Je suis gros, j’en ai assez d’être gros, de tous ces regards condescendants vaguement écœurés, même si je me dis que je suis habitué. Je suis le gros lard, le gros plein de soupe, celui qui prend de la place dans les avions, celui qui a la respiration courte et les aisselles humides.
Et les femmes, seigneur quel problème avec les femmes. Oh, des amies, j’en ai. Elles me disent que je suis tellllllement gentil, serviable, toujours souriant, que je trouverai la perle. Foutaise, je ne trouverai pas. Elles sont peut-être des perles mais de culture, pas des vraies puisqu’elles ne veulent rien qui aille plus loin que l’accolade et le bisou copain.
Pourtant je suis là quand elles me racontent leurs déboires sentimentaux, leurs difficultés conjugales. Pour réparer leur voiture et même parfois pour aller au cinéma quand elles sont trop seules. Le cinéma, ça passe, il fait sombre et elles ne sont pas gênées. Ah, ça c’est sûr, à la sortie, pas question de boire un pot, des fois qu’on croirait que je suis leur copain.
Les femmes, elles veulent le mec qui a un super job, pas trop prenant en plus, elles veulent qu’il soit sinon beau mais charmant, intelligent, cultivé, froid et un peu lointain parce que si on est gentil tout de suite c’est qu’on n’a pas de caractère.
Tant pis, je vais retourner en Thaïlande. Je ne le dis à personne, je dis que je vais au Laos ou au Cambodge, c’est moins risqué. Le jugement des autres, c’est une horreur si j’avouais.
En Thaïlande je retrouve Mee depuis deux ans. Pendant l’année, je lui envoie de l’argent pour elle et sa famille. Je sais qu’elle me trouve gerbant et laid. Je sais que c’est une prostituée, comme je sais que je ne la ramènerais jamais en France même si je crève d’envie. Là-bas, elle est à moi pour trois semaines, ici, en deux jours, elle me laisse, envolée avec sa grâce légère et tous ces hommes sans poids. Et puis dans son pays elle a toute sa famille, on ne coupe pas quelqu’un de sa famille.
Est-ce que j’ai honte de m’offrir une prostituée ? Non, je ne suis pas méchant, je ne la bats pas, je ne la contrains pas, je l’aide financièrement et l’espace de quelques jours, elle me fait croire que j’existe même si je ne suis pas dupe. Elle rit, elle me touche. Personne ne me touche, jamais. Quand on s’est ramassé des vestes toute sa vie, on essaye plus de rencontrer, on ne fait plus confiance. Moi, quand j’ai fini de bosser, je rentre à la maison, je bois une bière, je mange un plat surgelé et, après la télé, je fais de l’internet. J’suis inscrit sur meetic, j’ai 30 ans, je suis sportif, j’ai un bon job et plein d’amies virtuelles qui voudraient me rencontrer.
Je sais que tout est faux, que je ne le peux pas mais par la magie de l’écran, j’ai l’impression d’exister.
Après, je m’endors, seul, encore seul et toujours seul.
Je pourrais aller voir les prostitués d’ici. Avant j’y allais de temps en temps. C’est cher et elles s’en foutent tellement de moi que c’est terminé.
Avec Mee, elle s’applique si bien à me mentir que je suis tombé amoureux et que même ce sentiment si doux, je ne peux le confier à quiconque. Un gros qui aime comme un adolescent, ça ferait bien trop rigoler.
Je suis aussi inscrit sur un forum de voyage et je lis tout ce qui se dit sur Pattaya et la Thaïlande. Je suis un gros porc pervers, un sale mec plein de fric qui profite de la détresse financière des jeunes prostituées.
C’est pas cool pour moi de lire tout ça. Je n’arrive pas à croire que c’est vrai. Je ne me sens pas comme ça. J’en vois là-bas des vieux qui paradent au bras des belles, peut-être qu’ils sont comme moi ? C’est peut-être triste pour ces jeunes femmes. Y’en a des hommes jeunes qui font leur vie en Thaïlande, qui épouse une jeune femme, qui ont des enfants et qui trouvent enfin confiance en eux. Ca doit être pour ça.
Moi j’pourrai jamais parce que je sais ce que je suis. Gentil, mou, gros, laid et seul.
Tu nous fais une description de ce pauvre type aussi pourrie que notre été ! C'est pas avec ça que tu vas nous remonter le moral 😮 !
