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Aquatabs/Micropur ou 2 gouttes d'eau de javel pour l'eau en Inde? English translation pending
by Yokatai · 2007-08-11 · 20 replies
Bonjour, Je me souviens, enfant, avoir regardé sur les TV africaines que l'on disait que 2 gouttes de javel dans un litre d'eau suffisent pour rendre l'eau potable.

Donc je me pose la question sur l'utilité de Aquatabs / Micropur.

Est ce qu'une histoire de gout? L'eau de Javel est elle moins efficace? ou nos labo pharmaceutiques inventent des produits juste plus pratique à utiliser qu'ils nous vendrent 100 fois plus cher? C'est ce qu'ils appellent "La valeur ajoutée". 😉

J'ai mis ce post dans la rubrique Inde, car je vais aller en Inde et je suis en train d'acheter de l'Aquatabs et du Micropur pour le "au cas où" je ne trouve pas de bouteille d'eau minerale...

Merci
Mes débuts de voyageuse mais je sens que tout a changé English translation pending
by Tyris · 2007-08-10 · 10 replies
Bonjour, Je ne pense pas que ce post sera très interessant pour vuos, mais ça fait un an que je suis revenue de mon premier voyage "loin et seule" et un an que ca rumine, pense et me travaille, alors j'ai besoin d'en parler. Avant, je n'etais jamais vraiment partie loin, ni seule. J'ai, il y a un an, juste apres une tentative de suicide (mon travail me pressait comme un citron, je bossais comme une esclave j'avais un stress enorme et des responsabilités trop importantes pour mon age j'ai craqué grave), j'ai pété un cable comme ca j'ai pris un billet pour bangkok pour la semaine suivante, sans organiser le truc, et je suis partie un peu moins d'un mois, seule avec un sac. L'experience a été très douloureuse (des évènements durs sont arrivés en france pendant que j'etais partie, un accident de moto sur place, mon couple à 2 doigts de se briser etc...) et sur les derniers jours j'en pouvais plus je voulais rentrer "chez moi". En rentrant, j'ai eu un mal fou à m'adapter. Ca m'a couté un job (je ne regrette rien celà dit) : je suis rentrée dans une boite dès mon retour, où jouer le jeu économique, entuber les clients et faire de la "merde", c'était trop pour moi, après ce que j'avais vécu en thailande, ca me semblait horrible, et sans éthique alors j'ai tout plaqué. Voilà ca fait un an, un an que je pense à partir loin tous les jours, un an que je regarde le ciel gris de paris et que je rève de m'evader à nouveau, un an que j'ai l'impression d'etre sous pression, un an que mon metro et mon ciel pluvieux me déprime chaque matin. Et j'ai encore un an à tenir avant d'avoir à nouveau des cnogès et pouvoir partir. Ca m'obnubile, je ne peux pas me retenir de parler de chaque anecdote que j'ai vécu en thailande, à observer tout ce qui m'entourait et à essayer de les comprendre. Le pire c'est que mon entourage non direct (au travail) pense que je passe mon temps à me vanter de mon voyage, ca les saoule. Pourquoi ce voyage m'a tant chamboulée alors que l'experience etait si dure ? Je crois que je commence à me dire que c'est justement la difference entre des vacances et une experience. Une experience n'est pas forcement agréable à vivre, peut etre meme très douloureuse sur le moment. Les vacances, c'est un tranzat un cocktail et un bon restaurant. J'avais testé ça, ca ne m'avait changée en rien. Mais je ne sais pas, depuis mon retour j'ai l'impression qu'un changement s'est opéré en moi. Je comprends pas encore tout ce qui se passe en moi (meme après un an), j'ai l'impression de m'etre découverte dans ce voyage. Pourquoi fallait-il partir loin de chez-moi pour me découvrir ? Je n'en ai aucune idée. Ce voyage m'a poussée dans mes limites, sociales avant tout (car en voyageant seule je me suis forcée à aller vers les autres), et sur la gestion du stress aussi. Depuis quelques semaines je me documente sur les années sabatiques autour du monde. Je ne crois pas etre encore prete pour ca, pour choisir une vie sans attaches, sans loyer à payer, sans CDI, sans sécurité, sans mon animal de companie. Mais je brule d'impatience de repartir, et cette fois ci dans un pays encore moins civilisé, encore moins touché par le tourisme, encore plus paumé dans la nature. Alors si un petit voyage de 3 semaines dans la thailande qui est un pays vraiment de plus en plus touristique me fait cet effet, je me dis que si je partais en tour du monde, je ne m'en remettrais jamais, à mon retour en france. C'est une torture d'attendre encore 1 an et 3 mois pour repartir. Je sais pas, c'est banal pour vous, grand voyageurs, ce que je raconte. Moi j'ai 28 ans, je découvre à peine, et je ne comprend pas encore très bien tout ce qui est en train de se passer à l'interrieur de moi. Depuis mon retour il y a 1 an, je me sens paumée... Complètement paumée, et submergée par cette experience. Et ça fait un an que ca dure, je ne comprend pas... quand celà va-t-il se calmer ? Rien n'a de saveur, mon travail ne me semble pas important, je ne me bats plus, je laisse les evènements pourris du monde du travail glisser sur moi, je ne me sens plus impliquée... Je me contente de bosser et de "faire mes heures" pour mettre de coté, moi qui etait passionnée par ma profession. J'ai l'impression d'avoir mis malgré moi ma vie sur "pause", en attendant de repartir. C'est moche comme vie, attendre. Je maitrise pas vraiment ça en plus, c'est juste que tout ici est gris à mes yeux.
Drogue du viol (ghb) à Cuba? English translation pending
by Ribote · 2007-08-10 · 89 replies
est ce qu il y a une personne qui a entendu parler de la drogue du viol a cuba car j ai eu des oui dire que cette cochonnerie serai rendu dans cette magnifique ile des caraibes merci
Salaire en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Lucasg · 2007-08-08 · 10 replies
Tout nouveau membre de votre forum et souhaitant m'installer en nouvelle caledonie, je souhaite savoir si avec un salaire de 2700 € net par mois ( 320.000 cfp )c'est pas trop juste pour faire vivre une famille avec un enfant de 6 ans ?

Merci de vos reponses
Tour du monde à un euro par jour? English translation pending
by Erhef40 · 2007-08-08 · 2 replies
Je m’interroge sur les TDM à 1€ par jour. Je sais quand on a peu de moyens et que la passion du voyage vous habite, on cherche toutes les solutions. J’ai un peu voyagé (Inde, Grèce, Brésil, Cap Vert, Guyane, etc..) et je vais vous raconter 2 anecdotes : Avec mon épouse, nous sommes allés en Inde il y a 25 ans, Cachemire, Ladakh… En arrivant à Delhi, la misère vous saute à la gorge surtout quand elle concerne les enfants et je dois vous avouer que conjugué avec la chaleur n’avons pu manger que 4 jours après notre arrivée. - Sur le bord de la route, une petite fille de 8 ans, très jolie, proposait de se peser sur un pèse personne (comme vous en avez dans votre salle de bains). Mais le sien ne marchait pas. Mais j’ai joué le jeu, je me suis pesé et lui ai donnée 2 roupies (pour moi 1, 60f à l’époque soit 0.25€), elle a regardé la pièce, a pris sa balance sous le bras et est partie en courant. J’ai appris plus tard que je venais de lui donner de quoi acheter du riz pour une semaine pour elle ET SA FAMILLE. - Au Ladakh, un marchand de pop-Corn (cuit dans un four enterré chauffé à la bousse de yack) étalait sa marchandise sur un torchon et devant son étal 2 gamins de 5 ou 6 ans, en guenilles, écarquillaient des yeux d’envie, ce qui ne m’a pas laissé indifférent. Alors j’ai acheté 2 paquets que je leur ai tendus. Ils ne voulaient pas y croire, se sont regardés, ont pris chacun un paquet et son partis en courant. Il m’en a coûté 1 roupie. Des anecdotes j’en ai plein des comme ça et je vous passe le Brésil… Alors, quelle sera la réaction de celui qui part pour un TDM à 1€ par jour devant ce genre de situation. Tu fermes ton cœur et tu te détaches de la misère qui t’entoure. Et tu profites d’eux, car ces gens là n’ont pas grand-chose, mais pour le voyageur ils donneraient tout se qu’ils ont, je l’ai constaté beaucoup de fois. Je plains ce voyageur et ne l’envie pas. J’ai pu voyager en économisant. Je travaillais et mettais de coté un peu tous les mois et quand j’avais assez je partais… Non pas dans des hôtels de luxe mais au plus près de la population et je dois vous avouer que nous avons dormi dans endroits plutôt « limites »... Voyagés en bus et en train…. J’ai l’air d’un vieux « C.. » moralisateur mais ton TDM fais-le dans les pays riches pas sur plus pauvre que toi.. Erhef
Voyage à la découverte de l'Amour English translation pending
by Yangguizi · 2007-08-06 · 59 replies
L'Amour... Comme nombre de mes semblables, ce mot m'a toujours fait rêver et depuis ma tendre enfance, je rêvais de le connaître, de pouvoir associer un vécu, des souvenirs, des expériences à ce mot si magique. Car à 31 ans, je ne l'avais jamais connu l'Amour avec un grand A, celui que seule une petite minorité de terriens a pu un jour connaître ou tout simplement effleurer. Et si du haut de mes quelques années de vie et de voyages j'ai déjà pu accumuler un certain nombre d'expériences intéressantes, l'Amour restait encore quelque chose pour moi de mystérieux et d'inconnu.

