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Trois semaines en Chine: vol, itinéraire, hébergement... English translation pending
by Jemelance · 2008-02-10 · 28 replies
bonjour à tous, voilà, c'est décidé je pars en chine cet été. nous sommes 2 à projeter ce voyage, environ 3 semaines. Alors voilà, j'ai acheté le lonely planète et le guide du routard, visité plein de site mais je dois dire que je ne sais pas par ou commencer!!!?

la chine est tellement grande et il y a tellement de choses à voir que je ne sais pas comment organiser mon voyage, sachant que le but est de partir en vol sec sac à dos bien sur!

voilà les questions sue je me pose pour le moment: qelle est la destination la moins cher en avion, vaux -til mieux shnaghai ou pékin ou autre? est-il nécessaire de reserver les hebergement ou est ce possible en arrivant là bas en ayant sélectionné avant sur les guides? itinéraire??? au secours, par ou commencer, quels sont les incontournables...voilà, c'est à peu près tout pour le moment, en tout cas pour démarrer!! merci pour votre aide et vos précieux conseil!
Circuit dans le Sud Lípez: Uyuni ou Tupiza? English translation pending
by Nikoko09 · 2007-10-27 · 17 replies
Bonjour a tous

Je souhaitais juste ajouter ma contribution a un theme qui passionne pas mal de voyageurs: faut il faire le salar et le Sud Lipez depuis Uyuni ou Tupiza ?

Nous en revenons tout juste et pouvons au moins vous faire part de notre avis. Nous sommes partis de Tupiza apres conseil de nombreux voyageurs et honnetement on n'a vraiment pas ete decus, AU CONTRAIRE. Meme si le prix est en moyenne 30 dollars de plus, on a un jour de plus, on n'est pas serre dans les 4x4 et surtout le tour est plus complet avec le salar en dernier jour (la cerise sur le gateau ;-) ) On a croise des touristes venant d'Uyuni qui etaient degoutes car ils avaient commence par le salar et ensuite ils avaient moins apprecies les paysages car ils avaient commence par le top. Ils nous ont aussi dit que le dernier jour pour retourner sur Uyuni etait ultra penible (on ne peux pas juger, mais on ne fait que reporter). De plus quand ils ont appris qu'on avait vu le lever de soleil sur le salar, ca les a un peu enerves...

Bref en tout cas vous l'aurait compris a notre avis partir de Tupiza est BEAUCOUP mieux. Ce n'est pas l'usine a touristes (genre les 4x4 depassent rarement 5 personnes contrairement a Uyuni ou ils atteignent regulierement 6 ou 7 passagers, l'horreur quand on sait qu'il faut rouler en moyenne 7h par jour sur des routes cahoteuses).

A vous de faire votre choix, en tout cas si vous avez des questions n'hesitez pas. J'en reviens juste et mes infos sont toutes fraiches. On est passe par l'agence "Grano de Oro" (parfait et rien a dire, accueil super agreable, nourriture tres bonne et en quantite, eau a volonte, chauffeur ultra sympa s'arretant quand on le desire)

PS. On n'a pas aime Tupiza tours qui facture 30 dollars de plus pour des prestations identiques.

A plus et bon voyage !
Destination non touristique en Chine? English translation pending
by Frahtik · 2007-09-16 · 28 replies
Salut

J'ai l'intention d'aller 3 semaines en Chine en février/mars 2007. Et on veut les passer au maximum dans 2 endroits, qu'importe où, mais...

On m'a déjà fait le coup de visiter un pays (europe de l'est) version "Va-là, vois-çà, c'est en dehors des sentiers battus", et puis voilà, c'est plein de gens qui comme toi pensent faire "autre chose" ; nouveau conformisme en quelque sorte...

Cette fois, on me la fera pas. Je laisse tomber et paysages qu'il faut voir et monuments que tout à chacun se doit de visiter.

Si quelqu'un pouvait me renseigner sur "un coin", une ville de province pas attrative ou une vallée bien isolée style dénuée de tout intérêt touristique pur (genre musée incontournable, vieille ville "extraordinaire", monument grandiose, gorges exceptionnelles...).

Excepté le nord où il fera sans doute assez froid et les mégalopoles tentaculairement polluées, je suis vraiment ouvert à toute suggestion de destination en Chine à partir du moment où on peut espérer une certaine immersion, quitte à passer à côté de ce qu'il "faut voir".

Merci beaucoup Frahtik

PS : nous pensions au Sichuan pour l'instant entre Dege, Aba (quoique tous deux assez touristiques) ou bien Luhuo (près de Leshan) mais on peut carrément se planter sur ce coup...
Zhongdian en Chine English translation pending
by Minilomi · 2007-02-06 · 23 replies
j'envisage un circuit organisé au yunnan avec passage à zhongdian, j'ai bientôt ... 70 ans, je suis une femme en forme il est vrai, mais esy-ce bien raisonnable avec tout es les marches à grimper à une altitude important. Quelqu'un de mon genre peut-il me renseigner pour y avoir été . merci. minilomi
Trois semaines en Chine English translation pending
by Ben25 · 2006-12-15 · 6 replies
Bonjour à tous,

J'ai décidé de partir en mai prochain pour 3 semaines en Chine. Ne connaissant pas l'Asie (j'ai par contre déjà baucoup voyagé en routard sur les autres continents), j'aurais voulu avoir quelques-uns de vos conseils avisés, notamment sur les questions suivantes : Quel itinéraire me conseillez-vous pour un séjour de 3 semaines ? Le mois de mai est-il un bon choix ? Quels sont les bons plans au niveau des vols Europe-Chine ? J'ai déjà remarqué que les prix des vols pour Shangai étaient moins chers que ceux pour Pékin. Peuit-être avez-vous d'autres bons plans ? La Chine est-elle un pays "facile" pour voyager en routard ? (J'en doute, mais je voudrais avoir des avis concrets).

Un grand merci pour vos réponses Benoît
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
by 321 · 2006-12-15 · 48 replies
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE

Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili

Septembre et octobre 2005

Un si p'tit bout d'Chine…

...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...

..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...

..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...

..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...

..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...

..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...

..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...

..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...

..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...

..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...

..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...

..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...

..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...

..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...

..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.

Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Organisation d'un tour du monde English translation pending
by Squalette · 2006-11-08 · 21 replies
bonjour à tous, je suis une débutante 😊, j'ai commencer par lire diverses info sur le net et les interrogations m'envahissent 😕 . LES VISAS servent pour un pays, ou plusieurs, faut-il se les procurer avant de partir, ou au fur et à mesure de notre voyage ?, TRANSPORT DE PC est -il préférable, possible, ou déconseillé de partir avec ce type de matériel convoité ( peut être utile pour organiser et s'informer au cours du voyage, non?)?, Comment allez ou avez vous procédez pour les DESTINATIONS : PROGRAMMEES OU DECIDEES au fur et à mesure de l'aventure? LE MATERIEL NECESSAIRE POUR UN TOUR DU MONDE S'AVERE DIVERSIFIE ET ENCOMBRANT en fonctions des différents pays à traversser, et donc difficile à transporter? Faut-il tout avoir avant de partir ou se le procurer au fur et à mesure des pays, des climats...? HOTELS OU CAMPEMENT, c'est quoi le mieux, le moins galère? Voilà, voilà, beaucoup de questions. On ne sait pas trop par quoi commencer quand l'idée de faire le tour du monde apparée... il y a tellement de chose prendre en compte, pour organiser... surtout quand on est novice. Si vous pouviez m'aider...... ca serai trop cool. Je ne veux pas abandonner ce projet qui me tiens à coeur+++Merci a l'avance.
Voyage à Paris pour Pâques avec ma petite fille de 8 ans English translation pending
by Daisysue47 · 2006-02-26 · 29 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir de l'aide à savoir l'itinéraire le plus facile avec le plus de choses à voir du 13 avril au 18 avril à Paris. Je voyagerai avec ma petite fille de 8 ans, ma fille et son mari. Dans quel quartier le prix des hôtels sont-ils abordables. Suggestions de resto. Nous irons ensuite à Rome le 18 au 20 quoi voir là-bas en si peu de temps. Merci à tous (tes)! Gros bisous du Canada ! 😎
Tibet mode d'emploi English translation pending
by Naps · 2005-07-11 · 38 replies
bon alors vu qu il y a un certain nombre de questions recurrentes sur le tibet et vu que c est la saison ou la plupart des gens y vont voici un petit topo, en esperant qu il vous sera utile...

