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Camping-car: où planquer le doubles des clés? English translation pending
by Herji · 2013-04-01 · 8 replies
Bonjour Donc ...Où ? Les prendre avec soi ne me semble pas une bonne idée, si l'on se fait piquer ou si l'on perd sa "banane". Reste la solution de les cacher à l'extérieur mais SUR le CC : chassis, dans les phares ? sachant qu'il faudra pouvoir les récupérer sans outil (et, bien sûr...de nuit!) Avez-vous une solution imparable? Merci de répondre mais ne donnez pas votre N° d'immat, ce serait trop bête..😏
Randonnée dans les trois cirques à la Réunion English translation pending
by Cdlh · 2013-03-31 · 11 replies
Bonjour à tous

Je pars 2 semaines à la Réunion en juin, et je pensais faire une rando de 4/5 jours dans les 3 cirques Voici le circuit prévu pour l'instant: 1/Hellbourg

⇒ La Nouvelle (par le col des boeufs, plaines des Tamarins) /3h de marche

2/La Nouvelle ⇒ Marla (en passant par les 3 roches) /5H de marche 3/Marla ⇒ Cilaos / 5h30 de marche 4/Cilaos ⇒ Caverne Dufourg / 5h30 de montée (+ 1300m) 5/Caverne Dufourg ⇒ Piton des neiges (3070m) 2h de marche, ⇒ puis le même jour grande descente vers Hell bourg D'abors est ce que notre itinéraire est bien? Et puis sachant qu'on a 30 ans et qu'on n'est pas des sportifs de haut niveau, (mais plutôt en bonne forme quand même!) est ce que c'est vraiment très physique? Est ce qu'il y a d'autre itinéraire possible dans les 3 cirques qui serait moins dur? Merci d'avance pour vos réponses!
Voyage à La Réunion cet été! English translation pending
by MarieMinnie · 2013-03-19 · 14 replies
Hello !

Comme l'indique le titre de mon post, j'ai besoin d'aide. Y'a pas quelqu'un qui peut s'autoproclamer guide à distance pour La Réunion pour un séjour tout compris ? Nan parce que ça m'aiderait bien 🙂

Je vais commencer par donner quelques détails.

- Nous partirions le 22 juillet pour repartir le 6 août, avec une escale de 3 jours à l'Ile Maurice.

- Nous envisageons de louer une voiture. Y'a-t-il une compagnie à privilégier ? Un type de voiture ? Ou une basique suffit-elle ?

- Randos : nous aimerions en faire même si nous ne sommes pas des habitués. Je suis sportive, mon ami aussi (mais un peu moins de pratique). Je crois savoir aussi qu'il est sympa de passer au moins une nuit dans un gîte d'étape...

- Du coup, quel serait le circuit à suivre à votre avis, sachant qu'on restera 10 à 11 jours à La Réunion avant de partir à l’Île Maurice ? Je suis preneuse d'un exemple de parcours, avec les choses à faire sur chaque site et les logements à privilégier à chaque fois. Car j'imagine que certains d’entre vous connaissent plutôt bien l’Île 🙂, ses bons plans et la réputation de certains endroits même si vous ne les avez pas fréquentés vous-même.

- A l’Île Maurice, qu'y a-t-il à faire ? Où vaut-il mieux loger ? Grand Baie ou Trou aux biches ? Un hôtel en particulier ?

- Ça fait beaucoup tout ça mais je me suis dit que c’était LE forum vers lequel il faut se tourner. J'imagine aussi qu'il ne faut pas que je traîne au niveau des réservations logements et autre... ?!

Merci par avance de votre aide !
Climat en août en République Dominicaine? English translation pending
by Annecha79 · 2013-03-15 · 26 replies
Bonjour à tous, C'est la toute première fois que je m'inscris dans un forum et la toute première fois que je décide (avac mon copain) de partir vers un horizon lointain, la république dominicaine. Voilà, nous souhaitons partir le 1aout 2013 en république dominicaine, mais il semblerait que ce ne soit pas la bonne période; j'entends dire, la pluie, les moustiques, les températures fraiches....Est-ce vrai? Si toutefois, nous décidons d'y aller, connaissez-vous un hôtel sympa en formule tout inclus? Et les excursions à faire? D'avance merci pour vos réponses.....
Pérou: pays enchanteur aux mille couleurs (trois semaines en août 2012) English translation pending
by Darkette · 2013-01-14 · 67 replies
Avant de commencer, je voudrais faire mes remerciements à Lalo, Amario, Alainb6, Tokala, Dervoyage, Cmtm pour leur carnets qui m’ont aidé à préparer mon voyage

Les prix que je donne sont en Soles : en gros il faut diviser par 3 pour avoir le prix en euros

ITINERAIRE : LIMA - PARACAS - NAZCA - AREQUIPA - PUNO - LAC TITICACA - CUZCO - MACHU PICCHU - VALLEE SACREE

LIMA - BARRANCO dans la grisaille

Vendredi 03 Août : Vol à 7h15 avec Iberia, on part 10mn en retard pour Madrid où l’on arrive à l’heure à 9h05. Je prends mon temps car j’ai 2h40 de transit ! Je prends la navette et je m’installe dans un café. Décollage à 12H40, arrivée à Lima à 17H35 heure locale. A la récupération des bagages, il y avait des chiens qui passaient entre les gens et les bagages tout en les sentant. J’y ai droit aussi, ça fait tout drôle ! A la sortie, j’ai bien le chauffeur de l’Hôtel qui m’attend. La nuit commence à tomber et il y a une bruine. Il y a aussi du trafic. Je suis très bien accueillie à l’hôtel 3B Barranco, j’ai une chambre au Rdc très bien, spacieuse, avec produits d’accueil, pas de chauffage mais bonnes couvertures. Je ne fais rien de spécial le soir.

Sa 04 août : levé à 7h. Après le petit déjeuner, je marche jusqu’au centre de Barranco, ça fait 10mn. Photo d’un beau jardin, puis je tombe sur le pont des soupirs où plein de gens sont en train de laver à grandes eaux. Je descends vers l’océan pacifique. Il y a peu de monde. Je vois bien une blonde, étrangère, mais elle a l’air occupée avec son appareil et avec les mouettes. Moi, je remonte doucement et profite de la vue. J’ai les jumelles et je vois les surfeurs. La fille remonte à mon niveau et là je décide de lui parler en lui demandant si elle était allée au beau jardin du dessus. Elle me répond que non, qu’elle vient de la côte et là on entame la discussion. Elle s’appelle Fiona et est anglaise. Et bien voilà c’est parti pour une journée à deux ! En remontant on arrive à la place ou il y a la Bibliothèque et faisons un arrêt à Starbuck où je prends un jus d’orange. On discute de la suite de la journée et elle me dit qu’elle veut aller dans le centre de Lima. Je lui dis ok mais que je voudrais juste récupérer mon guide à l’hôtel. De là, on prend un taxi.

On se fait déposer au début de la Plaza de Armas et on commence la visite par la Cathédrale qui ferme à 13h (10S/). Impressionnante ! Puis Couvent de San francisco. Après on va déjeuner. C’est notre premier repas, je prends un bœuf sauté (lomo saltado), c’est servi avec du riz + sauce + coriandre. C’est trop bon pour 12S/ et on a bu de la bière péruvienne. On discute avec un vieux couple qui a une boisson marron. C’est de la hierba luisa et la dame nous dit qu’ici c’est servi gratuit. Elle demande au serveur qu’il nous en donne. Il y a aussi une grande table avec une famille avec qui nous discuterons plus tard.

Apres le déjeuner on retourne vers la Plaza de armas avec le Palacio de Gobierno où il y a le changement de garde au même moment. Derrière nous, s’est mise la fameuse famille et le petit voulait me faire un bisou, c’était trop mignon et on a ainsi commencé à discuter. La dame m’explique qu’elle était française, qu’elle s’était mariée à un péruvien et qu’ils sont en vacances dans la famille. On marche un peu avec eux jusqu’à une galerie couverte que l’on traverse tranquillement tout en discutant. A la sortie de la galerie on continue avec Fiona notre chemin vers l’Eglise De la Merced.(entrée libre) mais j’ai plus de batterie pour les photos aie aie aie ! On va ensuite à la Plaza san Martin. De là, un monsieur de la sécurité nous parle en anglais, très sympa et nous raconte même une blague ! On lui demande au sujet des taxis pour rentrer, surtout savoir de quel coin on doit repartir par rapport à la Place. Il nous montre et s’occupe lui-même de négocier le taxi. Il nous dit que ça fera 12 S/ pour les 2 (et il nous précise que c’est grand maxi 15S/). Faut compter 20mn pour Barranco et on arrive à l’hôtel de Fiona à 18H. On se donne RV pour 20h car à 18H30 elle doit rencontrer son groupe de randonnée. Je rentre à pied à l’hôtel, c’est seulement à 5mn. Il fait nuit et je trace. Apres une bonne douche bien chaude, je commence à traiter les photos et retourne donc à l’Hôtel de Fiona pour 20H. Elle m’attend à la réception et me fait connaitre son groupe. On part manger là où il y a les restos sous le Pont des soupirs (puente de los suspiros). On est 13, ça fait une bonne tablée. Le resto s’appelle Javier, c’est cher car touristique. Pour finir la soirée, on monte au Mirador avec vue de nuit sur la côte pacifique et de là on se sépare.

