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Amphawa hors jours de marché flottant (Thaïlande) English translation pending
J'ai envie de passer quelques jours à Amphawa mais en semaine quand la foule est partie et m'imprégner ainsi de la vie locale ....toutefois cela m'a l'air compliqué de s'y rendre justement hors week-end, certains bus ne fonctionnant que les jours de marché.
Est ce que vous pouvez me préciser comment s'y rendre de Bangkok le plus simplement possible ?
Je prends aussi vos infos sur la ville.
Badlands national park – Sage Creek Rim Road en camping-car English translation pending
Bonjour,
Au mois de septembre je compte visiter le "Park National ds Badlands" en camping-car, j’aimerai après avoir parcouru la « Badlands Loop Road » enchaîner sur la « Creek Rim Road » qui a l‘air sympa, mais je n’arrive pas à savoir si elle est vraiment praticable avec un camping-car sans aucun risques!!!
Merci par avance de vos réponses
GR20 est-ce que j'ai tout bon? English translation pending
Bonjour!
Je suis en train de finaliser mes préparatifs pour une rando de 15 jours sur le GR20 direction Nord-Sud.
J'ai beaucoup regardé les topics à ce propos sur le forum et demandé pas mal de conseils. Je voulais juste avoir au cas ou quelques conseils et éviter d'oublier quelquechose d'important en vous sollicitant.
Voici un peu ce que j'ai préparé.
Départ 2 août Paris > Calvi arrivée 15h20 Détente jusqu'au bus de 20h30 en direction de Calenzana (horaire trouvé sur ce site : http://www.corsicabus.org/...i/CLY_Calenzana.html) Nuit : Camping au Gite de Calenzana 5H30 : Départ pour la première Etape.
Je n'ai pas encore pris mon billet retour au cas ou j'ai besoin/envie de me reposer.
Mon équipement :
- Sac Millet 55+10L Khumbu 2.2kg - Tente 2 personne MSR 1,5kg - Baton carbon ajustable - Sac de couchage Laffuma leger 200gr - Matela auto-gonflant Thermarest neoair 630gr - Serviette microfibre L - Brosse à dent - dentifrice - petite lingette x50 (très compact) cheveux + corps + lessive - Rechaud Crux lite 72 gr - Bonbonne de gaz 1h45 à acheter en corse (impossible dans l'avion) - 2 paires de chaussettes en laine (le vendeur m'a dit que je devais les laver tous les 3 jours) - Chaussure de rando Nazcat GTX - Petit couteau suisse suffisant (couteau, scie, ouvre boite, tourne vis, ciseau ..) - 2 briquet tempête - Topguide - 10 Repas lyophilisé - 10 Barres energetique - Camelback isoterme 3 litre - Filtre à eau Katadyn - 4 boxer - 3 teeshirt - 1 polaire - 1 K-way en Goretex - 2 short - petite trousse de soin - lampe frontale - Appareil photo - 250€ en billets de 10€ pour les Refuges + Nourriture durant la rando.
ajout 1 : - Lunette de soleil - crème solaire - casquette
ajout 2 : - Paire de chaussure legère
ajout 3 : - telephone - iPad Mini - Batterie externe 12000
Pour préparer mes pieds j'ai vu qu'il y avait un produit "NOK Anti-frottement" je pense l'appliquer à partir de demain.
J'ai réservé mes deux premiers emplacements dans les Refuges (tente)
Qu'en pensez vous? Ai-je oublié quelque chose ? Des conseils, peut être des choses à enlever/ ajouter ?
Merci d'avance!
Pavlé
Je suis en train de finaliser mes préparatifs pour une rando de 15 jours sur le GR20 direction Nord-Sud.
J'ai beaucoup regardé les topics à ce propos sur le forum et demandé pas mal de conseils. Je voulais juste avoir au cas ou quelques conseils et éviter d'oublier quelquechose d'important en vous sollicitant.
Voici un peu ce que j'ai préparé.
Départ 2 août Paris > Calvi arrivée 15h20 Détente jusqu'au bus de 20h30 en direction de Calenzana (horaire trouvé sur ce site : http://www.corsicabus.org/...i/CLY_Calenzana.html) Nuit : Camping au Gite de Calenzana 5H30 : Départ pour la première Etape.
Je n'ai pas encore pris mon billet retour au cas ou j'ai besoin/envie de me reposer.
Mon équipement :
- Sac Millet 55+10L Khumbu 2.2kg - Tente 2 personne MSR 1,5kg - Baton carbon ajustable - Sac de couchage Laffuma leger 200gr - Matela auto-gonflant Thermarest neoair 630gr - Serviette microfibre L - Brosse à dent - dentifrice - petite lingette x50 (très compact) cheveux + corps + lessive - Rechaud Crux lite 72 gr - Bonbonne de gaz 1h45 à acheter en corse (impossible dans l'avion) - 2 paires de chaussettes en laine (le vendeur m'a dit que je devais les laver tous les 3 jours) - Chaussure de rando Nazcat GTX - Petit couteau suisse suffisant (couteau, scie, ouvre boite, tourne vis, ciseau ..) - 2 briquet tempête - Topguide - 10 Repas lyophilisé - 10 Barres energetique - Camelback isoterme 3 litre - Filtre à eau Katadyn - 4 boxer - 3 teeshirt - 1 polaire - 1 K-way en Goretex - 2 short - petite trousse de soin - lampe frontale - Appareil photo - 250€ en billets de 10€ pour les Refuges + Nourriture durant la rando.
ajout 1 : - Lunette de soleil - crème solaire - casquette
ajout 2 : - Paire de chaussure legère
ajout 3 : - telephone - iPad Mini - Batterie externe 12000
Pour préparer mes pieds j'ai vu qu'il y avait un produit "NOK Anti-frottement" je pense l'appliquer à partir de demain.