1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
Où loger à Pékin? English translation pending
by Maxstar · 2005-07-09 · 17 replies
Je cherche où il est assez intéressant de se poser à Pékin afin de ne pas être trop "loin de tout", de pouvoir faire quelques sorties en soirée (pas nécessairement bars mais plutôt des rues qui simplement restent animées)

A priori je vais me tourner vers une AJ proche du métro Chaoyangmen ou Dongsishitiaho, les prix ont l'air assez doux... Mais si quelqu'un a mieux à proposer... ^_^

D'avance merci yannick
Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
by Brigitte42 · 2019-11-11 · 183 replies
Hi everyone!!!

I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.

First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.

A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.

Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!

Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.



A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!

Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.



To be continued...
Premier voyage en Chine (plutôt vers le Sud-Ouest) English translation pending
by YAL · 2018-11-07 · 31 replies
Bonjour à vous connaisseurs de ce pays/continent, Nous commençons à préparer notre voyage de cet été ou pour la première fois nous irons en Chine. Nos objectifs de ce premier voyage de 30 jours (visa max)

Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine

Pas prioritaire sur ce voyage :

Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...

Donc nous nous dirigeons naturellement vers

Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi

Mais là... que privilégier ?

Merci de nous donner vos coups de cœurs.

Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
Itinéraire de 15 jours aux États-Unis English translation pending
by Maximus8 · 2018-11-05 · 17 replies
Bonjour, étant en préparation d'un roadtrip de 15 jours en Floride au mois de mai 2018, j'aimerais avoir des avis concernant le 1er itinéraire tracé.

Jour 1 : arrivée a Miami > récupération voiture. Jour 2 et 3 : visite de Miami. Jour 4 : départ tôt pour Key West et nuit sur place. Jour 5 : visite Key West et départ fin d'après-midi pour nuit a Homestead. Jour 6 : visite everglades et route jusqu'à Everglades City, nuit sur place. Jour 7 : air boat le matin a Everglades City et ensuite depart et visite de Naples. Jour 8 : depart pour Fort Myers et Sanibel Island. Jour 9 : Siesta Key, St Petersbourg et Clearwater. Jour 10: Tampa. Jour 11 : Tampa (shopping) + Crystal River et arrivée a Orlando en soirée. Jour 12 : Universal Florida. Jour 13 : Cap Canaveral. Jour 14 : Cocoa Beach et Fort Pierce. Jour 15 : Fort Lauderdale et arrivée a Miami en soirée. Jour 16 : Retour

Je prend toutes informations, si la programmation est à revoir, trajet, étape à éviter ou des sites intéressants que j'aurais oublié, ...

Merci d'avance pour votre aide.
Dans l'est des États Unis: Washington D.C., Charleston puis repos en Floride English translation pending
by Brigitte42 · 2018-05-13 · 56 replies
Bonjour à tous ,

Ce carnet relate 3 étapes de notre retour dans l'Est, ce printemps 2018 , Le motif du séjour est une visite familiale à Atlanta, autour de laquelle les diverses visites vont s'articuler . D'abord, nous ferons un city trip de 4 jours à Washington D.C., puis 4 jours de visites et découvertes - détente à Charleston ( Caroline du Sud ) à l'occasion du Festival des Jardins , puis prendrons quelques jours de repos sur le Golfe du Mexique .

Première étape, en forme de City Trip : 4 nuits à Washington .

J1 : Nous arrivons en ville vers 11 heures, venant d'Atlanta par un vol Southwest : rien à critiquer . Vol bien à l'heure, bon service à bord mais presque 1h de transfert vers l'hôtel, situé dans le voisinage immédiat de la Maison Blanche . Le choix était excellent et nous avions surestimé les distances ! En fait, la plupart des sites étaient accessibles à pieds . Voici, pour commencer quelques photos des bâtiments emblématiques de la ville :

La Maison Blanche





et le Capitole .



Comme déjà évoqué dans des messages précédents, c'est avec étonnement et plaisir que je me suis aperçue que notre séjour allait se passer en plein durant le Cherry Blossom Festival, soit à la période très restreinte ( 4-5 jours tout au plus, selon la météo ) de la floraison des fameux cerisiers . Aussi, à peine arrivés et nos bagages déposés à l'hôtel, nous filons voir la Maison Blanche et, après un repas plus que copieux au Breadline, sur Pennsylvania Ave NW, dont les sandwiches préparés minute vont nous caler pour la journée, nous descendons vers le Washington Monument, l'Obélisque qui est la construction la plus haute de la ville, et le Tidal Basin . Quelques photos :











Bientôt, nous devons capituler, assaillis par des courants d'air glacés sur l'esplanade, en plein vent : nous décidons de passer 2 heures au National Museum of Arts, sur le Mall . Vers 16 heures 30, la fatigue se faisant sentir - décalage horaire de la veille -, nous décidons d'aller de prendre possession de la chambre et de nous réchauffer un peu avant la balade prévue en soirée . Avant l'arrivée, nous avions réservé un tour de la ville en petit bus, le soir tombé, pour profiter du coup d'oeil sur les monuments illuminés et tenter de prendre quelques points de repères . La compagnie conseillée par notre hôtel était Signature, 68 $ par personne, pour un circuit de 3 bonnes heures, démarrant à l'hôtel . Voilà des dollars que nous n'avons pas regrettés ! Vers 19 heures, les températures semblent un peu plus douces qu'en plein midi et nous nous réjouissons ; vous verrez que ce n'était pas gagné, question météo !

Nous étions 13 ou 14 personnes, les seuls non anglophones : je me débrouille plus ou moins bien en anglais et j'ai traduit, par moment, pour mon mari au grand amusement de la guide : fort aimable et compétente . Le chauffeur du minibus lui est venu en aide à certains endroits car, pour aller au plus près de la White House, des policiers réglaient la circulation de manière fort aléatoire et avaient installé des barrages .

Notre périple démarre au Capitole,



d'où nous avons une jolie vue d'ensemble sur le mall et l'Obélisque .



Cette excursion est vraiment à conseiller et plutôt à faire au début d'un séjour ; en fin de parcours, quand il faisait nuit noire, nous avons fait 6 ou 7 promenades à pied avec la guide, déambulé de mémorial en mémorial et eu l'occasion de faire de nombreuses photos : les fameux cerisiers resplendissaient dans l'ombre ...

D'abord, des magnolias ! ! !



Voici le Mémorial dédié aux 400 000 Américains tombés durant la II ème guerre mondiale ; les piliers représentent les Etats et territoires américains .







Le Franklin D. Roosevelt Memorial :







Nous voici au Martin Luther King Jr Memorial, le 1er dédié à un non-président :



Ma première croisière avec Oceania (bateau Riviera) English translation pending
by Vsylvie · 2017-09-04 · 303 replies
Bon rassurez vous, je ne ferais pas de compte rendu en anglais, ... j'en serais bien incapable😊 mais comme je ne vais sans doute pas entendre parler français pendant 10 jours, je me mets en condition !!😉😉😉😉

Alors l'embarquement approche !!! demain nos remplaçants arrivent, ... passations des pouvoirs, des clés .. petite soirée ensemble pour le passage des transmissions, et nous serons enfin en vacances !! départ mercredi matin de la maison, direction TORREILES chez mes parents, départ vendredi matin pour être aux alentours de 12 h au port de Barcelone ... parking au world trade center réservé ... le bateau devrait normalement être juste à coté ... nous sommes en concierge, donc normalement embarquement en priorité à partir de midi ...

