pour ces voyageurs, cyclovoyageurs, pas "très riches", routards sac au dos qui évitent de prendre des avions qui polluent l'atmosphère etc.. lol, donc y aller a "armes egales" c'est mon avis... ici il y a bcp de gens que je trouve méritant dans le voyages envisagés comme un "style de vie" libre, et simple, mais le tourisme de masse, voir sexuel ou "economique" et consommateur, j'ai toujours trouvé ca peu respectueux de la Terre mère, des etres qui y vivent, y compris les humains les plus "démunies" ou modestes qui y vivent.. je suis pour le "libre deplacement" sur la planète, mais pas vraiment pour "l'invasion demographique et geographique" des terres.. au détriment de la nature, du respect et de la paix des lieux si vous avez un avis :) no pb amicalement
Voyage en Iran en famille en été 2005 English translation pending
by LandTrotteur · 2006-04-03 · 5 replies
Bonjour,

Voici le récit de notre voyage en Iran avec nos 2 enfants de 9 et 13 ans à bord de notre Land Rover:

Nous avons choisi de traverser les Balkans pour nous rendre en Iran. Après l’Italie, nous entrons en Slovénie, pays pittoresque avec ses pierres sur le toit pour retenir les tuiles en raison de vents violents dont nous ferons l’expérience au bivouac durant la nuit. En raison de l’afflux massif des turcs allemands aux frontières croate, serbe, bulgare et enfin turque, nous n’attendrons pas moins de 14 h dans une ambiance orientale ! Le bivouac champêtre slovène est loin et c’est sur les aires de repos que nous plantons nos quatre roues pour quelques heures de sommeil bien méritées. Arrivés en Turquie, nous prenons le chemin des écoliers et mettons trois jours pour rejoindre la frontière iranienne. Nous sillonnons les pistes de la Mer Noire où nous ferons la connaissance de bûcherons ravis de cette visite inopinée : plusieurs tasses de thé nous accueillent. Malheureusement, la piste boueuse envahie de troncs d’arbres nous vaut la perte du cabochon de la main meneuse. Fabrice fait une réparation de fortune. L’Etat turc entreprend un grand chantier de reconstruction des routes essentiellement au Kurdistan. Nous alternons donc nids de poule et routes fraîchement goudronnées qu’on arrose littéralement de cailloux de la taille d’une noix. Nous craignons pour notre pare-brise tout neuf car les camions ne ralentissent pas à notre hauteur. Une autre surprise turque : le prix du gasoil a flambé et atteint 1.35 euros le litre. Vivement L’Iran ! Nous nous octroyons une pause mécanique et lessive à Dogubayazit. Le lendemain, c’est le grand jour : nous revêtons nos tenues « islamiques ». Foulards et vêtements couvrants pour les filles et pantalons pour les garçons. Seuls les pieds peuvent respirer dans les sandalettes ! A la frontière turque, un homme se charge de nos formalités mais au moment de partir, il nous propose de changer nos euros en rials à un taux correspondant à la moitié de celui en vigueur ! Un grand portail s’ouvre et nous entrons en Iran. Un douanier nous accueille et nous guide très gentiment dans toutes les formalités. Le land est sous bonne garde et ne sera pas fouillé. ½ heure suffira pour tamponner tous nos papiers ! Nous débarquons à la ville frontière Bazargan. Panneaux en farsi, (langue persane), palmiers en plastique (les iraniens raffolent des décos de ce style !). Nous avons décidé de visiter l’église noire de St Thaddée mais les guides sont très imprécis quant à son emplacement. Arrivés à Maku, nous nous renseignons auprès de policiers qui nous rédigent un plan mais un professeur d’anglais s’interpose pour nous accompagner. Heureusement car les panneaux sont en farsi….Nous débarquons au milieu de la sieste qui plus est un jeudi après-midi correspondant au WE mais on nous ouvre les portes. Cette église arménienne a été construite au début de notre ère et une fois l’an( le 19/06) de nombreux pèlerins viennent assister à la messe annuelle. Notre bivouac a lieu sans problème de sécurité ( comme d’ailleurs partout en Iran) dans le lit d’un oued asséché malheureusement envahi de guêpes ! On ne peut pas tout avoir ! C’est vendredi et Tabriz est calme : peu de véhicules. Tout de même, nous notons une circulation très anarchique ; aucune règle n’est respectée. Les policiers sifflent dans le vide et ne font que constater les accidents très nombreux. En 24 h, nous en compterons pas moins de trois. Il est tard et la visite est reporté au lendemain. Nous nous éloignons de cinq km et trouvons un petit canyon pour nous poser. Seule la visite d’un vieux land troublera notre tranquillité. Visite de la mosquée Bleue, repas typique, promenade dans le bazar sont au programme de la journée. Nous dégustons le délicieux abugst encore appelé dizi composé de viande de mouton et de pois chiches. On commence par boire le bouillon et ensuite on pile ce qui reste pour le consommer avec du pain. Le repas coûtera moins d’un euro par personne ! Nous prenons le chemin de la mer Caspienne et nous offrons un intermède piste en traversant le Mont Sabalan culminant à plus de 4 800 m d’altitude. Nous nous retrouvons rapidement à 3000 m au milieu des tentes nomades où nous serons invités. Nous bivouaquerons à 3 300 m (notre record !). La proximité des glaciers permet une petite bataille de neige avec les enfants. Nous profitons des nombreux gués pour faire la lessive, la prairie servant d’immense étendoir ! Nous découvrons les abords de la Mer Caspienne avec ses champs de riz à perte de vue. La végétation est luxuriante et nous prenons un réel plaisir à nous perdre dans les petites pistes conduisant aux villages composés de petites maisons en bois coloré. Un petit bain de pieds dans cette mer intérieure, grande productrice de caviar (introuvable !). A l’intérieur des terres, nous découvrons le village pittoresque de Masuleh. Sur une plaine désolée, apparaît le mausolée de Soltaniyeh ; Cette ville fut détruite par Tamerlan en 1384 et mérite un détour. Nous lui consacrons quelques heures après avoir goûté aux pizzas iraniennes dans un minuscule boui-boui ! Nous avons rendez-vous avec les astronomes à Shahreza située à 80 km au sud d’Isfahan. Nous ne rencontrons aucun problème sauf lors de deux bivouacs. Le premier sur un terrain meuble ( style chott), le land s’enfonce de 50 cm. Les pneus à crampons permettent de sortir de ce mauvais pas ! Le deuxième à quelques km d’Isfahan, deux hélicoptères de l’armée nous localisent et rasent la tente de toit ! L’accueil des astronomes est à l’image des iraniens. Nous sommes guidés vers les bâtiments historiques, les artisans, les restaurants typiques….Nous faisons une conférence à l’université sur notre projet et ils organisent une soirée astro-gastronomique dans un parc bien fleuri et bien….éclairé ! Les contacts sont très chaleureux ( Valérie signera même des autographes pour les femmes) mais les sexes opposés ne se mélangent pas. Comme d’habitude, notre land est la « star » et les femmes sont fascinées par notre mini-cuisine. La nuit se poursuit avec l’observation des objets célestes jusqu’à 3 h du matin ! Les iraniens ont la santé !! Pour obtenir les visas, nous avons dû réserver trois nuits d’hôtel à Shiraz et c’est avec un pincement au cœur que nous quittons nos hôtes si attachants ! Une journée de route sera nécessaire pour atteindre Shiraz. Nous éviterons plusieurs accidents dans cette circulation démentielle. Heureusement, l’hôtel en plein centre-ville possède un parking gardé. Un bon sommeil mérité et nous sommes prêts à nous lancer à la découverte de cette ville légendaire (pas question de chercher le célèbre vin qu’Omar Khayyam vantait dans ses robaïyat !).Nous plongeons avec délices dans le bazar oriental. Senteurs, bruits, couleurs nous envoûtent. Nous resterons plusieurs heures à flâner au milieu des artisans. Nous trouvons près de l’hôtel un petit restaurant animé par deux musiciens jouant des instruments traditionnels. Après ces trois jours, il est temps de reprendre la route ou plutôt les pistes. Nous visitons la célèbre Persépolis sous une chaleur écrasante à 15 h (quelle idée !!!) : 40°C à l’ombre mais sans ombre ! Avec le voile et les vêtements couvrants pas besoin de payer le Hamman… De plus, les normes iraniennes n’étant pas les mêmes qu’Occident, il nous faut littéralement escalader les rochers pour atteindre les belles portes : nous n’en visiterons qu’une! Notre patience a des limites, n’est-ce pas Florence? Nous repartons vers deux autres sites Naqsh-e Rostam (tombeaux sculptés) et Pasargades (tombeau de Cyrus) émerveillés par tant de finesse dans les sculptures. Nous empruntons de belles pistes dans les Monts Zagros et installons notre bivouac sur un ancien camp nomade : plus de chardons mais beaucoup de crottes de mouton ! On ne peut pas tout avoir ! Quelques arbres au nom indéterminé style arganiers complètent le tableau champêtre. C’est une pause mécanique pour Fabrice : vidanges( nous récupérons notre huile grâce à un sac poubelle autour de la bassine), changement de filtres, vérification et entretien de certaines pièces…. Tout à coup, une tornade nous frôle emportant dans son sillage tous les charbons, une deuxième se forme : nous sommes