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Retour d'un Road Trip de 3 mois: tour complet des USA en 25 étapes English translation pending
Bonjour à tous !
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Transatlantique, retour des Antilles, Luminosa 27 avril au 14 mai 2012 English translation pending
Bonjour à tous, je me décide d' ouvrir le bal , comme tous nos amis de VF rencontrés sur le bateau ( nous étions plus de 18 membres à bord !!) semblent avoir difficile de s'y mettre.
Et oui l'ambiance y a été des meilleures et dès les premières réunions " apéro " organisées par rcoucou, les contacts se sont noués.
C'est très étrange de découvrir qui se cache sous les différents pseudos, parfois des membres très actifs sur le site, ce sont révélés très discrets à bord et d'autres pleins d'humour ce sont véritablements lachés!!
Que de séances de fou-rire contagieux n'avons nous pas partagé!
Je suppose qu'avec ce long pont de l'ascension , nous aurons tous eu le temps de reprendre pied et que peu à peu les anecdotes et récits vont suivre. à vous ......
Navigation vers "Les Civilisations Antiques" à bord du Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
Bonsoir,
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Retour sur une semaine à New York English translation pending
Bonjour à tous,
Comme vous le savez peut-être, je reviens d’une petite semaine à New York en solo. J’aurais aimé vous faire un compte rendu un peu « romancé », du moins étoffé, comme celui de notre voyage dans l’Ouest, mais le temps me manque… Je tiens cependant à apporter des renseignements que j’espère utiles aux futurs voyageurs, et partager avec vous quelques photos.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur mon programme au jour le jour, illustré en photos, j’ai créé un album Picasa :




J’ai également passé une nuit au Novotel de Times Square. La chambre était plus grande, la salle de bain aussi (baignoire), mais le lit moins confortable, la déco moins sympa (design d’aire d’autoroute, je trouve !), la moquette moins propre… Vue spectaculaire par contre. Et évidemment, super bien situé si on va voir une comédie musicale comme ce fut mon cas. Je n’ai pas payé le prix plein donc je ne peux pas vraiment me prononcer sur le rapport qualité/prix, mais les tarifs m’ont semblé assez élevés. On paie l’emplacement. Loger à Times Square n’est pas de tout repos, ce n’est pas ce qu’il y a de plus authentique. Je préférais largement la 30ème rue.



Déplacements : j’ai acheté la Metro Card d’une semaine à la station Jamaica, après avoir pris l’Air Train à l’aéroport. Pas mal de stewards un peu partout pour vous aider, il ne faut même pas se casser la tête à regarder les plans ou à chercher où payer, il suffit juste d’oser les aborder s’ils ne viennent pas à vous ! Très facile de se rendre en ville en métro depuis l’aéroport : Air Train direction Jamaica, puis là donc, achat de la Metrocard et paiement de l’Air Train (oui, il se paie après quand on vient de l’aéroport, mais avant quand on y va… il n’y a qu’une seule rangée de tourniquets). C’est la ligne E pour se rendre en ville. Là aussi, l’hôtel 30/30 est bien placé car il suffit de descendre à la première station de Manhattan (Lexington), puis de prendre la ligne verte et de sortir à la 28ème rue, 3 arrêts plus tard. Là aussi, ne pas hésiter à aborder les gens en cas d’hésitation.
Il faut un peu de temps pour s’habituer au métro, et j’étais souvent désorientée quand je sortais d’une station. Comment trouver l’est, l’ouest… ? Plus d’une fois, j’ai traversé la rue… pour rien… ou deux fois… A la fin, ça vient, mais franchement, ce n’est pas évident. Pareil pour trouver le train qui va dans le bon sens : si vous allez dans le sud de la ville, prenez les stations qui se trouvent sur le trottoir de droite quand vous regardez vers le sud, et inversement évidemment pour le nord. Il y a rarement un passage de voie à voie en sous-sol. Ca m’a beaucoup perturbée et là aussi, le nombre de fois où j’ai dû remonter en surface pour redescendre de l’autre côté ! 😏 Il y a aussi les trains locaux ou express. Donc on se trompe régulièrement, mais au final, on arrive toujours à bon port, et ça fait des souvenirs ! 🙂
Visites : j’avais acheté le New York Pass avec option bus. Beaucoup de personnes émettent des doutes quant à la rentabilité du truc, et je les comprends. Pour ma part, je pense que je suis rentrée tout juste dans mes frais. Peut-être ai-je perdu 10 dollars, peut-être en ai-je gagné 20, je ne sais pas, je ne me suis pas amusée à faire des calculs savants. Toujours est-il que cette formule est hyper facile et souple, et donne beaucoup d’idées de visites qui, personnellement, ne me seraient pas venues à l’esprit. Et j’aurais sans doute pu en profiter beaucoup plus si j’avais eu le temps de faire le Guggenheim, le MoMA et le MET comme j’en avais l’intention, ne fut-ce que rapidement. Mais la météo n’a pas toujours été de mon côté, et j’ai préféré retourner quand il faisait beau dans des quartiers que j’avais vus sous la grisaille plutôt que de faire des musées. J’étais allée au Musée d’histoire naturelle, et ça ne m’avait pas franchement plu, donc pas trop envie de « perdre » encore du temps.
Personnellement, j’aime beaucoup ces bus touristiques. Les guides sont toujours très enthousiastes et ont des anecdotes sympas à raconter. C’est évidemment mieux si on comprend bien l’anglais. J’ai fait le tour de nuit, qui nous emmène de l’autre côté du pont de Brooklyn, avec vue sur la skyline de Manhattan (pas d’arrêt, hélas), ainsi que le tour « downtown ». Je n’ai pas fait le tour Uptown+Harlem cette fois-ci, mais je l’avais fait il y a 4 ans. Je trouve que c’est une bonne façon de (re)prendre contact avec la ville, de voir les choses du haut… C’est très relax. Et avec le New York Pass, le prix est franchement intéressant. Idéal avec des enfants, aussi.
Visites (incluses dans le New York Pass) :
Je suis montée de nuit à l’Empire State Building. Étonnamment, la ville est moins éclairée qu’on pourrait le croire. Le Flat Iron par exemple, est totalement plongé dans le noir. La Freedom Tower par contre, encore en construction, est tout illuminée ! Pour l’avoir fait de jour il y a 4 ans, je trouve que c’est préférable. Même si le soir, il n’y a aucune file d’attente, ce qui est évidemment un avantage.

Je suis allée au coucher du soleil à Top of the Rock. Magnifique. Je pense que c’est une heure à privilégier, mais il faut viser juste car il y a des « créneaux » horaires pour monter. Je conseille de ne pas y aller dans les premiers jours du séjour, pour déterminer à quelle heure exactement la luminosité est la plus belle, puis d’aller au guichet une heure avant celle-ci pour être sûr d’avoir un billet pour l’heure voulue. Il y a de quoi s’occuper au Rockefeller Center en attendant…

Tour en vieux voilier : Génial ! Vraiment à faire. J’avais un peu peur d’être malade, mais pas du tout. La veille, j’avais pris le classique ferry de Staten Island, mais ce tour en voilier est vraiment différent, beaucoup plus relax et sympa. Avec bar à bord pour ceux que ça intéresse. 😏 Et possibilité de participer aux manœuvres.

Bodies : exposition surprenante, hyper intéressante. Facile à combiner avec le tour en voilier, puisqu’à côté de Pier 17.
Musée du gratte-ciel : pas très grand, mais très dense. Personnellement, j’ai trouvé ça passionnant, mais j’adore l’architecture. Le design de l’endroit est très sympa aussi.



Musée d’histoire naturelle : je m’y suis réfugiée parce qu’il pleuvait. Immense, des escaliers partout, des salles futuristes (sur l’espace) en voisinent d’autres carrément kitsch et dépassées. La partie sur les dinosaures etc. est très bien faite. Et de là, jolie vue sur Central Park et Manhattan. Au final, une impression mitigée.


Studios NBC : je suis une grande fan de séries américaines et en particulier de 30Rock, donc pour moi, ce fut un grand moment ! Toujours sympa de voir l’envers du décor.
Visites (non incluses dans le New York Pass)
Tour en hélico : J’ai tenté ma chance après le tour en voilier car l’héliport est tout proche. Super expérience. J’ai payé 110 dollars (réduction avec le New York Pass) pour 15 minutes (+30 dollars taxe d'héliport) et j’étais dans l’hélico moins de 30 minutes après mon arrivée. A faire, même si c’est une petite folie !

Memorial 9/11 : Gratuit, mais il faut s’inscrire sur le site pour se voir attribuer un jour + une heure de visite. Dans mon cas, on était déjà rendu à mi-novembre… 🤪 J’ai réussi à avoir une entrée auprès de leur partenaire New York Waterway avec deux billets de ferry pour 8 dollars


Tenement Museum : Musée sur les premiers immeubles d’habitation des immigrants italiens, juifs, allemands… Très intéressant. Leur petite boutique regorge de bouquins d’architecture et de souvenirs sympas et de qualité, notamment pour les enfants. A recommander. 20 dollars. Plusieurs thèmes de visites, ainsi que des marches guidées dans le quartier.
Comédie musicale : Wicked. Magique ! J’avais acheté mes billets sur TicketMaster, car il était hors de question que je perde des heures à faire la queue sur Times Square au guichet TKTS pour une éventuelle réduction sur un spectacle que je ne connaîtrais même pas (et vu le monde, je finis par croire que les gens oublient qu’on peut acheter des billets ailleurs !). Je savais qu’il y avait des guichets TKTS à Pier 17 et Brooklyn aussi, moins fréquentés, mais après recherche sur le net, j’ai trouvé une bonne place à 90 dollars, ce qui m’a semblé psychologiquement acceptable ! Et je ne le regrette pas un instant !

Visites « non payantes »
Pont de Brooklyn : la moitié du pont est en travaux, donc inutile de prendre le métro jusqu’à Brooklyn pour marcher jusqu’à Manhattan, vous ne verrez rien. Autant marcher depuis Manhattan jusqu’à la moitié du pont et faire demi-tour, ça permet de le voir sous plusieurs angles... Je l’ai fait le matin - super luminosité sur les buildings de Manhattan -, et le soir : coucher de soleil derrière les buildings, sympa aussi, mais contre-jour, évidemment. Jolie luminosité sur le reste de la ville cependant.




High Line : un monde fou et à mon avis, un revêtement de sol qui sera amené à être amélioré car assez dangereux par endroits. J’ai vu énormément de gens trébucher. Je n’y ai pas échappé d’ailleurs. Sinon, plutôt sympa, même si je n’adhère pas totalement à l'ambiance du Meatpacking district. Au fait, le diner "Empire" a rouvert, mais n'a plus sa flèche. Je ne sais pas si le concept a été respecté, car j'ai entendu des passants dire que l'établissement était plus "chic", maintenant. Je n'y suis pas rentrée.



Shopping :
Je n’ai pas vraiment fait de shopping, mais je suis allée chez Filene’s Basement pour la super vue qu’on y a sur Union Square. Je pense qu’on peut y faire de bonnes affaires, de même qu’au magasin de chaussures situé juste en dessous.

Bonnes affaires aussi chez TJ Maxx et Marshalls. Déçue par le Manhattan Mall, réduit de moitié depuis l’époque où j’y faisais régulièrement mon shopping à l’époque bénie de la Sabena (il n’y a même plus de food court !), ainsi que par le Time Warner Mall sur Columbus Square : que des boutiques chicos, ensemble très froid, et pas de food court non plus. Belle vue sur Columbus Square, et énorme épicerie Whole Foods Market au sous-sol, très étonnante. Un choix énorme. Et un monde fou aussi.

Mes quartiers préférés :
- Soho, pour ses façades « cast iron ».
- Chinatown, très étendue et surprenante, et Little Italy, où la fête de San Gennaro battait son plein.
- Greenwich, autour de Washington Square et Christopher Street.
- Madison Square (où se trouve le Flat Iron building)
J'espère n’avoir rien oublié, je compléterai si nécessaire. 😊
Et pour terminer sur une touche humoristique : ce séjour à New York était un cadeau pour mes 40 ans. 😊 Je me suis donc amusée à « trafiquer » mes photos avec pixlr-o-matic comme si elles avaient 40 ans elles aussi… ou même plus ! 😛








L'album complet : https://picasaweb.google.com/100504607765354400586/NewYorkVirgiFB?authkey=Gv1sRgCLbi3dyHmq3IfA#
Voilà voilà ! Bons préparatifs à tous ceux qui ont la chance d'y aller bientôt. Moi je n'ai qu'une hâte : y retourner ! 🙂
Comme vous le savez peut-être, je reviens d’une petite semaine à New York en solo. J’aurais aimé vous faire un compte rendu un peu « romancé », du moins étoffé, comme celui de notre voyage dans l’Ouest, mais le temps me manque… Je tiens cependant à apporter des renseignements que j’espère utiles aux futurs voyageurs, et partager avec vous quelques photos.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur mon programme au jour le jour, illustré en photos, j’ai créé un album Picasa :





J’ai également passé une nuit au Novotel de Times Square. La chambre était plus grande, la salle de bain aussi (baignoire), mais le lit moins confortable, la déco moins sympa (design d’aire d’autoroute, je trouve !), la moquette moins propre… Vue spectaculaire par contre. Et évidemment, super bien situé si on va voir une comédie musicale comme ce fut mon cas. Je n’ai pas payé le prix plein donc je ne peux pas vraiment me prononcer sur le rapport qualité/prix, mais les tarifs m’ont semblé assez élevés. On paie l’emplacement. Loger à Times Square n’est pas de tout repos, ce n’est pas ce qu’il y a de plus authentique. Je préférais largement la 30ème rue.