à première vue, nous aurons internet illimité, et qui fonctionne très bien, notre destination principale étant le bateau, et notre objectif principal étant le repos, il n'est pas impossible que je vous fasse un live, (rooh je progresse en englich ) enfin ça ça sera si j'ai le courage hein !!! 😏 vous m'en voudrez pas si je vous fais languir .... 😛

bon histoire de commencer à vous faire rêver, voici des photos de notre "carte" d'embarcation .... quand le luxe commence avant la croisière .... entièrement personnalisé, s'il vous plait !!! (bon pas au point quand même d'être en français ...) à notre nom, avec photo, plan et situation sur le navire de notre cabine, les prestations du bateau, les excursions etc etc et les étiquettes bagages ! (6 par personne quand même ... ) 😮 format A 4 papier glacé et tout et tout ... ça change des cartes d'embarquement et les étiquettes que j'imprime avant de partir chez costa ou msc ... bon ben voilà !!! je me souhaite un très bon voyage, en espérant que la météo sera clémente, et promis je penserais bien à vous tous lorsque je serais dans mon jacuzzi tout à l'avant du bateau, face à la mer ... ou lorsque je me prélasserai sur les transats équipés de matelas épais .... 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎





notre parcours ...



notre cabine

nos étiquettes

Février 2017: Come on down to Florida, I got something for ya English translation pending
by Peggy16 · 2017-04-20 · 252 replies
Titre du carnet bien sûr inspiré d'une chanson de Lana Del Rey...😉

A la genèse de ce voyage, il y avait mon envie d’emmener ma petite famille faire le plein de soleil au mois de février, au moment où on en manque le plus par chez nous… J’avais pensé à plusieurs destinations plutôt européennes et puis finalement, fin août 2016, j’ai eu vent de promos chez American Airlines. Il y avait des vols à moins de 400 € pour Los Angeles par exemple, mais on était dans l’Ouest à peine quelques mois auparavant et on avait envie de découvrir quelque chose de nouveau. Après plusieurs essais avec différentes villes, c’est finalement Miami qui a remporté la mise : 410 € par personne pour un vol de Paris à Miami aller/retour avec un vol direct à l’aller !🙂

Une fois les billets achetés, il fallait penser au circuit, à la voiture et au logement. En ce qui concerne le circuit, on avait envie de voir et faire plein de choses différentes, donc certains d’entre vous penseront peut-être qu’on a été trop gourmands pour 11 jours sur place, mais… on ne regrette rien (si ce n’est peut-être le dernier jour) et cela nous a donné des envies pour + nous poser une prochaine fois !

Voilà le circuit en quelques mots :

Jour 1 : le départ Jour 2 : John Pennekamp SP et repos à l’hôtel Jour 3 : Key West et Bahia Honda SP Jour 4 : Everglades Alligator Farm et Everglades NP Jour 5 : Everglades NP (Shark Valley) et Naples Jour 6 : Fort Myers Beach, Myakka River SP et Siesta Key Jour 7 : Siesta Key, Fort de Soto County Park et Tampa (Ybor City) Jour 8 : kayak sur la Weeki Wachee River et Homosassa Springs Wildlife SP Jour 9 : Universal Studios Jour 10 : Kennedy Space Center Jour 11 : route vers Fort Lauderdale Jour 12 : Fort Lauderdale, Miami Beach, downtown et Coral Gables

Ensuite, il a fallu trouver à se loger. Et là… ça n’a pas été la partie la plus facile ! En effet, la haute saison en Floride est de décembre à avril environ et les hôtels ou locations sont de ce fait plus chères. A titre d’exemple, un hôtel à Naples affiché à environ 100 € au mois de juillet sur Hotels.com était à 250 € en février… Ce n’était vraiment pas possible pour nous !😮 On a donc testé pour la première fois un site dont j’avais déjà entendu parler sur VF, mais que je n’avais jamais essayé : Hotwire. Pour les moins, il y a le fait qu’on ne connaisse le nom de l’hôtel qu’une fois qu’on a réservé et aussi le fait que ce soit non annulable. Pour les plus, il y a les réductions conséquentes qu’on a pu obtenir dans certains hôtels et aussi le fait que Hotwire donne le nom du dernier hôtel obtenu par le client avant nous : cela donne une bonne idée de l’endroit où l’on peut atterrir. On a donc fait un mix entre des réservations avec Hotwire, des réservations non annulables avec Hotels.com et une utilisation de nuit gratuite avec Hotels.com. La moyenne par nuit était de 110 €.

Pour la voiture, pas besoin d’un SUV en Floride. Nous avons décidé d’être raisonnables et de prendre la plus petite voiture possible pour nous 4 : nous avons choisi une berline standard (Chrysler 200). Nous avons annulé et refait une nouvelle réservation à chaque fois que les prix baissaient et nous avons obtenu le meilleur prix lors du Black Friday chez AutoEurope (loueur Alamo) : 243 € pour 11 jours.
Itinéraire d'une semaine à Paris English translation pending
by Cacoune1966 · 2016-06-07 · 24 replies
Tout d'abord, je m'excuse d'avance pour le roman tellement mon post est long loll

Paris est ma première destination en Europe. Ce voyage est un cadeau à moi, de moi, avec amour pour mes 50 ans. Je pars seule, pas de chum, pas d'ados :D  (Parenthèse: tout le monde me trouve courageuse (!!!) de partir à Paris toute seule. Faut-il vraiment du courage pour partir seule en voyage?). Comme ec'est ma première fois à Paris, je veux voir les classiques.

J'ai loué un studio dans le Marais, tout juste derrière l'Hôtel de ville. J'ai l'intention de préparer mes repas et de manger le plus souvent possible à l'appart le matin et le soir. Pour le diner, comme je serai en "tournée", je mangerai "sur la route" dans un café ou je trainerai mon lunch. Je ne vais pas à Paris pour être en vacances mais pour faire un voyage. J'ai acheté une ParisPass pour 5 jours. Tous les endroits que je veux visiter sont inclus dans cette passe et ça me donne egalement accès au transport public.

JOUR 1 samedi 25 juin J'ai déjà une question. J'arriverai à Roissy-CDG vers 8h30. Qu'est-ce qui est le mieux pour me rendre au studio? Une navette (y a-t-il des cies mieux que d'autres?) ou le transport public?

Donc, une fois mes bagages déposés, direction :

Le Bataclan (pour m'impregner du courage des français...) Place des Vosges Place de la Bastille Viaduc des Arts Jardin des plantes Ile St-Louis (arrêt chez Bertillon :D ) Ravitaillement dans un Monoprix, retour à l'appart,  gros dodo

JOUR 2 dimanche 26 juin Très tôt,  marché d'Aligre pour des produits frais, retour à l'appart. Avez-vous des commerçants en particulier à me recommander?

Je prends l'autobus et je me rends au Sacré Coeur Espace Dali Je me perds dans Montmartre Canal St-Martin Jardins Villemin Buttes Chaumont Belleville Cimetière du Père Lachaise

Il y a un concert d'orgue à Notre-Dame le dimanche à 16h30. Dépendant où je serai, il se pourrait que je prenne le métro pour y aller et retourner ensuite où j'étais rendue dans mon itinéraire. 

JOUR 3 lundi 27 juin / avec le ParisPass, j'ai droit à une journée avec le Bus Tour hop on, hop off. C'est peut-être ici que je l'utiliserai.

Conciergerie Ste-Chapelle Les invalides (est-ce que c'est le musée de l'armée?) Égouts de Paris Parc Monceau Arc de triomphe (réservation?) Tour Eiffel (je ne tiens pas à y monter) Croisière de 1 heure sur la Seine en soirée, le plus tard possible pour voir Paris toute illuminée Je peux revenir à l'appart par les transports public sans danger même tard le soir? Je prendrai un autobus qui longe la Seine jusqu'à l'hotel de ville. Est-ce que je serais mieux de prendre un taxi?

JOUR 4 mardi 28 juin

Notre-Dame Opéra Garnier Rodin Et je me promène Place Vendôme, Place de la Concorde, passage Jouffroy, rue Montorgueuil, etc.

JOUR 5 mercredi 29 juin

D'Orsay Orangerie / Tuileries Louvre en soirée J'ai déjà choisi les salles que je veux voir au musée d'Orsay et au Louvre. J'ai l'intention de leur consacrer 3 heures chacun maximum.

JOUR 6 jeudi 30 juin

Versailles Est-ce que je suis mieux de réserver si je veux faire 2 visites guidées? Le site ouvre à 9h et j'y serai. Les deux visites guidées totalisent 3 heures. Il me reste 6h30 pour explorer l'endroit. Pas pire?