dans leur couloir : vent de panique, il faut retenir les chaises et autres ustensiles légers§ Aucune voiture à l’horizon, nous sommes seuls sur la piste. Des camps de nomades apparaissent et la piste disparaît…ne nous affolons pas, nous continuons en hors-piste trialisant et retrouvons des traces un peu plus loin. Des collines colorées se dévoilent à perte de vue. Nous nous enfonçons au milieu des champs de blé et des vergers. C’est le moment de la moisson et les iraniens travaillent tard, la faux à la main, se retournant sur notre passage. Nous suivons le cours de la rivière sur des pistes boueuses. Les passages sont délicats et nous ne croiserons que des land agrémentés de petits cœurs : sentimentaux, ces iraniens ! Impossible de trouver un coin tranquille, nous mettrons tout simplement le land à plat au bord d’un torrent : ouf, il était temps de faire la lessive ! Le matin, nous avons de la visite : un homme qui veut partager son pain avec nous et un papy qui tient absolument à nous retenir sous sa tente. Il appelle ses femmes pour nous accueillir. En désespoir de cause, il nous inonde de pommes du jardin petites mais goûteuses qui feront le bonheur des enfants ! Un soir, tous feux éteints, en admiration devant la voie lactée, nous entendons soudain un hurlement étrange qui se rapproche. Nous nous souvenons alors de la clôture des moutons, des kangals et de la présence de loups dans cette région. Dans le doute, nous écourtons notre soirée astro pour nous replier dans la sécurité de la tente haut-perchée et interdisons formellement aux enfants de se lever. Un déjeuner au bord d’une rivière nous donne l’occasion d’une toilette complète du land. Isfahan se rapproche et la circulation se fait très dense. Nous évitons de justesse d’écraser deux femmes en Tchador, bien décidées à traverser une voie rapide.. Enfin, sans accident, nous garons notre véhicule sur sa célèbre place et partons à l’assaut de ses plus beaux monuments et de son bazar. Nous avons envie de goûter aux deux déserts iraniens : Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut. Sur le chemin, nous croisons des maisons munis de badgir, tours censées captiver le vent et grâce à un système de bassin rafraîchir la maison, bien pratiques en raison de la chaleur. Nous admirons l’ingéniosité des iraniens capables de construire des canaux souterrains appelés Qanats, certains atteignant 40 km : ils servent à irriguer les vergers depuis 2000 ans. Ainsi, des oasis apparaissent au milieu des déserts arides. Nous comptons tous les 25 ou 30 km des caravansérails servant d’auberges à l’époque de la route de la soie. Ils sont à l’abandon mais quelques-uns restent en bon état. Des citernes d’eau jalonnent notre route monotone mais elles sont désespérement vides. De petits animaux comme les fennecs sont morts faute de pouvoir étancher leur soif. Plus tristes encore, des chameaux de Bactriane à poils longs ont succombé, leurs carcasses jonchent le bord de route ! Quelques dunes apparaissent au loin mais aucun accès n’est possible et attention au sol mou : c’est un désert salé ! Nous en localisons quelques-unes accessibles : c’est parti pour une partie de toboggan. Florence en profite pour parfaire sa collection de sable du monde : le land reviendra charger de quelques kilos dans des sacs pas toujours étanches ! Bivouac solitaire c’est du moins ce qu ’on croyait quand un berger passe au loin : mais où trouve-t-il de l’eau pour ses moutons ? Le mystère reste entier car nos quelques mots de farsi sont insuffisants pour une grande conversation. Tabas, seule grande ville au milieu des déserts, est une oasis où la pénurie ne s’est pas encore fait sentir à en juger par l’abondance des fontaines. Son bâtiment le plus impressionnant est un ancien caravansérail transformé pour l’occasion en une belle mosquée entourée de somptueux jardins (la fierté des iraniens : jardin veut dire paradis en farsi). Nous faisons le plein de gasoil à un euro les 60 L, prix fixe en Iran (non, vous ne rêvez pas !) et achetons du pain que les enfants s’empressent de dévaliser : il nous en faut pour midi SVP ! La route est ponctuée de petits bijoux où nous faisons une pause photo : des maisons en pisé sculpté s’accrochent aux montagnes. La chaleur est épuisante en raison de la fuite de gaz de la clim :la température monte à 49°C . Par jour, 3 à 4 L par personne seront nécessaires : le frigo ne suit pas et nous finissons à l’eau chaude ! Nous nous octroyons une pause hôtel à Kerman : un bon repas avec 7 plats et 1h30 de lessive…la chambre ressemble à un grand étendoir ! Sortir d’une grande ville relève de l’exploit : nous empruntons généralement une mauvaise direction et sommes obligés de rectifier le tir en empruntant de petite pistes pittoresques. Au milieu de collines, nous doublons deux vélos : c’est Yvoine et Mike qui partis de Singapour au début de l’année veulent rallier la France au mois novembre. Nous passons un agréable bivouac en leur compagnie. Nous admirons leur courage et apprécions plus notre véhicule 4 étoiles avec commodités ! Nous devons rejoindre le Golfe Persique en contournant les grands lacs salés qui nous apparaissent au détour d’un sentier accidenté. Une étendue bleue et blanche. ;; nous n’hésitons pas, les courtes enclenchées, un peu de trial (la piste est effondrée) et nous roulons enfin sur ce billard improvisé. Attention, tout de même à ne pas trop s’éloigner des berges. Les sandales de Vincent en garderont un bon souvenir ! Elles s’enfonceront dans une sorte de boue nauséabonde de près de 10 cm alors les 3 tonnes de notre land…. Lors d’une recherche de bivouac sur une belle piste, un policier nous arrête ne comprenant pas notre intention, pourquoi ne pas prendre un hôtel dans la prochaine ville, il nous en faut plus pour nous décourager et nous empruntons un nouveau chemin et c’est le bon ! Sauf, le dévers côté précipice sur un éboulement, sueurs froides assurées ! Nous traversons le défilé montagneux qu’Alexandre le Grand aurait emprunté pour déboucher sur le site archéologique de Shapur, ancienne ville possédant des bas-reliefs très bien conservés célébrant la victoire sur les romains ; tout serait parfait pour la visite si le thermomètre n’affichait pas 45°C ! Heureusement, le musée climatisé nous ouvre ses portes et les enfants s’installent sous l’appareil rafraîchissant ! Le bord de mer n’est qu’à 70 km. Nous n’hésitons pas, une pause dans cet enfer à 52°C, humide, entouré de bases pétrolifères est la bienvenue. Une tempête de sable rend la conduite difficile mais la plage est dégagée. La marée est basse et il faut mériter le bain de pieds. Sur la plage, leçon de choses pour les enfants : d’étranges petits poissons évoluent. La température a chuté à 37°C, c’est le paradis retrouvé mais pas pour longtemps ! En effet, impossible de dormir sur le bord de mer (les policiers ne comprennent pas notre intermède aqueux !) si rafraîchissant. A minuit, enfin, le thermomètre affiche 40°C et nous nous arrêtons. Nous effectuons le lendemain la visite de la Ziggourat de Choqa Zanbil vieille de 3300 ans. C’est une sorte de pyramide à étages d’importance religieuse. Malgré les 50°C extérieur, le guide nous accompagne et nous fait grimper (malgré les barrières) au sommet en escaladant les murs : pas pratique la jupe longue ! 1 h nous suffira à admirer ce bâtiment, le cadran solaire et l’empreinte d’un pied antique ! Quelques litres d’eau plus tard… Notre visa de 30 jours touche à sa fin et il faut remonter en direction de Tabriz :la boucle de 7 000km sera bouclée ! Mais, c’était sans compter avec un iranien venu nous percuter volontairement en pensant réparer sa voiture aux frais d’un gentil touriste ! Bilan, 4h aux postes, aucun frais engagé et un repas offert par le commandant. Les Tabrizis nous ont conseillé de visiter leur mini-Cappadoce : un petit village pittoresque ! Sur Tabriz, nous effectuons quelques emplettes de dernière minute grâce au sympathique Nasser Khan (responsable de l’office de tourisme et parlant 8 langues !) et ensuite direction la frontière. Au-revoir Iran, loin des clichés !!! En Turquie, une pause au bord du lac de Van nous permet de sortir les maillots de bain : il était temps ! Notre parcours de retour se fera par les Monts Taurus et la Cappadoce. Nous avons rendez-vous avec le club de land d’Istanbul. Une petite balade au bord de la mer noire pour tester nos pneus : le bizutage est d’usage en Turquie ! Deux jours au bord de la Mer Egée nous permettront de prendre des forces pour envisager un retour non-stop par la Macédoine, la Croatie, La Slovénie et enfin l’Italie. Notre périple aura duré 7 semaines et 2 jours et 18 000 km auront été parcourus ! Que du bonheur ! Vivement les Amériques ! Les photos et infos générales sont sur notre site:
http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/ A votre dispo pour d'autres infos: Valérie.
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
Namibie-Botswana juillet 2005 avec carte et photos English translation pending
by Mlefevre · 2005-07-27 · 14 replies
Pour voir le carnet avec plein de photos, cliquez ici : sibellelaterre

