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Tour du monde: photo RAW et ordinateur? English translation pending
by Orangasli · 2007-10-08 · 33 replies
Bonjour, Je trouve une mine d'infos pour le TDM que je souhaite réaliser (11 mois) avec ma copine à partir de aout 2008 mais je n'ai pas vraiment trouvé d'infos sur le TDM et la photo en tant que passion... Je m'explique: j'e souhaite vraiment faire de ce tour du monde la communion de 2 de mes passions: le voyage et la photo, et mon problème est le suivant: soit je prends mes photos au format Jpeg et je pars "classiquement" avec l'attiraille de carte SD, CD vierge, déchargeur de carte ou autre... MAIS je décide de prendre des photos qui ne sont pas de qualité optimale (Aaaaaargghh!!) 🤪 ou soit je prends mes photos au format RAW qui me permet d'avoir une qualité tip-top digne de mon reflex MAIS ça me prend beaucoup de place. C'est cette solution que j'ai choisi pour l'instant mais le problème c'est d'avoir l'ordi protable qui va avec pour trier, gérer, travailler les photos le soir trankillou... Alors... l'ordi est-ce vraiment une utopie pour un TDM pour mes besoins photographiques??, si non quel ordi acheter (le ibook 12" me parait pas mal..?) Voili voilou, photographe amateur ou pro j'attends vos conseils avec impatience!! Merci beaucoup par avance!!
Carnet de route: voyage au Brésil avec un bébé English translation pending
by Roteblitz · 2007-10-04 · 24 replies
Cet été nous sommes partis au brésil avec notre fille qui avait 15 mois. Voici quelques infos qui pourront peut-être servir, vu les questions que je me posais avant de partir!

Notre trajet : Arrivée par la Guyane - Belem - Santarem et Alter do Chao - San Juan, les Lençois Maranhense et toute la côte jusqu'à Jericoacoara - Fortaleza - et retour par la Guyane.

1ere info: LE VACCIN DE LA FIEVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE Y COMPRIS POUR LE BEBE, et il faut ABSOLUMENT AVOIR SON livret jaune de VACCINATION INTERNATIONAL. Nous avons eu des soucis pour la première fois, alors que je suis allée 3 fois au Brésil avant sans qu'on ne me le demande jamais. Les autorités et les compagnies aériennes ne transigent pas;, surtout dans le nord.

1) nourriture : petits pots très difficiles à trouver (seulement dans les centres commerciaux de grandes villes, type San juan, ou les villes touristiques) et ils sont très cher (1, 5€ le pot de 130g...soit environ 3€ le repas). En revanche, pas de souci pour acheter légumes et viande et cuisiner dans les cuisines des hotels, ou se faire faire des purée et compotes (ces dernières, les brésiliens ne connaissent quasi pas) dans les resto (la plupart du temps c'est offert!!). Les hôtels en revanche facturent la purée pour un tarif proche des petits pots, mais c'est frais! LAIT: pas de souci, mais nous avions emmené du lait en poudre 2è age pour éviter de se poser de question. Sinon vous trouverez sur place du lait en poudre (mieux que lait de croissance pour le transport ça prend moins de place).

2) chaleur : no souci, emmenez un brumisateur et restez à l'ombre, mais nous on a bien été au soleil parfois et notre fille en a juste eu qqs couleurs, jamais de coup de soleil. C'est vrai qu'on a moins bronzé que les autres vacances...

3) la tente pop-up était SUPER PRATIQUE. mais attention, prévoir une petite semaine d'adaptation; notre fille a pleuré très fort les 2 premières nuits (la première elle a fini dans son lit et la tente hors de sa vue tellement elle n'en voulait pas..) Mais ensuite, elle est super pratique. On a fait du bâteau, déjeuné dans des petits restos de connaissances, et ça nous a permi de lui installer sa tente qui était un environnement connu dans différents endroits où elle n'aurait surement pas dormi sinon.

4) Jericoacoara : la plage n'était pas idéale pour un bébé au mois d'août, car il y avait beaucoup de vent. Dans l'eau c'était bien, mais sur la plage, elle pouvait être gênée. On n'a pas eu super chaud en dehors des horaires 10h-15h à vrai dire... Sinon question accès: on y est allés en buggy, elle a adoré! un bébé, dès que ça secoue, il adore... on es repartis en camion +:- pick-up, elle était avec mon mari en cabine, no souci. Quesiton sécurité, on avait pris une écharpe de portage qui nous a permi de l'attacher à nous dans tous ces moyens de transport un peu cahotique (petits bâteaux à moteur rapides, buggy, 4x4...)

5) SANTE : autres vaccins: hepatites A et B sont faisables chez le bébé, n'hésitez pas à demander conseil à votre pediatre ET l'institut pasteur. Pas de souci pour le traitement anti-pallu si besoin (malarone TB supportée) mais attention aux anti-moustiques : de nombreux contiennent du DEET ou qch comme ça qui est déconseillé chez les moins de 3 ans. Donc on a pris un produit avec un nom contenant "Cologne" ; Peut ête moins puissant, mais moins nocif; De toutes façons, il vaut mieux couvrir le bébé pour éviter les piqures. Notre fille était parmi les rares personnes à ne pas avoir été malade du voyage, et pourtant, elle mettait tout à la bouche!

6) couches : no souci, on en trouve partout dans les "pharmacies". En revanche, si le prix est OK, la qualité n'est pas bonne, donc il faut changer son bébé très souvent!!

7) Nous avons fait un voyage itinérant, et on avait donc peur que notre fille soit difficile à supporter dans les avions, avec des siestes irrégulières, voire quasi impossibles. En fait, elle dormait peu, par mini-siestes le plus souvent, et ça allait. Plus ça bougeait (bâteau rapides, buggy... plus elle dormait facilement! pour les longues heures d'avion, on lui donné de l'homéopathie la veille et pendant le voyage, ça l'a un peu calmée. L'écharpe de portage était pratique pour dans l'avion. Sinon pour le soir, on avait la poussette canne, INDISPENSABLE à mon sens. ça permet de "tenir" le bébé pendant des formalités comme l'enregistrement etc. Et de l'endormir pendant ou avant notre dîner et en profiter ensuite un peu!

NB: nous n'avions pas emmené assez de vêtements, donc on a passé nore temps à laver. un bébé ça sa e salit tout le temps, mais en vacances encore pire que d'habitude! Et en voyge itinérant, on n'a pas toujorus le temps de faire sécher. je conseille 2 tenues par jour au moins, en ajoutant qqs vêtements chauds pour les endroit avec clim.

Voilà, on a passé des vacances fantastiques, c'est vrai que, partant en groupe, on avait aussi des proches pour nous décharger parfois du bébé qui, après qqs jours, a adoré avoir pleins de gens gags qui n'attendait qu'a s'occuper d'elle!

N'hésitez pas si vous avez quelque question sur le Brésil touristique ou pratique!
Le génocide Hmongs au Laos! English translation pending
by Targit · 2007-09-28 · 10 replies
Je ne vous ai pas encore parlé des Hmongs !

Ca ne doit pas vous dire grand-chose mais leur cause mérite d’être entendue. Je vous demande un tout petit peu d’attention : c’est pour une B.A. autrement plus importante qu’un comm posté sur une photo !!

Les images parlent mieux que les mots…. C’est pourquoi je vous demanderai quelques minutes de votre temps d’une part pour visionner ce reportage d’envoyé spécial (vous trouverez le lien dans la colonne de droite sous la photo des femmes Hmongs en pleurs).et d’autre part pour signer l’une des pétitions qui circule sur le site suivant:
http://perso.orange.fr/stephane.brassier/HMONG/hmong.htm (Attention..Certaines images sont très très choquantes : âmes sensibles et très jeunes d’abstenir)

Les hmongs sont une minorité ethnique originaire de Chine du Sud. Vivants généralement dans les montagnes, l’histoire a fait éclore des groupes au Vietnam, au Laos et dans toutes l’Asie du Sud est. Lors de la Guerre du Vietnam, les Hmongs ont décidé d’aider les Américains contre le Vietnam communiste puis dans la guerre d’Indochine, ils se sont rangés du côté des Français. Certains étaient considérés comme agents de la CIA dans le conflit vietnamien. A la suite de chacun de ses conflits, Français et Américains ont alors exploité ces minorités en les employant dans les champs d’opium. A la suite de chacun de ces conflits, certains ont eu la chance d’être évacués. On trouve donc aujourd’hui des Hmongs aux USA mais aussi en Guyane française. Or d’autres n’ont pas eu cette chance. 300 000 ressortissants dans les années 60…il en reste aujourd’hui 8000 !

