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Eléphants de Ganeshapark – Kanchanaburi – Remerciements! English translation pending
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, encouragés, conseillés ou aidés, et tout particulièrement à Rintintin (Alias Alban le marseillais qui habite à Surin : http://www.east-asian-road.com/pub/fraccu0.php ) et qui nous a permis de retrouver des éléphants !
Le Puyaï Baan de notre village (l’équivalent du maire) est en train de préparer les papiers nécessaires au transfert des éléphants ce qui devrait prendre deux à trois jours maximum (ah, l’administration !) et les nouveaux éléphants arrivent ensuite !
Un dernier mot à l’intention de tous ceux qui se sont efforcés de nous mettre les bâtons dans les roues et de faire en sorte que nous ne puissions pas réussir : vous nous avez fait perdre beaucoup de temps et beaucoup d’argent, vous nous avez conduits à la limite du désespoir (un de mes enfants a tenté de se suicider) vous avez gâché une partie des vacances de plusieurs familles qui souhaitaient nous voir avec nos éléphants, et tout cela pour rien !
Enfin, aujourd’hui tout va bien, vive la vie !
PS J’espère que le webmaster ne m’en voudra pas d’avoir poster ce même message sur plusieurs forums….
PS J’espère que le webmaster ne m’en voudra pas d’avoir poster ce même message sur plusieurs forums….
Suite et fin de notre périple en Inde (partie 3) English translation pending
06/08/08 : sur la route d’AGRA, nous faisons une petite halte dans le Keoladeo Bird Sanctuary, réserve naturelle où deux gentils « cyclo pousse » nous baladent en nous détaillant les animaux et oiseaux qu’ils reconnaissent à leurs chants et repèrent tout aussi vite dans les taillis. On y voit des gazelles sauvages presque aussi grosses que des vaches, des singes, des hérons, des martins pécheurs, des cormorans, le clou du parcours étant une dizaine d’arbres rempli de cigognes qui font un bruit délirant. Cette visite n’est à faire que si l’on a du temps.
Puis arrêt à Fatehpur Sikri, capitale éphémère, abandonnée faute d’eau, et très bien conservée car classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le guide nous détaille les palais des trois femmes, de confession chrétienne, musulmane et hindoue du Maharaja. Ce dernier émigrera vers le fort rouge d’Agra. A coté de la cité, une mosquée qui aurait été agréable à visiter s’il n’y avait pas autant de petits vendeurs qui profitent de la gratuité du lieu pour y faire leur commerce sans égard pour les tombes et les lieux de prière.
On entre dans Agra par un faubourg surpeuplé. Une déviation nous fait découvrir la misère la plus noire. Des cochons disputent aux enfants des tas d’ordure. Et puis on entre dans la ceinture qui cerne le Taj Mahal et là, comme par enchantement, on trouve un quartier propre. Nous serons logés au Taj View, bel hôtel de type international avec un très bon service. Notre regret est de ne pas avoir une vue sur le Taj comme promis par notre TO. En échange il nous offre le repas du soir !
07/08/08 : Notre guide nous conduit au Taj Mahal sur le coup de 8 h. Nous avons peur d’être déçus suite à certains commentaires. C’est tout simplement sublime ! Tout est beau, les bâtiments environnants, les jardins, les jets d’eau et le Taj. On reste ébahi devant tant de beauté. On regrette de ne pas y passer plus de temps. Nous voilà reparti vers le fort rouge qui mérite la visite. Certains détails font penser à nos châteaux forts. D’ici on a un autre point de vue sur le Taj Mahal. Une journée entière est à consacrer à cette ville. Pour notre part nous devons repartir en début d’après midi en direction de Gwalior sur la route d’Orccha. Pour la première fois, sur notre chemin, on voit des rizières !
Le fort de Gwalior est un peu hors des circuits classiques ce que peut justifier son état de délabrement mais il a du être très beau du temps de sa splendeur. Sur la route qui y mène, on trouve des statues sculptées dans les flans de la colline (dans le style des bouddhas que les Talibans avaient détruits en Afghanistan ; ils sont cependant de moindre ampleur). Ce détour entraine un retard qui nous obligera à rouler de nuit durant 2 à 3 heures pour rejoindre Orchha. C’est à éviter car de nuit la circulation est plus que risquée ; il faut toute l’habilité de notre chauffeur pour ne pas avoir d’accident (pas de visibilité, piétons, vaches, voitures sans éclairage, ornières). D’ailleurs le chauffeur sera très fatigué à l’arrivée et on ne peut que le comprendre !
Et là, la déception de ce séjour. Je vous joins ci-dessous l’avis que j’ai transmis à Tripadvisor :
« Arrivée tardive (21h) à l’hôtel Amar Mahal le plus coté de la ville. Personne ne se précipite pour venir aider à décharger. Accueil même pas poli du réceptionniste que l'on doit visiblement importuner. En ouvrant la chambre qui nous est attribuée on se retrouve face à un petit serpent qui se réfugie dans le climatiseur et que personne ne peut chasser !! On nous concède du bout des lèvres de changer de chambre et on se retrouve au fin fond de l'hôtel dans une chambre propre mais qui n'a pas servi depuis longtemps et qui sent le renfermé. La porte d'à coté grande ouverte donne sur un couloir qui visiblement sert de décharge. Pas une excuse de la réception suite à ces incidents. Le reste du personnel est correct sans plus. Repas et petit déjeuner moyen. La piscine vide à notre arrivée et en cours de remplissage le matin d'une eau boueuse.
Quand à notre départ, après avoir réglé la note, le réceptionniste (un autre) ne daigne même pas lever les yeux, dire bonjour ni merci !! Pourtant cet hôtel est le plus luxueux de la ville, le cadre serait agréable, le jardin est beau, les chambres sont plus que correctes. Je pensais être mal tombé mais en lisant les autres critiques je m'aperçois que je ne suis pas le seul à me plaindre de l'accueil et de l'impolitesse des réceptionnistes. »
Vous l’aurez compris nous sommes plus que dégoutés. Aussi on ne s’attarde pas dans Orccha qui aurait peut-être mérité une visite.
08/08/08 : Notre chemin nous conduit vers Khajuraho. Un guide d’origine népalaise (quand on lui demande comment et pourquoi il est venu là, il nous explique que c’est le destin et que tout est écrit là haut) et au fort débit vocal nous fait visiter les temples. Il a une très grande culture mais son intonation le rend difficile à comprendre. Les temples de l’ouest (6 à 7), couverts d’une dentelle de statues, sont vraiment très beaux. De plus ils sont situés dans un parc très bien entretenu (classement UNESCO oblige). Ceux de l’est sont plus modestes et bien moins conservés. Nous déjeunons dans un restaurant italien, pâtes et pizzas nous font du bien. Nous descendons au Holiday Inn (ici Ramada Inn) également de style international avec une piscine où il fait bon faire trempette. Bon accueil et personnel attentif.
09/08/08 : vers midi nous allons prendre le vol Khajuraho-Vanarasi (sur JetAirways, bonne compagnie low cost, qui fait également des vols intercontinentaux et qui possèdent des appareils neufs et très bien entretenus). On se sépare de notre chauffeur avec regret. Il doit rentrer à Jaipur (douze heures de route !). On constate le luxe de précaution que les autorités prennent pour tous les vols ; les américains sont largement battus. Tout est contrôlé et plutôt deux fois qu’une (les bagages sont cerclés) ! Ce n’est pas du zèle dans cet aéroport comme nous le constaterons sur les autres aéroports. Le vol dure ½ h durant laquelle on nous distribue un petit en-cas. Nous serons logés au Radisson très bon et bel hôtel avec un personnel au top et où curieusement les repas sont abordables par rapport aux autres établissements de même niveau. En fin de soirée, notre guide nous amène dans le vieux quartier le Chowk où les voitures ne peuvent circuler. Nous nous rendons à un ghât pour faire une promenade sur le Gange. Les eaux sont boueuses mais les gens n’hésitent pas à se baigner, se laver les dents, tandis que sur le fleuve on distingue des cadavres de vaches portés par le courant. Le spectacle est partout. Sur la rive les bûchers sont allumés. On distingue les corps qui brulent ; c’est saisissant ! Une multitude de barques vient s’agglutiner à proximité du Dasashwamedh ghât pour assister à un office religieux suivi par de nombreux fidèles et autant de touristes. Dans la nuit nous rejoignons le ghât où nous avons embarqué. Nos rameurs ont du mal à remonter le courant très fort en cette saison. 10/08/08 : à l’aube nous retournons sur le fleuve. Partout les croyants font leurs ablutions ; c’est étonnant. Hommes et femmes, jeunes et vieux, tous avec la même ferveur. Les buchers continuent de bruler. Puis nous nous rendons dans différents temples. La visite la plus intéressante nous conduit sur le site de Sanarth, lieu saint du bouddhisme car c’est ici que Bouddha aurait fait son premier sermon. Un guide âgé et très cultivé nous explique les différents monuments ou points d’intérêt (l’arbre sacré, le Dhamek stupa, ..). Enfin nous rentrons à notre hôtel non sans avoir visité les ateliers de fabrication de soie et la boutique associée.
11/08/08 : dernière journée en Inde. Nous paressons à la piscine. Notre vol est prévu pour 16 h avec présentation à 14 h. et là grosse surprise notre vol affiche 2 h de retard qui finiront par atteindre 4 h. Il n’y arien à faire dans le minuscule terminal si ce n’est prendre notre mal en patience et espérer arriver à temps ! Nous sommes inquiets car notre vol retour est prévu à 01 h du matin avec enregistrement à 10 h 30. Un chauffeur devait nous attendre à l’aéroport afin de nous amener dans un hôtel nous doucher et nous changer. Finalement, notre avion (Compagnie Spice Jet, bonne compagnie low cost possédant des appareils bien entretenus) part vers 20 h 30. Une heure vingt après avoir survolé l’immense cité, nous atterrissons à Dehli au terminal domestique. L’hôtesse nous affirme que le terminal international est à proximité. Heureusement que la livraison des bagages est rapide et que le chauffeur (un fou du volant) nous a attendu, car nous parcourrons une dizaine de kms pour y parvenir. Pas le temps d’aller manger en ville. Il faudra se changer dans les toilettes. Mais à peine le chauffeur nous a-t-il déposé que les panneaux lumineux nous apprennent que le vol Finnair a plus de 3 h de retard !! Décidemment c’est le jour. On aurait eu le temps de faire ce qui était prévu et on se serait fait moins de soucis. Nous enregistrons après les multiples contrôles d’usage. Quand nous présentons notre carte provisoire « One world » établie à l’aller, la préposée déchire les billets qu’elle avait établis et nous surclasse en classe affaire !! Nous n’en revenons pas. En attendant nous devons patienter jusqu’à 4 h 20. En tout nous aurons passé 14 h dans un aéroport pour une heure de vol. A l’embarquement nous mesurons notre chance. Un large fauteuil inclinable à 180 ° nous attend, l’espace et le confort ne manquent pas. Les 14 passagers de notre compartiment sont surclassés. Nous aurons un vol presque reposant. Au lieu de patienter 3 h comme prévu à Helsinki, nous n’aurons que très peu de temps pour prendre notre correspondance. Nous arriverons à l’heure prévue à CDG.
Le bilan : Très bonnes conditions de voyage et organisation parfaite de notre TO que je recommande et dont je tiens à disposition l’adresse pour ce qui la solliciteront. Par contre l’Inde ne nous a pas spécialement emballés (contrairement à tous les autres pays du Sud-est asiatique que nous avons déjà visité : Thaïlande, Cambodge, Sri Lanka, Bali, etc..). Si des sites nous ont ravis, la misère, la saleté et notre culture nous ont empêchés de saisir l’esprit Indien.
08/08/08 : Notre chemin nous conduit vers Khajuraho. Un guide d’origine népalaise (quand on lui demande comment et pourquoi il est venu là, il nous explique que c’est le destin et que tout est écrit là haut) et au fort débit vocal nous fait visiter les temples. Il a une très grande culture mais son intonation le rend difficile à comprendre. Les temples de l’ouest (6 à 7), couverts d’une dentelle de statues, sont vraiment très beaux. De plus ils sont situés dans un parc très bien entretenu (classement UNESCO oblige). Ceux de l’est sont plus modestes et bien moins conservés. Nous déjeunons dans un restaurant italien, pâtes et pizzas nous font du bien. Nous descendons au Holiday Inn (ici Ramada Inn) également de style international avec une piscine où il fait bon faire trempette. Bon accueil et personnel attentif.
09/08/08 : vers midi nous allons prendre le vol Khajuraho-Vanarasi (sur JetAirways, bonne compagnie low cost, qui fait également des vols intercontinentaux et qui possèdent des appareils neufs et très bien entretenus). On se sépare de notre chauffeur avec regret. Il doit rentrer à Jaipur (douze heures de route !). On constate le luxe de précaution que les autorités prennent pour tous les vols ; les américains sont largement battus. Tout est contrôlé et plutôt deux fois qu’une (les bagages sont cerclés) ! Ce n’est pas du zèle dans cet aéroport comme nous le constaterons sur les autres aéroports. Le vol dure ½ h durant laquelle on nous distribue un petit en-cas. Nous serons logés au Radisson très bon et bel hôtel avec un personnel au top et où curieusement les repas sont abordables par rapport aux autres établissements de même niveau. En fin de soirée, notre guide nous amène dans le vieux quartier le Chowk où les voitures ne peuvent circuler. Nous nous rendons à un ghât pour faire une promenade sur le Gange. Les eaux sont boueuses mais les gens n’hésitent pas à se baigner, se laver les dents, tandis que sur le fleuve on distingue des cadavres de vaches portés par le courant. Le spectacle est partout. Sur la rive les bûchers sont allumés. On distingue les corps qui brulent ; c’est saisissant ! Une multitude de barques vient s’agglutiner à proximité du Dasashwamedh ghât pour assister à un office religieux suivi par de nombreux fidèles et autant de touristes. Dans la nuit nous rejoignons le ghât où nous avons embarqué. Nos rameurs ont du mal à remonter le courant très fort en cette saison. 10/08/08 : à l’aube nous retournons sur le fleuve. Partout les croyants font leurs ablutions ; c’est étonnant. Hommes et femmes, jeunes et vieux, tous avec la même ferveur. Les buchers continuent de bruler. Puis nous nous rendons dans différents temples. La visite la plus intéressante nous conduit sur le site de Sanarth, lieu saint du bouddhisme car c’est ici que Bouddha aurait fait son premier sermon. Un guide âgé et très cultivé nous explique les différents monuments ou points d’intérêt (l’arbre sacré, le Dhamek stupa, ..). Enfin nous rentrons à notre hôtel non sans avoir visité les ateliers de fabrication de soie et la boutique associée.
11/08/08 : dernière journée en Inde. Nous paressons à la piscine. Notre vol est prévu pour 16 h avec présentation à 14 h. et là grosse surprise notre vol affiche 2 h de retard qui finiront par atteindre 4 h. Il n’y arien à faire dans le minuscule terminal si ce n’est prendre notre mal en patience et espérer arriver à temps ! Nous sommes inquiets car notre vol retour est prévu à 01 h du matin avec enregistrement à 10 h 30. Un chauffeur devait nous attendre à l’aéroport afin de nous amener dans un hôtel nous doucher et nous changer. Finalement, notre avion (Compagnie Spice Jet, bonne compagnie low cost possédant des appareils bien entretenus) part vers 20 h 30. Une heure vingt après avoir survolé l’immense cité, nous atterrissons à Dehli au terminal domestique. L’hôtesse nous affirme que le terminal international est à proximité. Heureusement que la livraison des bagages est rapide et que le chauffeur (un fou du volant) nous a attendu, car nous parcourrons une dizaine de kms pour y parvenir. Pas le temps d’aller manger en ville. Il faudra se changer dans les toilettes. Mais à peine le chauffeur nous a-t-il déposé que les panneaux lumineux nous apprennent que le vol Finnair a plus de 3 h de retard !! Décidemment c’est le jour. On aurait eu le temps de faire ce qui était prévu et on se serait fait moins de soucis. Nous enregistrons après les multiples contrôles d’usage. Quand nous présentons notre carte provisoire « One world » établie à l’aller, la préposée déchire les billets qu’elle avait établis et nous surclasse en classe affaire !! Nous n’en revenons pas. En attendant nous devons patienter jusqu’à 4 h 20. En tout nous aurons passé 14 h dans un aéroport pour une heure de vol. A l’embarquement nous mesurons notre chance. Un large fauteuil inclinable à 180 ° nous attend, l’espace et le confort ne manquent pas. Les 14 passagers de notre compartiment sont surclassés. Nous aurons un vol presque reposant. Au lieu de patienter 3 h comme prévu à Helsinki, nous n’aurons que très peu de temps pour prendre notre correspondance. Nous arriverons à l’heure prévue à CDG.
Le bilan : Très bonnes conditions de voyage et organisation parfaite de notre TO que je recommande et dont je tiens à disposition l’adresse pour ce qui la solliciteront. Par contre l’Inde ne nous a pas spécialement emballés (contrairement à tous les autres pays du Sud-est asiatique que nous avons déjà visité : Thaïlande, Cambodge, Sri Lanka, Bali, etc..). Si des sites nous ont ravis, la misère, la saleté et notre culture nous ont empêchés de saisir l’esprit Indien.
Martinique: les sites à visiter et la météo en octobre? English translation pending
Bonjour,
Ca y est je pars enfin en octobre. La meteo a cette periode n'est-elle pas trop catastrophiques? Quelles ont les sites imanquables a visiter. Musee, batiments, lieux ...
Merci infiniment
Ca y est je pars enfin en octobre. La meteo a cette periode n'est-elle pas trop catastrophiques? Quelles ont les sites imanquables a visiter. Musee, batiments, lieux ...
Merci infiniment
Endroits les plus intéressants à voir au parc de Zion? (États-Unis) English translation pending
Bonjour
je suis en train de préparer le voyage que je vais faire avec ma famille dans moins d'une semaine dans l'ouest américain et j'ai trouver ce forum très bien fait pour avoir quelques réponses et surtout des avis de voyageurs!
ma question du jour: que faire au parc de zion? plusieurs amis à mes parents nous ont dit qu'ils avaient été déçu par ce parc après avoir visiter les autres parc nationaux comme Yellowstone, Arches, Grand Canyon...
Qu'en pensez-vous?toute façon on dors à st george le soir alors on le fera quand même: que pouvons nous voir de vraiment sympa?
merci d'avance pour vos réponses
je suis en train de préparer le voyage que je vais faire avec ma famille dans moins d'une semaine dans l'ouest américain et j'ai trouver ce forum très bien fait pour avoir quelques réponses et surtout des avis de voyageurs!
ma question du jour: que faire au parc de zion? plusieurs amis à mes parents nous ont dit qu'ils avaient été déçu par ce parc après avoir visiter les autres parc nationaux comme Yellowstone, Arches, Grand Canyon...
Qu'en pensez-vous?toute façon on dors à st george le soir alors on le fera quand même: que pouvons nous voir de vraiment sympa?
merci d'avance pour vos réponses
Itinéraire d'un mois au Cambodge et au Laos English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons en couple du 6 /11 au 8/12 08 et pensons passer les 15 premiers jours au Cambodge.Est-il intéressant de rester les 3 jours(11, 12, 13 nov.) de la Fête de l'eau à Phnom penh ou 1 jour suffit?Y a-t-il une Fête également à Siem Reap?
Merci de nous signaler vos "coups de coeur" pour une région ou une ville cela nous permettra de mettre au point l'itinéraire.
A part les classiques Vientiane, Luang Prabang, plaine des Jarres nous pensons partir en trek dans le Nord du Laos, cela devrait remplir les 16 derniers jours.
Toutes les suggestions serons les bienvenues!D'avance merci.
Et voici la question classique:dollars, euros, carte Visa ou vaut-il mieux emporter les trois?
Amicalement.
Gérard
Voyage Masoala-Maroantsetra-Antongil en septembre (Madagascar) English translation pending
Bonjour!
j'espère que certains d'entre vous sont déjà allés dans ce coin perdu de Mada...et pourront me donner quelques infos !! (on y va en septembre) hotel sympa à Maroantsetra ? Arol Lodge à Tampolo : qq'un connait ? Excursions sympas à faire aux alentours ? est ce qu'on peut trouver à faire des ballades en bateau avec des locaux ? Merci pour tous vos bons plans !!! (+ que 42 jours avant le départ !!!) 😉
j'espère que certains d'entre vous sont déjà allés dans ce coin perdu de Mada...et pourront me donner quelques infos !! (on y va en septembre) hotel sympa à Maroantsetra ? Arol Lodge à Tampolo : qq'un connait ? Excursions sympas à faire aux alentours ? est ce qu'on peut trouver à faire des ballades en bateau avec des locaux ? Merci pour tous vos bons plans !!! (+ que 42 jours avant le départ !!!) 😉
Circuit moto à Madagascar English translation pending
Erudit de Mada Bonjour,
Après avoir fait la RN7, Manakara, Ifaty, Anakao en Avril 2008 et en attendant avec impatience de partir en septembre faire la Tsirinbihina et les Tsingy puis Sainte-Marie.
Une idée me turlupine, et pourquoi pas faire un circuit moto en septembre 2009.
Amis du forum et baroudeur de Mada, que feriez vous en 2 à 3 semaines en moto ( sachant que je ne suis pas adepte de l'aller-retour par la même route ou piste ).
Circuit 2 à 3 milles kilométres ( quelqu'un a t'il déja réellement essayé avec une Chinoise un long périple ? ). tant qu'a faire dans l'original !
Sinon je crois que Madamoto est trés intéressant.
Merci à tous pour votre aide
Laurent
Après avoir fait la RN7, Manakara, Ifaty, Anakao en Avril 2008 et en attendant avec impatience de partir en septembre faire la Tsirinbihina et les Tsingy puis Sainte-Marie.
Une idée me turlupine, et pourquoi pas faire un circuit moto en septembre 2009.
Amis du forum et baroudeur de Mada, que feriez vous en 2 à 3 semaines en moto ( sachant que je ne suis pas adepte de l'aller-retour par la même route ou piste ).