Une semaine de vacances plus ou moins imposées au dernier moment en cet été 2007 allaient représenter une chance unique de partir à la découverte de l'Amour. Et à ce quasi-dépucelage voyagiste allait s'ajouter une autre première en ce qui me concerne: j'allais voyager avec des amis, ce qui était une véritable révolution pour le voyageur solitaire que je suis en général. Un couple d'amis français de passage en Chine, que je désignerai sobrement par les initiales H. et K., étaient tout à fait disposés à m'accompagner dans cette quête de l'Amour. Je savais que je ne risquais pas grand chose en voyageant avec eux. Habitués aux rythmes effrénés, et partageant bon nombre de centres d'intérêts avec moi (surtout H.), ils allaient être les compagnons idéaux pour ce voyage initiatique.

Inutile de préserver le suspense plus longtemps, l'Amour, je peux maintenant dire au terme de ce voyage que je l'ai rencontré. Mais j'y reviendrai plus tard. Si l'Amour était effectivement le but principal de ce voyage, il n'y a quand même pas que ça dans la vie, et il s'est passé bien des choses pendant ces 9 jours, avant et après la rencontre avec l'Amour. Je savais instinctivement que c'est dans le nord-est de la Chine, dans l'ancienne Mandchourie, que je rencontrerais l'Amour. Dans la province du Heilongjiang que je n'avais encore jamais explorée pour être exact, ce qui tombait très bien car en cet été caniculaire, elle devait être une des plus agréables de Chine, d'un point de vue strictement climatique.

Ce voyage a donc commencé un beau et chaud samedi matin par un vol en direction de Pékin où m'attendaient mes amis avec qui nous devions rejoindre ensemble Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, un peu plus tard. Arrivé sans encombres à l'hôtel, j'ai retrouvé H. et K. puis nous nous sommes mis en quête d'un billet de train pour Harbin, ce qui s'est avéré être une opération plus difficile que prévue (ils avaient déjà échoué la veille). Mais ce voyage à la découverte de l'Amour allait être placé sous le signe de la chance, et une aubaine miraculeuse nous fit décrocher trois places en couchette molle le soir même pour Harbin, à un horaire parfait. Cela ne me laissait qu'une demi-journée pour profiter de Pékin, une ville où j'étais déjà allé à plusieurs reprises, mais souvent en coup de vent, et où j'avais plusieurs choses à faire. La première, et aussi bien H. que K. ne pouvaient que m'encourager à assouvir ce vice, consistait à aller déguster un délicieux canard laqué au Yawang, le roi canard, un des restaurants les plus en vue de la ville pour cette spécialité. On a beau rechercher l'Amour avec un grand A, ce n'est pas une raison pour étouffer l'amour de la bonne bouffe!
Hôtel Edenh Real Arena à Punta Cana English translation pending
by Maryandre · 2007-08-06 · 2029 replies
🙂Bonjour, j`aimerais savoir si ce complexe portait un autre nom avant 😕 ou c`est une nouvelle section d`un complexe Bref! j`apprécierais avoir des informations sur ce complexe.. merci 😄
Maldives: choix du voyagiste English translation pending
by Fairniente · 2007-08-05 · 25 replies
Je suis perdu quand au choix du voyagiste. Ma femme est moi aimerions séjourner 9 jours minimum aux Maldives, pension complète courant janvier 2008. En cherchant sur le net on tombe sur une foule de voyagistes et allant voir les avis et commentaires des plus connus d'entre eux (genre promovac, partirpas.... et j'en passe) on s'apperçois que le discount ça se paye souvent très cher : Beaucoup de problèmes aux aéroports, dans les hotels, prestations innexistantes, conseiller de l'agence toujours absent une fois le chèque encaissé....bref je vous fais grace des joyeusetées suivantes. En lisant dans les forums j'entend souvent parler de Kuoni ou expédia. A part poser des questions précise au voyagiste, existe t'il un ou des voyagistes en qui on peut faire confiance, du moins à 90% sachant que rien ne serait être à la perfection? il faut être tolérant. Y a t'il des voyagiste qui signe des chartres même plus ou moins respecté ? Y a t'il des normes iso concernant le tourisme ? Nous avons un petit budget de 4000€ pour 9 jours. Pension complète Pas trop loin de la plage (genre pas placé au centre d'un île ou en face des pilotis, comme certains bungalow standard de Kuredu pourtant bien) Tranfert aérop/hotel Vol direct Toutes taxes comprises Pas d'assurance, nous nous assurons nous même, c'est notre travaille 😛 Merci pour vos réponses. 🙂
Problèmes liés aux tatouages au Japon English translation pending
by Steph14 · 2007-08-04 · 30 replies
Lors de mon voyages au japon j eu de nombreuses histoires a cause de mes tatouages (impossibilite d entrer dans certain sento, regards des gens etc.....Du coup les seuls personnes avec qui je parlais sans souci etait les yakuza.Es ce deja arrive a quelqu un?
Rando-rencontre dans la forêt de Fontainebleau le dimanche 19 août 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-08-03 · 139 replies
🙂Voyageurs-randonneurs voyageuses-randonneuses,

Nous qui sommes abandonnés comme de vieilles paires de tongs durant cette période estivale par notre famille et nos amis, Nous qui ne nous satisfaisons pas de Paris-Plage, 😕 Nous qui donnons à manger au chat de la voisine du dessus partie en croisiére sur les mers chaudes, 😕 Nous qui arrosons les plantes de notre tante partie sur les rivages de l'Atlantique, 😕 Nous qui ramassons le courrier de notre meilleur ami parti vadrouiller sur les montants de l'Himalaya, 😕

je propose alors aux quelques abandonnés franciliens une rando-rencontre (je dirai alors une randocontre !!😏) en forêt de Fontainebleau le dimanche 19 aout 2007 pour aller écouter les chants des oiseaux, entendre le brame des cerfs, observer le vol des papillons, contempler la pousse des jeunes arbres, etc...

Pour ceux qui me connaissent un peu, il n'y aura ni enigmes, ni questions, ni temps imposé, ni course contre la montre mais juste le plaisir de faire une ballade sympa dans la nature sans itineraire etabli tout en improvisation !!!(tout le contaire de ce que j'ai deja fait !)

Vu la date choisie je ne m'attends pas à une multitude d'inscription alors s'il y a de 1 à 4 abandonnés decidés à faire cette petite ballade en forêt, le RDV se fera certainement porte d'Italie le matin (prevoir pique nique pour le midi ) et on partira avec ma voiture ( aucun frais de participation de transport ) S'il y a plus de participants, j'aviserai le moment voulu (faudra voir alors s'il y aura d'autres véhicules disponible )mais sinon il faudra penser au train (faudra alors que je me renseigne des horaires de trains et du prix du billet )mais là chacun devra payer son trajet ... Si personne pour cette randocontre, je vous raconterai comment c'etait ....
Visa pour l'Australie English translation pending
by Tonitruant · 2007-07-27 · 19 replies
Bonjour, je suis un Québecois âgé de 22ans et je pars pour l'Australie cette automne, pour une période d'environ 1an, alors j'aimerais savoir quel genre de Visa ai-je besoin pour travailler dans les bars et boutiques de sports ( ainsi que le coût et la durée des emplois permise ). Également j'aimerais savoir si j'ai besoin d'un certain permis de conduire, ou celui que j'ai ici est bon la-bas..comment ça marche, les assurances etc... Merci beaucoup, j'attends de vos nouvelles!!

Sincèrement,
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 3: Bolivie) English translation pending
by Mlefevre · 2007-07-26 · 2 replies
Suite de la partie 1 : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568 et de la partie 2 : http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;#1191542



J12 Mardi 10/07 : C’est le jour du départ en Bolivie. La veille en fin de journée, l'appareil photo est tombé d'un équipet du camping-car. Le boîtier et l'objectif sont intacts mais le filtre polarisant est étoilé! M...!!! Juste avant la Bolivie!!

Le minibus doit passer nous prendre à 8h00 devant l’hôtel. Il nous conduira avec d'autres touristes de la même agence jusqu'au poste de frontière bolivien puis nous continuerons en 4X4.

Un adorable petit chien fait patienter les enfants.



Il arrive avec 15 mn de retard, ce qui finalement n’est rien comparé aux 2 heures d’attente à la douane car le col Hito Cajon qui mène en Bolivie est fermé. Le vent a soufflé toute la nuit et a formé des congères. Finalement vers 10h le col ouvre, il n’y a plus qu’à faire la queue (longuement) au poste de douane chilien à SPDA. Nous partons pour 40 km de minibus jusqu’à la douane bolivienne (d’abord par la route du Paso de Jama, puis on tourne à G sur une piste pendant qq km, c’est indiqué). On remplit un Nème papier avec les 5 numéros de passeport… 2 km plus loin (frais de douane 1500 pesos chiliens (15FF)/pers), rebelote pour l’entrée dans le parc national bolivien (30 bolivianos (30FF)/adulte, gratuit pour les enfants)

Finalement nous sommes enfin à pied d’œuvre vers 13h après ½ journée d’attente et de formalités ! Je pense que sur 3 semaines de vacances, nous aurons en tout passé au moins une bonne journée en formalités douanières !! Nous partons pour 2 jours seulement en Bolivie (ben wouih, 3 semaines c’est court, surtout en partant de BSAS, et puis j’appréhende un peu le froid et l’inconfort et les longues journées de piste du tour classique jusqu’au salar d’Uyuni)

Pour ce tour sur mesure, après avoir contacté 3 agences de SPDA qui organisent des tours en Bolivie (Colque Tour, Cordillera Travellers et Estrella del Sur Expeditiones), c’est finalement cette dernière agence que j’ai retenue. Tout coûte cher à SPDA, beaucoup plus cher que les tours au départ d’Uyuni. Pour nous 5 nous payons 600 USD pour 2 jours/1 nuit, tout compris.

Avant de quitter le poste de douane bolivien et de commencer vraiment notre petite virée en Bolivie, nous prenons un bon petit déjeuner dans un vent assez glacial à 4000 m : Simeon a tout disposé sur une belle nappe dans le coffre du 4X4 : chocolat chaud, pain, dulche de leche (confiture de lait), confiture et beurre. Il refait le plein et ensuite nous prenons la piste, en même temps que 3 ou 4 autres 4X4 qui nous distancent rapidement car nous faisons quelques arrêts photos.