Pourquoi ? Considérés comme des traitres et des parias aux yeux des autorités laotiennes notamment, cette ethnies ne cessent d’être persécutée….30 ans durant les quels ils ont fuit de vallées en vallées…durant lesquels ils se sont cachés. Mais la traque continue sans répit. Au Laos, ils vivent reclus dans la jungle, traqués par l’armée qui a pour ordre de tirer sur tout ce qui bouge : hommes armés ou non, femmes, vieillards…..enfants. L’ordre suprême est de tous les « liquider » : c’est le terme exact. Une épuration ethnique, un génocide….. qui va à l’encontre de toutes les conventions ou textes ayant trait aux droits de l’Homme

Ils vivent donc dans la jungle laotienne dans des conditions inhumaines : pas de nourriture, pas de médicaments, pas de toits, pas de vêtements. Comme seules défenses il leur reste quelques balles dans des fusils hors d’age. Les enfants de la communauté souffrent de malnutrition : 2 enfants sur trois n’atteindront jamais l’âge de 5 ans ! Des femmes se font violées et torturées avant d’être barbarement exécutées. Beaucoup d’entre eux sont mutilés suite à des embuscades ou des explosions de mines sur leur passage! Le laos bloque l’accès à la zone : c’est –à- dire que les ONG ne peuvent leur venir en aide ; Très peu de journalistes tentent une inflitration. En gros c’est une zone de non droit quadrillée par l’armée.

Il y a quelques années pourtant des journalistes d’envoyé spécial se sont rendus avec une discrétion plus que vitale dans cette zone interdite du laos afin de faire voir aux yeux du monde ce qu’il se trame là bas ! Afin d’éveiller les consciences face à l’innacceptable. A cette occasion, le « chef » des Hmongs lançait un appel au secours qui m’a personnellement glacé le sang à l’ordre de l’ONU. Suite aux visionnages de ce document très peu a été fait, le Laos mettant en avant le droit à la non ingérence dans ses affaires internes.

D’autres Hmongs sont « parkés » dans des camps de réfugiés dans le nord de la Thaïlande comme des pestiférés. Eux aussi manquent de tout et vivent dans des conditions incroyablement précaires !

Bref, on a à l’époque était bien content d’avoir cette aide auprès de nous et aujourd’hui, Français, Américains et autres grandes nations démocratiques et défendant les droits de l’homme on laisse sombrer dans l’oubli ces gens en détresse. On détourne le regard impunément ! Plutôt que d’aller chercher des armes (…enfin du pétrole ) au Moyen Orient on ferait mieux d’aller chercher ces gens qui errent dans le dénuement le plus total. C’est inhumain ce qu’il se joue là bas. Faut faire quelque chose.

Voila un peuple que j'ai decouvert, pas dans les meilleurs conditions malheureusement.
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Philippines: Boracay ou Cebu? English translation pending
by Funzi · 2007-09-15 · 42 replies
nous hesitons entre les 2 pour le mois de mars, les connaisseurs peuvent ils me parler de ces 2 endroits et me donner leurs avis ?

merci
Vénézuela: itinéraire, les must, argent/change, transports, sécurité... English translation pending
by LeZbub · 2007-08-29 · 5 replies
Bonjour à toute la communauté des voyageurs du monde :)

Je pars au Venez 3 semaines en septembre avec ma copine en routard/sac-à-dos. J'avoue qu'on est un peu à l'arrach côté organisation, rien n'étant planifié à part les dates d'A/R. Tout juste une ébauche d'itinéraire. Je viens de parcourir le forum : plein de témoignages et retours d'exp intéressants, différents mais parfois contradictoires... Résultat, beaucoup de sons de cloches, et toujours autant d'interrogations ;-)

Je vous les livre donc :

Les must quel serait votre top 5 des must du Venez : par ex entre Salto Angel, los llanos, Roraima, Merida, Los Roques... etc... Evidemment tout ça est très subjectif. Itinéraire On part 3 semaines. J'ai l'habitude de voyager, par contre pour elle ce sera sa première expérience. On prévoit donc de prendre notre temps, et pas passer notre séjour à courrir d'un endroit à l'autre. On prévoit 3 spots principaux : Merida et alentours- Ciudad Bolivar et alentours- Los roquesMerida : apparemment c'est vraiment à faire, plein de possibilités offertes, des sports en plein air, excursions, sorties le soir... On prévoit une semaine, si on s'y plait bien on restera ptet qques jous de plus a voir. Ciudad Bolivar : Evidemment il y a le Salto angel. J'ose la question : est-ce vraiment si intéressant ? Septembre, est-ce une bonne periode ? Si vous deviez choisir entre le Salto et le Roraima ? Vu que les tours sont quand meme pas donné...Los Roques ou Isla Marguarita ? J'ai lu qu' Isla Marguarita était un repère à touristes. Style le Cancun-et-alentours du Venez. Pas vraiment ma tasse de thé. Los Roques parait plus singulier... mais plus cher. Vous en pensez quoi ?Argent/Change Bon là aussi plusieurs sons de cloche. Je pensais initialement amener des dollars et ma carte bleue pour compléter. Au niveau du liquide, vaut-il mieux amener des euros, des dollars ou les deux ? Au niveau de la CB, apparemment c'est pas très safe (comme dans s'autres pays d'AmSud), il faut être vigilant. A déconseiller ? Les travelers, est-ce interessant, vu l'insécurité ? Est-ce facile de les changer, à un bon taux ? Le change au black, ou conseillez vous de le faire ? J'ai lu dans des bijouteries, centre commerciaux... Là encore, grosse vigilence apparemment.

Transports Vu les distances, on prévoit certains trajets en avion. Le lonely donne des prix souvent entre 100 et 150 euros par tête. Je trouve ça cher surtout pour un pays qui a tant de pétrole. J'ai pas trouvé moyen de relier Merida a Ciudad Bolivar en avion. Est-ce possible ? Sinon les bus et bus-cama, sont-ils bien ? J'ai le souvenir de super bus au Mexique et au Pérou, mais très peu de place pour les jambes. Vu que je fais plus d'1m90...

Sécurité Visiblement la sécurité est VRAIMENT un soucis au Venez. Plus que dans la majorité des autres pays d'AmSud. Est-ce à dire que le soir à la nuit tombée, on rentre tous dans les posadas ? Peut-on sortir à pied le soir à Merida (pour aller au resto par ex) ou vaut-il mieux prendre un taxi pour plus de sécurité ? Des conseils particuliers ?

Budget Là j'avoue j'ai pris une claque en voyant les prix sur le lonely ou Internet. Je ne m'attendais à ce que ce soit si cher. Surtout que certains endroits ne sont accessibles que via des tours... Je lis qu'il faut prévoir un budget de minimum 30€ par pers par jour. Vous mettez quoi dans ces 30€ (posada+bouffe uniquement) ?

Tours Vu que c'est cher et que le niveau de prestation a l'air disparate, je suis preneur des tours à eviter! Et à recommander !

Merci à tous pour votre aide, je ne manquerai de faire un bilan de mon trip en rentrant.

Bruno
Cumuler plus de miles Flying Blue? English translation pending
by Iledereve · 2007-08-28 · 84 replies
Bonjour, je suis à la recherche d'astuces pour cumuler encore plus de miles sans forcément voler, quoique, sur Flying Blue... E-Rewards en est-un, en avez-vous d'autres?
Retour d'Inde du Sud (juillet/août 2007) English translation pending
by Gerpy · 2007-08-16 · 7 replies
Version originale : sur temperdu.fr Quelques photos

De retour d’Inde du sud où j’ai fait un peu de tourisme pendant 1 mois avec ma belle, voici un petit débriefing sur les aspects pratiques du voyage. Je remercie au passage les membres de voyageforum.com qui ont eu la patience de répondre à mes questions pour me permettre de mieux préparer tout ça. En particulier, je remercie bien Stalingrad, Nalesnik et Fanzi.

Paris - Chennai J’avais pris des vols Paris - Mumbay avec Finnair mais Bombay à la mi-juillet c’est pas terrible parrait-il, alors j’ai enchaîné avec un vol domestique jusqu’à Madras. J’avais réservé de France avant de partir. J’ai choisi la compagnie Spicejet pour une question d’horaire. Pour déterminer l’heure du vol, j’avais pris 1h de marge sur l’atterrissage, 1h pour le transfert en bus (gratuit) entre l’aéroport international et le domestique, et 2h pour l’enregistrement. 4h au total, c’était largement plus que suffisant et j’ai pas mal poireauté dans l’aéroport domestique.

Chennai Je suis resté 3 nuits à Chennai. Je suis descendu au YWCA dans une double climatisée et rénovée pour 1800 Rs la nuit taxes comprises. C’est plus cher que les 1300 que j’avais prévu mais les prix affichés concernent en fait des chambres non rénovées et moins engageantes que celle que j’ai finalement prise. Il n’y avait pas de chambre rénovée non climatisée. Du coup j’ai payé mais au moins c’était très propre et calme, le personnel était très accueillant, le petit déj buffet était compris et le soir on pouvait manger un bon et copieux buffet indien pour un prix dérisoire (75 Rs). Reste que 3 nuits à Chennai c’est trop. D’ordinaire, j’aime bien me promener à pied dans les villes. A Chennai, je ne conçois pas qu’on puisse éprouver le moindre plaisir à ce type d’activité. Même pour ceux qui se seraient déjà trimbalés dans un pays du tiers-monde c’est pas top tellement c’est bruyant et poussiéreux. Il faut avoir à l’esprit que les indiens sont des maniaques du klaxon, à tel point que chaque véhicule doit klaxonner à peu près le tiers du temps consacré à rouler. La cacophonie est terrible et quand on ne connaît pas, l’atterrissage peut être un peu difficile. A Chennai, déplacez-vous en auto-rickshaw sans oublier de négocier un peu le prix avant de démarrer. Le musée gouvernemental est chouette, ne serait-ce que pour l’ambiance “vieille université du 19ème” qui y règne. Ne ratez pas la section d’histoire naturelle avec les grandes vitrines en bois sombre tout droit sorties du labo du Dr Jekyll. La ballade sur la plage vaut le coup.