Au retour de Versailles, si ce n'est pas une légende urbaine, je me rendrai chez Les Trois Frères où le couscous est gratuit après 20h30.

JOUR 7 vendredi 1er juillet, dernier jour, je me ballade

Sorbonne Panthéon St-Germain-des-Prés Arène de Lutèce Rue Mouffetard Place de la contrescarpe Jardins du Luxembourg Tours Montparnasse Catacombes (seule place non incluse dans le ParisPass)

Pour souper, encore du couscous mais cette fois au Tribal Café où c'est gratuit si on boit :D semble-t-il?

Je n'ai pas inclus le Centre Pompidou,  ni le Petit Palais, ni le musée Marmottan, ni les Galeries Lafayette et je ne vais pas marcher sur la Coulée verte. Devrais-je ajouter/enlever/changer certaines choses à mes journées? Je suis ouverte à toutes suggestions.

Qu'est-ce qui est de trop? Est-ce un itinéraire insensé? Suis-je folle loll?

Est-ce vrai que les bagages de plus de 40cm X 20cm X 20cm ne sont pas acceptés dans les musée? Mon sac à dos est pas mal plus grand que ça... Il y a des vestiaires pour y laisser nos choses?

J'ajouterais que je veux faire de petits arrêts à certaines églises quand je les croiserai : Église St-Germain-des-Prés,  Église St-Gervais-St-Protais,  Église St-Sulpice, etc. J'ai également pris en note certains cafés: Café de la Paix, Café de Flore, Les deux magots, Café de la Rotonde. En plus de certains passages couverts que je veux absolument traverser.

Sachant que j'ai un ParisPass et que je veux préparer le plus possible mes repas, est-ce que 450 euros seront suffisants pour ma semaine? Je n'ai pas l'intention de courir les magasins.

En fouillant à droite et à gauche, j'ai retenu quelques infos. J'aimerais avoir votre avis. Je vous les donne ici pêle mêle.

Est-ce que les macarons Ladurée valent vraiment le détour?

Le marché Saxe-Breteuil, j'y vais?

Devrais-je aller chez Josephine Dumont manger un boeuf bourguignon?

En plus des sorbets de chez Bertillon, semblerait que je dois absolument manger une crème brûlée. 

J'ai retenu quelques noms de boulangerie/pâtisserie: Arnaud DelMontel, Au Duc de la Chapelle, Polaine, Maison Kayser

Quelques cafés: Le petit fer à cheval dans le marais, Mamie gâteaux dans St-Germain, La maison rose près du Sacré Coeur.

Sur un site que je ne nommerai pas, on recommande 3 lignes d'autobus agréables pour se faire une idée de la ville: la ligne 72 (Hôtel de ville à Parc Saint-Cloud, la ligne 29 (Porte de Montempoivre à Gare St-Lazard) et ligne 68 (Châtillon-Montrouge à Place de Clichy). J'embarque ou pas?

Voilà!  Merci d'avoir tout lu! J'accepterai avec plaisir vos recommandations! 

Un gros merci!
Retour de Chine: Yunnan, Guangxi, Hong Kong, Guangzhou... (mars 2016) English translation pending
by Fathis83 · 2016-05-18 · 1 reply
Bonjour

Voila comme prévu, (j'ai un peu tardé ahah), je vous fait un résumé de mémoire de notre voyage de 3 semaines en Chine. L'itinéraire correspond a peu près a la photo, ma femme a prit quelques notes, je détaillerai plus dans un autre post. Mais en attendant voici ce que je peux donner comme infos / avis. Je précise que ca reste juste l'avis d'un couple d'une trentaine d'année, pas un avis universel.

Le vol on a préféré combiner une nuit a paris + TGV (on partait du sud est de la France). On a donc fait Paris ==> Chengdu pour le transfert. Horrible ! Ils avaient du mal a parler anglais, on a donc suivi un francais qui nous a indiqué le mauvais vol...Il était pourtant habitué car il voyageait pour affaires. On a finalement compris qu'il fallait sortir du terminal ou on avait atterri, pour rejoindre un terminal plus loin, des navettes font le trajet mais on les a raté. De la ca était une énorme galère pour chopper la correspondance, rien ni personne pour vous aider. On s'en est sorti. Pour info un belge voyageait avec une chinoise, on s'est perdu durant le transfert et on les a pas retrouvé dans notre second vol direction Kunming.

Donc on est finalement arrivé a Kunming, le tout avec Air China. Très bonne compagnie, les repas sont classiques, ca se mange. Pas de soucis pour les bagages, il s'en moque un peu, le personnel parle bien anglais. On a le droit a un écran avec sous titres francais, sympa. L'aéroport de Kunming n'est pas très grand mais on voulait pas trop galérer, on a fini par faire comprendre a un chauffeur privé (après une bonne négociation) qu'on voulait a tel hôtel et qu'on voulait pas dépenser plus que 100Y (je crois). J'avais donné le prix conseillé par l’hôtel, je peux retrouver le nom si besoin.

Kunming : Rien d'extra ordinaire, c'est pas très chère. Beaucoup de magasins, très intéressant pour les femmes (les talons par exemple). On s'est pas éternisé dans la ville, c'était un point de chute pour la région.

Yuanyang et les rizières : Compter environ 8h de bus mais ca passe vite, munissez vous impérativement de votre passeport car y'a un contrôle a un moment sur la route. IMPÉRATIVEMENT prendre son billet retour a l'avance !!! On a failli rester coincé dans la ville car impossible de reprendre un bus (ordinateur ne fonctionnait plus ou alors j'ai mal compris) car tous étaient pleins ! Et ceux vers n'importe quelle ville : Jianshui, Geiju, Kunming...On a donc du négocier un taxi (10Y) pour atteindre une ville (dont j'ai oublié le nom, Nansha je crois) et de la reprendre un bus vers Jianshui. Les rizières c'est une tuerie absolue ! A voir et a revoir, c'est vraiment vraiment impressionnant, tant le lever que le coucher de soleil. Le bus vous dépose dans la nouvelle ville, de la si vous avez réservez un hôtel, des navettes peuvent vous monter directement a l’hôtel. Sinon a négocier avec un chauffeur privé pour y'aller, ce qu'on a fait pour Timeless Hotel. Recommandé par les routards. La chambre était grande mais a bloc de moustiques et de bestioles. Douche dans la chambre mais aussi a l’extérieur. La bouffe est chère et moyenne. Pas horrible comme hôtel mais je pense qu'il y'a mieux meme dans le coin. Le gérant est par contre génial ! Le mec est venu nous chercher, nous a énormément aidé pour repartir (cf. les bus), c'est le plus gros point positif de l’hôtel. On a fait les rizières en un jour, on a essayé de trouvé un chemin de randonnée mais impossible ! Les habitants ne comprenaient pas et le peu d'étrangers qu'on a croisé, avaient du mal aussi. Du coup après UNE LONGUE négociation avec un chauffeur. Pour 200Y on a réussi a faire le tour des rizières en voiture, arrêté a tous les gros spots et ramener a l’arrêt des bus. 2 jours pour pleinement profiter, sinon un jour ca suffit.

Je vais abréger et si vous avez des questions, allez-y car ca serait trop long.

Jianshui : EXCELLENT ! C'était pas prévu mais les événements on fait que...Ville très propre, très sympa. Un jour suffit. A voir le pont double, le temple de Confucius (énorme) et les quartiers de la ville. Pas chère du tout !

Dali : Rien a faire, a part pour couper le trajet Kunming - Lijiang.

Lijiang : Magnifique ! Coup de coeur. La vieille ville est gratuite le soir, donc ne payez pas la journée. A voir le parc et ses lacs. Louer un vélo et faire les villages aux alentours surtout Shuhe ! C'est ouf ! Touristique a fond mais beaucoup de souvenirs, a voir. Baisha y'a rien a y faire, vieux village mais y'a plus rien.