Circuit 2 à 3 milles kilométres ( quelqu'un a t'il déja réellement essayé avec une Chinoise un long périple ? ). tant qu'a faire dans l'original !
Sinon je crois que Madamoto est trés intéressant.
Merci à tous pour votre aide
Laurent
Circuit à Madagascar en août English translation pending
Bonjour à tous!!!
je pars avec deux amis pour un mois et demi (nous partons le 7 aout), et nous avons élaboré un programme mais il nous parait très ambitieux étant donné le temps que prennent les déplacements sur place.
est ce que vous pourriez nous donner des conseils en nous disant ce qui vaut plus le coup et ce que l'on peut peut-être retirer de notre programme?
voici ce que l'on comptait faire (en étant bien conscients que c'est irréalisable en si peu de temps.....)
arrivée à Tananarive, éventuellement escale à Antsirabe, excursion de deux jours dans le massif de l'Itremo, visite en un jour des villages Zafimaniny, excursion de deux jours dans le massif d'Andringitra, départ en train de Fianarantsoa jusqu'à Manakara, descente du canal des Pangalanes en un jour, excursion de deux jours dans la parc de l'Isalo, deux jours de promenade dans les environs de Tuléar, excursion de deux jours dans la forêt de Kirindy, escale à Bélo sur mer d'un jour, descente en 4 jours du fleuve Tsiribihina jusqu'à Bélo sur Tsiribihina, excursion de deux jours dans le parc des Tsingy
puis nous aimerions rejoindre le Nord, Diego Suarez (par avion? dans ce cas nous ne savons pas s'il y a un aéroport à Maintirano, comment peut-on faire?) ou bien nous pouvons renjoindre par Tana Ambondromamy, pour faire une excursion de trois jours dans le parc de l'Ankarafantsika, puis aller à Ambanja pour aller à Nosy Be (mais peut être est-ce trop cher pour pas grand chose?), puis un jour dans la réserve de l'ANkarana, un jour dans le parc de la Montagne d'Ambre, puis quelques jours à Diego Suarez où nous reprendrions l'avion pour Tana pour repartir en France...
Le problème est que nous n'avons pas du tout compté de temps pour les transports, est ce que vous pourriez nous donner une idée du nombre de jours à prévoir pour les déplacements? surtout: combien prévoir pour la jonction Manakara-Ranohira, Tuléar-Morondava, Bélo sur mer-Miandrivazo, Maintirano-Ambondromamy? (combien prévoir en temps et en argent aussi...)
Quel serait votre choix entre la descente de la rivière Manambolo et Tsiribihina?
Enfin, faut il réserver à l'avance les billets de vol interne? et étant donné tous nos déplacements, ne serait-il pas mieux de prendre un guide chauffeur pour ne pas avoir à trop subir les aléas des taxi-brousse? (en meme temps celà fait partie de l'ambiance de l'île et nous aimerions vraiment nous intégrer le plus possible à la vie locale...) si vous pensez qu'il vaut mieux un chauffeur, comment faire les démarches, est ce qu'on peut voir tout ca à notre arrivée à Tana? où doit-on aller pour trouver des chauffeurs pour si longtemps?
J'ai conscience que je pose beaucoup de questions et que celà doit être fastidieux déjà de lire tout mon message et encore plus d'y répondre, mais vraiment nous avons besoin de votre aide et si quelqu'un pouvait prendre le temps de nous répondre ce serait vraiment super gentil!! merci d'avance!! bon voyage à tous ceux qui s'apprêtent aussi à partir!!!
pénélope
Le problème est que nous n'avons pas du tout compté de temps pour les transports, est ce que vous pourriez nous donner une idée du nombre de jours à prévoir pour les déplacements? surtout: combien prévoir pour la jonction Manakara-Ranohira, Tuléar-Morondava, Bélo sur mer-Miandrivazo, Maintirano-Ambondromamy? (combien prévoir en temps et en argent aussi...)
Quel serait votre choix entre la descente de la rivière Manambolo et Tsiribihina?
Enfin, faut il réserver à l'avance les billets de vol interne? et étant donné tous nos déplacements, ne serait-il pas mieux de prendre un guide chauffeur pour ne pas avoir à trop subir les aléas des taxi-brousse? (en meme temps celà fait partie de l'ambiance de l'île et nous aimerions vraiment nous intégrer le plus possible à la vie locale...) si vous pensez qu'il vaut mieux un chauffeur, comment faire les démarches, est ce qu'on peut voir tout ca à notre arrivée à Tana? où doit-on aller pour trouver des chauffeurs pour si longtemps?
J'ai conscience que je pose beaucoup de questions et que celà doit être fastidieux déjà de lire tout mon message et encore plus d'y répondre, mais vraiment nous avons besoin de votre aide et si quelqu'un pouvait prendre le temps de nous répondre ce serait vraiment super gentil!! merci d'avance!! bon voyage à tous ceux qui s'apprêtent aussi à partir!!!
pénélope
Avis sur itinéraire d'un mois en Australie en septembre 2009 English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je réfléchis chaque jour un peu plus à mon projet de voyage en Australie qui sera sur 1 mois finalement, je m'y prends tôt car je veux prévoir le budget pour mettre un max de côté étant donné que c'est pour notre voyage de noce.
Voilà une autre idée de circuit que j'ai eu.
J1PARIS-SYDNEY J2 PARIS-SYDNEY J3 SYDNEY J4 SYDNEY J5 SYDNEY MELBOURNE J6 MELBOURNE 12 APOSTLES WARRNAMBOOL J7 12 APOSTLES GRAMPIANS (halls gap) J8 GRAMPIANS MELBOURNE J9 MELBOURNE ALICE SPRINGS J10 ALICE SPRINGS WESTERN MC DONNELL J11 WESTERN KINGS CANYON J 12KINGS CANYON AYERS ROCK J13 AYERS ROCK DARWIN J14 DARWIN JABIRU J15 JABIRU PINE CREEK KATHERINE J16 KATHERINE LITCHFIELD J17 LITCHFILED DARWIN CAIRNS J18 CAIRNS CAP TRIBULATION J19 CAP TRIBULATION DAINTREE FOREST J20 DAINTREE CAIRNS TOWNSVILLE J21 TOWNSVILLE MACKAY J22 MACKAY BRAMPTON IS J23 BRAMPTON IS J24 BRAMPTON IS ROCKAMPTON J25 ROCKAMPTON TORQUAY J26 TORQUAY BRISBANE J27 BRISBANE MORETON J28 BRISBANE PARIS J29 BRISBANE PARIS
Je tiens à préciser que je souhaite voir des dauphins, mais si possible sans avoir à les nourrir, c'est pourquoi j'ai choisi de descendre jusqu'à Brisbane.
Un grand merci aussi à Explo44=Fogg pour les précieuses infos qu'il m'a transmises!
Merci à tous
Je réfléchis chaque jour un peu plus à mon projet de voyage en Australie qui sera sur 1 mois finalement, je m'y prends tôt car je veux prévoir le budget pour mettre un max de côté étant donné que c'est pour notre voyage de noce.
Voilà une autre idée de circuit que j'ai eu.
J1PARIS-SYDNEY J2 PARIS-SYDNEY J3 SYDNEY J4 SYDNEY J5 SYDNEY MELBOURNE J6 MELBOURNE 12 APOSTLES WARRNAMBOOL J7 12 APOSTLES GRAMPIANS (halls gap) J8 GRAMPIANS MELBOURNE J9 MELBOURNE ALICE SPRINGS J10 ALICE SPRINGS WESTERN MC DONNELL J11 WESTERN KINGS CANYON J 12KINGS CANYON AYERS ROCK J13 AYERS ROCK DARWIN J14 DARWIN JABIRU J15 JABIRU PINE CREEK KATHERINE J16 KATHERINE LITCHFIELD J17 LITCHFILED DARWIN CAIRNS J18 CAIRNS CAP TRIBULATION J19 CAP TRIBULATION DAINTREE FOREST J20 DAINTREE CAIRNS TOWNSVILLE J21 TOWNSVILLE MACKAY J22 MACKAY BRAMPTON IS J23 BRAMPTON IS J24 BRAMPTON IS ROCKAMPTON J25 ROCKAMPTON TORQUAY J26 TORQUAY BRISBANE J27 BRISBANE MORETON J28 BRISBANE PARIS J29 BRISBANE PARIS
Je tiens à préciser que je souhaite voir des dauphins, mais si possible sans avoir à les nourrir, c'est pourquoi j'ai choisi de descendre jusqu'à Brisbane.
Un grand merci aussi à Explo44=Fogg pour les précieuses infos qu'il m'a transmises!
Merci à tous
Voyage aux Philippines fin octobre: Luzon - Vigan - Laoag English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Je suis invité par un vieil ami australien à son mariage qui a lieu aux Philippines en octobre prochain.
Ne connaissant pas du tout le coin (premier voyage en Asie du Sud est), je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
A lire les différents posts, le nord des Philippines n'est pas le coeur de l'activité touristique. Je serai à Vigan, à 8h au nord de Manille en bus (visiblement). Connaissez-vous cette région? y'a t'il beaucoup de choses à faire? Car je resterai 8/9 jours après la noce pour visiter un peu le pays.
Par ailleurs, il semblerait qu'à cette période, ce soit encore la saison des pluies. A quoi dois-je m'attendre dans ce secteur? Et si je bouge, vers quelle zone serait-il plus intéressant de bouger vue la saison?
Merci à vous toutes et tous,
Kub
Je suis invité par un vieil ami australien à son mariage qui a lieu aux Philippines en octobre prochain.
Ne connaissant pas du tout le coin (premier voyage en Asie du Sud est), je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
A lire les différents posts, le nord des Philippines n'est pas le coeur de l'activité touristique. Je serai à Vigan, à 8h au nord de Manille en bus (visiblement). Connaissez-vous cette région? y'a t'il beaucoup de choses à faire? Car je resterai 8/9 jours après la noce pour visiter un peu le pays.
Par ailleurs, il semblerait qu'à cette période, ce soit encore la saison des pluies. A quoi dois-je m'attendre dans ce secteur? Et si je bouge, vers quelle zone serait-il plus intéressant de bouger vue la saison?
Merci à vous toutes et tous,
Kub
Circuit en Thaïlande au mois de septembre English translation pending
😉Bonjour et merci de me lire...et de me répondre pour les plus courageux!!
C'est décidé nous partons à deux pour un circuit en Thailande en septembre. Mais que faut il prévoir? Quels sont les pièges à touristes à éviter, les recommandations, bref tout ce qui pourrait nous être utile...Comme vous pouvez le deviner c'est notre premier voyage....
Nous irons de Bangkok à la rivière Kwai, Chiang Rai et Chiang Mai, le triangle d'or et nous terminerons par Jomtien
Aidez nous SVP....
Insécurité pour un voyage en Namibie? English translation pending
Bonjour,
A 15 jours du départ, je viens de lire un message plutôt alarmant sur un autre forum :
Je reviens d'un voyage en namibie (juin 2008) et avons l'habitude de voyager. Nous étions 2 adultes en voiture de location (golf) Windhoek est une ville trés dangeureuse surtout à partir de la fermeture des bureaux vers 16h30 alors qu'elle se vide complètement. Tout touriste est une cible. La Namibie est un trés beau pays mais il faut y voyager en groupe et se barricader le soir dans des hotels sécurisés. C'est d'ailleurs comme ça que vivent les autochtones. Allez y mais faite extrémement gaffe !
Je sais que des problèmes peuvent arriver (Grisemote), mais de là à en faire une telle parano ? Est-ce justifié ? On peut se faire agresser partout (c'est arrivé à ma mère à Rome, à ma sœur à Gonesse…), mais la situation en Namibie s'est-elle particulièrement dégradée ces derniers temps ? Qu'en pensent ceux qui connaissent le pays ? Merci de vos avis…
Je reviens d'un voyage en namibie (juin 2008) et avons l'habitude de voyager. Nous étions 2 adultes en voiture de location (golf) Windhoek est une ville trés dangeureuse surtout à partir de la fermeture des bureaux vers 16h30 alors qu'elle se vide complètement. Tout touriste est une cible. La Namibie est un trés beau pays mais il faut y voyager en groupe et se barricader le soir dans des hotels sécurisés. C'est d'ailleurs comme ça que vivent les autochtones. Allez y mais faite extrémement gaffe !
Je sais que des problèmes peuvent arriver (Grisemote), mais de là à en faire une telle parano ? Est-ce justifié ? On peut se faire agresser partout (c'est arrivé à ma mère à Rome, à ma sœur à Gonesse…), mais la situation en Namibie s'est-elle particulièrement dégradée ces derniers temps ? Qu'en pensent ceux qui connaissent le pays ? Merci de vos avis…
Kho Dach au Cambodge English translation pending
Bonjour
Je suis au cambodge depuis debut juin et pour une periode de plusieurs mois. Je ne manquerai pas de donner mes bons plans par la suite mais l un d ’eux, trouve sur le forum m’a totalement seduit. A tel point point que j y suis allee, y suis restee et y suit toujours....depuis trois semains. Bien sur, je dispose de plus de temps que beaucoup de voyageurs mais si vous etes sur Phnom Pehn et que vous voulez sans trop d effort, decouvrir le calme et la gentillesse, je vous suggere Kho Dach, une ile sur le mekong, a qq km de Phnom Pehn. Une petite gh tenue par une famille tres sympa permet d y passer la nuit. Les chambres sont tres propres et la cuisine delicieuse. 9atention aux kilos si vous restez )Vous disposez d’ un velo pour vous balader sur l ile et voir( entre mille autres choses) les tisserands travailler la soie. C est une vrai chance de rencontrer les habitants et de pouvoir observer leur mode de vie. Depuis mon arivee, j y ai rencontre quelques forumistes tres sympas( bonjour giraudnimo, sozal...) et ce fut une occasion de rencontres privilegies.
La guesthouse s appelle Villa Kho Dach, la seule sur l ile tel ; 012692290 ou 016223108 demander a parler a Marady qui comprend un peu le francais. 7USD la chambre
Pour s y rendre ; Souvent les conducteurs ne connaissent pas ou ne comprennent pas.Il faut passer le pont Japonais et faire qq kilometre puis prendre un petit ferry sur le Mekong. Voici les coordonnes d un chauffeur de confiance qui connait l ile, parle bien anglais et dont le prix est raisonnable(7USD en moto AR, et 10 en tuktuk) Syna ;011701428.Il travaille pour le compte d une petite ONG hollandaise et les benefices sont reverses a un village pres de killing field. Esperant vous y rencontrer bientot, car je m y sens trop bien pour en partir de suite tres cordialement
Je suis au cambodge depuis debut juin et pour une periode de plusieurs mois. Je ne manquerai pas de donner mes bons plans par la suite mais l un d ’eux, trouve sur le forum m’a totalement seduit. A tel point point que j y suis allee, y suis restee et y suit toujours....depuis trois semains. Bien sur, je dispose de plus de temps que beaucoup de voyageurs mais si vous etes sur Phnom Pehn et que vous voulez sans trop d effort, decouvrir le calme et la gentillesse, je vous suggere Kho Dach, une ile sur le mekong, a qq km de Phnom Pehn. Une petite gh tenue par une famille tres sympa permet d y passer la nuit. Les chambres sont tres propres et la cuisine delicieuse. 9atention aux kilos si vous restez )Vous disposez d’ un velo pour vous balader sur l ile et voir( entre mille autres choses) les tisserands travailler la soie. C est une vrai chance de rencontrer les habitants et de pouvoir observer leur mode de vie. Depuis mon arivee, j y ai rencontre quelques forumistes tres sympas( bonjour giraudnimo, sozal...) et ce fut une occasion de rencontres privilegies.
La guesthouse s appelle Villa Kho Dach, la seule sur l ile tel ; 012692290 ou 016223108 demander a parler a Marady qui comprend un peu le francais. 7USD la chambre
Pour s y rendre ; Souvent les conducteurs ne connaissent pas ou ne comprennent pas.Il faut passer le pont Japonais et faire qq kilometre puis prendre un petit ferry sur le Mekong. Voici les coordonnes d un chauffeur de confiance qui connait l ile, parle bien anglais et dont le prix est raisonnable(7USD en moto AR, et 10 en tuktuk) Syna ;011701428.Il travaille pour le compte d une petite ONG hollandaise et les benefices sont reverses a un village pres de killing field. Esperant vous y rencontrer bientot, car je m y sens trop bien pour en partir de suite tres cordialement
Voyager dans le nord du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Je pars du 11 juillet au 11 août au Vietnam, avec l'objectif de découvrir la partie nord de pays. Je pense rester 3 à 4 jours à Hanoï, puis me rendre en train de nuit dans la région de Sapa, pour aller à la rencontre des minorités, pendant une semaine 1/2.
Je poursuivrais mon trip sur la côte, avec la baie d'along, circuit classique, pour descendre progressivement vers ninh binh. Ou bien vers la frontière chinoise, j'hésite ??
Avis aux baroudeurs, qu'en pensez-vous ? Et quels sont les bons plans sur la côte pour éviter la masse touristique, les endroits incontournables, quelles îles à visiter ? les plages de rêve pour terminer mon périple d'un mois, face à moi même !
J'ai entendu parler d'un "open tour" en bus, connaissez-vous ?
Céline
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Indonésie. (Hello) mystère et boule de gomme. Infos pratiques English translation pending
Indonesie. (Hello) mystère et boule de gomme. Infos pratiques.
Avril-Mai-Juin 2008 - Indonésie Jour 1 (28 avril 2008) : Arrivée vers 14h00 à Jakarta (vol Etihad 739Euro A/R de Bruxelles via une très/trop longue escale à Abu Dhabi (6h30!); Bus de l'aéroport (à 200m à gauche en sortant) pour la gare de Gambir 15.000Rp (entretemps le prix est passé à 20.000Rp) environ 1h de trajet. A pied jusqu'à Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 40.000Rp fan/sans sdb, trés basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 - 4 : séjour à Jakarta. Jour 5 : 13h00 départ du bateau de la Pelni le Sirimau 924.000Rp première classe incluant les trois repas. Jour 6 : escale à Semarang. Déjà 2h de retard sur l'horaire. Jour 7 : toujours en mer et arrivée tardive vers minuit (pres de 5h de retard) à Batulicin (Kalimantan). Objek (moto) 15.000Rp (beaucoup trop!) pour 2km et un hôtel trop cher (hotel Ebony). Nouvel objek pour 1km 10.000Rp Hotel Surya 75.000Rp sdb ext. avec ptdéj, correct. Il y a de "petits hôtels" à peu de distances du port. Jour 8 : bémo jusqu'au terminal sud 2.000Rp. Bus 45.000Rp pour Banjarmasin trajet 8h route en mauvais état. Hotel Perdana 70.000Rp avec sdb et ptdéj. Je ne recommande pas le Bornéo Homestay (patron peu sympathique - mais il organise des excursions - et situé dans un quartier des plus sinistres). Jour 9 : partage d'une excursion (assez insipide) avec un couple de Berlinois (www.henry-fuchs.net) puis virée en bémo à Martajuna et Cempaka. Jour 10 - 11 : balade a pied dans Banjarmasin. Petit tour à pied conseillé : départ au marché situé au nord de la grande mosquée et dans une rue parallèle à la rivière Martapura, de là prendre la Jalan Anbasan Kecil Timur (rive sud) jusqu'au fleuve .... et revenir par la Jalan Anbasan Kecil Barat (rive nord) en prenant à un certain moment la rue qui longe la rivière Sungai Miai d'un côté et revenir par l'autre rive. Jour 12 : bemo 25.000Rp pour Kandangan trajet 3h (attention les "pick-up" pour Loksado ne partant de Kandangan que le matin de 10h a 11h il est préférable de quitter Banjarmasin tôt le matin) hotel Loksado Permai 66.000Rp avec sdb et ptdéj, basic mais correct Jour 13 : pick-up 15.000Rp pour Loksado trajet 1h30 (petits problemes techniques!) logement "gratis et pro Deo" chez le très sympathique pasteur Tom Chandra. Il n'y a qu'un seul hotel à 150.000Rp sans ptdéj, sans électricité la journée et peut etre aussi le soir (?), sans eau chaude bref bien cher pour pas grand chose. Jour 14 : pick-up 15.000Rp pour Kandangan 1h de trajet; Bemo 30.000Rp pour Tanjung trajet 3h; Bemo 65.000Rp pour Panajam 6h de trajet; Bateau pour Balikpapan 5.000Rp trajet 30-40 minutes; bemo 2.500Rp centre-ville; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp (évitez l'hotel Aida - sympa - mais coincé entre une mosquée bruyante et un jardin plein de chiens encore plus bruyants) Jour 15 : séjour à Balikpapan Jour 16 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Hidayah 140.000Rp avec A/C (les chambres standard sont louées à l'année par l'usine locale d'Honda!) chambre correcte mais service désinvolte. Jour 17 : (Arrivé à ce stade-ci du récit - qui n'en est pas un - le lecteur attentif va constater comme une sorte de perte de contrôle dans le cheminement de Ragamuffin, un peu comme si une fourmi était détournée de sa route et se mettait à divaguer, à partir dans tous les sens à la recherche de la piste initiale; nous vous demandons de ne pas rire car la situation sur le terrain n'était pas des plus claire; il s'agit de la très longue et dificille étape de la Mahakan, rivière sur laquelle de nombreux explorateurs ont perdu la tête au propre comme au figuré, merci pour votre compréhension NDLR) bus 20.000Rp pour Kota Bangun trajet 3h; penginapan Mukjizat 25.000Rp pas de sdb pas de ptdéj mais correct quoiqu'un peu bruyant. Jour 18 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 3h; hotel Gelora très basic, pas recommandé. Jour 19 : bus 80.000Rp pour Melak trajet 8h (en fait le mieux de Kota Bangun est de prendre un bus retour pour Samarinda et de descendre au carrefour pour Melak après 30' de trajet); penginapan Abadi 40.000Rp sans sdb et sans ptdéj, basic mais correct. Jour 20 : excursion à Mencinai (musée) et Ekeng (longue maison dayak) en moto avec Ikin (il vend des noix de coco à l'entée du marché et parle bien anglais) 100.000Rp pour le très long aller-retour. Il est possible d'aller par ses propres moyens à Mencinai et Ekeng : prendre un bus en direction de Samarinda et descendre au carrefour qui mène à Ekeng de là il doit y avoir 10 petits Km (mais je ne jurerais de rien) Jour 21 : 1h du matin départ du bateau 40.000Rp pour Long Iram trajet 7h; penginapan Wahyu 37.500Rp sans sdb avec ptdéj, basic mais correct. Jour 22 : bateau (départ 16h30 - certains jours 8h30 !!) 120.000Rp pour Samarinda trajet 18h; Jour 23 : arrivée à Samarinda vers 11h00; bus 20.000Rp Balikpapan trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp Jour 24 : bateau le Nggapulu de la Pelni (prévu à 16h il a 5h de retard et n'arrivera qu'à 22h30!!) 331.500Rp pour Pantoloan (Palu) première classe Jour 25 : arrivée à Pantoloan vers 11h00 (au lieu de 4h00); bemo 10.000Rp pour le terminal de Tipo (Palu); taxi (à trois) 70.000Rp pour Tanjung Karang trajet 40'; Prince John Dive Resort 225.000Rp en pension complète (location masque et palmes 50.000Rp !! cher !!) recommandé Jour 26 : séjour à Tanjung Karang Jour 27 : objek 5.000Rp pour terminal de Donggala trajet 15'; taxi 20.000Rp pour le Tipo terminal trajet 30'; bemo 5.000Rp "centre ville" de Palu; bemo 5.000Rp terminal Mamboro; bus 70.000Rp pour Tentena trajet 8h; Victory hotel 65.000Rp correct mais pas de prise électrique dans la chambre! Jour 28 : bus Litha départ 10h00 80.000Rp pour Palopo trajet 11h; hotel Buana 125.000Rp avec A/C qui ne fonctionne pas, chambre puant le moisi, à éviter absolument Jour 29 : bus Litha 70.000Rp pour Makassar trajet 11h dont 1h pour changer les plaquettes de freins; bemo du terminal Litha à 7km du centre de Makassar 4.000Rp; New Legend hotel 90.000Rp recommandé malgré un peu trop de bruit (les patrons devraient apprendre que dans un hôtel on ne s'interpelle pas du second étage jusqu'au rez-de-chaussee en gueulant à 6h30 du mat !! Jour 30 : sejour à Makassar. Cette traversée rapide, trop rapide, de Sulawesi se justifie par la possibilité de prendre à Bima(Sumbawa) un bateau de la Pelni pour Waingapu(Sumba) mais j'apprendrais aux guichet de la Pelni que ce bateau était à quai pour entretien. Jour 31 : bateau Tilongkabila de la Pelni 748.000Rp pour Lembar (Lombok) départ à 13h00. !! ce bateau est régulièrement en avance sur son horaire !! Toujours demander la veille au moment de l'achat du ticket (en cash only, pas de carte de crédit !!) l'horaire du bateau. Jour 32 : en mer avec escale à Labuanbajo (Flores) et Bima (Sumbawa) Jour 33 : arrivée à Lembar à 6h du matin (heure d'arrivée renseignée sur le dépliant de la Pelni 10h00 !!); 15' à pied pour rejoindre le ferry à destination de Padangbai(Bali) 28.000Rp trajet 4h + 1h à tourner en face du port de Padangbai en attendant que le quai soit libre ! Pas encore posé le pied sur le sol de Bali que déjà, sur le bateau, à deux reprises, le cri qui irrite !! TRANSPORT !!; bus de la Perama 40.000Rp pour Ubud trajet 1h; Kori Bali 2 Inn 80.000R recommandé. Jour 34 à 43 : séjour à Ubud. Rien .... avec quelques excursions à pied, à vélo (20.000Rp par jour), en voiture avec le Tourism Office ou en bus avec Perama. Carte conseillée malgré ses nombreux défauts : Pathfinder Bali. Piscine. Bonne bouffe. Shopping. Jour 44 : bus + bateau package Perama pour Gili Trawangan via Padangbai 240.000Rp avec un repas à bord; depart d'Ubud à 11h00 et arrivée à Trawangan vers 18h00; hotel Pondok Lita, 130.000Rp trop cher pour les prestations quelquefois médiocres (eau salee, jus de fruit en bouteille, pas de ptdj avant 7h00) mais relativement calme. Jour 45 et 46 : séjour à Trawangan et excursion snorkelling avec Perama, 75.000Rp de 11h30 à 16h00, recommandé Jour 47 : retour en bateau, à pied, en bus et en bateau via Bangsal, Senggigi et Padangbai à Ubud, départ 7h00 et arrivée à 14h30 Jour 48 à 56 : séjour à Ubud. Cf jour 34 à 43. Jour 57 : bus Perama pour l'aéroport 30.000Rp; avion Lionair 849.000Rp pour Jakarta; arrivée v Jakarta; bus pour la gare de Gambir 20.000Rp trajet environ 1h; à pied jusqu'à Jalan Jaksa environ 15'; Kresna hostel 40.000Rp Jour 58 : bus de la gare de Gambir pour l'aeroport 20.000Rp trajet environ 1h; avion Ethiad pour Bruxelles avec une interminable et minable escale à Abou (à bout de nerf) Dhabi de 7 heures !! Budget environ 20Euro par jour. D'autres infos sur demande adressée en bonne et due forme et en un seul exemplaire à l'adresse www.voyageforum.com
