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Quelle ville visiter en Isan? English translation pending
by Zondarine · 2008-03-23 · 17 replies
Je dois partir en thailande avec des amis en Septembre : visiter l'I-san me paraît assez intéressant mais.... vers quelle ville vaudrait il mieux se diriger ? (nous pensions poser les valises ds un hôtel, et rayonner autour) Comme nous ne disposons que de 5 jours : est-il intéressant de monter à Nakhon phanom ou plutot d'aller vers Ubon Ratchathani ou Ubon Thani ? (nous irons vers Sukkothai par la suite) Notre souhait etant plutot de rencontrer les gens, leur culture et l'agriculture (même si on ne parle pas la langue) plutôt que de courir les zones touristiques (bien que l'on s'y rende quand même !) merci
Festival des éléphants de Jaipur (Inde) English translation pending
by Rockee · 2008-02-13 · 7 replies
Bonjour,

Bon, ça approche.... Je pars au Rajasthan et je serai à Jaipur au moment du "Festival des Elephants".

Quelqu'un a-t-il déjà assisté à cette manifestation ? Je ne parle pas des éléphants que l'onprend pour monter au Fort. Non, non, non.... Là, c'est une fête qui leur est semble-t-il dédiée.

Donc, pour ceux qui connaissent : s'agit-il de voir 4 éléphants avec des cornacs jouant au polo dans un stade, ou bien, est-ce vraiment un "défilé d'��léphants" en ville ?

Vous rigolez ???? Moi, j'aime bien les éléphants. Na ! Et je les trouve très beaux quand ils sont parés et "maquillés".( J'entends déjà dire "si elle aime les éléphants, elle devrait les préférer dans la nature"....)

Espérant vous lire sur ce sujet et vous remerciant du temps consacré à me répondre.

Bien cordialement.

Rockee
Bangladesh: quinze jours de balade English translation pending
by Laptitmarie · 2008-01-20 · 65 replies
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions.

Avant de partir

Ambassade du Bangladesh

En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06
http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :

1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €

La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..

Au Bangladesh

Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7

Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€

Quelques chiffres

140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens

Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….

Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.

Les emblèmes du pays

Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.

Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.

A retenir

Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.

Février 2007

Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.

Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..

Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...

En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.

Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.

Quelques sites intéressants :

Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd

L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.



Retour du Cambodge English translation pending
by Cmichel · 2007-12-15 · 135 replies
😎 salut a tous ma petite contribution infos pratiques recentes sur voyage cambodge dont je rentre juste pp: sary rega guesthouse (tres connue des francophones, mais bien si on debarque car permet une transition ) patronne et equipe tres sympa, ile de la soie : quelques belles rencontres avec ceux qui travaillent la soie siem reap: pour aller de pp à siem reap compagnie angkor express tres correcte . bus bon etat, petite bouteille eau et cookies offert, et parfois vient vous chercher à la guesthouse. si vous avez le choix, preferez une autre compagnie que soraya car ses bus sont fatigués, mais bon, cela le fait quand meme

loger: la sary rega guesthouse (relié a celle de pp) est tres sympa, la patronne (qui apprend avec energie le français) et l'equipe sont adorables et efficaces. . elle est un peu à l'ecart du centre ville, donc pas encore tres frequenté (car pas encore repertorié dans les guides) ce qui lui donne son cote chaleureux . chambres a 8 $ . l'equipe de tuk tuk est tres reglo et sympa (faites gaffe, au billard, sont redoutables) faut profiter de siem reap le plus vite possible, car au rythme des constructions (les hotels et autres constructions), cela va vite devenir le supermarket disneyland à la sauce kmer visites des temples bien sur passionnante surtout si vous arrivez à eviter les groupes made in japan et korean . mais je vous encourage surtout a sortir des grands circuits, il y a des temples tres interessants un peu plus loin et surtout allez dans les villages des alentours, sur les pistes, le contraste est immense entre la foule des touristes et l'extreme denuement de ces villages . c'est clair ils ne profitent pas du tout de l'argent qui tombe sur angkor . vous serez tres (trop) sollicité par plein de gosses, mais si vous dites non, faites le avec un grand sourire, car ils sont craquants et c'est vraiment pas facile pour eux. quasiment tous ceux qui sollicitent de l'argent proposent quelque chose a vendre (ne serai ce qu'une fleur) . cout d'un tuk tuk : entre 15 et 20 $ selon longueur circuit construction d'une route a l'est angkor qui reliera la thailande, les gens du coin disent qu'ils en ont pour 3 ans a manger de la poussiere . possible d'aller aux villages sur pilotis en bateau sur le lac, c'est plus que recommandé vu le coté etonnant de ces villages et l'accueil qu'il y a . deja la ballade bateau pour les rejoindre est assez folklo