Simeon notre chauffeur, n’a dormi que 2 h cette nuit pour venir d’Uyuni, il se réconforte avec des feuilles de coca. Comme sa vue est fatiguée, il en a collé une au-dessus de chaque œil ! Il vit à Uyuni et a 3 enfants de 5, 8 et 10 ans qu’il ne voit pas beaucoup. Il travaille toute l’année, même pendant la saison des pluies. « Les Boliviens sont forts ! », nous explique-il.

Nous goûtons la feuille de coca est c’est au premier abord vraiment dég…Il faut en prendre 5 ou 6 et les mastiquer pendant une vingtaine de minutes. Arnaud les avale aussitôt pour s’en débarrasser au plus vite. Je persévère mais elles finissent par se dissoudre et je les avale aussi (ce qu’il faut éviter parait-il ?) Fred et Victor persévèrent…Victor, jeune étudiant en 3ème année de philo, vit depuis 2 mois à SPDA où il gagne sa vie en faisant de petits boulots, en attendant que sa copine le rejoigne pour un grand tour de 2 mois au Pérou et en Bolivie. Vivant à 2500 m depuis plusieurs semaines, il ne souffre pas trop de l’altitude. Nous avons passé plusieurs nuits à 4000 m avant d’arriver à SPDA mais ça fait 3 nuits que nous dormons à 2500 m mais ça va. Aucun mal de tête, simplement un essoufflement inhabituel.

Nous découvrons d’abord la Laguna Blanca, gelée en partie



puis la Laguna Verde (cette lagune ne prend sa couleur verte qu’avec la combinaison soleil+ vent et aujourd’hui on est gâté), tout près de la frontière.



Ensuite : désert de Dali, que nous admirons de (trop) loin. Il est un peu trop tôt dans la journée pour avoir des ombres "à la Dali".



L’altiplano est vraiment magnifique, les volcans sont enneigés car l’hiver est inhabituel cette année. Il y a eu plusieurs journées consécutives de temps gris et maussade, chose exceptionnelle dans cette région désertique en saison sèche. Un peu plus loin nous arrivons au salar de Chalviri où coulent des Aguas termales où l’on peut se baigner.



Mais le petit vent frais qui souffle à 4000 m nous dissuade de tenter l’expérience.

Puis solfatares (Sol de Manana) situés à près de 5000 m d’altitude.







C’est là à 5000 m d'altitude, que Victor a couru le 200 m en atmosphère appauvrie en oxygène le plus rapide du monde, en rattrapant une feuille que le vent lui avait arrachée des mains. Il a mis une heure à s’en remettre.

Enfin la magnifique Laguna Colorada et ses qq flamants roses (les autres ont migré dans des contrées plus clémentes et reviendront en été) et lamas.











Nous déjeunons à l’auberge d’un (bon) repas rapidement préparé par Siméon et non moins rapidement avalé. Puis nous allons marcher un peu au bord de la Laguna Colorada. Jusque là la piste n’offre aucune difficulté, ni technique ni d’orientation. Nous quittons ensuite les sentiers battus du sud Lipez pour aller vers le petit village de Quetena Chico, plus à l’est où nous allons passer la nuit. La piste, mauvaise, aucune indication, est superbe. Le soleil se couche peu avant notre arrivée et nous offre de superbes lumières.

De loin nous admirons le volcan Uturuncu, 6022 m, notre objectif du lendemain. Quelques vigognes se détachent sur l'horizon.



L'Uturuncu de plus près. Les trainées plus claires ne sont pas de la neige mais du soufre.



Quetena Chico comme la plupart des villages du coin vit de l’élevage des lamas. Il y en a plein partout, aussi sauvages que nos braves vaches et ça doit bien faire rigoler les Boliviens quand on s’extasie devant eux. Bonne surprise, l’auberge de Quetena nous offre une grande chambre, propre, spacieuse, pour nous 5, avec plein de couvertures.





Les toilettes sont propres et on peut même pour 5 bolivianos (5FF) prendre une douche chaude mais vu la température ambiante, ça ne nous tente pas vraiment… Simeon nous prépare avec l’aide des 2 femmes de l’auberge un bon repas (poulet + légumes, soupe). Nous sommes vraiment gâtés vu les conditions d’éloignement de tout. Il faut dire que Simeon est très organisé. Il promène sur le toit de son 4X4 en plus de nos bagages, de sa roue de secours et de ses 2 gros bidons d’essence, une bouteille de gaz, un réchaud et une grosse glacière. Avant de partir, l’agence nous avait d’ailleurs demandé ce que nous avions envie de manger, s’était enquis de savoir si nous étions végétariens, délicate attention…

Nous nous enfouissons sous une bonne couche de couvertures (en plus de nos sacs de couchage) car demain nous nous lèverons à 4h30.Le ciel est clair, il va encore faire beau demain !

J13 Mercredi 11/07 Lever à 4h30 comme prévu, ça caille. 5°C dans la chambre. On n’a pas très bien dormi, trop chaud !

A cette heure indue, il n’y a pas encore d’électricité, les lampes frontales sont bien utiles car la nuit est encore très noire. La lune est réduite à un mince croissant. Nous avalons un bon petit déjeuner.

Simeon a déjà démarré le 4X4 mais bien qu’il soit équipé d’un système antigel pour les grands froids, il est obligé de promener une torche enflammée sur le radiateur pour réveiller totalement son moteur. Selon lui il doit faire en dessous de -15°C.

Il y a une heure de piste jusqu’au volcan Uturuncu. C’est de la conduite 4X4 de haut vol : nous devons faire le brise glace en avançant et reculant à plusieurs reprises pour franchir une rivière gelée. Simeon connaît le coin comme sa poche et heureusement car il n’y a absolument aucune indication. Les gués se succèdent et enfin nous arrivons au pied du volcan et l’ascension commence. Il y avait autrefois une mine de soufre desservie par une piste qui monte jusqu’à 5700 m mais à cause de la neige et malgré les prouesses de Simeon, nous devons nous arrêter à 5260m. Après c’est à pied.



Nous arrivons juste au moment du lever du soleil, c’est très beau. Nous avons revêtu tous nos vêtements. Pantalon en fourrure polaire+ pantalon de marche en toile+ pantalon coupe-vent. En haut T-shirt+2sweat+2fourrures polaires+anorak+Bonnet+foulard+moufles.

Le vent se lève et augmente encore la sensation de froid.



Le sommet parait tout proche : le volcan est très beau avec ses coulées de soufre jaune. Il domine toute la région. On a vraiment envie d’aller en haut. Mais très vite, Caroline et Marion préfèrent faire demi-tour, frigorifiées et à bout de souffle.

Arnaud continue vaillamment avec Fred, Simeon et Victor mais lui aussi finit par renoncer à 5450 m, ayant trop froid aux pieds (il souffrira en fait d’une belle engelure, de même que Caroline). Simeon a laissé la voiture ouverte, heureusement car le vent est de + en + fort.

Je me sens parfaitement bien jusqu’à 5500 m où soudain j’ai la sensation brutale d’avoir la tête et la gorge prises dans un étau. C’est vraiment très désagréable. Je descends rejoindre les enfants. Les 3 hommes continuent. En une demi-heure, frigorifiée avec le vent dans le nez, je rejoins les enfants au 4X4. On se pelotonne dans un duvet et une couverture et la longue attente commence. Il est 8h45. Simeon nous a expliqué la veille que dans tous les cas, il faudrait reprendre la piste à 12h car une longue route nous attend ensuite jusqu’au poste frontière qui ferme vers 18h00. Marion est vraiment mal, elle se plaint de nausées et de céphalées et je ne vaux pas mieux. Le soleil monte peu à peu dans le ciel et l’atmosphère dans le 4X4 -au soleil mais aussi en plein vent- se réchauffe un peu. Pour s’occuper, on joue au baccalauréat : Marion et moi sommes complètement dans le potage alors que les grands qui ne souffrent pas du mal des montagnes voient leurs capacités intellectuelles conservées.

Midi arrive enfin et toujours personne.

Je commence à stresser en réalisant que s’il leur est arrivé qq chose, je suis incapable d’aller les aider et qu’en plus je n’ai pas la clé pour conduire le 4X4, nous mettre à l’abri avant la nuit et chercher du secours.

De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre.

Enfin, ½ plus tard, je distingue au loin 3 petites silhouettes dans un immense pierrier volcanique. C’est eux ! (Pas de doute, il n’y a personne d’autre à des dizaines de km alentours…) Ils semblent marcher normalement, tout va bien.

Finalement avec 1h30 de retard, ils nous rejoignent, épuisés comme jamais selon leurs dires. Simeon a déjà gravi le volcan une quinzaine de fois mais jamais dans de telles conditions de froid et de vent. Il a épuisé son stock de feuilles de coca dans la grimpette, avec l’aide de Fred et Victor qui avaient-comme nous- pris le matin un comprimé de Diamox. Victor, qui a réalisé l’ascension en baskets ( !!) est crevé, a l’impression que sa tête va exploser, mais comme Fred, qui lui n’a pas mal au crâne mais est complètement épuisé, en hypoglycémie, est fier d’être arrivé au sommet. Ils ont gravi les 800 m jusqu’à 6020 m sans rien boire ni manger, trop de vent, trop froid. Simeon et Fred se requinquent en engloutissant plein de gâteaux bien sucrés. Victor, nauséeux, préfère dormir…

Voici les images qu'ils ont rapportées :

Le sommet approche :



C'est un sol volcanique instable, bien crevant.



De là-haut, il parait que la vue est magnifique sur des lagunes, mais le fond de l'air est très frais!



