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Le Pérou: destination très populaire mais... English translation pending
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Bus avec toilettes au Mexique? English translation pending
Bonjour à tous, je quitte le canada dans quelques jours pour l'amérique central (ont débarque à Acapulco) nous avons prévu tout de suite le lendemain se taper 8-10 hre de bus pour quitter au plus vite cette ville pour se rendre à Puerto escondido. Ma questions est la suivante est ce qu'il py a quelqu'un qui peut me dire si les bus ont des toilettes !!! Sa m'inquiète un peu car nous comptons faire un long trajet.
S.v.p. Rassurez moi
C'est certain que nous aimerions payer le moins cher possible ....
merci d'avance
S.v.p. Rassurez moi
C'est certain que nous aimerions payer le moins cher possible ....
merci d'avance
Projet d'un circuit dans l'Ouest amécicain 2019 English translation pending
Bonjour,
Merci de me donner des conseils sur ce projet de circuit.
Quelles sont vos suggestions ? Vous qui connaissez bien l’Amérique du nord , est ce que vous validez ?
Sa Samedi : Arrivée à Los Angeles - Dimanche : Los Angeles o Beverly Hills o Hollywood Boulevard o Hollywood Sign o Mulholland Drive o Malibu - Lundi : Los Angeles o The Grove o Marina del Rey o Venice Beach o Santa Monica Pier - Mardi : Los Angeles o Universal Studios o Soit 4 nuits à Los Angeles - Mercredi : Départ de Los Angeles pour Joshua Tree, puis Newberry Springs où nous pourrons diner au Bagdad Café o è 1 nuit à Newberry Spring - Jeudi : Départ pour le Grand Canyon en passant par le désert des Mojaves o è 1 nuit au Grand Canyon - Vendredi : Survol du Grand Canyon en hélicoptère avant de faire 2 ou 3 points de vue puis départ pour Antelope Canyon. o è 1 nuit à Page (Antelope Canyon) - Samedi : Visite Antelope Canyon (The Upper), et Horseshoe Bend (Particularité du fleuve Colorado). Puis depart vers Monument Valley. o è 1 nuit à Monument Valley (Hôtel The View ?) - Dimanche : Départ vers Bryce Canyon, puis Parc National de Zion o è 1 nuit dans le Parc National de Zion - Lundi : On traverse le Parc National de Zion puis on the Valley of Fire et on part à Las Vegas - Mardi : Las Vegas. Spectacle Michael Jackson ?? - Mercredi : Las Vegas : Spectacle Cirque du Soleil ?? o è 3 nuits à Las Vegas - Jeudi : En début d’après-midi, départ de Las Vegas pour Death Valley o è 1 nuit à Death Valley - Vendredi : En milieu de journée, départ de Death Valley pour Séquoia National Park o è 1 nuit à Séquoia National Park - Samedi : Visite du Séquoia National Park puis départ vers Yosemite National Park o è 1 nuit à Yosemite National Park - Dimanche : Visite Yosemite National Park puis départ vers San Francisco - Lundi : San Francisco - Mardi : San Francisco - Mercredi : San Francisco - Jeudi : On part de San Francisco pour rejoindre Paris (le vol est à 20h35) o è 5 nuits à San Francisco San Francisco est la ville où il y a le plus de choses à voir mais je n’ai pas encore eu le temps d’organiser le séjour dans cette ville.
Sa Samedi : Arrivée à Los Angeles - Dimanche : Los Angeles o Beverly Hills o Hollywood Boulevard o Hollywood Sign o Mulholland Drive o Malibu - Lundi : Los Angeles o The Grove o Marina del Rey o Venice Beach o Santa Monica Pier - Mardi : Los Angeles o Universal Studios o Soit 4 nuits à Los Angeles - Mercredi : Départ de Los Angeles pour Joshua Tree, puis Newberry Springs où nous pourrons diner au Bagdad Café o è 1 nuit à Newberry Spring - Jeudi : Départ pour le Grand Canyon en passant par le désert des Mojaves o è 1 nuit au Grand Canyon - Vendredi : Survol du Grand Canyon en hélicoptère avant de faire 2 ou 3 points de vue puis départ pour Antelope Canyon. o è 1 nuit à Page (Antelope Canyon) - Samedi : Visite Antelope Canyon (The Upper), et Horseshoe Bend (Particularité du fleuve Colorado). Puis depart vers Monument Valley. o è 1 nuit à Monument Valley (Hôtel The View ?) - Dimanche : Départ vers Bryce Canyon, puis Parc National de Zion o è 1 nuit dans le Parc National de Zion - Lundi : On traverse le Parc National de Zion puis on the Valley of Fire et on part à Las Vegas - Mardi : Las Vegas. Spectacle Michael Jackson ?? - Mercredi : Las Vegas : Spectacle Cirque du Soleil ?? o è 3 nuits à Las Vegas - Jeudi : En début d’après-midi, départ de Las Vegas pour Death Valley o è 1 nuit à Death Valley - Vendredi : En milieu de journée, départ de Death Valley pour Séquoia National Park o è 1 nuit à Séquoia National Park - Samedi : Visite du Séquoia National Park puis départ vers Yosemite National Park o è 1 nuit à Yosemite National Park - Dimanche : Visite Yosemite National Park puis départ vers San Francisco - Lundi : San Francisco - Mardi : San Francisco - Mercredi : San Francisco - Jeudi : On part de San Francisco pour rejoindre Paris (le vol est à 20h35) o è 5 nuits à San Francisco San Francisco est la ville où il y a le plus de choses à voir mais je n’ai pas encore eu le temps d’organiser le séjour dans cette ville.
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
EN ROUTE...
Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.
POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...
DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:
Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?
Exact
Et donc vous partez seul, style routard?
Exact
C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?
Je suis développeur Web
Tres bien, cela consiste en quoi?
Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.
Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?
Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.
Je travaille pour XXX.
Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?
J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...
Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?
Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne
Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.
Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!
Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:
Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??
Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...
Ok
Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...
DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:
Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?
Exact
Et donc vous partez seul, style routard?
Exact
C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?
Je suis développeur Web
Tres bien, cela consiste en quoi?
Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.
Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?
Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.
Je travaille pour XXX.
Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?
J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...
Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?
Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne
Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.
Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!
Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:
Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??
Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...
Ok
Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Retour de 4 semaines au Chili (Patagonie / Chiloe) English translation pending
Après avoir pioché pas mal d'infos sur « voyageforum » à mon tour d'envoyer quelques infos sur mon séjour au Chili du 15 Novembre au 15 Décembre 2016....
Ayant des amis très chers au Chili, je connaissais déjà ce pays en hiver (Juillet/Août) mais plutôt le Nord. Donc cette année, joie de la retraite, ce sera un petit bout de Patagonie !!!!
Novembre/décembre est vraiment une période idéale ! Nous avons eu un temps magnifique durant tout le mois. Le Chili est très fleuri en cette fin de printemps. les chiliens ne sont pas encore en vacances, nous n'aurons donc eu aucune difficulté pour les bus et les hébergements sans jamais aucune réservation à plus de 24h.
Notre premier projet était de descendre en avion jusqu'à Coyhaique, d'y louer une voiture pour 15 jours et de la rendre à Puerto Montt après avoir remonté la carretera austral et parcouru Chiloe. Mais laisser une voiture à un autre endroit que la location est vraiment trop cher. Nous allons donc louer une semaine à Cohyaique puis remonter en bateau et en bus.Si la voiture est tout confort, le bus aura eu l'avantage de permettre des rencontres avec les chiliens souvent prêts à discuter avec nous.
Nous sommes donc partis de Barcelone par un vol Alitalia (escale à Rome). Le billet pris 6 semaines avant le départ nous a coûté 670 euros chacun. Si, à l'aller, le temps de transport était tout à fait correct (18h en tout), ça a été un peu plus long au retour (25h dont 8 heures d'escale à Rome...) Mais bon le billet n'était pas très cher et tout s'est bien passé !