siem reap à battambang par le bateau c'est magnifique, la durée est variable vu la hauteur des eaux, mais se glisser au mieu de ces communautés de pecheurs, de leurs maisons flottantes et houses boat pendant des heures (avec toujours pleins de signes chaleureux), se frayer un chemin dans la vegetation restera un grand moment cela peut se faire sur le toit du bateau, vue imprenable mais attention au soleil, ou a l'interieur avec la population locale . j'etais avec un bonze qui fumait allegrement des cigarettes alain delon .... cout : 16 $ et la encore ils viennent vous chercher a votre guesthouse

battambang essayez de rester plusieurs jours, laissez un peu les temples et partez sur les routes et pistes decouvrir les villages, rencontrez autant que possible les personnes, prennez le temps.. logement : pour ceux qui aiment un peu de confort : star hotel, il fait parti du meme groupe que les autres du quartier, mais etant recent, pas encore repertorié dans les guides, donc pas trop de monde et possible de negocier les prix : 8-10$ pour tres bon confort la encore, equipe jeune et tres sympa toujours prete a rendre service et a blaguer tres bon moto top : "mister rich", un grand jeune un peu fou, mais qui vous emmenera en toute securité sur des pistes pas possibles decouvrir les villages. avec d'autres moto top, ils emmenent les gens un peu curieux dans une ferme manger le poulet histoire de se mettre au diapason de la vie a la campagne ou decouvrir des artisans . il vous emmenera aussi voir pres d'une pagode et d'une ecole un memorial a la memoire des victimes des kmers rouges . une fresque resume tout autre solution logement : l'asso de la maison de l'eau de coco qui en plus de son action a construit plusieurs maisons traditionnelles sur pilotis cout : a partir de 10$ et c'est gardé . c'est bien sur l'occasion de voir le boulot de cette asso, a proximité autre asso basé sur le cirque : passionnant un resto tres surprenant au sud, le monorum restaurant, dans un genre de parc autour d'un lac, different espace ammenagé style paillote, vous vous installez et au bout d'un moment on vient prendre votre commande et on vous sert. comme il y a des hamacs (le cambodia sport...) sieste quasi evidente sequence train : essayez le bambou train, cela peut etre sur quelques km, moi j'ai eu droit a plus de 35 km(environ 15$ en emmenant moto top pour un aller simple) sur ce cadre en bois posé sur deux petits essieux, c'est un peu dingue vu l'etat des rails . c'est pas qu'un truc a touriste, les paysans s'en servent pour transporter leurs marchandises, vu que le fameux train battambang pp ne roule que le dimanche . pour combien de temps je ne sais pas, vu que maintenant c'est plus en heures que l'on compte mais en jour ... lorsque je l'ai pris on a mis plus 8 h pour rejoindre pursat (un plus de 100 km). les buffles auraient pu nous depasser l'arrivée etait prevue (sans rire) le lendemain vers 8 h . j'ai fini en bus . le train est dans un etat plus que delabré et il n'y a plus que des marchandes qui l'utilisent en remplissant le wagon de leur marchandises, quelques touristes, et les employés du train et le policier dont la premiere activité est d'installer leur hamac, on comprend pourquoi . mais la vegetation freine bien le train, les rails vont finir par s'echapper pour de bon a moins que les wagons ne se desagregent completement pp-kampot prenez de preference compagnie de bus hua lian logement : long villa autour des 5$ la chambre, tres bonne cuisine. le gars de la reception est tres sympa, organise tout ce qu'il peut, m'a emmener dans les villages des alentours, marais salants, en plus des ballades traditionnelles contrairement a siem reap, location de moto bike possible j'aime bien kampot, c'est assez tranquille . kep est encore plus tranquille voila donc quelques elements pour aider ceux qui partent j'ai pris vietnam airlines qui est une alternative interessante pour les provinciaux, car le preacheminement est apparemment quasi gratuit
Si on se faisait des films... English translation pending
by Eversmile · 2007-12-11 · 31 replies
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???