Avril-Mai-Juin 2008 - Indonésie Jour 1 (28 avril 2008) : Arrivée vers 14h00 à Jakarta (vol Etihad 739Euro A/R de Bruxelles via une très/trop longue escale à Abu Dhabi (6h30!); Bus de l'aéroport (à 200m à gauche en sortant) pour la gare de Gambir 15.000Rp (entretemps le prix est passé à 20.000Rp) environ 1h de trajet. A pied jusqu'à Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 40.000Rp fan/sans sdb, trés basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 - 4 : séjour à Jakarta. Jour 5 : 13h00 départ du bateau de la Pelni le Sirimau 924.000Rp première classe incluant les trois repas. Jour 6 : escale à Semarang. Déjà 2h de retard sur l'horaire. Jour 7 : toujours en mer et arrivée tardive vers minuit (pres de 5h de retard) à Batulicin (Kalimantan). Objek (moto) 15.000Rp (beaucoup trop!) pour 2km et un hôtel trop cher (hotel Ebony). Nouvel objek pour 1km 10.000Rp Hotel Surya 75.000Rp sdb ext. avec ptdéj, correct. Il y a de "petits hôtels" à peu de distances du port. Jour 8 : bémo jusqu'au terminal sud 2.000Rp. Bus 45.000Rp pour Banjarmasin trajet 8h route en mauvais état. Hotel Perdana 70.000Rp avec sdb et ptdéj. Je ne recommande pas le Bornéo Homestay (patron peu sympathique - mais il organise des excursions - et situé dans un quartier des plus sinistres). Jour 9 : partage d'une excursion (assez insipide) avec un couple de Berlinois (www.henry-fuchs.net) puis virée en bémo à Martajuna et Cempaka. Jour 10 - 11 : balade a pied dans Banjarmasin. Petit tour à pied conseillé : départ au marché situé au nord de la grande mosquée et dans une rue parallèle à la rivière Martapura, de là prendre la Jalan Anbasan Kecil Timur (rive sud) jusqu'au fleuve .... et revenir par la Jalan Anbasan Kecil Barat (rive nord) en prenant à un certain moment la rue qui longe la rivière Sungai Miai d'un côté et revenir par l'autre rive. Jour 12 : bemo 25.000Rp pour Kandangan trajet 3h (attention les "pick-up" pour Loksado ne partant de Kandangan que le matin de 10h a 11h il est préférable de quitter Banjarmasin tôt le matin) hotel Loksado Permai 66.000Rp avec sdb et ptdéj, basic mais correct Jour 13 : pick-up 15.000Rp pour Loksado trajet 1h30 (petits problemes techniques!) logement "gratis et pro Deo" chez le très sympathique pasteur Tom Chandra. Il n'y a qu'un seul hotel à 150.000Rp sans ptdéj, sans électricité la journée et peut etre aussi le soir (?), sans eau chaude bref bien cher pour pas grand chose. Jour 14 : pick-up 15.000Rp pour Kandangan 1h de trajet; Bemo 30.000Rp pour Tanjung trajet 3h; Bemo 65.000Rp pour Panajam 6h de trajet; Bateau pour Balikpapan 5.000Rp trajet 30-40 minutes; bemo 2.500Rp centre-ville; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp (évitez l'hotel Aida - sympa - mais coincé entre une mosquée bruyante et un jardin plein de chiens encore plus bruyants) Jour 15 : séjour à Balikpapan Jour 16 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Hidayah 140.000Rp avec A/C (les chambres standard sont louées à l'année par l'usine locale d'Honda!) chambre correcte mais service désinvolte. Jour 17 : (Arrivé à ce stade-ci du récit - qui n'en est pas un - le lecteur attentif va constater comme une sorte de perte de contrôle dans le cheminement de Ragamuffin, un peu comme si une fourmi était détournée de sa route et se mettait à divaguer, à partir dans tous les sens à la recherche de la piste initiale; nous vous demandons de ne pas rire car la situation sur le terrain n'était pas des plus claire; il s'agit de la très longue et dificille étape de la Mahakan, rivière sur laquelle de nombreux explorateurs ont perdu la tête au propre comme au figuré, merci pour votre compréhension NDLR) bus 20.000Rp pour Kota Bangun trajet 3h; penginapan Mukjizat 25.000Rp pas de sdb pas de ptdéj mais correct quoiqu'un peu bruyant. Jour 18 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 3h; hotel Gelora très basic, pas recommandé. Jour 19 : bus 80.000Rp pour Melak trajet 8h (en fait le mieux de Kota Bangun est de prendre un bus retour pour Samarinda et de descendre au carrefour pour Melak après 30' de trajet); penginapan Abadi 40.000Rp sans sdb et sans ptdéj, basic mais correct. Jour 20 : excursion à Mencinai (musée) et Ekeng (longue maison dayak) en moto avec Ikin (il vend des noix de coco à l'entée du marché et parle bien anglais) 100.000Rp pour le très long aller-retour. Il est possible d'aller par ses propres moyens à Mencinai et Ekeng : prendre un bus en direction de Samarinda et descendre au carrefour qui mène à Ekeng de là il doit y avoir 10 petits Km (mais je ne jurerais de rien) Jour 21 : 1h du matin départ du bateau 40.000Rp pour Long Iram trajet 7h; penginapan Wahyu 37.500Rp sans sdb avec ptdéj, basic mais correct. Jour 22 : bateau (départ 16h30 - certains jours 8h30 !!) 120.000Rp pour Samarinda trajet 18h; Jour 23 : arrivée à Samarinda vers 11h00; bus 20.000Rp Balikpapan trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp Jour 24 : bateau le Nggapulu de la Pelni (prévu à 16h il a 5h de retard et n'arrivera qu'à 22h30!!) 331.500Rp pour Pantoloan (Palu) première classe Jour 25 : arrivée à Pantoloan vers 11h00 (au lieu de 4h00); bemo 10.000Rp pour le terminal de Tipo (Palu); taxi (à trois) 70.000Rp pour Tanjung Karang trajet 40'; Prince John Dive Resort 225.000Rp en pension complète (location masque et palmes 50.000Rp !! cher !!) recommandé Jour 26 : séjour à Tanjung Karang Jour 27 : objek 5.000Rp pour terminal de Donggala trajet 15'; taxi 20.000Rp pour le Tipo terminal trajet 30'; bemo 5.000Rp "centre ville" de Palu; bemo 5.000Rp terminal Mamboro; bus 70.000Rp pour Tentena trajet 8h; Victory hotel 65.000Rp correct mais pas de prise électrique dans la chambre! Jour 28 : bus Litha départ 10h00 80.000Rp pour Palopo trajet 11h; hotel Buana 125.000Rp avec A/C qui ne fonctionne pas, chambre puant le moisi, à éviter absolument Jour 29 : bus Litha 70.000Rp pour Makassar trajet 11h dont 1h pour changer les plaquettes de freins; bemo du terminal Litha à 7km du centre de Makassar 4.000Rp; New Legend hotel 90.000Rp recommandé malgré un peu trop de bruit (les patrons devraient apprendre que dans un hôtel on ne s'interpelle pas du second étage jusqu'au rez-de-chaussee en gueulant à 6h30 du mat !! Jour 30 : sejour à Makassar. Cette traversée rapide, trop rapide, de Sulawesi se justifie par la possibilité de prendre à Bima(Sumbawa) un bateau de la Pelni pour Waingapu(Sumba) mais j'apprendrais aux guichet de la Pelni que ce bateau était à quai pour entretien. Jour 31 : bateau Tilongkabila de la Pelni 748.000Rp pour Lembar (Lombok) départ à 13h00. !! ce bateau est régulièrement en avance sur son horaire !! Toujours demander la veille au moment de l'achat du ticket (en cash only, pas de carte de crédit !!) l'horaire du bateau. Jour 32 : en mer avec escale à Labuanbajo (Flores) et Bima (Sumbawa) Jour 33 : arrivée à Lembar à 6h du matin (heure d'arrivée renseignée sur le dépliant de la Pelni 10h00 !!); 15' à pied pour rejoindre le ferry à destination de Padangbai(Bali) 28.000Rp trajet 4h + 1h à tourner en face du port de Padangbai en attendant que le quai soit libre ! Pas encore posé le pied sur le sol de Bali que déjà, sur le bateau, à deux reprises, le cri qui irrite !! TRANSPORT !!; bus de la Perama 40.000Rp pour Ubud trajet 1h; Kori Bali 2 Inn 80.000R recommandé. Jour 34 à 43 : séjour à Ubud. Rien .... avec quelques excursions à pied, à vélo (20.000Rp par jour), en voiture avec le Tourism Office ou en bus avec Perama. Carte conseillée malgré ses nombreux défauts : Pathfinder Bali. Piscine. Bonne bouffe. Shopping. Jour 44 : bus + bateau package Perama pour Gili Trawangan via Padangbai 240.000Rp avec un repas à bord; depart d'Ubud à 11h00 et arrivée à Trawangan vers 18h00; hotel Pondok Lita, 130.000Rp trop cher pour les prestations quelquefois médiocres (eau salee, jus de fruit en bouteille, pas de ptdj avant 7h00) mais relativement calme. Jour 45 et 46 : séjour à Trawangan et excursion snorkelling avec Perama, 75.000Rp de 11h30 à 16h00, recommandé Jour 47 : retour en bateau, à pied, en bus et en bateau via Bangsal, Senggigi et Padangbai à Ubud, départ 7h00 et arrivée à 14h30 Jour 48 à 56 : séjour à Ubud. Cf jour 34 à 43. Jour 57 : bus Perama pour l'aéroport 30.000Rp; avion Lionair 849.000Rp pour Jakarta; arrivée v Jakarta; bus pour la gare de Gambir 20.000Rp trajet environ 1h; à pied jusqu'à Jalan Jaksa environ 15'; Kresna hostel 40.000Rp Jour 58 : bus de la gare de Gambir pour l'aeroport 20.000Rp trajet environ 1h; avion Ethiad pour Bruxelles avec une interminable et minable escale à Abou (à bout de nerf) Dhabi de 7 heures !! Budget environ 20Euro par jour. D'autres infos sur demande adressée en bonne et due forme et en un seul exemplaire à l'adresse www.voyageforum.com
Aux alentours de Phnon Penh English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Je compte me rendre 3 semaines au Cambodge au moins d'août, en période de mousson. je peaufine actuellement mon séjour grâce aux riches contributions des foromeurs de VF.
J'aimerais connaître les excursions à faire autour de PP. L'île de la Soie bien sûr (merci Roger) mais quelles autres endroits me conseillez-vous. Je souhaite faire des rencontres, découvrir la campagne et la vie rural.
Autres questions : Peut-on désormais se rendre sur l'île vietnamienne de Phu Phoc depuis les côtes du Cambodge ? Si oui comment ? Le fait de partir en période de pluie, un traitement anti palu est-il vraiment recommandé ? Et si oui quel est le moins pire ? Savarine ?
Merci d'avance pour vos précieuses informations
Je compte me rendre 3 semaines au Cambodge au moins d'août, en période de mousson. je peaufine actuellement mon séjour grâce aux riches contributions des foromeurs de VF.
J'aimerais connaître les excursions à faire autour de PP. L'île de la Soie bien sûr (merci Roger) mais quelles autres endroits me conseillez-vous. Je souhaite faire des rencontres, découvrir la campagne et la vie rural.
Autres questions : Peut-on désormais se rendre sur l'île vietnamienne de Phu Phoc depuis les côtes du Cambodge ? Si oui comment ? Le fait de partir en période de pluie, un traitement anti palu est-il vraiment recommandé ? Et si oui quel est le moins pire ? Savarine ?
Merci d'avance pour vos précieuses informations
Où seront les VFistes-cyclistes à l'été 2008? English translation pending
Bonjour à tous
Je m'apprête à repartir ce samedi et dans les deux premières semaines de juillet, je serai à vélo dans la vallée du Lot et en Auvergne (encore!).
Je pensais au fait que je n'ai jamais croisé de VFistes (pas plus les cyclistes que les autres d'ailleurs) sur les routes et pourtant, on ne peux pas dire que les moyens de communication fassent défaut.
Alors j'ai fais une petite chose à laquelle vous aurez peut-être, je l'espère, envie de participer cet été. Je me suis dit qu'il serait sympa, pour ceux qui le souhaite d'afficher leur position en temps réel (pour ceux qui peuvent se connecter souvent) ou leur trajet et leurs dates approximatives (pour ceux qui comme moi ne peuvent que rarement se conecter en voyage) sur une carte gougueule!
Je viens donc de la créer. Vous pouvez la visualiser en cliquant sur ce lien. Vous avez les droits de la modifier pour indiquer vos propres positions ou vos projets pour cet été.
Il me ferait plaisir qu'elle soit utile à quelques rencontres en différents points de la planète. Selon les rumeurs, et je ne parle évidemment pas de moi, il y aurait sur ce forum deux ou trois individus fort sympathiques. 😇
Je la propose d'abord aux VFistes à pédales parce que je suis le plus souvent fourré ici mais les autres qui se véhiculent autrement peuvent tout aussi bien s'y mettre si ils en ont envie.
Bon route à tous et bon été.
Amitiés
Je m'apprête à repartir ce samedi et dans les deux premières semaines de juillet, je serai à vélo dans la vallée du Lot et en Auvergne (encore!).
Je pensais au fait que je n'ai jamais croisé de VFistes (pas plus les cyclistes que les autres d'ailleurs) sur les routes et pourtant, on ne peux pas dire que les moyens de communication fassent défaut.
Alors j'ai fais une petite chose à laquelle vous aurez peut-être, je l'espère, envie de participer cet été. Je me suis dit qu'il serait sympa, pour ceux qui le souhaite d'afficher leur position en temps réel (pour ceux qui peuvent se connecter souvent) ou leur trajet et leurs dates approximatives (pour ceux qui comme moi ne peuvent que rarement se conecter en voyage) sur une carte gougueule!
Je viens donc de la créer. Vous pouvez la visualiser en cliquant sur ce lien. Vous avez les droits de la modifier pour indiquer vos propres positions ou vos projets pour cet été.
Il me ferait plaisir qu'elle soit utile à quelques rencontres en différents points de la planète. Selon les rumeurs, et je ne parle évidemment pas de moi, il y aurait sur ce forum deux ou trois individus fort sympathiques. 😇
Je la propose d'abord aux VFistes à pédales parce que je suis le plus souvent fourré ici mais les autres qui se véhiculent autrement peuvent tout aussi bien s'y mettre si ils en ont envie.
Bon route à tous et bon été.
Amitiés
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Balkans mai 2008 English translation pending
BALKANS 2008
Déjà depuis longtemps je nourrissais l'espoir de retourner en Albanie, tout particulièrement pour rendre visite à des paysans albanais que j'avais connus au fond des montagnes du Tomor au centre du pays. Il s'agissait des parents de mon interprète à l'époque ou je travaillais dans cette région des Balkans.
Afin de joindre l'utile à l'agréable, tout en prenant le temps de revenir sur les lieux de ma vie passée, trois ans ce n'est pas rien dans la vie d'un homme, je décide de m'y rendre en véhicule. Le trajet permet de se préparer à l'immersion dans un monde différent du nôtre. L'avion par sa rapidité donne une impression d'intrusion voire de viol. On bascule brutalement d'une société à une autre. Le voyage plus lent, permet les transitions psychologiques qui préparent mieux au changement.
Le trajet prévu me conduira à travers de multiples pays de cette région si complexe qui est au cœur de nombreux problèmes européens passés, présents et sans doute futurs. Le voyage devra durer au minimum un mois le temps de traverser à l'aller l'Italie, la Croatie et tout particulièrement l'Istrie, le Monténérgo côté Kotor et l'Albanie. Dans ce dernier pays j'ai l'intention d'y rester deux semaines, d'y rencontrer un certain nombre d'amis, d'aller dans les montagnes de Skrapar au centre et de gravir le point culminant le Korabit au nord. Ce sommet est sur la frontière avec la Macédoine. Le retour afin de réactualiser mes connaissances balkaniques doit me conduire à travers la Macédoine, le Kosovo, le Monténégro partie du nord, la Bosnie, la Croatie, la Slovénie et l'Italie région des grands lacs. Un mois pour un tel voyage en voiture c'est court, mais partir plus longtemps pose d'autres problèmes du côté de la famille.
Donc un matin de la fin du mois de Mai, départ de Lyon avec Jean, que je laisserai à la frontière grecque. En effet, il a l'intention de continuer en vélo vers la Turquie. C'est un grand habitué de ce type de voyage. L'année précédente, il a accompli le tour de l'Adriatique en deux mois et demi.
Premier jour, traversée de l'Italie au-delà de Trieste, plus de mille kilomètres sur des autoroutes saturées, où des automobilistes très impatients ne respectent absolument pas les distances de sécurité. Il en découle une sensation d'insécurité totale et permanente. Ce premier jour de cauchemar terminé, les conditions de circulation seront moins stressantes, bien que le respect du code de la route ne soit pas un point fort dans la plupart des pays balkaniques. La chose à anticiper impérativement, c'est se ranger sur le bas côté lors de dépassements mal gérés en sens inverse. Une conduite lente toujours maîtrisée permet de résoudre sans trop de difficulté ce problème dont la mauvaise analyse conduit irrémédiablement au choc frontal.
Première nuit dans un camping au bord de l'Adriatique en Croatie. Durant trois jours nous visiterons l'Istrie. Jolie région au nombreux villages agréables en bordure d'une mer aux couleurs cristallines. Cependant ce premier week-end du mois de mai correspond à une période de vacances dans toute l'Europe, d'où une affluence non négligeable qui occasionne quelques bouchons. Cela donne une idée des conditions estivales. Cependant j'avais le souvenir d'être venu dix jours en Croatie au mois d'août, il y a six ans, et n'avoir pas rencontré de problème de circulation. Le parc automobile du pays aurait-il fortement augmenté? Ce n'est pas impossible, car depuis les années 90 le pays a vécu des périodes terribles, au rythme des guerres contre la Bosnie et la Serbie, sans oublier les sanctions de la communauté internationale tant que le Président Tudman tenait les rênes du pouvoir. Son calvaire semble prendre fin avec son intégration à l'Union Européenne à court terme, la richesse individuelle s'en ressent très probablement. La troisième nuit sera particulièrement agréable, dans un camping pas encore ouvert. Nous serons les seuls campeurs au bord d'un lagon aux eaux immobiles, protégées par un chapelet de petites îles. J'irai même pêcher quelques poissons au réveil.
Nuit suivante, un minuscule camping toujours au bord de l'eau dans les Bouches de Kotor, sublime. Du village de Kotor nous avons emprunté la route Serpentine qui escalade la montagne sur plus de mille mètres, ce qui procure une vue d'ensemble extraordinaire sur le site des Bouches. Arrêt dans la capitale historique du Monténégro, Cetinjé, visite intéressante du musée historique. Nous avons eu la chance de tomber sur une Monténégrine francophone qui nous a donné les explications nécessaires, car les descriptifs sont exclusivement en langue locale. Ensuite nous avons mis le cap sur l'Albanie. Avant d'y entrer, la curiosité nous a poussés à visiter la grande zone lacustre, en bordure nord du lac de Shkoder, mais qui se trouve toujours au Monténégro. Le détour vaut vraiment la peine. La petite ville de Rijeka au bord d'une rivière qui se jette dans le lac est charmante. Des hauteurs qui l'entourent, la vue sur les différents bras et plans d'eau, constellés de nénuphars peuplés de hordes de grenouilles coassantes et surmontés de petites collines émergeant un peu au hasard, donne une impression de baie d'Along (tout du moins l'idée que je m'en fais, n'y étant pas allé). Nuit prévue au bord du lac, mais des mouvements suspects après le dîner nous ont poussés à aller dormir à vue des douaniers à Hanit Hotit, avec concert d'aboiements de chiens toute la nuit.
Entrée en Albanie sympathique, lorsque le douanier me demande mon métier, lui ayant répondu que j'avais été militaire, la taxe d'entrée a été ramenée à 1 euro au lieu des dix réglementaires. Un premier café à Shkoder, en six ans la ville s'est très nettement améliorée. Ensuite direction Tirana, la route ressemble à toutes les routes d'Europe, l'Albanie perdrait presque son charme exotique. Un petit passage à Kruja, l'explosion de la construction modifie la physionomie de la ville. Un gros bâtiment en construction coupe définitivement une rue relativement importante.