Tu crois que "à ce point-là" ça existe ? En tous cas, il a bien du courage de continuer à vivre... Ouh là, je vais me faire dégommer aussi !
Bon, je retiens de tout ça que tu es là et que c'est bien 🙂...
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
"Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?"
D'un côté, il a pris conscience de la souffrance qu'induit la déviance. Il est rejetté, suscite des réactions différentes auprès des personnes qui le croisent. Il faut preuve d'une forte agressivité envers cette norme, il la conteste. Tout le récit laisse transparaître l'agressivité qui est sienne vis-à-vis de ce statut de ni beau, ni laid. Sa croisade est celle de la laideur, du dégoût.
D'un autre côté, il occupe une position contraire, position de surinvestissement du beau. Il est le premier défenseur de l'absolue beauté, d'un idéal de perfection esthétique. Il renforce donc à son insu le système normatif dans lequel il évolue. C'est Ethel qui nous le fait remarquer beaucoup plus tard
"Mais comme par hasard, quand notre Quasimodo-Epiphane tombe amoureux, ce n'est pas d'une fille laide à l'âme admirable dont il découvrirait les trésors cachés et qui serait ravie de leur conjonction spirituelle. Non, notre héros ne cherche pas de ce côté, dédaigne même les filles au physique peu avantageux."
Les gros et laids seraient t'ils moins superficiel que les personnes "standards"?
Eprouverait t'il moins de degout pour un clochard qui ne s'est pas lavé depuis qq semaines?
Donnerait t'il plus de pieces a celui qui fait la manche?
Je pense(d'une maniere générale), comme amelie nothomb qu'ils recherchent comme les autre du "beau" et par la se condamnent eux-meme!
Je ne sais si ton texte est "vrai" ou n'est qu'une fiction (tu es une femme?), mais des gens comme toi (?) j'en ai croisé. Je me souvient même d'un gars défiguré par un incendie, clopinant, un vrai Quasimodo, qui m'a raconté exactement la même histoire que toi. Il m'a fort touché tout comme ton histoire. Et je me suis largement exprimé sur les prostituées ici (voir mon carnet "Envers du décors") pour savoir que je n'ai pas spécialement de sympathie envers certains "consommateurs".
Mais ton "témoignage" qu'il soit fiction ou réel, est le reflet d'une réalité d'une société qui rejette ceux qui ne sont pas dans le "standard", mais que d'autres sociétés acceptent. Beaucoup se sentent "exister" là-bas, alors qu'ici ils ne font que survivre.
ah? peux tu m'expliquer un peux plus? Je l'ai lu, cela date un peu, et je ne suis pas une spécialiste d'amélie nothomb, je ne suis pas très fan à vrai dire.
J'avais jsute trouvé interressant ce passage ou elle disait que quasimodo n'etait pas meilleur qu'un autre et que lui aussi était attirée par des femmes belles et que son homolgue féminin l'aurait certainement dégouté!
Mais je n'ai plus le livre donc je ne peux plus retouver ce passage!
Je trouve aussi injuste que les gros et moches n'aient pas droit a l'amour, mais ce n'est pas moi qui irait réparer cette injsute! 😎
Et que voulez-vous le monde est injuste, c'est ainsi fait!
Remarque, au gros et laid, il lui suffit d'avoir un compte en banque bien rempli pour qu'il soit entourée de plein de belles filles prette a leur donner leur "amour" ou d'aller en thailande ou ils auront plus ou moins le meme aura que les millionnaire d'ici!
Remarque il y'en a aussi certain de ces mal lotis qui rencontre une fille belle et riche. J'en ai rencontré un qui venait de se marier lors de mon voyage au mexique!Ils fétaient leur mariage!
C'est amusant, on voit ce couple si mal assortit et on se dit "il doit avoir du fric pour qu'elle soit avec lui" et en fait non c'est le contraire!!😎
Ceci dit après un moment passé avec eux, je lui ai trouvé aussi qq chose... d'attendrissant!
Pour ce qui est d'Amélie, ça relève de sa sphère privée pas du livre, donc je ne m'étalerais pas. Mais, pour rire, nul n'est sans savoir qu'elle adore faire l'amour avec des fruits pourris avec un chapeau de Pompilio 😉!
Qui t'as dit que les gros/laids n'avaient pas droit à l'amour? Le récit est plus le portrait d'un homme qui a une certaine misère morale fruit de beaucoup d'expériences négatives et qui ne trouve d'autre solution à son problème que celle décrite. Une solution certes critiquable, mais oh combien compréhensible. Tout le monde n'as pas les armes émotionnelles pour affronter le regard des autres et donc, les gros ne sont pas les seuls à souffrir du regard de l'autre.