Jour 1 à 5 : Avant de partir pour Coyhaique, petite visite de Santiago (musée de la mémoire, très intéressant et émouvant, prévoir au minimum deux heures, le palais de la Moneda), nous partons pour 4/5 jours à Isla Negra (une des maisons de Neruda) et Valparaiso, toujours aussi belle et attachante. Il faut prendre le temps de déambuler dans ses rues, le nez en l'air , tomber par hasard sur des fresques splendides. Nous aurons la chance d'être pris en charge spontanément par deux jeunes guides payés par l'office du tourisme qui nous baladeront deux heures dans les ruelles des « cerros » !
Isla Negra, un des maisons de P.Neruda

Escalier à Valparaiso
Jour 6 : direction Coyhaique en avion. Devant l'impossibilité de prendre les billets depuis la France ( refus de carte bleue au dernier moment), nous les prendrons depuis le Chili une semaine avant (32 000 pesos, 45 euros environ). De même nous réserverons la voiture dès notre arrivée au Chili par internet auprès de Europcar.. Un 4X4, car apparemment les agences ne veulent pas louer de voiture 4X2 pour la Carretera austral. ( 550 euros pour 6 jours avec 3 chauffeurs possibles). Le survol du Chili est splendide : volcans enneigés, lacs, fjords !!
Survol des volcans
Jour 7: prise en charge de la voiture au centre ville de Coyhaique puis départ vers Puerto Rio Tranquilo, où nous avons prévu de passer 3/4 jours. Dès la sortie de Coyhaique, la route est époustouflante ! Massif du Cerro Castillo tout en dentelles rocheuses, ruisseaux aux eaux transparentes, cascades... puis c'est le lac general Carrera !Nous nous arrêtons tous les 300 mètres, enthousiastes ! Être en voiture est un plus indéniable pour cette route. Et contrairement à certaines infos, si elle n'est pas toujours asphaltée, c'est néanmoins une route très praticable même en 4X2. Pas question par contre de rouler à plus de 60km/h en général.
le Cerro Castillo vu de la carretera


Nous logerons à l'hospedaje/camping Bellevista. Super accueil, cuisine disponible 24h/24h .10 000 pesos la nuit/pers, ce qui sera le tarif en général partout pour des chambres de 2 avec salle de bains partagée mais comme il n'y a pas grand monde à cette époque, nous l'aurons souvent pour nous tout seuls.
Jour 8: visite des « capillas de marmol ». Magnifique ! Le lac est d'une couleur turquoise incomparable. Une balade de 2 h sur le lac General Carrera (9000 pesos /pers, nous n'étions que nous 4)
Las capillas de marmol
Jour 9: Randonnée dans le Valle Exploradores et son glaciar. Petite balade de 1h30 environ jusqu'au mirador, belle vue sur le glacier et sa moraine impressionnante. Nous ne résisterons pas à l'envie d'aller crapahuter dessus mais apprendrons au retour que c’était strictement interdit sans guide....
Glaciar Exploradores et sa moraine
Nous avons réservé deux chambres au Campo Alacaluf, dans la vallée, pour nous rapprocher de la Laguna San Raphael où nous allons le lendemain. Sinon il est possible de faire le matin même le trajet en bus depuis Puerto Tranquilo pour 20 000 pesos mais il faut se lever tôt car le bateau pour la lagune démarre à 9 heures et il y a presque 2 h de route.
Jour 10 : Laguna et Glaciar San Raphael. La sortie ( toute la journée avec repas à bord) est très chère (145 000 pesos, 190 euros) et nous avons hésité, mais aucun de nous ne le regrettera !!! Souvenir inoubliable de cette lagune, des icebergs et du glaciar que l'on approche de très près ! Le summum du voyage !!! L'agence Destino Patagonia est à recommander pour sa gentillesse et la qualité de sa prestation. Nous ne serons que 10 à bord et les lasagnes végétariennes et la tarte aux pommes sont délicieuses. Sans parler du whisky bu à même le glaçon !!! Retour à Puerto Tranquilo où Marcelle, l'adorable logeuse, nous a gardé nos chambres.
Icebergs sur la Laguna San Rafael
Glaciar San Rafael
Jour 11: nous quittons Puerto Tranquilo pour rejoindre Chile Chico en faisant le tour du lac. Nous avons le matin même réservé le bateau Chile Chico/ Puerto Ibanez (18900 pesos pour la voiture et 2160/passager. Il nous faudra toute la journée (5 heures maxi normalement) pour arriver à destination tellement la route est splendide là aussi ! Elle suit le lac General Carrera, toute en montées et descentes mais pas du tout dangereuse contrairement à ce qu'en dit le Lonely planet ! Jour 12 : Chile Chico est une jolie oasis au bord du lac mais le dimanche tout y est fermé....Aussi nous nous inscrivons sur la liste d'attente (plus de place pour la voiture) du bateau qui part le jour même et ca marche ! Très belle traversée de 2H environ qui nous permet de relier Puerto Ibanez et rejoindre à nouveau, par la carretera austral, Coyhaique où nous devons laisser la voiture.
Arrivée à Puerto Ingeniero Ibanez
Cherchant un lieu de pique nique, nous tomberons par hasard sur "le salto du rio Ibanez" (à la sortie de Puerto ingeniero Ibanez). Cascade grandiose comme la Patagonie nous en offre à tous les détours de la route !

Jour 13 : départ en bus pour Puerto Cisnès après avoir réservé 4 places sur la barcaza qui relie Puerto Cisnès à Quellon sur Chiloe (11000 pesos/pers). Nous avons hésité à traverser à partir de Chacabuco mais la longueur de la traversée (plus de 30 heures annoncées) nous a fait hésiter. 12 h suffiront !
Jour 14: Comme le bateau ne part que le lendemain, nous trouvons un taxi (30 000 pesos) qui nous amène au Parc Queulat (et nous attendra sur place la demie journée) pour la balade du « Bosque encatado » jusqu'à une lagune et un glacier. Il fait toujours beau et chaud, les sommets sont dégagés et c'est magnifique. La forêt , couverte de lichens, doit être encore plus ensorcelante par temps humide ! Mais on va pas bouder notre chance d'avoir du beau temps !
Bosque encantado (parc Queulat)
Jour 15 : c'est parti pour la traversée ! 12h fantastiques ! Contrairement à ce qu'annonce le Routard (« traversée longuette ») nous serons scotchés sur le pont jusqu'à la nuit ! Les bords des fjords sont grandioses, nous passons devant le « ventisquero colgante » que nous n'avons pas eu le temps d'aller voir de près, nous verrons des dauphins à plusieurs reprises. Comme nous avons pris le trajet « le plus court », nous ne nous arrêterons qu'une fois, à Melinka, joli port de pêche aux maisons colorées.

Ventisquero Colgante vu du bateau
Nous arriverons à minuit à Quellon. Hôtel à 10mn du débarcadère qui est fréquenté par beaucoup de travailleurs locaux. Du coup, au petit déjeuner, nous aurons l'occasion de discuter avec un professionnel de la plongée sous marine qui nous parlera des dégâts de l’élevage des saumons, pratiqué à grande échelle sur l'île ( et aussi à Coyhaique) Pour ceux que ça intéresse, voir le lien de greenpeace : blog.greenpeace.fr/...nt-a-sacrifie-chiloe
Jour 16 : visite de Quellon et départ pour Castro que nous visiterons l'après midi. Jolie ville très animée, marché artisanal, palafitos étonnants avec leurs pieds dans l'eau.
Palafitos à Castro (Ile de Chiloe)
Jour 17 : journée à Cucao, sur le bord de l'océan pacifique. Belles plages au bout d'un sentier d'arrayanes, de tepu, de ciruelillo en fleurs (ou notro)
Jour 18 : départ pour Dalcahue et l'île d'Achao. Dalcahue est un petit port de pêche animé, avec foire artisanale permanente. L'église d'Achao est à la hauteur de sa réputation. L'intérieur tout en bois, habilement restauré, est splendide. Nuit à Ancud.
