Search VoyageForum
FR
La Scandinavie avec des adolescents English translation pending
by Lioa65 · 2006-11-10 · 3 replies
Bonjour à tous

Merci pour vos conseils, je reviens vers vous car l'organisme avec le quel je travaille semble intéressé par mon projet ( camps itinérant avec des 21 ados de 17/18 ans en autonomie transport en commun bus train ...puis hébergement dans des camping auberje jeunesse ..les courses au super marché et les popottes)

J’ai décidé pour finir vu que je n'arrivais pas à choisir ; que je ferai les 4 pays de la Scandinavie

Voilà un près parcours que j'ai un peu étudié sachant que je compte utiliser le « scanpassrail » ...donc je m'arrêterai dans les grandes villes desservies par le train...

Sur ce sujet là avais vous déjà utilisé le « scanpassail » ... Les bus de ligne sont-ils moins cher? Ou est ce une bonne solution de prendre ce forfait

Il coûte pour 21 jour illimité en train avec des réduc sur les ferry environ 300€

Sachant que sur cce budjet je vais devoir rajouter les transport en bus dans les villes les éventuels taxis…

Mon itinéraire ...

J1 à J4 Départ de paris pour le Danemark et sa capitale Copenhague Visite des alentours

J4 à J7 Départ pour la Norvège pour Oslo idem visite de la capitale et alentours...

J7 à J9 les fjords vers Bergen...

J9 voyage de nuit pour le Cap Nord je ne sais pas si un train va jusque là on reste juste le temps qui faut au cap Nord j’imagine que le prix des camping ou autres lieux d’hébergement doit coûter bonbon… et ensuite hop je quitte la Norvège pour la Finlande

J11 à J 14 La Laponie Rovaniemi et ou ses alentours

Hop un train de nuit pour gratter le buget hébergement et une arrivée à Helsnki

On visite la capitales et les petits truc a ne pas rater Puis on file vers le port de Turku pour prendre un ferry et rejoindre la Suéde Arrivée à Stockholm…. Visite de la capitale et des curiosités

Puis un dernier train nous ramène à Malmo puis Copenhague

Voili voilà

Merci d’avance pour votre aide lionel
Mes voyages dans le monde English translation pending
by Serge59440 · 2006-10-22 · 3 replies
Mes Voyages dans le monde J’ai rassemblé sur ce site, les destinations que j’ai effectué ces dernières années. Un certain nombre de carnets de voyage on été écris. De nouveaux sont à paraître (la Namibie en particulier) http://www.serge59440.com/ Une partie rassemble les photos de mes voyages : Ecosse, Turquie (Istanbul et Cappadoce), Danemark, Suède, Indonésie (Java et Bali), Pays – Bas, Hongrie (Budapest, Sopron), Ile de Bornholm, Belgique (Bruxelles, Anvers), Croatie, Espagne (Barcelone, Gérone), Namibie, Afrique du sud http://www.serge59440.com/ ou http://serge59440.free.fr/phpwebgallery/category.php Une partie lien est également disponible : http://www.serge59440.com/Annuaire/index.htm On trouve aussi une partie informations diverses : http://serge59440.free.fr/spip/plan.php Enfin, pour finir, le site est disponible en version anglaise : http://www.serge59440.com/Serge59440a_en/index.htm

Mon voyage en Islande 3 semaines de voyage ont été nécessaires pour réaliser le tour de l'Islande. Ce pays magnifique offre des paysages envoutants. Les trajets ont été effectués en bus. Le camping a été notre moyen d'hébergement. Le temps est très changeant ce qui offre des moments difficiles (la pluie, le vent, le froid...) mais aussi de bonheur (quand le soleil illumine la nature et nous réchauffe). Ce périple raconté jour après jour, est illustré par de nombreuses photos qui vont, je l'espère vous donner envie d'aller voir ! http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/Islande99/Islande.htm

1 mois de camping au Pays-Bas, au Danemark et sur l’île de Bornholm Un mois de voyage (en camping) pour avoir un aperçu de l’Europe du Nord. Notre périple nous amènera aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède et sur l’île de Bornholm. Ce périple nous permettra de réaliser d’agréables ballades à vélo et de découvrir de superbes paysages. http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/Europenord/indexEN.htm

1 mois de camping en Scandinavie Un mois de voyage a été nécessaire pour réaliser une première approche de la Scandinavie. Notre périple nous amènera en Suède, en Laponie, dans les Iles Lofoten et Vesteralen et en Norvège. Il nous permettra de voir des Rennes, Elans et Baleines. Les paysages sont tellement magnifiques, tellement différents que l’ont ne voit pas le temps passé tant on est ébahi. Notre voyage a été effectué en voiture. Le camping a été notre moyen d'hébergement. Le temps a été doux et ensoleillé ; Les moustiques sont restés invisibles. Ce carnet de voyage raconte jour après jour, l’évolution de notre voyage. Il est illustré par de nombreuses photos qui vont, je l'espère vous donner envie d'aller voir ! http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/Scandinavie2/intro.htm

10 jours de voyage en Jordanie 10 jours pour avoir un aperçu de la Jordanie. Notre périple nous amènera à Amman, Jerash, Um quais et Madaba. Il nous permettra de voir la célèbre Petra, et le fantastique Wadi Rum (désert). On se baignera dans la mer Morte et la mer Rouge (Aqaba). http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/Jordanie/Intro.htm

3 semaines de voyage en Guadeloupe et Martinique 3 semaines en Guadeloupe et Martinique pour un aperçu des petites Antilles. Le soleil, la mer (chaude avec des poissons multicolores), les paysages variés, la végétation (luxuriante), la gastronomie sont autant d’éléments qui offrent un dépaysement total. http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/Guadeloupe/Intro.htm

10 jours de camping en Croatie 10 jours de voyage (en camping) pour avoir un aperçu de la Croatie. Notre périple nous amènera dans les villes de Rovinj, Sibenik, Primosten, Trogir, Split, Dubrovnik, dans les îles de Pag et Korcula et dans les parcs de Krka et Plitvice. http://www.serge59440.com/ http://www.serge59440.com/croatie/intro.htm
Aller au Cap Nord par la Finlande à vélo? English translation pending
by Scouf · 2006-10-17 · 12 replies
Voila, tout est dans le titre..Départ de Charleroi, avec Ryanair pas trop cher vers Helsinki.Là, montée puis passage par Inari, ensuite Norvége et Cap Nord.La, redescendre vers Tromso ou plus bas et reprendre l'avion vers la Belgique;le tout en environ un mois en juin.Qu'auriez vous a dire d cette idée, la Finlande ne risque pas d'etre un rien monotone, y trouve t-on des auberges de jeunesse?Merci pour vos idées et expériences...
De Helsinki à Saint-Pétersbourg en voiture ou navette English translation pending
by Phil640 · 2006-09-28 · 12 replies
Bonjour

je voudrais savoir si il est facile de passer de la Finlande à Saint Petersbourg en voiture.

