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Séjour de 18 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous,
j'aurais besoin de votre aide pour mon séjour en Thaïlande, a la base on devait partir au brésil avec ma copine mais a force de lire les forum spécialisé sur la sécurité ca nous a refroidit du coup on s'est dit pourquoi pas la Thaïlande.
j'ai bcp cherché sur internet les bon plan pas dans le sens prix mais vraiment dans le sens activité amusement mais je n'ai rien trouver malheureusement car sur internet c'est ou on va la bas pour faire des body massage - sexe ou se retrouver isoler sur une ile dans un village de pécheur qui me donne pas trop envie du coup je suis parti voir l'agent de voyage de ma famille et il ma fait un circuit assez sympa donc on est libre et en même temps des excursions un mélange de deux et j'aurais voulu avoir votre avis si c'était un bon programme ou pas svp
en sachant nous parlons le fr-de-ar-it mais vraiment tres tres peu l'anglais
a noté que j'ai demandé a l'agent de voyage de m'enlever 1 jour sur koh lanta et ajouter 1 jour sur bkk
voici le programme :
Jour 1 [23 déc. 2013]: Phuket Arrival (No meal) Arrivée à l'aéroport de Phu Ket et transfert à votre hôtel. (Aucun repas inclus)
Jours 2 - 3 [24 – 25 déc. 2013]: Phuket Journées libres pour votre relaxation sur la plage de Patong. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 4 [26 déc. 2013]: Phuket – Excursion en bateau vers l’île de Koh Phi Phi Accueil : 7H30 – 8H00 Votre voyage s’effectuera dans un véhicule climatisé après votre petit-déjeuner à l’hôtel en direction du Lagon Marina où votre bateau vous attendra. Sur place, on vous remettra des masques et des tubas prêts pour faire du snorkelling. Un thé de bienvenu vous sera servi avant de prendre votre bateau vers 10h00. Le bateau prendra la direction de Phi Phi Ley, en s’arrêtant de temps à autre pour vous permettre de prendre des photos des singes de la plage, appelés ainsi pour les milliers de singes qui peuplent l’île. Vous reprendrez ensuite le bateau pour vous diriger vers la charmante Phi Phi Ley et particulièrement la Baie Maya où le film The Beach a été tourné. Choisi pour une bonne raison, cette baie est tout simplement à couper le souffle avec un sable blanc et une eau claire parfaite pour la baignade et pour le snorkelling avec une abondance de poissons colorés. Le prochain arrêt se fera à la baie Lho Sa Mah et Pi Leh, deux spots de baignade et de snorkelling parfaits pour passer du temps tranquillement avant de prendre le déjeuner sur la plage. Le bateau s’arrêtera à la grotte Viking. Le repas sera servi à la plage Laemtong et à la plage Phi Phi Erawan Palm Resort suivi par beaucoup de temps libre pour vous promener sur la plage de sable blanc avant de vous diriger vers un autre spot de plongée tout aussi magnifique. Pour ceux qui souhaitent se baigner tranquillement, l’île Bambou est parfaite pour eux. Après une heure de relaxation, le bateau vous conduira vers un dernier spot idyllique appelé île de Kai Nai pour profiter de la fin de journée avant de rentrer à l’hôtel vers 17h30. Note: c'est un tour en partage avec un guide anglophone. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus) Jour 5 [27 déc. 2013]: Phuket - Koh Lanta Journée à votre disposition jusqu'au transfert à Koh Lanta (en voiture et en ferry local). Installation dans votre hôtel et reste libre. (Petit-déjeuner inclus)
Jours 6 – 8 [28 – 30 déc. 2013]: Koh Lanta Journées libres à votre entière disposition. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 9 [31 déc. 2013]: Koh Lanta - Krabi Transfert en navette commune à la jetée de Saladan (arrangé par l'hôtel) et puis vous prendrez le ferry local vers Krabi. Accueil par notre véhicule et puis transfert à votre hôtel. Dîner du Réveillon est bien inclus à votre hôtel. (Petit-déjeuner et dîner inclus)
Jours 10 - 12 [1 – 2 janv. 2014]: Krabi Journées libres pour votre relaxation sur l'île paradis Krabi. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 13 [4 janv. 2014]: Krabi – Vol à Bangkok – Chiang Mai Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport de Krabi. Envol à destination de Chiang Mai avec une escale à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 14 [5 janv. 2014]: Chiang Mai - Lampang – Centre Thaïlandais de Conservation des éléphants Après le petit-déjeuner, votre guide vous conduira à Lampang et au Centre Thaïlandais de Conservation des Eléphants (TECC). Vous y verrez les éléphants peindre et jouer de la musique pour les touristes. Ensuite, on vous expliquera le comportement des éléphants et vous apprendrez les commandes de base que vous utiliserez en tant que futur cornac. Après le déjeuner, vous rencontrez vos géants compagnons et votre instructeur cornac. Vous apprendrez à vous asseoir sur le cou de l'éléphant et à le diriger à gauche et à droite en utilisant vos genoux. Menez votre éléphant à travers la forêt avant de retour à votre hôtel à Chiang Mai. (Petit-déjeuner inclus) Jour 15 [6 janv. 2014]: Chiang Mai – Camp d’éléphant Mae Taman Vous sortirez de Chiang Mai en direction du district de Mae Taman au camp d’éléphant où vous passerez la journée en compagnie d’éléphants. La journée commencera par un spectacle avant de monter sur un éléphant pour un trek dans la jungle avec le mahous à travers une flore luxuriante et quelques singes se déplaçant d’arbre en arbre. Vous prendrez une charrette pour faire un petit tour avant de prendre un repas thaï sur le camp. L’après-midi, vous serez conduits à la rivière Mae Taman. Vous prendrez un canoë en bambou pour descendre le long de la rivière. Après une journée relaxante, vous retournerez au camp pour attendre la voiture qui vous conduira à votre hôtel en passant par une ferme d’orchidées. Merci de noter que le rafting ne sera pas possible si le niveau de l’eau est élevé à cause de la pluie. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus)
Jour 16 [7 janv. 2014]: Chiang Mai – Vol à Bangkok Transfert à l'aéroport en fonction du vol de retour à Bangkok. Installation dans votre hôtel et puis reste libre. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 17 [8 janv. 2014]: Bangkok Journée libre pour vos visites personnelles à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 18 [9 janv. 2014]: Bangkok – Départ Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport international de Bangkok. Vous prendrez votre vol international ensuite. (Petit-déjeuner inclus)
Coût total du voyage CHF 4'996.- /personne
Liste d’hôtel :
Ville Hôtel Type de chambre Site internet Phuket Burasari Resort – 4**** Elite Pool Access www.burasari.com Koh Lanta Crown Lanta Resort & Spa – 4**** HoliJour Deluxe www.crownlanta.com Krabi Amari Vogue Krabi – 5***** Deluxe www.amari.com Chiang Mai The Rim Resort – 4**** Deluxe , Superior www.therimchiangmai.com Bangkok Siam@Siam Design Hotel & Spa – 4**** Leisure Class www.siamatsiam.com LE PRIX DU CIRCUIT INCLUT :
• Le logement sur base de double dans les hôtels sélectionnés ci-dessus avec petit déjeuner compris. Heure d’enregistrement dans les hôtels : 14h. Heure de départ des hôtels : 12h. L’enregistrement avant et le départ après les horaires indiqués seront possibles selon les disponibilités et moyennant un coût supplémentaire. • Les repas comme mentionnés dans l’itinéraire • Des guides locaux francophones pendant les visites guidées sauf pour l’excursion en bateau vers Phi Phi • Les visites et transferts comme mentionnés en véhicule privé climatisé • La croisière comme mentionnée dans l’itinéraire • Les frais d’entrées et autorisations lors des visites guidées • Les billets d’avion Internationaux avec Emirates (avec une nuitée à Dubaï à l’aller), en M classe sur Thai Airways : Krabi – Bangkok, Bangkok – Chiang Mai – Bangkok
Merci d'avance de votre avis ! et une bonne soirée
j'aurais besoin de votre aide pour mon séjour en Thaïlande, a la base on devait partir au brésil avec ma copine mais a force de lire les forum spécialisé sur la sécurité ca nous a refroidit du coup on s'est dit pourquoi pas la Thaïlande.
