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Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
USA 2018: Ciels de foudre et terres de feu English translation pending
by Jdakota · 2020-01-15 · 184 replies
Arrivée très tardive à Denver après un voyage long et fatiguant. Récupération du SUV standard chez Alamo. Peu, voire pas de choix. Des hyundai Santa Fe et deux Kia. J’opte pour une Santa Fe Sport. Celle-ci est au moins AWD (automatic wheel drive) contrairement aux Kia. Je n’ai pas réservé d’hôtel à Denver, préférant quitter de suite l’agglomération de la capitale du Colorado pour prendre de l’avance sur ma (très) longue journée de route du lendemain. Malgré la fatigue et la nuit, je parviens à quitter la ville assez facilement et sans me tromper. Je file droit au nord sur l’interstate 25 North pendant deux bonnes heures avant de me trouver un motel quelque part entre Fort Collins et Cheyenne. Je m’endors comme une souche.

24 août – de Fort Collins à Badlands national park.

Réveil très matinal, décalage horaire oblige. Le lever du jour est encore loin. Le temps d’avaler un café dans salle d’accueil et je reprends la route. J’adore ces voyages en solo dans l’ouest que je m’offre en général tous les deux ans. Ils m’apportent un sentiment de liberté assez grisant. On monte dans sa voiture de location et on part à l’aventure ! En préparant ce voyage, j’ai coché une série de sites que je n’avais pas encore arpentés et quelques autres que j’avais envie de revoir. Tout cela va m’amener à parcourir un nombre impressionnant de kilomètres à travers un cercle qui inclue le Colorado, le South Dakota, le Wyoming, l’Utah, l’Arizona, et le Nouveau Mexique. Je préfère ne pas compter.

Le programme de ce premier jour doit me faire gagner le South Dakota et le Badlands national park, Ca fait de la route pour une visite que je soupçonne un peu trop courte puisque j’ai prévu d’en repartir le lendemain matin. J’aurais dû prévoir davantage. Il fait beau et la route est sympa. Les grandes plaines du Wyoming s’étirent sous le soleil matinal. Je fais une pause dans la petite ville de Custer, du nom du général de triste mémoire.

Puis c’est la traversée de Rapid city, agrémentée d’un rapide déjeuner. J’atteints l’entrée nord du Badlands national park en début d’après-midi. Beaucoup plus tôt qu’attendu. Tant mieux, je vais pouvoir en profiter. Le parc est tout en longueur et la route (Badlands loop road) qui le parcours du nord au sud est longue de 45 kilomètres. Le camping du parc que j’ai réservé est situé tout au bout de cette route, près de la sortie sud.

La première impression est excellente. Les falaises déchiquetées sont spectaculaires et plus haute que ce à quoi je m’attendais.



La route descend ensuite dans la vallée des « Yellow mounds ». C’est ma partie préférée du parc. On slalome entre des collines colorées surréalistes. Du jeune, du rouge, de l’orange au milieu d’une herbe vert pale. C’est sauvage, inattendu. J’adore…





Pas mal de pause à mesure que je progresse vers le sud. Certains points de vue improvisés sont incroyables. Dommage qu’une bande de brume grise bouche l’horizon et gâche un peu la perspective.





J’arrive au camping. Je mets un bon moment avant de trouver mon emplacement, celui-ci ayant été changé suite à quelques inondations dans la plaine.

Ballades dans la partie sud. Windows trail, tout petit bout du Notch trail et un peu d’improvisation. L’après-midi se déroule tranquillement sous un ciel d’azur.





Je m’interroge sur la partie à privilégier pour le coucher de soleil et je songe naturellement aux Yellow mounds.

Retour au nord, donc, après quelques arrêts pour de courtes ballades improvisées au milieu des badlands. Je suis complètement emballé par ce cadre atypique dont la lumière de fin de journée accentue la magie.





Je termine la journée sur une petite colline à l’entrée des Yellow mounds. Les couleurs qu’on peut y capter sont fabuleuses. Un coucher de soleil de compétition et qui ne ressemble à aucun autre.









Retour au camping à la nuit tombée. La particularité des campings des national parks, c’est que les rangers y organisent chaque soir des activités en rapport avec la nature. Ce soir, c’est « observation du ciel nocturne ». Deux télescopes ont été installés près du traditionnel amphithéâtre à ciel ouvert. L’un est braqué sur Jupiter, l’autre sur la Lune que je n’avais jamais vue d’aussi prêt. Une belle manière de terminer cette journée riche en découvertes. Je ne regrette décidément pas de m’être imposé ce long détour par le South Dakota.

25 aout 2018 : De Badlands national park à Devils Tower national monument.

Encore un réveil très matinal, volontaire celui-là. Emballé par le spectacle offert par les Yellow mounds au coucher du soleil, j’ai décidé d’aller y admirer le lever du jour.

Je commence par m’installer au point de vue « Conata Basin overlook » qui offre un point de vue général sur la zone. Toujours cette zone de brume au-dessus de l’horizon qui retarde l’arrivée du soleil. Je l’attribue, peut-être à tort, aux nombreux incendies qui ravagent l’ouest depuis des semaines. Je me dis que je vais peut-être devoir subir ce désagrément esthétique pendant le reste du voyage.



Le soleil finit par dépasser la brume et c’est assez grandiose. Sans doute manque-t-il un ciel dramatique au décor. Mais bon… Apprenons à nous contenter de l’existant.





Je poursuis vers le bas de la vallée en opérant un stop rapide à mi-chemin de la descente. Quelques dizaines de mètres de marche permettent de bénéficier d'une vue étendue sur les mounds.



Ma prochaine étape se situe à Yellow Mounds overlook, qui se trouve au sommet de la petite colline colorée de la veille. Presque aussi bien que la veille.



The Moluccas: Splendors (and Struggles) of an Archipelago Unknown to Tourists
by Eiger · 2018-10-10 · 132 replies
Hello everyone!

This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!



Context This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.

We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.

Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.

Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.

Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda. Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.

Episode 1: Ambon to Banda Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs. This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.

Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast. Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).

For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape). Laundry and trucks washed in the same stream.

Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.

We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂



We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).



The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!

After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday. We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”



Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠 We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁 We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes. Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.

We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing. Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop. On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊



Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.

Next episode coming soon: Ternate.
Review of a disappointing cruise with Rivages du Monde in Iceland and Greenland
by 4yne · 2018-08-31 · 146 replies


Hello everyone,

The itinerary was tempting, and we decided to take this cruise with friends. It also gave us a chance to discover this company, which offers many river cruises in a French-speaking atmosphere. The boat is only rated 3 stars, so we knew we wouldn’t have the same comfort or services as usual, but we accepted that. After all, the price is half that of a cruise with Ponant in the same area.

From the booking stage, this company was unlike any other. We later learned that Rivages du Monde isn’t a shipowner but just a service provider.

It operates in a somewhat outdated, old-fashioned, or even backward way, depending on how you see it. Information about the cruise, excursions, and the boat comes in the form of a very brief PDF. Documents, quotes, and invoices are sent by mail.

There’s no personal account on the company’s website, no passenger form to fill out, and no online check-in.

Fifteen days before the balance was due, I received the invoice with its share of surprises. I had to send my credit card details by mail (well, why not?), or pay by check.

The bad surprise was a fuel surcharge. The good one was that we were upgraded from category 3 to category 7, moving from deck 6 to deck 4. Since the information was so lacking, I had no idea what the benefits of this upgrade would be. I almost complained and asked to keep the cabin I had chosen, but I read in some comments that cabins on deck 6 were to be avoided due to loud creaking. So I said nothing.

Booking excursions, which had to be paid at the same time as the balance, was strongly recommended before departure. They were reserved by filling out an A4 sheet after reading a 3- or 4-line description in the PDF. The duration of the excursion and the departure time weren’t indicated. No information about disembarkation—would it be at the dock or by tender?

The boat. The MS Astoria is the oldest passenger ship in the world. Built in 1948, it started its career as a transatlantic liner until 1960. Often restored, it has retained an old-fashioned, vintage charm... or so the ads say. In the end, it didn’t look that old, as it had been modified and refurbished so much. Only its original bell remains in a display case. Its vintage look is more visible on the outside than inside. The outdoor decks are spacious, great for sightseeing. There weren’t too many passengers for the size of the ship. Inside, it’s not very modern or beautiful, but it was decent. A pleasant surprise—it handled the sea better than we expected.

The cabin was outdated and small, as we expected—no desk, no sofa, and two portholes that made it very bright. Well-equipped with new storage furniture, it even had a fridge. The bathroom would have been spacious if it didn’t have a bidet. The bed had a board instead of a proper base, but the mattress was good, and we slept well the whole cruise. Don’t look too closely at the finishing details, but overall, it was better than I expected. On deck 4, the cabin creaked a little at night, but it didn’t bother us. The cabins are different sizes on the plan, but in reality, they all have the same surface area.

Note the strange color of the hot water.



The buffet was tiny, with few choices and very basic, ordinary dishes. A few mixed industrial salads, some fresh salad and cold cuts. For the main course, chicken, pork, some kind of minced meat, or fish. Then potatoes, rice, pasta, or steamed vegetables (always the same ones). For dessert, flavorless pastries in various colors or fresh melon and watermelon salad. That was the sad, single menu for the entire cruise at the buffet. Note that the buffet was only open for 2 hours at lunchtime and 1 hour in the afternoon for a snack.

Tea, coffee, and water were available all day.

The restaurant. The table was nicely set and pretty, but the meals weren’t much better than at the buffet. The “beef fillet in pastry” was like boiled beef stew—it fell apart easily (even though we asked for it rare or at least medium-rare). The “asparagus velouté” was actually leek soup with “hay” that crunched under your teeth. The poire belle Hélène or profiteroles were sad, distant relatives of the well-known desserts—very skimpy. And those were just a few examples.

Drinks were included with meals: still or sparkling bottled water, white, red, or rosé wine, coffee, tea, or herbal tea.

The bar. The servers were nice but far from having the class and know-how you find on other cruise lines. We wanted to try the cocktails, but only once. The margarita was warm, with bottled chemical lemon, no ice, and no salt. The caipirinha was brown! And later, we noticed that in the Singapore Sling, they replaced the Champagne with soda!!! What a skill set!!!

The lectures were very popular. Almost all passengers eagerly attended the talks by the two naturalists.

The musical entertainment was French variety—good-natured and friendly most of the time. A little classical music, chamber music so sad it made you sleepy. Nothing like the pianos and violins you find elsewhere... (Princess or HAL).

The shows. With very limited resources, the dancers did their best. The outfits were very revealing in certain strategic areas, and that was the rule for all themes.

The “red vests.” The atmosphere on board was more like a company outing than a cruise. There was a lot of staff to run the excursions desk, assist and supervise passengers during stops, or act as guides during excursions. These “red vests” behaved like they were on a summer camp—they had a great time and gathered as often as possible to laugh and have fun. They didn’t hesitate to roll their eyes behind passengers’ backs. But the “group leaders” became very authoritarian and directive when addressing passengers.

One evening, our friend asked a “red vest” about the excursion time the next day. That was top-secret information, impossible to get (I’ll come back to that). The “red vest” replied that they wouldn’t tell him because, by the next day, he would have forgotten anyway. That shows the level of respect this staff had for the passengers.

Also worth noting: among the passengers was a man in a wheelchair. For the entire cruise, he couldn’t go ashore. No one ever offered to help his wife get him off the ship.

My perception of this cruise is inevitably shaped by my past experiences. Some passengers shared my opinion, but others were completely satisfied with everything and found the food good. They also swallowed all the bad excuses, cooked up with a security sauce, without question—reassured and delighted that “everything” was done for “their safety,” which is the most important thing, isn’t it?

To be continued—the stops and the organization, even more pitiful than the hospitality...
Circuit en Namibie et réservations English translation pending
by VallM17 · 2017-01-26 · 67 replies
Bonjour,

Nous préparons notre premier voyage en Namibie pour le mois de juillet prochain. N'ayant eu validation de nos dates de congés que la semaine dernière, j'ai contacté l'agence Tourmaline pour qu'on nous aide à boucler notre circuit en fonction de la disponibilité des hébergements.

Nous ne souhaitons pas camper et, comme je m'en doutais, les lodges sont déjà complets pour la plupart. Mais je reste confiante et optimiste, on va y arriver ! Et si vous pouviez me donner un petit coup de main en me donnant votre avis, ce serait super sympa 🙂

Le projet, dans les grandes lignes : Nous voyageons avec nos enfants, 2 garçons qui auront 14 et 12 ans en juillet. Le circuit est un classique en 15 jours qui pourrait légèrement varier suivant vos avis sur les hébergements.

11/07 : arrivée matinale (5h30) à Windhoek - Route vers les environs de Mariental - Nuit au Lapa Lange Game Lodge 12/07 : Activités dans le coin (Game drive, bushwalk) - Nuit Lapa Lange Game Lodge 13/07 : Route vers le Namib-Naukluft park, ascension de la Dune Elim - Nuit Weltevrede guest farm ou Elegant desert lodge (ex. Betesda lodge). Plus rien de dispo vers Sesriem 14/07 : Sossuvlei, Deadvlei, dunes... - Nuit Weltevrede guest farm ou Elegant desert lodge 15/07 : Route vers Swakopmund (arrêt vers Blutkuppe pour une petite balade) - Nuit Desert Breeze Guesthouse 16/07 : Combo croisière / Sandwich Harbour en 4x4 - Nuit Desert Breeze Guesthouse 17/07 : Route vers ???? C'est à partir de là que ça devient compliqué 😐

On voulait : Swakopmund > Twyfelfontein country lodge (complet !) Twyfelfontein > Grootberg lodge pour 2 nuits (complet !) Grootberg > Etosha (Okaukuejo, Halali, Numutoni : complets !!!)

Les hébergements disponibles entre la côte et Etosha sont les suivants : Madisa Camp, Aabadi Camp, Huab Lodge, Ugab Terrace Lodge, Toko Lodge.

J'envisage donc : 17/07 : Route vers Madisa Camp, balade au Spitzkoppe - Nuit au Madisa Camp 18/07 : Sortie avec un guide pour trouver les éléphants, visite du site de Twyfelfontein - Nuit au Madisa Camp 19/07 : Route vers Kamanjab en passant par le Vingerklip, visite village Himba (Otjikandero ou village reconstitué du Toko Lodge > je sais que c'est "du faux" et je préfère cela plutôt que d'aller embêter les Himbas dans leurs vrais villages. Pour autant, est-ce que ça vaut le coup ? Pas trop commercial quand même comme expérience ? L'argent des visites revient à la communauté Himba ?) - Nuit au Toko Lodge 20/07 : Etosha - Nuit au Eldorado Guesthouse ou Etosha Safari Lodge ou Etosha Safari Camp 21/07 : idem ci-dessus 22/07 : Etosha - Nuit au Mokuti Lodge ou Mushara Outpost ou Emanya Lodge 23/07 : Route vers Otjiwarongo, visite CCF - Nuit Hadassa Guesthouse 24/07 : Visite à l'école de peri Naua (si possible) ou rando au Waterberg Plateau - Nuit Hadassa Guesthouse (l'agence a prévu de nous faire dormir à Windhoek mais s'il est possible de faire la route le lendemain d'Otjiwarango à l'aéroport, je préfère passer notre dernière nuit ici. C'est faisable ?). 25/07 : Route vers Windhoek, restitution du 4x4 et retour en France (vol vers 17h45).

Quand il y a le choix entre plusieurs établissements, j'ai mis en gras celui qui a ma préférence d'après les photos et commentaires glanés sur les sites d'avis. Je me pose par exemple des questions sur la qualité des tentes au Madisa Camp (y'a pas de trous par lesquels pourraient passer des petites bêtes que j'aime pas du tout, genre araignées, scorpions et serpents ???).

Pour le Namib et Etosha, comme nous ne dormirons pas au cœur de l'action, ne me dites pas qu'il va falloir se lever tôt pour en profiter ! Je le sais déjà 😉

Un grand merci par avance pour votre aide.
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables English translation pending
by Stalingrad · 2016-11-08 · 376 replies
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Déplacement au Belize et hébergement English translation pending
by Cogic · 2016-05-19 · 10 replies
Bonjour Nous sommes 9 personnes (2 familles : 4 adultes, 3 ados, 2 enfants) et nous irons au belize et Yucatan du 20 juillet au 9 aout (20 jours) et nous aimerions avoir quelques renseignements : Quels sont les lieux à voir absolument, comment est-il préférable de se déplacer : en car local ou en louant un van 9-10 places et dans ce cas, vaut-il mieux prendre un chauffeur ou non (par exemple, si l'on veut passer par la Hummingbird Highway en faisant des pauses) ? Nous avons toujours voyagé en Asie où nous trouvions partout et à bas prix des van avec chauffeur pour se déplacer d'un point à un autre ou pour faire un circuit plus touristique d'une journée... On aime aussi se déplacer avec les moyens de transport locaux... Mais l'Amérique centrale, on ne connait pas ! En juillet aout, les prix des hébergements sont-ils négociables ? Merci d'avance pour tout tuyau, on peut vous renseigner sur le Cambodge, le Sri Lanka ou la Thaïlande, nos derniers voyages...
Southwest America: Canyons - Mesas et Pueblos automne 2015 English translation pending
by Walker73 · 2016-01-04 · 78 replies
Vendredi 18 septembre : Lyon - Denver Une pluie fine mais tenace nous surprend au départ (très) matinal de l’hôtel réservé à proximité de Lyon St Exupéry. L’embarquement pour Denver via Francfort est programmé tôt ce matin et nous n’avons voulu prendre aucun risque ; par ailleurs la journée qui s’annonce va être très longue (décalage horaire) et les deux heures de sommeil supplémentaire ne sont pas superflues ! 🤪 Toujours sous la pluie, nous nous garons sur le parking de l’aéroport. L’étanchéité toute relative de mon gros sac de voyage va nous réserver quelques « surprises » à notre arrivée à Denver … 😕 Les formalités d’enregistrement sont vite expédiées : nous avions tout anticipé sur internet. Du coup, après les formalités de police dans la foulée nous profitons d’une pause « petit-déj/lecture » bienvenue avant le départ et le vol très rapide pour Francfort sur un vol Lufthansa. Les menaces récurrentes de grève de leurs pilotes ne nous perturbent pas plus que ça ! L’excitation monte doucement … Après un intermède que nous pouvons qualifier de « moyen » l’an dernier au Québec 😕, nous revenons à la maison !🙂🙂🙂 On peut dire en effet que les US (surtout l’Ouest) sont notre tasse de thé, notre madeleine (nos cookies pour faire couleur locale) ! Après les parcs autour de Las Vegas en 2011, le Yellowstone et la partie « North/Central » en 2012, la Californie en 2013 (sans oublier N.Y. en 2009), cette année nous avons programmé une boucle « Denver/Denver ». Au programme : le sud du Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et l’Utah. Plus que les grands circuits, nous privilégions le principe des « boucles » qui nous permettent de nous focaliser sur une région et de l’approfondir autant qu’il est possible en 3 semaines. A noter : ne cherchez pas de carnets de voyages sur nos précédents voyages : celui-ci est le premier ! Les autres viendront par la suite … peut-être ! 😉 Côté organisation, tout roule ! L’habitude de voyager à deux, d’avoir une répartition des rôles parfaitement huilée : à Evelyne toute la partie logistique (résas avion/voiture/hébergements), à moi la programmation, le découpage du circuit … et la longue préparation d’un road book documenté et imagé ! Bien entendu, rien n’est cloisonné et les échanges sont nombreux. Nos supports « papier » les plus utiles : le Routard, le Guide Vert Michelin et les incontournables cartes routières éditées par une boite Suisse : Hallwag International (site internet « swisstravelcenter.com ») : elles sont juste parfaites pour la préparation et le découpage du circuit et très complémentaires du GPS sur place. Les forums (Sunset Bd et VoyageForum) nous apportent une aide précieuse ; pour le reste, internet fait tout ! Dès que la destination et la période sont arrêtées (en janvier / février) pour un voyage automnal, Evelyne met des alertes quotidiennes pour les meilleures propositions tarifaires tenant compte d’un vol avec une escale maxi. Pour ce qui est de la voiture nous la réservons un mois avant de partir. Les hébergements se font au fil de l’eau en fonction du découpage définitif du circuit que nous affinons… jusqu’au dernier moment ! Les étapes : - Denver / Greenwood Village - Greenwood Village / Great Sand Dunes National Park - Great Sand Dunes / Taos - Taos / Santa Fe - Santa Fe (Kasha Katuwe Tent Rocks National Monument) - Santa Fe / Alamagordo (White Sands) - Alamagordo / Pearce (Chiricahua National Monument) - Pearce / Tucson - Tucson (Saguaro National Park) - Tucson / Globe - Globe / Sedona (Apache Trail / Tonto National Monument) - Sedona - Sedona / Tuba City (Blue Canyon et Coal Mine Canyon) - Tuba City / Blanding (Natural Bridge National Monument) - Blanding / Moab (The Needles) - Moab (Arches) - Moab (Canyonland) - Moab / Denver Le vol au départ de Lyon est « on time », ce qui nous laissera le temps d’embarquer sans stress à Francfort. Nous avons largement le temps d’un petit café tout en admirant le gros navion (un Boeing 747) sur lequel nous allons embarquer. Il est juste en dessous de nous en pleine séance de ravitaillement.



Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛



Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴‍☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.



L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.

Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !



Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.



Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴‍☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !



Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕

Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.





Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !



Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.







Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉



Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !



Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.



Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.



Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !
Croisière baie d'Along et delta du Mékong English translation pending
by Sisley44 · 2015-11-07 · 30 replies
Bonjour à tous Nous partons en février prochain pour 15 jours au Vietnam et nous souhaiterions découvrir la baie d'along sur 2 jours. Connaissez-vous une bonne agence qui propose cette visite, devons-nous reserver à Hanoi? Nous aimerions aussi découvrir le delta du Mékong, avez-vous une ballade à nous conseiller. Nous aimerions pour les 2 éviter les foules même si cela n'est pas évident. Merci à tous pour vos conseils....
Paris: où loger avec enfants et transport English translation pending
by Anniebou · 2014-12-28 · 35 replies
Bonjour, Nous nous rendrons quelques jours à Paris l'été prochain avec deux enfants de 6 et 9 ans et les deux grands-mamans. J'ai quelques questions...

-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?

-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?

-Quels hôtels seraient recommandés ?

-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?

Merci beaucoup de m'aider ! Annie
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille English translation pending
by Pierre · 2014-08-20 · 96 replies
Bonjour à tous,

après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):

Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche

Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
15 jours en Ligurie et Toscane English translation pending
by Vazyvite · 2014-02-16 · 131 replies
Bonjour,

Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.

On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎

Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.



J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu



L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !



Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !

Galerie Mazzini :



Via Garibaldi :



Palazzo Reale :



On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :



La Galleria di Palazzo Spinola



Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.



Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :



Porte Soprana pas loin :



Piazza de Ferrari près de l'hôtel :



Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...







Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.



Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
by Larsay · 2013-08-12 · 49 replies
Bonjour

De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !

POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?

J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"

La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).

Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.

LES PRÉMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON

C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :

Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.

La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.

Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.

JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE

Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.

Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)

Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.

II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).

2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.

JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA

Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.

JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO

Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.

Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !

JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE

Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.

Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Hôtels à Los Angeles et San Francisco? English translation pending
by Azollette · 2012-09-19 · 25 replies
Bonjour, Nous préparons sur internet notre voyage 08/2013 (vois ci-dessous). Les villes difficiles pour trouver l'hôtel approprié à nos désirs, sont san francisco et los angeles. Nous aimerions un hôtel avec un bon rapport qualité prix bien sûr. - pour los angeles plutot vers l'océan, très clean, calme, avec clim, grandes chambres, piscine de préférence. - pour san francisco proche de union square si possible, car il nous faut un hôtel avec parking "certain" pour voiture 7-8 places et bien sûr les mêmes désirs que los angeles. Si le petit déj et compris voir si il y a la qualité. Si vous avez de bonnes expériences correspondant à nos attentes, je vous remercie de nous en faire part. Notre voyage serait :

J1-Arrivée à Denver

J1-Denver / Fort Collins

J2-Fort collins / Visite Mont Rushmore / Rapid City

J3-Rapid City / Visite Parc / Gillette

J4-Gillette / Cody

J5-Boucle : Cody / Red Lodge / Cody

J6-Cody / Silver Gate / Mammoth Hot Spring / WestYellowstone

J7-Boucle : West Y. / Tower Falls / Lake Village / West Y.

J8-West Yellowstone / Jackson Hole

J9-Jackson Hole / Salt Lake City

J10-Séjour à Salt Lake City (Antelop Island) (cité mormone)

J11-Salt Lake City /Bonneville piste course désert/ RENO (+ 800km?) (route facile ou pas?)

J12- Boucle Reno/Lac Tahoe/Reno

J13- Reno / San Francisco

J14-Séjour à San Francisco

J15-San Francisco/Monteret/Dinuba

J16- Boucle Dinuba/Séquoia parc/Dinuba (route dite étroite qu'en est-il? J17-Dinuba / Los Angeles (Santa Monica?)

J18 -Séjour à Los Angeles universal studio

J19 - Séjour à los Angeles (visite ville + plage et farniente)

J20 - Los Angeles / Vallée de Mort (Furnace Creek Inn)

J21-svp une adresse de ville fantôme) Vallée de la Mort (Furnace Creek Inn) / Las Végas

J21-22-23 Séjour à Las Végas

J24- Départ de Las Végas

J25 -Arrivée à Lyon

sI vous avez des commentaires sur notre projet, ils seront les biens venus Merci d'avance à tous. Cordialement
Carnets d'Oz: balades et plongées sur la côte Est australienne English translation pending
by AirOne · 2011-10-18 · 40 replies
UNE BALADE EN AUSTRALIE C'est ça oui, une balade, une balade comme une autre, il y a tant de choses à faire dans ce pays qu'il vaut mieux l'envisager par petits bouts plutôt que de vouloir tout voir tout faire...ou alors il faut se donner 6 mois et 6 mois je ne peux pas, c'est trop tard, ou trop tôt pour pouvoir envisager des vacances aussi longues. J'y vais donc 3 ou 4 semaines à chaque fois. Cette fois ci on part pour 4; nous allons nous balader, je dis bien balader, c'est à dire qu'il n'est pas question de foncer d'un point à un autre l'angoisse au ventre en craignant par dessus tout de n'avoir pas TOUT vu. Si j'ai pas tout vu, je m'en fous : ça me donne une bonne raison de revenir, c'est tout... Alors on va faire comme d'hab', on va dans un coin, on se pose vraiment quelques jours, le temps que l'épicier ou le marchand de pinard du coin reconnaisse ma tronche ( ben oui, Sabine et moi on aime bien prendre un petit verre de blanc le soir quand on est en vacances...parfois plusieurs même...faut dire qu' ils ont du bon vin là bas.). Et puis c'est qu'on est pas tous seuls, nous trimballons 2 minettes tout à fait charmantes, mais qui savent bien bien nous dire quand elles se font chier, c'est à dire quand on abuse des transferts. Seul contre 3 furies bien déterminées, je ne fais pas le poids : je m'incline. Grandeur et décadence du mâle européen. Je prépare donc le voyage comme d'habitude en utilisant au maximum internet pour me renseigner sur place, contacter les prestataires rechercher des accoms sympas, poser quelques questions sur les forums australiens ou francophones. La zone visée, c'est le Queensland d'où je dégage quelques endroits qui me semblent intéressants , j'en écarte d'autres déjà vus ou jugés trop fréquentés, donc peu fréquentables... Pas de Witsundays cette fois-ci, déjà visité, rien de plus à offrir que beaucoup d'îles d'Asie du Sud Est ou du pacifique et un peu trop fréquentées de surcroît. Pas non plus de Mission Beach, Hinchinbrook Island et Palm Island Group , je projetais très sérieusement de passer un bon bout de temps sur cette zone mais le cyclone Yasi a balayé mes espoirs de découvrir cette région cette fois ci. Quand la nature vous balance un signe de cet acabit, on ne discute pas : on s'incline. Respect... Ben oui, mais ça ne va pas du tout ça, puisque nous, ce qu'on voulait, c'est voir des casoars et Mission Beach est un coin très réputé pour ça ! Vous me direz, maintenant que le cyclone est passé, ils seront encore plus facile à voir les bestiaux ! ce à quoi je répondrais du tac au tac, oui, certes mais bon, quand même ! Et donc de Mission Beach point... Quid alors ? Quid quid quid ? Et bien le choix de la Daintree Rainforest s'imposait, c'est l'autre endroit où on en voit pas mal. Nous décidons également d'aller faire un tour, un vrai tour de plusieurs jours dans les Atherton Tablelands pour y approfondir ce qui n'avait été qu'effleuré jadis. Mais ça ne vous fait pas un mois tout ça... Nous nous mettons d'accord avec les copains de Sydney pour aller à Fraser Island qu'ils n'ont jamais visitée et que je n'ai visité qu'en trombe, c'est à dire sur 1 malheureuse journée ( à éviter absolument), ce sera donc 4 jours de camping sur l'île pour nous, nos amis australiens ayant lâchement opté pour le Kingfisherbay resort. Si un peu de plongée ne nuit pas, trop de plongée peut gravement porter atteinte au portefeuille en cette contrée lointaine, aussi faut il savamment choisir ses spots. Je vais tanner les plongeurs locaux sur Diveoz et Scubaboard, je ressortirai de ces recherches Weboqueenslandaises 2 incontournables : Wolfrock et le Yongala. Les classiques croisières de 6 jours sur la grande barrière pour 4 étant très attrayantes jusqu'au moment où on tombe sur le prix : c'est là qu'on perd connaissance. Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse. Héhé...

Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.

Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)



Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.

Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...