Existe t'il des navettes journalieres?

d'avance merci

Phil 640
Ville du Cap Nord (Norvège) à vélo? English translation pending
by Nuss · 2006-09-01 · 12 replies
Salut salut, de retour d'Islande, déjà une idée trotte dans notre tête: atteindre le Nord du Nord de la Norvège, la ville du Cap Nord. Alors rien est sûr, mais si les gens qui ont déjà tenté cette aventure pouvaient nous faire partager leurs informations: dans le genre: est-ce faisable, est ce reellement cher (apparemment le coût d'accès via un tunnel l'est), les conditions climatiques (par exemple, pire qu'en Islande, avec un vent qui vous stoppe en descente???), enneigement conséuent ou non, les possibilités de ravitaillement, et autres info diverses (risque de croiser des mammouths, ou autres petites bêtes dans le même genre)

Merci d'avance
Climat à Shanghai et environs en hiver? English translation pending
by Bullfr · 2006-08-23 · 6 replies
Salut a tous,

je pars bientot pour passer 1 an en Chine, a partir d'avril je serais en stage a Beijing. Mais avant ca, je compte faire 4 mois de cours de langues, soit a Beijing (pour deja s installer) soit a Shanghai.

Ma question: comment est la meteo a Shanghai entre novembre et fevrier ?? et dans les regions plus vers le sud ??

Passer l'hiver a Beijing ne me derange pas, je prefere encore -10 et un ciel dégagé que +10 et de la pluie... mais passer un peu de temps a Shanghai permettrait de decouvrie 2 villes différentes, et des régions plus accessibles qu'à partir de Beijing !!

Merci d'avance,
Noël en Finlande: comment rencontrer le Père Noël? English translation pending
by Vaihere34 · 2006-08-21 · 9 replies
Nous voudrions offrir à nos trolls (4 et 7 ans) un Noël en Finlande, et par la même occasion, rencontrer le Père Noël... Ils y croient encore dur comme fer, c'est le moment ou jamais ! 😉

J'aurai aimé avoir des témoignages... je commence mes recherches et je ne sais pas trop comment m'y prendre...
Le Yémen pendant le Ramadan English translation pending
by Grecietnicol · 2006-08-19 · 8 replies
Bonjour, j 'aimerais voyager au yémen en octobre 2006, au moment de la période du Ramadan.Est-ce que c'est possible. Je voyage avec une amie en voyage non organisé. Merci de me répondre. Nicole.
Épaisseur minimum d'un matelas autogonflant? English translation pending
by Nicovelo · 2006-05-19 · 9 replies
pour ceux qui ont testé qu'elle est l'épaisseur mini ? merci
Où partir en voyage de noces entre Noël et le jour de l'An? English translation pending
by SevetCed · 2006-05-17 · 17 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Future mariée du mois de juin, avec mon futur mari, nous sommes à la recherche de notre destination de voyage de noces.

Tout irait bien, si nous n'avions pas quelques contraintes : Pas de chaleur trop forte ou de soleil qui brûle (car je ne supporte pas la chaleur et mon futur mari a la peau fragile) Durée limitée : départ au plus tôt le samedi 23 décembre pour retour le lundi 1er janvier au plus tard (nous ne pouvons pas avoir plus de congés payés, car nous avons des nouveaux emplois depuis peu) Pas trop loin de la France ou facilement accessible de Lyon si c'est plus loin (pour ne pas passer une journée à l'aller et une au retour dans les transports) Si possible pas un endroit trop "usine à touristes", mais quelque chose de romantique et calme Des activités variées (visites, randonnées, sports, détente...)

Comme nous ne sommes jamais partis en voyage, nous n'avons vraiment pas d'idées sur une destination. Se pose aussi le problème du climat. Nous avions pensé à des pays comme l'Autriche, la Croatie, la Finlande, la Norvège... Niveau budget : ce n'est pas un problème actuellement, nous ne sommes pas partis depuis 5 ans en vacances, donc, nous voulons nous faire plaisir !

J'ai essayé de chercher sur les sites des voyagistes des informations sur les séjours, mais c'est encore trop tôt, il n'y a que les infos sur l'été et l'automne.

si vous pouvez nous donner quelques pistes de réflexion, ce serait vraiment gentil de votre part.

Sèv
Campings en Scandinavie en caravane? English translation pending
by Bouboucho · 2006-05-15 · 5 replies
Personne ici ne parle de caravannes .... Moi c'est ce que j'ai choisi parce que pour le prix d'un camping car, j'ai un rav4 + une caravanne avec 4 lits faits, un salon, frigo 80l, Sdb ... Le Rav4 est turbo diesel et consommera moins qu'un CC ( 6, 5l en mixte et bien sur plus en tractant mais quand même !) et en plus on peut se fixer à un endroit et rayonner dans la region en voiture sans tout démonter . Sans parler d'aller faire les courses aussi loin qu'on veut quand on se base dans un coin paumé ! Et aussi le fait d'avoir un véhicule utilisable pour aller au boulot... Bon alors qui a des tuyaux à me filer pour le grand nord (scandinavie) au sujet des campings et du camping sauvage ?

mon site : http//pechevoyage.over-blog.net/

Merci
Climat en Suède et Norvège en septembre English translation pending
by Damt · 2006-04-25 · 7 replies
Salut tout le monde, J'envisage de partir avec un ami en scandinavie les dis premiers jours de septembre prochain, pour visiter en train (avec un Interrail) et à pieds la Suède et la Norvège. L'idée est d'arriver en avion à Stockholm, de remonter en train jusqu'à hauteur des îles Lofoten, d'aller les visiter (marche/autostop), puis de revenir sur le continent à Bodo, de redescendre en train dans la région des Fjords, à visiter à pieds/autostop, puis de rentrer à Stockholm. Niveau logement, on compte profiter des larges espaces libres pour planter notre tente...