Deux mots sur la randonnée des gorges du tigre : Extrêmement difficile, je suis pas un grand des randonnées mais j'en fais quand meme. Et les 28 lacets c'est juste LOL ! Lisez pas les commentaires qui vous en décourage. Le plus dur et de loin, c'est la toute première montée, elle monte sec, sec, sec ! Ensuite y'a celle juste avant les 28 lacets, mortel...! Une fois passé ces deux la, c'est que du bonheur. Impossible de gruger la descente dans le canyon, faut payer 10 ou 15y pour descendre. Très très dur après avoir fait tout ca, et pour remonter n'en parlons pas...La descente vaut le coup, mais franchement pas indispensable si vous avez fait la rando avant. Voyez directement avec l’hôtel pour payer un supplément (léger) et que le bus vienne vous chercher devant l’hôtel et vous dépose directement aux gorges. Le retour, faut se rendre a la guest house au niveau des gorges et la voir avec les bus pour les horaires. Ne vous fiez pas a ce qu'ils disent !! On nous a dit pas avant 16h30, on a interpellé un chauffeur, on a réussi a redescendre sur Lijiang a 14h30 pour le meme prix !

Yuanyang & les gorges sont les deux plus beaux sites qu'on ai vu dans le Yunnan. Globalement c'est vraiment pas chère mais les distances sont assez longues en bus. Les bus de villes, sont quasiment impossible a prendre si on ne comprend pas la langue. 1 ou 2 Y le bus mais impossible de se faire comprendre avec ou sans mots chinois écrit. Le métro de Kunming est très bien foutu.

D'une facon général, ce qu'on a pas aimé : - L'impatience des chinois, meme si le train part dans 1h, ils sont oppressants et vous oppresse par la meme occasion. Ils vous poussent (on a vu des trucs assez ouf quand meme a ce niveau la !). - Ils vous passent devant meme si c'est pas leur tour comme si de rien n'était - Ils parlent très fort, toujours au téléphone et on a l'impression qu'ils ne vous respectent pas vraiment - Leur curiosité, je savais qu'on allait etre dévisagé étant donné que c'est ma 2eme expérience en Chine mais le fait que le mec regarde mon porte monnaie, ce que je sors de mon sac... - Le fait que certains vous esquivent totalement quand vous les interpellez pour une info - Par dessus tout, la barrière de la langue, on avait pourtant une application de traduction + tout noté sur papier + un livre et on avait du mal a se faire comprendre ! Les signes ne sont pas les meme que nous (chiffres et autres). Vraiment le gros gros bémol mais on la fait ! Sans guide.

Sinon c'est un sacré pays, comme partout y'a des cons et des gens bien, bien entendu on retenir principalement les gens qu'ils nous ont aidés durant nos galères, et ils ont étaient nombreux. Merci. La patience, fait contradictoire mais ils sont aussi très patients et n'hésitent pas a interpeller d'autres inconnus ou collègues pour comprendre ce que vous voulez. Le fait de pouvoir manger n'importe quand, meme si malgré tout faut l'avouer c'est principalement des nouilles, du riz et des brochettes de viande dans la rue. Les musulmans qui vous accueillent très bien, servent de plus grosses portions et partagent meme des repas ! Après la je parle que du coté humain, tout ce qui est paysage et culture, c'est juste ouf, c'est a faire au moins une fois dans sa vie. Ceci concerne seulement le Yunnan, j'en rédigerai un autre pour le Guangxi, Canton & HK-Macao.

Si vous avez des questions...

Discussion sur le concours photo de juin 2015 - Contrastes English translation pending
by LuluMae · 2015-06-01 · 253 replies
Le concours est lancé, ça se passe ici !
Floride en août English translation pending
by Rinanella · 2015-03-25 · 40 replies
Bonjour à tous,

Nous partirons si tout va bien du 16 au 29/8 de cette année en Floride, notre premier voyage aussi loin.😊

Nous sommes 2 adultes et 1 petit garçon de 9 ans.

Volontairement, pour ne pas devoir changer d'hôtels tous les soirs, ça doit rester des vacances "cool" et pas "fatigantes", nous avons opté pour

****une arrivée à l'Apt d'Orlando + 4 nuits à Orlando + 4 nuits à Naples + 4 nuits à Miami et retour à partir de l'Apt de Miami.****

Nous ne ferons pas les KEYS cette fois autrement il fallait de nouveau changer d'hôtel, ça sera donc une bonne excuse pour retourner en Floride :-)

Point de vue parcs à Orlando et pour ne pas exploser notre budget, nous nous limiterons aux 2 parcs UNIVERSALS (les plus adaptés pour notre fils je pense, et les plus différents par rapport aux parcs Disney que nous avons déjà fait plusieurs fois à Paris).

voici notre premier itinéraire qui peut bien sûr être modifié selon vos conseils :

je vous rappelle 4 nuits à Orlando (WYNDHAM ORLANDO INTERNATIONAL DRIVE RESORT) + 4 nuits à Naples (BEST WESTERN INN & SUITES NAPLES) + 4 nuits à Miami (EDEN ROC)

16/8 *arrivee prévue à Orlando vers 17:40, formalités et prise en charge de la voiture, dîner et dodo.

17/8. *Universal Studio partie 1

18/8. *universal studio partie 2

19/8. *????a définir (soit Cape Canaveral soit DAYTONA ET COCOA BEACH )

20/8. *depart tôt le matin vers notre 2ème halte Naples

avec arrêt où ?????? (Sarasota et Venice, Tampa ? ou Anna Mariaà Arrivée à Naples en soirée. que me conseillez vous ? c'est faisable ?

21/8. *journée plages de Naples + pier pour voir les dauphins

22/8. *excursion à Sanibel et environs (Fort Meyers, ...)

23/8. *a définir???? HELP :-)

24/8. *Départ matinal de Naples vers notre 3ème halte Miami

mais journée consacrée à Everglades City (airboat) + Shark

Valley. Arrivée à Miami en soirée.

25/8 *Miami (Wynwood, quartier art deco, Lumlus Park, etc...)

26/8. *Everglades partie 2 avec Ferme des alligators + Aningha Trail.

27/8. *nord de Miami (fort Lauderdale - Palm beach), stade des Dolphins (si possible car mon fils fait du Flag foot )

28/8. *Matinee SHOPPING et tsfr apt de Miami pour un vol a 16:40.

🤪qu'en pensez vous ? Que manque t il d'important à vos yeux ?

Tous vos conseils, bon plans, restos, etc...sont les bienvenus.

merci beaucoup

bon après-midi
Concours photo août 2014: "la foule" English translation pending
by Herikles · 2014-08-01 · 176 replies
Vous voulez de l'humain ? Ce concours est pour vous ! 😉

Le thème du concours photo de ce mois sera "LA FOULE".

La foule statique, en recueillement ou en mouvement (plutôt que mouvement de foule 🤪)… Quelques synonymes pour clarifier ou étendre le sujet: attroupement, cohue, affluence, assistance, assemblée, rassemblement, public, peuple, populace, monde, masse, tripotée… On ne confondra pas la foule et le portrait. 😠 Inutile de préciser le nombre minimum de participants devant figurer sur la photo, il faut du monde ! 😎

Quelques règles, issues de questions ou situations rencontrées au fil des concours :

Le concours photo mensuel est ouvert à tout membre VF sans distinction d'ancienneté. Tout participant s'engage à proposer des photos dont il est l'auteur. Les photographies présentées ne pourront en aucun cas porter atteinte aux bonnes moeurs et à l’intégrité des personnes physiques ou morales. L'organisateur se réserve le droit de juger de l'incongruité d'une photo proposée, 😛 mais décline toute responsabilité en cas de critiques formulées par les membres du forum sur les photos émises. 😏

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au 24/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Chaque photo sera présentée seule dans un message, en indiquant le n° de sa photo (1, 2 ou 3). Ceci, entre autres, pour aider le diaporameur à classer les images sans équivoque. 😇 Un commentaire est le bienvenu pour situer le cadre de la photo proposée ou les circonstances de la prise de vue. Eventuellement des informations techniques sur l'ouverture, la sensibilité, le temps de pause, etc. pourront intéresser les amateurs les plus férus.

Chaque membre VF est habilité à voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères. Les votes se feront du 25/08 au 29/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1re photo recevra 3 points du votant ; - la 2e recevra 2 points ; - la 3e recevra 1 point. Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/08. En cas d'égalité, le nombre de 1er choix prévaudra, suivi du nombre de 2e choix puis de 3e si nécessaire. La même règle départagera les éventuelles photos arrivées en 2e ou en 3e position. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de septembre. En cas de carence de vainqueur au dernier jour du mois, le VFiste dont la photo est classée 2e se verra attribué l'organisation du concours suivant. Si besoin, le 3e, et ainsi de suite.

