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Location de voiture à Terre-Neuve English translation pending
by Mclaudy · 2018-08-14 · 9 replies
Bonjour,

Je ferai un voyage de 10 jours à Terre-Neuve en septembre et je voyagerai seule. J'arrive à St-John's et j'ai prévu me rendre dans le coin de Bonavista puis au Parc du Grand-Morne. Idéalement, j'aimerais me déplacer en autobus mais ça me semble compliqué pour accéder aux différentes lieux de randonnées pédestres.

Il me reste donc l'option de louer une voiture.

J'avais pensé prendre un vol de retour à partir de Deer Lake afin d'éviter d'avoir à conduire vers St-John's après avoir visiter Grand Morne. Par contre, je devrai ainsi laisser la voiture de location à Deer Lake et c'est vraiment plus cher que si je la retourne à St-John's.

Avez vous des suggestions pour que ce soit le plus économique et que je perde le moins de temps possible sur la route?

Avez-vous des endroits de location à me référer?

Est-ce qu'il serait possible de prendre l'autobus entre les plus grandes villes et ensuite prendre le taxi?

Toute suggestion est la bienvenue...

Merci!
Retour en France après 5 ans au Chili English translation pending
by Martinba · 2018-08-13 · 16 replies
Bonjour a tous,

Je m'appelle Martin, j'ai 25 ans et je suis parti vivre au Chili il y a 5 ans deja. J'ai cree mon entreprise a Valparaiso il y a 4 ans, dans le domaine de l'education. Je me suis egalement marie avec une chilienne. Nous pensons de plus en plus rentrer en europe. Le Chili est un pays incroyable, mais tres inegalitaire et totalement prive, avec tout ce que ca implique au niveau de la sante, de l'education, des pensions, ... Je parle couramment l'espagnol, et j'ai la nationalite francaise et belge. Mon epouse possede uniquement la nationalite chilienne et ne parle que l'espagnol, mais a un master chilien en education musicale. Au niveau des diplomes, je dispose juste du bac general, mais j'espere pouvoir valoriser mon experience d'entrepreneur ici au Chili. Le fait de connaitre le marche chilien et d'une maniere generale celui de l'Amerique latine, ainsi leur mentalite, peut peut-etre me servir.

J'aimerais connaitre votre avis concernant l'endroit le plus adequat selon vous en fonction de notre situation pour rentrer en europe. J'ai des amis et des connaissances un peu partout en France et en Belgique, qui peuvent nous heberger le temps de trouver un job et un appartement.

La Belgique ne me semble pas une bonne destination, car je ne pense pas que le fait de parler espagnol couramment me servira beaucoup, et puis le climat ne nous attire pas particulierement.

Peut-etre pourrions-nous aller dans le sud de la France, pres de l'Espagne, mais meme probleme, connaissez-vous une ville ou mon espagnol et celui de mon epouse sera valorise, ainsi que mon experience professionnelle ? (Toulouse, Montpellier, Marseille, ...)

Notre derniere option serait d'aller vivre en Espagne, ou nous n'aurions pas de probleme au niveau de la langue, mais je ne connais pas la mentalite des espagnols, si ils valorisent l'experience, si vous pensez qu'il serait facile pour nous de trouver un job, et si oui, dans quelle ville ? (Barcelone, Mardid, Valencia, ...)

Voila, si quelqu'un peut m'eclairer et me donner son point de vue, ca serait super interessant pour nous. Je peux aussi vous parler un peu plus du Chili et de l'Amerique Latine en general si vous le voulez.

(Desole pour les accents, j'ecris avec un clavier chilien jajaja)

Bonne journee a vous
Via Rhôna, secteur Groslée - Serrières English translation pending
by 7kat4 · 2018-08-08 · 4 replies
Bonjour,

Je regarde vite fait le parcours de la viarhona entre Genève et Lyon pour un potentiel futur we prolongé.

La portion Groslée- Sault Brénaz se fait en rive gauche du Rhône à travers la "campagne" avec une alternance de voies cyclables et de petites routes partagées.

En regardant les vues satellites de ce secteur, le chemin de halage semble quasi continu en rive droite. Quelqu'un saurait-il si il est praticable ? ou interdit pour les cyclistes pour une quelconque raison obscure? Merci pour les éléments d'information

(Je précise que je ne cherche pas continuellement des routes pavées, par exemple, le Bordeaux-sète par le canal de la Garonne puis le canal du midi m'a ennuyé à mourir sur la partie revêtue, alors que les parties où beaucoup alarment inutilement les gens m'a laissée un très très bon souvenir au printemps dernier même après un épisode pluvieux.)
Kirghizistan 2018 English translation pending
by Mlefevre · 2018-08-05 · 138 replies


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

Tout le récit en images en cliquant ici

Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
Des Pouilles à Naples en van, balade entre Roman et Baroque English translation pending
by Sissi57 · 2018-08-05 · 63 replies
Dimanche 8 Juillet J1

Nous voilà partis de Genève, avec notre fidèle fourgon aménagé, destination le sud de l'Italie. Même si nous fréquentons assidûment la Péninsule , nous n'avons que peu dépassé Rome, environ 4 séjours sur une trentaine. Il fait très beau et pour changer des tunnels nous prenons le col du Gd St Bernard. La route est facile et très belle. Il y a peu de circulation une fois arrivés en Italie, c'est dimanche et les camions sont interdits. Nous faisons une étape près de Modène, une aire gratuite, seule l'électricité est payante. les moustiques sont en prime, nous le constaterons le lendemain.

Lundi 9 Juillet J2

Au réveil nous nous apercevons que nous n'étions pas que deux dans notre van cette nuit. J'ai presque 40 piqûres sur les 2 jambes, et ils n'ont pas oublié les bras...Ce sont des moustiques minuscules dont nous n'avions pas perçu la présence la veille au soir... 2ème journée de route , le but est d'arrivé à Termoli, pas encore les Pouilles, en Molise.On s'arrête dans un camping avant l'entrée de la ville, joli emplacement face à la mer, mais le coin n'est pas enthousiasmant.

Mardi 10 juillet J3

La but aujourd'hui était d'aller visiter les îles Tremiti, mais il souffle beaucoup , la mer est agitée, et mon mari, qui n'était pas enthousiasmé à la base par cette idée, craint d'avoir le mal de mer, donc on abandonne l'idée et ce matin après quelques courses, on va visiter Termoli. On se gare au port et on monte dans la vieille ville qui se trouve sur un éperon rocheux. Tout est très endormi, même en milieu de matinée. D'ailleurs, cela nous frappe déjà, il y a peu de monde, le camping était loin d'être plein, et les clients étaient tous italiens. Termoli est une petite ville blanche sympathique, qui cache une très belle cathédrale romane, prélude à toutes celles que nous admirerons dans les Pouilles.



Après cette visite nous mettons le cap sur San Severo, Aucun problème de parking, et nous commençons à nous promener dans la ville qui recèle plusieurs belles églises, toutes fermées malheureusement.



Nous sommes aussi à l'affût d'un endroit pour manger.....et là stupéfaction, pas la moindre trattoria. On finit pas s'adresser à des retraités qui discutaient sur un banc, et qui nous confirment, effectivement, il n'y en a pas, juste une cafététria. Sur leur indications nous nous y rendons. C'est un self service qui propose beaucoup de choses. Nous prenons une parmigiana, des penne alla siciliana, une assiette de légumes grillés, de l'eau, des cafés. A la caisse on me réclame 12 euros...Je me dis que le caissier n'a compté qu'un des plateaux....pas du tout.Dans la rue nous achetons des figues bien mûres, pour 1 euro du kilo.

Après ce repas, excellent, nous prenons la route pour Pietromontecorvino qui figure sur la liste des plus beaux villages d'Italie, mais je ne mettrai aucune photo, on se demande par quelle voie impénétrable ce bourg figure sur ce site??? quelconque. La plaine est parsemée de collines coiffées d'un village



Notre étape du soir est Troia. Nous y arrivons en fin d'après midi, et allons stationner le van sur l'aire pour camping car, totalement gratuite, et totalement vide. Une volée de marches plus haut, nous voilà dans la petite ville qui a bien du charme, elle s'anime, car les habitants commencent à ressortir de chez eux.



Nous visitons la cathédrale, romane aussi, comme pratiquement toutes les cathédrales de cette région, construites à l'époque de l'âge d'or du règne de Frédéric II.