Certains assument leur état et s'en accommodent, jouissant des femmes, même gros et laids. Comme celui que tu as décrit.
Il y a même des pays pour qui être gros est signe de beauté. Je ne sais si la Thaïlande fait partie du lot, mais dans certains pays d'Asie oui.
pour rire, pour rire, cela m'etonnerait pas d'elle!😉
non c'est pas ce que je voulais dire ou je le disait d'une maniere generale que les gros et moches n'ont pas le droit a l'amour!Bien entendu que certains assument tres bien leur surpoids et tant mieux!Mais c'est tout de meme plus dur lorsqu'on on a des défauts physique!
Lorsque je parle de gros et laids, je parle de tous ceux qui ont un physique disgracieux!
Oui je sais, l'afrique apprecient les dodus! Cela doit etre amusant de passer de moche a canon de beauté, un peu déroutant aussi!Mais finalement très bon pour l'ego!
Moi-meme j'ai pas mal souffert d'un defaut qui, par la suite, est devenu un atout!Les premieres fois ou l'on m'a dit que c'etait charmant, j'ai pensé que l'on se foutait de ma gueule...lol!!!
Et pour ce qui est d'assumer ses défauts(je parle en connaissance de cause), j'assume trrrrrrrrrrrrrrès bien les miens!J'ai un enfant que je porte depuis une quinzaine d'années qui a arreter de se développer vers le 3-4 ème mois et je m'amuse de voir la gene des gaffeurs!!Et profite qu'on me cede la place dans les transports publics(c'estr arrivé 2 fois😉)!et lorsqu'il ya trop de monde aux caisses, emprunte la file reservée aux femes enceintes et invalide!
Comme quoi, les defauts peuvent etre utile des fois!!!!!
J'ai un enfant que je porte depuis une quinzaine d'années qui a arreter de se développer vers le 3-4 ème mois
Ah, toi aussi ?
Il serait temps que la médecine se penche sur ce cas étonnant !😉
Quel bonheur en Birmanie d'être admirée par tous, et mes bourrelets regardés avec envie !
Mais bon, pour en revenir aux post de départ, je n'adhère absolument pas au principe selon lequel la disgrâce justifie le recours à la prostitution, et encore moins à cette prostitution déguisée en amour... A chacun d'assumer sa propre misère, on n'a pas à la faire porter aux autres, même en échange d'argent.
Quoi qu'il arrive, on est toujours le gros ou le laid de quelqu'un.
Tu as raison, ses défauts il faut les assumer, et apprendre à exploiter ses qualités ! malgré mon embonpoint (c'est un euphémisme...), j'ai un homme. Il est beau, riche, et plus jeune que moi ! Alors les pauvres types qui vont en thailande ou ailleurs chercher contre finance l'affection que ces "salopes d'occidentales" leur refusent, je suis désolée mais ils ne m'attendrissent pas...
PS : bonne idée pour la queue au supermarché... je n'avais encore jamais osé, mais je vais essayer !
Je pense(d'une maniere générale), comme amelie nothomb qu'ils recherchent comme les autre du "beau" et par la se condamnent eux-meme!
Oui, je suis d'accord avec toi Nath mais ça m'amène une autre réflexion très 70th 😄
Mon corps et au delà mon être tout entier m'appartient-il ou bien appartient-il au regard de l'autre, à son jugement par rapport à une norme imposée.... Imposée par qui ? les médias, les marchands, la morale ? C'est mal d'être gros, c'est mal de fumer, c'est mal d'aimer la charcuterie et la vitesse et c'est mal pourquoi ? Ben voyons parce que ça coûte cher à la sécu, à la collectivité . Et hop, bien venue chez Kafka, si vous êtes hors norme c'est que vous êtes malade et si vous êtes malade faut vous soigner, vous soigner d'être gros, de fumer, d'aimer la charcuterie et les glaces et d'être addict à la vitesse... Ah bon ? Et qui est-ce qui ordonne et prescrit ? Ben, p'têt' ben le marchands de médicaments . Et les médocs, ils sont remboursés par qui ? Je vous le demande un peu ? Par la sécu pardi. Et voilà ! La boucle est bouclée !