J'ai réservé mes deux premiers emplacements dans les Refuges (tente)
Qu'en pensez vous? Ai-je oublié quelque chose ? Des conseils, peut être des choses à enlever/ ajouter ?
Merci d'avance!
Pavlé
Trip moto Bruxelles - Singapour English translation pending
Bonjour,
Nouveau sur ce forum, je me lance et souhaite receuillir vos impressions et conseils.
Je souhaite rallier Bruxelles à Singapour pour rejoindre mon frère et avec lui visiter le vietnam. J'envisage de passer par l'Iran et le Pakistan. Je ne souhaite pas forcément trop m’arrêter dans ces deux pays (même si ceux ci en valent surement le détour) et ne dispose que de 4 semaines pour faire le trajet aller (hors Vietnam) (travail oblige). Pensez vous qu'il soit réaliste d'envisager les 10000km en 4 semaines. La moto est une BMW R1200GS Adventure (donc confortable et puissante). Merci pour votre aide
Laurent
Nouveau sur ce forum, je me lance et souhaite receuillir vos impressions et conseils.
Je souhaite rallier Bruxelles à Singapour pour rejoindre mon frère et avec lui visiter le vietnam. J'envisage de passer par l'Iran et le Pakistan. Je ne souhaite pas forcément trop m’arrêter dans ces deux pays (même si ceux ci en valent surement le détour) et ne dispose que de 4 semaines pour faire le trajet aller (hors Vietnam) (travail oblige). Pensez vous qu'il soit réaliste d'envisager les 10000km en 4 semaines. La moto est une BMW R1200GS Adventure (donc confortable et puissante). Merci pour votre aide
Laurent
Itinéraire 2 semaines au Rajasthan en août English translation pending
Chers tous !
Je nous présente, Marion & Flo, nous partons le 9 Août prochain pour le Rajasthan pour une durée de 15 jours sur place, soit jusqu'au dimanche 24 Août.
Nous sommes au courant que 15 jours laissent peu de place au farniente. De ce fait nous souhaitons trouver le bon équilibre pour avoir la sensation d'aborder les immanquables de cette province sans avoir l'impression de survoler chaque endroit et de se presser.
Après quelques recherches sur des sujets similaires, j'ai une idée d'itinéraire ou du moins d'étapes à suivre. Libre à vous de critiquer cet itinéraire afin de nous aider dans l'organisation.
1ère étape, Jaisalmer & Jodphur du 10/08 au 15/08 = 2 options
1) Delhi - Jaisalmer : train de nuit d'une durée de 17h 2) Delhi - Jodphur : 1h30 de vol depuis Delhi puis train de nuit d'une durée de 6h pour Jasailmer. Visite de Jodphur en deux temps.
Que conseillez-vous pour cette étape en matière de transport ?
Etape Jaisalmer : 3 jours Etape Jodphur : 2 jours
2ème étape, Udaipur, du 15 au 18/08 :
Jaisalmer - Udaipur = j'ai pas trouvé de transport Jaisalmer - Jodphur = 5h de train Jodphur - Udaipur : bus durée 6h, pas de train visiblement
Etape Udaipur : 2 jours
3ème étape, Bundi, du 18 au 20/08
Udaipur - Bundi : train, durée 4 heures
J'ai pu parcourir sur divers forum que cette escale était authentique, on n'y voit pas affluer des cars de touristes comme dans les autres villes. Merci de m'éclairer et me dire si pour 15 jours c'est cohérent d'inclure cet arrêt.
4ème étape, Jaipur, du 21 au 22/08
Kota Junction (37km de Bundi) - Jaipur : entre 4 et 5h de bus
IDEM Bundi : merci de nous informer sur la pertinence de cet arrêt, visiblement cet étape est en option dans de nombreux itinéraire que j'ai pu lire.
5ème étape, Agra, du 22 au 23/08
Jaipur - Agra : entre 3 et 4h de train, nombreux départs
Suite à lecture de certains commentaires, j'ai cru comprendre qu'il n'était pas nécessaire de passer 2 jours à Agra. Nous souhaiterions tout de même y passer la nuit pour pouvoir voir le Taj Mahal le soir et y revenir au petit matin.
Retour à Delhi le 23/08
Agra - Delhi : entre 2 et 3h, nombreux départs
Avion retour en France le 23/08 à 21h
J'ai peut être conscience qu'une étape doit sauter pour laisser la place à l'imprévu, j'attends l'avis d'experts pour cela ;-) En vous remerciant par avance pour vos conseils !
Flo
Je nous présente, Marion & Flo, nous partons le 9 Août prochain pour le Rajasthan pour une durée de 15 jours sur place, soit jusqu'au dimanche 24 Août.
Nous sommes au courant que 15 jours laissent peu de place au farniente. De ce fait nous souhaitons trouver le bon équilibre pour avoir la sensation d'aborder les immanquables de cette province sans avoir l'impression de survoler chaque endroit et de se presser.
Après quelques recherches sur des sujets similaires, j'ai une idée d'itinéraire ou du moins d'étapes à suivre. Libre à vous de critiquer cet itinéraire afin de nous aider dans l'organisation.
1ère étape, Jaisalmer & Jodphur du 10/08 au 15/08 = 2 options
1) Delhi - Jaisalmer : train de nuit d'une durée de 17h 2) Delhi - Jodphur : 1h30 de vol depuis Delhi puis train de nuit d'une durée de 6h pour Jasailmer. Visite de Jodphur en deux temps.
Que conseillez-vous pour cette étape en matière de transport ?
Etape Jaisalmer : 3 jours Etape Jodphur : 2 jours
2ème étape, Udaipur, du 15 au 18/08 :
Jaisalmer - Udaipur = j'ai pas trouvé de transport Jaisalmer - Jodphur = 5h de train Jodphur - Udaipur : bus durée 6h, pas de train visiblement
Etape Udaipur : 2 jours
3ème étape, Bundi, du 18 au 20/08
Udaipur - Bundi : train, durée 4 heures
J'ai pu parcourir sur divers forum que cette escale était authentique, on n'y voit pas affluer des cars de touristes comme dans les autres villes. Merci de m'éclairer et me dire si pour 15 jours c'est cohérent d'inclure cet arrêt.