Déplacements : j’ai acheté la Metro Card d’une semaine à la station Jamaica, après avoir pris l’Air Train à l’aéroport. Pas mal de stewards un peu partout pour vous aider, il ne faut même pas se casser la tête à regarder les plans ou à chercher où payer, il suffit juste d’oser les aborder s’ils ne viennent pas à vous ! Très facile de se rendre en ville en métro depuis l’aéroport : Air Train direction Jamaica, puis là donc, achat de la Metrocard et paiement de l’Air Train (oui, il se paie après quand on vient de l’aéroport, mais avant quand on y va… il n’y a qu’une seule rangée de tourniquets). C’est la ligne E pour se rendre en ville. Là aussi, l’hôtel 30/30 est bien placé car il suffit de descendre à la première station de Manhattan (Lexington), puis de prendre la ligne verte et de sortir à la 28ème rue, 3 arrêts plus tard. Là aussi, ne pas hésiter à aborder les gens en cas d’hésitation.
Il faut un peu de temps pour s’habituer au métro, et j’étais souvent désorientée quand je sortais d’une station. Comment trouver l’est, l’ouest… ? Plus d’une fois, j’ai traversé la rue… pour rien… ou deux fois… A la fin, ça vient, mais franchement, ce n’est pas évident. Pareil pour trouver le train qui va dans le bon sens : si vous allez dans le sud de la ville, prenez les stations qui se trouvent sur le trottoir de droite quand vous regardez vers le sud, et inversement évidemment pour le nord. Il y a rarement un passage de voie à voie en sous-sol. Ca m’a beaucoup perturbée et là aussi, le nombre de fois où j’ai dû remonter en surface pour redescendre de l’autre côté ! 😏 Il y a aussi les trains locaux ou express. Donc on se trompe régulièrement, mais au final, on arrive toujours à bon port, et ça fait des souvenirs ! 🙂
Visites : j’avais acheté le New York Pass avec option bus. Beaucoup de personnes émettent des doutes quant à la rentabilité du truc, et je les comprends. Pour ma part, je pense que je suis rentrée tout juste dans mes frais. Peut-être ai-je perdu 10 dollars, peut-être en ai-je gagné 20, je ne sais pas, je ne me suis pas amusée à faire des calculs savants. Toujours est-il que cette formule est hyper facile et souple, et donne beaucoup d’idées de visites qui, personnellement, ne me seraient pas venues à l’esprit. Et j’aurais sans doute pu en profiter beaucoup plus si j’avais eu le temps de faire le Guggenheim, le MoMA et le MET comme j’en avais l’intention, ne fut-ce que rapidement. Mais la météo n’a pas toujours été de mon côté, et j’ai préféré retourner quand il faisait beau dans des quartiers que j’avais vus sous la grisaille plutôt que de faire des musées. J’étais allée au Musée d’histoire naturelle, et ça ne m’avait pas franchement plu, donc pas trop envie de « perdre » encore du temps.
Personnellement, j’aime beaucoup ces bus touristiques. Les guides sont toujours très enthousiastes et ont des anecdotes sympas à raconter. C’est évidemment mieux si on comprend bien l’anglais. J’ai fait le tour de nuit, qui nous emmène de l’autre côté du pont de Brooklyn, avec vue sur la skyline de Manhattan (pas d’arrêt, hélas), ainsi que le tour « downtown ». Je n’ai pas fait le tour Uptown+Harlem cette fois-ci, mais je l’avais fait il y a 4 ans. Je trouve que c’est une bonne façon de (re)prendre contact avec la ville, de voir les choses du haut… C’est très relax. Et avec le New York Pass, le prix est franchement intéressant. Idéal avec des enfants, aussi.
Visites (incluses dans le New York Pass) :
Je suis montée de nuit à l’Empire State Building. Étonnamment, la ville est moins éclairée qu’on pourrait le croire. Le Flat Iron par exemple, est totalement plongé dans le noir. La Freedom Tower par contre, encore en construction, est tout illuminée ! Pour l’avoir fait de jour il y a 4 ans, je trouve que c’est préférable. Même si le soir, il n’y a aucune file d’attente, ce qui est évidemment un avantage.

Je suis allée au coucher du soleil à Top of the Rock. Magnifique. Je pense que c’est une heure à privilégier, mais il faut viser juste car il y a des « créneaux » horaires pour monter. Je conseille de ne pas y aller dans les premiers jours du séjour, pour déterminer à quelle heure exactement la luminosité est la plus belle, puis d’aller au guichet une heure avant celle-ci pour être sûr d’avoir un billet pour l’heure voulue. Il y a de quoi s’occuper au Rockefeller Center en attendant…

Tour en vieux voilier : Génial ! Vraiment à faire. J’avais un peu peur d’être malade, mais pas du tout. La veille, j’avais pris le classique ferry de Staten Island, mais ce tour en voilier est vraiment différent, beaucoup plus relax et sympa. Avec bar à bord pour ceux que ça intéresse. 😏 Et possibilité de participer aux manœuvres.

Bodies : exposition surprenante, hyper intéressante. Facile à combiner avec le tour en voilier, puisqu’à côté de Pier 17.
Musée du gratte-ciel : pas très grand, mais très dense. Personnellement, j’ai trouvé ça passionnant, mais j’adore l’architecture. Le design de l’endroit est très sympa aussi.



Musée d’histoire naturelle : je m’y suis réfugiée parce qu’il pleuvait. Immense, des escaliers partout, des salles futuristes (sur l’espace) en voisinent d’autres carrément kitsch et dépassées. La partie sur les dinosaures etc. est très bien faite. Et de là, jolie vue sur Central Park et Manhattan. Au final, une impression mitigée.


Studios NBC : je suis une grande fan de séries américaines et en particulier de 30Rock, donc pour moi, ce fut un grand moment ! Toujours sympa de voir l’envers du décor.
Visites (non incluses dans le New York Pass)
Tour en hélico : J’ai tenté ma chance après le tour en voilier car l’héliport est tout proche. Super expérience. J’ai payé 110 dollars (réduction avec le New York Pass) pour 15 minutes (+30 dollars taxe d'héliport) et j’étais dans l’hélico moins de 30 minutes après mon arrivée. A faire, même si c’est une petite folie !

Memorial 9/11 : Gratuit, mais il faut s’inscrire sur le site pour se voir attribuer un jour + une heure de visite. Dans mon cas, on était déjà rendu à mi-novembre… 🤪 J’ai réussi à avoir une entrée auprès de leur partenaire New York Waterway avec deux billets de ferry pour 8 dollars



Tenement Museum : Musée sur les premiers immeubles d’habitation des immigrants italiens, juifs, allemands… Très intéressant. Leur petite boutique regorge de bouquins d’architecture et de souvenirs sympas et de qualité, notamment pour les enfants. A recommander. 20 dollars. Plusieurs thèmes de visites, ainsi que des marches guidées dans le quartier.
Comédie musicale : Wicked. Magique ! J’avais acheté mes billets sur TicketMaster, car il était hors de question que je perde des heures à faire la queue sur Times Square au guichet TKTS pour une éventuelle réduction sur un spectacle que je ne connaîtrais même pas (et vu le monde, je finis par croire que les gens oublient qu’on peut acheter des billets ailleurs !). Je savais qu’il y avait des guichets TKTS à Pier 17 et Brooklyn aussi, moins fréquentés, mais après recherche sur le net, j’ai trouvé une bonne place à 90 dollars, ce qui m’a semblé psychologiquement acceptable ! Et je ne le regrette pas un instant !

Visites « non payantes »
Pont de Brooklyn : la moitié du pont est en travaux, donc inutile de prendre le métro jusqu’à Brooklyn pour marcher jusqu’à Manhattan, vous ne verrez rien. Autant marcher depuis Manhattan jusqu’à la moitié du pont et faire demi-tour, ça permet de le voir sous plusieurs angles... Je l’ai fait le matin - super luminosité sur les buildings de Manhattan -, et le soir : coucher de soleil derrière les buildings, sympa aussi, mais contre-jour, évidemment. Jolie luminosité sur le reste de la ville cependant.




High Line : un monde fou et à mon avis, un revêtement de sol qui sera amené à être amélioré car assez dangereux par endroits. J’ai vu énormément de gens trébucher. Je n’y ai pas échappé d’ailleurs. Sinon, plutôt sympa, même si je n’adhère pas totalement à l'ambiance du Meatpacking district. Au fait, le diner "Empire" a rouvert, mais n'a plus sa flèche. Je ne sais pas si le concept a été respecté, car j'ai entendu des passants dire que l'établissement était plus "chic", maintenant. Je n'y suis pas rentrée.



Shopping :
Je n’ai pas vraiment fait de shopping, mais je suis allée chez Filene’s Basement pour la super vue qu’on y a sur Union Square. Je pense qu’on peut y faire de bonnes affaires, de même qu’au magasin de chaussures situé juste en dessous.

Bonnes affaires aussi chez TJ Maxx et Marshalls. Déçue par le Manhattan Mall, réduit de moitié depuis l’époque où j’y faisais régulièrement mon shopping à l’époque bénie de la Sabena (il n’y a même plus de food court !), ainsi que par le Time Warner Mall sur Columbus Square : que des boutiques chicos, ensemble très froid, et pas de food court non plus. Belle vue sur Columbus Square, et énorme épicerie Whole Foods Market au sous-sol, très étonnante. Un choix énorme. Et un monde fou aussi.

Mes quartiers préférés :
- Soho, pour ses façades « cast iron ».
- Chinatown, très étendue et surprenante, et Little Italy, où la fête de San Gennaro battait son plein.
- Greenwich, autour de Washington Square et Christopher Street.
- Madison Square (où se trouve le Flat Iron building)
J'espère n’avoir rien oublié, je compléterai si nécessaire. 😊
Et pour terminer sur une touche humoristique : ce séjour à New York était un cadeau pour mes 40 ans. 😊 Je me suis donc amusée à « trafiquer » mes photos avec pixlr-o-matic comme si elles avaient 40 ans elles aussi… ou même plus ! 😛








L'album complet : https://picasaweb.google.com/100504607765354400586/NewYorkVirgiFB?authkey=Gv1sRgCLbi3dyHmq3IfA#
Voilà voilà ! Bons préparatifs à tous ceux qui ont la chance d'y aller bientôt. Moi je n'ai qu'une hâte : y retourner ! 🙂
Ouest américain: troisième voyage English translation pending
Hello,
Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Voyage au Maghreb, juillet 2011 English translation pending
Bonjour la famille !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
Salut à tous,
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Croisière Passage à l'Est sur l'Atlantica le 19 septembre 2011 English translation pending
😉Bonjour,
Ayant réservé une croisière sur le COSTA ATLANTICA, le 19 septembre 2011 au départ de SAVONE pour une durée de 14 jours, je vais vous faire part tout au long de ces 7 mois de la préparation avant le jour "J".
Les indications précisées dans cette discussion, vont permette à aider ceux qui ne sont jamais partis, à approcher leur premières démarches et à découvrir aussi comment organiser un voyage comme celui-ci.
Comme vous le savez pour certains et comme je l'ai l'indiqué ci-dessous, j'ai a mon actif des années de croisière à différentes époques. Je ne vous cache pas que je suis preneur d'idées, de récits, de photos et surtout de votre enthousiasme car quand on aime la mer, on peut épiloguer sur toutes sortes de sujet.
En fait, je refais le trajet que j'ai découvert en 2008, sur le COSTA VICTORIA. Mais, il y a tant à voir que mon épouse et moi, avons décidé de refaire ce circuit d'abord par passion des lieux et ensuite afin de clore ce merveilleux trajet car tant d'autres nous attendent.
Voici le lien de la discussion :
voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_costa_victoria_14_au_28_septembre_D2034177/
Voici donc, les premières informations concernant cette nouvelle croisière:
Départ de Savone le 19 septembre avec pour escales :
SAVONE, CIVITAVECCHIA, MYKONOS, IZMIR, Passage des Dardanelles de nuit, ISTANBUL, Passage du BOSPHORE de nuit, CONSTANZA, ODESSA, YALTA, Passage du BOSPHORE de jour, Passage des DARDANELLES dans l'après-midi, LE PIREE, KATAKOLON, CIVITAVECCHIA et SAVONE.
Nous avons choisi une cabine à balcon au pont n° 7.
Nous nous rendrons en voiture SAVONE et donc, nous louerons une place de parking. Cela fera la 3° fois que nous gérons l'arrivée et le départ et personnellement, c'est un régal car tout est très organisé. Le prix du parking est à notre charge, bien évidemment.
La réservation s'est faite en mai de cette année et nous avons pu avoir la cabine souhaitée, l'endroit précis et le pont. Pour information, je suis passé par l'agence "NOUVELLES FRONTIÈRES" de ma localité. Cette agence a pris en compte la réduction dû à ma carte et comme elle a un accord de vente de produits COSTA, nous avons bénéficié de 3 % en moins cumulé avec le pourcentage de la carte, sur le tarif PRIMA.
Depuis le mois de décembre 2010, il m'est possible de réserver grâce à mon numéro de dossier (qui est en fait mon n° de réservation), sur le site costacroisières.fr : excursions, boissons ou autres.
Comme je suis un fidèle sur cette compagnie, il m'est possible aussi de découvrir le nombre de points que je détiens sur le site Costa club.
J'ai souhaité passer cette fois-ci par une agence au lieu de traiter mes réservations par Internet pour en percevoir la différence. Je n'ai rien à dire si ce n'est que le responsable de l'agence, nous avait organisé une visite du MAGICA, l'année dernière à Marseille.
Comme, je le précisais plus haut, la gestion du dossier s'est très bien déroulé et nous avons pu avoir, sur plan la cabine souhaitée.
L'année dernière, nous étions sur le MEDITERRANEA et à part le design intérieur, il se ressemble parfaitement ; d'où l'attribution du nom sister-ship.
CARACTÉRISTIQUES DE L'ATLANTICA :
Année de construction : 2000 Tonnage : 85700 T Longueur : 292,50 m Largeur : 32,32 m Capacité passagers : 2114 pour 2680 maxi Membres d'équipage : 920 Vitesse : 24 nœuds