Plus de 6000m! Pas mal!



Simeon et Victor au sommet.





Victor a fait l'ascension en jean (+ pantalon de pyjama) et baskets! Pas frileux le garçon!

Fred en haut :



Vue d'en haut :



Nous regagnons l’auberge de Quetena Chico, découvrant sous le soleil le magnifique paysage de canyons traversé cette nuit. Le coin est vraiment beau et perdu.

Fred nous explique que le sommet est en fait plus haut que ce qu’on découvre du bas. Pas bon pour le moral quand arrivé à 5995 m, on découvre qu’il reste 30 m à gravir ! De là-haut, ils avaient une vue superbe sur 3 lagunes. Un petit muret de pierres circulaire leur a permis de faire une petite pause relativement abrités pour profiter de la vue.

Arrivés à l’auberge, Simeon, le « bolivien fort », nous prépare encore une fois un bon repas. A 4000 m, nous nous sentons en pleine forme et l’appétit est là !

Nous rassemblons nos affaires de la nuit, rechargeons le 4X4 et reprenons la piste vers le Hito Cajon, poste frontière boliviano-chilien. Nous passons à Quetena Grande (plus petit que Q chico) et découvrons une région magnifique avec une rivière serpentant dans un canyon où paissent plein de lamas.





Les maisons sont très mignonnes, toutes en adobe et au toit de paille (pas de tôle ondulée par ici), il y a de nombreux enclos en pierre pour les lamas.



La seule autre source de revenu dans le coin semble être l’extraction de sels minéraux des lagunes : borax entre autres. Il y aurait des dizaines de photos à prendre dans le coin, plein de belles balades aussi mais je sens bien que Simeon craint d’arriver trop tard à la douane et je limite les pauses-photo.



Il faut dire que les journées sont très courtes en hiver (la nuit tombe à 18H30)

Nous fermons la boucle de notre circuit en retrouvant le salar de Chalviri et arrivons juste à temps au poste frontière. Comme nous sommes les derniers, ça va beaucoup plus vite. La navette minibus nous a attendus et à 19h00 nous sommes au poste de douane chilien à SPDA où les bagages sont fouillés afin de vérifier que nous n’allons pas importer de fièvre aphteuse et autres maladies au Chili.

La navette nous dépose à l’hôtel Chiloé où nous payons nos 3000 pesos, récupérons le camping-car. Puis nous allons chez Victor pour transférer sur son portable les photos de ces 2 jours époustouflants. Nous terminons la soirée dans un petit resto où Victor a ses habitudes, le seul de SPDA qui ne soit pas trop cher (nous mangeons à 6 pour 13400 pesos) puis raccompagnons Victor chez lui, lui faisons nos adieux et partons faire de beaux rêves dans la Cordillera De Sal, comme d’habitude.

La suite dans une 4ème et dernière (!) partie : retour en Argentine: http://voyageforum.com/v.f?post=1193013;#1193013
Clientèle des croisières English translation pending
by Stephanie40 · 2007-07-25 · 26 replies
Bonjour à tous cela fait quelques temps que je note que beaucoup d'entre vous font des comparaisons de cleintele et se plaignenet beaucoup de la clientele italienne. j'ai fait de nombreuses croisieres costa, une avec MSC, une avec rccl une avec ncl(croisiere 100% française car croisiere du france...) Et bien le bilan est très simple: croisieres costa, clientele jeune avec en été de nombreux enfants msc: plein mois d'aout difficile de comparer car assez bruyant cause enfants en surnombre rccl: clientele 90% americaine, toute tranche d'age, ncl: Clientele française à 100%, agée, et plutot irrespectueuse envers les jeunes, j'avais 27 ans à l'époque, mon ami et moi nous sommes fait insulter lors de la visite des cuisines.... Je remarque que sur toutes ces compagnies, ok certaines fois les italiens sont un peu bruyants, mais ils sont italiens ils profitent de la vie, les espagnols pareils, vous savez le sud, cela ne me gene pas je suis moi meme du sud, les américains idem de grands enfants disciplinés qui rient de beaucoup de choses et se foutent du regard des gens, un peu comme les allemands, mais pour finir les français sont reconnaissables entre 1000... Ils rouspetent tout le temps, ne font que critiquer, ne s'habillent pas beaucoup et on les retrouve beaucoup au bureau d'information à se plaindre. quand à la moyenne d'age je n'en parle pas. attention je ne viens pas faire ici de racisme anti personnes agées, j'ai rencontré des gens charmants, je voudrai seulement que l'on arrète de critiquer et de regarder comment nous nous comportons avant de critiquer les autres.. Du reste il est comique de voir que les américains et les italiens ont cette culture de la croisiere depuis de nombreuses années et que pour les français cela soit une grande partie réservée à une catégorie de retraités éxigeants, insatisfaits, privilégiés qui préfèrent rester entre eux plutot que de s'ouvrir aux autres cultures aux autres mentalités et aux autres générations... mais je pense toucher ici un grand nombre de points sensibles chez mes compatriotes...car c'est tout le probleme de notre pays. j'attends vos avis bonne journée Stephanie 2001 norway 2002 costa victoria 2003 costa tropicale 2003 costa europa 2004 costa magica 2005 msc lirica 2006 voyager of the sea 2007 costa vistoria

A suivre
Passeport abimé pour les Etats-Unis English translation pending
by Framy · 2007-07-25 · 46 replies
Voila je m'envolle pour les us (détroit) dans quelques jours, et la horreur je m'appercois que mon passeport (delphine de 2002) et celui de mon épouse sont légément abimés, Le film de protection/sécurité se déchire sur quelques millimetres sous la photo au niveau du RF, la photo ne se décolle pas, le reste est nickel, toutefois on voit trés bien que le RF est craqué.

J'ai regardé depuis plein de passeport (famille, amis...) de ce type et souvent, trés souvent je rencontre ce même probleme sur ces passeports.

La PAF de roissy ne s'en inquiéte pas plus que ca car pour elle effectivement c'est visiblement un probleme réccurent au passeport délphine et n'ont d'aprés eux de mémoire (plusieurs avis) pas eu de refoulés pour ca, toutefois les officiers US ont tendance a avoir le refoulement facile, ils sont capables de laisser passer des trucs délirants et refoulé des trucs insignifiant.

Il est trop tard pour en refaire.

Qu'en pensez-vous, j'ai bien peur de me faire refoulé a cause de ca même si presque tout le monde (PAF, ambanssade, amis s'y rendant souvent) me dit qu'il ne devrait pas y avoir (en théorie) de soucis.

Le fait que j'ai de déja 2 voyages fait aux US donc 2 tampons d'admission sur ce passeport peut il aider ? On ma dit aussi d'emporter ma CNI en cas de discussion, ou tout autre document.

J'ai peu d'espoir quand a l'issu positive, J'en suis a commencer a regarder un trip en europe a mon retour prématuré des us. La seule lueur d'espoir est que si c'est un probleme recurrent, je me dis que les officier US doivent bien connaitre le soucis, ils ont dus en croiser des centaines

Franck.
Retour de l'Odyssée Zarzis English translation pending
by 10brise1420 · 2007-07-24 · 20 replies
J'ai séjourné dans cet hôtel qui est plus que vanté par Odysséenne (rayée du site) et par Trafalgar du 30 juin au 11 juillet 2007 en suite-junior (623 et 726). Vous devez savoir que dans cet hôtel, la réponse à vos questions est toujours oui pour vous faire plaisir mais la réalité est autre. Avez-vous TV5 ? Réponse : Oui mais en réalité non. La climatisation ne fonctionne pas bien dans la chambre.Dans une suite, il pleut sur le lit et il est humide en permanence et dans l'autre suite, il pleut sur la terrasse.Pouvez-vous règler ce problème ? Dès le premier jour, le problème est signalé à la réception. Ce problème n'a été résolu que la veille de notre départ suite à l'intervention de Monsieur Sami Ounalli(le Directeur Commercial) qui lui est très bien. Il est à noter que cet hôtel a un nouveau directeur général français depuis un peu plus d'un mois qui est vraiment conscient des problèmes et qui semble vouloir remonter la pente. Petit conseil, adressez-vous directement au directeur commercial et pas à la réception. Depuis un mois, il y a eu quelques départs de personnel et il y en aura encore. Méfiez-vous des animateurs, ils vont vous proposer une soirée berbère ( avec supplément). Ils vont vous dire que les ados payent 1/2 tarif. Ce n'est pas la réalité. J'ai 2 filles de 12 ans et j'ai payé le prix plein pour elles. Trafalgar me disait que le public de l'hôtel était relevé. Le soir au restaurant, je croisais plus de Ronny en short et tong plutôt que des Gonzagues en pantalons. La plage est très sale (détritus, cannettes, ...) Des algues, des algues et encore des algues. Quant aux sports nautiques, sans commentaires. Pour voyager de par le monde, je peux vous dire que ce n'est pas le paradis mais une destination soleil sans plus.
Recherche de contacts à Bangkok English translation pending
by Properties36 · 2007-07-22 · 13 replies
Salut !

Je viens avec un ami visiter la Thaïlande. J'arrive le 10 à Bangkok, mon ami me rejoint le 19 août, et on repart le 8 septembre.

Ce serait super d'avoir des contacts sur place pour nous aider les premiers jours, et se faire briefer sur le pays : il va falloir trouver une SIM pour tel portable avec un numéro thaïlandais, des endroits sympas où loger, trouver les bons quartiers de Bangkok et les zones à voir en Thaïlande... Et les plans plages aussi :)

Voila, à vous lire, merci d'avance et a bientôt j'espère : )

@++

Stéphane
Où plonger à Cuba? English translation pending
by Fairway · 2007-07-22 · 18 replies
Bonjour a tous. Je serai a Cuba dans trois jours, et j'envisage de plonger, notamment dans la Province de Pinar del Rio (mais pas exclusivement). Vers Punta Frances, le Lonely Planet parle d'un spot qui serait le meilleur de Cuba. Certains pourraient-ils me faire part de leur experience ? Quid du materiel, du logement a proximite, etc ... ?