Madurai De Chennai, je me suis rendu à Madurai en train de nuit, classe AC/3. Une bonne description des multiples classes est dispo ici. Après s’être inscrit, on peut réserver ses places sur Internet (au moins 1 semaine à l’avance pour avoir des places) auquel cas il suffit d’imprimer son ticket chez soi ou dans un cybercafé et de le présenter au contrôleur avec une pièce d’identité. Tous les horaires et toutes les infos sur les trains sont disponibles sur Trains at a Glance. Le train que j’avais pris n’était pas au terminus de Madurai. C’était pas terrible parce qu’il y a eu pas mal de retard en cours de route et du coup je ne savais pas trop quand descendre, et j’hésitais à demander aux gens qui dorment à 5h du mat’. Les fois suivantes, j’ai pris garde de prendre des trains qui avaient ma destination pour terminus. C’est plus facile. J’ai logé 2 nuits au Madurai Residency en double climatisée pour 1300 Rs la nuit (toujours taxes de luxe comprises). Il n’y avait plus de non-AC. C’est le seul hôtel où j’ai vu des cafards et j’ai aussi apperçu trois gros rats sur la terrasse qui fait restaurant. Sinon le rapport qualité-prix est vraiment correct. Je recommande malgré les rats qui - je le précise - avaient été tués le lendemain. Le restaurant est convenable, sans plus. Surtout le week end, demandez une chambre qui soit à un étage pas trop élevé car sinon le bruit des convives du restaurant sur le toit peut être un peu pénible le soir. Madurai est plus agréable que Chennai même si ce n’est pas non plus l’extase. Le temple est superbe et très vivant, on y voit les fidèles se livrer à leurs multiples petits rituels. Le musée Gandhi est très intéressant aussi pour ceux qui s’intéressent à l’hitoire des luttes d’indépendance en Inde. Profitez des terrasses sur les toits des hotels pour vous poser un peu. Sinon ça peut être fatiguant.

Kumily / Thekkady / Periyar De Madurai, j’ai pris le bus pour Kumily (5 heures). Je ne l’ai attendu qu’une heure mais il a fallu que je me rende (en bus de ville) dans une autre gare routière que celle à côté de la garre ferrovière. Renseignez-vous avant mais d’une manière genérale, le bus est très facile à prendre. Si vous ne savez pas où aller, interrogez n’importe quel employé (avec une chemise kaki ou bleue) qui rôde autour de son bus et il se fera une joie de vous indiquer le chemin. Les billets se prennent une fois dans le bus et je n’ai pas l’impression que réserver soit une pratique courante. En tous cas, ça me semble inutile. Il n’y a pas de soute à bagages : vous les prenez avec vous et en général, on vous donne une place vers l’avant du bus où vous entreposez votre barda à portée de vue. J’ai logé au Coffee Inn pour 3 nuits dans une double “en dur” pour 350 Rs la nuit. C’était bien, super calme et reposant, mais très humide (il pleuvait) et ça sentait un peu le renfermé. Pas top pour faire sécher son linge. Le resto juste à côté est honnête et pas cher. Le village est tout petit et on peut facilement se déplacer à pied. Pour le parc, j’ai fait la rando de la journée complète. Il faut réserver la veille moyénant paiement. J’ai dû avoir du bol parce que nous n’étions que deux avec nos deux guides. Du coup, ça nous a a fait une super journée de rando intime dans la réserve naturelle. C’est plus cher mais je crois qu’il vaut bien mieux faire la journée que la petite ballade pas chère. Ceux qui voudraient ne faire que petite promenade + ballade en bateau risquent de ne pas trop profiter du site exceptionnel. Pour bien faire, je suis resté une nuit de plus que prévu au départ.

Trichy De Kumily, il faut faire escale à Madurai pour revenir vers Trichy. Le retour a été bien plus rapide que l’aller et Madurai > Trichy se fait rapidement. En partant le matin vers 8h de Kumily, nous étions à Trichy en début d’après-midi. A Trichy, je comptais aller à l’hotel Mathura mais il donne directement sur la gare routière et j’avais un peu peur que les klaxons ne m’empêchent de dormir. Du coup nous sommes allés au Femina Hotel et c’était quelque chose : du tape à l’oeil et de l’esbroufe, mais rien de rien derrière. La chambre (double non AC à 800 Rs la nuit) n’était pas du tout à la hauteur de ce que laissait présager l’entrée marbrée, l’un des restaurants est insalubre et le service déplorable. Par exemple, pour monter par l’ascenceur le plus petit des sacs que j’avais - et en évitant soigneusement ce qui menaçait dêtre lourd - le type qui m’a montré la chambre s’est montré très mécontent de mes 5 Rs de bourboire et m’en réclamait au moins 10. Et quoi encore ?! Dans le même genre, 30 secondes après que j’ai payé au restaurant, le serveur revient ouvrir le petit calepin pour bien signifier qu’il attend un pourboire. Quelle délicatesse, quelle classe ! Et tout ça après avoir insisté lourdement pour que je prenne leur formule petit déjeuner “complet” alors que prendre les items séparément était plus avantageux. Non vraiment, le Femina, ça pue l’arnaque et l’ambiance est vraiment infecte. Ajoutez à ça que la ville est complètement oppressante et pas sympa (Madurai c’est un havre de paix à côté) et vous comprendrez que mon passage à Trichy n’a pas été merveilleux. Certes, c’est bien de voir la ville-temple mais bon…, le Rock Fort temple ne cassant pas des briques non plus, j’ai de loin préféré Madurai. Le réseau de bus urbains est en revanche bien foutu et je n’ai pas eu à prendre un rickshaw. Où que vous alliez, il a sans doute un bus qui y va. Comme en outre le gare routière est très proche des hôtels, c’est facile. Heureusement qu’on mange bien au Vincent Garden, dans un jardin reposant qui fait un peu office d’Oasis dans Trichy. Pour faire sa pub, le patron montre à tout le monde l’hôtel qu’il va ouvrir bientôt. Il faudra voir mais ça a l’air sympa, calme et à taille humaine.

Thanjavur J’ai fait Trichy - Thanjavur en train. Il y en a pour un peu plus d’une heure, autant dire que c’est la porte à côté. Tanjore est bien plus petite que Trichy ou Madurai, si bien que c’est aussi un peu plus calme et reposant, et que tout se fait à pied. Je suis descendu à l’Hotel Lyon City. C’est un petit établissement sans prétention mais pas trop nul non plus. La salle de bains était très humide et les matelas un peu fins mais c’était calme et propre. J’avais dû payer 600 Rs pour une double non-AC, si ma mémoire est bonne. J’ai adoré de temple au petit matin mais j’ai été un peu déçu par le complexe des palais qui ne casse pas des briques.

Gangakondacholapuram et Chidambaram Pour visiter ces deux temples, j’ai loué un taxi à la journée par l’intermédiaire de Vijay Tourisme, un agence de Pondichery. Ainsi, j’ai pu facilement faire deux haltes dans la journée, en chemin vers Pondy. Gangakondacholapuram ressemble très fort au temple de Tanjore mais en plus petit, intime et bucolique. J’ai adoré. En revanche, je n’ai pas trop aimé Chidambaram. L’ambiance y est un peu bizarre - différente des autres temples - et ne m’a pas plu. D’autres aimeront peut-être mais j’ai trouvé que Chidambaram était un peu aux temples ce que Femina est aux hôtels.

Pondichery Arrivée à Pondichery en taxi et installation à la Coloniale Heritage Guest House (Villa Patricia), c’est le grand luxe pour 3 jours ! J’avais réservé la chambre Jumelle I depuis la France et j’en ai eu pour mon argent (2800 Rs la nuit, petit déj’ compris). C’est meublé avec goût, c’est calme et très confortable et on a des croissants au petit déjeuner. Pondichery est très sympa avec ses trottoirs et la quasi absence de bruits de klaxons. Ca fait un peu ville musée mais c’est très agréable quand même. D’ailleurs, Pondy est en fait assez grande. Seul le centre historique semble protégé des voitures. Si vous restez “dans les murs”, le quartier français et le quartier tamoul se visitent facilement à pied. Beaucoup louent des vélos, c’est une affaire de goût : moi j’aime bien marcher. Pondichery est ne chouette ville pour flâner et glandouiller un peu. On y mange relativement bien, aussi. J’ai testé Madame Santhe qui est très bien. La Terrasse est moins chère mais c’est aussi plus quelconque. Je ne recommanderai pas l’Hotel Aristo, en revanche : on n’y mange pas bien pour finalement assez cher quand même.

