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Aller jusqu'aux Pyrénées à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux amis de 17 ans et nous envisageons d'aller pêcher la truite des pyrénées à vélo, cet été ou en 2009. Nous commençons déjà à nous entrainer à rouler convenablement. Nous pensons empreinter la route de St Jacques de Compostelle (départ en Charente-Maritime), est-ce une bonne idée? Notre but est de nous promener, de voir de beaux paysages et de réspirer l'air pur. C'est pour cela que la route de St Jacques nous semble une meilleure solution que la Nationnale ^^
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage à vélo? Comment s'est-il passé?
Merci d'avance pour vos réponses.
Nous sommes deux amis de 17 ans et nous envisageons d'aller pêcher la truite des pyrénées à vélo, cet été ou en 2009. Nous commençons déjà à nous entrainer à rouler convenablement. Nous pensons empreinter la route de St Jacques de Compostelle (départ en Charente-Maritime), est-ce une bonne idée? Notre but est de nous promener, de voir de beaux paysages et de réspirer l'air pur. C'est pour cela que la route de St Jacques nous semble une meilleure solution que la Nationnale ^^
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage à vélo? Comment s'est-il passé?
Merci d'avance pour vos réponses.
Festival de musique carnatique à Chennai? English translation pending
quelqu'un peut m'en dire plus sur ce festival en décembre!!!
merci!!
merci!!
Avis sur agence cambodgienne English translation pending
Bonjour,
en me baladant sur le net, j'ai trouvé le site de l'agence de voyage "Terre Cambodge" qui organise des circuits au Camboge. L'un d'entre vous a-t'il utilisé ses services ?
en me baladant sur le net, j'ai trouvé le site de l'agence de voyage "Terre Cambodge" qui organise des circuits au Camboge. L'un d'entre vous a-t'il utilisé ses services ?
Maroc: quel avenir pour la formation touristique? English translation pending
bonjour,
je crois que chacun entre nous a entendu parler du pari du maroc :recevoir 10 millions de touristes chaque année dés 2010.
mais pour arriver e ce but là, il faut réaliser un enorme travail tel que la construction de nouveaux complexes touristiques, la fedilisation des marchés emetteurs, non bradage du prix, avoir un métier professionnel, éviter l'informel, la création des entreprises touristiques...
mais je crois que le vrai chemin vers la réalisation de cet but c'est la qualité des ressources humaines, et j'insiste sur la qualité de formation qu'ils ont obtenu.
dans le domine touristique, on trouve que chaque personne qui travaille dans l'hotel ou dans l'agence de voyages ne voit dans le touriste que le coté benificiere, si un touriste peux donner un pourboire pour chacun de personnel qu'il rencontre, il va vivre comme un roi sinon il risque d'avoir la mauvaise qualité...
est ce que ça revient au mauvais salaire qui ne dépasse pas au pire des cas 2000 dh ( 200 euros)?? ou à cause de la mauvaise formation ( la plupart des emplyés ont un niveau catastrophique; diplome technicien ou diplome qualifié )??
pourquoi les diplomés de grandes écoles ou les diplomés de bac+2 ne trouvent pas un emploi adequat au sein des entreprises touristiques?? malgré qu'ils ont un bon niveau que leurs permet de connaitre bien le travail.
j'attend vos réponses
Location de voiture en Crète English translation pending
bonjour,
nous partons en Créte les 15 derniers jours de juillet, vaut-il mieux louer une voiture de France ou sur place? Avez vous une bonne adresse à me donner?
Merci
Clacla
Cherche guide parlant français à Angkor English translation pending
j'ai deja un chauffeur de tuk tuk parlant français, si vous connaissez un guide parlant français pour visiter angkor en decembre, merci d'avance de me transmettre ses coordonnees. thanks again😏😏
Rencontre à Paris sur le thème de l'Inde le dimanche 6 juillet 2008 English translation pending
Namasté à tous
Pour les indophiles et les futurs accros j'organise un déjeuner le dimanche 6 juillet dans un restaurant indien. Je compte sur vos propositions pour m'aider dans ce choix et on avisera sur le nombre maximum d'inscrits. Par ailleurs, inscrivez-vous que si vous êtes sûr de venir afin de ne pas pénaliser les personnes potentiellement intéressées. Je compte sur votre bonne humeur et votre participation afin que cette rencontre soit une réussite.
Amicalement Rachid
Pour les indophiles et les futurs accros j'organise un déjeuner le dimanche 6 juillet dans un restaurant indien. Je compte sur vos propositions pour m'aider dans ce choix et on avisera sur le nombre maximum d'inscrits. Par ailleurs, inscrivez-vous que si vous êtes sûr de venir afin de ne pas pénaliser les personnes potentiellement intéressées. Je compte sur votre bonne humeur et votre participation afin que cette rencontre soit une réussite.
Amicalement Rachid
Rubrique vos photos de trains et gares du monde? English translation pending
Je viens de trainer pendant quelques jours ma valise à roulettes dans quelques gares de l'Inde et, au retour, je m'aperçois (oh, surprise !) que le thème photographique des trains et des gares n'a jamais été traité sur VF.
Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !
Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)
A vos archives, VFistes photographes…
Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :




Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !
Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)
A vos archives, VFistes photographes…
Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :




Des idées pour un séjour de trois semaines dans le Kerala en août? English translation pending
bonjour à vous les voyageurs,
je pars 3 semaines dans le kerala au mois d'août, et je voulais avoir vos conseils déjà sur l'arrivée à l'aéroport... TRIVANDRUM (ancienne appellation je crois...).... pourriez vous me conseiller des hôtels pas trop chers mais correct (je ne souhaite pas revivre ma dernière expérience en arrivant à delhi, avec mon conjoint nous avons demandé à un taxi de nous amener au centre ville mais au final il nous a déposé à la porte d'un hôtel, quartier populaire (mais ça on adore) avec des lits très sales, draps et oreillers proches de la couleur noire (on aime beaucoup moins....), bref, pour un premier contact ce n'était pas tout rose...)... alors voyageurs, peut être avez vous de bonnes adresses à me proposer...
je profite de l'occasion pour vous demander aussi vos conseils. nous partons 3 semaines .... on aime la nature, l'architecture, les plages, la gastronomie, les peuples et leurs traditions, bref on est très ouvert... on voudrait faire le maximum du kerala (sur 3 semaines, certes un peu court).... qu'est-ce qui est à visiter....
tous vos conseils sont les bienvenus.... merci....
_🙂_ 🙂__🙂
je pars 3 semaines dans le kerala au mois d'août, et je voulais avoir vos conseils déjà sur l'arrivée à l'aéroport... TRIVANDRUM (ancienne appellation je crois...).... pourriez vous me conseiller des hôtels pas trop chers mais correct (je ne souhaite pas revivre ma dernière expérience en arrivant à delhi, avec mon conjoint nous avons demandé à un taxi de nous amener au centre ville mais au final il nous a déposé à la porte d'un hôtel, quartier populaire (mais ça on adore) avec des lits très sales, draps et oreillers proches de la couleur noire (on aime beaucoup moins....), bref, pour un premier contact ce n'était pas tout rose...)... alors voyageurs, peut être avez vous de bonnes adresses à me proposer...
je profite de l'occasion pour vous demander aussi vos conseils. nous partons 3 semaines .... on aime la nature, l'architecture, les plages, la gastronomie, les peuples et leurs traditions, bref on est très ouvert... on voudrait faire le maximum du kerala (sur 3 semaines, certes un peu court).... qu'est-ce qui est à visiter....
tous vos conseils sont les bienvenus.... merci....
_🙂_ 🙂__🙂
Parcours au Rajasthan? English translation pending
Salut à vous, j'envisage de partir visiter l'Inde du nord au Rajasthan pendant tout le mois d'Août et j'aimerais savoir quels sont les itinéraires à ne pas manquer, je suis plutôt attiré par un tourisme proche de la nature et j'aimerais donc connaître quelques types de parcours (villes, coins, hébergement, restaurant), par ailleurs j'aimerais aussi prolonger mon voyage par la visite du Cashemire
Je vous remercie d'avance
De quelle façon découvrir l'Egypte à l'automne 2008? English translation pending
bonjour, 🙂🙂
Nous envisageons avec mon mari de découvrir l'Egypte à l'automne 2008 (oct ou nov) pour la 1ère fois
Comment faire une sélection parmi toutes les richesses que ce pays offre aux visiteurs??
J'aimerais avoir votre avis sur une 1ère sélection de sites à visiter
Nous pensons rester une quinzaine de jours j'avais pensé à une formule 8jours croisière sur le Nil et 8jours balnéaire est-ce une bonne idée ?
La période choisie permet-elle de bonnes conditions de visites (climat et fréquentation, )sachant que ce merveilleux pays est visité toute l'année j'attends vos impressions et conseils avant de réserver
Au fait, y a t-il des TO plus fiables que d'autres pour cette destination (j'entends au niveau programme proposé et tarifs)
merci à ceux qui voudront bien éclairer ma lanterne🙂😉
Nous envisageons avec mon mari de découvrir l'Egypte à l'automne 2008 (oct ou nov) pour la 1ère fois
Comment faire une sélection parmi toutes les richesses que ce pays offre aux visiteurs??