L'inquiètude principale concerne le climat, d'après le routard, la saison touristique estivale se termine mi-août. Fait-il systématiquement froid et humide en septembre ? Pensez-vous que cela reste possible de marcher/camper agréablement ? (ça dépend comment on tombe aussi, je sais...)

D'autre part, si vous avez des commentaires sur l'itinéraire, n'hésitez pas 🙂

Merci d'avance de vos réponses !
Les ours en Scandinavie English translation pending
by Chilpéric · 2006-04-23 · 13 replies
Bonjour à toutes et à tous, Je compte cet été me rendre en Scandinavie, y faire du vélo, et y dormir sauvagement (non pas tel un mufle, mais sans cadre réglementé j'entends😛 !!). J'aurais aimé avoir vos expériences ou vos "je connais le copain d'un copain qui..." à ce sujet, les "risques", la fréquence de leur rencontre etc...

Ils sont principalement regroupés dans le Nord, là où justement je souhaiterais me rendre. J'ai passé deux mois en Colombie Britannique l'été dernier, les rencontres avec des ours noirs étaient journalières, les randonnées hors sentiers étaient un peu effrayantes bien qu'excitantes, la peur d'un grizzly me faisait certainement dépenser 3fois plus de calories !! mais au Canada, bien que j'ai pu dormir dehors ce fut seulement quelques nuits, alors que là j'aimerais que ça dure 1mois1/2.

Merci de vos témoignages, statistiques et idées ! Julien
Comment visiter Auschwitz (Pologne) depuis Vilnius (Lituanie) au moindre coût? English translation pending
by PiM12284 · 2006-04-12 · 4 replies
Hej every one

etudiant erasmus en suede (lulea - 100 km cercle polaire), je souhaite partir visiter les pays baltiques et j aimerai par la meme occasion aller voir le tristement celebre lieu de auschwits. savez vous comment y aller depuis vilnius a moindre cout, et sans faire le detour par varsovie ?? merci d avance
Randonnée à vélo en Finlande English translation pending
by Marine2 · 2006-03-18 · 8 replies
Bonjour à tous, Voilà, je prépare une petite randonnée à vélo en Finlande pour le mois d'août. Je ne connais pas du tout ce pays qui m'attire beaucoup. Problème, je n'ai pas beaucoup de temps, 8 jours maximum en comptant le voyage! J'ai l'intention de prendre l'avion pour Helsinki, puis de faire une boucle à raison de 60-70km par jour: l'idéal serait de sauter sur mon vélo en sortant de l'aéroport... Donc pour l'instant je ne suis pas fixée sur mon itinéraire, j'hésite entre aller à Turkku en longeant la côte et faire un crochet vers le nord pour le retour, ou me diriger vers Tampere, ou Lathi. Lappeenranta me tente, mais risque d'être un peu loin. Quelqu'un a-t-il des conseils à me donner? Y a-t-il des régions moches à éviter, ou des endroits à fuir car trop touristiques? Y a-t-il des petites routes peu fréquentées? Est-il possible de quitter l'aéroport à vélo? Merci d'avance pour toutes les informations que vous pourrez me donner! Cordialement Marine
La Finlande en août à vélo: circuit et climat English translation pending
by Gaback · 2006-02-03 · 7 replies
Bonjour, nous sommes une bande de jeunes qui souhaitont découvrir la Finlande à vélo pendant le début du mois d'aout. Nous pensons faire une boucle dans le sud du pays au départ d'Helsinki pendant environ 3 semaines.

Avez vous des itinéraires sympa, des suggestions, des choses à ne pas manquer???

Ps: quelle est la température à ce moment la? Le soleil se couche t il tard? Y a t il beaucoup de moustiques ou d'ours? 😎

Merci!
Islande, Norvège, Finlande ou Suède English translation pending
by Ripius · 2006-01-04 · 14 replies
Bonjour tout le monde,

Je souhaite partir en février (héhé il fait froid) dans un ou plusieurs de ces pays nordiques, j'aurais besoin de conseils!

Je ne peux partir que 15 jours et seul, sans permi de conduire... Y-a-t-il quelqu'un qui a déja effectué un voyage par là bas dans ces mêmes conditions? Avion, train, pied.. je suis open pour le reste! Le probleme c'est que je n'ai que 15 jours, j'aurais aimé longer la cote ouest de la norvege jusqu'au nord de la russie mais c'est beaucoup trop long... Que me conseillez vous comme trajet? J'aimerais voir des beaux paysages, glaciers, animaux, villages typiques... Peut etre que je devrais essayer la russie?

Merci, Adrien
Devises pour la Thaïlande English translation pending
by Flamandbleu · 2005-12-10 · 13 replies
Salut à tous les furieux internautes nomades du moment(ou pas d'ailleurs)! Je bouge en Thailande aujourd'hui et aimerai savoir si actuellement(j'ai eu des infos contradictoires!) c'est mieux d'emmener dans sa besace des dollars ou euros pour la Thailande. Bon vent à tous
Itinéraire nature en Ecosse en décembre English translation pending
by Bolo972 · 2005-11-04 · 21 replies
Bonjour,

j'aimerais partir en decembre en Ecosse. J'aimerais faire un voyage nature : vélo, espace vert, tranquilité

Quel est la température a cette époque ? Vous aurriez des conseils pour un itinéraire pour Séjour Nature ? Il y a il des vols charter depuis paris ?

Merci
Vivre en Finlande English translation pending
by Chriseteric · 2005-10-18 · 2 replies
bonjour, j'aimerai connaitre l'avis de personnes qui sont parties vivre en finlande d'eux mêmes(cad sans mutation), école, travail, logement, tout m'intéresse merci
Mon rêve américain English translation pending
by Aureliem · 2005-08-19 · 13 replies
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.

Mon histoire commence … la veille du départ.

Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.

J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.

Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.

En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.

Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.

Bruxelles – Chicago – San Francisco.

C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.

San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.

Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.

San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …

D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.

Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.

J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.

De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.

Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.

A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !

Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.

Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !

Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.

Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …

Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.

Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.

Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.

Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.

Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.

Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.

Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.

Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.

Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d��altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.

Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.

D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.

Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.

Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.

Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.

Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.

Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.

I had a dream.

J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.

J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.

J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.

J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.

J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.

I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.

Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.

Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.

Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.

Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.

Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.

Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.

Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.

Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !

Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.

Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.

Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !

Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.

Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.

Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.

Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.

Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.

De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.

Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.

Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.

Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.