Enfin la capitale, l'entrée est complètement bouleversée par rapport à ce que je connaissais six ans auparavant. D'immenses buildings sur plusieurs kilomètres prolongent les faubourgs. La plupart des rues sont bien asphaltées, la propreté de la ville est remarquable, le plan de circulation très rationnel et le trafic, tout en étant important, est fluide. Retrouvailles avec les amis, moments toujours chargés d'émotion. Une petite visite au musée national. Je constate que les visiteurs sont assez nombreux, alors que généralement j'étais seul. En effet deux groupes étrangers s'y trouvent, outre les Albanais, un de langue française, il s'agit de Monégasques qui font le tour de l'Adriatique en bus et un groupe de langue anglaise. Ce musée est très intéressant tout particulièrement pour son département lié à la période communiste. Les Albanais l'exposent sans aucune concession pour ce qu'ils appellent la dictature communiste.
Nous allons à Berat en bus. La visite de cette ville est toujours un grand plaisir. A mon avis c'est la mieux conservée du pays. Ces façades en encorbellement qui se serrent au pied de la falaise, ont donné à la ville sa dénomination de cité des mille fenêtres. Le château qui domine est un lieu magique duquel la vue sur la fameuse montagne du Tomor est splendide. Le musée des icônes vaut le détour même si l'éclairage reste soumis aux aléas des pannes d'électricité. Un petit restaurant qui était précédemment dans une ancienne salle d'armes voûtée, actuellement dans un lieu agréable mains moins charmant, propose un menu de qualité et un vin rouge local le «Chobo» (ou quelque chose d'approchant) vraiment excellent et de plus par cher, heureusement que nous sommes venus en car!!!
Lors du retour, alors que nous attendons le départ du bus sur la place centrale, une Albanaise m'interpelle en français par mon nom. Il s'agit d'une personne avec laquelle je travaillais précédemment à Tirana. Elle est maintenant mariée à un Français et vit à Paris. Elle est avec son mari, venue rendre visite à sa famille qui habite au fond des montagnes de la région de Skrapar. Je la reverrai les jours suivants à Tirana. Selon une coutume locale, je serai chargé de ramener en France tout ce qu'elle ne peut pas prendre dans l'avion. Le dédommagement consistera en deux grosses bouteilles de raki, alcool blanc de raisin, la région produisant le meilleur d'Albanie. Chacun distille le sien propre à partir des treilles qui ombragent les petites terrasses.
Le retour sera chaotique. Le bus décide de s'arrêter à l'entrée de Dürres. Il nous faut prendre les transports en communs de la ville pour trouver sur la place centrale un moyen de transport à destination de Tirana. Dans un premier temps je refuse de payer, ayant déjà payé pour Tirana. Après une discussion en albanais, je dis « et bien soit, je paye une deuxième fois ». La contrôleuse éclate de rire et me dit de garder mes sous. Tout n'est qu'une question de respect de l'autre et de contenance à préserver. Par contre le troisième bus, il faut payer, mais c'est un beau Mercedes avec air conditionné.
Le jour suivant départ en voiture pour Korça. Tout d'abord, nous empruntons la magnifique route qui franchit la montagne entre la capitale et Elbasan. Que de souvenirs me reviennent en mémoire. Plus loin nous nous arrêtons au superbe village de Lin au bord du lac d'Ohrid. Petite montée sur la colline. La vue embrasse tout le lac, la ville d'Ohrid est très visible. Puis plus loin un peu avant Pogradec, il est l'heure de manger. Le somptueux hôtel restaurant San Naomi, nous propose son excellent Koran, grosse truite à chair rose pêchée en profondeur, le lac atteint les 300 mètres. Nous dégustons ce poisson à la chair exquise sur un grand ponton reposant sur pilotis. Les boules de mie jetées à l'eau attirent des myriades de petits, voire même assez gros, poissons, qui se bagarrent dans un véritable fourmillement afin de les manger. Ce lac je l'ai vu par tous les temps été comme hiver. L'impression est chaque fois différente et les variations de lumière sont très rapides. Il peut être plat comme un miroir et en avoir le reflet, il peut prendre des teintes sombres presque noires, agité de vagues. Souvent de grands oiseaux planent nonchalamment à quelques dizaines de mètres de sa surface. L'arrière-plan est constitué de montagnes dont l'altitude avoisine les deux mille mètres, et bien souvent elles sont couvertes de neige, ce qui est le cas aujourd'hui. Cela rajoute une touche sublime au panorama
Nous reprenons la route direction Korça. Un petit détour par Voshkopoje et ses églises orthodoxes s'impose. Presque toutes sont fermées. L'état de dégradation est très avancé. De magnifiques fresques extérieures sont constellées d'inscriptions, que cela est triste. Un ancien du village nous conte les méfaits de la dictature. Le soir, nuit confortable au centre de Korça. La ville est bien éclairée et de nombreux jeunes déambulent. On est loin de l'ambiance que j'ai connue entre 1999 et 2002. Les voitures restent la nuit dans les rues, comme dans toutes les autres ville d'Europe. Je me souviens de la période où touts les véhicules s'entassaient derrière des grilles, dès que l'obscurité tombait, sous la protection d'un gardien.
Le lendemain, visite au cimetière militaire français, en effet 640 de nos concitoyens reposent en cette terre balkanique. Ils sont tombés au cours de combats entre 1916 et 1918. Parmi eux repose un parent de ma belle-sœur.
Puis le moment de la séparation approchant, nous prenons le chemin de la frontière grecque. Un peu avant le poste de douane, j'arrête la voiture. Jean sort son vélo et le monte. Il ajuste ses trois sacoches, met son casque fait un essai de fonctionnement et nous nous disons au revoir. Je le regarde partir dans la longue courbe qui le conduit au poste frontière de Kapshtice. La première partie de mon voyage prend fin. Je repars direction Tirana. A quelques kilomètres je me fais arrêter par un policer car je n'ai pas mis mes feux. D'une main autoritaire il me les allume et me demande mon métier. Ma réponse «Ushtarak» (militaire) est un sésame. Il se contente de me répondre «Mirupafshi» (au revoir).
Déjà depuis longtemps je nourrissais l'espoir de retourner en Albanie, tout particulièrement pour rendre visite à des paysans albanais que j'avais connus au fond des montagnes du Tomor au centre du pays. Il s'agissait des parents de mon interprète à l'époque ou je travaillais dans cette région des Balkans.
Afin de joindre l'utile à l'agréable, tout en prenant le temps de revenir sur les lieux de ma vie passée, trois ans ce n'est pas rien dans la vie d'un homme, je décide de m'y rendre en véhicule. Le trajet permet de se préparer à l'immersion dans un monde différent du nôtre. L'avion par sa rapidité donne une impression d'intrusion voire de viol. On bascule brutalement d'une société à une autre. Le voyage plus lent, permet les transitions psychologiques qui préparent mieux au changement.
Le trajet prévu me conduira à travers de multiples pays de cette région si complexe qui est au cœur de nombreux problèmes européens passés, présents et sans doute futurs. Le voyage devra durer au minimum un mois le temps de traverser à l'aller l'Italie, la Croatie et tout particulièrement l'Istrie, le Monténérgo côté Kotor et l'Albanie. Dans ce dernier pays j'ai l'intention d'y rester deux semaines, d'y rencontrer un certain nombre d'amis, d'aller dans les montagnes de Skrapar au centre et de gravir le point culminant le Korabit au nord. Ce sommet est sur la frontière avec la Macédoine. Le retour afin de réactualiser mes connaissances balkaniques doit me conduire à travers la Macédoine, le Kosovo, le Monténégro partie du nord, la Bosnie, la Croatie, la Slovénie et l'Italie région des grands lacs. Un mois pour un tel voyage en voiture c'est court, mais partir plus longtemps pose d'autres problèmes du côté de la famille.
Donc un matin de la fin du mois de Mai, départ de Lyon avec Jean, que je laisserai à la frontière grecque. En effet, il a l'intention de continuer en vélo vers la Turquie. C'est un grand habitué de ce type de voyage. L'année précédente, il a accompli le tour de l'Adriatique en deux mois et demi.
Premier jour, traversée de l'Italie au-delà de Trieste, plus de mille kilomètres sur des autoroutes saturées, où des automobilistes très impatients ne respectent absolument pas les distances de sécurité. Il en découle une sensation d'insécurité totale et permanente. Ce premier jour de cauchemar terminé, les conditions de circulation seront moins stressantes, bien que le respect du code de la route ne soit pas un point fort dans la plupart des pays balkaniques. La chose à anticiper impérativement, c'est se ranger sur le bas côté lors de dépassements mal gérés en sens inverse. Une conduite lente toujours maîtrisée permet de résoudre sans trop de difficulté ce problème dont la mauvaise analyse conduit irrémédiablement au choc frontal.
Première nuit dans un camping au bord de l'Adriatique en Croatie. Durant trois jours nous visiterons l'Istrie. Jolie région au nombreux villages agréables en bordure d'une mer aux couleurs cristallines. Cependant ce premier week-end du mois de mai correspond à une période de vacances dans toute l'Europe, d'où une affluence non négligeable qui occasionne quelques bouchons. Cela donne une idée des conditions estivales. Cependant j'avais le souvenir d'être venu dix jours en Croatie au mois d'août, il y a six ans, et n'avoir pas rencontré de problème de circulation. Le parc automobile du pays aurait-il fortement augmenté? Ce n'est pas impossible, car depuis les années 90 le pays a vécu des périodes terribles, au rythme des guerres contre la Bosnie et la Serbie, sans oublier les sanctions de la communauté internationale tant que le Président Tudman tenait les rênes du pouvoir. Son calvaire semble prendre fin avec son intégration à l'Union Européenne à court terme, la richesse individuelle s'en ressent très probablement. La troisième nuit sera particulièrement agréable, dans un camping pas encore ouvert. Nous serons les seuls campeurs au bord d'un lagon aux eaux immobiles, protégées par un chapelet de petites îles. J'irai même pêcher quelques poissons au réveil.
Nuit suivante, un minuscule camping toujours au bord de l'eau dans les Bouches de Kotor, sublime. Du village de Kotor nous avons emprunté la route Serpentine qui escalade la montagne sur plus de mille mètres, ce qui procure une vue d'ensemble extraordinaire sur le site des Bouches. Arrêt dans la capitale historique du Monténégro, Cetinjé, visite intéressante du musée historique. Nous avons eu la chance de tomber sur une Monténégrine francophone qui nous a donné les explications nécessaires, car les descriptifs sont exclusivement en langue locale. Ensuite nous avons mis le cap sur l'Albanie. Avant d'y entrer, la curiosité nous a poussés à visiter la grande zone lacustre, en bordure nord du lac de Shkoder, mais qui se trouve toujours au Monténégro. Le détour vaut vraiment la peine. La petite ville de Rijeka au bord d'une rivière qui se jette dans le lac est charmante. Des hauteurs qui l'entourent, la vue sur les différents bras et plans d'eau, constellés de nénuphars peuplés de hordes de grenouilles coassantes et surmontés de petites collines émergeant un peu au hasard, donne une impression de baie d'Along (tout du moins l'idée que je m'en fais, n'y étant pas allé). Nuit prévue au bord du lac, mais des mouvements suspects après le dîner nous ont poussés à aller dormir à vue des douaniers à Hanit Hotit, avec concert d'aboiements de chiens toute la nuit.
Entrée en Albanie sympathique, lorsque le douanier me demande mon métier, lui ayant répondu que j'avais été militaire, la taxe d'entrée a été ramenée à 1 euro au lieu des dix réglementaires. Un premier café à Shkoder, en six ans la ville s'est très nettement améliorée. Ensuite direction Tirana, la route ressemble à toutes les routes d'Europe, l'Albanie perdrait presque son charme exotique. Un petit passage à Kruja, l'explosion de la construction modifie la physionomie de la ville. Un gros bâtiment en construction coupe définitivement une rue relativement importante.
Enfin la capitale, l'entrée est complètement bouleversée par rapport à ce que je connaissais six ans auparavant. D'immenses buildings sur plusieurs kilomètres prolongent les faubourgs. La plupart des rues sont bien asphaltées, la propreté de la ville est remarquable, le plan de circulation très rationnel et le trafic, tout en étant important, est fluide. Retrouvailles avec les amis, moments toujours chargés d'émotion. Une petite visite au musée national. Je constate que les visiteurs sont assez nombreux, alors que généralement j'étais seul. En effet deux groupes étrangers s'y trouvent, outre les Albanais, un de langue française, il s'agit de Monégasques qui font le tour de l'Adriatique en bus et un groupe de langue anglaise. Ce musée est très intéressant tout particulièrement pour son département lié à la période communiste. Les Albanais l'exposent sans aucune concession pour ce qu'ils appellent la dictature communiste.
Nous allons à Berat en bus. La visite de cette ville est toujours un grand plaisir. A mon avis c'est la mieux conservée du pays. Ces façades en encorbellement qui se serrent au pied de la falaise, ont donné à la ville sa dénomination de cité des mille fenêtres. Le château qui domine est un lieu magique duquel la vue sur la fameuse montagne du Tomor est splendide. Le musée des icônes vaut le détour même si l'éclairage reste soumis aux aléas des pannes d'électricité. Un petit restaurant qui était précédemment dans une ancienne salle d'armes voûtée, actuellement dans un lieu agréable mains moins charmant, propose un menu de qualité et un vin rouge local le «Chobo» (ou quelque chose d'approchant) vraiment excellent et de plus par cher, heureusement que nous sommes venus en car!!!
Lors du retour, alors que nous attendons le départ du bus sur la place centrale, une Albanaise m'interpelle en français par mon nom. Il s'agit d'une personne avec laquelle je travaillais précédemment à Tirana. Elle est maintenant mariée à un Français et vit à Paris. Elle est avec son mari, venue rendre visite à sa famille qui habite au fond des montagnes de la région de Skrapar. Je la reverrai les jours suivants à Tirana. Selon une coutume locale, je serai chargé de ramener en France tout ce qu'elle ne peut pas prendre dans l'avion. Le dédommagement consistera en deux grosses bouteilles de raki, alcool blanc de raisin, la région produisant le meilleur d'Albanie. Chacun distille le sien propre à partir des treilles qui ombragent les petites terrasses.
Le retour sera chaotique. Le bus décide de s'arrêter à l'entrée de Dürres. Il nous faut prendre les transports en communs de la ville pour trouver sur la place centrale un moyen de transport à destination de Tirana. Dans un premier temps je refuse de payer, ayant déjà payé pour Tirana. Après une discussion en albanais, je dis « et bien soit, je paye une deuxième fois ». La contrôleuse éclate de rire et me dit de garder mes sous. Tout n'est qu'une question de respect de l'autre et de contenance à préserver. Par contre le troisième bus, il faut payer, mais c'est un beau Mercedes avec air conditionné.
Le jour suivant départ en voiture pour Korça. Tout d'abord, nous empruntons la magnifique route qui franchit la montagne entre la capitale et Elbasan. Que de souvenirs me reviennent en mémoire. Plus loin nous nous arrêtons au superbe village de Lin au bord du lac d'Ohrid. Petite montée sur la colline. La vue embrasse tout le lac, la ville d'Ohrid est très visible. Puis plus loin un peu avant Pogradec, il est l'heure de manger. Le somptueux hôtel restaurant San Naomi, nous propose son excellent Koran, grosse truite à chair rose pêchée en profondeur, le lac atteint les 300 mètres. Nous dégustons ce poisson à la chair exquise sur un grand ponton reposant sur pilotis. Les boules de mie jetées à l'eau attirent des myriades de petits, voire même assez gros, poissons, qui se bagarrent dans un véritable fourmillement afin de les manger. Ce lac je l'ai vu par tous les temps été comme hiver. L'impression est chaque fois différente et les variations de lumière sont très rapides. Il peut être plat comme un miroir et en avoir le reflet, il peut prendre des teintes sombres presque noires, agité de vagues. Souvent de grands oiseaux planent nonchalamment à quelques dizaines de mètres de sa surface. L'arrière-plan est constitué de montagnes dont l'altitude avoisine les deux mille mètres, et bien souvent elles sont couvertes de neige, ce qui est le cas aujourd'hui. Cela rajoute une touche sublime au panorama
Nous reprenons la route direction Korça. Un petit détour par Voshkopoje et ses églises orthodoxes s'impose. Presque toutes sont fermées. L'état de dégradation est très avancé. De magnifiques fresques extérieures sont constellées d'inscriptions, que cela est triste. Un ancien du village nous conte les méfaits de la dictature. Le soir, nuit confortable au centre de Korça. La ville est bien éclairée et de nombreux jeunes déambulent. On est loin de l'ambiance que j'ai connue entre 1999 et 2002. Les voitures restent la nuit dans les rues, comme dans toutes les autres ville d'Europe. Je me souviens de la période où touts les véhicules s'entassaient derrière des grilles, dès que l'obscurité tombait, sous la protection d'un gardien.
Le lendemain, visite au cimetière militaire français, en effet 640 de nos concitoyens reposent en cette terre balkanique. Ils sont tombés au cours de combats entre 1916 et 1918. Parmi eux repose un parent de ma belle-sœur.
Puis le moment de la séparation approchant, nous prenons le chemin de la frontière grecque. Un peu avant le poste de douane, j'arrête la voiture. Jean sort son vélo et le monte. Il ajuste ses trois sacoches, met son casque fait un essai de fonctionnement et nous nous disons au revoir. Je le regarde partir dans la longue courbe qui le conduit au poste frontière de Kapshtice. La première partie de mon voyage prend fin. Je repars direction Tirana. A quelques kilomètres je me fais arrêter par un policer car je n'ai pas mis mes feux. D'une main autoritaire il me les allume et me demande mon métier. Ma réponse «Ushtarak» (militaire) est un sésame. Il se contente de me répondre «Mirupafshi» (au revoir).
Avis sur itinéraire de trente jours au Vietnam-Laos English translation pending
Bonjour, voici l'itinéraire que j'ai fais avec un ami qui revient d'un séjour de quatre mois en Asie du sud-est.
Je pars avec ma copine, nous sommes habitués de voyager ensemble dans des conditions "Sac-à-dos".
J'aimerais avoir vos avis, suggestions, ajouts, etc, que ce soit pour le transport, l'hébergement ou les visites. Toutes les suggestions sont appréciées!
Je sais qu'avec seulement 30 jours, ce sera un survol des étapes. Je vais retrancher des arrêts si nous manquons de temps.
Philippe
Arrivée le 10 juin de Ho Chi Minh Départ le 11 juillet de Bangkok--
1) Ho Chi Minh et le Mékong (environ 4 jours) 2) Hanoi par avion (1 jour) 3) Baie d'Halong (2 jours) Baie terrestre à voir? 4) Sapa par train de nuit (2-3 jours) 5) Dien Bien Phu par autobus, traversée au Laos en Bus vers Muang Khoua 6) Prendre un bateau et descendre la rivière Nam Ou vers Muang Ngoima (2-3 jours) 7) Bateau sur la Nam Ou, de Nong Khiaw, prendre un bus ou un bateau vers Luang Prabang (2-3 jours) 8) Aller vers Vang Vieng ou Vientiane (Ici, je ne sais pas trop par où aller) (2-3 jours) 9) Bus ou avion vers Bangkok et les environs (? jours) Possibilité de visiter le nord de la Thailande?--
Je pars avec ma copine, nous sommes habitués de voyager ensemble dans des conditions "Sac-à-dos".
J'aimerais avoir vos avis, suggestions, ajouts, etc, que ce soit pour le transport, l'hébergement ou les visites. Toutes les suggestions sont appréciées!
Je sais qu'avec seulement 30 jours, ce sera un survol des étapes. Je vais retrancher des arrêts si nous manquons de temps.
Philippe
Arrivée le 10 juin de Ho Chi Minh Départ le 11 juillet de Bangkok--
1) Ho Chi Minh et le Mékong (environ 4 jours) 2) Hanoi par avion (1 jour) 3) Baie d'Halong (2 jours) Baie terrestre à voir? 4) Sapa par train de nuit (2-3 jours) 5) Dien Bien Phu par autobus, traversée au Laos en Bus vers Muang Khoua 6) Prendre un bateau et descendre la rivière Nam Ou vers Muang Ngoima (2-3 jours) 7) Bateau sur la Nam Ou, de Nong Khiaw, prendre un bus ou un bateau vers Luang Prabang (2-3 jours) 8) Aller vers Vang Vieng ou Vientiane (Ici, je ne sais pas trop par où aller) (2-3 jours) 9) Bus ou avion vers Bangkok et les environs (? jours) Possibilité de visiter le nord de la Thailande?--
Vingt jours en Corse en août 2007 English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai découvert ce forum il y a peu et j'adore lire la rubrique carnets de voyage. J'ai donc décidé d'y apporter ma contribution. J'ai effectué un voyage de trois semaines en Corse avec ma copine l'été dernier. Nous adorons la randonnée et les paysages sauvages, nous avons été bien servis !!!
Nous voyageons en voiture et logeons en camping, au final le budget a été de 1000 € pour deux tout compris (voyage, campings, bouffe...), c'est plus que correct je pense.
Nous sommes partis en voiture de Strasbourg direction Livourne en Italie pour prendre le ferry (moins cher qu'en France : 125€ aller-retour avec la voiture et deux passagers).
Jour 1 :
Voyage jusqu'à Livourne sans problèmes, la route est magnifique jusqu'à milan. Première nuit dans un camping ultra bondé, ultra cher, mais bon, heureusement ce n'est qu'une nuit...
Jour 2 :
Départ en ferry à 11h, arrivée en Corse à Bastia 15h. Direction Saint-Florent qui sera notre première étape. Après 3/4 h de route et le passage du col entre Bastia et Saint-Florent nous commençons à chercher un camping. Comme nous aimons être à l'ombre et pas trop serrés avec les voisins, la recherche peut être longue. Nous trouvons finalement un camping au bord de la mer à 15min au nord de St Florent. Déjà la Corse nous offre ses beautés lorsque nous allons marcher sur la plage au couché du soleil. Les vagues sont belles, il y a beaucoup de vent et on entend la mer toute la nuit, c'est magique...