J'aimerais avoir votre avis sur une 1ère sélection de sites à visiter
Nous pensons rester une quinzaine de jours j'avais pensé à une formule 8jours croisière sur le Nil et 8jours balnéaire est-ce une bonne idée ?
La période choisie permet-elle de bonnes conditions de visites (climat et fréquentation, )sachant que ce merveilleux pays est visité toute l'année j'attends vos impressions et conseils avant de réserver
Au fait, y a t-il des TO plus fiables que d'autres pour cette destination (j'entends au niveau programme proposé et tarifs)
merci à ceux qui voudront bien éclairer ma lanterne🙂😉
Nord de la Thaïlande comme premier voyage English translation pending
bonjour !
je suis en train de faire un itinéraire pour un 1er voyage en thailande du 7 au 27 juin, mais il y a tant de choses à faire !
pour la région de chaing mai, questions : Ou est la ferme aux orchidées ?? est ce que ça vaut le coup daller à mae hong son depuis CMai ? connaissez vous les parcs doi ithanon et mae surin ? lequel est le mieux ? j'ai vu un centre de dressage d'éléphants "taeng dao" pres de chaing dao, au nord de CM et un centre de "sauvegarde des éléphants" au sud est pres de lampang. le quel est mieux? Où peut on faire une balade en éléphant hors centre de dressage à la queue leu leu avec tous les touristes ? lol est ce que ça vaut le coup daller au lac phayao?
Un bon hotel à chiang mai (pas BRUYANT !) assez confortable, ou on peut faire une lessive ? ! :) Merci!
Pour les parcs, est ce que vous connaissez khao yai pres de Bkk ? kaeng krachen et khao sam roi pres de petchaburi ? tout a lair bien mais je pourrai pas tous les faire !
Merci bcp pour vos réponses !
Un bon hotel à chiang mai (pas BRUYANT !) assez confortable, ou on peut faire une lessive ? ! :) Merci!
Pour les parcs, est ce que vous connaissez khao yai pres de Bkk ? kaeng krachen et khao sam roi pres de petchaburi ? tout a lair bien mais je pourrai pas tous les faire !
Merci bcp pour vos réponses !
Croisière "Le meilleur de l'Égypte" English translation pending
Je cherche des personnes qui auraient déjà participé à la croisière LE MEILLEUR DE L'EGYPTE, de REV vacances. Je n'ai encore lu aucun post à ce sujet et sachant que je pars seule, je dois avouer que quelques détails auraient été les bienvenus.
Donc, si vous avez des infos sur la croisière et sur le bateau ( l'Armada ), je suis preneuse.
De Rennes à Bangkok English translation pending
Bonjour a toutes et a tous,
Voici un petit récit de ma courte periode sur Bankok, je vais essayer de respecter au mieux l ordre chronologique des choses, vous donner quelques prix et mes avis totalement subjectifs.
Je n ai pas la prétention de vous offrir une prose de grande qualité, alors soyez indulgent quand à mon style et excusez, je ne maitrise pas bien le clavier qwerty.
Départ de Rennes le 08 Mai, 2 tgv pour Paris, pas de chance probleme technique sur le mien, donc tout le monde se retrouve dans le premier, couloirs, accordéon, bagagerie, tout est occupé, les voyageurs assis par terre ou debout. 75€ l aller et 3H30 plus tard je suis à Paris, merci la SNCF (des pros, il n ' y pas de doute).
Départ de CDG 2 le lendemain matin, avec la compagnie Ethiad, 740 €, avec un stop a Abu d' Abbi, compagnie que je connaissais pas, un petit bémol, nous quittons ADA avec 30 minutes de retard environ.
Arrivée a BKK le matin, deja plus de 25°C, mon amie qui me sert de guide est au rendez-vous, nous prenons un taximetter, il tombe en panne sur l 'express way, plus d une heure d' attente et nous voila obligés de marcher le long de l 'express way pour rejoindre un autre taxi.
Bon nous arrivons sur KSR, direction le Rambuttri Village, 650 B la single room with big bed and air con, seulement je dois revenir plus tard, me dit on avec un ton pas vraiment aimable. ok je sors et vais voir la Gerawan house, aucun souci 600 B la chambre, clean, personnel sympa, pas la moins cher de la rue mais secure place. Attention, le bar juste en face affiche des prix plus important que les autres, mais la déco est un peu plus soignée, peu de falangset mais des Anglais, Allemand et Australien.
Bon KSR ce n est pas vraiment mon truc, des roots avec des logs, des piercings, des tatoos, avec mes bermudas et mes chemisettes, je detonnais un peu. Alors pourquoi KSR me direz-vous? Tout simplement car on peut visiter pas mal de choses à moins de 20 minutes. Wat Phra Kae, Wat Pho, Marble Temple, Musée Nationale, les prix tournent autours de 20-30 B par personne, moins cher voir gratuit pour les Thai. Faites un tour au Ananta Samakhon Throne Hall, superbe Palais style Renaissance (Italie), exposition des très belles pièces en bois, en or, chaque objet a son histoire en rapport avec le roi, la visite se fait avec des écouteurs (en anglais), prix : 150 B, short et debardeurs interdits, (normal). Allez voir aussi le City Pillar Shrine, lieux de culte sans falang.
J ai passé une journée au week end market, résultat pleins d' achats, une journée de pluie à Pantip, résultat pleins d' achats.
Pour ceux qui pensent que BKK ne se résume qu'a KSR, perdez vous dans Din Daeng, mangez dans un buffet sur Bangna, prendre le bateau, allez voir un marché flottant, le flower market, un petit resto de rue sur Silom, faites la fete sur RCA (au Salim), ou au Bed, boites branchées avec filles magnifiques ultra lookées.
voila, voila, bon c'est un peu confus et en vrac, mais à l 'image de cette ville, une fois sortis de KSR, de soi Nana ou soi cowboi, Bkk offre une multitude de choses à faire, et pas mal de petit coin sympa, il faut juste faire quelques efforts.
Sinon j' ai fais Ayutthya en vélo, dormi chez des thais en Issan.
En ce moment je suis sur Phuket(2000 B avec Airasia) et encore une panne de taxi, rencontres avec le drole de mondes des francais vivant ici, logement à la Valejo Guesthouse(500 B) sur nanai, petit marché de nuit très sympa.
Karon, Kata, Chalong, Rawai, tous ces endroits sont plus sympa que Patong Beach avec ses scooters et ses paracutes je viens de faire un tour en vélo sur Cap Panwa, à un moment nous étions 11 sur une plage, que du bonheur. Demain direction Bang Tao pour une GH et canoe dans la Baie de Phang Nga
Ha oui, j oubliais, merci à tous pour vos infos, spécialement à Barbot, Similan, Naps, Noé et un autre anonyme.
A +
Voici un petit récit de ma courte periode sur Bankok, je vais essayer de respecter au mieux l ordre chronologique des choses, vous donner quelques prix et mes avis totalement subjectifs.
Je n ai pas la prétention de vous offrir une prose de grande qualité, alors soyez indulgent quand à mon style et excusez, je ne maitrise pas bien le clavier qwerty.
Départ de Rennes le 08 Mai, 2 tgv pour Paris, pas de chance probleme technique sur le mien, donc tout le monde se retrouve dans le premier, couloirs, accordéon, bagagerie, tout est occupé, les voyageurs assis par terre ou debout. 75€ l aller et 3H30 plus tard je suis à Paris, merci la SNCF (des pros, il n ' y pas de doute).
Départ de CDG 2 le lendemain matin, avec la compagnie Ethiad, 740 €, avec un stop a Abu d' Abbi, compagnie que je connaissais pas, un petit bémol, nous quittons ADA avec 30 minutes de retard environ.
Arrivée a BKK le matin, deja plus de 25°C, mon amie qui me sert de guide est au rendez-vous, nous prenons un taximetter, il tombe en panne sur l 'express way, plus d une heure d' attente et nous voila obligés de marcher le long de l 'express way pour rejoindre un autre taxi.
Bon nous arrivons sur KSR, direction le Rambuttri Village, 650 B la single room with big bed and air con, seulement je dois revenir plus tard, me dit on avec un ton pas vraiment aimable. ok je sors et vais voir la Gerawan house, aucun souci 600 B la chambre, clean, personnel sympa, pas la moins cher de la rue mais secure place. Attention, le bar juste en face affiche des prix plus important que les autres, mais la déco est un peu plus soignée, peu de falangset mais des Anglais, Allemand et Australien.
Bon KSR ce n est pas vraiment mon truc, des roots avec des logs, des piercings, des tatoos, avec mes bermudas et mes chemisettes, je detonnais un peu. Alors pourquoi KSR me direz-vous? Tout simplement car on peut visiter pas mal de choses à moins de 20 minutes. Wat Phra Kae, Wat Pho, Marble Temple, Musée Nationale, les prix tournent autours de 20-30 B par personne, moins cher voir gratuit pour les Thai. Faites un tour au Ananta Samakhon Throne Hall, superbe Palais style Renaissance (Italie), exposition des très belles pièces en bois, en or, chaque objet a son histoire en rapport avec le roi, la visite se fait avec des écouteurs (en anglais), prix : 150 B, short et debardeurs interdits, (normal). Allez voir aussi le City Pillar Shrine, lieux de culte sans falang.