j'ai bcp cherché sur internet les bon plan pas dans le sens prix mais vraiment dans le sens activité amusement mais je n'ai rien trouver malheureusement car sur internet c'est ou on va la bas pour faire des body massage - sexe ou se retrouver isoler sur une ile dans un village de pécheur qui me donne pas trop envie du coup je suis parti voir l'agent de voyage de ma famille et il ma fait un circuit assez sympa donc on est libre et en même temps des excursions un mélange de deux et j'aurais voulu avoir votre avis si c'était un bon programme ou pas svp
en sachant nous parlons le fr-de-ar-it mais vraiment tres tres peu l'anglais
a noté que j'ai demandé a l'agent de voyage de m'enlever 1 jour sur koh lanta et ajouter 1 jour sur bkk
voici le programme :
Jour 1 [23 déc. 2013]: Phuket Arrival (No meal) Arrivée à l'aéroport de Phu Ket et transfert à votre hôtel. (Aucun repas inclus)
Jours 2 - 3 [24 – 25 déc. 2013]: Phuket Journées libres pour votre relaxation sur la plage de Patong. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 4 [26 déc. 2013]: Phuket – Excursion en bateau vers l’île de Koh Phi Phi Accueil : 7H30 – 8H00 Votre voyage s’effectuera dans un véhicule climatisé après votre petit-déjeuner à l’hôtel en direction du Lagon Marina où votre bateau vous attendra. Sur place, on vous remettra des masques et des tubas prêts pour faire du snorkelling. Un thé de bienvenu vous sera servi avant de prendre votre bateau vers 10h00. Le bateau prendra la direction de Phi Phi Ley, en s’arrêtant de temps à autre pour vous permettre de prendre des photos des singes de la plage, appelés ainsi pour les milliers de singes qui peuplent l’île. Vous reprendrez ensuite le bateau pour vous diriger vers la charmante Phi Phi Ley et particulièrement la Baie Maya où le film The Beach a été tourné. Choisi pour une bonne raison, cette baie est tout simplement à couper le souffle avec un sable blanc et une eau claire parfaite pour la baignade et pour le snorkelling avec une abondance de poissons colorés. Le prochain arrêt se fera à la baie Lho Sa Mah et Pi Leh, deux spots de baignade et de snorkelling parfaits pour passer du temps tranquillement avant de prendre le déjeuner sur la plage. Le bateau s’arrêtera à la grotte Viking. Le repas sera servi à la plage Laemtong et à la plage Phi Phi Erawan Palm Resort suivi par beaucoup de temps libre pour vous promener sur la plage de sable blanc avant de vous diriger vers un autre spot de plongée tout aussi magnifique. Pour ceux qui souhaitent se baigner tranquillement, l’île Bambou est parfaite pour eux. Après une heure de relaxation, le bateau vous conduira vers un dernier spot idyllique appelé île de Kai Nai pour profiter de la fin de journée avant de rentrer à l’hôtel vers 17h30. Note: c'est un tour en partage avec un guide anglophone. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus) Jour 5 [27 déc. 2013]: Phuket - Koh Lanta Journée à votre disposition jusqu'au transfert à Koh Lanta (en voiture et en ferry local). Installation dans votre hôtel et reste libre. (Petit-déjeuner inclus)
Jours 6 – 8 [28 – 30 déc. 2013]: Koh Lanta Journées libres à votre entière disposition. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 9 [31 déc. 2013]: Koh Lanta - Krabi Transfert en navette commune à la jetée de Saladan (arrangé par l'hôtel) et puis vous prendrez le ferry local vers Krabi. Accueil par notre véhicule et puis transfert à votre hôtel. Dîner du Réveillon est bien inclus à votre hôtel. (Petit-déjeuner et dîner inclus)
Jours 10 - 12 [1 – 2 janv. 2014]: Krabi Journées libres pour votre relaxation sur l'île paradis Krabi. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 13 [4 janv. 2014]: Krabi – Vol à Bangkok – Chiang Mai Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport de Krabi. Envol à destination de Chiang Mai avec une escale à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 14 [5 janv. 2014]: Chiang Mai - Lampang – Centre Thaïlandais de Conservation des éléphants Après le petit-déjeuner, votre guide vous conduira à Lampang et au Centre Thaïlandais de Conservation des Eléphants (TECC). Vous y verrez les éléphants peindre et jouer de la musique pour les touristes. Ensuite, on vous expliquera le comportement des éléphants et vous apprendrez les commandes de base que vous utiliserez en tant que futur cornac. Après le déjeuner, vous rencontrez vos géants compagnons et votre instructeur cornac. Vous apprendrez à vous asseoir sur le cou de l'éléphant et à le diriger à gauche et à droite en utilisant vos genoux. Menez votre éléphant à travers la forêt avant de retour à votre hôtel à Chiang Mai. (Petit-déjeuner inclus) Jour 15 [6 janv. 2014]: Chiang Mai – Camp d’éléphant Mae Taman Vous sortirez de Chiang Mai en direction du district de Mae Taman au camp d’éléphant où vous passerez la journée en compagnie d’éléphants. La journée commencera par un spectacle avant de monter sur un éléphant pour un trek dans la jungle avec le mahous à travers une flore luxuriante et quelques singes se déplaçant d’arbre en arbre. Vous prendrez une charrette pour faire un petit tour avant de prendre un repas thaï sur le camp. L’après-midi, vous serez conduits à la rivière Mae Taman. Vous prendrez un canoë en bambou pour descendre le long de la rivière. Après une journée relaxante, vous retournerez au camp pour attendre la voiture qui vous conduira à votre hôtel en passant par une ferme d’orchidées. Merci de noter que le rafting ne sera pas possible si le niveau de l’eau est élevé à cause de la pluie. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus)
Jour 16 [7 janv. 2014]: Chiang Mai – Vol à Bangkok Transfert à l'aéroport en fonction du vol de retour à Bangkok. Installation dans votre hôtel et puis reste libre. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 17 [8 janv. 2014]: Bangkok Journée libre pour vos visites personnelles à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)
Jour 18 [9 janv. 2014]: Bangkok – Départ Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport international de Bangkok. Vous prendrez votre vol international ensuite. (Petit-déjeuner inclus)
Coût total du voyage CHF 4'996.- /personne
Liste d’hôtel :
Ville Hôtel Type de chambre Site internet Phuket Burasari Resort – 4**** Elite Pool Access www.burasari.com Koh Lanta Crown Lanta Resort & Spa – 4**** HoliJour Deluxe www.crownlanta.com Krabi Amari Vogue Krabi – 5***** Deluxe www.amari.com Chiang Mai The Rim Resort – 4**** Deluxe , Superior www.therimchiangmai.com Bangkok Siam@Siam Design Hotel & Spa – 4**** Leisure Class www.siamatsiam.com LE PRIX DU CIRCUIT INCLUT :
• Le logement sur base de double dans les hôtels sélectionnés ci-dessus avec petit déjeuner compris. Heure d’enregistrement dans les hôtels : 14h. Heure de départ des hôtels : 12h. L’enregistrement avant et le départ après les horaires indiqués seront possibles selon les disponibilités et moyennant un coût supplémentaire. • Les repas comme mentionnés dans l’itinéraire • Des guides locaux francophones pendant les visites guidées sauf pour l’excursion en bateau vers Phi Phi • Les visites et transferts comme mentionnés en véhicule privé climatisé • La croisière comme mentionnée dans l’itinéraire • Les frais d’entrées et autorisations lors des visites guidées • Les billets d’avion Internationaux avec Emirates (avec une nuitée à Dubaï à l’aller), en M classe sur Thai Airways : Krabi – Bangkok, Bangkok – Chiang Mai – Bangkok
Merci d'avance de votre avis ! et une bonne soirée
Cuba en famille English translation pending
De retour de Cuba
Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Celebrity Eclipse pour Noël 2014 avec des enfants English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà voyagé sur l'Eclipse avec des enfants.
Nous prévoyons faire une croisière de 14 nuits (Exotic Caribbean Holiday Cruise)
Miami , mer, mer, Aruba, Curaçao, mer, Grenada, Barbados, St-Lucie, Antigua, St-Kitts, St-Martin, mer, mer, Miami.
Nous avons fait 3 croisières avec les enfants mais nous faisions des bateaux destiné au famille comme le Oasis Of The Seas, Freedom OTS et Ncl Spirit (Bermuda) et les enfants ont tous adoré leurs croisières et en parlent encore.
Les enfants vont avoir 7 et 9 ans et adorent les animaux et la faune. Ils sont très mature et il n'y a aucun problème à allé à la salle à mangé et y passé 2 heures pour soupé. La seule chose qui me chicotte, c'est que nous passons 5 jours en mer et que l'Eclipse ne semble pas avoir grand choses pour eux. J'aimerais avoir votre avis.
Merci!
Merci!
Infos voyage île Maurice English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'un voyage de deux semaines à l'Ile Maurice. C'était magique. Avant mon voyage, j'avais besoin de beaucoup d'informations sur les excursions à faire sur l'île. Mais je n'en ai pas trouvé beaucoup. Donc si vous avez besoin d'infos sur cette île magnifique n'hésitez pas à m'envoyer un mail à cette adresse : unvoyageamaurice@gmail.com Je vous répondrais le plus rapidement possible.
Bon weekend.
Jess
Je reviens d'un voyage de deux semaines à l'Ile Maurice. C'était magique. Avant mon voyage, j'avais besoin de beaucoup d'informations sur les excursions à faire sur l'île. Mais je n'en ai pas trouvé beaucoup. Donc si vous avez besoin d'infos sur cette île magnifique n'hésitez pas à m'envoyer un mail à cette adresse : unvoyageamaurice@gmail.com Je vous répondrais le plus rapidement possible.
Bon weekend.
Jess
Balade sur 15 jours au Québec à moto English translation pending
bonjour
actuellement sur le projet d'un voyage au quebec en moto pour 2014, je récupère toutes les infos possibles.
mon soucis premier est la date réelle du départ
suivant les discutions sur plusieurs forums septembre est froid mais est aussi la période ou les feuilles des arbres sont les jolies donc ma question est la suivante si je programme mon voyage dernière semaine aout et première semaine de septembre quel temps je risque d'avoir
je planifie mon voyage grâce au livret fourni par Québec moto (carnet moto) avec 23 troncons de repérés quelqu'un a t'il déjas effectué ses tronçons
qu'elle est la chaine d’hôtel la plus courante au Québec pour un ordre de prix de 50euros à 90euros max
Merci d'avance au réponse que vous aurez la gentillesse de m'envoyer
suivant les discutions sur plusieurs forums septembre est froid mais est aussi la période ou les feuilles des arbres sont les jolies donc ma question est la suivante si je programme mon voyage dernière semaine aout et première semaine de septembre quel temps je risque d'avoir
je planifie mon voyage grâce au livret fourni par Québec moto (carnet moto) avec 23 troncons de repérés quelqu'un a t'il déjas effectué ses tronçons
qu'elle est la chaine d’hôtel la plus courante au Québec pour un ordre de prix de 50euros à 90euros max
Merci d'avance au réponse que vous aurez la gentillesse de m'envoyer
Cinq semaines en famille en juillet-août, Thaïlande et Malaisie (1) English translation pending
Salut à tous 🙂
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
De retour de Québec avec enfants English translation pending
bonjour, tenant à remercier les membres de ce forum pour leurs conseils avisés , je souhaitais à faire un compte-rendu de notre voyage.Nous sommes partis 25 jours en famille (2 enfants de 11 et 17 ans) du 10 Juillet au 3 Août pour les régions de Quebec-Montréal-Mauricie-lac St Jean-charlevoix-fjord du Saguenay -gaspésie .Nous avons mixé les hébergements (camping, gîtes, cabanes dans les arbres, yourte...): tout s'est déroulé sans encombre , beaucoup de beau temps...et un accueil exceptionnel des québécois...bref, un beau voyage!
10 Juillet , Jour 1:nous allons à Paris pour prendre notre vol Corsair : l'enregistrement est rapide , les tentes" 2 secondes"décathlon passent sans problème.Nous sommes 4 et donc avons 4 bagages en soute: les tentes + 1 sac de duvet + 1 valise avec les affaires pour 3 + 1 valise avec les vêtements pour 1 et le "divers":pas de place pour le superflu ...mais on y arrive!Le vol se passe sans encombre: superbe avion avec écrans individuels, nourriture correcte, rafraichissements, personnel de bord agréable, horaire respecté, très bien (nous étions resté sur un mauvais souvenir il y a 5 ans pour la guadeloupe avec 26 h de retard et un service déplorable...).Nous arrivons à Montréal à 18h.Nous allons récupérer la voiture chez Budget, nous la garderons les 25 jours.C'est une dodge caravan, suffisamment spacieuse quand on fait du camping...et , bonne surprise, elle est neuve, 20 km au compteur !
Nous allons à notre hôtel (ce sera le seul "hôtel" du voyage): le Holliday Inn express qui a pour intérêt d'être près de l'aéroport et d'avoir une piscine où nous allons nous rafraîchir.Nous allons grignoter au bistrot de l'hôtel puis filons nous coucher pour conclure cette lonnngue journée!
Nos impressions: nous ne sommes pas trop dépaysés , forcément le français facilite la communication même si nous avons l'impression qu'à Montréal l'anglais est beaucoup utilisé...
Retour de croisière sur le Préziosa 20/27 juillet 2013 English translation pending
Je viens d'effectuer ma première croisière et le retour sur terre est bien difficile! Partie avec ma fille de 18 ans sur le superbe Preziosa. Nous sommes arrivées à Marseille le jeudi afin de découvrir cette ville que nous ne connaissions pas. Quelle lumière sur le Vieux port ...magnifique! Samedi, toujours peur d'être en retard, nous arrivons au port vers 10h, la voiture est garée aux pieds du bateau. Un gars sympa nous prend immédiatement nos bagages, puis direction le premier étage afin de nous rafraîchir. Nous avons le ticket n° 1 pour l'enregistrement. A 11h20 clic la photo pour la carte et nous montons déjà à bord ... elle est pas belle la vie?
Avec ses dimensions à donner le tournis, le Preziosa laisse coi les premiers passagers. A peine le pied posé sur l'épaisse moquette du hall de réception, on ne touche plus terre. Evidé sur 5 ponts avec ses lustres en cascade, ses ascenseurs panoramiques et ses escaliers de verre constellés de milliers de strass Swarovski, c'est "wahoo"; Bye bye les soucis de la vraie vie! Les décorateurs affichent un goût immodéré pour les matières nobles, l'artisanat d'art et les finitions parfaites. Marbres, tissus châtoyants, stucs, laiton, mosaïques de Ravenne ...
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Retour de croisière aux Galapagos, juin 2013 English translation pending
LES GALAPAGOS, destination mythique s’il en est !!!