Voyage en Namibie du 04 au 22 juillet 2005

Après un voyage en Afrique du sud en 2000, en louant un camping car à Cape Town, nous avions envie de retourner en Afrique Australe. La situation en Afrique du Sud s’étant fortement dégradée ces dernières années, la Namibie et ses paysages de désert nous a paru adaptée à un voyage en famille avec nos enfants maintenant âgés de 9, 10 et 12 ans. Les informations trouvées sur internet et en particulier sur Voyage Forum nous ont beaucoup aidés dans la préparation du voyage. Nous renvoyons maintenant l’ascenseur en faisant à notre tour partager notre expérience et nos impressions. Ce récit comporte donc un mélange d’informations pratiques et de perceptions subjectives.

Carte du trajet tirée de Google Earth :admirez les dunes de Sossusvlei(entre 12 et 13), le Pan d'Etosha (entre 3 et 4) et le Delta de l'Okavango (au-dessus du 8).



LEGENDE : 1-Windhoek 2-Dan Vijoen NP 3-Etosha Okaukuejo 4-Etosha Namutoni 5-N'Kwazi Lodge 6-Mahango 7-Tsodillo Hills 8-Maun 9-Ghanzi 10-Solitaire 11-Naukluft 12-Sossusvlei 13-Walvis Bay 14-Swakopmund 15-Cape Cross 16-Brandberg 17-Spitzkoppe

Dimanche 03/07 Départ de Francfort (20h45) pour Joburg puis Windhoek (12h le 04/07) Adulte 865euro, enfant 482 euro, taxes d’aéroport comprises, billets achetés sur internet en janvier auprès de la Lufthansa. Vol de South Africa Airways.

Lundi 04/07 Le loueur du C car vient nous chercher à l’aéroport, très pro et nous conduit au dépôt de Bobocamper à mi-chemin de Windhoek. 1h après nous voilà au volant (à droite) pour rouler (à gauche) vers Windhoek. Circulation fluide, courses au « super »marché puis nous filons vers le Dan Viljoen Park au NO de Windhoek non sans nous perdre auparavant dans la banlieue pas du tout résidentielle du nord de W, qu’on ne peut toutefois pas qualifier de township. 5h après être descendus de l’avion, nous voyons nos premiers animaux « sauvages » en arrivant dans cette petite réserve aux portes de la ville : gnous, damans, antilopes diverses, hérons, canards, ibis, cormorans, perdrix et autres oiseaux moins familiers.



On est tout de suite dans le bain après 15 h d’avion et 1h de route. Déjà la nuit tombe, c’est l’hiver et il fait nuit à 17h30. Il va falloir se caler sur le soleil pour profiter au maximum de nos journées. Le camping est bien aménagé près d’un petit lac (chose rare en Namibie) : eau, électricité, barbecue.

Mardi 05/07 Au matin, tout excités, nous nous réveillons frigorifiés (5°C DANS le camping car) avant que le soleil ne se lève. A 6h30, nous sommes sur le pied de guerre pour une randonnée de 8 km dans les collines de la réserve. La température devient très agréable en quelques dizaines de minutes. Nous voilà bientôt en T-shirt faisant du canyoning (sans eau), pistant les gazelles (qui sont ici très craintives) et les damans.



La végétation est hivernale avec beaucoup d’arbres à feuilles caduques, l’herbe est jaune, la terre ocre, les nids de tisserins jaunes, le ciel tout bleu : ce seront les couleurs dominantes de notre voyage. Camping site : 150 dollars N, entrée parc 10DN pour le véhicule, 40DN/adulte, gratuit –de 16 ans. Nous n’avions pas réservé. Pas mal de monde sur le terrain de camping, quasi pas de randonneurs. Nous déjeunons rapidement puis filons sur Etosha (Okaukuejo, à l’Ouest). La route, toute droite, goudronnée, file entre les termitières et les arbres « pique-nique » (sous les quelques arbres de taille suffisante est aménagée une aire de pique-nique). Nous arrivons juste avant la tombée de la nuit (heure à laquelle l’entrée du parc ferme) et rencontrons tout de suite notre premier éléphant. Le camping est très grand avec eau, électricité mais manque un peu de charme. Il y a- nous semble-t-il- beaucoup de monde mais nous trouvons de la place sans avoir réservé. Camping site avec electricité 240ND, entrée du parc adulte 80ND, véhicule 10ND, gratuit avant 16 ans. Nous dînons rapidement puis filons au point d’eau éclairé la nuit. L’ambiance est d’abord un peu agitée avec les jeunes enfants qui courent dans tous les sens. Il leur faut bien se défouler après avoir passé toute la journée confinés dans les voitures (il est interdit de descendre de sa voiture sauf dans les camps, pour des raisons de sécurité et aussi sûrement pour la tranquillité des animaux). Cette agitation ne gêne d’ailleurs en rien les éléphants, rhinocéros, girafes, gemsboks, chacals et autres springboks qui se succèdent au point d’eau. Puis les plus jeunes vont au lit et l’ambiance devient presque religieuse. On ose à peine murmurer, on guette à la jumelle les girafes qui apparaissent au loin et attendent le départ des rhinos pour approcher. On ose à peine éternuer quand un vent frisquet se lève : les anoraks et bonnets ne sont effectivement pas un luxe, même si les gants et écharpes que j’avais emportés n’ont finalement pas servis (et pourtant, je suis une frileuse de première !) Est-ce la température nocturne, la clim de l’avion ou l’air très sec ? Les enfants ont tous les 3 eu les lèvres super gercées (un tube de crème à lèvre peut être utile). Finalement, à contre-cœur, nous abandonnons le spectacle pour prendre des forces pour le lendemain car nous ne passerons qu’une deuxième nuit à Etosha (à Namutoni).

Mercredi 06/07 A l’aube, nous quittons Okaukuejo vers l’est et sillonnons le parc au gré des quelques pistes transversales qui permettent de faire des « boucles ». Très rapidement, nous sommes seuls et ne croisons que d’épisodiques voitures.

Les zèbres échappent à une attaque de lionnes.



Les animaux sont nombreux et très peu craintifs, les voitures font « partie » de leur paysage.



La zone immédiatement au bord du pan présente une végétation clairsemée, puis à mesure que l’on s’éloigne du pan vers le sud, les buissons deviennent plus denses pour finir par donner un bush impénétrable au sein duquel l’observation des animaux relève de la loterie.



Le seuil relief est celui de la colline de Halali faite de blocs rocheux noirâtres, parsemés de baobabs. Le paysage d’Etosha est assez monotone et la lumière du soleil au zénith écrase encore les reliefs.



L’aube et le couchant sont donc les moments privilégiés pour se rincer l’œil, mais sous ces latitudes tropicales, ces moments sont éphémères. C’est donc in extremis que nous arrivons à Namutoni avant la fermeture. Ici aussi, nous trouvons de la place avec électricité (mais ce doit être la dernière). A Namutoni, le point d’eau reste désespérément désert (est-ce habituel ?).

Jeudi 07/07 Aujourd’hui nous décidons de partir sur la piste qui monte vers le nord vers la sortie d’Andoni car nous devons quitter Etosha vers midi pour dormir à Rundu ce soir. Cette partie de la réserve présente un paysage plus varié, légèrement vallonné, avec une alternance de pans, de forêts, de savanes ponctuées de beaux arbres. Ca doit être magnifique quand il y a de l’eau. Il y a ici aussi beaucoup d’animaux et très très peu de monde. C’est la partie du parc d’Etosha que nous avons préférée. Vers midi, comme prévu, nous filons plein NE vers Rundu et franchissons la barrière vétérinaire environ 120 km avant Rundu. Il s’agit d’une frontière à la fois sanitaire (fièvre aphteuse au nord) mais aussi sociale et ethnique. Au sud, il s’agit d’une Afrique occidentalisée. Au Nord, 100 mètres après cette « frontière », se succèdent d’innombrables petits villages que les enfants qualifient de « village de KIRIKOU » : qq huttes de bois et de terre séchée, au toit de chaume, toutes de la même taille (définie par la longueur des gerbes qui font le toit), entourées d’une palissade de branches, ombragées par quelques arbres.