Non vraiment Dolma, ça vaut pas la peine d'envisager de se loger une balle dans le caisson parce qu'on n'entre pas dans la norme, vaut mieux envisager de reprendre possession de son corps et de soi même, c'est tout de même plus confortable qu'une affiche publicitaire, une page de magasine ou une ordonnance de médecin.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Oui, oui tu as raison sage Catherine ! Je disais ça juste parce que le mec est tellement mal dans sa peau que je lui trouve bien du courage de vivre !
Maintenant j'espère qu'il va te lire !!!
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
On croirait relire Plateforme de Michel Houellebecq, en plus affreux, car son personnage n'avait pas le double handicap d'être obèse...
Heureusement, nous savons que tu n'est pas ce pauvre malheureux dont tu brosses un excellent portrait (à faire lire à toutes les chiennes de garde), mais la gentille Mamido, reine de la moto...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Le regard qu'il porte sur la prostitution et le tourisme sexuel, sur ses relations amoureuses "classiques" en France, est ironique et indifférent à la morale.
Le personnage de Houellebecq est indifférent au jugement des autres (contrairement à celui de pondy), il rejette l'univers dont il fait lui même partie (le tourisme organisé, le guide du routard sous le bras, ses compagnons de voyage pathétiques dont il se moque copieusement).
Ne peut-il pas être qualifié de cynique ?
Mais bon Plateforme est loin dans mon souvenir, et je ne l'ai pas aimé...
En effet, le personnage de Houellebecq est indifférent à la morale en vigueur dans la France contemporaine, il se situe à un niveau philosphique au delà des valeurs, et prend un recul que d'aucuns jugent scandaleux à chaque nouvelle parution.
Les personnages de Houellebecq s'appellent tous Michel et ne sont que les clones de leur créateur, qui contrairement à Pondy, n'a plus aucune compassion, pas même pour lui même, d'où la triste fin du personnage de Plateforme se laissant crever dans une chambre sordide...
Mais Houellebecq, contrairement à ses créatures, a trouvé une forme d'équilibre, une résidence paisible en Irlande, et une petite femme qui lui convient et à qui il a l'air de convenir.
Je trouve ses théories sur l'évolution de l'Occident très pertinentes, et, question de goût personnel, ses romans très amusants.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Il est bien évident, et je l'ai bien compris que ce texte de Pondy est une fiction. Cependant, je trouve extraordinairement dur, et sans appel, de dire, parce que nous connaissons tous de près ou de loin des gens handicapés, soit qu'ils soient réellement malades, soit parce qu'ils n'entrent pas dans le carcan de la norme et qui s'arrangent comme ils peuvent avec ça - " Je me demande où tu trouves le courage de vivre "
Tu ne leur laisse pas beaucoup d'alternative tu comprends, soit ils trouvent le "courage de vivre" en se heurtant à ton jugement sans appel quant au coté un peu "minable" de leurs arrangements, soit il faut qu'ils trouvent le courage de mourir ! C'est terrible tu ne trouves pas ? Et tout ça parce qu'ils troublent ton sens de l'esthétique qui t'est dicté par... l'air ambiant....
Ca me rappelle, une fois, au début de ma carrière, j'avais pris un petit groupe d'enfants trisomiques 21, visiter le zoo de Montpellier et je me suis fait interpeller par une brave dame, sans doute très "bien pensante" entourée des ses enfants tous "bien portants " parce que, me dit-elle elle amenait ses enfants au zoo pour voir des animaux en cages et pas dans les allées et les chemins .... Il ne lui était pas venu à l'idée que ces enfants avec lesquels j'étais, même s'ils n'étaient "pas beaux" profitaient au moins autant que les siens, parfaits, de la visite. A leur façon certes, mais se régalaient, eux aussi .
🙂, Ceci dit, excuses-moi, je suis toujours très chatouilleuse sur ce sujet et je suis toujours très remontée, contre tous ces interdits d'être, que pose notre société soit-disant libertaire, sinon, j'aurai choisi un autre métier....
Et puis aussi😄, sans doute, étant donné mon âge, parce que je ne vais pas tarder, être vieille et que je me demande bien combien de temps il faudra à notre société pour déclarer " que c'est mal d'être vieux, et ridé, et flasque, et peut-être un peu gaga et qu'on se demande bien comment les vieux "trouvent le courage" de vieillir ".... Si j'en crois la pub pour des produits de beauté spécifiquement étudiés pour les "vieille", la pub pour des "plan retraite", et le battage autour du "coût" des personne âgées, ça ne va pas tarder.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Je n'ai fait que reprendre le ton pathétique du texte de Pondy et quoi de plus terrible que de penser que seule la mort peut délivrer du tourment ? Bon, c'est raté, tant pis !