Mamallapuram Nous avons voyégé en bus entre Pondichery et Mamallapuram où nous sommes restés 4 nuits. Nous sommes allés à l’Hotel Sea Breaze qui propose des chambres propres et confortables avec petite terrasse à des prix très raisonnables (900 Rs la double non-AC). Il y a même une vraie piscine pour ceux qui aiment, et l’accès à la plage est direct par l’hôtel. Le service est en outre simple et efficace, tout l’inverse du Femina. Leur annexe a l’air bien moins sympa mais c’est encore moins cher. Evitez les hôtels comme le Mamalla Resort : ils vous coincent à 4 km du village et ils vous matraquent de petits dej’s à 300 Rs. En prenant un hôtel dans le village, vous pourrez tout faire à pied sans forcer. Pour vous restaurer, tenez-vous éloignés du Seashore Restaurant. Vous pourrez en revanche manger correctement au Moonrakers ou au Nautilus qui avait fini par devenir notre cantine. A Mamallapuram, visitez les temples de la colline, glandouillez et promenez-vous sur la plage (elle devient plus propre vers le nord). Attention toutefois au soleil qui peut s’avérer très traître. J’ai chopé des coups de soleils gratinés à travers les nuages. Vous pourrez aussi regardez les échoppes d’artisanat local (en particulier les sculptures sur pierre). C’est très touristique si bien qu’on trouve des choses un peu surprenantes comme des têtes de Bouddha partout alors que sa place dans l’hindouisme est quand même un peu “spéciale”. Je ne suis pas rentré dans l’enceinte du temple de la colline qu’on voit très bien de l’extérieur au bord du rivage, et je n’ai pas visité les 5 rathas parce que je trouvais que 500 Rs c’était un peu beaucoup pour visiter un temple. Je préférais manger un homard pour ce prix là.

Hyderabad Après Pondichery et Mamallapuram, re-plongée dans une grande ville bruyante avec Hyderabad. J’y suis allé en train de nuit de Chennai, que j’avais rejoint en bus dans l’après-midi. Pour aller de Mamallapuram en bus, se rendre sur la jonction avec la route ECR où tous les bus passent. Vous pouvez y aller en rickshaw, c’est pas cher et les conducteurs connaissent. Le premier contact avec Hyderabad était un peu difficile et je ne me sentais pas trop à l’aise au début. Les ricksaws restent à Hyderabad les plus désagréables qu’il m’ait été donné de voir. Après 3 nuits là bas j’ai fini par m’habituer et même à bien aimer. C’est très différent du Tamil Nadu : on y voit des femmes voilées et une architecture bien plus orientale. Golconde et les tombeaux sont complètement inratables. Le marché aux pacotilles ne présente aucun intérêt et le Charminar et sa mosquée, bof… On peut aussi faire un tour à Ramoji Film City pour faire le plein de Kitsch Bollywoodien mais faites attention à arriver avant 14h sinon vous ne pourrez pas tout voir. Evitez aussi le bus pour y aller parce que c’est interminable : si c’était à refaire je prendrai un car de touristes vu que de toutes façons, à Ramoji, on suit le troupeau. Pour faire Golconde et les tombeaux, j’ai loué un taxi pour une demi journée (400 Rs), c’était bien plus commode. Renseignements pris, aller à Gloconde en transports en communs à partire du quartier des hôtels demande 2 correspondances. D’une manière générale, vous ne ferez pas trop de choses à pied à Hyderabad qui est conçue pour les déplacements motorisés. Il n’y a guère que le Charminar et le quartier musulman se font très bien à pied. Je recommande vivement l’hôtel Taj Mahal (1000 Rs la nuit en double non-AC). Même si la réception et l’escalier sont peu engageant, les chambres sont spacieuses et confortables. Mais le mieux, c’est les types de la réception qui sont vraiment de très bon conseils, qui vous expliquent tout pour les transports et sont très serviables. Des perles ! Après un check-out à 9h, ils ont gardé nos bagages et nous ont même permis de prendre une douche dans une chambre libre avant de repartir en train de nuit le soir. C’est pas au Femina que ça se serait passé comme ça ! Profitez aussi d’Hyderabad pour bien manger parce que nulle part ailleurs en Inde je n’avais mangé aussi bien. En particulier, Guffa est extra et le Palace Heights Restaurant & Bar excellent. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais vos papilles en auront pour leur argent, garanti ! Attention quand même, la cuisine est très épicée dans l’Andhra Pradesh. Au delà de “medium spicy”, ça devenait un peu dur pour moi alors qu’ailleurs, “very spicy” allait à peu près.

Mumbay Hyderabad > Mumbay se fait très bien en train de nuit. Arrivée à Bombay, on se croit un peu en Europe. C’est très riche et vraiment très différent des autres villes visitées jusque là. Les rues de Fort et Colaba sont larges et bordées de vastes trottoirs. Même dans les quartiers moins chics il y a des trottoirs, si bien qu’il est très agréable de se promener. Les taxis ne sont pas chers et utilisent leur compteur, mais pour peu qu’on reste au centre ville et alentours, on peut très bien tout faire à pieds. Je recommande de longues promenades dans Fort et Colaba mais aussi plus loin dans les quartiers moins “hausmaniens”, du shopping et une excursion à Elephant Island. Je suis allé au residency Hotel pour 3 nuits. C’est confortable même si les chambres ne sont pas très grandes. Il n’y a pas de non-AC si bien que j’ai payé 2000 Rs la nuit. Mais Bombay est plus chère que les autres villes. J’ai essayé de manger au Mocambo Café & Bar. Je ne recommande pas parce que c’est très cher pour ce que c’est. On mange mieux pour un poil moins cher au Mahesh Lunch Home mais le service est affreux. Moitié moins cher et deux fois meilleur, il y a l’Ideal Corner, qui est une très bonne adresse selon moi. Si on est à Colaba, on peut aussi aller Delhi Darbar : ce n’est pas cher et on y mange bien. Même en prenant le taxi aller-retour de Fort, on s’en sortira pour bien moins cher et deux fois meilleur qu’au Mocambo Café & Bar. Pour le shopping, Fabinda propose des articles de vêtements indiens à prix raisonnables mais surtout de bien meilleure qualité que les vêtements baba-cools à touristes qu’on voit un peu partout.

Recommandations d’ordre général L’Inde du Sud est un pays où il est en fait très facile de voyager. C’est très développé, les réseaux de transports sont très denses et très au point. L’hôtellerie est très au point aussi parce qu’il y a un tourisme interne très important dans les villes à temples. En plus c’est vraiment pas cher. A deux, nous nous en sommes sortis à 1300 euros pour un mois tout compris (hôtels, nourriture, transports en train, bus, avion interne, rickshaw et taxi, quelques petits souvenirs…) On trouve un peu de tout dans les boutiques donc pas de panique s’il vous manque quelque chose. Outre les médicaments en tous genre et les articles usuels quand on part en voyage, je recommanderais d’emmener : Une boussole parce que les villes sont grandes et que les noms de rues sont rarement indiquésUne corde à linge pour faire sécher sa lessive (sinon les hôtels ont en général des services de nettoyage pas trop chers)Des cadenas à chiffres et des chaînes pour accrocher son sac à dos dans le train : il y a de petites boucles prévues pour faire passer une chaîne sous chaque siège. Ne pas prendre de la chaîne trop épaisse et prévoir assez de longueur pour pouvoir bien faire le tour (2 fois c’est mieux) du sac à dos. Typiquement, 2 m c’est bien. Il y a partout des rabatteurs et les vendeurs vous sollicitent, mais pas de manière agressive et c’est très facilement gérable. Il suffit de refuser ou / puis d’ignorer gentiment mais sûrement ceux qui ont manifestement quelque chose à vous vendre et ça se passe très bien. Sinon, quiconque a un vrai boulot (taxi, chauffeur de bus, gardien…) a en général un uniforme même réduit à une chemise kaki. Si vous cherchez un renseignement, adressez-vous en priorité à ceux là. Aller au Tamil Nadu sans chercher à apprendre des trucs sur l’hindouisme me parraît peu opportun. Je recommande l’ouvrage Iconographie de l’Hindousime qui permet de mieux comprendre ce que l’on voit. C’est vraiment un strict minimum. Le guide bleu sur l’Inde du Sud n’est pas trop mal pour guider ses visites. Prenez des hotels un minimum confortables. Ailleurs, je suis peu regardant parce qu’il y a toujours des endroits sympas où se poser tranquillement et on n’est à l’hôtel que pour dormir. En Inde du Sud, les endroits tranquilles (cour ombragée, terrasse aves chaises confortables…) manquent cruellement et dans certaines villes (Chennai, Madurai, Trichy…) on peut parfois avoir besoin de se reposer un peu à l’hôtel. Donc évitez les trucs trop glauques, c’est pas si cher que ça pour qu’on doive gratter le moindre centime. D’une manière générale, surtout en ce qui concerne les restaurants, on en a souvent pour son argent. Les restaurants plus chers sont aussi souvent vraiement meilleurs que les autres. Il est assez rare de payer plus cher que ce que ne vaut la nourriture. Si on peut manger correctement pour 100 Rs, un repas à 200 Rs est incomparable de qualité et un repas à 400 Rs est vraiment d’une remarquable finesse. Il y a beaucoup de fruits vendus sur des charettes dans la rue. Ils sont en général très bons. D’ordinaire, je me nourissais de fruits à midi et je ne faisais de vrai repas que le soir. Il vaut en outre mieux manger indien que continental. La nouriture continentale est en général mal faite alors que la cuisine indienne est très variée et intéressante. Ca vaut aussi pour le petit déjeuner.