J ai passé une journée au week end market, résultat pleins d' achats, une journée de pluie à Pantip, résultat pleins d' achats.
Pour ceux qui pensent que BKK ne se résume qu'a KSR, perdez vous dans Din Daeng, mangez dans un buffet sur Bangna, prendre le bateau, allez voir un marché flottant, le flower market, un petit resto de rue sur Silom, faites la fete sur RCA (au Salim), ou au Bed, boites branchées avec filles magnifiques ultra lookées.
voila, voila, bon c'est un peu confus et en vrac, mais à l 'image de cette ville, une fois sortis de KSR, de soi Nana ou soi cowboi, Bkk offre une multitude de choses à faire, et pas mal de petit coin sympa, il faut juste faire quelques efforts.
Sinon j' ai fais Ayutthya en vélo, dormi chez des thais en Issan.
En ce moment je suis sur Phuket(2000 B avec Airasia) et encore une panne de taxi, rencontres avec le drole de mondes des francais vivant ici, logement à la Valejo Guesthouse(500 B) sur nanai, petit marché de nuit très sympa.
Karon, Kata, Chalong, Rawai, tous ces endroits sont plus sympa que Patong Beach avec ses scooters et ses paracutes je viens de faire un tour en vélo sur Cap Panwa, à un moment nous étions 11 sur une plage, que du bonheur. Demain direction Bang Tao pour une GH et canoe dans la Baie de Phang Nga
Ha oui, j oubliais, merci à tous pour vos infos, spécialement à Barbot, Similan, Naps, Noé et un autre anonyme.
A +
Madagascar: destination à haut risque English translation pending
Depuis quelque temps, Madagascar est devenue une destination à haut risque. Les agressions envers les touristes pour les voler se multiplient. En général, les agresseurs n'hésitent pas à assassiner pour quelques Euros. Les agences de tourisme n'en parlent pas et pour cause.
N'allez pas seul en moto ou vélo sur les routes. Certains hôtels ne sont pas sûrs. Evitez de sortir seul la nuit. Etc.
Situation politique au Népal pour trek en juin 2008? English translation pending
Bonjour ! Je prévoyais faire le tour des Annapurnas en juin prochain, mais j'ai étendu dire qu'il était possible que l'accès au trek (ou au permis) nous soit interdit à cause de la situation politique actuelle... Qu'en savez-vous? Le coin des Annapurnas est-il une zone à risque? Croyez-vous qu'il y a un risque que notre trek tombe à l'eau?
Merci!
Parking pour les voitures au port de Barcelone? English translation pending
bonjour a tous nous embarquons se dimanche pour une croissiere d'une semaine a barcelone...
mais ou allons nous garer notre voiture???!!! combien coute les parkings??? sont ils loin???
merci de nous aider
a trés bientot!
mais ou allons nous garer notre voiture???!!! combien coute les parkings??? sont ils loin???
merci de nous aider
a trés bientot!
Retour du Nouveau-Mexique (6 au 26 avril) English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir profité des bons conseils des uns et des autres lors de la préparation de mon voyage au Nouveau Mexique, me voilà de retour et je suis tout prêt à faire part de mon expérience à celles et ceux qui envisagent d'y aller faire un tour (et ça vaut le coup !)... (J'y ai passé 3 semaines du 6 au 26 Avril)
A +
Première étape avant Bikaner: Mandawa, Nawalgar? (Inde) English translation pending
Salut, nous arrivons le 13 mai à Delhi pour un voyage qui devrait nous conduire du Rajasthan à benares en 25j..j'esssaye de peaufiner mon itinéraire...la date s'approchant je commence un peu à fliper lol..
Delhi/mandawa/bikaner/jaiselmer/jodhpur/ranakpur/udaipur/(bundi/ajmer)/pushkar/jaipur/agra/(orccha)/varanesi/delhi
je pensais partir dès le lendemain de mon arrivé pour une petite ville comme mandawa a l'air de l'être pour s'acclimater un peu, mais ça n'a pas l'air simple pour y accéder. je pensais rejoindre ensuite Bikaner même si je suis pas sur que ca vaille vraiment le coup; en tout cas j'aimerais aller dans cette direction du rajasthan.
Savez vous comment aller à mandawa? ou peut etre vaut il mieux aller à Nawalgar?? y'a t-il une autre ville plus simple d'accès dans le genre ? je souhaites me déplacer en train c'est pour ça!!
Delhi/mandawa/bikaner/jaiselmer/jodhpur/ranakpur/udaipur/(bundi/ajmer)/pushkar/jaipur/agra/(orccha)/varanesi/delhi
je pensais partir dès le lendemain de mon arrivé pour une petite ville comme mandawa a l'air de l'être pour s'acclimater un peu, mais ça n'a pas l'air simple pour y accéder. je pensais rejoindre ensuite Bikaner même si je suis pas sur que ca vaille vraiment le coup; en tout cas j'aimerais aller dans cette direction du rajasthan.
Savez vous comment aller à mandawa? ou peut etre vaut il mieux aller à Nawalgar?? y'a t-il une autre ville plus simple d'accès dans le genre ? je souhaites me déplacer en train c'est pour ça!!
Excursions en autobus sur la Côte d'Azur? (France) English translation pending
Bonjour,
Voilà un petit moment que je cherche sur Internet pour cela et que je place quelques appels en agence de voyage sur la côte d'Azur et j'ai des difficultés à trouver; il doit certainement exister des excursions d'un jour en autobus tout le long de la côte d'Azur, avec arrêts à Cannes...Monaco entre autres? Quelle compagnie de bus pourrait offrir cela? Nous logerons au Lavandou pour une semaine en août. Il existe une excursion Lavandou-Monaco mais la date ne convient malheureusement pas et il y a peu d'arrêts. Que me conseillez-vous afin de voir les principaux attraits qu'il y a jusqu'à Monaco en un jour? Nous pourrions faire le départ d'une ville avoisinante.Et qu'en est-il du bateau? Est-ce cher? La vue doit être fabuleuse, par contre :-)
Merci à l'avance pour les informations!
Au revoir!
Promeneuse
Birmanie en mars 2008 English translation pending
5/03/08 - Yangun
Nous sommes arrives à Yangun avec un vol Air India en provenance de Calcuta. Il y en a 2 par semaine. Nous avions réservé nos places dans une agence de voyage de Varanasi 4 jours avant pour un peu moins de 190€ par personnes.
Apres avoir récupéré nos bagages, nous nous sommes rendu au guichet du MTT (organisme de tourisme national) dans le hall de l’aéroport pour réserver nos vols (air Mandalay) vers le Lac Inle (Heho, 91$/pers) pour le lendemain ainsi que pour Chiang Mai (Notre périple continue en Thaïlande, 96$/pers) le 30 mars. Nous aurions bien aimé rester 28 jours au Myanmar comme le permet un visa touristique, mais quand on ne veut pas passer par Bangkok, il n’y a pas de vols tous les jours…
Une personne du MTT nous accompagne en taxi pour nous rendre jusqu’à notre hôtel car en chemin nous passerons prendre les billets d’avions quelque part au centre ville. Voyant que les 1500$ que nous avions emporté ne suffiraient peut être pas si on continue à prendre des vols intérieurs (qui se payent en cash !), nous passons au Sedona Hôtel, seul lieu pour effectuer un retrait mais ils taxent 7% de frais, glups. On se limitera à 500$ pour commencer.
En chemin le chauffeur de taxi nous propose de changer des dollars chez un « ami », n’ayant pas vraiment le temps d’aller au marcher pour avoir un meilleur taux, nous acceptons. (100$=100000K, pas terrible)
Au moment de payer les billets d’avion, la personne du MTT nous signale qu’un des billets de 100$ que nous avons reçu au Sedona ne sera accepté nulle part. Super, un aller retour jusque là. Heureusement, ils ont été très gentils et n’ont posé aucun problème pour remplacer le billet en question. Honnêtement je ne pourrais pas dire pourquoi il n’était pas bon… enfin.
Total Taxi : Aéroport international – Sedona – change – MTT – GH – Sedona – GH = 10$
La GH Dream Land 2 est très agréable(le personnel surtout), mais notre chambre avec clim ne disposait d’aucune fenêtre. 16$ petit déj compris.
6/03/08 - Yangun - Nyaungshwe (Lac Inle) Petit déj correct et nous laissons quelques affaires inutiles ici pour alléger un peu nos sacs, nous les récupérerons avant de partir pour la Thaïlande. Taxi pour l’aéroport national 5$, check in rapide et efficace mais la signalisation des embarquements n’est pas vraiment claire. Un responsable se présente à la porte qui donne vers la piste avec quelque chose écrit en Birman sur une petite pancarte. Il nous faut demander autour de nous à chaque départ pour être certain qu’il ne s’agit pas de notre vol. Nous sommes les seuls étrangers à bord du vol, ce qui ne nous permet malheureusement pas de partager un taxi pour rallier le Lac à partir de Heho. (23$) Droit d’entrée au lac 3$/pers. Nous logerons chez Mr Joe, très avenant, qui tient la GH Puy II. (8$/nuit + ptt déj) Merci à Jean pour ce tuyau, son blog http://bzhjean.skyblog.com nous aura beaucoup inspiré durant notre voyage. Un tout grand merci à lui et sa femme et je leurs souhaite encore beaucoup de voyages.