Jour 19 : premier et seul jour de pluie ! Il fallait au moins ça pour retrouver l'atmosphère de la Chiloe de Coloane !Du coup, nous partons en taxi visiter la côte. La mer est trop grosse pour que les pêcheurs nous amènent voir les pingouins mais ce n'est pas ce qui nous intéressaient le plus. Nous préférons admirer les algues géantes, les vagues et les rochers basaltiques sous la pluie !
Roche basaltique à Chiloe
Jour 20: Départ en bus pour Lanco, sur le continent, beaucoup plus au nord. Nous avions prévu 2 ou 3 jours vers Puerto Varas, Llanquihue, Cochamo....avant de rejoindre Pucon, mais un chilien ami d'amis nous a invité dans sa maison, accessible uniquement par bateau, nichée au bord du lac de Panguipulli ! Ca ne se refuse pas ! La maison est splendide, tout en bois et vitres, digne des maisons de Neruda, tournée vers le volcan Mocho-Choshuenco. Nous y resterons 48h Jour 22: Bus jusqu'à Pucon. La ville est belle, surplombée par le volcan Villarica fumant et bordée de plages noires, mais très touristique. Nous n'avons jamais vu autant de monde depuis notre départ vers le sud...
Jour 23: randonnée dans le parc Huerquehue pour aller admirer les araucarias. Nous ne serons pas déçus. L'environnement est splendide. Les arbres grandioses, immenses. Le volcan Villarica nous accompagne tout le jour.
Parc Huerquehue (Pucon)
Parc Huerquehue (Pucon)
Araucarias (Parc Huerquehue)
Jour 24 : Nous avions envisagé la randonnée du Cani mais la longueur (7H) nous fait un peu peur et nous optons pour une virée dans un village mapuche, Curarehue où il y a, paraît-il, une foire d'artisanat mapuche. Celle-ci sera décevante mais nous aurons l'occasion de manger des pignons d'araucarias, plat traditionnel mapuche ! Le soir même, départ pour une nuit de bus jusqu'à Santiago.
Jour 25/26/27 : week end chez nos amis, visite du cajon de Maipo, et dernière virée à Santiago. Pueblo de los Domenicos pour les derniers achats de Noël. De très jolies choses, un peu chères mais souvent l’œuvre de vrais artistes qui travaillent sur place. Montée en funiculaire sur un cerro de Santiago et visite du quartier Bellavista, très animé en cette fin d'après midi.
Jour 28 : retour en France.
Je l'avais souvent lu dans les carnets de voyage sur la Patagonie, mais je confirme, la Patagonie chilienne est vraiment grandiose et nous laissera à tous un souvenir inoubliable. Nous ne rêvons que d'y retourner, d'aller la prochaine fois beaucoup plus au sud vers Torrès del Paine, le Fitz Roy....
Un seul bémol : nous aurions du faire cet itinéraire à l'envers. Commencer par Chiloe, qui a pâti de la comparaison avec la Patagonie....
Ayant des amis très chers au Chili, je connaissais déjà ce pays en hiver (Juillet/Août) mais plutôt le Nord. Donc cette année, joie de la retraite, ce sera un petit bout de Patagonie !!!!
Novembre/décembre est vraiment une période idéale ! Nous avons eu un temps magnifique durant tout le mois. Le Chili est très fleuri en cette fin de printemps. les chiliens ne sont pas encore en vacances, nous n'aurons donc eu aucune difficulté pour les bus et les hébergements sans jamais aucune réservation à plus de 24h.
Notre premier projet était de descendre en avion jusqu'à Coyhaique, d'y louer une voiture pour 15 jours et de la rendre à Puerto Montt après avoir remonté la carretera austral et parcouru Chiloe. Mais laisser une voiture à un autre endroit que la location est vraiment trop cher. Nous allons donc louer une semaine à Cohyaique puis remonter en bateau et en bus.Si la voiture est tout confort, le bus aura eu l'avantage de permettre des rencontres avec les chiliens souvent prêts à discuter avec nous.
Nous sommes donc partis de Barcelone par un vol Alitalia (escale à Rome). Le billet pris 6 semaines avant le départ nous a coûté 670 euros chacun. Si, à l'aller, le temps de transport était tout à fait correct (18h en tout), ça a été un peu plus long au retour (25h dont 8 heures d'escale à Rome...) Mais bon le billet n'était pas très cher et tout s'est bien passé !
Jour 1 à 5 : Avant de partir pour Coyhaique, petite visite de Santiago (musée de la mémoire, très intéressant et émouvant, prévoir au minimum deux heures, le palais de la Moneda), nous partons pour 4/5 jours à Isla Negra (une des maisons de Neruda) et Valparaiso, toujours aussi belle et attachante. Il faut prendre le temps de déambuler dans ses rues, le nez en l'air , tomber par hasard sur des fresques splendides. Nous aurons la chance d'être pris en charge spontanément par deux jeunes guides payés par l'office du tourisme qui nous baladeront deux heures dans les ruelles des « cerros » !
Isla Negra, un des maisons de P.Neruda

Escalier à ValparaisoJour 6 : direction Coyhaique en avion. Devant l'impossibilité de prendre les billets depuis la France ( refus de carte bleue au dernier moment), nous les prendrons depuis le Chili une semaine avant (32 000 pesos, 45 euros environ). De même nous réserverons la voiture dès notre arrivée au Chili par internet auprès de Europcar.. Un 4X4, car apparemment les agences ne veulent pas louer de voiture 4X2 pour la Carretera austral. ( 550 euros pour 6 jours avec 3 chauffeurs possibles). Le survol du Chili est splendide : volcans enneigés, lacs, fjords !!
Survol des volcansJour 7: prise en charge de la voiture au centre ville de Coyhaique puis départ vers Puerto Rio Tranquilo, où nous avons prévu de passer 3/4 jours. Dès la sortie de Coyhaique, la route est époustouflante ! Massif du Cerro Castillo tout en dentelles rocheuses, ruisseaux aux eaux transparentes, cascades... puis c'est le lac general Carrera !Nous nous arrêtons tous les 300 mètres, enthousiastes ! Être en voiture est un plus indéniable pour cette route. Et contrairement à certaines infos, si elle n'est pas toujours asphaltée, c'est néanmoins une route très praticable même en 4X2. Pas question par contre de rouler à plus de 60km/h en général.
le Cerro Castillo vu de la carretera

Nous logerons à l'hospedaje/camping Bellevista. Super accueil, cuisine disponible 24h/24h .10 000 pesos la nuit/pers, ce qui sera le tarif en général partout pour des chambres de 2 avec salle de bains partagée mais comme il n'y a pas grand monde à cette époque, nous l'aurons souvent pour nous tout seuls.
Jour 8: visite des « capillas de marmol ». Magnifique ! Le lac est d'une couleur turquoise incomparable. Une balade de 2 h sur le lac General Carrera (9000 pesos /pers, nous n'étions que nous 4)
Las capillas de marmolJour 9: Randonnée dans le Valle Exploradores et son glaciar. Petite balade de 1h30 environ jusqu'au mirador, belle vue sur le glacier et sa moraine impressionnante. Nous ne résisterons pas à l'envie d'aller crapahuter dessus mais apprendrons au retour que c’était strictement interdit sans guide....
Glaciar Exploradores et sa moraineNous avons réservé deux chambres au Campo Alacaluf, dans la vallée, pour nous rapprocher de la Laguna San Raphael où nous allons le lendemain. Sinon il est possible de faire le matin même le trajet en bus depuis Puerto Tranquilo pour 20 000 pesos mais il faut se lever tôt car le bateau pour la lagune démarre à 9 heures et il y a presque 2 h de route.