Et il n’y a pas d’autre type d’habitat. La route file, toute droite, ponctuée de place en place de citernes d’eau et l’on voit les femmes porter l’eau et le bois, les garçons essayer des maîtriser des ânes ou des bœufs récalcitrants qui tirent des traîneaux chargés de bidons d’eau ou de bois. Rares sont ceux qui ont des roues ! On n’en revient pas. Finalement, au culot et au pif, on décide de s’arrêter dans un de ces villages. Tout au long de la route sont disposés de petits tas de bois soigneusement empilés que les gens vendent pour qq dollars. C’est l’occasion d’entrer en contact. Nous demandons à visiter le village du marchand de bois. Il accepte volontiers : dans ce village qui est en fait une maison vivent 7 personnes : le marchand, son frère Serengui qui parle un peu anglais, leur deux épouses, deux petites jumelles de 6 ans et un petit garçon de 2 ans.



Serengui est appelé à la rescousse à travers la savane.



Bien sûr nous faisons quelques photos en « essayant de ne pas abuser » : nous sommes tous un peu gênés, la situation étant nouvelle tant pour ces villageois que pour nous.



Nous apprenons que les deux petites filles vont à l’école juste à côté : Serengui nous la fait visiter et la maîtresse arrive alors. Elle nous explique qu’elle a 25 élèves auxquels elle fait la classe 6h par jour. Les plus grands sont à l’école primaire à 20 km où ils restent toute la semaine. L’école est une case de 8 m sur 4 en bois et torchis comme les huttes, sans autre porte qu’un buisson épineux pour empêcher les animaux d’y entrer. On y trouve en tout et pour tout 5 ou 6 troncs d’arbre alignés en face d’un tableau noir. Au fond trônent 2 casiers métalliques qui contiennent les trésors de l’école et dont la maîtresse détient la clé. En remerciement nous laissons 2 bidons d’eau que j’avais emportés en prévision (lors d’un précédent voyage au Maroc, nous avions remarqué l’importance des récipients pour le transport de l’eau). A la maîtresse, les enfants abandonnent les quelques feutres et crayons qu’ils avaient emportés. Quelle expérience, d’autant plus marquante qu’inattendue ! Nulle part dans les guides ou sur le net, je n’avais rien lu sur ces villages ! Finalement, nous arrivons à Rundu alors qu’il fait déjà nuit noire (la lune, à l’envers, est réduite à un mince croissant). Nous arrivons péniblement par une piste sablonneuse au camping du N’KWAZI Lodge, à l’est de Rundu, sur la rive sud de l’Okavango. Nous trouvons encore une fois la dernière place du camping (eau, douches chaudes, électricité jusqu’à 1h du matin) Camping 175ND pour nous 5. Le camping ressemble à un jardin avec une végétation tropicale luxuriante, toutefois seuls les lodges ont la vue sur le fleuve.

Vendredi 08/07 Au petit matin nous longeons à pied la rive en aval sur quelques centaines de mètres. Il fait très frais ici aussi. Sur la rive opposée, des huttes rondes comme partout ici, un maigre feu autour duquel se presse une famille et le tam tam qui résonne dans l’aube naissante… Puis c’est la corvée d’eau avec les bœufs qui tirent leur traîneau lourdement chargé. Nous voyons nos premiers mokoros, ces pirogues taillées dans un tronc d’arbre. Notre prochaine étape est la petite réserve de Mahango à l’entrée de la bande de Caprivi, juste avant la frontière avec le Botswana. Nous faisons le plein de diesel à Divundu, dernière station avant le Botswana. Sur notre route nous faisons une pause à Popa Falls :



petits rapides entourés d’une végétation tropicale assez dense avec quelques plages de sable fin (entrée 46 ND pour nous 5). 1h30 à 2h00 suffisent largement pour en faire le tour. Nous arrivons à Mahango vers midi (entrée 90 ND) : la garde, très gentille, nous énumère tous les animaux dangereux de l’endroit et nous indique que contrairement à ce qui est indiqué dans les guides, on ne peut descendre de voiture qu’en deux endroits. La route Est qui longe l’Okavango est accessible sans 4X4 : singes, antilopes, oiseaux, zèbres. Pas un « chat »… Nous pique-niquons seuls au bord du fleuve près des baobabs géants,



farniente au soleil en observant les oiseaux, photos « rapprochées » d’oiseaux. Soudain je vois un crocodile de bonne taille filer dans l’eau à l’endroit même où je me trouvais 10 mn avant pour immortaliser un bel oiseau vert. Glups ! Au dessert, nous percevons tous distinctement un grognement derrière les buissons situés à une dizaine de mètres : reGlups !! Nous finissons le repas en vitesse en jetant des coups d’œil inquiets par-dessus nos épaules… Sensation inédite…Finalement nous ne verrons aucun fauve dans ce parc. Plus tard, nous décidons d’aller au point d’eau que l’on atteint en prenant la première piste à droite en entrant par le nord dans le parc. Déception, rien. Nous continuons donc la piste qui bien que réservée aux 4X4 au-delà du point d’eau nous paraît carrossable. 500 m plus loin, nous voilà ensablés ! Je sors alors triomphalement les plaques de désensablement en plastique souple et la pelle que j’avais placés dans nos bagages malgré le sourire narquois de Fred mon mari. On ne rigole quand même pas vraiment car l’heure tourne et nous devons avoir quitté la réserve avant la nuit. Finalement, on s’en sort, très poussiéreux, mais soulagés. Demi-tour. Arrivés au point d’eau, un troupeau d’éléphants nous barre la route.



Super ! Nous restons à bonne distance d’autant plus qu’il y a des jeunes. Au bout d’une demi-heure, ils cèdent le terrain et nous filons vers la sortie sud, en route pour le Botswana. Nous aurions aimé consacrer un peu plus de temps à cette charmante petite réserve qui permet de profiter un peu du fleuve qui sinon reste relativement inaccessible car loin de la route ou entouré d’un rideau de roseaux et de papyrus impénétrable. Mais nous avons réservé au Naukluft puis à Sessriem donc c’est un peu la course car initialement nous n’avions pas prévu cette petite virée vers l’Okavango. 16h59 : nous arrivons au poste frontière : panique à bord, ça ferme dans 1 minute !! Nous ne le savions pas. Après un accueil un peu frais : « la prochaine fois, vous dormirez entre les deux postes frontières ! » (ouiiii, j’aimerais bien qu’il y ait une prochaine fois), quand les douanières botswanaises comprennent que nous ne sommes pas des sudafs (notre c car est immatriculé en afrique du sud) mais des français, tout s’arrange, elles font des risettes aux enfants, nous leur faisons visiter le camping car… Ouf, nous sommes passés in extremis. Il fait nuit à présent mais nous roulons jusqu’au camping du Shakawe Lodge (10 km au sud de Shakawe)au bord de l’Okawango que jpw de VF nous avait recommandé.



Super en effet, vue sur le fleuve, électricité, douches chaudes, accueil chaleureux, vraiment pas grand-monde (175ND la nuit). Nous convenons avec le mari de Kate d’une balade sur l’Okavango le lendemain après-midi (500 pula. 1 pula=environ 0, 15 euro)

Samedi 09/07 De très bonne heure, nous partons pour les Tsodillo Hills à 1h30 de piste. Nous arrivons vers 8h et choisissons de prendre un guide - pas obligatoire - (6 euros, nous n’avons pas de pulas) mais à notre avis indispensable à moins de passer des jours à inspecter chaque pan de rocher. Les peintures rupestres sont très bien conservées, très contrastées pour la plupart, très variées. Nous faisons avec notre guide une balade tranquille de 2heures. Du haut de Female Hill, nous surplombons le Kalahari qui s’étend vers l’ouest à perte de vue (ici il ne s’agit pas du désert comme dans le Kalahari Gemsbok Park mais du bush). De retour à Shakawe mous essayons en vain de nous procurer des pulas. Trois commerces offrent des taux d’usuriers : 50 à 60 pulas pour 100 ND quand le taux est plutôt à 80, nous renonçons. L’après-midi, le mari de Kate nous embarque sur un bateau en alu à fond plat



pour une virée jusqu’au coucher du soleil sur l’Okavango : il connaît le coin comme sa poche et nous fait découvrir des myriades d’oiseaux de toutes sortes. On ne sait plus où donner de la tête, crocodiles, hippos (à bonne distance pour ces derniers).



Nous croisons des pêcheurs sur leurs frêles mokoros. Finalement, après cet aperçu détaillé de la faune du fleuve, nous nous félicitons du franc-bord qu’offre notre barcasse en alu, certes moins romantique. Les bords du fleuve sont bordés de papyrus et de palmiers, la végétation par endroits est luxuriante.



Que de vert, que d’eau…C’est un sacré contraste avec le reste de notre voyage placé sous le signe de la sécheresse. C’est une parenthèse vraiment rafraîchissante que nous aurions bien aimé prolonger un peu. Nous passons donc une deuxième nuit au camping du Shakawe Lodge.