Il y a 2 mots que j'ai toujours bani de mon vocabulaire : tolérance et différence, parce que l'un et l'autre restrictifs. Je ne crois pas avoir besoin d'en dire plus...
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Il y a 2 mots que j'ai toujours bani de mon vocabulaire : tolérance et différence, parce que l'un et l'autre restrictifs. Je ne crois pas avoir besoin d'en dire plus...
Une personne tolérante n'est pas restrictive, dans la mesure où l'attribut qui lui est donné signifie justement qu'elle accepte à peu près tout.
Il est peut-être plus intéressant de bannir "intolérance", non?
Ou de ne rien bannir du tout, car avec un peu de philosophie et un zeste de rhétorique il n'est pas difficile de mettre à mal aphorismes et apparentés.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
quoi de plus terrible que de penser que seule la mort peut délivrer du tourment ?
Mais ça, Dolma, te rends-tu compte que c'est juste TA réaction devant l'éventualité de la disgrâce physique qui pourrait/pourra t'échoir ?
Tu es en train de nous dire que si tu te sentais laide, eh bien tu estimerais qu'il ne te resterait plus qu'à mourir.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Oui, c'est ce qu'on dit, sauf par exemple que je ne dirai pas "je tolère cette personne handicapée dans notre groupe", je ne dirai rien parce que je l'accepterai, tout simplement. C'est justement la petite nuance 'accepter à peu près tout' qui fait le restrictif !
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Oui, il est vrai qu'une personne tolérante accepte tout ou presque, et qu'une personne qui tolère n'accepte rien sauf.
On utilise davantage le verbe tolérer dans la forme négative, ou dans l'affirmation sous-entendant l'exception.
Quid de mon message suivant ?
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Hum ! Je pense effectivement qu'il n'y a que la mort qui puisse délivrer du tourment, quelque soit ce tourment...
On peut tenter de s'adapter mais si ça devient insupportable, alors oui, il ne reste que la mort 😊
Bon, je file d'ici.
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
🙂, Ceci dit, excuses-moi, je suis toujours très chatouilleuse sur ce sujet et je suis toujours très remontée, contre tous ces interdits d'être, que pose notre société soit-disant libertaire, sinon, j'aurai choisi un autre métier....
Et puis aussi😄, sans doute, étant donné mon âge, parce que je ne vais pas tarder, être vieille et que je me demande bien combien de temps il faudra à notre société pour déclarer " que c'est mal d'être vieux, et ridé, et flasque, et peut-être un peu gaga et qu'on se demande bien comment les vieux "trouvent le courage" de vieillir ".... Si j'en crois la pub pour des produits de beauté spécifiquement étudiés pour les "vieille", la pub pour des "plan retraite", et le battage autour du "coût" des personne âgées, ça ne va pas tarder.
Tu es bien optimiste, je croyais que cela avait déjà commencé!😛
Mais, en y réfléchissant, tu n'as pas tort. Aujourd'hui la vieillesse fait peur alors, surtout, on en parle pas et malheureusement, on en s'en occupe pas (ou si peu).
Enfin, je te rassure sur un point, la vieillesse n'est pas pour demain, dixit ma grand-mère... un jour où elle s'insurgeait contre la télévision qui parle de "petits vieux" à partir du 3ème age, qui a inventé le 4ème age (comme si c'était pas assez) et qui traite les personnes "soi-disant" agées systématiquement comme des êtres "gentils" totalement dépendants physiquement et mentalement. "Enfin, on est pas vieux!" s'est-elle écriée!! "On est pas comme ça!"
(elle avait dépassé les 80 ans à cette époque)😛 heu, mais quand est-ce qu'on est vieux pour toi? Oh!... mais pas avant 85 ans!
j'avais pris un petit groupe d'enfants trisomiques 21, visiter le zoo de Montpellier et je me suis fait interpeller par une brave dame, sans doute très "bien pensante" entourée des ses enfants tous "bien portants " parce que, me dit-elle elle amenait ses enfants au zoo pour voir des animaux en cages et pas dans les allées et les chemins
Une femme qui tient de tels propos vis à vis d'enfants trisomiques, n'est pas une femme bien pensante, c'est une saloperie (désolée je ne trouve pas d'autres mots plus correctes)....🏴☠️
Mon grand père (87 ans) refuse de dépenser ses sous : il dit qu'il en aura besoin quand il sera vieux...