Et ensuite..:

Premières impressions ( qui ne ferons que se confirmer au fil du voyage): la différence de niveau de vie avec le Nord de l'Italie est évidente. Les voitures sont vieilles, en piteux état, les prix plus bas, et il y a très peu de touristes.
La Réunion – Traversée de Mafate à pied et Piton de la Fournaise English translation pending
by Corserandos · 2018-08-01 · 43 replies
Des paysages grandioses sur une île très attachante



Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 17 au 30 octobre 2010 : Saint-Denis, traversée de Mafate à pied, circuit en voiture de Hell-Bourg au Piton de la Fournaise.

Participants: couple de 55 et 57 ans

Déplacements : quelques trajets effectués par le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, à pied dans Mafate, en voiture de location pour le circuit.

Logements : gîtes réservés par notre agence.

Observations :

C’est la deuxième fois que nous venons à La Réunion. La première année, nous avons fait un tour assez général pour découvrir les trois cirques et le Piton de la Fournaise. Très séduits par l’expérience, nous avons décidé de réitérer l’aventure en faisant cette fois la traversée de Mafate et une découverte plus approfondie du Piton de la Fournaise, rendue impossible la première fois par le mauvais temps.

Traversée de Mafate :

- La traversée de Mafate est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.

- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.

- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.

- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.

- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.

Piton de la Fournaise :

Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.

Jour 1 : St-Denis de la Réunion a.m. : - arrivée à St-Denis et installation à l’hôtel. - Visite de la ville et petites courses au supermarché. - Déjeuner au « Jardin de l’Etat » p.m. : - Continuation de la visite en ville. - Nuit à St-Denis.

Arrivée à St-Denis à 10h. Beau temps. 24°. Taxi et installation à notre hôtel. On fait un énorme tour de la ville pendant 4 heures. Malheureusement, c’est dimanche et tout est fermé et peu animé, sauf au « Jardin de l’Etat », joli parc avec de belles espèces d’arbres où les Dionysiens passent leur dimanche en famille. Petit resto où nous déjeunons sur la terrasse. On commence la cure de « bouchons ». On a juste eu le temps de passer au petit marché (fruits et légumes) avant la fermeture.





En sortant du parc, l’avenue de Paris est bordée de quelques belles maisons créoles bourgeoises, ou plutôt de type colonial. C’est le quartier chic du centre-ville.







Sinon, les rues sont assez pittoresques, avec quelques maisons créoles sympas, mais très peu soignées.





Promenade sur le « Branchois », promenade des Anglais locale et rendez-vous des amoureux. On voit de drôles de bestioles sur les rochers dans l’eau, mi-poissons, mi-terriens.

Dans certains quartiers, beaucoup de gens camés ou ivres, parlant tout seul, pas très rassurants mais apparemment inoffensifs. Retour à l’hôtel où on profite du jardin et d’une baignade très rafraichissante. Dîner à l’hôtel « Juliette Dodu », contents de ne pas devoir se déplacer parce qu’on est vraiment très fatigués. Salle à manger un peu tristounette (il fait un peu frais dehors) mais service très agréable et repas correct. On retrouve déjà le gratin de chouchou, un vrai délice. Nuit à l’hôtel « Juliette Dodu », grande maison créole, pleine de charme, minuscule jardin et piscine, chambres confortables mais peu entretenues, pompes extérieures bruyantes et air conditionné pas plus discret.

Jour 2 : Dos d’Ane a.m. : - Route vers Dos d’Ane. - Déjeuner à un food truck. p.m. : - Balade au Cap Noir et Roche Vert Bouteille - Nuit à Dos d’Ane.

Lever à 7h30 pour avoir le temps d’aller faire quelques provisions avant que notre correspondant local, JY, vienne nous chercher à 11h pour nous conduire à Dos d’Ane, point de départ de la randonnée dans le cirque de Mafate. Installation dans notre gîte. Il n’y a plus de magasin à Dos d’Ane et le seul endroit pour manger est un food truck au départ de la balade du Cap Noir et Roche Vert Bouteille. JY nous y conduit et discute longuement avec le tenancier du food truck. La proximité du grand raid de la « Diagonale des Fous » alimente beaucoup les conversations. JY repart avec nos valises qu’il va déposer à Hell-Bourg et nous continuons notre cure de « bouchons » au snack + un délicieux gâteau patate particulièrement onctueux fait par la mère du tenancier. Vers 13h30, départ à pied vers le Cap Noir pour voir la vue sur le Cirque de Mafate et la rivière des Galets. Impressionnant, vertigineux et magnifique. Il fait heureusement très clair, sauf sur certains sommets.



On continue jusqu’à la Roche Vert Bouteille, sorte de petit pain de sucre, ce qui nécessite le passage de quelques échelles, mais pas très impressionnantes. On retrouve les tecs-tecs, oiseaux qui accompagnent les randonneurs, et un superbe pic-pic. Le retour sur la crête se fait malheureusement dans le brouillard, sans aucune vue, ni d’un côté, ni de l’autre. Dommage mais c’est ça aussi La Réunion. 1h45 de marche.







Retour à la camionnette-snack où nous buvons un verre et ne résistons pas cette fois au gâteau coco, pas mal non plus. Les conversations des tables voisines avec le tenancier tournent toujours autour du Grand Raid. Retour au gîte par la route (3/4h). On s’installe dehors, en plein brouillard. Il fait très humide et on ne sait pas très bien où se tenir. Dîner au gîte « Les Acacias », à 19h, comme d’habitude ici. Grande table d’hôte. Repas délicieux (omelette et salade + cailles (la spécialité du patron, ça change du rougaille saucisse !), riz, assortiment de légumes délicieux + bananes frites, ti-ponch coco à l’apéro, rhum arrangé à la fin du repas ! Le patron est venu se joindre à nous à la fin du repas pendant une bonne heure. Un régal ! Le genre de conversation qu’on adore ici et qui fait tout le charme de ce pays. Les allusions aux « zoreilles », les Français de métropole, furent particulièrement savoureuses. Bref, une soirée assez jubilatoire. Des Français nous racontent que dans un des villages de Mafate, on va chercher les enfants en hélicoptère tous les lundis pour les amener à l’école et retour de la même façon le vendredi. Un choix de vie proche de la nature mais qui s’éloigne de plus en plus de l’écologie ! Nuit au gîte « Les Acacias », chambres doubles et dortoirs, douches bien chaudes, literie pas top.

Jour 3 : Mafate – Dos d’Ane à Grand-Place-le-Haut - 1er jour de la traversée de Mafate (6h30 – 7h) - Nuit à Grand-Place-le-Haut.

Lever à 6h45. Grand beau temps. Départ à 8h. Il faut 1/4h pour arriver au départ de la balade en passant par le chemin de croix et l’église. Et nous voilà partis pour cette fameuse traversée de Mafate, un peu mythique … et Mafate, ça veut dire « qui tue » ! Tout un programme !



Et quelle descente ! Sentier étroit, raide, difficile, sécurisé par moment par des mains courantes, passage d’échelle. Dans le bas, superbes points de vue sur les trois vallées de Mafate, Ste-Suzanne, le Bras des Merles et la rivière des Galets qui mène au port.





Fin de la descente à Deux Bras, au bord de la rivière. On est complètement cassés. On était censé descendre en 2h. On en a mis 3 ! C’est vrai que Mafate, ça tue. On se prend un sandwich à 11h15, question de reprendre des forces.



On passe le bras de Ste-Suzanne sur un gué un peu chaotique. On traversera ensuite la rivière des Galets à de multiples reprises sur des gués impeccables. On marche un temps sur une piste et on s’enfonce dans un canyon.



On choisit de monter par le sentier bas, le long de la rivière, plutôt que par le haut qui domine le canyon mais qui est plus long. Au-delà d’un barrage, sous la passerelle du bois d’Oussy et au pied d’une cascade, nous trouvons un grand bassin assez profond où nous nous baignons avec délice. Ça redonne de l’énergie avant de faire la dernière montée jusqu’à Grand Place.



Belle végétation quand on s’écarte de la rivière, énormes agaves. Quand on arrive à un beau point de vue on s’arrête pour manger encore un sandwich et reprendre des forces. En vue de Cayenne, on se croit pratiquement arrivés.



On pense en avoir encore pour ½ h pour arriver à Grand Place. Mais on se rend compte que notre gîte est à Grand-Place-le-Haut et ça grimpe encore méchamment ! C’est même la pire grimpette de la journée et on n’en peut plus. Les sacs pèsent des tonnes et tirent sur les épaules. On met encore 3/4h. Arrivée vers 16h45 à notre gîte. La situation est magnifique mais pourquoi monter jusque-là alors qu’il faut tout redescendre le lendemain ?