7/03/08 - Nyaungshwe Un plantureux petit déjeuné pour commencer la journée, avec une main complète de bananes comme encas pour les petits creux de la journée. Nous avons loué des vélos pour découvrir un peu les alentours du Nord du Lac. (1000K/pers) A midi nous dinons au restaurant du neveu de Mr Joe qui se trouve juste au coin en face de la poste. Vraiment bon et aussi économique. Le soir, nous nous sommes régalés avec les pizzas du Golden Kite, un excellent restaurant italien au nord-est dans la ville. Il ne se trouve donc pas près de la poste comme indiqué sur le site de Jean. (9150K pour nous 2 et 10$ pour une bouteille de vin)
8/03/08 – Inle Lake Tour du lac, des artisans, des pagodes, … en bateau (18000K/bateau). Si vous êtes seul ou à deux, c’est préférable de se présenter vers 8h à l’embarcadère pour essayer de partager un bateau avec d’autres. Retour avec le couché de soleil sur le lac, magnifique.
9/03/08 - Nyaungshwe Nous avons pu faire du change dans une agence de voyage (conseillée par Mr Joe) dans la même rue que le Golden Kite (50$=51000K, re-bof mais le $ est bas en ce moment) C’est notre 3ème nuit cher Mr Joe, et comme promis, sa femme nous à fait à manger mais malheureusement nous mangerons rien qu’à nous deux car Mr Joe mange plus tard…
10/03/08 – Nyaungshwe – Pindaya - Mandalay Taxi pour visiter les grottes de Pindaya : 50$ aller-retour. A essayer de partager si possible avec d’autres. Sinon, il serait peut être intéressant, si vous atterrissez tôt à Heho, de passer à Pindaya avant d’aller au Lac avec le même taxi. Ou l’inverse, si vous partez tard (avec un bus de nuit pour Mandalay par exemple, 12000K/pers) passez d’abords à Pindaya et demandez au taxi de vous déposer ensuite à Aung Ban pour y attendre votre bus, ce qui vous évitera de perdre 4h en aller retour inutiles sur ces routes hyper inconfortables … Haaaaa Le bus de nuit. Quels souvenirs. D’abords, la descente interminable et digne des cols de montagne sur une piste digne d’un gruyère et puis le bus qui roule 5h d’une traite sans pose pipi ni cigarette. Le trajet en tout à duré 8h. Je n’ose pas imaginer ce que ca doit être les bus qui relient Yagun à Inle, Bagan ou Mandalay en 18h.
11/03/08 - Mandalay Première journée pour nous reposer, prendre nos repères, faire un tour du marcher et choisir un tuk tuk pour faire le tour des sites intéressant plus éloignés. Nous essayons aussi de relever nos mails mais hotmail relève du domaine du surnaturel ici. Royal Guest House (25ème avenue): 6$ /nuit + ptt déj. Personnel très sympa. Le soir resto au BBE, très bon steak. (12800K pour nous 2)
12/03/08 - Mandalay - Amarapura - Sagaing Nous partageons un tuk tuk (40$ pour la journée) avec un couple de français pour effectuer la visite de la pagode au sommet de Mandalay hill, du monastère Shwe Nandaw, la pagode Mahamuni, assister au diner des moines au monastère Kyaung Maha Ga Nayan, la colline de Sagaing et le fameux pont en teck pour assister au couché de soleil. Très chouette journée
13/03/08 - Mandalay Encore une journée tranquille, visite de quelques pagodes et du marcher. Change effectué dans une agence de voyage derrière l’Hotel Sedona qui se trouve au coin sud ouest du Palais. 100$=108000K mais bon, si il faut payer un tuk tuk 3000K pour y aller et revenir, est-ce vraiment nécessaire d’aller si loin…
14/03/08 - Mandalay - Monywa Nous avons pris le Bus pour Monywa. 1800K/pers, 4 heures de trajet, acceptable ! Nous avons fait un petit écart dans notre budget, Monywa Hôtel 25$ mais une chambre superbe et une baignoire dans la salle de bain. Par contre le resto nous à un peu déçu. Le bateau qui traverse le fleuve nous a coûté 2500K à l’aller et 3000K au retour car il était passé 17h. Ensuite il faut prendre un 4x4 (15000K, essayez de la partager avec d’autres touristes) pour se rendre jusqu’aux grottes. Site très intéressant et une magnifique vue tout autour. Entrée 2000K/pers.
15/03/08 - Monywa - Mandalay Visite du plus grand bouddha debout du monde (il faudra patienter encore un peu pour visiter l’intérieur car il n’est pas encore tout à fait fini et l’ascenseur sera bientôt utilisable…). Il se trouve juste derrière l’ancien plus grand bouddha couché du monde (un nouveau est en construction au sud de Mawlamyine). Il y aussi des « champs de bouddha » tout autour. Fin de la visite avec le plus kitch des temples (à ne pas rater) : Thanboddhay. Celui-ci se trouvant sur la route pour retourner à Mandalay, nous avions espéré pouvoir embarquer dans un bus à cet endroit. Heureusement que notre chauffeur de tuk tuk pour la journée a attendu avec nous, car le bus était plein et ne s’est pas arrêté. Nous avons finalement décidé de retourner à la station de bus à Monywa afin d’être certain de pouvoir embarquer dans un bus. Tuk tuk pour la journée 10000K. Bus retour pour Mandalay 1800K/pers. A Yangun, change dans l’agence de voyage Diamond … dans la 1ère rue à droite en sortant de la GH. (100$ = 108500K alors que le 11/03 nous avons changé chez eux 50$ = 52000K)
16/03/08 - Mandalay - Nyaung Oo (Bagan) La descente en bateau le long de l’Irrawaddy est à faire ! Un express boot (27$/pers) part 5 jours par semaine à 7h et arrive à 17h. Profitez de cette journée pour rédiger vos mémoires… A la sortie du bateau, on paye les droits d’entrées : 10$/pers Inlay guest house ? (nom à vérifier, les rabatteurs nous ont embarqués à la sortie du bateau) très correct, 8$/nuit AC + ptt déj.
17/0308 - Nyaung Oo Détente, viste du marcher et de Old Bagan (intra muros) en vélo (1000K/jour). Change au marcher : 100$ = 104000K
18/03/08 - Nyaung Oo - Mont Popa Partage d’un mini bus pour aller visiter le Mt Popa. 6$ /pers avec en prime un arrêt dans un ptt restaurant de campagne ou ils font de l’alcool avec la sève des palmiers et de l’huile de cacahuète.
19/03/08 - Nyaung Oo - Minnanthu - New Bagan - Old Bagan Tour des vestiges en vélo. Rude journée pour les jambes et 6l d’eau consommé à nous 2. Nous n’oublierons jamais ce que nous avons vu. C’est tellement magnifique comme site.
20/03/08 - 21/03/08 - Nyaung Oo J’avais espéré pouvoir rejoindre Sitwe à partir de Bagan mais Il n’y a aucun vol direct en cette saison et il nous aurait fallu passer par Yangun (cala aurait couté un peu plus de 160$ par personne, ce n’était pas dans notre budget). Par la route il faut des autorisations spéciales délivrées uniquement à Yangun, Mauk-U sera donc pour une prochaine fois. Repos donc histoire de profiter du site qui nous à plus le plus! Internet et achat de livres en français (2 magasins à Nyaung Oo) car je suis au bout de mon stock… Pour ceux qui utilisent hotmail, en version mobile ca marche super bien quand on se connecte avec un modem : http://mobile.live.com/hm/folder.aspx et surtout, il n’est pas bloqué par le gouvernement.
22/03/08 - Nyaung Oo - Yangoon Trajet effectué en avion (air Bagan 81$) par respect pour mes grandes jambes et nos fragiles postérieurs… Cette fois ci nous optons pour la GH “Pyin Oo Lwin II” au 2ème étage, un peu lugubre. 12$/nuit (AC mais pas de petit déj) Change au marcher 100$=110000K, le meilleur qu’on ait eu du sejour. Resto le soir au Zaoudji house à côté du marcher. Un succulent steak accompagné de délicieuses frites. Mais le tout avait un léger goût de trop peu…(11800K pour nous 2)
23/03/08 - Yangoon Pour aller visiter la pagode Shwedagon (5$/pers) nous avons pris un Pick-up (100K/pers). Petit tour du lac dans le parc juste à coté (entrée 1000K/pers) Retour en bus (100K/pers) jusque la pagode Sule.