Prochain arrêt : LE Grand Canyon.

Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.

Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.

A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.

Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.

Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.

Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.

Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.

Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.

Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.

Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C���est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.

J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.

Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.

5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
problème d'autononmie en gaz à l'étranger English translation pending
by Laurent186 · 2005-02-27 · 20 replies
Bonjour à tous

Je reviens d'un petit périple en Italie où il m'est arrivé un léger désagrément: je suis tombé en panne de gaz. Le problème c'est qu'en Italie les bouteilles de gaz n'ont pas le même format qu'en France et du fait il a fallu que je reste avec mon problème (c'est ça être apprenti camping-cariste 😏)

Je voullais donc savoir comment vous faites lorsque vous partez 4 ou 5 semaines dans un pays où les boutelles de gaz sont différentes de chez nous et existe-t-il un site internet qui "cartographie" l'europe de la bouteille de gaz (un peu comme celui-ci nous donne le format des prises de courant en fonction du pays)

Merci d'avance
Cherche auberge de jeunesse à Reykjavik en Islande English translation pending
by Tof91 · 2004-05-23 · 12 replies
Bonjour Voilà je pars avec mon frère quelques jours en Islande. Et je recherche l'emplacement, l'adresse, le lien de l'auberge de jeunesse ou d'un hébergement "peu couteux ;-) "dans Reykjavik. Le mieux que j'ai trouvé aujrd'hui tourne autour de 60€/pers et /nuit (et c'est pas encore l'époque de dormir sous les ponts !) . Alors si vous avez quelques infos, je vous remercie bien d'avance.

Tof
La part d'irrationnel en vous English translation pending
by Gnome · 2004-03-02 · 43 replies
Alors voilà, on a tous des noms de destination qui nous font rêver depuis longtemps. Pas forcément parceque c'est beau, exotique ou très loin. Non, juste comme ça, parceque ça nous excite, d'une manière totalement inexpliquée et irrationnelle.

Pour ma part, j'avoue que les noms suivants me font décoller : Samarcande, Zanzibar, Kamtchatka, Terre Adélie, Kerguelen, Pondichery, Cartagena, Manitoba, Hindu Kush, ...

Et vous ?
Le bus: un voyage a lui tout seul! Bulgarie English translation pending
by Ouais · 2003-12-29 · 3 replies
"hey stef qu'est ce qu'on fait, on y va apres les cours???ouais ok tu passes chez moi est on va a la gare routiere" On n'en parlait depuis l'annee derniere mais c'est decidé on ira en bulgarie a la toussain, en bus, tout le monde nous prend pour des fous, mais le probleme s'est qu'on est des fous!!!!!!!!!😎

24/10/2003: "putain c'est pire que la SNCF 45 minutes de retard" 12h45 "ahhhhhhhh enfin là, bise mon amour et a dans 10 jours si je meurs pas en route😛" (Malheureusement je n'ai pas du toucher du bois a ce moment là!!) Pas grand monde dans le bus, on doit etre une dizaine tous a l'avant, des gitans dont le visa gratuit de trois mois expire et donc sont obligés de rentrer au pays ainsi que des etudiants rentrant aussi aux pays. C'est parti pour 30 heures de bus et 5 pays a traverser.

Tout se passe bien, un arret d'une heure sur nice, le temps de boire un petit café et c'est reparti sur milan. Siege confortable, espacé, on se croirait dans la classe affaire d'air france!!!.

17h30 frontiere franco italienne avec sa belle autoroute, tres dangereuse car n'ayant pas de bande d'arret d'urgence avec ces milliers de pont et de tunnels sur pres de 300 km, toute a coups 100km apres avoir traversée la frontiere le car ralenti, et s'arrete totalement sur la voie de droite (car pas de bande d'arret d'urgence): "merde on est en panne" oui mais panne d'essence, j'en crois pas mes yeux, on est en panne d'essence, depuis que j'utilise le bus c'est la premiere fois que cela m'arrive!!! Les chauffeurs pas affolés du tout, sortent du bus, prennent un gericane de 5 l d'essence et le verse dans le réservoir et op on repart jusqu'a la prochaine aire de repos.

19h00: Les gens roulent vitent, surtout les italiens, nous aussi on roule tres vite, le temps passe tranquilement je me lis un bon SAS sur la serbie histoire de passer un peu le temps. Tout a coups dans un virage on aperçoit une voiture en travers de la route, le bus commence a piler, on touche personne, une voiture passe a coté de nous et par chance ne touche personne non plus, par reflexe je pose mes bras sur le siege avant et les tend de toutes mes forces au cas ou quelqu'un viendrait nous percuter. 2 seconds apres un camoin nous tape de plein fouet dernier nous, je tourne la tete et je vois le chauffeur je trimbaler comme un pantin, comme un con je cris "il est mort", il ne bougait plus, la moitier de sa cabine est encastrée dans l'arriere de notre bus, auquelle il manque tout l'arriere et son moteur est parterre. Pas d'affolement dans le bus, de tout façon on peut pas sortir car les portent sont bloquées par le rail de sécurité, aucun blessé dans le car, et on entend a l'arriere des voitures qui s'encastrent encore. 10 minutes sont passés ma mere m'appelle pour venir aux nouvelles, elle prend, sur la nouvelle 10 ans de vieux dans la tête, on casse une vitre et on commence a sortir. Les sercours sont la, ils ferment l'autoroute totalement, dans les 2 sens. Sur la macadam c'est l'apocalypse des voitures encastrées les unes contre les autres, on s'occupe du chauffeur de camion, a coups de scie pour enlever le tableau de bord, il parle, ouf, mais bon il a ete sectionné au niveau des jambes, cela a ete un choc psychologique, chaques fois que je vois un accident je me rappelle de ce mec. 4heures apres la route est degagé, on est sur le coté, un autre car qui etait dans l'embouteillage recupere quelques personnes mais la plupart du monde attend, dont mon pote et moi, sur le bord de la route. La croix rouge arrive, il fait pas loin de 4 degres, il distribue des couvertures de survie et des gateaux. Un autre bus arrive, il va sur munich mais nous depose a milan, il est 23h30 et je m'endors jusqu'a milan.

1h30: On arrive a milan, des bus d'intercars sont la ils nous attendent, on a le choix entre un bus pour zagreb ou un bus pour bucarest mais qui fera un detour sur zagreb pour nous. Il reste 3 places dans ce dernier, aller on est go, 2 places a l'arriere, c'est pire que le cirque bouglione, mais cela ne m'empeche pas de m'endormir...