Dimanche 10/07 Heureusement, le Shakawe Lodge accepte les euros et nous vend aussi des pulas à un taux de change moins défavorable (5, 5 pula pour 1 euro, bon….) De toute façon, il n’y a pas de banque avant Maun et ce que nous n’allons pas tarder à découvrir, c’est qu’il n’y a pas non plus de diesel avant Maun, la station de Gumare n’ayant pas été approvisionnée. Quand le sera-t-elle ? Peut-être cet après-midi ou demain. Nous faisons donc un détour de 200 km pour aller faire le plein à Maun avant de repartir sur Ghanzi. Malheureusement, c’est Dimanche et nous ne pourrons donc pas découvrir l’artisanat bushmen vanté par les guides. Toute cette route depuis la frontière namibienne au nord jusqu’à la frontière namibienne à l’ouest (poste de Mamuno) est goudronnée et en parfait état, elle est cependant très monotone et ne laisse jamais apercevoir le fleuve. Dans la portion Shakawe-Tsau, il y a toutefois quelques villages, qui ressemblent beaucoup à ceux du nord de la Namibie avec beaucoup plus d’ânes, extrêmement peu de voitures si l’on exclue les 4X4 des touristes, quelques taxis collectifs. Plus au sud et à l’ouest, c’est plat, très très plat et très vide, aucun village - sur la route principale du moins. En Namibie et au Botswana les routes sont bordées de chaque côté d’une zone dégagée qui permet aux piétons, charrettes et autre bétail de circuler et aux conducteurs de les voir longtemps à l’avance : ces routes ne sont donc pas dangereuses à condition de ralentir suffisamment. Elles sont de place en place ponctuées de totem fait de matériaux vraiment mais alors vraiment pas recyclables : pneu éclatés, bidons crevées, cartons éventrés, qui servent à signaler les sentiers qui mènent aux villages en retrait de la route : les gens peuvent ainsi indiquer au chauffeur du taxi collectif l’arrêt correspondant à leur village. C’est un vrai plaisir d’ailleurs de croiser tous ces gens qui vous saluent avec un sourire ultrabright en agitant la main un peu comme des enfants. En Namibie comme au Botswana, nous avons été agréablement surpris par la courtoisie, la gentillesse et la disponibilité des gens. Les bouquins d’Alexander Mac Call Smith (par ex Vague à l’Ame au Botswana) rendent très bien compte de cette atmosphère bon enfant et bien élevée. Jamais - du moins dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons été « sollicités ». Les gens sont disponibles si vous allez vers eux mais sont très respectueux de votre tranquillité. Un régal. Par ailleurs, bien que la Namibie ait également souffert de l’apartheid et même s’il est vrai que les tâches subalternes sont exclusivement dévolues aux noirs, on ne ressent pas cette défiance des noirs vis-à-vis des blancs telle que celle qui nous avait mis mal à l’aise en Afrique du sud.

Nous fonçons vers le poste frontière de Mamuno car nous craignons que lui aussi ne ferme à 17 heures. En fait, étant situé sur la Transkalahari Highway, il ne ferme qu’à minuit…Il y a même un poste de change côté namibien juste avant la frontière, ce qui fait cruellement défaut à la frontière près de Shakawe). On y trouve aussi du carburant (côté Botswana, la station de Charles Hill n’avait plus de diesel …) C’est une longue journée de transition, alors nous bouffons du km. Nous nous arrêtons vers 20 heures 100 km avant Windhoek et dormons sur une aire de pique-nique un peu à l’écart de la route. Aucune difficulté pour faire cette route de nuit, il y a très peu de villages, les ânes sont tous restés au Botswana et la route est bien dégagée.

Lundi 11/07 Nous repassons à Windhoek faire un ravitaillement avant d’attaquer le Naukluft et Sessriem où nous ne trouverons pas grand-chose. Le supermarché qui nous avait paru minuscule lors de notre premier ravitaillement nous parait maintenant opulent après les petites épiceries du Botswana. Ca a d’ailleurs été un vrai choc cette pauvreté au Botswana. Nous ne la soupçonnions pas vu les prix pratiqués en matière de prestations touristiques. Dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons pas vu de « vieux ». Au Botswana, l’espérance de vie est de 42 ans !!! (les vieux, c’était nous !!) et 56 ans en Namibie (mais avec une population blanche plus importante). Nous quittons Windhoek par la C26 puis le Gamsberg Pass, la route serpente à 2000 m d’altitude. Paysage tourmenté magnifique, animaux du désert (gemsboks, autruches, springboks, suricates, aigle serpentaire). L’étape est cependant bien longue : 270 km jusqu’à Solitaire puis encore 80 km jusqu’au Naukluft Camp site soit en camping car 6h30 de piste. C’est long mais c’est beau ! Nous arrivons à la nuit tombante à l’entrée du camping du Naukluft (entré autorisée seulement entre le lever et le coucher du soleil) entrée adulte 80ND, véhicule 10DN, moins de 16 ans gratuit. Camping environ 175ND. C’est vraiment le bout du monde. Le camping est très bien aménagé, ombragé, douches chaudes, pas d’électricité, emplacement perso très cosy. Une quinzaine de places seulement environ dont seule la moitié est occupée.

Mardi 12/07 En route pour le Waterkloof trail, balade de 17 km, après 2 jours de route ça va nous dégourdir les jambes. 9h plus tard, ah ça oui, elles sont drôlement dégourdies les gambettes.



La balade commence tranquillement dans le lit d’une rivière jonché de gros galets instables de la taille de ballons de foot, hand, basket, rugby, bref de toute taille et les ¾ des 17 km continuent sur ce type de terrain. La dénivelée n’est pas importante du tout mais on n’avance pas d’autant plus qu’il y a plein de choses à voir et qu’il faut aussi regarder où l’on met les pieds. En vrac : canyons, cuvettes, pools, bassins glougloutants, roseaux, cactus, ficus géants qui s’incrustent dans la montagne, grimpette sur un petit sommet, vue panoramique sur les montagnes du Naukluft.



Une bonne douche chaude à l’arrivée suivie d’un bon feu de bois mais aussi d’un peu de bricolage les « baboons » ayant profité de notre absence pour tordre les capots de toit du camping car et passer la main à travers les moustiquaires. Ils ne sont heureusement pas parvenus à entrer. Quand nous les avons croisés à la fin de la balade, ils m’avaient bien semblés fuir un peu notre regard. En attendant quelle force pour tordre ainsi du bout des doigts des capots métalliques qui étaient pourtant fermés. Donc gare !! Dorénavant, nous éviterons de nous garer sous un arbre et prendrons soin de replier les rétroviseurs pour ne pas leur fournir d’escabeau trop pratique. 2ème nuit au Naukluft

Mercredi 13/07 Aujourd’hui nous jetons nos dernières forces dans l’Olive Trail, 11 km seulement, sur le même type de terrain avec un relief de canyon plus marqué et une végétation « de rocailles » superbe.



Pas mal non plus mais un peu moins varié que le Waterkloof Trail (car beaucoup de pools à sec), doit être plus beau encore avec de l’eau. L’après-midi, départ pour Sessriem, 120km de bonne piste, 2h. Le camping de Sessriem est super pour qui a réservé et vraiment pas terrible sinon. Dans le premier cas, emplacement avec vue sur la dune Elim, sous un immense arbre solitaire, avec point d‘eau et barbecue (douches à 300m, chaudes, pas d’électricité).



L’imprévoyant est relégué sur un parking de sable en plein soleil, sans eau, loin de tout, (mais il aura toujours de la place à mon avis). Nous ne regrettons pas le marathon que nous a imposé notre réservation à Sessriem. Nous profitons des dernières heures de jour pour filer jusqu’à la dune Elim à 2 km du camp qui nous offre un avant-goût du désert de sable, le vrai de vrai.



Le vent souffle assez fort depuis plusieurs jours si bien que les dunes sont quasiment vierges et nous prenons d’autant plus de plaisir à y laisser nos empreintes.



Nous regagnons ensuite notre royal emplacement et comme tout le monde nous endormons bien vite bercé par les cris de bestioles mystérieuses : on dirait des crapauds, mais dans le désert, on a du mal à y croire.

Jeudi 14/07 A l’aube, c’est la ruée vers l’or des dunes. A 100 à l’heure sur une piste mal goudronnée pleine de nid de poules, comme les autres, je roule trop vite. Il faut arriver avant que le soleil ne soit trop haut. Mais même si le parc ouvre ses portes à 5h45, le soleil se levant vers 6h30, les 60 km qui nous séparent de l’eldorado nous paraissent bien longs. Pourtant au fil des minutes, l‘aube rougit les dunes dont le pied est parfois baigné de brume. C’est beau mais on fonce, comme tout le monde. Les 5 derniers km sont à faire en 4X4 : ils sont là, fins prêts et nous sautons dans l’un d’eux. Il fait encore froid, les deux petits se calent à l’intérieur à côté du chauffeur qui conduit avec une jambe dans le plâtre. Ca serait trop facile sinon… C’est une piste de sable profond certainement réservée aux vrais 4X4. (180 ND A/R pour nous 5) Nous demandons au chauffeur de nous déposer entre Dead Vlei et Sossusvlei pour nous choisir notre dune perso et de fait, il n’y a personne.