24/03/08 - Yangoon - Mawlawine 8 heures de Bus (11000K/pers) pour aller jusque Mawlawine (prononcer moulnwe ?) sur une route correcte. GH Breeze (tel :057-214-50), Réserver la “grande chambre à l’étage” (20$/2 pers ou 12$/1 pers) à l’avance sinon vous devrez vous contenter d’une cellule de prison (10$/2 pers) Si nous l’avions fait nous serions peut être resté plus longtemps et nous aurions visité les îles intéressantes du coin. On se sera contenté des pagodes au sommet de la colline pour profiter de la magnifique vue.
25/03/08 - Mawlawine - Hpa-An Le gérant de la GH nous à gentiment déposé à la station de bus. A partir d’ici, nous avons continué notre périple avec une charmante anglaise qui est professeur d’anglais à Yangun. 4 heure de trajet en bus (1250K/pers) sur une route correcte. Golden house ? (à vérifier) (très confort, 14$/nuit AC sans ptt déj) en face du Tiger guest house qui proposait des chambre nettement plus chères. Visite des sites intéressants aux alentour l’après-midi en tuk-tuk (18000K, 3 pers) Kyalk Ka Lat : une étonnante pagode construite sur un étroit rocher émergeant d’une plaine couverte de rizières. Puis on s’est rendu au pied d’une montagne ou des centaines de bouddhas alignés émergent d’une végétation folle. Pour finir une grotte (3000K/pers) où s’incrustent quelques bouddhas vieux de 1300 ans.
26/03/08 - Hpa-An - Kinn Pun Le personnel de la GH ne parlant pas anglais, nous avons eu quelques difficultés à trouver notre moyen de transport pour le Golden Rock. Ils nous avaient dit d’attendre devant la pagode un peu plus haut. Un pick-up nous embarque, nous pensions qu’il nous emmènerait à la station de bus, mais après plusieurs arrêts nous comprîmes qu’il se rendait à Kinn Pun et que nous ferions donc 4h de route serrés comme des patates et secoués comme des pruniers. Hors de question de rester une minute de plus dans cet enfer. Que faire quand on se retrouve au milieu d’un village quand on n’arrive pas à se faire comprendre ? Attendre… Un Birman essaye de nous aider mais apparemment le Bus ne passera jamais. On a fini par trouver un pick-up où les filles purent monter à l’avant, confortablement assises (2000K/pers). Je fis le trajet sur le toit (1000K/pers). Après une bonne heure de route, on entend un grand bruit, la boîte de vitesse ou quelque chose du genre. Véhicule immobilisé au milieu de nulle part. Que faire ? Attendre… Après 20 minutes, une voiture passe, je l’arrête et lui demande de nous déposer le plus près possible de notre destination, il nous embarque tous les 3 pour 12000K. Ca devait être un jour maudit car c’est les freins qui posèrent problèmes. Nous avons dû nous arrêter pour effectuer le remplacement du tuyau de frein de la roue arrière droite. Attendre… Il nous a finalement déposés à la bifurcation permettant de rejoindre Kinn Pun car il continuait sur Yangun. De là, on a prit un pick-up (500K/pers) pour finir le trajet. Nous nous sommes installés à la Sea Sar Guesthouse (chambre confortable 10$/nuit + ptt déj).
27/03/08 - Kinn Pun - Golden Rock Il faut sans aucun doute avoir le cœur solidement accroché pour résister à l’ascension en camion (1300K/pers) jusqu’au petit village au pied du Golden Rock, entassés par 50 dans une benne d’un camion déboulant à toute vitesse des pentes hyper raide ou enfilant les épingles à cheveux à la limite de l’adhérence des pneus. Le reste du parcours est à faire à pied, ou assis dans une chaise portée par 4 Locaux. L’accès au site du rocher d’or : 6$/pers + 2$/camera. On redescend à pied jusque Kinn Pun (3h30) suant…
28/03/08 - Kinn Pun - Yangun Retour en Bus pour Yangun en 6h (8000K/pers, le prix avait été fixé à 10000K mais la clim ne marchant pas, nous avons demandé un rabais, ils n’ont pas discutés) Nous passerons nos derniers jours chez Annabel qui nous avait très gentiment invités.
30/03/08 - Yangun - Chiang Mai Et voila c’est le grand jour. Taxi pour l’aéroport international (depuis Shwedagon) 5$. Taxes d’aéroport (10$/pers) à payer cash au desk d’enregistrement des bagages (pour Singapour, il faut le faire à l’entrée de l’aéroport).
info générales: Pour le change je vous conseille d'emporter des billets de 100 ou 200 euros. Etant donné le cours actuel du dolars, vous en obtiendrez le meilleur change au marche de Yangun et à Mandaly. Il faut bien sur que ces billets soient en hyper bon état. Emporter malgré tout des billets de 100$ (état impeccable) pour changer dans les autres villes. Avec les grosses coupure on obtient aussi un meilleur taux, c'est pour ça que je vous conseille les billets de 100 € ou $. Mais pour payer les hotels, taxis, et autres, emporter aussi des petites coupures en $ (toujours en état impeccable).
Voila, j'espère que ces information pourront servir à plusieurs d'entre vous qui vous rendrez dans se formidable pays où les gens sont tellement acceuillant et avenenant.
Philippe
6/03/08 - Yangun - Nyaungshwe (Lac Inle) Petit déj correct et nous laissons quelques affaires inutiles ici pour alléger un peu nos sacs, nous les récupérerons avant de partir pour la Thaïlande. Taxi pour l’aéroport national 5$, check in rapide et efficace mais la signalisation des embarquements n’est pas vraiment claire. Un responsable se présente à la porte qui donne vers la piste avec quelque chose écrit en Birman sur une petite pancarte. Il nous faut demander autour de nous à chaque départ pour être certain qu’il ne s’agit pas de notre vol. Nous sommes les seuls étrangers à bord du vol, ce qui ne nous permet malheureusement pas de partager un taxi pour rallier le Lac à partir de Heho. (23$) Droit d’entrée au lac 3$/pers. Nous logerons chez Mr Joe, très avenant, qui tient la GH Puy II. (8$/nuit + ptt déj) Merci à Jean pour ce tuyau, son blog http://bzhjean.skyblog.com nous aura beaucoup inspiré durant notre voyage. Un tout grand merci à lui et sa femme et je leurs souhaite encore beaucoup de voyages.
7/03/08 - Nyaungshwe Un plantureux petit déjeuné pour commencer la journée, avec une main complète de bananes comme encas pour les petits creux de la journée. Nous avons loué des vélos pour découvrir un peu les alentours du Nord du Lac. (1000K/pers) A midi nous dinons au restaurant du neveu de Mr Joe qui se trouve juste au coin en face de la poste. Vraiment bon et aussi économique. Le soir, nous nous sommes régalés avec les pizzas du Golden Kite, un excellent restaurant italien au nord-est dans la ville. Il ne se trouve donc pas près de la poste comme indiqué sur le site de Jean. (9150K pour nous 2 et 10$ pour une bouteille de vin)
8/03/08 – Inle Lake Tour du lac, des artisans, des pagodes, … en bateau (18000K/bateau). Si vous êtes seul ou à deux, c’est préférable de se présenter vers 8h à l’embarcadère pour essayer de partager un bateau avec d’autres. Retour avec le couché de soleil sur le lac, magnifique.
9/03/08 - Nyaungshwe Nous avons pu faire du change dans une agence de voyage (conseillée par Mr Joe) dans la même rue que le Golden Kite (50$=51000K, re-bof mais le $ est bas en ce moment) C’est notre 3ème nuit cher Mr Joe, et comme promis, sa femme nous à fait à manger mais malheureusement nous mangerons rien qu’à nous deux car Mr Joe mange plus tard…
10/03/08 – Nyaungshwe – Pindaya - Mandalay Taxi pour visiter les grottes de Pindaya : 50$ aller-retour. A essayer de partager si possible avec d’autres. Sinon, il serait peut être intéressant, si vous atterrissez tôt à Heho, de passer à Pindaya avant d’aller au Lac avec le même taxi. Ou l’inverse, si vous partez tard (avec un bus de nuit pour Mandalay par exemple, 12000K/pers) passez d’abords à Pindaya et demandez au taxi de vous déposer ensuite à Aung Ban pour y attendre votre bus, ce qui vous évitera de perdre 4h en aller retour inutiles sur ces routes hyper inconfortables … Haaaaa Le bus de nuit. Quels souvenirs. D’abords, la descente interminable et digne des cols de montagne sur une piste digne d’un gruyère et puis le bus qui roule 5h d’une traite sans pose pipi ni cigarette. Le trajet en tout à duré 8h. Je n’ose pas imaginer ce que ca doit être les bus qui relient Yagun à Inle, Bagan ou Mandalay en 18h.