Entre 6h30 et 7h de marche aujourd’hui. Bonne douche chaude et installation dans le jardin face à la vue. Dîner au gîte, grandes tables communes. Délicieuse salade + rougaille saucisse, carry porc patate, grains et riz + gâteau aux bananes Nuit au gîte « Le Pavillon », petits pavillons avec dortoirs de 6 à 9, douches chaudes, bar avec terrasse et billard, jolis jardins en terrasses avec vue.
Itinéraire en boucle de Denver à Denver en septembre English translation pending
by LaNam · 2018-07-30 · 14 replies
Bonjour à tous, Comme lors de nos précédents séjours aux USA, vous tous forumeurs, avez été d'une aide précieuse alors, comme je commence à préparer notre voyage pour sept 2019 de Denver à Denver via Badlands et Yellowstone, je me pose beaucoup de questions. Tout d'abord, voici le premier jet de l’itinéraire pour un séjour de 3 semaines à 2 : Denver Cheyenne, Custer Park, Badlands, Devil Tower, Buffalo Puis 5 ou 6 jours dans Yellostone puis Grand teton, Flaming Gorge, Moab, Durango, Ouray, Gunnison et peut être terminer par Great Sands Dunes .

Tout d'abord ma première question : où réserver à Yellowstone et dans quel sens faire la visite, en sachant que nous arriverons par Cody. West Yellowstone me semble pas mal surtout pour le ravitaillement, mais je n'exclus pas une ou deux nuits dans le parc ; Est il nécessaire d'effectuer les autres réservations ? En effet à chacun de nos séjours, nous ne réservons que la première et la dernière nuit, ce qui je pense nous offre plus de liberté, surtout en septembre.

Merci à tous pour vos retours
Séjourner à Villefranche-sur-Mer ou Antibes English translation pending
by Monaeva · 2018-07-24 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons visiter la Côte d'Azur en septembre. Les visites devraient s'étendre de Cannes à Monaco ainsi que l'arrière pays. Nous hésitons entre Villefranche sur mer et Antibes comme base de notre voyage. Les 2 sont à connaître. Mais nous souhaiterions poser nos valises en bord de mer avec juste ce qu'il faut en animations, bien desservis, avec une belle plage et que ça ne soit pas trop bruyant. Notre seule possibilité de logement à Villefranche est un logement sur la moyenne corniche, proche de Nice mais on doute sur l'accès à pieds au vieux Villefranche sur mer et à la plage. L'idée est qu'après une journée de visite nous puissions aller nous baigner ou faire un tour au port à pieds. Le choix n'est pas facile, peut-être devrions nous faire quelques nuits à Antibes et quelques nuits à Villefranche mais avec peut-être une petite complexité logistique dans la semaine, on ne voudrait pas perdre notre temps à changer de logement.

Si par chance vous connaissez bien ces villes, votre avis nous sera bien précieux!

Merci!
Circuit 16 jours Sardaigne - Corse English translation pending
by Bongatijac · 2018-07-23 · 14 replies
Hello tout le monde,

Nous avons vu que les discussions entre la Corse et la Sardaigne n'arrivent pas à départager ces deux destinations de rêve, alors nous avons décidé de les tester nous mêmes...

Voici l'itinéraire que j'ai concocté. Je sais, il y en a qui diront que c'est trop chargé, et c'est sûrement vrai, mais je voyage toujours comme ça.

J'aimerais que les connaisseurs me disent si je n'ai pas raté des incontournables, et/ou de me conseiller des changements. Les bonnes adresses, les astuces sont les bienvenus, les mises en garde aussi.

Jour 1: arrivée à Porto Torres par ferry le soir. Nuit à Stintino Jour 2: Plages de Pelosa et Pelosetta le matin, route vers Cagliari après midi, éventuellement avec arrêt à Oristano si on a le temps pour voir Punta Is Arutas. Nuit à Cagliari Jour 3: excursion Nora, plage de Tuerreda puis Tonnarra pour voir Nido dei Passeri. Retour Cagliari Jour 4: excursion route de montagne Cagliari Muravera puis Punta Molentis. Retour Cagliari Jour 5: Complexe préhistorique Su Nuraxi puis route sur Cala Gonone. Nuit à Cala Gonone Jour 6: visites Golfo di Orosei, Bue Marino, canyon Su Gorropu. Nuit à Cala Gonone Jour 7: snorkeling à Cala Gonone puis route vers Alghero. Promenade des murailles au coucher du soleil. Nuit à Sassari Jour 8: visite de Sassari et Santissima Trinita di Saccargia. Accessoirement ce sera le 14 aout, jour de la fête Discesa dei candelieri. Nuit à Sassari Jour 9: archipel de la Maddalena, Porto Cervo et ferry le soir vers Bonifacio. Nuit à Bonfacio Jour 10: Route vers Bavella (arrêt rapide à Porto Vecchio pour boire le café en terrasse). Nuit à Zonza Jour 11: Ajaccio et baie d'Ajaccio. Nuit à Ajaccio Jour 12: Bocognano et petie randonnée pour voir le Monte d'Oro (pas grimper tout en haut!). Nuit à Vivario Jour 13: Petite randonnée dans la Vallée de la Restonica. Nuit à Porto Jour 14: Gorges de la Spelunca, golfe de Porto. Nuit à Porto Jour 15: Le Calanche et Scandola. Nuit à Porto Jour 16: La Balagne et Cap Corse. Nuit à Bastia Jour 17: embarquement ferry depuis Bastia
Drone en Afrique du Sud? (photos et vidéos) English translation pending
by Hyro · 2018-07-21 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Je pars en AFS très prochainement (à vrai dire, dans 3 jours 😇) et me pose quelques questions quant à mon drone...

Etant plutôt passionné de photos et de vidéos, j'envisageais bien sur de l'apporter avec moi durant mes vacances.. Il semblerait qu'il soit autorisé et admis dans le pays, dans la mesure où j'en fais un usage purement privé et non commercial.

J'ai lu ci et là que l'altitude max était de 50m, interdit de voler au dessus des foules, et surtout interdit de voler dans les parcs...

Ce qui me fait plutôt peur, c'est la différence possible entre la réalité et la pratique. Ayant déjà subi une saisie douanière en Tunisie pour le dit drone, et me rappelant à quel point ceci est traumatisant, je préfère éviter toute sorte de déconvenue et me prémunir.

Avez-vous des retours d'expérience à partager ? Qu'en pensez-vous ? Le laisseriez-vous à la maison à ma place, devant le peu d'informations officielles ? J'ai lu que les autorités pouvaient le confisquer à l'entrée des parcs...

Etant donné que j'arrive à Joburg et que je repars de CT, s'il était à nouveau saisi, je pourrais lui dire au revoir pour de bon. Ca me stresse un peu cette histoire et un ou deux avis pourraient m'être forts utiles !

Merci d'avance à vous tous et bonne soirée Pierre
Corse mi-octobre en (vieux) camping-car English translation pending
by Epfyffer · 2018-07-20 · 4 replies
Hello tout le monde,

Nous aimerions profiter des vacances d'automne pour aller visiter la Corse, une île qui nous attire depuis longtemps mais que nous n'avons jamais eu l'occasion de visiter à ce jour.

Nous pensions y aller avec notre camping car, c'est un vieux coucou qui roule toujours bien, mais pas vite si ça côte...

J'ai plusieurs questions car j'ai commencé mes recherches :

- l'île est-elle faisable avec notre vieux camping car peu puissant, ou toutes les routes passent de 0 à 1500m d'altitude ? Globalement si on veut passer une semaine et traverser l'île va-t-on galérer ou ça ne sera que quelques routes / passages qui grimpent ?

- les quelques sites de campings que j'ai visité semblent indiquer que la saison termine fin septembre. Donc les camping seront-ils fermés en octobre ? On pensait utiliser les campings mais s'ils sont fermés quelles sont les alternatives ?

- Globalement mi octobre on se les pèle et il pleut systématiquement ou c'est top ?

Merci d'avance de vos retours !

A++
Parcours à vélo sur terrain plat (Bretagne ou Sud-Ouest, boucles de préférence) English translation pending
by Lola27 · 2018-07-19 · 10 replies
Bonsoir,

Je souhaiterais découvrir la Bretagne (de préférence du Sud) ou le Sud Ouest de la France enséjournant pendant une semaine à un même endroit près d’une plage mais en faisant des boucles en vélo d’une vingtaine de 20 km et sur terrain plat à partir de divers lieux pas trop éloignés de mon point d’attache (j’ai l’ai chance d’avoir un attaché remorque). Connaissez-vous cet endroit de rêve ou un endroit où le vélo est priviligié ?