J’ai commencé a rêver au printemps 2011 en feuilletant le catalogue CELEBRITY avec qui nous venions d’effectuer une croisière dans les caraibes. Le prix était toutefois assez dissuasif… De fil en aiguille, a payer un billet d’avion assez conséquent (+ de 1000 euros par personnes) Pourquoi ne pas ajouter quelques jours en AMAZONIE ??? Et les recherches ont débuté… C’est sur VOYAGE FORUM que j’ai trouvé les coordonnées de l’agence CAPAC NAN à QUITO. Ils m’ont aussitôt proposé un séjour complet en EQUATEUR. L’EQUATEUR ???? Ben je ne connaissais pas du tout….
Ma première crainte pour cette croisière : le mal de mer…. Je voulais absolument éviter la coque de noix avec couchettes superposées… CAPAC NAN m’a donc proposé le GALAXY qui est un bateau 1ere classe. Cela s’est avéré être un très bon choix .
Il n’y a pas beaucoup de comptes rendus sur les croisières aux GALAPAGOS, et les retours sont mitigés, voire mauvais…)
Ce sont les dates de disponibilités qui ont déterminés le choix du circuit sur 6J/5N Nous avons choisi (puisque les GALAPAGOS étaient notre but initial) de passer 2 nuits sur ISABELA avant la croisière. Nous avons effectué cette croisière a la fin de notre séjour en EQUATEUR ce qui était très bien…
Nous sommes maintenant des habitués de croisières sur paquebots, mais n’avions jamais passé quelques jours sur un yacht , nous ne sommes pas très activités nautiques . Après avoir gambergé pendant des semaines sur le mal de mer, et bien j’ai oublié d’emporter des médicaments. Fa ut le faire….
Le 25 JUIN 2013 départ de QUITO pour l’aéroport de BALTRA à 7H40.
quelques précisions pratiques :
Il faut absolument arriver 1H30 à 2H avant, comme préconisé sur le billet En effet, en plus de l’enregistrement et d’un contrôle des bagages il faut s’acquitter d’une taxe pour l’accès au GALAPAGOS et l’attente est très très longue…..Nous sommes arrivés seulement 1 Heure avant, et à l’heure de l’embarquement il y avait encore 15 personnes devant nous. J’ai dû faire une chose que je déteste, passer devant tout le monde en agitant mon billet. Ce que je n’ai pas compris c’est que la transaction a été effectuée en 30 secondes alors que cela prenait un temps infini pour les autres personnes…….. Il faut également savoir que l’avion fait un stop a GUAYAQUIL –(et que sur les écrans de contrôle il est indiqué GUAYAQUIL et non GALAPAGOS ou BALTRA, se fier donc au numéro de vol)
Arrivés à BALTRA, nous avons été pris en charge, notre chauffeur nous a amené à PUERTO AYORA sur L’Ile de SANTA CRUZ ou nous devions prendre un bateau rapide pour ISABELA . Les deux heures sur la vedette rapide sont assez éprouvantes, cela tapait beaucoup. Nous sommes donc arrivés assez tard sur ISABELA.
Je résume donc = De l’aéroport, bus jusqu’au FERRY qui traverse le bras de mer, puisque BALTRA est une ile, cela prend bien ½ HEURE a ¾ d’heures, ensuite 45 minutes de voiture pour PUERTO AYORA Attente a PUERTO AYORA le départ de la vedette vers 14H Petit bateau taxi qui amène a la vedette rapide, 2h de vedette rapide, puis petit bateau taxi qui amène de la vedette au port d’ISABELA .. Tout cela avec les bagages c’est assez folklorique.
Nous avions 2 nuits prévues sur ISABELA , mais en raison des transports (les départs se font à 7H du matin uniquement) 3 nuits auraient été préférables. Car en définitive nous n’avons passé qu’une journée sur l’ile. Bon d’un autre côté j’étais cette année limitée par un problème au genoux je ne pouvais faire de randonnée. Sinon j’aurai regretté de n’être pas allée au volcan ALCEDO ou se trouvent les tortues géantes.
Nous étions logés au WOODEN HOUSE, que nous avons beaucoup aimé, accueil très sympathique, jolies chambres spacieuses et un excellent chef aux fourneaux. Certains reprochent l’emplacement en bord de route, mais cela ne nous a pas gêné. Et il est à 3 minutes de l’embarcadère. Donc pour notre journée sur ISABELA nous sommes allés au MURO DE LAS LAGRIMAS – nous avons pris un taxi pour y aller (10$) et sommes revenus a pied. Nous aurions tout a fait pu le faire en vélo , mais j’avais lu sur le routard ou le lonely que cela montait pas mal, ce qui est inexact.
L’après midi nous avons effectué une excursion , débarquement sur l’ile las TINTORERAS (Iguanes fous et requins… Puis snorkelling depuis le bateau dans une baie a proximité. Nous n’avons pas regretté cette visite sur ISABELA, la promenade du matin nous a permis de voir des tortues de terre , iguanes , pelicans, oiseaux… Cela m’a toutefois conforté dans le choix de la croisière, les déplacements entre les Iles sont très compliqués. Beaucoup de perte de temps… Par ailleurs tout est très cher sur terre, donc au final je ne suis pas sure que cela fasse une grosse différence avec un croisière. Le surlendemain, rebelote avec nos bagages….et nous devons retourner a l’aéroport, point de rendez vous pour la croisière. Heureusement, le GALAXY est amarré à BALTRA, et notre guide nous fait partir sur le bateau sans attendre le vol par lequel arrivent les autres participants . Sympa
JOUR1 SANTIAGO – SULLIVAN BAY Nous découvrons le bateau et notre cabine, Bonne surprise, il est très très bien. Nous sommes 16 passagers, 6 américains, 2 norvégiens, 4 colombiens , 1 japonaise et un allemand. Le guide, équatorien est anglophone mais avec un accent américain qu’il a du beaucoup travailler…Il s’agit de sa clientèle principale… Tout le monde est très sympa, les colombiens parlent Français et sont ravis de pouvoir pratiquer. Les Norvégiens parlent un anglais que nous comprenons bien, hum un peu moins les Américains, mais il vont souvent faire l’effort de parler plus lentement avec nous. La cabine est petite a côté de nos cabines COSTA mais c’est bien conçu, cela ne nous pèsera aucunement. Nous démarrons la navigation, et prenons notre premier repas sur le bateau. Le midi sous forme de buffet. Ensuite le matériel de snorkelling est distribué ainsi que les combinaisons Et nous voilà partis pour notre première excursion SULLIVAN BAY a SANTIAGO
Parlons un peu du snorkelling. Comme je l’ai dit précédemment nous ne somme pas très activités nautiques. Je ne suis pas une bonne nageuse, bien que je n’ai pas peur de mettre la tête sous l’eau. Je barbote…. Enfin je barbotais…. Lorsque j’ai préparé ce séjour aux GALAPAGOS, je me suis rendu compte qu’il fallait absolument voir ce qui se passe sous l’eau. J’ai d’ailleurs été très frustrée en janvier dernier en Guadeloupe de ne pas « oser ». j’ai donc pris la décision d’aller 2 fois par semaines à la piscine. J’ai commencé par faire des longueurs avec une planche et des palmes, puis j’ai continué dans le vif du sujet avec masque et tuba. Ensuite j’avais lu ici et là que les combinaisons fournies par les bateaux étaient trop fines (3MM) pour la saison, l’eau pouvant être à16°. Je mes suis donc équipée d’une combinaison 5MM et me voilà partie avec mon équipement de snorkelling. Mon Chéri lui n’a pas voulu… ni piscine, ni combinaison. Sur ISABELA, j’ai donc fait la première séance…je n’avais pas pris la combinaison. Heureusement l’eau n’était pas très froide, mais pour une première j’ai eu droit aux requins pointes blanches dans un couloir de récifs……Après cela je me suis sentie capable d’aller partout !!!
Donc SULLIVAN BAY Informations contradictoires sur les combinaisons, on les mets tout de suite, on le les mets pas , le guide ne dit pas la même chose a tout le monde… Nous débarquons en ZODIAC, un pied dans l’eau et… elle est glaciale !! Ce qui décourage complètement mon chéri avec sa combi short de 3MM fournie par le bateau. Du coup il n’ira jamais à l’eau…. Moi ? Même pas froid… en plus 5mmm çà flotte !!! Nous faisons un petit tour a pied avant la séance snorkelling. Tout le monde a déjà sa combinaison, et je m’énerve un peu car 5mm c’est un peu long a enfiler. Une fois dans l’eau, je vois des poissons colorés, et un peu plus tard, lorsque j’ose aller plus loin, deux tortues, certains on vu une raie et des bancs de poissons.
Nous rentrons au bateau vers 17H _ Briefing à 18H30 avec présentation de l’équipage et pot d’accueil _ repas à 19H . Le bateau navigue et ça bouge pas mal, on a du mal a marcher….Notre voisine de table ne viendra pas diner, elle ne se sent pas bien, malgré son bracelet anti mal de mer, et moi après trois bouchées ça ne va pas fort non plus….. Zut alors si c’est comme ça pendant 5 JOURS …. Je me couche rapidement. Cela va bouger toute la nuit, mais une fois couchée, cela ne me gène pas…. En fait a part cet épisode, et le lendemain midi, ensuite je n’ai pas eu de problème. OUF.
JOUR 2 – BARTOLOME- SANTA CRUZ (BACHAS BEACH)
Le lendemain matin, la journée commence très tot, nous effectuons une excursion sur BARTOLOME avant le petit déjeuner qui sera servi à 9H30 , C’est un beau paysage qui s’offre a nous arrivés au sommet du sentier. après le petit déjeuner nous puis repartirons pour une séance snorkelling. Je commence à prendre confiance et ose suivre les plus expériementés. Je contourne un rocher comme nous y a autorisé le guide, c’est magnifique , autour du rocher ça bouge pas mal, mais je me sens bien , je vois des tas de poissons, de toutes les couleurs, Ce sera l’une des plus belles séances, avec la dernière… A MIDI Nous avons l’impression d’avoir déjà fait une journée compléte C’est intense. Comme le bateau repart pendant que nous mangeons, rebelote, mas voisine de table devient toute blanche, et moi dans la foulée… Bon un petit moment allongée et nous voilà repartis pour une bonne après midi. Et, là j’avoue que cela se mélange un peu, une plage, des lions de mer, des crabes, un sentier., un pélican…je crois que tout y est. Snorkelling bien sur, j’y prends vraiment gout.
Le programme du lendemain est donné tous les soirs lors du BRIEFING.
Les autres matins ce sera petit déjeuner à 8H départ en 9H.
JOUR 3-SEYMOUR/MOSQUERA C’est là que nous voyons de très prés pour la première fois les fous a pattes bleues ainsi que les frégates. Le spectacle est partout autour de nous, parade nuptiale, couvaison, envols. Nous avions eu l’occasion en Gaspésie d’approcher la colonie de fous de bassan, mais ils pouvaient être agressifs, là c’est comme si l’on n’existait pas, ils sont tranquilles, c’est » fou » A MOSQUERA nous marchons au milieu des Lions de mer, (d’ailleurs c’est une constante sur la plupart des plages ou nous débarquerons) Nous nageons avec eux…
JOUR4 GENOVESA – EL BARRANCO/DARWING BAY Il est assez rare d’avoir au programme cette ile éloignée dans le cadre d’une croisière courte. Le commandant a eu la courtoisie de commencer sa navigation de nuit après le repas du soir. Merci merci.... Heureusement car cela a bougé pas mal toute la nuit. Il y a sur GENOVESA une colonie de fous a pattes rouges….nous avons vu des milliers d’oiseaux, ainsi que les fameux hiboux brachiotte. Nous avons eu l’opportunité de faire du KAYAK de mer à GENOVESA, après avoir bien hésité, j’ai beaucoup apprécié…
JOUR5 SAN CRISTOBAL –BRUJO HILL et KICKED ROCK
Le matin ballade sur une plage magnifique , snorkeling pas très intéressant, mais l’on devient difficiles…. Puis l’après midi, le commandant nous fait faire le tour de KICKED ROCK, et ensuite snorkelling en pleine mer autour du rocher. C’était tout simplement extraordinaire. Des tortues en quantité, et lorsque l’on passe entre les deux rochers des bancs de poissons, des requins, des raies. Dire qu’il y a trois mois je ne serais jamais allée a l'eau...