Jour 10 : Laguna et Glaciar San Raphael. La sortie ( toute la journée avec repas à bord) est très chère (145 000 pesos, 190 euros) et nous avons hésité, mais aucun de nous ne le regrettera !!! Souvenir inoubliable de cette lagune, des icebergs et du glaciar que l'on approche de très près ! Le summum du voyage !!! L'agence Destino Patagonia est à recommander pour sa gentillesse et la qualité de sa prestation. Nous ne serons que 10 à bord et les lasagnes végétariennes et la tarte aux pommes sont délicieuses. Sans parler du whisky bu à même le glaçon !!! Retour à Puerto Tranquilo où Marcelle, l'adorable logeuse, nous a gardé nos chambres.
Icebergs sur la Laguna San Rafael
Glaciar San RafaelJour 11: nous quittons Puerto Tranquilo pour rejoindre Chile Chico en faisant le tour du lac. Nous avons le matin même réservé le bateau Chile Chico/ Puerto Ibanez (18900 pesos pour la voiture et 2160/passager. Il nous faudra toute la journée (5 heures maxi normalement) pour arriver à destination tellement la route est splendide là aussi ! Elle suit le lac General Carrera, toute en montées et descentes mais pas du tout dangereuse contrairement à ce qu'en dit le Lonely planet ! Jour 12 : Chile Chico est une jolie oasis au bord du lac mais le dimanche tout y est fermé....Aussi nous nous inscrivons sur la liste d'attente (plus de place pour la voiture) du bateau qui part le jour même et ca marche ! Très belle traversée de 2H environ qui nous permet de relier Puerto Ibanez et rejoindre à nouveau, par la carretera austral, Coyhaique où nous devons laisser la voiture.
Arrivée à Puerto Ingeniero IbanezCherchant un lieu de pique nique, nous tomberons par hasard sur "le salto du rio Ibanez" (à la sortie de Puerto ingeniero Ibanez). Cascade grandiose comme la Patagonie nous en offre à tous les détours de la route !

Jour 13 : départ en bus pour Puerto Cisnès après avoir réservé 4 places sur la barcaza qui relie Puerto Cisnès à Quellon sur Chiloe (11000 pesos/pers). Nous avons hésité à traverser à partir de Chacabuco mais la longueur de la traversée (plus de 30 heures annoncées) nous a fait hésiter. 12 h suffiront !
Jour 14: Comme le bateau ne part que le lendemain, nous trouvons un taxi (30 000 pesos) qui nous amène au Parc Queulat (et nous attendra sur place la demie journée) pour la balade du « Bosque encatado » jusqu'à une lagune et un glacier. Il fait toujours beau et chaud, les sommets sont dégagés et c'est magnifique. La forêt , couverte de lichens, doit être encore plus ensorcelante par temps humide ! Mais on va pas bouder notre chance d'avoir du beau temps !
Bosque encantado (parc Queulat)Jour 15 : c'est parti pour la traversée ! 12h fantastiques ! Contrairement à ce qu'annonce le Routard (« traversée longuette ») nous serons scotchés sur le pont jusqu'à la nuit ! Les bords des fjords sont grandioses, nous passons devant le « ventisquero colgante » que nous n'avons pas eu le temps d'aller voir de près, nous verrons des dauphins à plusieurs reprises. Comme nous avons pris le trajet « le plus court », nous ne nous arrêterons qu'une fois, à Melinka, joli port de pêche aux maisons colorées.

Ventisquero Colgante vu du bateauNous arriverons à minuit à Quellon. Hôtel à 10mn du débarcadère qui est fréquenté par beaucoup de travailleurs locaux. Du coup, au petit déjeuner, nous aurons l'occasion de discuter avec un professionnel de la plongée sous marine qui nous parlera des dégâts de l’élevage des saumons, pratiqué à grande échelle sur l'île ( et aussi à Coyhaique) Pour ceux que ça intéresse, voir le lien de greenpeace : blog.greenpeace.fr/...nt-a-sacrifie-chiloe
Jour 16 : visite de Quellon et départ pour Castro que nous visiterons l'après midi. Jolie ville très animée, marché artisanal, palafitos étonnants avec leurs pieds dans l'eau.
Palafitos à Castro (Ile de Chiloe)Jour 17 : journée à Cucao, sur le bord de l'océan pacifique. Belles plages au bout d'un sentier d'arrayanes, de tepu, de ciruelillo en fleurs (ou notro)
Jour 18 : départ pour Dalcahue et l'île d'Achao. Dalcahue est un petit port de pêche animé, avec foire artisanale permanente. L'église d'Achao est à la hauteur de sa réputation. L'intérieur tout en bois, habilement restauré, est splendide. Nuit à Ancud.
Jour 19 : premier et seul jour de pluie ! Il fallait au moins ça pour retrouver l'atmosphère de la Chiloe de Coloane !Du coup, nous partons en taxi visiter la côte. La mer est trop grosse pour que les pêcheurs nous amènent voir les pingouins mais ce n'est pas ce qui nous intéressaient le plus. Nous préférons admirer les algues géantes, les vagues et les rochers basaltiques sous la pluie !
Roche basaltique à ChiloeJour 20: Départ en bus pour Lanco, sur le continent, beaucoup plus au nord. Nous avions prévu 2 ou 3 jours vers Puerto Varas, Llanquihue, Cochamo....avant de rejoindre Pucon, mais un chilien ami d'amis nous a invité dans sa maison, accessible uniquement par bateau, nichée au bord du lac de Panguipulli ! Ca ne se refuse pas ! La maison est splendide, tout en bois et vitres, digne des maisons de Neruda, tournée vers le volcan Mocho-Choshuenco. Nous y resterons 48h Jour 22: Bus jusqu'à Pucon. La ville est belle, surplombée par le volcan Villarica fumant et bordée de plages noires, mais très touristique. Nous n'avons jamais vu autant de monde depuis notre départ vers le sud...
Jour 23: randonnée dans le parc Huerquehue pour aller admirer les araucarias. Nous ne serons pas déçus. L'environnement est splendide. Les arbres grandioses, immenses. Le volcan Villarica nous accompagne tout le jour.
Parc Huerquehue (Pucon)
Parc Huerquehue (Pucon)
Araucarias (Parc Huerquehue)Jour 24 : Nous avions envisagé la randonnée du Cani mais la longueur (7H) nous fait un peu peur et nous optons pour une virée dans un village mapuche, Curarehue où il y a, paraît-il, une foire d'artisanat mapuche. Celle-ci sera décevante mais nous aurons l'occasion de manger des pignons d'araucarias, plat traditionnel mapuche ! Le soir même, départ pour une nuit de bus jusqu'à Santiago.
Jour 25/26/27 : week end chez nos amis, visite du cajon de Maipo, et dernière virée à Santiago. Pueblo de los Domenicos pour les derniers achats de Noël. De très jolies choses, un peu chères mais souvent l’œuvre de vrais artistes qui travaillent sur place. Montée en funiculaire sur un cerro de Santiago et visite du quartier Bellavista, très animé en cette fin d'après midi.
Jour 28 : retour en France.
Je l'avais souvent lu dans les carnets de voyage sur la Patagonie, mais je confirme, la Patagonie chilienne est vraiment grandiose et nous laissera à tous un souvenir inoubliable. Nous ne rêvons que d'y retourner, d'aller la prochaine fois beaucoup plus au sud vers Torrès del Paine, le Fitz Roy....
Un seul bémol : nous aurions du faire cet itinéraire à l'envers. Commencer par Chiloe, qui a pâti de la comparaison avec la Patagonie....