(à suivre wolfrock)
Islande, Terre de Glace et de Feu English translation pending
by Grisemote · 2010-12-15 · 62 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
http://sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/

Prologue« -Tu vas en Islande ? C’est pas vrai, on t’a obligé ! Il pleut tout le temps et c’est plein de moustiques. Encore ta femme hein … dur dur !!!!! - Tu crois ? Il y a le soleil de minuit et pour les moustiques je pense que l’on t’a mal renseigné. - Partir en Islande c’est une chose, mais t’es pas sûr d’atterrir ni de repartir avec les poussières volcaniques du truc que l’on n’arrive même pas à nommer. - Mouai, c’est pas faux qu’il est imprononçable ce volcan, c’est ça l’exotisme. » Mitigé, voilà comment honnêtement j’ai abordé ce nouveau périple, encouragé par mes collègues de bureau totalement enthousiastes. L’Islande représente bien à sa manière le chaud et le froid entremêlés. Le soleil est là toute la journée, mais tu peux éventuellement ne jamais le voir, blotti entre les nuages. Les volcans crachent du feu, mais ils sont recouverts de glaciers. Ta valise est pleine d’habits chauds, mais éventuellement tu ne t’en serviras pas (ben y parait que c’est arrivé à quelqu’un … si ! Il y a longtemps je crois …. Bon, c’est à confirmer). Tu pars en balade d’été mais tu as l’impression d’aller vers l’hiver. C’est le pays des trolls, mais tu n’en vois pas un. Ils écrivent des panneaux mais tu n’arrives pas à les lire… Bref, seuls ceux qui y sont allés peuvent en parler et sur ce registre on lit de tout allant de l’effroyable au plus enchanteur. Comme nous souhaitons nous aussi raconter notre version, nous tentons notre chance. Conclusion, il faudra prendre les choses comme elles viennent, puisque de toute façon les billets sont encaissés.

9 juillet 2010Doutes et craintes de GrisemoteC’est la canicule sur la France. 36°C à Lyon ! Nous partons à Paris pour prendre l’avion le lendemain. Il fait beau et nous goûtons avec délice et déjà une pointe de nostalgie nos derniers instants d’été, tel des condamnés qui mangent leur dernier steak et boivent leur dernier verre de Beaujolais. Au moment de partir, Grisemote semble douter, ce qui est grave pour le reste de l’équipe déjà un peu sceptique sur la destination. Comment allons-nous gérer la pluie, le vent, voire la tempête ? Quelle idée aussi de partir sous la tente (d’un autre côté, vu les prix du dur, les vacances auraient été courtes) ? Du coup, pour l’occasion, nous avons investi dans une énorme tente (7 mètres de long et 2m10 de haut) capable de résister à des trombes et des trombes d’eau, et dans laquelle on peut jouer au tennis de table. Mais vu le volume, va-t-elle résister au vent furieux d’Islande ? En plus, c’est une marque pas connue achetée sur Ebay et qui s’avère fabriquée en Chine. Va-t-elle être à la hauteur ? Aura-t-on la place à chaque fois de la monter ? Et puis, le poids : 23 kilos avérés ! Bref, une tempête majeure sévie sous le casque Grismotien, qui envisage d’invoquer les dieux nordiques pour qu’ils soient cléments avec nous : par Thor et par Tons. Pour ma part, je retiens que l’Islande se situe à 4° de latitude au sud du cercle polaire, et que dès que l’on parle de « sud », ça réchauffe !



10 juillet : la tête dans les nuagesNous débarquons en voiture à Charles de Gaulle dont on peut dire en plus qu’il est moche et remoche, qu’il est truffé de pièges : aérogare = terminal, parking P3 = aller au terminal 3 pour le trouver, si tu te trompes une fois, tu pars en vrille sans trop savoir comment tu vas rattraper le coup. Oublions ! Au début on se demandait pourquoi tout le monde nous regardait. Pourtant ça ne se voit pas sur notre visage qu’on va en Islande. Si ça se trouve, c’est à cause de nos fourrures polaires, grosses chaussures de rando et anoraks alors que nous sommes en pleine canicule. Les gens sont observateurs quand même. De toute façon on n’avait pas le choix, 20 kg par personne, avec les affaires d’été, d’hiver, contre la pluie, le soleil et le froid, sans parler de la tente en conséquence et de tout le nécessaire qui va avec, il a fallu prendre sur nous, c’est le cas de le dire, pour rentrer dans les clous au niveau du poids. Première épreuve donc, l’enregistrement des bagages. Chaque sac a été pesé, repesé. Exit, le dentifrice et shampooing par personne, out la glacière (une petite souple a été emmenée, mais comble du comble, au pays des glaciers, pas moyen de trouver de la glace). On allège aussi côté médicaments (ça on va le regretter) et on charge au maximum les sacs à main de cabine : les chambres de la tente dans un sac à dos, les tabourets dans un autre, le matériel photo et électronique occuperont les sacs à dos restants (6 kilos par personne sont autorisés dans l’avion). On est rik rak en poids, mais comme c’est dix euros le kilo supplémentaire, l’effort devrait être payant ! Nous regardons avec un certain stress notre hôtesse enregistrer nos bagages. Damned, au premier sac sa balance compte beaucoup plus de kilos que la nôtre … on va s’en tirer pour une fortune ! Et c’est là que les dieux nordiques ont décidé d’intercéder une première fois en notre faveur et cela sur le sol français : par Tonne Air ! Le sac le plus lourd est mal posé sur le tapis et son poids en est allégé. Bingo, on frise les cent kilos, mais du bon côté. C’est donc le cœur léger, et accessoirement les bras aussi, que nous nous dirigeons vers l’embarquement.

Nous quittons le sol français sous un ciel limpide. Du voyage on peut en retenir qu’il est court (trois heures et demie), que l’on ne mange rien - ce qui met tout le monde d’accord sur la qualité de la restauration sur Icelandair - et que plus on allait vers le nord plus il y avait de nuages. A noter les volutes fluviales de la Tamise au-dessus de Londres. L’arrivée à Reykjavik nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Disons que pour un mois de novembre, on a vu pire… Des nuages gris épais laissaient quand même une marge avec le sol, ce qui nous a permis de voir notre futur terrain de jeu : sol noir volcanique avec du vert, et ça et là, des fumerolles. Ça a l’air globalement tout vide et minéral. A l’aéroport nous récupérons un peu de liquide (150 krones pour 1€), le gros 4X4 Ford Explorer qui nous a été attribué par Reykjavik Car Rental, notre loueur, et chargeons l’ensemble dans le coffre. Ouf, ça tient, on pourra optimiser plus tard. La voiture a un girafon (la vitre arrière permet à une girafe, lorsque l’on en possède une, de passer sa tête à l’extérieur): super pratique pour réussir à tout caser. Premier acte culturel en terre Viking… aller au super marché : pour comprendre un peuple, il faut savoir ce qu’il mange (je ne sais plus qui a dit cela, mais cela nous a paru cohérent sur le moment). Il faut dire aussi en deuxième rideau que nous avions faim. Pour le coup, les choses ne commencent pas très bien : misère. Comme dans les pays anglo-saxon, les rayons gâteaux et boissons gazeuses sont pleins à ras bord. Pour le reste c’est un peu tristouille. On arrive quand même à trouver du lait UHT ce qui nous enlève une épine du pied pour les petits déjeuner. D’un autre côté, on se demande si un système de froid est nécessaire. Ne suffit-il pas de les laisser dehors ? … Nous ne faisons que passer à Reykjavik et nous filons vers Geysir. Il y eut la première pluie, fine. Puis la deuxième, soutenue. La troisième je ne me souviens plus. Après, on a arrêté de compter car on s’y perd vite. De toute façon c’était intermittent, donc globalement permanent. Rapidement on comprend que l’un des organes les plus importants de la voiture est l’essuie-glace. Toutes les vitesses sont nécessaires pour être en harmonie avec le climat. Même sous la pluie, le paysage est magnifique autour de nous. Le noir de la roche volcanique fait ressortir le vert de l’herbe ou de la mousse. Rien d’étonnant en tout cas dans le fait que ce soit vert ! Les arbres sont rares et ceci sera une constante quasiment partout sur l’île. Nous devions nous arrêter au parc naturel de Thingvellir, pile-poil sur la médiane dorso-océanique qui sépare les plaques tectoniques européenne et américaine. Avec une explication comme celle-là, plus la fatigue de s’être levé tôt, plus la pluie, il nous a semblé opportun de passer notre chemin sachant qu’il serait possible d’y revenir plus tard dans le parcours. Arrivés à Geysir, nous inaugurons nos pantalons de pluie, nos anoraks et bonnets. Certains iront jusqu’à pousser le détail en mettant les gants. Tout à fait saillant en tout cas notre costume de touriste. Les Islandais, eux, sont sous la pluie avec leur pull. Et dire qu’en France il fait 38° à l’ombre. Les pauvres, ils doivent être complètement rétamés par cette chaleur. Petit pensée émue. De notre côté nous restons mobiles pour nous abriter à bon escient. La boutique du site est très attractive, avec notamment les fameux pulls islandais, pur laine de mouton. Bien entendu, Grisemote n’y résiste pas et investit dans un bonnet de laine local, immédiatement utilisé ! Nous profitons d’une accalmie passagère pour voir les fameux geysers. Le moteur est simple, on chauffe de l’eau dans une cavité. Cela finit par faire une bulle qui en remontant brusquement produit un geyser. La colonne d’eau peut monter ici sur trente mètres! L’objectif photo rivé sur la surface de l’eau pour figer la bulle au moment où elle se forme, nous avons une chance toutes les cinq à dix minutes de faire The cliché. Mais attention, la marmite est perfide. Elle fait des simulations, des fausses bulles et des éructations pour nous faire baisser la garde, ou bien nous fait attendre très longtemps puis lance deux jets en trois minutes. Nous en coincerons quelques-unes quand même ! Il n’y a pas que des geysers ici. On trouve également des sources d’eau chaude aux couleurs vives, même avec la lumière terne ambiante. L’odeur est également caractéristique, soufrée, que je ne trouve pas personnellement désagréable. Elle nous accompagnera sur de nombreux sites et bien entendu dans tous nos bains naturels. Nous plantons pour la première fois la tente sur la pelouse molletonnée du camping d’à côté, un large tube spacieux, fortement hydrophobe et qui possède un tapis de sol étanche sur toute la surface. Cela nous change de nos habituelles tentes 3 secondes des années précédentes. Autre nouveauté de l’année, nous avons une table et des tabourets, ainsi qu’une grande malle pour ranger tous les ustensiles (merci les Marie). Certains diront que tout cela permet de passer de longs après-midi pluvieux au sec en jouant aux cartes … mais loin de nous cette pensée. Le silence de la nuit fut fréquemment interrompu par le crépitement des gouttes. Enfin, quand je dis la nuit, je parle de l’heure bien sûr, car le soleil s’éclipse au raz de l’horizon vers onze heures trente, nous laissant un coucher de soleil qui dure deux ou trois heures, avant d’entamer une nouvelle journée.



En route pour le Landmannalaugar : le jeu des trois erreurs Après un pliage de tente plutôt rapide, les premières réjouissances commencent par les chutes de Gulfoss, impressionnantes par leur débit et les embruns qu’elles soulèvent, puis continuent en s’enfonçant vers le centre de l’île.



Le noir et le vert sont encore les couleurs qui dominent. La pluie persistante aussi domine ! La halte suivante programmée est la reconstitution d’une vieille ferme d’antan d’un obscur viking « célèbre » tué par son frère : la ferme Stöng. Bon, c’est vieux et pas très bien mis en valeur, mais on y voit des murs construits en tourbe, caractéristiques du pays. C’est costaud, isolant, mais ça ne passe pas des siècles non plus (donc pas simple de laisser une trace tangible dans l’histoire). Pour y aller, nous traversons notre premier gué, pas très profond et sans histoire. Au retour, un gros galet tape sourdement sur le fond. Costaud le 4X4. C’est en tout cas un avertissement. Il faut choisir sa trajectoire avec soin … L’étape suivante nous transporte dans un petit jardin Japonais fait de petites chutes toutes mignonnes au milieu de la verdure. Nous poursuivons notre journée par la recherche de cascades « qui valent le détour » : Haïfoss . Après quinze kilomètres de piste, sans cascade, nous tombons sur un gué plus rapide que celui de la ferme Stöng mais qui ne parait pas très profond et semble abordable (certainement la rivière Fossa), du moins pour ce que nous en voyons. Première vitesse 4x4 courte, comme il se doit, et nous nous engageons dans la rivière. Si les premiers mètres sont faciles, l’eau devient plus profonde et nous tapons à nouveau le châssis sur de gros galets qui roulent. « Arghhh ! Le marchepied part en miette», me crie-t-on à l’arrière. Tant pis, vu la profondeur, il n’est pas question de s’arrêter au risque de poser notre carcasse entre les galets. Nous devons aller jusqu’au bout. Nous poussons un ouf de soulagement une fois sortis de cette galère, avant qu’une petite voix intérieur nous susurre doucement « Aahh parfait, et maintenant, on fait comment pour le retour ». Gloups, nous verrons bien ! Pour l’heure, elles ont intérêt à valoir le coup ces fichues cascades. Le marchepied est rectifié correctement pour pouvoir passer des obstacles plus hauts (sans être totalement cassé). Espérons que se soit un avantage auquel sera sensible notre loueur ! Les kilomètres s’enchaînent, la tension monte, le terrain aussi, mais toujours pas de cascade. Avec tous ces kilomètres, on ne va pas lâcher l’affaire si près du but … Deuxième erreur, un petit torrent nous barre la route et fait un « V « sur la piste. La raison aurait voulu que l’on cherche à l’éviter. Et bien non, on les aura ces cascades. Résultat, après un plongeon de l’avant sans soucis, le pare-chocs arrière rabote copieusement le sol en remontant. Le pare-chocs fait maintenant beaucoup plus aventure que précédemment. La patine de la piste est d’un charme sans égal par rapport à la laque noire monotone d’origine. Espérons que notre loueur ait le sens artistique… «- Avec tout ce que l’on a fait, on ne va pas abandonner maintenant … » Non, bien sûr, mais l’idée commence à germer dans les têtes des plus lucides d’entre nous. Et la piste continue, toujours plus mauvaise et plus raide. Et le sommet que l’on doit atteindre recule sans cesse à la colline suivante, qui cache la suivante … Le couperet tombe brutalement. STOP ! Assez de bêtise et d’entêtement pour aujourd’hui. De toute façon, vu la lumière blafarde, les photos n’auraient pas été belles, c’est évident. De plus, depuis le début nous sommes désespérément seuls, c’est quand même louche pour de belles cascades. Le demi-tour est périlleux sur cette piste très étroite au ras de la pente. Puis nous repassons notre « V » en comblant le trou avec des pierres pour ne pas raccrocher, avant d’apercevoir une piste de déviation. Et enfin, comme prévu et redouté, nous arrivons au niveau de notre torrent flingueur, qui coule des eaux limpides. Nous montons sur le toit de la voiture pour mieux appréhender la « bonne » trajectoire, puis nous passons à la pratique. Mauvaise pioche. Dès les premiers tours de roue la voiture glisse sur de grosses pierres, tape fortement sur le bas de caisse et reste bloquée portée par les galets. Décidemment ! Enfer et putréfaction. Impossible d’avancer, les roues patinent dans le vide. Si on cale, l’eau remonte par le pot d’échappement et le moteur s’arrête (ceci dit, peu probable avec une boite automatique et un gros V8). Pas de panique, nous n’avons pas encore laminé l’autre marchepied et nous savons nager … La pousser semble hasardeux car le niveau de l’eau est haut, le courant fort et la température à congeler les arpions … Heureusement, une marche arrière salvatrice nous permettra de revenir sur le sec. La trajectoire suivante sera plus favorable bien que très chaotique et nous permettra de franchir l’obstacle sans encombre. Nous préférons ne pas imaginer ce qui se serait produit si nous n’avions pas pu sortir de notre ornière … On ne nous y reprendra plus. Maintenant, c’est ceinture, bretelles et pantalon gonflé à l’hélium pour le prochain gué. Super solide quand même cette voiture. L’inspection de la caisse ne révèlera aucune anomalie, confirmée lors de la conduite. L’heure tourne, le soleil que nous devinons derrière les nuages aussi (ici il fait presque un tour complet). Nous empruntons, un peu échaudés par notre petite échappée champêtre, la fameuse piste F225 en direction du Landmannalaugar. La piste est belle, très roulante, en poudre noire de basalte au milieu d’un paysage volcanique aux formes arrondies. Un vrai bonheur, un peu entaché par un problème d’essence : aucun souci pour arriver à destination, mais nous n’en aurons pas suffisamment pour prendre la piste vers Vik. Chaque chose en son temps, car pour finir, il nous reste deux derniers gués à passer juste avant le camping du bout du monde, qui parait-il sont profonds. Ce n’est pas sans une certaine hésitation que nous plongeons l’avant de la voiture dans l’eau. En effet, elle est profonde et monte au-dessus du niveau des portières. Mais ici, point de gros galets pour entraver la marche. Ce fut juste une formalité, voire un plaisir.



Landmannalaugar : Le camping du bout du monde. Au milieu d’un site volcanique aux couleurs inouïes coule une rivière chaude près de laquelle quelques amoureux des grands espaces essaient de planter leur tente. Pas si simple ici de trouver un emplacement accueillant. Nous avons le choix entre une zone assez caillouteuse mais qui a des chances de ne pas subir de problème d’écoulement en cas de forte pluie, et une autre beaucoup plus verte et moelleuse, mais près des eaux chaudes et gorgée d’eau. Nous optons sur les recommandations de la GO du camping pour les cailloux. Nous arrimons solidement la tente en plus des piquets avec de grosses pierres, au cas où … Le bout du monde reste quand même bien équipé avec des sanitaires spacieux, propres mais avec des douches payantes. Consolation pour ceux qui font la vaisselle, l’eau chaude est à volonté. Il faut dire que ce n’est pas ce qui manque dans le coin. Aucun problème non plus pour la faire à n’importe quelle heure du jour, puisqu’il n’y a pas de nuit. En tout cas, jour ou pas, Morphée nous a tous cueillis le temps de l’écrire.



rando Blahnukur (la montagne bleue) : mortelle randonnée (environ 4 heures)La journée est bien avancée à l’heure où nous quittons la tente pour notre premier trek, équipés de nos grosses chaussures, de guêtres et dans le sac à dos tout le nécessaire du parfait marin. Au-dessus de nous brille le soleil, enfin, au milieu d’une grande tâche bleue ourlée de gros nuages gris couleur plomb. La météo annonce de la pluie, pas besoin d’être une grenouille pour voir qu’elle a peu de chance de se tromper. La belle lumière fait ressortir les couleurs des monts découpés à la serpe qui nous entourent. Ça promet … d’être ardu à la montée. Comme tout cela est cent pour cent volcanique, à chaque pas vers le sommet il faut soustraire un tiers de redescente. Disons que ça ralenti fortement l’élan du départ, entrainant pour certains des réflexions compliquées sur le calcul de l’énergie perdue pour cause de sol instable, et pour d’autres sur l’inutilité de monter si haut si c’est pour redescendre. Ce qui est sûr, c’est que la pente est raide et très régulière et que ce n’est pas le moment de tomber. Le vide, c’est peut être ça finalement qui a attiré irrésistiblement l’un des objectifs photo de Grisemote, son préféré, la prunelle de ses yeux ! Prenant son indépendance en solitaire dans son bel étui molletonné noir en se détachant de sa ceinture, il est allé, guilleret, visiter la pente, en sautillant de rochers en rochers pour finir sa course deux cents mètres plus bas. Diagnostique après un bon quart d’heure pour ramener le fugueur : « - Il va falloir me desserrer cette mâchoire-là, sinon tu vas tétaniser… bon, pour l’objectif, il doit bien y avoir quelques lentilles de récupérables pour faire des loupes. Ca peut toujours servir … ». J’ai le souvenir ensuite d’une vague phrase prononcée opportunément pour galvaniser à nouveau les troupes vers notre objectif … heu, vers le sommet « Cette offrande n’aura pas servi à rien, nous le monterons ce mont … » Quant à Grisemote, elle a désormais le choix entre un 10-20mm ou un zoom pour ses photos. Trop de choix engendre des hésitations. Comme ça au moins c’est plus simple. « Ma-gni-fi-que, grandiose ». Tels sont les mots qui viennent à la bouche sur le toit de notre gros tas de lave. Entre ombre et faisceaux de lumière, les couleurs flamboyantes des volcans sont hors du commun. Côté couleur justement, les plus observateurs avaient également remarqué les belles nuances grises des nuages sombres qui arrivaient sur nous. La redescente fut longue, sous une pluie battante, pénétrante, glacée parfois sous forme de neige fondue, puis de grêle. Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous traversons rapidement une zone de fumerolles mais vu le taux d’humidité, nous aspirons à nous abriter au plus vite. Les derniers kilomètres sont parcourus au milieu d’une grosse coulée de lave basaltique d’un noir profond et aux formes déchiquetées. Quelle balade inoubliable (chacun pour ses raisons !). Du trois étoiles . C’est dans ces conditions-là qu’une bonne tente où l’on peut se tenir debout ou assis à une table, bien sèche à l’intérieur, prend tout son sens. Tous les vêtements portés sont trempés. Les faire sécher ne va pas être une mince affaire ! Après une sieste réparatrice, la répartition des tâches est équilibrée. Pendant qu’un certain part chercher de l’essence à une quarantaine de kilomètres de piste de là, les autres vont à la corvée de bain chaud. Chauffage à fond dans la voiture pour faire sécher les vêtements, la fenêtre ouverte, je traverse des paysages lunaires jusqu’à un point essence complètement perdu (Hrauneyjarfoss). Au retour, un auto-stoppeur français profitera lui aussi du chauffage à fond. Il parcourt le pays avec le minimum syndical. C’est courageux, surtout compte tenu des conditions climatiques du pays, et particulièrement dans le centre de l’île. Côté bain chaud (à accès libre), vu les sourires de ceux qui en reviennent, c’était visiblement une corvée acceptable. Le site est naturel, à part l’escalier en bois pour y entrer et le sol qui est fait de petits cailloux doux aux pieds. Les bains sont alimentés en direct par des courants chauds descendus des monts volcaniques. Chacun choisi sa température en fonction de l’endroit où il se situe par rapport au courant. Gare, on doit pouvoir sortir totalement écrevisse si on va au mauvais endroit quand même.

Des crampons et des Hommes : Rando Ljotipollur (disons 4 heures)Le lendemain, nous repartons par un temps mitigé vers le Ljotipollur. La balade est simple pour monter au lac bleu, au centre d’un très beau cône volcanique. Il suffit de mettre un pied devant l’autre. Réputé pour sa belle couleur, nous n’en voyons que des reflets au début. « Si le temps ne te convient pas en Islande, il te suffit d’attendre quelques minutes ». Et bien, ce ne sont pas des ragots, mais l’inconvénient est que ça marche dans les deux sens. Quelques rayons de soleil furtifs illuminent le site et nous permettent de faire nos clichés réglementaires. Le rouge et le noir se marient bien sur les flans du volcan. Un petit mont supplémentaire pour une vue à couper le souffle et nous rentrons à la tente pour midi et une petite sieste réparatrice.



Des Hommes avec de moins en moins de crampons : Rando Brennisteinsalda (pas loin de 5 heures) L’après-midi est consacré au retour vers le site de fumerolles vu la veille, au pied du mont arc en ciel. Une merveille. Les fumerolles en elles-mêmes n’ont rien d’extraordinaire, mais tout autour de nous, les couleurs fusent et les formes très géométriques du relief font de cet endroit, très photogénique, un délice pour les yeux. Nous continuons la balade jusqu’au sommet du volcan Brennisteinsalda (la montagne sulfureuse) pour admirer sur 360° un monde en pleine construction, puis redescendons par une sorte de vallée verdoyante au fond plat où coule en de multiples bras une rivière d’origine glacière. Comme très souvent dans ce pays dès que l’on parle « herbe », on voit des moutons, beaucoup de moutons, en liberté. Rien d’étonnant à cela me direz vous. Avec les nuits blanches, il faut donner de la matière à ceux qui n’arrivent pas à dormir… De retour à la tente, après presque six heures de marche, nous terminons la soirée à faire trempette dans l’eau chaude pour nous délasser. Même quand il commence à faire froid le soir (dans les 10°c), sortir des bains chaud n’est pas un problème tant nous accumulons de chaleur.

Vik : ses falaises balaises et ses environs ron ron



Le Landmannalaugar est un site coup de cœur. Quelque chose à ne pas rater, mais que nous devons déjà quitter après trois nuits sur place pour rejoindre sur la côte le village de Vik y Myrdal. Après un dernier bain chaud, nous empruntons la piste F208 pour laquelle un 4x4 est fortement recommandé. Nous passons de vallée en vallée, et pour chacune d’elle, un ou plusieurs gués sont généralement de mise. Nous n’avons eu aucun problème avec ceux-là. Il faut dire qu’en général le courant n’est pas fort et que même s’ils peuvent être assez profonds (de l’ordre de 50 cm ou plus), le fond ne recèle aucun piège. Peut-être qu’en d’autres circonstances ils sont plus trapus à passer … Cette piste possède un réel charme et les arrêts photo sont si fréquents qu’ils finissent par saoûler ceux qui n’en font pas (les enfants !). Ils ont dû probablement faire un vœu à destination des Dieux locaux pour que nous avancions plus vite : par Appluie. Du coup, une grosse pluie finie par boucher le paysage au point qu’il est bien difficile de distinguer quoi que ce soit. Ainsi, la visite de l’Eldgja (un ravin et une belle cascade) est zappée. Le relief, en se rapprochant de la côte, devient moins prononcé et nous suivons sur de longs kilomètres un cours d’eau très large avant de distinguer la mer. Plus la journée avance et plus le temps se dégage. Côté camping, nous optons pour le site de Thakgil, à une vingtaine de kilomètres de Vik. Nous empruntons pour cela une piste pleine de surprises et vraiment agréable. « - Ça a intérêt à être grandiose » n’arrêtons-nous pas de dire sur la fin du parcours, car le chemin est quand même un poil dur et carrément long (18 km de piste). Nous pensions que le camping précédent était « le camping du bout du monde », mais que dire de celui-là ? Au final, nous n’avons rien à regretter car c’est sûr, il est magnifique, perdu au milieu d’un relief trollesque digne du Seigneur des Anneaux. Ce sera notre camp de base pour deux nuits et cette piste nous la parcourrons un nombre certain de fois. Après l’installation de « nos appartements » au camping, sous un petit crachin vivifiant, nous partons profiter un peu de Vik.



Bon, il faut quand même ramener Vik à ce que c’est : un petit village planté sur un beau site près de falaises de taille respectable qui veillent sur une grosse poignée de maisons et une église qui surplombe celles-ci. Comme il se doit, nous passons à l’église, au supermarché (ce qui représente chez nous une supérette) puis nous finissons par un petit tour au magasin de pulls, renommé semble-t-il, avant de filer vers les falaises de Dirholaey à une quinzaine de kilomètres.



La vue y est superbe et le ciel menaçant rajoute un peu de mystère à l’endroit. Nous espérons voir des macareux, mais nous n’en apercevons que le vol (c’est ce que nous supposons) de très très loin, qui évoque celui d’une chauve-souris. C’est une grosse déception pour Grisemote, mais sans gravité : nous devrions avoir d’autres lieux propices aux macareux pour nous rattraper ! Ce soir-là, fatigués, nous optons pour un restau. Bien entendu, nous ne disposons pas d’un panel important de solutions, mais comme l’endroit est touristique, il y a quand même le choix. Ce sera pizzas pour ne pas entamer trop notre portefeuille vu les tarifs bien plus élevés qu’en France. En prime, le serveur nous apprend définitivement à prononcer correctement le nom du volcan qui fit bafouiller tant de journalistes avant notre arrivée : « Eyjafjallajökull », répète après moi !

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le mouton ! Un petit chapitre « moutons », inévitable en Islande, s’impose. Où que vous soyez, pourvu que ce soit vert, des moutons bien ronds vous croiserez. Compromis heureux entre nos moutons et nos chèvres angoras, indissociables du paysage vous êtes. Moutons joyeux qui gambadent dans les hautes herbes, moutons paisibles qui roupillent à l’abri du vent, moutons peureux qui déguerpissent dès que l’on approche, moutons blancs ou moutons noirs, (pour toute autre couleur, c’est qu’ils sont sous contrat avec Benetton), vous fûtes l’un des sujets préférés de l’appareil photo de Grisemote. Libres ils semblent être, car aucune barrière ne les arrête. Et pourtant, chacun d’entre eux appartient à un bipède. Comment font-ils pour savoir qui est à qui (je pense aux moutons bien sûr) ? Une question nous a taraudé l’esprit : où sont les papas ? Mystère. Une maman accompagnée de deux rejetons constitue le standard universel que l’on rencontre le long des routes. Discipliné, le mouton islandais évite de se jeter sous vos roues, sauf, si la maman ne choisit pas le même bas-côté que sa marmaille. Alors sachez compter jusqu’à trois avant de passer … Pour finir, bien que les côtelettes soient prisées en cette contrée, si je devais être réincarné en mouton, franchement, aucune autre destination je n’accepterais.



Vers Skogar: chutes à gogo Après une bonne nuit au calme au milieu des montagnes, le petit déjeuner se fait sous le soleil, enfin ! C’est donc possible. La journée est consacrée à écumer la région : falaises et chutes d’eaux sont au programme, dans la zone du volcan que nous savions si bien prononcer la veille. Pour nous mettre en jambes, rien de vaut une bonne grimpette sur les falaises (en 4x4 -> oui, c’est moins glorieux, mais on a aussi moins de chance de se faire rincer).