JOUR6 6 SAN CRISTOBAL, centre d’interpretation.
C’est déjà la fin, nous repartons à QUITO par le vol de 13h depuis SAN CRISTOBAL. Dernière excursion le centre d’interprétation pour faire passer la matinée Les bagages sont pris en charge par l’équipage et nous attendrons a l’aéroport..
--
Cette croisière a vraiment répondu a nos attentes. Certes nous n’avons pas bien suivi les explications du guide qui parlait trop vite avec un accent nasillard, mais c’est à nous d’améliorer notre ANGLAIS ! La taille du groupe était idéale, l’équipage agréable, le bateau confortable, récent et bien entretenu. Les repas étaient très corrects, sans être exceptionnels.
Bon a savoir, nous n’avons pratiquement rien dépensé a bord, rien a voir avec nos croisières habituelles, toutes les activités sont incluses, Nous avons eu un cocktail de bienvenue et de départ , , thé et café sont a discrétion, ainsi qu’un en cas au retour de snorkelling.
Concernant les combinaisons pour le snorkelling, elles étaient louées 25$ pour la durée de la croisière. Seulement des 3mm et en partie des shortis.. Il n’y avait pas suffisamment de petites tailles en combinaison longues. Je conseille aux personnes un peu frileuses de faire comme moi, car sinon cela peut vous gâcher le plaisir.
Il y avait deux activités snorkelling par jour, mais mon chéri qui n'a n'en pas fait ne s'est pas ennuyé, il y avait tout le temps des animaux a observer sur la plage.
Concernant le temps, nous n'avons pas eu de pluie, mais un temps changeant en permanence, dès que le soleil se cache il fait frais, dès qu'il réapparait on étouffe, donc toujours un sweat dans le sac. Mais je crois que je suis devenue très frileuse.
Un grand merci donc a CAPAC NAN pour le choix du bateau.
Cela nous a donné envie de refaire un croisière « exploration » que j’aimerai bien intégrer dans un séjour en ALASKA, mais ce sera pour 2015…
LES PHOTOS ARRIVENT!!!!PATIENCE
J’ai commencé a rêver au printemps 2011 en feuilletant le catalogue CELEBRITY avec qui nous venions d’effectuer une croisière dans les caraibes. Le prix était toutefois assez dissuasif… De fil en aiguille, a payer un billet d’avion assez conséquent (+ de 1000 euros par personnes) Pourquoi ne pas ajouter quelques jours en AMAZONIE ??? Et les recherches ont débuté… C’est sur VOYAGE FORUM que j’ai trouvé les coordonnées de l’agence CAPAC NAN à QUITO. Ils m’ont aussitôt proposé un séjour complet en EQUATEUR. L’EQUATEUR ???? Ben je ne connaissais pas du tout….
Ma première crainte pour cette croisière : le mal de mer…. Je voulais absolument éviter la coque de noix avec couchettes superposées… CAPAC NAN m’a donc proposé le GALAXY qui est un bateau 1ere classe. Cela s’est avéré être un très bon choix .
Il n’y a pas beaucoup de comptes rendus sur les croisières aux GALAPAGOS, et les retours sont mitigés, voire mauvais…)
Ce sont les dates de disponibilités qui ont déterminés le choix du circuit sur 6J/5N Nous avons choisi (puisque les GALAPAGOS étaient notre but initial) de passer 2 nuits sur ISABELA avant la croisière. Nous avons effectué cette croisière a la fin de notre séjour en EQUATEUR ce qui était très bien…
Nous sommes maintenant des habitués de croisières sur paquebots, mais n’avions jamais passé quelques jours sur un yacht , nous ne sommes pas très activités nautiques . Après avoir gambergé pendant des semaines sur le mal de mer, et bien j’ai oublié d’emporter des médicaments. Fa ut le faire….
Le 25 JUIN 2013 départ de QUITO pour l’aéroport de BALTRA à 7H40.
quelques précisions pratiques :
Il faut absolument arriver 1H30 à 2H avant, comme préconisé sur le billet En effet, en plus de l’enregistrement et d’un contrôle des bagages il faut s’acquitter d’une taxe pour l’accès au GALAPAGOS et l’attente est très très longue…..Nous sommes arrivés seulement 1 Heure avant, et à l’heure de l’embarquement il y avait encore 15 personnes devant nous. J’ai dû faire une chose que je déteste, passer devant tout le monde en agitant mon billet. Ce que je n’ai pas compris c’est que la transaction a été effectuée en 30 secondes alors que cela prenait un temps infini pour les autres personnes…….. Il faut également savoir que l’avion fait un stop a GUAYAQUIL –(et que sur les écrans de contrôle il est indiqué GUAYAQUIL et non GALAPAGOS ou BALTRA, se fier donc au numéro de vol)
Arrivés à BALTRA, nous avons été pris en charge, notre chauffeur nous a amené à PUERTO AYORA sur L’Ile de SANTA CRUZ ou nous devions prendre un bateau rapide pour ISABELA . Les deux heures sur la vedette rapide sont assez éprouvantes, cela tapait beaucoup. Nous sommes donc arrivés assez tard sur ISABELA.
Je résume donc = De l’aéroport, bus jusqu’au FERRY qui traverse le bras de mer, puisque BALTRA est une ile, cela prend bien ½ HEURE a ¾ d’heures, ensuite 45 minutes de voiture pour PUERTO AYORA Attente a PUERTO AYORA le départ de la vedette vers 14H Petit bateau taxi qui amène a la vedette rapide, 2h de vedette rapide, puis petit bateau taxi qui amène de la vedette au port d’ISABELA .. Tout cela avec les bagages c’est assez folklorique.
Nous avions 2 nuits prévues sur ISABELA , mais en raison des transports (les départs se font à 7H du matin uniquement) 3 nuits auraient été préférables. Car en définitive nous n’avons passé qu’une journée sur l’ile. Bon d’un autre côté j’étais cette année limitée par un problème au genoux je ne pouvais faire de randonnée. Sinon j’aurai regretté de n’être pas allée au volcan ALCEDO ou se trouvent les tortues géantes.
Nous étions logés au WOODEN HOUSE, que nous avons beaucoup aimé, accueil très sympathique, jolies chambres spacieuses et un excellent chef aux fourneaux. Certains reprochent l’emplacement en bord de route, mais cela ne nous a pas gêné. Et il est à 3 minutes de l’embarcadère. Donc pour notre journée sur ISABELA nous sommes allés au MURO DE LAS LAGRIMAS – nous avons pris un taxi pour y aller (10$) et sommes revenus a pied. Nous aurions tout a fait pu le faire en vélo , mais j’avais lu sur le routard ou le lonely que cela montait pas mal, ce qui est inexact.
L’après midi nous avons effectué une excursion , débarquement sur l’ile las TINTORERAS (Iguanes fous et requins… Puis snorkelling depuis le bateau dans une baie a proximité. Nous n’avons pas regretté cette visite sur ISABELA, la promenade du matin nous a permis de voir des tortues de terre , iguanes , pelicans, oiseaux… Cela m’a toutefois conforté dans le choix de la croisière, les déplacements entre les Iles sont très compliqués. Beaucoup de perte de temps… Par ailleurs tout est très cher sur terre, donc au final je ne suis pas sure que cela fasse une grosse différence avec un croisière. Le surlendemain, rebelote avec nos bagages….et nous devons retourner a l’aéroport, point de rendez vous pour la croisière. Heureusement, le GALAXY est amarré à BALTRA, et notre guide nous fait partir sur le bateau sans attendre le vol par lequel arrivent les autres participants . Sympa
JOUR1 SANTIAGO – SULLIVAN BAY Nous découvrons le bateau et notre cabine, Bonne surprise, il est très très bien. Nous sommes 16 passagers, 6 américains, 2 norvégiens, 4 colombiens , 1 japonaise et un allemand. Le guide, équatorien est anglophone mais avec un accent américain qu’il a du beaucoup travailler…Il s’agit de sa clientèle principale… Tout le monde est très sympa, les colombiens parlent Français et sont ravis de pouvoir pratiquer. Les Norvégiens parlent un anglais que nous comprenons bien, hum un peu moins les Américains, mais il vont souvent faire l’effort de parler plus lentement avec nous. La cabine est petite a côté de nos cabines COSTA mais c’est bien conçu, cela ne nous pèsera aucunement. Nous démarrons la navigation, et prenons notre premier repas sur le bateau. Le midi sous forme de buffet. Ensuite le matériel de snorkelling est distribué ainsi que les combinaisons Et nous voilà partis pour notre première excursion SULLIVAN BAY a SANTIAGO
Parlons un peu du snorkelling. Comme je l’ai dit précédemment nous ne somme pas très activités nautiques. Je ne suis pas une bonne nageuse, bien que je n’ai pas peur de mettre la tête sous l’eau. Je barbote…. Enfin je barbotais…. Lorsque j’ai préparé ce séjour aux GALAPAGOS, je me suis rendu compte qu’il fallait absolument voir ce qui se passe sous l’eau. J’ai d’ailleurs été très frustrée en janvier dernier en Guadeloupe de ne pas « oser ». j’ai donc pris la décision d’aller 2 fois par semaines à la piscine. J’ai commencé par faire des longueurs avec une planche et des palmes, puis j’ai continué dans le vif du sujet avec masque et tuba. Ensuite j’avais lu ici et là que les combinaisons fournies par les bateaux étaient trop fines (3MM) pour la saison, l’eau pouvant être à16°. Je mes suis donc équipée d’une combinaison 5MM et me voilà partie avec mon équipement de snorkelling. Mon Chéri lui n’a pas voulu… ni piscine, ni combinaison. Sur ISABELA, j’ai donc fait la première séance…je n’avais pas pris la combinaison. Heureusement l’eau n’était pas très froide, mais pour une première j’ai eu droit aux requins pointes blanches dans un couloir de récifs……Après cela je me suis sentie capable d’aller partout !!!
Donc SULLIVAN BAY Informations contradictoires sur les combinaisons, on les mets tout de suite, on le les mets pas , le guide ne dit pas la même chose a tout le monde… Nous débarquons en ZODIAC, un pied dans l’eau et… elle est glaciale !! Ce qui décourage complètement mon chéri avec sa combi short de 3MM fournie par le bateau. Du coup il n’ira jamais à l’eau…. Moi ? Même pas froid… en plus 5mmm çà flotte !!! Nous faisons un petit tour a pied avant la séance snorkelling. Tout le monde a déjà sa combinaison, et je m’énerve un peu car 5mm c’est un peu long a enfiler. Une fois dans l’eau, je vois des poissons colorés, et un peu plus tard, lorsque j’ose aller plus loin, deux tortues, certains on vu une raie et des bancs de poissons.