Si c’était à refaire… … tout pareil à quelques détails près. J’ai à chaque fois passé 2 nuits dans les villes à temple (Madurai, Trichy, Thanjavur) et je me déplaçais en bus / train de l’une à l’autre. Pour ces trois villes, je louerais en fait un taxi et je ne passerais qu’une seule nuit à chaque fois. Voyager en taxi c’est pas terrible parce qu’on ne voit rien du pays mais en l’occurrence, pour le coup, les villes à temples ne sont pas le meilleur endroit pour le bus. Je passerais moins de temps à Chennai et tout le temps gagné dans les villes à temples et à Chennai, je l’emploierai pour aller à Godaikanal après le parc national du Periyar. Je n’irais peut-être pas à Trichy.
Argentine: vol Puerto Iguazú-Salta English translation pending
by Fabaless · 2007-08-14 · 16 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars bientôt en Argentine et je souhaiterais savoir s'il existe des vols Puerto Iguazu à Salta et le tarif ?

Est-on obligé de passer par BA ?

Et en autocar, est-on également obligé de passer par BA ? Combien d'heures dure le trajet ?

Merci d'avance pour votre aide

fabaless
Attention: escroquerie en Thaïlande English translation pending
by Patou94 · 2007-08-10 · 279 replies
🏴‍☠️ Salut à tous,

Je voulais vous faire part d'une mésaventure qui m'est arrivée en Thaïlande. J'ai découvert la Thailande en 2005 juste après le tsunami... le prix des séjours étaient très bon marché et je pensais faire une bonne action pour aider les populations locaux en faisant du tourisme chez eux. Je venais d'être mit en pré-retraitre par ma boite... ma femme travaillant toujours, j'y suis allé seul... J'ai visité Pataya, où il y a beaucoup de P*** et pas mal d'autres activités comme Noong noot village, la ferme des crocodiles, les fermes à éléphants, le bowling, mini siam, la plage (plutôt choisir celle de jomtien ou naklua), les restos pas cher, les marchés, la pêche (étang ou mer), ... Puis je suis allé à Phuket, les paysages sont magnifiques, les gens agréables et toujours souriants, les restos sont très bon marché (1 salades de papaye et 4 brochette de poulets 60 bahts = 1, 20€), les plages, le soleil..... et je fais la rencontre de Kim, une très jolie Thailandaise de moitié mon age qui parle formidablement bien anglais. Au début, je me disais que c'était que le temps du séjour et que ma femme n'en saurait jamais rien... mais au boût de quelques jours, j'en étais tombé amoureux. J'avais l'impression d'avoir à nouveau 20 ans !!! 😉 De retour en France, je ne pensais qu'à une chose, y retourner... J'y suis retourné 6 semaines après pour retrouver ma Kim pour 2 superbes semaines... J'ai pretexté à ma femme que j'étais bénévole là bas pour les aider à reconstruire. J'ai emmenné ma femme en septembre 2005 afin qu'elle découvre les paysages (pas kim !). Puis j'y suis retourné en novembre 2005. Kim m'a proposé de faire du buisness avec elle à Phuket. Elle m'a proposé d'acheter un snack en bordure de mer, qu'elle gèrerait et on se partage les bénéfices... enfin, elle a fait ça subtillement, car sur le coup, j'avais l'impression que ça venait de moi... Quelques jours sont passé et son frère nous a fait part d'un ami à lui qui vendait son restaurant, mais il fallait faire des travaux. J'ai dit que je devais y réfflechir. J'y suis retourné en janvier 2006, le restaurant était toujours disponible. N'étant pas Thailandais, je ne pouvais pas aquérir un commerce aussi facilement, c'est pour cette raison que j'ai proposé à Kim de le mettre à son nom... du moins j'ai encore eu l'impression que ça venait de moi... J'ai transféré 500.000 baths sur son compte afin qu'elle fasse la transaction. Les travaux ont commencé juste après... Quand j'y suis retourné 2 mois après, le resto/snack était ouvert et Kim assurait bien. Puis je suis rentré en France, mais à partir de là, je n'arrivais plus à joindre Kim (mail, téléphone, ...). J'y suis retourné début juin, elle était au resto et elle m'annonce que c'est fini entre nous deux. Je lui donc demandé de me donner ma part des bénéfices, puisque j'avais investi mon argent et que ça fonctionnait bien... et là deux gars me prennent pour me jeter dehors et me fait comprendre de ne plus jamais revenir. J'y suis retourné le lendemain et là l'un des gars m'a cassé la figure. Je me suis rendu compte que j'étais la bonne poire et qu'elle s'était bien servi de moi. De retour en France, ma femme me demande pourquoi j'ai un cocard et surtout pourquoi j'ai transféré près de 12.000€ sur un compte thailandais... c'était le début de la fin... séparation, puis aujourd'hui procédure de divorce... Donc, messieurs, si vous tombez amoureux de l'une des ravissantes thailandaises, méfiez-vous si elle vous parle de buisness...
Route de Dunkerque (59) à Casablanca en voiture? English translation pending
by Chloeettom · 2007-08-09 · 12 replies
Bonjour je souhaite me rendre à Casablanca en voiture. J'habite Dunkerque dans le nord de la France et j'aimerais avoir des infos sur la route pour s'y rendre. J'ai trouvé sur mappy la route de dunkerque à Ceuta.

Avez vous des infos (distance Ceuta Casablanca; traversée de la Méditerranée, coût de la traversée; meilleur point de départ pour la traversée)? Ca me serait très utile.🙂

Merci d'avance Aurélie
Paysages de l'Ouest bolivien (2005) English translation pending
by Sbecker · 2007-08-06 · 11 replies
Ce voyage remonte à l'été 2005, ça commence à dater un peu 🙂. A défauit de partir en vacances pendant ce mois d'Aout, j'entame ce petit récit, ça me rappelle de beaux souvenirs.

L'idée de ce voyage en Bolivie est venue de l'envie de retourner en Amérique du Sud après avoir découvert le Brésil. La soif de paysages montagneux et la lecture de nombreux posts sur voyageforum.com achèvent de me convaincre de choisir la Bolivie plutôt que le Pérou.

Reste pour moi à trouver une réponse à l'éternelle question du voyageur solitaire: en solo ou avec des coéquipiers. Ce qui est clair, c'est que je n'ai pas envie d'un voyage totallement organisé depuis la France. L'idéal serait de trouver des coéquipiers, avec ou sans l'appui d'une agence Bolivienne pour partager le plaisir du voyage ne serait ce que pour une partie de celui-ci.

Oh miracle d'internet, je parviens à trouver deux charmantes coéquipières Julie et Valérie à qui je me joindrais pendant les premières deux semaines. Puis je ferai les deux autres semaines prévues en solo.

Lundi 11 juillet

L'avion se pose peu avant le lever du soleil sur l'aéroport d'El Alto à La Paz. Est ce psychologique ou non, mais j'ai la sensation de bien ressentir l'altitude (4100m) et le manque d'oxygène qui en découle. Je n'ignore pas que le "mal des montagnes" apparaît toujours avec plusieurs heures de retard et suis un peu angoissé à l'idée d'être malade. Heureusement, le centre de La Paz que je vais rejoindre en taxi est à 3600m et mon expérience au Népal me laisse à penser qu'à cette altitude, je ne devrais pas avoir de souci.

La descente vers La Paz me renvoie les images de la Bolivie telle que je la voyais avant d'y être: collectivos, micros, cholitas etc. La vue d'El Ato sur La Paz est impressionnante. Dès ces premières minutes, je sens que la Bolivie va me plaîre tout particulièrement.

Cette première journée est l'occasion de commencer à découvrir les marchés boliviens et de prendre un premier contact avec la nourriture bolivienne. Au menu de ce jour donc, saltenas et autres beignets. Il paraît que c'est plutôt bon ;-). Je ne garderai pourtant pas un grand souvenir des saltenas ni de la cuisine Bolivienne en général.

Julie et Valérie arrivent demain et notre programme commun ne commence que mercredi. Je suis arrivé un jour plus tôt avec l'objectif de faire la descente à VTT "La Cumbre-Coroico". Tous les guides touristiques (lonely planet, routard etc.) mentionnent cette route comme étant la route "la plus dangereuse du monde" et sa descente à VTT fait partie des grands classiques proposés aux touristes. Le récit d'expériences négatives avec des petites agences, m'ont décidée à m'inscrire depuis la France à la descente du lendemain avec l'agence la plus recommandée: Gravity Assisted Mountain Biking.

Mardi 12 juillet Nous sommes nombreux, c'est pourquoi deux mini-bus archi combles sont prévus.. je serais d'ailleurs près à parier qu'ils ont refusé du monde … On monte environ 1h à La Cumbre à 4700m d'altitude. Les paysages sont un peu décevants par rapport à quelques photos que j'ai eu l'opportunité de voir sur internet : il y'a moins de neige mais c'est quand même assez joli. Le premier contact avec le matériel est très plaisant : c'est du très haut de gamme : les vélos sont très confortables et les vitesses passent toutes seules. La première partie de la descente est asphaltée et c'est l'occasion de s'éclater un peu.



Le niveau des participants est très hétérogène mais il y'a suffisamment de guides : cela permet à chacun de descendre à son niveau : les premiers descendent à tombeau ouvert tandis que les derniers vont vraiment pépéres. Un arrêt toutes les 20 min environ : cela permet de vraiment en profiter.