J'en ai un pour ce soir:

A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
Avis sur itinéraire de trois semaines en France English translation pending
by Jullemire · 2007-03-14 · 28 replies
Bonsoir tous!

J'aurais besoin de votre avis sur un itinéraire... En fait ce n'est pas pour moi mais bien pour mes parents qui ne sont pas des internautes avertis! Ils prévoient faire un voyage en France au mois de mai. Ils ont déjà une bonne idée des endroits où ils veulent aller mais à chaque fois qu'ils en parlent à quelqu'un, ils se font dire qu'ils ont peut-être trop de destinations pour seulement 3 semaines. En passant, ce n'est pas leur premier voyage en France et ils ont déjà visité Paris (quoiqu'ils veulent quand même y passer 3 jours!) Donc voici: Paris: 3 joursRouen: environ 2 joursHonfleurMont-Saint-MichelChateaux de la LoireRocamadourCarcassonneNîmesToulouse (peut-être)Aix-en-ProvenceMarseille (ils reprennent l'avion de cette ville)

Ils n'ont pas encore d'idée sur le nombres de jours passés à chaque ville et se demandent si chaque ville citée mérite d'être visitée? Aussi, y a-t-il des choses ou attractions qui valent le détour dans ces environs ou des villes qu'ils ne devraient pas manquer? Si vous avez un meilleur itinéraire ne vous gênez pas!😉 Par contre, ma mère veux vraiment visiter les chateaux de la Loire... En passant, ils louent une voiture après leur 3 jours à Paris et la retournent une fois rendus à Marseille.

Merci d'avance! J'attends vos réponses avec impatience!

PS: J'ai déjà vu le post sur le voyage en Loire mais je voulais un peu plus de détails...
"Incredible India" English translation pending
by Ragamuffin · 2006-12-09 · 44 replies
Lors d'un voyage en Inde, il nous arrive chaque jour et même souvent plusieurs fois par jour de vivre ces petites ou grandes choses qui nous font nous dire "c'est incroyable".

J'aimerais lire et d'autres aussi ces "photos pas prises", ces moments furtifs qu'on peut décrire en quelques lignes.

J'ouvre le bal.
Second voyage en Thaïlande English translation pending
by LeTigre · 2006-09-12 · 53 replies
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Nourriture à la douane canadienne? English translation pending
by Ptitenenette · 2006-06-30 · 21 replies
bonsoir voilounmon sejour approche pour Montreal, j'arrive dans 20jours et j'aimerais savoir si j'apporte un produit de la France a base de nourriture si la douane a l aerport ne vas me fouillé et me dire quelque chose? avons nous le droit?🙂

MERCI DE vos reponses! bizz a tous !: Stéphanie
Informations sur le Norwegian Dawn English translation pending
by Madison · 2006-04-12 · 12 replies
Bonjour tout le monde

J'ai croisé le Norwegian Dawn à une des escales que j'ai faite à ma dernière croisière. J'ai trouvé ce bateau magnifique. J'aimerais savoir si quelqu'un l, a déjà pris, j'aurais quelques questions.

Est-ce qu'il y a un buffet sur le bateau? Est-ce que les restaurants sont tous gratuits? Est-ce qu'il y a un retaurant ouvert en fin de soirée? Est-ce que l'ambiance à la piscine est bonne?

