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Voyage en train au Maroc English translation pending
Bonsoir,
Je compte visiter le Maroc, plus précisément le nord, en Mars et j'ai besoin de quelques renseignements :
-La gare ferroviaire de Tanger est-elle proche de la gare routière ?
-Quels sont les endroits incontournables à visiter à tanger et à Chefchaoun ?
Je compte passer la première nuit à Casa, ensuite prendre le train le lendemain direction Tanger, j'y passerai la journée et la nuit et le 3eme jour j'irai à Chefchaoun j'y passerai deux jours pour retourner le 5 ème Jr à Casablanca.
Des idées à me donner ? Je suis preneuse ?
-La gare '' casa voyageurs'' est elle située au centre de la ville ?
Merci d'avance.
Excursion à Dubaï English translation pending
Bonsoir,
Je suis en train d'organiser notre semaine à Dubai du 13 au 21 janvier.
J'envisage de réserver dès maintenant des excursions sur Tripadvisor : est-ce que quelqu'un est déjà passé par le site pour en réserver ? Est-ce fiable ?
Je trouve que les informations ne sont pas très précises, en l'occurence le lieu de prise en charge, l'heure...
Il n'y a pas de n° de téléphone où je pourrai appeler pour poser mes questions.
Du coup, je ne suis pas rassurée et je n'ose pas aller jusqu'au bout de la réservation et procéder au paiement...
Qu'en pensez-vous ?
Merci de vos réponses.
A vous lire...
Traversée en train de l'Afrique jusqu'en Asie English translation pending
Bonjour
J'aimerai savoir si il est possible à partir de l'Éthiopie, de remonter vers l'Égypte puis traverser Israël, Liban et repartir vers l'Est pour la Syrie, l'Irak, l'Iran, Afghanistan, Pakistan, Inde, Sri Lanka.. Le tout en train.
J'ai beau chercher sur le net je ne trouve pas ce que je veux à savoir les itinéraires en train de chaque pays, liaisons, visa à l'arrivée ou pas de visa etc.. Quitte à faire un peu de bus mais ma priorité reste le train.
Merci pour le retour de vos expériences.
J'aimerai savoir si il est possible à partir de l'Éthiopie, de remonter vers l'Égypte puis traverser Israël, Liban et repartir vers l'Est pour la Syrie, l'Irak, l'Iran, Afghanistan, Pakistan, Inde, Sri Lanka.. Le tout en train.
J'ai beau chercher sur le net je ne trouve pas ce que je veux à savoir les itinéraires en train de chaque pays, liaisons, visa à l'arrivée ou pas de visa etc.. Quitte à faire un peu de bus mais ma priorité reste le train.
Merci pour le retour de vos expériences.
Idée d'itinéraire 10 jours dans le nord du Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 4 personnes, (enfants de 12 et 10) nous allons passer 10 jours au Maroc pendant les vacances de paques 2018
Nous arrivons et partons de Casablanca. 2 jours sont réservés à retrouver des amis marocains à Casa
Avez vous des idées d'un itinéraire plutôt cool (on veut pas courir) (fes meknes) mais aussi un peu de nature...
Nous aimerions voyager plutôt en train car ça me stress trop de louer une voiture à l’étranger.
Merci par avance si vous avez des retour d'expérience.
Bien cordialement
Nous arrivons et partons de Casablanca. 2 jours sont réservés à retrouver des amis marocains à Casa
Avez vous des idées d'un itinéraire plutôt cool (on veut pas courir) (fes meknes) mais aussi un peu de nature...
Nous aimerions voyager plutôt en train car ça me stress trop de louer une voiture à l’étranger.
Merci par avance si vous avez des retour d'expérience.
Bien cordialement
Météo en Asie du Sud-Est: quelle destination choisir en octobre? English translation pending
Bonjour,
Comme le titre l'indique j'hésite entre 3 destinations. Les Philippines, la Malaisie et le Vietnam! Ce qui me fait hésiter, c'est la météo.. Mes vacances commence début octobre 2017 pour environ 2 à 3 semaines. Mon 1ère choix était les Philippines, mais en octobre puis-je espérer avoir beau temps? Ce qui m'a fait considérer d'autre destination que j'aurais aussi voulu découvrir, avec en 2e position la Malaisie et pour finir le Vietnam (en 3e position car J'aimerais aussi une destination plage... mais pas que!) Les choses à faire, voir, découvrir me plaisent autant dans chacune de ces destinations, c'est donc purement une question météorologique, parce que passer tout son temps à marcher sous la pluie ou ne pas pouvoir profiter du soleil à la plage... Alors quelle destination me conseilleriez vous pour début octobre?
Merci de vos conseils
Comme le titre l'indique j'hésite entre 3 destinations. Les Philippines, la Malaisie et le Vietnam! Ce qui me fait hésiter, c'est la météo.. Mes vacances commence début octobre 2017 pour environ 2 à 3 semaines. Mon 1ère choix était les Philippines, mais en octobre puis-je espérer avoir beau temps? Ce qui m'a fait considérer d'autre destination que j'aurais aussi voulu découvrir, avec en 2e position la Malaisie et pour finir le Vietnam (en 3e position car J'aimerais aussi une destination plage... mais pas que!) Les choses à faire, voir, découvrir me plaisent autant dans chacune de ces destinations, c'est donc purement une question météorologique, parce que passer tout son temps à marcher sous la pluie ou ne pas pouvoir profiter du soleil à la plage... Alors quelle destination me conseilleriez vous pour début octobre?
Merci de vos conseils
Colombie-Britannique et les Rocheuses English translation pending
bonjour
Nous avons le projet de visiter l'ouest du Canada en partant de Paris aux alentours de mi septembre et pendant 3 semaines (+ou - mi octobre).
Ontario et Quebec il y a 2 ans, à la même période magnifique mais beaucoup de route
cette fois je pense que nous nous limiterons à la CB et bien sûr une station dans les rocheuses
se poser à 3, 4 endroits et rayonner cela vous semble t'il possible? nous atterrissons à Vancouver, donc direction nord puis retour par les rocheuses et vancouver ou calgari
je pensais que nous pourrions monter jusqu'à Stewart, voire plus haut pour redescendre par l'Alaska highway mais de ce que je viens de lire: température et sites fermés.... qu'en pensez vous? et du coup si nous n'allons pas dans le "vrai" nord:( jusqu'où monter? l'alternative serait de passer en Alberta ... nous n'avons pas encore réservé le vol, nous regardons les prix des motels & bb chaud devant:) help! vos lumières m'éclaireraient un peu c'est malheureusement une section un peu pauvre du forum (surtout pour la saison) d'avance, merci beaucoup
se poser à 3, 4 endroits et rayonner cela vous semble t'il possible? nous atterrissons à Vancouver, donc direction nord puis retour par les rocheuses et vancouver ou calgari
je pensais que nous pourrions monter jusqu'à Stewart, voire plus haut pour redescendre par l'Alaska highway mais de ce que je viens de lire: température et sites fermés.... qu'en pensez vous? et du coup si nous n'allons pas dans le "vrai" nord:( jusqu'où monter? l'alternative serait de passer en Alberta ... nous n'avons pas encore réservé le vol, nous regardons les prix des motels & bb chaud devant:) help! vos lumières m'éclaireraient un peu c'est malheureusement une section un peu pauvre du forum (surtout pour la saison) d'avance, merci beaucoup
Visites à Tanger English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et nous nous rendons à Tanger samedi 18 mars jusqu'au 23 avec une nuit à Tetouan.
Que pouvez vous nous conseiller à visiter. Y a t-il des problèmes de sécurité ou des coins à ne pas aller.
Un grand merci pour vos infos.😏
Nous sommes un couple et nous nous rendons à Tanger samedi 18 mars jusqu'au 23 avec une nuit à Tetouan.
Que pouvez vous nous conseiller à visiter. Y a t-il des problèmes de sécurité ou des coins à ne pas aller.
Un grand merci pour vos infos.😏
Pluies torrentielles et inondations dans le centre du Vietnam English translation pending
" Les pluies torrentielles qui secouent le Vietnam depuis plusieurs semaines ont particulièrement touché le centre du pays. Et la dépression tropicale qui a balayé le Vietnam ce week-end, a provoqué des crues sans précèdent.
Après plusieurs mois de mousson, les sols sont gorgés d’eau et la moindre pluie provoque des inondations... Mais là, ce sont 961 mm de pluie qui sont tombés en moins de 48 heures dans la région!
La région de Quang Binh a été la plus sévèrement touchée. Onze personnes y auraient ainsi trouvé la mort depuis mercredi dernier, par noyade ou par électrocution.
Un réservoir hydroélectrique aurait également déversé de l’eau pour des raisons encore inconnues pendant les pluies, ce qui n’a pas arrangé les choses..."
La suite sur l'edition du Petit Journal Ho Chi Minh ville avec pas mal de photos
http://www.lepetitjournal.com/hochiminhville/2014-03-04-08-21-27/actualite/260340-inondations-au-moins-21-morts-et-8-disparus-dans-le-centre-du-vietnam
http://www.lalsace.fr/actualite/2016/10/18/terribles-inondations-au-vietnam
http://www.site-vietnam.fr/tag/inondations-vietnam/
La suite sur l'edition du Petit Journal Ho Chi Minh ville avec pas mal de photos
http://www.lepetitjournal.com/hochiminhville/2014-03-04-08-21-27/actualite/260340-inondations-au-moins-21-morts-et-8-disparus-dans-le-centre-du-vietnam
http://www.lalsace.fr/actualite/2016/10/18/terribles-inondations-au-vietnam
http://www.site-vietnam.fr/tag/inondations-vietnam/
Deux typhons sur Luzon arrivent English translation pending
Le typhon "Sarika"est en train de devaste la partie centrale
et Nord de l'ile de Luzon.Plusieurs glissements de terrain se
sont deja produits entrainant la mort de 4 personnes pour
l'instant mais plus sont a craindre dans les jours qui viennent.