Di 05 août : Matin, je prends le bus Metropolitano depuis l’arrêt Balta jusque Colmena pour arriver à la Plaza San Martin, le bus met 20mn. De là, je marche jusqu’à l’Eglise Merced pour faire les photos que je n’ai pas pu faire hier. Je vais au centre commercial d’en face puis fais un peu une zone piétonne où ya pas mal de commerces d’ouverts pour un dimanche. Je marche jusque Plaza de Armas reprendre quelques photos avec une meilleure luminosité et tombe sur un défilé sur le parvis du Palacio del gobierno ! Je suis en hauteur et parle un bon moment avec un vieux monsieur gentil comme tout. En repartant, je tombe cette fois sur une procession ! J’hallucine, c’est trop bien ! Il y a des danseuses avec des costumes traditionnels aux couleurs roses ou encore violettes, des messieurs costumés, menés par la musique de la fanfare et les pitreries d’un homme qui porte un costume de singe. Tout est inattendu et d’autant plus magique ! Plus tard, j’essaye de trouver un endroit où changer de l’argent et comme je m’étais pas rendu compte qu’on était dimanche et bien les banques sont pas ouvertes alors je cherche ça et là si par miracle j’arriverai à changer de l’argent. Du coup, je dévie vers un immense boulevard et demande à des dames policières où je pouvais changer de l’argent. Elle me montre des gens avec un tablier vert et me disent que je pouvais changer par eux d’une manière légale mais bon moi ça me gène vraiment de sortir mes sous devant tout le monde et je laisse tomber l’affaire. Du coup je continue à marcher et fini par tomber dans un quartier non touristique avec beaucoup de monde, des marchands dans la rue. Je me dirige vers un parc pour souffler un peu.

Dans le parc universitaire, sans être mal à l’aise, je ne suis pas super à l’aise non plus ! Il y a pas mal d’hommes assis là, à me regarder. Je dois être l’attraction du moment car la seule touriste à cet endroit, c’est moi ! Je ne m’éternise donc pas et cherche à rejoindre la Place San Martin que je retrouve sans trop de complication. Je reprends le Métropolitano et descends à Bulevar, au centre de Barranco.

Je vais pour rentrer à l’hôtel mais quand j’arrive sur une place où l’on voit bien la mer je me dirige vers elle et me balade sur un très joli sentier qui surplombe les falaises. Je rentre à l’hôtel pour laisser mon sac à dos et repars légère avec l’envie de continuer ce sentier. C’est très chouette, ça doit être la balade du dimanche car il y a du monde et quand on va direction Miraflores on voit les parapentes qui jouent avec le vent. Très agréable moment avant de passer à autre chose !
Premier voyage en France et en Angleterre, un peu perdue English translation pending
by Innervision · 2013-01-04 · 34 replies
Bonjour!

Je me retrouve comme devant le néant. Nous envisageons de partir 3 semaines en France à la fin d'aout-début septembre avec nos enfants, qui auront 6 et 8 ans.

Nous pensons faire un voyage du genre sac à dos.

C'est mon premier voyage à vie. Je ne sais même pas commencer par quoi et par où héhéhé.

Nous débuterions probablement à Paris... Nous adorons la nature, donc nécessairement, nous pensons sortir des grands centre... Aussi, mes filles sont des fans finis (oui, bon, moi aussi!) d'Harry Potter. Quand on leur a dit qu'on pensait partir en France la première chose que j'ai entendu c'est: Paris, est-ce que c'est proche de Londre ça? Alors je crois bien que nous devrons aller y faire un petit tour ;)

Je pensais donc faire peut-être 2 semaines France et 1 semaine Angleterre.

Que me suggérez-vous comme itinéraire? Je voudrais éviter le plus possible de louer une voiture, dormir quand c'est possible dans des auberges de jeunesse...

Et comme vous êtes plusieurs voyageurs aguéris, quels conseils avez-vous pour une néophyte comme moi?

Merci beaucoup!
Vacances à Madagascar en août: température et circuit? English translation pending
by Gaelle67 · 2013-01-02 · 27 replies
Bonjour à tous!

Nous nous rendons 3 semaines en août à Madagascar. On aimerait faire Fiana, Manakara entre autres... 1ère question: Quelqu'un sait quel temps fera-t-il à cette période de l'année? 2ème question: Quelqu'un aurait un circuit à me proposer? Des activités, visites à faire pour ces 3 semaines de vacances?

Merci d'avance! Adresse mail : gdiana@hotmail.fr
Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) English translation pending
by Stork · 2012-12-03 · 215 replies
Que pensez de ces gens qui ne partent jamais, surtout à l'étranger. Evidemment il y a ceux qui n'ont pas les moyens, surtout en ces temps difficiles mais il y a aussi les gens qui ont peur de partir, peur d'un certain vide, peur de se sentir perdu, de ne pas connaitre suffisamment la langue du pays ou du moins l'anglais (un problème français entre autres). Il y a aussi ceux qui ont peur de s'éloigner de chez eux et qui préfèrent louer une maison à 100km ce qui est déjà pas mal (et même 15km j'en connais du côté de Caen). Il y a aussi les frontaliers qui n'osent pas aller de l'autre côté (montagne, rivière). Certes derrière tout cela il y a une part de psychologie mais j'ai du mal à imaginer encore aujourd'hui un monde sans partir en voyage à l'étranger, sans fuir ce quotidien si difficile, sans se changer les idées. Certains me diront qu'on ne peut pas changer le monde, je leur répondrais aussi que les voyages permettent de changer les individus, de mieux connaitre le monde, de sortir de son enfermement.
Expatriation à la Réunion English translation pending
by Cshorty44 · 2012-11-19 · 10 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple ayant 26 et 23 ans. Début Février 2013 l'aventure commence pour nous, puisque nous venons vivre à La Réunion. Quand nous disons "aventure", ce n'est pas qu'une expression, puisqu'à part la date d'arrivée nous n'avons pas grand chose d'autre de prévu.

Mon ami est chargé d'affaires en thermique du bâtiment et je suis opticienne. Nous aimerions trouver bien sûr chacun un travail dans notre domaine. Quelqu'un aurait-il des pistes pour nous?

En ce qui concerne le logement nous n'avons rien de défini non plus. On cherche pour les premiers jours, voir premiers mois un logement temporaire, le temps de savoir où l'on posera nos valises définitivement (le boulot tranchera sûrement). Avez vous de bonnes adresses ?

Nous sommes preneurs de tout autre conseil et astuce bien sûr.

Merci de vos réponses.

Cédric et Marlène
Turquie: récit d'un mois fort agréable English translation pending
by Olivierq · 2012-11-02 · 4 replies
Départ à 4 (nos filles 11 et 14) Change 1E=2.17LT Bonjour, Voici un résumé de notre mois passé en Turquie...

25Arrivée à Istanbul prendre le LRT Light Rail System qui relie l’aéroport à la gare des bus tt les 10mn 2LT. Attention le change à l’aéroport n’est pas favorable 1E=2.07LT. Puis bus pour Ankara 6h 45LT. Les bus sont confortables et tb organisés. 26 Ankara : Hittit hotel, nous n’avions pas réservé d’hôtel à l’arrivée et à 23h nous n’avons pas eu de choix (c’était une erreur) 95LT la chambre dans le centre. Trop cher pour ce qu’il valait. Musée des civilisations a faire absolument avec guide de préférence + Balade LP 403pour avec citadelle, tour, porte du doigt. Prendre un taxi pour tombeau d’Atatürk (possible en métro mais fatigant) il est grand et impressionnant très Stalinien ne pas manquer le relève de la garde. 27 Ankarabus pour Goreme 45LT. Très pratique pour les transports, Goreme a beaucoup de charme, oui il y a des touristes mais ce n’est pas l’invasion! Auberge tout au bout du village avec piscine vu sur les montagnes 90LT/Chambre avec petit dèj et 12LT en dortoir. C’est une excellente adresse, ils sont sympas, la piscine est belle et l’hôtel est très bien placé. L’office du tourisme est efficace. Je vous recommande un resto testé et tb, il est dans le centre au dessus de la rue du canal Ozem restaurant Muze Caddesi 1 pas cher et très bon. 28/29/30/31/1 Goreme et les vallées. A- Aller à Zelve en taxi 25LT et faire le retour à pied : très belle balade. B- Musée en plein air de Goreme puis à la sortie du musée prendre la route qui monte marcher 2km, passer le camping et après prendre à gauche et redescendre vallée rose, vallée rouge. C- Aller à Uschisar en bus, visite de la citadelle et retour à pied. Attention pour ce retour, le routard indique bien qu’il faut prendre à gauche au « collecteur d’eaux usées en bas du village » or lors de notre passage un panneau indiquait le chemin de droite et effectivement si la ballade est belle elle se termine par un apique qui semble faisable et qui ne l’est pas ! Attention à l’accident…Nous avons été remis sur le bon chemin par une personne du coin qui nous a fait passe par des endroits impossibles à trouver seul…Soyez vigilants ! D- Villes souterraines c’est à voir très intéressant une me semble suffisant. Facilement faisable en bus Goreme-Neveshir 3LT Neveshir-Derinkuyu 4LT C’est la plus grande des villes souterraines c’est très intéressant prenez votre temps une lampe et un pull ! Nous n’avons pas fait la vallée d’Ilara qui n’est pas faisable en transports en commun. J’avais emporté ces renseignements supplémentaires d’un membre de VF. 1 - vallée de l'Amour (entre Cavusin et Göreme, une petite route sur la droite et l'entrée de la vallée est sur la gauche, quelques centaines de mètres plus loin : il faut continuer encore un peu sur la route si vous voulez voir la vallée par le dessus et non de l'intérieur, les 2 sont possibles : la fin de parcours pour monter vers Uçhisar est un peu difficile de l'intérieur) - Uçhisar (déjeuner et visite du village) - vallée des pigeons - Göreme village 2 - Göreme, visite du musée de plein air et autres églises puis vallée des Epées et remontée jusqu'à Cavusin (déjeuner + visite du village + montée à la basilique St Jean + église Nicéphore Phocas + un peu avant cette dernière en venant du village, prendre un chemin sur la droite qui mène dans un cirque superbe) 3 - Vallée rose (départ au point de vue Kizil Cukur) - Cavusin (déjeuner) - Prendre le chemin qui monte sur la crête derrière l'église Nicéphore, poursuivre jusqu'aux cheminées champignons de Pasabag et ensuite, s'il vous reste du courage, jusqu'à Zelve 4 - Ürgüp (visite de la vieille ville, Kaya Kapi, monter aux différents points de vue) - Puis prendre la côte qui part du centre ville vers Nevsehir : après les caves à vin et au niveau de l'hôtel Marmara, prendre à droite et monter (cheminées de fées et sentier qui mène aux anciennes habitations troglodytes) - Déjeuner puis prendre l'ancienne route d'Avanos Zelve - Vallée de Hal et revenir vers la vallée de Devrent quand le soleil commence à baisser (point de vue au niveau de l'embranchement des routes), puis descendre vers Zelve et prendre les petits sentiers sur la droite pour monter dans les cônes éclairés par le soleil rougissant : c'est magique ! 5 - Ürgüp (un sentier parallèle à la route de Nevsehir) - Cheminées de fées - Poursuivre jusqu'à un moment où il faudra traverser la route pour aller rejoindre le Hallaç Manastir (visite) puis Ortahisar (déjeuner puis visite du village) - Vallon de Balkan jusqu'à Ibrahimpasa (visite du village) 6 - Ürgüp (route de Mustafapasa) - Vallées de kepez et de Pancarlik - Puis, embranchement sur la gauche pour aller aux pigeonniers d'Üzengi - Suivre la vallée puis reprendre un petit bout de la route (il existe des chemins, mais là, il faut vraiment connaître !) jusqu'à Mustafapasa (visite du village + monastère et églises) 7 - Gülsehir (voir mosquée + medrese) - Eglise St Jean - Monastère Açik Saray - Suivre le chemin : un peu plus loin sur la droite, un sentier à travers les arbres pour voir encore des vestiges monastiques et une cheminée de fée originale en forme de gros champignon à ombrelle (la pente est également truffée de nids de tortues, difficile de ne pas en voir) - Reprendre le chemin pour faire la vallée de Cat jusqu'à Nevsehir - Prévoir un casse-croûte ! 8 - Entre Ürgüp et Mustafapasa, route d'Ayvali : vallée de Gömede puis revenir sur vos pas pour aller jusqu'au village d'Ayvali en marchant sur la route mais très peu de véhicules ! De très belles promenades mais plus loin : 9 - Vallée de Soganli : à partir de la place du village, une boucle sur la droite et une promenade sur la gauche du ruisseau (une fois les églises visitées, ne pas hésiter à monter un peu par le chemin de gauche pour avoir un très beau point du vue sur le village) - En route, entre Soganli et Mustafapasa, de nombreux sites ou villages à visiter : barrage de Damsa - Cemil - Monastère de Keslik (une possibilité de randonnée de Keslik à Mustafapasa en passant par Cemil et Damsa) - Taskinpasa - Sahinefendi (village + cité antique en cours de fouilles) - Güzelöz 10 - Vallée de Peristrema appelée aussi d'Ihlara : de ce village jusqu'à Selime avec possibilité de déjeuner (et de démissionner !) au milieu, à Belisirma - La promenade se fait sur la gauche du Melendiz pour la jusqu'à Belisirma (en traversant de temps en temps pour visiter une église) et sur la droite après - Ne surtout pas vous laisser avoir par les enfants qui vous diront qu'on ne peut pas passer et qui vous proposeront de vous guider en vous faisant traverser des boyaux : arnaque, il suffit simplement de suivre le chemin et il n'y a aucune difficulté ! lampe électrique