Enfin si quelqu'un pouvait m, en parler un peu, j'aprécierais beaucoup

Merci de vos réponses

Madison
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (5e épisode) English translation pending
by Mile · 2006-01-22 · 0 replies
Lundi 24/10 : Dès mon réveil je me mets donc en quête d’un hôtel plus convenable. Je le trouve à 600 M du précédent. Le Classic hotel = 800 rps mais très bien, chambre propre, moderne avec eau chaude et tout le confort d’un hôtel pour hommes d’affaires. Un peu impersonnel mais bon accueil. Le patron me propose même d’aller prendre mes bagages avec sa voiture personnelle. Il m’offre en outre une heure d’internet par jour et le computer de son bureau pour taper mon récit. Je m’installe donc puis direction bureau du tourisme. Là aussi hyper gentils. Je décide de réserver par leur intermédiaire un tour organisé pour Ellora et un autre pour Ajanta. En sortant, un chauffeur de rickshaw me propose d’aller visiter un ateler de tissage de saris Paithani, une spécialité de la région qui est en fait une trame de soie, tissée avec du fil de soie d’un autre ton et de fils d’or qui forment de magnifiques motifs géomètriques. Ces saris demandent plusieurs mois de travail et sont donc très chers. Dans le même atelier, on me fait une démonstration de tissage « Himroo », autre spécialité de la ville. Cette fois la trame est en coton et le tissage s’effectue avec de la soie mélangée à de l’argent. On en fait plutôt des châles très colorés, peut-être un peu trop pour mon goût personnel. Je m’en vais ensuite vers le bazar, l’énorme marché de la ville tenu en majorité par des musulmans. Les femmes circulent ici voilées jusqu’aux yeux qui seuls émergent de leur tenue nore corbeau. Des regards furtifs, pas de grands sourires, mais pas d’hostilité non plus. On dirait d’ailleurs qu’elles ont peur de lever les yeux et de rencontrer d’autres regards. C’est dommage ! Les hommes par contre ont beaucoup plus de blabla mais cette fois, c’est moi qui les ignore car il ne semble pas trop sympa. En passant devant une échoppe, je m’arrête un moment pour regarder de très beaux bronzes. L’artisan m’interpelle et me propose de rentrer pour voir sa collection. Je dois dire que le travail est de grande qualité et l’homme semble passionné par son travail. Il me montre plein de superbes pièces (uniques car travail entièrement fait main, pas de coulages en série). J’ai une envie folle d’acheter mais ces plus belles pièces sont grandes et lourdes. Les prix sont raisonnables, ce qui ne me facilite pas les choses pour me faire une raison. En plus, l’homme est hyper gentil et même si je n’achète pas, il m’offre de jeter un coup d’œil à son petit trésor. Il s’agit de peintures de grande qualité, copie de celles qui se trouvent dans les grottes Bouddhiques d’Ajanta. Elles sont bien gardées au fond d’un coffre-fort qu’il ouvre pour moi avec de grandes et lourdes clefs. Il finit par me proposer d’aller boire un thé dans son logis privé situé juste au-dessus de sa petite boutique. Sa femme tout aussi adorable m’apporte le thé, des biscuits qu’elle a préparé spécialement pour Divali, la semaine prochaine. J’ai donc passé 2 h très agréables en leur compagnie à papoter de tous les plus beaux sites de l’Inde, de l’art du bronze, de la danse et de la peinture. Cet homme est étonnant et très érudit et sa femme le regarde avec adoration. Je fini par prendre congé à regret et aussitôt que je me retrouve dans la rue, je regrette encore plus de n’avoir rien acheté mais la route est encore longue. Il me reste encore 2 gros mois de voyage et les compagnies aériennes limitent de plus en plus le poids des bagages maxi autorisé et il faut que je me fasse une raison. Que c’est dur parfois de laisser toutes ces merveilles derrière soi. Je continue donc de déambuler dans les ruelles du vieux quartier et je me retrouve au milieu de dizaines de boutiques de saris. Mon regard se fige sur un voile de soie d’un beau saumon pâle rehaussé de broderies ton sur ton mêlées de fils d’argent. Ca y est, c’est décidé, c’est celui que je porterai pour le mariage de Saru. Il me reste à trouver le tailleur qui me fera le « choli » assorti à porter sous le sari. Je le trouve rapidement dans une ruelle adjacente. 40 rps pour la façon et il m’accompagne même pour acheter le tissu qui convient le mieux. Finallement je m’achète encore du tissu pour me faire 2 penjabi-dress. Le tailleur viendra m’apporter le tout à l’hôtel après-demain soir. Allez maintenant je rentre. Décidément j’adore cette ville.