Pour l'instant, j'étudie le type d'excursion car je veux en profiter par moi-même mais j'opterais pour une ou deux réservations par la compagnie afin de voir aussi autre chose. On en reparlera plus tard.
Bon vent à ceux qui vont partir et bonne préparation à ceux qui sont en train.
JC
Ayant réservé une croisière sur le COSTA ATLANTICA, le 19 septembre 2011 au départ de SAVONE pour une durée de 14 jours, je vais vous faire part tout au long de ces 7 mois de la préparation avant le jour "J".
Les indications précisées dans cette discussion, vont permette à aider ceux qui ne sont jamais partis, à approcher leur premières démarches et à découvrir aussi comment organiser un voyage comme celui-ci.
Comme vous le savez pour certains et comme je l'ai l'indiqué ci-dessous, j'ai a mon actif des années de croisière à différentes époques. Je ne vous cache pas que je suis preneur d'idées, de récits, de photos et surtout de votre enthousiasme car quand on aime la mer, on peut épiloguer sur toutes sortes de sujet.
En fait, je refais le trajet que j'ai découvert en 2008, sur le COSTA VICTORIA. Mais, il y a tant à voir que mon épouse et moi, avons décidé de refaire ce circuit d'abord par passion des lieux et ensuite afin de clore ce merveilleux trajet car tant d'autres nous attendent.
Voici le lien de la discussion :
voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_costa_victoria_14_au_28_septembre_D2034177/
Voici donc, les premières informations concernant cette nouvelle croisière:
Départ de Savone le 19 septembre avec pour escales :
SAVONE, CIVITAVECCHIA, MYKONOS, IZMIR, Passage des Dardanelles de nuit, ISTANBUL, Passage du BOSPHORE de nuit, CONSTANZA, ODESSA, YALTA, Passage du BOSPHORE de jour, Passage des DARDANELLES dans l'après-midi, LE PIREE, KATAKOLON, CIVITAVECCHIA et SAVONE.
Nous avons choisi une cabine à balcon au pont n° 7.
Nous nous rendrons en voiture SAVONE et donc, nous louerons une place de parking. Cela fera la 3° fois que nous gérons l'arrivée et le départ et personnellement, c'est un régal car tout est très organisé. Le prix du parking est à notre charge, bien évidemment.
La réservation s'est faite en mai de cette année et nous avons pu avoir la cabine souhaitée, l'endroit précis et le pont. Pour information, je suis passé par l'agence "NOUVELLES FRONTIÈRES" de ma localité. Cette agence a pris en compte la réduction dû à ma carte et comme elle a un accord de vente de produits COSTA, nous avons bénéficié de 3 % en moins cumulé avec le pourcentage de la carte, sur le tarif PRIMA.
Depuis le mois de décembre 2010, il m'est possible de réserver grâce à mon numéro de dossier (qui est en fait mon n° de réservation), sur le site costacroisières.fr : excursions, boissons ou autres.
Comme je suis un fidèle sur cette compagnie, il m'est possible aussi de découvrir le nombre de points que je détiens sur le site Costa club.
J'ai souhaité passer cette fois-ci par une agence au lieu de traiter mes réservations par Internet pour en percevoir la différence. Je n'ai rien à dire si ce n'est que le responsable de l'agence, nous avait organisé une visite du MAGICA, l'année dernière à Marseille.
Comme, je le précisais plus haut, la gestion du dossier s'est très bien déroulé et nous avons pu avoir, sur plan la cabine souhaitée.
L'année dernière, nous étions sur le MEDITERRANEA et à part le design intérieur, il se ressemble parfaitement ; d'où l'attribution du nom sister-ship.
CARACTÉRISTIQUES DE L'ATLANTICA :
Année de construction : 2000 Tonnage : 85700 T Longueur : 292,50 m Largeur : 32,32 m Capacité passagers : 2114 pour 2680 maxi Membres d'équipage : 920 Vitesse : 24 nœuds

Pour l'instant, j'étudie le type d'excursion car je veux en profiter par moi-même mais j'opterais pour une ou deux réservations par la compagnie afin de voir aussi autre chose. On en reparlera plus tard.
Bon vent à ceux qui vont partir et bonne préparation à ceux qui sont en train.
JC
Voyage en Tunisie prochainement: sécurité? English translation pending
Je dois allé avec ma femme dans 15 jours en Tunisie croyez vous que c'est dangereu avec ce qui se passe las bas. J'ai vu des violences et je me demande si on dois pas toute annuler? qu'en pensez vous?
Croisière MSC Poesia pour les Caraïbes English translation pending
Nous comptons réserver demain pour une croisière sur le MSC Poesia pour les Caraibes. Ceux qui connaissent ce bateau, s.v.p. me donner vos commentaires, les bons et les mauvais.
Merci
Retour d'une croisière, satisfait à trois cent pour cent English translation pending
Bonjour à tous,
Cette croisière a été, encore une fois, réservée chez AZUR CROISIERE. Pourquoi changer lorsque nous sommes satisfait à 300% de cette agence. Services, Prix, qualité des renseignements, Gentillesse et devouement. Ab croisiere nous proposait 800 euros la semaine en cabine intérieure et AZUR CROISIERE 750 euros en suite.... www.azur-croisiere.com Allez y les yeux fermés, vous risquez juste d'être satisfait à 300 % comme nous !!! Bonne journée,
France
- - Bleu de France, Méditérannée Sept 2008 - - Costa Atlantica, Caraibes Déc 2008 - - Bleu de France, Méditerranée Sept 2009 ( 2 semaines ) - - MSC Lirica Méditérrannée Sept 2010
Cette croisière a été, encore une fois, réservée chez AZUR CROISIERE. Pourquoi changer lorsque nous sommes satisfait à 300% de cette agence. Services, Prix, qualité des renseignements, Gentillesse et devouement. Ab croisiere nous proposait 800 euros la semaine en cabine intérieure et AZUR CROISIERE 750 euros en suite.... www.azur-croisiere.com Allez y les yeux fermés, vous risquez juste d'être satisfait à 300 % comme nous !!! Bonne journée,
France
- - Bleu de France, Méditérannée Sept 2008 - - Costa Atlantica, Caraibes Déc 2008 - - Bleu de France, Méditerranée Sept 2009 ( 2 semaines ) - - MSC Lirica Méditérrannée Sept 2010
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Trouver un camping à Bora Bora? English translation pending
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île
merci pour tout vos conseils
Pour vous, qu'est ce qu'un repas normal aux États-Unis? English translation pending
Je reprends mon post créer sur un autre topic afin d'essayer de comprendre pourquoi certains disent manger "sans se priver" pour quelques $ journalier quand mon addition moyenne fut en juin 09 de $ 34, 10 ( Tout Taxes et Tips Comprises) et si j'enlève le resto le plus cher ( Café Diablo à Torrey pour 64$ ) on arrive à une moyenne de $ 30, 10
Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .
Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :

et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...

Et pour finir, la question déterminante :
Pour vous, ce plat est il :
- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )
- Un repas normal
- un festin
- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .
Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :

et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...

Et pour finir, la question déterminante :
Pour vous, ce plat est il :
- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )
- Un repas normal
- un festin
- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
Des montagnes Rocheuses... aux rivages de l'île de Vancouver (Canada) English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage d'un mois (24/08 au 24/09/09) dans l'ouest du Canada, de Calgary à Vancouver... en camping-car... pour randonner et pour plonger !

La version complète accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...oyagesouestcanadien/
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Présentation
Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.
Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.
- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.
Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.
Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.
Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.
Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.
A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.
Enfin le jour du départ arrive !
Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.
Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!
Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !
Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !
Découverte de Calgary …et de notre camping-car
Ma 25/08/09
Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).
Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !
Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.
Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.
Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.
Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.
Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?
Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.
Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…
Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.
Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.
Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !
Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?
Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !
Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.
Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.
Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !
Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose
Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.
Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !
Dans le centre de Calgary
Glacier NP : le lac aux icebergs
Me 26/08/09
5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.
C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.
Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !
Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.
20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !
Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !
Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !
Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.
A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.
Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.
On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !
En s'approchant …
En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.
Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?
Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.
Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !
Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.
Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !
Iceberg Lake

Glacier NP : le glacier Grinell
Je 27/08/09
Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !
Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).
Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.
D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.
Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !
Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.
Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.
Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.
Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.
Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"
C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.
La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !
Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !
Grinell Glacier
Glacier NP : Going-to-the-Sun Road
Ve28/08/09
Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.
Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.
Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.
Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.
C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !
Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.
Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.
Dans des prairies verdoyantes
Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.
Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !
Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !
Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).
Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.
Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.
Et au bout…l'île ! Superbe !
La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.
De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!
Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.
Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".
Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.
Hidden Lake
A suivre, quelques posts plus loin !

La version complète accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...oyagesouestcanadien/
===========================================================================
Présentation
Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.
Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.
- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.
Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.
Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.
Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.
Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.
A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.
Enfin le jour du départ arrive !
Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.
Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!
Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !
Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !
Découverte de Calgary …et de notre camping-car
Ma 25/08/09
Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).
Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !
Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.
Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.
Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.
Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.
Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?
Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.
Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…
Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.
Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.
Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !
Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?
Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !
Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.
Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.
Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !
Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose
Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.
Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !
Dans le centre de Calgary

Glacier NP : le lac aux icebergs
Me 26/08/09
5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.
C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.
Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !
Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.
20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !
Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !
Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !
Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.
A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.
Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.
On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !
En s'approchant …
En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.
Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?
Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.
Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !
Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.
Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !
Iceberg Lake

Glacier NP : le glacier Grinell
Je 27/08/09
Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !
Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).
Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.
D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.
Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !
Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.
Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.
Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.
Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.
Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"
C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.
La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !
Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !
Grinell Glacier

Glacier NP : Going-to-the-Sun Road
Ve28/08/09
Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.
Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.
Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.
Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.
C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !
Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.
Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.
Dans des prairies verdoyantes
Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.
Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !
Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !
Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).
Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.
Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.
Et au bout…l'île ! Superbe !
La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.
De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!
Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.
Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".
Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.
Hidden Lake