Des randonnées en boucle sont possibles à la journée en combinant plusieurs vallées :

- Depuis Göreme, montée par la vallée de l’amour et vallée blanche jusqu’à Uschisar. L’approche jusqu’à l’entrée des vallées s’est faite à pieds en bord de route (45 min). Redescente par la vallée des pigeons. Une belle randonnée à la journée avec très peu de dénivelé.

- Depuis Göreme, allez jusqu’à Cavusin à pieds en serpentant dans les vignes et les cheminées de fées sur la droite de la route. De Cavusin, un sentier bien tracé permet de remonter la vallée rose en passant en pied de falaise et en dominant la vallée. Une approche du haut très sympa. Attention, il a plusieurs sentiers et sentes sans réel balisage. Trouver le bon peut être compliqué mais peu de chance de se perdre. Il ne faut pas avoir peur d’avancer mais avoir là aussi un minimum d’expérience en randonnée hors sentier. Pour notre part, nous avons ensuite rejoint le fond de la vallée par un sentier (vallée rouge ?) et alors remonté la vallée rose jusqu’à la route. Redescente jusqu’à Göreme à pieds par la route en passant par le musée en plein air. (La vallée du Devrent une route passe en plein milieu…dommage.) 2 Départ pour Egirdir avec arrêt à Konya 35LT + 25LTil y a des hôtels et pensions modestes environ du musée de Mevlana, nous n’y avons pas dormi. Konya est une très grande ville sans charme et on peut à mon avis très bien s’en passer, une seule ligne de tram jusqu’au terminus qui est le centre-ville 3LT. 3/4 Egirdir et son lac. Plein de pensions sur la presqu'ile du lac taxi gare routière hôtel 10LT. Nous avons dormi au Paris hôtel 130LT pour 2 chambres avec petit dèj. Ville agréable et joli lac ou il fait bon se baigner. Balade en bateau 50LT pour 1h30. Etape sympa mais pas indispensable. 7/8 Antalya bus 30LT vielle ville très sympa. Nous avons logé au Sibel Pension 2420241013016 www.sibelpension.com ce petit hôtel (11 chambres) plein de charme est tenu par une française installée en Turquie depuis 50 ans 70LT/pour2. C’est adorable petit dèj super, conseils, chaleur je recommande vivement cet endroit ! De la gare routière prendre le tram (nouveau) pour le centre, c’est très rapide pourtant les guides n’en parlent pas. Une fois installé du centre-ville, prendre la deuxième ligne de tram (les vieux) et aller au terminus qui est en face du musée. Ce musée est très intéressant prendre l’audio-guide. Ensuite descendre la falaise à pied en l’on est sur la plage. Le lendemain Termessos. Le site est SUBLIME, très sauvage, le théâtre en haut des montagnes avec vue sur la mer laisse rêveur... Entrée payante à faire en taxi 100LT avec 3h d’attente, le plan transports en communs est une vraie galère. Il faut se balader quelques heures pour apprécier l'ampleur du travail. Nuit à Antalya 9/10/11/12 KAS bus 25LTpetit village très sympa, nous avons logé au camping dans des petits bungalows spartiates mais propres avec une bonne literie pour 65LT/pour deux sans le petit dèj. La mer est très belle, les transats sont à disposition est le bar un peu cher. La marche sur la voie Lycienne 4h est superbe et à la fin on arrive sur la falaise face à Kas quelle vue ! Il faut partir tôt, avoir de l’eau est prendre un dolmuch jusqu’à Agullu de là suivre la route sur 2km puis commence un chemin sur la gauche avec un marquage blanc/rouge. Les traces ne sont pas toujours très visibles mais on arrive à se repérer. Arrivé face à la falaise un chemin bien balisé indique la descente. A ne pas manquer non plus, une balade en canoë vers Kalekôy, de nombreuses agences proposent à peu près le même tour, il faut négocier et en voir plusieurs. Pour nous cela a couté 60 LT/Adulte et 45LT/Enfants pour toute la journée avec repas et aller/retour au camping les prix peuvent aller de 50 à 110 alors faites votre choix. Nous avons aussi fait une balade le long de la cote jusqu’à Mermaid beach sympa mais pas indispensable. Les restos sur le front de mer sont chers, Bi loma et ses raviolis TB. 13/14/15 Fethiye bus 20LT Taxi 20LTDuygu pension www.duygupension.com 80LT la chambre belle piscine, l’hôtel est à 1km du centre mais les dolmuch 2LT sont nombreux. Les monuments funéraires de Fethiye sont superbes à faire en fin de journée 5LT. (la route est indiquée à l’intérieur du site de Kayakoy 6km), soit transport en commun 5LT. La plage de Kayakoy est immense mais pas si belle que cela. C’est un gros spot pour le parapente ! Du port de Fethiye, de nombreux bateau proposent des « daly boat trip » les 12 iles, y aller vers 9h45 les départs sont à 10h30 et choisir et négocier sa place (bateau avec ou sans musique, avec ou sans toboggan, grand petit) nous avons payé 60LT pour 4 avec le repas pour un retour à 17h, c’était une très belle journée. 15/16 Pamukale qui est une vraie merveille par contre il faut y aller tôt le matin ou bien en fin de journée car ensuite avec la foule c’est l’enfer! De nombreux hôtels ont une piscine car ils bénéficient de l’eau fraiche du site. Pour les resto c’est vite l’arnaque, néanmoins si vous voulez bien manger pas cher avec mézé et tout le reste, je vous recommande en bas du village Unal restaurant. 17/18 Selçuk est une ville très agréable, en plus de sa proximité d’Ephèse; la basilique Saint-Jean (pas vu) la mosquée Isa Bey, le musée d’Ephèse. Pour la baignade mer Pamucak est bien sympa dolmuch pour ¾ LT. Visite d'Ephèse le matin tôt le top presque 2h seul, nous avions un hôtel génial plein de charme le Akay hotel www.hotelakay.com 150LT la chambre à 4 avec petit dej clim et une très belle piscine. 19/20/21/22 Istanbul Paris hôtel très bien situé, pas cher 30LT par personne avec petit dèj, personnel sympa mais l’hôtel est très moyen (ou très bien pour le prix, c’est selon !). Nous y sommes arrivé pour la fin du ramadan et tout était fermé pendant deux jours …Dommage ! Je ne lancerai pas à résumer Istanbul en quelques lignes, c’est une ville superbe allez-y vous verrez ! Prenez un hôtel bien placé c’est très important ! Puis après un superbe mois retour.