Puis finalement vient la partie en Terre. Les débuts sont difficiles et ca ne me plait pas du tout !! Particularité amusante de cette route : bien qu'on roule à droite en Bolivie, on roule à gauche sur cette route de sorte à ce que les conducteurs des véhicules puisse voir le ravin. Cela implique donc que les vélos doivent descendre à coté du ravin 😄.

Petit à petit, je prends mes marques et finalement, je vais bien m'éclater, d'autant que la descente est particulièrement longue: on a vraiment le temps d'apprécier.



Le village de Yolossa marque la fin de la descente: nous remontons en bus non loin de Coroico puis amassés sur le toit d'un "taxi" pour rejoindre un hotel ou nous attends douche et buffet.

Mercredi 13 juillet Le matin je fais la connaissance de Julie et Valérie mes deux charmantes coéquipières pour la première partie de mon voyage. Je fais aussi la connaissance de notre guide Umberto au francais impeccable et sa femme Wendy. Cette première journée commune est consacrée à la découverte de La Paz et de ses environs.

Il est connu que dans la plupart des villes du monde les quartiers chics sont en hauteur mais c'est l'inverse à la Paz. L'explication tient au fait que le centre de La Paz est à 3600m d'altitude et plus on monte, plus le climat est rude. Nous rejoignons la vallée des Ames au sein de laquelle nous nous promenons un peu. Ces concrétions géologiques sont plutôt jolies et la vue sur La Paz est captivante.



Retour à la Paz pour découvrir la ville et notamment rejoindre un point de vue particulièrement intéressant avec notamment une belle vue sur l'Illimani. Après un déjeuner sympa dans un resto bolivien (buffet d'entrées, soupe de champignons, steack de lama avec des frites, jugo de maracuya), nous allons sur les marchés. Je bénéficie cette fois des explications pertinentes d'Umberto. Le parcours des marchés est l'occasion de vérifier que conformément à ce qu'on peut lire ça et là, la Bolivie est le pays de la pomme de terre. On y rencontre nombre de curiosités pour un européen comme ces verres remplis de liquides à la couleur fluorescente avec la chantilly dessus 🤪😏.

Jeudi 14 juillet Départ pour les ruines archéologiques de Tiwanaku. La route qui y mène depuis La Paz est absolument superbe car en parfaite état, avec de grosses lignes droites et surtout, elle longe la cordillière royale.

C'est à partir de ce moment que je commence à regretter de ne pas avoir deux semaines de vacances en plus pour pouvoir effectuer sa traversée avec mes coéquipières. Arrivé sur le site de Tiwanaku, il fait particulièrement froid malgré le grand soleil.

L'entrée du musée est assez chère, voire même hors de prix pour la Bolivie : 80B$, soit l'équivalent de 8E ! Le musée et les ruines sont assez intéressants mais sans plus. En fait, je saisis ce jour là tout l'intérêt d'avoir un guide : sa présence a une très grande valeur ajoutée dès lors que le voyage prend une dimension culturelle. Un guide ? En fait deux guides puisqu'Umberto et sa femme Wendy se relaient dans la bonne humeur. Cette bonne humeur est accentuée par la private joke de la journée : nombreux sont les groupes de petites tailles accompagnées par les guides et tous ces guides se connaîssent entre eux. Ils n'hésitent pas à chambrer Umberto et Wendy : deux guides pour trois touristes, voilà qui est pas mal du tout !



Vendredi 15 juillet

Notre destination du jour est le célèbre lac Titicaca. La route est du même type que celle qui mène à Tiwanacu. Superbe, car longeant la cordillière royale. Nous arrivons auprès du lac Titicaca d'un bleu splendide. Nous effectuons un arrêt dans la maison de Paolino qui d'après notre guide est le premier à avoir fabriqué les bateaux traditionnels en totora (roseau qu'on trouve en abondance sur les bords du lac).



On prend l'embarcadère pour traverser un petit bout du lac Titicaca et rejoindre le célèbre petit village de Copacabana.



Samedi 16 juillet Nous prenons un petit bateau à moteur en direction de l'ile du soleil. Nous sommes tous seuls dans le bateau(vive le luxe!) et le trajet (une heure et demi environ) s'avère particulièrement agréable. Depuis l'ile, nous retrouvons les panoramas rencontrés la veille avec les reflets de la cordillière royale dans le lac. Mais pourquoi n'ai je pris qu'un mois de vacances !?



La marche sur l'ile du soleil est particulièrement aisée. D'une part, il y'a très peu de denivelé mais surtout, le chemin est particulièrement bien entretenu. C'est plutôt agréable même si en fait je préfère quand il n'y a pas du tout de chemin !

Nous traversons l'ile pour rejoindre un refuge dans le sud de l'ile. Le refuge est charmant et le moins que l'on puisse dire est qu'on ne se marche pas dessus puisque nous sommes les seuls (la plupart des touristes vont dans les hotels voisins). Et que dire du soleil levant le lendemain ?

Dimanche 17 juillet Nous reprenons le bateau pour visiter des ruines incas, l'ile de la lune et surtout rejoindre la terre ferme avec la cordillière Apolobamba pour destination. Nous retrouvons donc notre chauffeur Hugo au volant d'un gros 4x4 et faisons la connaissance d'Arturo apprenti-guide et de Yolanda qui nous accompagnerons pendant le trek.

Dans le 4x4 bien rempli, nous faisons route jusqu'à Escoma, un des rares villages sur le chemin qui nous sépare de Pelechuco, le point de départ de notre trek dans la cordillière Apolobamba. Il s'agit d'un petit village isolé et complètement paumé. Il n'y aucune infrastructure touristique et nous sommes la curiosité du village. Il paraît que l'unique hébergement chez l'habitant du village n'est pas toujours très propre, ce que nous allons pouvoir vérifier avec une pointe d'horreur de petits bourgeois habitués au confort et une pointe d'humour. En effet, de la chambre se dégage une odeur nauséabonde qui me fait me demander depuis combien de mois les fenêtres ou la porte n'ont pas été ouvertes 😏 !

Il n'est pas tard et nous n'avons pas grand-chose à faire pour nous occuper. En tout cas, c'est clair, nous n'avons pas envie de rester dans la chambre et le tour de la place du village - effectué sous l'œil des villageois étonnés - est vite réalisé. Décision est vite prise de rejoindre les quelques jeunes qui jouent au basket dans la cour de l'école, l'occasion de s'amuser et de constater qu'à 3900m d'altitude, le basket prend une dimension physique particulière 🙂.
Travailler un an à Montréal English translation pending
by Gones69 · 2007-08-03 · 12 replies
Bonjour à tous,

Voila je me presente, je suis un jeune francais de 22 ans qui vient decouvrir ce si beau pays et cette belle ville de Montréal pendant 1 an grace au visa PVT mises en place par nos 2 pays!

Alors je voulais juste savoir quelques petites choses qui ont surement été dites des dizaines de fois, mais il ya tellement de postes que je n'arrive pas a trouver. Si vous pouviez me répondre ce serait super sympa. Alors:

1- Quand on arrive à l'aéroport, que faut'il faire aux douanes et est ce difficile de la trouver?

2- L'aéroport de Montréal se trouve a combien de temps du centre ville et comment s'y rendre?

3- Est il difficile de trouver un logement et vous semble t'il judicieux de se rendre dans une auberge de jeunesse pour chercher un appart sans vivre dehors (en janvier en plus😕) ?

4- Les agences d'interim sont'elles nombreuses et est ce facile de s'inscrire quand on est pas du quebec?

5- La langue anglaise est'elle fortement implanté?

6- A combien s'éleve les frais de débit bancaire lors d'un retrait avec une mastercard francaise?

7- Délai pour l'obtention de la carte soleil?

8- Je voulais connaitre les quartiers sympas pour vivre a montreal. j'ai entendu parler du plateau (cher), et de rosemont et hampstead vous confirmez?

Merci a tous ceux qui repondront ca m'aidera bien🙂
Indo-chine au 19ème siècle: Henri Mouhot naturaliste français English translation pending
by Eliade · 2007-08-01 · 18 replies
la discussion "coups de coeur au Vietnam" post avatar Hysatis

comme on en était venu à parler des "Humanistes européens " qui partirent dans ces contrées lointaines envoyés souvent par leurs Ministères, mais aussi par choix, pour apporter leur soutien, leur aide, partager ce qu'ils savaient, faire part de leurs découvertes scientifiques à leur pays, j'ai pensé qu'il était sympa de parler de Henri Mouhot, trop souvent méconnu aujourd'hui et surprise, ce soir l'émission traitant du Mékong, Mouhot à ouvert le voyage mais à aussi servi de référence et de fil d'ariane ...

un digne héritier de l'Humanisme européen après hésitations je tiens à nommer un de ses contemporains Henri Mouhot né en 1826 lequel entre 1858 et 1861 effectue trois expéditions dans l'intérieur du Siam et de l'Indochine où il découvre par hasard le site d'Angkor. Il est enterré à Luang Prabang, au bord de la Nam. (complément d'infos dans "Laos" en écho à la discussion à propos de Hmongs) (hysatis)

notes de Mouhot

"le 25 juille 1861t, j'arrivais à Luang Prabang, charmante petite ville qui, s'étendant sur un espace d'un mille carré, compte une population non de quatre-vingt-mille habitants comme le dit Mgr Pallegoix, ds son ouvrage sur le Siam, mais de sept à huit mille seulement. La situation est des plus agréables, les montagnes qui resserent le Mékong, au-desous comme au-dessus de cette ville forment une vallée circulaire, dessinant une arène de neuf milles de largeur, qui a du être jadis un bassin fermé, et encadrent un tableau ravissant, qui rappellent les beaux lacs de Come ou de Genève... la ville est bâtie sur les deux rives du fleuve, mais la partie droite ne compte que qques habitants. La partie la plus considérable entoure un mont isolé qui a cent et qques mètres de jauteur, et au sommet duquel on a établi une pagode. Si ce n'était par crainte des Siamois, et surtout des montagnes couvertes de jungles ooù réside la mort, cette principâuté tomberait vite entre les mains des Annamites, qui n'osent s'avance qu'à sept journée de marches à l'est.