Un nouveau typhon va atteindre l'ile de Samar a partir du 19 oct. et suivra le meme itineraire jusqu'au 23 octobre.Son
nom est :"Saima".Attention au voyageurs qui se trouvent actuellement dans la region du Bicol, et dans la Cordillera.
Banaue, Bontoc, Sagada etc.Depuis 1 semaine le temps est
plutot instable dans les Visayas aussi suite a ces 2 typhons,
vents soudains et fortes pluies sont de la partie entre 2 eclair-
cies.Il faut craindre des vols annules et les trajets en ferry
aussi.
République Dominicaine: une semaine dans le Sud-Ouest English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons une semaine en RD en octobre prochain. Nous passerons 2 nuits à Saint-Domingue et comme nous ne sommes pas fan de Ressorts all inclusive, nous prévoyons de partir 5 nuits dans un coin plutôt tranquille de l'île.
Est-ce que le Sud-Ouest est une bonne idée ? Par exemple un hôtel entre Barahona et le Parque Nacional Jaragua ? Nous partons en couple avec notre fille de 4 ans et nous louerons une voiture. Nous aimerions un peu de plage quotidiennement pour la petite, mais également de petites balades et de l'authenticité !
Merci beaucoup pour vos réponses.
Nous partons une semaine en RD en octobre prochain. Nous passerons 2 nuits à Saint-Domingue et comme nous ne sommes pas fan de Ressorts all inclusive, nous prévoyons de partir 5 nuits dans un coin plutôt tranquille de l'île.
Est-ce que le Sud-Ouest est une bonne idée ? Par exemple un hôtel entre Barahona et le Parque Nacional Jaragua ? Nous partons en couple avec notre fille de 4 ans et nous louerons une voiture. Nous aimerions un peu de plage quotidiennement pour la petite, mais également de petites balades et de l'authenticité !
Merci beaucoup pour vos réponses.
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Croisière Terre Sainte English translation pending
Bonjour,
Y a t'il parmi les nombreux croisiéristes des personnes qui on déjà louer une voiture en Israël et plus particulièrement à Ashdod, De plus un jour de Chabat , ,? Cordiales salutations
Merci Bruno
Y a t'il parmi les nombreux croisiéristes des personnes qui on déjà louer une voiture en Israël et plus particulièrement à Ashdod, De plus un jour de Chabat , ,? Cordiales salutations
Merci Bruno
Sites à voir en dehors des villes au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons au Maroc entre les 13 et 20 décembre 2015. À partir de Tanger et retour de Tanger. Nous voulons faire le circuit entre Tanger, Chefchaouen, Fès, Meknes, Rabbat et retour ver Tanger. Nous aimerions voir de beaux paysages, chutes, vallées, gorges etc et ne pas trop nous attardés dans les villes pourriez-vous nous conseiller?
Merci à tous
Préparation de la croisière Costa Magica: Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence, Gênes English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un certain nombre à partir sur le Costa Magica pour la croisière « Couleurs du Sud » qui, au départ de Marseille, fait escale à Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence et Gênes.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.
Sites archéologiques Soudan English translation pending
Bonsoir à tous,
je désire me rendre au Soudan courant mai. Je vais d'abord faire une croisière plongée (port soudan) pendant une semaine puis j'aimerai en profiter pour visiter Khartoum et les différents sites archéologiques du nord du pays. Cependant j'ai du mal à trouver des informations sur la seconde partie du voyage. - comment faire pour booker des vols avec nova ou sudair? leur site ne le permet pas - est-il necessaire d'avoir un travel permit pour le nord du soudan ? si oui quel est le prix - combien coute l'entrée sur les sites archeologies? (meroe et gebel barkal) - est-il facile d'obtenir le permis photo?
je ne peux pas passer par une agence internationale car j'ai ma plongée du debut de voyage qui perturbe l'organisation. Pouvez-vous me conseiller des agences locales pour visiter ces lieux historiques?
un grand merci d'avance
Romain
je désire me rendre au Soudan courant mai. Je vais d'abord faire une croisière plongée (port soudan) pendant une semaine puis j'aimerai en profiter pour visiter Khartoum et les différents sites archéologiques du nord du pays. Cependant j'ai du mal à trouver des informations sur la seconde partie du voyage. - comment faire pour booker des vols avec nova ou sudair? leur site ne le permet pas - est-il necessaire d'avoir un travel permit pour le nord du soudan ? si oui quel est le prix - combien coute l'entrée sur les sites archeologies? (meroe et gebel barkal) - est-il facile d'obtenir le permis photo?
je ne peux pas passer par une agence internationale car j'ai ma plongée du debut de voyage qui perturbe l'organisation. Pouvez-vous me conseiller des agences locales pour visiter ces lieux historiques?
un grand merci d'avance
Romain
Que voir dans... l'Ouest canadien English translation pending
>> Que voir dans l'Ouest canadien
> Que voir dans l'Ontario
> Que voir au Québec
> Que voir dans les Provinces Atlantiques
On peut diviser le Canada en quatre parties avec d'Est en Ouest : - Les Provinces atlantiques (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ile du Prince-Edouard, Terre-Neuve et Labrador) auxquelles on peut ajouter Saint-Pierre et Miquelon, - Le Québec, - L'Ontario, - L'Ouest canadien avec les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), la Colombie-Britannique, et le Nord (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon).
Que voir dans l'Ouest canadien ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1- COLOMBIE-BRITANNIQIE Alaska Highway : cette route de presque 3 000 km fait partie de la Panaméricaine. Elle relie la Colombie-Britannique à Fairbanks en Alaska, via le Yukon.Bowen : à côte de Vancouver, l'île est un lieu d'excursion apprécié pour ses petites plages, ses possibilités de canoë et de randonnées.Bridge River Country : des lacs, des montagnes et des petites vallées dans ce qui fut autrefois, aux alentours de 1860, la principale région des chercheurs d'or dans la province. Aujourd'hui l'endroit abrite surtout d'anciennes mines ou des villages fantômes comme Barkerville et vit d'abord du tourisme grâce aux innombrables possibilités de randonnées à pied, vélo, cheval, canoë ou motoneige.Fort Steele : cette localité de l'époque de la Ruée vers l'or, laissée ensuite à l'abandon, a gardé ses bâtiments d'origine et a été transformée depuis en "musée de plein-air".Fraser Valley : la petite région agricole à l'est de Vancouver est entre autres une terre de vignobles dont on peut visiter plusieurs propriétés.Gulf Islands : ce sont les nombreuses petites îles entre Vancouver Island et le continent. On peut profiter de la nature et des paysages, ainsi que des possibilités de plongée, canoë ou randonnée.Haida Gwaii : archipel d'environ 150 îles au sud de l'Alaska classé en tant que réserve naturelle. On y vient pour les paysages, la rando, les plages, le canoë, la chasse et la pêche. Une partie des îles sont habitées par les populations Haida à la culture encore présente comme en témoigne le village de SGang Gwaay inscrit à l'UNESCO. Kootenays : c'est la partie sud-est de de la Colombie-Britannique, adossée aux Etats-Unis et à l'Alberta. Très montagneuse, avec plusieurs parcs naturels, elle offre de magnifiques paysages et de multiples occasions d'activités nature à commencer par le ski (nombreuses stations) et la randonnée. On peut également y visiter quelques anciennes mines (Nelson, Rossland...). Okanagan Valley : la vallée entourée de montagnes, le long du lac du même nom, est une zone de vacances pour les d'habitants de la région. Elle est appréciée pour son ensoleillement, ses plages en bord de lac, ses activités sport-nature (trek, VTT, ski, pêche...), et accessoirement ses vignobles autour de sa localité principale qu'est Penticton.Prince Rupert : cette localité proche de l'Alaska est un port important, y compris pour les bateaux de croisières. C'est aussi une bonne base pour découvrir les environs propices à la pêche et aux activités de plein air, de même que la culture indienne toujours présente dans la région.Route Transcanadienne : sur près de 8 000 km cette route traverse la totalité du Canada, du Pacifique à l'Atlantique.Squamish : la petite ville entre Vancouver et Whistler se présente comme la capitale des activités nature au Canada. Elle propose en effet de multiples opportunités au coeur du Sea-to-Sky Corridor (treks, VTT, raft, grimpe, etc).Sun Peaks : station de ski (et d'activités outdoor en été) assez connue du sud-est de la province.Sunshine Coast : c'est la partie littorale au nord-ouest de Vancouver avec quelque beaux villages. Elle n'est accessible qu'en bateau (ou petit avion) et offre de très beaux paysages de montagnes, de forêts et de mer parmi lesquels randonner ou naviguer.Tofino : station balnéaire entourée de forêts de la côte ouest de l'île de Vancouver réputée pour ses plages, le surf et la migration des baleines.Vancouver : jeune, animée et dynamique, Vancouver est une ville très agréable nichée entre mer et montagne. On peut y voir quelques beaux édifices "anciens" (quartier de Gastown), un vaste chinatown, plusieurs musées, des parcs et jardins, plus profiter de ses environs pour aussi bien ses plages que des endroits où randonner et skier (Cypress Mountain, Grouse Mountain, Mt Seymour...).Vancouver Island : la grande île face à Vancouver est un endroit apprécié des visiteurs. Outre sa belle capitale, on y vient pour la nature (une douzaine de parcs), les paysages et les multiples activités possibles (ski, randonnées, plages, surf, canoë, pêche...).Victoria : avec son air anglais, ses musées, ses nombreux parcs et jardins, la capitale du BC est une ville agréable. On peut voir des baleines au large.Whistler : station de sports d'hiver renommée qui a d'ailleurs servi pour les JO de 2010. Elle est à 120 km au nord de Vancouver et possède le plus grand domaine skiable d'Amérique.Patrimoine naturelFraser Canyon : cet étroit canyon de presque 100 km le long de la Fraser River offre de remarquables paysages qu'on découvre en train ou en voiture sur la Trans-Canada Highway. Également de belles descentes en raft du côté de Lytton.Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek : cet ensemble de quatre parcs à cheval sur deux provinces (et l'Alaska) est classé à l'UNESCO. C'est un formidable mélange de hautes montagnes, de lacs et glaciers parmi lesquels randonner ou pratiquer des activités nature (ski, traîneau, alpinisme, cheval, eaux vives, pêche...). C'est aussi l'habitat de nombre de grizzly, loups et caribous.Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes : sept superbes parcs de Colombie-Britannique (Kootenay, Yoho, plus 3 parcs provinciaux) et d'Alberta (Banff, Jasper) réunis dans un ensemble inscrit à l'UNESCO. Leurs montagnes, glaciers, lacs, cascades, canyons, grottes en font un magnifique décor pour profiter des multiples activités sport-nature possibles.Parc national des Glaciers : l'endroit abrite plusieurs dizaines de glaciers de toutes tailles. C'est un des parcs parmi les plus visités du pays.Parc provincial de Cathedral : situé à la frontière américaine, il offre de beaux paysages de montagnes et de lacs ainsi que des opportunités de randonnées ou de ski. Il en va de même pour le parc de Maning juste à côté.Parc provincial Garibaldi : un des plus beaux parcs de la région de Vancouver avec des montagnes, des lacs et des glaciers. On y fait de superbes marches.Parc provincial de Tweedsmuir : le plus grand parc de toute la province, couvrant 12% du territoire de celle-ci. Les ours y sont assez nombreux dans des paysages de lacs et de montagnes.Parc provincial du Mont Robson : ce parc à la limite de l'Alberta abrite le sommet des Rocheuses canadiennes qu'ont peut d'ailleurs escalader. Il fait partie des Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes inscrits à l'UNESCO.Parc provincial Wells Gray : très joli parc de montagnes, anciens volcans, canyons, vallées, avec des lacs et cascades, pas loin de l'Alberta. C'est un haut lieu pour la randonnée, le canoë, la pêche et quelques autres activités nature (VTT, grimpe, raft...).Sea-to-Sky Corridor : cette région dans l'arrière pays de Vancouver englobe une douzaine de petits parcs (dont le Garibaldi) et est une zone internationalement réputée pour l'outdoor. On peut y faire des treks, du ski, de la grimpe, du raft ou du canoë dans de magnifiques paysages.2- PRAIRIES
2.1- Alberta Banff : au coeur du parc du même nom, la petite ville est traditionnellement la base pour découvrir les montagnes et les activités de plein air qu'on peut y pratiquer. Banff est une des principales destinations touristiques de l'Ouest canadien.Bar U Ranch : situé à Longview, au sud de Calgary, ce ranch qui fut un des plus grands du pays au début du XXe siècle est désormais un "musée" avec bâtiments d'époque et reconstitution en costumes.Calgary : la plus grande ville d'Alberta et la plus prospère du Canada doit sa richesse au pétrole et au gaz. Au niveau touristique, ce sont avant tout ses festivals, la musique country et son célèbre stampede (rodéo) qui attirent du monde, tout comme les Rocheuses toutes proches avec leurs magnifiques paysages et leur multitude d'activités outdoor.Edmonton : c'est la capitale de l'Alberta avec plusieurs musées, quelques bâtiments anciens et le plus grand centre commercial d'Amérique du Nord. Tout autour de la ville la North Saskatchewan River Valley est un immense ensemble de parcs urbains très apprécié des habitants.Head-Smashed-In : ce site appelé également "précipice à bisons Head-Smashed-In" est classé à l'UNESCO pour sa valeur au niveau de la culture amérindienne. Un musée explique l'environnement et les cultures traditionnelles de la région.Jasper : avec Banff, c'est l'autre base pour découvrir les parcs des montagnes Rocheuses canadiennes, leurs paysages, la faune et la flore, plus surtout toutes les activités sport-nature possibles dans cette région.Lake Louise : une des principales stations de ski des Rocheuses, entre Banff et Jasper.Patrimoine naturelKananaskis Country : au pied des Rocheuses, la petite région qui englobe plusieurs parcs provinciaux est un haut lieu de l'outdoor, surtout pour les habitants de Calgary qui est à moins d'une heure.Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes : sept superbes parcs de Colombie-Britannique (Kootenay, Yoho, plus 3 parcs provinciaux) et d'Alberta (Banff, Jasper) réunis dans un ensemble inscrit à l'UNESCO. Leurs montagnes, glaciers, lacs, cascades, canyons, grottes en font un magnifique décor pour profiter des multiples activités sport-nature possibles.Parc national Elk Island : la réserve, juste à côté d'Edmonton, sert à protéger la faune locale comme le bison, le coyote ou le wapiti. On peut y faire du ski, du canoë et de la randonnée. Sur place également l'Ukrainian Pioneer Home est un musée consacré à l'immigration ukrainienne au Canada.Parc international de la paix Waterton-Glacier : à l'extrême sud-ouest de l'Alberta, ce parc montagneux est le prolongement du Glacier NP situé dans le Montana. On y vient pour les beaux paysages, les nombreuses activités de plein air en tout genre, et accessoirement les petites croisières lacustres. L'ensemble, aussi bien côté américain que canadien, est classé à l'UNESCO.Parc national Wood Buffalo : c'est le second plus vaste parc au monde, à cheval sur l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest. S'il a été créé dans le but de protéger les bisons du Canada, on peut également y voir des ours, des lynx ou encore des loups. Il est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Parc provincial Dinosaur : dans les Badlands de l'Alberta, l'endroit est classé à l'UNESCO pour les nombreux fossiles, notamment de dinosaures, qui s'y trouvent.Petit lac des Esclaves : ce grand lac du centre de l'Alberta est la principale zone de camping et de baignade de cette partie de la province. On y observe beaucoup d'oiseaux.2.2- Manitoba Churchill : ce village du Grand Nord, en bordure de la Baie d'Hudson, est connu pour être la "capitale mondiale de l'ours polaire". C'est un centre pour l'éco-tourisme et la découverte (accompagnée) des ours blancs. Le Parc national Wapusk est à côté.Interlake : la région entre les immenses lacs Manitoba et Winnipeg attire pas mal de visiteurs (locaux) pour ses plages, ses zones naturelles et ses possibilités d'activités de plein air. Lower Fort Garry : au nord de Winnipeg, un des plus anciens forts de la compagnie de la Baie d'Hudson.Winnipeg : la plus grande agglomération et capitale du Manitoba possède un centre historique, une assez belle architecture variée et plusieurs musées.Patrimoine naturelParc national du Mont-Riding : une vaste étendue de prairies, de collines, de forêts et de lacs avec nombre d'ours, bisons, élans, loups, oiseaux, etc. On peut y randonner.Parc national Wapusk : à côté du village de Chuchill. Le parc demeure le meilleur endroit pour l'observation des ours polaires.Parc provincial de Grand Beach : en bordure sud-est du lac Winnipeg, il abrite la plage (sur fond de dunes) la plus populaire de la région.Parc provincial de Pisew Falls : l'endroit complètement isolé dans le nord de la province offre de bonnes opportunités de treks et de canoë en dehors des sentiers battus. Comme son nom l'indique, on y voit aussi de belles chutes.Parc provincial du Whiteshell : ce parc du sud-est limitrophe de l'Ontario est constitué le lacs et de forêts. On peut y randonner et pratiquer diverses activités aquatiques allant de la plongée au canoë.2.3- Saskatchewan Batoche : c'est dans ce village qu'eu lieu la plus "importante" bataille de la Rébellion du Nord-Ouest de 1885. L'endroit est maintenant un "parc historique".Moose Jaw : petite ville à l'ouest de Regina qui attire un tourisme local grâce à ses parcs, son casino et quelques autres attractions comme ses anciens tunnels utilisés à l'époque de la Prohibition.Regina : la capitale du Saskatchewan. Pas vraiment touristique, elle en comporte néanmoins pas mal de parcs et jardins urbains comme le Wascana Centre.Saskatoon : c'est la plus grande ville de la province, un peu perdue au milieu d'une immense région agricole.Patrimoine naturelParc national des Prairies : ce parc de plaines, limitrophe des Etats-Unis, abrite quelques centaines de bisons.Parc national de Prince Albert : grand parc de plaines et de lacs au nord de la province, pas loin de la ville du même nom. C'est une zone récréative appréciée pour le camping, la marche, la pêche ou le canoë.3- NORD
3.1- Nunavut Iqaluit : c'est la capitale du Territoire, sur l'île de Baffin, et un point de transit pour le reste du Nunavut. Outre la culture inuit, on peut découvrir les environs avec leurs possibilités d'activités sport-nature.Resolute Bay : ce village du grand nord accueille deux courses annuelles de plusieurs jours à destination du Pôle magnétique.Patrimoine naturelParc national Auyuittuq : à l'est de l'Ile de Baffin, ce parc de moyenne montagne, de fjords et de glaciers est assez désolé et moyennement accessible.Parc national Quttinirpaaq : à l'extrême nord du Nunavut, à quelques kilomètres du Groenland, le parc avec en gros 250 touristes/an est le moins visité du Canada. Il est effectivement assez difficile d'accès (avion ou croisière) et sa visite demande quelques moyens.Parc national d'Ukkusiksalik : l'endroit, accessible par air ou à la limite bateau, offre de belles opportunités de treks. On y voit de nombreux ours de même que des vestiges datant de l'époque de la Compagnie de la Baie d'Hudson.3.2- Territoires du Nord-Ouest Inuvik : cette bourgade Inuit du grand nord est connue pour son "église-igloo" et pour accueillir plusieurs festivals et événements annuels (arts, jeux traditionnels...). C'est aussi une base pour découvrir les environs.Yellowknife : la capitale du Territoire et avant tout un point de départ pour découvrir les environs qu'il s'agisse de faire des treks, du traîneau ou du ski, pêcher et chasser, observer la faune locale ou en saison les aurores boréales.Patrimoine naturel Parc national Wood Buffalo : c'est le second plus vaste parc au monde, à cheval sur l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest. S'il a été créé dans le but de protéger les bisons du Canada, on peut également y voir des ours, des lynx ou encore des loups. Il est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Réserve de parc national de Nahanni : des