25/10/2003 "waouh on est en laponie????non juju on arrive en autriche" La neige vient juste de s'arreter de tomber, tout est blanc, on se croirait voler!!!!!!!!!!La frontiere avec la slovenie approche:7h00. 8h00 frontiere slovenienne: autre probleme: on ne peut rentrer en territoire slovenne, des gens dans le bus avait ete expulsés de slovenie et donc ne peuvent entrer sur le territoire. On attend deux heures, un autre bus arrive, tous les passagers pour sofia sont priés de descendre. On monte dans l'autre bus, pendant ce temps le bus de bucarest reprend son itineraire normal. Malheureusement le bus ne peut rouler a l'internationnal, on nous signal qu'un autre bus arrive pour nous recuperer.

15h30 apres 7h d'attente on repart, on a juste un retard de 10 heures, on arive a zagreb vers les 20h00 pour recuperer les autres passagers laissés à milan et qui nous sont attendus pendant 7 heures.

21h00 je me suis caller au fond avec mon pote, c'est mieux pour dormir, juste devant moi, une jeune fille, 18 ans, avec un gitan a coté, celui ci donne 30 euros et op elle est a lui pendant tout le reste du trajet, mon pote bulgare est degouté, comme la plupart des bulgares il n'aime pas les gitans. Devant ce spectacle je prefere m'endormir!!

26/10/2003

5h00: PROUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU je me reveil en sursaut "ne me dit pas qu'on a crevé???non c'est la route entre Nîs et la frontiere bulgare, elle est encore pavée.a ok" et op je me rendors jusqu'a l'arrivé sur sofia et cette magnifique ville pour un magnifique séjour.

Peut etre que je vous mettrais mon recit en ligne, si je me sens un jour de tout ecrire!!!

a+ et bonne fêtes
Societal Evolution
by Puma2A · 2026-02-20 · 90 replies
Hello everyone,

It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.

A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???

Not even a simple thank you!!!

From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????

Please forgive my little rant.

Wishing everyone all the best. Cheers,

Puma2A



...
Sarek / Padjelanta / Stora: Which treks and easy summits in summer?
by AuNord · 2025-12-21 · 11 replies
Hello,

I’m looking for a trek itinerary for two people in Sweden—something authentic, varied, and spectacular (transport from Stockholm). My partner and I have experience in Norway (Dovrefjell and Jotunheimen) and would love to explore Sweden’s landscapes. Naturally, I’ve been considering the Sarek / Padjelanta / Stora Sjöfallet area. I haven’t decided on a specific destination yet, so I have a few questions and would love input from experienced travelers.

- Which region of Sweden should be a priority if we love mountains?

- Starting in mid-July, which summits in the Sarek / Padjelanta / Stora area are interesting and accessible without gear (crampons, rope, ice axe)? We have solid mountaineering experience and want to gain elevation without overloading our packs. Ideally, summits without crevassed glacier crossings and minimal technical climbing (easy scrambling).

- How many days does it take to complete the north-to-south traverse of Sarek?

Thanks for your tips and ideas! :)
What about crossing the Lofoten Islands on foot?
by Calisson94 · 2025-10-08 · 40 replies
While planning a trip to the LOFOTEN for summer 2023 using the excellent guide *Hiking in the Lofoten*, we discovered this trek.

Sure, it’s rated as difficult, but it lets you cross the LOFOTEN on foot from north to south in 11 stages, covering 160 km and 9,193 m of elevation gain (or the reverse, of course).

So, it’s a multi-day hike, with wild camping, and no need to rent a car. Perfect...

What’s making us hesitate a bit are the island transfers (okay, I’ll admit, the difficulty is also a factor for me). These transfers require taking public transport and/or hitchhiking. But the stages are designed with this in mind, and the transfers are well explained. Plus, water isn’t an issue, and you can resupply several times, which helps keep the pack weight down.

For Jean Marie, my partner, this will be his first multi-day trek, but he’s an experienced and hardy hiker. As for me, even though I’m not as tough, I’ve already done some multi-day hikes. So, we should complement each other well.

So, are we going for it? Sold!!

Here’s the trek map: HERE

03/08 – Day 1 - Delp – Sandsletta 04/08 - Day 2 – Sandsletta – Svolvaer 05/08 - Day 3 – Svolvaer – Kleppstad + transfer to the start of Day 4 06/08 – Day 4 – Vikjorda hamlet – Store Lake 07/08 – Day 5 – Store Lake – Leknes - Transfer to Napp on Flakstadøya Island 08/08 – Day 6 – Napp – Nusfjord 09/08 – Day 7 – Nusfjord – Ramberg 10/08 – Day 8 – Ramberg – Selfjord Bay (Moskenesøya Island) 11/08 – Day 9 - Selfjord – Bunes Beach 12/08 – Day 10 - Bunes Beach - Krokvatnet Lake 13/08 – Day 11 - Krokvatnet Lake – Moskenes (campsite) and round trip to Å by bus 14/08 – Day 12 – Hike up Reinebringen – Reine – Tour of Agvatnet Lake 15/08 – Return to Bodø - flight back to France on 16/08 And here’s the inevitable recap
Hitchhiking in the 70s-80s
by Aquiceara · 2025-09-13 · 18 replies


“Hey, your Marker... - My Marker? - The one you used to make hitchhiking signs.”

The marker in question is sitting proudly on the kitchen table. Marielle found it at the bottom of a moving box.

I’ve been meaning to tell the long story of my love affair with hitchhiking for years. Here we go.

To be honest, I’m not quite sure when it started. My earliest memory goes back to a fair with a bike race in my maternal grandparents’ village. I was with my cousin, my little sister, and three girl cousins. There were six of us, ages ranging from six or seven to thirteen or fourteen. Our parents stayed at the fair, and we’d had enough. So we decided to walk home. Only it was four kilometers away. So we hitchhiked. A guy driving an old car picked us all up and dropped us off at the farm. He probably found it amusing to see us thumbing a ride by the side of the road, but maybe it also worried him a bit. With everything you read in the papers...

Around fifteen or sixteen, I started hitchhiking regularly, alone or with a friend, to go to the nearby town. But it was especially when I started boarding school in Orléans that it became more regular. The first year, I’d leave Monday morning and come back Saturday noon by bus. It was an old, uncomfortable bus where we froze in winter. To make matters worse, I often got motion sickness if, as was too often the case, I ended up sitting in the back. In the spring, a high school friend suggested I hitchhike back. It meant a slight detour, but the advantage was taking only national roads.