4ème étape, Jaipur, du 21 au 22/08
Kota Junction (37km de Bundi) - Jaipur : entre 4 et 5h de bus
IDEM Bundi : merci de nous informer sur la pertinence de cet arrêt, visiblement cet étape est en option dans de nombreux itinéraire que j'ai pu lire.
5ème étape, Agra, du 22 au 23/08
Jaipur - Agra : entre 3 et 4h de train, nombreux départs
Suite à lecture de certains commentaires, j'ai cru comprendre qu'il n'était pas nécessaire de passer 2 jours à Agra. Nous souhaiterions tout de même y passer la nuit pour pouvoir voir le Taj Mahal le soir et y revenir au petit matin.
Retour à Delhi le 23/08
Agra - Delhi : entre 2 et 3h, nombreux départs
Avion retour en France le 23/08 à 21h
J'ai peut être conscience qu'une étape doit sauter pour laisser la place à l'imprévu, j'attends l'avis d'experts pour cela ;-) En vous remerciant par avance pour vos conseils !
Flo
Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Retour en France en 4 mois English translation pending
Bonjour à tout le monde ,
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .
Séjour Naples, Capri et Pompéi English translation pending
Bonjour,
Je me prépare à partir cinq jours à Naples, et j'aurais besoin des lumières de ceux d'entre vous qui connaissent déjà... Je n'arrive en effet pas à trouver certaines infos ! Sur les cinq jours à Naples je pense en consacrer 2 à la visite de la ville, 1 à la visite de Capri et la dernière à la découverte du Vésuve et de Pompéi (le 5è jour, je suis de mariage ! ;-)) Mes questions sont les suivantes :
- Faire le Vésuve et Pompéi le même jour, cela vous semble-t-il faisable ? Me conseillez-vous d'aller à Pompéi et de là de prendre le bus pour le Vésuve, ou de prendre le train pour Herculanum puis le bus pour le Vésuve ? Je pensais faire le Vésuve le matin et Pompéi l'après-midi, cela vous semble-t-il logique ou pensez-vous que l'inverse est mieux ?
- Concernant Capri, je pense partir de Naples par le ferry Caremar de 7H25 et revenir en TMV à 20H15, ce qui me laisse 11 heure sur place. Faut-il acheter les billets de ferry à l'avance, ou le matin même au port ? Sur place, je voudrais aller visiter la grotte bleue puis monter sur le mont Solaro, faut-il réserver le bteau pour la grotte à l'avance ? Y a-t-il beaucoup de bus entre Capri et Anacapri ?
Merci pour votre aide !
Je me prépare à partir cinq jours à Naples, et j'aurais besoin des lumières de ceux d'entre vous qui connaissent déjà... Je n'arrive en effet pas à trouver certaines infos ! Sur les cinq jours à Naples je pense en consacrer 2 à la visite de la ville, 1 à la visite de Capri et la dernière à la découverte du Vésuve et de Pompéi (le 5è jour, je suis de mariage ! ;-)) Mes questions sont les suivantes :
- Faire le Vésuve et Pompéi le même jour, cela vous semble-t-il faisable ? Me conseillez-vous d'aller à Pompéi et de là de prendre le bus pour le Vésuve, ou de prendre le train pour Herculanum puis le bus pour le Vésuve ? Je pensais faire le Vésuve le matin et Pompéi l'après-midi, cela vous semble-t-il logique ou pensez-vous que l'inverse est mieux ?
- Concernant Capri, je pense partir de Naples par le ferry Caremar de 7H25 et revenir en TMV à 20H15, ce qui me laisse 11 heure sur place. Faut-il acheter les billets de ferry à l'avance, ou le matin même au port ? Sur place, je voudrais aller visiter la grotte bleue puis monter sur le mont Solaro, faut-il réserver le bteau pour la grotte à l'avance ? Y a-t-il beaucoup de bus entre Capri et Anacapri ?
Merci pour votre aide !
Premier séjour à Cuba 12 jours English translation pending
Bonjour,
Je commence à effectuer mes recherches pour un séjour de 12 jours.
Nous pensons effectuer 2/3 jours sur la havane, ensuite Vinales 1/2 jours, peut etre Trinidad 2 jours en casa. Ensuite nous aimerions finir notre séjour par un repos sur un cayo ou ile de la jeunesse. J'ai lu que certains hotels etaient uniquement italiens ? Es ce une pratique courante ? La période sera fin décembre, pourriez vous me donner vos avis et conseils pour ce séjour?
Je suis à la recherche de grafs donc si vous connaissez les lieux ou je pourrais en découvrir de jolis merci. Nous sommes aussi à la recherche de beaux spots de couchers et levers de soleil. Quelles compagnies faut il privilégier sachant que nous n'avons pas envie de partir de Paris. Merci à tous
Je commence à effectuer mes recherches pour un séjour de 12 jours.
Nous pensons effectuer 2/3 jours sur la havane, ensuite Vinales 1/2 jours, peut etre Trinidad 2 jours en casa. Ensuite nous aimerions finir notre séjour par un repos sur un cayo ou ile de la jeunesse. J'ai lu que certains hotels etaient uniquement italiens ? Es ce une pratique courante ? La période sera fin décembre, pourriez vous me donner vos avis et conseils pour ce séjour?