Ce point haut offre une très belle vue sur l’océan et le littoral, ce qui, convenons-en, est le moins que puissent faire une falaise. Nous passons un bon moment à observer les allers et venues des différents oiseaux : c’est un peu comme dans un aéroport. Au dire de certains, c’est un fameux endroit pour admirer les petits tas de plumes noir et blanc dont Grisemote est si friande : des macareux ! Mouai … pas gagné, toujours pas l’ombre d’une plume de macareux. Mais au plus profond du désespoir, alors que la vue est sublime quand même pour les autres, nous croisons deux français, reconnaissables aux habits « quechua » et au guide du routard : « Des macareux ? Certainement que l’on peut en voir ici, de loin, mais la vraie source, je dis bien la vraie … se trouve aux lointaines falaises de Latrabjarg, tout au bout de la zone des fjords, là où la main de l’homme n’y a pas beaucoup mis le pied (comme diraient les Dupont) tant c’est hors des sentiers battus par le vent et la mer. Pour ceux qui y arrivent quand même, la récompense est à la hauteur des efforts consentis. On approche les oiseaux à quelques mètres, voire centimètres, si près que l’on peut presque les toucher ». Aïe aïe aïe. Les inconscients. Le ver est maintenant dans le fruit. Les yeux de Grisemote d’un coup se sont illuminés. De là à penser que cette destination initialement écartée car jugée beaucoup trop loin risque de redevenir au goût du jour, il n’y a qu’un pas. Pourvu que des macareux inconscients se posent près de nous avant, à moins que la visite de la réserve naturelle d’oiseaux que nous devons voir d’ici quelques jours, permette d’en approcher d’aussi près… Quittant les falaises, nous partons du côté de Skogar à cinquante kilomètres de Vik, pour rendre visite à trois belles cascades. C’est aussi par-là qu’a sévi le monstre, l’Eyjafjallajökull… L’éruption se décline bien au passé. Le volcan qui a fait trembler l’aviation mondiale s’est soigné de son gros rhume et s’est plongé à nouveau en hibernation sous son gros bonnet blanc de glace. On ne sait pas si le sommeil est lourd, mais en tout cas il semble ne plus respirer. Pas la moindre petite fumerolle ne s’échappe désormais de son sommet. Décevant, car assister à une éruption n’aurait pas manqué d’intérêt.

L’arrivée au niveau d’une langue glacière, le Solheimajökull, près du volcan, nous permet de voir tous les stigmates du drame qui s’est joué ici. Tout est noir. Sous une couche de quelques centimètres de cendres on peut distinguer une glace limpide. Nous en profitons pour ramasser notre quota de cendres-souvenir (que l’on trouvera par ailleurs en boutique pour une somme respectable). L’effet frigo dû à la glace plus un gros nuage presque aussi sombre que la cendre nous font regagner prématurément la voiture pour l’étape suivante : Skogar et sa spectaculaire cascade skogafoss de soixante mètres de hauteur. L’ennui avec les nuages qui vont dans la même direction que nous, c’est qu’ils finissent par nous rattraper si nous nous arrêtons. Très discipliné, notre gros nuage menaçant fait son boulot d’animation local et nous gratifie d’un grain puissant que nous appréhendons tranquillement au chaud dans la voiture. « Si le temps ne te plait pas dit le dicton Islandais, … » bon, bon, on connaît la suite. Effectivement, vingt minutes après, dans une atmosphère bien lavée, un soleil chaud allume l’arc en ciel adossé à la cascade. Pour la première fois, nous quittons les polaires et sortons en tee-shirt. C’est donc possible ! La seconde cascade est un voile que nous pouvons voir sous toutes les coutures puisque l’on peut passer derrière. Un trésor, paraît-il serait encore dissimulé derrière son rideau. Bon …



La troisième, tout à côté, se mérite pour être observée dans son ensemble. C’est Glufrafoss ! On ne l’entraperçoit qu’au travers d’une fente entre deux rochers. Deux techniques peuvent être employées pour une vision complète : par le haut en escaladant les rochers ou par le bas en remontant les trente à quarante centimètres d’eau glacée sur une quinzaine de mètres. Comme les chaussures risquent de mettre très longtemps à sécher, nous y allons pieds nus et gambettes à l’air. Soyons honnête, cela ne relève pas de l’exploit, mais quand même. Une minute dans l’eau glacé n’est pas loin d’être intenable tant cela brûle la peau. En très peu de temps, on ne sent plus nos jambes ! L’antre mystérieux est en fait un vaporisateur géant, mais cela vaut le coup d’œil !



Près des cascades nous pouvons voir le ballet incessant des camions qui transportent de la terre pour refaire la route emportée par les boues et les eaux furieuses de fonte dues à l’éruption. C’est aussi au travers de cela que l’on mesure la puissance de ce qui s’est passé ici. De retour à Vik, nous arpentons la plage toute de sable noire vêtue et traversée en tous sens par des myriades d’oiseaux.



Très agréable moment, suivi par notre première glace trempée dans du chocolat liquide, réglisse ou autre smarties en copeaux et qui deviendra notre pêché mignon régulièrement tout au long de ce voyage.



En route pour Kirkjubaejarklaustur (à vos souhaits) et le Lakagigar : du lourd pour les braves. Nous quittons Vik et notre camping paumé, après avoir monté un des sommets qui le domine. Monter n’est pas simple, car le sol est fait d’une sorte de boue molle et collante d’origine volcanique. Des pans entiers de ciel sont bleus ce qui est très encourageant pour le reste de la journée. Nous restons près de la côte et notre trajet vers l’est nous permet de voir des langues glaciaires qui s’épuisent avant de se transformer en torrents qui se jettent dans la mer. La route passe à travers de vastes étendues de mousse qui semblent avoir recouvert une coulée de lave. Quelle moelleux ! Nous ne résistons pas à l’envie de tester cette espèce de grosse moquette épaisse grise. En fait, c’est plus que moelleux. Nos pieds s’enfoncent de trente à quarante centimètres, voire beaucoup plus. Nous plantons la tente à Kirkjubaejarklaustur, dans un camping un peu fréquenté, à nouveau sur une belle pelouse. Comme nous avons été rapides à nous installer, nous décidons de nous lancer dans la fameuse piste du Lakagigar , prévue normalement le lendemain, après être passés au visitor center pour connaître le niveau d’eau des gués. Au dire des Islandais, un homme est vraiment un homme qu’une fois qu’il est allé au bout de cette piste. Comme rien n’est dit pour les femmes, Grisemote s’installe comme co-pilote, ce qui est une place moyennement enviée lorsqu’il faut aller tester les gués de ses orteils.



Le Lakagigar, mais qu’est-ce donc ? Un volcan exterminateur : le Laki et à sa suite, une enfilade de cent trente rejetons , dont l'explosion simultanée en 1783 fit trembler l'Europe entière, peut-être même d’avantage selon certaines sources. L'éruption qui dura un an, fut telle qu'elle obscurcit le ciel du continent et rejeta une quantité phénoménale d'acide sulfurique qui créa famines et maladies, voire … une révolution en France quelques années plus tard. Autant dire qu’ici, ça ne plaisante pas. Kilomètres après kilomètres, la piste n’est pas limpide mais ne constitue pas réellement ce que nous pourrions appeler une épreuve, si ce n’est qu’elle est longue et pas très roulante. De quoi sont faits les hommes d’ici ? Le niveau d’eau étant raisonnable, le passage des gués est une formalité, sous contrôle quand même (nous placions un enfant sur le toit pour mieux évaluer les éléments). Le paysage traversé n’est pas non plus transcendantal. Mais alors me direz-vous, qu’êtes-vous allés faire dans ce drakkar ? Le bout de la piste forme une grande boucle, c’est là que se trouve les joyaux de la couronne de volcans. Lunaire, tel est le qualificatif qui vient à la bouche lorsque l’on traverse ce désert de cendres ponctué par les reliefs volcaniques. A un point haut, nous affrontons un vent tellement puissant que nous avons tenté d’apprendre à voler. Puis nous passons de lacs de volcan en cheminées ou coulées de lave, le tout dans un désordre un peu déroutant.



Seulement voilà, à l’issue de la boucle (environ trois heures), Grisemote n’est pas satisfaite. Certains carnets de voyage font état d’une enfilade de volcans que nous n’avons pas même entraperçue. Autant dire que nous n’avons rien vu ! Une certaine lassitude s’exprime pourtant dans les rangs, après tout ce chemin à explorer le site dans les moindres recoins. Mais bon, pas question de lever le camp tant que notre alignée de volcans n’a pas été vue. Pas question de lever le camp donc tant que notre alignée n’a pas été vue. De retour au point culminant de la piste, ultra venteux, nous décidons de monter le mont Laki, en quatrième vitesse car le ciel bleu n’est plus qu’un lointain souvenir. Et là, oh magie, tout s’éclaire.



Ce qui semblait n’être que désordre et chaos vu d’en bas, s’avère être d’une grande logique observé de haut : tous nos cônes sont rangés sagement tout au long d’une gigantesque faille bien visible et qui d’ailleurs passe très clairement sous nos pieds. Allez, il faut être honnête et rendre à Grisemote ce qui lui appartient, la persévérance, car sans elle nous rations ce spectacle grandiose qui est indéniablement le clou de la journée et qui vaut à lui seul tout le parcours, quand bien même à la fin nous ne gagnerions pas notre brevet de vrai homme promis à ceux qui vont au bout de la piste.

Rando Klaustur et route vers Skaftafell : la paix du mollet Avant de lever le camp pour d’autres cieux, Grisemote nous a sélectionné une rando autour du village, restée dans toutes les mémoires pour … les glaces que nous avons mangées à l’arrivée. Hormis une prairie moutonneuse dans des hautes herbes, le seul intérêt était une magnifique dalle d’orgues basaltiques près de la route à l’arrivée. La nature sait aussi faire de la géométrie, et sans règle s’il vous plait. Nous reprenons la voiture pour les langues glaciaires impressionnantes du fameux glacier Vatnajökull, le plus grand d’Islande (et même d’Europe !).



La tente est montée en quarante minutes chrono, tout compris. Nous commençons à être experts en planté de piquets dans les belles pelouses des campings. Le camping Flosi de Skaftafell a aussi un autre atout de poids, il dispose d’une piscine chauffée (et payante) qui fait saliver les enfants, d’autant que la chaleur solaire est au rendez-vous. Nous enfilons le short ! Et oui, c’est arrivé chez nous. Nous privilégions dans un premier temps la visite du glacier le plus proche : le Skaftafelljökull. Comme d’hab, près de ces frigos naturels, un vent glacial descend geler nos jambes à l’air. Un torrent puissant nous empêche d’accéder aux glaces, ce qui nous permet de classer également cette balade dans la catégorie des « Bof ! ».



Heureusement, la piscine remet du baume au cœur de tous.

Chapitre piscine : Avant de rentrer dans l’eau, la douche est obligatoire. Rien d’anormal me direz-vous. En effet, sauf qu’ici, on vous explique, dessins à l’appui, ce qu’il faut laver, et il n’y a pas que le dessous des bras. Les douches se prennent dans le plus simple appareil, ce qui gêne un peu les enfants au début, mais on s’y fait très bien car ici c’est naturel (les sanitaires ne sont pas mixtes quand même !) La soirée est conviviale avec un petit foot avec des islandais du camping. Un point obscur quand même : ils sont bien plus forts que nous. Grisemote l’insatiable ne peut tenir en place tant que les piles sont bonnes, les adultes laisseront les enfants à leurs jeux pour faire un petit saut vers le glacier juste à côté du camping : le Svinafellsjökull. La lumière est déjà basse, mais c’est quand même bien sympa. Une sensation bizarre nous envahie juste avant de nous coucher : ça chauffe et sa picote au niveau du visage et des jambes. Après un long diagnostique, nous sommes formels : ce sont des coups de soleil. Par pudeur pour tous ceux qui n’ont vu que de la pluie en Islande, nous avons préféré ne pas prendre de photo pour témoigner du fait que cela est possible … ainsi planera toujours le doute.

Skaftafell : Hundafoss, Svartifoss, bergerie de sel. Fjallsarlon et Jökulsarlon. Levé de paresseux vers neuf heures trente pour un petit trek vers la cascade de Svartifoss, célèbre en Islande pour ses orgues basaltiques. C’est un sentier très emprunté par les locaux et bien balisé. Nous entamons notre marche par la cascade de Hundafoss, suivi sur le chemin par la visite de la bergerie de «Sel » avec ses toits recouverts d’herbe.



Après un pique-nique sommaire sous le soleil, nous atteignons la fameuse chute d’eau. Elle vaut en effet le détour, avec ses longues orgues suspendues, taillées avec soin suivant les lois de la cristallisation. Nous la surnommerons la cascade aux dreadlocks.



L’après- midi est consacrée à la visite du glacier Vatnajökull dans sa partie basse, puisque nous ne sommes pas équipés ni aptes à le parcourir sur sa surface. A quarante kilomètres à l’est de notre camping, nous nous approchons d’une des langues de glace : Fjallsarlon. Comme la veille, un grand lac nous sépare des séracs, mais celui-ci est rempli de tous les débris de glace qui se sont détachés. Le point de vue est surprenant.



À quelques kilomètres de ce premier arrêt, nous escaladons un talus de résidus poudreux et de gros galets formés par le glacier lorsqu’il descendait jusque-là. Du haut de ce point, nous découvrons un spectacle exceptionnel : un cimetière de blocs de glace qui agonisent avant de lentement fondre et s’échouer à nos pieds. Le bleu limpide de l’eau et du ciel mêlé au blanc éclatant et transparent des formes torturées de la glace, sur fond de Vatnajökull, donnent à l’endroit un aspect mystérieux. C’est le Jökullsarlon. Le lac a un accès à la mer qui se situe à quelques centaines de mètres de là. Du coup, les blocs glissent lentement vers la sortie. Tout cela est hautement photogénique. Le long de la berge nous croisons un couple dont la femme sort de l’eau en combinaison de plongée. Sourire aux lèvres, elle semble avoir apprécié également la vue d’en-dessous sachant que comme tout iceberg, même de petite taille, l’essentiel est sous la ligne de flottaison. Cette berge est pleine de surprise décidemment. Nous rencontrons à nouveau notre auto-stoppeur français du Landmannalaugar qui nous raconte le trek de trois jours qu’il a fait là-bas. Entre la beauté du paysage, le froid, la pluie, la neige et l’eau glacée d’un torrent qu’il a essayé de traverser pour rejoindre l’autre rive après des kilomètres de recherche d’un point de passage, on sent que ce fut inoubliable, … mais dans quel sens ? Pas tout public le truc. Pour couronner la fin de cette belle journée lumineuse, nous finissons par la visite de l’embouchure entre le flux puissant de l’eau du lac chargé des blocs de glace et la mer. Sur la plage, la glace finit sa route après avoir été rejetée par les vagues. Fabuleux ! Avons-nous eu de la chance ? En tout cas, alors que l'endroit est généralement noté surpeuplé et bruyant, nous étions seuls le long de la berge du lac, dans un silence total juste interrompu par les craquements de la glace en agonie et les ploufs des ricochets de ceux d'entre nous qui étaient moins contemplatifs. Notre arrivée tardive y est peut être pour quelque chose... Côté mer, en revanche, la plage était plus habitée.

Presqu’île d’Ingolfshöfdi, route vers le lac Myvatn



Debout les campeurs et hauts les cœurs, c’est la journée de visite, de la réserve ornithologique. Macareux paresseux, faites de votre mieux, pour que l’objectif de Grisemote immortalise vos trognes. La tente est à nouveau repliée et après une courte visite de l'église de Hof, nous sommes entassés dans une grande charrette tiré par un gros tracteur, pour aller jusqu’à une île dont l’accès ne semble possible qu’à marée basse. Le trajet dure bien une bonne vingtaine de minutes sur du sable noir, avec un vent froid. Pas donné d’ailleurs la visite - 10 000 krones pour cinq - mais pour ce prix- là il y a une guide charmante en prime pour cinquante à soixante personnes. L’île est entourée de falaises, d’où la grande diversité de volatiles que nous pouvons y voir. Certes, il vole de tout, mais ce doit être l’heure de la sieste pour les macareux. Les seuls oiseaux que nous pouvons vraiment voir de près sont des grands labbes qui piquent sur nous lorsque nous nous approchons des nids au sol qui se trouvent un peu partout. Notre guide, après nous avoir expliqué à quel point il était important de marcher à la queue-leu-leu pour protéger le site et ne pas déranger les oiseaux, nous réunit tous autour d’un oisillon apeuré par tous ces monstres. La conception de protection de la nature nous a un peu laissés pantois sur ce coup. En tout cas, les grands labbes défendent bien leurs progénitures et n’hésitent pas à attaquer tout ce qui dépasse et s’approche de leur nid. Pour cela nous avons pris un bâton de randonnée qui une fois levé sert de paratonnerre anti-oiseau. Ils visent le point le plus haut de la personne. En dehors des oisillons, tout ce que nous voyons est loin et il se peut que dans le lot des points volants il y ait eu des macareux. Le casting est un échec cuisant une fois de plus. Tout cela est un peu, comment dire, décevant, même si l’ensemble de cette promenade gentillette et sans relief n’est pas désagréable. Mais au fait, les oisillons savent se défendre aussi. Alors que les enfants s’approchaient d’une petite falaise pour faire un concours de sauts dans le sable en contre-bas, un petit oiseau tout mignon dans son nid, proche de la ligne de départ des sauts, leur a envoyé une sorte de vomi super odorant, à plus d’un mètre. Ce répulsif anti humain a en tout cas marché du tonnerre.



Nous retrouvons la route numéro 1 pour un long trajet qui doit nous mener au lac Myvatn, en contournant l’immense Vatnajökull. La route est réputée belle avec des fjords et des passages montagneux. Ça tombe bien, nous ne demandons que cela. Le ciel bleu lors de notre périple ornithologique commence à se charger de nuages par l’est. Phénomène local également, des nuages descendent rapidement des monts qui longent la mer, comme un torrent gazeux. Puis la pluie arrive, accompagnée de brouillard. Des fjords, nous n’en avons vu que le fond des vallées et les virages. Höfn, au pied du Vatnajökull, nous ne la verrons pas non plus. Vers vingt heures, las de la route grisonnante et sans visibilité, nous nous arrêtons au restau « routier », type fast food, de Egilsstadir. Dehors, il fait un petit 5°C avec un bon vent. Une météo d’été Islandais qui semble dans la norme si l’on en croit la sérénité des locaux, qui ne sont jamais loin de leur pulls … comme les moutons. Le temps d’un repars et nous repartons sous le soleil du soir. La deuxième partie du parcours nous amène à rentrer dans les terres. Forcément, cela se traduit par de la montée, plutôt soutenue, au début sur route puis sur piste. Nous enchaînons virages sur virages : un col quoi ! Intéressant pour la conduite, mais nul d’un point de vue touristique, car plus nous montons, moins nous voyons. Nous sommes complètement dans les nuages et découvrons la piste au dernier moment. Arrivés à ce que nous pourrions appeler le sommet, vers vingt deux heures, nous sentons que le soleil n’est pas si loin que cela et qu’il ne faudrait pas aller encore bien haut pour passer au-dessus des nuages. Alors que nous roulons relativement lentement dans le « blanc », sur ce qui doit probablement être une sorte de grand plateau, nous voyons soudain apparaître sur le bas-côté de la piste … un auto-stoppeur, guitare à la main. Nous sommes cinq et il est bien difficile de prendre quelqu’un de plus. Mais là, à cette heure, cet homme tout seul dans le brouillard le plus opaque, avec son air tout confus, nous décidons de nous arrêter au moins pour prendre sa guitare…. Bartholomeïu, polonais, (pardon pour l’orthographe incertaine) son gros sac à dos et son instrument ne sont pas bavard. Frigorifié et visiblement un peu abasourdi par ce qui lui est arrivé, il a du mal à nous tendre son morceau de carte pour nous expliquer son trajet tellement il tremble. A priori il s’est trouvé piégé pour on ne sait quelle raison exactement dans cette purée de pois, là où il n’y a personne, à une heure où les voitures ne circulent plus depuis longtemps … Quelques kilomètres plus loin, nous sortons brusquement des nuages : plein soleil, ciel bleu, lumière chaude sur un immense plateau volcanique habillé de quelques monts de ci de là. Derrière nous, nous pouvons voir un spectacle peu commun. Le brouillard entoure un mont en suivant son relief, comme une sorte de manteau translucide. Les kilomètres défilent, Bartholomeïu se réchauffe. C’est un désert grandiose qui nous accompagne jusqu’aux fumerolles de Namajfall suivi par le site hautement géothermique de Reykjahlid et sa piscine d’un bleu azur d’où s’échappe une sorte de brume de chaleur. Juste avant d’arriver à notre camping, à sa demande, nous laissons Bartholomeïu sur le bord de la route. A priori il doit être à Reykjavik le lendemain, et pour cela il doit continuer à faire du stop. « Vous n’avez sauvé la vie » nous déclare-t-il avant de partir. Sans exagération (car il avait encore sa guitare à brûler pour se réchauffer), disons que nous l’avons sorti d’une bien fâcheuse situation. Dans ce pays où les conditions météo changent si rapidement, avec des écarts importants de température, il semble qu’il soit assez facile de se faire piéger lorsque l’on est à pied. Le précédent autostoppeur nous avait bien dit lui aussi qu’il avait eu peur pour sa vie lors de son périple dans le Landmannalaugar, à cause du froid… La journée n’est pas finie. Nous foulons la pelouse du camping, alors que le soleil vient juste de disparaître à l’horizon. IL est minuit 15. Nous sommes néanmoins accueillis par le gérant et nous trouvons une belle place, face au lac, au milieu de nombreuses tentes. Gros bémol, les voitures ne sont pas autorisées près des tentes et nous devons tout transporter à la main, dans le silence (qui est d’ailleurs très bien respecté dans les campings). Inutile de dire que le sommeil ne fut pas long à trouver. Autre fait plus inquiétant, Robin tousse depuis la veille et cela semble empirer. Il a de la fièvre. Un malade sous la tente, c’est le scénario catastrophe …

Lac Myvatn : l’usine à volcans (Krafla, Viti, Leirhnjukur, Namafjall)





C’est sous le soleil matinal radieux que nous partons vers le volcan Krafla et sa zone géothermique, en short et tee-shirt, à une dizaine de kilomètres du camping. La chaleur devient une habitude. Nous tombons sur une grosse structure industrielle qui crache de la vapeur avec un sifflement assourdissant. C’est le style d’installation qui permet au pays de produire son électricité et de se chauffer « à l’œil ». Au cratère Viti, juste à côté, nous profitons d’une plaque de neige pour remplir notre glacière puisqu’ici il semble saugrenu de vendre de la glace.



Nous passons ensuite le début d’après-midi au milieu d’un site fortement volcanique récent, à quelques kilomètres du cratère Viti, le Leirhnjukur, au milieu de coulées de lave noire, de fumerolles et de petits cônes de volcan. Sur le sol, il faut faire attention là où on marche car certains endroits sont bouillants et souvent marqués par des couleurs vives. Çà et là sont disposés des séismographes pour prévenir des éruptions, et vu la configuration, on sent que la terre ne demande qu’à s’embraser à nouveau. Pierres ponces, joyaux noirs bleutés, « éponges » rouges à peine plus lourdes que du polystyrène, nous remplissons nos poches. Il faut parfois prendre une longue respiration pour passer un barrage de fumerolles à l’odeur fortement soufrée. Au moins cela dégage le nez. Suite à un différent familial de taille sur un type de roche incorrectement nommé, les uns tentent leur chance à droite, vers des cônes et des fumerolles, et les incurables ignorants partent à gauche, vers des fumerolles puis des cônes. Robin, malgré sa fièvre du matin (traitée assez efficacement par de l’advil), reste encore très valide. Comme à son habitude, il délivre une interprétation continue de ce qu’il voit, de ce qu’il imagine et de ce qu’il a déjà vécu. Puisque le sujet ne porte pas sur LES fameuses roches qui posent problème, ce fleuve de parole est le bienvenu.



Nous continuons par un site également très actif près de la route principale, Namafjall. Dame nature nous a concocté en condensé, des stands attractifs avec toutes les techniques dont elle dispose sur les manifestations de taille humaine : coulées d’eau chaude qui se déversent dans des bassins dont les pourtours sont marqués par des couleurs vives – certainement du sang de troll, rouge, orange, vert- , grosses cheminées qui crachent de la vapeur en sifflant suivant des tonalités propres à chacune d’elle, bains bouillants à grosses bulles dans une eau limpide, marmite glauque de boue qui glapie de gros gloop, petites pustules qui laissent échapper des senteurs nauséabondes … en quatre mots : la foire aux sorcières. De jour, c’est sympathique, de nuit, il faudra patienter quelques mois … Avant de regagner nos pénates, sur le chemin du retour, nous faisons halte à une grotte presque remplie d’une belle eau nacrée bleue. Ce n’est pas une surprise, elle est chaude et on s’y baignerait bien, mais comme il n’y a aucun islandais et qu’il est bien difficile de savoir si le côté limpide est obtenu par une forte acidité par exemple, nous restons sagement dans nos maillots de bain, bien au sec et nous consolons avec des photos. Une grosse fissure au-dessus de nos têtes semble communiquer avec l’extérieur. Nous sortons et grimpons sur le « toit » et là … surprise ! Ce n’est pas à proprement parler une fissure, mais carrément une faille, une gigantesque balafre qui inscrit son sillon sur toute la région visible, de part en part. Ils ne font pas les choses à moitié dans ce pays.



En route pour l’Askja : On a marché sur la lune C’est sous un ciel anticyclonique bleu dense que nous partons pour une contrée hors du temps et de l’espace : l’Askja, un site volcanique loin de tout, accessible par une piste chaotique et sans concession d’une bonne centaine de kilomètres quand même. L’autre bout du monde quoi (puisque nous en avons visité déjà un). Pourvu que l’univers ne soit pas courbe quand même sinon nous risquons de retomber sur le premier bout et ça fait une trotte. La littérature forumistique en la matière est terrifiante, du type : « nous sommes partis sous un ciel bleu et soudain ça a viré au cauchemar. Une tempête s’est levée et même les doudounes les plus épaisses ne suffisaient pas pour arrêter le froid ». C’est donc prudents que nous quittons notre tente, en short et chemisette, mais avec le nécessaire pour affronter les conditions polaires dans le coffre. Robin va mieux et sa fièvre a bien baissé. La piste est longue mais enchanteresse. Un vrai petit parcours du combattant. La première vingtaine de kilomètres est roulante au milieu d’une immense plaine plate enjolivée de scories. Lunaire. Il parait que les astronautes se sont entrainés dans le coin. Pas étonnant. Au milieu de rien, on ne trouve pas grand-chose, à moins d’aimer les cailloux ou la photo noir et blanc. Superbe donc. Puis la piste s’égaie avec quelques passages de gués ma foi pas désagréable. Hissé sur le toit pour ne pas avoir à nager en cas de problème, le plus petit d’entre nous indique la « bonne » voie. Mais compte tenu du niveau d’eau, nous n’avons eu aucune difficulté. Après, les choses se corsent avec la traversée d’une coulée de lave, noire, biscornue, qui a figé des silhouettes de trolls et leur environnement. La piste serpente tant bien que mal en milieu fortement hostile. La crainte est de croiser un véhicule en face, car il n’y a pas toujours la place pour deux. Un régal pour le pilote. Au sortir des ténèbres, nous entamons une partie très roulante, toute en grands virages, sur un sol volcanique gris, jaune ou rouge de pierre ponce qui ressemble à du sable. Notre passage laisse un panache de fumée derrière nous. Quelle grande bouffée de liberté… Tout au bout des cent kilomètres de piste nous tombons en hyperespace sur la lune. Apocalyptique. Il faut une petite demi-heure de marche pour atteindre enfin le cratère Viti, aux eaux tièdes d’un bleu laiteux tendre, chauffé gentiment à la géothermie, qui occupe le centre d’un volcan. Le tout est juste à côté d’un lac bleu foncé gigantesque en contre bas : l’ Öskjuvatn (une ancienne caldera pour les intimes). Sur le chemin, le bruit de nos pas résonne à certains endroits sur ce sol formé de cendres et de pierres ponces. Etonnant !







Les enfants jouent à Obelix en portant de gros blocs de pierre d’une main tant ils sont légers. Après un tour de cratère sacrement pentu, nous descendons au lac pour un plouf dans cette eau qui ressemble à du lait. Comme d’hab dans le coin, les locaux y vont dans le plus simple appareil. Nous restons encore un peu coincés du slip, ce qui ne nous empêche pas de goûter au plaisir voluptueux de faire quelques brasses alors qu’à l’extérieur, même avec du soleil, il fait un peu frisquet. Robin malheureusement reste sur la berge, toujours un peu fiévreux. Un petit tour sur le sommet le plus proche pour avoir une vue d’ensemble puis nous reprenons la piste dans l’autre sens avec Thibaud qui est autorisé à conduire prudemment. La rencontre insolite d’un 33 tonnes qui transportait une citerne au milieu des sinusoïdes de la coulée de lave et pour finir des essais de « gerbe la plus haute » sur une grosse flaque assez profonde furent les dernières animations du parcours. Certes, cela fait des kilomètres mais nous en avons pris plein les yeux. Note de 3 étoiles. De retour à la tente, nous entamons les tâches quotidiennes : repas au soleil du soir devant le lac, Robin à soigner, appareils photos à vider … La routine quoi. Une mouette vient innocemment se poser près de nous. Bien entendu, les enfants lui donnent un petit quelque chose. Innocemment deux, puis cinq, puis quinze, puis vingt mouettes s’installent dans le coin. Il y a visiblement une hiérarchie intéressante à observer et tout ce petit monde piaille gentiment jusqu’à ce qu’un gros lourdaud français de G.O de %$@# du groupe de tentes d’à côté ne vienne interrompre cette étude des mœurs et expression orale des volatiles, en nous prenant pour des enfants mal élevés qui nourrissent les oiseaux qui risquent d’entacher ses tentes. Calme et zénitude nous ont permis de garder la maîtrise de la situation, mais lorsqu’au petit matin nous avons pu voir quelques déjections « mouetteuses » copieusement étalées sur sa tente, nous y avons tous vu une forme de reconnaissance de celles-ci au travers de ce geste de sympathie, pour le bon repas que nous leur avions offert. Après cette petite altercation, l’insatiable Grisemote ne peut se résoudre à baisser sa garde. Il est presque minuit, mais il reste un peu de lumière, et nous partons à deux dans l’antre des Trolls, un labyrinthe géant conçu au milieu d’anciens petits cônes volcaniques aux allures aussi découpées qu’inquiétantes : Dimmuborgir, les châteaux noirs. L’endroit est désert, sombre mais attirant comme tout ce qui fait « un peu peur », surtout en cette fin de règne du soleil. Côté Trolls, c’est comme pour les macareux, nous pensons avoir vu quelques silhouettes en contre-jour, mais cela reste à confirmer. En tout cas, encore une journée limpide, sans un nuage. Serions nous toujours sous la protection des Dieux locaux : par Adis ?