A suivre, quelques posts plus loin !
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain du 2 au 19 septembre 2009? English translation pending
Bonjour,
Nous partons le mois prochain, du 2 au 19 Septembre pour un séjour dans l'ouest américain. La décision s'étant prise au dernier moment, il ne me reste que très peu de temps pour tout organiser. Ayant encore beaucoup d'inconnue, meme si j'y passe le plus clair de mes journées et mes nuits, votre avis sera d'une aide précieuse.
Nous comptons faire la boucle classique en 18 jours:
LA - GC - MV - Page - Zion - LV - DV - Yosemite - SF, puis retour sur LA par la cote.
- Ce programme vous parait-il posible en 18 jours ou est-ce de trop? J'ai déjà retiré Moab car la route serait vraiment trop longue.
- Ma grosse interrogation porte en fait sur l'étape du jour 3. Nous quittons LA en direction de GC. Mais madame veut absolument voir Palm Springs (intéret?). Or, je ne trouve rien de très intéressant à voir dans la région et la montée vers GC fait plus de 700km (trop long?). Voici ce que j'avais prévu:
Départ de LA pour Palm Springs. Arret shopping au magasin d'usine à Cabazon. Visite de PS, puis direction Kingman via Oatman. Oatman vaut-elle le détour, la route n'est pas trop ennuyeuse? Idem pour Kingman, faut s'arreter pour y passer la nuit ou plutot continuer pour s'approcher au plus près de GC? Le lendemain j'avais prévu de rejoindre GC en empruntant la Route 66 via hackberry et seligman mais là aussi ça fait un grand détour.
Tout est très confu dans ma tete. Que pensez-vous de cet étape? Une journée de perdue pour rien? Vaudrait-il mieux de zapper PS et de partir directement vers GC par l'autoroute? Et s'il est préférable de s'areter une nuit entre LA et GC, quelle serait la meilleur ville étape pour vous?
Votre aide m'est précieuse, merci pour vos réponses
Nous partons le mois prochain, du 2 au 19 Septembre pour un séjour dans l'ouest américain. La décision s'étant prise au dernier moment, il ne me reste que très peu de temps pour tout organiser. Ayant encore beaucoup d'inconnue, meme si j'y passe le plus clair de mes journées et mes nuits, votre avis sera d'une aide précieuse.
Nous comptons faire la boucle classique en 18 jours:
LA - GC - MV - Page - Zion - LV - DV - Yosemite - SF, puis retour sur LA par la cote.
- Ce programme vous parait-il posible en 18 jours ou est-ce de trop? J'ai déjà retiré Moab car la route serait vraiment trop longue.
- Ma grosse interrogation porte en fait sur l'étape du jour 3. Nous quittons LA en direction de GC. Mais madame veut absolument voir Palm Springs (intéret?). Or, je ne trouve rien de très intéressant à voir dans la région et la montée vers GC fait plus de 700km (trop long?). Voici ce que j'avais prévu:
Départ de LA pour Palm Springs. Arret shopping au magasin d'usine à Cabazon. Visite de PS, puis direction Kingman via Oatman. Oatman vaut-elle le détour, la route n'est pas trop ennuyeuse? Idem pour Kingman, faut s'arreter pour y passer la nuit ou plutot continuer pour s'approcher au plus près de GC? Le lendemain j'avais prévu de rejoindre GC en empruntant la Route 66 via hackberry et seligman mais là aussi ça fait un grand détour.
Tout est très confu dans ma tete. Que pensez-vous de cet étape? Une journée de perdue pour rien? Vaudrait-il mieux de zapper PS et de partir directement vers GC par l'autoroute? Et s'il est préférable de s'areter une nuit entre LA et GC, quelle serait la meilleur ville étape pour vous?
Votre aide m'est précieuse, merci pour vos réponses
Dangereux pour une mère avec ses trois filles en Haïti? English translation pending
Bonjour,
Ma mère, qui a vécu en Haïti pendant 3 ans il ya plus de 20 ans aimerais nous y emmener (ses 3 filles), peut etre cet été. Elle parle créole.
Je voudrais savoir si il y a de gros risques compte tenu de l'instabilité politique, si ce n'est pas trop dangereux et si le fait d'être des femmes seules blanches aggrave notre cas.
Merci beaucoup!!
Une semaine en Sicile au mois de septembre? English translation pending
Bonjour,
Cette année, c'est la Sicile ! Nous partons à 2 en Sicile une semaine en Septembre (nous n'aurons malheureusement pas plus de congés...) . A priori plutôt dans l'est, car j'ai cru comprendre que c'est dans l'est que les paysages sont les plus beaux.
Je cherche donc un coin reposant pour poser mes valises unes semaine (pas d'hôtel club, plutôt un petit hôtel calme, avec une belle vue, et un bon petit déjeuner pour bien démarrer la journée !). Mais j'ai l'impression que les prix des hôtels sont tout de suite assez cher en Sicile, j'avais un budget de 40 euros max par nuit.. Alors si vous avez des conseils....
Questions d'ordre pratique maintenant : Si je suis basée dans l'est, est-il possible de faire l'aller-retour jusqu'à Palerme pour visiter cette ville en une journée ? Même question pour les îles Eoliennes. Est-il possible d'y passer une journée complète, de faire l'ascension du Stromboli ? Ou, pour pouvoir profiter du Stromboli le soir, vaut-il mieux dormir sur l'île ? (éventuellement un camping, propre bien sur !) Côté ballade / rando je souhaite aussi "faire" l'Etna
En fait, je cherche à allier le repos (pouvoir passer la fin de la journée tranquille sur la plage) et les ballades / visites (pas trop de villes, grandes balades dans de beaux paysages et des petits villages).
Donc si vous avez des conseils, car j'ai un peu du mal à me faire une idée de ce que je peux faire en 1 semaine...
Merci d'avance !
Cette année, c'est la Sicile ! Nous partons à 2 en Sicile une semaine en Septembre (nous n'aurons malheureusement pas plus de congés...) . A priori plutôt dans l'est, car j'ai cru comprendre que c'est dans l'est que les paysages sont les plus beaux.
Je cherche donc un coin reposant pour poser mes valises unes semaine (pas d'hôtel club, plutôt un petit hôtel calme, avec une belle vue, et un bon petit déjeuner pour bien démarrer la journée !). Mais j'ai l'impression que les prix des hôtels sont tout de suite assez cher en Sicile, j'avais un budget de 40 euros max par nuit.. Alors si vous avez des conseils....
Questions d'ordre pratique maintenant : Si je suis basée dans l'est, est-il possible de faire l'aller-retour jusqu'à Palerme pour visiter cette ville en une journée ? Même question pour les îles Eoliennes. Est-il possible d'y passer une journée complète, de faire l'ascension du Stromboli ? Ou, pour pouvoir profiter du Stromboli le soir, vaut-il mieux dormir sur l'île ? (éventuellement un camping, propre bien sur !) Côté ballade / rando je souhaite aussi "faire" l'Etna
En fait, je cherche à allier le repos (pouvoir passer la fin de la journée tranquille sur la plage) et les ballades / visites (pas trop de villes, grandes balades dans de beaux paysages et des petits villages).
Donc si vous avez des conseils, car j'ai un peu du mal à me faire une idée de ce que je peux faire en 1 semaine...
Merci d'avance !
Sicile: Palerme ou Catane? English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage familial en Sicile. Quel côté conseillez-vous ? Palerme ou Catane ?
Que pensez-vous de l'hötel Baia Taormina à Letojanni (8km de Taormina) ?
Merci
Je projette un voyage familial en Sicile. Quel côté conseillez-vous ? Palerme ou Catane ?
Que pensez-vous de l'hötel Baia Taormina à Letojanni (8km de Taormina) ?
Merci
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France English translation pending
Bonjour je suis nouvelle 🙂
Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....
Bon... j'étudie par dessus la tête...
J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions
Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire
Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...
Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...
Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?
Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...
Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...
Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...
Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...
Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...
Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...
Ouf que de questions (gênée)
Merci de vos réponses
Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....
Bon... j'étudie par dessus la tête...
J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions
Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire
Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...
Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...
Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?
Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...
Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...
Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...
Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...
Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...
Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...
Ouf que de questions (gênée)
Merci de vos réponses
Hôtel Royal Hideaway Ensenachos English translation pending
Bonjour !!
Nous dans les préparatifs de vacances pour la semaine du 10 Fév.07
Je me poses des questions sur cette hotel Royal Hideaway Ensenachos il est coté 5* mais bon...j apprécierais vos commentaires bon ou mauvais.
nous aimons quand meme une certaine tranquilité, un lieu propre et acceuillant, une belle plage long et bien manger.
Notre dernier voyage a été au Gran bahia principe Punta Cana et nous avons été enchanté de cette endroit.
C est le pourquoi que maintenant ont est un peu plus exigent.lol
Et en 2004 nous sommes allé a Cuba au brisas Guardalavarca et nous sommes tres tres dessus c étais dégueulase comme propreté et bouff.Nous nous étions dit que l ont irasi plus jamais a Cuba mais selon certain commentaire il y a quand meme de tres belles endroits.
Si non pour cette hotel quel est a votre avis qui serais encore mieux ??si vous avez des photos j aimerais bien les voirs.
Merci de m aider !! Stely 😉
Si non pour cette hotel quel est a votre avis qui serais encore mieux ??si vous avez des photos j aimerais bien les voirs.
Merci de m aider !! Stely 😉
Au sujet de la sécurité à Cuba English translation pending
Ce sont des informations tirés du site du Ministere des affaires etrangeres du gouvernement du canada.le lien a la fin .
Le vol d’objets des bagages enregistrés aux aéroports de Cuba, en particulier à Varadero, a augmenté considérablement. Les sacs sont ouverts de façon systématique et fouillés, et des objets sont volés. Des vols sont signalés à l’arrivée et au départ. Il est conseillé de ne pas mettre des objets de valeur dans vos bagages enregistrés. Les objets qui ont le plus tendance à disparaître comprennent les suivants, mais n’y sont pas limités : de l’équipement électronique (en particulier les caméras numériques), les bijoux et le parfum. Tous les sacs sont couramment passés au rayon X à l’arrivée et au départ, conformément aux procédures locales habituelles.
Le nombre de Canadiens victimes de vols à la tire, de vols et de voies de fait à Cuba continue d’augmenter, spécialement à La Havane (dans les quartiers de la Vieille Havane, du centre-ville, du Malecón et de Vedado), ainsi que sur les plages de Playas del Este et de Varadero.
Pendant les mois d’automne 2005, il y a eu une augmentation des crimes avec violence. Un touriste a été poignardé à mort. Soyez prudent en tout temps, surtout dans les régions touristiques. Assurez-vous que vos effets personnels, votre passeport et vos autres documents de voyage demeurent en lieu sûr. Évitez de porter des bijoux et de faire étalage de vos richesses. Les incidents doivent être signalés à la police locale, et les victimes devraient insister pour obtenir une copie du rapport, car souvent les policiers ne font pas plus que remettre un document indiquant qu'ils ont recueilli la déclaration et la date. Il est probable que les policiers ne parlent que l'espagnol. On recommande toutefois aux Canadiens qui se feraient voler toutes leurs pièces d'identité et leur argent de communiquer d'abord avec l'ambassade du Canada avant de s'adresser à la police. Sinon, ils pourraient être détenus jusqu'à ce que leur identité et leur solvabilité soient établies.
La conduite automobile est périlleuse à Cuba. Les accidents de la circulation sont l’une des causes les plus fréquentes pour lesquelles des Canadiens sont arrêtés ou cités à procès, qu’ils soient responsables ou non de l’accident. Les accidents causant des blessures à un tiers ou provoquant sa mort sont considérés comme des crimes. Il incombe d'ailleurs au conducteur de prouver son innocence et il est passible d'une peine de prison allant de un à dix ans. Quelle que soit la nature du crime ou de l'accident, l'affaire peut prendre de cinq mois à un an avant d'être portée devant les tribunaux et dans la majorité des cas, le conducteur ne peut quitter le pays tant que le procès n'aura pas eu lieu.
http://www.voyage.gc.ca/dest/report-fr.asp?country=69000#3
Le vol d’objets des bagages enregistrés aux aéroports de Cuba, en particulier à Varadero, a augmenté considérablement. Les sacs sont ouverts de façon systématique et fouillés, et des objets sont volés. Des vols sont signalés à l’arrivée et au départ. Il est conseillé de ne pas mettre des objets de valeur dans vos bagages enregistrés. Les objets qui ont le plus tendance à disparaître comprennent les suivants, mais n’y sont pas limités : de l’équipement électronique (en particulier les caméras numériques), les bijoux et le parfum. Tous les sacs sont couramment passés au rayon X à l’arrivée et au départ, conformément aux procédures locales habituelles.
Le nombre de Canadiens victimes de vols à la tire, de vols et de voies de fait à Cuba continue d’augmenter, spécialement à La Havane (dans les quartiers de la Vieille Havane, du centre-ville, du Malecón et de Vedado), ainsi que sur les plages de Playas del Este et de Varadero.
Pendant les mois d’automne 2005, il y a eu une augmentation des crimes avec violence. Un touriste a été poignardé à mort. Soyez prudent en tout temps, surtout dans les régions touristiques. Assurez-vous que vos effets personnels, votre passeport et vos autres documents de voyage demeurent en lieu sûr. Évitez de porter des bijoux et de faire étalage de vos richesses. Les incidents doivent être signalés à la police locale, et les victimes devraient insister pour obtenir une copie du rapport, car souvent les policiers ne font pas plus que remettre un document indiquant qu'ils ont recueilli la déclaration et la date. Il est probable que les policiers ne parlent que l'espagnol. On recommande toutefois aux Canadiens qui se feraient voler toutes leurs pièces d'identité et leur argent de communiquer d'abord avec l'ambassade du Canada avant de s'adresser à la police. Sinon, ils pourraient être détenus jusqu'à ce que leur identité et leur solvabilité soient établies.
La conduite automobile est périlleuse à Cuba. Les accidents de la circulation sont l’une des causes les plus fréquentes pour lesquelles des Canadiens sont arrêtés ou cités à procès, qu’ils soient responsables ou non de l’accident. Les accidents causant des blessures à un tiers ou provoquant sa mort sont considérés comme des crimes. Il incombe d'ailleurs au conducteur de prouver son innocence et il est passible d'une peine de prison allant de un à dix ans. Quelle que soit la nature du crime ou de l'accident, l'affaire peut prendre de cinq mois à un an avant d'être portée devant les tribunaux et dans la majorité des cas, le conducteur ne peut quitter le pays tant que le procès n'aura pas eu lieu.
http://www.voyage.gc.ca/dest/report-fr.asp?country=69000#3
Retour de l'hôtel Royal Hideaway Ensenachos (octobre 2006) English translation pending
Royal Hideway Ensenachos
Durée du séjour : 13 jours
Du : 21 octobre 2006 vers 22.00PM Au : 3 novembre 2006 vers 8.30AM
Grossiste : Vacances Air Transat Transporteur : Westjet (départ de Montréal) et Air Transat au retour