montagnes, des forêts, des canyons, des grottes, des lacs, rivières et cascades, des sources chaudes, la toundra et une faune assez riche (oiseaux, ours, loups...) constituent ce parc inscrit à l'UNESCO. Accessible que par la voie des airs, il reçoit juste chaque année trois ou quatre mille visiteurs qui viennent y randonner, faire du canoë, du raft ou d'autres activités de plein air.3.3- Yukon Alaska Highway : cette route de presque 3 000 km fait partie de la Panaméricaine. Elle relie la Colombie-Britannique à Fairbanks en Alaska, via le Yukon.Dawson City : ce qui n'est désormais qu'un village fut autrefois la "ville symbole" de la ruée vers l'or du Klondike (1896-99). Dawson vit néanmoins du tourisme avec les mines d'or, son style rétro et les reconstitutions d'époque.Watson Lake : la bourgade à la frontière avec la Colombie-Britannique est connue pour sa "forêt de panneaux de signalisation" qui en compte actuellement plus de 76 000 depuis sa création en 1942. Elle abrite aussi le Centre d'observation et d'étude des aurores boréales.Whitehorse : la petite capitale du Yukon offre quelques attraits touristiques avec ses musées et autres témoignages de son passé de l'époque de la ruée vers l'or. Juste à côté, le Miles Canyon fait partie des choses à voir.Patrimoine naturel Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek : cet ensemble de quatre parcs à cheval sur deux provinces (et l'Alaska) est classé à l'UNESCO. C'est un formidable mélange de hautes montagnes, de lacs et glaciers parmi lesquels randonner ou pratiquer des activités nature (ski, traîneau, alpinisme, cheval, eaux vives, pêche...). C'est aussi l'habitat de nombre de grizzly, loups et caribous.Parc national Ivvavik : avec son voisin le Vuntut, ces deux sites sont à l'extrême nord du Yukon. Isolés et peu ou pas aménagés, ils n'attirent que très peu de visiteurs.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Colombie-Britannique Bridge River Country; Gulf Islands; Kluane/ Wrangell-St Elias/ Glacier Bay/ Tatshenshini-Alsek; Kootenays; Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes; Parc national des Glaciers; Parc provincial Garibaldi; Parc provincial Wells Gray: Sea-to-Sky Corridor; Sunshine Coast; Vancouver; Vancouver Island.
- Prairies Alberta : Banff; Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes; Parc international de la paix Waterton-Glacier; Parc national Wood Buffalo. Manitoba : Parc national du Mont-Riding; Parc national Wapusk. Saskatchewan : Parc national de Prince Albert.
- Nord Nunavut : Parc national d'Ukkusiksalik. Territoires du Nord-Ouest : Parc national Wood Buffalo; Réserve de parc national de Nahanni. Yukon : Dawson City; Kluane/ Wrangell-St Elias/ Glacier Bay/ Tatshenshini-Alsek.
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On peut diviser le Canada en quatre parties avec d'Est en Ouest : - Les Provinces atlantiques (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ile du Prince-Edouard, Terre-Neuve et Labrador) auxquelles on peut ajouter Saint-Pierre et Miquelon, - Le Québec, - L'Ontario, - L'Ouest canadien avec les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), la Colombie-Britannique, et le Nord (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon).
Que voir dans l'Ouest canadien ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1- COLOMBIE-BRITANNIQIE Alaska Highway : cette route de presque 3 000 km fait partie de la Panaméricaine. Elle relie la Colombie-Britannique à Fairbanks en Alaska, via le Yukon.Bowen : à côte de Vancouver, l'île est un lieu d'excursion apprécié pour ses petites plages, ses possibilités de canoë et de randonnées.Bridge River Country : des lacs, des montagnes et des petites vallées dans ce qui fut autrefois, aux alentours de 1860, la principale région des chercheurs d'or dans la province. Aujourd'hui l'endroit abrite surtout d'anciennes mines ou des villages fantômes comme Barkerville et vit d'abord du tourisme grâce aux innombrables possibilités de randonnées à pied, vélo, cheval, canoë ou motoneige.Fort Steele : cette localité de l'époque de la Ruée vers l'or, laissée ensuite à l'abandon, a gardé ses bâtiments d'origine et a été transformée depuis en "musée de plein-air".Fraser Valley : la petite région agricole à l'est de Vancouver est entre autres une terre de vignobles dont on peut visiter plusieurs propriétés.Gulf Islands : ce sont les nombreuses petites îles entre Vancouver Island et le continent. On peut profiter de la nature et des paysages, ainsi que des possibilités de plongée, canoë ou randonnée.Haida Gwaii : archipel d'environ 150 îles au sud de l'Alaska classé en tant que réserve naturelle. On y vient pour les paysages, la rando, les plages, le canoë, la chasse et la pêche. Une partie des îles sont habitées par les populations Haida à la culture encore présente comme en témoigne le village de SGang Gwaay inscrit à l'UNESCO. Kootenays : c'est la partie sud-est de de la Colombie-Britannique, adossée aux Etats-Unis et à l'Alberta. Très montagneuse, avec plusieurs parcs naturels, elle offre de magnifiques paysages et de multiples occasions d'activités nature à commencer par le ski (nombreuses stations) et la randonnée. On peut également y visiter quelques anciennes mines (Nelson, Rossland...). Okanagan Valley : la vallée entourée de montagnes, le long du lac du même nom, est une zone de vacances pour les d'habitants de la région. Elle est appréciée pour son ensoleillement, ses plages en bord de lac, ses activités sport-nature (trek, VTT, ski, pêche...), et accessoirement ses vignobles autour de sa localité principale qu'est Penticton.Prince Rupert : cette localité proche de l'Alaska est un port important, y compris pour les bateaux de croisières. C'est aussi une bonne base pour découvrir les environs propices à la pêche et aux activités de plein air, de même que la culture indienne toujours présente dans la région.Route Transcanadienne : sur près de 8 000 km cette route traverse la totalité du Canada, du Pacifique à l'Atlantique.Squamish : la petite ville entre Vancouver et Whistler se présente comme la capitale des activités nature au Canada. Elle propose en effet de multiples opportunités au coeur du Sea-to-Sky Corridor (treks, VTT, raft, grimpe, etc).Sun Peaks : station de ski (et d'activités outdoor en été) assez connue du sud-est de la province.Sunshine Coast : c'est la partie littorale au nord-ouest de Vancouver avec quelque beaux villages. Elle n'est accessible qu'en bateau (ou petit avion) et offre de très beaux paysages de montagnes, de forêts et de mer parmi lesquels randonner ou naviguer.Tofino : station balnéaire entourée de forêts de la côte ouest de l'île de Vancouver réputée pour ses plages, le surf et la migration des baleines.Vancouver : jeune, animée et dynamique, Vancouver est une ville très agréable nichée entre mer et montagne. On peut y voir quelques beaux édifices "anciens" (quartier de Gastown), un vaste chinatown, plusieurs musées, des parcs et jardins, plus profiter de ses environs pour aussi bien ses plages que des endroits où randonner et skier (Cypress Mountain, Grouse Mountain, Mt Seymour...).Vancouver Island : la grande île face à Vancouver est un endroit apprécié des visiteurs. Outre sa belle capitale, on y vient pour la nature (une douzaine de parcs), les paysages et les multiples activités possibles (ski, randonnées, plages, surf, canoë, pêche...).Victoria : avec son air anglais, ses musées, ses nombreux parcs et jardins, la capitale du BC est une ville agréable. On peut voir des baleines au large.Whistler : station de sports d'hiver renommée qui a d'ailleurs servi pour les JO de 2010. Elle est à 120 km au nord de Vancouver et possède le plus grand domaine skiable d'Amérique.Patrimoine naturelFraser Canyon : cet étroit canyon de presque 100 km le long de la Fraser River offre de remarquables paysages qu'on découvre en train ou en voiture sur la Trans-Canada Highway. Également de belles descentes en raft du côté de Lytton.Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek : cet ensemble de quatre parcs à cheval sur deux provinces (et l'Alaska) est classé à l'UNESCO. C'est un formidable mélange de hautes montagnes, de lacs et glaciers parmi lesquels randonner ou pratiquer des activités nature (ski, traîneau, alpinisme, cheval, eaux vives, pêche...). C'est aussi l'habitat de nombre de grizzly, loups et caribous.Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes : sept superbes parcs de Colombie-Britannique (Kootenay, Yoho, plus 3 parcs provinciaux) et d'Alberta (Banff, Jasper) réunis dans un ensemble inscrit à l'UNESCO. Leurs montagnes, glaciers, lacs, cascades, canyons, grottes en font un magnifique décor pour profiter des multiples activités sport-nature possibles.Parc national des Glaciers : l'endroit abrite plusieurs dizaines de glaciers de toutes tailles. C'est un des parcs parmi les plus visités du pays.Parc provincial de Cathedral : situé à la frontière américaine, il offre de beaux paysages de montagnes et de lacs ainsi que des opportunités de randonnées ou de ski. Il en va de même pour le parc de Maning juste à côté.Parc provincial Garibaldi : un des plus beaux parcs de la région de Vancouver avec des montagnes, des lacs et des glaciers. On y fait de superbes marches.Parc provincial de Tweedsmuir : le plus grand parc de toute la province, couvrant 12% du territoire de celle-ci. Les ours y sont assez nombreux dans des paysages de lacs et de montagnes.Parc provincial du Mont Robson : ce parc à la limite de l'Alberta abrite le sommet des Rocheuses canadiennes qu'ont peut d'ailleurs escalader. Il fait partie des Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes inscrits à l'UNESCO.Parc provincial Wells Gray : très joli parc de montagnes, anciens volcans, canyons, vallées, avec des lacs et cascades, pas loin de l'Alberta. C'est un haut lieu pour la randonnée, le canoë, la pêche et quelques autres activités nature (VTT, grimpe, raft...).Sea-to-Sky Corridor : cette région dans l'arrière pays de Vancouver englobe une douzaine de petits parcs (dont le Garibaldi) et est une zone internationalement réputée pour l'outdoor. On peut y faire des treks, du ski, de la grimpe, du raft ou du canoë dans de magnifiques paysages.2- PRAIRIES