Je suis à la recherche de grafs donc si vous connaissez les lieux ou je pourrais en découvrir de jolis merci. Nous sommes aussi à la recherche de beaux spots de couchers et levers de soleil. Quelles compagnies faut il privilégier sachant que nous n'avons pas envie de partir de Paris. Merci à tous
Koh Phi Phi ou Bali: lequel choisir? English translation pending
Bonjour,
je cherche a partir dans un endroit paradisiaque (bora bora cest juste hors budget aie)
j'hesite entre kho phi phi et bali, je sais je sais cest hyper touristique comme ile mais bon c'est la vie.
Entre kho phi phi et bali (en mettant à part les nombreux touristes lol) lequel est plus "joli" au niveau des plages qui à le décors le plus paradisiaque ?
mille merci pour vos réponses 🙂
belle journée
Trek du Langtang: avis sur l'itinéraire English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous partons à 2 au Népal fin octobre début novembre. Nous prévoyons un trek dans le Langtang et nous demandons si nous pouvons y ajouter les lacs de Gosaïkund voire même l'Helambu pour s'éviter un 2ème trajet périlleux de 9h en bus.
J'ai vu que certains connaissent très bien cette région (ce forum est une mine d'or) et j'ai besoin de conseils.
A noter : nous sommes de bons marcheurs, habitués des treks sur plusieurs jours et des terrains montagneux (pas aussi haut cependant) ou escarpés. Nous pouvons avaler une ou deux très grosses étapes mais ne souhaitons pas tout faire au pas de course non plus. Nous serons sans guide ni porteur.
Itinéraire n°1 : Langtang classique J1 : KTM Syabru besi (en bus) J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa J5 : Tesrgo Ri depuis Kyanjing Gompa J6 : Excursion vers Langshisha Karkha J7 : Kynajing Gompa - Lama hotel J8 : Lama hotel - Syabru besi (ou dhunche pour moins de bus) J9 : Retour à KTM J10 11 12 : Visite de KTM et sa vallée
Ce premier itinéraire a le mérite de se faire tranquillement, nous permet de nous consacrer au Langtang avec 3 nuits à Kyanjing Gompa et sans grosse étape.
Itinéraire n°2 : Langtang + Lacs de Gosaïkund J1 : KTM - Syabru besi J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa J5 : Tsergo Ri J6 : Kyanjing Gompa - Lama hotel (ou Syarpa Gaun?) J7 : Lama hotel - Shing Gompa (j'ai souvent lu que les trekkeurs faisait une étape supplémentaire à Thulo syabru...) J8 : Shing Gompa - Lac de Gosaïkund J9 : Lac de Gosaïkund - Dhunche (ou Syabru besi : quel est le plus court? est-ce faisable?) J10 : Retour à KTM J11 et 12 : Visite de KTM
Cet itinéraire est-il envisageable en l'état? Faut-il revoir des étapes tout en gardant le même nombre de jours? Est-ce qu-il vaut mieux prendre son temps à Kyanjing Gompa et gagner une journée pour visiter KTM (itinéraire 1).
Itinéraire 3 : A principalement pour but d'éviter le long retour en bus (mon amie l'appréhende un peu à la lecture des différents récits). J1 : KTM - Syabru besi J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa (avec ascension du Kyanjing Ri?) J5 : Kyanjing Gompa - Lama hotel J6 : Lama hotel - Thulo syabru J7 : Thulo Syabru - Shing Gompa J8 : Shing Gompa - Tharepati (pas trop gros??) J9 : Tharepati - Sundarijal (pas trop gros?) J10 11 12 : Visite de KTM
Sur ce dernier itinéraire, nous pouvons envisager une journée supplémentaire mais si nous aimerions avoir 3 jours pour KTM. N'est ce pas trop chargé? Trop pressé? Je regrette sur cet itinéraire de ne pas faire le Tsergo Ri. Y-a-t-il des étapes à allonger ou à raccourcir?
Quel itinéraire est le meilleur? Sont-ils tous réalisables?
Cela fait beaucoup de questions et je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Guillaume
Nous partons à 2 au Népal fin octobre début novembre. Nous prévoyons un trek dans le Langtang et nous demandons si nous pouvons y ajouter les lacs de Gosaïkund voire même l'Helambu pour s'éviter un 2ème trajet périlleux de 9h en bus.
J'ai vu que certains connaissent très bien cette région (ce forum est une mine d'or) et j'ai besoin de conseils.
A noter : nous sommes de bons marcheurs, habitués des treks sur plusieurs jours et des terrains montagneux (pas aussi haut cependant) ou escarpés. Nous pouvons avaler une ou deux très grosses étapes mais ne souhaitons pas tout faire au pas de course non plus. Nous serons sans guide ni porteur.
Itinéraire n°1 : Langtang classique J1 : KTM Syabru besi (en bus) J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa J5 : Tesrgo Ri depuis Kyanjing Gompa J6 : Excursion vers Langshisha Karkha J7 : Kynajing Gompa - Lama hotel J8 : Lama hotel - Syabru besi (ou dhunche pour moins de bus) J9 : Retour à KTM J10 11 12 : Visite de KTM et sa vallée
Ce premier itinéraire a le mérite de se faire tranquillement, nous permet de nous consacrer au Langtang avec 3 nuits à Kyanjing Gompa et sans grosse étape.
Itinéraire n°2 : Langtang + Lacs de Gosaïkund J1 : KTM - Syabru besi J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa J5 : Tsergo Ri J6 : Kyanjing Gompa - Lama hotel (ou Syarpa Gaun?) J7 : Lama hotel - Shing Gompa (j'ai souvent lu que les trekkeurs faisait une étape supplémentaire à Thulo syabru...) J8 : Shing Gompa - Lac de Gosaïkund J9 : Lac de Gosaïkund - Dhunche (ou Syabru besi : quel est le plus court? est-ce faisable?) J10 : Retour à KTM J11 et 12 : Visite de KTM
Cet itinéraire est-il envisageable en l'état? Faut-il revoir des étapes tout en gardant le même nombre de jours? Est-ce qu-il vaut mieux prendre son temps à Kyanjing Gompa et gagner une journée pour visiter KTM (itinéraire 1).