Type de la chambre : standard (voir précision), sans demande spécifique
J’ai choisi cet hôtel car il est considéré comme le plus grand et le plus luxueux de tout Cuba, je m’étais informé sur les forums de discussions et notre agente de voyage y avait séjourné en mars 2006. Nous savions que l’hôtel était en rodage et qu’il n’y avait pas beaucoup de clients. Je n’étais pas à ma première expérience dans les formules tout-inclus, nous étions à notre 14e voyage en tout-inclus depuis 1992 et habituellement nous hébergeons dans des hôtels 4, 4.5 ou 5 étoiles, nous étions à notre première expérience dans un 5 étoiles supérieures. Les commentaires autant positifs que négatifs ont pour but d’informer les autres membres du forum de nos expériences récentes dans un but constructif. Bien que cet hôtel m’ait impressionné sur plusieurs points, je reste malheureusement très amer sur d’autres points. Si vous avez la patience de me lire jusqu’au bout, vous aurez une image fidèle de ce j’ai vécu à cet hôtel, j’ajouterai certains commentaires qui sont revenus de façon générale des personnes que j’ai côtoyées.
Transport : Nous n’avons eu aucune difficulté avec les transporteurs, je tiens toutefois à informer les personnes qu’il n’y a pas de tolérance pour la surcharge de poids des bagages, auparavant il y avait selon moi une tolérance d’un ou deux kilos par bagage, ce temps est révolu. Notre représentante Isabelle de Vacances Air Transat nous a signalé devant tous les clients que les balances à l’aéroport de Santa Clara ne fonctionnaient pas tellement bien et que le personnel à l’enregistrement était assez tolérant, nous avons toutefois payé 30$ pour 3 kilos (donc même avec une surcharge d’un seul kilo nous avons payé). Même situation à Dorval pour la compagnie Westjet. Pour un séjour de 2 semaines, il est normal d’apporter un peu plus de chose et si vous êtes à la limite au départ, je vous conseille d’acheter les bouteilles d’alcool après la zone de sécurité, car si vous achetez les bouteilles à l’hôtel, vous ne pouvez pas les passer dans la zone de sécurité avec vos bagages à main et vous devrez les mettre dans vos valises pour la soute et là, la surcharge de poids s’applique. Une fois les douanes franchies, vous pouvez acheter votre Havana Club au même prix sans surcharge de poids et l’apporter en cabine.
La durée du trajet entre l’aéroport et l’hôtel est d’environ 90 minutes. Nous passons par trois villages et la digue d’une cinquantaine de kilomètres, c’est très joli et les villages typiquement cubains. Le car était confortable, climatisé et vidéo-clip de musique cubaine et latine.
Accueil : Une fois arrivée devant le hall, nous avons pris possession de nos bagages, nous étions entre 30-40 personnes à débarquer, mis à part les deux bagagistes afférés à placer les valises une à côté de l’autre, je me suis dirigé vers la réception. Il n’y avait personne pour nous diriger vers la réception, contrairement à ce que je suis habitué dans tous les hôtels que j’ai visité jusqu’à ce jour, il n’y a pas de comptoir avec le personnel. Nous devons aller dans une salle très joliment décorée avec des sofas, au centre la réceptionniste et de chaque côté un bureau où la personne nous accueille. Pas de musique, pas de petites serviettes pour se désaltérer comme on faisait au début, un petit cocktail un peu trop tard.
Nous avions reçu à l’aéroport une fiche à remplir pour notre identification à l’hôtel, j’ai présenté ces documents ainsi que le bon de commande émis par Vacances Air Transat à la préposée, à notre surprise celle-ci ne semblait pas savoir quoi faire avec ces documents. Nous l’avons informé en anglais que ce document était le « Voucher » après la vérification auprès de sa collègue elle a pris nos documents. Compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée les chambres avaient été attitrées au préalable.
Nous n’avons pas eu d’explication de la façon de se diriger, il n’y a pas de plan du site disponible et lorsque vous arrivez sur un site en pleine noirceur, il est normal de se faire diriger un peu. Nous avons fait identifier nos bagages et nous devions les recevoir à la chambre 15-20 minutes plus tard. Nous avons pris la décision de partir à la recherche de notre chambre, à gauche ou à droite, mon intuition me disait à gauche, c’est un site immense, après un bon moment de marche, je n’étais plus sûr d’avoir pris la bonne décision, un bon samaritain (bagagiste) nous as escorté jusqu’à l’unité 42, un concierge nous accueilli en spécifiant qu’il était à sa première journée de travail et que ce serait une autre personne le lendemain.
Les 15 minutes d’attente prévues pour recevoir les bagages se sont transformées en 60 minutes d’attente après trois téléphones, le doute commençait à s’installer, finalement nous étions en vacance. Un goûter léger, pain, viande froide, assiette de fruit nous attendait à la chambre. Pour ma part cela suffisait pour d’autres clients ce fut leur première déception.
En ce qui concerne, l’accueil Royal Hideway Ensenachos a manqué vraiment son coup le samedi 21 octobre 2006, nous étions sur le site environ une centaine de client, après de plus amples connaissances au cours de la semaine, ce commentaire est revenu sur toutes les lèvres, nous avons pu l’exprimer à la deuxième représentante de Vacances d’Air Transat Mme Carole Landry. Nous n’étions pas les premiers à parler de cet aspect à améliorer au directeur du marketing de la Chaîne Occidental très présent tout au long de notre séjour.
Je me disais d’avoir la chance d’être témoin de l’amélioration une semaine plus tard soit le 28 novembre. Je dois dire que le 28 novembre entre 4.30PM soit le départ des clients de Montréal et l’arrivée du vol de Toronto vers 9.45PM il restait dans tout le site seulement 5 clients, donc il n’y avait aucune surcharge de travail.
Les clients de Toronto sont arrivés au nombre de 5 et un peu plus tard les clients de Montréal sont arrivés une cinquantaine, avec les commentaires recueillis et étant témoin, rien n’avait changé, de plus l’entrée n’est pas tellement éclairée et une dame s’est blessée en trébuchant dans les escaliers brisant sa prothèse dentaire. Ce fut le chaos un certain moment.
En résumé, cet hôtel nous déçoit en partant, nos agents de voyage nous vantent le service supérieur de l’hôtel et nous nous attendions à ce qu’une personne nous dirige vers le nouveau type de réception ou nous fasse attendre en prenant un verre, on est laissé un peu à nous même. J’ai reçu un meilleur accueil dans un motel de bas de gamme en région éloignée.
CONTINUEZ À ME LIRE, IL RESTE DU POSITIF, JE VOUS L’ASSURE.
Chambre : Nous avions une chambre au deuxième étage au bungalow 42, bien situé pour la semaine car la piscine ouverte et le restaurant était du côté Royal et je crois qu’à l’ouverture de l’hôtel les unités étaient du côté SPA qui semblent être identiques. Bien que Vacances Air Transat indique chambre Deluxe, il ne faut pas s’attendre à une suite car toutes les chambres semblent être de même catégorie avec ce grossiste à moins que vous ayez acheté un séjour avec suite ou villa. Les chambres avec vue sur la mer doivent être très limitées et avec une vue partielle seulement car les unités sont construites assez loin de la mer. Nous avions une porte patio car notre chambre était au centre, les autres chambres ont un châssis et une porte pour accéder au balcon.
En rentrant dans la chambre, petit vestibule divisé par deux portes persiennes. Une fois franchie, d’un côté une garde-robe avec porte coulissante de bonne dimension, 4 tiroirs de petites dimensions surmontées du coffre-fort programmable avec votre code secret (gratuit), un fer et une planche à repasser, un parapluie, oreiller et couverture de laine.
De l’autre côté, la fameuse salle de bain, on se sent immédiatement dans un 5 étoiles, belle cage de douche vitrée fonctionnelle, un bain avec belle robinetterie et pomme de douche, sèche-cheveux, miroir de maquillage avec de l’espace suffisant pour deux personnes, petites pièces adjacentes pour le cabinet avec un téléphone.
Nous voilà dans la chambre principale, nous avions un lit king, différentes configurations sont disponibles, table de chevet en vitre et téléphone d’un côté et petit meuble avec tiroir de l’autre côté. Chaise longue de style psychanalyse, petite table en rond avec deux fauteuils. Au centre, un grand meuble renfermant la télé, lecteur de DVD et système de son maison de bonne qualité offrant une quinzaine de chaîne télé dont une francophone. Le meuble se terminant par quatre tiroirs de bonne dimension. Bon éclairage, avec prise 220 Volts, il y a un contrôle pour la climatisation et un ventilateur au plafond. Nous n’avons pas eu de problèmes techniques hormis la présence de fourmis dans la chambre.
Il y a des serviettes en abondance de bonne qualité, deux robes de chambre, mais aucune débarbouillette n’est fournie. Les femmes de chambre font occasionnellement la chambre le soir une fois sur deux en 13 jours, ce sont les magiciennes pour transformer les serviettes en animaux, fleurs, papillons etc…
Côté négatif : la propreté pour accéder le deuxième étage laisse vraiment à désirer, nous avons pu constater que les rampes sont toujours collantes et sales, c’est carrément oublié jour après jour, les escaliers et les planchers menant aux chambres ne sont pas lavées régulièrement, nous l’avons spécifié à plusieurs reprises et nous n’étions pas les seuls à se plaindre. Nous avons pu observer pendant au moins une semaine les traces de sang laissées par une personne qui s’était blessée au pied et nous pouvions suivre les traces jusqu’à sa chambre. Nous avons constaté aussi dans notre chambre des taches sur le plancher qui sont restées durant tout notre séjour ainsi que le balai n’est pas passé souvent. En conclusion, on ne peut pas dire que c’est crotté, je dirais qu’il y a un laisser allé, bien que nous ayons suggéré de frotter un peu, rien n’est fait. Je ne sais si vous êtes d’accord mais la propreté ça n’a pas d’étoiles, mais un 5 étoiles supérieurs on s’attend à un minimum de propreté.
Piscine : La piscine ouverte et fonctionnelle était celle de la section Royale lors de notre séjour, à quelques différences la section SPA est identique. La végétation est plus luxuriante du côté SPA, mais d’ici quelques mois voir une année il n’y aura plus de différence. La piscine est grande et peu profonde, avec beaucoup de parasol, chaises longues et coussins, aucun problème avec la disponibilité étant donné que l’hôtel fonctionnait à 10% de sa capacité. A chaque extrémité un petit coin bain tourbillon, pas toujours fonctionnel, il faut demander au préposé à la piscine. Jeu d’échec, panier de basket, trois endroits pour la douche mais aucun sont fonctionnels. Un joli pont surplombe la piscine et un petit îlot avec palmier et chaise pour s’évader sur votre île déserte avec un peu d’imagination.
Section bar avec 15 sièges pour déguster un bon drink les pieds dans l’eau, servi par un personnel plus que sympathique. De l’autre côté de l’espace pour une dizaine de personnes bien au sec. Le choix de boisson est complet, incluant importations tel que Dubonnet, Licor 43, Campari, Pernod, Martini etc….
Un restaurant pouvant accueillir une cinquantaine de personnes, offre un menu à la carte assez varié, choix d’entrée, salade, repas principal veau, poulet, poisson du jour etc…
Point négatif côté piscine : les toilettes côté Madame mal entretenues pas de papier de toilette de façon régulière un cabinet sur deux étant hors de service durant tout notre séjour. Côté Monsieur, mal entretenu, séchoir à main détaché du mur pendant une grande partie de notre séjour laissant les fils électriques à découvert.
Circulation à l’intérieur du site : Vous avez la possibilité de vous faire transporter de votre chambre à la réception en appelant un chasseur, il y a beaucoup de cart sur le site et à différents usages, transport des clients, service au chambre, jardinier, il y a des vélos électriques. On peut dire qu’il y a de la circulation en tout temps, ces gens utilisent les mêmes trottoirs que les clients, à chaque moment nous devons nous tasser en bordure et marcher à la file indienne. Nos chers cubains n’ont pas la possibilité pour la plupart d’avoir un véhicule et ils en profitent au maximum. Je peux vous affirmer que certains d’entre eux sont dangereux pour les clients. Nous avons pu constater régulièrement que la majorité conduisent comme des cow-boys le soir, sans lumière et à toute vitesse. La majorité ne ralentisse pas en nous croisant, sauf un gentil monsieur qui était jardinier qui arrêtait à chaque fois qu’ils nous croisaient, un homme d’âge mûr. Je ne veux pas vous alarmer mais si l’hôtel accueille plus de touristes cet hiver, la direction de l’hôtel devra vraiment rectifier cette lacune.
Hall d’entrée : Magnifique, mais il manque une touche de propreté pour la perfection, la majorité des sites offre une gamme de photos alors je vous invite à les consulter. La réception offre un accueil assez froid et l’incompétence et l’ignorance y règnent. Il est difficile de donner une bonne note car la communication entre le personnel ne semble pas la priorité. On peut y échanger des pesos par des petites coupures, c’est un service apprécié pour distribuer des pourboires, j’ai demandé de rencontrer le directeur pour lui faire part de certains problèmes, on ne m’est jamais revenu, le service de réveil n’a pas fonctionné pour l’ensemble des clients, nous aurions pu rater un avion, une excursion, la version de l’hôtel il y a eu des problèmes avec les téléphones, mais personne n’a cru bon aller faire le service de réveil manuel (toc-toc à la porte). Compte tenu du fait que c’est un endroit fermé, c’est peu accueillant et on a l’impression de déranger.
Il y a un bar (24/24) très confortable, très accueillant, ils se font un plaisir de vous faire un café flambé. Un piano à queue se trouve à cet endroit qui en l’absence totale d’animation a été utilisé la première semaine par un gentil client nous a agrémenté nos soirées tout au long de la semaine (voir section animation un peu plus loin). Il y a un « cigare room » ouvert jusqu’à 11PM avec table de billard et fauteuil en cuir. Petite boutique adjacente pour l’achat de cigare.
Il y a une bijouterie qui était fermée lors de notre séjour, du parfum était exposé, je crois qu’avec l’affluence de la clientèle, il y aura des produits de luxe qui sera en vente (à suivre). Il y a une boutique où l’on peut acheter quelques souvenirs, croustilles, un peu de linge et boissons. Cela peut dépanner mais n’envisager pas de faire de grandes dépenses.
Il y a l’auditorium, une très belle salle de spectacle avec tout l’équipement d’éclairage, une très belle réussite. Il y a des salles de conférences bien aménagées pour recevoir des congrès, nous avons eu notre réunion d’information dans une de ces salles.
Un bel escalier en marbre digne d’un conte de princesse, nous amène au pied de la banque, qui est très efficace, service rapide, une salle pour les grossistes, une bibliothèque toujours sous clef et vérifié à plusieurs reprises, la discothèque, le restaurant italien et le restaurant asiatique.
Point négatif dans la section Hall d’entrée : encore la propreté des toilettes, mais je dois dire que c’est le pire endroit, inacceptable pour un endroit comme celui-ci, adjacent à l’auditorium un plafond sous le point de s’effondrer noirci par la moisissure et l’odeur qui vient avec, difficile à croire, je vous comprends, même phénomène près de la boutique en plein hall d’entrée de l’hôtel le plus luxueux de tout Cuba. En avant de l’hôtel, on trouvera un terrain de basket, des courts de tennis, en parfait état, tout près de là, c’est la section SPA.