11/03/08 - Mandalay Première journée pour nous reposer, prendre nos repères, faire un tour du marcher et choisir un tuk tuk pour faire le tour des sites intéressant plus éloignés. Nous essayons aussi de relever nos mails mais hotmail relève du domaine du surnaturel ici. Royal Guest House (25ème avenue): 6$ /nuit + ptt déj. Personnel très sympa. Le soir resto au BBE, très bon steak. (12800K pour nous 2)
12/03/08 - Mandalay - Amarapura - Sagaing Nous partageons un tuk tuk (40$ pour la journée) avec un couple de français pour effectuer la visite de la pagode au sommet de Mandalay hill, du monastère Shwe Nandaw, la pagode Mahamuni, assister au diner des moines au monastère Kyaung Maha Ga Nayan, la colline de Sagaing et le fameux pont en teck pour assister au couché de soleil. Très chouette journée
13/03/08 - Mandalay Encore une journée tranquille, visite de quelques pagodes et du marcher. Change effectué dans une agence de voyage derrière l’Hotel Sedona qui se trouve au coin sud ouest du Palais. 100$=108000K mais bon, si il faut payer un tuk tuk 3000K pour y aller et revenir, est-ce vraiment nécessaire d’aller si loin…
14/03/08 - Mandalay - Monywa Nous avons pris le Bus pour Monywa. 1800K/pers, 4 heures de trajet, acceptable ! Nous avons fait un petit écart dans notre budget, Monywa Hôtel 25$ mais une chambre superbe et une baignoire dans la salle de bain. Par contre le resto nous à un peu déçu. Le bateau qui traverse le fleuve nous a coûté 2500K à l’aller et 3000K au retour car il était passé 17h. Ensuite il faut prendre un 4x4 (15000K, essayez de la partager avec d’autres touristes) pour se rendre jusqu’aux grottes. Site très intéressant et une magnifique vue tout autour. Entrée 2000K/pers.
15/03/08 - Monywa - Mandalay Visite du plus grand bouddha debout du monde (il faudra patienter encore un peu pour visiter l’intérieur car il n’est pas encore tout à fait fini et l’ascenseur sera bientôt utilisable…). Il se trouve juste derrière l’ancien plus grand bouddha couché du monde (un nouveau est en construction au sud de Mawlamyine). Il y aussi des « champs de bouddha » tout autour. Fin de la visite avec le plus kitch des temples (à ne pas rater) : Thanboddhay. Celui-ci se trouvant sur la route pour retourner à Mandalay, nous avions espéré pouvoir embarquer dans un bus à cet endroit. Heureusement que notre chauffeur de tuk tuk pour la journée a attendu avec nous, car le bus était plein et ne s’est pas arrêté. Nous avons finalement décidé de retourner à la station de bus à Monywa afin d’être certain de pouvoir embarquer dans un bus. Tuk tuk pour la journée 10000K. Bus retour pour Mandalay 1800K/pers. A Yangun, change dans l’agence de voyage Diamond … dans la 1ère rue à droite en sortant de la GH. (100$ = 108500K alors que le 11/03 nous avons changé chez eux 50$ = 52000K)
16/03/08 - Mandalay - Nyaung Oo (Bagan) La descente en bateau le long de l’Irrawaddy est à faire ! Un express boot (27$/pers) part 5 jours par semaine à 7h et arrive à 17h. Profitez de cette journée pour rédiger vos mémoires… A la sortie du bateau, on paye les droits d’entrées : 10$/pers Inlay guest house ? (nom à vérifier, les rabatteurs nous ont embarqués à la sortie du bateau) très correct, 8$/nuit AC + ptt déj.
17/0308 - Nyaung Oo Détente, viste du marcher et de Old Bagan (intra muros) en vélo (1000K/jour). Change au marcher : 100$ = 104000K
18/03/08 - Nyaung Oo - Mont Popa Partage d’un mini bus pour aller visiter le Mt Popa. 6$ /pers avec en prime un arrêt dans un ptt restaurant de campagne ou ils font de l’alcool avec la sève des palmiers et de l’huile de cacahuète.
19/03/08 - Nyaung Oo - Minnanthu - New Bagan - Old Bagan Tour des vestiges en vélo. Rude journée pour les jambes et 6l d’eau consommé à nous 2. Nous n’oublierons jamais ce que nous avons vu. C’est tellement magnifique comme site.
20/03/08 - 21/03/08 - Nyaung Oo J’avais espéré pouvoir rejoindre Sitwe à partir de Bagan mais Il n’y a aucun vol direct en cette saison et il nous aurait fallu passer par Yangun (cala aurait couté un peu plus de 160$ par personne, ce n’était pas dans notre budget). Par la route il faut des autorisations spéciales délivrées uniquement à Yangun, Mauk-U sera donc pour une prochaine fois. Repos donc histoire de profiter du site qui nous à plus le plus! Internet et achat de livres en français (2 magasins à Nyaung Oo) car je suis au bout de mon stock… Pour ceux qui utilisent hotmail, en version mobile ca marche super bien quand on se connecte avec un modem : http://mobile.live.com/hm/folder.aspx et surtout, il n’est pas bloqué par le gouvernement.
22/03/08 - Nyaung Oo - Yangoon Trajet effectué en avion (air Bagan 81$) par respect pour mes grandes jambes et nos fragiles postérieurs… Cette fois ci nous optons pour la GH “Pyin Oo Lwin II” au 2ème étage, un peu lugubre. 12$/nuit (AC mais pas de petit déj) Change au marcher 100$=110000K, le meilleur qu’on ait eu du sejour. Resto le soir au Zaoudji house à côté du marcher. Un succulent steak accompagné de délicieuses frites. Mais le tout avait un léger goût de trop peu…(11800K pour nous 2)
23/03/08 - Yangoon Pour aller visiter la pagode Shwedagon (5$/pers) nous avons pris un Pick-up (100K/pers). Petit tour du lac dans le parc juste à coté (entrée 1000K/pers) Retour en bus (100K/pers) jusque la pagode Sule.
24/03/08 - Yangoon - Mawlawine 8 heures de Bus (11000K/pers) pour aller jusque Mawlawine (prononcer moulnwe ?) sur une route correcte. GH Breeze (tel :057-214-50), Réserver la “grande chambre à l’étage” (20$/2 pers ou 12$/1 pers) à l’avance sinon vous devrez vous contenter d’une cellule de prison (10$/2 pers) Si nous l’avions fait nous serions peut être resté plus longtemps et nous aurions visité les îles intéressantes du coin. On se sera contenté des pagodes au sommet de la colline pour profiter de la magnifique vue.
25/03/08 - Mawlawine - Hpa-An Le gérant de la GH nous à gentiment déposé à la station de bus. A partir d’ici, nous avons continué notre périple avec une charmante anglaise qui est professeur d’anglais à Yangun. 4 heure de trajet en bus (1250K/pers) sur une route correcte. Golden house ? (à vérifier) (très confort, 14$/nuit AC sans ptt déj) en face du Tiger guest house qui proposait des chambre nettement plus chères. Visite des sites intéressants aux alentour l’après-midi en tuk-tuk (18000K, 3 pers) Kyalk Ka Lat : une étonnante pagode construite sur un étroit rocher émergeant d’une plaine couverte de rizières. Puis on s’est rendu au pied d’une montagne ou des centaines de bouddhas alignés émergent d’une végétation folle. Pour finir une grotte (3000K/pers) où s’incrustent quelques bouddhas vieux de 1300 ans.
26/03/08 - Hpa-An - Kinn Pun Le personnel de la GH ne parlant pas anglais, nous avons eu quelques difficultés à trouver notre moyen de transport pour le Golden Rock. Ils nous avaient dit d’attendre devant la pagode un peu plus haut. Un pick-up nous embarque, nous pensions qu’il nous emmènerait à la station de bus, mais après plusieurs arrêts nous comprîmes qu’il se rendait à Kinn Pun et que nous ferions donc 4h de route serrés comme des patates et secoués comme des pruniers. Hors de question de rester une minute de plus dans cet enfer. Que faire quand on se retrouve au milieu d’un village quand on n’arrive pas à se faire comprendre ? Attendre… Un Birman essaye de nous aider mais apparemment le Bus ne passera jamais. On a fini par trouver un pick-up où les filles purent monter à l’avant, confortablement assises (2000K/pers). Je fis le trajet sur le toit (1000K/pers). Après une bonne heure de route, on entend un grand bruit, la boîte de vitesse ou quelque chose du genre. Véhicule immobilisé au milieu de nulle part. Que faire ? Attendre… Après 20 minutes, une voiture passe, je l’arrête et lui demande de nous déposer le plus près possible de notre destination, il nous embarque tous les 3 pour 12000K. Ca devait être un jour maudit car c’est les freins qui posèrent problèmes. Nous avons dû nous arrêter pour effectuer le remplacement du tuyau de frein de la roue arrière droite. Attendre… Il nous a finalement déposés à la bifurcation permettant de rejoindre Kinn Pun car il continuait sur Yangun. De là, on a prit un pick-up (500K/pers) pour finir le trajet. Nous nous sommes installés à la Sea Sar Guesthouse (chambre confortable 10$/nuit + ptt déj).