La foire aux chutes : le parc national de Jökulsargljufur « Pour ce matin, des chutes d’eau, cela vous dit ? ». Qui dirait non, puisque de toute façon c’est au programme. En mon fort intérieur, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait peut-être un petit caractère de déjà vu sur le sujet, mais cela reste du domaine de la pensée furtive. Une petite heure trente plus tard, après avoir eu l’impression de tourner la nouvelle pub d’Orangina sur une piste défoncée, nous arrivons donc aux premières chutes : Dettifoss. Robin a conduit : niveau 3 avec 130 points. Bonne direction mais attention quand même aux nids de poules. Le brevet de conduite Grismotien est pour bientôt…



Chutes, vous avez dit chutes ? Ici ça décoiffe vraiment. Le volume d’eau qui s’élance furieusement dans le vide est tout simplement impressionnant. Rien d’étonnant donc à ce qu’un brouillard fluctuant s’élève au gré du vent généré par tant d’énergie. Top ! (en fait c’est la plus puissante chute d’eau d’Europe , 44m de haut, 100m de large!) Les deuxièmes chutes, Selfoss, sont plus petites, plus sages et plus dispersées, mais l’endroit très large dégage une belle harmonie que nous essayons de capter avec nos objectifs.



La troisième, Hafragilsfoss, a opté pour la quiétude d’un site revêtu d’orgues basaltiques, étriqué entre deux flans de montagne. Plus discrète, elle n’en reste pas moins belle avec des eaux bleu profond qui se mélangent avec une sorte de liquide du type boueux. Il y en a donc pour tous les goûts et couleurs.



Pour finir, nous entamons un trek de trois bonnes heures au souk international des orgues basaltiques : Hljodaklettar, puis Raudholar. En tous sens, de toutes tailles, les cristallisations de roches octaédriques fusent de partout. Gare à l’indigestion.



La montée du « fameux « mont rouge » , le Raudholar, sera un peu gâchée par … l’interdiction d’aller jusqu’au bout. Bon, pas grave de toute façon on en avait plein les bottes. Pour le retour, c’est Lucas qui conduit. Bien, mais attention aux virages un peu tronqués à la corde. Après l’effort, rien ne vaut le réconfort d’un bain bien chaud : le pays est conçu pour cela. A quelques kilomètres de notre campement nous filons à une large piscine très aménagée d’eau naturelle (Jardbödin Vid Myvatn). Odeur de souffre, bains de toutes tailles, chaleur graduelle en fonction de la distance avec la source, cela reste toujours un grand plaisir que de se laisser rouiller tranquillement dans cette eau énergétique. Beau moment islandais ! Détrempés à souhait et pour tout dire un peu mou, nous descendons dans une petite auberge pour finir la soirée : soupe, hamburger … de la grande cuisine quoi mais dans une bonne ambiance. N’est-ce pas le principal ?

Tiens, voilà du Dauphin. Cela devait arriver, nous levons le camp et quittons notre lac paisible bien aimé. Le repliage est rapide et le programme est fortement chargé. En premier lieu, nous passons à l’infirmerie pour Robin dont la fièvre a décru mais ne se résorbe toujours pas et dont la toux est persistante. L’infirmière ne se risque à aucun diagnostic et nous prend rendez-vous pour le début d’après-midi à Husavik, où se situe le premier médecin du secteur. Avant le départ, nous montons un dernier cratère, le Hverfjall pour avoir une vue sur le lac et ses multiples petits cônes. La montée n’est pas longue pour un point de vue vraiment intéressant : nous pouvons apercevoir une gigantesque faille qui traverse le paysage de part en part et que nous avions déjà observé au ras du sol au niveau de la grotte de Grjotagja. Tous les phénomènes géologiques ici présentés sont gigantesques et dépassent de loin les causes locales. Pas la peine d’être grand Vizir pour comprendre que tout cela se transformera rapidement dans les années à venir (ce qui peut quand même être long à l’échelle géologique). Notre changement à nous sera plus rapide. Nous « descendons » vers la mer, dans le port de Husavik. Cette petite ville plantée au fond d’un Fjord, boostée par son port, est très attractive. Tout est mignon : les maisons colorées, l’église plus travaillée que ce que nous avons vu jusque-là et, bien entendu, le port très animé. C’est la fête à Husavik. A l’entrée de la ville, une gigantesque panthère rose nous salue. Bigre ! La ville est découpée en quartiers de couleur : un rose, un vert et un orange. C’est le maerudagar, a priori la fête des bonbons. Chaque maison, chaque jardin est décoré avec des rappels de la couleur du quartier. Plutôt sympa !

L’attraction ici pour les touristes ce sont les baleines et autres cétacés que l’on peut voir parait il « à foison » : La capitale de l’observation des baleines en Europe quand même. Bien entendu, Grisemote boue d’impatience de voir ces navires amiraux du règne marin. C’est une petite revanche sur les orques que nous n’avons pas vus sur l’île de Vancouver, sous des trombes d’eau, alors que la probabilité d’en croiser était de plus de 90 % (mais nous avions vu pas mal d’animaux à commencer par des dauphins qui jouaient près du bateau). Malgré l’ambiance festive du lieu, dopée par l’enthousiasme de tous, au fond de moi cependant, deux petits diablotins me troublent l’esprit, un rouge et un bleu : « - Tu vas encore te faire rouler dans la farine de poisson – c’est un bel attrape touristes, et pas donné en plus. - Voir des cétacés faire des pirouettes devant soi est une expérience unique et inoubliable, tu ne peux pas rater ça ! » En tout cas, les prospectus qui nous sont distribués de tous côtés dès que l’on fait un pas dans le port sont formels : « Des cétacés, vous en verrez, en quantité et plutôt de prés (pour la rime) ». Ceci s’accompagne de la photo du vol d’une baleine qui pose avec le sourire pour une bonne cause … la sienne. Alors pourquoi me direz-vous, fichtre pourquoi hésiter ? Et bien tout simplement parce que si c’est juste pour voir des dos de baleines ou des jets d’eau au moment de la respiration, je ne sais pas si cela ne va pas vite me lasser, même de près. Bon, de toute façon les dés étaient pipés à l’avance. Le diablotin optimiste n’avait aucune chance de perdre, d’autant que l’eau est bleue, calme, tout comme le ciel qui est sans nuage. L’inscription est prise rapidement pour clore toute tentative de repli. Avant l’embarquement nous filons à l’hôpital pour notre rendez-vous pendant que les deux grands vont écumer le port à la recherche d’un sandwich à leur goût. Surprise, au portillon de l’hôpital on laisse ses chaussures et on marche en chaussettes. Après une attente assez longue, une belle doctoresse nous prend en charge. Grande blonde aux yeux bleus, Robin est tombé sous le charme tout de suite, même lorsqu’elle a annoncé son verdict : 15 jours d’antibiotiques pour une grosse inflammation des bronches et autorisation pour le bateau de l’après midi. Un petit tour à la pharmacie (avec une attente interminable car ils prennent leur temps) et nous voilà fins prêts pour notre périple en mer de 3 heures. Le bateau a un certain charme mais il a aussi la caractéristique d’être bondé. Il est possible de voir les choses d’en haut, mais les quatre ou cinq places possibles sont occupées pas de grands gaillards indéboulonnables. Il reste tout le pont et l'espoir que le saut de baleine sera suffisamment haut pour l’apercevoir au-dessus des têtes. La vue sur la ville est imprenable, puis nous remontons le fjord vers la mer, passant non loin d’une île où il y aurait des macareux. Pour l’heure, ce n’est pas le jour, chacun son tour ! Comme il fait beau et finalement plutôt chaud, nous nous installons vers la proue. Soudain, un dos de baleine passe près du bateau. Ce fut furtif mais grandiose. Il fut accueilli par une grosse salve de photos et une envolée de bonne humeur collective. Il fut suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. Le suivant fut très nettement reconnu par notre guide : un dos de dauphin.

Puis il y eu LE magnifique dos de baleine au raz du bateau que j’ai raté car je n’étais pas du bon côté. La chasse est sélective… Un dos présenta en plongeant un bout de queue. Le crépitement des appareils photos était à son comble. Pour ma part, je n’ai pas pu le prendre à cause d’une tête d’humanoïde hilare entre l’appareil et le monstre marin. Bien entendu, c’est contractuel, les cétacés ne manquent pas de se signaler par quelques jets d’eau bien senti. Au bout d’un moment, notre guide, entièrement satisfait de la session, nous annonce fièrement nos « prises » : - « des baleines de type rorqual (a priori les milieux autorisés se seraient laissés dire que tous ces dos là provenaient du même corps, celui de la baleine de garde) et trois ailerons de dauphins. Le tout fut vu de très près. Un festin indiscutable ! Il faut penser à rentrer cependant mais pour couronner le tout, nous allons passer près de l’île aux macareux et boire une boisson chaude. » Nous frôlons l’extase. Après l’île aux macareux, nous profitons enfin du point de vue haut libéré pour voir … le paysage. Aller, il faut être honnête. On a passé un bon moment, parce que le site est magnifique, le temps était parfait et qu’il y a eu des cétacés qui ont montrés leur nageoire caudale comme apéritif. J’entends quand même au fond de moi mon diablotin pessimiste qui me susurre : « Bienfait ! Je te l’avais dit. Je suis même sûr que la prochaine fois tu replongeras … » Pas faux ! C’est pas tout ça, mais il reste un bon bout de route avant l’arrivée prévue. Nous filons à une station service/ fast food pour nous sustenter rapidement, ce qui m’a permis de goûter le hamburger le plus ignoble de ma carrière, puis nous repartons « on the road again ». Sur le chemin, nous passons aux chutes de Godafoss , toutes mignonnes mais sans rentrer dans la catégorie de celles qui marquent une vie.



Puis nous déposons les armes au camping Hamrar d’Akurery (deuxième ville du pays) par une belle lumière chaude du soir qui n’en fini pas de se prolonger. Ce camping est très bien aménagé avec des aires de jeux pour les enfants au-dessus de lacs, et comme d’habitude une pelouse « moquette » qui est un appel irrésistible au posé de ripatons fatigués. Nous inventons un nouveau type de « night soccer » qui fera fureur entre nous les jours suivants…

Akurery



Après un repliage toujours aussi rapide de la tente, nous partons visiter Akurery, belle ville plutôt attractive avec ses petites maisons très colorées, sa belle église et son centre un peu commercial où il est possible de faire quelques achats – ce qui est finalement assez rare. Il y a du teeshirt et des cartes postales dans l’air, mais Grisemote n’arrive pas encore à se décider pour son pull. Robin craque pour un couteau Suisse Islandais absolument unique que ses impitoyables parents refusent d’acheter. Pas assez typique mon fils. Nous reprenons les routes champêtres pleines de pelouses aux mille fleurs, de chevaux photogéniques la crinière au vent et d’arrière-trains de moutons qui fuient les photographes, dans un paysage au relief mi rond mi pointu, pour arriver à la ferme Glaumbaer, ancienne demeure typique Islandaise.



La visite est vraiment très intéressante. Cette ferme est constituée de plusieurs toits recouverts d’herbes, sous lesquels l’aménagement intérieur nous fait revivre les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointains. Les murs sont en tourbe, matériaux fortement isolant, et l’usage du bois, pas très courant sur l’île, est mesuré. En tout cas, la ferme est grande et derrière la petite entrée principale, le long couloir nous permet de passer du cellier au garde-manger, à la cuisine, la salle de classe et les chambres de type « salle commune ». Tout est bien aménagé et illustré par de nombreux clichés de l’ère primitive de la photographie. Trois étoiles sans hésitation. Ne pas oublier aussi la demeure principale, plus moderne, qui ressemble à une maison de poupée.



Nous prenons ensuite la piste qui conduit à la péninsule de Vatsnes, avec les arrêts programmés au fort viking de Borgarvirki sorte de « fort » mi naturel mi construit de main d’homme sur un socle basaltique plus élevé que la moyenne. Disons qu’il convient d’avoir un peu d’imagination pour retrouver l’ambiance d’une troupe en ce lieu globalement très minéral. Puis il y eu le fameux rocher basaltique en pleine eau à quelques dizaines de mètre de la côte. Bien, mais la lumière du soir était cachée en partie par la falaise.



A Illugastadir, en recherchant les phoques que l’on peut apercevoir vers la pointe de la péninsule, nous tombons sous le charme du petit camping installé paisiblement près de la mer, dont la pelouse vert cru n’attendait que notre tente. Le propriétaire n’est pas présent, mais ici cela ne pose aucun problème. Cela marche sur la confiance. C’est très reposant. Tout près du camping réside sur la plage une nurserie d’oisillons piailleurs qui attendent avec impatience leur pitance. Au-dessus de nos têtes, les parents s’affairent et font des aller-retours incessants pour les nourrir entre la plage et un champ situé juste derrière le camping à une bonne centaine de mètres. On ne distingue pas leurs cernes, mais on se doute que ces ingrats de nouveaux nés leur en font vraiment baver. En plus, dès que nous nous approchons d’un petit, ils se doivent de défendre le morceau avec véhémence. Dur dur d’être parent ! Ceci dit, ils apprendrons qu’ados c’est pas toujours drôle non plus. Nous finissons la soirée sur fond de soleil qui essaye désespérément de se coucher dans un ciel limpide. Bière, côtelettes d’agneau (désolé), eau chaude pour la vaisselle, night soccer façon Grisemote : le bonheur quoi, le tout sous le ballet incessant des volatiles qui s’affairent dans un sens à vide et dans l’autre avec des vers ou autres mets délicats pour les palais braillards.

La matinée du lendemain commence sous un ciel et une température clémente par la visite à nouveau de nos oiseaux et la recherche de quelques phoques. Un site de protection de ceux-ci existe non loin sans que nous n’ayons pu y accéder la veille. Il y en a, mais ces messieurs-dames nous boudent allègrement et restent avachis langoureusement à bonne distance de la plage ou dans l’eau. Nous enchaînons la visite par des arrêts chevaux, moutons (et oui, Grisemote ne s’en lasse pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde) et pour finir, clou de la matinée, par un site un peu atypique d’orgues basaltiques baignant dans la mer.



Ah qu’elle était douce cette matinée d’été en bord de mer, avec son ciel dégagé, sa piste roulante, ses herbes folles et ses hautes falaises. Trop facile en tout cas, car le reste du parcours de la journée file vers le centre de l’île, vers des monts sombres qui ressemblent à ceux du Mordor, entourés de nuages inquiétants. Au fur et à mesure que nous entrons dans les terres, la lumière diminue, la piste devient technique et cassante, le relief s’accentue, les pulls refont leur apparition tandis que les shorts sont remisés en fond de cale. Nous n’avons pas d’anneau à détruire, juste l’envie d’en découdre avec Dame nature qui semble vouloir nous faire payer cher notre incartade dans ses terres secrètes.



L’arrivée au camping ne fut pas réjouissante: ambiance refuge et foutage de gueule de façon institutionnelle. Certes on ne peut pas penser à tout mais disons que dans un camping, on s’attend à trouver un semblant de terrain à peu près dégagé pour y planter une tente… et bien ce ne fut pas simple de trouver un espace correct. Avec deux petits sanitaires miteux (un pour les hommes et un pour les femmes), bravement équipés d’un lavabo pour trente personnes, d’une douche et d’un robinet dehors pour la vaisselle, c’est ce que l’on peut qualifier sans risque de camping spartiate. Cerise sur le gâteau, il faut laisser la voiture au parking et donc se transporter nos 100kg à la mimine. Pas très attractif tout cela ! En revanche, le chalet de l’accueil sert des repas chauds dans une petite salle remplie de buveurs de bière et de simples touristes qui cherchent un peu de chaleur humaine. Le vent est assez fort et nous sommes prudents en déballant la tente pour qu’elle ne s’envole pas. Nous consolidons fortement nos attaches avec de grosses pierres et des sangles pour espérer la conserver au même endroit toute une journée. C’est le retour vers l’automne côté température. Tout cela n’entame pas notre moral d’acier. Nous chaussons les crampons, équipons nos sacs à dos avec le nécessaire contre la pluie et nous voilà partis avec allégresse vers le volcan Strytur, petite rando qui n’excède pas dix kilomètres. La première heure fut tranquille. Le vent avait baissé d’un ou deux tons et le soleil tentait des percées ponctuellement réussies. C’est la deuxième heure que nous n’avons pas aimé. De gros nuages avaient rempli le ciel, lâchant par intermittence des éternuements humides. Ce bon sang de foutu volcan devait apparaître derrière chaque colline mais à chaque fois il reculait à la suivante. Un grand classique. Un vent soutenu s’est mis à siffler à nos oreilles et à nous glacer le peu de sang liquide que nos corps transis contenaient encore. Un plaisir intégral. Mais comment rebrousser chemin après tant d’effort, alors que « le paysage à ne rater sous aucun prétexte » est là, à quelques ridicules encablures ? Robin, est le premier à se planter derrière un gros rocher et à abandonner la lutte. Comme l’arrivée est imminente nous lui laissons les sacs à dos et partons à l’assaut des derniers mètres. La terre est de plus en plus désolée et les conditions se durcissent. Il faudra encore presque trente minutes pour arriver au site, ce qui n’était pas vraiment prévu. Oui, il est beau. Splendide certainement par beau temps. La visibilité réduite et la lassitude de tant d’efforts pour un résultat mitigé dans ces conditions feront que nous n’insisterons pas particulièrement dans la phase contemplative. L’avantage de monter avec le vent de face, c’est que l’on descend avec le vent dans le dos. Cette lapalissade se traduit par une redescente fulgurante en courant, pour rejoindre un Robin que nous imaginions glacé derrière son rocher. Le gaillard est solide et bien au chaud avec les vêtements que nous lui avions laissés. Lucas chute et se blesse à la main. Même si le but a été atteint, c’est un trek qui restera dans les mémoires pour sa difficulté et l’énergie qu’il nous aura coûté. Sous un soleil radieux, c’est peut être une balade champêtre … Et dire que l’on bronzait le matin même … Nous goûtons le plaisir de rentrer au chaud dans notre tente spacieuse. Toute la nuit, elle s’est tordue de tous les côtés, avec des couinements inquiétants au niveau des arceaux. Mais comme le roseau, elle plie mais ne rompt pas. Elle a tenu Éole en échec, par Avent.

C’est toujours avec un vent plutôt fort que nous replions la tente le lendemain, après une douche chaude (c’est quand même un des avantages de ce camping). Non loin du camp il y a des sources chaudes, mais aller se baigner par ce temps maussade et ce vent, non merci ! Nous passons donc voir les solfatares avant de partir.



La piste pour aller à Kerlingarfjöll est belle et sans histoire, si ce n’est que Thibaud conduit un bout de chemin. Robin va mieux avec ses antibiotiques, mais ce n’est pas encore ça. Arrivés sur le site à caractère volcanique, un vent violent rend l’approche difficile pour voir en contrebas ce point chaud aux couleurs multiples qui dégage des fumerolles de toutes parts. Tout cela est très attrayant mais les conditions sont un poil hostiles quand même entre vent et gros nuages de pluie actifs. Nous optons pour l’installation en premier lieu au camping, quelques kilomètres plus bas, ce qui laisse le temps au temps de changer. L’humidité ambiante, le froid et la lumière triste ne soulèvent pas vraiment l’enthousiasme dans les rangs à l’idée du planter de piquets. Il y a de petits chalets, nous tentons le coup auprès de l’accueil. Hormis le coût justement, c’est une belle aubaine. Dormir dans du dur, avec du chauffage, de l’eau chaude – mais pas de douche – et pouvoir faire sécher les affaires, nous ne réfléchissons pas longtemps. Après un repas et une bonne sieste qui nous mène vers 17h00, nous nous préparons à affronter les conditions extérieures hasardeuses pour monter à notre site d’activités volcaniques, par un chemin de montagne plutôt que par la piste du matin. Le vent est tombé, mais le plafond reste bas et instable. Le crachin est là. Les plus impatients partent devant. Un bon quart d’heure plus tard le reste de l’équipe les croisent en sens inverse. Il fait froid et ce n’est vraiment pas raisonnable pour la santé de Robin. Il y a du 4x4 dans l’air pour se rendre à destination … Avec les deux grands, nous montons entre les monts sur un chemin fait d’une sorte de boue un peu collante de différentes couleurs entre le bleu, le vert, le jaune et le gris suivant les terrains et l’origine volcanique. Nous terminons par la traversée de grands névés ou résidus de glacier sous une pluie froide. Ça a intérêt à valoir le coup d’œil, parce que deux heures de montée dans ces conditions n’est pas une sinécure … Pendant ce temps, l’équipe Grisemote-Robin, elle, attaque le trek N°7, dans des conditions pas faciles non plus. Magique ! Cette zone est un vrai régal pour les yeux et les narines. En arrivant, le ciel se dégage partiellement et une belle lumière modulée par les percées du soleil illumine en contrebas des zones aux couleurs vives que l’on entraperçoit entre les fumerolles blanches. Un petit ruisseau rose serpente en fond de vallée en perdant sa chaleur. Au niveau des crêtes, des cheminées sifflent, bloblotent, crachent, gargouillent. C’est une exposition à ciel ouvert sur ce qui se fait de mieux dans le genre « point chaud » … Une réussite. Nous faisons la jonction avec les deux fugitifs au niveau bas, près de la rivière et d’un bain chaud installé par notre loueur de bungalow : juste une retenue d’eau. Au moment où nous arrivons, un homme est en train de le vider et de creuser le fond qui se remplit régulièrement d’une sorte de boue glaiseuse. Avant de nous baigner, nous avons une demi-heure à perdre, ce qui n’est pas une galère dans un endroit aussi enchanteur. Ce petit coin d’enfer est un paradis pour les photographes notamment, avec un festival de couleurs réunies avec harmonie dès que le terrain « chauffe » ou dès qu’une source d’eau apparaît. Nous aurions aimé faire le trek N° 7 en entier (l’équipe arrivée en voiture l’a fait en grande partie), mais compte tenu de l’heure tardive de notre arrivée et du côté incertain du temps, nous explorons uniquement le secteur, remontant quand même jusqu’au glacier le plus proche. Comme nous n’avions pas prévu de baignade et que l’endroit est presque désert, nous la jouons à l’Islandaise et nous laissons détremper un bon moment dans cette eau chaude certes boueuse mais revigorante. Comme les autres fois, la sortie du bain ne nous transforme pas en glaçon tremblotant tant nous avons accumulé de chaleur. Ce site est un gros coup de cœur et un de nos préférés.

Nous quittons notre petit chalet le lendemain à regret et repartons faire une dernière visite à nos fumerolles avant d’affronter la piste vers Geysir. Les paysages sont larges, immenses, avec, où que porte le regard, des monts sombres auréolés de verdure. Passant près d’un glacier de taille plus que respectable entouré de pics inquiétants, nous ne pouvons résister à l’idée de sortir de notre piste pour en prendre une autre autrement moins carrossable, qui y mène. Même avec un 4x4, la négociation de chaque mètre est compliquée et nous finissons par faire demi-tour. Les pistes s’enchaînent, puis vient la route et le retour sur des lieux plus civilisés. Plus nous nous rapprochons de la côte, plus le ciel s’éclaircit. C’est donc sous des cieux lumineux et cléments que nous revisitons le point chaud de Geysir pour une deuxième chance de reprendre notre bulle annonciatrice du geyser.

Des hommes et des lieux



Une petite glace trempée dans du chocolat pour fêter notre retour au chaud et nous atteignons le fameux site de Thingvellir. Fameux pour qui ? Là est la question. C’est en ces lieux qu’à partir du Xème siècle les différents chefs de clans se réunirent et créèrent un parlement, l’Althing, le tout premier en Europe, pour gouverner le pays dans la paix (cela dura jusqu’auXVIIIème siècle). Se battre pour des rochers, des volcans et un peu d’herbe semble déraisonnable de toute façon, mais n’y en a-t-il pas qui se battent pour moins que cela, même encore de nos jours ? Donc, chapeau Messieurs les Islandais (car je doute quand même que les femmes aient eu leur mot à dire, au moins en public) pour cette belle leçon de démocratie en avance sur son temps. A la deuxième question qui brûle les lèvres - pourquoi là ? Et bien la réponse est toute simple : parce que le site est remarquable d’un point de vue géologique : il se trouve sur la dorsale océanique, dans une zone d’effondrement d’un terrain que l’on étire entre deux plaques, avec la faille qui passe en son milieu. Bref, c’est beau, cela impression et donne envie de rester humble lorsque l’on voit les forces colossales que peut déployer notre petite planète pour construire de nouvelles terres habitables. L’appellation de « fameux » en tout cas à un coût : le grand parking avant d’accéder au site est rempli de cars qui déversent leur quota de touristes cosmopolites dès leur arrivée. Idéal pour apprendre les langues mais pas simple pour les photos … Ceci dit, une fois éloignés du chemin « officiel » il y a moyen de goûter au moins partiellement au silence et à la quiétude du lieu. Avec le déclin de la lumière, nous repartons pour un très beau camping, celui de Fossatun, bien aménagé et qui surplombe un torrent photogénique : la Hvita. Nous sommes fin juillet et déjà nous ressentons la fin proche de la journée continue. Une fois n’est pas coutume, nous prenons notre temps le matin et profitons pleinement des installations du camping. Grosse machine à laver suivi du séchage. Parallèlement nous passons aux bains chauds dans de petites « piscines » synthétiques, suivi de la visite d’un parcours de trolls qui raconte une histoire bien triste d’un pauv’ papa troll emporté par la rivière. Ah, quelle imagination ces Islandais. L’hiver doit être bien long … Le tout se vit très bien, à commencer par le paysage. Il est temps de lever le camp pour la chasse aux macareux.



« Ce qui est rare se mérite » C’est certainement à partir d’un tel principe, qui ne vaut peut-être pas tripette, que des macareux ont, dans des temps très anciens, décidé de migrer à la pointe sud des fjords du nord-ouest, hors du commerce des hommes. « Ceux qui viendront là, seront cajolés comme des rois. Les autres paresseux, ne verront jamais que nos œufs ». Fort de ces paroles murmurées par le vent, nous partons d’un pneu sûr affronter les volcans, chemins chaotiques qui mènent au Nirvana, de ce beau volatile de tout premier choix. Pour y parvenir, la piste il faut aimer et les virages enchaîner, car la route est longue, près de la côte toute de dentelles découpée, sculptée par l’échancrure des fjords. En arrivant sur la mer nous découvrons mille et une îles, comme si le bout de la terre s’était cassé en petits morceaux. Ça monte, ça descend, ça tourne. Tantôt le ciel est partiellement dégagé, tantôt le brouillard estompe la visibilité. Pour qui aime la diversité, c’est une bonne route, pas vraiment reposante, mais agréable et pleine de surprise, sans atteindre non plus des sommets dans l’art paysagé. Un cargo sur le sable rouille tranquillement. Un musée sur le bord de la route est signalé par un drakkar. Tout cela a un petit caractère assez insolite qui va bien avec cette piste hors norme. Le camping est atteint tard le soir, vers 23h00 après avoir traversés une zone de brouillard dense. Nous sommes loin du premier village et pourtant le camping est bien fréquenté, preuve s’il en fallait que ce que nous devons voir le lendemain doit être intéressant. Le camping est bien aménagé et nous mangeons à l’intérieur du grand bâtiment de l’accueil visiblement conçu pour affronter les rigueurs de l’hiver et les caprices de l’été.



Un ciel voilé et une température de l’ordre de 10° nous accompagne au matin lorsque nous parcourons la plage de sable jaune, une curiosité ici ! Avec une petite vingtaine de degrés de plus nous nous serions presque baignés car le sable est agréable et les vagues de belle taille. Il faut ensuite moins d’une demie heure pour atteindre The site de Latrabjarg, en longeant des falaises, tout au bout de la route.



Côté falaise ici on est servi. Au niveau du parking elles sont au point le plus bas puis elles ne cessent de monter pour atteindre plusieurs centaines de mètres. Lorsque nous, humains, voyons la falaise comme une belle rupture de pente qui nous fait frissonner lorsque l’on s’approche de trop près, les oiseaux y voient une cité HLM avec tout le confort sur le palier et le supermarché juste en-dessous. Chaque famille se trouve une anfractuosité dans le rocher pour aménager son appartement. Côté sanitaire, cela reste limite salubre mais au global, la roche noire de la falaise est avantageusement décorée de tags blancs. Ça, c’est pour le décor, mais va-t-on enfin voir ces bon sang de macareux de près et justifier ainsi d’avoir fait tant de route ?