2.1- Alberta Banff : au coeur du parc du même nom, la petite ville est traditionnellement la base pour découvrir les montagnes et les activités de plein air qu'on peut y pratiquer. Banff est une des principales destinations touristiques de l'Ouest canadien.Bar U Ranch : situé à Longview, au sud de Calgary, ce ranch qui fut un des plus grands du pays au début du XXe siècle est désormais un "musée" avec bâtiments d'époque et reconstitution en costumes.Calgary : la plus grande ville d'Alberta et la plus prospère du Canada doit sa richesse au pétrole et au gaz. Au niveau touristique, ce sont avant tout ses festivals, la musique country et son célèbre stampede (rodéo) qui attirent du monde, tout comme les Rocheuses toutes proches avec leurs magnifiques paysages et leur multitude d'activités outdoor.Edmonton : c'est la capitale de l'Alberta avec plusieurs musées, quelques bâtiments anciens et le plus grand centre commercial d'Amérique du Nord. Tout autour de la ville la North Saskatchewan River Valley est un immense ensemble de parcs urbains très apprécié des habitants.Head-Smashed-In : ce site appelé également "précipice à bisons Head-Smashed-In" est classé à l'UNESCO pour sa valeur au niveau de la culture amérindienne. Un musée explique l'environnement et les cultures traditionnelles de la région.Jasper : avec Banff, c'est l'autre base pour découvrir les parcs des montagnes Rocheuses canadiennes, leurs paysages, la faune et la flore, plus surtout toutes les activités sport-nature possibles dans cette région.Lake Louise : une des principales stations de ski des Rocheuses, entre Banff et Jasper.Patrimoine naturelKananaskis Country : au pied des Rocheuses, la petite région qui englobe plusieurs parcs provinciaux est un haut lieu de l'outdoor, surtout pour les habitants de Calgary qui est à moins d'une heure.Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes : sept superbes parcs de Colombie-Britannique (Kootenay, Yoho, plus 3 parcs provinciaux) et d'Alberta (Banff, Jasper) réunis dans un ensemble inscrit à l'UNESCO. Leurs montagnes, glaciers, lacs, cascades, canyons, grottes en font un magnifique décor pour profiter des multiples activités sport-nature possibles.Parc national Elk Island : la réserve, juste à côté d'Edmonton, sert à protéger la faune locale comme le bison, le coyote ou le wapiti. On peut y faire du ski, du canoë et de la randonnée. Sur place également l'Ukrainian Pioneer Home est un musée consacré à l'immigration ukrainienne au Canada.Parc international de la paix Waterton-Glacier : à l'extrême sud-ouest de l'Alberta, ce parc montagneux est le prolongement du Glacier NP situé dans le Montana. On y vient pour les beaux paysages, les nombreuses activités de plein air en tout genre, et accessoirement les petites croisières lacustres. L'ensemble, aussi bien côté américain que canadien, est classé à l'UNESCO.Parc national Wood Buffalo : c'est le second plus vaste parc au monde, à cheval sur l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest. S'il a été créé dans le but de protéger les bisons du Canada, on peut également y voir des ours, des lynx ou encore des loups. Il est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Parc provincial Dinosaur : dans les Badlands de l'Alberta, l'endroit est classé à l'UNESCO pour les nombreux fossiles, notamment de dinosaures, qui s'y trouvent.Petit lac des Esclaves : ce grand lac du centre de l'Alberta est la principale zone de camping et de baignade de cette partie de la province. On y observe beaucoup d'oiseaux.2.2- Manitoba Churchill : ce village du Grand Nord, en bordure de la Baie d'Hudson, est connu pour être la "capitale mondiale de l'ours polaire". C'est un centre pour l'éco-tourisme et la découverte (accompagnée) des ours blancs. Le Parc national Wapusk est à côté.Interlake : la région entre les immenses lacs Manitoba et Winnipeg attire pas mal de visiteurs (locaux) pour ses plages, ses zones naturelles et ses possibilités d'activités de plein air. Lower Fort Garry : au nord de Winnipeg, un des plus anciens forts de la compagnie de la Baie d'Hudson.Winnipeg : la plus grande agglomération et capitale du Manitoba possède un centre historique, une assez belle architecture variée et plusieurs musées.Patrimoine naturelParc national du Mont-Riding : une vaste étendue de prairies, de collines, de forêts et de lacs avec nombre d'ours, bisons, élans, loups, oiseaux, etc. On peut y randonner.Parc national Wapusk : à côté du village de Chuchill. Le parc demeure le meilleur endroit pour l'observation des ours polaires.Parc provincial de Grand Beach : en bordure sud-est du lac Winnipeg, il abrite la plage (sur fond de dunes) la plus populaire de la région.Parc provincial de Pisew Falls : l'endroit complètement isolé dans le nord de la province offre de bonnes opportunités de treks et de canoë en dehors des sentiers battus. Comme son nom l'indique, on y voit aussi de belles chutes.Parc provincial du Whiteshell : ce parc du sud-est limitrophe de l'Ontario est constitué le lacs et de forêts. On peut y randonner et pratiquer diverses activités aquatiques allant de la plongée au canoë.2.3- Saskatchewan Batoche : c'est dans ce village qu'eu lieu la plus "importante" bataille de la Rébellion du Nord-Ouest de 1885. L'endroit est maintenant un "parc historique".Moose Jaw : petite ville à l'ouest de Regina qui attire un tourisme local grâce à ses parcs, son casino et quelques autres attractions comme ses anciens tunnels utilisés à l'époque de la Prohibition.Regina : la capitale du Saskatchewan. Pas vraiment touristique, elle en comporte néanmoins pas mal de parcs et jardins urbains comme le Wascana Centre.Saskatoon : c'est la plus grande ville de la province, un peu perdue au milieu d'une immense région agricole.Patrimoine naturelParc national des Prairies : ce parc de plaines, limitrophe des Etats-Unis, abrite quelques centaines de bisons.Parc national de Prince Albert : grand parc de plaines et de lacs au nord de la province, pas loin de la ville du même nom. C'est une zone récréative appréciée pour le camping, la marche, la pêche ou le canoë.3- NORD
3.1- Nunavut Iqaluit : c'est la capitale du Territoire, sur l'île de Baffin, et un point de transit pour le reste du Nunavut. Outre la culture inuit, on peut découvrir les environs avec leurs possibilités d'activités sport-nature.Resolute Bay : ce village du grand nord accueille deux courses annuelles de plusieurs jours à destination du Pôle magnétique.Patrimoine naturelParc national Auyuittuq : à l'est de l'Ile de Baffin, ce parc de moyenne montagne, de fjords et de glaciers est assez désolé et moyennement accessible.Parc national Quttinirpaaq : à l'extrême nord du Nunavut, à quelques kilomètres du Groenland, le parc avec en gros 250 touristes/an est le moins visité du Canada. Il est effectivement assez difficile d'accès (avion ou croisière) et sa visite demande quelques moyens.Parc national d'Ukkusiksalik : l'endroit, accessible par air ou à la limite bateau, offre de belles opportunités de treks. On y voit de nombreux ours de même que des vestiges datant de l'époque de la Compagnie de la Baie d'Hudson.3.2- Territoires du Nord-Ouest Inuvik : cette bourgade Inuit du grand nord est connue pour son "église-igloo" et pour accueillir plusieurs festivals et événements annuels (arts, jeux traditionnels...). C'est aussi une base pour découvrir les environs.Yellowknife : la capitale du Territoire et avant tout un point de départ pour découvrir les environs qu'il s'agisse de faire des treks, du traîneau ou du ski, pêcher et chasser, observer la faune locale ou en saison les aurores boréales.Patrimoine naturel Parc national Wood Buffalo : c'est le second plus vaste parc au monde, à cheval sur l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest. S'il a été créé dans le but de protéger les bisons du Canada, on peut également y voir des ours, des lynx ou encore des loups. Il est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Réserve de parc national de Nahanni : des montagnes, des forêts, des canyons, des grottes, des lacs, rivières et cascades, des sources chaudes, la toundra et une faune assez riche (oiseaux, ours, loups...) constituent ce parc inscrit à l'UNESCO. Accessible que par la voie des airs, il reçoit juste chaque année trois ou quatre mille visiteurs qui viennent y randonner, faire du canoë, du raft ou d'autres activités de plein air.3.3- Yukon Alaska Highway : cette route de presque 3 000 km fait partie de la Panaméricaine. Elle relie la Colombie-Britannique à Fairbanks en Alaska, via le Yukon.Dawson City : ce qui n'est désormais qu'un village fut autrefois la "ville symbole" de la ruée vers l'or du Klondike (1896-99). Dawson vit néanmoins du tourisme avec les mines d'or, son style rétro et les reconstitutions d'époque.Watson Lake : la bourgade à la frontière avec la Colombie-Britannique est connue pour sa "forêt de panneaux de signalisation" qui en compte actuellement plus de 76 000 depuis sa création en 1942. Elle abrite aussi le Centre d'observation et d'étude des aurores boréales.Whitehorse : la petite capitale du Yukon offre quelques attraits touristiques avec ses musées et autres témoignages de son passé de l'époque de la ruée vers l'or. Juste à côté, le Miles Canyon fait partie des choses à voir.Patrimoine naturel Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek : cet ensemble de quatre parcs à cheval sur deux provinces (et l'Alaska) est classé à l'UNESCO. C'est un formidable mélange de hautes montagnes, de lacs et glaciers parmi lesquels randonner ou pratiquer des activités nature (ski, traîneau, alpinisme, cheval, eaux vives, pêche...). C'est aussi l'habitat de nombre de grizzly, loups et caribous.Parc national Ivvavik : avec son voisin le Vuntut, ces deux sites sont à l'extrême nord du Yukon. Isolés et peu ou pas aménagés, ils n'attirent que très peu de visiteurs.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Colombie-Britannique Bridge River Country; Gulf Islands; Kluane/ Wrangell-St Elias/ Glacier Bay/ Tatshenshini-Alsek; Kootenays; Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes; Parc national des Glaciers; Parc provincial Garibaldi; Parc provincial Wells Gray: Sea-to-Sky Corridor; Sunshine Coast; Vancouver; Vancouver Island.