Itinéraire 3 : A principalement pour but d'éviter le long retour en bus (mon amie l'appréhende un peu à la lecture des différents récits). J1 : KTM - Syabru besi J2 : Syabru besi - Lama hotel J3 : Lama hotel - Langtang J4 : Langtang - Kyanjing Gompa (avec ascension du Kyanjing Ri?) J5 : Kyanjing Gompa - Lama hotel J6 : Lama hotel - Thulo syabru J7 : Thulo Syabru - Shing Gompa J8 : Shing Gompa - Tharepati (pas trop gros??) J9 : Tharepati - Sundarijal (pas trop gros?) J10 11 12 : Visite de KTM
Sur ce dernier itinéraire, nous pouvons envisager une journée supplémentaire mais si nous aimerions avoir 3 jours pour KTM. N'est ce pas trop chargé? Trop pressé? Je regrette sur cet itinéraire de ne pas faire le Tsergo Ri. Y-a-t-il des étapes à allonger ou à raccourcir?
Quel itinéraire est le meilleur? Sont-ils tous réalisables?
Cela fait beaucoup de questions et je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Guillaume
Croisière "Moyen-Orient" 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis intéressé par la croisière "moyen-orient" sur le Costa Mediterranea ou le NeoRiviera en janvier 2016 au départ de Dubaï. Elles feront escale à Dubaï ; Abu Dhabi et Mascate (Oman)
Qui pourrait me donner un ordre de prix pour le vol au départ de Bruxelles, Lille ou Paris ?
Quelles différences y a t il entre les bateaux classiques et ceux de la NeoCollection ? Hormis le prix des forfaits boissons.
Nous avons jusqu'ici fais deux croisières en méditerranée. La 1ere sur le Fascinosa et la seconde sur le Favolosa.
Éventuellement, si quelqu'un a des infos/tuyaux sur les escales, je suis preneur.
Merci.
Je suis intéressé par la croisière "moyen-orient" sur le Costa Mediterranea ou le NeoRiviera en janvier 2016 au départ de Dubaï. Elles feront escale à Dubaï ; Abu Dhabi et Mascate (Oman)
Qui pourrait me donner un ordre de prix pour le vol au départ de Bruxelles, Lille ou Paris ?
Quelles différences y a t il entre les bateaux classiques et ceux de la NeoCollection ? Hormis le prix des forfaits boissons.
Nous avons jusqu'ici fais deux croisières en méditerranée. La 1ere sur le Fascinosa et la seconde sur le Favolosa.
Éventuellement, si quelqu'un a des infos/tuyaux sur les escales, je suis preneur.
Merci.
Retour sur la Mahakam English translation pending
Selamat sore
J'arrive de 5 jours sur la Mahakam.
Le bateau ( Kapal biasa) par chaque jour de Samarinda a 7 heure du matin.
Nous avons passe la journée sur le bateau et sommes arrivés vers 17 h a Muara Muntai. Nous avons passe la nuit dans un hôtel local: basique très propre. Pour manger c'est au warung local( très bon).
Le lendemain départ en ces pour Jantur, puis traversée de Lac Jempang, remontée de la rivière Ohong( au milieu de la forêt)
Visite de la maison longue de Mancong ou nous assistons à une cérémonie avec danse, combat de coq et sacrifice d'un cochon. Ensuite nuit dans une maison longue a Tanjui Isuy.
Le lendemain visite du village puis ces pour retourner vers la Mahakam et reprendre le Kapal biasa en direction de Melak. Arrivée vers 1h du matin. Nous rejoignons l'hôtel Flamboyan qui n'est pas si Flamboyant.. Le matin visite du parc des orchidées noires, puis d'une maison longue et enfin la cascade Amboasa.
En fin de journée vers 18h30 nous avons pris le bateau et sommes arrivés le lendemain vers 10h a Samarinda.
Tout ce voyage avec un guide local: super expérience
A dispo pour plus d'infos.
Nous avons partagé le voyage avec un couple d'espagnol. Nous avons croise 4 touristes, tous accompagné de guides.
Sans parle bahasa actuellement ce voyage semble difficilement réalisable mais pas impossible.
Toronto et Niagara Falls English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 7 et 8 ans. Nous arrivons à Toronto ( Billy bishop ) mi août pour 10 jours. Pour l'instant nous pensons faire 5 nuits à Toronto , 4 nuits à Niagara et la dernière nuit à Toronto pour reprendre l'avion.
J'ai plusieurs questions : Quel quartier choisir pour loger à Toronto? Une voiture est elle indispensable? A niagara plutôt proche des chutes?
Comme activité nous pensions faire CN toper, visite des différents quartiers, parc d'attraction. A niagara marine land, l'excursion en bateau pour voir les chutes. Avez vous d'autres suggestions? Nous avez vu qu'il était possible de visiter des vignes de vin de glace , avez vous des vignes à nous conseiller? Est ce possible de visiter avec des enfants?
Merci de vos précieux conseils.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 7 et 8 ans. Nous arrivons à Toronto ( Billy bishop ) mi août pour 10 jours. Pour l'instant nous pensons faire 5 nuits à Toronto , 4 nuits à Niagara et la dernière nuit à Toronto pour reprendre l'avion.
J'ai plusieurs questions : Quel quartier choisir pour loger à Toronto? Une voiture est elle indispensable? A niagara plutôt proche des chutes?
Comme activité nous pensions faire CN toper, visite des différents quartiers, parc d'attraction. A niagara marine land, l'excursion en bateau pour voir les chutes. Avez vous d'autres suggestions? Nous avez vu qu'il était possible de visiter des vignes de vin de glace , avez vous des vignes à nous conseiller? Est ce possible de visiter avec des enfants?
Merci de vos précieux conseils.