Le diaporama.

La discussion annexe pour ne pas polluer le dépôt des images 😠 (en attendant la fin du concours 🏴‍☠️).

A vos photothèques ! 🙂
Aller, ou pas, au Tibet? English translation pending
by Fouese77 · 2014-05-27 · 17 replies
Bonjour, Je pars toute seule en Chine au mois d'août. J'avais prévu, malgré les difficultés, d'aller au Tibet, pays dont je rêve depuis très longtemps. Après avoir vu l'émission télé sur le Tibet, et sur le tourisme au Tibet, je me demande si ça ne serait pas mieux d'aller dans les provinces tibétaines du Sichuan ou du Yunnan. Dans ces régions, je peux voyager librement en individuel, ce qui me permettrait peut-être d'avoir une meilleure approche de la culture tibétaine que dans le parc d'attraction" (dixit le journaliste) très délimité qu'est devenu le Tibet. Est-ce qu'aller au Tibet, avec guide et chauffeur formatés, ce n'est pas cautionner ce qui s'y passe? Je me pose des questions, qu'en pensez-vous? Françoise
Retour de la croisière "Neo Collection" sur le Costa neoRiviera English translation pending
by Jacques05 · 2014-05-09 · 33 replies
Bonjour Nous revenons de la croisière neo collection fascinante méditerranée sur le neo riviera départ du port de la seyne sur mer nous avons laissé la voiture au parking martini de la seyne sur mer 60 € pour 12 jours et un accueil par le gardien du parking extrêmement cordiale puis taxi jusqu'au port environ 2 km 10 € sur le quai un équipement minimal mais très accessible. le concept neo collection n'est pas encore abouti pour ce qui est de la restauration il y a du mieux par rapport aux autres bateaux costa heure du diner libre et table non reservee restaurant ouvert tout les midis et menu avec des recettes des regions visités le buffet est fait de plusieurs ilots ce qui est plus pratique pour se servir et il est ouvert midi et soir par contre les horaires d'ouverture du buffet ne sont pas très longs après 14h30 plus de possibilités de manger ni de boire un thé ou un café . Le plus gros problème ce sont les excursions n'étant que 450 passagers sur un bateau pouvant en contenir 1500 de nombreuses excursions ont étés supprimées à barcelone 3 nationalités dans le bus à malte nous étions 10 français et 20 italiens l'excursion c'est déroulée en italien et anglais (chercher l'erreur ) l'escale de porto empedocle en sicile n'offre aucun intérêt . Pendant les journées en mer des conférences très intéressantes nous ont été proposées. En conclusion costa à encore du travail pour faire évoluer le concept Cordialement
Bolivie en autonomie (4x4) au mois de septembre English translation pending
by Msx78 · 2014-02-18 · 54 replies
Bonjour à tous,

Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.

Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)

Merci beaucoup

Maxime
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2013-12-03 · 39 replies
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013

Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.

Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.

1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Circuit Floride-Louisiane avec enfants avril 2015 English translation pending
by Leeloo7 · 2013-11-30 · 25 replies
Bonjour à tous, après avoir de nombreuses fois été lectrices de ce forum qui m'a été d'une grande aide pour planifier mes voyages, je fais appel à vos lumières. En effet nous envisageons de partir en avril 2015 aux Etats-Unis et plus précisément de faire un roadtrip entre Louisiane et Floride avec nos 2 enfants qui seront alors âgés de 2 et 5 ans. Nous avions déjà fait en 2012 le tour de la Floride avec notre fils âgé de 18 mois à l'époque (boucle Miami-Key west- Flort myers- Treasure island- Orlando- saint augustine-Daytona-Miami): Souvenirs inoubliables et donc envie de recommencer car la floride est une destination idéale avec des enfants en bas âge. Pour ce nouveau roadtrip, j'ai donc peaufiner un petit itinéraire entre 3 semaines et un mois non figé donc j'ai besoin de vos avis et de vos éventuelles propositions sur des endroits ou des visites adaptées avec des enfants. Comme nous voyageons avec des enfants en bas âge, nous privilégions des vols directs, c'est pour cela que nous arrivons à Houston et que nous repartons de Miami

Proposition d'itinéraire:

Arrivée à Houston ( 2 nuits) Visite de George ranch historical park Route vers Lafayette en passant par Lake Charles : autre proposition de route? choses à voir dans le coin? - Lafayette (4 nuits) ensuite rayonner pour faire les visites réparties sur 3 jours complets: ° Visite de Lafayette Faire le vermillion village et soirée chez « randol's » ° St martinville ° tour sur le lake martin avec norbert leblanc ° breaux bridges ° Visite de New Iberia (option) ° Atchaflaya basin: promenade en bateau sur l'atchafalaya incontournable chez mc gee's landing à henderson (option)

En partant de Lafayette , faire Baton Rouge (capitole et université) puis la route des plantations et visite de l'une d'elles: Laura plantation ou Oak Alley plantation

* Nouvelle Orleans (3 nuits)

(En fonction du nombre de jours de notre voyage et si celui-ci doit être raccourci, nous prendrons l'avion à la Nouvelle Orléans et atterrirons à Tampa et nous ferions donc l'impasse sur Pensacola et l'apalachicola )

Puis route vers Pensacola beach ( 2 nuits)

Visite du musée de l'US navy et Fort pickens

* Apalachicola (1 nuit) saint george island state park passer par navarre- fort walton beach- destin

*Crystal river ou Homasassa ( 2 nuits) faire croisière en bateau pour voir les lamentins (capitaine paul à côté de l'hotel plantation) Weeki wachee springs: mini parc d'attraction sur les sirènes Parc de homasassa springs

* Clearwater et environs ( 2 nuits) caladesi island state park ou honeymoon island state park bushgarden

* Orlando (5 nuits) Faire Animal kingdom, parc aquatique disney (blizzard beach), discoverycove, seaworld

* Miami ( 2 nuits) puis retour France

Voilà vous savez tout, j'attends donc vos propositions, vos modifications ou toute idée constructive qui me permettrait d'améliorer mon voyage

Merci par avance à tous
Concours Photos VF Septembre 2013: "Les Taxis du monde" English translation pending
by Jemaflor · 2013-09-01 · 237 replies
Le jeux Concours photos VF de Septembre 2013 est lancé !

Le thème ? « Les Taxis du monde »

Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …

Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.

Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.

Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.

Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;

Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre

A vos photos … et bonne chance !

Jean
Intérêt du Xishuangbanna (Chine)? English translation pending
by Clope · 2011-07-14 · 17 replies
Bonjour à tous

je cherche un itinéraire pour me ballader deux semaines au mois d'août,

je regarde des infos pour le xishuangbanna, les avis semblent mitigés et se font plutôt rares...

Pourrais-je avoir vos avis sincères: à faire? à éviter absolument? ou bien juste sans grand intérêt?

On aime beaucoup marcher, le côté tropical nous attire, admirer de beaux paysages, etc.

L'année dernière on a fait danba-dangling (Sichuan) à pied en 5 jours, croisé deux voitures, aucun touristes (ni chinois ni étrangers), toqué chez l'habitant pour manger et dormir, c'était magique. Je sais que cette région est bien plus fréquentée, mais c'est vraiment dur de se faire une idée sur le net, les gens semblent plutôt réticents à en parler (pas bon signe)

Merci d'aance pour vos tuyau et commentaires Chloe
Deux semaines loin des circuits touristiques en Thaïlande English translation pending
by Lumbini · 2011-07-05 · 57 replies
Bonjour

Nous souhaitons partir deux semaines en Thaïlande (novembre) aux hasard des rencontres sans rien trop planifier ...

Nous aimerions nous poser quelques jours au nord, quelques jours au sud et passer 2/3 jours à Bangkok

Nous cherchons des lieux radicalement éloignés des flux touristiques pour voir un autre visage de la Thailande, avez vous des conseils ?