Merci d'avance.
Thaïlande: traditions insolites English translation pending
by Thuan · 2007-07-21 · 15 replies
étant toujours a la recherche de choses insolites, je cherche des traditions insolites comme celle si, un pécheur thai ne mange pas abord de son bateaux les 2 cotée du poison, cela porte malheur a la futur pêche, , 🤪 je suppose que dans vos archives il y en a d'autres ........ a vos claviers,
Système de santé cubain vu par M. Moore English translation pending
by Paloisdepau · 2007-07-18 · 76 replies
Ce matin, j'ai visionné le film documentaire SICKO(qui raconte les dérives du systeme de santé americain) avec mon epouse "ex-medecin de la republique democratique de cuba".......et dans ce doc un court passage montre M.Moore amenant à cuba un groupe d'americains se faire soigner à Cuba, ces derniers atterissent dans un hopital de la havane ou ils sont tout de suite pris en charge dans les meilleures conditions(documentaire qui sous entend que pour les cubains cela est la meme chose), ce doc. nous décrit un systeme de santé idyllique..................ET VOILA que mon epouse me dit "TOUT CELA EST FAUX!!!!!!!":un patient cubain doit souvent attendre plus de trois mois pour avoir accés aux memes traitements que nos chers etats uniens ont beneficie; d'autre part la medecine n'est pas aussi gratuite à cuba comme le montre ce documentaire....................et il aurait été sympa que ce M.MOORE parle un petit peu de la condition des medecins à cuba (salaire miserable;interdiction de sortir du pays librement)......pas très enviable.
Circuit des États-Unis (est et ouest) en cinq semaines English translation pending
by Jubilé · 2007-07-12 · 12 replies
Avec mon meilleur ami nous allons effectuer un séjour de 5 semaines départ le 3 mai 2008. Nous nous y prenons à l'avance mais comme nous voulons faire de ce voyage un moment inoubliable, nous avons besoin de votre aide tant la tache est grande de batir un tel voyage. Merci d'avance pour vos réponses ou vos tuyaux. Voici notre itinéraire :

1 New York - 2 nuits. Nous souhaitons dormir dans un palace, idéalement le Waldorf Astoria. Il parait qu'à l'aéroport on trouve les "specials" du jour où l'on pourrait trouver des tarifs canons. Qui connait la procédure? Pour info une junior suite au Waldorf est à 450$ prix normal.

2 Philadelphie Arrivée en train. Nous recherchons un bel hotel proche de la gare où facilement accessible.Qui a des infos? Que faut il voir absolument à Philadelphie? Comment se passent les voyages en train?

3 Washington. Arrivée en train. Recherche hotel. Peut on se rendre à Arlington en métro?

4 Chicago. Nous avons trouvé sur internet un pass pour les vols intérieurs (6 au total) Qui a déjà pratiqué? Est ce vraiment rentable? A Chicago, nous restons 2 nuits. Munis d'un véhicule quels sont les endrpits à voir absolument? Où peut on sortir le soir?

5 Memphis. Idem infos sur hotel de charme ou bon rapport qualité/prix

6 Dallas. 2 nuits - Nous louons une voiture. Preneurs sur un hébergement sympa.

7 Austin. Cherche hotel - Que voir dans le coin? La Colorado River n'est pas loin. Est ce que ça vaut le détour?

8 Houston.

9 Key West - Recherche toute info

10 Fort Lauderdale. Nous connaissons déjà. Tout est ok.

11 Orlando. Nous souhaitons louer une villa pour une semaine à proximité de Disney. Quels sont les pieges à éviter? Mis à part Disney, que faut il aller voir à Orlando?

12 San diego. Passage sur la cote Ouest. Nous souhaitons faire une escapade au Mexique pour une journée? Que faut il savoir? (formalités, ...)

13 Los Angeles. Il parait que 2 nuits suffisent ? Qui a des infos sur les survols en hélico de Vegas et Grand Canyon.

14 Death Valley - Yosemite. Depuis Vegas nous avons 2 jours pour rejoindre le parc du Yosémite en voiture via Death Valley. Où faudrait il faire étape? (j'ai repéré entre Lone Pine et Big pine? Quelles sont les conditions climatiques fin mai? Avez vous une idée du meilleur itinéraire?

15 San Francisco. 3 jours. Merci pour vos conseils (visites, sortie, hébergement)

16 Monument Valley - Si possible nous souhaiterions faire etape à Monument Valley sur le trajet San francisco New York. Cela vaut il le détour?

Notre timing est assez serré mais le tout à l'air de se tenir. Merci pour toutes vos suggestions, conseils ou remarques. Et un merci de plus pour avoir été au bout.
Retour aux sources au Vietnam English translation pending
by Vigognes · 2007-07-05 · 59 replies
Bonjour, Je suis plus un habitué du forum sur le voyage à vélo mais c’est avec plaisir que j’ai parcouru de nombreuses discutions toujours très précises dans les réponses avec parfois quelques photos pour rêver. Nous partons pour la 1ère fois au Vietnam avec nos 4 enfants après 3 séjours : en 1994, 1995 pour l’adoption de Titouan à Cantho et enfin en 2000. Vous comprendrez que ce voyage a un sens particulier puisque nous voulons faire découvrir le pays d’origine à Titouan et à ses frères. Nous atterrissons à Hanoi le 19 juillet et nous comptons organiser notre circuit sur place. Nous repartons de Saigon le 16 août. Hanoi baie d’Along avec 1 nuit sur le bateau hanoi 3 jours visite de notre filleule dans la province de hanam Hué (voyage en train) 3 ou 4 jours. Nous aimerions louer des vélos mais Jaouen a 8 ans et je ne sais pas si on trouvera un vélo à sa taille. Hoi an 2 jours Circuit vers les hauts plateaux de 4 ou 5 jours. L’idéal serait de louer un véhicule avec chauffeur. Nha trang 2 jours avec baignades et plongée Saigon Delta du Mékong : nous comptons y passer plusieurs jours. Ce sera peut-être intéressant de louer une voiture pour un circuit de 3 ou 4 jours. A Cantho nous irons à l’Orphelinat de Titouan.Voici les grandes lignes de notre séjour. J’aimerais connaître les expériences de familles qui sont retournées comme nous au Vietnam avec un enfant d’une douzaine d’années. Titouan est un enfant très heureux mais qui livre peu ses sentiments. Lorsque nous lui avons proposé de partir au Vietnam sa réflexion a été : " Ca fait 10 ans que j’attend ce moment "…
Question de poids! English translation pending
by Pondy · 2007-07-04 · 44 replies
Je suis gros, j’en ai assez d’être gros, de tous ces regards condescendants vaguement écœurés, même si je me dis que je suis habitué. Je suis le gros lard, le gros plein de soupe, celui qui prend de la place dans les avions, celui qui a la respiration courte et les aisselles humides.

Et les femmes, seigneur quel problème avec les femmes. Oh, des amies, j’en ai. Elles me disent que je suis tellllllement gentil, serviable, toujours souriant, que je trouverai la perle. Foutaise, je ne trouverai pas. Elles sont peut-être des perles mais de culture, pas des vraies puisqu’elles ne veulent rien qui aille plus loin que l’accolade et le bisou copain. Pourtant je suis là quand elles me racontent leurs déboires sentimentaux, leurs difficultés conjugales. Pour réparer leur voiture et même parfois pour aller au cinéma quand elles sont trop seules. Le cinéma, ça passe, il fait sombre et elles ne sont pas gênées. Ah, ça c’est sûr, à la sortie, pas question de boire un pot, des fois qu’on croirait que je suis leur copain. Les femmes, elles veulent le mec qui a un super job, pas trop prenant en plus, elles veulent qu’il soit sinon beau mais charmant, intelligent, cultivé, froid et un peu lointain parce que si on est gentil tout de suite c’est qu’on n’a pas de caractère.

Tant pis, je vais retourner en Thaïlande. Je ne le dis à personne, je dis que je vais au Laos ou au Cambodge, c’est moins risqué. Le jugement des autres, c’est une horreur si j’avouais. En Thaïlande je retrouve Mee depuis deux ans. Pendant l’année, je lui envoie de l’argent pour elle et sa famille. Je sais qu’elle me trouve gerbant et laid. Je sais que c’est une prostituée, comme je sais que je ne la ramènerais jamais en France même si je crève d’envie. Là-bas, elle est à moi pour trois semaines, ici, en deux jours, elle me laisse, envolée avec sa grâce légère et tous ces hommes sans poids. Et puis dans son pays elle a toute sa famille, on ne coupe pas quelqu’un de sa famille. Est-ce que j’ai honte de m’offrir une prostituée ? Non, je ne suis pas méchant, je ne la bats pas, je ne la contrains pas, je l’aide financièrement et l’espace de quelques jours, elle me fait croire que j’existe même si je ne suis pas dupe. Elle rit, elle me touche. Personne ne me touche, jamais. Quand on s’est ramassé des vestes toute sa vie, on essaye plus de rencontrer, on ne fait plus confiance. Moi, quand j’ai fini de bosser, je rentre à la maison, je bois une bière, je mange un plat surgelé et, après la télé, je fais de l’internet. J’suis inscrit sur meetic, j’ai 30 ans, je suis sportif, j’ai un bon job et plein d’amies virtuelles qui voudraient me rencontrer. Je sais que tout est faux, que je ne le peux pas mais par la magie de l’écran, j’ai l’impression d’exister. Après, je m’endors, seul, encore seul et toujours seul. Je pourrais aller voir les prostitués d’ici. Avant j’y allais de temps en temps. C’est cher et elles s’en foutent tellement de moi que c’est terminé. Avec Mee, elle s’applique si bien à me mentir que je suis tombé amoureux et que même ce sentiment si doux, je ne peux le confier à quiconque. Un gros qui aime comme un adolescent, ça ferait bien trop rigoler. Je suis aussi inscrit sur un forum de voyage et je lis tout ce qui se dit sur Pattaya et la Thaïlande. Je suis un gros porc pervers, un sale mec plein de fric qui profite de la détresse financière des jeunes prostituées. C’est pas cool pour moi de lire tout ça. Je n’arrive pas à croire que c’est vrai. Je ne me sens pas comme ça. J’en vois là-bas des vieux qui paradent au bras des belles, peut-être qu’ils sont comme moi ? C’est peut-être triste pour ces jeunes femmes. Y’en a des hommes jeunes qui font leur vie en Thaïlande, qui épouse une jeune femme, qui ont des enfants et qui trouvent enfin confiance en eux. Ca doit être pour ça. Moi j’pourrai jamais parce que je sais ce que je suis. Gentil, mou, gros, laid et seul.