Mardi 25/10 : J’ai donc opté pour une excursion organisée pour aller à Ajanta à 100 kms d’Aurangabad. Le bus est plein, nous partons à 8 h 30. Il y a 3 h de route. De 11 h 30 à 13 h 30 le guide nous explique moitié en anglais moitué en hindi, l’histoire et la vie de Bouddha qui est retracée sous forme de fresque sur les murs de ces grottes extraordinaires dont certaines datent du 2e S avant JC. Dommage, il y fait très sombre afin de protéger les peintures qui s’haltèrent à la lumière vive, ce qui ne nous permet pas d’en voir tous les détails mais les couleurs sont restées vives. Après la visite je suis tellement frustrée de n’avoir vu que très rapidement les grottes les plus importantes que je m’arrange avec le guide pour pouvoir rester seule sur le site pendant que le reste du groupe va prendre le lunch à 4 kms dans le restaurant où sont garés les bus. Pour protéger quelque peu le site le ministère du tourisme Indien a mis en place une navette de bus spéciaux (électriques, et donc non polluants) qui sont les seuls à pouvoir accéder à l’entrée du site contre 25 rps. Voilà une bien bonne initiative. Le droit d’entrée est de 250 rps pour les touristes étrangers et 10 rps pour les touristes Indiens. Je peux donc retourner seule voir mes grottes préférées à l’aise et je rejoins le groupe à 15 h 30. A peine arrivée sur le parking, je suis happée par les marchands du temple. Un magnifique Bouddha en pierre verte veinée de blanc et bien travaillée attire mon regard mais aussitôt on m’annonce le prix : 8.000 rps. Devant mon refus ils vont jusqu’à baisser le prix jusque 500 rps mais encore une fois c’est bien trop lourd et puis je n’aime pas ce système de harcèlement continuel. Ma parole, je deviens sage !!!! Retour en 3 h. Je suis assise à côté d’un jeune homme charmant. Il est de Bombay et a profité d’une semaine de séminaire à Aurangabad pour visiter Ajanta. Nous conversons pendant toute la route et avant de descendre du bus, il me donne sa carte en me proposant de m’héberger si je reviens à Mumbai. Il habite dans un grand appartement avec sa toute jeune épouse et ils n’ont pas encore d’enfants. Chouette, encore une bien belle journée.

Mercredi 26/10 : A l’instar de la veille, l’excursion m’amènera aujourd’hui à Ellora, d’autres grottes Bouddhiques à 30 kms de la ville seulement. Nous commençons pourtant par un autre site : Daulatabad, un fort impressionnant. Une petite merveille de trouvailles ingénieuses pour que ce fort reste imprenable. Malgré tous les dispositifs si élaborés, il finira par tomber aux mains de l’ennemi qui fût assez malin pour soudoyer un garde au lieu d’essayer de prendre le fort par la force. Le palais trône à 200 M sur une colline entourée de 2 épais remparts séparés par des douves qui outre de l’eau contenaient des crocodiles et des serpents d’eau en masse. Dur dur dans ce cas de franchir ces douves…. Les grottes d’Ellora sont encore plus merveilleuses que celles d’Ajanta. En plus nous bénéficions des services d’un excellent guide. Nous n’aurons hélas pas le temps de visiter tout le site et devrons nous contenter de la visite des principales grottes qui sont en partie Bouddhiques, en partie Jaïn et dont une seule est dédiée à Shiva, mais il faut dire que c’est la plus extraordinaire. Le Kailash temple puisque c’est de lui qu’il s’agit est vraiment époustouflant. Il est comme tout le site, taillé dans la montagne (excavé en partant du plateau, vers le sol du temple) c’est presque incroyable à imaginer tellement le travail semble colossal. Une profusion de sculptures et d’ornementations lui donne un cachet à nul autre pareil. Je croyais avoir vu les plus belles grottes Bouddhiques en Chine (Dunhuang, Dazu, Luoyang, Datong etc…) Mais ici c’est tout aussi génial et inoubliable. Je reste sans voix. Nous poursuivons l’excursion par la visite de 2 temples Hindous sans grand intérêt puis nous irons à Kultabad où se trouve la tombe toute simple d’Aurangzeb, dernier grand empereur Moghol. C’est aussi ici que fût tourné le film « Paheli » Bibi Ka Maqbara se trouve juste à la lisière de la ville. C’est une réplique du Taj Mahal (nettement plus petit quand même). Ce mausolée a été construit sous le règne d’Aurangzeb pour sa mère. Bel exemple d’amour filial. Une journée bien remplie donc, même un peu trop. Je suis contente de regagner mon hôtel pour un repos bien mérité.