Bilan pays superbe, sites grandioses, gens sympa, transports faciles mais un peu cher, dépaysement moyen budget il faut faire attention!
Chien de défense des troupeaux, les fameux patous English translation pending
by Tatawin · 2012-10-12 · 65 replies
bonjour à tous,

rentrant de la GTA de Thonon les Bains à Nice, je me suis retrouvé confronté au problème des chiens de bergers hargneux, et les non moins célèbres patous, je dis problème, parce que pour moi, tous ces chiens à moitié sauvages, voir cinglés ont fini par devenir ma hantise.

on a cassé du pitt bulls pour moins que ça

certains patous sont un peu éduqués et moins agressifs, mais c'est pas écrit dessus, et ils sont plutôt rares.

le seul bruit des clochettes des moutons m'ont gâché une partie de cette superbe randonnée. La hantise de voir déboulés des chiens agressifs, dès qu'on arrive dans les alpages

en partant de Thonon, je n'y avais pas pensé, suite à ma peur grandissante au fil des jours, renseignements pris de droite et de gauche dans les gîtes, causeries avec des bergers qui n'avaient pas de patous, il en ressort que ces chiens sont la cause d'une saturation de plaintes, et que certains éleveurs préfèrent s'en passer plutôt que d'être en permanence sous le dépôt de plaintes de randonneurs.

dans le lien qui suit, et si vous recherchez sur internet, il en ressort que certaines municipalités, et aussi certains gérants de gîtes qui commencent à s'inquiéter d'une baisse de tourisme liée à la defréquentation de leur GR par les randonneurs, suite aux rencontres avec ces chiens.

http://www.pyrenees-pireneus.com/...ensProtection.htm#14

pour ma part, j'avais envisagé de faire la partie du GR5 dans les vosges et le jura, mais du coup, je n'irai pas, idem pour le GR10 que j'avais prévu en 2013, on peut peut-être me reprocher ma peur, mais je marche pour me faire plaisir, pas pour stresser sans arrêt.

j'ai passé quelques nuits en bivouac, pas entendu un seul loup, le brame des cerfs, oui, le hurlement du loup, non, en plus, je ne comprend pas trop, personne n'a jamais entendu dire qu'un patou ait tué un loup ?

quand on est passé à Roya, 2 jours avant, soi-disant 150 brebis égorgées, et ce malgré la présence dans le troupeau de 3 patous, 150 brebis, combien a t'il fallu de loups pour faire ça, et surtout que faisaient les patous ??????

pour avoir aussi assisté avec une vingtaine de personnes, assis un soir sur une terrasse d'un gîte en savourant une bière salvatrice, on a donc assisté a une petite folie des chiens de berger et de leur collègue patou qui poursuivaient un renard, pauvre renard qui avait eu l'audace de vouloir traversé le troupeau, ignorant, il n'avait pas su lire le panneau de prévention, je peux vous dire que ça a été un feu d'artifice de moutons, ça giclait dans tous les sens, ils auraient été au bord d'une falaise, ça finissait par une purée de moutons en bas, et on aurait encore prétexté une attaque de loups,

heureusement, le renard étant plus fin s'en est sorti sans une rayure alors que les autres imbéciles couraient en tous sens ! cherchez l'erreur !!!!!

je suis persuadé que le patou est aussi dangereux que le loup, certains pètent les plombs et se retournent même contre leur maître, dixit un berger

je veux bien qu'on protège les troupeaux et c'est normal, mais je reproche aux éleveurs de s'approprier la montagne, en vertu de quel droits, certains panneaux de prévention d'ailleurs en témoignent, certains s'adressent aux AMIS randonneurs et expliquent poliment aux randonneurs quel comportement avoir face à ces fauves, alors que sur d'autres panneaux, il est juste écrit: N'APPROCHER PAS DES TROUPEAUX !!!!

et vous, vos réactions m'intéressent, soyez francs et sincères, peur pas peur, allez vous toujours en montagne si vous avez eu des expériences négatives ?

merci d'avance
Scooter à 3 en Thaïlande English translation pending
by Azerty090909 · 2012-09-05 · 20 replies
Bonjour j ai vu sur certaine discussion que c était possible de se déplacer a scooter a 3 😕 je voyage avec ma femme et mon fils de 6ans donc le moyen le plus pratique je crois c est le scooter mais a trois cela peut se faire labas c est pas interdit ou choquant??j évite de louer une voiture je précise aussi que je n ai jamais était donc vos conseils svp merci d avance
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la p��che. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Retour de 16 jours en Afrique du Sud (Le Cap, Swaziland, Kruger) en famille en août English translation pending
by Ericb · 2012-09-01 · 32 replies
Pas de jet-lag à craindre cette année pour notre voyage estival avec nos 3 post-ados (18-18-20 ans ) : après des escapades plutôt “asiatiques” et “américaines” (liens vers les comptes-rendus sur mon profil ) , cet été cap plein sud sur Le Cap , le Swaziland , le Kruger .. Voici donc un modeste pseudo “carnet de voyage” mêlant récit , avis, impressions , éventuels conseils , .... à destination des futurs voyageurs désireux de braver l’hiver austral et de ceux qui nous ont aidés à préparer ce petit périple ; il n’est que le reflet de notre propre première expérience forcément superficielle et parcellaire de ce pays , sans plus !

Itinéraire rapide ( 5->23 Aout) (que du “classique” ; pas le temps en 16 jours de sortir des sentiers battus mais incontournables ! ) ; il semblerait à la lecture du forum que le circuit se fasse plus souvent dans l’autre sens ... : pour nous , on a apprécié commencer par la fraicheur, finir par la (relative ) chaleur et débuter “molo” par quelques zèbres à Cape Vidal , finir en apothéose par un léopard dans le Kruger (pas évident à planifier ... ) ; c’est le premier voyage ou on a été amené à booker des hébergements (Kruger) avant même d’avoir les vols !

J1-J4 : CapeTown ( Hout Bay : Poplar Tree Lodge) J5-J6 : vol Cape Town – Durban ; voiture –>StLucia (Hippo Hideaway) J7-J8 : Hluhluwe (Hill Top) J9-J10 : Swaziland (Ezulwini -Mantenga lodge ) J11-J13 :Kruger ( Berg en Dal + 2 nuits Olifants) J13-J15: Blyde River (Forever Blyde resort) J16 :Joburg (Gecko Ridge Guesthouse)

VOLS : Turkish Airlines : Genève –> Cape Town (escale Istanbul 2h + escale technique Joburg) ; retour Joburg –> Genève billets pris en février : –> environ 800 eur - B777 “neufs” + service à bord excellent (repas + écrans individuels) ; vols de nuit Cape Town –>Durban : via lowcost Kulula -attention vs respect du poids de chacun des bagages sinon, ras (on a aimé l’humour de l’équipage dans l’avion !)

GUIDES PAPIERS UTILISES : le routard (l’ai trouvé plutôt pas mal vs moyenne générale) ; guide Voir ( toujours intéressant pour les mini-photos et certains plans détaillés) ; LP (pour le circuit effectué qui est très classique, je pense qu’on aurait pu éviter cette fois le pavé ) + photo–guide des animaux d’Afrique ; ne pas hésiter à se procurer à Hluhluwe le guide-plan des réserves du Zululand , et dans le Kruger idem ( existe en français) – les principaux animaux y sont “décrits” donc on peut finalement se passer d’un autre guide-papier sachant que les boutiques du Kruger regorgent d’ouvrages animaliers pour ceux qui désirent approfondir ...

CARTES-GPS : essentiellement pour Le Cap , Joburg ... GPS très utile -plutôt que de louer , en acheter un sur place , ou mieux , pour ceux qui ont déjà un Garmin se procurer sur le net le “city navigator Southern Africa” en carte sd ; dans ce cas , cartes routières évidemment inutiles – dans les parcs , les guides ci-dessus ont donc des cartes détaillées indispensables ( toutes les pistes, les view points, points d’eau, etc ... )

LOCATION DE VOITURE –CONDUITE : via “Tempest car hire” (pour Cape Town puis pour Durban –>Joburg) – zéro problème (résa internet , non payée avant le départ) – véhicule = Daihatsu Terios : type SUV 2*4 , parfaitement adapté aux pistes du Kruger ( 4*4 non nécessaire, mais garde assez haute utile) ; lors de la prise du véhicule , bien faire noter les éventuelles rayures .... comme très probablement le nombre aura augmenté suite passage au ras des épineux sur les pistes, évite d’avoir à laisser la caution à la fin du parcours ... ; le Terios est un 7 places, mais avec les bagages 2e banquette arrière inutilisable – à 5 , confort un peu limite pour 3 adultes sur la banquette arrière sur de longues distances ... on s’habitue vite à la conduite à gauche (exceptée la position clignotant /essuie-glaces) ; les routes que nous avons empruntées étaient généralement peu fréquentées , assez rectilignes , avec un revêtement correct malgré quelques “potholes” – conduite “locale” sans problème et bien moins “exotique” que ce que j’imaginais (même les camions se rangent sur le bas-coté pour laisser les véhicules doubler ) - vu un radar mobile (le seul ? ) vers Mbabane au Swaziland .... les pistes empruntées dans les parcs sont faciles , peu cassantes , bien indiquées, sans risques de se retrouver dans des “culs de sac” (en anglais dans le texte) ou des positions inconfortables - pas de crevaison pour nous, et on n’a croisé personne en galère ... ; les stations service sont nombreuses (including quelques pompes “exotiques” dans les camps des parcs) , le carburant meilleur marché qu’en France (11 rand/litre environ) , les CB généralement acceptées .... et les pare-brises souvent lavés par les pompistes ... ; pour la traversée du Swaziland, ne pas oublier de demander le formulaire adhoc lors de la prise du véhicule (sinon, c’est noway pour entrer ... ) ; au total , on a du quand même faire environ 3000km