🙂😉

Dom.
Biskra Batna et Bou Saada en Algérie English translation pending
by Gayleriste · 2007-07-01 · 10 replies
Bon, d'après l'avis général, faire le mzab fin aout c'est pas une bonne idée. Du coup, je voudrais me rabattre sur une de ces trois villes: bou saada, biskra ou batna. En gros, ce qui m'intéresse dans ces destination, c'est la proximité avec le grand sud algérien, donc une culture surement très différente d'alger où je passerai la majeure partie des vacances. Il y a aussi des vestiges romains manifestement incontournables, comme timgad.

ma question porte donc sur les moyens de locomotion. Lesquelles de ces trois villes disposent d'un aéroport bien desservi par le réseau interne? Comment me rendre à constantine par la suite? Comme je ne pourrai pas faire les trois villes sur les trois jours que je m'accorde, laquelle dois-je privilégier?

Merci d'avance à tous ceux qui me répondront.
Retour de deux mois passés à Madagascar English translation pending
by Ulisse · 2007-06-30 · 75 replies
Bonjour les routards, Nous venons de passer 2 mois a Mada que nous avons parcourue de long en large, jamais en avion, surtout en taxi-brousse mais aussi en 4x4. Nous avons 40-45 ans avec pas mal d’experiences «routardieres» les dernieres 15 annees ce qui nous permet un jugement comparatif assez honnete des lieux qu’on visite (enfin, nous le pensons). Sans vouloir tomber trop dans les details, nous allons essayer de mentioner les points essentiels tout en essayant de rester aussi objestifs que possible. Quitte meme a deplaire a certains … • Notre parcours : a) Descente de la Tsiribinina et visite des 2 Tsingys, le tout en 6 jours. b) Toute la RN7 en taxi brousse, en s’arretant quelques jours a Antsirabe, a Fiana et a Isalo. c) Le train Fiana – Manakara (aller et retour). d) Ifaty – Mangilly e) Saint – Augustin f) Anakao et Nosy Ve g) Anakao – Fort-Dauphin en 4x4 TOUT LE LONG DE LA COTE (pas par la nationale RN10) h) Fort-Dauphin - Ihosy par la nationale assez difficile RN10 … i) Tana – Tamatave – Sainte-Marie en taxi brousse + bateau (aller et retour) Nous avons laisse tomber Nosy Be car nous avons juge que c’etait trop touristiques a nos gouts. Ainsi nous n’avons pas visite non plus Diego Suarez ni la Cote-Vanille (probablement dommage …) • Budget (hotels – bouffe – transports en commun) Mise a part la location du 4x4 que nous avons juge indispensable pour le Sud, nous avons essaye de nous preserver un minimum de confort en faisant tout de meme assez attention aux depenses inutiles. Hotels : Nous tournions, en moyenne, a 10 euros par jour. Le maximum etait 16 Euros (Tana et Sainte-Marie), le minimum 4 Euros a Saint-Augustin (hotel) et a Beraketa chez des locaux. En general, avec 10 Euros en moyenne, on trouve du logement assez honnete pour des standards Europeens. Bouffe : Il s’agit la du point le plus subjectif et du plus difficile a prevoir. C’est vrai qu’ on peur manger dans des gargotes locales a 1-1.5 Euros par personne (en faisant attention a la tourista), surtout a midi, mais a la longue cela devient assez penible. La gastronomie Malgache n’etant pas tres variee, on s’en lasse rapidement car on fait le tour des plats proposes assez vite (enfin, ceux qu’on peut se permettre de deguster sans crainte). Leur aliment de base, le riz, est completement incipide (contrairement au basmati Indien), le zebu a bon gout mais est souvent trop dur, le poulet possede plus d’os que de chere … Honnetement, nous avons trouve tres difficile de manger a la Malgache midi et soir pendant plusieurs jours. Surtout le soir ou la bouffe est suppose etre aussi un passe temps agreable apres une rude journee. Surtout a Mada … Car il faut se mettre bien dans la tete que le SOIR a Mada C’ EST MORT ! LA ZONE … Rien a faire …, meme a Tana …, car les gens vivenent surtout a la lumiere du jour. A 6 heures il fait nuit ou jour et pendant la nuit vous n’avez pas tellement le choix de l’amusement. Pour le soir dans un restau il faut compter environ (par personne) : Minimum 4 Euros pour un plat de resistance (poisson de preference) + boisson. Maximum 8 Euros si vous ajoutez une entree et un dessert. A vous de choisir … Des langoustes a 2 Euros le Kilo nous les avons trouves nulle part … Et puis, de toute facon, meme si vous partez dans la brousse vous portez toujours la couleur de votre peu sur vous. Pour les locaux nous sommes toujours des «Vasahas» meme au fin-fond de l’ile. Ils essayeront toujours a faire monter les prix … Transports : Tant qu’on reste dans les limites du taxi-brousse acceptable, a savoir sur les axes goudronnes principaux, c’est bon marche. Par contre, bonjour l’attente !!! Si le taxi-brousse ne se remplit pas (14 places), vous avez beau poiroter. Comptez, en moyenne, 2 heures de retard sur l’ horaire prevu. Tana – Antsirabe (3.5 heures) : 2.90 Euros Tana – Tamatave (8 heures) : 5 Euros Tana – Fiana : (9 heures) : 5 Euros Fiana – Isalo (5.5 heures) : 5 Euros Morondava – Antsirabe (13 heures) : 11.5 Euros. Par contre, sachez que les taxi-brousses ou bus (TATA) de piste (en dehors des routes goudronnees), sont une horreur !!! Ceux-la n’ont pas de limitation de chargement, du moins les flics ferment les yeux car ils se font graisser la pate … Les locaux ont une notion de la securite, de l’espace et du confort qui n’a rien a voir a la notre. Meme en etant tres indulgeants !!! Quant aux pretendus contacts humains avec les locaux partageant ce meme vehicule surcharge, cela n’est qu’un mythe romantique. Vous risquez par contre de mieux vous familiariser avec leurs odeurs ou avec leurs poules. A vous de voir … Services extras : 4L ou petits taxis prives pour petites distances locales : Sensiblement plus chers. Pour l’example : Tulear – Ifaty, 30 Km en taxi brousse local (29 personnes sur une Toyota !!!) : 1.5 Euros. Tulear – Saint Augustin : 30 Km, 20 euros le taxi en 4L … C’est toujours le meme refrin : DES QU’IL N’Y A PLUS DE CONCURRENCE EST QUE VOUS ETES A LA MERCI DES LOCAUX, NEGOCIEZ FERMEMENT ET BONNE CHANCE !!!

•Parcs nationaux L’arnaque … s’appele ANGAP + guides. Notre conseil : Choisissez 1 ou 2 parcs et arretez … Le pire de tous c’est le parc d’Isalo (on s’y attendait) ou il regne un esprit d’arnaque assez infecte. Pour vous fixer les idees : A Isalo pour une simple balade au canyon des Makis (rien d’extraordinaire) + une balade aux canyon avec piscines naturelles (tres sympa et rafraishissant), au total environ 7 heures, vous en aurez pour : ANGAP : 10 Euros par personne, guide : 25 Euros, voiture pour le deplacement de 17 km entre les deux lieux : 27 Euros. Total : 62 Euros !!! tout seul ou 72 Euros a deux (l’ANGAP se paye a double), sans compter la bouffe a midi (facultative) … Essayez au moins de partager le guide et la voiture avec d’autres gens !!! Pour votre info : Le roi de la combine locale s’appele : MOMOTRECK. A eviter a tout prix ses services super chers, meme son hotel inefficace … Prennez plutot l’hotel tout neuf sur la place centrale du village, surtout pour bouffer mieux et a moitie prix … et essayez de contacter les guides locaux sur place en individuel et en dehors du Momotreck-mafia. •Location de 4x4 ou excursions proposes : Pour le 4x4, pas trop le choix, il faut casser sa tirelire. Cela dit, en chercheant le CONTACT DIRECT sur internet ou, si vous avez le temps sur place (mieux vaut a Tana), vous arriverez a faire passer mieux la pillule. Surtout pour tout ce qui concerne les excursions proposees (Tsiribihinam Tsingys etc …) Un conseil precieux : A mois que vous soyez le type de touriste pepere (alors pourquoi venir a Mada ?), EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Ces agences sous-traitent, donc forcement les prix montent considerablement. MIEUX VAUT CONTACTER UN DIRECT LES GUIDES SUR PLACE OU VIA INTERNET ... A la fin de notre texte nous allons vous donner quelques tres bons noms et contacts directs a propos …