Nous rentrons au bateau vers 17H _ Briefing à 18H30 avec présentation de l’équipage et pot d’accueil _ repas à 19H . Le bateau navigue et ça bouge pas mal, on a du mal a marcher….Notre voisine de table ne viendra pas diner, elle ne se sent pas bien, malgré son bracelet anti mal de mer, et moi après trois bouchées ça ne va pas fort non plus….. Zut alors si c’est comme ça pendant 5 JOURS …. Je me couche rapidement. Cela va bouger toute la nuit, mais une fois couchée, cela ne me gène pas…. En fait a part cet épisode, et le lendemain midi, ensuite je n’ai pas eu de problème. OUF.
JOUR 2 – BARTOLOME- SANTA CRUZ (BACHAS BEACH)
Le lendemain matin, la journée commence très tot, nous effectuons une excursion sur BARTOLOME avant le petit déjeuner qui sera servi à 9H30 , C’est un beau paysage qui s’offre a nous arrivés au sommet du sentier. après le petit déjeuner nous puis repartirons pour une séance snorkelling. Je commence à prendre confiance et ose suivre les plus expériementés. Je contourne un rocher comme nous y a autorisé le guide, c’est magnifique , autour du rocher ça bouge pas mal, mais je me sens bien , je vois des tas de poissons, de toutes les couleurs, Ce sera l’une des plus belles séances, avec la dernière… A MIDI Nous avons l’impression d’avoir déjà fait une journée compléte C’est intense. Comme le bateau repart pendant que nous mangeons, rebelote, mas voisine de table devient toute blanche, et moi dans la foulée… Bon un petit moment allongée et nous voilà repartis pour une bonne après midi. Et, là j’avoue que cela se mélange un peu, une plage, des lions de mer, des crabes, un sentier., un pélican…je crois que tout y est. Snorkelling bien sur, j’y prends vraiment gout.
Le programme du lendemain est donné tous les soirs lors du BRIEFING.
Les autres matins ce sera petit déjeuner à 8H départ en 9H.
JOUR 3-SEYMOUR/MOSQUERA C’est là que nous voyons de très prés pour la première fois les fous a pattes bleues ainsi que les frégates. Le spectacle est partout autour de nous, parade nuptiale, couvaison, envols. Nous avions eu l’occasion en Gaspésie d’approcher la colonie de fous de bassan, mais ils pouvaient être agressifs, là c’est comme si l’on n’existait pas, ils sont tranquilles, c’est » fou » A MOSQUERA nous marchons au milieu des Lions de mer, (d’ailleurs c’est une constante sur la plupart des plages ou nous débarquerons) Nous nageons avec eux…
JOUR4 GENOVESA – EL BARRANCO/DARWING BAY Il est assez rare d’avoir au programme cette ile éloignée dans le cadre d’une croisière courte. Le commandant a eu la courtoisie de commencer sa navigation de nuit après le repas du soir. Merci merci.... Heureusement car cela a bougé pas mal toute la nuit. Il y a sur GENOVESA une colonie de fous a pattes rouges….nous avons vu des milliers d’oiseaux, ainsi que les fameux hiboux brachiotte. Nous avons eu l’opportunité de faire du KAYAK de mer à GENOVESA, après avoir bien hésité, j’ai beaucoup apprécié…
JOUR5 SAN CRISTOBAL –BRUJO HILL et KICKED ROCK
Le matin ballade sur une plage magnifique , snorkeling pas très intéressant, mais l’on devient difficiles…. Puis l’après midi, le commandant nous fait faire le tour de KICKED ROCK, et ensuite snorkelling en pleine mer autour du rocher. C’était tout simplement extraordinaire. Des tortues en quantité, et lorsque l’on passe entre les deux rochers des bancs de poissons, des requins, des raies. Dire qu’il y a trois mois je ne serais jamais allée a l'eau...
JOUR6 6 SAN CRISTOBAL, centre d’interpretation.
C’est déjà la fin, nous repartons à QUITO par le vol de 13h depuis SAN CRISTOBAL. Dernière excursion le centre d’interprétation pour faire passer la matinée Les bagages sont pris en charge par l’équipage et nous attendrons a l’aéroport..
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Cette croisière a vraiment répondu a nos attentes. Certes nous n’avons pas bien suivi les explications du guide qui parlait trop vite avec un accent nasillard, mais c’est à nous d’améliorer notre ANGLAIS ! La taille du groupe était idéale, l’équipage agréable, le bateau confortable, récent et bien entretenu. Les repas étaient très corrects, sans être exceptionnels.
Bon a savoir, nous n’avons pratiquement rien dépensé a bord, rien a voir avec nos croisières habituelles, toutes les activités sont incluses, Nous avons eu un cocktail de bienvenue et de départ , , thé et café sont a discrétion, ainsi qu’un en cas au retour de snorkelling.
Concernant les combinaisons pour le snorkelling, elles étaient louées 25$ pour la durée de la croisière. Seulement des 3mm et en partie des shortis.. Il n’y avait pas suffisamment de petites tailles en combinaison longues. Je conseille aux personnes un peu frileuses de faire comme moi, car sinon cela peut vous gâcher le plaisir.
Il y avait deux activités snorkelling par jour, mais mon chéri qui n'a n'en pas fait ne s'est pas ennuyé, il y avait tout le temps des animaux a observer sur la plage.
Concernant le temps, nous n'avons pas eu de pluie, mais un temps changeant en permanence, dès que le soleil se cache il fait frais, dès qu'il réapparait on étouffe, donc toujours un sweat dans le sac. Mais je crois que je suis devenue très frileuse.
Un grand merci donc a CAPAC NAN pour le choix du bateau.
Cela nous a donné envie de refaire un croisière « exploration » que j’aimerai bien intégrer dans un séjour en ALASKA, mais ce sera pour 2015…
LES PHOTOS ARRIVENT!!!!PATIENCE
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Patagonie en janvier 2014: Argentine ou/et Chili? English translation pending
Bonjour 😉,
C'est la grande inconnue pour moi ! J'envisage de voyager durant Janvier pour randonner en Patagonie.
Peut-on faire à la fois la Patagonie Argentine et la Patagonie Chilienne ?
Quels sont les itinéraires possibles ? 🤪
Ce sera mon premier voyage en Amérique du Sud. J'imagine que l'on peut aisément réaliser un joli voyage à l'aide d'un simple guide papier sans avoir recours à aucune agence lors du voyage n'est ce pas ?
D'autre part, quel budget faut-il prévoir ? Je n'ai pas des goûts de luxe, un repas simple mais chaud et une chambre propre me suffisent 🙂
Merci de vos futures réponses,
iCrevisse
C'est la grande inconnue pour moi ! J'envisage de voyager durant Janvier pour randonner en Patagonie.
Peut-on faire à la fois la Patagonie Argentine et la Patagonie Chilienne ?
Quels sont les itinéraires possibles ? 🤪
Ce sera mon premier voyage en Amérique du Sud. J'imagine que l'on peut aisément réaliser un joli voyage à l'aide d'un simple guide papier sans avoir recours à aucune agence lors du voyage n'est ce pas ?
D'autre part, quel budget faut-il prévoir ? Je n'ai pas des goûts de luxe, un repas simple mais chaud et une chambre propre me suffisent 🙂
Merci de vos futures réponses,
iCrevisse
Concours photo de juillet 2013 "Habits, vêtements et costumes portés dans le monde" English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à peu près certain, que l’on a tous dans nos penderies, un petit souvenir vestimentaire apporté d’un voyage🙂. Mais certainement, que ce vêtement on l’a photographié porté par un autochtone…c’est cette photo qui va nous intéresser….
Je vous propose de partager nos photos sur le thème : «HABITS, VETEMENTS ET COSTUMES PORTES DANS LE MONDE ».
Les habits, les costumes ou vêtements traditionnels, mais aussi les chapeaux ou autres coiffes 😇, voir les chaussures......sont également admis dans le concourt. Que ce soit un habit de fêtes, de ceremonies ou un habit du quotidien, celui-ci est très souvent indicateur de la région où il se trouve. La photo devra montrer l’habit porté(pas de mannequins en vitrine😉) dans son environnement.Je veux dire par là, qu’un homme en djellaba sur la place rouge ça ne marche pas, Un béret basque dans désert du Sahara non plus !!!!…
POUR LES PARTICIPANTS: Les photos sont déposées de maintenant au mardi 23 juillet à minuit.
POUR LES VOTANTS: Les votes se feront du mercredi 24 juillet au mardi 30 minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement. Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos , la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Comme pas mal d’entre nous je serai en vacances en juillet 😎😎😎, je vais tout de même faire le maximum pour suivre le concourt et la discussion…
J’espère voir beaucoup de couleurs et d’originalités….
Bon concours à tous
Je suis à peu près certain, que l’on a tous dans nos penderies, un petit souvenir vestimentaire apporté d’un voyage🙂. Mais certainement, que ce vêtement on l’a photographié porté par un autochtone…c’est cette photo qui va nous intéresser….
Je vous propose de partager nos photos sur le thème : «HABITS, VETEMENTS ET COSTUMES PORTES DANS LE MONDE ».
Les habits, les costumes ou vêtements traditionnels, mais aussi les chapeaux ou autres coiffes 😇, voir les chaussures......sont également admis dans le concourt. Que ce soit un habit de fêtes, de ceremonies ou un habit du quotidien, celui-ci est très souvent indicateur de la région où il se trouve. La photo devra montrer l’habit porté(pas de mannequins en vitrine😉) dans son environnement.Je veux dire par là, qu’un homme en djellaba sur la place rouge ça ne marche pas, Un béret basque dans désert du Sahara non plus !!!!…
POUR LES PARTICIPANTS: Les photos sont déposées de maintenant au mardi 23 juillet à minuit.
POUR LES VOTANTS: Les votes se feront du mercredi 24 juillet au mardi 30 minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement. Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos , la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Comme pas mal d’entre nous je serai en vacances en juillet 😎😎😎, je vais tout de même faire le maximum pour suivre le concourt et la discussion…
J’espère voir beaucoup de couleurs et d’originalités….
Bon concours à tous
Retour dans l'Ouest américain English translation pending
Plutôt que de faire un carnet je vais essayer de donner des petites infos et par la suite je rajouterai des photos
San Francisco
Prise du véhicule assez rapide, choix du véhicule sur le parking avec l’employée qui me montre les véhicules dispos dans ma catégorie ( Standard SUV) Il y a 3 véhicules : Nissan Rogue, Hyundai Santa Fé et Dodge Journey, mon premier réflexe est de vérifier s’il y a une roue de secours puis je regarde sur mon document la liste des véhicules et la catégorie, ce sont des véhicules Mid size. Je retourne voir l’employée et lui signale, rien à faire, je remarque aussi qu’il y a le voyant de maintenance allumé dans un des véhicules je retourne la voir et dans un coin du parking j’aperçois un jeep Grand cherokee et à ce moment bien que ne parlant pas couramment anglais je l’ai assaillie de paroles et j’ai dû dire jeep grand cherokee une bonne vingtaine de fois, elle finit par craquer et me donne les clés qui étaient soigneusement rangées sous son bureau alors que toutes les autres étaient sur les tableau de bord. Petit bonus, il y a le petit bouton magique pour passer en 4WD.