Je n’ai pas utilisé les services du SPA, une gamme de service est offerte moyennant des frais supplémentaires. Tout près un gym avec des appareils neufs et peu utilisés, on peu y avoir une serviette et de l’eau. Une fois de plus les gens d’entretien n’y passe pas à tous les jours. A l’extérieur, petit jardin japonais, piscine chauffée, endroit pour l’aérobie, table de ping-pong et jeu de dames géants s’offre à nous. À côté de cet endroit il y a une autre piscine, bar et restaurant identique à quelques différences près de la section Royale. En ce moment la végétation est plus luxuriante de ce côté. Lors de notre séjour, le restaurant et le bar étaient fermé de ce côté laissant l’endroit désert.
Plage : Elle est tout à fait magnifique, on peut y accéder par la passerelle en face de la fontaine principale, une longue passerelle vous amènera au pied de la plage, on retrouvera le minuscule restaurant, hamburgers, hot-dog, sandwich au poulet délicieux ainsi que le service de bar. Si vos intentions est de prendre un verre à la plage, vous devrez marcher un bon bout aller chercher votre drink, il y a plus de 100 palapas donc plus que 1 par client, mais cet hiver ce sera différent. On passe de temps à autre pour le service au palapa. Le sable est blanc et fin, il n’y a pas de vagues en temps normal, et des petites vagues lors de grand vent comme nous avons eu quelques journées. La mer rejette ces journées-là de l’herbe qui s’accumule sur le rivage, présence de jelly-fish une journée lors de notre séjour. On peut marcher 30 minutes au maximum d’un bout à l’autre de la plage Megano, du côté Ouest se trouve une autre passerelle qui nous mène près des unités 41 et 42 et de la piscine section Royale. En face de cette passerelle, c’est l’endroit idéal pour faire de l’apnée à marée haute, avec une profondeur de 4-5 pieds, vous pouvez observer étoiles de mer et plus d’une quinzaine d’espèce de poissons. C’est merveilleux d’en voir autant et aussi facilement.
Un peu plus loin, par la plage et disons en retrait il y a le centre nautique, impossible d’y aller à pied sans sandale de bonne qualité à cause de la présence de roche volcanique, on devrait y aller de façon sécuritaire par la passerelle et par le site. Je ne comprends pas l’architecte qui a décidé de mettre en retrait les services nautiques. Les catamarans sont à la disposition des clients avec guide, pédalos, kayak, il y a des masques et tuba à la disposition.
Il y a aussi une autre plage, l’Ensenachos, elle n’est pas aménagée mais très jolie, je crois que c’est une des plus belles plage au monde. Cette plage on y accède à côté du restaurant de fruits de mer et se termine à la section des villas.
Restaurant : J’avais lu les commentaires sur le buffet du déjeuner, avec si peu de client on ne peu pas mettre en évidence un beau buffet avec des arrangements, au cours de notre séjour, la direction a disposé la nourriture de différentes façons, mais je dois avouer que le buffet du matin est très très ordinaire. Un choix de céréale en sachet, lait tiède, assortiments de jus de fruits, petit comptoir de fruits 4 variétés, les bananes ne sont pas toujours présentes, un grille pain efficace, quelques charcuteries, saumon fumé presque tout le temps et les fameux fruits en conserve que les forums de discussions soulignent régulièrement (moi aussi par tradition). Le personnel viendra vous tirer la chaise, apportera votre assiette, serviette sur les cuisses, il ne sera pas rare de vous faire demander 5 fois par matin si voulez un autre verre de jus, des fois c’est trop, mais on s’y adapte. En conclusion, le matin vous ne crèverez pas de faim, mais vous ne serez jamais ébloui.
Le restaurant italien remporte la palme d’or, belle décoration, ambiance feutrée, le choix du vin espagnol ou chilien est acceptable, voir supérieur à d’autres « resort ». Pour y avoir été à plusieurs reprises durant mon séjour puisque le buffet n’était pas ouvert à chaque jour, on peu s’inventer un menu différent tel que trois entrées de pâtes au lieu d’un repas principal, le personnel est flexible. Nous avons eu droit aux crêpes suzettes au guéridon un soir seulement. Alors je donne un 10 sur 10.
Le restaurant asiatique offre une ambiance chaleureuse, on peut demander de manger à la plaque et se faire préparer le repas par le chef devant soi, le chef cuisinier bien qu’il fasse son possible pour nous donner entière satisfaction, il réussit bien les crevettes sautées au Pernod, mais il ne faut s’attendre à un type de cuisson de type japonais. Vous pouvez manger dans une salle privée pour deux personnes, une salle privée de 4 et 6 personnes à l’écart de la salle à manger. Je dois souligner que nous avons été charmé par la gentillesse de la serveuse qui se prénomme Sonia, une personne qui s’efforce à parler français et qui a cœur le bien-être des clients.
Le restaurant de fruit de mer, vous laissera sur votre appétit, service rapide, menu fixe et la langouste à 40 pesos CUC (50$ CAN) c’est un peu exagéré, à vous de juger. L’ambiance est froide, malgré la beauté de l’endroit, ce serait un endroit magnifique pour faire une grande réception. La majorité des clients ont été déçue de l’endroit, j’y suis allé trois fois et j’ai été déçu deux fois.
En conclusion, vous mangerez bien, le service est adéquat pour la catégorie de cet hôtel, nous avons mangé une seule fois au buffet le soir, il y avait une occasion spéciale (voir section FAM TRIP) donc je ne peux pas vraiment commenter le buffet le soir.
Concierge : J’avais des attentes, je me disais que c’était la première fois que nous aurions une personne pour s’occuper des petites choses et me faire gâter un peu. Ce fût dans l’ensemble une catastrophe, je lis les autres commentaires et je suis sûr que nous avons joué de malchance et je n’ai pas couru après. Nous avons eu 6 concierges différents en 13 jours et 2 jours sans aucun concierge. Le premier soir un nouveau, rien de grave, le lendemain une personne efficace mais qui était en vacances 4 jours après, la suite c’est la catastrophe, par respect je garde les noms de ces personnes, un concierge qui avait seulement deux chambres à s’occuper aucune réservation prise pour nous le samedi, les clefs ont été désactivées le samedi au moment où nous étions 5 clients dans tout le site, on a couru pour accéder à notre chambre, par la suite plus de concierge, mais personne nous avertissait qu’il n’y en avait pas, pourtant nous avions payé pour un concierge à chaque jour. Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de concierge qui m’a frustré, c’est que l’on ne le dise pas. On s’est senti comme client de deuxième classe, nous avons eu aller à l’autre bout du site pour avoir une réservation du restaurant avec le concierge d’un autre bungalow, le concierge nous a promis plein de choses d’organiser une rencontre avec le directeur, elle nous a promis une réservation dans un autre grand restaurant (section vila) pour les désagréments, rien ne s’est fait. Le dernier concierge nous a exigé de quitter la chambre à 6.30AM le matin de notre départ, nous avons demandé pourquoi, nous prenions l’autobus à 8.20AM, alors j’ai demandé la raison de libérer la chambre 2 heures avant. Réponse vague, niaise, irresponsable, non crédibles et information non vérifiée, le ton a monté d’un cran pour la première fois de ma vie envers un membre d’un hôtel. Dans les faits, on demandait de libérer les chambres à 7.30AM ou bien c’est ce qui a été établi par la suite. C’est frustrant de faire mettre à la porte à 6.30AM. Je suis une personne calme, souriante et qui aime les gens, je pense que cette personne n’est pas à sa place.
Il n’y a pas d’intérêt pour moi d’avoir un concierge, si je dois courir auprès de la femme de ménage pour les serviettes, je ne peux pas réserver le restaurant le lendemain, seulement pour la journée, nous n’avons jamais la confirmation exacte, si nous faisons une excursion on prendra une note mais jamais une réservation officielle, si nous voulons avoir de l’eau dans le frigo, on doit appeler nous-même, je suis capable de faire tout cela, mais à qu’on bon mettre des gens qui n’ont aucune responsabilité et qui s’ennuie toute la journée. J’ai fais certains commentaires sur la propreté des lieux, on n’a rien fait. On dnous demande constamment s’il y a quelques à améliorer et lorsque l’on dit quoique ce soit, de façon très positive, rien se passe. Si j’avais eu le service auquel j’avais droit, je serais sûrement le premier à vanter la gentillesse et l’efficacité de ces personnes. Mon cas est probablement isolé, mais je garde un goût amer de l’aspect de ce service. Avec 6 concierges en 13 jours, nous ne pouvons tisser de lien avec cette personne, de plus la dernière personne a été vraiment très désagréable et impolie avec moi et mon épouse. Fin de l’histoire.
Animation et FAM TRIP : Il n’y pas eu d’animations la première semaine, à l’exception d’un touriste qui jouait du piano et qui a mis un peu d’ambiance, un soir il y avait 3 musiciens au restaurant fruit de mer, le vendredi soir, il y a eu un orchestre symphonique avec 30 musiciens qui ont joué durant une heure dans le hall. Malheureusement, on ne fait pas de promotion pour nous informer et le site est grand, alors que font nos concierges, une affiche au restaurant à la carte, ce serait si facile….Non?
Deuxième semaine : On attendais la grande visite, un groupe d’agent de voyage du Canada anglais et un petit groupe du Mexique, oups, la présence des femmes de ménage dans le hall d’entrée presque en permanence, nous avons eu droit à la langouste au buffet, selon ma petite enquête il n’y avait jamais eu de langoustes au buffet, crêpes flambées au restaurant italien seulement le soir où les agents de voyage étaient présents, orchestre symphonique à nouveau, parade de mode, visite des artisans, spectacle de danse et spectacle de musique, la grosse gomme, cours de danse à la discothèque… Je n’ai rien contre le fait que ces personnes soient servies à point, ce sont ces mêmes personnes qui vanteront le site de long et en large pour leurs clients. Mais étant témoin de la différence si marquante d’une semaine à l’autre, je me pose une question, une fois la grande visite partie, est-ce que l’on va tomber dans la même ambiance que la première.
Je pense aussi aux personnes qui sont parties la première semaine un peu déçu et qui me liront sous peu de la deuxième semaine, c’est un peu injuste.
Alors ma conclusion est la suivante, j’ai lu les commentaires des gens qui ont pris le temps de partager leurs expériences magnifiques au Royal Hideway Ensenachos, lors de leurs séjours ce printemps, cet été et un peu avant, je vous crois sur parole, vous avez été enchanté, vous avez été tolérant car l’hôtel était à ses premiers balbutiements. J’ai rencontré ces gens qui ont été tellement enchanté qu’ils sont retournés en même temps que moi et je peux vous affirmer que ces mêmes personnes sont reparties extrêmement déçu et désolés car ils ont constaté que des centaines millions ont été investies pour réaliser ce petit paradis et que ce paradis se dégrade si rapidement et qu’il partage entièrement l’opinion que j’exprime en ce moment.
Si vous en êtes à votre premier voyage dans le sud, vous n’y verrez que du feu, si vous êtes un habitué dans des hôtels plus modestes (2-3 étoiles) vous serez heureux de profiter de la beauté du site. Si vous êtes un voyageur qui a déjà fréquenté des hôtels (4-5 étoiles) et que vous payé le gros prix pour votre séjour en haute saison, vous risquez de penser que l’hôtel est sur-évalué et la déception s’installera. Si la propreté est le cadet de vos soucis, vous serez très enchanté.
Pour un hôtel qui se prétend être un hôtel 5 étoiles supérieures, ils ont l’infrastructure pour le prétendre, mais seulement avec le manque de maintenance tel que les plafonds moisis dans un hall d’entrée, le manque de papier de toilette à maintes reprises, odeurs d’égout fortes et fréquentes, le manque de propreté dans les chambres et les aires publiques, la vaisselle sales, la froideur des membres de la réception, je leur donne un 4 étoiles. C’est dommage pour cet hôtel.
La majorité des gens travaillent très fort et les gens qui sont en contact avec les clients offrent le service 6 étoiles et même plus, dommage que la direction et le personnel de soutien ne les prennent pas en exemple.
Je comprends maintenant pourquoi cet hôtel ne prend pas son élan plus vite que cela.
Heureux tout de même d’avoir été passé mes vacances à Cuba
Durée du séjour : 13 jours
Du : 21 octobre 2006 vers 22.00PM Au : 3 novembre 2006 vers 8.30AM
Grossiste : Vacances Air Transat Transporteur : Westjet (départ de Montréal) et Air Transat au retour
Type de la chambre : standard (voir précision), sans demande spécifique
J’ai choisi cet hôtel car il est considéré comme le plus grand et le plus luxueux de tout Cuba, je m’étais informé sur les forums de discussions et notre agente de voyage y avait séjourné en mars 2006. Nous savions que l’hôtel était en rodage et qu’il n’y avait pas beaucoup de clients. Je n’étais pas à ma première expérience dans les formules tout-inclus, nous étions à notre 14e voyage en tout-inclus depuis 1992 et habituellement nous hébergeons dans des hôtels 4, 4.5 ou 5 étoiles, nous étions à notre première expérience dans un 5 étoiles supérieures. Les commentaires autant positifs que négatifs ont pour but d’informer les autres membres du forum de nos expériences récentes dans un but constructif. Bien que cet hôtel m’ait impressionné sur plusieurs points, je reste malheureusement très amer sur d’autres points. Si vous avez la patience de me lire jusqu’au bout, vous aurez une image fidèle de ce j’ai vécu à cet hôtel, j’ajouterai certains commentaires qui sont revenus de façon générale des personnes que j’ai côtoyées.
Transport : Nous n’avons eu aucune difficulté avec les transporteurs, je tiens toutefois à informer les personnes qu’il n’y a pas de tolérance pour la surcharge de poids des bagages, auparavant il y avait selon moi une tolérance d’un ou deux kilos par bagage, ce temps est révolu. Notre représentante Isabelle de Vacances Air Transat nous a signalé devant tous les clients que les balances à l’aéroport de Santa Clara ne fonctionnaient pas tellement bien et que le personnel à l’enregistrement était assez tolérant, nous avons toutefois payé 30$ pour 3 kilos (donc même avec une surcharge d’un seul kilo nous avons payé). Même situation à Dorval pour la compagnie Westjet. Pour un séjour de 2 semaines, il est normal d’apporter un peu plus de chose et si vous êtes à la limite au départ, je vous conseille d’acheter les bouteilles d’alcool après la zone de sécurité, car si vous achetez les bouteilles à l’hôtel, vous ne pouvez pas les passer dans la zone de sécurité avec vos bagages à main et vous devrez les mettre dans vos valises pour la soute et là, la surcharge de poids s’applique. Une fois les douanes franchies, vous pouvez acheter votre Havana Club au même prix sans surcharge de poids et l’apporter en cabine.
La durée du trajet entre l’aéroport et l’hôtel est d’environ 90 minutes. Nous passons par trois villages et la digue d’une cinquantaine de kilomètres, c’est très joli et les villages typiquement cubains. Le car était confortable, climatisé et vidéo-clip de musique cubaine et latine.
Accueil : Une fois arrivée devant le hall, nous avons pris possession de nos bagages, nous étions entre 30-40 personnes à débarquer, mis à part les deux bagagistes afférés à placer les valises une à côté de l’autre, je me suis dirigé vers la réception. Il n’y avait personne pour nous diriger vers la réception, contrairement à ce que je suis habitué dans tous les hôtels que j’ai visité jusqu’à ce jour, il n’y a pas de comptoir avec le personnel. Nous devons aller dans une salle très joliment décorée avec des sofas, au centre la réceptionniste et de chaque côté un bureau où la personne nous accueille. Pas de musique, pas de petites serviettes pour se désaltérer comme on faisait au début, un petit cocktail un peu trop tard.