Budget pour deux semaines en Thaïlande English translation pending
bonjour tout le monde , j'aimerai savoir s'y avec un budget d'environ 100 e par jour moi et ma copine pouvons faire Bangkok Pattaya puis Pattaya koh samet koh samet koh chang puis chemin inverse en repassant par Pattaya et derniere nuit sur Bangkok ?? car les première fois en partant en célibataire j'ai exploser le budget.... !! alors s'y vous pouvez me donner des bons hotel ou conseil sur ces destinations sa serait top aussi ! merci d'avance et niveau meteo debut octobre sa crain pas trop ?? (je part du 28 septembre o 13 octobre .... (pas cher !!)
Bon plan d'hôtel sur Bogota English translation pending
Bonjour à tous, je pars en Colombie au mois de novembre prochain et suis à la recherche de bons plans niveau qualité prix sur Bogota.En effet c'est une ville(et je ne suis pas un grand fan de villes à vrai dire) qui à l'air particulièrement grande et comme il n'y à pas vraiment de guide comme le routard, ce que je constate avec désolation.J'aurais voulu pouvoir profiter de l'expérience de routards qui y sont déja passés.Et par la mème occasion avoir des infos sur les incontournables de cette ville, les endroits à faire, les lieux à éviter, tout ce qui peu ètre utile en tout cas.Merci d'avance à tous ceux qui répondent via ce site car c'est top de partager les différentes expérience.Bonne route à vous tous!!!!
Jeu des mots- 5 ème édition English translation pending
La suite...
Arnaque à la sortie de la gare de l'Est English translation pending
arnaque à la bague ; aller sur le net et vous verrez le mode opératoire .je ne connaissais pas mais une " brave dame" a essayé sur moi.(pas de chance pour elle je n'ai pas voulu la prendre ) .mais sur le moment j'ai continué à manger mon sandwich et c'est avec le recul que je me suis dit que c'était une arnaque ....et en cherchant sur Google j'ai eu ma réponse .
Postes-frontières nord-est Thaïlande / Cambodge English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans quelques jours pour la Thaïlande et le Cambodge. Nous arriverons à Bangkok et nous rendrons passer quelques jours à Ayutthaya puis à Khao Yai. De là, nous souhaiterions rejoindre le Cambodge. Quel poste frontière utiliser: - Chong Chom ? - Chong Sa-Ngam ??? Dans les guides du routard et dans le lonely, il est difficile d'avoir une explication claire. Merci d'avance.
Nous partons dans quelques jours pour la Thaïlande et le Cambodge. Nous arriverons à Bangkok et nous rendrons passer quelques jours à Ayutthaya puis à Khao Yai. De là, nous souhaiterions rejoindre le Cambodge. Quel poste frontière utiliser: - Chong Chom ? - Chong Sa-Ngam ??? Dans les guides du routard et dans le lonely, il est difficile d'avoir une explication claire. Merci d'avance.
Meilleure période pour Cancun English translation pending
Bonjour,
En partance de la ville de Québec pour Cancún avec ma jeune famille (2 adultes, et 2 enfants), je me cherche un petit forfait d'une semaine pour un petit budget. Donc, je viens vous demander si je peux m'en tirer avec moins de 2000$ ou est-ce que je rêve ?
Pour la période, je suis assez flexible, entre septembre et décembre. Bien sûr, je me cherche un hôtel sympa, pas trop loin de la plage.
Est-ce que pour quelqu'un qui veut faire de la plage, et un peu de visite touristique, Cancún peut faire l'affaire ?
Merci pour vos précieux conseils
En partance de la ville de Québec pour Cancún avec ma jeune famille (2 adultes, et 2 enfants), je me cherche un petit forfait d'une semaine pour un petit budget. Donc, je viens vous demander si je peux m'en tirer avec moins de 2000$ ou est-ce que je rêve ?
Pour la période, je suis assez flexible, entre septembre et décembre. Bien sûr, je me cherche un hôtel sympa, pas trop loin de la plage.
Est-ce que pour quelqu'un qui veut faire de la plage, et un peu de visite touristique, Cancún peut faire l'affaire ?
Merci pour vos précieux conseils
Avis sur itinéraire Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 amies et nous partons au Sri Lanka au mois d'Aout, voici mon itinéraire, n'hésitez pas à me donner vos avis et conseils!
1er jour: arrivée à 10h à l'aéroport; départ pour Negombo 2éme jour: Negombo 3éme jour: départ pour Kandy 4 éme jour: Kandy 5 et 6 éme jour: Knuckles 7éme jour: départ pour Habarana 8 et 9 éme jour: triangle culturel 10 éme jour: départ pour Nilaveli/Uppuveli 11 et 12 éme jour: plage, snorkelling et Trincomalee 13 éme jour: départ de nuit la veille pour Colombo 14éme jour: Colombo 15 jour: vol retour.
Pour précisions, on ne compte pas faire le triangle culturel en entier. Je suis au début de mes recherches sur les Knuckles, n'hésitez pas à m'en dire un peu plus, car jusqu'ici les informations que j'ai trouvé sont minces... Entre Nilaveli et Uppuveli y a t-il une grosse différence, j'aimerai un endroit plutôt calme et sauvage... Pensez-vous que cela corresponde? Je vous remercie d'avance pour vos réponses! Cordialement!
1er jour: arrivée à 10h à l'aéroport; départ pour Negombo 2éme jour: Negombo 3éme jour: départ pour Kandy 4 éme jour: Kandy 5 et 6 éme jour: Knuckles 7éme jour: départ pour Habarana 8 et 9 éme jour: triangle culturel 10 éme jour: départ pour Nilaveli/Uppuveli 11 et 12 éme jour: plage, snorkelling et Trincomalee 13 éme jour: départ de nuit la veille pour Colombo 14éme jour: Colombo 15 jour: vol retour.