La baignade est un plaisir, on a l'impression de se laver d'un an de boulot dans les vagues. Déjà nous n'arrivons plus à quitter des yeux le paysage...
Jour 3 :
Destination le désert des agriates pour une première rando. Nous cherchons à rejoindre la plage de Saleccia (accessible uniquement à pied ou en bateau) en partant de Casta, mais prenons un mauvais départ... Tant pis, on s'aventure dans le désert, chose que je déconseille ABSOLUMENT !!! Il nous aura fallu 6 h pour faire 1 km de marche... Ce qui commençait comme un sentier n'en était pas un... nous osons nous aventurer dans le maquis hors sentier et comme nous ne voulons pas faire demi-tour, nous poursuivons tant bien que mal (plutôt mal...). Nous arrivons à un minuscule sommet qui nous offre une belle vue sur la baie de Saint-Florent et du Cap Corse.

Nous continuons dans le maquis et cette fois c'est l'horreur complète. Les jambes sont constamment griffées par les ronces et les petits arbustes brûlés par le soleil. Nous renonçons à atteindre le sommet suivant (pourtant ridiculement proche) et essayons de rejoindre le grand chemin. Lorsque nous arrivons enfin nos jambes sont noires à cause du charbon des plantes brûlées, et nous avons de très belles éraflures. La baignade du soir est piquante... mais les vagues sont toujours là alors c'est un plaisir. Il y a de l'orage sur le cap Corse ce qui rend les vagues encore plus forte. La foudre tombe à 100 m de nous dans l'eau !!! Tout le monde fuit vers la plage (ma copine la première) et je me retrouve seul dans la mer...
Jour 3 :
Deuxième tentative pour atteindre Saleccia, mais cette fois-ci pas la côte au départ de la plage de Saint-Florent. Le sentier est excellent et le paysage est vraiment magnifique, les minuscules criques et les plages de sable blanc désertes se succèdent, avec parfois quelques rencontres inattendues...
Nous atteignons enfin Saleccia, c'est magnifique, la plage est impressionnante. Nous nous baignons dans une eau d'une limpidité surprenante et ça fait du bien !!!!
Le retour se fait par le même trajet (pas le choix) et nous revoyons les belles criques avec en arrière plan le désert des agriates. C'est vraiment un endroit paradisiaque, une des ballades à faire absolument !!!