Notre objectif est avant tout de faire de belles rencontres

Merci pour vos réponses
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (3ème partie), (aventures pagéennes) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-08 · 12 replies
1er septembre :

Une journée rapide à raconter. Je décolle au lever du jour, je termine la House Rock Valley road. Rapide passage sur l'asphalte de la US89, puis je m'engage sur la Cottonwood Canyon road afin de me rendre aux Wahweap Hoodoos. Le chemin est long et il y plusieurs embranchements à négocier pour rejoindre le parking ou ce qui en tient lieu.

Je suis scrupuleusement les indications de "Photographing the southwest". Absorbé par mon plan, je sors de la piste un court instant. Je donne un brusque coup de volant pour y revenir et j'entends un gros choc venant du dessous de caisse.

Oups...

Je stoppe vérifier qu'il n'y a pas de dégâts. Manque de bol, il y en a des dégâts. Le gros caisson de l'arrière qui protège le réservoir et prolonge le pot d'échappement est complètement remonté. Merde et remerde !

Je décide tout de même de poursuivre mon chemin – comme quoi la lucidité n’est pas une qualité susceptible de faire de sensibles progrès en l’espace de 24 heures quelles que soient les circonstances ! - mais je finis par buter sur un wash infranchissable. De l'autre côté se dresse un vrai mur de sable qu'il faut gravir pour retrouver la piste. Impossible avec ce véhicule. Je repars dans le sens inverse et rentre à Page.

Je file droit à l'aéroport en espérant trouver une agence de la bonne marque. Mauvaise pioche. Aie, il va falloir régler ça par téléphone… Par chance, je déniche un pilote désœuvré qui trompe l’ennui derrière son comptoir et je lui explique mon affaire. Il accepte de passer le coup de fil à ma place. Il négocie longuement avec mon loueur et m'annonce qu'on va me livrer une nouvelle voiture depuis Flagstaff dans 4 heures maximum. Il ne me reste plus qu'à patienter. En attendant, je nettoie ma Jeep pour en faire disparaitre les traces de terre rouge.

Quelques heures plus tard, on me livre une berline Chevrolet Impala. Plus de 4X4 à Flagstaff. Les nuits dans la voiture, on oublie. Et les pistes prévues pour cette deuxième partie de voyage aussi. Le moral est au plus bas. Je passe le reste de la journée à… à quoi au fait ? Quelques mois plus tard, j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait durant cette journée.

Je prends une chambre chez Lulu Sleep Ezze pour la nuit. C'est un endroit sympa. Le soir venu, Lulu réunit tous ses clients autour du barbecue. Je me retrouve avec un jeune canadien, son oncle américain, et deux allemands trentenaires. Plus tard nous rejoignent deux couples, également germaniques, d’une cinquantaine d’années. Très sympa, ceux là. Non que les autres ne le soient pas mais j’accroche mieux avec ces derniers.

2 septembre :

Le lendemain, je me pose la question de retourner à Vegas pour changer de véhicule. Je renonce à cette idée parce qu’elle me ferait perdre une journée entière pour laquelle j’ai un permis d’accès aux Coyote Butte South et parce que je sais la House Rock Valley road praticable avec une berline.

En avant pour Buckskin Gulch, le plus long slot canyon du monde. Près de 25 kilomètres de long, entre 1 et 5 mètres de large selon les endroits. Qui dit mieux ? On y accède en se garant au même parking que pour The Wave, à peu près à mi- chemin sur la House rock valley road que mon Impala a avalé sans problèmes.

Je croise d'autres visiteurs sur le parking. Les rangers les ont prévenus que certaines parties du canyon risquaient d'être inondées à hauteur de1m50. Cela va se révéler très exagéré car seul un court passage m'obligera à me mouiller et seulement jusqu'aux genoux. De la rigolage après mon aventure dans Sand Cove





N'empêche, l'endroit est bigrement impressionnant ! Agréablement frais, étrangement silencieux, avec des couleurs de feu qui dégringolent depuis le haut de la falaise jusqu'au fond du gouffre. Je regrette de ne pas avoir pris mon trépied car l'obscurité rend les prises de vue compliquées









Les contrastes aussi sont particulièrement violents. C'est un lieu grandiose et magnifique mais difficile à appréhender pour un photographe amateur. A ne pas conseiller aux claustrophobes, cependant. Et à surtout éviter en cas d'orage menaçant. On imagine alors quel piège fatal deviendrait cet interminable boyau.

Il faudrait une très longue journée pour parcourir Buckskin Gulch de bout en bout, et aussi un véhicule qui vous attende à l'autre extrémité, 25 kilomètres plus loin. Heureusement, 4 heures « round trip » suffisent pour en avoir un bon aperçu. Je croise les deux personnes avec qui j'avais échangé quelques mots sur le parking et qui m'avaient averti pour les inondations. Nous nous étonnons ensemble du peu de fiabilité des renseignements fournis par les rangers. Il semble que ceux-ci se montrent volontairement alarmistes afin de décourager d'éventuels imprudents.

Je décide de continuer à m'enfoncer encore un peu. On perd assez vite tous ses repères dans ce genre d'endroit.







Je rebrousse chemin afin de retrouver le parking vers midi. Je repasse par les mêmes endroits qu'à l'aller mais l'orientation différente du soleil donne l'impression de traverser des lieux inédits. Certains passages, sans reliefs une heure auparavant, prennent à présent des teintes fantastiques.





Puis je retrouve à la fois le wash et le soleil brulant de l'Arizona. Une demi heure de plus et je suis de retour près de ma voiture.

Après un repas à l'ombre et un peu de repos, je reprends la House Rock Valley road vers le sud. Cet après midi, j'ai prévu d'aller visiter Paw Hole, la partie la plus proche des sublimes Coyote Buttes south. C'est également une zone "à permis". J'ai acheté le mien sur internet 3 mois auparavant. Pas de loterie car les amateurs sont moins nombreux du fait de l’extrême difficulté d’accéder à ce site.

Si j'en crois mes souvenirs d'il y a deux ans, cette partie de la House rock valley road est relativement praticable. Mon Impala devrait pouvoir s'en sortir. Sur le chemin, je traverse avec précautions deux ou trois wash qui me tirent quelques frissons.

Finalement, j'arrive sans encombre au bas du chemin qui mène à Paw Hole et je me gare. Impossible de monter cette piste piégeuse de sable mou avec mon véhicule actuel. Je ne m'y serais sans doute pas risqué non plus en 4X4. D'autres que moi, plus expérimentés, s'y sont plantés.

Mon sac sur le dos, je me lance dans la montée. 5 kilomètres de montée dans le sable m'attendent. Mais bon, je m'y suis préparé psychologiquement. A mi chemin, j'ai la surprise de croiser un véhicule. C'est Steve, de Paria Outpost, qui revient avec des clients. Il me reconnait. "Good to see you !" me lance t-il. Il s'inquiète de savoir si j'ai assez d'eau et de nouriture sur moi, m'assure qu'il m'aurait pris à bord s'il avait été dans l'autre sens. Je le remercie et le rassure. Je sais où je vais et j'ai de quoi boire et manger.



J'arrive enfin à Paw Hole. Ca été moins pénible que je le pensais. Il faut maintenant que je gagne la partie nord du site, celle avec les couleurs et les striations les plus remarquables. C'est entre deux et trois kilomètres plus loin selon le chemin qu'on emprunte.





Fidèle à moi-même, je ne vais pas choisir le plus direct. L’idéal serait de prendre à gauche pour contourner la partie sud de Paw hole. Je choisis de bifurquer sur la droite ce qui m'amène à slalomer une bonne heure entre les Teepees avant d'apercevoir enfin la zone en question.





Je descends dans la petite vallée qui me sépare encore du Graal. Ca semble loin mais une dizaine de minutes de marche me suffiront. La encore ça tombe bien parce que je commence à être rincé. Mais comme à chaque fois que j'arrive sur un site magique, la fatigue s'envole miraculeusement. Ne reste plus que l'exitation de la découverte et le bonheur d'être là.

Les couleurs du slickrock sont éclatantes sous le soleil de cette fin d'après midi. Dire que j'ai failli abandonner il n'y a qu'un petit quart d'heure de ça, quand je désespérais de trouver mon chemin au milieu des Teepees.