So that’s how, from the end of tenth grade to twelfth grade, I’d thumb a ride every Saturday on the Pont de Bourgogne. Drivers were used to seeing young people hitchhiking, and it worked pretty well. Our biggest fear? Soldiers! At that time, military service was still mandatory, and on weekends, it wasn’t rare to see them competing with us. They’d keep their uniforms on to go home. That gave people confidence—with everything you read in the papers—and they’d rarely wait more than five minutes. We, with our long hair, were definitely less popular. From time to time, three big red-faced guys in a van coming back from a construction site would flip us off, yelling things like “go get a haircut, you bums!” Those were the good old days.

We still had a good laugh, though. Patrice, the friend I’d hitchhike back from school with on Saturdays, is a musician—I’d later discover he’s an excellent composer. A die-hard Beatles fan, he knows their repertoire by heart and spends his time singing at the top of his lungs while we thumb a ride. One Saturday late morning, we’d been waiting for a while at the exit of Châteauneuf-sur-Loire when a little lady came up to him and asked if he could please sing a little quieter: a baby was sleeping in the house. He put on the most sorry face: “Oh, sorry ma’am, we didn’t realize.” No sooner had the lady gone back inside than he started again. Luckily, a car stopped just then, sparing me the embarrassment of seeing the lady come back out.

Saturday was also the day when the cigarette pack was dangerously low. So before leaving, we’d go buy some “Parisiennes,” the “P4s” as we called them back then. They were slightly thinner cigarettes with a mix of tobacco scraps. Sometimes they tasted like light tobacco, sometimes like dark. Not great, but by the end of the week, our pocket money was gone. They were sold in small packs of four, hence the name P4. We’d only pay 20 centimes. On Saturdays, it was rare for the two of us to manage to scrape together 1.50 F to buy a whole pack of Gauloises...

The last twenty kilometers, I’d usually do alone, Patrice having reached his destination. From time to time, luck would smile on me: an acquaintance would just happen to pass by and stop. One January Saturday, at the exit of Gien, I ran into another guy from Argenton whom I knew a little. That day, the weather was nice, but the temperature was well below zero. It was around noon, and it was the off-peak hour. We were shivering, stamping our feet by the side of the road, when a Citroën “Tube” arrived: it was his father’s boss’s, a mason. They were both sitting in the front, but since they were obese, they had us climb onto the open back. Even though we huddled against the cab to shelter from the wind, the twenty kilometers felt very long, especially since we were only going sixty kilometers an hour. Our hands and cheeks were blue when we finally arrived.

The year I took my baccalaureate, a friend with a 2CV would take me Monday mornings with one or two others we’d pick up in nearby villages. We’d share the gas costs, but it was still cheaper than the bus. And in winter, the bus was my nightmare. You had to get up at five to catch it at six. Not enough sleep, and outside it was freezing or raining—or both. The 2CV was luxury. Plus, Philippe would pick me up at home. On the other hand, since I didn’t have class Saturday mornings—well, I did, but we only had PE the first two hours and nothing after—I’d skip class and slip out right after breakfast to thumb a ride at the Pont de Bourgogne.

Those three high school years were formative in this optional subject that was hitchhiking. Little by little, I learned the rules of the game. First, you shouldn’t walk along the road while thumbing. Cars go too fast and can’t stop easily. Accepting a ride that’s too short is also a no-go. The guy who offers to take you a little way but drops you off at some vague crossroads in the middle of nowhere? No thanks. You need to get dropped off in a town. If it’s a fairly big city, you often have to cross it from one end to the other, but it’s better. At the exit, you have to choose your spot well. Actually, you have to put yourself in the driver’s shoes: they need to see you early enough, not be going too fast, and be able to stop easily without risking an accident. So when leaving a city, it’s better not to go too far. It’s wiser to find a spot where cars go slowly and can stop easily. And preferably near a café. The café is for when you still have a few coins for a coffee and need to warm up. From time to time, you’d run into someone nice who’d make a detour to drop you off at a better spot to start again. Finally, if possible, avoid hitchhiking on Sundays. Cars are packed with whole families who, most of the time, aren’t going far. And then there’s the little worry of those people who rarely leave home: with everything you read in the papers...

During those high school years, it was only short trips, rarely exceeding a hundred kilometers. Later, I aimed bigger, and things were a bit different. In 1973-74, I crossed part of France for the first time on two or three occasions, coming back from the German border or returning to Bordeaux, where we lived briefly. Since there weren’t many highways back then, we took national roads. It was during these trips that I realized it was better to leave in the evening. As I said earlier, Sunday is to be avoided, but on weekdays, there’s another problem: if you leave in the morning, you only make short hops. First, it often takes longer to get going because drivers are people going to work nearby. Which brings us back to those who drop you off in a bad spot, far from everything. There, you have to know how to refuse. You thank the driver for stopping—oh, if only everyone could be like you—while explaining why you’d rather stay put. People don’t take offense, by the way. Those who pick up hitchhikers often hitchhiked themselves when they were in the military or before they had a car. In the late afternoon, you’d often run into salespeople or truckers, in other words, people who drive a lot. At that time, salespeople no longer had appointments and were more relaxed. They wanted to talk about something other than the merits of their products. On the radio, it was time for *Les Grosses Têtes*. You’d also quite often run into small business owners, professionals, or even hippies. The conversations were pleasant and often enriching. A little later in the evening, truckers would take over. They’d already driven a few hundred kilometers, and the depot or customs was still far away. So they’d gladly take a hitchhiker to stay awake at the wheel and chat. The radio with Max Ménier’s show *Les routiers sont sympas*, you’d eventually get tired of it. So a hitchhiker was a change. Others, who’d hit the road at midnight to be at their destination by morning, were nice and offered to let you lie down on the bunk while they drove. When you’d been hitchhiking since six in the evening, freezing in the wind between two vehicles, you weren’t unhappy to take a little nap.

Speaking of Max Ménier, he’d often make announcements for hitchhikers. One evening, I called him. It was getting late, and I still had quite a way to go. No luck: the show had ended for good the day before!

In short, it’s better not to rush, sleep in, and leave after lunch, or better yet, in the late afternoon. Obviously, I’m talking about when you have several hundred kilometers to cover. That’s when you have to play it pro.