Conventry motor Inn très bien, propre avec parking assez grand et chambre très propre. Bien mieux et moins cher que le Buena vista motor inn testé il y a 3 ans. Petit déjeuner chez Fred's Coffee shop à Sausalito excellent Muir Woods très agréable mais beaucoup de monde La 49 mile scenic drive permet de découvrir les différentes facettes de la ville. Attention parfois les panneaux sont trompeurs ou inexistants. Ne pas hésiter à prendre la voiture pour certains lieux comme alamo square pour les painted ladies et pour se garer privilégier les parcmètres pour de courtes durées. Sinon le système de transports en commun est très bien fait. Passage du péage du golden gate bridge, j’ai utilisé le moyen de paiement en ligne www.bayareafastrak.org. Je verrai lorsque je rendrai la voiture si alamo me débite du montant.
C'est tout pour aujourd'hui car je pars voir le spectacle Ka à Las Vegas
San Francisco
Prise du véhicule assez rapide, choix du véhicule sur le parking avec l’employée qui me montre les véhicules dispos dans ma catégorie ( Standard SUV) Il y a 3 véhicules : Nissan Rogue, Hyundai Santa Fé et Dodge Journey, mon premier réflexe est de vérifier s’il y a une roue de secours puis je regarde sur mon document la liste des véhicules et la catégorie, ce sont des véhicules Mid size. Je retourne voir l’employée et lui signale, rien à faire, je remarque aussi qu’il y a le voyant de maintenance allumé dans un des véhicules je retourne la voir et dans un coin du parking j’aperçois un jeep Grand cherokee et à ce moment bien que ne parlant pas couramment anglais je l’ai assaillie de paroles et j’ai dû dire jeep grand cherokee une bonne vingtaine de fois, elle finit par craquer et me donne les clés qui étaient soigneusement rangées sous son bureau alors que toutes les autres étaient sur les tableau de bord. Petit bonus, il y a le petit bouton magique pour passer en 4WD.
Conventry motor Inn très bien, propre avec parking assez grand et chambre très propre. Bien mieux et moins cher que le Buena vista motor inn testé il y a 3 ans. Petit déjeuner chez Fred's Coffee shop à Sausalito excellent Muir Woods très agréable mais beaucoup de monde La 49 mile scenic drive permet de découvrir les différentes facettes de la ville. Attention parfois les panneaux sont trompeurs ou inexistants. Ne pas hésiter à prendre la voiture pour certains lieux comme alamo square pour les painted ladies et pour se garer privilégier les parcmètres pour de courtes durées. Sinon le système de transports en commun est très bien fait. Passage du péage du golden gate bridge, j’ai utilisé le moyen de paiement en ligne www.bayareafastrak.org. Je verrai lorsque je rendrai la voiture si alamo me débite du montant.
C'est tout pour aujourd'hui car je pars voir le spectacle Ka à Las Vegas
Bali: excellent guide-chauffeur: Mario Urip English translation pending
Bonjour à tous,
Vous avez besoin d’un bon guide-chauffeur à Bali, ne cherchez plus… contactez Mario Urip !!!
Nous venons de passer 10 merveilleux jours à Bali… Afin de bien découvrir ce paradis nous avons fait appel aux services de Mario à 6 reprises autant pour les transferts que pour des journées d’excursion. Mario est vraiment un excellent guide-chauffeur. Il est très souriant, ponctuel, professionnel et très à l’écoute de nos besoins. Au cours de ces journées passées avec lui, il nous a fait découvrir sa culture et sa charmante ile. Il s’exprime très bien autant en français qu’en anglais.
Nous vous le recommandons fortement… Vous ne serez pas déçus!!!
Voici ses coordonnées : mariourip@yahoo.com / mariourip@gmail.com +62.81.239.55152 / +62.87.860.241173
Bon voyage!!!
Chantal et Guylaine
Vous avez besoin d’un bon guide-chauffeur à Bali, ne cherchez plus… contactez Mario Urip !!!
Nous venons de passer 10 merveilleux jours à Bali… Afin de bien découvrir ce paradis nous avons fait appel aux services de Mario à 6 reprises autant pour les transferts que pour des journées d’excursion. Mario est vraiment un excellent guide-chauffeur. Il est très souriant, ponctuel, professionnel et très à l’écoute de nos besoins. Au cours de ces journées passées avec lui, il nous a fait découvrir sa culture et sa charmante ile. Il s’exprime très bien autant en français qu’en anglais.
Nous vous le recommandons fortement… Vous ne serez pas déçus!!!
Voici ses coordonnées : mariourip@yahoo.com / mariourip@gmail.com +62.81.239.55152 / +62.87.860.241173
Bon voyage!!!
Chantal et Guylaine
Concours photo juin 2013: Animaux du monde en liberté English translation pending
Bonjour,
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du samedi 22 juin au samedi 29 juin minuit !
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
🙂Voilà le lien picasa tenu par notre ami Hérikles :
https://picasaweb.google.com/...v1sRgCJrfydHOiI-gsgE#
Le lien de la discussion pour blablater et pour me poser toutes les questions que je ferai une joie pour vous répondre ci dessous !
http://voyageforum.com/...ost=6016358;#6016358
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
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Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
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Euros ou dollars au Vietnam? English translation pending
Bonjour
èce
je vois beaucoup de prix d'hôtels, d'excursion, les frais de visa, etc ... libellé en dollar. Je me demande donc s'il faut que j'aimene un stock de dollar et perdre de l'argent au taux de change ou si je peux prendre mes euros en espèce et tout payer en dong ou éventuellement en euros mais pas au taux 1 € = 1 $ bien sur.
Qu'est ce qui est le mieux ?
Qu'est ce qui est le mieux ?
Première expérience en camping-car au Québec: trucs et astuces? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum. Ma petite famille (ma femme et 3 garçons !) et moi-même comptons faire l'est Canadien en août 2013 (je sais je m'y prends un peu tard mais difficile de se refaire) et ce en camping-car. Nous comptions éventuellement pousser jusqu'en Gaspésie. Je cherche des tuyaux sur : - de bons prestataires de location de campings-cars, - des infos sur les aires de campings (existe t-il un répertoire, une carte ? Faut-il réserver systématiquement ?), - des prestataires pour location de logements style gîtes, cabanes puisque sur le séjour nous comptions éventuellement passer deux-trois jours au bord d'un lac après avoir rendu le camping car. Merci pour vos infos.
Je suis nouveau sur ce forum. Ma petite famille (ma femme et 3 garçons !) et moi-même comptons faire l'est Canadien en août 2013 (je sais je m'y prends un peu tard mais difficile de se refaire) et ce en camping-car. Nous comptions éventuellement pousser jusqu'en Gaspésie. Je cherche des tuyaux sur : - de bons prestataires de location de campings-cars, - des infos sur les aires de campings (existe t-il un répertoire, une carte ? Faut-il réserver systématiquement ?), - des prestataires pour location de logements style gîtes, cabanes puisque sur le séjour nous comptions éventuellement passer deux-trois jours au bord d'un lac après avoir rendu le camping car. Merci pour vos infos.
Au pays de Calypso: Malte English translation pending
AU PAYS DE CALYPSO : MALTE
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Retour de croisière "Perle des Antilles" Costa Luminosa du 1er au 8 mars 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de cette superbe croisière, je vais vous faire un petit compte rendu, avec j'espère plusieurs infos pour ceux qui vont partir !!
Alors, pour mémoire, nous avons réservé la croisière en direct sur le site Costa, avec utilisation des fameux bons de 100€. Pour les vols, nous nous sommes débrouillés, en utilisant des miles Air France.
Par sécurité, (et surtout pour que ça dure un peu plus longtemps), nous sommes partis le 28 février. En fait, en cas de retard de bagages, le fait de partir la veille permet de réduire les dégats.
Nous habitons la région Nîmoise et partions de Marseille. Vol Marseille – Orly à 9h, puis connexion vers Fort de France à 13h25.
Pour gagner un peu de sommeil, nous partons donc le mercredi 27 au soir vers Marseille. Une nuit au « Park & Suites » de Marignane, très pratique et très proche de l’aéroport. Ce sont des mini appartements, très bien pour 4 personnes (avec kitchenette et frigo) pour 70€ la nuit.
Et donc, jeudi 28, debout et go pour l’aéroport.
L’A320 est là, et fait un peu « petit joueur » par rapport au 777 qui va suivre …
[/URL]
Arrivée à Orly, et, première opération : aller chercher des dollars car je dois avouer que j’avais zappé … et il en faut pour l’excursion d’Antigua.
Pour info, le bureau de change est à Orly Sud donc il faut faire un petit tour de VAL pour y aller.
Leçon de calcul :
Première surprise (enfin pas tant que ça …) le TAUX … avec un dollar à 1,3 USD pour 1€, ils changent à 1,12 + 6% de frais … bref on sait pourquoi les bureaux de change ne sont pas pauvres !!!
Nous décidons d’assurer l’excursion d’Antigua et je prends 273 USD pour 250 € … C’est pas du vol ça ????
Au niveau du change :
- Sur le navire, ils changeaient à 0,8 € / USD + 4€ de commission. Pour mes 250 €, j’aurais eu 308 USD … donc plus intéressant
- Nous avons retiré 200 USD à Saint Martin (au distributeur avec une CB) : coût 154 € + 7,5 € de frais. Avec mes 250 €, j’aurais eu 310 USD
Moralité : c’est plus intéressant de retirer sur place ou de changer sur le bateau …
Bref, on ne va pas se pourrir le voyage pour une histoire de change … alors, petit tour au salon Air France pour grignoter et boire un coup. J’en profite pour regarder, une dernière fois, mes emails (car en voyage, pas de portable : ce sont des VACANCES !!!). Un mail de Cathy m’annonce deux personnes de plus pour Saona, ce qui s’avèrera le point négatif, mais on en reparlera plus tard …
Enfin, embarquement pour 8h30 de vol …
Le Taxi pour FDF :

La piste, droit devant, c’est parti …

35000 pieds, et on caresse les nuages. En bas rien de terrible : de l’eau de l’eau de l’eau …

</html
De retour de cette superbe croisière, je vais vous faire un petit compte rendu, avec j'espère plusieurs infos pour ceux qui vont partir !!
Alors, pour mémoire, nous avons réservé la croisière en direct sur le site Costa, avec utilisation des fameux bons de 100€. Pour les vols, nous nous sommes débrouillés, en utilisant des miles Air France.
Par sécurité, (et surtout pour que ça dure un peu plus longtemps), nous sommes partis le 28 février. En fait, en cas de retard de bagages, le fait de partir la veille permet de réduire les dégats.
Nous habitons la région Nîmoise et partions de Marseille. Vol Marseille – Orly à 9h, puis connexion vers Fort de France à 13h25.
Pour gagner un peu de sommeil, nous partons donc le mercredi 27 au soir vers Marseille. Une nuit au « Park & Suites » de Marignane, très pratique et très proche de l’aéroport. Ce sont des mini appartements, très bien pour 4 personnes (avec kitchenette et frigo) pour 70€ la nuit.
Et donc, jeudi 28, debout et go pour l’aéroport.
L’A320 est là, et fait un peu « petit joueur » par rapport au 777 qui va suivre …
[/URL]
Arrivée à Orly, et, première opération : aller chercher des dollars car je dois avouer que j’avais zappé … et il en faut pour l’excursion d’Antigua.
Pour info, le bureau de change est à Orly Sud donc il faut faire un petit tour de VAL pour y aller.
Leçon de calcul :
Première surprise (enfin pas tant que ça …) le TAUX … avec un dollar à 1,3 USD pour 1€, ils changent à 1,12 + 6% de frais … bref on sait pourquoi les bureaux de change ne sont pas pauvres !!!
Nous décidons d’assurer l’excursion d’Antigua et je prends 273 USD pour 250 € … C’est pas du vol ça ????