C'est assez paradoxal : on entretien le culte de la jeunesse au moment même où on vit de plus en plus vieux, et où notre société prend inexorablement de l'âge... le "jeune" sera bientôt une denrée rare !
On entretien le culte de la minceur alors que les français sont de plus en plus gros
bref, on nous impose des normes de plus en plus éloignées de notre réalité.
Comment s'étonner après d'autant de souffrance ?
Encore une fois tu appuie là ou celà fait mal et déclenche un intéressant débat....
Après avoir lu tout cet échange fructueux, la question que je me pose est "qu'est ce que la beauté ?", au premier regard la beauté plastique est indéniable ensuite, combien de personnes qui au départ nous semblent ordinaires ou sans attraits deviennent belles..; et au contraire combien de bellâtres si parfaits au premier coup d'oeil nous semblent bien insipides ?????
Les critères de beauté sont effectivement dictés par la société qui nous demandent d'être "jeunes", "musclés" en bonne santé et "minces", le gros est pauvre et ordinaire, le non sportif et le vieux inutiles... on va vers une quête inutile de l'éternelle jeunesse (à coup de crèmes -j'aime bien les crèmes-, de bistouri, de régime, de salle de sport, de vie saine -sans clopes, sans gourmandises, sans alcool-) pour finalement arriver à la même fin. Parce que cette nouvelle quête d'"éternelle jeunesse" ne cache t elle pas simplement "la" grande terreur qu'est la peur de la mort. Là où la religion offrait du réconfort (le paradis, la réincarnation nous sauvaient de la disparition ), il ne reste pas grand chose à part courir après quelque chose que de toute façon on va perdre.
Le marketing du "beau" est il la nouvelle religion ????
Une femme qui tient de tels propos vis à vis d'enfants trisomiques, n'est pas une femme bien pensante, c'est une saloperie (désolée je ne trouve pas d'autres mots plus correctes)....🏴☠️
C'était il y a longtemps, j'étais encore stagiaire donc il y a à peu près quarante ans. A une époque où il était "indécent" de sortir les handicapés, principalement les handicapés mentaux, de leurs institutions ghetto .
Notes, mais ça nous emménerait trop loin du sujet de VF d'en parler ici, je ne suis pas certaine que ce soit mieux aujourd'hui....
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Mon grand père (87 ans) refuse de dépenser ses sous : il dit qu'il en aura besoin quand il sera vieux...
C'est assez paradoxal : on entretien le culte de la jeunesse au moment même où on vit de plus en plus vieux, et où notre société prend inexorablement de l'âge... le "jeune" sera bientôt une denrée rare !
Et pourtant! ces deux exemple montrent que si le corps vieillit, il n'en va pas de même de l'esprit.
Je trouve cela plutot rassurant de voir qu'à plus de 80 ans, nos ainées se sentent toujours jeunes!
Alors l'âge n'aurait pas forcément de prise sur nos pensées, tant mieux.
De ce (leur) point de vue, la crise de la trentaine ou de la quarantaine ne serait-elle qu'une belle rigolade?😉
L'aspect moins agréable serait d'envisager le même discours en remplaçant "vieux" par l'image tellement (inconsciemment?) véhiculée aujourd'hui de "dépendant" voire "diminué". Alors, dans ce cas, oui, je souhaite me sentir jeune très très longtemps, même si c'est jeune avec plein de rides plus tard!😛
Mon ami ;
il n'est jamais trop tard pour ce rendre cmpte de l'importance que nous pouvons avoir .la question de surpoid que tu evoque est un probleme que rencontre presque tout ce qui on une preference a certaine chose .ces preferences demontre que tu es encore tres normale et non tres laid, tres flasque, et tres paresseux.ressaisi toi et tout iras ; dit toi que tu peux changer et tout ira bien .bonne chance et surtout prends soin de toi
Et mon grand-père, à table, dans l'année de ses 96 printemps nous as dit "quand je serais vieux"....
Comme quoi, pour enfoncer des portes ouvertes, la vieillesse c'est vraiment dans sa tête... ou quand on l'a perdue... vieillesse neurologique versus vieillesse physique ?! Solcha, je te suis.