Au début, nous nous approchons à tâtons, à deux mètres de notre première proie. Poli, le petit gars s’était apprêté de son costume noir à chemise blanche et chaussures rouges pour nous recevoir. Comme notre présence ne semble pas le perturber, nous tentons le mètre. A cinquante centimètres il commence à reculer et à se méfier. Au plus près, nous avons dû pouvoir en approcher à moins de vingt centimètres pour les moins farouches. Cela dépasse nos espérances, nous, communs des mortels, mais également ceux de Grisemote qui attendait de cela quelque chose d’exceptionnel. Nous passons sur les falaises plusieurs heures à prendre en photo tout ce qui vole, qui atterrit ou qui décolle, sous toutes les coutures et toutes les lumières. Le soleil fini par être de la partie et nous terminons en tee-shirt. Très belle matinée. Comme il n’y a qu’une seule route pour venir, on se doute que le retour se fait sur le même parcours qui semble quand même un peu plus long qu’à l’aller. Nous optons pour un camping improvisé à la sortie de la presqu’île, le dernier du voyage. Nous goûtons une dernière fois une pelouse tendre et moelleuse qui a généralement caractérisée les campings du bord de mer. Petit night soccer sous une lumière à la limite de la nuit avant de plonger dans nos duvets …



Au petit matin, la première mission est le pliage complet et définitif de la tente – et oui, déjà. Notre crainte était qu’il pleuve, ce qui aurait eu pour conséquence de devoir la faire sécher avant le départ en avion pour ne pas alourdir notre plus gros bagage. Le soleil vient gentiment évaporer l’humidité résiduelle de la « nuit » pendant le petit déjeuner ce qui rend cette opération aussi simple que d’habitude. Nous passons à la ferme voisine avant de partir pour régler la note du camping. La confiance et le respect des installations même sans la « supervision » d’un accueil est vraiment quelque chose de formidable dans ce pays. Bien sûr ici les conditions sont certainement plus difficiles qu’ailleurs et la population n’est pas nombreuse, mais ce mode de fonctionnement est vraiment reposant et retire une pression permanente qui plane chez nous au-dessus de nos têtes dès que l’on est dans un espace public. Nous avions déjà trouvé cette confiance en Finlande et en Norvège où des personnes pouvaient laisser leur sac à dos à la gare le matin pour visiter la ville et le retrouver le soir … ça fait rêver (mais cela a peut être changé car c’était en 91).

La journée est consacrée à la visite de la péninsule de Snaefellsnes, dans sa partie nord, avec ses différents « spots », sur un parcours bien étudié par Grisemote. Nous commençons par la montée d’une curiosité locale, le mont Helgafell , près de Stykkisholmur. Ce petit monticule doit être gravi sans mot dire et trois vœux peuvent être faits au sommet en regardant vers l’est pour qu’ils se réalisent. « Trop Facile !» Mais il y a des pièges que nous ne soupçonnions pas. Pour commencer, le mutisme est une épreuve pour certains dont la langue ne connait le repos que la nuit. Sur le chemin, nous croisons des personnes qui devaient certainement être chargées de mettre à l’épreuve le touriste trop confiant. Ils nous saluent très gentiment et essayent d’engager la conversation. Heureusement nous ne nous laissons pas distraire. Nous hochons la tête puis continuons un peu gêné notre chemin, au risque de passer pour un groupe de demeurés ou de mal polis si ce sont de vrais touristes, mais peu de chance. Troisième difficulté, regarder vers l’est .Chez nous, c’est simple. L’est c’est là où se lève le soleil. Oui, mais ici le soleil se lève et se couche au nord et fait presque un tour complet la journée. Nous estimons la bonne direction avant de prononcer notre vœu. En tout cas, je peux témoigner que pour un petit vœu, ça marche … j’ai eu ma glace.

Ensuite, vient la visite d’une petite ville (ou d’un grand village), Stykkisholmur, avec ses maisons colorées, son petit port aux eaux propres, son phare rouge qui est un appel aux photos (à tel point qu’il faut attendre longtemps pour pouvoir en griller une sans personne) et sa belle église moderne qui tranche une nouvelle fois radicalement avec les clochers standard.



Petit passage par les ports de Grundafjördur et Olafsvik, puis nous enchaînons par un arrêt à la plage de Skardsvik. Ses gros galets sombres tous ronds et ses criques à croquer de basalte sculpté en font un endroit qui serait un must dans un pays chaud. L’avantage, c’est qu’ici il n’est pas nécessaire d’enjamber les serviettes pour visiter, car à part une baigneuse à sang froid qui doit être croisée avec un poisson, ce n’est pas le rush.

L’étape d’après est une nouvelle visite de falaises truffées d’oiseaux piailleurs, cris caractéristiques que nous commençons à bien connaitre, près d’un très beau phare (Svörtuloft). A cet endroit la falaise est découpée en arches généreusement décorées à coup de pinceau de croupion de volatiles. Toute cette agitation aéronautique reste quand même captivante et nous restons encore un bon moment à regarder les allées et venues des macareux, sternes et autres mouettes qui animent l’endroit. Le cadre tout au long de cette péninsule est magnifique avec ses monts volcaniques aux couleurs souvent inhabituelles. Nous contournons la pointe et partons rejoindre une magnifique plage de petits galets ronds tous mignons qui roulent sous nos pieds (Dritvik) blottie entre les falaises. Sur le parcours pour y accéder, les restes d’un bateau métallique jonchent le sol. Vu l’état des tôles et l’éloignement de l’eau, cela donne une idée de la violence de la mer en ces lieux lors des tempêtes. L’anse ainsi formée par la plage est vraiment de toute beauté, avec ses grosses vagues qui se fracassent presque à nos pieds, sa petite brume d’embruns et ses falaises basaltiques découpées qui viennent mourir dans l’eau. Le coin idéal pour les doux rêveurs, les photographes ou les penseurs. Comment juger de la force des mousses au temps des bateaux à voiles qui faisaient le commerce du sel et abordaient la côte non loin de cette plage ? En soulevant de gros galets calibrés. Ce sont ces galets que nous pouvons voir sur le chemin d’accès. Nos enfants n’en soulèveront pas un !

Nous finissons notre périple du jour en arrivant à Arnarstapi, au camping où nous avons retenu une chambre d’hôte. Plutôt pas donné et très moyennement rendu : la chambre est ridiculement petite pour cinq. Une petite table commune à l’extérieur pour manger, destinée à une trentaine de personnes, rien pour faire la vaisselle et deux salles de bains toujours habitées constitueront le confort très relatif du lieu. Bref, pour une fois, une grosse déception. Le peu d’aménagements à disposition pour les repas cacherait il le souhait de nous voir nous attabler au restau tenu par les tenanciers ? Tout n’est pas négatif cependant, les falaises environnantes sont un véritable trésor, protégées par des gardiens des airs, les sternes, qui nous attaquent dès que l’on quitte la route. Un bâton est fortement recommandé.

Avant dernière journée. Le programme est simple : un petit peu de falaise pour le petit déjeuner et comme plat de résistance le retour à Reykjavik et sa visite. Toujours sous une belle lumière entrecoupée de zones cotonneuses nous arpentons les falaises de Hellnar, joyeusement garnies d’oiseaux en tous genres. Ce qui caractérise le plus ce lieu c’est le découpage de celles-ci en arches complexes ou cavités qui forment des dortoirs, cuisines et salles à manger pour cette population décidemment très bruyante. Si ailleurs il convient de faire gaffe au gorille, ici gare aux sternes qui occupent une bonne partie de nos pensées. Sans être Hitchcockien, il y a quand même de quoi être un peu inquiet. Le retour à la capitale se déroule sans problème, avec un premier arrêt à l’église toute noire de Budir, puis un second à la plage de Ytri-Tunga où nous espérons voir des phoques. « Grommel, grommel » entend-on bougonner ceux qui n’attendent que de revoir la ville. « Que vient -on faire sur cette plage paumée ? ». Pas si paumée que cela en fait, car l’œil de lynx de Grisemote, qui décidemment ne laisse rien passer, débusquera de gros fainéants de mammifères marins en train de bronzer au loin entre des troncs échoués. Si de loin on peut ne pas les voir, de près, il n’y a aucun risque de ne pas les sentir.



La circulation dans la capitale n’est pas fluide sans être vraiment gênante et comme dans toute grande ville qui se respecte, se garer reste une épreuve. Nous débarquons à Baldursbra notre gîte, tenu par des français. Très serviables, ils nous aident à contacter notre loueur pour « discuter » des quelques dégâts de notre premier gué. Celui-ci se déplace et inspecte la voiture. Verdict : le marchepied était déjà abimé, il l’est un peu plus. Idem pour le pare-chocs. Rien donc ne nous sera retenu au final. Ouf ! Il faut dire aussi que cette voiture, pourtant en très bon état, a dépassé les 100 000 kms. Disons qu’elle est amortie. Pour finir, la voiture doit être rendue au parking de l’aéroport, le lendemain, en laissant les clés dans la boîte à gants (donc non verrouillée). Confiance, vous avez dit confiance ! Nous prenons possession des locaux qui nous sont affectés, ou plutôt devrais-je dire de notre appartement car il est constitué d’une belle chambre, une salle à manger / chambre, d’une cuisine aménagée et garnie pour le petit déjeuner et d’une salle de bain. Le grand luxe et rien à voir avec le gourbi ridicule de la veille. Il est situé à quelques centaines de mètres de la guesthouse principale et pas loin des rues commerçantes. Très bien ! Pour fêter ces bonnes nouvelles, nous enchaînons par le traditionnel shopping de fin de séjour avec l’achat de pulls islandais (dont on n’a jamais douté qu’ils viendraient compléter notre panoplie de bagages). Visite au gré de notre inspiration dans les rues du centre, bien agréables. Ce ne sont pas les monuments ni l’architecture qui retiendra notre attention car en la matière rien de grandiose n’est à signaler, mais l’ambiance générale bon enfant. Comme il se doit, nous cherchons dans la soirée un restaurant. Dès que l’on parle d’autre chose que de pizza, chinois ou fast food, les prix grimpent vite et haut. Nous nous rabattons donc vers … une pizzeria que nous regretterons amèrement à deux titre : le lieu et le contenu de l’assiette étaient vraiment quelconques, le plus costaud d’entre nous a été complètement rétamé par une grosse intoxication alimentaire toute la nuit … grrrr (heureusement qu’à cet effet nous avons eu la chance de bénéficier d’un appartement pour nous tous seuls, car la nuit fut vraiment difficile !) Tiens, en parlant de la nuit, c’est la première que nous voyons depuis notre arrivée. La saison des grands soirs est quand même courte et la décroissance des heures de jour semble déjà assez importante début août.

Dernière journée. Réveil paresseux. Grisaille. Nous nous activons pour tout replier, ranger et caser en espérant que nous restions dans l’épure des cent kilos autorisés. Côté cailloux, notre stock est, comme d’habitude, assez important. Heureusement, il y a beaucoup de pierres ponce pour lesquelles on se demande si elles ne sont pas gonflées à l’hélium tant elles sont légères... Comme au premier jour, le coffre est désorganisé par tous ces nouveaux formats de bagage mais cela tient. Petit saut à Hallgrimskirkja, église modernissime juste à côté de la guesthouse, suivi d’une escapade hors de la ville pour monter en haut du réservoir géothermique « le Perlan » pour sa vue sur la capitale. Nous sortons à nouveau de la zone urbaine pour voir nos dernières manifestations volcaniques sur la péninsule de Reykjanes.



La piste est roulante, sombre et nous procure nos dernières sensations d’explorateurs de terrains hostiles. Nous nous arrêtons au milieu d’une zone de séchage de poissons (probablement de la morue). Warfff, ça fouette les narines ce petit air marin. L’accessoire vital indispensable est ici la pince à linge. Seule Grisemote brave ce danger olfactif pour prendre quelques clichés. Le point chaud de destination, les solfatares de Seltun, est intéressant avec ses multiples bassins ronds d’acide sulfurique qui produisent des boues grises blobloteuses et ses zones de fumerolles odorantes qu’il faut traverser en courant pour ne pas prendre les couleurs vives locales avant de virer au vert . Rien de neuf par rapport à ce que nous avons déjà vu, mais c’est bien fait, accessible et de bon goût (au moins au nôtre). La fin de cette visite déclenche une certaine effervescence au niveau de la banquette arrière de la voiture : Nous nous dirigeons vers THE grande piscine de l’île : Le blue Lagoon. Avant de l’atteindre, il nous reste quelques étapes : - Le lac Graenvatn. Même avec cette lumière tamisée triste, on ne peut pas manquer cette eau bleue azur qui donnerait envie de nager … en combinaison de plongée. - La visite d’une église ancestrale : Krisuvikurkirkja. Bigre, nous avons beau chercher, à l’endroit prévu il n’y a que l’herbe qui verdoie. Aurait-elle brûlé ? De toute façon, avec un nom comme celui-là, elle était mal partie. Le centre aquatique est situé au beau milieu d’une ancienne coulée de lave. La pierre d’un noir profond contraste singulièrement avec la couleur bleue lagon des bassins en partie provoquée par les dépôts « blancs » charriés par l’eau chaude naturelle en provenance du sous-sol (surplus de captage de la centrale géothermique). C’est beau, c’est chaud, large et très bien aménagé avec ses grands bassins lumineux, ses grands pots de « crème » blanche (dépôtsriches en sels et en silice) qui a priori serait excellent pour la peau et les cheveux. Nous en abusons. Quelques activités annexes sont proposées : massage tonique par des cascades chaudes, sauna, hammam. Bref, un long et doux moment où nous sortons totalement détrempés et sereins pour affronter notre dernière épreuve : l’embarquement à l’aéroport. Il pleut. Sur le chemin final, ayant un peu d’avance, nous décidons malgré le mauvais temps de faire un saut aux falaises de Reykjanesta et à leur phare, en empruntant une piste chaotique. Au milieu du brouillard et des nuages bas nous peinons à distinguer quoi que soit. Les Dieux d’Islande font en cela un dernier petit geste pour que nous partions le cœur léger après tout ce beau temps accumulé. Par Thon.

Après le plein de la voiture à la station essence située à quelques kilomètres de l’aéroport, nous déposons notre 4x4 avec un brin de nostalgie au parking final en suivant les consignes qui nous avaient été données. A notre grande surprise, la pesée des bagages fut une formalité. Chaque bagage a été enregistré mais nous n’avons pas eu l’impression que le poids total ait été calculé. Mince, nous aurions pu en mettre plus dans nos bagages en soute et ressembler moins à des bibendums … L’aéroport est bien aménagé pour la longue nuit d’hiver et a reçu un prix européen pour cela. Malheureusement nous n’aurons pas le temps d’en profiter. Au décollage, nous traversons rapidement le plafond nuageux qui empêchera définitivement de voir nos dernières fumerolles, déjà presque plongées dans l’obscurité. Quelques lueurs rouges rappellent qu’ici, il y a peu, le jour régnait en maître absolu. Puis la nuit s’étend, plus profonde à mesure que nous allons vers le sud.

Epilogue : Même si cela fait plaisir de redormir dans un lit, après trois semaines sur un tapis de sol, le gros matelas fait mal au dos. Côté temps, le mois d’août en France fut triste et froid, à peine plus chaud que ce que nous avons connu dans le nord. La vision des grands espaces vides où on respire à pleins poumons, les monts que l’on gravit en écoutant les histoires ou les délires d’imagination des uns et des autres, le froid qui vous fait pester et le chaud que l’on apprécie d’autant plus qu’il n’est pas assuré de durer, les « night soccer » à minuit en pleine lumière, les bains naturels qui vous transforment en accumulateur à chaleur, les prairies vertes et moutonneuses et les sols lunaires de cendre noire, tout ceci fait de cette terre un endroit unique, attachant, vraiment dépaysant qui ne ressemble à rien que nous ayons connu auparavant. Sceptiques en tout genre comme je pouvais l’être en partant, si vous aimez ce sentiment de liberté d’un monde en pleine construction, alors n’hésitez pas, cette terre de feu et de glace est faite pour vous. Comme d’habitude, Grisemote, durant les longues semaines qui ont précédées le voyage, a lu les multiples carnets de voyages de nos prédécesseurs, des livres, des documentaires et autres conseils pour nous concocter un cocktail équilibré entre les bords de mer souvent ensoleillés et les incursions pimentées du centre de l’île. Merci à tous ceux qui l’ont inspirée. Merci Grisemote pour toutes ces heures passées à la construction méticuleuse de cette belle aventure qui une fois de plus nous a permis de vivre de grands moments en famille et nous a transporté dans un autre univers. Voyager construit un trésor intérieur. Grâce à l’Islande, cette année encore nous sommes plus riches … Gilles - Dimanche 12 décembre 00h42

Données pratiques: à lire sur le site http://sites.google.com/...es/donnees-pratiques

Circuit Denver-Yellowstone et plus... English translation pending
by Ellobo · 2009-11-07 · 44 replies
Bonjour à tous, me voici reparti pour un deuxième séjour aux USA. Cela fait quelques temps que je ne me suis pas connecté sur le site, mais autant que je me souvienne, un certain nombre d'entre vous, préparait un voyage semblable au mien. J'espère donc partager les recherches. Voici mon programme, à, bien sur, améliorer mais il ya déjà quelques dates fixées du fait des billets d'avion achetés.. Entre Denver et Jackson Hole c'est vraiment une idée générale et je dirai que c'est là où je suis à la recherche de conseils, notamment pour les visites. Il y a d'ailleurs un jour à remplir...Je sais que si rien ne se dégage il y a de fortes de chances que ce soit un jour de plus à Yellowstone, mais si il y avait quelque chose qui m'ait échappé. Nous partons à 4, avec des ados, qui ne sont pas forcément très très ville. 4 jours à New york leur suffisent amplement. Le tour à Las Vegas est pour faire Death Valley que nous n'avions pas pu faire lors du 1er voyage, et comme au niveau des billets d'avion, cela ne représentait qu'une toute petite somme en plus, on fait ce détour. Merci à tous a+

Jour 1 (Me 4/8) : Vol Lyon – Denver

Jour 2 (Je 5/8): Denver – Georgetown – Grand Lake

Jour 3 (Ve 6/8) Rocky Mountains - Cheyenne

Jour 4 (Sa 7/8): Cheyenne – Fort Laramie- Custer

Jour 5 (Di 8/8): Custer ( Mont Rushmore + Caves + Custer park) - Rapid City

Jour 6 (Lu 9/8): Rapid City ( Badlands )

Jour 7 (Ma 10/8): Rapid City - Sturgis –Deadwood – Spearfish- Devil’s Tower – Sheridan

Jour 8(Me 11/8) : Sheridan - Cody

Jour 9 (Je 12/8):

Jour 10 (Ve 13/8): Cody – Yellowstone

Jour 11(Sa 14/8): Yellowstone

Jour 12(Di 15/8) : Yellowstone

Jour 13(Lu 16/8) : Yellowstone

Jour 14(Ma 17/8) : Yellowstone - Moran

Jour 15 (Me 18/8): Moran - Jackson Hole– Raft sur la Snake River

Jour 16(Je 19/8) : Vol Jackson Hole –Las Vegas

Jour 17(Ve 20/8) : Las Vegas - Vallée de la Mort

Jour 18 (Sa 21/8): Vallée de la Mort – Las Vegas

Jour 19(Di 22/8): Las Vegas - New-York

Jour 20 (Lu 23/8): New-York

Jour 21 ( Ma 24/8): New-York

Jour 22 ( Me 25/8): New-York

Jour 23 (Je 26/8) :Vol New-York – Lyon
Budget pour un circuit de vingt et un jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by Themouche · 2009-07-09 · 40 replies
Bonjour à tous,

Nouvelle sur ce forum, bien que vous ayant lu depuis quelques temps maintenant, je me suis décidée à m'inscrire car je pense que nous auront besoin de votre aide bientôt !!! :)

Mais pour commencer, par le commencement :

Avec mon homme nous comptons partir faire un circuit dans l'ouest américain, arrivant à Los Angeles et en faisant une grande boucle ( monument valley, grand canyon et j'en passe) terminant par San Francisco. Voyage durant dans la théorie 21 jours ( Du 17 Juillet au 7 Août 2010 : Je sais c'est loiiiiiiiiin ^^).

Ma question première étant que chacuns de nous mettons 2000€ en tout pour ce voyage donc 4000€ comprenant tout: Avion, voiture, essence, hôtel, nourriture...

Avons nous un assez gros budget pour mener ce voyage à bien ?

PS: Désolé si vous en avez déjà parlez mais il y a beaucoup de posts et je ne les ais pas tous lu, donc sorry pour la répétition si répétition il y a 😊

Merci d'avance pour vos réponses 😉
Itinéraire entre Phoenix et San Francisco English translation pending
by Furious · 2008-05-04 · 13 replies
Bonjour à tous,

On s'est enfin mis d'accord (moi et mon compagnon) sur l'essentiel concernant un parcours de 3 semaines (en Mai 2008) entre Phoenix et San Francisco. Nous sommes 2 pour ce voyage; nous ne sommes jamais allés aux USA et on est à l'aise en anglais. Nous aimons les endroits sauvages et la rencontre avec les locaux. Nous avons axé notre parcours sur le dépaysement et ne souhaitons pas avaler trop de bitume.

Merci de nous donner vos avis et critiques car nous avons encore de nombreuses interrogations.

On a essayé de faire des étapes courtes afin d'effectuer des activités supplémentaires (randos, cheval, etc...) si l'endroit / atmosphère nous plaît. Nota : j'ai renvoyé à des questions (notées Qx) à la suite de l'itinéraire.

Itinéraire Principal :

J1 : Arrivée Phoenix, prise de la voiture et hôtel à Scottsdale J2 : AM : Phoenix - Flagstaff (144 miles) + recherche hotel ou AJ; PM : Wupatki National Monument (nuit à Flagstaff) J3: AM : Flagstaff - Grand-Canyon ( Q1 ) (82 miles); PM : route vers Tuba City (78 miles) (nuit à Tuba City) J4 : AM : Route US 264 vers Second Mesa ( Q2 ) (60 miles); PM : route vers Chinle (90 miles) et visite Canyon Chelly (Q3). (route et nuit a Kayenta) (64 miles) J5 : AM : Canyon de Betakin (20 miles) (Q3) + rando ruines de Betakin; PM : Navajo National Monument, route de Betakin à Mexican Hat (63 miles) visite de Goosenecks (9 miles de Mexican Hat) + nuit a Mexican Hat J6 : AM : Mexican Hat - Monument Valley(20 miles) + visite MV; PM : MV- valley of the gods ( Q4 ) (30 miles) + piste ValleyofGods (16 miles), et nuit à Bluff (17 miles) J7 : AM : Bluff - Mesa Verde (102 miles) + Visite MesaVerde; PM : MesaVerde - Durango (35 miles) + nuit à Durango J8 : AM : Durango - Moab (156 miles); PM : Visite de Arches + nuit à Moab J9 : AM - PM : Canyonlands Island in the sky (32 miles) + nuit à Moab J10 : AM - PM : Canyonlands The Needles (40 miles) + nuit à Moab J11 : AM : Moab - Hanksville - CapitolReef (130 miles) PM : Burr Trail Road (38 miles) nuit à Boulder ( Q5 ) J12 : AM : Boulder - Bryce Canyon (70 miles) PM : Bryce - Zion (94 miles) nuit à Springdale J13 : AM : Zion - Las Vegas (146 miles) nuit à LV J14 : AM : MV - Death Valley (150 miles) nuit à Beatty J15 : AM : Death Valley - Body (242 miles) nuit à Bridge Port J16 : AM : Bridge Port - Yosemite - Big Sur (310 miles); PM : Big Sur - Monterey nuit à Monterey ( Q6 ) J17 : AM : Aquarium Monterey; PM : Monterey - Gilroy (pour les magasins d'usine) (66 miles), Gilroy - Berkeley (88 miles) Nuit à Berkeley ( Q7 ) J18 : AM : Visite Universite Berkeley; PM Berkeley - San Francisco (14 miles) Rendre voiture à 17h00, Visite SF J18 : AM - PM : Visite SF J19 : AM - PM : Visite SF J20 : Retour France

Questions Générales : On a prévu des visites / déplacements l'après - midi. Mais vu les températures, celles - ci risquent d'être difficile en pleine journée. Faut il passer ses journée à l'hotel et seulement faire les visites matin et soir ? Dans ce cas, il nous faut sérieusement réduire les sites visités. Confirmez - vous ?

Doit - on en premier lieu trouver un hôtel et après seulement commencer les visites ( cela génèrerait de nombreux aller-retour et notre trajet n'a pas été optimisé dans ce sens) ou peut on arriver a l'improviste en cette période de l'année (3 dernieres semaines de Mai) ?

On fait complètement l'impasse sur le Lac Powel et Upper Antelope Canyon. Pensez - vous que cela soit incontournable ? On a 1 jour de marge à SF pour rajouter ça éventuellement. Qu'en pensez - vous ?

Inversement, y -a - t - il d'autres lieux de l'itinéraire principal qui ne valent pas le coup ou dont on peut faire l'impasse dans le cas où on prend du retard sur notre planning initial ?

Questions relatives à l'itinéraire ci-dessus Q1 : Seulement une demi - journée au GCanyon : est - ce trop peu ? On n'a pas prévu de Rando ni de survol en helico, ni de balade à cheval, car cela risque d'être un peu bon surchargé en touristes comme endroit non ? Faut - il passer une nuit a GC ?

Q2 : On a lu dans des post que l'accueil était en général des plus enthousiastes sauf pour les indiens et particulièrement les Hopis (Ils ont le sentiment qu'on les arnaque et qu'on vole leur image, d'où un accueil plutôt réservé ). Confirmer - vous ?

Q3 : Kayenta - Canyon de Betakin : peut on emprunter la Tsegi Canyon Road, cela vaut il le coup ou doit-on prendre la 564 ?

Q4 : Comment savoir si la piste Valley of the Gods sera praticable (on aura une berline chevrolet)? Ou se renseigner ? Est - ce exclu de faire la piste sans 4x4. On sera à cette endroit aux alentours du 18 Mai.

Q5 : Où peut on dormir à Boulder ?

Q6 : Comment savoir si la route 120 (qui traverse Yosemite) est praticable en Mai ? (même question pour la route 270 pour aller à Body) D'après les informations, il fait très chaud en Californie (suffisamment chaud pour la fonte des neiges ?)

Q7 : On voudrait visiter une des 2 université ( Berkeley ou Standford ) Que recommandez - vous ? Vaut - il mieux remonter depuis Gilroy vers SF en passant par la côte (Santa Cruz, ...) ou par le centre San Jose, Cupertino, ... ?

Itinéraires de secours : Si on en a assez de la chaleur ou des paysages de canyons on a prévu 2 initinéraires supplémentaires / de remplacement :A la place du Canyon de Chely effectué l'après midi du jour 4 ou bien en prolongement du Jour 7 (Durango) on hésite à faire la route jusqu'a SantaFE. Est - ce déraisonnable vu les distances (240 miles Durango - SantaFe)?Au lieu de descendre sur Las Vegas a la fin du jour J13, et / ou dans le cas où le mois de Mai est déjà trop chaud pour faire la death valley, on pourrait remonter sur Lalt Lake City. On ferait l'impasse sur LV (on n'est pas très fans des jeux d'argent de toutes façon). Qu'en pensez - vous ?

Merci beaucoup beau... b... Gros bisous à tout le monde

Sophie
Retour de la croisière "Îles et Terres du Soleil" sur le Costa Serena English translation pending
by Borabora06 · 2007-12-28 · 108 replies
Bonsoir à tous,

Nous sommes de retour du Costa Serena (Iles et Terres du Soleil).

Je suis à votre écoute pour toute question sur ce paquebot ou sur l'itinéraire.😉

A bientôt.
Escapade dans les îles du Dodécanèse: Rhodes, Symi et Kastellorizo English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-07-21 · 16 replies
INTRO

Nous n' étions pas retournés en Grèce depuis 1979 et avions alors visité la Grèce continentale, en commençant par Athènes, puis, au volant d'une voiture ( Fiat 850, assez inconfortable surtout sur les pistes caillouteuses de montagne ) étions allés dans les Météores et à Corfou. La Grèce de cette époque n' a plus rien à voir avec celle de 2019, quarante ans plus tard. Elle était déjà touristique mais sans les infrastructures hôtelières d'aujourd'hui, ce qui rendait le voyage difficile à organiser au jour le jour, les hôtels et pensions étant tous pleins ou presque. Nous n' avions pas apprécié notre séjour comme nous avons pu le faire cette fois-ci, en choisissant d'aller dans les îles et en commençant par Rhodes, seconde plus grande île grecque après la Crête. Tout avait commencé par un entretien télévisé de feu notre grand académicien Jean d'Ormesson, helléniste et érudit, et grand amoureux de la Grèce où il allait chaque année. Il avait confié au journaliste qui l'interrogeait qu'il y avait une île en particulier, Symi, proche de Rhodes, qui le fascinait toujours autant après tant d'années, pour sa beauté particulière, un concentré, selon lui, de toutes les beautés de la Grèce. J' étais alors allé chercher Symi sur une carte de Grèce, et m'étais dit que les îles de la mer Egée valaient un voyage à elles seules. Il ne restait plus qu'à faire un choix : Rhodes d'abord, puis Symi, toute proche en bateau ( ferry à l' aller et express au retour ) et puis Kastellorizo, plus au sud, plus secrète, plus grecque, moins touristique, éloignée du tourisme de masse, si proche - trop proche selon les Grecs - de la Turquie, la ville de Kas étant à 2km et demie seulement de Kastellorizo dont la Turquie actuelle et son président Erdogan, nouveau sultan, revendique la propriété en permanence, prétextant qu'elle n' est habitée que par 200 personnes l' hiver ! Du coup, le gouvernement grec maintient en permanence 400 soldats dans des tours de guet en haut des sommets qui scrutent la côte d'en face. Et puis dès 6 heures du matin, des drones ronronnent au dessus du port et des rivages de l' île, à la recherche de bateaux suspects ou malveillants, à la recherche aussi de migrants en bateau pneumatique, échappés de la côte turque et à qui l' on dit qu' Athènes se trouve de l' autre côté de l' îlot où ils accostent si la marine grecque ne les empêche pas avant. A Symi comme à Kastelorizo, les migrants résident temporairement au commissariat de police avant d'être renvoyés vers Rhodes, puis Athènes. Ils n' ont pas le droit de se déplacer dans l'île ou même aux abords du port, mais n'ont l' air ni maltraités ni malheureux.

Départ aux îles donc pour ne pas changer... Nous sommes très îliens, résidant en Polynésie. Il y a vraiment de quoi se régaler en Grèce entre les Cyclades et le Dodécanèse. nous sommes tombés amoureux de la Grèce, des Grecs, si charmants et chaleureux, des paysages splendides, de la lumière, de la nourriture. Bref, un feu d'artifice et un cocktail délicieux à partager !