Merci pour votre aide.
Circuit de 3 semaines au Québec English translation pending
by Annelore77 · 2018-07-18 · 11 replies
Bonjour à tous!!! Nous sommes une famille de 5 ( moi , mon mari et nos 3 enfants de 7,9 et 11 ans) et nous partons pour le quebec au mois d'aout pour presque 3 semaines en camping car. Je viens de finaliser notre circuit mais je souhaitais avoir vos avis et savoir si des modifications doivent y etre apporté!! Circuit : J1-3 : Montreal J4 : montreal-Parc de la Mauricie J5 : Parc de la mauricie J6 : mauricie- fjord du saguenay J7 : fjord J8 : fjord- escoumins ( baleines) J9 : escoumins-parc du bic(ferry) J10 : Parc du BIC J11 : Parc BIC- Parc de la gaspesie J12 : parc de la gaspesie J13 : Parc de la gaspesie- Forillon J14 : Forillon J15 : Forillon-perce J16 : Percé J17 : Percé -Bonaventure ou carleton pas sure encore J18 : Bonaventure- lac matapedia J19 : Lac matapedia Quebec J20 : Quebec -Montreal

Voili voilou!!! je sais que nous bougeons beaucoup mais nous avons tellement envie de ne rien manquer et à la fois nos voulons profiter un peu d'où le dilemne!!! Merci d'avance à tous pour vos precieux avis!!
Circuit 4 semaines Afrique du Sud - Namibie avec enfants: trop dense? English translation pending
by Korriganelgv · 2018-07-14 · 39 replies
Bonjour à tous,

Nombre d'entre vous m'ont donné très envie de découvrir la Namibie à travers vos carnets, merci à tous pour ces partages et pour tous les conseils qu'on peut lire ici !

Je me permets de soumettre une ébauche de circuit à vos avis, car j'ai peur qu'il soit trop dense. Il a été "monté" avec une personne Tourmaline (au passage vraiment top !!! réactive, réponses détaillées et constructives, à l'écoute, super contact), qui semble optimiste sur la faisabilité d'un tel circuit, mais des doutes subsistent - non que je ne lui fasse pas confiance, mais je sais aussi que beaucoup de voyageurs privilégient la quantité au rythme lorsqu'ils découvrent un pays... ce qui n'est pas du tout une critique, mais qui n'est pas forcément notre cas : découvrir de magnifiques lieux avec un enfant qui chouine et qui traîne la jambe à cause de la fatigue accumulée n'a aucun intérêt et gâche le plaisir de tous !

Nous sommes 4 : 2 adultes, 2 enfants de 6 et 11 ans lors du voyage, prévu en été 2019 essentiellement en camping avec tentes sur le toit du 4x4. Nous ne connaissons pas l'Afrique australe, nous n'avons jamais fait de camping. Nous sommes "habitués" à faire des roadtrips aux États-Unis, bouger régulièrement n'est pas un problème. Par contre, les routes essentiellement en piste, "l'inconfort" du camping, les températures négatives ou presque la nuit, et surtout leurs conséquences sur la fatigue sont la grande inconnue.

Voici l'itinéraire prévu - mais non figé (les temps de parcours s'entendent en heures de route, sans pause !) :

jour 1 : vol Paris > Cape Town, arrivée le soir. jour 2 : visite des environs de Cape Town | Cap de Bonne-Espérance / Muizenberg, St James / Boulders NP. Est-il envisageable de visiter ces trois sites en une même journée ? jour 3 : visite de Cape Town | Nous ne sommes (vraiment) pas très ville, si la réponse à la question précédente est "oui", alors nous envisageons de faire sauter cette journée. jour 4 : Cape Town > De Kelder. 170km / 2/3h | route - observation baleines. jour 5 : De Kelder > De Hoop. 150km. 2/3h. | observation baleines - route jour 6 : De Hoop | visite de la réserve jour 7 : De Hoop > Cape Town > Windhoek. 200km, 3/4h de route puis vol. jour 8 : Windhoek > Otjiwarango. 250 km. 3h | Guépards et léopards jour 9 : Otjiwarango > Grootfontein. 250 km. 4h. jour 10 : Grootfontein. | visite d'un village Bushmen jour 11 : Grootfontein > Etosha (NWR Namutoni). 250 km, 4h. jour 12 : Etosha (NWR Halali). 70 km jour 13 : Etosha (NWR Okaukuejo). 70 km

/// début des inquiétudes sur la densité !

jour 14 : Etosha > Rustig Toko Lodge. 300 km. 5-6h en passant par le parc. jour 15 : Rustig Toko Lodge > Kaokoland. 250 km. 4-5h. jour 16 : Kaokoland | Visite d'un village Himba ? ça ne semble pas particulièrement conseillé... des avis ? jour 17 : Kaokoland > Twyfelfontein. 250 km. 4-5h | gravures rupestres jour 18 : Twyfelfontein > Swakopmund. 350 km. 6-7h. jour 19 : Swakopmund | Ville balnéaire. mouais... vraiment incontournable ? A en valoir le détour ? jour 20 : Swakopmund > Sesriem. 350 km. 6-7h. jour 21 : Sesriem.

/// fin des inquiétudes sur la densité !

jour 22 : Sesriem > Namib Rand Hideout. 130 km. 2/3h. jour 23 : Namib Rand Hideout. jour 24 : Namib Rand Hideout > Aus. 250 km. 4h jour 25 : Aus. |Kolmanskop énorme détour, on le sait, juste pour Kolmanskop. Toute la famille y tient. Donc ça, ça ne bougera a priori pas. jour 26 : Aus > Mariental. 450 km, 6h. Mariental est une pause "logique" sur la route entre Aus et Windhoek, mérite-t-elle d'y rester une nuit de plus pour profiter des environs ? jour 27 : Mariental > Windhoek. 280km, 4-5h. jour 28 : vols Windhoek > Johannesburg > Paris

Tous vos retours sont les bienvenus bien sûr ! Mais j'ai une question assez précise : pensez-vous que ce soit une hérésie de supprimer Kaokoland, Twyfelfontein et Swakopmund ? On a sûrement une idée fausse de ce que l'on a lu à ce sujet, mais si ça nous attire un peu (comme toute découverte), ça ne nous fait pas délirer non plus et ça nous semble lourd pour l'ensemble du circuit... beaucoup de route, peu de pauses, sachant que partout ailleurs même les jours sans changement de lieux pour la nuit seront denses en visites et route aussi...

L'idée serait de faire Etosha > Sesriem avec une ou deux nuits pour couper la route entre les deux (ce qui ferait nettement moins de nuits et un rythme plus cool sur l'ensemble du parcours !)... Si ça ne semble pas totalement fou, auriez-vous des suggestions d'étapes ? La carte indique un passage vers Windhoek (intéressant pour se ravitailler par exemple ?)...

Difficile de se faire une idée de la faisabilité sans avoir jamais voyagé dans ce type de conditions, alors un très grand merci pour vos retours !

Christelle :)
États-Unis: ESTA / passeport / billet d'avion: nom de naissance et nom marital English translation pending
by Jhn · 2018-07-11 · 12 replies
Bonjour à tous,

Toujours cette éternelle question, tellement anxiogène ! Mon épouse et toute notre petite famille devons nous rendre aux Etats-Unis la semaine prochaine. En faisant le point, j'ai remarqué que chez British Airways, le nom pour mon épouse est une concaténation des informations du passport.

Pour faire simple : Sur le Passeport : "XXXXX ép. YYYYY" Dans la réservation du Billet d'avion : "XXXXXEPYYYYY" ESTA : Nom "XXXXX", connue aussi sous le nom "YYYYY".

Est-ce que tout cela vous paraît conforme ? Autre question, British Airways indique que des informations doivent être transmises à l'avance aux autorités amércaines. Quel nom mettre dans ce cas ? J'ai pensé à "XXXXX".

Merci par avance pour votre aide !
Votre meilleur "snack" à Los Angeles, Las Vegas, San Francisco et San Diego et parc de l'Ouest English translation pending
by Timo1 · 2018-07-09 · 8 replies
Dites moi vos coups de coeur/ meilleurs snack

(ici je parle autant des food truck que les petit resto sans prétention, ceux sur les bord de route, etc. pourvu qu'ils soient beaux/ bons et si possible pas trop dispendieux, et donc je ne parle pas des grands resto de renoms)

San Francisco Las Vegas Los Angeles San Diego

mais aussi: Moab Page Seligman Kingman Twentynine Palms Pismo Big Sur Carmel By the sea Monterey près de monument valley près de Mesa verde

Merci!!
Choisir l'Afrique du Sud en avril - mai ou septembre - octobre? English translation pending
by Recueil · 2018-07-06 · 3 replies
Bonjour, Nous aimerions visiter l'Afrique du Sud en 2019. Nous hésitons entre avril mai ou septembre octobre. Que conseillez-vous? Merci Janine
Voir les plus beaux endroits de la Corse quand on a peur en voiture English translation pending
by MrSandwich · 2018-07-02 · 11 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars une semaine fin Août faire découvrir les merveilles de la Corse à ma copine. Les billets sont commandés, mais on ne sait pas encore où nous allons nous installer. En terme de tourisme, je pense qu'on fera beaucoup de plages et rivières, et un peu de visite de villages et montagne.