- Prairies Alberta : Banff; Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes; Parc international de la paix Waterton-Glacier; Parc national Wood Buffalo. Manitoba : Parc national du Mont-Riding; Parc national Wapusk. Saskatchewan : Parc national de Prince Albert.
- Nord Nunavut : Parc national d'Ukkusiksalik. Territoires du Nord-Ouest : Parc national Wood Buffalo; Réserve de parc national de Nahanni. Yukon : Dawson City; Kluane/ Wrangell-St Elias/ Glacier Bay/ Tatshenshini-Alsek.
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Croisière Costa "Passage à l'Est": l'escale à Constanza English translation pending
Bonjour,
Au mois de Mai prochain avec la croisière "passage à l'est" de Costa, on fait une escale à Constanza en Roumanie.
Les avis que j'ai trouvés jusqu'ici ne sont pas terrible ... 😕 J'aimerais en avoir d'autres...
Merci d'avance
Au mois de Mai prochain avec la croisière "passage à l'est" de Costa, on fait une escale à Constanza en Roumanie.
Les avis que j'ai trouvés jusqu'ici ne sont pas terrible ... 😕 J'aimerais en avoir d'autres...
Merci d'avance
Activités, visites et souk au Maroc en août English translation pending
Bonjour , nous partons les deux dernières semaines d'AOÛT au Maroc avec ma compagne . C'est notre premier voyage au Maroc , nous y allons en voiture pour mieux se déplacer sur place .😎 Nous voulons faire un parcours passant par :
*Marrakech *Essaouira
*Agadir
Quels autres villes me conseillez vous ? Et qu'est ce qu'il ne faut surtout pas louper ?
Il y a t-il des endroits a éviter (niveau sécurité)?
Ou peut-on faire du dromadaire et quad ?
Quel est le meilleure souk du pays ?
Et dernière question il y a t-il des plages avec des eau turquoises? 😇
MERCI (désoler pour toutes ces questions)
MERCI (désoler pour toutes ces questions)
Retour 1 mois au Maroc en famille English translation pending
Nous sommes de retour d'un voyage en famille d'un mois au Maroc (mi-décembre à mi-janvier) et nous avons pensé laisser quelques notes pour les amis de VF.
Vol Montréal-Paris. Note aux Québecois, on peut sauver un montant appréciable en achetant un vol Montréal-Paris et en achetant séparément un vol Paris-Maroc avec Easy Jet (la compagnie low cost européenne). Mais tant qu'à passer par Paris, il est difficile de ne pas s'y arrêter un peu...Dans ce cas, votre économie s’envole, mais au profit d’une belle halte.
Vol Paris Marrakech. Marrakech nous a d'abords un peu exténués. Le harcèlement constant et les tentatives d’arnaques nombreuses nous ont fatigués. Mais une ville qui a comblé certainement notre goût d’exotisme. Nous avons logé à l'hôtel Atlas, bien basique mais pas cher et situé pratiquement sur la place.
Train jusqu’à Rabat-Salé. Rabat est une belle ville tranquille qui gagne a être connue. Nous avons été surpris de pouvoir se promener dans le marché et d’être presque ignorés des vendeurs..Nous avons logé chez Dar Nawfal. Très chic, très propre, mais une ambiance si calme que l’on se sentait presque dans un monastère, c’est presque gênant de parler…
De Rabat, bus jusqu’à Chefchaouen, un coup de coeur. Un beau village entouré de montagnes. Les restos touristiques de la place centrale sont très quelconques. Nous avons beaucoup aimé la Casa de Hassan pas très loin, un resto plus “upscale” (quand même 80dhr) mais un très bonne table. Nous avons logé chez Dar Gabriel. Nous avons été reçu comme de la famille. Ben Salam, le manager, nous a reçu comme un père. Option demi-pension possible et delicieux.
De Chefchaouen, bus vers Fès. Fès est aussi une ville très agréable. Nous avons logé chez Dar Hasfa. Un bel endroit, les meilleurs déjeuners de notre séjour au Maroc. Cours de cuisine marocaine, petite visite guidée de la vieille ville. Une ville agréable.
De Fès nous avons loué une voiture pour filer vers Merzouga. En chemin, nous nous sommes arrêtés à Ifrane (une ville étonnamment chic avec un look alpin), Azrou (belle forêt de cèdres et des macaques) et un dodo à Midelt (ordinaire mais commode).
A Merzouga nous avons eu une décevante expérience avec un tour opérateur (Merzouga Tours affilié à l’Hotel Lahmada ). Disons que ce que nous avions négocié par courriel n’était pas ce que l’on nous a livré sur le terrain. Nous avions pris la peine de poser des questions claires et précises mais on m’a servi les réponse que j’avais envie d’entendre...Par exemple, pas de toilette dans le camp (nous avions posé la question parce que nous voyageons avec 3 enfants), pas de sandboard (c’etait dans le programme), un musicien s’est présenté et a demandé qu’on le paie (c’était normalement compris dans le programme), le guide du 2e jour n’a pas prononcé un mot, sauf pour dire “vous faites ce que vous voulez, moi je vais me reposer...à quoi sert un tel guide?). Nous avions demandé des rabais pour les enfants et on nous a dit que ce n’était pas possible parce que tout le monde a un dromadaire dédié. Une fois sur place, 2 de mes enfant du partager le même…Le 2e soir, dans une maison berbère, il n’y avait pas assez de place dans la maison pour tout le groupe, avec près de 0 degré à l’extérieur, des personnes ont dû se prêter volontaires pour dormir dehors pour permettre aux enfants de dormir à l’intérieur...bref...je ne recommanderais pas cette agence…mais je suspecte que "l'offre" ne varie pas beaucoup.
Après Merzouga, nous avons filé vers Tenehir et logé au Retour au Calme, petite auberge simple mais très correcte. La demi-pension était abordable et la bouffe bien correcte. On en profite pour aller marcher aux gorges de Todra (vraiment beau).
Le jour suivant, on trotte jusqu’aux Gorges de Dadès. On loge chez les frères de la Kasbah Ait Arbi. Très bel accueil, très bonne bouffe. Possibilité de faire des petites randonnes autour. Vraiment bien.
Nous avons ensuite filé vers Skoura (Gite de la Palmeraie). Nous avons été un peu déçu par le village de Skoura lui-même. On s’imaginait quelques choses de plus charmant. On devait y passer quelques jours mais on a plutôt décidé de filer vers Agadir pour rejoindre des amis de passage. Le gîte est vraiment bien, Mohamed et Gyzlaine et ont été très gentils. Ils nous ont gentiment offert de partagé un repas avec leur famille. Discussions intéressantes et enrichissantes.
De Skoura nous sommes passé par Ouarzazate au studio Atlas. Nos enfants ont trouvé la visite très intéressante. Nous somme aussi allé prendre le thé a Ait Ben Haddou, un site photogénique.
Agadir, quelques jours de farniente (hotel Ibis, prix raisonnable à 10 min de voiture de la plage), et une pause de tajine et de couscous pour les enfants :-) Et il fallait bien aller au Maroc pour que ma fille se mette à apprécier le sushi (???).
Retour vers Marrakech. Etant donné que nous savions à quoi nous attendre, ça été bien plus agréable la 2e fois. Et comme on était déjà mi-janvier, la ville était bien plus relax qu’avant Noël.
Et voilà. Je passe un peu vite...somme toute un beau voyage. Nous avons laissé des photos et anecdotes sur notre blog: http://bonheurenvadrouille.wordpress.com/voyager/maroc/
Merci aux amis de VF qui nous ont fournis des infos pour ce voyage.