Une charmante rivière de cent mètres de longueur opère sa jonction avec le fleuve à l'extrêmité nord-est de la ville, et conduit à quelques villages de Laotiens sauvages qui portent le nom de Tiê. Ces derniers ne sont autres que ces tribus appelées Prenoms par les Cambodgiens, Khâs par les Siamois, Moïs par les Annamites, mot qui n'ont d'autre signification que ...

Le 5 août, après dix jours d'attente, j'ai été enfin présenté au roi de Luang-Prabang avec une pompe mirobilante ... Les Laotiens sont paisibles, soumis, patients, sobres etc ... s'en suit une description très intéressant sur le peuple, leurs mode de vie ...

A la date du 5 septembre finit le journal de voyage de M Mouhot. Jusqu'au 25 du mois d'octobre, il a toutefois continué de tenir fidèlement son registre métérologique, ... les dernières notes se bornent aux suivantes : le 19 octobre, je suis atteint de la fièvre. le 29 "Ayez pitié de moi, ô mon Dieu !

cependant l'intrépide naturaliste ... ne paraît pas avoir conscience de sa fin prochaine, le 7 nobembre, le malade tomba dans un coma entrecoupé de délire. Le 10, à sept heures du soir, il n'était plus. 24 heures plus tard, et contrairement à l'usage du Laos, qui est de suspendre les cadavres au sommet des arbres et de les y abandonner, la dépouille mortelle de notre compatriote fut inhumée, selon le rite européen, par les soins de Phraï, et de Dong, son compagnon, qui tous deux, trois mois plus tard, rapportaient à Bangkok, avec les détails qui précèdent, les collections, les effets et les papiers de leurt maître.

aujourd'hui, si vous allez à Luang Prabang, n'hésitez pas, allez voir sa tombe sur les bords de la rivière, pour y accéder un petit chemin de terre dans un pan de forêt dans une petite cabane, un cahier et un crayon incite le voyageur à écrire quelques mots ... joli moment à vivre 😉

Au mois de mai 1897, la Commission française envoyée de Saïgon atteignait Luang Prabang ...le commande de Lagrée, son chef écrivait en Europe :

Nous avons trouvé partout le souvenir de notre compatriote Mouhot, qui par sa droiture de son caractère et sa bienveillance naturelle, s'est acquis l'estime et l'affection des indigènes ... (p.308) En terminant ce récit dans le Tour du Monde ns formulons encore un voeu : c'était que l'Angleterre dont les musées ont reçu les collections qui ont coûté la vie au voyageur, - que la France, à laquelle il a montré et ouvert le chemin du Cambodge - lui élevasse à frais communs un modeste, mais durable moinument, dans le cimetière chrétien de Bangkok, où ss doute il est allé rêvé plus d'une fois, et dont la brillante végétation réunit sous une ombre propice la plupart des objets spéciaux de ses études : les fleurs, les insectes et les oiseaux des tropique ?

Ce souhait a été exaucé et au-delà. Le momunument que ns demandions pour MMouhot lui a été élevé par des compatriotes, non loin sur le rivage qui fut le point de départ de ses découvertes, mais aux lieux mêmes où il est tombé eyt où il repose : à 5000 lieues de sa patrie, à 400 du point le plus rapproché qh'habite un Européen

Son corps a été inhumé à trois kilomètres de Luang Prabang, sur les bords de la Nam-Kam, auprès du village de Naphao. J''ai demandé l'autorisation d'élever sur sa tombe un modeste monument qui attestât notre hommage et conservât sa mémoire dans le pays.

"Le roi a accédé à son désir avec le plus bienveillant empressement et à voulu fournir tous les matériaux du monument ...

à chaque fois que je vais à Luang >Prabang je vais lui rendre visite, et je lui apporte quelques fleurs de lotus, achetée au marché ! le long du Mékong;

proposition de quelques lectures ...

Henri Mouhot Voyage dans les Royaume de Siam, de Cmbodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine collection Olizane (son histoire et ses notes, son journal de bord)

Angkor

Angkor, la forêt de pierre de Bruno Dagens coll. Découvertes Gallimard Angkor de Marilia Albanese de National Geographic

Un pélerin à d'Angkor, biblioteca asiatica ed. KailasH

Costumes et parures khmèrs d'après les Devatad'Angkor-Vat par Melle Sapho Marchal ed. l'Harmattan

André Malraux Lavoie royale ed. livre de poche Clara Malraux Nos vingt ans ed. Les cahiers rouges chez Grasset

Moeurs du Pérou English translation pending
by Pye · 2007-07-31 · 10 replies
bonjours tous!! je pars quatre mois pour l'amérique du sud pour un trek et je compte faire une bonne escale au Pérou... mais autour de moi, lorsque l'on dit "Pérou" on me parle de suite de sécurité, qu'il faut faire attention... j'aimerais donc avoir vos opinion, à savoir ce qu'il faut éviter (le moins de choz possibles j'espere) et aussi les coutumes ou tradition auxquelles il faut se préparer et savoir comment réagir... peut être que cette discussion n'est pas de circonstance, mais ce que j'entend autour de moi me fait douter... Merci d'avance!!!
Snorkeling et plongée aux Îles Canaries English translation pending
by CLick · 2007-07-28 · 30 replies
Bonjour, Nous serons aux îles canaries dans quelques jours et comme nous sommes des adèptes de plongée et snorkeling nous souhaiterions avoir vos impressions et vos bons plans tout particulièrement pour Ténérife et Gomera.

Quels types de requins et autres poissons avons nous la chance de trouver?

Merci pour vos réponses.😉
Musique malienne English translation pending
by Jeantiti · 2007-07-24 · 19 replies
Bonjour pour les fans de la musique malienne et amateur du djembé une rencontre avec Oumou sangare, Baba salla Doussou Bagayogo la fille de Nahawa et d'autres joueurs de Djembe.

alors avis aux interesses

Fanta/Bamako
Préparation d'un voyage de noce en Californie English translation pending
by Lnln · 2007-07-23 · 32 replies
Bonsoir,

Avec mon homme on a décidé de se marier en avril prochain à Las Vegas et donc de faire aussi notre voyage de noce là bas.

On voudrait donc commencer par Las Vegas pour se marier puis visiter Los Angeles et San Francisco (bien sur c'est les grandes lignes😉)

Je commence donc à regarder un peu partout ce qui est sympa à voir et combien de temps rester dans chaque lieu.

Ce qu'on est sur de vouloir faire c'est un tour d'hélico au dessus du grand canyon à Las Vegas, la route Los Angeles -San Francisco par la cote (mais quelle ville est sympa pour s'arreter????) et visite d'alcatraz.

Voilà en gros ce qu'on veut faire donc si il y a des coins à absolument ne pas rater ou des lieux à éviter je suis preneuse, pareil pour savoir si parfois une visite ou une journée suffit ou alors si cela faut le coup qu'on se pose un peu.

On pense faire un circuit de 15 jours (mais bon c'est pas fixe on peut rajouter 2 ou 3 jours sans soucis😎)

Merci d'avance pour vos précieux conseils et expérience car j'aimerai organiser au mieux notre séjour pour qu'il soit vraiment inoubliable
Lune de miel au Pérou! (3 semaines dans le sud du pays en juillet 2007) English translation pending
by Tokala · 2007-07-23 · 51 replies
Bonjour ! 🙂

Certains partent sur la plage sous les cocotiers, nous avons préféré passer notre lune de miel dans un pays qui nous fait rêver depuis notre enfance, lorsque nous regardions le Citées d'Or le mercredi après-midi ! Nous sommes partis 20 jours (en comptant les jours de voyages en avion) avec nos sacs à dos pour un circuit Lima - Arequipa - Puno - Cusco - Lima. Nous avons quelques petits regrets (nous n'avons pas eu le temps de voir les lignes de Nazca, ni de passer plus d'une journée à Lima) mais nous avons surtout passé des vacances exceptionnelles, rencontré des gens vraiment charmant (les Péruviens que nous avons rencontrés sont tous sans exception vraiment très gentils et prêt a rendre service!) et vécu quelques moments inoubliables (une après-midi avec une famille d'Amantani sur la Lac Titicaca, un petit déjeuner en regardant le soleil se lever sur le Machu Picchu...) Bref, nous n'avons qu'une envie, retourner au Pérou, il y a encore tellement de choses à voir et à découvrir dans ce pays... Je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé de ces vacances, mais il y a tellement de choses à dire que j'en oublierai surement... Alors si ça vous interresse, n'hésitez pas à me poser des questions ! Ce récit sera divisé en 3, pour les 3 régions que nous avons visitées... Bonne lecture 😉
Sens d'un parcours en Bolivie English translation pending
by TT75011 · 2007-07-19 · 45 replies
Bonjour à tous, J'ai un peu de mal à définir le meilleur itinéraire de 16 jours environs en BOolivie sachant que je dois me rendre à la fin du parcours à Santa Cruz (départ ensuite en avion à Buenos Aires). Je pense arriver du Perou et donc du Lac Titicaca et aimerais visister les coins suivants : Lac titicaca Copacabana La Paz Sucre Potosi Salar Uyuni et Sud LipezRégions indispensables à mon avis pour une première approche du Pays, non?