Le dilemme est le suivant : j'ai envie que ma copine voie les plus beaux endroits, et à priori, la côte Ouest, Ajaccio et ses alentours sont dans le top, mais elle ne conduit pas et je ne suis pas ultra à l'aise sur les routes de montagne à une voie. Une fois de temps en temps, pourquoi pas, mais si c'est tous les jours ça risque de me gâcher un peu mon séjour.

Mes parents m'ont recommandé d'aller au Sud est, pas à Porto-Vecchio même parce que trop touristique pour y rester la semaine, mais dans les alentours pour avoir accès aux belles plages de la pointe Sud et ne pas s'embêter avec les routes.

J'aurais donc quelques questions : 1) Qu'en pensez vous ? Est-ce que les routes aux alentours d'Ajaccio ont miraculeusement doublé de largeur depuis ma dernière visite ? Avez vous des alternatives à la proposition de mes parents ? 2) Si vous êtes d'accord avec eux, quel village recommanderiez vous dans ce coin là pour notre "pied à terre" ?

Merci beaucoup, bonne soirée/journée !

Camille
Maroc - Casamance en juillet: visa entrées multiples et hébergements English translation pending
by AyoubIub · 2018-07-01 · 1 reply
Bonjour tout le monde, Dans dix jours je ferai mon départ pour la Casamance passant par le Sahara, la Mauritanie et le Sénégal, et le retour dans le sens contraire en changeant quelque passages/routes. Je voudrai vous demander si vous savez que l'ambassade mauritanien à Rabat peut octroyer un visa à entrées multiples ou que je dois nécessairement passer par les frontières prendre le visa à l'aller et payer un deuxième au retour ? Je veux prendre le train minéralier de Nouadhibou dans un des wagons vides, descendre à Choum et me réfugier quelques jours à Atar pour aller à Chinguetti, Terjit et les environs, mais je ne sais pas si c'est faisable en cette période de l'année, certes je suis marocain, mais quand même 50 degrés de chaleur au milieu du désert, j'espère que vous allez me confirmer ma capacité à le faire... :D Parce que sinon je passerai par le littoral vers Rosso et direction Saint Louis. Concernant le Sénégal, le change en CFA se fait à Rosso même ou qu'après avoir pris le bac et atteint le Sénégal ? Je reviendrai de la Casamance au nord par bateau, je réserverai ma place à Dakar, mais pour y aller, je ne sais pas si je devrais prendre le taxi brousse de Ziguinchor qui passe par Farafenni ou prendre le bus pour Tambacounda, racher làbas une journée et découvrir les lieux ( je n'ai malheureusement pas les moyens de visiter le niokolo koba ) et reprendre un nouveau transport pour Ziguinchor ? Je ne sais pas ce qui serait meilleur, rapide et moins cher, que pensez-vous ? Je pense faire trois chute en Casamance, à Ziguinchor, Oussouye et Cap Skirring, j'aurai bien aimé contourner le Cap par une plage de la haute casamance mais bon, c'est première fois làbas et le cap est un must non ? Finalement, pourriez-vous svp me proposer des hébergements pas chers tout au long du trajet et puis des bons plans ? Merci bien !
Retour de 23 jours à Hokkaido, juin 2018 English translation pending
by Lolita81 · 2018-06-29 · 2 replies
Bonjour

Je termine juste un voyage de 1 mois au Japon, dont 23 jours à Hokkaido (4ème voyage au Japon). Les étapes : Hakodate, Asahikawa, Naka-Furano, Wakkanai en transit pour les îles Rishiri et Rebun, Shari, Mashu, Sapporo.

Séjour à Hokkaido du 4 au 27 juin. Trop tôt pour les fleurs à Furano. A partir d’Asahikawa, peu de jours sans pluie froid et vent. Cela s’est un peu arrangé vers Shiretoko/Mashu. La météo, très vilaine, a empêché ou modifié des sorties (Rishiri tempête, neige et nuages sur une montagne accessible en téléphérique etc...).Certaines après-midi se sont passées auprès d’un poële à bois.

J’ai voyagé avec le pass JR 3 semaines, les bus locaux et pour ce que j’avais prévu, cela s’est bien passé. Sauf dans le secteur Mashu/ Shiretoko, peu de bus , là je me suis retrouvée bien coincée. Voyageant seule, je ne voulais pas louer de voiture (en plus j’aurais eu peur avec la conduite à gauche jamais pratiquée) de toute façon pas de permis en japonais.

Tous les hébergements étaient réservés à l’avance, précaution inutile car les dortoirs n’étaient jamais complets. Mais je procède toujours ainsi au Japon.23 jours cela paraît long pour ces étapes mais j’avais prévu large pour les transports en bus .

Peu de renseignements à donner sur le sujet randonnées (sauf Rebun).

Si cela intéresse quelqu’un, je suis en train (fin prévu semaine prochaine) de rédiger un compte -rendu (2 ou 3 pages) avec coups de coeur, « contrariétés », hôtels, quelques liens, quelques horaires de bus, et ce que je peux conseiller avec l’expérience. Comme je mets des couleurs pour faciliter la lecture, je préfère envoyer le fichier en message privé, plutôt que de le recopier sur le forum. Je scanne également des documents, et des cartes avec mentions de randos (même si je ne les ai pas faites).

J’ai vécu d’excellents moments, grâce aux personnes rencontrées. Et vu des paysages uniques. J’ai trouvé cette île si spéciale ! Dans un dossier de « Courrier international n° 1430» du 29/03 au 04/04/2018 intitulé « le jour où le Japon disparaîtra » Hokkaido et le Tohoku sont mentionnées comme régions particulièrement touchées par la migration vers Tokyo/Osaka.

Bons voyages
Construction d’un premier voyage en Afrique du Sud courant janvier - février English translation pending
by An5 · 2018-06-29 · 7 replies
A la recherche de conseils pour notre prochain voyage qui pourrait avoir lieu à partir du 7/1 jusqu’au 10/3. Nous pourrions partir jusqu’a 6 semaines (dépend un peu du budget). Nous sommes 2 seniors. Tout est à déterminer car je me perds dans les nombreux récits et je suis consciente que ce n’est pas la meilleure saison du moins pour le Kruger. Nous sommes habitués à voyager par nous mêmes en Asie SE et en Inde avec les transports en commun mais cela semble plus aléatoire pour cette destination. Donc il nous faudra louer une voiture mais il semble possible par ex. à Captown de l’eviter. Peut être ailleurs? Possible aussi de passer d’une région à l’autre par vol interne et rayonner en étoile nous n’avons pas trop envie d’accumuler les km au compteur. Comme nous avons la chance de pouvoir partir une longue période il n’est pas question pour nous de voyager dans le luxe, j’ai déjà repéré les auberges de jeunesse bien qu’on ne soit plus vraiment tout jeune! Voilà je potasse depuis quelques temps le forum et j’ai le maigre guide du routard près de moi. On se débrouille en anglais. Merci d’avance, amis de VF de m’aider
Que faire à Dakhla + prix hôtels / campings English translation pending
by Viréeàdeux · 2018-06-27 · 6 replies
Bonjour,

Nous allons passer par Dakhla au mois d'Août (nous arriverons de Mauritanie) et nous souhaiterions savoir ce qu'il y a à faire dans ce coin et surtout les prix pratiqués ? Nous avons lu qu'il est possible de faire des tours en 4x4 ou du kitesurf. Est-ce que vous avez une idée des prix pour ce genre d'activité ? Point important: nous avons un budget "backpacker" et le Maroc est la dernière étape de notre tour du monde. Merci d'avance.
Vélodyssée Royan - Arcachon avec un enfant English translation pending
by Lucie17 · 2018-06-26 · 57 replies
Bonjour

J ai pour projet de faire la portion royan arcachon fin juillet avec mon fils de 7 ans. C est une première pour nous. Je suis en train de découper le trajet ms je n arrive pas trop à savoir les distances à prévoir par jour. Par rapport à la où se situe les campings ça fait soit des étapes de 15 km soit de 30 du coup. Autant 15 km je me dis que ça va être un rythme cool d autant qu on a prévu la planche de surf, autant 30 ça me semble bc non ?