UN PEU DE GEOGRAPHIE ET D'HISTOIRE Le terme ' Dodécanèse ' veut dire ' Douze îles ' en grec, et c'est vrai qu'il y a douze îles principales mais en fait presque 160 îles en tout, si l'on compte dans le lot tous les îlots inhabités. On commence par Rhodes, la plus grande, et, dans un axe sud-nord, on pourra, si on a beaucoup de temps, faire escale à Karpathos, Kassos, Symi, Tilos, Nissiros, Astypalaia, Kos, Kalymnos. Plein sud, Kastellorizo, éloignée des précédentes. Toutes ces îles à la position stratégique sont proches des côtes d'Asie Mineure et ont constitué, dès l' Antiquité, un carrefour de civilisations, l'apogée de cet âge d'or se situant au 3ème siècle avant JC. Puis ce fut l' arrivée du Christianisme au 1er siècle de notre ère, et l' on notera le passage de Saint Paul à Rhodes et Kos, et celui de Saint Jean l' Evangéliste à Patmos où il rédigea l' Apocalypse. Ensuite, c' est un peu la tourmente avec les invasions successives des Perses, des Arabes, des Vénitiens, des Croisés, et, en 1522, des Turcs qui feront régner l' ordre ottoman sur la grande région pendant quasiment quatre siècles sans interruption, jusqu'à l' arrivée des Italiens en 1912 ! L' occupation turque et son cortège d'atrocités ( 1 million de Grecs décimés au début du 20ème siècle pour ne citer qu'un épisode tragique ) a laissé de mauvais souvenirs ici, et l' on se méfie toujours du grand voisin qui a tenté d'annihiler la culture et l' âme grecques. Les touristes turcs aiment venir en Grèce, on les y tolère... En revanche, le président Erdogan fait l' objet d'une intense détestation ! L' Etat grec nait officiellement en 1821 après une guerre d'indépendance, mais le Dodécanèse demeure sous le joug turc. L' ensemble de l' archipel sera rattaché à la Grèce en 1948 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

UN PEU DE MYTHOLOGIE Rhodes était dédiée au dieu solaire Hélios. Selon le mythe, Hélios tomba amoureux fou de la nymphe Rhodes. S'approchant d'elle, il la réchauffa de ses rayons, et elle devint une île. Hélios et Rhodes eurent huit enfants, sept fils et une fille. Le second fils nommé Kerkafos devint à son tour père de trois garçons, Kamiros, Ialissos et Lindos qui sont aujourd'hui les trois plus importantes villes de Rhodes. le terme Rhodes signifie ' la rose ' en hommage à l'une des îles les plus fleuries de la région, et connue comme telle depuis l'Antiquité.

UN PEU... OU BEAUCOUP DE SISMICITE ? La Grèce a de tout temps été sujette aux tremblements de terre, plus ou moins violents, plus ou moins destructeurs. L 'un des plus importants fut celui de 226 avant JC qui fit s'effondrer sur lui-même le fameux Colosse de Rhodes, pourtant fait de bronze, quelques années après son érection à l' entrée du port de la cité ancienne. En 1481, un autre séisme détruisit la plus grande partie de la ville en quelques instants. Deux autres séismes sont dans les annales : l'un qui survint en 1926 et le dernier en juillet 2008, heureusement de magnitude plus faible que les autres et qui ne fit que des dégâts mineurs sur des bâtiments anciens de la ville médiévale.

RHODES : DES CHEVALIERS AU TOURISME MODERNE Le terme 'Rhodes ' désigne à la fois l' île et sa capitale. L' île, avec son patrimoine exceptionnel, est un concentré de cette histoire millénaire si riche et variée et un mélange d'Orient et d'Occident tout à fait étonnant et fascinant. En arrivant à Rhodes -Ville, on est tout de suite plongé dans l' ambiance médiévale des Chevaliers de l' Ordre de St Jean qui construisirent le bourg médiéval en 1309 et l' entourèrent de murailles fortifiées impressionnantes. Celles-ci protègent des palais, des mosquées, des églises. La ville fut originellement fondée en 408 avant JC, construite d'après les plans et selon le tracé quasi parfait d'un célèbre urbaniste de l' époque, Hippodamos de Milet. Elle acquit rapidement une importance géostratégique en favorisant les communications en Méditerranée et en combattant impitoyablement les pirates qui infestaient la région depuis toujours. Ce qu'on retiendra de l' histoire de Rhodes, c'est son rayonnement artistique, philosophique et culturel, magnifié par deux oeuvres uniques : le Colosse, statue en bronze de plus de 30 m de haut qui honorait Hélios, le dieu-soleil et qui se trouvait à l' entrée du port ( elle n' y est hélas plus ! ) et la Victoire de Samothrace que l'on peut admirer au Louvre à Paris. Ce rayonnement était tel qu'il attira en son temps des personnages illustres tels Jules César ou Lucrèce, mais aussi des moins recommandables tels Gaius Cassius, l' assassin de César qui pilla la ville et emporta tous les chefs d'oeuvre qu'il put dérober à Rome. Rhodes perd de son influence, devient une simple préfecture de l' empire romain, puis est rattachée à l' empire byzantin, et ensuite traverse une période de troubles et de pillages incessants pendant dix siècles, passe sous contrôle de Gênes et des Croisés, est vendue aux Chevaliers en 1309, est assiégée puis vaincue par les Turcs qui occuperont l' île pendant presque quatre siècles. Colonie italienne en 1912, Rhodes redevient enfin grecque après la Seconde Guerre Mondiale. La vieille ville médiévale est classée au patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1988. Les remparts, agrémentés de tours ornées et de bastions, et cernés d'anciennes douves, sont dans un état exceptionnel, percés de onze grandes portes, dont celle d'Amboise ( du nom du frère du cardinal d'Ambroise, ministre de Louis XIII ), tout près du Palais des Grands Maîtres. On évitera, si possible, les deux rues hyper touristiques du centre. Elles sont bondées de touristes attirés par des échoppes sans grand interêt et vendant des produits made in China. Bref, ce que le tourisme de masse peut générer de plus laid et de plus toxique ! Ceci étant dit, on peut rapidement trouver des placettes et venelles tranquilles et apprécier la vieille ville autrement. On visitera donc la vieille ville, le port de Mandraki, et la ville neuve qui ne manque pas d'interêt si l' on veut voir et savoir comment vivent les Grecs : rues commerçantes, petits hôtels, tavernes où l' on mange divinement pour le tiers du prix demandé en ville, quartiers résidentiels, bâtiments officiels plus récents d'architecture néo-classique dite fasciste et puis, quand même, le théâtre antique ainsi que le stade et ses gradins en parfait état, et les temples dédiés à Zeus et à Hera.

DETAILS PRATIQUES

Vols Air France de Montpellier à Athènes via Paris CDG, puis Olympic Air / Aegean jusqu'à Rhodes. Une heure de vol. Nous n' avons que des compliments à faire à la compagnie nationale grecque qui assure son service avec professionnalisme et à l' heure. Bien sur, il y a beaucoup d'autres compagnies qui desservent Athènes ou Rhodes directement. L' aéroport est vite à saturation en pleine saison touristique ( ce n' était pas le cas en juin ) avec une centaine de vols quotidiens, dont neuf dixièmes sont des low-costs. Beaucoup de touristes russes, scandinaves, britanniques ( ces derniers envahissent et dénaturent Kos ) et chinois également ( plus branchés sur Santorin que Rhodes, semble-t-il ). Séjour à Rhodes ( en centre -ville pour des raisons pratiques ), puis à Symi - où il faut impérativement loger au moins une nuit pour profiter du port avant l' arrivée en bateau des touristes à la journée et après leur départ en fin d'après-midi ) puis à Rhodes de nouveau ( une nuit d'escale ), puis Kastellorizo, et enfin Rhodes à loisir, hors capitale, sur ses deux côtes, avec base à Gennadi dans le sud est. Pour ce dernier séjour, nous avons loué une voiture à l' aéroport, à l' agence HERTZ. Service impeccable. Ils sont même venus - sans facturer le déplacement - chercher la voiture à l' hôtel le dernier jour comme je l' avais souhaité, pour éviter les tracas de retour du véhicule à l' aéroport.

Carte routière d'origine allemande Reise de qualité impeccable. HERTZ a aussi fourni une carte indiquant les emplacements stratégiques des stations-service. Très utile surtout en fin de séjour. Attention, le carburant est cher, plus cher qu'en France. Compter de 1euro 70 à 1euro 90 par litre.

Guides du Routard et du Petit Futé.

Prévoir suffisamment d' argent liquide, en tout cas plus qu'en France, si on ne veut pas avoir des problèmes d'utilisation de cartes de crédit. De toute façon, les Grecs se méfient plutôt de leurs banques... Contrairement à des idées reçues, les îles se sont plutôt bien sorties de la crise économique, d'abord parce qu'elles sont une destination de choix et que la Grèce est belle et attirante partout, mais surtout dans les îles, également parce que la TVA y était quasi inexistante jusqu'en 2016. Bruxelles a imposé au gouvernement grec de faire payer aussi les îliens comme les continentaux, ce qui n' était sans doute que justice. Résultat : les Grecs ont privilégié le bas de laine rempli de grosses coupures en euros, celles-ci refaisant progressivement surface maintenant que la situation économique s 'est bien améliorée. On ne sera donc pas surpris de voir que les gens vivent souvent dans une certaine aisance et que les jolies maisons anciennes de port ( Symi ou Kastellorizo et ailleurs... ) sont rénovées avec goût et rachetées les unes après les autres. Prix d'une belle maison de port à Kastelorizo ( dont on peut penser que c'est une île perdue et loin de tout ) : 300.000 euros . Pas de clichés en tête donc, la Grèce îlienne vit plutôt bien, et le tourisme est une manne recherchée par tous, au risque parfois d'abîmer nature et sites côtiers où pullulent les hôtels. SI l'on veut éviter une partie de la côte est ( en particulier entre Rhodes-Ville et Archangelos ) et résider plus au calme et à la simplicité, on choisira la partie de côte entre Archangelos et Gennadi. On y trouve de beaux hôtels bien situés. Lindos est une petite ville adorable au pied de son Acropole, et y résider peut être une bonne solution. La côte est est plus chaude, la côte ouest est plus sauvage et ventée. Encore question de choix !

1er jour : 17 juin Départ de Montpellier pour CDG. Nuit à l' aéroport à l' IBIS. Très décevant et cher pour la prestation offerte. D'ailleurs les hôtels d'aéroport parisiens deviennent de plus en plus chers. C' était donc une fausse bonne idée ! A oublier à l' avenir. Si l' on vient de province avec Air France, soit l' on voyage toute la journée pour arriver à Rhodes en fin d'après-midi-midi, soit on voyage en soirée jusqu'à Athènes, on dort à l' aéroport pour deux à trois fois moins cher qu' à Paris et on prend le premier avion pour Rhodes le lendemain matin. A noter des vols directs saisonniers vers Rhodes au départ de Paris avec EasyJet, Transavia au départ d'Orly, Aegean au départ de Marseille ( une fois par semaine, le mardi actuellement ).

2ème jour : 18 juin Premier vol AF du matin CDG-ATH. Escale d'environ 1 heure 30 puis vol AEGEAN vers Rhodes. A l' aéroport d'arrivée, on peut louer une voiture ( à déconseiller si l'on commence ses vacances par Rhodes-Ville où il est impossible de se garer ), ou prendre un taxi ( uniquement des Mercedes) pour 25 euros, ou bien on attend sagement le bus qui vous dépose au centre près du port. On ne paiera que 5 euros par personne. Bus climatisé. Compter 20 mn de trajet. Installation dans notre petite pension confortable ( maison ancienne rénovée ), chambres agréables et bien climatisées, petit déjeuner exceptionnel avec confitures maison, et miel délicieux de l' île ( je conseille le miel de thym sauvage, le meilleur ). Nous avons vu de jeunes touristes chinois très branchés repartir chez eux avec 50 kgs de miel dans leurs valises !!! Puis nous faisons un premier tour de la vieille ville médiévale en fuyant les rues du centre où défile de long en large une foule compacte et sans imagination... Surtout, quand à 5 mn à pied, il y a tant de merveilles et cette belle et douce lumière qui glisse sur la pierre blanche des monuments.



Dans la vieille ville commençons par Chora, que l' on appelle aussi Hora, à savoir le quartier ottoman, là où l' architecture ottomane se développa pendant quatre siècles, en particulier les maisons à balcons de bois très typiques de cette période. A l' époque, les églises sont transformées en mosquées, la population grecque s'exile hors murs. On verra en particulier, de l' extérieur uniquement car elle n' est pas ouverte au public, la mosquée de Soliman, érigée en 1522 initialement mais détruite et reconstruite au 19ème siècle. Idem pour la bibliothèque musulmane édifiée en 1794 et abritant des manuscrits et Corans enluminés, mais fermée au public également.

3ème jour : 19 juin

Visite organisée des monuments et sites iconiques de la vieille ville. Nous nous sommes renseignés la veille : l' idéal est de commencer par la visite du Palais des Grands Maîtres. A la billetterie d'entrée, on peut acheter un billet tournant permettant de visiter trois monuments : le Palais bien sur, mais aussi le Musée des Arts Décoratifs sur la place Moussiou ainsi que l' Eglise Panaghia Tou Kastrou, place Moussiou également. On rajoutera pour 8 euros de plus - tous monuments dans un mouchoir de poche - le Musée Archéologique.

Nous quittons notre hôtel pour remonter immédiatement la fameuse Rue ( 'Odos' en grec ) Ipoton ou Rue des Chevaliers, qui était l' artère principale de la cité et du pouvoir au temps des Chevaliers. Cette rue est bordée des différentes auberges de l' Ordre, dont les membres étaient originaires des grands pays européens catholiques, et divisés en groupes linguistiques, de Provence, d'Auvergne , de France, d'Italie, d' Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. La langue écrite pratiquée par tous était le latin, la langue orale était le français, une langue dominante et majoritaire qui permit à 14 Grands Maîtres français sur 19 de diriger l' Ordre. Le Palais, situé en haut de la rue, était le siège du pouvoir et de l' autorité suprême. Les différentes auberges - de belles maisons patriciennes en fait- étaient souvent reliées par des arcades ou ponts. L' auberge de France, la plus belle, abrite actuellement le Consulat de France. En cas de problème, il ne faut pas hésiter à faire appel au Consul directement, ou à l' ambassade de France ( dans la capitale grecque ) qui dispose d'un médecin militaire. J' ai du demander aide et conseils à Madame la Consule ( par Email disponible sur le site Internet ) pendant ce séjour et elle s'est montrée réactive , charmante et attentionnée.

Ensuite direction le Palais des Grands Maîtres. Le Palais domine la ville et le port. il fait partie intégrante de la forteresse et des murailles. Au rez-de-chaussée, co-existent deux expositions permanentes sur la Rhodes ancienne depuis sa fondation. Au premier étage, salles de réception grandioses et appartements immenses dont les sols sont agrémentés de mosaïques des périodes hellénistique et romaine, et même chrétienne en son tout début. Voir en particulier la salle des Muses et celle de la gorgone Méduse. Le palais a été rénové par les Italiens de façon un peu fantasque; ils y ont laissé par exemple un buste de Mussolini que l' on verra à la billetterie !

Puis l' Eglise Panaghia Tou Kastrou ( ou Notre-Dame-du-Château ) Cet édifice est le plus ancien de Rhodes, construit au 11ème siècle par les Byzantins, transformé en chapelle gothique par les Chevaliers, puis en mosquée par les Ottomans. Belle exposition d'icônes byzantines et fresques pariétales datent du 14ème siècle.

Ensuite le Musée des Arts Décoratifs ( Place Argyrokastrou ) Celui-ci s'abrite dans l' ancien arsenal médiéval de la cité. Bel ensemble de salles composant une maison rhodienne datant de la période ottomane. Artisanat typique des îles du Dodécanèse, costumes traditionnels, exposition d'assiettes de Rhodes.

Il est temps de finir les visites par le Musée Archéologique ( pour 8 euros de plus, billet à acheter au Palais comme précédemment indiqué ). Compter 18 euros en tout par personne pour 4 monuments, ce qui n' est pas cher. Billets enfant et Senior disponibles. Ce monument gothique - agrémenté d' éléments Renaissance ici et là - et magnifique dans sa simplicité et sa majesté, était initialement l' hôpital des Chevaliers. La cour intérieure est cernée d'une galerie complète à deux étages où se trouve les différentes salles du musée. Celui-ci recèle de grands trésors archéologiques : sculptures en marbre, mosaïques datant de l'ère chrétienne, sculptures tombales, sarcophages, stèles funéraires, collections antiques diverses provenant de fouilles effectuées par les Italiens lors de l'occupation mussolinienne.

Entre les visites et en jonglant avec l' heure, il reste à faire un tour des remparts ( de midi à 15 heures uniquement à partir du Palais des Grands Maîtres ). Ces murailles sont énormes, atteignant jusqu'à 12 m d' épaisseur et 8 à 10 mètres de haut. Il reste des tours de garde frappées d'armoiries de chacune des auberges linguistiques. Les vues sur la ville médiévale et sur la mer sont superbes.

L' après-midi est juste entamée. Nous allons donc - après un déjeuner léger - nous en aller tranquillement visiter un coin de la nouvelle ville au dessus de l' ancienne, quartiers plutôt résidentiels, ombragés et fleuris jusqu'à ce que nous parvenions au site archéologique du temple de Zeus tout en haut en bord de corniche, ainsi qu' au stade antique et ses gradins. Peu de touristes se risquent à marcher jusque là car il fait chaud, mais on y voit malgré tout des bus de tourisme de temps en temps qui arrivent au site directement par la route haute de corniche. Il reste peu de vestiges, hélas, à part quelques colonnes cachées par des échafaudages, et seul le stade antique a vraiment de l' allure. De toute évidence, il manque de l' argent pour continuer les fouilles - commencées en 1912 par les archéologues italiens- et rebâtir le temple. Les pierres sont là, éparpillées au sol. Il manque la décision officielle de redonner du lustre à ce site laissé à l' abandon.

En fin d'après-midi et soirée, ce sera le port, et une balade sur les quais pour prendre le frais et apprécier le style architectural qu'y ont imposé les Italiens dans les années 30 : ce style mélange un peu tous les genres en fait : antique, byzantin, gothique, oriental à l' ottomane, Renaissance, avec en plus la touche néo-classique grandiose fasciste ( comme sur le Palais de Justice par exemple ou le Casino-Hôtel, ancien Grand Hôtel des Roses, ou encore l' Aquarium en style Art Déco ). Le maître d'oeuvre de tout ce renouveau urbanistique fut l' Italien Di Fausto.

Le carnet se poursuit en réponse à cette première partie... en photos.









Climat en Toscane en septembre - octobre English translation pending
by Jackdps · 2016-03-22 · 57 replies
Bonjour, Nous, un couple à la retraite, Canadiens, Québécois et presque Montréalais planifions une visite en Toscane fin septembre - début novembre. Quel type de température pouvons- nous attendre. Nous évaluons l'idée d'arriver à Nice, y louer une voiture, et procéder vers la Ligurie vis à vis une arrivée à Florence (pas de vol direct Montreal-Florence). Idée folle ou alternative supportable? Nous ne somme par de ceux qui planifient leur voyage aux 10 minutes près mais préférons plus la découverte et la flexibilité. Est-ce essentiel de réserver hôtels/logement d'avance à cette période de l'année. Merci de vos commentaire E?
Ethiopie: infos diverses pour mieux préparer son voyage English translation pending
by Kris63 · 2013-01-04 · 27 replies
De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques infos, que je n’avais pas pu trouver avant mon départ, et qui me semblent utiles pour mieux préparer son voyage, donc à partager.

L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.

ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).

TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.

La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !

Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.

COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.

HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.

ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.

SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).

L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.

Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.

On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.

LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93

SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.

NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.

Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
Afrique de l’Ouest: il faut payer pour prendre des photos English translation pending
by Ggdlf · 2012-02-12 · 17 replies
Au début j’ai cru que c’était les gens qui ne voulaient pas être photographié ; mais au Bénin, alors que je photographiais une rue déserte une femme m’est tombée dessus en me traitant de voleur. Ensuite c’est un bateau sur une plage que je croyais déserte mais un pêcheur est accouru pour me demander de l’argent. Car tout cela, et j’ai d’autres exemples, est une question d’argent si on paye plus de problème quoique les sommes demandées sont parfois délirantes (l’équivalent de 7 euros par exemple pour l’étale d’un marchant de fétiche). Burkina, Bénin, Togo toujours le même problème. Une fois on m’a demandé de payer pour prendre une photo de moi-même devant une statue à Ouaga. Une autre fois on m’a accordé de faire la photo d’une échoppe mais après on m’a demandé, si en guise de remerciement, je voulais bien donner mon appareil de photo, sérieux et ce n’était pas la première fois qu’on me le demandait. Il est des peuples plus accueillants...😕
Rêves d'Amériques 2011: In the West again (mise à jour page 1 et suite page 4)! English translation pending
by Lanfeust77 · 2011-07-19 · 74 replies
Mai 2011...le grand retour dans l'ouest est proche.

Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛



Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...





Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.

Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴‍☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.

Samedi 21 Mai:

Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴‍☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.

Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄



Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...



Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...

Collection privée du coin...



L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...



Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...



Et toujours ce magnifique décors...



Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...

A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...



Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!



Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...



Sa petite école...



Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...







Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.

L'aventure commence fort!
Discussion autour du Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
by Gunst · 2011-03-31 · 574 replies
Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau concours photos. Au cours du mois, je partirai quelques jours en voyage. Aussi, Tafakara (Je l'en remercie) sera mon binôme pour suivre la discussion et comptabiliser les votes pour désigner le gagnant. Grâce à l'aide de Kistal, nous aurons à disposition un diaporama présentant les photos.🙂
Une nouvelle vie en Thaïlande English translation pending
by Yayamontana · 2010-10-04 · 58 replies
Bonjour à tous,

Aprés un voyage en Thailande et comme beaucoup, je suis tombé amoureux de ce pays (culture, climat et les gens), j'ai fait également pas mal d'autres pays en Asie du sud est mais la Thailande reste mon coup de coeur...De plus, j'en ait plus qu'assez de la France, je désire changer de vie et j'ai toujours voulu habiter dans un pays comme celui-ci, c'est un rêve pour moi... C'est pourquoi, j'aimerai que les personnes qui connaissent bien ce pays me renseigne sur les questions que je me pose... Je voudrais savoir s'il est possible avec un investissement faible d'ouvrir un petit commerce et de pouvoir vivre assez correctement labas??? (j'entends par là, pas comme les thais qui gagnent en moyenne un peu moins de 10 000 baths et vive un peu dans la misère mais un peu plus quand même).

Je ne sait pas du tout pour l'instant dans quoi je vais me lancer, j'avais juste pensé à une ouvrir une location de motos ou bien faire de l'import export, qu'en pensez-vous??? Les 2 propositions n'ont rien à voir mais elles n'ont pas besoin d'un grand investissement (je pense).

Merci pour votre aide
Compte rendu de 15 jours en croisière aux Emirats et au Qatar English translation pending
by Reglisse68 · 2020-03-21 · 12 replies
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord du Jewel of the seas (compagnie Royal Caribbean), du 24 février au 9 mars 2020 (deux croisières consécutives 7 jours + 7 jours) au départ de Dubai.

Les escales, lors de notre réservation, étaient les suivantes : - DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) - MASCATE (Oman) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)

Il faut savoir que la deuxième croisière prévoyait une escale à Bahreïn qui a été annulée fin janvier 2020, avant que nous achetions les deux croisières.

Finalement, une fois à bord, à cause d’une suspicion d’un cas de coronavirus à bord (jour 2) puis de la fermeture du port de Doha suite au coronavirus (dans la nuit entre le jour 9 et 10), voici notre itinéraire réel (sans passer par le sultanat d'Oman 🙁 !) :

- DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) à en mer - MASCATE (Oman) -> DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) -> en mer - en mer -> ABOU DHABI (EAU) - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) -> en mer le matin + DUBAI (EAU) à partir de 12h30 (overnight) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)

C’est notre deuxième passage dans cette région du monde, voici le lien pour le compte rendu de la première croisière si vous voulez des informations complémentaires sur les escales (notamment pour Oman…) :
https://voyageforum.com/discussion/compte-rendu-croisiere-eau-oman-vision-of-the-seas-royal-caribbean-12-19-decembre-2016-d7731808/

Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.

Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le retour - une partie budget.

Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt. Voyageant avec des enfants nous consacrons aussi des moments « jeux » dans nos journées…

QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une bonne dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la quatrième fois avec nos deux enfants (5 et 7 ans). Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée sinon vous serez frustrés. Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas. Nous avons souvent l’habitude de nous lever tôt pour profiter au mieux des escales, ce qui n’a pas du tout était le cas pour ce voyage ! Ayant visité la plupart des escales il y a trois ans, nous avons fait le choix de profiter des spectacles et de se reposer. Nous avons parfois visité en deux jours ce que certains peuvent faire en une seule journée… !

VISA Pour un français arrivant en bateau, pas besoin de visa ni pour les EAU ni pour le Qatar. Vos passeports sont conservés par RCCL puis redistribués à la fin de la croisière.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 23 février. Après 2h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking de l’hôtel B and B Rumlang à Zurich (Suisse) pour 125€ les 16 jours, la navette vient vous chercher (toutes les 20-25 minutes environ) et vous dépose en 10 minutes à l’aéroport. Pratique, rapide, pas très cher et efficace ! Réservation préalable sur Internet obligatoire.

Vol Zurich- Muscat puis Muscat-Dubaï via Oman air. Vol de nuit à l’aller, départ après 21h, pour les enfants c’est idéal car ils dorment dans l’avion. Il y a deux zones pour les enfants (jeux, wc, zone de sieste, table à langer, micro-ondes…) à l’aéroport de Zurich. C’est une salle à part, un peu cachée ! C'est vraiment sympathique de proposer ce genre d'endroit pour défouler les petits monstres gratuitement. On a trouvé un grand labyrinthe avec des jeux à l’aéroport de Muscat (parfait car 3h d’escale, c’est un choix de notre part il y a avait plus court mais on prend toujours 3h pour ne pas stresser si jamais le premier vol est en retard). A Dubaï, seul un terminal (le trois de mémoire) a une zone de jeux pour les enfants… Oman air est une bonne compagnie, qui propose des couvertures, oreillers, chaussettes, casques, des films en français, une pochette pour les enfants avec des activités, un repas correct et un encas même sur des vols très courts. Les 4 avions étaient récents, l’espacement entre les sièges est bien plus important que sur la plupart des compagnies aériennes. Le choix des sièges est payant même 48h avant le vol, mais il y a souvent moyen de s’arranger. Nous étions placés deux personnes sur la rangée de droite et deux personnes sur la rangée du milieu et nous avons été finalement mis tous les 4 sur la rangée du milieu (première rangée avec beaucoup de place pour les jambes mais avec des séparateurs ce qui rend impossible le fait que les enfants s’allongent et posent la tête sur les genoux de papa ou maman…). Le vol Muscat-Dubai était quasi-vide : 28 passagers au lieu d’environ 160. Pour le côté pratique, dans l’aéroport de Muscat vous trouverez des ATM pour retirer des rials omanais au pied des escalators menant aux salons privatifs.

Arrivée à Dubai vers midi, nous avons retiré des AED à l’aéroport sur un ATM puis nous avons pris un taxi car entre les bagages, les enfants et le faible cout des taxis, cela reste la meilleure option. Il y a aussi le métro mais il ne va de toute façon pas jusqu’au port… Le cout de la prise en charge est de 20 (petit taxi) ou 25 AED (grand taxi), le cout de la course est de 65 AED (prise en charge comprise). Ce n’est pas un prix fixe, cela dépend du trafic, très dense à notre arrivée. On a vu des personnes, tirant des valises, entrer dans le port à pieds, c’est vraiment une mauvaise idée, les taxis dépassent les 100km/h dans la zone du port, et c’est immense, et pas toujours avec des trottoirs, le tout sous un soleil écrasant…

Il n’y a plus de contrôle pour rentrer dans le port de Dubaï, pas besoin de montrer le passeport ou les documents du bateau.

On s’enregistre très rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade (formulaire papier) puis on vous distribue votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.

On passe voir où se situe notre table de 4 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 11ème pont. La cabine sera disponible à 13h.

Pour une fois pas d’exercice le premier jour car le bateau reste à quai pour cette première nuit à bord. D’ailleurs certains passagers ne monteront à bord que pendant la nuit ou le lendemain (selon les heures des vols).

L’après-midi passe rapidement, le temps d’installer les affaires dans la cabine puis de faire une petite sieste, il est déjà 17h ! Nous avons fait le choix de rester à bord mais vous pouvez quitter le bateau pour visiter.

LES ESCALES

🙂DUBAI … - 17h Le bateau est amarré à port Rashid, terminal 3. météo : Très beau, très chaud, un peu de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !

Le programme de la journée était le suivant : visiter le Dubaï Museum (également connu sous le nom de Al fahidi fort), prendre un abra et déguster un shawarma puis revenir au bateau en abra puis en taxi.

Nous sommes descendus du bateau vers 11h. Comme dis plus haut, l’idée était aussi de prendre du temps pour se reposer… Pour sortir du port de Dubai il y a plusieurs options : - le big bus : environ 75US$ par personne. - la navette gratuite mais qui ne passe que toutes les deux heures et qui vous dépose au pied de la Burj Khalifa pour le mall. - les taxis qui facturent 20 ou 25 AED la prise en charge + le cout du trajet.