C'est un régal de se promener dans ce lieu, l'un des plus beaux que j'aurais vu cette année. Peu de gens le connasisent du fait de sa situation, très éloigné des premiers contreforts de Paw Hole. Même les guides de Paria Outpost n'y viennent pas.





Je repars en fin d'après midi avec la conscience d'avoir vécu une journée extraordinaire, d'autant plus inespérée après le désastre du jour précédent. Néanmoins, plus de 7 kilomètres de marche dans le sable me séparent encore de ma voiture. J'emprunte le chemin que j'aurais du suivre à l'aller, en contournant les teepees par l'ouest. Mieux vaut tard que jamais...

Il me faut près de 2 heures pour rejoindre ma voiture. Je décide de revenir sur Page par le sud et l’US89A et c'est une bonne idée car cette partie de la House Rock valley road se révèle très roulante. Heureusement car la nuit ne tarde pas à tomber.

Je suis à Page vers 21h00 et je n'ai pas encore de chambre. Coup de bol, le jeune proprio du Daisy's n'a pas trouvé preneur pour son appart de trois chambres et me le laisse pour 50$ ! Puis, il m’invite à utiliser son portable qu’il laisse en permanence sur la table devant son logement pour envoyer quelques mails. Sympa. Enfin une journée qui finit bien...

3 septembre :

Je ne suis pas pressé ce matin. La débauche d'énergie de la veille m'a mis à plat. Je prévois donc de rester tranquille. De toute façon, les autres spots que j'avais prévus dans la région sont hors de portée sans un véhicule approprié. Adieu Yellow rock et Alstrom point. Pour une autre fois, j'espère...

Je me dirige vers ma énième visite à Horseshoe bend. C'est un point de vue dont on ne se lasse pas. L'un des endroits les plus vertigineux que je connaisse. Je tourne un peu autour du site en attendant que la lumière atteigne le fond du cirque.







Puis je file en direction d’Old Paria. La piste qui y conduit est, là encore, praticable avec une berline.

Il s'agit d'un paysage de badlands colorés aux pieds desquels se trouvaient les ruines d'un vieux décor de cinéma. Une ville de western qui a brulé voilà quelques années. L'endroit reste chouette. De toute façon, même si la ville avait encore été là, je ne me serais pas risqué pas à descendre au fond avec mon Impala.







Midi. Je rentre déjeuner à Page.

Pas grand chose à mettre au crédit cet après midi. Une ultime et vaine tentative pour trouver une location de véhicule tout terrain qui me permette de me rendre à Yellow rock.

Je passe la seconde partie de l'après midi à la plage. Il s'agit en fait d'une crique rocheuse proche du barrage. L'endroit m'a été indiqué par le proprio de mon dernier motel. Fantastique. La meilleure baignade de ma vie. L'eau est claire, douce et chaude. Voilà qui clôture mon séjour à Page pour cette année.

4 septembre :

C’est encore une journée bien remplie qui m'attend. La matinée sera consacrée à Cathedral Wash, dans la région du Marble Canyon qui prolonge le Grand Canyon vers le nord, et l'après midi au "White and Red canyon" dont je n'indiquerai pas la localisation.

Je commence par une courte pause au Navajo bridge (celui de droite) qui enjambe le Colorado sur la US89A en surplombant le Marble canyon.. Juste derrière, il y a un petit visitor center où à été tournée une scène du film "Restons groupés", avec Samuel Le Bihan, Emma De caunes et Bruno Solo.





Je poursuis ma route en direction de Lee's ferry ou on peut admirer quelques "mushroom rocks" et me gare sur le parking, près de l'accès au Wash.





Je ne suis pas seul puisqu'un gros trailer me rejoint. Un trio de randonneurs du dimanche en descend et se prépare à partir, tongs aux pieds. Peu probable de les voir aller au bout de la ballade avec ça.

Le début est simple. On se contente de progresser au fond d'un Wash aux parois déchiquetées.







Puis, vers le milieu de la ballade, les choses se compliquent à mesure que le canyon se resserre et il faut vraiment se donner du mal pour trouver le bon passage. D'autant qu'au fond du wash se prélassent ces petites piscines d'eau sale dont je connais à présent les effets fort peu relaxants.



Heureusement que de petits cairns savamment disposés facilitent la progression.





Puis le canyon s'élargit brusquement, comme si les murailles tombaient, et c'est la récompense : l'arrivée devant le Colorado.

Une petite plage cerclée de rochers permet de se délasser en regardant passer les rafts remplis d'apprentis aventuriers qui s'en vont descendre le fleuve, pour certains pendant plusieurs jours. Une bonne partie d'entre-eux se demandent certainement comment je suis arrivé là.







Puis c'est le retour, forcément plus rapide que l'aller.

Je ne donnerai aucune indication sur la route suivie pour gagner ma prochaine étape. Il s'agit de l'étonnant "White and Red canyon". Tous ceux qui l'ont trouvé s'engagent à ne pas dévoiler sa situation géographique, ceci afin d'éviter un déferlement de visiteurs qui risquerait de pousser les indiens à clôturer toute la zone.

Une piste de 15 miles à travers le désert mène au White and Red canyon. A la vitesse où l'on roule sur ce genre de surface, c'est une très longue distance. De plus, comme je n'en connaissais pas l'état, je craignais que le terrain ne soit trop rude pour mon Impala et que je me voie obligé de rebrousser chemin.

En fait, seule l'arrivée est délicate, lorsqu'il faut descendre au fond du canyon. La pente est vraiment raide, très sablonneuse, et j'ai un peu peur d'avoir du mal à la remonter. Alors je stoppe à mi-chemin, j'embranche la marche arrière et je retourne au sommet. Et ça passe !

Si je suis remonté en marche arrière, je devrais également pouvoir le faire en marche avant. Je repars donc avec l'esprit plus tranquille dans la descente.

Je ne vais tout de même pas tenter le diable en traversant le large et profond wash qui sépare le canyon. Je me gare un peu avant, en tachant de camoufler ma voiture du mieux possible derrière quelques fourrés. Il arrive que les indiens qui surprennent des visiteurs sur leurs terres s'en prennent aux véhicules et ça m'étonnerait que l'assurance fonctionne si je ramène une carrosserie criblée de plomb.

C'est un vrai four ce canyon. Je m'en rends compte mais ça ne me gène pas du tout tant je suis content d'avoir trouvé cet endroit qu'assez peu de non indiens ont eu le privilège d'admirer.



Il y a aussi l'appréhension de me faire surprendre et je ne peux m'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil derrière moi, vers le sommet du canyon, m'attendant à tout instant à voir surgir un pick-up rempli de braves animés à mon égard des plus funestes intentions.

Je commence par arpenter la zone est dont la formation appelée "the Family" constitue la figure de proue





C'est aussi dans cette partie que se situent ces étonnants amas de rochers rouges striés de blanc.





Le site, très vaste, est disposé en cercle et forme un immense amphithéâtre au milieu duquel je déambule lentement à la recherche des plus curieuses formations. On jurerait parfois que Salvador Dali lui-même est venu ici puiser son inspiration.













Je quitte le site deux heures plus tard sans avoir été surpris par les autochtones. Soulagé mais content. J'aperçois au loin un pick-up qui roule sur la piste devant moi en laissant derrière lui une colonne de poussière. Je ralentis pour éviter de le rattraper. C'est plus prudent...

Flagstaff, ville étape sur la route du Grand Canyon, sera mon étape pour la nuit mais il me faut des heures avant d'y arriver.

Heureusement la route est large et belle.

La nuit est bien tombée lorsque j'arrive à destination. Il me faut choisir un motel. La fatigue de cette journée me fait faire le plus mauvais choix possible : un petit motel en bord de route tenu par des Pakistanais très souriants. Trop, sans doute. J'aurais dû demander à voir la chambre avant de payer comme l'ont fait juste avant moi un couple d'Américain fort avisés.

Odeurs écœurantes, moquette moisie, peinture écaillée, tuyaux qui sortent des murs et j'en passe. Heureusement, les draps sont propres, quoique rêches. Certainement le pire endroit de toute l'histoire de l'hôtellerie !

Suite et fin : http://voyageforum.com/v.f?post=4423088;#4423088 retour vers la 1ère partie :
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retour vers la 2ème aprtie : http://voyageforum.com/...6;page=unread#unread

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