Pour précisions, on ne compte pas faire le triangle culturel en entier. Je suis au début de mes recherches sur les Knuckles, n'hésitez pas à m'en dire un peu plus, car jusqu'ici les informations que j'ai trouvé sont minces... Entre Nilaveli et Uppuveli y a t-il une grosse différence, j'aimerai un endroit plutôt calme et sauvage... Pensez-vous que cela corresponde? Je vous remercie d'avance pour vos réponses! Cordialement!
Transport pas cher de Tarifa vers Séville English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes une famille de 5. Le 10 aout nous arriverons du Maro. Nous devrons partir de tarifa pour aller a Seville.
J'aimerais savoir si je dois réserver le bus pour un déplacement entre tarifa et seville. Ou dois-je prendre le bus et quel bus? Quel est le meilleur déplacement entre Seville et Lisbonne?
Merci de me répondre
J'aimerais savoir si je dois réserver le bus pour un déplacement entre tarifa et seville. Ou dois-je prendre le bus et quel bus? Quel est le meilleur déplacement entre Seville et Lisbonne?
Merci de me répondre
Agence brésilienne pour circuit au Brésil English translation pending
Voyage habituellement en solo. Aimerait me joindre à un petit groupe, pour circuit d'environ 14 jours, pour visiter Rio, Sao Paulo et Brasilia (peut-être d'autres villes mais pas l'Amazonie), avec guides parlant français.
Connaissez-vous des agences honnêtes et responsables établies au Brésil?
Quelqu'un a-t-il déjà fait affaire avec l'agence "Brésil à la carte" basée à Salvador de Bahia?
Merci à l'avance de vos précieux renseignements.
Pique-nique VF à Marseille le 10 août 2014 (Annulé) English translation pending
Bonjour tout le monde ! 🙂
Je souhaiterais réunir les VFistes (de Marseille et d'ailleurs) autour d'un pique-nique à l'ombre de la Bonne Mère le dimanche 10 août 2014.
Nous pourrions ainsi partager nos expériences respectives, nos conseils, nos projets, nos anecdotes, etc... Le tout dans la bonne humeur et dans un cadre agréable.
Alors que vous soyez du coin ou juste de passage, n'hésitez pas à nous rejoindre pour passer un bon moment entre passionnés du voyage.
Voilà, l'invitation est lancée, à vos claviers !!! 😎
Stef
Je souhaiterais réunir les VFistes (de Marseille et d'ailleurs) autour d'un pique-nique à l'ombre de la Bonne Mère le dimanche 10 août 2014.
Nous pourrions ainsi partager nos expériences respectives, nos conseils, nos projets, nos anecdotes, etc... Le tout dans la bonne humeur et dans un cadre agréable.
Alors que vous soyez du coin ou juste de passage, n'hésitez pas à nous rejoindre pour passer un bon moment entre passionnés du voyage.
Voilà, l'invitation est lancée, à vos claviers !!! 😎
Stef
Vueling Paris-Alicante: documents mineurs non accompagnés English translation pending
Bonjour,
Je n'arrive pas à trouver sur le site de Vueling les documents à remplir pour faire voyager mes enfants mineurs de Paris à Alicante. J'ai bien pris le service d'accompagnement mais les documents ne sont pas joints à la reservation. Je sais qu'il y a des documents à remplir (identité de la personne qui récupère les enfants) pour les avoir remplis l'an dernier, mais je ne les retrouve pas cette année sue le site. Si quelqu'un à le lien pour les télécharger.
merci Thierry
Je n'arrive pas à trouver sur le site de Vueling les documents à remplir pour faire voyager mes enfants mineurs de Paris à Alicante. J'ai bien pris le service d'accompagnement mais les documents ne sont pas joints à la reservation. Je sais qu'il y a des documents à remplir (identité de la personne qui récupère les enfants) pour les avoir remplis l'an dernier, mais je ne les retrouve pas cette année sue le site. Si quelqu'un à le lien pour les télécharger.
merci Thierry
Séjour un mois Ban Phe English translation pending
Bonjour,
que pensez vous de la région de Rayon, Ban Phe exactement pour y séjourner 1 mois merci😎
que pensez vous de la région de Rayon, Ban Phe exactement pour y séjourner 1 mois merci😎
20$ par jour au Cambodge? English translation pending
Bonjour, je prévois de partir un mois au Cambodge en septembre en arrivant via Bangkok, le budget est de 20$ par jour et par pax, on broyage à 2... Est ce possible au Cambodge? Je voyage avec 15 € par jour en Inde et au Népal et sans ce prive bien sur nous logeons dans des petites guest tant qu'il y a un lit + douche ça nous va!!! On prévoit de pas mal bouger et visiter! Merci pour votre aide!
Ascension du Mont Fuji English translation pending
Bonjour à tous,
Merci pour ce forum et la mine d'information incroyable qu'il contient.
Nous comptons faire, avec un ami, l'ascension du Mont Fuji cet été. Nous avons lu beaucoup d'informations intéressantes sur ce forum. Néanmoins, permettez-nous de vous demander quelques précisions.
Le jour : Idéalement, nous souhaiterions y aller le samedi 2 août. Or, nous avons lu ici et ailleurs qu'il y avait beaucoup de monde le week-end. A votre avis, cela vaut-il vraiment la peine de le faire le vendredi 1er août (et chambouler notre planning) pour espérer faire l'ascension avec moins de monde ?
L'heure : Nous prévoyons de réaliser l'ascension dès l'aube, arriver vers 14h au sommet et redescendre l'après-midi. Vaut-il mieux faire la montée la nuit pour voir le lever du soleil?
Le parcours : Nous hésitons entre la voie Kawaguchiko - Yoshida-guchi qui semble être la voie traditionnelle et la voie Gotemba-guchi qui semble être plus difficile, plus longue mais plus jolie avec moins de monde. Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup de votre aide !