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016) English translation pending
Liens directs :
* Great Sand Dunes NP (1ère partie)
* Great Sand Dunes NP (2ème partie)
* Tent Rocks
* White Sands NP (1ère partie)
* White Sands NP (2ème partie)
* El Malpais et Window Rock
* Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle
* Ruines et pictogrammes
* Burnham badlands
* Crow canyon
* Valley of Dreams (1ère partie)
* Valley of Dreams (2ème partie)
* Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands
* Recapture Pocket
* Hovenweep NM et ruines de Tower House
* House on Fire et D… H… ruins
* Capitol Reef NP et Cathedral Valley
* Cathedral Valley (suite)
* Little Wild Horse canyon
* Arches NP
* Arches NP (suite) et Secret Spire
* Delta pool
* Route 128 et Cisco
* Crystal Mill
* Maroon Bells et Denver
Vendredi 10 juin
C'est encore reparti !
Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !
Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !
L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.
C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.
Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.
C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.
Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.

Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Vendredi 10 juin
C'est encore reparti !
Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !
Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !
L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.
C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.
Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.
C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.
Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.

Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Ouest américain de Phoenix à Yellowstone English translation pending
Bonjour
J'avais démarré la semaine dernière une discussion sur un itinéraire ouest américain consistant à faire San Francisco Yellowstone puis retour sur la côte Ouest Pacifique
Nous envisageons maintenant un autre itinéraire dans l'Ouest américain du Sud au Nord plutôt que passant par la côte que nous connaissons déjà partiellement.
Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez, si on loupe des étapes intéressantes, et si la répartition du nombre de jours est bon (nous resterions 24 jours l'Eté prochain)
Je précise que pour ce qui est des parcs, nous avons déjà vu l'année dernière Monument Valley, Arches, Canyonland partie Nord du parc, Bryce, Grand Canyon, Zion et Capitol Reef (sous la pluie).
Arrivée Phoenix J1, J2, J3 2 nuits Gallup J3, J4 1 nuit Santa Fe J4, J5, J6 2 nuits (+ Taos) Mesa Verde J6, J7, J8 2 nuits Valley of Gods J8, J9 1 nuit The Needles (Canyonland) J9, J10, J11 2 nuits Salt Lake City J11, J12, J13 2 nuits Jackson Hole J13, J14, J15 2 nuits Colter Bay Grand Têton J15, J16, J17 2 nuits Yellowstone J17, J18, J19, J20, J21, J22 5 nuits Cody J 22, J23 1 nuit Jackson J23, J24 1 nuit
Merci à tous🙂
Arrivée Phoenix J1, J2, J3 2 nuits Gallup J3, J4 1 nuit Santa Fe J4, J5, J6 2 nuits (+ Taos) Mesa Verde J6, J7, J8 2 nuits Valley of Gods J8, J9 1 nuit The Needles (Canyonland) J9, J10, J11 2 nuits Salt Lake City J11, J12, J13 2 nuits Jackson Hole J13, J14, J15 2 nuits Colter Bay Grand Têton J15, J16, J17 2 nuits Yellowstone J17, J18, J19, J20, J21, J22 5 nuits Cody J 22, J23 1 nuit Jackson J23, J24 1 nuit
Merci à tous🙂
Retour du Barcelo Cayo Santa Maria (mars 2011) English translation pending
Nous sommes de retour d'une magnifique semaine au Barcelo Cayo Santa Maria.
Voici quelques commentaires mais n'hésitez pas à me poser vos questions, ça me fera plaisir de vous aider si je le peux!
- bel hôtel - beau site - belle végétation - magnifique plage (Cayo Santa Maria - les plages sont à couper le souffle) - nourriture excellente mais la variété est moins grande au buffet que tous les autres hôtels visités - mais assez de variété pour la semaine sans problème - crème glacée chaque jour au buffet, au grill et près du grill : quel bonheur pour les enfants et les grands.... - belle grande chambre, propre, moustiquaire dans la porte patio (un plus qui est assez rare à Cuba) - club sportif qui laisse à désirer pour des ados : table de pool petite et croche, table de babyfoot minuscule et toute brisée, panier de basket pour les enfants de 5 ans environ seulement, pas de tir à l'arc ou autres activités de ce genre. - employés sympatiques - belle piscine
Excursions faites : - catamaran (notre tradition) - jeep safari (nous avons adoré)
Location de voiture : - nous avons loué une voiture pour aller à Playa perla blanca et une autre plage près de l'aéroport dont j'oublie en ce moment le nom - voiture neuve
Voilà nous avons eu un très beau séjour et une température magnifique!
Voici quelques commentaires mais n'hésitez pas à me poser vos questions, ça me fera plaisir de vous aider si je le peux!
- bel hôtel - beau site - belle végétation - magnifique plage (Cayo Santa Maria - les plages sont à couper le souffle) - nourriture excellente mais la variété est moins grande au buffet que tous les autres hôtels visités - mais assez de variété pour la semaine sans problème - crème glacée chaque jour au buffet, au grill et près du grill : quel bonheur pour les enfants et les grands.... - belle grande chambre, propre, moustiquaire dans la porte patio (un plus qui est assez rare à Cuba) - club sportif qui laisse à désirer pour des ados : table de pool petite et croche, table de babyfoot minuscule et toute brisée, panier de basket pour les enfants de 5 ans environ seulement, pas de tir à l'arc ou autres activités de ce genre. - employés sympatiques - belle piscine
Excursions faites : - catamaran (notre tradition) - jeep safari (nous avons adoré)
Location de voiture : - nous avons loué une voiture pour aller à Playa perla blanca et une autre plage près de l'aéroport dont j'oublie en ce moment le nom - voiture neuve
Voilà nous avons eu un très beau séjour et une température magnifique!
Problème aux douanes à Cuba... English translation pending
J'aimerais avoir votre avis ...
Lors de mon dernier voyage à Cuba, en juillet 2009, je suis aller en casa particular avec mon copain, nous avons passés deux semaines dans cette casa. Lors de mon retour, après être passé au rayon X, le douanier ou agent de ministère de l'intérieur, m'a demandé d'attendre un peu ... j'ai attendu ... il voulait me faire passer une petite interview. Il m'a posé diverses questions, à savoir si j'étais aller en dehors du resort et pourquoi, si j'étais mariée, il a noté mon nom et mon numéro de passeport, il a même demandé à voir mon billet d'avion, en fait il aurait bien voulu voir tout les papiers que j'avais entre mes mains dans ma pochette de mon agence de voyage ( dont une lettre de mon copain me donnant l'adresse de la casa, mais j'ai réussi à ne pas lui montrer ce papier !!), et FINALEMENT il me demande où je logeais durant mon séjour .... 🤪 J'ai complètement figée rendu là ... je sais que c'est légal d'aller en casa ... mais je sais pas pourquoi, j'ai figée TOTALEMENT, je lui ai donc dit que j'étais au NH Crystal ... ce qui est faux, mais il m'a dit ok merci et au revoir.
J'aimerais savoir l'impact que pourrais avoir ce mensonge sur mon prochain voyage là bas ??? Je peux facilement expliquer mon mensonge si jamais il m'en reparle. A-t-il vraiment noté toutes les réponses aux questions qu'il m'a posé pour en vérifier la validité ?? Je n'ai pas donné le nom de mon copain, de toute façon je lui ai dit que je n'étais pas marié, ce qui n'est pas un mensonge en fait !!!
Je me passerais bien des commentaires sur les relations canadienne-cubain ... là n'est pas ma question ... je vais vraiment seulement avoir votre avis sur ce qui c'est passé au douane !!
Merci à l'avance pour ceux qui voudront bien me répondre !!
Lors de mon dernier voyage à Cuba, en juillet 2009, je suis aller en casa particular avec mon copain, nous avons passés deux semaines dans cette casa. Lors de mon retour, après être passé au rayon X, le douanier ou agent de ministère de l'intérieur, m'a demandé d'attendre un peu ... j'ai attendu ... il voulait me faire passer une petite interview. Il m'a posé diverses questions, à savoir si j'étais aller en dehors du resort et pourquoi, si j'étais mariée, il a noté mon nom et mon numéro de passeport, il a même demandé à voir mon billet d'avion, en fait il aurait bien voulu voir tout les papiers que j'avais entre mes mains dans ma pochette de mon agence de voyage ( dont une lettre de mon copain me donnant l'adresse de la casa, mais j'ai réussi à ne pas lui montrer ce papier !!), et FINALEMENT il me demande où je logeais durant mon séjour .... 🤪 J'ai complètement figée rendu là ... je sais que c'est légal d'aller en casa ... mais je sais pas pourquoi, j'ai figée TOTALEMENT, je lui ai donc dit que j'étais au NH Crystal ... ce qui est faux, mais il m'a dit ok merci et au revoir.