•NOS IMPRESSIONS DE VOYAGE : Ici c’est difficile d’etre totalement objectifs car «les gouts et les couleurs c'est assez personnel … » En plus, juger un lieu ou une situation depend aussi des vecus de chacun … Quelqu’un qui a beaucoup voyage sera forcement plus trancheant dans ces jugements … que quelqu’un qui vient de debuter …. A notre avis personnel, pour quelqu’un qui cherche l’authenticite et le depaysement, le Sud c’est incontournable. Quitte a casser sa tirelire. La piste, surtout celle qui LONGE LA COTE … (assez facile) et qui passe par par Anakao, Beheloka, Androka (super !), Itampolo, Lavanono (super !), Cap-Saint-Marie et Faux-Cap (super !!!), est d’une beaute sauvage remarquable. C’est aussi la route des fameux tombeaux … On peut la faire sans etre presses en 6 jours jusqu'à Fort-Dauphin. Fort-Dauphin en tant que ville est une vraie deception (comme la majorite des villes Malgaches). Aucune couleur, un enorme chantier et des 4x4 plein les rues … Dommage, car la baie Dauphine et ses environs sont sublimes (surtout la baie de Lokaro est tres belle et pratiquable meme en voiture depuis cette annee). Ensuite nous vous conseillons de remonter a Tana (en 3 jours) par la route verticale, la nationale RN13, qui passe par Beraketa, Betroka et Ihosy. Route assez difficile par morceaux, surtout le trajet de 75 km Antanimora – Berateka et notamment juste apres Betroka par endroits … Uniquement en 4x4, sinon c’est trop galere, mais ca vaut vraiment le coup !!! AMATEURS DE GRANDS ESPACES a perte de vue (surtout apres Betroka et a l’approce de Ihosy), de couleurs changeantes et de depaysement vous etes avertis !!! Pour les aventuriers du pre-programme, sympatique mais assez toursistique (surtout en haute saison), nous conseillons la descente de la Tsiribihina, la visite des Tsingys et le petit train reliant Fiana a Manakara avec un petit tour vers les pangalanes. Mais, nous ne le repeterons jamais assez, EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Contactez les guides EN DIRECT, a la source, pour eviter la sous-traitance. Veuillez lire les noms et les contacts a la fin de notre texte. L’ile de Sainte Marie, hormis le temps treeeeees instable, est une ile tres sympa et tres tranquille. Ca vaut le coup, surtout l’ ile aux Nattes (4-5 jours suffisent). Sable blanc et fin, eau claire (turquoise par endroits) et fonds sableux. Pas des fonds vaseux et troubles comme a Ifaty-Mangilly ou sur la plage principale de Nosy Be …

Par contre, pour quelqu’un qui veut simplement poser son cul dans un bel hotel, payer cher tous ses deplacements et (eventuellement) draguer des putes fatiguees, , Nosy Be serait plus conseillee.

• NOS COUP DE COEURS : a) Le parcours des tombeaux : Anakao – Lavanono - Fort-Dauphin, PAR COTE (pas par la RN10). Le parcours Lavanono - Faux-Cap est un «must». b) Les alentours de Fort-Dauphin (baie de Lokaro) mais surtout pas la ville. c) Le parcours de la nationale RN13 (difficile par endroits) reliant Fort-Dauphin a Ihosy (amateurs de grands espaces, vous vous regalerez !!!). d) Manombato, a 110 Km au sud de Tamatave, 20 Km de Brikaville, plein de petits lacs et aussi le debut des pangalanes-nord. Impressionant paysage, sable super blanc et tres fin. e) Nosy Ve, la petite ile en face de Anakao. Un vrai bijoux a ne pas manquer !!! Meme si nous pensons que Mada ne vaut pas tellement la peine pour sa mer, Nosy Ve est une des rares exceptions a nous dementir.

•SYMPATHIQUE a) Antsirabe. La seule ville a Mada digne a porter ce nom … Pour ce qui concerne le reste des villes, sauf pour Diego que nous n’avons pas visite, nous pouvons guarantir qu’elles sont a la limite du supportable, voire meme a eviter autant que possible. b) Tsiribihina et Tsingys. Sympa mais (a notre avis) pas a la hauteur de leur publicite. Aussi assez touristiques pour nos gouts … Honnetement, la descente de l’Ardeche est tout aussi sympa (surtout hors saison) et il n’ya pas besoin pour cela de se tapper 9000 Km … c) Sainte- Marie (lire plus haut). d) Saint-Augustin, pres de Tulear. Assez sauvage et authentique … Aussi un moyen de passage vers Anakao (en pirogue) moins cher et moins dangereux que par Tulear. Car, FAITES GAFFE AU PIROGUES !!! c'EST ASSEZ PERILLEUX meme si les piroguiers pretendent le contraire .. Ils seraient capables de vous promettre meme l'Antarctique pour le fric !!! e) Anakao Sympa et nettement mieux que Ifaty ou Mangilly. f)La securite et le manque d’agressivite des gens, voire meme le cote chaleureux des gamins. Meme si souvent cela cache de l’interessement … Quelques exceptions rares tout de meme a Tana et dans la region d’ Ilakaka – Isalo.

• NOS DECEPTIONS : a) Isalo (lire plus haut). C’est surtout a cause du contexte arnaqueur … Comme nous n’avons pas pris le parcours de 2-3 jours, par consequent notre jugment est probablement incomplet. Cela dit, ceux qui ont deja visite le Grand Canyon aux USA ou celui au nord du Mexique (Del Cobre), seront probablement decus. b) Ifaty – Mangilly. c) Tres belle plage de 7 Km, on l'avoue, mais mer degueulasse … Fonds boueux, algues et eaux troubles. d) En general, decus par le fait que souvent la mer ne soit pas a la hauteur des ses plages (en peu comme au Bresil). Eaux troubles, vagues peu invitantes … e) Fort-Dauphin (lire plus haut) f) La bouffe Malgache. g) En comparant a d’autres endroits sur la planete (meme pauvres), le manque de culture prononcee (musique ou autre) est a mentioner. Sur ce point ce n’est ni l’Inde ni Cuba …, c’est plutot l’Afrique (surtout au sud). Heureusement sans les dangers de celle-ci …

NOS MEILLEURES ADRESSES D’HOTELS (en qualite-prix) : A TANA : Chambres d’hote : JACARANDA. Bien place, calme, tres propre, acceuil super-super sympa (on se sent en famille), internet gratuit, prix tres raisonnables. Dommage qu’il n’yait que 9 chambres. www>tana-jacarana.com Hotel SAKAMANGA : Tres connu, bien fait, pratique mais un peu dangeureux a la sortie le soir. Sympa mais pas mieux que le Jacaranda. A ANTSIRABE : Chez JENNY, une vraie oasis en pleine ville !!! Central (derriere la cathedrale), beaucoup de cachet et pas trop cher (10 – 12 Euros). EVITEZ la pension du GERANIUM …meme si les pousse-pousse vous la proposent (ils touchent une commission). Bon marche, nous l’admettons, mais assez mauvais rapport qualite prix. Et surtout, le proprio fait vivre son personnel dans des conditions pires que dans une porcherie … A notre avis une attitude a ne pas encourager financierement. A FIANA : Hotel LE CANTONNAIS, tres bon rapport qualite-prix et pratique car pres de la gare. A ANAKAO : Hotel SOALAZA (Chez Solange) : Tenu par un couple Malgache tre sympa.Tres bon rapport qualite-prix ( Tel : 00261 (0) 32 0418093 ) A SAINTE – MARIE Hotel YLANG : Pas le moins cher ni le plus cher mais tres bon raport qualite-prix. A LAVANONO : Chez EVELYNE …., Malgache tres sympa et tres bonne cuisiniere. A SAINT-AUGUSTIN : Chez Pierre …, mais pas chez Glovaire …

LES PIRES HOTELS (en qualite-prix) : GERANIUM A ANTSIRABE CHEZ BERNARD A BEHELOKA. LE CACTUS AU FAUX CAP ….

NOS CONCLUSIONS PERSONNELLES APRES 2 MOIS ET REALITES CACHEES : Certains choisissent Mada pour son cout de vie. Meme si Mada n’est pas vraiment une destination chere (hormis le billet d’avion), , ., ELLE N’EST PAS AUSSI BONNE MARCHE QUE L’ON CROIT. A moins de vivre comme a la Malgache (dur, dur …). Des que l’on cherche un minimum de confort ou un minimum de qualite (pas le luxe) les prix montent assez vite. D’ autres gens debarquent pour l’ecotourisme et pour le depaysement. C’etait aussi notre cas mais finalement la realite est un peu differente. SI VOUS CHERCHEZ DU DEPAYSEMENT, IL FAUDRA SORTIR DES SENTIERS BATTUS, TROUVER LES BONS GUIDES (voir plus bas) ET CASSER VOTRE TIRELIRE car vous allez dependre des 4x4 … Et sans aucune guarantie de pouvoir trouver du depaysement car (guide + 4x4) ne sont pas forcement compatibles a depaysement … SI VOUS RESTEZ DANS LES SENTIERS BATTUS, C’EST MOINS CHER MAIS POUR CERTAINS (NOTRE CAS) PAS FORCEMENT TRES EXCITANT. Donc, a quoi bon faire 9000 Km ??? IDEM POUR LA MER …, beaucoup de tres belles plages mais peu d’endroits ou la mer est a la hauteur de celles-ci.