Nous avons pris un taxi qui ne semblait pas connaitre le Dubaï Museum, un peu compliqué (mieux vaut avoir un plan sur soi !) mais finalement on a été déposé au bon endroit. Prix du trajet :35 AED. Le petit fort est un site intéressant avec un souterrain permettant de retracer la vie des Dubaïotes autrefois. C’était notre deuxième visite, nos enfants ont pris plaisir à découvrir ce site. L’entrée est de 3 AED pour les enfants de plus de 6 ans et les adultes et 1 AED pour les moins de 6 ans, soit environ2€50 pour nous quatre, tout n’est pas cher à Dubaï !

A la sortie du site, nous avons traversé rapidement le souk pour rejoindre le quai des abras situés à proximité, c’est toujours aussi usant et pénible de se faire « sauter dessus » par les vendeurs même si on comprend bien qu’ils ont besoin de vendre pour vivre. Le quai des abras est nommé « Dubaï old souk » et nous sommes descendus à « Sabkha ». On paie 1 AED par adulte par traversée, c’est gratuit pour les enfants. La traversée est agréable et courte, les mouettes nous accompagnent ! C’est une expérience sympathique.

Nous partons à la recherche de notre excellent restaurant trouvé il y a trois ans, mais la boutique est définitivement close. Très déçus nous prenons le chemin du retour, et reprenons un abra puis un taxi pour rejoindre le bateau et profiter de notre après-midi à bord.

bilan de notre journée à terre : Une belle journée ensoleillée où nous avons pris le temps de flâner tranquillement. Le fort est vraiment à voir, la traversée en abra est également typique.

🙂DOHA, QATAR 8h00 – 20h00 Le bateau est à quai, il est amarré à Doha port, à côté du musée islamique. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! mais impossible ici de faire de la plage …

Il faut savoir que Doha n’est pas dans le même créneau horaire que les émirats arabes unis, et que les passagers doivent rester à l’heure du bateau, et pas à celle de Doha !

Au programme de la journée : visiter le musée national du Qatar puis remonter à bord pour manger et finir la journée par visiter les souks puis se poser dans le parc Mia à côté du port disposant d’une énorme aire de jeux et d’une vue magnifique sur la skyline de Doha.

Il faut déjà prendre la navette gratuite qui vous dépose sur le parking situé à côté du parking du musée de l’art islamique. Le service est assez rapide, il faut compter 10 bonnes minutes de trajet.

Arrivés sur le parking, nous cherchons un chauffeur de taxi pour nous faire déposer au musée mais aucun n’accepte le paiement par carte, et sans monnaie locale ni distributeur juste à côté de nous, nous nous décidons finalement à faire le trajet à pied. Il faut compter 30 minutes dont au moins 5 à 10 minutes simplement pour traverser, sur les passages piétons, l’énorme boulevard à la sortir du port, cette ville n’est pas conçue pour les piétons. Le trafic est intense et certains feux piétons affichaient toujours rouge même après 5 minutes d’attente !

Le musée national du Qatar est un bâtiment magnifique en forme de rose des sables, le contenu du musée est très intéressant et aborde le thème de la faune, de la flore du pays, la façon de vivre des habitants entre l’époque préhistorique et l’époque actuelle (la pèche des perles, la vie des bédouins, les costumes, le pétrole…). Il y a aussi un grand bateau à l’extérieur comme aire de jeux pour les enfants et une mini-grotte très intéressante. Nous y sommes restés quasiment trois heures. C’est un site intéressant pour les adultes et les enfants. Le prix est de 25 par personne, soit environ 7€ par personne, c’est gratuit pour les enfants.

Nous prenons le chemin du retour, toujours à pied car le distributeur ATM du musée n’a pas voulu que je retire de l’argent avec ma visa… ! Il a déjà eu la gentillesse de me la rendre, c’est déjà ça ! Arrivé au port nous faisons signe à la navette qui a déjà entamé le chemin du retour et qui a la gentillesse de nous prendre au passage !

Nous reprenons des forces en passant par le buffet puis nous ressortons et nous montons dans une navette.

Le parc Mia est un énorme espace vert où il y a des zones de jeux pour tous les âges. La vue sur Doha est magnifique. Nous avons pris une golfette pour se déplacer dans le parc, le service est gratuit et permet de voir le parc en entier. On y croise des locaux, venus ici pour se détendre en famille, l’ambiance est agréable.

18h, nous reprenons la navette pour revenir au bateau et prendre l’apéritif au diamond lounge, c’est les vacances !

bilan de notre journée à terre : Un arrêt à Doha, contraints et forcés à la place d’Oman… mais heureusement qu’on a visité le musée puisque finalement la semaine d’après nous n’y sommes pas retournés ! Initialement, on devait faire les souks avant d’aller au parc Mia, mais le timing aurait été un peu court donc plutôt que de courir nous avons privilégié le parc pour les enfants plutôt que le shopping. Si cela vous intéresse il y a dans les souks l’hôpital des faucons à voir. Des amis ont visité le musée d’art islamique et ne l’ont pas trouvé transcendant.

🙂ABOU DHABI, EAU 8H – 20H Le bateau est amarré à port Zayed, à proximité de la ville. Il y a une nouvelle aire de jeux au pied du bateau avec des food-truc, c’est très animé le soir avec les locaux.

météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent.

Pour sortir du port d’Abou Dhabi, il existe plusieurs options : - prendre un taxi : il chargera 20 EAD pour sortir du port (ou 25 si c’est un grand taxi) - prendre le free shuttle : c’est un mini-bus rouge qui vous dépose Al Amtar street, en ville. C’est une navette d’environ 20 places, qui passe toutes les 20 minutes voire 30 parfois… Le chauffeur n’hésite pas à demander de l’argent pour partir plus vite ce qui n’est pas honnête car RCCL paie déjà cette navette. Arrêt pratique pour aller en ville ou sur la corniche pour la plage, ou tout simplement pour prendre le taxi sans payer les 20EAD de prise en charge, pour aller vers le palais présidentiel par exemple si on a le temps. - prendre le hop on hop off : en payant 75$ par personne OU gratuitement pour aller jusqu’au Abou dhabi Mall. Attention cela ne fonctionne qu’en étant sur RCCL, les chauffeurs demandent la carte lorsqu’il y a plusieurs bateaux. C’est très pratique pour aller à la mosquée car cela est vraiment dans la bonne direction et vous avance un peu réduisant le coût du trajet en taxi.

En sachant que nous avions 3 jours entiers sur Abou Dhabi, nous avons privilégié la culture, la plage et les aires de jeux.

Jour 1 : le Louvre, retour au bateau pour manger, la plage. Jour 2 (deuxième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, le palais présidentiel au coucher du soleil. Jour 3 (troisième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, la mosquée en fin d’après-midi.

Nous sommes remontés à bord pour manger car cela permet surtout de ne pas se trainer un énorme sac à dos contenant les serviettes et tout le nécessaire pour la plage…. Et permet de changer de tenue car pour la plage ou le musée bien climatisé ou une mosquée, la tenue n’est pas la même…

Le matin, en sortant du bateau, nous devons passer l’immigration car nous avons visité un autre pays que les EAU, c’est un processus un peu long et chronophage mais bien organisé.

Nous prenons ensuite le taxi dans le port, car le Louvre est à proximité et les deux navettes vous éloignent du musée. Prix du taxi à l’aller environ 40 EAD (dont 20 de prise en charge). Il faut compter 20 minutes de trajet.

Le Louvre est un musée intéressant, on vous offre le café local à l’arrivée, c’est finalement peu courant dans notre pays. Le billet d’entrée est de 63AED pour les adultes, gratuit pour les enfants. Vous pouvez louer un audio guide français en supplément. Nous avons pris le temps de lire les explications (en français), nombreuses et explicites sous les œuvres d’art. Le début de la visite est très intéressant car on nous montre les similitudes entre les civilisations pourtant très éloignées géographiquement. Il y a à mon sens peu d’œuvres majeures en comparaison à notre Louvre à Paris mais la visite reste intéressante y compris pour des enfants. Le bâtiment est sublime. La partie pour les enfants est vraiment géniale, il y a beaucoup d’activités à faire (costumes à enfiler, jeux sur tablettes, coin bibliothèque…).

Après un retour au bateau pour se restaurer, nous prenons 4 serviettes, nos maillots et le free shuttle pour se rendre en centre-ville. Après 20 minutes de marche nous arrivons sur la corniche, nous nous posons sur la plage au niveau de Urban park. La plage est belle, propre, il y a peu d’hommes seuls. Elle est idéale pour les enfants car peu profonde au début et surveillée. La température de l’eau est fraiche, on le savait par avance donc pas de déception. Un bon moment de détente sous le soleil… Il y a sur la corniche un système de trottinette empruntable pour se déplacer, il suffit d’avoir téléchargé l’application avant de partir. La corniche est longue, et large, ça doit vraiment être sympa entre adultes ou avec des enfants plus grands. On trouve aussi des stands de location de véhicules à roues (vélo, tricycle, vélo pour 4 personnes…) avec des prix abordables.

Retour au port en shuttle gratuit après avoir fait le trajet à pied dans l’autre sens tranquillement. Forcément le shuttle en fin d’après midi est assez demandé, il y avait tout juste assez de places.

Petite pause aire de jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord pour une bonne douche.

bilan de la journée : Une matinée à la découverte des autres cultures et une pause plage pour la détente : une belle journée de plus sous le soleil des EAU !

🙂SIR BANI YAS, EAU 8H – 18H Le bateau n’est pas à quai, et pour cause il n’y a qu’un petit quai pour les bateaux de sauvetage qui servent à faire les navettes entre le bateau et l’ile.

météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent et heureusement !

Pour sortir du navire, il faut prendre un ticket avec un numéro, il y a seulement quatre tenders et c’est un vrai bazar. On vous conseille de prendre un numéro de tender 1 ou 2, car même si vous dépassez le créneau horaire, vous pourrez embarquer. A l’inverse si vous prenez le numéro 10 prévu par exemple entre 11h et 11h30, non seulement vous risquez de sortir bien plus tard (car les horaires ne sont pas respectées notamment selon la météo, et pour cause, de 8h à 10h il y avait un épais brouillard rendant impossible la manœuvre en tender) mais en plus vous allez devoir laisser passer tous les retardataires qui auront des numéros inférieurs à 10. Le système est mal conçu… Ils ne peuvent pas descendre plus de 4 tenders pour des raisons de sécurité, au cas où il faudrait évacuer le navire. Les personnes qui achètent une excursion sont prioritaires pour descendre, ce qui était notre cas.

Sir Bani Yas est une ile où il est impossible de faire des visites par soi-même. L’ile est en résumé partagée en trois parties : - une zone où il y a des hôtels. - une zone où il y a une réserve naturelle abritant notamment des oryx, des gazelles, des girafes... - une longue bande de plage aménagée pour les croisiéristes le temps d’une escale.

Vous ne trouverez pas de taxis pour vous faire sortir de cette bande de plage.

Voyageant avec des enfants, nous avons choisi de prendre l’excursion safari qui dure 1h15 pour la modique somme de 235€ environ pour nous quatre. C’est cher, et encore nous avions bénéficié d’une petite réduction car nous l’avions achetée avant le départ. RCLL vendait aussi des excursions pour faire le safari à pied (à partir de 6 ans), du kayak, du snorkeling, du VTT…

Nous avions réservé le tour de 8h30 qui a finalement commencé à 10h15 ! C’est une expérience unique, nous avons vu beaucoup d’animaux en liberté (oryx, girafes, autruches, gazelles, paons, nombreux oiseaux…), et cela correspond à nos idéaux. Nous privilégions de montrer à nos enfants, des animaux libres de se déplacer là où ils veulent, ou presque. La réserve est partagée en zones, mais des très grandes zones. L’avantage de la visite matinale est de pouvoir voir beaucoup d’animaux car ils sont nourris le matin donc rassemblés en masse. Certaines personnes critiquent cette réserve car 3 millions de végétaux ont été plantés mais dans un milieu aride, l’arrosage est inévitable. D’un point de vue écologique, cela rend le projet discutable…

Retour sur la bande de plage, vers midi. Nous déposons nos serviettes sur les transats à proximité de l’aire de jeux ombragée pour les enfants. Pensez à prendre les serviettes à bord du navire avant de prendre les tenders, RCCL n’en met pas à disposition sur l’ile. Il y a énormément de parasols fixes avec une petite table et deux chaises longues en bois. Côté arbres, visiblement ils ont beau être arrosés, ils poussent peu… Il y a plusieurs plages, à vous de choisir celle qui vous convient. On trouve aussi des wc propres, et une zone ombragée pour se restaurer. L’offre de restauration est un peu limitée mais cela se comprend car tout passe par les tenders ce qui rend compliqué l’approvisionnement. Ce n’est pas Cococay ou Labadee, iles privées qui appartiennent à RCCL, où la compagnie a pu investir pour mieux s’installer et répondre aux besoins des clients. Il faut avoir conscience que Sir Bani Yas accueille toutes les compagnies, donc les installations sont correctes mais tout de même limitées. Sur cette bande de plage, il y a aussi des terrains de jeux collectifs, et également une structure gonflable aquatique gratuite.

Après un repas rapide, nous avons emprunté un gilet de sauvetage pour la plus jeune et après s’être mouillés nous nous sommes vraiment amusés sur cette structure très très glissante... L’eau est fraiche, très fraiche comparé à Miami, aux Caraïbes ou à la Thaïlande. Si vous pouvez : apporter vos aquashoes car cette plage artificielle est faite avec des coquillages plus ou moins concassés. Là aussi c’est loin d’être Miami beach… !

Le retour au bateau en tender a lui aussi été laborieux, dernier tender prévu à 16h, on a pris celui de 17h30, et ce n’était pas le dernier ! Tous les passagers veulent remonter à bord en fin de journée afin de profiter au maximum de la plage, et vu qu’il y a bien 20 minutes de traversée, l’attente est longue… En sachant qu’il faut aussi remonter à bord, tout le personnel et le matériel nécessaire au buffet du midi. Nous sommes restés près de l’aire de jeux plutôt que de faire la queue. Enfin arrivés sur le tender, les dauphins nous ont accompagnés jusqu’au navire, jouant dans l’écume formée par le tender. En étant attentif, on peut les voir depuis la plage, c’est toujours sympathique…

bilan de la journée : Une magnifique journée pour toute la famille, avec notre plus beau coup de cœur des vacances : le safari !

🙂DUBAI 8H – 17H Le bateau est à quai.

météo : Ensoleillé et tiède en début de journée puis chaud l’apprès-midi, entre 20 et 25°C au soleil puis plutôt 30 °C vers 15h. Pas de vent.

Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous avions décidé de profiter de la visite guidée de la mosquée Jumeirah.

Pour nous rendre à la mosquée et profiter de la visite guidée de 10h, il est impératif de ne pas perdre de temps. Nous avons choisi de prendre un taxi, mais l’attente a été longue (20 minutes presque) pour en avoir un et nous n’étions qu’au début de nos péripéties… Avec plusieurs bateaux débarquant le même jour, il y avait de très nombreuses personnes qui attendaient un taxi avec ses valises. Quand enfin ce fut notre tour, nous sommes tombés sur un chauffeur qui ne voulait pas nous prendre (forcément la course n’est pas intéressante financièrement pour lui contrairement à l’aéroport…). Le régulateur des taxis au port a insisté, le chauffeur n’a pas le droit de refuser le client. Une fois dans le taxi, il n’a pas voulu allumer son compteur, et après 200 mètres, il nous demandait 60 EAD. J’ai refusé et il nous a dit de quitter sa voiture, qu’il refusait de nous déposer à la mosquée. J’ai couru jusqu’au régulateur et je lui ai expliqué la situation, il était furieux, et il s’est excusé et nous a de suite orienté vers un autre taxi plus honnête. 9h30 nous arrivons enfin à la mosquée, après avoir payé 38 EAD pour le grand taxi, payé par carte car le chauffeur n’avait pas de monnaie, c’est bien pratique comme option.

La visite de la mosquée commence par un accueil avec un petit lunch pour faire découvrir quelques produits locaux et un local avec son faucon qui propose de porter le faucon, même aux enfants. C’était vraiment impressionnant car l’oiseau n’est ni petit, ni léger… ! La visite coute 35 AED et est gratuite pour les enfants. Nous devons nous couvrir les cheveux, les jambes, les bras… ils prêtent des tenues si vous n’en n’avez pas. Les explications sont très intéressantes et nous permettent d’aborder une culture et des pratiques qui ne sont pas les nôtres. Nos enfants ont même eu le droit de jouer là où les enfants musulmans jouent dans une partie de la mosquée réservée aux femmes et aux enfants. Nous recommandons cette visite.

Nous reprenons vers 11h le chemin du retour vers le port. Prix de la course au retour 18EAD, forcément avec 5EAD de prise en charge contre 25 le total est plus léger.

Nous montrons nos nouvelles seapass et nous montons à bord. Direction le buffet pour se restaurer. Nous profitons de notre après-midi à bord du bateau : piscine avec les enfants, nous n’étions que tous les quatre ou presque, les autres passagers étant pour la plupart occupés à s’installer dans les cabines. Puis à partir de 15h nous migrons vers la piscine des enfants et son toboggan (ouvert uniquement de 15h à 17h).

bilan de la journée : Une belle journée mixant parfaitement découverte culturelle et farniente !

🙁SIR BANI YAS 10h– 18h Le bateau n’est toujours pas à quai… en 2 jours ils n’ont pas eu le temps de le construire ! météo : un soleil timide et un vent de plus en plus fort au fur et à mesure de la journée.

L’idée était de simplement profiter de la plage, de l’aire de jeux et de la zone gonflable aquatique. Nous avions pris la veille des billets de tender numéro 8 pour pouvoir trainer un peu sous la couette et l’idée était mauvaise… vu qu’à cause du vent les horaires n’étaient pas respectés ! Nous sommes repassés par la réception pour avoir une idée de l’heure approximative de sortie et on nous on a donné des billets de tender numéro 4. Nous avons attendu moins de 10 minutes puis finalement nous avons embarqués. Le concept est totalement à revoir, il devrait être impossible de récupérer des numéros qui sont déjà partis… Cela n’encourage pas l’honnêteté !

Arrivés sur la plage, les enfants ont filé vers l’aire de jeux puis après 2h de bronzette et d’aire de jeux, nous nous sommes décidés à quitter l’ile afin de manger à bord du navire et surtout d’éviter la cohue pour regagner le navire en fin d’après-midi.

Nous avons profité du toboggan et de la piscine pour les enfants entre 15h et 17h.

bilan de la journée : Une escale pas terrible, en fait on aurait fait un jour en mer cela aurait été pareil… Sir Bani Yas oui mais, avec du vent non !

Prochaine escale : Doha ! Et en fait non… Et on s’en doutait dès notre réveil, car cela bougeait bien trop pour un bateau étant à quai, même sans fenêtre (cabine intérieure) on se doutait bien qu’on était en mer. Et en ouvrant la porte, j’ai vu le programme du jour accroché à cette dernière « at sea » : direction le « guest service » pour aller chercher des nouvelles fraiches !

🙂ABOU DHABI 8h – … (overnight) Le bateau est amarré à port Zayed. météo : soleil, aucun nuage et environ 25°C.

Le programme de la journée prévoyait d’aller à la plage le matin puis de remonter à bord pour manger et se changer puis d’aller visiter le palais présidentiel.

En mode détente, nous n’étions pas pressés, nous avons donc pris le hop on hop off gratuitement pour sortir du port. Arrivés au Abu dhabi mall, nous avons pris un taxi pour aller jusqu’à la plage sur la corniche pour 12 EAD, elle est située un peu plus bas que l’énorme parc family park. Le family park est un parc avec de très nombreuses zones de jeux pour les enfants pour tous les âges.

L’accès à la plage est gratuit (il y a aussi des plages privées sur la corniche). La plage est belle et propre, surveillée. Un vrai moment de détente… !

Vers 13h, nous quittons la plage pour se diriger à pied vers le family park. Nous y passerons une bonne heure pour le plus grand bonheur de nos enfants.

Retour au port en taxi pour se changer et se restaurer rapidement.

Vers 16h, nous sortons du port en taxi, direction le palais présidentiel. Le but était de visiter le palais puis de rester pour le son et lumière qui commence à 19h30. Prix de la course 45 EAD, et un chauffeur lourd qui voulait à tout prix nous faire faire un tour de toutes les attractions d’ Abou Dhabi. Au port, il a refusé de mettre la prise en charge à 20, il a mis que 5, mais forcément après on a eu droit à 20 minutes de discussion pour lui expliquer que nous souhaitions simplement aller au palais… et arrivés au palais, il voulait encore ajouter 20 à la note en me disant qu’il ne les avait pas compté au départ (au lieu de 15 en réalité car 5 de prise en charge réelle). Bref, une fois de plus, il y a de tout parmi les chauffeurs de taxi…

Le palais présidentiel se visite, le prix d’entrée est de 60 EAD par adulte et 30 par enfant. Les contrôles de sécurité sont stricts, j’avais un paquet de bonbon dans le sac, j’ai dû le mettre en consigne. On peut garder sur nous les bouteilles d’eau mais il est interdit de boire dans les bâtiments. Le palais est magnifique, merveilleux, d’une finesse incomparable, démesuré… à voir absolument ! Le spectacle son et lumière est beau aussi car il est projeté sur la façade principale. Prévoir la petite laine pour le soir, avec un peu de vent, la sensation de froid est vite présente.

20h : Retour au port en taxi pour 30 EAD, avec un chauffeur souriant et honnête !

bilan de la journée : Encore une belle journée sans se presser, entre détente et découverte architecturale.

🙂ABOU DHABI …- 20h Très pratique l’overnight ! météo : soleil, toujours aucun nuage, 25 °C, pas de vent !

Le programme de la journée : aller à la plage le matin, revenir à bord pour la pause déjeuner, se changer et aller voir la grande mosquée pour profiter de la visite guidée gratuite.

Nous prenons le free-shuttle puis nous nous dirigeons en taxi vers la même plage que la veille (à proximité du family park). Nous nous posons sur la plage pendant 2h puis nous reprenons un taxi pour revenir au bateau.

15h30 : Après avoir mangé, et surtout s’être changés, nous prenons le hop on hop off jusqu’au mall. La situation géographique du mall est parfaite pour se rendre à la mosquée. Nous montons ensuite dans un taxi (38EAD).

Arrivée à la mosquée vers 16h30, ce n’est plus la même entrée qu’il y a trois ans. Nous marchons un long moment et finalement nous arrivons devant le panneau pour les visites guidées vers 16h55 pour une visite à 17h ! Seule visite possible car nous y étions un vendredi (vendredi matin, pas de tour guidé). Prévoir une tenue adaptée, y compris le foulard pour les enfants. La visite est intéressante et permet de poser ses pieds sur le grand tapis en passant sous les lustres. Ici aussi c’est la démesure, nous conseillons vraiment de faire cette visite guidée. Elle est très enrichissante et même pour nos enfants ne parlant pas l’anglais, j’ai traduit l’essentiel et c’était vraiment abordable. Fin de la visite à 18h.

Retour en taxi au port pour 46AED. Petite pause jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord.

Bilan de la journée : Journée alliant enrichissement culturel et détente, le tout sous un soleil bien agréable en février !

🙂DUBAI 12h30– … overnight Le bateau est toujours à quai à port Rashid. météo : un beau soleil et pas de vent, très agréable.

Le programme de l’après-midi était le suivant : visiter le miracle garden, puis se rendre à la burj khalifa pour assister au son et lumière en soirée.

Nous sommes sortis du port avec un chauffeur de taxi qui râlait parce qu’on lui demandait de nous déposer à la station de métro burjuman. Une fois de plus, la course ne lui semblait pas assez longue… Finalement il nous a déposés à l’arrêt juste à côté : ACDB station. Prix de la course 33EAD.

Nous achetons 4 pass (nol red pass) à 22 EAD, c’est un pass illimité pour une journée. Le prix est le même pour les adultes et les enfants. On peut aussi acheter les tickets à l’unité. Le métro de Dubai est très simple à utiliser, tout est bien indiqué en anglais, y compris dans les wagons. Je me suis mise avec mes filles dans un wagon famille, mon mari était dans un wagon juste à côté du mien (sans séparation) essentiellement peuplé par des hommes seuls. C’est très sécurisant de pouvoir se poser dans un wagon « femmes et enfants ». Pour aller jusqu’au jardin il faut prendre le métro, ligne rouge, jusqu’au mall puis le bus 105 (qui ne commence son service qu’à midi). Nous arrivons au jardin vers 14h30, il y a beaucoup de circulation, si vous préférez prendre le taxi au lieu du bus, vous ne gagnerez que peu de temps voire pas du tout.

Le miracle garden à Dubai est un endroit très fleuri, vous trouverez un peu de tout (animaux, figures de dessins animés…) réalisé avec des fleurs. Attention, ne venez pas ici pour voir une diversité de fleurs, vous serez déçus. Ils utilisent en majorité des pétunias et des géraniums. Le site est assez vaste, nous y avons passé 2h en flânant. L’entrée est de 190 AED pour deux adultes et deux enfants.

Nous reprenons le bus 105, puis nous entrons dans le mall pour voir la fameuse piste de ski… Si déjà on est sur place ! Le mall est atrocement grand…

Nous reprenons ensuite le métro, direction la burj Khakifa. Nous passons un moment devant l’aquarium du mall à observer les requins, les raies, les poissons… pour le plus grand bonheur de nos enfants ! Puis direction le bassin des fontaines pour essayer de se trouver une place correcte, sans se faire arroser. Nous connaissions ce show mais ce fut un plaisir de le revoir.

20h : nous quittons le mall, nous reprenons le métro jusqu’à la station ACDB puis le taxi (19AED)pour rentrer au port vers 20h45.

bilan de la journée : Une journée à Dubaï = une journée dans un autre monde où la démesure est la norme. On aime ou pas !

Nous sommes restés à bord pour notre dernier jour à Dubai, car nous avons privilégié le repos de nos enfants le matin, puis nous avons profité des piscines (quasi-vides !) et du toboggan. Nous avons également profité d’une activité famille au club enfant. La fin d’après-midi a été consacrée à faire nos valises.

Bilan des différentes escales : un mix parfait entre découverte culturelle et plage ! Nous avons apprécié le côté culturel, entre musées et mosquées. La météo n’a pas toujours été favorable pour une pause à la plage (parfois un peu frais ou avec un léger vent). Soyons honnêtes : d’une manière générale, en Asie du sud-est ou en Floride, en février, l’eau de mer est plus chaude, la température extérieure aussi !

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié (le plus varié des buffets après 18 croisières : même des spaetzles pour les alsaciens qui liront ce compte-rendu), côté sucré, côté salé… Et surtout c’est toujours très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant à l’aide de plusieurs distributeurs de gel hydroalcoolique (virus oblige…) C’est respecté plus que d’habitude. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir un wok à la demande, un autre soir des crêpes, puis des churos… Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple : les escargots, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait même pour le gouter, c’est une première ! Franchement je pense que toutes les personnes peuvent trouver leur bonheur (y compris les végétariens, les musulmans, les allergiques…) Nous avons sympathisé avec un couple pratiquant musulman, et le serveur au restaurant le soir allait demander en cuisine si dans les sauces une viande avait été utilisée ou pas… Seul bémol au buffet : les desserts sont très variés mais pas franchement bons, heureusement parfois on se laisse tenter par une glace à l’italienne… Pour manger, vous avez le choix entre la salle principale et une grande zone ouverte à l’arrière du bateau avec une vue imprenable. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tartare de poisson, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et queue de homard ! J’en oublie forcément… Pour le dessert, que du bonheur aussi, l’apple pie est excellente ! Les desserts sont bons, largement meilleurs qu’au buffet. Le tout à volonté bien entendu… !

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Nous avons acheté seulement une excursion pour Sir Bani Yas pour pouvoir voir les animaux dans la réserve naturelle.

Côté spectacles... Nous avons vu de nombreux spectacles malgré l’heure tardive des représentations : 22h15. Nous mangeons au deuxième service, le spectacle pour le deuxième service est proposé la plupart du temps après le repas. Nous sommes très satisfaits des shows proposés. - jongleur : François Borie, un français qu’on avait eu la chance de voir à bord du Rhapsody OTS en méditerranée en octobre dernier ! Son show est magique, vraiment sympa, c’est un vrai one-man show et pour une fois on comprend l’anglais J . L’artiste en lui-même est une personne accessible et agréable avec qui nous avons discuté. - duo art motion : c’est un couple ukrainien, qui propose des portés, des acrobaties… Un très bon moment également. - des shows des danseurs et chanteurs de la compagnie : plusieurs shows vivants et beaux, mention spéciale pour « tango » (impressionnant !) et « dream » Ce dernier est un spectacle qui permet de voyager dans différents pays et proposent des costumes magnifiques ! Les spectacles sont accompagnés en musique par un véritable orchestre, pas une bande son, ce qui forcément est un plaisir supplémentaire. - un quatuor de chanteurs : nous n’avons pas accroché, je ne remets pas en cause les artistes ! - un trio de danseuses locales, avec différentes tenues traditionnelles dans le centrum pour le dernier soir à bord. Spectacle court mais beau et coloré. Le centrum n’est pas forcément le lieu idéal pour que tout le monde puisse trouver une place pour voir les danseuses.

Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé (comme d’habitude !) et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Nous les faisons manger à 19h au buffet puis nous les déposons au club vers 20h15 pour les récupérer à 22h ou un peu avant.