J'aimerais savoir l'impact que pourrais avoir ce mensonge sur mon prochain voyage là bas ??? Je peux facilement expliquer mon mensonge si jamais il m'en reparle. A-t-il vraiment noté toutes les réponses aux questions qu'il m'a posé pour en vérifier la validité ?? Je n'ai pas donné le nom de mon copain, de toute façon je lui ai dit que je n'étais pas marié, ce qui n'est pas un mensonge en fait !!!
Je me passerais bien des commentaires sur les relations canadienne-cubain ... là n'est pas ma question ... je vais vraiment seulement avoir votre avis sur ce qui c'est passé au douane !!
Merci à l'avance pour ceux qui voudront bien me répondre !!
République Dominicaine: pays dangereux! English translation pending
Bonjour
Trop c'est TROP..A en croire TOUS les representants des TO des Hotels '' All inclusive''..La Republique Dominicaine est un pays DANGEREUX..
Les discours a l'interieur des Hotels sont toujours les memes quelque soit le TO..
SURTOUT ne SORTEZ pas de l'HOTEL..c'est dangereux..
Mais bon DIEU pourquoi vendez vous une destination ou tout le monde se fait aggresser..voler..violer..tuer des la sortie de l'Hotel..????.A vous entendre Chers Representants ..la RD serait cela..
Et tout y passe ..Marchands de cigars escrocs..ce serait des feuilles de banane..Excursions Pirates ..les agences exterieurs sont Illegales ..Les vendeurs de Tableaux sont des voleurs..les bons restos il n'y en a pas ..SAUF..celui que l'on vous indiquera..
NO por FAVOR..arretez de denigrer la RD et ses habitants et tous ceux qui travaillent pour le plaisir des Touristes..
Arretez de VENDRE vos produits en diffamant ceux qui vous derangent.. A VOUS TOUS qui viendrez en REPUBLIQUE DOMINICAINE ..un seul conseil..si vous entendez des discours de ce genre de la part de votre representant..rapportez le aupres des commercants a l'exterieur des Hotels..
Un comite est en place pour faire cesser ces discours mensonges et degradant pour la RD et les DOMINICAINS.. envers le Ministere du Tourisme qui en souffre aussi..
AMITIES
Séjour aux îles Canaries English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je viens de m'inscrire sur le forum.
Je voulais savoir si l'un d'entre vous à déjà voyager aux iles Canaries. Je souhaiterais y partir.
Avez vous des infos à me donner ( avec quel to partir? hôtel à me conseiller?)
Merçi d'avance pour vos réponses!
A bientôt
Casa ou appartement privé à Santa Lucia (Cuba) English translation pending
Coucou!
Quelqu'un sait s'il y a Casa ou appartement privé de disponible à Santa Lucia?
C'est certain que mon prochain voyage ce fera encore dans un hotel tout inclus mais je me posais la question quand même parceque éventuellemetn je trouverais super intéressant de tenter ces expérience :)
Alors tout trucs, conseil, ou contact est largement bienvenue :)
Merci à l'avance!
Quelqu'un sait s'il y a Casa ou appartement privé de disponible à Santa Lucia?
C'est certain que mon prochain voyage ce fera encore dans un hotel tout inclus mais je me posais la question quand même parceque éventuellemetn je trouverais super intéressant de tenter ces expérience :)
Alors tout trucs, conseil, ou contact est largement bienvenue :)
Merci à l'avance!
Avis sur l'Hôtel Bahia Principe Punta Cana English translation pending
Bonjour
Les personnes qui sont déjà allés dans cet hôtel peuvent elles me donner leurs avis sur celui-ci ?
Nourriture, chambre, propreté, accueil, la plage est elle bien ? + d'autres infos pour nous aider nous y allons fin mars
merci pour les réponses
Les personnes qui sont déjà allés dans cet hôtel peuvent elles me donner leurs avis sur celui-ci ?
Nourriture, chambre, propreté, accueil, la plage est elle bien ? + d'autres infos pour nous aider nous y allons fin mars
merci pour les réponses
Découverte de la République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir en RD fin novembre, début décembre. En cherchant un peu, les formules tout inclus semblent alléchantes mais rester à l'hotel pour le farniente ce n'est pas trop notre truc..Auriez-vous des infos sur les endroits sympas à visiter, les endroits où hôtels à éviter, si sur place il est facile d'organiser des excursions soi-même ou avec des agences locales (sans se ruiner..)..enfin toutes les infos nous serons utiles! De même, les déguats occasionnés par les cyclones sont-ils conséquents?
Merci d'avance
Nous souhaitons partir en RD fin novembre, début décembre. En cherchant un peu, les formules tout inclus semblent alléchantes mais rester à l'hotel pour le farniente ce n'est pas trop notre truc..Auriez-vous des infos sur les endroits sympas à visiter, les endroits où hôtels à éviter, si sur place il est facile d'organiser des excursions soi-même ou avec des agences locales (sans se ruiner..)..enfin toutes les infos nous serons utiles! De même, les déguats occasionnés par les cyclones sont-ils conséquents?
Merci d'avance
Premier forfait tout-inclus dans le Sud English translation pending
Bonjour à tous (et surtout aux vétérans ;-)
Je me prépare à faire mon premier voyage en formule tout inclus vers une destination soleil. Les quelques personnes à qui j'ai parlé mon vivement conseillé la République Dominicaine plutôt que le Mexique ou Cuba. On m'a déconseillé Cuba à cause de la qualité de la nourriture (ce qui est important pour moi) et le Mexique à cause du temps de vol (de Montréal) et de la qualité en général.
Sauf que je perds mon latin devant trop de choix pour la République. Je ne connais ni les destinations régionales, ni les hôtels. J'ai bien lu plusieurs "posts" sur ce site, mais tout me semble encore confus... Alors je me propose de poser mes questions de débutant.
Je souhaite partir pour une semaine en amoureux avec ma copine. Nous sommes jeunes, mais ne cherchons pas à faire la fête, plutôt à prendre du temps de qualité ensemble. Naturellement, on aimerait que la plage soit belle (et grande), que la bouffe soit bonne, et que l'hôtel soit de bonne qualité et près de la plage. On ne cherche pas à faire du tourisme, mais plutôt à paresser sur la plage. Nous ne cherchons pas non plus des activités à tout prix : nous ne comptons pas explorer, faire de la plongée, et même l'absence de bateaux à moteurs serait un plus. Enfin, un cadre pas "trop" familial serait peut-être mieux pour nous... Bref, nous cherchons du confort!
Voici donc quelques questions que je me pose :
Est-ce une bonne idée que d'attendre les spéciaux de dernière minute ou vaut-il mieux choisir un hôtel spécifiquement, quitte à payer plus cher?
Est-ce possible de trouver quelque chose de bien pour la mi-mars (semaine du 13 au 20) à environ 1200$ par personne
Quelle région propose le meilleur rapport qualité-prix (Puerto Plata, Punta-Cana, Samosa, une autre?)
Quelle agence ou grossiste offre le meilleur service?
Y-a-t'il des hôtels à éviter absolument?
Et finalement, est-ce que la République est le meilleur choix ou nous devrions regarder ailleurs.