Vol Montréal-Paris. Note aux Québecois, on peut sauver un montant appréciable en achetant un vol Montréal-Paris et en achetant séparément un vol Paris-Maroc avec Easy Jet (la compagnie low cost européenne). Mais tant qu'à passer par Paris, il est difficile de ne pas s'y arrêter un peu...Dans ce cas, votre économie s’envole, mais au profit d’une belle halte.
Vol Paris Marrakech. Marrakech nous a d'abords un peu exténués. Le harcèlement constant et les tentatives d’arnaques nombreuses nous ont fatigués. Mais une ville qui a comblé certainement notre goût d’exotisme. Nous avons logé à l'hôtel Atlas, bien basique mais pas cher et situé pratiquement sur la place.
Train jusqu’à Rabat-Salé. Rabat est une belle ville tranquille qui gagne a être connue. Nous avons été surpris de pouvoir se promener dans le marché et d’être presque ignorés des vendeurs..Nous avons logé chez Dar Nawfal. Très chic, très propre, mais une ambiance si calme que l’on se sentait presque dans un monastère, c’est presque gênant de parler…
De Rabat, bus jusqu’à Chefchaouen, un coup de coeur. Un beau village entouré de montagnes. Les restos touristiques de la place centrale sont très quelconques. Nous avons beaucoup aimé la Casa de Hassan pas très loin, un resto plus “upscale” (quand même 80dhr) mais un très bonne table. Nous avons logé chez Dar Gabriel. Nous avons été reçu comme de la famille. Ben Salam, le manager, nous a reçu comme un père. Option demi-pension possible et delicieux.
De Chefchaouen, bus vers Fès. Fès est aussi une ville très agréable. Nous avons logé chez Dar Hasfa. Un bel endroit, les meilleurs déjeuners de notre séjour au Maroc. Cours de cuisine marocaine, petite visite guidée de la vieille ville. Une ville agréable.
De Fès nous avons loué une voiture pour filer vers Merzouga. En chemin, nous nous sommes arrêtés à Ifrane (une ville étonnamment chic avec un look alpin), Azrou (belle forêt de cèdres et des macaques) et un dodo à Midelt (ordinaire mais commode).
A Merzouga nous avons eu une décevante expérience avec un tour opérateur (Merzouga Tours affilié à l’Hotel Lahmada ). Disons que ce que nous avions négocié par courriel n’était pas ce que l’on nous a livré sur le terrain. Nous avions pris la peine de poser des questions claires et précises mais on m’a servi les réponse que j’avais envie d’entendre...Par exemple, pas de toilette dans le camp (nous avions posé la question parce que nous voyageons avec 3 enfants), pas de sandboard (c’etait dans le programme), un musicien s’est présenté et a demandé qu’on le paie (c’était normalement compris dans le programme), le guide du 2e jour n’a pas prononcé un mot, sauf pour dire “vous faites ce que vous voulez, moi je vais me reposer...à quoi sert un tel guide?). Nous avions demandé des rabais pour les enfants et on nous a dit que ce n’était pas possible parce que tout le monde a un dromadaire dédié. Une fois sur place, 2 de mes enfant du partager le même…Le 2e soir, dans une maison berbère, il n’y avait pas assez de place dans la maison pour tout le groupe, avec près de 0 degré à l’extérieur, des personnes ont dû se prêter volontaires pour dormir dehors pour permettre aux enfants de dormir à l’intérieur...bref...je ne recommanderais pas cette agence…mais je suspecte que "l'offre" ne varie pas beaucoup.
Après Merzouga, nous avons filé vers Tenehir et logé au Retour au Calme, petite auberge simple mais très correcte. La demi-pension était abordable et la bouffe bien correcte. On en profite pour aller marcher aux gorges de Todra (vraiment beau).
Le jour suivant, on trotte jusqu’aux Gorges de Dadès. On loge chez les frères de la Kasbah Ait Arbi. Très bel accueil, très bonne bouffe. Possibilité de faire des petites randonnes autour. Vraiment bien.
Nous avons ensuite filé vers Skoura (Gite de la Palmeraie). Nous avons été un peu déçu par le village de Skoura lui-même. On s’imaginait quelques choses de plus charmant. On devait y passer quelques jours mais on a plutôt décidé de filer vers Agadir pour rejoindre des amis de passage. Le gîte est vraiment bien, Mohamed et Gyzlaine et ont été très gentils. Ils nous ont gentiment offert de partagé un repas avec leur famille. Discussions intéressantes et enrichissantes.
De Skoura nous sommes passé par Ouarzazate au studio Atlas. Nos enfants ont trouvé la visite très intéressante. Nous somme aussi allé prendre le thé a Ait Ben Haddou, un site photogénique.
Agadir, quelques jours de farniente (hotel Ibis, prix raisonnable à 10 min de voiture de la plage), et une pause de tajine et de couscous pour les enfants :-) Et il fallait bien aller au Maroc pour que ma fille se mette à apprécier le sushi (???).
Retour vers Marrakech. Etant donné que nous savions à quoi nous attendre, ça été bien plus agréable la 2e fois. Et comme on était déjà mi-janvier, la ville était bien plus relax qu’avant Noël.
Et voilà. Je passe un peu vite...somme toute un beau voyage. Nous avons laissé des photos et anecdotes sur notre blog: http://bonheurenvadrouille.wordpress.com/voyager/maroc/
Merci aux amis de VF qui nous ont fournis des infos pour ce voyage.
Égypte à vélo du Nord au Sud: par le Nil, la mer Rouge ou le désert de l'Ouest? English translation pending
Salut à tous
Je me trouve actuellement au Caire. L'idée pour moi, c'est d'allez vers le sud, jusque Aswan pour ensuite allez au Soudan. Je vois sur la carte 3 routes possibles:
-par l'ouest, la route des oasis, qui à l'air chouette mais ça fait un beau détour, et je pense avoir ma dose de désert au Soudan
-par les cotes de la mer rouge, je pense que c'est bien pour plonger, mais j'ai pas envie de m’arrêter dans une des stations balnéaire hors de prix, du coup je vois peu d’intérêt.
- En longeant le Nil et c'était la mon idée première. Ca me semble très urbanisé? difficile à camper? y a t il des cyclo qui peuvent me dire comment c'est?
Je suis preneur de tout retour d’expérience Loic
Je suis preneur de tout retour d’expérience Loic
Climat à Tanger en février English translation pending
Bonjour, je compte partir une semaine a Tanger au mois de février, est-ce la saison idéale, puis-je espérer de voir le soleil et m'échapper de la grisaille parisienne??
J'en profite également pour vous solliciter sur les incontournables à visiter ou à faire (ballades, sites, paysages, plages, souks...).
Merci d'avance. sANKARA
J'en profite également pour vous solliciter sur les incontournables à visiter ou à faire (ballades, sites, paysages, plages, souks...).
Merci d'avance. sANKARA
Traversée de l'Afrique par l'Est English translation pending
Bonjour à tous,
Après 2 ans et demi en Égypte (4 en tout dans le Proche Orient), je me décide à quitter le monde arabe pour les horizons de l'Afrique de l'Est et Australe.
Je me prévois donc un petit trip de l'Égypte à l'Afrique du Sud (départ septembre 2013), histoire de claquer le peu d'argent que j'ai gagné ces dernières années en travaillant à droite et à gauche. Vous l'aurez donc compris, peu d'argent signifie petit budget, plan débrouille, backpacking, auto-stop, hamac.... et tout le bataclan du wanderer sur la route.
De toute façon je suis plutôt du genre à éviter les lieux hyper touristiques quitte à ne pas voir les site déclarés universellement merveilleux ("regarde, si-si c'est beau c'est écrit!!!!"). Il m'a fallu plus d'un an pour me laisser convaincre à entrer sur le site des pyramides du Caire par exemple. Donc maalech pour ceux qui vont crier au scandale et à l'inutilité de ce voyage mais..... oui je le fais.... je n'ai aucun objectif! Et aucune limite de temps, ça c'est du luxe, juste celle de l'argent.
Donc en gros je résume, départ septembre 2013 d'Égypte et arrivée on sait pas trop quand en Afrique du Sud (Février se serait pas trop mal, j'ai RDV avec des potos). Mode de voyage, auto-stop, camion-stop, bateau-stop, calèche-stop ou marche (je pense notamment à l'Éthiopie où c'est le moyen de transport le plus courant à ce qu'il parait, pas grave y a visa de trois mois!). Mode d'hébergement : camping sauvage, chez l'habitant, couchsurfing, hamac... tout ce qui ne me demande pas de déranger les oursins que j'ai dans les poches. Activités : pas trop chère (super important), zoner, regarder, observer, attendre, donner des coups de mains contre un peu de nourriture ou de rêve.