RESTAURANTS : globalement , on a “bien mangé “ avec des tarifs bien inférieurs à la France sauf dans le Kruger ou les restos des camps ont tous la même carte basique (modulo quelques variantes au buffet) qui permet de se sustenter mais pas de tenter une quelconque expérience gastronomique (mais on ne venait pas dans le Kruger avec cet objectif ! ) ; au bout de 3 jours on finit par se lasser , mais à l’inverse on ne voulait pas "”se compliquer la vie” en s’approvisionnant pour tenter le barbecue/ braai Restos intéressants testés (voir tripadvisor pour avis complémentaires ... ) : Hout Bay : Wharfside grill et Lookout deck sur le port : parce qu’après dans le Kruger, sera plus difficile de trouver du poisson ... Cape Town : Mama Africa : pour les viandes "locales “ type koudou/impala et l’ambiance musicale ( assez touristique , mais ca passe ....) St Lucia : Braza + Ocean basket : même maison –excellent rapport qualité prix les restos (souvent buffets) “contraints “ par nos hébergements ( Hilltop (Hluhluwe) - Mantenga lodge (Ezulwini) – Forever blyde ) se sont avérés “corrects “ last but nos least : le VIN !!!!!!!!! : c’est quasiment le premier voyage où je n’ai pas été forcé ( ? ) à me rabattre sur les bières locales , sans pour autant gréver le budget nourriture du voyage : les vins sur les cartes sont nombreux , variés et à des tarifs “amazing” (100-150 rands) proches de ceux des détaillants : on croit rêver ..... ; on a privilégié (avec modération , bien entendu) ... les cépages peu ou pas connus en France type “pinotage” ..et on n’a jamais été déçus : un vrai coup de coeur durant ce voyage !

HEBERGERGEMENTS Rien à jeter dans la liste ci-dessus : pas de mauvaises surprises suite aux résas ( il faut dire que fréquemment il faut payer à l’avance dans les parcs ou à minima donner un numéro de CB ) , “typologie” assez variée ( safe catering à Hout bay , guest house à Joburg, bungalows dans les camps , hôtel plus classique à St Lucia) ; wifi sauf évidemment dans les camps (on peut survivre sans ...) ; réservations pour le Kruger début février .....et c’était déjà limite (pour 2 bungalows) pour les dates souhaitées

CLIMAT : ( 5->23 aout ) Cape Town et environs : pas de surprise vue la saison : frais , assez humide , et plutôt venté .... ; donc évidemment s’équiper en conséquence (pour nous, 1 ou 2 polaires + un coupe-vent suffisaient) St Lucia->Kruger : top !!!! : chaud (mais pas trop et nuits moins “fraiches “ que prévu ) , sec , peu de nuages ; avait neigé sur Joburg quelques jours auparavant , mais difficile à croire lors de notre passage

SANTE : question rituelle : antipalu ou pas ? en famille, ai tranché pour prise de Malarone dans la zone à risque ( donc de St Lucia au Kruger) , car pas envie de prendre de risque, ni d’être stressé à la vue du moindre insecte volant , ni de prendre l’attirail moustiquaire/manche longues etc ... ; au final (mais je m’en doutais ! ) pas croisé un seul moustique durant notre séjour , et vue la fraicheur du soir de toute manière on était “couverts” ; après , chacun prendra sa décision ! sinon, strictement aucun souci avec la nourriture, ni avec l’eau (sous-entendu Immodium pas utilisé .... )

ARGENT : ATM nombreux (donc pas nécessaire d’emmener du liquide en euros ou de changer avant) ; CB visa et très souvent AMEX acceptées presque partout

A NE PAS OUBLIER : une multi-prise ...et acheter ensuite l’adaptateur spécifique Af.sud en arrivant à l’aéroport une paire de jumelles ( des compactes de bonne qualité , peu encombrantes pour le voyage , se sont avérées suffisantes) un zoom .... (on n’est pas des fondus de photo , nous contentons souvent d’un APN “étanche” bien résistant pour le voyage , mais cette fois le zoom assez puissant de notre APN compact s’est avéré indispensable pour “capturer” les bestioles parfois un peu lointaines ...)

INSECURITE : ???? pas vue !!!

JOUR APRES JOUR ..... (activités, tops, flops ... ) :

CAPE TOWN et “environs” : en 3 jours pleins , évidemment il a fallu faire des choix et des impasses ... (type “route des vins” peu à même de déclencher l’enthousiasme de nos enfants) , donc le résultat fut pour nous :

- la route cotière Hout Bay –> Le Cap est magnifique ... la plage de Llandludno également (y descendre !) .... vus dès le premier jour des baleines depuis la côte et au loin une gros “troupeau “ de dauphins ...

- Table Mountain : un répondeur téléphonique indique en live si le téléphérique fonctionne ou pas en fonction de la météo – à bien utiliser avant de décider d’y aller puisque probabilité non nulle que les conditions soient KO et prévoir en conséquence de la flexibilité dans le programme au Cap ( on a attendu J3 avant d’avoir un créneau...) ; conséquence: certains jours le site est bondé , et la queue pour le téléphérique ( pour les fainéants comme nous qui ne voulions pas y grimper à pied) significative ; astuce : on peut shunter une partie de l’attente en achetant sur le net les billets ( qu’on a fait imprimer sur place par la très serviable gestionnaire du Poplar tree lodge ) , billets que l’on peut au pire se faire rembourser si inutilisés .. ; la vue au sommet , une petite balade sur “la table” sont vraiment des must et ont justifié (pour nous ) cette petite organisation ..

-Hermanus : on voulait vraiment voir des baleines de “très près” , Hermanus était le site approprié , la période censée être idéale .... : pas de chance : zéro baleine à l’horizon le jour où on a fait l’aller –retour depuis Le Cap !!!!! (trop de vent , paraît-il) ; mais peu importe : la route côtière à partir de Gordon’s bay est superbe , et à Betty’s bay , on peut voir une colonie de manchots : bizarrement , le site est beaucoup moins connu que celui de Simon’s town ( boulders) , donc on échappe aux tours organisés (manque juste la photogénique et célèbre plage de sable de boulders) mais les manchots sont les mêmes et l’endroit est beaucoup plus sauvage !

- Duiker (seal) island à Hout Bay : petit tour ( 50 ‘ chrono) en bateau pour aller voir les otaries à fourrure sur leur petit îlot - pas cher – nombreux départs le matin : vraiment à faire !

- Cap de Bonne espérance : encore un “must” : après la montée au phare et les vues sublimes, bien descendre au Cape of good hope lui-même pour notamment la photo des autruches en bord de mer et le célèbre cliché derrière le panneau “Cape of good hope” .... .vus également damans , babouins .. Et puis toute la route Simon’s town –> Cape of Good hope –>Chapman ‘s peak est magnifique ( à faire dans ce sens )

- Kirstenboch gardens : à proximité de Hout Bay, donc on s’y est baladés , mais ne nous laissera pas un souvenir impérissable bien que considéré (dixit les guides) comme “un des plus beaux du monde” ; sans doute à réserver aux “botanistes” ! On a vu assez peu de fleurs....

- Cape Town : en fonction des choix précédents , on s’est contentés d’un rapide sight seeing (waterfront , resto dans City bowl ) sans frustration ... ; idem zappé Robben island notamment suite commentaires partagés sur les forums

- white sharks : ....ce devait être un grand moment du voyage ; volontairement j’avais réservé un tour départ Simon’s town ( –>Seal island- False bay ) pour avoir la chance d’assister au “breaching” plutôt que d’aller à Gansbaai (l’objectif n’était pas spécialement de se faire peur en plongeant dans la cage ...) ; mais la sortie a été annulée par le skipper ( trop de vent ) , idem pour le back up du lendemain ; la seule satisfaction aura donc d’avoir économisé un petit paquet de rands ...

ST LUCIA : - la “petite” croisière sur l’estuaire est sympa : permet de voir les hippos de très près (plus que dans le Kruger ) et pas mal d’oiseaux type aigle-pêcheur , king fisher... (faire celle départ 16h , plus d’activité sur le fleuve ... ) - la balade au coucher de soleil sur l’estuary beach est également bien agréable à pied : première fois de ma vie où je voyais sur un même panneau d’avertissement de danger la trilogie (big 3 ? ): hippos-crocos-requins !!!!!!! - Cape Vidal : par hasard (pas de carte à l’entrée du parc ...) on a pris la piste (vers l’ouest) juste avant Cape Vidal (Lake Bhangazi ) ; bien nous en a pris , premiers zèbres/phacochères/buffles et rhino du séjour !

HLUHLUWE -IMFOLOZI:

nous avons dû patienter une bonne heure à l’entrée nord du parc (Memorial gate) , le temps que le front d’un incendie ( volontaire) traverse la route principale ... ; puis , une fois la barrière levée , on a d’abord pris un rapide coup de chaud en léchant les flammes , et on a fini par croiser un ranger qui nous a intimé l’ordre de le suivre sur une piste pour contourner le feu, la fumée .... ; (bon , on n’est pas en Europe où on aurait été bloqués toute la journée .. ) ; ça nous a permis d’avoir la vision surréaliste d’une girafe seule (et pas dérangée ... ) au milieu des arbustes calcinés , et de constater par la suite que la plupart des animaux avaient fui “vers le sud” (Umfolozi) épargné par le feu .

- forts de cette info, on a consacré la journée complète du lendemain dans le parc plutôt au secteur sud –ouest (Mpila et pistes vers rivière Imfolozi ) et donc croisé comme espéré N Rhinos (blancs apparemment) ( pas de fauves , 1 seul éléphant) ; comparativement au Kruger vu après, Hluhluwe nous a semblé plus “vallonné” , les pistes sont également en excellent état, et on y a croisé encore moins de voitures

SWAZILAND :

- le passage des douanes ( Lavumisa et Jeep’s reef pour nous ) est assez “exotique” ( bien compter 30’ pour les N tampons, taxes , formulaires ...)