Désolé pour mes questions peut-être un peu naïves, mais j'attends vos conseils avec impatience! Merci
Je me prépare à faire mon premier voyage en formule tout inclus vers une destination soleil. Les quelques personnes à qui j'ai parlé mon vivement conseillé la République Dominicaine plutôt que le Mexique ou Cuba. On m'a déconseillé Cuba à cause de la qualité de la nourriture (ce qui est important pour moi) et le Mexique à cause du temps de vol (de Montréal) et de la qualité en général.
Sauf que je perds mon latin devant trop de choix pour la République. Je ne connais ni les destinations régionales, ni les hôtels. J'ai bien lu plusieurs "posts" sur ce site, mais tout me semble encore confus... Alors je me propose de poser mes questions de débutant.
Je souhaite partir pour une semaine en amoureux avec ma copine. Nous sommes jeunes, mais ne cherchons pas à faire la fête, plutôt à prendre du temps de qualité ensemble. Naturellement, on aimerait que la plage soit belle (et grande), que la bouffe soit bonne, et que l'hôtel soit de bonne qualité et près de la plage. On ne cherche pas à faire du tourisme, mais plutôt à paresser sur la plage. Nous ne cherchons pas non plus des activités à tout prix : nous ne comptons pas explorer, faire de la plongée, et même l'absence de bateaux à moteurs serait un plus. Enfin, un cadre pas "trop" familial serait peut-être mieux pour nous... Bref, nous cherchons du confort!
Voici donc quelques questions que je me pose :
Est-ce une bonne idée que d'attendre les spéciaux de dernière minute ou vaut-il mieux choisir un hôtel spécifiquement, quitte à payer plus cher?
Est-ce possible de trouver quelque chose de bien pour la mi-mars (semaine du 13 au 20) à environ 1200$ par personne
Quelle région propose le meilleur rapport qualité-prix (Puerto Plata, Punta-Cana, Samosa, une autre?)
Quelle agence ou grossiste offre le meilleur service?
Y-a-t'il des hôtels à éviter absolument?
Et finalement, est-ce que la République est le meilleur choix ou nous devrions regarder ailleurs.
Désolé pour mes questions peut-être un peu naïves, mais j'attends vos conseils avec impatience! Merci
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Périple de Denver à Denver 2013 English translation pending








Bonjours,Composition de ma famille, mon épouse Liliane habituée aux vacances dans l'Ouest US depuis 2002 lors de notre premier séjour ensemble, notre fils Deshawn né en 2005 qui voyage avec nous depuis 2006 et moi Daniel.
Départ le 4 juin de Marseille, via Londres, Londres-denver avec british airways. Arrivés à 18h30 à Denver, récupération des bagages et direction la navette jusqu'à l'agence Dollar. Notre choix se porte sur une jeep liberty, choisi parmi plusieurs modèles équivalents, 4 roues motrices et pneus en bon états.
Départ sous une pluie fine vers Utah et plus précisément Globin Valley, nous roulerons toute la nuit mis à part un arrêt dans un Walmart pour l'achat de vivres pour les premiers jours (beaucoup de gallons d'eau).
Arrivés à 6 h 00 pour un petit dèj bien mérité sur les tables de pic nique avec vue sur le parc.
Première petite rando, nous partons vers la gauche du parking pour s'enfoncer un peu à l'extrémité du parc puis ballade à l'intérieur à essayer de trouver des formes animales ou autres de tous ces lutins sous un beau soleil.
Ensuit direction Little Wild horse canyon pour un A/R de 3 h expérience très ludique avec plusieurs passages étroits et une roche en gruyère. Rencontre avec un groupe composé de beaucoup d'enfants et quelques accompagnateurs.
Nous voici sur la route de Capitol Reef NP et son visiteur center pour se renseigner sur la possibilité de traverser la river Ford. Tout est ok, rafraichissement au bord de la rivière, mais le taons nous font fuir.
Passage sans problème de la rivière et du sable juste après. Arrêt aux différents points de vues, et nuit au camping de Cathrédral Valley, installation de la tente, et vue depuis le camping sur les monolithes de la vallée au Sunset. Au repas du soir, salade de tomates, Tbone au barbecue et fruits. Nous sommes seul jusqu'à l'arrivé de deux 4/4 à la tombée de la nuit. Fin d'une journée très très bien remplie en total immersion avec la nature, beau rêve...........
Plus belle plage: Iberostar Ensenachos versus Melia Buenavista Santa Maria? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir parmi ceux qui sont allés aux deux endroits, lequel possède la plus belle plage. Pour être allée au Iberostar, la plage ensenachos est quelque chose à voir ! Comme c'est long avant d'avoir de l'eau au niveau de la taille, c'est transparent à perte de vue!
Merci à l'avance !
J'aimerais savoir parmi ceux qui sont allés aux deux endroits, lequel possède la plus belle plage. Pour être allée au Iberostar, la plage ensenachos est quelque chose à voir ! Comme c'est long avant d'avoir de l'eau au niveau de la taille, c'est transparent à perte de vue!
Merci à l'avance !
Bus direct entre Puebla et Taxco? English translation pending
bonjour, je pars au Mexique en décembre.Quelqu'un pourrait il me dire si il existe un bus direct entre Puebla et Taxco ce qui m'éviterai de repasser par Mexico.Merci pour vos réponses
Que faire à Puebla et dans les alentours? English translation pending
Bonjour,
Que faire à Puebla et dans les alentours ?
Nous avons l'intention de rester plusieurs jours dans cette ville et notre guide papier n'est guère disert.
Biensûr il y a les ultras classiques. Mais peut-être des choses intéressantes qui ne sont pas le guide????
On a l'intention de louer une voiture pour circuler alentours, des conseils? des suggestions?
Merci pour vos contributions
Mariedeloti
Mariedeloti
Etudier à Puebla English translation pending
Bonjour,
Je m'apprête à étudier pendant un an à Puebla, à la BUAP en Anthropologie. Y a t'il des personnes vivant déjà sur Puebla et si possible étudiant à la BUAP. J'aimerais avoir quelques informations sur cette ville et si possible échanger avec des étudiants de puebla ou simplement des habitants pour pouvoir préparer mon voyage au mieux.
Merci par avance pour vos réponses.
Je m'apprête à étudier pendant un an à Puebla, à la BUAP en Anthropologie. Y a t'il des personnes vivant déjà sur Puebla et si possible étudiant à la BUAP. J'aimerais avoir quelques informations sur cette ville et si possible échanger avec des étudiants de puebla ou simplement des habitants pour pouvoir préparer mon voyage au mieux.
Merci par avance pour vos réponses.
Etudier à Puebla au Mexique English translation pending
voilà c'est parti, je viens d'être acceptée pour étudier à La Benemerita Universidad Autonoma de Puebla pendant un an...
Un petit message pour recueillir vos expériences sur la ville, le pays, la culture...enfin tout se qui vous passe par la tête et qui pourrait aiguiser plus encore mon envie de partir...
Je m'interroge aussi sur le logement...normal!est-il cher? faut-il habiter en centre ville?
Beaucoup d'autres questions...mais je crois qu'il ne faut pas être impatiente et que je pourrai découvrir tout ça par moi même...
Je vous solicite donc pour que vous me racontiez votre propre expérience du Mexique et de Puebla...
Merci d'avance et bonne route!
Alicia
Trouver du travail sur Puebla ou Cancun pour un cuisinier français? English translation pending
Bonjour, j' aurai aimé savoir plusieurs choses sur le Mexique, car j' ai rencontré une amie avec qui j' ai eu une très belle histoire, et avec qui j' aimerai vivre!
Cependant la réalité n' es pas si facile! J e me suis un peu renseigné mais j' aurai aimé avoir l' avis d' expatrié et de cuisinier français qui ont travaillés au Mexique!
Je voulais savoir, si pour un cuisinier français, il est possible de trouver du travail sur Cancun ou Puebla ou habite mon amie. Si sur Cancun ou playa del carmen, les hôteliers propose des emploies saisonniers , nourri, logé! Ou s' il y a de beau établissement sur Puebla, sachant que j' ai que les bases en anglais, et les rudiments en espagnol! Est ce utopique de vouloir la rejoindre au Mexique.