Jeudi 27/10 : Journée creuse. Je quitte Aurangabad à 19 h 10 en train en compagnie d’un jeune allemand rencontré la veille au Bibi Ka Makbara. Il passe par Hyderabad pour aller à Chennai. Le pauvre ignore tout des inondations et des trains supprimés. Je lui conseille donc vivement de changer d’itinéraire et je passe toute ma soirée à lui en établir un autre car il ne semble pas avoir préparé son voyage du tout et se demande ce qu’il pourrait bien faire pour échapper à la pluie torrentielle qui sévit pour le moment du côté de Chennai.

Vendredi 28/10 : Arrivée à 9 h à Secundarybad où je suis de suite confrontée à la gourmandise et à la malhonnêteté des chauffeurs de rickshaw. Je dois me battre ferme pour obtenir un prix décent pour me rendre au Yatri Nivas Hotel qui est considéré par Lonely Planet comme bien tenu avec grandes chambres TV et eau chaude 24/24 h. Grandes chambres, oui mais qui puent le moisi et dont les murs sont noirs d’humidité. La TV fonctionne très bien mais pas d’eau chaude qui doit revenir d’une minute à l’autre. J’attends toujours…. Tout ça pour 800 rps + taxe et l’arrogance du personnel en prime. Normal, c’est un hôtel gouvernemental. Je prends quand même pour une nuit car j’ai peu et mal dormi dans le train. J’ai surtout envie d’une bonne douche mais une heure plus tard, toujours pas d’eau ni chaude ni froide d’ailleurs. Bon, je me fais une raison et je descend à la réception où on me propose de me conduire gratis dans une boutique de perles. J’accepte en sachant d’avance que je n’y achèterai rien mais le magasin est situé près du bazar et de Charminar que je veux voir bien sûr. Ce quartier étant vraiment loin de mon hôtel, ça m’évitera des discussions sans fin avec les chauffeurs de rickshaw. Arrivée à Charminar, une foule considérable (rien que des hommes) est assise sur la rue, sur des tapis de prière. Il est 13 h 30 et nous sommes en pleine période de ramadan, ceci expliquant cela. Un tout petit couloir est réservé aux piétons qui ont vraiment besoin de circuler. La police est vraiment très présente. 3 policiers casqués et matraque à la main, tous les 5 M, quelle ambiance !!! Pourtant personne ne me paraît agité ou hostile. Les gens sont complètement concentrés sur leurs prières. Je ne pourrai cependant pas atteindre la grande mosquée qui est encore plus noire de monde et dans un périmètre de sécurité maximum. Comme c’est vendredi, pratiquement tout est fermé aujourd’hui. En plus il fait gris et je décide d’aller au zoo qui est paraît-il le plus grand et le plus beau de l’Inde. En effet, ici pas de cages, mais des enclos très spacieux entourés d’eau où évoluent toute la faune du pays. Le clou du zoo, un superbe léopard que j’ai pu approché à un mètre grâce à un petit backshish. Impressionnant ! Le gardien qui s’en occupe l’appelle par son nom et il arrive aussitôt comme un gros chat. Il se frotte même contre les jambes de l’homme. Je n’irai pas jusqu’à en faire autant malgré l’envie qui me tenaille car je suis fascinée. Son regard est plongé dans le mien à juste un mètre de distance. Je n’ose bouger, lui ne bouge pas non plus. Je souris et comme s’il avait compris que je le trouve magnifique, il ouvre la gueule en émettant un grognement mais qui n’a rien de féroce. Un moment de pur bonheur même si nous sommes quand même dans un zoo, ce que je n’apprécie pas vraiment en général. Plus loin, 4 jeunes tigres blancs sont tout aussi merveilleux. Je verrai successivement des daims tachetés, des nilgais, des mangoustes, des lions d’Asie, des ours bruns et noirs et des rhinos unicornes ainsi qu’un éléphant qui ballade nonchalamment son cornac dans les allées du parc. J’y passe une bonne après-midi. D’ailleurs dans mes déambullations je rencontre toute une école de jeunes filles de Warangal en uniforme pimpant, accompagnées de leur prof qui me fond littéralement dessus pour me serrer la main, discuter un moment, échanger nos adresses et faire bien sûr quelques photos. Le directeur de l’école est également de la partie et il me promet de mettre l’histoire et la géo de la Belgique au programme scolaire dès le rentrée après Divali. Tout ça me fait bien sourire mais je vois que ça vient droit du cœur en tout cas. Hélas, tous les bons moments ont une fin et il me faut encore 1 fois négocier ferme pour qu’un rickshaw mette le compteur car nous sommes tout à fait à l’autre bout de cette ville immense qu’est Hyderabad, ville surpeuplée où les gens conduisent vraiment comme des cinglés. On risque sa vie à chaque traversée de rue et je suis contente d’avoir booké une excursion pour demain car vraiment ces négociations stériles m’épuisent. Après une petite heure passée dans un cyber café où je suis entourée de jeunes gens sympas, je m’apprête à aller manger quand tout à coup il se met à pleuvoir des hallebardes. Tant pis, après avoir attendu un bon moment je pars quand même mais la rue est déjà sous eau car il n’y a aucun système d���égouttage pour l’absorber. Je patauge donc tant bien que mal dans cette eau noire et boueuse jusqu’à l’hôtel qui a quand même un plus : un excellent restaurant où je rêve d’une bonne côte à l’os en dégustant comme d’habitude un chicken tikka succulent. En sortant du resto, je me trouve devant une voiture blanche garée en travers de la porte et plus moyen de rentrer ou de sortir de la cour intérieure où se trouve le resto. Il pleut toujours à torrents. Comme son propriétaire a déserté les lieux et que la voiture est ouverte, tout le monde est obligé de rentrer par une portière arrière et ressortir par l’autre pour se retrouver dans une immense flaque provoquée par un trou profond dans la chaussée. Le proprio imbécile revient juste au moment ou je ressors de sa voiture et il se fait copieusement insulter par tout l’attroupement mouillé qu’il a provoqué par sa connerie. Je n’ajouterai rien mais je n’en penses pas moins. Une fois de retour dans ma chambre, toujours pas d’eau chaude mais ça va, j’ai pris ma douche dehors et à l’eau froide.
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
Thaïlande: que vaut Doi Suthep? English translation pending
by Lexou · 2005-06-21 · 26 replies
Salut tout le monde ! 😛