D autres personnes ont fait cette portion ?
Compte rendu croisière Norvège MSC Meraviglia du 5 juin 2018 English translation pending
by Bbarche · 2018-06-25 · 9 replies
Nous voilà rentrés de notre croisière sur le MSC Mearviglia au départ de Hambourg vers la Norvège d’une durée de 15 Jours.

Un petit compte rendu que je tâche de faire en toute objectivité.

Nous avons embarqué à Midi (prévu 17h30) sans aucun problème. En 10 Minutes et grâce à Aurea nous étions à bord. Notre cabine était au pont 13 et disponible à partir de 14h00. Nous profitons de ces 2 heures pour manger au Self et découvrir ce navire.

Premières impressions : Deco assez sobre mais c’est souvent le cas chez MSC, perso j’aime bien, mon épouse moins. Le centre du bateau est assez petit, tout a été fait pour la mise en valeur de la galerie marchande et de son plafond en LED. D’ailleurs superbe !

Suite de la découverte : Cabine 13102. Un peu plus petite que dans les autres navires de type Splendida mais bien faite. Nous arrivons à tout ranger, même les affaires d’hiver. Nous y sommes quand même pour 15 jours. Ensuite nous faisons la réservation de notre massage au Spa et comme d’habitude ressortons avec 4 massages de plus pour chacun ! Le Spa me semble plus petit et il n’y a plus de bar . A 17h00 , exercice de sécurité, assez succin et sans gilet, mais bon… on ne va pas couler de suite. L’après midi se passe de découverte en découverte, c’est quand même un gros, très gros navire. Vers 20h00 nous décidons d’aller diner, çà semble une bonne heure, c’est la fin du premier service et le deuxième ne démarre que dans une demi heure. Merci Aurea pour le MyChoice dining. Excellent diner, suffisamment de choix et largement assez. (Je n’ai toujours pas compris les commentaires négatifs à ce sujet d’ailleurs). Nous étions placés à une table de deux au fond du restaurant avec une superbe vue sur la mer. Table de deux qui deviendra très vite une table de 4 avec les personnes rencontrés au restaurant. La première journée s’achève vers minuit et pas mécontent de se coucher. Comme d’habitude, une literie parfaite et choix de coussins. Tout simplement génial.

La première Journée et une journée de navigation. Çà nous permet de nous familiariser rapidement avec ce bateau, voir les avantages et les inconvénients. (He oui, il y en a…) Les +, sont toujours les mêmes chez MSC, le personnel, la cuisine, la propreté, le service etc…. Tout est top et aucune critique à faire sur ces points. Par contre un GROS inconvénient, c’est le manque de place pour mettre 4500 Personnes à l’intérieur. Nous sommes donc en croisière en Norvège, jusqu’au Spitzberg , donc des températures très basses ! Donc très peu de monde à l’extérieur et c’est là que le bât blesse. 4500 Personnes qui cherchent un Bar pour prendre un apero et discuter tranquillement, faut oublier et c’est très dommage. Le centre, ce que j’appelle l’Atrium est très petit, les chanteurs et chanteuses s’en plaignaient surtout lorsque la file d’attente à l’information prend une vingt ou trente mètres en accordéon ! . Dans la galerie marchande vous avez un magasin de chocolat superbe mais avec très peu de monde et qui doit prendre + de 200 m² et a coté un bar qui en prend la moitié (Meraviglia Bar) qui a une ambiance du tonnerre avec des dizaines de personnes debout . Dommage !! Je pense que c’est in navire qui est fait pour les mers du Sud ou il y un énorme problème de conception. C’est la seule critique, que j’espère constructive. Mais dans l’état actuel, je ne prendrais plus ce type de bateau.

Je pense que nous avons profité de tout ce que le navire peut nous proposer:

Restaurant Tepaniaki (Japonais) à faire absolument. Genial la cuisine devant vous. Restaurant Viande (Pas terrible) Spa , très bien et d’excellents massages Balinais Market Place (Self) très bien, qualité et choix excellent Restaurant Panorama (toujours très bien) Galerie marchande très belle et le plafond de LED époustouflant.

Je reste sur ce compte rendu qui est essentiellement sur le navire. Je répondrais bien sur à toutes questions.
Voyage norvégien une semaine en août English translation pending
by SiD11 · 2018-06-19 · 6 replies
Bonjour tout le monde.

Ma chérie et moi souhaitons nous offrir notre 1er voyage :) Nous aimerions partir en Islande, mais j'ai lut beaucoup de choses négative (pas sur la destination, mais sur les "a côté").

Nous adorons la nature, et la Norvège est un pays vraiment magnifique !

Il 'sagirait donc d'un petit voyage de 8 jours en Aout.

Je pensais prendre l'avion jusqu'à Bergen, car "plus proche de la nature" ? Avez-vous des conseils de lieux à visiter? Louer un véhicule est-il risqué? (au niveau administratif, caution encaissé pour rien etc... ?) Du côté des logements, il s'agit plutôt de camping? Ou on peut trouver des gîtes/hotels etc... ?

Ne parlons pas budget, mais plutôt visite des endroits magnifiques :)

Merci beaucoup :)
Afrique du Sud: nuits à Saint Lucia et hébergement English translation pending
by Vulcanie · 2018-06-17 · 12 replies
Bonsoir

J'aimerais savoir combien de nuits / jours il faut prévoir à Saint Lucia après la mi-novembre. Y aura-t-il encore des baleines ? Quelqu'un a-t-il des conseils d'hébergement ? Je n'ai rien trouvé.

Merci pour votre aide.

Odile
Sept jours Montréal - Gaspésie avec enfants English translation pending
by Emy06 · 2018-06-17 · 11 replies
Bonjour à tous, Je voudrais partir 7 -8 jours direction la Gaspésie avec mes 3 enfants 10-8-1 ans. Je veux bcp m arrêter car mon petit dernier n’est pas du tout fan de la voiture ... que me conseillez vous comme arrêts et activités pour les enfants. Ou allez voir les baleines ? Merci Emilie
Premier voyage Andalousie (avec adolescentes) English translation pending
by Sbrcoach · 2018-06-17 · 99 replies
Bjr

Habitué des voyages dans l'Ouest Americain (souvent en solo) En Avril 2019 j'ai prévu de partir 10/11 Jours en Andalousie avec ma femme et mes 2 filles de 13 et 16 ans.

Profitant de ce forum surtout pour les voyages US, je poste pour la 1ere fois pour l'ESPAGNE en espérant que celui ci soit aussi actif.

1/ Tout d'abord, ne connaissant pas spécialement les tarifs pratiqués pour la période d'AVRIL 2019 j'ai fait une petite simu hier pour avoir une petite idée ( peut etre un peu tôt pour l'Europe ) et je suis tombé entre 180 & 210 € ( Bagages inclus ) suivant mes dates avec la Cie VUELING. Que pensez vous de cette cie, et d'après vous sur quels tarifs ( en vol direct ) puis je tabler pour cette période.

2/ Pour la location de voiture, est ce que la récupération du veh se passe comme aux USA (tres rapide, et la plupart du temps, on peu choisir son veh sur le parking)

3/ Pour le rendu de la voiture ( à l'aeroport ) cela se fait-il aussi en moins de 5' ou faut-il prévoir plus de temps pour l'europe.

4/ Voici en gros, le planning envisagé ... sachant que je ne pense pas trop passer notre temps dans des musées ( sauf exception, je ne pense pas que cela emballe trop les filles )

Jour 1 - 9 Avril 2019 - Vol CDG / SEVILLE ... A priori possibilité d'arriver vers 13H15 avec VUELING

Jour 2 & 3 : SEVILLE

Jour 4 : Rte vers CORDOUE, quelques visites et nuit GRENADE

Jour 5 & 6 : GRENADE

Jour 7 & 8 : Rte vers NERJA ... Pour profiter de la cote pendant 2 jours de NERJA à MARBELLA pour souffler avec les filles et profiter de la plage ( Possibilité de se baigner à cette époque ? )

Jour 9 : Rte de MARBELLA à CADIX en passant par les VILLAGES BLANCS ( je sais, il faudrait 2 jours ) mais ns ne pensons visiter que RONDA et faire quelques petites haltes dans les autres villages selon l'envie et le temps

Jour 10 : CADIX

Jour 11 : Le matin, JEREZ DE LA FRONTERA et rte vers SEVILLE ... vol prévu vers 17H00 à priori

Qu'en pensez vous ? faisable (vous me direz tout est faisable) ...