Ma deuxième question est comment se déroule la vie au mexique, et est ce dangereux de vivre du coté de Puebla et cancun, en ce moment!
Je remercie , se qui répondront a mon message, et surtout j' aimerai avoir l' avis de personne vivant ou ayant vécu sur place!
Choix entre Taxo, Puebla, Cuernavaca? English translation pending
bonjour,
je pars pour un tour mexique-guat pendant 5 semaines et, bien sûr, je suis extrêmement frustrée de devoir faire des choix 😕 . ce qui m'ennuie notamment c'est de ne voir des alentours de mexico que teotihuacan. aussi je me demande si une journée de plus ne serait pas la bienvenue pour voir un peu de ce mexique colonial et j'hésite entre taxco, puebla, pourquoi pas cuernavaca ou ne pas "perdre" une journée et partir une journée plus tôt vers oaxaca comme prévu. j'aurais aimé allé à patzcuaro ou el tajin mais c'est vraiment trop loin de mon itinéraire.
merci beaucoup de me donner vos impressions sur ces villes et de me dire si l'une d'elle vous paraît immanquable.
bon séjour à tous
je pars pour un tour mexique-guat pendant 5 semaines et, bien sûr, je suis extrêmement frustrée de devoir faire des choix 😕 . ce qui m'ennuie notamment c'est de ne voir des alentours de mexico que teotihuacan. aussi je me demande si une journée de plus ne serait pas la bienvenue pour voir un peu de ce mexique colonial et j'hésite entre taxco, puebla, pourquoi pas cuernavaca ou ne pas "perdre" une journée et partir une journée plus tôt vers oaxaca comme prévu. j'aurais aimé allé à patzcuaro ou el tajin mais c'est vraiment trop loin de mon itinéraire.
merci beaucoup de me donner vos impressions sur ces villes et de me dire si l'une d'elle vous paraît immanquable.
bon séjour à tous
Visites et rencontres à Guadalajara 18 au 23 juillet English translation pending
Bonjour
Dans le cadre d'un second road trip au Mexique cette année, je serai à Guadalajara du 18 au 23 Juillet 2015 avant de bouger vers Guanajato.
Je suis à l’écoute de vos conseils de visite sur place et ouvert à des rencontres avec des francophones.
Je serai à l’hôtel Posada San Pablo.
Merci d'avance.
Christian
Vivre et travailler à Zipolite au Mexique English translation pending
Bonjour. J'aimerai aller vivre à la Playa de Zipolite, et j'aurai besoin de conseils pour trouver un logement et un travail. Je parle assez bien l'espagnol et je peux facilement m'adapter pour un nouveau travail.
Merci de m'aider si vous avez des contacts à me donner sur place ou des conseils.
Taxco ou Puebla? English translation pending
bonjour tout le monde
Avec mon amie, on arrive à mexico le 20 juillet. On prévoit de passer 3 jours sur Mexico. Ensuite, on hésite entre Puebla et Taxco. Pouvez nous aider à affiner notre choix pour ce début de voyage. Après, nous voyageons pendant un mois dans le chiapas, au guatemala et dans le Yuacatan.
Merci pour vos réponses
École d'espagnol au Mexique English translation pending
Bonjour,
Je sais qu'il existe de nombreuses écoles de langue au Mexique, notamment à Playa del Carmen, à Oaxaca, à Puebla et à Guanajuato. Quelqu'un a-t-il eu recours récemment à l'une d'elles? Je souhaite m'inscrire pour trois ou quatre semaines et loger chez l'habitant. Si quelqu'un a une expérience à partager, bonne ou mauvaise, je suis preneuse, histoire de faciliter mon choix.
Merci!
Mésange
Merci!
Mésange
17 ans et l'Amérique Latine en solo: quels pays sont les plus intéressants à découvrir? English translation pending
Bonjour!
J'ai 17 ans et je prévoie de passer cette année à voyager avant de m'inscrire à l'unif. Je sais déjà que ma première destination sera le Canada, où j'ai de la famille et donc la possibilité d'être logée et de travailler. Je compte partir vers fin-septembre ou début octobre et y passer les fêtes de fin d'année avant de partir à la découverte de l'Amérique latine (mon rêve!) mais je me pose pas mal de questions!
Je n'ai pas encore choisi mes destinations... J'aimerai visiter le Costa-Rica, le Chili, l'Equateur, l'Argentine, ... J'ai déjà un ami qui m'a proposé d'aller loger dans sa famille au Mexique (à Puebla) et de la famille au Pérou.
Bref, j'ai besoin de conseils pour savoir quels pays sont les plus interessants à découvrir étant donnée que je suis limitée dans le temps, et en argent, et les moins dangereux pour une fille (je serai majeure en octobre) voyageant seule... Je ne parle pas Espagnol mais je compte l'apprendre 'sur le terrain'. Je recherche aussi des contacts pour travailler bénévolement dans des orphelinats ou centres pour enfants car cela me tient vmt à coeur, voire des organisations sérieuses qui me permettraient, en plus de ça, d'être logée, sachant que je ne dispose pas de moyens exceptionels... Ayant une phobie des araignées, j'aimerai savoir dans quels pays j'ai le moins de chance d'en rencontrer et aussi savoir si elles se limitent en gros à la jungle ou si il y en a ds les villes, etc.
Voilà je pense que c'est tout pour le moment ;p
merci bcp :)
kiiara
J'ai 17 ans et je prévoie de passer cette année à voyager avant de m'inscrire à l'unif. Je sais déjà que ma première destination sera le Canada, où j'ai de la famille et donc la possibilité d'être logée et de travailler. Je compte partir vers fin-septembre ou début octobre et y passer les fêtes de fin d'année avant de partir à la découverte de l'Amérique latine (mon rêve!) mais je me pose pas mal de questions!
Je n'ai pas encore choisi mes destinations... J'aimerai visiter le Costa-Rica, le Chili, l'Equateur, l'Argentine, ... J'ai déjà un ami qui m'a proposé d'aller loger dans sa famille au Mexique (à Puebla) et de la famille au Pérou.
Bref, j'ai besoin de conseils pour savoir quels pays sont les plus interessants à découvrir étant donnée que je suis limitée dans le temps, et en argent, et les moins dangereux pour une fille (je serai majeure en octobre) voyageant seule... Je ne parle pas Espagnol mais je compte l'apprendre 'sur le terrain'. Je recherche aussi des contacts pour travailler bénévolement dans des orphelinats ou centres pour enfants car cela me tient vmt à coeur, voire des organisations sérieuses qui me permettraient, en plus de ça, d'être logée, sachant que je ne dispose pas de moyens exceptionels... Ayant une phobie des araignées, j'aimerai savoir dans quels pays j'ai le moins de chance d'en rencontrer et aussi savoir si elles se limitent en gros à la jungle ou si il y en a ds les villes, etc.
Voilà je pense que c'est tout pour le moment ;p
merci bcp :)
kiiara
Vêtements pour le Mexique et Guatemala English translation pending
Bonjour à tous!nous partons en mars prochain au Mexique et Guatemala, pendant six semaines et nous désirons savoir quel type de vetement il faut emporter avec nous, en sachant que nous avons prévu ce trajet, plus ou moins:
Mexico-Puebla-oaxaca-san cristobal de la casas-Lac atitlan(Guatemala)-chichicastenango(Guat.)-Coban(Guat.)-Flores-Tikal-Palenque-campeche-merida-uxmal+chichen itza-cancun
Merci de votre aide....!!!!!!
Mexico-Puebla-oaxaca-san cristobal de la casas-Lac atitlan(Guatemala)-chichicastenango(Guat.)-Coban(Guat.)-Flores-Tikal-Palenque-campeche-merida-uxmal+chichen itza-cancun
Merci de votre aide....!!!!!!