Au final 10 h de marche auront été nécessaires (entrecoupées de baignades)... mais comme c'est plutôt plat, ça passe bien. On se promet de revenir avec masques et tuba...
Jour 4 :
Départ à 7h30 du camping, direction Centuri à 50 km au nord vers le cap Corse. Deux heures de route vertigineuse le long du Cap mais un paysage à couper le souffle, la cote est déchiquetée et la montagne se mêle à la mer de façon majestueuse. Départ de Centuri direction l'extrémité nord du Cap Corse : Tollare. La rando se fait par la côte, mais n'a rien à voir avec la veille... De grandes falaises nous obligent à monter puis redescendre et ainsi de suite... Résultat : un parcours très pentu et assez fatiguant, mais à nouveau d'une beauté époustouflante ! Quelles variations dans le paysage !!! on se croirait presque en Bretagne...

Nous atteignons enfin Tollare après 5h de marche un petit village très pittoresque avec seulement quelques habitations vides pour la plupart... c'est le bout du monde... Nous ne trainons pas et nous engageons sur le chemin du retour assez rapidement, c'est encore long mais dans le soleil déclinant quel spectacle !!!

Il est 20H30 lorsque nous arrivons à Centuri, nous avons trop faim pour reprendre la route et craquons pour un resto. Nous ne regrettons vraiment pas !!! C'est excellent et pas trop cher pour ce qu'il y a (assiette de fruit de mer avec langouste de Centuri, la spécialité locale, pour 30 €). Le cap Corse de nuit en voiture c'est assez tendu, mais quelle journée magnifique !!! A faire absolument !!!! Je regarde la carte par après, nous avons fait 1000m de dénivelée en ne dépassant pas les 200 m d'altitude...
Jour 5 :
Direction l'intérieur du cap Corse vers le col de san Ghjacintu pour une rando plus classique mais 1000 m de dénivelée attendue et sous une chaleur de plomb (premier jour à plus de 30 °C, la chaleur ne nous quittera plus pendant 10 jours). Personne pendant la marche et vue magnifique au sommet : la mer des deux côtés du cap Corse, on aperçoit Bastia et Saint-Florent en même temps !!! Les reliefs du Cap Corse nous apparaissent dans toute leur splendeur.

En redescendant, nous passons par Olcani, un petit village plein d'escaliers et sans routes, magnifique...
Jour 6 :
Journée de pause : direction Bastia et son marché, on achète une belle Copa qui nous tiendra jusqu'à la fin du séjour, rien de tel pour l'apéro lorsqu'on rentre d'une bonne rando.
Jour 7 :
Promenade dans les gorges près de olmeta. Pas fantastique, mais on se baigne dans les vasques en pleine forêt. L'eau est fraîche mais pas trop. Personne aux alentours, plein de libellules demoiselles...
Jour 8 :
Nous décidons de quitter la région du cap Corse et de descendre plus au sud vers le golfe de Porto. Arrêt à Calvi, il fait 35°C, nous ne nous attardons pas. La route est magnifique nous faisons un détour par la route extérieur D81B, à faire absolument mais il faut prendre son temps et ne pas hésiter à s'arrêter. On se prend l'après-midi pour la route, on apperçoit en soirée le golfe de Porto.

Nous remontons à l'intérieur des terres en direction d'Evisa vers les montagnes pour trouver notre deuxième camping du séjour. Emplacement avec vue sur les Callanches de Piana...

Jour 9 :
Randonnée en face du mont Tafunatu en partant du col de Vergio. 900 m de montée très raide et sans sentier. Nous lutons pour rejoindre le GR20 dans ce paysage lunaire où le sentier demeure introuvable. Nous rencontrons quelques mouflons.


Très belle journée, une sacrée grimpette, avec quelques passages d'alpinisme !
Jour 10 :
Ballade dans les gorges près d'Evisa. On commence par descendre 600m c'est assez inhabituelle... il faut les remonter après... Nous remontons le long de la rivière hors du sentier c'est magique...

Jour 11 :
Etape inévitable à Girolata le fameux village accessible uniquement à pied et en bateau. C'est magnifique mais il fait tellement chaud que nous ne nous attardons pas.

Jour 12 :
Le plus belle endroit du voyage : Le Capo Rosso. Il s'agit du cap sud du Golfe de Porto, il faut dépasser Piana en venant de Porto pour y accéder. La ballade est facile, un peu raide sur la fin, mais à peine 300m de dénivelée. Quel spectacle à l'arrivée, on y reste longtemps, jusqu'au coucher du soleil. Je vous laisse juger...
Le Capo Rosso et la falaise de 300 m vers la mer

Le Golfe de Porto
Vers le Sud
Le Golfe dans le soleil couchant
Jour 13 :
Changement de décors, on part en direction de Porto Vecchio.
Jour 14 :
Direction les aiguilles de Bavella. 10 °C en arrivant au parking, ciel un peu gris, beaucoup de vent, ça nous change !!! Mais endroit magnifique, très belle randonnée dans un endroit unique...

Jour 15 :
Journée en Bateau en direction de Bonifacio. Très touristique, le tour en bateau est intéressant, mais les conditions rendent le voyage un peu mouvementé (beaucoup de vagues). Ce n'est pas ce qu'on préfère, mais c'est vrai que les falaises de Bonifacio sont très belles...

Nous nous arrêtons aux iles Lavezzi, entre la Corse et la Sardaigne. Pas magnifique en paysage, mais pour la plongée c'est l'idéal ! On se régale, l'eau est si clair et il y a tellement de poissons !
Jour 16 :
Nous quittons le sud de la Corse et remontons vers Corte pour la fin du séjour. Il pleut beaucoup ce jour là quand nous arrivons, alors on va au musée de la Corse, ça vaut le coup... Nous avons trouvé un camping à 11 € la nuit dans une ferme, nous sommes pratiquement seules, les sanitaires sont uniquement pour nous !!!
Jour 17 :
Quelques orages le matin, nous nous décidons à partir vers la vallée de Tavignanu. Endroit magnifique, mais nous sommes rattrapés par la pluie, alors nous faisons demi-tour, c'est dommage, il paraît que le fond de la vallée est magnifique. Nous appercevons tout de même de très beaux paysages entre les nuages.

Jour 18 :
Nous empruntons la route de la vallée de la Restonica (la plus touristique du coin) et montons aux deux lacs à partir du parking. C'est une bonne ballade, nous poussons jusqu'au col (1000 m de dénivelée en tout). La vue sur les lacs est magnifique.

Jour 19 :
Nous nous dirigeons vers la vallée de la cascade des anglais. C'est magnifique, l'eau est omniprésente.

Jour 20 :
C'est la fin !!! Nous remontons vers Bastia et on s'installe dans une petite crique toute la journée, on se baigne, on plonge un peu, mais on a le coeur lourd de quitter ce magnifique endroit... On prend le ferry de nuit, c'est une sacrée expérience de dormir avec 200 personnes dans un resto entre un chien énorme et la clim du bateau...
Jour 21 :
Arrivée à Livourne à 5h, on file vers Pise pour un dernier spectacle avant de rentrer en Alsace... Lever de soleil sur la tour de Pise, pas une personne, il est 6h...

Voilà, j'espère que ça vous plait. J'ai favorisé les photos, si vous avez des questions n'hésitez pas. J'espère que ça vous a donné envie. Nous on y retournera un jour...
J'ai découvert ce forum il y a peu et j'adore lire la rubrique carnets de voyage. J'ai donc décidé d'y apporter ma contribution. J'ai effectué un voyage de trois semaines en Corse avec ma copine l'été dernier. Nous adorons la randonnée et les paysages sauvages, nous avons été bien servis !!!
Nous voyageons en voiture et logeons en camping, au final le budget a été de 1000 € pour deux tout compris (voyage, campings, bouffe...), c'est plus que correct je pense.
Nous sommes partis en voiture de Strasbourg direction Livourne en Italie pour prendre le ferry (moins cher qu'en France : 125€ aller-retour avec la voiture et deux passagers).
Jour 1 :
Voyage jusqu'à Livourne sans problèmes, la route est magnifique jusqu'à milan. Première nuit dans un camping ultra bondé, ultra cher, mais bon, heureusement ce n'est qu'une nuit...
Jour 2 :
Départ en ferry à 11h, arrivée en Corse à Bastia 15h. Direction Saint-Florent qui sera notre première étape. Après 3/4 h de route et le passage du col entre Bastia et Saint-Florent nous commençons à chercher un camping. Comme nous aimons être à l'ombre et pas trop serrés avec les voisins, la recherche peut être longue. Nous trouvons finalement un camping au bord de la mer à 15min au nord de St Florent. Déjà la Corse nous offre ses beautés lorsque nous allons marcher sur la plage au couché du soleil. Les vagues sont belles, il y a beaucoup de vent et on entend la mer toute la nuit, c'est magique...


La baignade est un plaisir, on a l'impression de se laver d'un an de boulot dans les vagues. Déjà nous n'arrivons plus à quitter des yeux le paysage...
Jour 3 :
Destination le désert des agriates pour une première rando. Nous cherchons à rejoindre la plage de Saleccia (accessible uniquement à pied ou en bateau) en partant de Casta, mais prenons un mauvais départ... Tant pis, on s'aventure dans le désert, chose que je déconseille ABSOLUMENT !!! Il nous aura fallu 6 h pour faire 1 km de marche... Ce qui commençait comme un sentier n'en était pas un... nous osons nous aventurer dans le maquis hors sentier et comme nous ne voulons pas faire demi-tour, nous poursuivons tant bien que mal (plutôt mal...). Nous arrivons à un minuscule sommet qui nous offre une belle vue sur la baie de Saint-Florent et du Cap Corse.

Nous continuons dans le maquis et cette fois c'est l'horreur complète. Les jambes sont constamment griffées par les ronces et les petits arbustes brûlés par le soleil. Nous renonçons à atteindre le sommet suivant (pourtant ridiculement proche) et essayons de rejoindre le grand chemin. Lorsque nous arrivons enfin nos jambes sont noires à cause du charbon des plantes brûlées, et nous avons de très belles éraflures. La baignade du soir est piquante... mais les vagues sont toujours là alors c'est un plaisir. Il y a de l'orage sur le cap Corse ce qui rend les vagues encore plus forte. La foudre tombe à 100 m de nous dans l'eau !!! Tout le monde fuit vers la plage (ma copine la première) et je me retrouve seul dans la mer...
Jour 3 :
Deuxième tentative pour atteindre Saleccia, mais cette fois-ci pas la côte au départ de la plage de Saint-Florent. Le sentier est excellent et le paysage est vraiment magnifique, les minuscules criques et les plages de sable blanc désertes se succèdent, avec parfois quelques rencontres inattendues...
Nous atteignons enfin Saleccia, c'est magnifique, la plage est impressionnante. Nous nous baignons dans une eau d'une limpidité surprenante et ça fait du bien !!!!Le retour se fait par le même trajet (pas le choix) et nous revoyons les belles criques avec en arrière plan le désert des agriates. C'est vraiment un endroit paradisiaque, une des ballades à faire absolument !!!

Au final 10 h de marche auront été nécessaires (entrecoupées de baignades)... mais comme c'est plutôt plat, ça passe bien. On se promet de revenir avec masques et tuba...
Jour 4 :
Départ à 7h30 du camping, direction Centuri à 50 km au nord vers le cap Corse. Deux heures de route vertigineuse le long du Cap mais un paysage à couper le souffle, la cote est déchiquetée et la montagne se mêle à la mer de façon majestueuse. Départ de Centuri direction l'extrémité nord du Cap Corse : Tollare. La rando se fait par la côte, mais n'a rien à voir avec la veille... De grandes falaises nous obligent à monter puis redescendre et ainsi de suite... Résultat : un parcours très pentu et assez fatiguant, mais à nouveau d'une beauté époustouflante ! Quelles variations dans le paysage !!! on se croirait presque en Bretagne...

Nous atteignons enfin Tollare après 5h de marche un petit village très pittoresque avec seulement quelques habitations vides pour la plupart... c'est le bout du monde... Nous ne trainons pas et nous engageons sur le chemin du retour assez rapidement, c'est encore long mais dans le soleil déclinant quel spectacle !!!

Il est 20H30 lorsque nous arrivons à Centuri, nous avons trop faim pour reprendre la route et craquons pour un resto. Nous ne regrettons vraiment pas !!! C'est excellent et pas trop cher pour ce qu'il y a (assiette de fruit de mer avec langouste de Centuri, la spécialité locale, pour 30 €). Le cap Corse de nuit en voiture c'est assez tendu, mais quelle journée magnifique !!! A faire absolument !!!! Je regarde la carte par après, nous avons fait 1000m de dénivelée en ne dépassant pas les 200 m d'altitude...
Jour 5 :
Direction l'intérieur du cap Corse vers le col de san Ghjacintu pour une rando plus classique mais 1000 m de dénivelée attendue et sous une chaleur de plomb (premier jour à plus de 30 °C, la chaleur ne nous quittera plus pendant 10 jours). Personne pendant la marche et vue magnifique au sommet : la mer des deux côtés du cap Corse, on aperçoit Bastia et Saint-Florent en même temps !!! Les reliefs du Cap Corse nous apparaissent dans toute leur splendeur.

En redescendant, nous passons par Olcani, un petit village plein d'escaliers et sans routes, magnifique...