Nous avions reçu à l’aéroport une fiche à remplir pour notre identification à l’hôtel, j’ai présenté ces documents ainsi que le bon de commande émis par Vacances Air Transat à la préposée, à notre surprise celle-ci ne semblait pas savoir quoi faire avec ces documents. Nous l’avons informé en anglais que ce document était le « Voucher » après la vérification auprès de sa collègue elle a pris nos documents. Compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée les chambres avaient été attitrées au préalable.
Nous n’avons pas eu d’explication de la façon de se diriger, il n’y a pas de plan du site disponible et lorsque vous arrivez sur un site en pleine noirceur, il est normal de se faire diriger un peu. Nous avons fait identifier nos bagages et nous devions les recevoir à la chambre 15-20 minutes plus tard. Nous avons pris la décision de partir à la recherche de notre chambre, à gauche ou à droite, mon intuition me disait à gauche, c’est un site immense, après un bon moment de marche, je n’étais plus sûr d’avoir pris la bonne décision, un bon samaritain (bagagiste) nous as escorté jusqu’à l’unité 42, un concierge nous accueilli en spécifiant qu’il était à sa première journée de travail et que ce serait une autre personne le lendemain.
Les 15 minutes d’attente prévues pour recevoir les bagages se sont transformées en 60 minutes d’attente après trois téléphones, le doute commençait à s’installer, finalement nous étions en vacance. Un goûter léger, pain, viande froide, assiette de fruit nous attendait à la chambre. Pour ma part cela suffisait pour d’autres clients ce fut leur première déception.
En ce qui concerne, l’accueil Royal Hideway Ensenachos a manqué vraiment son coup le samedi 21 octobre 2006, nous étions sur le site environ une centaine de client, après de plus amples connaissances au cours de la semaine, ce commentaire est revenu sur toutes les lèvres, nous avons pu l’exprimer à la deuxième représentante de Vacances d’Air Transat Mme Carole Landry. Nous n’étions pas les premiers à parler de cet aspect à améliorer au directeur du marketing de la Chaîne Occidental très présent tout au long de notre séjour.
Je me disais d’avoir la chance d’être témoin de l’amélioration une semaine plus tard soit le 28 novembre. Je dois dire que le 28 novembre entre 4.30PM soit le départ des clients de Montréal et l’arrivée du vol de Toronto vers 9.45PM il restait dans tout le site seulement 5 clients, donc il n’y avait aucune surcharge de travail.
Les clients de Toronto sont arrivés au nombre de 5 et un peu plus tard les clients de Montréal sont arrivés une cinquantaine, avec les commentaires recueillis et étant témoin, rien n’avait changé, de plus l’entrée n’est pas tellement éclairée et une dame s’est blessée en trébuchant dans les escaliers brisant sa prothèse dentaire. Ce fut le chaos un certain moment.
En résumé, cet hôtel nous déçoit en partant, nos agents de voyage nous vantent le service supérieur de l’hôtel et nous nous attendions à ce qu’une personne nous dirige vers le nouveau type de réception ou nous fasse attendre en prenant un verre, on est laissé un peu à nous même. J’ai reçu un meilleur accueil dans un motel de bas de gamme en région éloignée.
CONTINUEZ À ME LIRE, IL RESTE DU POSITIF, JE VOUS L’ASSURE.
Chambre : Nous avions une chambre au deuxième étage au bungalow 42, bien situé pour la semaine car la piscine ouverte et le restaurant était du côté Royal et je crois qu’à l’ouverture de l’hôtel les unités étaient du côté SPA qui semblent être identiques. Bien que Vacances Air Transat indique chambre Deluxe, il ne faut pas s’attendre à une suite car toutes les chambres semblent être de même catégorie avec ce grossiste à moins que vous ayez acheté un séjour avec suite ou villa. Les chambres avec vue sur la mer doivent être très limitées et avec une vue partielle seulement car les unités sont construites assez loin de la mer. Nous avions une porte patio car notre chambre était au centre, les autres chambres ont un châssis et une porte pour accéder au balcon.
En rentrant dans la chambre, petit vestibule divisé par deux portes persiennes. Une fois franchie, d’un côté une garde-robe avec porte coulissante de bonne dimension, 4 tiroirs de petites dimensions surmontées du coffre-fort programmable avec votre code secret (gratuit), un fer et une planche à repasser, un parapluie, oreiller et couverture de laine.
De l’autre côté, la fameuse salle de bain, on se sent immédiatement dans un 5 étoiles, belle cage de douche vitrée fonctionnelle, un bain avec belle robinetterie et pomme de douche, sèche-cheveux, miroir de maquillage avec de l’espace suffisant pour deux personnes, petites pièces adjacentes pour le cabinet avec un téléphone.
Nous voilà dans la chambre principale, nous avions un lit king, différentes configurations sont disponibles, table de chevet en vitre et téléphone d’un côté et petit meuble avec tiroir de l’autre côté. Chaise longue de style psychanalyse, petite table en rond avec deux fauteuils. Au centre, un grand meuble renfermant la télé, lecteur de DVD et système de son maison de bonne qualité offrant une quinzaine de chaîne télé dont une francophone. Le meuble se terminant par quatre tiroirs de bonne dimension. Bon éclairage, avec prise 220 Volts, il y a un contrôle pour la climatisation et un ventilateur au plafond. Nous n’avons pas eu de problèmes techniques hormis la présence de fourmis dans la chambre.
Il y a des serviettes en abondance de bonne qualité, deux robes de chambre, mais aucune débarbouillette n’est fournie. Les femmes de chambre font occasionnellement la chambre le soir une fois sur deux en 13 jours, ce sont les magiciennes pour transformer les serviettes en animaux, fleurs, papillons etc…
Côté négatif : la propreté pour accéder le deuxième étage laisse vraiment à désirer, nous avons pu constater que les rampes sont toujours collantes et sales, c’est carrément oublié jour après jour, les escaliers et les planchers menant aux chambres ne sont pas lavées régulièrement, nous l’avons spécifié à plusieurs reprises et nous n’étions pas les seuls à se plaindre. Nous avons pu observer pendant au moins une semaine les traces de sang laissées par une personne qui s’était blessée au pied et nous pouvions suivre les traces jusqu’à sa chambre. Nous avons constaté aussi dans notre chambre des taches sur le plancher qui sont restées durant tout notre séjour ainsi que le balai n’est pas passé souvent. En conclusion, on ne peut pas dire que c’est crotté, je dirais qu’il y a un laisser allé, bien que nous ayons suggéré de frotter un peu, rien n’est fait. Je ne sais si vous êtes d’accord mais la propreté ça n’a pas d’étoiles, mais un 5 étoiles supérieurs on s’attend à un minimum de propreté.
Piscine : La piscine ouverte et fonctionnelle était celle de la section Royale lors de notre séjour, à quelques différences la section SPA est identique. La végétation est plus luxuriante du côté SPA, mais d’ici quelques mois voir une année il n’y aura plus de différence. La piscine est grande et peu profonde, avec beaucoup de parasol, chaises longues et coussins, aucun problème avec la disponibilité étant donné que l’hôtel fonctionnait à 10% de sa capacité. A chaque extrémité un petit coin bain tourbillon, pas toujours fonctionnel, il faut demander au préposé à la piscine. Jeu d’échec, panier de basket, trois endroits pour la douche mais aucun sont fonctionnels. Un joli pont surplombe la piscine et un petit îlot avec palmier et chaise pour s’évader sur votre île déserte avec un peu d’imagination.
Section bar avec 15 sièges pour déguster un bon drink les pieds dans l’eau, servi par un personnel plus que sympathique. De l’autre côté de l’espace pour une dizaine de personnes bien au sec. Le choix de boisson est complet, incluant importations tel que Dubonnet, Licor 43, Campari, Pernod, Martini etc….
Un restaurant pouvant accueillir une cinquantaine de personnes, offre un menu à la carte assez varié, choix d’entrée, salade, repas principal veau, poulet, poisson du jour etc…
Point négatif côté piscine : les toilettes côté Madame mal entretenues pas de papier de toilette de façon régulière un cabinet sur deux étant hors de service durant tout notre séjour. Côté Monsieur, mal entretenu, séchoir à main détaché du mur pendant une grande partie de notre séjour laissant les fils électriques à découvert.
Circulation à l’intérieur du site : Vous avez la possibilité de vous faire transporter de votre chambre à la réception en appelant un chasseur, il y a beaucoup de cart sur le site et à différents usages, transport des clients, service au chambre, jardinier, il y a des vélos électriques. On peut dire qu’il y a de la circulation en tout temps, ces gens utilisent les mêmes trottoirs que les clients, à chaque moment nous devons nous tasser en bordure et marcher à la file indienne. Nos chers cubains n’ont pas la possibilité pour la plupart d’avoir un véhicule et ils en profitent au maximum. Je peux vous affirmer que certains d’entre eux sont dangereux pour les clients. Nous avons pu constater régulièrement que la majorité conduisent comme des cow-boys le soir, sans lumière et à toute vitesse. La majorité ne ralentisse pas en nous croisant, sauf un gentil monsieur qui était jardinier qui arrêtait à chaque fois qu’ils nous croisaient, un homme d’âge mûr. Je ne veux pas vous alarmer mais si l’hôtel accueille plus de touristes cet hiver, la direction de l’hôtel devra vraiment rectifier cette lacune.
Hall d’entrée : Magnifique, mais il manque une touche de propreté pour la perfection, la majorité des sites offre une gamme de photos alors je vous invite à les consulter. La réception offre un accueil assez froid et l’incompétence et l’ignorance y règnent. Il est difficile de donner une bonne note car la communication entre le personnel ne semble pas la priorité. On peut y échanger des pesos par des petites coupures, c’est un service apprécié pour distribuer des pourboires, j’ai demandé de rencontrer le directeur pour lui faire part de certains problèmes, on ne m’est jamais revenu, le service de réveil n’a pas fonctionné pour l’ensemble des clients, nous aurions pu rater un avion, une excursion, la version de l’hôtel il y a eu des problèmes avec les téléphones, mais personne n’a cru bon aller faire le service de réveil manuel (toc-toc à la porte). Compte tenu du fait que c’est un endroit fermé, c’est peu accueillant et on a l’impression de déranger.
Il y a un bar (24/24) très confortable, très accueillant, ils se font un plaisir de vous faire un café flambé. Un piano à queue se trouve à cet endroit qui en l’absence totale d’animation a été utilisé la première semaine par un gentil client nous a agrémenté nos soirées tout au long de la semaine (voir section animation un peu plus loin). Il y a un « cigare room » ouvert jusqu’à 11PM avec table de billard et fauteuil en cuir. Petite boutique adjacente pour l’achat de cigare.
Il y a une bijouterie qui était fermée lors de notre séjour, du parfum était exposé, je crois qu’avec l’affluence de la clientèle, il y aura des produits de luxe qui sera en vente (à suivre). Il y a une boutique où l’on peut acheter quelques souvenirs, croustilles, un peu de linge et boissons. Cela peut dépanner mais n’envisager pas de faire de grandes dépenses.
Il y a l’auditorium, une très belle salle de spectacle avec tout l’équipement d’éclairage, une très belle réussite. Il y a des salles de conférences bien aménagées pour recevoir des congrès, nous avons eu notre réunion d’information dans une de ces salles.
Un bel escalier en marbre digne d’un conte de princesse, nous amène au pied de la banque, qui est très efficace, service rapide, une salle pour les grossistes, une bibliothèque toujours sous clef et vérifié à plusieurs reprises, la discothèque, le restaurant italien et le restaurant asiatique.
Point négatif dans la section Hall d’entrée : encore la propreté des toilettes, mais je dois dire que c’est le pire endroit, inacceptable pour un endroit comme celui-ci, adjacent à l’auditorium un plafond sous le point de s’effondrer noirci par la moisissure et l’odeur qui vient avec, difficile à croire, je vous comprends, même phénomène près de la boutique en plein hall d’entrée de l’hôtel le plus luxueux de tout Cuba. En avant de l’hôtel, on trouvera un terrain de basket, des courts de tennis, en parfait état, tout près de là, c’est la section SPA.
Je n’ai pas utilisé les services du SPA, une gamme de service est offerte moyennant des frais supplémentaires. Tout près un gym avec des appareils neufs et peu utilisés, on peu y avoir une serviette et de l’eau. Une fois de plus les gens d’entretien n’y passe pas à tous les jours. A l’extérieur, petit jardin japonais, piscine chauffée, endroit pour l’aérobie, table de ping-pong et jeu de dames géants s’offre à nous. À côté de cet endroit il y a une autre piscine, bar et restaurant identique à quelques différences près de la section Royale. En ce moment la végétation est plus luxuriante de ce côté. Lors de notre séjour, le restaurant et le bar étaient fermé de ce côté laissant l’endroit désert.
Plage : Elle est tout à fait magnifique, on peut y accéder par la passerelle en face de la fontaine principale, une longue passerelle vous amènera au pied de la plage, on retrouvera le minuscule restaurant, hamburgers, hot-dog, sandwich au poulet délicieux ainsi que le service de bar. Si vos intentions est de prendre un verre à la plage, vous devrez marcher un bon bout aller chercher votre drink, il y a plus de 100 palapas donc plus que 1 par client, mais cet hiver ce sera différent. On passe de temps à autre pour le service au palapa. Le sable est blanc et fin, il n’y a pas de vagues en temps normal, et des petites vagues lors de grand vent comme nous avons eu quelques journées. La mer rejette ces journées-là de l’herbe qui s’accumule sur le rivage, présence de jelly-fish une journée lors de notre séjour. On peut marcher 30 minutes au maximum d’un bout à l’autre de la plage Megano, du côté Ouest se trouve une autre passerelle qui nous mène près des unités 41 et 42 et de la piscine section Royale. En face de cette passerelle, c’est l’endroit idéal pour faire de l’apnée à marée haute, avec une profondeur de 4-5 pieds, vous pouvez observer étoiles de mer et plus d’une quinzaine d’espèce de poissons. C’est merveilleux d’en voir autant et aussi facilement.
Un peu plus loin, par la plage et disons en retrait il y a le centre nautique, impossible d’y aller à pied sans sandale de bonne qualité à cause de la présence de roche volcanique, on devrait y aller de façon sécuritaire par la passerelle et par le site. Je ne comprends pas l’architecte qui a décidé de mettre en retrait les services nautiques. Les catamarans sont à la disposition des clients avec guide, pédalos, kayak, il y a des masques et tuba à la disposition.
Il y a aussi une autre plage, l’Ensenachos, elle n’est pas aménagée mais très jolie, je crois que c’est une des plus belles plage au monde. Cette plage on y accède à côté du restaurant de fruits de mer et se termine à la section des villas.
Restaurant : J’avais lu les commentaires sur le buffet du déjeuner, avec si peu de client on ne peu pas mettre en évidence un beau buffet avec des arrangements, au cours de notre séjour, la direction a disposé la nourriture de différentes façons, mais je dois avouer que le buffet du matin est très très ordinaire. Un choix de céréale en sachet, lait tiède, assortiments de jus de fruits, petit comptoir de fruits 4 variétés, les bananes ne sont pas toujours présentes, un grille pain efficace, quelques charcuteries, saumon fumé presque tout le temps et les fameux fruits en conserve que les forums de discussions soulignent régulièrement (moi aussi par tradition). Le personnel viendra vous tirer la chaise, apportera votre assiette, serviette sur les cuisses, il ne sera pas rare de vous faire demander 5 fois par matin si voulez un autre verre de jus, des fois c’est trop, mais on s’y adapte. En conclusion, le matin vous ne crèverez pas de faim, mais vous ne serez jamais ébloui.