Voici l'itinéraire approximatif et qui sera modifié en fonction des aléas et opportunités de la route. Ben ouais j'ai beau dire que j'ai pas de projet ni d'objectif, j'ai malheureusement une déformation professionnelle qui m'a obligé à faire un pré-projet comme on dit dans le jargon. Je vous le soumet ici, et pour ceux qui connaissent les différentes régions je suis preneur de conseils, contacts (hébergement, rencontre, ONG...) et pour ceux qui connaissent des régions pas pré-projetées et que vous vous dites "ho le c...on il ne va pas là-bas ..." et beh je suis preneur aussi! C'est pas parce que c'est écrit que ça s'envole pas. Si vous passez dans le coin aussi, je suis pas asocial même si je voyage seul (au final on voyage jamais seul, les habitués comprendront) donc échange de mail et keep in touch pour les bon plans et pourquoi pas un bout de chemin ensemble.SOUDANWadi Halfa - Dongola et Kerma - Gebel Barkal et Napata - Méroé - Khartoum / Ondurman - long du Nil bleu - GedarefÉTHIOPIEMetemma - Gondar - Ras Dashen - Lac Tana - Lalibela - depression du Danakil (enfin ça dépend du prix et des conditions, est-ce qu'on peut le faire seul, sans guide, sans militaire, sans chameau???) - Addis Abeba - Harar - Vallée de l'Omo (enfin pareil si c'est pas trop cher et si on peut éviter le côté zoo à locaux) - Barrage du millénaire - MoyaleKÉNYA Lac Turkana - Hells gates- Nairobi - Masai Mara (ou pas, je prévois de faire un safari dans le voyage quand même mais c'est où le mieux? Kénya, Tanzanie, Malawi, Zambie?) - Mombasa - TavetaTANZANIEMoshi - Kilimandjaro (ou pas...) - Parc du Serengeti/Cratère du Ngorongoro (ou pas...) - Lac Victoria - Dodoma - Kitulo park (pas cher) - MbeyaMALAWIKaronga - Nikhata Bay - Lilongway - Mac claer - MchiniZAMBIEChipata - Mazabuka - Maramba - Livingstone / victoria falls - KazungulaBOTSWANAChobé - Mpandamatenga - Nata - Francistown - GaboroneAFRIQUE DU SUDMmabatho - Johannesburg - Pretoria - Cap town
Bon les dernières destination sont forcément moins détaillées que les premières, ça s'affinera dans le voyage on va dire... À vous de jouer maintenant, communauté de voyageurs de l'impossible (et du possible aussi c'est pas mal). Conseils, contacts, bons plans, remarques, idées, propositions, petits boulots... envoyer le tout en vrac et je ferais le tri au fur et à mesure! Et je prévois aussi de faire des petits comptes rendus (démarche de projet quand tu nous tiens) et peut être même un blog (oh que c'est original) sur la route, si ça vous intéresse! au détour d'un forum ou d'un coin de rue vagabondement votre simon
Voici l'itinéraire approximatif et qui sera modifié en fonction des aléas et opportunités de la route. Ben ouais j'ai beau dire que j'ai pas de projet ni d'objectif, j'ai malheureusement une déformation professionnelle qui m'a obligé à faire un pré-projet comme on dit dans le jargon. Je vous le soumet ici, et pour ceux qui connaissent les différentes régions je suis preneur de conseils, contacts (hébergement, rencontre, ONG...) et pour ceux qui connaissent des régions pas pré-projetées et que vous vous dites "ho le c...on il ne va pas là-bas ..." et beh je suis preneur aussi! C'est pas parce que c'est écrit que ça s'envole pas. Si vous passez dans le coin aussi, je suis pas asocial même si je voyage seul (au final on voyage jamais seul, les habitués comprendront) donc échange de mail et keep in touch pour les bon plans et pourquoi pas un bout de chemin ensemble.SOUDANWadi Halfa - Dongola et Kerma - Gebel Barkal et Napata - Méroé - Khartoum / Ondurman - long du Nil bleu - GedarefÉTHIOPIEMetemma - Gondar - Ras Dashen - Lac Tana - Lalibela - depression du Danakil (enfin ça dépend du prix et des conditions, est-ce qu'on peut le faire seul, sans guide, sans militaire, sans chameau???) - Addis Abeba - Harar - Vallée de l'Omo (enfin pareil si c'est pas trop cher et si on peut éviter le côté zoo à locaux) - Barrage du millénaire - MoyaleKÉNYA Lac Turkana - Hells gates- Nairobi - Masai Mara (ou pas, je prévois de faire un safari dans le voyage quand même mais c'est où le mieux? Kénya, Tanzanie, Malawi, Zambie?) - Mombasa - TavetaTANZANIEMoshi - Kilimandjaro (ou pas...) - Parc du Serengeti/Cratère du Ngorongoro (ou pas...) - Lac Victoria - Dodoma - Kitulo park (pas cher) - MbeyaMALAWIKaronga - Nikhata Bay - Lilongway - Mac claer - MchiniZAMBIEChipata - Mazabuka - Maramba - Livingstone / victoria falls - KazungulaBOTSWANAChobé - Mpandamatenga - Nata - Francistown - GaboroneAFRIQUE DU SUDMmabatho - Johannesburg - Pretoria - Cap town
Bon les dernières destination sont forcément moins détaillées que les premières, ça s'affinera dans le voyage on va dire... À vous de jouer maintenant, communauté de voyageurs de l'impossible (et du possible aussi c'est pas mal). Conseils, contacts, bons plans, remarques, idées, propositions, petits boulots... envoyer le tout en vrac et je ferais le tri au fur et à mesure! Et je prévois aussi de faire des petits comptes rendus (démarche de projet quand tu nous tiens) et peut être même un blog (oh que c'est original) sur la route, si ça vous intéresse! au détour d'un forum ou d'un coin de rue vagabondement votre simon
Vivre deux/trois semaines en autarcie totale en Colombie-Britannique English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis dans les préparatifs d'un voyage qui me tient à coeur depuis plusieurs années : partir en Colombie Britannique vivre seul au bord d'un lac, loin de la civilisation dans une Nature préservée de l'Homme.
Pour ceux qui veulent me couper l'herbe sous le pied, je tiens à préciser que j'ai deja fait ce genre d'expérience mais uniquement en France.
Ce message est pour vous demandez conseils quant à mon point de chute en CB.
Voici les détails:
Départ: fin Avril/début Mai 2013: Durée: 2/3 semaines Lieu recherché : Eloigné de la civilisation, nourriture abondante (poisson), paysages à couper le souffle de préférence près d'un lac, climat agréable à cette saison.
Je vous remercie sincèrement d'avance pour vos conseils et précisions...
Kevin
Je suis dans les préparatifs d'un voyage qui me tient à coeur depuis plusieurs années : partir en Colombie Britannique vivre seul au bord d'un lac, loin de la civilisation dans une Nature préservée de l'Homme.
Pour ceux qui veulent me couper l'herbe sous le pied, je tiens à préciser que j'ai deja fait ce genre d'expérience mais uniquement en France.
Ce message est pour vous demandez conseils quant à mon point de chute en CB.
Voici les détails:
Départ: fin Avril/début Mai 2013: Durée: 2/3 semaines Lieu recherché : Eloigné de la civilisation, nourriture abondante (poisson), paysages à couper le souffle de préférence près d'un lac, climat agréable à cette saison.
Je vous remercie sincèrement d'avance pour vos conseils et précisions...
Kevin
Voyage en Israël cet été English translation pending
Bonjour a tous
Avec mon ami on pense aller en Israël cet été, en juillet pour être précis,
alors je suis entraient éplucher le forum a la recherche d'infos mais tous les post que je trouve sont vieux, alors il me semble que ce ne pas une destination petit budget,
mes questions sont, quelqu'un a déjà visite Israël du jor sac a dos en louent une voiture en dorment dans des campings ou des logements petits budgets??quelle budget prévoir pour une location voiture pendant deux ou trois semaines??
cote hébergement, quelles sont les possibilités de trouver des campings ou des chambre pas chères? nous ne sommes pas maries, es compliquer louer de chambres doubles n'étant pas mariées??
et une dernière question cote climat au mois de juillet ce comment?? je rêve de me baigner dans la mer morte...
si vous avez des bonnes adresses simpas pas trop chères je suis prenante....
merci d'avance a ceux qui voudront bien m'éclaircir, puis désole pour les fautes je suis espagnole...
et une dernière question cote climat au mois de juillet ce comment?? je rêve de me baigner dans la mer morte...
si vous avez des bonnes adresses simpas pas trop chères je suis prenante....
merci d'avance a ceux qui voudront bien m'éclaircir, puis désole pour les fautes je suis espagnole...
Croisière sur le MSC Lirica du 27 avril 2013 English translation pending
Nous partons pour une croisière sur le Lirica pour la Méditerranée et la Mer Noire le 27-04-2013 ; nous serions ravis de faire connaissance avec les personnes qui doivent faire cette croisière . Nous partirons de l'aéroport de Nice .
Salutations
Traversée Le Caire - Éthiopie - Johannesburg: est-elle impossible? English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi organisons actuellement notre tour du monde et nous souhaitons atterrir au Caire en avril 2013 et reprendre l'avion seulement à Johannesburg en fin juillet, début Août en passant par l'Ethiopie - Kenya - Mozambique.
Pour tout vous dire, rien n'est fait pour cette traversée africaine, qu'en pensez-vous? serais-ce inimaginable? ou plutôt censé?
merci à vous et à bientôt.
merci à vous et à bientôt.
De l'Egypte au Kenya, sécurité?... English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Pensions à Tanger? English translation pending
Bonjour, j´aimerais savoir si quelqu´un peut m`índiquer le nom d´une ou 2 pensions dans le centre de Tanger pour Juin (15, 16) ou on peut se loger regulierement?🙂
Apprendre le malgache English translation pending
Bonjour
je cherche un moyen pour apprendre le malgache car j'y serai l'année prochaine.
si quelqu'un/e peut me donner un site que l'on traduit de français vers malgache ou l'anglais vers malgache. ou quel que soit le moyen
merci d'avance
Aftana
merci d'avance
Aftana
Alexandrie à Assouan en 4x4: sécurité routière, convois? English translation pending
Bonjour,
Je compte traverser l'Egypte de Alexandrie à Assouan avec mon 4*4 pour continuer sur le Soudan. Quelqu'un pourrait il me dire si quelque chose a changé sur la sécurité (routière en particulier) depuis les derniers évènements dans ce pays?
Y a t il toujours des convois sur certaines portions du trajet? Merci
Gérard