PS : il nous a quitté à 102 ans... dites, on est vieux quand on revient à 0 pour décompter ses années ou on retourne à la jeunesse ?! 😉
A la lecture des réactions, bien peu il faut le reconnaître, je m'aperçois qu'il s'agit d'un sujet épidermique..
Je ne suis pas si innocente et je savais que ce gros type en dérangerait plus d'un.
Il me vient à penser que l'anatomie est un destin. Et ce, sous toutes les lattitudes, hors notion même de notre "beau occidental"....
Disgrâce, handicap, vieillesse etc...
D'où l'intérêt d'assumer au mieux son aspect physique!!
Drôle d’histoire, que le regard porté sur une personne, que ce soit dans la rue ou dans un groupe de deux ou plusieurs personnes se mettant à converser entre elles.
Plutôt que de dire « le regard posé sur une personne » je parle de regard « porté » car il me semble effectivement mu par un sens culturel et personnel. On pose très rarement un regard, et lorsqu’on le fait il est paresseux et souvent accueillant, même s’il débouche sur un désir de reprendre ce regard pour le laisser flâner ailleurs. Celui que l’on porte est efficace, chargé de toutes nos capacités intellectuelles et du bien-fondé de tous nos rejets.
Ainsi, au gré de mes différentes apparences vestimentaires et activités professionnelles j’ai souvent vu tel chef d’entreprise, qui avait pris l’habitude de faire un détour pour échanger quelques mots avec moi, renoncer à me saluer en me croisant vêtue de vieilles gueilles et portant des sacs de terreau. Avais-je déchu ? Ni lui ni ses clones ne prirent jamais le risque de le vérifier.
En quoi étais-je différente ? Ils ne sauraient le dire, n’ayant connu de moi que ce qui apparaissait dans l’exercice de nos fonctions.
Moi, je croyais naïvement que l’exercice de nos fonctions, précisément, nous avait permis d’aller au-delà du titre et d’appréhender la valeur de l’être humain en l’autre. Un zeste d’humour et la relativisation de toutes choses y remédièrent.
Jusqu’à ce que je change sérieusement d’apparence.
De frêle jeune femme je passai à belle plante. Là, encore, je n’étais pas trop mal lotie. Les hommes se retournaient davantage sur moi et je trouvais toujours à m’habiller dans les tailles sexy. Deux femmes rencontrées dans une réunion associative me demandèrent cependant à quelle salle de sport j’étais inscrite, et si je faisais du vélo où si je songeais à compléter par de la course à pied. Ne les connaissant que très peu, je trouvai normal qu’elles s’abstiennent de me convier à la sortie en discothèque qu’elles mirent sur pied ce soir-là.
Ce fut le jour où je m’aperçus que je passai à la taille 46 qu’une amie d’assez longue date, croisée par le plus grand des hasards devant une rangée de cabines d’essayage, m’annonça qu’elle se trouvait contrainte d’annuler l’invitation à son mariage. Le cavalier qui m’avait été attribué faisait faux-bond pour de sombres raisons et le budget étant déjà très serré… « Je regrette tellement, si tu savais comme je suis désolée ! Mais on se verra après, tu viendras chez moi ! »
En inaugurant mon premier vêtement taille 50 je pris la résolution de changer de … caractère. Dès lors, je devins la bonne copine ravie de garder les mômes lorsque les parents sortent tard, y compris en prévenant au dernier moment, parce que de toutes façons cela comble ses insomnies. Les courses oubliées lors de la razzia alimentaire du vendredi soir ? Bibi se faisait un plaisir de les faire ! Les quiches pour le raout du samedi soir ? Pas de problèmes ! « Et je garderai les enfants ! ».
Parce que c’était le seul moyen de garder une vie sociale chaleureuse.
Et puis on me demanda si je voulais bien faire une animation de clown pour une soirée d’anniversaire. Un truc bien cocasse, pour faire rire. Je n’étais pas libre ce soir-là. Je passais la journée avec mon compagnon.
« Ton compagnon ? Ah mais c’est une nouvelle inattendue ! Tu as un compagnon ?! Il faudra nous le présenter ! »
J’avais revendu mes habits, de moins en moins sexy malgré le toucher du tissu et le chatoiement des couleurs, pour passer à la taille 54. Un truc bien cocasse, pour faire rire.
Progressivement mais assez vite, je cessai de sortir. Même plus besoin d’inventer un compagnon de dernier soubresaut. Je continuai à lire, à écrire, à me nourrir de musique, d’esthétiques de films et de constructions d’une fluidité exemplaire.