- pas mal de choses à faire en logeant dans la vallée d’Ezulwini : pour nous les ”artisans “ de swazi candles ( bougies psychédéliques en forme de rhinos , hippos ...) +gone rural , le musée du King Shobuza ( pas indispensable ) et la réserve Mlilwane

- Mlilwane : parcourue moitié en voiture et moitié en VTT ( puisque pas de fauves) ce qui permet de se dégourdir les jambes entre les game drive d’Hluhluwe et du Kruger ; on a tenté un petit sentier bien agréable type “single track “ en vtt qui longe la partie est du réservoir , nous a permis de passer assez près des hippos , de croiser un phacochère ....puis plus loin vus des hippotragues, un aigle serpentaire .. ; à déplorer une crevaison , qq kms sur la jante car pas de nécessaire de réparation fourni à la location ...mais c’est du détail !

- à la sortie nord (35km) de Mbabane , on a fait un stop à la mine de fer de Ngwenya : on paye à l’entrée de la mine , et le gardien vous donne les clés du musée rien que vous ... sur la route on peut visiter rapidement la verrerie “artisanale “ de Ngwenya ( intéressant , et si on veut continuer dans le kitch après la bougie buffle , le bock en forme de tête d’éléphant !!!)

- vers Pigg’s Peak , le petit détour vers les “Phophonyane Falls" vaut la peine , autant pour la cascade que pour la halte idyllique au lodge

En résumé , on a bien aimé cette traversée rapide du Swaziland

KRUGER:

-les big 5 !!!!!!! : mission accomplie ! : très facile pour buffles ( un gros troupeau est notamment passé tôt le matin juste devant notre lodge à Berg en dal ) , éléphants ( vus un peu partout durant nos 3 jours dans le parc) ; facile pour les rhinos (quoi que moins nombreux qu’à Hluhluwe , et souvent non signalés sur les cartes des camps pour éviter le braconnage) ; un peu moins simple pour les lions ( mais on a fini par tomber plusieurs fois sur des voitures ou des véhicules de rangers qui en avaient repérés , et on a eu la chance de croiser sur la route une troupe de lionnes (on a été bien obligés de relever les vitres du Terios ...)); comme prévu , le léopard s’est fait attendre , mais on a fini (bien aidés par les voitures croisées ..) par en débusquer un le dernier jour dans sa position classique diurne ( = dormant sur une grosse branche) ; en bonus , un guépard (pas si fréquents dans le Kruger selon chiffres annoncés) ; plutôt que de lister ce qu’on a vu , il serait plus rapide d’énumérer ce que nous avons “manqué” tant la densité de la faune est impressionnante au Kruger : donc pas vus parmi les “stars “ : galago/chacal/ lycaon ; pas de “regret” de ne pas avoir incorporé dans le circuit une nuit dans une réserve privée puisqu’au final on a eu la chance de voir “l’essentiel”

-circuit : J1 : Berg-en-dal–>Skukuza->Lower sabie –>Satara –> Olifants (un peu “juste” en un jour ) ; J2 : Olifants->Letaba->Satara->Sweni->Satar->Olifants ; J3 : Olifants->Satara-> sortie Orpen ; en fait, on a fait relativement peu de pistes car , d’une part les distances sont assez importantes au Kruger , et d’autre part les routes étant (un peu ) plus fréquentées , on risque moins de “rater” les animaux ; les muscles qui travaillent le plus durant les game drive au Kruger sont les muscles oculaires et en fin de journée on a vite fait de louper un lion dans la savane si l’attention se relâche ! 3 jours nous ont semblé “suffisants” pour avoir notre dose de faune sauvage dans les conditions de visite du Kruger ( c’est-à-dire le plus souvent au volant) , mais bien évidemment, on n’ a parcouru qu’une petite partie du sud ; pas fait de game drive de jour avec les rangers , ni de ”bush walk” , simplement un “night drive” à Olifants (réservé J-1 sur place) : nous a permis de voir des hyènes , un hippo et moults steenboks mais rien de plus ( après , comme dab, question de chance ... ) (ps : nuits fraiches –> se couvrir au max pour le night drive ; ils prêtent une couverture)

- warning : c’est bien précisé qu’il est interdit de rouler la nuit et de rentrer au camp après 18h ; sans le vouloir ( difficile de tenir une moyenne quand on croise un troupeau d’éléphants toutes les 15’... ) .... on a rejoint Olifants vers 18h30 : mise à part l’excitation d’avoir croisé une hyène au bord de la route à la nuit tombante , c’est assez “flippant” d’avoir à rouler de nuit , car stress permanent de croiser des animaux et d’entrer en collision avec eux (donc je déconseille ...) ;en plus, à l’arrivée à Olifants on nous a ouvert la barrière moyennant une inscription sur le registre des retardataires ( registre ouvert à 18h02 , on ne plaisante pas avec les horaires ...) et le paiement d’une amende de 1500rands ... ( que finalement on n’ a pas du payer : privilège du touriste étranger un peu naïf ??? )

BLYDE RIVER et environs :

En se concentrant sur les points de vue principaux , on parvient en une journée (départ –retour Forever blyde resort) à enchainer Blyde river /3 Rondavels / Bourke’s potholes / Pilgrim’s rest , une partie de la route des cascades (à postériori , on aurait pu shunter God’s window /Pinnacle moins “spectaculaires “ mais il faut dire que le temps était plutôt brumeux pour nous et donc visibilité moyenne) ; toutes les cascades visitées se ressemblent un peu , donc difficile d’en conseiller une particulière ( Mac mac falls peut –être .... ) ; à chaque cascade/point de vue , l’accès ( parking ) est payant ( et le tarif variable : zéro logique ! ) , on trouve les mêmes stands à souvenirs ( fabriqués où ??? ) , et tout est fermé à 17h (donc partir assez tôt le matin ) ; Pilgrim’s rest mérite le détour (si on est dans le secteur ) :parmi les différents bâtiments visitables, bien aimé le “Royal hôtel” et son resto , et moins de touristes que ce que je craignais ; au final une journée variée , avec des paysages qui tranchent bien après 3 jours “ à plat”’ dans le Kruger

Johannesbourg /Cullinan :

- on avait en gros une journée disponible sur le secteur avant de décoller ; donc pas facile de faire des choix à même d’intéresser toute la famille , sachant que j’excluais toute réserve/parc supplémentaire après le Kruger ; bilan des courses : mine de diamants de Cullinan (visite guidée à 14h) après avoir quitté Blyde River le matin ( faisable sans problème ) et le lendemain matin Gold Reef mine + musée de l’apartheid (2 sites au même endroit )

- la visite de la mine de Cullinan (durée 2h : à réserver impérativement avant, via leur site internet ) a bien plu à tous (sous-entendu , pas réservée à des passionnés de minéralogie) : la mine est en fonctionnement ( on traverse les installations extérieures en tongs mais casqués , le “trou “ est impressionnant ... ) , le petit musée est bien “foutu “ et nous étions seuls avec la guide ; en comparaison, la visite le lendemain de l’ancienne mine d’or de Gold reef est bien entendu beaucoup plus touristique , avec néanmoins une partie “souterraine “ intéressante (zappé la partie Disneyland de Gold reef , ce n’était pas l’objectif du jour ...)

- musée de l’apartheid vraiment bien fait et “prenant” , sans nécessairement avoir un niveau en anglais excellent ; avec un jour de plus , on aurait sans doute enchainé sur les townships de Soweto à vélo , mais faire les 2 le même jour aurait été de trop , tant la visite du musée marque déjà fortement les esprits

CONCLUSION .... :

qu’est ce qu’on n’ a pas aimé : rien ..... ; des regrets ... : pas de baleines à Hermanus , raté les requins blancs .... si c’était à refaire ... : pareil !.... , bien que finalement on ait eu assez peu de contacts avec les locaux puisque le voyage était essentiellement orienté “nature” ; même si nécessité de prendre un vol interne ensuite , ça vaut la peine à mon avis d’inclure quelques jours à Cape Town (pour la durée dont on disposait ) plutôt que de faire une simple boucle départ Johannesbourg : paysages et faune sont complètement différents , et on n’a pas eu l’impression de “bâcler” quoi que ce soit sur l’itinéraire ; tout s’est avéré “facile” sur place , et on est donc prêts pour une seconde expérience africaine , sans doute un peu moins “bornée” (Namibie ?!)

questions, commentaires bien entendu bienvenus ..et prochainement un lien vers quelques images ...
Hésitation entre une location à Saint Gilles ou Saint Pierre? English translation pending
by Moimah · 2012-08-11 · 7 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'une location pour un séjour de 15 jours à la Réunion en novembre. Sans être vraiment fixée j'hésite entre Saint Gilles les Bains et Saint Pierre. De ce que j'ai pu lire, Saint Gilles est plutôt central pour les excursions, à proximité des plus belles plages, mais très touristique et chère. Quant à Saint Pierre, c'est une ville culturellement intéressante, animée et un bon point de départ pour visiter le sud et l'est, mais plus loin des belles plages. Je veux à la fois profiter des plages, faire de belles randos et des activités sympa, faire la fête et découvrir la culture de l'île. Pour résumer, quel est le lieu le plus stratégique, sachant que j'envisage de louer une voiture.

merci pour vos réponses!
Parc de Bardia au Népal English translation pending
by Fofolette · 2012-08-03 · 8 replies
Bonjour, J'ai en prévision un voyage au Népal, sans trek-eh oui ça existe !!- qui me permettrait d'aller dans le parc de Bardia (entre autre visite); ce dernier ne semble pas bien connu, aussi j'aurais aimé obtenir qq renseignements sur ce que l'on peut y faire; le safari à pied vaut il le coup?? A t'on vraiment la possibilité de voir des animaux? Quid du safari à dos d'éléphant? et la balade sur la rivière? On me parle également d'une visite d'un village Tharu et d'une soirée "danses" mais non "truc à touriste".......... Auriez vous par hasard une expérience à me faire partager???? Par ailleurs peut on me dire s'il faut un visa de transit pour passer par Delhi afin de rejoindre KTM? Et où changer des Euros pour les roupies Népalaises afin de ne pas trop perdre ni de temps ni d'argent?! Merci d'avance à tous les voyageurs-voyageuses!
Itinéraire de trois semaines en Afrique du Sud English translation pending
by Vdnt92 · 2012-07-26 · 8 replies
Bonjour à tous,

Une fois n'est pas coutume, je viens solliciter la communauté des voyageurs pour vos avis sur voyage de 3 semaines en septembre en Afrique du Sud avec mon amie.