First thing, especially at night, but it also applies in the middle of summer when the light is blinding: dress to be seen from far away. I’ll admit I have an advantage over most other hitchhikers: I’m small and don’t scare people. To balance that out, racist drivers often take me for an Arab and are less likely to pick me up, but overall, the balance tips in my favor. Back to the need to be seen: at night, I wear light-colored clothes. In headlights, you can see me from far away.

Second thing: travel light. Forget the big backpack with a frame. Drivers don’t always have room in the trunk or on the back seat, especially if it’s rained and the ground is wet. Plus, it forces them to get out of the car. If they’re nice enough to pick up a hitchhiker, you shouldn’t ask for too much either.

Third thing: bring a cardboard sign and a big marker—like the ones in the photo at the start of this post—to write the name of your destination. In the early 80s, I ran a tourist house in the Cher, but I lived in the Netherlands. In the off-season, it was only open on weekends. On Fridays, I’d leave Holland and return on Mondays. 1200 km round trip. On the way there, in Paris, I’d stand at Porte de la Chapelle. At that spot, the road is very wide, and drivers could stop easily. Obviously, on the sign, I didn’t write Eindhoven, which not everyone knows, and even less Amsterdam because of its seedy reputation. In that case, you’d expect to see a police car stop and two officers in kepis ask for your papers. So as a first destination, I’d write Compiègne. We were well out of Paris, and since it wasn’t too far, a trucker or salesperson was less reluctant to stop. Once past Compiègne, I’d take out my Lille sign. Once in Belgium, it wasn’t really necessary to use a sign anymore, since everyone was going in the same direction. Usually, the guy who picked me up at Porte de la Chapelle would say he wasn’t going far but could take me a little way. Before that, I’d still ask if there was a gas station on the highway where he could drop me off before exiting. While talking, the guy would realize he wasn’t dealing with a dangerous criminal. He’d pretend to check his watch, think for a moment, then say that actually, he was going to Belgium and could take me to the border or a little beyond. To leave Paris on the way back, I’d take the train to Melun, where it was easier to hitchhike than at Porte d’Italie.

Over all those years, I think I was pretty lucky. Or maybe philosophical enough not to imagine a car would stop after a few minutes. An hour’s wait was average. Sure, I sometimes waited three, four, or five hours. Most often at odd hours and in terrible weather. When it doesn’t work, it doesn’t work. But there’s always a moment when things pick up. Sure, when you’re soaked in freezing rain in the early morning after a sleepless night, you’re less philosophical than when I’m writing these lines comfortably at my computer, but it still holds true.

Earlier, I mentioned clothing and the importance of being well-rested before leaving. When you’ve eaten well and just gotten out of the shower, shaved, you’re in a better mood. And somehow, drivers sense it. Or at least, that’s the impression I’ve always had. It’s better to look in shape than disgusted at standing there, half-heartedly thumbing a ride. In short, when I’d start to get fed up with waiting, I’d go into the first café I saw for a coffee. Coming back out, I’d be refreshed, and most of the time, a car would stop within minutes. I’ve often said that when I stood by the side of the road thumbing a ride, I felt a bit like a gambler in front of a slot machine. It was a matter of giving luck a chance. And well, it worked out pretty well.

Then, there are countries where hitchhiking works really well and others where it’s harder. In the 70s-80s, it worked best in Germany and England. In the late afternoon, it wasn’t rare to be invited for tea. Well, that was in England. Tea meant being offered room and board. In Germany, they’d offer you coffee. Once there, they’d first show you the guest room and point out the bathroom before sitting you down in front of a big plate of cold cuts. In the evening, they’d go out in town, and the next morning, they’d usually drop you off at a good spot for hitchhiking. On the other hand, in Mediterranean and Scandinavian countries, you’d better be patient. In Spain or Italy, it’s better to take the train, which was dirt cheap back then. However, if you’re a couple traveling light, it’s already easier in most countries.

In 1982, I went on a trip around Turkey with my girlfriend. We only had two small bags, which was plenty. It was November-December, and we wore our warm, bulky clothes. Leaving Eindhoven at nine in the morning, we arrived in Graz, near the Yugoslav border, at eleven at night. 1300 km in a day! In just four or five vehicles. One to the German border, about fifty kilometers from Eindhoven, the second to Hagen in the Ruhr, the third to Salzburg, and the last to Graz at the Yugoslav border. Record broken. During the night crossing of Yugoslavia, we ran into a trucker close to retirement who lent us the truck’s bunk. So we arrived fresh and rested near Skopje the next morning. We continued to Thessaloniki in northern Greece before taking the train to Istanbul. In Turkey, we traveled a good part of the country by hitchhiking too. With truckers in old, overloaded, slow trucks that climbed hills at fifteen kilometers an hour, but also in cars where five or six people were already crammed in. And every time, we were invited for tea. Once, we were even picked up by a big shot in his Mercedes with a chauffeur. Until then, the average speed was around fifty kilometers an hour. There, we were going two hundred. On a national road, not a nice European highway.

I’ve also hitchhiked in Nepal, from Lumbini, Buddha’s birthplace, to a village on the way to Pokhara. It must have been midday. No bus until the next day. I gave it a try. A small truck overloaded with rice sacks, with two or three young people already perched on top, stopped. I rode on the roof of the cab. At fifty kilometers an hour when it was going well, with a breathtaking view. Coming back from India, I also crossed part of Iran by hitchhiking, from Tehran to the Turkish border. I did this trip with an Austrian I met at the hotel who, like me, had to watch his pennies. We gave it a shot. There was almost no traffic, but to our great surprise, the first car that passed in the area would always stop. They’d just ask for a modest contribution for gas, and it cost next to nothing.

Sometimes, you get scared too. After leaving Turkey in early December 82, we spent about two weeks in the southern Peloponnese harvesting olives. A few days before Christmas, we hitchhiked back to Holland. A girl picked us up in her little Fiat 500. We were driving on a mountain road, and that morning there was a bit of black ice. After crossing a pass, we saw the old Ford Taunus ahead of us at fifty meters start to skid. The driver let out a “heeee!” while grabbing my knees. I reflexively grabbed the wheel. Finally, the Taunus got back on track. And we didn’t swerve. But those few seconds felt very long.