Et puis je résiliai mon abonnement téléphonique et cessai d’écrire.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
J'ai les larmes aux yeux à lire ton message. 100% honnête
Je ne sais pas quoi te dire pour te réconforter...Saches juste que ta "copine thailandaise" te vois autrement que les Françaises. Le fait que tu sois gentil avec elle et que même si tu lui donne un peu d'argent et bien ca lui prouve que tu n'est pas un gros porc, c'est a façon de lui montrer que tu tiens à elle. Sache que si tu était très riche, tu aurais aussi une copine en France...
Elle doit surement penser que tu es poumpouill (grassouillet) mais jai dee (coeur tendre, bon coeur...) et c'est surement vrai.
L'être décrit dans ce "récit", me semble moins "pourri" que celle qui a "pondu" ce récit et que certaines réactions sans coeur qui suivent
Société(s) humaines du paraitre, de l'apparence, du jugement superficiel et sans "coeur", ni respect, fric, sexe, consommation et pollution
Mais cet être a peut-être bien plus de coeur que tous ces couples qui se désirent ou se haissent, et qui surpeuplent la terre, détruisant toujours un peu plus la nature, et les êtres differents, exclus ou qui ne veulent plus de ces "systèmes"
Comme quoi, les voyages ne rendent pas meilleurs certain(e)s individus
... un peu de recul ou de hauteur, messieurs qui vous enflammez, vous auraient sans doute permis de voir :
- que vous exhumez aujourd'hui un texte qui a plus de trois années et demie d'existence
- que son auteure aurait effectivement du mal à être considérée comme un "gros porc"
- mais surtout que cette rubrique pensées et réflexions de voyageurs peut aussi parfois laisser la place à une certaine part de création ou d'imagination, même si de celles-ci découle un texte qui s'inspire de situations bien existantes, ayant existé ou pouvant exister, vécues par son auteur ou non !
... et maintenant, j'imagine que d'avoir vu cette discussion vivre une telle surcharge Pondy râle ! 😠😛
Hello Maitora,
En relisant le texte, effectivement on pourrais croire à une petite fable, plutôt bien écrite...Et d'après certains lecteurs il s'agirait d'un texte d'Amélie Nothomb...(j'ai lu pas mal de ses livres, mais ce passage m'aurait échappé...)
Je me suis permis d'écrire à Pondy, même 3 ans après car j'imaginais que sa situation n'avait pas changée...Et puis, son cas, même fictif me rappelle celui de pleins de gars que j'ai connu, des bons gars, pas forcément laid, souvent un peu gras, pas très riche qui avait une vie affective misérable en France et qui s'épanouissait en Thaïlande, ou ailleurs, chaque année avec UNE femme, le temps de leurs vacances. Je ne parle pas des mecs écumant les bordels pendant leur Sex trip hein, je parle de ceux qui vienne chercher plus qu'un peu de sexe...
Sujet toujours épineux, mais celui de la Thaïlande est tout de même très particulier quand on connais un peu le pays...
Pondy a écrit plusieurs textes inspirés de ce qu'elle lisait sur VF, avec un humour légèrement tordu.
Ta réponse prouve qu'elle avait touché juste avec celui-ci et rend hommage à son talent.
Bonjour,
Pondy à décidément beaucoup de talent, sérieusement j'étais à deux doigts de verser une larmichette!
J'avais vraiment de la peine pour ce gars...J'ai connus plein de mecs qui envoyait chaque mois de l'argent à leur copine thai, mais là ou Pondy était émouvant c'est qu'il n'était pas dupe...mais ca lui donnait une petite raison de vivre....
Bon, en tout cas je suis sur qu'il y en à plein des comme ca, malheureusement...
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article): j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien…
Réflexions de voyageurs › Europe de l'Ouest · 99 replies
Post souvenirs! Quels sont les sacs à dos que vous aimez ou avez aimé? Des anecdotes associées à ces sacs à dos? Voyagez-vous encore avec d'anciens sacs, et si…
Ma question est curieuse. J'ai déjà fait de beaux voyages, j'ai eu des enfants et depuis le budget voyage a diminué... Je lis régulièrement les commentaires…
Petite question pour les fous de l'inde donc...quelle place prend ce pays, ces habitants et sa culture dans votre vie?..les gens qui n'y sont jamais aller ont…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)