Jour 6 :
Journée de pause : direction Bastia et son marché, on achète une belle Copa qui nous tiendra jusqu'à la fin du séjour, rien de tel pour l'apéro lorsqu'on rentre d'une bonne rando.
Jour 7 :
Promenade dans les gorges près de olmeta. Pas fantastique, mais on se baigne dans les vasques en pleine forêt. L'eau est fraîche mais pas trop. Personne aux alentours, plein de libellules demoiselles...

Jour 8 :
Nous décidons de quitter la région du cap Corse et de descendre plus au sud vers le golfe de Porto. Arrêt à Calvi, il fait 35°C, nous ne nous attardons pas. La route est magnifique nous faisons un détour par la route extérieur D81B, à faire absolument mais il faut prendre son temps et ne pas hésiter à s'arrêter. On se prend l'après-midi pour la route, on apperçoit en soirée le golfe de Porto.

Nous remontons à l'intérieur des terres en direction d'Evisa vers les montagnes pour trouver notre deuxième camping du séjour. Emplacement avec vue sur les Callanches de Piana...

Jour 9 :
Randonnée en face du mont Tafunatu en partant du col de Vergio. 900 m de montée très raide et sans sentier. Nous lutons pour rejoindre le GR20 dans ce paysage lunaire où le sentier demeure introuvable. Nous rencontrons quelques mouflons.


Très belle journée, une sacrée grimpette, avec quelques passages d'alpinisme !
Jour 10 :
Ballade dans les gorges près d'Evisa. On commence par descendre 600m c'est assez inhabituelle... il faut les remonter après... Nous remontons le long de la rivière hors du sentier c'est magique...

Jour 11 :
Etape inévitable à Girolata le fameux village accessible uniquement à pied et en bateau. C'est magnifique mais il fait tellement chaud que nous ne nous attardons pas.

Jour 12 :
Le plus belle endroit du voyage : Le Capo Rosso. Il s'agit du cap sud du Golfe de Porto, il faut dépasser Piana en venant de Porto pour y accéder. La ballade est facile, un peu raide sur la fin, mais à peine 300m de dénivelée. Quel spectacle à l'arrivée, on y reste longtemps, jusqu'au coucher du soleil. Je vous laisse juger...
Le Capo Rosso et la falaise de 300 m vers la mer
Le Golfe de Porto
Vers le Sud
Le Golfe dans le soleil couchantJour 13 :
Changement de décors, on part en direction de Porto Vecchio.
Jour 14 :
Direction les aiguilles de Bavella. 10 °C en arrivant au parking, ciel un peu gris, beaucoup de vent, ça nous change !!! Mais endroit magnifique, très belle randonnée dans un endroit unique...

Jour 15 :
Journée en Bateau en direction de Bonifacio. Très touristique, le tour en bateau est intéressant, mais les conditions rendent le voyage un peu mouvementé (beaucoup de vagues). Ce n'est pas ce qu'on préfère, mais c'est vrai que les falaises de Bonifacio sont très belles...

Nous nous arrêtons aux iles Lavezzi, entre la Corse et la Sardaigne. Pas magnifique en paysage, mais pour la plongée c'est l'idéal ! On se régale, l'eau est si clair et il y a tellement de poissons !
Jour 16 :
Nous quittons le sud de la Corse et remontons vers Corte pour la fin du séjour. Il pleut beaucoup ce jour là quand nous arrivons, alors on va au musée de la Corse, ça vaut le coup... Nous avons trouvé un camping à 11 € la nuit dans une ferme, nous sommes pratiquement seules, les sanitaires sont uniquement pour nous !!!
Jour 17 :
Quelques orages le matin, nous nous décidons à partir vers la vallée de Tavignanu. Endroit magnifique, mais nous sommes rattrapés par la pluie, alors nous faisons demi-tour, c'est dommage, il paraît que le fond de la vallée est magnifique. Nous appercevons tout de même de très beaux paysages entre les nuages.

Jour 18 :
Nous empruntons la route de la vallée de la Restonica (la plus touristique du coin) et montons aux deux lacs à partir du parking. C'est une bonne ballade, nous poussons jusqu'au col (1000 m de dénivelée en tout). La vue sur les lacs est magnifique.

Jour 19 :
Nous nous dirigeons vers la vallée de la cascade des anglais. C'est magnifique, l'eau est omniprésente.

Jour 20 :
C'est la fin !!! Nous remontons vers Bastia et on s'installe dans une petite crique toute la journée, on se baigne, on plonge un peu, mais on a le coeur lourd de quitter ce magnifique endroit... On prend le ferry de nuit, c'est une sacrée expérience de dormir avec 200 personnes dans un resto entre un chien énorme et la clim du bateau...
Jour 21 :
Arrivée à Livourne à 5h, on file vers Pise pour un dernier spectacle avant de rentrer en Alsace... Lever de soleil sur la tour de Pise, pas une personne, il est 6h...