Merci pour ce forum et la mine d'information incroyable qu'il contient.
Nous comptons faire, avec un ami, l'ascension du Mont Fuji cet été. Nous avons lu beaucoup d'informations intéressantes sur ce forum. Néanmoins, permettez-nous de vous demander quelques précisions.
Le jour : Idéalement, nous souhaiterions y aller le samedi 2 août. Or, nous avons lu ici et ailleurs qu'il y avait beaucoup de monde le week-end. A votre avis, cela vaut-il vraiment la peine de le faire le vendredi 1er août (et chambouler notre planning) pour espérer faire l'ascension avec moins de monde ?
L'heure : Nous prévoyons de réaliser l'ascension dès l'aube, arriver vers 14h au sommet et redescendre l'après-midi. Vaut-il mieux faire la montée la nuit pour voir le lever du soleil?
Le parcours : Nous hésitons entre la voie Kawaguchiko - Yoshida-guchi qui semble être la voie traditionnelle et la voie Gotemba-guchi qui semble être plus difficile, plus longue mais plus jolie avec moins de monde. Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup de votre aide !
TAAN annonce à nouveau l'interdiction du trekking indépendant au Népal English translation pending
Comme en 2012, TAAN (les agences de trek) annonce a nouveau que le trek sans guide (et sans passer par une agence officielle) va etre interdit au Nepal. Lire par exemple http://www.ndtv.com/article/world/local-guide-must-for-foreign-trekkers-in-nepal-trekking-association-544543 .
En 2012 le gouvernement nepalais n'avait pas suivi ...
Avion-taxi et garde des bagages au Botswana English translation pending
Bonjour,
Çà y est, le circuit Botswana avril 2014 est arrêté. Nous ferons un mix lodges / campings. Au programme des réjouissances :
J - Paris / JNB (vol Air France) J1 - JNB / Maun - nuit en lodge (Thamalakane River Lodge) J2 - Maun / Makgadikgadi Pans - nuit en lodge (Meno a Kwena) J3 - Makgadikgadi Pans / Nata - nuit en camping (Nata Lodge) J4 - Nata / Kasane - nuit en camping (Senyati Safari Camp) J5 - Excursion à Victoria Falls - nuit en camping (Senyati Safari Camp) J6 - journée dans le parc de Chobe (river front) - nuit en camping (Kubu Lodge) J7 - croisière sur le Chobe l'après midi (bateau privatif) - nuit en camping (Kubu Lodge) J8 et J9 - Parc de Chobe - nuit en camping (Savuti camp) J10 - Savuti / Maun - nuit en lodge (Thamalakane River Lodge) J11, J12 et J13 - Delta de l'Okavango - nuit en lodge (Pom Pom Camp) J14 - Maun / JNB / Paris 15 - Paris
Les réservations sont faites et confirmées. Un stage de 4*4 est programmé à la rentrée pour affronter les pistes botswanaises dans les meilleures conditions.
Jusque là tout va bien... ou presque parce que forcément, j'ai une question 😉
Les 3 derniers jours, nous prenons l'avion taxi pour rejoindre notre lodge sur une île dans l'Okavango. La taille et le poids des bagages sont limités dans ces petits coucous et il doit impérativement s'agir de bagages souples, sans roulettes. Et c'est là que j'ai un problème parce que nous voyageons avec des valises rigides et avons beaucoup de difficultés à voyager léger 😊.
Je pensais donc laisser mes valises en consigne à Maun et prendre pour l'avion taxi nos affaires pour 3 jours dans un sac souple comme demandé. Mais quid de nos valises 🤪 ?
Avez-vous déjà été confronté à ce problème ? Connaissez vous un endroit à Maun où nous pourrions laisser les valises en toute sécurité ?
Merci pour votre aide.
Emma
Çà y est, le circuit Botswana avril 2014 est arrêté. Nous ferons un mix lodges / campings. Au programme des réjouissances :
J - Paris / JNB (vol Air France) J1 - JNB / Maun - nuit en lodge (Thamalakane River Lodge) J2 - Maun / Makgadikgadi Pans - nuit en lodge (Meno a Kwena) J3 - Makgadikgadi Pans / Nata - nuit en camping (Nata Lodge) J4 - Nata / Kasane - nuit en camping (Senyati Safari Camp) J5 - Excursion à Victoria Falls - nuit en camping (Senyati Safari Camp) J6 - journée dans le parc de Chobe (river front) - nuit en camping (Kubu Lodge) J7 - croisière sur le Chobe l'après midi (bateau privatif) - nuit en camping (Kubu Lodge) J8 et J9 - Parc de Chobe - nuit en camping (Savuti camp) J10 - Savuti / Maun - nuit en lodge (Thamalakane River Lodge) J11, J12 et J13 - Delta de l'Okavango - nuit en lodge (Pom Pom Camp) J14 - Maun / JNB / Paris 15 - Paris
Les réservations sont faites et confirmées. Un stage de 4*4 est programmé à la rentrée pour affronter les pistes botswanaises dans les meilleures conditions.
Jusque là tout va bien... ou presque parce que forcément, j'ai une question 😉
Les 3 derniers jours, nous prenons l'avion taxi pour rejoindre notre lodge sur une île dans l'Okavango. La taille et le poids des bagages sont limités dans ces petits coucous et il doit impérativement s'agir de bagages souples, sans roulettes. Et c'est là que j'ai un problème parce que nous voyageons avec des valises rigides et avons beaucoup de difficultés à voyager léger 😊.
Je pensais donc laisser mes valises en consigne à Maun et prendre pour l'avion taxi nos affaires pour 3 jours dans un sac souple comme demandé. Mais quid de nos valises 🤪 ?
Avez-vous déjà été confronté à ce problème ? Connaissez vous un endroit à Maun où nous pourrions laisser les valises en toute sécurité ?
Merci pour votre aide.
Emma