27/03/08 - Kinn Pun - Golden Rock Il faut sans aucun doute avoir le cœur solidement accroché pour résister à l’ascension en camion (1300K/pers) jusqu’au petit village au pied du Golden Rock, entassés par 50 dans une benne d’un camion déboulant à toute vitesse des pentes hyper raide ou enfilant les épingles à cheveux à la limite de l’adhérence des pneus. Le reste du parcours est à faire à pied, ou assis dans une chaise portée par 4 Locaux. L’accès au site du rocher d’or : 6$/pers + 2$/camera. On redescend à pied jusque Kinn Pun (3h30) suant…
28/03/08 - Kinn Pun - Yangun Retour en Bus pour Yangun en 6h (8000K/pers, le prix avait été fixé à 10000K mais la clim ne marchant pas, nous avons demandé un rabais, ils n’ont pas discutés) Nous passerons nos derniers jours chez Annabel qui nous avait très gentiment invités.
30/03/08 - Yangun - Chiang Mai Et voila c’est le grand jour. Taxi pour l’aéroport international (depuis Shwedagon) 5$. Taxes d’aéroport (10$/pers) à payer cash au desk d’enregistrement des bagages (pour Singapour, il faut le faire à l’entrée de l’aéroport).
info générales: Pour le change je vous conseille d'emporter des billets de 100 ou 200 euros. Etant donné le cours actuel du dolars, vous en obtiendrez le meilleur change au marche de Yangun et à Mandaly. Il faut bien sur que ces billets soient en hyper bon état. Emporter malgré tout des billets de 100$ (état impeccable) pour changer dans les autres villes. Avec les grosses coupure on obtient aussi un meilleur taux, c'est pour ça que je vous conseille les billets de 100 € ou $. Mais pour payer les hotels, taxis, et autres, emporter aussi des petites coupures en $ (toujours en état impeccable).
Voila, j'espère que ces information pourront servir à plusieurs d'entre vous qui vous rendrez dans se formidable pays où les gens sont tellement acceuillant et avenenant.
Philippe
Maroc ou Tunisie? English translation pending
J'hésite entre ces deux destinations, parce que j'ignore quelle est la destination la plus sécuritaire, abordable, intéressante point de vue monuments et culture, et surtout, ce qui importe pour moi, c'est les paysages à couper le souffle.
Les palmeraies les plus grandisoses sont où ? La Tunisie compte-elle des majestueuses montagnes comme au maroc?
Quelle-est l'endroit où on a le plus le gôut de se rapprocher en tant que couple ( romantique, mystique et interdit).
Merci ! A+
Les palmeraies les plus grandisoses sont où ? La Tunisie compte-elle des majestueuses montagnes comme au maroc?
Quelle-est l'endroit où on a le plus le gôut de se rapprocher en tant que couple ( romantique, mystique et interdit).
Merci ! A+
Une semaine à Essaouira, bonne idée? English translation pending
Bonjour,
Pour un premier voyage au Maroc, nous avons choisi comme destination ESSAOUIRA car nous avons une connaissance qui nous loue un appartement là-bas. La période du séjour serait du 31 mai au 8 juin.
Première question : pour choisir nos billets d'avion je pense passer par la compagnie blue atlas qui propose de très bons prix apparemment 250 euros par personne si je réserve aujourd'hui ; par contre pour l'aller faut compter une heure et pour le retour 5 heures, c bizarre ? non ? avez vous une idée des escales ?
Deuxième question : une semaine à ESSAOUIRA est-ce que ça fait long ? ou allons-nous passer un bon moment car il ya beaucoup à voir et à faire ? nous allons tout de même passer 2 jours à Marrakech puisque l'aéroport est là bas ! ce qui fait qu'il ne reste en fait que 5 jours à ESSAOUIRA ; Il parait qu'il ya beaucoup de vent à ESSAOUIRA est-ce vraiment si génant ?
Troisième question : le trajet MARRAKECH ESSAOUIRA est-il préférable de le faire en bus ou de se louer un véhicule ??
Je n'ai plus de questions pour le moment !
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre !
Pour un premier voyage au Maroc, nous avons choisi comme destination ESSAOUIRA car nous avons une connaissance qui nous loue un appartement là-bas. La période du séjour serait du 31 mai au 8 juin.
Première question : pour choisir nos billets d'avion je pense passer par la compagnie blue atlas qui propose de très bons prix apparemment 250 euros par personne si je réserve aujourd'hui ; par contre pour l'aller faut compter une heure et pour le retour 5 heures, c bizarre ? non ? avez vous une idée des escales ?
Deuxième question : une semaine à ESSAOUIRA est-ce que ça fait long ? ou allons-nous passer un bon moment car il ya beaucoup à voir et à faire ? nous allons tout de même passer 2 jours à Marrakech puisque l'aéroport est là bas ! ce qui fait qu'il ne reste en fait que 5 jours à ESSAOUIRA ; Il parait qu'il ya beaucoup de vent à ESSAOUIRA est-ce vraiment si génant ?
Troisième question : le trajet MARRAKECH ESSAOUIRA est-il préférable de le faire en bus ou de se louer un véhicule ??
Je n'ai plus de questions pour le moment !
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre !
Yémen wahdi English translation pending
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits...
Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...
J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...
Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.
Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!
A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...
Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..
Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...
Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...
J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...
J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....
Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...
A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...
A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...
A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...
J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...
* **
Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...
On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...
Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!
* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...
L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.
Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.
* **
Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.
Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.
A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...
C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!
Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.
Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !
Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.
Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.
Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!
Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!
Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.
Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.
La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...
L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...
De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.
Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...
On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.
J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !
A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...
Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...
Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)
Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...
La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.
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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...
Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.
Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.
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Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...
On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...
Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.
A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!
Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...
Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...
Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...
Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...
Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).
Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.
A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!
Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...
Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.
Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!
* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.
Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.
Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.
* **
J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.
J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...
Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!
Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...
Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.
Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.
* **
Dernier jour a Sana'a.
Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...
J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.
Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...
Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!
Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...
On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...
Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...
Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.
Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...
Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.
La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!
De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.
L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!
Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.
Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...
Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...
C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...
Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...
Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...
Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.
Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!
A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...
Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..
Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...
Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...
J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...
J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....
Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...
A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...
A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...
A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...
J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...
* **
Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...
On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...
Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!
* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...
L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.
Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.
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Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.
Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.
A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...
C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!
Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.
Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !
Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.
Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.
Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!
Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!
Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.
Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.
La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...
L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...
De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.
Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...
On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.
J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !
A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...
Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...
Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)
Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...
La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.
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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...
Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.
Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.
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Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...
On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...
Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.
A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!
Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...
Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...
Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...
Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...
Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).
Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.
A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!
Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...
Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.
Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!
* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.
Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.
Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.
* **
J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.
J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...
Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!
Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...
Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.
Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.
* **
Dernier jour a Sana'a.
Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...
J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.
Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...
Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!
Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...
On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...
Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...
Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.
Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...
Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.
La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!
De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.
L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!
Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.
Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...
Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...
C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...
Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...
Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Les Français mal vus en Chine? English translation pending
Bonjour à tous,
voilà mon voyage est prévu pour debut mai ... suite aux pb qu'il y a avec le Tibet, je ne me posais pas trop de questions ... jusqu'à vendredi où j'ai vu le zapping : un gars disait qu'il ne faisait pas bon être français en Chine. Ce monsieur qui apparemment y vivait depuis un certain tps se faisait engueuler sans raison dans le taxi, et était "boudé" de ses employés (il tenait un resto je crois) uniquement parce qu'il était français ...
vous qui êtes sur place, ressentez vous le même malaise ? les français sont-il mal vus en Chine ?
Bon, je ne vais pas dire que je m'inquiéte bien sur ... c'est juste que je me pose la question ... et puis je préfèrerais être préparée si l'accueil n'était pas celui attendu ...
Merci pour vos réponse ...
DP
DP
Tuyaux pour une visite de quatre jours à Nice? English translation pending
Dans deux semaines, je vais passer 4 jours sur la Cote d' Azur, a Nice. Des tuyaux de la part des gens du coin?
😎
😎
Que visiter dans les Laurentides, Lanaudière et Montérégie? English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un séjour au canada, un itinéraire organisé d'une durée de 10 jours début septembre, nous le poursuivons pendant 4 jours, j'ai réserver deux hébergement l'un est à saint majorique prés de DRUMONDVILLE, nous souhaitont allez visiter une ferme qui est située vers Saint Jean Richelieux, nous avons également réserver un hébergement à l'ASSOMPTION et allons visiter une ferme à Sainte Sophie, mais nous aurrons aussi un peu de temps libre. Je souhaiterais savoir s'il ya a de jolis villages entre DRUMONDVILLE et SAINT JEAN RICHELIEU pour que l'on puisse faire une halte sur notre route, bref ce que vous me conseiller de visiter dans ces coins Je souhaiterais aussi savoir s'il y a de jolis villages à visiter entre Sainte Sophie et L'assomption ou pas trop loin. J'ai déja repéré le musé de gilles villeneuve à berthionville je crois ou quelque chose comme ça ce ne devrait pas être trop loin. également un circuit automobile à DRUMONDVILLE, je crois aussi que pas loin il y a un moulin à laine. Mais bon si vous avez d'autres idées elles sont les bienvenues. Quel sont les paysages typique des rives sud et nord du SAINT LAURENT. est ce qu'il y a des différences flagrantes.