Voilà, j'espère que ça vous plait. J'ai favorisé les photos, si vous avez des questions n'hésitez pas. J'espère que ça vous a donné envie. Nous on y retournera un jour...
24 heures à Singapour: quoi faire? English translation pending
Bonjours a tous, Dans le cadre d'un tour du monde je vais faire un stop over de 24 hrs a Singapour. J, aimerais avoir l'avis de quelqu'un qui connait la ville pour me dire quoi voir en une journée.
Merci
Trajet Vancouver-Dawson-Inuvik à vélo (Canada) English translation pending
bonjour,
j'aimerais avoir des infos sur le trajet vancouver-dawson en vélo. au niveau dénivelé par exemple. mais aussi plus largement sur votre expérience. et si c'est possible de monter jusqu'à inuvik (en vtt par exemple). j'hésite à partir en août, ou plus tard vers l'automne. si vous pouviez partager avec moi votre expérience...
merci !
j'aimerais avoir des infos sur le trajet vancouver-dawson en vélo. au niveau dénivelé par exemple. mais aussi plus largement sur votre expérience. et si c'est possible de monter jusqu'à inuvik (en vtt par exemple). j'hésite à partir en août, ou plus tard vers l'automne. si vous pouviez partager avec moi votre expérience...
merci !
Bilan après retour de la Thaïlande (18 avril-5 mai 2008) English translation pending
Oui, je sais, le titre n'est pas très poétique, mais je ne vais pas me livrer ici à une longue envolée sur les trésors de la Thaïlande; il s'agit plutôt d'une liste factuelle pour aider d'autres personnes à préparer leur voyage (et merci encore à tous ceux qui m'ont aidée, moi, à préparer le mien, sur ce forum!). En itallique, les durées des transports.
Donc, nous sommes partis en couple; départ le 18 avril, retour le 5 mai (deux bonnes semaines, ce qui est évidemment trop court pour prétendre connaître la Thaïlande, mais assez long pour en avoir un bon ressenti). Voici le programme: 18.04: voyage Paris- Bangkok via Helsinki avec Finnair (arrivée à BKK le lendemain 19.04 à 10h du matin environ heure locale); 19.04: pas d'arrêt à BKK, juste un transit pour gagner Ayutthaya en train (2 h); on se pose et on se repose, on visite un peu le marché, on se laisse bercer par le passage des bateaux sur la rivière; 20.04: le matin, visite du site; en tout début d'après-midi, on prend le train vers Pitsanulok (4h40), puis le car vers New Sukhotai (1h10), on arrive en fin d'après-midi, le temps de se loger et d'aller ensuite se promener en ville; 21.04: départ à 6h30 pour visiter Old Sukhotai (location de vélos), visite du site; vers midi, on prend un car vers BKK (8h30), on y passe la nuit; 22.04: le matin en car vers Kanchanaburi (2h45); balade en ville, visite du musée du chemin de fer, des cimetières occidentaux et chinois, balade sur le pont de la rivière Kwai, flâneries diverses; 23.04: le matin, car vers Sangklaburi (3h45), par une très belle route; après-midi à se reposer, se balader à pied en ville et aux alentours; 24.04: Sangklaburi: aller-retour au Col des Trois Pagodes (en songthaew), balade en ville, tour en bateau long-tail sur le lac en fin d'après-midi; 25.04: Sangklaburi: matin aux cascades de Takiantong (en taxi, le chauffeur nous servant aussi de guide), puis arrêt sur la zone de baignade dans la rivière; l'après-midi, grosse pluie tropicale qui dure, donc balade sous la pluie en ville; 26.04: départ le matin en car pour les cascades de Sai Yok Noi (3h), marche jusqu'à la gare de Nam Tok, puis balade à cru à éléphant, logement sur la rivière Kwai, dans la jungle; 27.04: tôt le matin, baignade avec les éléphants puis balade aux chutes d'Erawan (taxi), retour en fin d'après-midi; 28.04: départ très tôt (à 5h20) en train pour Chumphon, avec changement à Nong Pladuk (12h40); nuit à Chumphon; 29.04: départ très tôt encore (navette à 6h15) pour prendre le bateau Chumphon- Koh Tao (2h30); journée à Taa Toh Lagoon, snorkelling à Freedom Beach, balade le soir au port; 30.04: Koh Tao: changement de logement, balade au port, repos; 01.05: Koh Tao: snorkelling à Aow Leuk, balade à pied, balade en "ville", piscine; 02.05: Koh Tao: changement de logement, journée (et nuit) à Aow Leuk, snorkelling et flânerie; 03.05: Koh Tao: changement de logement; snorkelling; balade au port, annulation d'un aller-retour pour l'île de NangYuan pour cause de grain (ce qui reste du cyclone qui a dévasté la Birmanie); 04.05: départ en bateau le matin pour Chumphon (2h45, très secoué), puis car jusqu'à BKK (7h45); nuit à BKK; 05.05: avion de BKK à Paris via Helsinki, toujours avec Finnair.
Ce que nous recherchions au cours de ce premier voyage en Thaïlande: découverte de l'histoire et de la culture Thaïes, mais aussi calme, nature (nous sommes très intéressés par la faune et la flore). Pour nous situer un peu, nous sommes aussi des lève-tôt (toujours avant 6h), pas du tout des noctambules ni des fêtards (sauf exception quand même). Notre programme s'est décidé au fil des jours, en fonction de notre état de fatigue et de nos envies, avec pour seule obligation d'être le 26.04 au rendez-vous pour la journée avec les éléphants. Avec un peu de recul, ce que nous avons préféré, ce sont nos journées passées sur le continent, et tout particulièrement la région de Kanchanaburi (et encore plus de Sangklaburi, ce n'est pas pour rien que nous y sommes restés trois jours); Koh Tao ne nous a pas enthousiasmés (nous aimons le snorkelling mais ne sommes pas plongeurs et l'atmosphère générale est tellement différente de ce qu'on a pu voir ailleurs que cela en devenait déplaisant), nous sommes contents d'y avoir été... comme cela nous pourrons revenir en Thaïlande sans passer par la plage la prochaine fois que nous y viendrons, sans aucun regret! Les visites des sites d'Ayuthaya et Sukhotai nous ont beaucoup plu aussi. Les éléphants, c'était génial; les chutes d'Erawan, malgré le monde, étaient très belles et valaient le détour (et l'effort pour grimper jusqu'en haut). Avant le départ, nous avions pensé pousser plus au Nord vers Chiang Mai, mais le temps que nous avions n'était pas suffisant: nous aurions pu y aller, mais alors cela aurait été très court sur place, certainement insuffisant, et nous aurait empêché d'aller à Sangklaburi, ce qui aurait vraiment été trop dommage ! Notre programme ne comprend pas énormément d'activités organisées mais beaucoup de balades; nous avons beaucoup marché, plusieurs heures par jours (ça tombe bien, on aime ça).
Petit bilan chiffré par postes, sans compter le prix du billet aller-retour Paris-BKK, pour notre couple: activités: 6 150 bahts (environ 123 Euros); transports: 9 160 b (183 E); logement: 18 277 b (366 E), surtout en GH mais aussi en hôtel de très bonne qualité, les prix des nuitées s'échelonnant entre 250 b et 2700 b, le plus souvent autour de 600 b, certaines nuitées comportaient le petit-déjeûner, voire le petit-déjeûner et le repas du soir; nourriture: 10 250 b (204 E), là encore avec de grandes disparités entre petits bouibouis et restos beaucoup plus chers.
A noter: la longueur des temps de transports mais aussi la facilité à se déplacer, que ce soit en train, car, taxis, motos, songthaews (avec une grand coup de chapeau à l'organisation et à l'efficacité des employés des trains et des cars, même si les horaires sont rarement respectés - surtout avec le train)...; très facile aussi de se loger (nous n'avons jamais réservé à l'avance, sauf pour les éléphants et ensuite sur Koh Tao, lorsque nous changions de logement, mais c'était alors d'un jour sur l'autre) comme de trouver à manger; très facile aussi de trouver de l'aide en cas de problème (bénin, nous n'avons eu aucun soucis grave pendant notre séjour, heureusement), les Thaïs étant en général prêts à nous indiquer les directions ou la marche à suivre avec une grande gentillesse et une grande disponibilité. Est-il nécessaire de dire que nous nous sommes régalé avec la cuisine thaïe ? Enfin, nous avons eu quelques épisodes pluvieux, mais finalement très peu et qui n'ont pas péjoré nos déplacements et à peine nos activités (deux balades en bateau annulées, une à Sangklaburi et l'autre à Koh Tao). Noter enfin (mais c'est une évidence) l'intérêt de savoir parler Anglais (pas forcément correctement, très peu des Thaïs que nous avons rencontrés savaient plus de quelques mots) et de connaître quelques mots en Thaï (ça fait toujours plaisir et ça peut même être utile!).
Voilà pour ce petit bilan. J'espère qu'il pourra être utile à certains d'entre vous!
Donc, nous sommes partis en couple; départ le 18 avril, retour le 5 mai (deux bonnes semaines, ce qui est évidemment trop court pour prétendre connaître la Thaïlande, mais assez long pour en avoir un bon ressenti). Voici le programme: 18.04: voyage Paris- Bangkok via Helsinki avec Finnair (arrivée à BKK le lendemain 19.04 à 10h du matin environ heure locale); 19.04: pas d'arrêt à BKK, juste un transit pour gagner Ayutthaya en train (2 h); on se pose et on se repose, on visite un peu le marché, on se laisse bercer par le passage des bateaux sur la rivière; 20.04: le matin, visite du site; en tout début d'après-midi, on prend le train vers Pitsanulok (4h40), puis le car vers New Sukhotai (1h10), on arrive en fin d'après-midi, le temps de se loger et d'aller ensuite se promener en ville; 21.04: départ à 6h30 pour visiter Old Sukhotai (location de vélos), visite du site; vers midi, on prend un car vers BKK (8h30), on y passe la nuit; 22.04: le matin en car vers Kanchanaburi (2h45); balade en ville, visite du musée du chemin de fer, des cimetières occidentaux et chinois, balade sur le pont de la rivière Kwai, flâneries diverses; 23.04: le matin, car vers Sangklaburi (3h45), par une très belle route; après-midi à se reposer, se balader à pied en ville et aux alentours; 24.04: Sangklaburi: aller-retour au Col des Trois Pagodes (en songthaew), balade en ville, tour en bateau long-tail sur le lac en fin d'après-midi; 25.04: Sangklaburi: matin aux cascades de Takiantong (en taxi, le chauffeur nous servant aussi de guide), puis arrêt sur la zone de baignade dans la rivière; l'après-midi, grosse pluie tropicale qui dure, donc balade sous la pluie en ville; 26.04: départ le matin en car pour les cascades de Sai Yok Noi (3h), marche jusqu'à la gare de Nam Tok, puis balade à cru à éléphant, logement sur la rivière Kwai, dans la jungle; 27.04: tôt le matin, baignade avec les éléphants puis balade aux chutes d'Erawan (taxi), retour en fin d'après-midi; 28.04: départ très tôt (à 5h20) en train pour Chumphon, avec changement à Nong Pladuk (12h40); nuit à Chumphon; 29.04: départ très tôt encore (navette à 6h15) pour prendre le bateau Chumphon- Koh Tao (2h30); journée à Taa Toh Lagoon, snorkelling à Freedom Beach, balade le soir au port; 30.04: Koh Tao: changement de logement, balade au port, repos; 01.05: Koh Tao: snorkelling à Aow Leuk, balade à pied, balade en "ville", piscine; 02.05: Koh Tao: changement de logement, journée (et nuit) à Aow Leuk, snorkelling et flânerie; 03.05: Koh Tao: changement de logement; snorkelling; balade au port, annulation d'un aller-retour pour l'île de NangYuan pour cause de grain (ce qui reste du cyclone qui a dévasté la Birmanie); 04.05: départ en bateau le matin pour Chumphon (2h45, très secoué), puis car jusqu'à BKK (7h45); nuit à BKK; 05.05: avion de BKK à Paris via Helsinki, toujours avec Finnair.
Ce que nous recherchions au cours de ce premier voyage en Thaïlande: découverte de l'histoire et de la culture Thaïes, mais aussi calme, nature (nous sommes très intéressés par la faune et la flore). Pour nous situer un peu, nous sommes aussi des lève-tôt (toujours avant 6h), pas du tout des noctambules ni des fêtards (sauf exception quand même). Notre programme s'est décidé au fil des jours, en fonction de notre état de fatigue et de nos envies, avec pour seule obligation d'être le 26.04 au rendez-vous pour la journée avec les éléphants. Avec un peu de recul, ce que nous avons préféré, ce sont nos journées passées sur le continent, et tout particulièrement la région de Kanchanaburi (et encore plus de Sangklaburi, ce n'est pas pour rien que nous y sommes restés trois jours); Koh Tao ne nous a pas enthousiasmés (nous aimons le snorkelling mais ne sommes pas plongeurs et l'atmosphère générale est tellement différente de ce qu'on a pu voir ailleurs que cela en devenait déplaisant), nous sommes contents d'y avoir été... comme cela nous pourrons revenir en Thaïlande sans passer par la plage la prochaine fois que nous y viendrons, sans aucun regret! Les visites des sites d'Ayuthaya et Sukhotai nous ont beaucoup plu aussi. Les éléphants, c'était génial; les chutes d'Erawan, malgré le monde, étaient très belles et valaient le détour (et l'effort pour grimper jusqu'en haut). Avant le départ, nous avions pensé pousser plus au Nord vers Chiang Mai, mais le temps que nous avions n'était pas suffisant: nous aurions pu y aller, mais alors cela aurait été très court sur place, certainement insuffisant, et nous aurait empêché d'aller à Sangklaburi, ce qui aurait vraiment été trop dommage ! Notre programme ne comprend pas énormément d'activités organisées mais beaucoup de balades; nous avons beaucoup marché, plusieurs heures par jours (ça tombe bien, on aime ça).
Petit bilan chiffré par postes, sans compter le prix du billet aller-retour Paris-BKK, pour notre couple: activités: 6 150 bahts (environ 123 Euros); transports: 9 160 b (183 E); logement: 18 277 b (366 E), surtout en GH mais aussi en hôtel de très bonne qualité, les prix des nuitées s'échelonnant entre 250 b et 2700 b, le plus souvent autour de 600 b, certaines nuitées comportaient le petit-déjeûner, voire le petit-déjeûner et le repas du soir; nourriture: 10 250 b (204 E), là encore avec de grandes disparités entre petits bouibouis et restos beaucoup plus chers.
A noter: la longueur des temps de transports mais aussi la facilité à se déplacer, que ce soit en train, car, taxis, motos, songthaews (avec une grand coup de chapeau à l'organisation et à l'efficacité des employés des trains et des cars, même si les horaires sont rarement respectés - surtout avec le train)...; très facile aussi de se loger (nous n'avons jamais réservé à l'avance, sauf pour les éléphants et ensuite sur Koh Tao, lorsque nous changions de logement, mais c'était alors d'un jour sur l'autre) comme de trouver à manger; très facile aussi de trouver de l'aide en cas de problème (bénin, nous n'avons eu aucun soucis grave pendant notre séjour, heureusement), les Thaïs étant en général prêts à nous indiquer les directions ou la marche à suivre avec une grande gentillesse et une grande disponibilité. Est-il nécessaire de dire que nous nous sommes régalé avec la cuisine thaïe ? Enfin, nous avons eu quelques épisodes pluvieux, mais finalement très peu et qui n'ont pas péjoré nos déplacements et à peine nos activités (deux balades en bateau annulées, une à Sangklaburi et l'autre à Koh Tao). Noter enfin (mais c'est une évidence) l'intérêt de savoir parler Anglais (pas forcément correctement, très peu des Thaïs que nous avons rencontrés savaient plus de quelques mots) et de connaître quelques mots en Thaï (ça fait toujours plaisir et ça peut même être utile!).
Voilà pour ce petit bilan. J'espère qu'il pourra être utile à certains d'entre vous!
Hébergement à Papeete English translation pending
Bonjour,
Nous serons 4 jours/3 nuits sur Papeete, que nou conseillez vous comme hébergement, où loger exactement, qu visiter, que faire pendant ces 4 jours entiers?? Nous sommes en couple et voulons ne pas dépenser trop!
merci pour vos conseils avisés...
Nous serons 4 jours/3 nuits sur Papeete, que nou conseillez vous comme hébergement, où loger exactement, qu visiter, que faire pendant ces 4 jours entiers?? Nous sommes en couple et voulons ne pas dépenser trop!
merci pour vos conseils avisés...
Avis sur circuit organisé en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous, je voudrais faire un voyage (seul) en Thaïlande pour cet été. Mes disponibilités sont du 27 juillet au 17 aout. Et donc j'aimerai savoir si vous avez des idées pour un voyage (ou circuit) à moindre cout...
J'ai réussi à trouver un circuit sur promovacances pour 1500 € tout compris pour 12 jour 9 nuit et le circuit se fait autour de Bangkok (cf details ci-dessous). Peut-on trouver moins cher ?
merci d'avance
==============================================================================================================
JOUR 1 : FRANCE / BANGKOK Envol à destination de Bangkok sur vols réguliers. Nuit à bord.
JOUR 2 : BANGKOK Arrivée à Bangkok. Accueil à l'aéroport avec colliers de fleurs. Transfert à l'hôtel et cocktail de bienvenue. Déjeuner libre. Après midi libre (selon l'heure d'arrivée). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : BANGKOK / DAMNOEN SADUAK / RIVIERE KWAI Petit déjeuner et départ pour le marché de Damnoen Saduak. Une découverte unique qui vous permettra de capter le meilleur de l'ambiance du plus authentique marché flottant de Thaïlande : promenade en pirogue le long du grand canal. Déjeuner en cours d'excursion. Route pour Kanchanaburi, quelques notes de musique dans la tête, un paysage déjà connu, c'est le pont de la Rivière Kwaï et le cimetière des alliés. Départ en radeau pour découvrir le paysage. Embarquement à bord du "chemin de fer de la mort", dont il ne subsiste aujourd'hui que 77 km de voies qui constituent un parcours pittoresque ponctué de splendides paysages. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 4 : RIVIERE KWAI / AYUTHAYA / LOPBURI / PHITSANULOKE Petit déjeuner et départ par la route pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam, du 14e au 18e siècles avec plus d'un million d'habitants. Visite du site d'Ayuthaya, avec le temple Mongkoi Bophit, abritant le plus haut bouddha de bronze et le musée national. Déjeuner à Lopburi. Visite du temple khmer de Prang Samyod, temple aux trois flèches, et tour de ville. Poursuite en direction de Phitsanuloke, visite du temple "Wat Prasri Mahatad", remarquable ensemble de ruines avec bassin aux lotus, constituant l'un des plus beaux clichés du voyage. Installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : PHITSANULOKE / SUKHOTHAI / LAMPANG / CHIANG RAI Petit déjeuner. Visite de Sukhothai, première capitale du Siam (1257-1379). Visite des ruines de cet ancien royaume, l'un des sites les plus prestigieux de Thaïlande : Wat Mahatat qui représentait l'édifice le plus important avec ses 185 chedis et ses nombreux sanctuaires, Wat Sichum avec son bouddha assis de 15 m de haut. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Chiang Rai, via Phayao. Arrêt en route à Lampang. Découverte du magnifique temple de Phra Kéo Don Ton, un des plus beaux temples de la région. Arrivée en fin de journée, installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 6 : CHIANG RAI / TRIANGLE D'OR / CHIANG MAI Petit déjeuner. Embarquement à Chiang Rai, sur les "Hang Yao" (pirogues), pour une promenade sur la rivière Kok, qui mène la vie au travers de la jungle sauvage, animée par les villages, le bain des enfants, les bateaux-taxi. Arrêt dans une tribu Karen (Thibeto-Birmanes). Déjeuner. Route pour le Triangle d'Or, frontière des trois pays, Thaïlande, Laos, Birmanie. Puis, rencontre avec les tribus montagnardes "AKKHA et YAO". En fin d'après-midi, départ pour Chiang Mai. Arrivée en fin de journée, installation, dîner en ville et nuit à l'hôtel.
JOUR 7 : CHIANG MAI Petit-déjeuner. Visite de la ville de Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande, Départ pour la visite du temple de Doi Suthep. La colline qui porte son nom est dominée par ce temple splendide, le plus célèbre de Chiang Mai et niché à 1000 m d'altitude. On y accède après avoir gravi un escalier de 306 marches (possibilité de monter en funiculaire, paiement sur place). Déjeuner. Arrêt aux centres artisanaux de laque, tissage de la soie, confection d'ombrelles, sculptures sur bois et travaux d'orfèvrerie. Retour à l'hôtel. Dîner spectacle kantoke. Nuit à l'hôtel.
JOUR 8 : CHIANG MAI / BANGKOK (Train) Petit-déjeuner. Visite d'une ferme d'éléphants (possibilité de promenade : règlement sur place), d'une serre d'orchidées, et d'un élevage de papillons (suivant la saison). Déjeuner sur place. Après-midi, temps libre pour les achats et transfert à la gare pour prendre le train de nuit à destination de Bangkok. Dîner et nuit dans le train-couchettes.
JOUR 9 : BANGKOK / JOMTIEN Arrivée à Bangkok. Petit déjeuner dans un hôtel. Tour de ville de Bangkok et visite du Palais Royal construit dans un style hybride, mi-oriental, mi-occidental où l'on visite les salles de réception avec ses principaux temples. Visite du Wat Po, ou du temple du bouddha couché, le plus vaste de Bangkok, 45 m. de long et 15 m de hauteur, et le plus ancien avec des bâtiments disposés dans deux cours et ses entrées gardées par des statues de pierre à l'allure menaçante. Déjeuner. Promenade l'après-midi sur les klongs de Thonburi, en barge traditionnelle, bordés de maisons sur pilotis, et visite du temple de l'aube, le Wat Arun. Transfert à la station balnéaire de Jomtien. Installation à l'hôtel. Fin d'après-midi libre. Dîner libre et nuit à l'hôtel.
JOUR 10 : JOMTIEN Petit-déjeuner. Journée, déjeuner et dîner libres pour profiter de la plage. Nuit à l'hôtel.
JOUR 11 : JOMTIEN / BANGKOK / FRANCE Petit déjeuner. Matinée et déjeuner libres. Selon l'horaire du vol, transfert à l'aéroport international de Bangkok. Assistance aux formalités d'embarquement et envol à destination de la France sur vols réguliers. Dîner et nuit à bord.
JOUR 12 : FRANCE Petit déjeuner à bord. Arrivée en France dans la matinée. Fin de nos services.
J'ai réussi à trouver un circuit sur promovacances pour 1500 € tout compris pour 12 jour 9 nuit et le circuit se fait autour de Bangkok (cf details ci-dessous). Peut-on trouver moins cher ?
merci d'avance
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JOUR 1 : FRANCE / BANGKOK Envol à destination de Bangkok sur vols réguliers. Nuit à bord.
JOUR 2 : BANGKOK Arrivée à Bangkok. Accueil à l'aéroport avec colliers de fleurs. Transfert à l'hôtel et cocktail de bienvenue. Déjeuner libre. Après midi libre (selon l'heure d'arrivée). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : BANGKOK / DAMNOEN SADUAK / RIVIERE KWAI Petit déjeuner et départ pour le marché de Damnoen Saduak. Une découverte unique qui vous permettra de capter le meilleur de l'ambiance du plus authentique marché flottant de Thaïlande : promenade en pirogue le long du grand canal. Déjeuner en cours d'excursion. Route pour Kanchanaburi, quelques notes de musique dans la tête, un paysage déjà connu, c'est le pont de la Rivière Kwaï et le cimetière des alliés. Départ en radeau pour découvrir le paysage. Embarquement à bord du "chemin de fer de la mort", dont il ne subsiste aujourd'hui que 77 km de voies qui constituent un parcours pittoresque ponctué de splendides paysages. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 4 : RIVIERE KWAI / AYUTHAYA / LOPBURI / PHITSANULOKE Petit déjeuner et départ par la route pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam, du 14e au 18e siècles avec plus d'un million d'habitants. Visite du site d'Ayuthaya, avec le temple Mongkoi Bophit, abritant le plus haut bouddha de bronze et le musée national. Déjeuner à Lopburi. Visite du temple khmer de Prang Samyod, temple aux trois flèches, et tour de ville. Poursuite en direction de Phitsanuloke, visite du temple "Wat Prasri Mahatad", remarquable ensemble de ruines avec bassin aux lotus, constituant l'un des plus beaux clichés du voyage. Installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : PHITSANULOKE / SUKHOTHAI / LAMPANG / CHIANG RAI Petit déjeuner. Visite de Sukhothai, première capitale du Siam (1257-1379). Visite des ruines de cet ancien royaume, l'un des sites les plus prestigieux de Thaïlande : Wat Mahatat qui représentait l'édifice le plus important avec ses 185 chedis et ses nombreux sanctuaires, Wat Sichum avec son bouddha assis de 15 m de haut. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Chiang Rai, via Phayao. Arrêt en route à Lampang. Découverte du magnifique temple de Phra Kéo Don Ton, un des plus beaux temples de la région. Arrivée en fin de journée, installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 6 : CHIANG RAI / TRIANGLE D'OR / CHIANG MAI Petit déjeuner. Embarquement à Chiang Rai, sur les "Hang Yao" (pirogues), pour une promenade sur la rivière Kok, qui mène la vie au travers de la jungle sauvage, animée par les villages, le bain des enfants, les bateaux-taxi. Arrêt dans une tribu Karen (Thibeto-Birmanes). Déjeuner. Route pour le Triangle d'Or, frontière des trois pays, Thaïlande, Laos, Birmanie. Puis, rencontre avec les tribus montagnardes "AKKHA et YAO". En fin d'après-midi, départ pour Chiang Mai. Arrivée en fin de journée, installation, dîner en ville et nuit à l'hôtel.
JOUR 7 : CHIANG MAI Petit-déjeuner. Visite de la ville de Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande, Départ pour la visite du temple de Doi Suthep. La colline qui porte son nom est dominée par ce temple splendide, le plus célèbre de Chiang Mai et niché à 1000 m d'altitude. On y accède après avoir gravi un escalier de 306 marches (possibilité de monter en funiculaire, paiement sur place). Déjeuner. Arrêt aux centres artisanaux de laque, tissage de la soie, confection d'ombrelles, sculptures sur bois et travaux d'orfèvrerie. Retour à l'hôtel. Dîner spectacle kantoke. Nuit à l'hôtel.
JOUR 8 : CHIANG MAI / BANGKOK (Train) Petit-déjeuner. Visite d'une ferme d'éléphants (possibilité de promenade : règlement sur place), d'une serre d'orchidées, et d'un élevage de papillons (suivant la saison). Déjeuner sur place. Après-midi, temps libre pour les achats et transfert à la gare pour prendre le train de nuit à destination de Bangkok. Dîner et nuit dans le train-couchettes.
JOUR 9 : BANGKOK / JOMTIEN Arrivée à Bangkok. Petit déjeuner dans un hôtel. Tour de ville de Bangkok et visite du Palais Royal construit dans un style hybride, mi-oriental, mi-occidental où l'on visite les salles de réception avec ses principaux temples. Visite du Wat Po, ou du temple du bouddha couché, le plus vaste de Bangkok, 45 m. de long et 15 m de hauteur, et le plus ancien avec des bâtiments disposés dans deux cours et ses entrées gardées par des statues de pierre à l'allure menaçante. Déjeuner. Promenade l'après-midi sur les klongs de Thonburi, en barge traditionnelle, bordés de maisons sur pilotis, et visite du temple de l'aube, le Wat Arun. Transfert à la station balnéaire de Jomtien. Installation à l'hôtel. Fin d'après-midi libre. Dîner libre et nuit à l'hôtel.
JOUR 10 : JOMTIEN Petit-déjeuner. Journée, déjeuner et dîner libres pour profiter de la plage. Nuit à l'hôtel.
JOUR 11 : JOMTIEN / BANGKOK / FRANCE Petit déjeuner. Matinée et déjeuner libres. Selon l'horaire du vol, transfert à l'aéroport international de Bangkok. Assistance aux formalités d'embarquement et envol à destination de la France sur vols réguliers. Dîner et nuit à bord.
JOUR 12 : FRANCE Petit déjeuner à bord. Arrivée en France dans la matinée. Fin de nos services.
Visiter Havasupai: possible en une journée? (États-Unis) English translation pending
Bonjour, dans deux jours, un groupe d'amis et moi comptons nous rendre à Havasupaï canyon.
Nous devrions arriver sur le fameux parking samedi soir vers minuit, et commencer la randonnée à 5 heures du matin.
Entre 3 et 4 heures pour rejoindre Supaï village. Donc on devrait y être avant 9h.
Deux heures à Havasupaï falls et en route pour faire les trois autres cascades dans l'après midi.
On pense remonter au parking à partir de 17h, ce qui fait qu'on devrait y arriver vers 21h.
Pensez que ce soit possible d'une part? Nous sommes jeunes, casse-cous et on imagine le pire lol.
Autre chose, on a lu à droite à gauche qu'il fallait payer 35 dollars de fee. Pensez qu'on peut esquiver cette taxe? Sachant qu'on y passe que la journée?
Merci beaucoup à ceux qui me répondront assez rapidement. Le départ est fixé à samedi matin. Merci!
Pensez que ce soit possible d'une part? Nous sommes jeunes, casse-cous et on imagine le pire lol.
Autre chose, on a lu à droite à gauche qu'il fallait payer 35 dollars de fee. Pensez qu'on peut esquiver cette taxe? Sachant qu'on y passe que la journée?
Merci beaucoup à ceux qui me répondront assez rapidement. Le départ est fixé à samedi matin. Merci!
Tout sur Washington English translation pending
Allo,
Je veux descendre à Washington (je suis de Montréal), pour une ou deux semaines, en fin juillet et début août. Y a-t-il des incontournables, des sites que je ne peux manquer de visiter, des découvertes que vous avez fait et que je doive absoluement savoir? Côté sécurité, je descends en solo, avec mon sac photo (je suis photographe): dois-je être inquiète? Aussi, je descends à l'auberge de jeunesse: des commentaires à ce sujet? Je vous remercie de votre coup de pouce, Nichouette
Je veux descendre à Washington (je suis de Montréal), pour une ou deux semaines, en fin juillet et début août. Y a-t-il des incontournables, des sites que je ne peux manquer de visiter, des découvertes que vous avez fait et que je doive absoluement savoir? Côté sécurité, je descends en solo, avec mon sac photo (je suis photographe): dois-je être inquiète? Aussi, je descends à l'auberge de jeunesse: des commentaires à ce sujet? Je vous remercie de votre coup de pouce, Nichouette
Installation au Vietnam: écoles françaises ou classes bilingues? English translation pending
Salut a tous...Nous partons en Janvier 2009 nous installer au vietnam.Nous avons une petite fille de 5 ans bilingue (franco-vietnamienne), et nous aurions souhaiter connaitre les differents endroits ou des programmes de classes bilingues etaient mis en place.Merci d'avance pour votre reponse...