GUIDES ET CONTACTS DIRECTS : Nous l’avons deja ecrit : Mieux vaut s’adresser directement aux guides que de passer par des agences qui sous-traitent. Mais encore faut-il trouver les bons (aussi a des prix interessants) car pas mal de gens se pretendent bon guides a Mada … Helas, la majorite proposent plus ou moins les memes choses et a des prix assez differents. Peu parmis eux osent proposer des choses un peu plus speciales, donc moins touristiques que la Tsiribihina, les Tsingys, la RN7 et les parcs. Soit parce qu’ils ne connaissent pas, soit parce qu’il ne veulent pas prendre des risques avec leur voiture. Nous allons vous donner 3 noms : Pour la Tsiribihna et les Tsingys il ya pas mal de guides a Antsirabe. Probablement, plusieurs parmis eux sont assez valables car finalement l’excursion est devenue pour eux presque un reflexe, tellement de fois ils l’ont faite. Pour la Tsiribihina et les Tsingys nous allons vous donner le nom de : Jean Charles. Surtout pour son efficacite (un vrai petit Allemand en matiere d’organisation et d’anticipation) et pour son honnetete (tres important). Ses tarifs sont super concurrentiels et vous pourrez sans aucun probleme lui anticiper un versement depuis chez-vous sans vous faire arnaquer. Ses coordonnes : jeancharles1974@yahoo.fr Web :
http://jeancharles.new.fr, http://tsiribihinatours.lagrandeile.com Tel mob : 00261 (0) 32 049 13 54 Saluez-le de notre part ...

Pour les choses plus corsees, POUR LES VRAIS ROUTARDS …., nous allons vous donner un tres gros calibre (et nous pesons nos mots …), un nom qui vaut de l’or : Le pape des guides …, il connaît toute l’ile comme sa poche. Du nord au sud, d’est en ouest … La ou peu de gens savent comment passer, lui il passe en rigolant car il connait … Il peux corriger, completer ou reecrire le routard pour vous sans aucun probleme. Le guide ideal, meme pour un Nicolas Hulot … A notre avis, les 25 ans d’experiences accumulees qu’il possede sont un bagage que peu de jeunes guides doivent avoir sur l’ile. De caractere tres agreable et parlant tres bien le Francais, il vous laissera a la fin avec l’image d’une personne tres attachante et tres professionnele. Son nom : Jean Pierre Mail : tsinalika@yahoo.fr Tel mob : 00261 (0) 32 417 14 08 Merci J.P …, passer-lui nos salutations chaleureuses … Pour les excursions vers le Sud ainsi que pour la Tsiribihina, vous pourrez aussi contacter «ses poulins» qui travaillent desormais a leur compte, plus jeunes que Jean Pierre mais tout aussi enthousiastes : Eddy (mail : maisontsirbihina@yahoo.fr, Tel Mob : 00261 (0) 32 401 3105) et Hazim Richard (Tel Mob : 0261 (0) 32 403 0016

Bonne route et bonne poussiere …. Olivier et Lydia
Trouver du travail à Montréal English translation pending
by Littledolls · 2007-06-29 · 44 replies
bonjour a tous moi cmarine sa fait deja quelque temps que je me renseigne pour partir a montreal pour le visa je veux faire une demande de pvt il faut que j'attende le 1octobre je sait aussi qu'il faut des economie pr tenir lé 3 premer mois mais pr le travail je sait comment sa se passe faut-il deja trouver du travail avant d'arriver a montréal ou est_ce qu'on peut trouver dutravail la bas si vous pouviez m'aider car la je suis un peu perdu🤪 si des personnes sont deja parti avec se visa pouvez vouss m'aider a oui est il facile de trouver du travail ds le domaine des enfants merci
Vol pour Hurghada: bouteilles d'eau en cabine? English translation pending
by Isabelleeric · 2007-06-29 · 33 replies
Bonjour à tous,

Bientôt le départ demain soir à 21h15 pour Hurghada et avant j'aurais aimé savoir si on peut prendre des bouteilles d'eau en cabine. Merci pour vos réponses. Cordialement.
Témoignages 1,2,3,4: Le souvenir pour survivre (Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-06-28 · 18 replies
Temoingage1 sur l'entrée des khmers rouge à Batambang Modifier | Supprimer | Citer | Répondre Avril 1975 . Battambang Il est des jours où tout bascule, où un fait presque anodin se révèle d’une importance capitale. Il est des jours qui tuent l’émotion et son expression, il reste alors le souvenir, les souvenirs enfouis, cachés, qu’il faut faire remonter à la surface pour les transformer en mémoire. Il est des jours qui succèdent à des jours qui blessent et qui blessent encore et vous conduisent à une mort lente. Il est des jours qui tuent violemment, un membre de votre famille, un camarade de classe, un ami, un voisin. Il est des soirées où les senteurs de la nature s’imprègnent d’autres odeurs inconnues jusqu’alors, celle de la souffrance d’un peuple et où les bruits familiers des insectes dans les arbres se conjuguent avec les cris de la faim et s’assourdissent dans le silence du désespoir. Ce matin là, je me rendais au lycée comme à l’habitude. J’étais en classe de Terminale Littéraire après avoir échoué, l’année précédente un Baccalauréat Scientifique. La nuit n’avait laissé que peu de place au sommeil ponctué des bombardements et autres tirs de roquettes, auxquels, hélas, nous nous étions habitués et qui se calmaient aux premières lueurs de l’aube. En journée, la vie était presque normale, à l’exception de ces très jeunes enfants que nous voyions mendier dans les rues et des flots de réfugiés qui venaient depuis quelques mois grossir la population de la ville. La ville représentait un espace de sécurité, mais aussi de misère, car ces nouvelles populations avaient fui le théâtre des combats. Combien parmi eux avaient-ils déjà été frappés par la mort d’un proche, la destruction de leur maison ? Ils venaient s’entasser le long de la rivière, bâtissaient des habitats de fortune, connaissaient la malnutrition et attendaient certainement, avec cette patience propre aux asiatiques, des jours meilleurs. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au delà de mes difficultés, les leurs étaient bien plus grandes. Certes, je n’étais pas au paradis, mais j’habitais dans une maison en parpaing, j’avais un lit que je partageais avec Nat, la bonne de ma tante Sam Saoun et de mon oncle Kheo, je mangeais à ma faim, mais jamais avec le reste de la maisonnée. Mes cousins et cousines, Smakly, Nany, Rithy, Kahna et Raymonaa mangeaient avec Saoun. Kheo, qui était agent des douanes, avait été muté à la frontière vietnamienne, et le seul qui aurait pu contrer les penchants de cette méchante femme, était bien trop loin pour m’aider en quoique ce fut. Si à l’époque j’avais lu « Les misérables » de Victor Hugo, j’aurai pu me surnommer Cosette, mais étant depuis ma naissance habituée aux difficultés, j’avais acquis à la fois la carapace suffisante et la volonté de réussir mes études pour faire face à tous les signes d’in affection que me prodiguait généreusement la tante Saoun.

Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.

J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !

De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.

J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.

Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.

Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?

Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.

Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…

Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est légèrement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.

Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.

La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans après, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.

Temoignage 3 Reang Keesei

Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.

Le cheval blanc m’avait laissé.

Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation

Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Vos histoires insolites en Thaïlande English translation pending
by Zatetlou444 · 2007-06-27 · 159 replies
Voila voila bonjour tout le monde! Alors voila, ca vous dirait de faire partager a tout le monde les histoires les plus insolites qui vous sont arrivés en Thailande!? je pense que ca nous ferait passer un bon moment a tous!! Alors je commence hum. lol celle qui me vient comme ca c'est a Nong khai, a coté du Laos, un homme qui vient nous voir la nuit moi et un ami, on était au bord de l'eau, il commence a nous raconter sa vie, très gentil, et ses problèmes, que sa femme l'a viré de chez lui qu'il est triste, qu'elle l'a tapé!! bon on se demande un peu pourquoi on se dit qu'il a l'air fort sympathique ce personnage!! et puis la il nous sort "you want a girl?" et 4 filles sortent de nul part et commencent a nous parler (lol on refuse tout net cest sur), tout de suite on s'est dit que ca avait pu peser dans la balance si sa femme l'a viré!! Enfin il a continué a parler avec nous et nous a même donné une carte de visite avec son numéro et nous a dit de l'appeler si jamais on avait un problème en Thailande, ou si on avait besoin qu'il nous emmène quelque part (il a pas dit ca en attendant quelque chose en retour); il était vraiment gentil et triste c'est ca le pire! un sacré personnage le gus. J'en ai beaucoup d'autre mais c'est celle qui me vient en premier a l'esprit !! a vous les studios.
Voyager sans louer de véhicule à Cuba English translation pending
by Tschof · 2007-06-27 · 18 replies
Je pars le 26 décembre 2007 à Cuba pour 2 semaines avec mon homme! On va voyager sac à dos et je ne veux pas louer de voiture. Je pensais voyager en bus et en taxi.

Malheureusement je crois que le taxi revient assez cher quand on est que 2 personnes mais c'est plus pratique pour s'arrêter sur la route que le bus et on part quand on veut.

Si vous avez des info sur les tarifs approximatifs des taxis à Cuba, ça m'intéresse bcp. Comme par exemple les trajets La Havane - Trinidad (avec un arrêt à Santa Clara) / Trinidad-La Havane (avec un arrêt à Cienfiegos) / La Havane-Vinalès / Vinalès-Cayo Levisa /

J'aimerais peut-être faire un crochet par Cayo Santa Maria pour 2 nuits. J'ai cru comprendre que la seule possibilité d'y aller est la voiture et que les cubains ne peuvent pas s'y rendrent. Comment ça se passe si on est en taxi? Peut-on prendre un bus depuis Santa Clara?

Merci d'avance si vous pourvez éclairer ma lanterne!
Liaison Colombie-Panama par la route? English translation pending
by Barneys · 2007-06-26 · 21 replies
Bonjour tout le monde.Je pars pr un tdm en septembre prochain.En mars 2008, je serais au chili pour attaquer une remontée des andes jusq'en équateur. En suite, je veux remonter l'amérique centrale. Pour cela j'aurais aimé traverser la colombie ( par medellin ) puis remonter le panama. Il n'existe apparement pas beaucoup d'axes routiers pour faire ce trajet mais j'ai entendu dire que certaines personnes l'avaient fait. J'aurais aimé savoir si il est en effet possible de faire par la route équateur-colombie-panama. Merci pr vos réponses

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