Merci a tous de vos réponses
Magali 🙂 😛
J'ai réservé un séjour au canada, un itinéraire organisé d'une durée de 10 jours début septembre, nous le poursuivons pendant 4 jours, j'ai réserver deux hébergement l'un est à saint majorique prés de DRUMONDVILLE, nous souhaitont allez visiter une ferme qui est située vers Saint Jean Richelieux, nous avons également réserver un hébergement à l'ASSOMPTION et allons visiter une ferme à Sainte Sophie, mais nous aurrons aussi un peu de temps libre. Je souhaiterais savoir s'il ya a de jolis villages entre DRUMONDVILLE et SAINT JEAN RICHELIEU pour que l'on puisse faire une halte sur notre route, bref ce que vous me conseiller de visiter dans ces coins Je souhaiterais aussi savoir s'il y a de jolis villages à visiter entre Sainte Sophie et L'assomption ou pas trop loin. J'ai déja repéré le musé de gilles villeneuve à berthionville je crois ou quelque chose comme ça ce ne devrait pas être trop loin. également un circuit automobile à DRUMONDVILLE, je crois aussi que pas loin il y a un moulin à laine. Mais bon si vous avez d'autres idées elles sont les bienvenues. Quel sont les paysages typique des rives sud et nord du SAINT LAURENT. est ce qu'il y a des différences flagrantes.
Merci a tous de vos réponses
Magali 🙂 😛
Retour de quinze jours du Mali English translation pending
😛 Bonjour à tous,
Je reviens de 15 jours formidables au Mali. Partis avec nos sacs à dos de Gao (dernier vol) nous sommes allés à Mopti via le pays Dogon. Le soleil a été parfois un fâcheux compagnon de route, mais il a permis également d’avoir la tranquillité sur les chemins arpentés. Peu de touristes rencontrés et tous sympas. Gao n’est pas une ville qui laisse des souvenirs impérissables (tiens, ça rime avec « sable »)… Mais le marché et le port donnent une ambiance agréable à cet endroit un peu perdu. Hombori, notre étape suivante, a été le vrai début de notre enchantement. Des paysages à couper le souffle jusqu’à Douentza. Un arrêt au campement de La Main de Fatima nous a fait rencontrer des enfants merveilleux, tous le seront tout le long du parcours. Pour les grincheux qui n’aiment pas leurs gentils quémandages, il suffit d’un peu de patience et ils oublient ce qu’ils vous demandaient pour devenir des compagnons agréables. Nous sommes allés à Boni, au marché, en camion brousse. Une galère, 55 km avec une jambe en l’air (trop de monde pour pouvoir la poser…). Je déconseille cette ville durant les mois les plus chauds, il vaut mieux garder du temps pour le pays Dogon. Cependant le marché est très intéressant avec des gens venus de tous les coins du Mali et même du Burkina. Le pays Dogon, c’est le « must » ! Les paysages, les gens, tout est merveilleux. Nous avons passé là-bas 1 semaine à visiter les villages, à marcher le long ou sur la falaise. La chose la plus importante dans ce trek c’est d’avoir un bon guide. Il est impensable de faire sérieusement cette rencontre avec un monde aussi intéressant sans quelqu’un pour vous expliquer les traditions, les mythes et croyances des habitants, mais également vous emmener dans des lieux difficiles à trouver seul. Notre guide Amagara Guindo de Endé (934.85.10) a été le parfait cicérone dont nous pouvions rêver. Les photos que l’on peut prendre du haut de la falaise (vers Dourou) sauront faire plaisir aux amateurs. Mopti, malgré le charme de la ville n’a pu égaler le pays Dogon. Nous avons trouvé un bon hôtel (Y’a pas de problème) avec des propriétaires charmants et une piscine accueillante à un prix très convenable. La Mosquée et la promenade sur le fleuve méritent l’attention. L’animation sur les berges du Bani et près du marché est un spectacle haut en couleurs. Nous avons adoré ce pays et ses habitants, en particulier les enfants, et notre souhait c’est que la culture ancestrale qui subsiste dans beaucoup de régions ne soit pas dénaturée par un tourisme stupide qui fait croire aux gens que l’on peut donner sans compter. Mieux vaut s’adresser à des associations pour aider de manière organisée. Un bon chauffeur à Sévaré : Chaibou Maiga (639.07.74).
Je reviens de 15 jours formidables au Mali. Partis avec nos sacs à dos de Gao (dernier vol) nous sommes allés à Mopti via le pays Dogon. Le soleil a été parfois un fâcheux compagnon de route, mais il a permis également d’avoir la tranquillité sur les chemins arpentés. Peu de touristes rencontrés et tous sympas. Gao n’est pas une ville qui laisse des souvenirs impérissables (tiens, ça rime avec « sable »)… Mais le marché et le port donnent une ambiance agréable à cet endroit un peu perdu. Hombori, notre étape suivante, a été le vrai début de notre enchantement. Des paysages à couper le souffle jusqu’à Douentza. Un arrêt au campement de La Main de Fatima nous a fait rencontrer des enfants merveilleux, tous le seront tout le long du parcours. Pour les grincheux qui n’aiment pas leurs gentils quémandages, il suffit d’un peu de patience et ils oublient ce qu’ils vous demandaient pour devenir des compagnons agréables. Nous sommes allés à Boni, au marché, en camion brousse. Une galère, 55 km avec une jambe en l’air (trop de monde pour pouvoir la poser…). Je déconseille cette ville durant les mois les plus chauds, il vaut mieux garder du temps pour le pays Dogon. Cependant le marché est très intéressant avec des gens venus de tous les coins du Mali et même du Burkina. Le pays Dogon, c’est le « must » ! Les paysages, les gens, tout est merveilleux. Nous avons passé là-bas 1 semaine à visiter les villages, à marcher le long ou sur la falaise. La chose la plus importante dans ce trek c’est d’avoir un bon guide. Il est impensable de faire sérieusement cette rencontre avec un monde aussi intéressant sans quelqu’un pour vous expliquer les traditions, les mythes et croyances des habitants, mais également vous emmener dans des lieux difficiles à trouver seul. Notre guide Amagara Guindo de Endé (934.85.10) a été le parfait cicérone dont nous pouvions rêver. Les photos que l’on peut prendre du haut de la falaise (vers Dourou) sauront faire plaisir aux amateurs. Mopti, malgré le charme de la ville n’a pu égaler le pays Dogon. Nous avons trouvé un bon hôtel (Y’a pas de problème) avec des propriétaires charmants et une piscine accueillante à un prix très convenable. La Mosquée et la promenade sur le fleuve méritent l’attention. L’animation sur les berges du Bani et près du marché est un spectacle haut en couleurs. Nous avons adoré ce pays et ses habitants, en particulier les enfants, et notre souhait c’est que la culture ancestrale qui subsiste dans beaucoup de régions ne soit pas dénaturée par un tourisme stupide qui fait croire aux gens que l’on peut donner sans compter. Mieux vaut s’adresser à des associations pour aider de manière organisée. Un bon chauffeur à Sévaré : Chaibou Maiga (639.07.74).
Recherche contacts avec des français habitant Marrakech pour installation envisagée English translation pending
Bonjour, 🙂 j'aimerais discuter avec des français qui se sont installer à Marrakech et qui pourraient me donner des conseils ou me faire partager leur expérience. Mon mari est marocain mais il a toujours vécu en France et mes beaux parents sont de Meknès. Nous sommes venus en famille il y a 3 ans et nous avons visité un peu le Maroc Meknès, Fès, Essouira, et Marrakech. Nous sommes tombés sous le charme de cette ville et depuis nous envisageons de venir y vivre. Evidemment c'est un projet qui nous tient à coeur mais qui n'est pas à prendre à la légère surtout par rapport à nos 2 petites filles. C'est pour cela que j'aimerais bien avoir l'opinion de personnes sympathiques sur la vie à Marrakech en famille. Merci pour vos réponses positives si possible😉
Japon hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendons au Japon pour 17 jours fin avril. Nous avons tout réservé: hôtels, ryokans, visites diverses sur Tokyo et Kyoto, etc. et avant déjà pas mal de documentation (guides et docs de l'office de tourisme à Paris). Pour info, notre tour prévoit 7 nuits à Tokyo, 6 à Kyoto, 2 à Myiajima et 1 à Osaka. Cependant nous voudrions savoir si certains d'entre vous auraient des adresses d'endroits peu (moins) touristiques (en tous les cas hors touristes européens/américains) qui sortent des adresses habituelles ? Visite sde villages, de petits ports, de sites divers, etc.. Nous serions intéressés par une incursion dans un Japon moins "urbain", plus rural ou plus maritime sans avoir à "monter" trop vers le Nord.
Merci d'avance
Popsette
Nous nous rendons au Japon pour 17 jours fin avril. Nous avons tout réservé: hôtels, ryokans, visites diverses sur Tokyo et Kyoto, etc. et avant déjà pas mal de documentation (guides et docs de l'office de tourisme à Paris). Pour info, notre tour prévoit 7 nuits à Tokyo, 6 à Kyoto, 2 à Myiajima et 1 à Osaka. Cependant nous voudrions savoir si certains d'entre vous auraient des adresses d'endroits peu (moins) touristiques (en tous les cas hors touristes européens/américains) qui sortent des adresses habituelles ? Visite sde villages, de petits ports, de sites divers, etc.. Nous serions intéressés par une incursion dans un Japon moins "urbain", plus rural ou plus maritime sans avoir à "monter" trop vers le Nord.
Merci d'avance
Popsette