Au niveau du change :
- Sur le navire, ils changeaient à 0,8 € / USD + 4€ de commission. Pour mes 250 €, j’aurais eu 308 USD … donc plus intéressant
- Nous avons retiré 200 USD à Saint Martin (au distributeur avec une CB) : coût 154 € + 7,5 € de frais. Avec mes 250 €, j’aurais eu 310 USD
Moralité : c’est plus intéressant de retirer sur place ou de changer sur le bateau …
Bref, on ne va pas se pourrir le voyage pour une histoire de change … alors, petit tour au salon Air France pour grignoter et boire un coup. J’en profite pour regarder, une dernière fois, mes emails (car en voyage, pas de portable : ce sont des VACANCES !!!). Un mail de Cathy m’annonce deux personnes de plus pour Saona, ce qui s’avèrera le point négatif, mais on en reparlera plus tard …
Enfin, embarquement pour 8h30 de vol …
Le Taxi pour FDF :

La piste, droit devant, c’est parti …

35000 pieds, et on caresse les nuages. En bas rien de terrible : de l’eau de l’eau de l’eau …

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Camping à Hawaï: Maui et Big Island English translation pending
Bonjour a tous,
Je reviens de 2 semaines de camping a Hawaii (2 1eres semaines de fevrier)et j'avoue avoir eu du mal a trouver des infos. C'est sans pretention que je veux faire partager mon experience pour ceux qui veulent voir Hawaii mais qui sont refroidit par le prix des hotels..... Nous sommes parties 2 femmes seules et a aucun moment nous n'avons eu de probleme dans les campings!
Alors nous avons passe 5 jours sur Maui. Nous avons fait les campings suivants : - nous avons commence par la cote ouest et nous sommes installees au camping de Olowalu http://www.campolowalu.com/ . Le tarif vient juste d'augmenter a 15$/personne. Il y a des toilettes seches dans les espaces de sanitaires portables que l'on voit chez nous sur les chantiers, des douches fermees (cad ou on peut se deshabiller pour se laver) mais ouverte sur l'exterieur. Il est au bord de l'eau et nous avions trouve un spot qui donnait vraiment sur la mer. Comme tous les campings au Us, il y a une table avec banc donc pratique pour poser vos affaires et manger. Il faut savoir que beaucoup de SDF habitent dans les campings, presque tous les campings qui sont au bord de la mer... La vie est vraiment chere et pour certains c'est la meilleure solution. Alors au 1er regard c'est surprenant et pas tres rassurant. Mais je vous rassure, tous les spots que nous avont fait etaient au final super car ces gens habitant la a l'annee ne veulent pas de probleme sinon l'endroit sera ferme. Donc c'est franchement tres bien entretenu, et le soir c'est calme a l'heure du couvre feu et c'est tres securise, ils ne sont pas des alcooliques imbibes du soir au matin, et au final on ne s'est jamais senties plus en securite que quand ils etaient la.... - nous sommes allees ensuite au camping du parc national Halaekala , celui de Hosmer Grove. C'est le plus proche de l'entree du parc. C'est au milieu des arbres sympas, pas de douche mais toilettes seches et eau potable. Des pits pour faire des bbq. Mais il fait tres froid la nuit. Il peut geler dans la nuit. Nous on est pourtant bien equipees mais on a eu froid!!!! Mais bon il est gratuit et pas besoin de reserver de permis. On a fait 1 nuit pcq trop froid et surtout pour la 2e nuit qu'on avait prevu il a plu toute la journee donc rando impossible.... - nous avons termine par 2 nuits dans le camping juste derriere l'aeroport : Kanaha Beach Park. Il faut aller chercher un permis dans la ville. Il y a un numero pour joindre le responsable des permis sur le net mais celui ci ne decroche jms son tel.... Celui la est un peu galere mais au final on a plante la tente sans aller chercher le permis et on avait prepare les 5$ par personne pour le permis au cas ou le ranger passait. Les " habitants" nous avaient dit qu'ils nous mettraient pas dehors de toute facon si on disait qu'on avait essaye de les joindre au tel sans succes. Au final personne n'est passe controler. Il y a des jours ou ce camping est cense etre ferme... Bah on y etait un jour de fermeture et tout le monde etait bien la et certains avec leur permis... Peut etre que c'est valable surtout en ete je ne sais pas.... il y a des douches exterieures donc on se lave au milieu des tentes en maillot de bain;-) Par contre le bruit des avions n'est pas du tout un pb et c'est tres pratique pour le dernier jour car le retour des vehicules de loc se fait a 10 min de la.... Voila pour Maui... Donc pour 5 jours ca nous a fait un budget de 40 euros a 2....
Sur Big Island, nous sommes restees 9 jours : - nous avons passe 4 jours a hookena beach park : http://hookena.org/camping.html. C'est un camping tout petit au bord de la plage. Quand il y a du monde on est les 1 sur les autres... Les sites qui donnent vue sur la mer sont pris en 1ers bien sur mais bon on peut bouger sa tente si envie... Si vous reserver en ligne, inutile d'attendre un mail de confirmation de leur part... Il ne viendra pas.. Du moment que vous avez paye sur paypal votre nom sera sur la liste et vous avez votre permis. Il y a 2 a 3 controles par jour, si vous arrivez et que personne n'est la pour controler pas d'inquietude, plantez votre tente et la personne viendra de toute facon vous donner plus tard le permis a accrocher a votre tente. Sur place c'est 5$/ personne, sur le net c'est 6.. Nous on a paye en avance au moins on etait tranquille. Il y a des douches ouvertes. Les dauphins viennent dans la baie parfois et il est possible de faire du masque et tuba avec eux si vous etes leve tot et chanceux... Une ambiance particuliere ce camping mais les gens sont attachants et on a bcp aime! C'est a 1h de route au sud de Kona - nous sommes allees ensuite de l'autre cote de l'ile et nous sommes posees a Isaac Hale Beach Park. Permis a obtenir en ligne ici : http://www.hawaiicounty.gov/parks-and-recreation. Il y a des rangers jours et nuits tres sympa et ils vont verifier votre permis. Il y a un acces pour les surfeurs juste la. On est a 45 min de voiture du parc national des volcans mais c'est un chouette camping. (on ne voulait pas repasser une nuit au froid dans le parc) Il n'y a pas grand monde, c'est super ouvert, les toilettes sont d'une proprete remarquable! Il ya des hotsprings juste a cote de la plage, on n'a pas eu le temps d'y aller mais il parait que c'est sympa...5$/personne par jour pour le camping. Un super endroit! - nous avons passe une nuit a Hilo dans le jardin d'un hostel qui acceuille les tentes. Il y a 9 spots donc c'est vite plein. 15$ pour une personne, 20$ pour 2. http://www.hilogardens.com/ Vous avez ici douche chaude, acces a la cuisine et bbq au gaz. Le petit icecream shop accole a la guest-house est une tuerie!!!!!!! Ne restez pas trop longtemps pour pas vous ruinez en glace;-) - nous avons termine par Spencer Beach Park qui est a 45 min au nord de l'aeroport de Kona. Permis a obtenir ici : https://hawaiicounty.ehawaii.gov/camping/welcome.html;jsessionid=B80CA15E012E390D0AF7A8DD9F3BCF03.olomea Le site en lui meme est super mais il est repute pour le vent tres tres fort. On ne l'a decouvert qu'une fois sur place... Il s'est mis a souffler tres tres fort en plein nuit au point de casser certaines tentes... Peut etre pas en ete je ne pourrais pas le dire... On a du dormir dans la voiture la 2e nuit de peur que notre tente ne resiste pas a une seconde nuit de tempete.... Il y a un ranger surtout le week end qui verifie les permis et reste la la nuit pour surveiller. Douche a l'exterieur, toilettes propres. Il y a un grand abri avec table et banc d'ou on peut prendre le ptt dej a l'abri du vent si besoin et d'ou on voit les baleines jouer quand c'est la saison comme maintenant!!!! Un moment de bonheur!
Voila encore une fois c'est juste notre experience. Si vous avez des questions n'hesitez pas mais franchement on a depense moins de 150$ pour 2 semaines de camping... De quoi se faire plaisir sur le reste... Pour le reste je peux aussi vous dire ce qu'on a fait mais il y a deja pas mal d'infos mais je suis dispo! Notamment sur des clubs de plongees ou sur les loc de voitures! Et dsl pour le manque d'accent, clavier qwerty...
Bon voyage a ceux qui partent!!!!! Karine
Je reviens de 2 semaines de camping a Hawaii (2 1eres semaines de fevrier)et j'avoue avoir eu du mal a trouver des infos. C'est sans pretention que je veux faire partager mon experience pour ceux qui veulent voir Hawaii mais qui sont refroidit par le prix des hotels..... Nous sommes parties 2 femmes seules et a aucun moment nous n'avons eu de probleme dans les campings!
Alors nous avons passe 5 jours sur Maui. Nous avons fait les campings suivants : - nous avons commence par la cote ouest et nous sommes installees au camping de Olowalu http://www.campolowalu.com/ . Le tarif vient juste d'augmenter a 15$/personne. Il y a des toilettes seches dans les espaces de sanitaires portables que l'on voit chez nous sur les chantiers, des douches fermees (cad ou on peut se deshabiller pour se laver) mais ouverte sur l'exterieur. Il est au bord de l'eau et nous avions trouve un spot qui donnait vraiment sur la mer. Comme tous les campings au Us, il y a une table avec banc donc pratique pour poser vos affaires et manger. Il faut savoir que beaucoup de SDF habitent dans les campings, presque tous les campings qui sont au bord de la mer... La vie est vraiment chere et pour certains c'est la meilleure solution. Alors au 1er regard c'est surprenant et pas tres rassurant. Mais je vous rassure, tous les spots que nous avont fait etaient au final super car ces gens habitant la a l'annee ne veulent pas de probleme sinon l'endroit sera ferme. Donc c'est franchement tres bien entretenu, et le soir c'est calme a l'heure du couvre feu et c'est tres securise, ils ne sont pas des alcooliques imbibes du soir au matin, et au final on ne s'est jamais senties plus en securite que quand ils etaient la.... - nous sommes allees ensuite au camping du parc national Halaekala , celui de Hosmer Grove. C'est le plus proche de l'entree du parc. C'est au milieu des arbres sympas, pas de douche mais toilettes seches et eau potable. Des pits pour faire des bbq. Mais il fait tres froid la nuit. Il peut geler dans la nuit. Nous on est pourtant bien equipees mais on a eu froid!!!! Mais bon il est gratuit et pas besoin de reserver de permis. On a fait 1 nuit pcq trop froid et surtout pour la 2e nuit qu'on avait prevu il a plu toute la journee donc rando impossible.... - nous avons termine par 2 nuits dans le camping juste derriere l'aeroport : Kanaha Beach Park. Il faut aller chercher un permis dans la ville. Il y a un numero pour joindre le responsable des permis sur le net mais celui ci ne decroche jms son tel.... Celui la est un peu galere mais au final on a plante la tente sans aller chercher le permis et on avait prepare les 5$ par personne pour le permis au cas ou le ranger passait. Les " habitants" nous avaient dit qu'ils nous mettraient pas dehors de toute facon si on disait qu'on avait essaye de les joindre au tel sans succes. Au final personne n'est passe controler. Il y a des jours ou ce camping est cense etre ferme... Bah on y etait un jour de fermeture et tout le monde etait bien la et certains avec leur permis... Peut etre que c'est valable surtout en ete je ne sais pas.... il y a des douches exterieures donc on se lave au milieu des tentes en maillot de bain;-) Par contre le bruit des avions n'est pas du tout un pb et c'est tres pratique pour le dernier jour car le retour des vehicules de loc se fait a 10 min de la.... Voila pour Maui... Donc pour 5 jours ca nous a fait un budget de 40 euros a 2....