Sinon mes filles faisant du cheval, j'avais vu il y a quelques temps un reportage sur une école mondialement connue a visiter mais ne me souviens plus ou (école royale Jerez ? je ne sais pas si c’était elle) ??? quelqu'un connaitrais une ecole, un haras avec des spectacles de chevaux ou autre

Merci de votre aide

Bonne journée

8 jours en Calabre entre mer et montagne English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-06-17 · 11 replies
Pourquoi la Calabre qui est un peu le parent pauvre d'un point de vue touristique comparé à d'autres régions d'Italie comme la Toscane ou les Pouilles plus riches en monuments et célébrées pour leur beauté ou leur gastronomie ou leur richesse culturelle en général ? Justement pour toutes ces raisons. Nous avions envie de découvrir cette partie de la botte italienne à loisir et en voiture de location, sachant que nous y trouverions notre compte d'un point de vue naturel ( les parcs nationaux et certaines parties côtières ) et même monumental même si les Pouilles par exemple sont plus attractives dans ce domaine. La Calabre est tout de même une région pauvre et un peu oubliée par le gouvernement central, les monuments anciens sont souvent en mauvais état ou carrément en ruine ( certains palais de Tropéa par exemple ), les villages de montagne sont austères et peu animés, les routes sont souvent en mauvais état... Mais je recommanderais vivement de visiter cette région, étonnante et magnifique. Les Calabrais sont adorables, souriants et serviables, beaucoup plus que dans d'autres régions plus touristiques.Le contact est facile. Voilà déjà un point très positif.

Nous avons préparé notre itinéraire de voyage avec une carte italienne de Calabre ainsi que le guide de Calabre dans la Collection Petit Futé. En fait nous en avions deux, dont un plus ancien ( 2008 ) qui, paradoxalement, était plus complet et plus détaillé. Itinéraire d'une longueur d'environ 950 kms. Voyage effectué du 7 au 14 juin 2018. Nous voyageons sans bagages en soute. Plus simple, plus flexible et très pratique en fait. Vols au départ de Montpellier vers CDG et Rome Fiumicino et enfin Lamezia Terme, second plus important aéroport après Reggio. Nous ne sommes pas allés à Reggio, c'était un choix pré-établi. Nous voulions passer les deux premiers jours sur la côte de la Basilicate ( petite fenêtre d'environ 30 kms de long ) que nous n'avions pas eu le temps de connaître lors d'un précédent séjour dans les Pouilles et en Basilicate également ( mais uniquement à Matera ). Vol sur Air France, puis Joon ( entre Paris et Rome ) puis Alitalia, tous en continuation et sans problème. Bonne ponctualité. Arrivée à Lamezia Terme en milieu de journée, voiture à récupérer chez Hertz et, c'est parti pour une semaine calabraise...

1er et 2ème jours : Voyage aérien entre Montpellier et Lamezia terme en Calabre. Une fois la voiture récupérée, nous optons pour l' autoroute ( en fait 4 voies rapide ) pour rejoindre Maratea ( environ 220 kms ) sur la côte de la Basilicate. Trajet plus court par la côte, mais plus lent également. Et puis, il ne fait pas beau, le vent souffle. Nous voulons une fin d'après-midi tranquille, et le temps doit s'améliorer grandement au fil de notre remontée vers le nord-ouest. Bien joué : il fait beau à Maratea, le vent est tombé. Nous nous installons dans un B&B réservé à l' avance ( vraiment exceptionnel , je pourrai donner des infos en MP ). Nous partons tout de suite en balade dans l' arrière-pays immédiat, d'abord vers Maratea ( bourg perché sur les hauteurs comme toujours dans la région et dans cette partie de l'Italie car ces villages ou bourgades regardent vers la montagne d'abord, étaient peuplés de montagnards qui se soucient peu du bord de mer, la partie purement côtière et balnéaire étant une création plutôt récente ). Puis ce sont les villages de Trecchina et surtout Rivello où l'on voit les traces de la conquête et lombarde et byzantine. La bourgade a deux centres distincts, l'un autour de l' église Santa Maria Maggiore, de rite latin, et l' autre autour de l' église San Nicola Dei Greci, de rite grec. On est tout de suite dans le Parc National du Pollino dans les Apennins ( et bien sur en Calabre nord ) dont l'un des endroits le plus intéressant est le Mont Alpi. Déplacements rapides en alternant les routes secondaires pittoresques et de courts tronçons d'autoroute. Retour vers la côte via Sapri, pour passer d'un village à l' autre, Acquafredda, puis Cersuta ( où nous logeons ), Fiumicello dont on peut recommander la plage et le site, Oliastro, Sanvenere et pour terminer le port de Maratea en contrebas de la ville perchée. La route en corniche est magnifique, la couleur de la mer au pied des falaises à pic est polynésienne. Maratea est une station balnéaire réputée mais discrète. On y trouve aussi de magnifiques hôtels surplombant la mer ou les pieds dans l'eau.

3ème jour L' étape en soirée sera Rossano. Nous quittons Maratea par la route côtière ( en corniche ) en direction de Scalea au sud, puis on pique vers l'intérieur vers San Domenica, puis le petit village perché de Papasidero qui ressemble étrangement à un village cévenol. On alterne comme le jour précédent petites routes et bouts d'autoroute. La montagne est toute jaune des genêts en fleur, vues impressionnantes sur d' immenses vallées, et souvent un aperçu de la mer au loin, mais qui n' est jamais très loin... On passe par Mormanno , court arrêt pour déguster une granita au cappuccino sur la place centrale, puis c'est Marano Calabro et puis Frascinetto, une bourgade d'influence albanaise ( que l'on reconnait à la couleur ocre des façades des maisons ) et encore Civita, charmante petite ville aux origines albanaises également. Près de Civita, les gorges de Raganello ( ou Gola del Diabolo ) où l'on peut partir en randonnée ( assez sportif car on y va à pied ou bien en voiture tout terrain ) ou que l'on peut admirer d'un belvédère si l'on n' a pas suffisamment de temps. Retour vers la côte à Villaprana Scala et Sibari. Cap au sud jusqu'à Corigliano Calabro où il faut s'arrêter un moment, ne serait-ce que pour voir le château du 15ème siècle ( mais plusieurs fois restauré ) aux couleurs pastel sur les hauteurs du village. Il faut comprendre une chose importante : en raison des tremblements de terre violents qui ont secoué cette partie de l' Italie, beaucoup de monuments ont disparu ou ont du être restaurés, parfois avec lourdeur et maladresse. Retour vers la N 106 pour rejoindre Rossano, notre ville d'étape, en début d'après-midi, suffisamment tôt pour prendre le temps de flâner dans cette superbe ville méconnue et hors circuits touristiques, dédiée à Saint Nil, l'un des trésors architecturaux et culturels ( important centre religieux byzantin ) de la région.Il fait bon flâner dans ses ruelles étroites et admirer autant de palais aristocratiques . Un incontournable est la visite du Musée Diocésain et de son fameux Codex Purpureus, manuscrit très ancien qui permet de mieux comprendre la Bible et la liturgie. Fin de journée dans un B&B au sommet de la vieille ville, mais proche du centre, et dîner dans une trattoria recommandée par nos hôtes, et servant des plats typiquement calabrais.