Dans l'ensemble le voyage est plutôt figé, car les résas principales sont faites (avions, voiture, hébergement), mais quelques ajustements peuvent être effectués dans les détails sont les infos que vous pourriez me donner...

Donc, pour rentrer dans le vif du sujet, voici le programme:

JOUR 1Arrivée à JNB à 14hLocation de voitureRoute vers Thohoyandou (~6h): le but n'est pas tant cette ville, mais plutôt d'être tout proche de l'entrée de Punda Maria le lendemain matinBesoin d'info ==> difficile de trouver un logement dans cette ville, des idées?JOUR 2Départ pour le Punda Maria RestcampSunset Drive avec Ranger à Punda MariaBesoin d'info ==> que faire en journée dans le Krugger (cela vaut pour cette journée mais la question est la même pour les 2 suivante), car si j'ai bien compris, l'interet d'oservation est surtout en début et fin de journée..?JOUR 3Journée en voiture vers le Shipandani Hide (à 3km de Mopani), pour une nuit en cache d'observationJOUR 4Morning Walk avec Ranger au départ de MopaniJournée en voiture vers le Olifants RestcampSunset Drive avec Ranger à OlifantsJOUR 5Départ très tôt pour le Blyde River Canyon (~3/4h de route)Nuit au Forever Blyde CanyonBesoin conseil ==> quels sont les incontournables pour cette grosse 1/2 journée à BRC (hé oui c'est très peu...😕), plutot en voiture, des randonnées de 3/4h possible. A priori il faut voir les fameux "3 Rondavels"...?JOUR 6Départ tôt pour Royal Natal NP (Drakensberg Nord), ~8h de routeNuit au Amphitheatre BackpackersJOUR 7/8Quelle randonnée? En 1 journée, est il possible de faire Amphitheatre/Tugella FallsPour la 2e journée, vaut il mieux faire une autre rando dans le Royal Natal ou aller à Giants ou Cathedral Park?Sachant que nous devons nous rendre en soirée le jour 8 au Sani Lodge (donc ~4h de route)JOUR 9Journée rando guidée: Hodgson Peak Day Tour (organisée par Sani Lodge): a priori les randos dans ce coin sont préférable à faire avec un guide...JOUR 10Matinée de route (~4h) vers Pondolands/Port St Johns ==> Mbotyi River LodgeSelon notre arrivée et notre envie: soit repos à la plage du Mbotyi ou petite randoJOUR 11Journée de rando vers les Fraser FallsUniquement possible avec un guide a priori?JOUR 12Journée de route vers Addo NP (Port Elizabeth), ~8hPour les activités, à voir selon heure d'arrivée, y a t il qqhose d'essentiel réalisable en 2 ou 3 h max..JOUR 13Départ pour Plettenberg, nuit à Dolphins Playground B&BEn route, arrêt au Tsitsimma NP, mais que faire? Des randos (en boucle) de qques heures sont elles possibles? A voir aussi pour aller faire le fameux saut à l'élastique...JOUR 14Journée à Plettenberg, nuit à Dolphins Playground B&BRandonnée dans le Robberg NP, il parait que c'est assez chouette..?JOUR 15Journée de route vers Mossel Bay et nuit au Classical View B&BEn route, passage par Knysna, Wilderness et GeorgeDes incontournables à voir / à faire sur cet itinéraire?JOUR 15Journée à Mossel Bay et nuit au Classical View B&B Sûrement une journée de repos ici..: piscine (celle du B&B semble top...) plage, visite de Mossel Bay..JOUR 16Route vers Oudtshoorn (serait ce la ville la plus imprononçable du monde???), ~1,5hCircuit en voiture vers Prince Albert par le col de Swartberg, çà vaut le détour??En soirée à voir pour une petit ballade en autruche qui semble être le must du coin..?Nuit au Gum Tree LodgeJOUR 17Matinée de route vers Hermanus (~5/6h) par le R62 et le KarooObservation des baleines à HermanusNuit au Cliff CottageJOUR 18Route vers Franschhoek (on restera peut être 1h ou 2 encore à Hermanus avant de partir selon le programme de la veille)Route des vins (Stellenbosch et Franschhoek)A faire sur place? des idées?Nuit au Coach House B&B à FranschhoekJOUR 19/20/21Route vers Cap Town, hébergement au Fullham LodgeLe programme des 3 jours est à définir mais quelques idées en tête, mais si vous avez des avis à me donner je suis fortement preneur: une journée de rando sur la Table Mountain (mais laquelle), une journée de découverte en voiture du cap de Bonne Espérance (Boulders, qqques villages?, peut être une petite rando), pour finir le séjour une dernière journée plutot repos (piscine, plages, et qd meme visite du Cap et Robben Island)JOUR 22Départ de l'avion à 8h pour JNB arrivée à 10h, puis correspondance pour le vol de Paris à 13hFIN...😕

Voila! bravo à ceux qui ont eue le courage de lire jusqu'au bout! N'hésitez pas à me faire vos remarques ou me donner les qques conseils demandée !

Merci à tous😉
Partir à l'aventure sur une île déserte English translation pending
by Mrlee74 · 2012-07-25 · 124 replies
Bonjour a tous. ma recherche est un peux particulière puisque j'aimerais partir avec mon meilleur ami sur une île totalement déserte pendant 3 à 4 semaines. partir avec simplement un sac à dos chacun et vivre à la Robinson Crusoé. Chassé et pêcher notre nourriture, fabriquer notre abri ect... totalement coupé du monde... je connais déjà les risques, j'ai déjà effectué un grand nombre de recherches. le gros problème est que je ne sais pas ou je pourrai trouver une île qui pourrai convenir, et surtout je ne sais pas comment procéder. je ne pense pas qu'il existe une agence de voyage qui propose des séjours comme celui la. le plus simple serais d'avoir un contact sur place dans une de ses région du monde, mais je n'en ai pas.

Si quelqu'un a une idée pour m'aider à organiser se projet? merci beaucoup d'avance...
Vacances inoubliables en famille à l'est du Canada English translation pending
by Wasvlc · 2012-05-20 · 31 replies
Bonjour à tous. Je visite le forum depuis plusieurs semaines maintenant et tous vos messages m’ont été d’une très grande aide pour préparer mon voyage de cet été…..Alors voilà, nous partons mon mari, moi et nos 4 enfants (5, 8, 15 et 17 ans) du 23 juillet au 15 aout au Canada. Les billets d’avion, la location de voiture et tous les hôtels sont déjà réservés. L’itinéraire est déjà défini et ne devrait donc plus changer car les hébergements sont réservés (hôtels). Voici donc le déroulé du voyage (les villes correspondent à l’emplacement des hôtels): · MONTREAL : lundi 23 juillet - mardi 24 juillet - mercredi 25 juillet Arrivée à l’aéroport le lundi 23 juillet à 15h00. · QUEBEC : jeudi 26 juillet - vendredi 27 juillet - samedi 28 juillet · RIMOUSKI : dimanche 29 juillet · CARLETON : lundi 30 juillet · PERCE : mardi 31 juillet - mercredi 1er aout · SAINT ANNE DES MONTS : jeudi 2 aout · LES ESCOUMINS : vendredi 3 aout · ROBERVAL : samedi 4 aout - dimanche 5 aout · LA MALBAIE : lundi 6 aout · SAINT ALEXIS DES MONTS : mardi 7 aout - mercredi 8 aout · OTTAWA : jeudi 9 aout - vendredi 10 aout · HUNTSVILLE : samedi 11 aout · TORONTO : dimanche 12 aout · NIAGARA FALLS : lundi 13 aout · GANANOQUE : mardi 14 aout · MONTREAL : mercredi 15 aout Départ de l’aéroport le mercredi 15 aout à 19h55