In January 77, while I’d been living in Germany for a few months, I decided to spend a few days in Italy. By hitchhiking, of course. I left in the early afternoon, and by ten at night, I wasn’t far from Frankfurt. I saw a big Mercedes stop. The four or five young people crammed inside were listening to Schlager at full volume. Beer cans littered the floor. They didn’t have a precise destination, and as long as they were going south, that was fine with me. They’d finished their military service that very day and had clearly already celebrated their discharge. The driver was going 160, zigzagging dangerously from one side of the highway to the other. I should have realized he wasn’t entirely sober either. Luckily, there was almost no traffic. Finally, I managed to get dropped off at a gas station just before Frankfurt, relieved. I hope their trip didn’t end tragically.

Another time, coming back from Holland with my wife, we were picked up early in the morning near Senlis by two guys from Lille. They were going to work near Tours and could drop us off at Porte d’Italie. Apparently, they were coworkers but barely knew each other. The driver offered us a beer—at six in the morning, sure!—before opening another can for himself. He was clearly having trouble staying in the right lane. We politely declined, the passenger too. Everyone was tense. Luckily, it was rush hour on the ring road, and we were going slowly. When we got out of the car, the passenger said goodbye with the look of a guy being offered the condemned man’s rum and cigarette.

Finally, there are the annoying remarks from drivers who are either gay when you’re alone or turned on by the sight of your girlfriend when you’re a couple. In those cases, I’d get in the back so the guy wouldn’t feel too confident. And if the conversation got a little too suggestive, we’d deflect until we got dropped off.

And luckily, there are the times, not so rare after all, when you run into really nice people who invite you to eat and sleep at their place and drive you to a good spot the next morning. In Germany and England, that was common. And then there are the big strokes of luck, like during our trip to Turkey when we crossed most of Germany in one car, or that other time when some Germans drove me from the exit of Geneva all the way to the Costa Brava.

Going back to “with everything you read in the papers” and its variant “with everything you see on TV”—and now on the internet—it’s always left me perplexed. Personally, I’ve never heard of hitchhikers assaulting drivers, even if it may have happened. On the other hand, what was most common were hitchhikers being assaulted, especially girls. Anyway, even armed, it seems a bit stupid to assault the driver—wouldn’t that risk causing an accident?

Finally, since that time, I’ve occasionally wanted to hitchhike somewhere far away in France. Most often, too busy with work, it never happened, but the nostalgia hasn’t completely disappeared.

* * *

Other Hitchhikers

And then one day, I... settled down to become a driver myself. Ten years had passed, and you saw fewer and fewer hitchhikers. Or maybe I saw fewer because I had a regular job and wasn’t traveling the same way. And then I understood a few things.

Several times, I was tempted to pick up a hitchhiker, but they didn’t meet the required conditions. They were walking along the road instead of staying at the exit of the previous town. Hard to stop without risking an accident. Or the guy looked really scruffy. Or he was sulking, if not both. Then you think of that famous “with everything you read in the papers.” Not that I was scared, but unfortunately, the few hitchhikers I did pick up later were rarely interesting.

A few years ago, we picked up a young guy at the exit of a small town in Sologne. Not an easy spot for hitchhiking. Bad luck, he was a pretentious little jerk. He was barely 20 or 25 and talked like a bitter old man. He was a waiter in a restaurant. According to him, it was lucky he was there, otherwise the boss would have closed up shop long ago. You’d think he had thirty or forty years of professional experience behind him. As we approached Blois, he started ranting about Arabs, blaming them for all evils. And he laid it on thick. That morning, we were going to a teenager’s funeral who had just committed suicide, so he really got on our nerves, Mr. Know-It-All. Out of anger, I dropped him off next to a shopping center a few kilometers from downtown. Not nice, but it felt good.

Some time ago, we were driving around the Limousin on a Sunday to try out the used Twingo we’d just bought. We picked up a guy in his forties. A German who spoke French well. He started talking about the environment. He was a green Khmer. He got worked up all by himself with his pseudo-eco rant and, after a few kilometers, was almost yelling at us. As we were about to leave the main road for a small one, I dropped him off at a crossroads in the middle of nowhere. Normally, I would have made a little detour to take him to a better spot, but this time, I didn’t feel like doing the... eco-warrior a favor.

On the other hand, I’ve still done my good deed a few times. One June morning, coming back from Orléans, I saw a man in his sixties hitchhiking. The poor guy had had a rough time. He was from Montpellier and was coming back from Caen, where he’d been promised a job. Once there, they bluntly told him the position was already taken, and he had to go back. Except he didn’t have enough money left for the train. He’d spent the night hitchhiking without success. I could only take him as far as Lamotte-Beuvron, where I dropped him off near the fire station. Apparently, there was some vague shelter there or something, but it only opened a few hours later. In the meantime, he settled on the grass in a corner to sleep a little. While he was doing that, I quickly went to the train station to check the price of a ticket to Montpellier. It was within my means. Since he was sound asleep, I slipped the train ticket and 100 francs into his pocket. I couldn’t imagine him continuing to hitchhike all the way to Montpellier. And I bet he didn’t even have a piece of cardboard and a marker!

When we go to Brazil, we usually rent a small car. One day, we were coming back from Paracuru to Fortaleza when we saw a whole family hitchhiking. Two adults and two or three small children. Here near the equator, the sun sets very quickly, and it would soon be night. There was little traffic, and trucks wouldn’t stop because there was no room in the cab. As for the rich people driving big 4x4s, they wouldn’t stoop to picking up the lower classes. The only hope for this kind of family was usually a farmer or artisan who’d let them ride in the back of his pickup. Obviously, they were a bit surprised to see us. Everyone crammed in as best they could in the back of our little car. When we dropped them off, we got a whole string of “Deus lhes abençõe”—God bless you.

Still in Brazil, we were on the road from Barreirinhas to São Luís do Maranhão. About 150 km of deserted road with an isolated mud house here and there. A young woman flagged us down. She was very pregnant and had to get to the clinic twenty or thirty kilometers away to give birth. Someone was supposed to drive her, but the first signs of labor started earlier than expected, and the driver was unavailable. Even driving fast, we weren’t feeling great: it would be just our luck if she gave birth in the car!

Today, we’re in the age of smartphones and carpooling apps. Safety. With everything you see on TV... Three or four years ago, we signed up on a platform. Our first, and only, “client” was a little jerk who didn’t say a word the whole trip. No hello, no goodbye, and certainly no thank you. The next day, we found his Ray-Bans in the car. We didn’t run after him to give them back. Ha!

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display