D’habitude les animateurs proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… mais là, j’avoue que l’équipe n’était pas forcément avenante. Ok nos enfants ne parlent pas anglais, mais le programme n’était pas respecté, l’envie de travailler n’y était pas, le sourire non plus… Certains soirs nous avons été accueillis par des soupirs d’un air de dire « et mince ils nous déposent les gamines ! ». Il faut bien avouer que certains soir elles étaient seules ou presque pour la première semaine. La deuxième semaine, il y avait une autre famille qui avait le même système que nous donc dans les 3-5 ans, il y avait tous les soirs 2 enfants (dont un à nous) et chez les 6-8 ans 3 enfants (dont un à nous). Les enfants n’ont pas ressenti ce manque d’envie de bien faire et sans parler un seul mot d’anglais elles étaient demandeuses pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 5 et 7 ans n’ont pas pu être ensemble dans le même groupe mais cela n’a pas posé problème. Une dernière information invérifiable, nos enfants nous ont souvent dit avoir regardé la reine des neiges et le roi lion après les activités. Sur les 3 autres mini-club testés à bord de 3 navires RCCL différents, jamais elle n’avait vu un écran (et cela me convenait d’avantage)… ! Tous les jours, vers 17h15 une activité famille est proposée, le but est de rester avec ses enfants dans le club et de concevoir quelque chose avec eux : fabrication de slime, chercheur de pierres « précieuses », dessiner en suivant le programme TV « muffalo potatoes »… C’est toujours sympathique mais peu utilisé par les clients. Là aussi, parfois l’ambiance n’était pas au rendez-vous. Une fois nous sommes arrivés avec une minute de retard, la porte était déjà close. On sait bien que travailler à bord n’est pas toujours simple mais tout de même…

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : testé deux fois, c’est toujours plus simple de regarder que de grimper ! Accessible à partir de 6 ans. - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : -- la centrale avec 2 jacuzzis et souvent occupée les jours en mer mais sinon c’est plutôt désertée. Testé et approuvé, un vrai régal ! On peut emprunter des gilets de sauvetage gratuitement pour les enfants si besoin. -- La piscine pour les enfants est à part, un pont au-dessus de l’autre, elle accueille également un grand toboggan ouvert. La piscine est séparée et a un accès pour les tout-petits avec un petit toboggan également. Le grand toboggan est accessible aux enfants mesurant 1m15 environ mais en-dessous ils peuvent quand même le faire mais avec un adulte. Testé par toute la famille ! Ouvert de 15h à 17h, c’est trop court. En mer, ouvert de 11h à 16h, même remarque ! - jacuzzi : testé après la piscine centrale pour se détendre pendant quelques minutes… ! - mini-golf : testé et validé par toute la famille, c’est toujours sympathique. Par vent fort, vous pouvez oublier…

Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure très agréable, finalement plus grande que la moyenne des cabines intérieures. On avait beaucoup de rangements, un canapé entier, un petit réfrigérateur (pratique pour les bouteilles d’eau)… La salle d’eau est récente, elle a dû être changée lors d’un rafraichissement, ce n’est pas celle d’origine. Le fil à linge au-dessus de la douche est toujours là, c’est bien utile pour faire sécher les maillots notamment. Pensez à prendre vos pince-à-linge !

Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier. Notamment le safari club, à l’arrière du bateau avec vue sur mer ou le viking crown lounge (à moitié privatisé pour les membres diamond + diamond plus + pinacle tous les soirs à partir de 17h30 pour des boissons et un buffet gratuit jusqu’à 20h30). C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama. Le bateau propose également un bar à vins avec une belle table haute (pour jouer aux cartes ou faire les devoirs… !) des canapés et des fauteuils ultra-confortables ! Testé par notre plus petite pour faire la sieste sur maman.

Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Dubai avant 22h au pool deck (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés.

Le navire est très agréable, il est facile de se trouver un coin calme pour se détendre, jouer ou lire sans être collé aux autres passagers.

Pour les francophones, il y avait environ 40 francophones la première semaine et nous étions 17 lors de la deuxième semaine. Nous avons la carte au restaurant principal en français et un mauricien comme homme de chambre (parlant français correctement). Cela nous suffit, surtout que nous avons eu la chance de retrouver au guest service une mauricienne rencontrée à bord du Majesty OTS en février dernier : Kamna, une personne adorable.

DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau assez rapidement et facilement. Nous avions choisi de mettre deux de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants

PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES, A l’enregistrement, le premier jour, on s’enregistre en réalité pour les deux croisières en même temps. Les sea pass sont données la veille de l’arrivée à Dubai pour la deuxième semaine. Si vous voulez garder la même cabine pour les deux semaines il faut choisir deux fois la même cabine lors des deux réservations.

VOL RETOUR Vol retour effectué sur Oman air, avec un premier vol Dubai-Muscat à bord d’un appareil quasi-vide. Le deuxième vol était un peu plus rempli, mais nous avons réussi à obtenir 7 sièges pour 4 personnes (une rangée complète : 2 + 3 au milieu + 2) pour dormir. Arrivé à Zurich à 19h, sans retard. C’est une compagnie que nous recommandons.

BUDGET Côté budget : -1951€ pour les deux croisières pour nous quatre, une bonne affaire ! - 125€ de parking à l’aéroport de Zurich -1641€ pour les vols entre Zurich et Dubai via Muscat - 429€ pour les transports, les visites (dont 235€ pour l’excursion RCCL).

RCCL a fait un geste commercial par rapport à l’annulation des deux escales au sultanat d’Oman et a remboursé environ 1/7 du prix total de la croisière (semaine 1). RCCL a remboursé également les taxes de Doha, environ 15$US par personne.

Soit un total d’environ 4060 € pour 16 jours de vacances à 4 au soleil. Ce prix tient compte des remboursements liés à Oman et à Doha.

Initialement le 24 février nous étions censés être à bord du Quantum OTS au départ de Hong-Kong avec pour port d’arrivée 10 jours plus tard Singapour. Nous avions réservé cette croisière en mars 2019. Le 30 janvier 2020, suite à la propagation du virus, RCCL a modifié l’itinéraire mais surtout plus dérangeant le port de départ. Le bateau est parti (sans nous !) de Singapour. La compagnie de croisière a immédiatement proposé d’annuler sans frais la croisière et ce fut notre décision : les taxes et 25% du prix payé nous ont étés remboursés. Le restant (sous forme d’un avoir) sera à utiliser pour acheter une autre croisière dans les un an. Nous avons annulé les nuits d’hôtels sur Singapour et Hong-Kong, un hôtel a remboursé, pas l’autre. Pour nous, il était impossible de rejoindre Singapour sans transiter par Hong-Kong dans les 15 jours précédents l’embarquement (exigé par RCCL pour monter à bord) car nos vols étaient sur la compagnie aérienne Cathay Pacific. Cette dernière a pour hub Hong-Kong… Nous avons été remboursés intégralement par la compagnie aérienne, sans frais, deux jours avant notre départ pour Dubaï car notre vol a été reprogrammé le jour d’après… ! Miracle… Début février, nous avons regardé les destinations en promotion, et le prix des vols et voilà comment nous nous sommes retrouvés à bord du Jewel OTS. Compte tenu de la situation actuelle, nous avons été très chanceux de pouvoir faire ce voyage !

Parce que voyager c’est aussi faire des belles rencontres, nous passons le bonjour à un couple de Belges, nos voisins d’en face, avec qui nous avons passé d’excellents moments !

N'hésitez pas si vous avez des questions, même si aujourd’hui voyager n’est pas une priorité… ! Prenez soin de vous, en espérant vous avoir fait voyager le temps d’un instant pour s’évader, en cette période de confinement, au moins par la pensée.

Prochain compte-rendu prévu en novembre 2020 (selon la situation sanitaire !) : 11 jours au départ de Southampton à bord de l’Anthem OTS en direction des Canaries avec papy et mamie…
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017 English translation pending
by Jacou0109 · 2017-10-16 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017

5/9 De l’Euro-airport de Mulhouse au Pirée

Le départ a été matinal mais en contrepartie nous arrivons à Athènes à 14h. A Athènes il fait beau temps, la température est agréable. Nous prenons le bus X96 qui nous mènera directement au Pirée, de l'arrêt Demotiko il ne nous faut pas plus de 15 mn à pied pour atteindre l’hôtel que nous avions réservé sur internet. Nous y déposons nos bagages, allons voir sur le port si on peut déjà acheter un billet pour demain mais tous les guichets sont fermés, en fait ils n’ouvrent en général qu’une heure avant le départ des ferries. Finalement nous allons nous promener le long de la mer en commençant notre balade par le port de plaisance où sont amarrés de superbes yachts, nous poussons ensuite par une belle promenade le long de la mer jusqu'au Microlimani, le deuxième petit port un peu plus à l’est où nous nous attablons pour nous désaltérer et grignoter quelques encas typiquement grecs. Retour dans notre secteur et excellent dîner chez « Street souvlaki » sur le port : toujours aussi bon et pas cher !

6/9 Du Pirée à Sifnos

En attendant le départ de notre ferry traditionnel à 14h nous allons nous balader sous un chaud soleil en direction de la place Karaiskaki, là nous tombons sur un petit marché près de la belle basilique moderne (l’Eglise grecque semble ne pas subir la crise !) qui donne sur la place Themistokleous. Vers 12h nous retournons à l'hôtel récupérer nos sacs et partons sur le port acheter nos billets chez Zanteferries, le bateau est déjà là et nous montons nous installer sur le pont supérieur à l’arrière sous les auvents. Bien que quittant le Pirée assez tardivement nous avons préférer prendre ces ferries traditionnels plutôt que les catamarans dans lesquels on est enfermés et secoués sans même avoir la possibilité de mettre le nez dehors. Ici sur ce ferry par contre le voyage prend tout son sens, de plus le temps est magnifique, ciel bleu et une petite brise marine agréable. Nous ferons escale à Kythnos, Serifos et enfin Sifnos que nous atteignons vers 20h15 (départ à 14h) soit 6h15 de traversée. A Kamares le bus de 20h30 ne nous ayant pas attendu, nous allons dîner dans une taverne au bord de la mer le long de la rue principale en attendant celui de 21h30: excellent dîner avec des spécialités grecques : frites de courgettes, boulettes de viande aux herbes. A 21h30 nous prenons enfin le bus qui nous laisse à Artemonas où nous attend, heureuse surprise, Kostas et son 4/4 qui en moins de 5 mn nous véhicule au sommet de la colline où sont situés nos studios à côté d’un moulin.

7/9 Balade d’Artemonas à Kastro, retour par Kato Peli

A 9h, Kostas, comme il nous l’avait promis hier soir, nous emmène avec sa voiture faire des courses au village, et nous ramène aux studios. Le petit-déjeuner avalé nous partons à pied en direction du village perché de Kastro. Pour y arriver nous suivons les fléchages du sentier qui nous mène d’abord vers la chapelle de Poulati qui domine la mer et nous permet d’apercevoir le village perché de Kastro au loin. Belle balade le long de la mer, sous un chaud soleil. Kastro, est un des plus vieux village de l’île, il est comme tout site défensif, perché sur une colline face à la mer. Les maisons serrées les unes contre les autres forment une muraille continue de temps en temps on voit que du matériel antique (colonnes, monument funéraire…) à été réemployé dans la construction des maisons. Nous descendons pour aller visiter la petite chapelle en bas de Kastro face à la mer, beau point de vue sur le site de Kastro. Nous allons ensuite nous baigner sur la petite plage coincée en bas du village puis retournons par un autre chemin assez raide en direction de Kato Peli et d’Artemonas. La montée est rude et le soleil tape fort, les boissons prises sur la terrasse d’une taverne à Artemonas seront les bienvenues.

Dans la soirée nous descendons pour aller voir de quoi il retourne au festival gastronomique qui se tient à Artemonas pour trois jours. Première surprise, l’entrée est libre et tous les stands offrent gratuitement de quoi boire et grignoter. Presque toutes îles cycladiques sont représentées et proposent leurs spécialités : toasts aux fèves, soupe de pois chiches, saucissons, salades avec des câpres, pâtisseries diverses et bien sûr du vin et des alcools. Trop fatigués pour attendre le spectacle qui ne démarre pas avant 23h nous remontons au moulin.

8/9 Balade autour de Cheronisos

Très beau lever de soleil vers 7h sur Paros et Antiparos. Nous prenons le bus local à 9h juste devant le moulin pour Cheronissos. Arrivé là nous allons nous promener vers le bout du bout de la presqu'île, Pat et moi descendons depuis la chapelle jusqu'au bout de la falaise, ici c’est le domaine des chèvres ! Nous retournons sur nos pas et retournons à Cheronissos. Nous continuons notre balade en empruntant le chemin qui mène jusqu'à la chapelle Agios Filippos au bord de la mer : on est là tout au bout sur la partie Nord-Ouest de Sifnos et le paysage est très beau. Retour sous un chaud soleil à Cheronissos, repas dans une taverne au bord de la plage puis retour en bus à Artemonas. Le soir nous redescendrons participer à la fête gastronomique, goûtant d’autres spécialités.

9/9 Balade vers les mines et Agios Sostis, visite d’Apollonia

Une fois de plus nous prenons le bus à 9h devant le moulin pour aller jusqu'au début du chemin qui mène aux mines d’Agios Sostis. Il faut rappeler que la plupart des destinations de l’île sont assez bien desservis par les bus locaux. La balade, facile et bien signalisée comme d’habitude descend vers la mer en traversant un milieu très minéral sur la fin peu avant d'arriver aux mines et au monastère : c’est un bel endroit isolé au bout d’un cap. Les mines très anciennes sont impressionnantes avec leurs grottes d’accès creusés dans la roche. Retour par le même chemin, on y croise des chèvres, seul animal capable de vivre dans cet environnement minéral. On continue par un chemin très agréable dans les oliviers puis on passe devant de vieux moulins en ruine avant d'arriver aux nôtres vers 13h, après 4h de ballade en tout. En fin de journée nous descendons au village pour découvrir les charmes d'Artemonas, d'Ano Petali et d'Apollonia. Si Artemonas et Ano Petali paraissent calmes et endormis, Apollonia la capitale de l'île est beaucoup plus touristique. Dans la petite rue piétonne qui grimpe vers l'église principale, les restaurants et bars succèdent aux magasins de souvenirs (bijoutiers, chausseurs, agences de voyages). Nous décidons d'aller manger dans un resto recommandé par le routard et dont la vue depuis le « roof garden » est superbe sur les environs et la mer au loin. Nous prenons des spécialités comme le mastelo, un ragout à base de viande d'agneau ou de chèvre marinée au vin rouge aux épices avec des patates. Retour à Artemonas et balade dégustation dans les allées du festival de la gastronomie, cette fois-ci nous avons pu goûter à d'excellentes pâtisseries à base de pâtes d'amandes parfumées à la mandarine. Patrick et moi, stoïques, attendront la fin des longs discours des multiples représentants des îles invitées pour apprécier à partir de 23h15 de la musique typique du coin avec un orchestre de 4 musiciens (bouzouki, violon, claviers et batterie) : c'est une musique très orientale à l'influence ottomane évidente au rythme lancinant dont les couplets sont répétés à l'infini. Les locaux de tous âges enchaînent les danses où tout le monde se tient par la main en tournant dans une grande ronde.

10/09 Nous quittons Artemonas pour Plati Gialos

Un peu avant midi Kostas nous emmène tous les 4 avec nos bagages jusqu'à la station de bus où nous en prenons un pour Plati Gialos, petite station balnéaire située au S-E de Sifnos. Là, Evdokia que nous avions prévenue par mail, nous attend avec sa voiture pour nous déposer devant notre studio à 10 mn à pied de la plage. C'est un petit bâtiment sur 2 niveaux avec 4 studios qui donnent sur une oliveraie et un peu plus loin sur la mer. Les chambres sont super propres et bien agencées avec tout le confort, seul le coin cuisine est minuscule et sans espace de travail. Ca ne nous empêche pas de préparer une grosse salade grecque avec force ouzo que nous prenons sur notre nouvelle terrasse. Un peu plus tard nous partons nous baigner sur la plage de Plati puis allons dîner de spécialités locales dans un bon restaurant (Nero & Alaty) : figues rôties aux amandes et à la panceta, boulettes de pois chiches, des calamars frits et d’excellentes pommes de terre frites aux herbes.

11/09 Balade vers Chryssopigi

Le beau temps continu et on ne se pose même plus la question de savoir quel temps il fera le lendemain ! Nous partons en balade en direction du village de Plati puis nous grimpons sur la crête en direction de la « white tower » (ruine d’une tour) et redescendons vers l'église de Chryssopigi joliment située sur une presqu'île : l’intérieur révèle de magnifiques fresques ainsi que de belles icônes. Nous continuons à pied le long de la côte jusqu'au petit port de Faros, en passant nous avons repéré une belle petite plage, celle d’Apokofto, avec son resto et sa belle terrasse ombragée par des tamaris. Visite de Faros puis retour à la plage d’Apokofto, baignade puis excellent déjeuner à la taberna.

12/9 Balade en direction de Vathy par la chapelle de Profitis Ilias

Derrière notre maison démarre le sentier qui grimpe dure (260m de dénivelé en très peu de temps) en direction de la chapelle Profitis Ilias d’où se découvre un superbe panorama sur toute cette partie de l’île. Puis le chemin descend d'abord régulièrement puis de façon plus raide dans des éboulis assez pénibles à traverser vers Vathy, petite station balnéaire bien nichée dans sa baie. La mer est agitée et un vent fort souffle, le passage le long de la plage est inondé par les vagues poussées par le vent. Visite de la belle église de Taxiarchis et de sa belle iconostase. Retour en haut du village puis nous revenons sur Plati Gialos en faisant un détour par le massif du Kondou en passant par la baie de Fikiada et les maisons de Mousia. le chemin plus long est très agréable. La balade aura dure environ 5h. Retour au studio Evdokia notre soif est telle que Pat va aller faire un détour jusqu’au village pour aller acheter des bières bien fraîches, récompense très appréciée aprsè ces 5h sous un soleil sans pitié ! Déjeuner de salades grecques et de croquettes au fromage. Vers 20h nous descendons dîner une 3eme fois chez Nero, toujours aussi bons avec des spécialités comme : purée de fèves lentilles ? Avec des oignons caramélisés, salade d'aubergines, croquettes de fromages,

13/09 Nous quittons Sifnos pour Sérifos

Nos sacs sont vite rangés, le frère d’Evdokia nous amène en voiture à la station de bus, d'où part à 10h30 le bus pour Kamares, à 11h nous sommes à Artemonas puis repartons directement dans un autre bus pour le port de Kamares. Comme nous avons du temps de libre nous nous promenons dans ce petit port puis allons déjeuner (bien) chez « O Simos » sur le port. Le ferry est à l’heure et à 14h10 nous larguons les amarres pour Sérifos où nous arriverons 50 mn plus tard à Livadia le port principal. Spyros, qui gère cet appartement, nous attend avec sa voiture au port et nous emmène à l'appartement que nous avions réservé sur le net : situé sur une colline, il domine la plage et le quartier de Livadakia. C’est un superbe appartement sur deux niveaux avec à chaque étage une chambre à coucher avec sa salle de bains, ses toilettes ainsi qu’une terrasse dont la vue s’étend sur toute la baie et l’île de Sifnos au loin.

14/09 Baignade à Livadakia et découverte de Chora

Ce matin nous allons nous baigner sur la belle plage ombragée de Livadakia proche de notre studio : la mer est chaude calme, la plage de sable est agréable, les tamaris bienvenus pour éviter les coups de soleil, quant aux estivants on ne peut pas dire que l’on se bouscule. En fin d’après-midi nous prenons le bus pour Chora, la vieille ville perchée sur on éperon rocheux et qui domine tout le paysage. Nous retrouvons ici cette caractéristique de ces villages perchés cycladiques aux maisons en forme de cubes d’un blanc étincelant qui nous aveugle sous le soleil. Les ruelles sont très étroites et se faufilent entre les maisons escaladant le rocher jusqu’au sommet où se trouve des chapelles et les restes ruinés d’un ancien château, le Kastro. De là haut le panorama est époustouflant. Le seul endroit a peu près plat du village est occupé par la petite place « plateia » typique qui regroupe la mairie, l’église et de nombreux bars et restaurants. Nous redescendons à Livadakia en empruntant le sentier en escaliers qui dévalle la colline jusqu’à la mer. Diner chez Stomatis (papoutzakia d'aubergines, ragoût de porc, etc. très bonne cuisine).

15/9 Balade vers le village de Kallitsos

Levé matinal pour prendre le bus de 8h pour Chora : le bus est plein d'écoliers qui vont visiter le musée de Chora. Départ depuis Chora pour la balade qui doit nous mener à Kallitsos. Les débuts sont un peu laborieux car les panneaux sont rares et les rues nombreuses ! Finalement après nous être renseignés nous empruntons un autre chemin pas très bien tracé et qui nous mène jusqu'à un vieux pont, mais notre sentier s’arrête là. Après avoir consulté la carte, nous rebroussons chemin et empruntons une piste large qui descend vers une chapelle où nous retrouvons le vrai chemin signalisé. Arrivés à la chapelle de Stavros, un groupe de pèlerins venu fêter St Stavros nous invitent à partager avec eux nourriture et boissons, c’est sympathique et convivial puis nous reprenons le chemin vers Kallitsos accompagnés par une habitante de Kallitsos. Arriver sur place elle va nous inviter chez elle à boire un verre d'eau mélangé à du sirop de cerise, et un ami proche va même nous proposer de nous ramener à Livadia. Déjeuner au studio, plage et diner le soir de « giropitas » chez Markos le long de la plage.

16/9 En voiture jusqu’à Mega Livadi

Ici à Sérifos, le réseau de bus est très limité et les horaires peu pratiques, il est vrai que nous avons dépassé la mi-septembre et sommes en basse saison. C’est pourquoi nous avons décidé de louer une voiture pour les jours qu’il nous reste à passer ici. Ce matin nous sommes retournés sur la plage de Livadakia jusqu'à midi. L’après-midi nous sommes partis en voiture jusqu'à Mega Livadi, en direction de l’Ouest de l’île. Dès que l’on quitte Livadia on se retrouve dans une partie de l’île relativement désertique, avec très peu d’habitations en dehors de quelques implantations touristiques au bord des belles baies de Kato Ambeli et de Koutalas. Mega Livadi a été dans le passé une cité minière prospère mais dont il ne reste aujourd’hui que des ruines et des friches. Les montagnes environnantes ont toutes été exploitées et trouées comme du gruyère. Une révolte ouvrière avec grève pour obtenir de meilleures conditions de travail a été écrasée dans le sang en 1916 et on imagine les conditions de travail dans ces mines ! Retour à Livadi, ce soir nous dînons diner chez Margarita : Margarita tient un restaurant grec populaire tout au bout de la plage de Livadi : elle y sert des plats typiques et choses rare aujourd’hui en Grèce elle nous invite, comme au bon vieux temps, à aller choisir de visu à la cuisine les plats qui mijotent tranquillement. La cuisine est bonne et les prix très doux !

17/9 Changement de studios et balade en voiture vers la baie de Sikamia

Soleil radieux, la plage de Livadakia nous « tend ses bras », difficile de résister ! A midi faisons le check out avec Spyros puis le check in avec Indigo se révèle bien plus compliqué : en effet l’appartement que nous avions réservé et situé sur la montée vers Chora n’est plus disponible pour des problèmes de canalisations bouchées. On nous propose alors une autre maison qui ne nous convient pas, finalement nous acceptons de prendre deux studios en ville tout près de la plage de Livadi. Ils disposent de tout le confort et d’une belle terrasse donnant sur un jardin.

En attendant que les studios soient prêts nous prenons la voiture pour aller dans la direction de la baie de Sikamia tout au Nord à l’opposé de Livadi. La route très sinueuse passe en quelques km de 400m d’altitude au niveau de la mer. Une petite ballade permet depuis la plage d’aller rejoindre la chapelle d’Agios Georgios plantée là tout au bout d’une péninsule face à la mer. Nous retournons à la plage nous baigner puis allons désaltérer à la seule taberna du coin. Dîner sur la plage de Livadi chez Markos.

18/9 Visite du monastère de Taxiarches et de la baie de Plati Yialos

Après avoir fait quelques courses alimentaires en ville, nous allons nous baigner, une fois de plus à Livadakia. Déjeuner à l'appartement, puis départ en voiture pour le monastère de Taxiarches en passant par Kallistos. C’est un site extraordinaire du XVe siècle qui consiste en une église entièrement enfermée dans une muraille quadrangulaire haute de plus de 10m avec très peu d'ouvertures sur l’extérieur et toute blanche. Dans l’enceinte ont été aménagées les cellules des moines et les espaces communs, comme celui destiné à moudre la farine. L’église renferme de magnifiques icônes, un trône épiscopal en bois sculpté et une superbe iconostase en marbre et bois. C’est grâce au prêtre Makarios, présent sur place que nous avons pu visiter ce monastère. Nous quittons le monastère et empruntons une petite route qui descend en direction de la baie isolée d'Agios Gialos. Arrêt photos et buvette dans ce bout du monde où nous étions à cette heure les seuls touristes.

19/9 Balade à pied depuis Chora jusqu’à Gyftika

Levé matinal pour ne pas trop souffrir de la chaleur à 6h45. Départ en voiture pour Chora, le soleil se lève à peine, nous nous garons près des 3 moulins en haut du village là où justement démarre le sentier n°2 qui monte jusqu'à Gyftika. C’est un superbe chemin dallé qui à l’origine permettait aux mineurs d’accéder aux mines puis d’amener le minerai au port de Sérifos. Du sentier on jouit d’une vue époustouflante sur Chora, la mer, Livadia et les îles aux alentours. Nous atteignons la route goudronnée et continuons sur le chemin n° 4 en direction du Nord vers la chapelle Ag. Basileios et nous nous arrêtons sur la ligne de crête qui nous permet de voir la mer de l'autre côté vers Sikamia. Retour par le même chemin (durée totale 2h30). Descente en voiture à Livadia, baignade à Livadakia, déjeuner à l’appartement. dîner chez Stomatis.

20/9 De Sérifos au Pirée en ferry

Dernier jour à Sérifos, ciel un peu couvert, rafales de vent mais 1h plus tard sur la plage de Livadakia tout est rentré dans l’ordre ! Après avoir récupéré nos affaires et rendu la voiture chez le loueur, nous quittons Sérifos avec le ferry de Zanteferries à15h10.

Traversée agréable sur le Dionissos, nous arrivons au port du Pirée à 20h. Nous prenons un taxi qui va nous conduire à notre appartement situé dans le quartier Papagos où nous sommes attendus ayant prévenus de notre arrivée. Bel appartement avec tout le confort, même un balcon donnant sur un jardin intérieur. Seul bémol, la 2me chambre à coucher se trouve être le salon avec un convertible au matelas un peu affaissé. Nous dînons des tiropittas achetés à Sérifos.

21/9 d’Athènes à CDG puis à l’Euro-airport de Mulhouse

Nous avons la matinée devant nous et en profitons pour aller nous promener en direction du quartier de Plaka à Athènes que nous n’avions pas revu depuis quelque temps. Nous prenons le métro à la station Panormou jusqu’à Monastiraki. A cette heure matinale le quartier est calme et bénéficie d’un bel éclairage matinal. Nous nous dirigeons ensuite vers les halles couvertes et le marché de fruits et légumes d’Athènes : odeurs, couleurs, cris des marchands qui hèlent le chaland. Nous reprenons le métro à Syntagma et prenons notre dernier repas grec dans un petit restaurant sympathique près de notre appartement.

Départ en taxi en 35 mn jusqu’à l’aéroport. Décollage à 17h30, transit bousculé et à l’arrache à Roissy : nous n’avions que 15 mn entre la sortie de l’appareil le transfert par navette du 2F au 2G et la fin de l’embarquement. A 3 mn près c’était râpé, tout le monde était déjà dans l’avion il ne manquait que nous. Fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 16 nuits sur place: 2245 €

Avion : 386 € Transports : 425 € Logement (moyenne de 53€/nuit): 847 € Nourriture 511 € Divers76 €

Nos impressions de voyage

Une fois de plus nous avons été impressionnés par l’aridité de ces îles et la sècheresse qui affecte sérieusement les arbres et les plantes. Le passé minier de ces îles, encore bien visible aujourd’hui, confirme la prédominance du minéral sur le végétal. Les nombreux murs de pierre témoignent de l’énorme travail réalisé par les anciens pour rendre la terre cultivable et pour empêcher les ovins et les caprins de prendre la poudre d’escampette.

On se demande de quoi vivraient les habitants sans le tourisme. La crise est aussi passée par là, on peut voir des ensembles immobiliers à vocation touristique arrêtés dont seules émergent les structures portantes en béton. Quand on fait ses courses au supermarché la vie parait bien chère puisque le coût des produits est quasi le même qu’en France, alors que le niveau de vie est nettement plus bas. Nous avons, bien évidemment aussi apprécié la gastronomie de ses îles et la variété des plats goûtés. Une mention spéciale pour l’hospitalité et la gentillesse des îliens que nous avons croisés et qui nous ont témoigné par leurs attentions le plaisir qu’ils avaient eu à nous rencontrer.

Sifnos : Nous avons beaucoup aimé Sifnos : d’une part on peut y randonner facilement compte tenu des nombreux sentiers très bien balisés (19), l’île présente plusieurs intérêts artistiques et culturels (églises, ruines médiévales ou antiques). Un réseau de bus varié et bien cadencé même début septembre. De nombreuses et belles plages, petites ou grandes, sableuses ou de galets. Des villages agréables et vivants comme Apollonia, Artemonas, Kamares, ou Kastro.

Sérifos : par comparaison, cette île nous a paru plus déserte, moins développée. A l’exception de Livadia il n’y a pas vraiment de villages, mais plutôt des hameaux. La randonnée y est un peu plus aléatoire qu’à Sifnos même si de gros efforts de signalisation ont été réalisés. On y trouve comme à Sifnos, de belles plages variées, ainsi qu’un patrimoine culturel et architectural notable avec le site exceptionnel de Chora et le monastère des Taxiarches.

Les photos de ce voyage sont visibles en suivant ce lien vers Google Photos :

https://photos.app.goo.gl/io6E6LdoWIlcgoGA3

NB : Pour voir les légendes il faut visionner l'album image par image et activer le logo « i » en haut à droite.
Dans l’Ouest, y aurait-il des parcs qui ont la cote et d’autres moins (ou plus, ou pas encore…)? English translation pending
by VallM17 · 2016-08-24 · 165 replies
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :

J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour

Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇

Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.

Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).

Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.

Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.

J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !

A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴‍☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.

Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.

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