J’ai déjà bien évidemment, grâce à tous vos messages, une idée de ce que nous allons voir et visiter, mais j’aimerais que vous me donniez déjà spontanément, les choses incontournables à voir en fonction des différentes étapes et surtout en fonction des âges des différents participants à ce voyage….. je m’explique, je sais que ce voyage est chargé : beaucoup de route et beaucoup de choses à voir dans ces belles régions, mais le but de ce voyage est de satisfaire les envies de chacun sachant qu’avec de jeunes enfants, nous n’allons pas faire de grandes randonnées à pied de plusieurs heures, que mes ados ne sont pas trop fans de musées ou églises, que j’adore les beaux jardins mais que les autres n’en sont pas forcément fans….. Voilà tout cela s’avère compliqué et c’est pourquoi j’ai besoin de vous pour m’aider à trouver les visites et attractions qui plairont à (presque) tout le monde…. Et faire de ce voyage DES VACANCES INOUBLIABLES pour nous tous !!!! D’autre part, nous fêterons là bas 4 anniversaires : le 28.07 (à Québec) les 5 ans de ma petite dernière, le 31.07 (à Percé) notre anniversaire de mariage, le 01.08 (à Percé) les 8 ans de ma 2ème fille et le 13.08 (à Niagara Falls) les 15 ans de ma 1ère fille ! Qu’auriez-vous à me suggérer comme activités pour ces jours là ? Peut-être aussi des idées de cadeaux d’anniversaire typiquement canadien !? Concernant les repas, ce sera surement pique-nique ou restauration rapide le midi et restos le soir, je recherche donc de bonnes adresses : bonne cuisine, si possible typique avec spécialités locales, accueil sympa et si possible pas trop cher!! sauf pour les 4 dates citées précédemment où nous sommes prêts à mettre un peu plus cher pour marquer le coup ! Autre question, nous devons prendre le traversier le vendredi 3 aout, je sais qu’il y a plusieurs possibilités de départs et d’arrivées, quelle traversée sera la mieux en fonction de nos étapes ? Dernière question (pour l’instant !), en fonctions de nos étapes, serons nous dans certaines villes au moment de festivals, événements particuliers ou fêtes locales ? Voilà… je vous remercie par avance de l’aide que vous m’apporterez et j’ai déjà hâte de lire vos réponses…. D’autres questions viendront sûrement par la suite !
Discussions sur le concours photo VF mai 2012: "La route" English translation pending
by Pierre · 2012-05-01 · 265 replies
Le concours est ouvert ici: http://voyageforum.com/...2012_route_D5138374/

Pour les commentaires, conseils, remarques, observations, annotations, bavardages, éclaircissements, explications, interprétations, causettes, palabres, papotages, propos, blablas, polémiques, discussions, joutes verbales, débats, examens de vues, échanges, différends, conversations, apartés… C’est donc ici 😄
Adresse d'hôtels musulmans en Turquie? English translation pending
by Dzayer · 2012-03-16 · 24 replies
Essalem Aleykom , je cherche nom , adresse , tarifs ... des hôtels musulman en Turquie baraka Allah ou fikom
Bons plans en France avec deux enfants? English translation pending
by Kuzie · 2012-02-15 · 23 replies
Bonjour les (autres) parents.

Pour moi, c'est un tjrs casse tête de trouver une destination qui permette d'assouvir mon besoin d'évasion, d'"exotisme" et d'activités sportives avec l'organisation et l'abnégation que nécessite la gestion de deux touts petits (1,5 et 3 ans en l'occurence).

Sur mes expériences des autres années, j'ai adoré la région du Ventoux (plein de balades faciles pour les petits, du vélo pour moi, des marchés provencaux et des visites culturelles pour mon épouse). Dans le même registre mais le soleil en moins, nous avons apprécié les côtes d'armor (cote du trégor). En revanche, on a un très mauvais souvenir des Alpes (aravis) (balades trop dures, pas d'activité pour tout petits, acceuil moyen, trop de monde)(dommage pour un fan de montagne comme moi).

Et vous, quels sont vos destinations "best of" en France ou pas trop loin ( et en pleine saison) ?
Choisir le Chili pour deux semaines au lieu de l'Argentine: bonne décision? English translation pending
by Mistelle · 2012-02-09 · 17 replies
Je me demande si pour un séjour de seulement deux semaines, le Chili est plus agréable à faire et plus intéressant aussi étant donné que les distances sont plus franchissables et les intérêts touristiques plus condensés par le fait même ?

L' Argentine m'attire aussi, mais j'envisage un voyage bcq plus long en 2013-2014 ( 1 mois si c'est possible ), question budget rénovation oblige !

Alors, le Chili ( Valparaiso, Vina del mar, route des vins ), au mois fin-novembre début- décembre

est-ce que vous avez d'autres suggestions pour le Chili ou l'Argentine ?

Merci ! 😉
Avis sur itinéraire de deux semaines en Turquie? English translation pending
by Penny12345 · 2012-01-26 · 12 replies
bonjour,

nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)

J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))

Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)

Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.

Par exemple:

point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)

point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"

point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...

J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)

Merci d'avance...
Itinéraire nord du Chili / Bolivie English translation pending
by Remyber · 2012-01-22 · 61 replies
Durant mon passage dans le Nord du Chili, j'envisage d'aller à Arica puis Putre pour visiter le parc national de Lauca avec le Lac de Changara, redescendre vers le Salar de Surire et , de là, passer en Bolivie pour rejoindre Uyuni. Doit-on obligatoirment remonter sur Putre passer la frontière , aller à Patamaya , Oruro et Uyuni. Ou bien existe-t-il une autre route plus directe du salar de Surire vers Colchane et passer la frontière pour rejoindre Uyuni ? Si quelqu'un peut m'indiquer la meilleure solution pour gagner du temps. Merci à vous.
Urgent: erreur de date sur le visa pour Madagascar English translation pending
by Kiki87 · 2012-01-15 · 11 replies
Bonjour,

Je me suis trompée d'un jour dans ma date retour pour mon visa pour Madagascar. Mon départ pour là bas est prévu demain. Je dois rester là-bas 5 jours et non 4 (comme inscrit sur mon visa). Est il possible d'avoir un nouveau visa ou qu'il rallonge la date inscrite sur le visa directement à l'aéroport? Sachant que sur le visa il est marqué "non transformable".

Merci pour vos réponses, suis en panique 😕
Destination Guadeloupe ou Sainte-Lucie? (urgent) English translation pending
by AlexMasca · 2011-12-27 · 23 replies
Bonjour!

Je souhaite partir dans les antilles au mois de janvier..J'aime le paysage de la Guadeloupe!!:D🙂: ses eaux claires son volcan les montagnes la nature etc.Mais les prix sont très élevés tout comme la martinique Je me demandais si la St-lucie serait une bonne idée pour le mois de janvier.Le paysage est il semblable? Les prix de l'avion pour la sainte-lucie à partir de Montreal sont nettement plus abordable que pour la Guadeloupe.Pourtant se sont des iles similaires? j'aimerais en connaître plus su la sainte-lucie .il ny a pas beaucoup de gens qui en parle? les température sont-elles chaude et belles en janvier?je veux dire, ca minquiete que les prix soit si différent de la guadeloupe😕 ..Y a t il une raison particuliere?pourquoi les gens voyagent moins a sainte lucie? Merci ! je recherches de belle plage aux eaux turquoises et de la chaleur!

Merci de m'informer!:)))

Alexine
Itinéraire pour deux semaines au Pérou en février/mars? English translation pending
by Eroah · 2011-12-11 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je prévois un voyage avec une amie de 2 semaines au Pérou entre fin février et début Mars. Avec toutes les infos que j'ai collecté sur le net je n'arrive pas à trouver de réponse claire et précise. J'espère donc que la communauté pourra me renseigner :)

Itiniéraire Avez-vous des suggestions? les incontournables? En prenant en compte la période février - Mars Par exemple j'ai l'impression que Lima n'est pas LA ville à voir.

Climats A cette période j'ai cru comprendre que c'était la saison des pluies partout sauf sur la côte. Vous confirmez? Sont-elles problèmatiques pour la visite de certaines régions ? Devons-nous adapter notre itinéraire en fonction du climat?

Transport Nous pensons nous focaliser sur le bus et le train. Qu'en pensez-vous?

Coût de la vie / Budget D'après ce que j'ai lu je pense que pour 2 semaines vols inclus pour 2 personnes nous pouvons nous en sortir avec 2 000€. Vous confirmez? - Hôtels - Nourriture - Transports - visites

Si vous avez les tarifs moyens ca serait top :)

Autre Solution Utiliser les services d'une agence de voyage locale. Est-ce un bon compromis avec notre budget?

Merci beaucoup pour votre aide. Eroah
Partir apprendre l'anglais en Irlande ou Écosse? English translation pending
by Fafariricaca · 2011-11-28 · 30 replies
Bonjour à tous,

Voila, je viens de finir mes études il y a 2 mois et en même temps que je cherche du travail en France, une folle envie me trotte dans la tête depuis quelques temps. J'ai trop envie de partir genre 6 mois pour apprendre et maîtriser l'anglais (je suis un peu un boulet malgré les cours à la fac!) dans un pays anglophone. L'Irlande ou l'Ecosse m'attirent énormément. Quel pays et quelle ville me conseilleriez vous vis-à-vis du taux de chômage, de la chance de trouver un emploi et du coût de la vie (logement en particulier)? J'ai entendu dire que l'Irlande voyait son activité repartir en ce moment mais rien n'est sur donc j'hésite... Je chercherais à travailler dans la restauration rapide, ou en tant que caissière, ce genre de jobs quoi.

De plus, tous mes amis ont déjà fait ce genre de super voyage, je n'aurai donc pas de compagnon de route. On m'a dit que partir seule était plus difficile donc je suis également à la recherche de quelqu'un qui serait motivé, pour s'entraider au niveau du logement etc. Date de départ souhaitée: courant janvier/février 2012.

Merci pour vos réponses et vos conseils ;)
Un mois en Argentine entre mi-mars et mi-avril, itinéraire English translation pending
by Mitzy · 2011-11-08 · 28 replies
Nous sommes deux copines de Montréal et voyagerons en Argentine entre la mi-mars et la mi-avril 2012.

Nous désirons passer quelques jours à Buenos Aires et à Ushuaïa, voir les chutes d’Iguaçu, visiter le nord-ouest et, éventuellement, la région de Mendoza, si le temps le permet.

Nous pourrions louer une voiture pour quelques jours, mais préférerions utiliser les moyens de transport en commun. Nous aimerions inclure quelques randonnées en montagne (longues de quelques heures, maximum un jour) dans notre trajet.

Nous aimerions avoir les informations suivantes: - combien de jours nous devrions passer à Ushuaïa pour voir l'essentiel ? - quel serait le meilleur trajet qui nous permettrait de visiter le nord-ouest et Iguaçu ? En combien de jours ? En avion, autobus, auto ? - est-ce que c'est envisageable de rajouter la région de Mendoza à notre voyage ou bien le temps est trop court ?

Un gros merci.

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