Le restaurant italien remporte la palme d’or, belle décoration, ambiance feutrée, le choix du vin espagnol ou chilien est acceptable, voir supérieur à d’autres « resort ». Pour y avoir été à plusieurs reprises durant mon séjour puisque le buffet n’était pas ouvert à chaque jour, on peu s’inventer un menu différent tel que trois entrées de pâtes au lieu d’un repas principal, le personnel est flexible. Nous avons eu droit aux crêpes suzettes au guéridon un soir seulement. Alors je donne un 10 sur 10.
Le restaurant asiatique offre une ambiance chaleureuse, on peut demander de manger à la plaque et se faire préparer le repas par le chef devant soi, le chef cuisinier bien qu’il fasse son possible pour nous donner entière satisfaction, il réussit bien les crevettes sautées au Pernod, mais il ne faut s’attendre à un type de cuisson de type japonais. Vous pouvez manger dans une salle privée pour deux personnes, une salle privée de 4 et 6 personnes à l’écart de la salle à manger. Je dois souligner que nous avons été charmé par la gentillesse de la serveuse qui se prénomme Sonia, une personne qui s’efforce à parler français et qui a cœur le bien-être des clients.
Le restaurant de fruit de mer, vous laissera sur votre appétit, service rapide, menu fixe et la langouste à 40 pesos CUC (50$ CAN) c’est un peu exagéré, à vous de juger. L’ambiance est froide, malgré la beauté de l’endroit, ce serait un endroit magnifique pour faire une grande réception. La majorité des clients ont été déçue de l’endroit, j’y suis allé trois fois et j’ai été déçu deux fois.
En conclusion, vous mangerez bien, le service est adéquat pour la catégorie de cet hôtel, nous avons mangé une seule fois au buffet le soir, il y avait une occasion spéciale (voir section FAM TRIP) donc je ne peux pas vraiment commenter le buffet le soir.
Concierge : J’avais des attentes, je me disais que c’était la première fois que nous aurions une personne pour s’occuper des petites choses et me faire gâter un peu. Ce fût dans l’ensemble une catastrophe, je lis les autres commentaires et je suis sûr que nous avons joué de malchance et je n’ai pas couru après. Nous avons eu 6 concierges différents en 13 jours et 2 jours sans aucun concierge. Le premier soir un nouveau, rien de grave, le lendemain une personne efficace mais qui était en vacances 4 jours après, la suite c’est la catastrophe, par respect je garde les noms de ces personnes, un concierge qui avait seulement deux chambres à s’occuper aucune réservation prise pour nous le samedi, les clefs ont été désactivées le samedi au moment où nous étions 5 clients dans tout le site, on a couru pour accéder à notre chambre, par la suite plus de concierge, mais personne nous avertissait qu’il n’y en avait pas, pourtant nous avions payé pour un concierge à chaque jour. Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de concierge qui m’a frustré, c’est que l’on ne le dise pas. On s’est senti comme client de deuxième classe, nous avons eu aller à l’autre bout du site pour avoir une réservation du restaurant avec le concierge d’un autre bungalow, le concierge nous a promis plein de choses d’organiser une rencontre avec le directeur, elle nous a promis une réservation dans un autre grand restaurant (section vila) pour les désagréments, rien ne s’est fait. Le dernier concierge nous a exigé de quitter la chambre à 6.30AM le matin de notre départ, nous avons demandé pourquoi, nous prenions l’autobus à 8.20AM, alors j’ai demandé la raison de libérer la chambre 2 heures avant. Réponse vague, niaise, irresponsable, non crédibles et information non vérifiée, le ton a monté d’un cran pour la première fois de ma vie envers un membre d’un hôtel. Dans les faits, on demandait de libérer les chambres à 7.30AM ou bien c’est ce qui a été établi par la suite. C’est frustrant de faire mettre à la porte à 6.30AM. Je suis une personne calme, souriante et qui aime les gens, je pense que cette personne n’est pas à sa place.
Il n’y a pas d’intérêt pour moi d’avoir un concierge, si je dois courir auprès de la femme de ménage pour les serviettes, je ne peux pas réserver le restaurant le lendemain, seulement pour la journée, nous n’avons jamais la confirmation exacte, si nous faisons une excursion on prendra une note mais jamais une réservation officielle, si nous voulons avoir de l’eau dans le frigo, on doit appeler nous-même, je suis capable de faire tout cela, mais à qu’on bon mettre des gens qui n’ont aucune responsabilité et qui s’ennuie toute la journée. J’ai fais certains commentaires sur la propreté des lieux, on n’a rien fait. On dnous demande constamment s’il y a quelques à améliorer et lorsque l’on dit quoique ce soit, de façon très positive, rien se passe. Si j’avais eu le service auquel j’avais droit, je serais sûrement le premier à vanter la gentillesse et l’efficacité de ces personnes. Mon cas est probablement isolé, mais je garde un goût amer de l’aspect de ce service. Avec 6 concierges en 13 jours, nous ne pouvons tisser de lien avec cette personne, de plus la dernière personne a été vraiment très désagréable et impolie avec moi et mon épouse. Fin de l’histoire.
Animation et FAM TRIP : Il n’y pas eu d’animations la première semaine, à l’exception d’un touriste qui jouait du piano et qui a mis un peu d’ambiance, un soir il y avait 3 musiciens au restaurant fruit de mer, le vendredi soir, il y a eu un orchestre symphonique avec 30 musiciens qui ont joué durant une heure dans le hall. Malheureusement, on ne fait pas de promotion pour nous informer et le site est grand, alors que font nos concierges, une affiche au restaurant à la carte, ce serait si facile….Non?
Deuxième semaine : On attendais la grande visite, un groupe d’agent de voyage du Canada anglais et un petit groupe du Mexique, oups, la présence des femmes de ménage dans le hall d’entrée presque en permanence, nous avons eu droit à la langouste au buffet, selon ma petite enquête il n’y avait jamais eu de langoustes au buffet, crêpes flambées au restaurant italien seulement le soir où les agents de voyage étaient présents, orchestre symphonique à nouveau, parade de mode, visite des artisans, spectacle de danse et spectacle de musique, la grosse gomme, cours de danse à la discothèque… Je n’ai rien contre le fait que ces personnes soient servies à point, ce sont ces mêmes personnes qui vanteront le site de long et en large pour leurs clients. Mais étant témoin de la différence si marquante d’une semaine à l’autre, je me pose une question, une fois la grande visite partie, est-ce que l’on va tomber dans la même ambiance que la première.
Je pense aussi aux personnes qui sont parties la première semaine un peu déçu et qui me liront sous peu de la deuxième semaine, c’est un peu injuste.
Alors ma conclusion est la suivante, j’ai lu les commentaires des gens qui ont pris le temps de partager leurs expériences magnifiques au Royal Hideway Ensenachos, lors de leurs séjours ce printemps, cet été et un peu avant, je vous crois sur parole, vous avez été enchanté, vous avez été tolérant car l’hôtel était à ses premiers balbutiements. J’ai rencontré ces gens qui ont été tellement enchanté qu’ils sont retournés en même temps que moi et je peux vous affirmer que ces mêmes personnes sont reparties extrêmement déçu et désolés car ils ont constaté que des centaines millions ont été investies pour réaliser ce petit paradis et que ce paradis se dégrade si rapidement et qu’il partage entièrement l’opinion que j’exprime en ce moment.
Si vous en êtes à votre premier voyage dans le sud, vous n’y verrez que du feu, si vous êtes un habitué dans des hôtels plus modestes (2-3 étoiles) vous serez heureux de profiter de la beauté du site. Si vous êtes un voyageur qui a déjà fréquenté des hôtels (4-5 étoiles) et que vous payé le gros prix pour votre séjour en haute saison, vous risquez de penser que l’hôtel est sur-évalué et la déception s’installera. Si la propreté est le cadet de vos soucis, vous serez très enchanté.
Pour un hôtel qui se prétend être un hôtel 5 étoiles supérieures, ils ont l’infrastructure pour le prétendre, mais seulement avec le manque de maintenance tel que les plafonds moisis dans un hall d’entrée, le manque de papier de toilette à maintes reprises, odeurs d’égout fortes et fréquentes, le manque de propreté dans les chambres et les aires publiques, la vaisselle sales, la froideur des membres de la réception, je leur donne un 4 étoiles. C’est dommage pour cet hôtel.
La majorité des gens travaillent très fort et les gens qui sont en contact avec les clients offrent le service 6 étoiles et même plus, dommage que la direction et le personnel de soutien ne les prennent pas en exemple.
Je comprends maintenant pourquoi cet hôtel ne prend pas son élan plus vite que cela.
Heureux tout de même d’avoir été passé mes vacances à Cuba
Spécialités locales d'alcool en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Retour de l'hôtel Isla Pueblo Caribe English translation pending
Salut !
Au sujet de cet endroit belle plage, belle vagues j'ai adorer !
L'hotel le Isla nouveau n'est pas fini d'être construit ! belle chambre belle vue lorsque tu es face à la mer sinon dépotoir de l'autre côté lollll une vue sur la montagne wow super beau ! La bouffe vraiment pas bonne et pourtant je ne suis pas du tout difficile nous devons manger au Pueblo car au isla encore rien de construit ! j'ai manger des pâtes presque les 2 semaines et parfois elle n'étais pas bonne faut le faire lollllll Le resto El Ancla sur la plage qui est le bar de plage et la disco le soir est meilleur comme nourriture le poulet très bon la poisson aux herbes aussi mais pas le riz au poisson lollll
Les vénézueliens sont super gentil et sympathique !
Je dois vous dire que j'ai quand même passer de belles vacances, la température a été soso la 1ere semaines nuageux un peu de pluie presque chaque jour mais pas longtemps la 2e semaines quelques jours pas très belle surtout 1 ou il a mouiller très fort mais malgré tout j'ai apprécier à part les gens qui ont chialer souvent très souvent sur la bouffe et tout lollllll
Donc j'ai quand même apprécier ce voyage mais je ne retournerais pas à cet endroit sauf si le Isla est fini avec resto et que je sais que la bouffe est meilleur !
nous y avons fait de belles rencontre qui fût fort agréable !
linou
Au sujet de cet endroit belle plage, belle vagues j'ai adorer !
L'hotel le Isla nouveau n'est pas fini d'être construit ! belle chambre belle vue lorsque tu es face à la mer sinon dépotoir de l'autre côté lollll une vue sur la montagne wow super beau ! La bouffe vraiment pas bonne et pourtant je ne suis pas du tout difficile nous devons manger au Pueblo car au isla encore rien de construit ! j'ai manger des pâtes presque les 2 semaines et parfois elle n'étais pas bonne faut le faire lollllll Le resto El Ancla sur la plage qui est le bar de plage et la disco le soir est meilleur comme nourriture le poulet très bon la poisson aux herbes aussi mais pas le riz au poisson lollll
Les vénézueliens sont super gentil et sympathique !
Je dois vous dire que j'ai quand même passer de belles vacances, la température a été soso la 1ere semaines nuageux un peu de pluie presque chaque jour mais pas longtemps la 2e semaines quelques jours pas très belle surtout 1 ou il a mouiller très fort mais malgré tout j'ai apprécier à part les gens qui ont chialer souvent très souvent sur la bouffe et tout lollllll
Donc j'ai quand même apprécier ce voyage mais je ne retournerais pas à cet endroit sauf si le Isla est fini avec resto et que je sais que la bouffe est meilleur !
nous y avons fait de belles rencontre qui fût fort agréable !
linou
De retour d'Inde (Rajasthan, Agra, Varanasi, Darjeeling, Kérala...) English translation pending
salut!
je voulais juste signaler, si certains ont des questions, que je reviens de 2 mois en inde j'ai fait le rahjastan (udaipur, jodhpur, jaisalmer, jaipur), le taj, varanasi, darjeeling, quelques plages (varkala, cochin, palolem), et bombay qui est la seule grande ville que j'ai appreciee (j'ai aussi fait dehli et calcutta en coup de vent), le tout en train...
je n'est donc pas eu le temps de connaitre ces endroits comme ceux qui y passe plusieurs semaines, mais je n'ai pas l'impression d'etre partie trop tot d'un endroit. en tout cas ca m'a convenu. par contre si je devais y retourner j'eliminerai calcutta, dehli et jaipur.
je ne sais pas si j'y retournerai, mais ce pays est a faire au moins une fois, la bas j'y ai compris beaucoup de choses sur notre mode de vie occidentale, sur moi. je conseillerais a n'importe qui d'y aller. j'ai adoré le rahjastan (meme si les touristes y sont un peu trop harcelés), varanasi est incontournable on pourrait y passer des mois a observer cette ville sans s'ennuyer, c'est vraiment un monde parallele, et le kerala une detente totale apres le nord bouillonnant.
voyager en train en inde est facile si on est patient dans les queues pour acheter les billets, nous on a essentiellement pris des trains de nuit.
je m'etais tellement preparee au choc culturel a l'arrivee que je l'ai tres peu senti, par contre de retour en france, je ne m'y attendais pas et j'ai mis une semaine a me rappeler ce qu'etait ma vie avant.
bref je reviens d'inde avec des souvenirs et des anecdotes que je n'aurais jamais penser vivre, je suis aussi plus forte, plus consciente des faiblesses de notre societe, je me sens mieux, la vie est belle.......enfin faut y aller quoi!! 🙂
je vous joins une photo d'un joyeux dromadaire a jaisalmer..
je voulais juste signaler, si certains ont des questions, que je reviens de 2 mois en inde j'ai fait le rahjastan (udaipur, jodhpur, jaisalmer, jaipur), le taj, varanasi, darjeeling, quelques plages (varkala, cochin, palolem), et bombay qui est la seule grande ville que j'ai appreciee (j'ai aussi fait dehli et calcutta en coup de vent), le tout en train...
je n'est donc pas eu le temps de connaitre ces endroits comme ceux qui y passe plusieurs semaines, mais je n'ai pas l'impression d'etre partie trop tot d'un endroit. en tout cas ca m'a convenu. par contre si je devais y retourner j'eliminerai calcutta, dehli et jaipur.
je ne sais pas si j'y retournerai, mais ce pays est a faire au moins une fois, la bas j'y ai compris beaucoup de choses sur notre mode de vie occidentale, sur moi. je conseillerais a n'importe qui d'y aller. j'ai adoré le rahjastan (meme si les touristes y sont un peu trop harcelés), varanasi est incontournable on pourrait y passer des mois a observer cette ville sans s'ennuyer, c'est vraiment un monde parallele, et le kerala une detente totale apres le nord bouillonnant.
voyager en train en inde est facile si on est patient dans les queues pour acheter les billets, nous on a essentiellement pris des trains de nuit.
je m'etais tellement preparee au choc culturel a l'arrivee que je l'ai tres peu senti, par contre de retour en france, je ne m'y attendais pas et j'ai mis une semaine a me rappeler ce qu'etait ma vie avant.
bref je reviens d'inde avec des souvenirs et des anecdotes que je n'aurais jamais penser vivre, je suis aussi plus forte, plus consciente des faiblesses de notre societe, je me sens mieux, la vie est belle.......enfin faut y aller quoi!! 🙂
je vous joins une photo d'un joyeux dromadaire a jaisalmer..
Les petites "galères"? English translation pending
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
New adventures from Perpignan to Ranchi (Jharkhand)
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Southwest Part 2: 55 Days in Colorado, New Mexico, Arizona, Nevada, and Utah
This travel journal is the second part of the trip whose first part you can find here: 1st part...
Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...





Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...