Si vous pouvez m'aider Merci beaucoup
Énigme! English translation pending
by DeCléricy · 2007-07-17 · 52 replies
Qui est le premier humain à avoir fait le tour du monde?

Fernand de Magellan, Fernão de Magalhães en portugais? Faux!

Les 17 marins du Victoria et leur capitaine basque Juan Sebastian del Cano, qui sont revenus plus morts que vifs, après trois ans de circumnavigation? Encore là, vous avez tout faux!

DeCléricy
Vivre et travailler à Libreville au Gabon English translation pending
by Mahieu · 2007-07-16 · 197 replies
Bonjour à tous,

Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D

1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.

2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?

3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?

Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Traitement anti-palu pour le Sénégal en août? English translation pending
by Barcelonaise · 2007-07-13 · 15 replies
Bonjour

Je pars au senegal du 4 au 19 aout et je vais parcourir un peu tt le pays. J´ai deja fait tous mes vaccins et le medecin m a donné du Lariam pour le palu. Tous mes amis me le déconseillent à cause d´effets secondaires très importants. Je sais qu il existe la malarone mais tres chere. Y aurait- il une autre alternative? Que pensez-vous du Lariam? Maintenant jene sais pas trop si je dois le prendre ou pas. On m a egalement parle de savarine et paludrine.. mais je crois que ce n est plus trop efficace.. Merci de vos reponses

Pascale
Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans? English translation pending
by Vivva · 2007-07-02 · 204 replies
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁 qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année?? Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂 Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Avis sur circuit d'un mois au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Lalydove · 2007-06-30 · 40 replies
Aprés 2 mois de recherche d'information sur le forum, je me decide enfin à vous faire part de notre circuit prevu pour 2008 (on a pas encore decidé le mois, avril, mai, juin, septembre ou octobre???) nous sommes un groupe de 5 personnes, nous voulons partir 1 mois pour visiter le sud du perou et une petite partie de la bolivie. je fais appel à votre experience pour me dire si ce circuit est faisable et m'apporter quelques précisions et conseils. est ce que un budjet de 700euros est suffisant pour 1 mois? je vous remercie par avance

Jour 1 et 2 : Arriver à Lima Acheter billet d'avion Lima-Cuzco pour le « jour 3 » (57 à 83$) manque d'information sur ce trajet (horaire et commande des billets internet ou sur place?) Acheter matériel nécessaire pour la montagne (veste, duvet…) Jour 3 : Lima-Cuzco (avion) Jour 4 : Cuzco (acclimatation) Visite de Cuzco Acheter billet de bus Cuzco-Ollantaytombo (1$) Acheter billet de train Ollantaytombo-Aguas Caliente (44$ A/R) Jour 5 : Cuzco-Aguas Calientes Départ vers midi, Bus Cuzco- Ollantaytombo (3h) Train à 20h à Ollantaytombo, arrivé à 21h40 à Aguas Calientes Jour 6 : Machu Picchu (75$) Départ vers 5h de « AC » pour arriver a 6h en haut Visite du Machu Picchu et Wayna Picchu Redescendre sur « AC », relaxation dans bain d’eau chaude Jour 7 : Aguas Calientes-Cuzco Départ train à 5h45 arrivé à Ollantaytombo à 7h45 Location d’un taxi pour la journée, visite de Maras, Moray… puis retour sur Cuzco Jour 8 : Cuzco Acheter billet de bus ou train Cuzco-Puno (10 à 15$ pour 12h) manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Location d’un taxi pour la journée Visite des sites de Pisac, Qenko, Sacsayhuaman, Tambomachay… Jour 9 : Cuzco (jours tampon au cas ou on ai pris du retard) Jour 10 : Cuzco-Puno (train ou bus) 12h Acheter billet de bus pour La Paz manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 11 : Puno-La Paz (bus) Passer la frontière avant 17h, visite de La Paz Acheter billet de bus pour Uyuni Jour 12 : La Paz-Uyuni Visite de La Paz le matin et en debut d'apres midi Départ bus à 17h arrivé à 7h à Uyuni Jour 13 et 14 : Uyuni Arrivé 7h Location 4*4 avec chauffeur (95$ par voiture) pour les salars de Uyuni, le laguna verde, puis petit bain chaud naturel… Achat billet retour pour La Paz manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 15 : Uyuni-La Paz (10h bus) Acheter billet de bus pour Puno manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 16 : La Paz-Puno Jour 17 : Puno Acheter billet de bus pour Arequipa manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Visite du lac Titicaca, îles des Uros Jour 18 : Puno-Arequipa Jour 19 : Arequipa Visite d’Arequipa Rechercher agence pour rafting dans le canyon de colca Acheter billet de bus pour Ica Jour 20 : canyon de colca (rafting) Rafting pendant 2h au Río Chili en amont d'Arequipa. Niveau 3, 4 Départ à 09.00 et 13.30. (25euros/personne) Jour 21 : Arequipa Visite d’Arequipa Jour 22 : Arequipa-Ica (bus ts les 15 minutes, 5euros) Jour 23 : Ica-Nasca-Ica Matin : Survol des lignes de Nasca 1h (54euros/personne) Acheter billet de bus pour Pisco Jour 24 : Ica Tour en buggy dans le désert d’Ica 2h (19euros/pers) l'oasis de Huacachina Jour 25 : Ica-Pisco (bus ts les 15 minutes, 3euros) Jour 26 : Pisco (port de paracas) Visite des îles balestas (16euros/pers) Jour 27 : Pisco-Lima Jour 28 à 31: Lima visites, shopping… retour sur paris.
Installation à Ouarzazate English translation pending
by Mischka · 2007-06-29 · 13 replies
Bonjour à tous, j'envisage de m'installer à ouarzazate pour une mission de volontariat de deux ans. Je vivrais avec environs 600 euros par mois (mais logée) et je serai seule avec ma petite fille de deux ans. je souhaitais savoir si ça vous paraissait faisable ou carrément une mauvaise idée. si vous avez des suggestions à propos de la garde de jeunes enfants.... merci à tous! Mischka.
Guides de voyages sur l'Arménie English translation pending
by Paulop · 2007-06-26 · 23 replies
Je me suis amusé à éplucher à fond tous les guides que j`avais trouvé sur l`Arménie. Voici le résultat de mon analyse. 1 LP Caucasus. Il est en anglais, il est ancien alors que cela bouge vite. Et si la Géorgie est bien mise en valeur l`Arménie est bâclée. 2 Petit Futé. Pas à jour et presque pas de renseignements pratiques. 3 Hachette Evasion. Très bien. Il est récent (automne 2006) et abondamment illustré. Solide sur le plan culturel. 4 Peuples du Monde : Très bien. Il est récent (avril 2007) mais moins illustré. Solide sur le plan culturel, il est par contre celui qui donne le plus de renseignements pratiques a jour.
Enceinte, que visiter au Pérou en 21 jours? English translation pending
by Margotte75 · 2007-06-11 · 13 replies
Salut !

Nous avions pris nos billets pour le Pérou quelques jours avant d'apprendre que j'étais enceinte. Le voyage comme la grossesse sont deux bonnes nouvelles, mais je voudrais que mon séjour se passe le plus sympa possible, sans être HS tous les jours.

Que puis-je visiter ? Quels médicaments dois-je prendre sur moi ? Mes vaccins ne sont pas à jour...

Mais tout se passe à merveilles, je n'attends plus que de partir.

Merci 😉

Margotte
Le Brésil est-ce dangereux pour routarde seule? English translation pending
by Ceecilia · 2007-06-05 · 23 replies
J'ai trois semaines au mois de novembre, j'ai merai découvrir le Brésil au maximum, avant tout je pense partir seule avec mon sac à dos préféré, est- réellement dangereux de se ballader seule dans le pays? J'aimerai evidement découvrir les grands classiques, style RIO, Sao paulo et Bahia. Et un max d'autres choses? Merci à tous😉 cécile
Canal du Midi à vélo (Toulouse-Palavas) English translation pending
by Paulinefab · 2007-06-01 · 15 replies
Coucou, je comptes suirvre au maximum le canal du midi de toulouse pour aller jusqu'a Palavas les flots, je voulais savoir combien de temps il me fallait pour faire ce trajet, puisque en descente presque constante et sans trop d'obstacles....des étapes sympas a faires??et entre narbone et palavas une route a conseiller?? 😎Je comptais le faire en un jour et demi...ca va etre chouette!

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