Cherchez les enfants sur la photo



La lumière est superbe, rasante, chaude, on fait des photos 13 à la douzaine et il n’y a rien à jeter. On repère d’autres vlei que Dead Vlei où il n’y a personne.



Le GPS n’est pas inutile pour éviter de trop se perdre. Nous marchons dans les dunes quelques heures puis retournons au parking 2X4 à pied, belle balade, un peu chaude (32°C à l’ombre). L’après-midi, les enfants jettent l’éponge et restent jouer près du camping-car pendant que nous allons jusqu’à Hidden Vlei que l’on atteint à partir du parking 2X4, pas mal non plus mais quasiment que dans du sable mou, dur, dur… Au retour, arrêt à la Dune 45, les enfants ont recouvré des forces et vont poser en haut de la dune. Photo…encore et encore…

Cherchez nos traces sur la photo



2ème nuit à Sessriem, toujours au son des « crapauds ???? ».

Vendredi 15/07 Départ pour Walvis Bay. Nous avions d’abord pensé « shunter » la côte pour aller plein nord vers Spitzkoppe, Brandberg puis Twyfelfontein. Mais Twyfelfontein nous a semblé (peut-être à tort) faire double-emploi avec les Tsodillo Hills qui étaient vraiment magnifiques. Donc en route pour les flamands roses puis les otaries de Cape-Cross. Mais d’abord un peu de mécanique car nous éclatons un pneu (arrière heureusement) 100 km avant Walvis Bay. Nos pneus qui nous paraissaient en bon état en prenant le C car à Windhoek ont pris en 4000 km un sacré coup de vieux. Prix du pneu 1170 ND : pneu d’utilitaire que le garagiste a du commander et qu’il a reçu dès le lendemain matin. On se dit qu’on a crevé au bon endroit au bon moment : en semaine, dans un coin « civilisé ». Un WE dans le Naukluft, ça doit être beaucoup moins drôle, surtout quand on a besoin d’un pneu un peu spécial. Si c’était à refaire, nous demanderions une deuxième roue de secours. Nous avions pris une assurance maxi et le loueur nous a donc remboursé le pneu sans problème.



Nous passons donc l’après-midi à Walvis Bay à admirer les très nombreux flamands roses. Ils sont vraiment très près et il est difficile de les effrayer pour les faire décoller (ils savent bien que l’eau est fraîche). La baie est en partie bordée d’une Esplanade, zone résidentielle où se côtoient de belles maisons. Tous les styles architecturaux sont représentés : la législation doit être bien moins contraignante que chez nous mais l’ensemble est harmonieux. Dans cette ville, pas ou très peu de barbelés autour des villas, pas de hauts murs hérissés de piquants. C’est cool… Pourquoi ici et pas à Windhoek ? En plus, il fait un temps magnifique. Ce n’est pas toujours le cas : quelques jours auparavant, il y a eu une tempête de sable terrible, parait-il. Le lendemain, brouillard, qui persistera toute la journée, du moins sur la frange littorale. Il pénètre au plus à quelques km à l’intérieur des terres mais peut être très épais. Il nous empêche de profiter de la vue sur les dunes qui bordent la route à l’est. A Swakopmund, nous faisons quelques achats souvenirs (pas donnés d’ailleurs, c’est beaucoup moins cher à Windhoek par ex). Nous croisons notre 2ème et dernier camping car (l’autre était à Sessriem). NB : en cherchant une piste pour pique-niquer au bord de l’Océan, nous arrivons près du camping de mile 4 : horrible, à éviter absolument, on dirait un camp de concentration. Puis nous montons jusqu’à Cape Cros (160 km depuis Walvis Bay) sur une bonne route goudronnée : à part la route nous ne verrons pas grand-chose si ce n’est de drôles de crustacés motorisés avec de longues antennes (il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ici que d’aller à la pêche avec son 4X4 décoré de grandes cannes à pêche fixées verticalement à l’avant du capot.) Cape Cross, c’est le bout du monde. Il n’y a rien sauf les otaries. Quel vacarme, on dirait des bêlements. L’odeur ce jour-là n’était pas si terrible, c’est vraiment le bruit qui est saoûlant. Il y a effectivement des milliers d’otaries dont on n’est séparé que part un muret de 50 cm contre lequel elles s’adossent !



Nous tentons une petite promenade en longeant la mer plus loin mais nous effrayons les bestioles qui ont l’habitude de voir les humains au parking et pas au-delà. Nous sommes obligés de nous éloigner de l’océan. Quelques chacals rôdent entre leurs victimes : de jeunes otaries. On rencontre pas mal d’os, de squelettes, une dépouille de chacal. Avec la brume, c’est spécial…. NB : éviter de faire le plein d’eau potable à Cape cross (au bureau de l’entrée du parc) ; elle sent fort la citerne en plastique. Nous quittons finalement la côte et 2 ou 3 km plus loin retrouvons le soleil. Route goudronnée jusqu’à Henties Bay (juste avant, township vraiment lugubre dans le brouillard humide et glauque) puis bonne piste jusqu’au Brandberg où nous arrivons à la nuit. Le camping est interdit au Brandberg mais il est tard et puis… nous stationnons, c’est tout. Le matin à l’aube, la montagne s’embrase en effet pendant 10 mn puis le soleil monte et la température aussi, très vite. Nous sommes à l’entrée de Tsibab Ravine qui mène à la fameuse White lady : ce ravin est orienté plein est donc ça chauffe très très vite. Un panneau indique que la présence d’un guide est obligatoire. A 8 heures, toujours personne. Tant pis, nous ferons sans guide. Le chemin est d’ailleurs parfaitement tracé et mène en 40 mn au site de la White lady qui est très aménagé avec « salle d’attente »… Dommage à notre avis, mais ça doit être pour son bien… Le graphisme de ces peintures est d’ailleurs magnifique, très fin et -c’est vrai- fait penser à une origine méditerranéenne. C’est assez troublant dans cette région si australe de l’Afrique. Les guides mentionnant plus de 8000 peintures dans le Brandberg, nous décidons de monter plus haut dans le ravin dans l’espoir d’en découvrir d’autres, en vain. C’est un dédale de blocs de la taille de maisons voire d’immeubles de plusieurs étages, sans sentier identifiable. Impossible sans un guide de trouver quelque chose : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Au bout de 5h de crapahut, nous n’en pouvons plus (il fait 32°C). Nous regagnons donc le parking et payons 65 ND à la cabane des guides pour l’accès au site. Les guides nous confient arriver à des heures très variables, parfois seulement vers 9h ! Nous sommes un peu déçu par le massif qui n’est vraiment pas facilement « randonnable », mais pas par les peintures qui sont vraiment magnifiques (bien que le site de la White Lady soit limité à un pan de rocher). Au hit parade de la peinture rupestre, nous placerions les Tsodillo Hills loin devant (mais nous ne connaissons pas Twyfelfontein) : très nombreuses peintures, massif accessible aussi sans guide, facile à randonner, même si un guide est utile pour ne pas passer à 5m de certaines peintures sans les voir). L’après-midi nous nous requinquons au bord de la piscine de l’Ugab Wilderness Camp (1ère piste à gauche en quittant Tsibab ravine) : petite nappe d’eau turquoise (un peu laiteuse c’est vrai), ceinte d’une couronne d’herbe verte fluo, au milieu de la caillasse ocre, avec un beau jardin japonisant : un régal.



Il y a plein de suisses (enfin plein, tout est relatif, peut-être 3 groupes) : le camp doit être dans un guide … suisse. Le camping est très grand, ombragé, douche chaude (l’employé allume un feu de bois sous le réservoir vers 16 h et à 18 h c’est prêt !). Vraiment une bonne adresse, 110ND la nuit.

Lundi 18/07 Nous partons pour Spitzkoppe où nous arrivons de bonne heure après quelques courses à UIS (« super »market sommaire, pompe ouverte de 5h à 21h). Le massif –orange- se détache sur l’horizon des dizaines de km à l’avance. Il gardera cette couleur chaude tout au long de la journée. Au Spitzkoppe, il n’y a pas d’eau. Ils sont approvisionnés par un camion citerne. L’eau est donc rare et … chère : 0, 50 ND/litre. Avant d’arriver à l’entrée du parc, pour la première fois, nous nous sentons mal à l’aise. La route est bordée de huttes misérables, des bushmens nous tendent quelques objets d’artisanat avec insistance, des enfants en guenilles dans les bras, nous faisant signe qu’ils ont faim. Que faut-il en penser ? Il nous semble avoir pourtant parcouru des régions au moins aussi pauvres…Difficile de faire la part des choses. Au cours de nos balades dans le massif, nous croisons des écoliers qui aimeraient aussi nous vendre leurs amulettes, mais sans trop insister. La géologie du coin est vraiment très amusante, toute en rondeurs, avec des blocs posés en équilibre, des tobogans, des pools, des arches.