4ème jour Notre étape du soir sera Serra San Bruno dans les montagnes. Au départ de Rossano, nous reprenons en contrebas la route côtière vers Crotone, que nous choisissons de ne pas visiter ( rien d'extraordinaire ) pour consacrer un peu plus de temps au site archéologique ( côte Ionienne, donc site grec ) de Capo Colonna. Celui-ci est immense, à l'intérieur d'une muraille écroulée dite de Téménos. L' édifice A est le temple d'Héra, dont il ne subsiste qu'une unique colonne, très photographiée et apparaissant dans tous les guides touristiques de la région. Ensuite nous prenons la route de Capo Rizutto qui, en fait, n' est qu'une banlieue de Crotone et ne vaut pas le détour. On file donc très vite vers Le Castella et sa superbe forteresse aragonaise bâtie sur une île reliée à la petite ville. Celle-ci , à l' architecture déstructurée, ressemble au Grau-Du Roi dans les années 60-70. Elle est assez touristique même si, en ce début juin, les touristes se font rares. Nous nous sommes retrouvés pendant ce séjour dans beaucoup d'endroits où nous étions les seuls marcheurs, flâneurs ou visiteurs. La Calabre n'est, de toute évidence, pas Florence, Lecce, Vérone ou Gênes ! Puis la route continue vers Lido de Squillace, puis le village de Squillace même où nous nous arrêtons un moment pour visiter les ruines d'un château normand reconstruit et rénové entre les 15ème et 18ème siècles. Jolie promenade dans les rues du village où nous sommes seuls également. Nous n'aurons jamais fait du tourisme aussi tranquillement... Nous poursuivons vers Centrache, puis Torre de Ruggiero et Spadola pour arriver à Serra San Bruno en début d'après-midi sous ciel gris. Température en chute libre par rapport à la côte, de 26° à 16°. Nous aurons eu beau temps et temps médiocre, voire pluvieux en passant d'une côte à l' autre par la montagne. Seule la côte ionienne est préservée des intempéries qui affectent le nord de l' Italie et maintenant le grand sud également. Et puis, on réalise une chose : il peut faire froid en Calabre au mois de juin, c'est une région rude et sans concession. SSB est une ville plutôt austère, d'atmosphère très montagnarde , qui ne mérite une visite que par la présence toute proche de l'une des plus belles chartreuses d'Italie fondée par Saint Bruno en 1091. Détruite par un tremblement de terre en 1783, elle sera reconstruite. La chartreuse est de taille impressionnante avec ses énormes murailles et ses tours angulaires fortifiées. Le problème ( évoqué nulle part ) est qu'elle ne se visite pas ou plus !!! il semblerait que les moines n' aient pas envie de rencontrer fidèles ou touristes au détour d'un couloir ou d'une chapelle.Les chartreuses françaises se visitent sans problème, mais là, on n' a donc droit qu'au musée qui, à mon avis, est moyen. Conclusion : plutôt que de loger une nuit dans cette ville, on peut l'inclure dans un itinéraire à la journée et faire étape sur l'une des côtes. Nous avons fait contre mauvaise fortune bon coeur et randonné longuement dans les bois et forêts attenant à la chartreuse. Comble de malchance : la ville organisait ce soir-là sa fête de la Musique tout près de l' hôtel central que nous avions réservé ( et où nous étions les seuls clients et âmes en peine dans un hôtel désert ce dimanche-là ). Vu le bruit assourdissant, nous avons négocié avec le gérant de l' hôtel un déménagement à ses frais vers un établissement Agriturismo en sortie de ville, très sympathique et agréable. Côté gastronomie, rien de bien folichon à SSB, même la pizza n' était pas réussie ! 5ème jour Nous quittons SSB sans regrets sous le soleil enfin... Direction Stilo, à une quarantaine de kilomètres le long d'une très belle route forestière sur les pentes du Mont Pecoraro. C' est un ancien centre d'ermites byzantins et l'on s'arrête dans cette ville de taille modeste et assez austère pour la Cattolica, située sur les hauteurs de la ville près du château, l'une des plus belles églises byzantines d'Italie du Sud. Elle est petite mais de taille parfaite, dotée de cinq petites coupoles.Elle est tournée vers l' Orient, est faite de brique rouge et date du 10ème siècle. On peut voir sur ses absides des traces polychromes de fresques byzantines où domine un Christ pantocrator. De Stilo, nous faisons cap au sud vers la côte ( Monasterace Marina ) pour atteindre Locri et son site archéologique grec, Locri Epizefiri, du nom ancien de la ville elle-même, dans l' Antiquité une ville prospère fondée par des colonies grecques entre les 7ème et 8ème siècles avant JC. il ne reste plus grand chose des monuments mais le petit musée vaut le détour et son approche pédagogique est plutôt une réussite. De Locri, on rejoint Gerace, à mon avis, le plus beau village médiéval de Calabre, superbement restauré grâce aux fonds européens ( qui profitent de manière générale beaucoup à la Calabre, en particulier en ce qui concerne les infrastructures routières ). Dans une région ravagée par les tremblements de terre, Gerace a toujours été miraculeusement épargnée et conserve donc un riche patrimoine architectural superbement mis en valeur, en particulier la cathédrale. Sous un soleil généreux, la pierre claire utilisée localement pour la construction de ces édifices donne un cachet unique à ce bourg. Attention aux horaires de visite des monuments tels la cathédrale qui sont fermés, sauf exception, entre 12h 30 et 15h 30-16 heures. Et ceci, pas seulement à Gerace.... De Gerace, on prend la route de Antoninina, village perché à l'entrée duquel il ne faut pas louper la minuscule, abrupte et sinueuse route de Zomaro qui monte vers les cimes et le Parc National de l' Aspromonte. Vue époustouflante du col à 180 ° vers les monts environnants et la mer de chaque côté. La petite route traverse une forêt dense où l'on admire tous les verts de la création, et qui sent l' humus, la terre mouillée, les plantes, les arbres, la vie, le printemps... Sauvage et superbe ! Cette partie de l'itinéraire est, à mon avis, incontournable. On peut profiter de la beauté naturelle des lieux et du grand air pur pour randonner sur les sentiers de découverte. Une fois de plus, nous étions seuls, à part un ou deux cueilleurs de cèpes et bolets, champignons que l'on utilise beaucoup dans la cuisine locale. je conseille les pâtes aux cèpes, tomates séchées et origan, un régal ) Redescente des sommets vers Citanova, puis Rizziconi et Trapeto Bambino, et enfin Rosarno qui nous mène directement vers San Ferdinando sur la côte tyrhénienne. petite ville balnéaire modeste, mais idéale pour une étape en soirée. Nous allons nous baigner dans une mer claire, limpide à 23° et avons la chance de découvrir le soir ( réserver, seulement 12 couverts ) un petit restaurant tenu par un couple épatant ( lui est aux fourneaux, elle en salle avec ses deux jeunes fils ) et fana de cuisine. nom du restaurant : Pane e Parole. La carte change tous les jours en fonction de l' arrivée de poissons et crustacés, pas de menu, vin calabrais blanc et rouge compris, compter 30 euros pp, ce qui n' est pas cher pour goûter une cuisine sublimée par des experts.



6ème jour: Départ de San Ferdinando vers Nicotera, village perché à l'entrée de la plaine du Fiume Mesima, puis on atteint la plus belle partie maritime, à mon avis, de Calabre, entre Capo Vaticano et Tropéa qui joue à être le St Tropez calabrais. Les sites sont magnifiques, la mer a des couleurs bleu turquoise sous le soleil ardent, les plages sont magnifiques. Attention : certaines ont été privatisées d'office par des ensembles de résidences balnéaires et il faut donc trouver l'accès aux plages également publiques. Les plus belles : Tono et Riaci. Tropea aussi vaut la visite. De beaux palais privés et restaurés ou transformés en hôtels, ou bien en ruine et bardés d'étais. La ville a beaucoup de charme et on y mange bien et pour pas trop cher. On ne se prend pas au sérieux comme à St Tropez... c'était le premier endroit où l'on rencontrait des touristes, britanniques, allemands et hollandais principalement. La route côtière ( souvent deux routes en corniche dont une très en hauteur ) est exceptionnelle, on l' appelle la Côte des Dieux ( ou Costa dei Dei ). En début d'après-midi, nous arrivons à Vibo Valencia, notre avant-dernière étape. B&B au niveau supérieur, que j' ai noté 10/10. Je donnerai volontiers les infos en MP. La ville est séduisante et animée, on y verra des églises et des palais construits après le tremblement de terre de 1783. Elle fut capitale de la Calabre sous Murat. A voir en priorité : la ville haute et ses jolies rues bordées de villas patriciennes, et puis le château qui date de l' époque de Roger le Normand ( 1070 ), joliment restauré et accueillant actuellement le Musée Archéologique . A voir bien sur. Vases corinthiens, armures et casques, mobilier funéraire, statuettes votives de l' époque grecque et plus encore... Un excellent restaurant pour terminer la journée, à prix doux. Personnel chaleureux et dynamique : Enoteca Fabbrica Di Aversano, via Fiorentino. Adresse fournie par notre hôte quarantenaire, chirurgien à d'autres moments du mois et circulant et opérant entre Calabre et Sicile.Son B&B est une réussite à tous points de vue.

Dernier jour. Nous prenons la route un peu tardivement vers Pizzo, localité proche de VV, connue surtout pour son château ou fut fusillé Murat. Ensuite, direction le parc de la Sila et un petit village proche de Taverna où nous avons réservé une chambre dans un hôtel montagnard. Après-midi balade sur les sentiers de randonnée et détente. il fait très beau mais très frais aussi. Ce sont des contrastes de température assez extrêmes que nous avons eu en permanence en ce début juin, où l' été n' est pas encore installé. Contrairement aux Pouilles, la Calabre est verte et sauvage, et assez arrosée également, comme nos Cévennes françaises. Printemps fleuri partout ( lauriers-roses, hibiscus... ). C'est une Italie méridionale que l'on n'imagine pas du tout. et la nuit, dans la Sila, on entend hurler les loups... Ambiance !

8ème jour. Retour à l' aéroport de Lamezia Terme distant de 60 kms pour notre retour sur Rome, Paris et Montpellier.

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