On débarque à Chiang Mai pour quelques jours à compter du 2 août...

On se disait que ça serait pas mal niveau dépaysement de se trouvr une pension ou un petit hôtel du côté de Doi Suthep, dans la montagne, genre 15 kms de Chiang Mai... Quelqu'un a t-il déjà tenté l'expérience ou vaut-il mieux sans hésitation se retrouver dans le centre ville ?

Ensuite on file sur Pai...puis Sukhotai et les iles les 15 derniers jours...

Il va vraiment pleuvoir pendant trois semaines ? Pitié ! Dites moi qu'on va voir le soleil ! 😕

Merci à tous (Thuan tu as raison, la France est un très beau pays !)
Puissant séisme en Asie English translation pending
by TiJoe · 2004-12-26 · 223 replies
www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/25/1, 151, 0, 122004, 875949.php

Quelqu'un de la région de Phuket pourrait confirmer les dires de cette nouvelle?

Merci!
Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1 English translation pending
by Fabricia · 2004-09-30 · 40 replies
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Un recit a 20 000 mains English translation pending
by Douya · 2004-08-18 · 16 replies
Pour fêter la réussite de VF et réunir les innombrables talents des voyageurs-écrivains-croqueurs-peintres-poètes, je propose d’imaginer les déambulations d'un voyageur de part le monde. Ce héros, en l'honneur de notre gourou spirituel, on pourrait le nommer SoiFranc ("soit beau, soit fort, soit grand", disait sa maman pendant toute son enfance, sans imaginer que, un jour son fils adoré entre tous ses fils créerait une drogue virtuelle et révolutionnaire sans antidote connu à ce jour et qui serait à l'origine d'échanges réels extraordinaires, de projets fous et même de vrais mariages d'amour!).