C’est un régal de s’y perdre. C’est une végétation de désert : quiver tree, cactus, plein de « trucs qui piquent ». Nous verrons peu d’animaux : des « chamois locaux », antilopes que nous n’avions pas vues ailleurs, des damans, quelques oiseaux ressemblant à des hirondelles et quelques petits rapaces. Ici aussi on trouve des peintures rupestres : le site le plus amusant (on « s’y croirait ») est Bushman Paradise dans les Pondoks.

Cherchez le camping car sur la photo



Les « montagnes » s’étendent sur quelques km seulement mais sont sillonnées de pistes en bon état qui permettent de se choisir un coin (vraiment) tranquille pour la nuit. Les emplacements font parfois plusieurs hectares, il n’y a pas grand monde. On peut comme partout y faire son petit feu.



Vraiment un bel endroit, que nous avons préféré au Brandberg.

Mardi 19/07 Départ pour Tsaobis au sud de Karibib : 50 km de bonne piste, puis 11km d’une piste vraiment pas faite pour un camping-car qui nous prendront 40 mn ! C’est une petite « réserve » dont la vocation serait la conservation d’espèces en voie de disparition comme le léopard et le guépard. Elle semble toutefois un peu sur le déclin, nous n’y avons vu que de rares antilopes et quelques damans. Les propriétaires plus tout jeunes, fort sympathiques au demeurant, nourrissent leurs félins avec de la pâtée pour chat agrémentée du produit de la chasse dans leur réserve (zèbre, cheval ou oryx). Et la chasse semble de + en + difficile…

A Tsaobis, on caresse CP (c'est son nom, dire sipi) APRES la "pâtée"



Les enfants se sont beaucoup plus dans ce petit camp où ils ont pu observer à loisir de jeunes singes, caresser un guépard, se rafraichir dans la piscine.

Mercredi 20/07 A la demande unanime des enfants, nous avons passé une deuxième nuit dans ce parc. Il existe 3 balades très bien balisées de 4 à 9 km environ qui permettent d’apprécier un paysage vallonné mais la faune est vraiment discrète.

Jeudi 21/07 Décidemment, il fait beaucoup plus chaud qu’au début de notre séjour et les enfants ont pris goût aux piscines. Nous reprenons l’avion demain. Il faut nous rapprocher de Windhoek. Nous décidons d’aller à Gross Barmen, au sud d’Okahandja. Il s’agit d’un complexe touristique créé autour d’une source d’eau chaude. Il parait surdimensionné en cette saison. Nous sommes seuls dans la piscine, survolée par des pélicans. L’endroit n’a pas beaucoup de charme, mais c’est une halte commode près de Windhoek (à 60 km). 110ND tout compris. Eau, électricité.

Vendredi 22/07 Après un bon nettoyage du camping car, nous le rendons vers midi et nous faisons raccompagner à l’aéroport. South African Airways est en grève. Nous prendrons donc un vol direct de Air Namibia vers Francfort qui partira avec 6h30 de retard. Nous patientons donc 12 heures à l’aéroport sans être sûrs d’avoir de la place sur ce vol. Finalement, on embarque. Vol sans histoire, personnel de bord souriant. Je crois que les billets sur ce vol sont moins chers que par South Africa Airways qui en plus fait transiter par Joburg. A voir…

ET LA PROCHAINE FOIS ?

Nous aimerions retourner en Namibie ET au Botswana en dehors de la saison sèche. On se la jouerait « aventuriers » en louant un 4X4 avec 2 tentes de toit. On aimerait voir de beaux ciels d’orage, de gros cumulus, de l’eau dans les rivières et les pans, des feuilles aux arbres, des fleurs et de l’herbe tendre et verte. On combinerait peut-être Moremi et Chobe au Botswana et le Kaokoland en Namibie

LES BONNES SURPRISES DE NOTRE VOYAGE La découverte du nord de la Namibie et du NO du Botswana. La bonne humeur et la gentillesse de la population. La quiétude de ces 2 pays, aucun sentiment d’insécurité. L’affluence qui reste très raisonnable même dans les lieux qui font partie des incontournables en Namibie comme Sessriem ou Etosha. Pas de moustique dans les zones impaludées (NE) donc arrêt de la prophylaxie au bout de 2 jours. Très peu d’insectes : beaucoup moins que chez nous en été, sauf plein de moustiques à Walvis Bay. Pas vu de scorpions ni de serpents malgré nombreuses ballades (mais vu une mue de belle taille, 5cm de diamètre, 1, 50 m de long, donc…)

UN SEUL REGRET Le fait de voyager en camping-car offre certainement moins d’opportunités de contact avec la population blanche. En fréquentant les lodges, il est certainement plus facile d’appréhender son mode de vie et ses préoccupations. Le camping-car permet toutefois de voyager l’esprit libre, au feeling, sans souci de l’étape du soir et de dormir dans des sites uniques comme Sessriem ou Spitzkoppe. Une bonne formule doit être de combiner tente et lodge de temps en temps.

COMBIEN CA COUTE AVION pour 5 : 3851 euro Location camping car avec assurance maxi (CDW3) : 3050 euro Sur place (parcs, camps, nourriture, souvenirs, divers) : 1165 euro TOTAL : 8065 euro pour 3 semaines à 5.
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
by Meije · 2004-07-26 · 121 replies
Bonjour,

Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.

Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?

Merci beaucoup pour vos réponses.
15 days in Texas in October 2022
by Ellobo · 2025-05-12 · 14 replies
Ah! This trip to Texas, postponed so many times because of Covid. I wanted to discover this state, but not in the summer due to the temperatures. I’ll try to dig into my memories since I didn’t take any notes.

Day 1: Departure

Early morning flight from Lyon to Frankfurt (I often fly with Lufthansa). We only have a 50-minute layover, but I trust German organization—it’s not just talk, since it took us only 30 minutes to get to the boarding gate. Arriving in Houston, we’re excited because it’s been 3 years since we last visited the USA, and we’ve missed it.

Everything goes smoothly with the formalities and the car rental, so 1.5 hours after landing, I park near Sam Houston Park to start our discovery. The park is pretty, clean, and has the unique feature of housing some well-preserved Victorian houses. The sun is shining, and it’s always fun to see old wooden houses surrounded by gleaming skyscrapers. A quick drive to the Rothko Chapel, which is dedicated to all faiths. There are also modern artworks in an annex building and outside. Then we head to Pasadena to reach our hotel and go to bed since we’ve been awake for a while!

Hotel: A classic Days Inn. It’s standard, but the beds are comfortable, and it’s a quiet place. The + of the day: We're back in the USA The -: Nothing

Day 2: NASA and then Galveston

Of course, we wake up super early. A quick trip to the nearby Walmart for the usual small purchases. Surprise—I can’t buy a bottle of California white wine because in Texas, there are set hours for buying alcohol. Talk about a bummer for my apéro! Next, we head to Kemah, a small, hyper-touristy port where everything is kitschy but clean and nice. It’s a bit overdone, but since NASA doesn’t open until 10 AM and it’s still early, we might as well enjoy the good weather in a pleasant spot.

We arrive at the NASA Houston center without any issues. It’s smaller than the one in Florida and organized a bit differently. There are trains that take passengers to the different sites, but you need to get tickets (included in the price), and once you’ve finished visiting one site, you have to return to the center to get a ticket for another. Not very practical.

We choose to visit the training center and the rockets, skipping the control room, which, based on the photos, looks like the one at Cape Canaveral. The training center is a cool place because it’s still in use. Engineers are working on machines and computers. We don’t see any astronauts training, but we see the space chair, the shuttle’s robotic arm, and lots of gadgets—this hangar is like Gyro Gearloose’s or Doc’s domain!

Next, we head to the rocket hangar, featuring the Saturn V, the same one as at Cape Canaveral. Finally, we wrap up our tour by returning to the center, where a Boeing 747 with a shuttle attached to its back dominates the outside. We can visit the shuttle, and we don’t miss the chance.

A few exhibits inside complete the experience and satisfy our thirst for knowledge. I love the space exploration era, and gotta say, the Americans do it right. Then we drive to Galveston, about 100 km away. Why Galveston? It’s by the sea, so swimming in late October isn’t unpleasant, and there’s a neighborhood called East End Historic District filled with stunning Victorian houses, each more beautiful than the last. Plus, it’s Halloween season, so the decorations are over the top! They really go all out!

Madame takes a swim, but I find the water too cold for my taste. Apéro (they didn’t trick me twice—I had time to go back to another Walmart!) Dinner + bedtime

Hotel: A classic Quality Inn. No issues. The +: NASA, even if it’s smaller than Cape Canaveral The -: I would’ve preferred the water in the Gulf of Mexico to be a bit warmer
15 days in Rajasthan by train and bus
by Magfred · 2024-11-30 · 14 replies
Good evening everyone. I’m so glad VoyageForum is back up and running. This forum has helped me plan so many trips thanks to all your contributions. So, I’m turning to you for advice on a trip I’m planning for March 2025, from the 7th to the 21st. I was thinking of a classic itinerary: Arrival in Delhi at 12:05 AM on Saturday, then taking a train in the afternoon to Agra. 2 nights in Agra 2 nights in Jaipur 2 nights in Pushkar 2 nights in Jodhpur 3 nights in Udaipur Then flying back to Delhi. The trip would mostly be by train (which we love) and bus. However, after reading various travelers’ comments, some cities seem less interesting, while others I hadn’t included—like Bundi and Jaisalmer—are catching my eye. But traveling by train and bus, I’m worried it might get really complicated. I’m not sure how to organize my stay anymore, especially since we love nature and peace and quiet… and I’m afraid of too much hassle if everything isn’t planned. Also, how can I book trains and buses in advance from France? Thanks in advance for your help. Magali
Petit tour dans le Péloponnèse English translation pending
by Muriel18 · 2020-08-22 · 93 replies
Tous nos séjours en Grèce nous ont enchantées alors, après un séjour en Crète, à Rhodes, à Zakynthos et en Grèce centrale, pourquoi pas un tour du Péloponnèse?

Nous avons quelques hésitations quant à la chaleur possible (notamment pour les randonnées) mais finalement, hop! la réservation des billets d'avion est faite fin janvier: ce sera un départ de Bruxelles (avec Brussels airlines) le 05/07 à 7h30. ​ Puis arrive le (la) Covid avec son lot d'incertitudes: partira? Partira pas? Partira? Partira pas? Faut-il tout annuler, reporter? Au mois de juin les règles d'ouverture des frontières changent en permanence mais il arrive un moment où il faut bien se décider car certains hébergements ne sont plus annulables. Les frontières de la Grèce doivent théoriquement ouvrir totalement le 1er juillet (sous réserve de...) on doit partir le 5 ...alors, c'est décidé, on part! ...enfin, si tout se passe comme prévu!

L'ouest du Péloponnèse ne m'inspire pas plus que ça. Par contre Cythère me tente bien, alors voilà à quoi ressemblera notre circuit (on prendra le bateau pour Cythère à Neapoli):

Muriel
Touristikis à la crème de solaris English translation pending
by Auk · 2020-05-09 · 38 replies
Comme j'ai un peu de temps, je vous livre le récit d'un voyage de 2018 qui traînait sur mon ordinateur :

Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !

Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.

Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.

Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge

Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.

Jour 1

Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .

L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!

Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)

La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Séjour 15 jours en Floride avec une enfant de 2 ans et demi en mai English translation pending
by Ichijooo · 2019-11-25 · 122 replies
Bonsoir,

Je réfléchis à un séjour en Floride en mai prochain, du 6 au 21 mai 2020, 15 nuits (en fait, je réfléchis trop...). Nous sommes un couple et un enfant qui aura presque 2 ans et demi.

La période semble convenir, quid des moustiques et de l'affluence touristique ? Aussi, nous aimerions nous baigner, on peut compter une eau cristalline à 27/28°C ?

Enfin, en regardant rapidement, j'avais noté ceci : - 3 nuits du côté de Miami (pour parti aux Everglades notamment) - 3 nuits du côté des Keys - 2 nuits du côté de Naples - 3 nuits du côté de Tampa - 3 nuits du côté d'Orlando (St Augustine, Cap Canaveral, un parc d'attraction?)

Et il me reste une nuit à caser. On aimerait bien ne pas changer de logement tous les jours.

Je ne sais pas si on pourra faire un parc d'attraction, même si ma fille est débrouillarde. A moins que je me trompe ? Par contre, j'aimerais bien faire Cap Canaveral. Pour les Everglades, il vaut mieux les faire depuis Naples ou Miami ? Nous pourront faire du airboat ?

Nos centres d'intérets : Nature et culture. On aime bien randonner, mais cette destination ne s'y prête pas. On aime le snorkelling également, qu'on fera chacun notre tour.

Quand je prends la carte de la Floride, des zones m'intriguent, il y a quelque chose de spécial à faire au lac Okeechobee, les lacs de Kissimmee, forêt Ocala et Jacksonvillle.

Merci,
Itinéraire 17 jours Bosnie-Herzégovine et Monténégro English translation pending
by Founajanne · 2019-09-11 · 47 replies
Bonsoir,

Je crée un nouveau post pour détailler mon itinéraire. Décollage dans 10 jours et les préparatifs avancent petit à petit. Ce qui est prévu : un beau road trip pour avoir un aperçu du Monténégro et de la Bosnie-Herzégovine. L'itinéraire proposé est une base, tout pourra bouger une fois sur place en fonction de notre feeling, même si certaines étapes me paraissent incontournables tellement ça à l'air beau 😮😄

Après avoir lu la grosse majorité du forum (et autres !), j'ai préparé un itinéraire qui grosso modo devrait ressembler à ça :

J1 Dubrovnik aeroport-Perast-Kotor - 75km - 2 à 3h suivant douane J2 Péninsule de Lustica - Kotor - 75km - 2 à 3h J3 Kotor -Lovcen-Cetinje- Budva ou Petrocac - 100km - 3 à 4h J4 Budva-Sveti Stefan-Stari bar- Ulcinj-Virpazar -120km - 3 à 4h J5 Virpazar-Rijeka-Kolasin - 125km - 4h J6 Kolasin-Durmitor - 100km - 3h J7 Durmitor J8 Durmitor-Foca-Trebinje - 230km - 5 à 8h J9 Trebinje - Blagaj - Mostar - 120km - 3h J10 Mostar-Konjic-Sarajevo - 120km - 3h J11 Sarajevo J12 Sarajevo-Travnik-Jajce - 160km - 3 à 5h J13 Jacjce-Prozor Rama-Imotzi - 180km 4 à 5h J14 Imotzi-Kravica waterfall-Pocitlej - 75km - 2h J15 Bonus J16 Bonus J17 Dubrovnik J18 Départ

Côté Monténégro, voilà la "boucle" qui n'en est pas une, que je compte faire : goo.gl/maps/KbMbrhP8B8DsCevZ9

Côté Bosnie, voilà la "boucle" prévue : goo.gl/maps/P5xwoRxMP4fW9Sa68

J'attends vos avis, mais j'ai dores et déjà des interrogations : - pour le J4, j'hésite à aller jusqu'à Stari Bar et Ulcinj... Est ce que ça vaut vraiment le déplacement ? Si oui, c'est possible la petite route de Ulcinj à Vizpasar le long du lac, mais ça risque de nous prendre beaucoup de temps car route très petite et accidentée. A voir. Sinon on profitera un peu de la côte et on ira direct de Budva à Vizapsar en fin de journée. - J8, j'ai pris la décision de faire une grosse grosse journée de route, mais de passer par le canyon de Piva et aller direct à Foca depuis la Bosnie, puis de descendre à Trebinje. J'ai bien conscience que c'est un très long trajet, mais vu que la route est magnifique, c'est top pour une journée de road trip. On partira tôt et on prendra le temps de faire des petites pauses à droite à gauche. Est ce faisable ou bien c'est vraiment trop trop long ? Du coup avec cet itinéraire, je zappe totalement Gorazde, mais est ce que c'est vraiment incontournable ? - J13 cette journée est assez longue aussi niveau route, mais le détour vers le lac à priori ne rallonge pas de beaucoup. J'ai mis Imotzi pour les lacs, bleu et rouge, mais est ce que ça vaut vraiment le déplacement ? Est ce que c'est facile de passer et repasser la frontière à cet endroit là ? Si c'est pour perdre beaucoup de temps, on zappera cette étape. - J15 et J16 : je me laisse deux journées complètes en plus qu'on "utilisera" ou bon nous semble dans le trajet, dans un lieu qui nous plaira plus que les autres. Sinon j'aurai peut-être d'autres suggestions d'incontournables ?? - J17 je pense que juste l'après-midi à Dubrovnik ça nous suffira. Il n'y aura qu'un "petit" bateau de croisière donc sans doute pas une foule énorme, ça devrait aller. Quel conseil pour dormir avant cette étape ? Une dernière nuit en Bosnie ou plutôt vers Dubrovnik ? Quel conseil pour le passage de frontière : où est ce qu'on attendra le moins dans cette zone pour faire Bosnie/Croatie ?

Voilà, j'attends des avis et modifications éventuelles... car entre le "papier" et la réalité, je sais que c'est pas la même chose... 😛

Merci d'avance à tous pour votre aide 😄

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