Notre SoiFranc a toute la vie devant lui, les yeux, les narines et oreille grands ouverts, une soif inepanchable de connaissances, mais malheureusement pas la capacité de se téléporter de Samarkand à Teotihuacan en un claquement de doigt ou un cliquement de souris.

Je commence le récit à Montréal, à vous de le continuer vers l'est ou l'ouest, le nord ou le sud, au grés de vos expériences, vos envies, vos impulsions. Tous les moyens et les styles sont permis, voyons jusqu’où nous sommes capable de transporter notre héros international.

Ca y est ! Apres des mois d'hésitations, de renoncements, de oui-mais-non, SoiFranc a enfin donne sa démission a son patron. Un soulagement énorme, un bonheur indescriptible, et toute la vie devant lui pour découvrir le vaste monde et voir si l'herbe est plus verte chez le voisin.

Bercé depuis si longtemps de récits de voyages, des grands noms d'hier et d'aujourd'hui, des Nicolas, Ella, Théodore, Jack, Sylvain, Priscilla et tant et tant d'autres. Gavé d'images télévisées époustouflantes, de reportages de National Geographic inoubliables. Le grand pas est fait ! A lui de mettre le pied là où sa main n’est pas encore allée !

Passeport, vaccins, argent, tout est en règle. Le sac est un dilemme. Valise ou sac à dos ? 50 litres ou 10 kilos ? 5 pantalons ou seulement 1 short ? Vêtements chauds ou froids ? Apres moult réflexions, qu’à cela ne tienne, prenons que le strict nécessaire, on trouve de tout au bazar de Gao ou sur les plages de Goa. Carnets pour coucher des mots, appareil photo pour immortaliser des sourires, SoiFranc est enfin prêt pour le grand voyage.

Un dernier coucher et lever de soleil sur le Mont Royal pour embrasser du regard sa chère patrie…

Et l’aventure, enfin, commence, au pied de la porte, le premier pas, celui qui conduira a tant d’autres. Abandonner tous les réflexes de l’homo modernus, plus de voiture, il faut recourir aux merveilles des transports en commun.

On the road !

Gare routière, devant l’immense panneau d’affichage. SoiFranc n’a aucun itinéraire tracé, il veut voyager au gré des vents et des courants, se laisser porter par son instinct et les rencontres, le meilleur des guides.

Dans 5 minutes, 2 bus. L’un va vers l’ouest, l’autre vers l’est.

Pile ou face ?

….
Inde, enfin! et Katmandou English translation pending
by Fabricia · 2004-07-06 · 51 replies
1er voyage sur le sol indien -

Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.

Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.

Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...

Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.

Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...

Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.

Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.

Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...

Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.

Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
Premier voyage en Inde English translation pending
by Bruminette · 2004-05-23 · 60 replies
Bonjour,

Je projette d'effectuer un voyage de 1 à 2 mois en Inde l'été prochain (30/06/05 au 20/08/05), je sais, j'ai un an devant moi, mais, étant étudiante, je préfère m'y prendre à l'avance (je n'ai pas encore fait d'économies...) bref, je vous épargne le récit de ma vie... j'aurai aimé discuter avec des gens qui sont déjà partis en Inde pour me procurer les renseignements nécessaires (démarches à suivre, trajets et intinéraires interessants, budget à prévoir... ) enfin, tout ce qui est susceptible de m'aider à organiser mon voyage...

A noter que je suis pas du genre : voyage tout organisé... mais plutôt du genre: sac à dos, tente et aventure à l'aveuglette.... et que je souhaite m'installer (à long terme) en Inde ou ailleurs en Asie (Chine ou Corée plus exactement).

Et pis, je suis marocaine, étudiante en France mais de nationalité marocaine, je dis ça comme ça au cas où les formalités seraient différentes pour les non français.

Merci d'avance à tout ceux qui daigneront me prodiguer conseils et astuces.

Inès

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