Sur Big Island, nous sommes restees 9 jours : - nous avons passe 4 jours a hookena beach park : http://hookena.org/camping.html. C'est un camping tout petit au bord de la plage. Quand il y a du monde on est les 1 sur les autres... Les sites qui donnent vue sur la mer sont pris en 1ers bien sur mais bon on peut bouger sa tente si envie... Si vous reserver en ligne, inutile d'attendre un mail de confirmation de leur part... Il ne viendra pas.. Du moment que vous avez paye sur paypal votre nom sera sur la liste et vous avez votre permis. Il y a 2 a 3 controles par jour, si vous arrivez et que personne n'est la pour controler pas d'inquietude, plantez votre tente et la personne viendra de toute facon vous donner plus tard le permis a accrocher a votre tente. Sur place c'est 5$/ personne, sur le net c'est 6.. Nous on a paye en avance au moins on etait tranquille. Il y a des douches ouvertes. Les dauphins viennent dans la baie parfois et il est possible de faire du masque et tuba avec eux si vous etes leve tot et chanceux... Une ambiance particuliere ce camping mais les gens sont attachants et on a bcp aime! C'est a 1h de route au sud de Kona - nous sommes allees ensuite de l'autre cote de l'ile et nous sommes posees a Isaac Hale Beach Park. Permis a obtenir en ligne ici : http://www.hawaiicounty.gov/parks-and-recreation. Il y a des rangers jours et nuits tres sympa et ils vont verifier votre permis. Il y a un acces pour les surfeurs juste la. On est a 45 min de voiture du parc national des volcans mais c'est un chouette camping. (on ne voulait pas repasser une nuit au froid dans le parc) Il n'y a pas grand monde, c'est super ouvert, les toilettes sont d'une proprete remarquable! Il ya des hotsprings juste a cote de la plage, on n'a pas eu le temps d'y aller mais il parait que c'est sympa...5$/personne par jour pour le camping. Un super endroit! - nous avons passe une nuit a Hilo dans le jardin d'un hostel qui acceuille les tentes. Il y a 9 spots donc c'est vite plein. 15$ pour une personne, 20$ pour 2. http://www.hilogardens.com/ Vous avez ici douche chaude, acces a la cuisine et bbq au gaz. Le petit icecream shop accole a la guest-house est une tuerie!!!!!!! Ne restez pas trop longtemps pour pas vous ruinez en glace;-) - nous avons termine par Spencer Beach Park qui est a 45 min au nord de l'aeroport de Kona. Permis a obtenir ici : https://hawaiicounty.ehawaii.gov/camping/welcome.html;jsessionid=B80CA15E012E390D0AF7A8DD9F3BCF03.olomea Le site en lui meme est super mais il est repute pour le vent tres tres fort. On ne l'a decouvert qu'une fois sur place... Il s'est mis a souffler tres tres fort en plein nuit au point de casser certaines tentes... Peut etre pas en ete je ne pourrais pas le dire... On a du dormir dans la voiture la 2e nuit de peur que notre tente ne resiste pas a une seconde nuit de tempete.... Il y a un ranger surtout le week end qui verifie les permis et reste la la nuit pour surveiller. Douche a l'exterieur, toilettes propres. Il y a un grand abri avec table et banc d'ou on peut prendre le ptt dej a l'abri du vent si besoin et d'ou on voit les baleines jouer quand c'est la saison comme maintenant!!!! Un moment de bonheur!
Voila encore une fois c'est juste notre experience. Si vous avez des questions n'hesitez pas mais franchement on a depense moins de 150$ pour 2 semaines de camping... De quoi se faire plaisir sur le reste... Pour le reste je peux aussi vous dire ce qu'on a fait mais il y a deja pas mal d'infos mais je suis dispo! Notamment sur des clubs de plongees ou sur les loc de voitures! Et dsl pour le manque d'accent, clavier qwerty...
Bon voyage a ceux qui partent!!!!! Karine
Conseils aux voyageurs pour la réservation de billets d'avion English translation pending
Où acheter vos billets d'avion? ( vols secs)
Si vous hésitez encore entre faire votre réservation sur Internet ou dans une agence de voyage agrée Iata, je vous le dis tout simplement:
EVITEZ DE RESERVER EN LIGNE!!!
Pourquoi?
* Opodo, Edreams etc... vous proposent des prix attrayants...mais au final vous payerez toujours plus cher que prévu! ( faux frais, assurances annulation bidon) * En cas de problème ( et ça arrive, SOUVENT ), ce n'est pas toujours évident de les contacter et bonjour les temps d'attente interminable au téléphone ( avec petite musique d'ascenseur à 1 euro/la minute) mails restés sans réponse, des procédures de réclamation qui trainent pendant des mois et beaucoup de stress. * Double paiement, problème de carte de crédit * Et au final, on est dégouté a la seule idée de partir en vacances!
Réservez vous billets d'avion directement via les compagnies aériennes ou mieux, dans une agence de voyage.
Pourquoi?
* le prix affiché= le prix que vous payez * Paiement possible par: carte banquaires, liquide, visa * Un service connu ( vous savez à qui vous avez affaire, vous savez où aller) quelqu'un à votre écoute, en face- à face, pas de facture de téléphone monstrueuse en cas de problème. * Des conseils, no stress * Et ce n'est pas forcément plus cher, voici mon cas le plus récent:
Je veux réserver un voyage Paris- Madrid- Santiago-île de paques allez-retour pour deux personnes adultes.
Opodo: 3240 euros + frais de carte visa ( et possble frais de téléphone si probleme) L'agence de voyage au coin de ma rue: 3210 euro payé en liquide, sans frais supplémentaires, mes e-tickets disponibles sous 24 heures et je suis certaine d'être prévenue immédiatement et par téléphone en cas de changement!
Pour moi, il n'y a pas photo et je ne réserverai PLUS JAMAIS sur internet.
Si vous hésitez encore entre faire votre réservation sur Internet ou dans une agence de voyage agrée Iata, je vous le dis tout simplement:
EVITEZ DE RESERVER EN LIGNE!!!
Pourquoi?
* Opodo, Edreams etc... vous proposent des prix attrayants...mais au final vous payerez toujours plus cher que prévu! ( faux frais, assurances annulation bidon) * En cas de problème ( et ça arrive, SOUVENT ), ce n'est pas toujours évident de les contacter et bonjour les temps d'attente interminable au téléphone ( avec petite musique d'ascenseur à 1 euro/la minute) mails restés sans réponse, des procédures de réclamation qui trainent pendant des mois et beaucoup de stress. * Double paiement, problème de carte de crédit * Et au final, on est dégouté a la seule idée de partir en vacances!
Réservez vous billets d'avion directement via les compagnies aériennes ou mieux, dans une agence de voyage.
Pourquoi?
* le prix affiché= le prix que vous payez * Paiement possible par: carte banquaires, liquide, visa * Un service connu ( vous savez à qui vous avez affaire, vous savez où aller) quelqu'un à votre écoute, en face- à face, pas de facture de téléphone monstrueuse en cas de problème. * Des conseils, no stress * Et ce n'est pas forcément plus cher, voici mon cas le plus récent:
Je veux réserver un voyage Paris- Madrid- Santiago-île de paques allez-retour pour deux personnes adultes.
Opodo: 3240 euros + frais de carte visa ( et possble frais de téléphone si probleme) L'agence de voyage au coin de ma rue: 3210 euro payé en liquide, sans frais supplémentaires, mes e-tickets disponibles sous 24 heures et je suis certaine d'être prévenue immédiatement et par téléphone en cas de changement!
Pour moi, il n'y a pas photo et je ne réserverai PLUS JAMAIS sur internet.
Fermeture de l'aéroport de Hué (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
La fermeture de l'aéroport de Hué est prévue (officieusement) de mars à novembre 2013 (appris sur le forum). Devant me rendre de Saigon à Hué en avril, j'ai contacté Vietnam Airlines à Paris. Leur réponse est que tant que rien d'officiel n'est annoncé ils continuent à vendre des vols pour Hué. En revanche, si l'aéroport de Hué ferme, ils ne garantissent pas pouvoir rediriger les passagers vers un autre aéroport (Da Nang). Les vols pour Da Nang pourraient être complets à ces dates là et de toute manière Vietnam Airlines ne prendrait pas en charge le bus pour Hué. Ma question est la suivante (pour les pro des voyages au Vietnam) dois-je réserver un vol pour Da Nang sachant qu'il y a possibilité que Hué soit ouvert ? Il faut dire que notre voyage de France est plutôt long et si je peux éviter 3 heures de bus ce serait super ! Où pourrez je trouver plus d'information sur cette fermeture ? D'autre part, j'hésite à réserver sur Vietnam Airlines ou Jetstar ou Vietjet ? Nous sommes 4 et les tarifs varient pas mal ! Merci d'avance
Valérie
La fermeture de l'aéroport de Hué est prévue (officieusement) de mars à novembre 2013 (appris sur le forum). Devant me rendre de Saigon à Hué en avril, j'ai contacté Vietnam Airlines à Paris. Leur réponse est que tant que rien d'officiel n'est annoncé ils continuent à vendre des vols pour Hué. En revanche, si l'aéroport de Hué ferme, ils ne garantissent pas pouvoir rediriger les passagers vers un autre aéroport (Da Nang). Les vols pour Da Nang pourraient être complets à ces dates là et de toute manière Vietnam Airlines ne prendrait pas en charge le bus pour Hué. Ma question est la suivante (pour les pro des voyages au Vietnam) dois-je réserver un vol pour Da Nang sachant qu'il y a possibilité que Hué soit ouvert ? Il faut dire que notre voyage de France est plutôt long et si je peux éviter 3 heures de bus ce serait super ! Où pourrez je trouver plus d'information sur cette fermeture ? D'autre part, j'hésite à réserver sur Vietnam Airlines ou Jetstar ou Vietjet ? Nous sommes 4 et les tarifs varient pas mal ! Merci d'avance
Valérie
Croisière Italie - Grèce sur le MSC Armonia English translation pending
Bonjour,
nous avons un projet de croisière mon mari et moi avec MSC Armonia au mois d'août 2013 :
Venise départ 18 h
Ancone 8h - 15 h
Kotor 8h - 16h
Corfou 8h - 16h
Gythion 8h - 16h
Argostoli 8h - 146h
Dubrovnik 8h - 14h
Venise arrivée 9h
Nous aimerions arriver 2 jours avant pour visiter Venise
Nous aimerions faire les excursions par nous-même (trop chère par MSC) . J''attends vos conseils pour l'organisation.
Quel pont choisir pour la cabine ?
Y a t-il un thème chaque soir ? si oui savez-vous lesquels ?
le tout inclus n'existe pas sur cette croisière (nous étions partis avec croisière de france (trop top) en tout inclus). Que choisir ?
merci d'avance pour votre aide
Hôtel Bill's Gamblin' à Las Vegas English translation pending
Pour info, je viens de recevoir un email du Bill's qui m'informe qu'ils seront en rénovation depuis le 4 février et que ma réservation (juillet 2013) sera "transférée" au Flamingo. Alors renseignez-vous si besoin 😉
A bientôt
Katia
Arnaque au Vietnam English translation pending
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir.
Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Croisière sur le MSC Lirica, départ de Fort-de-France le 19 janvier 2013 English translation pending
🙂bonjour à tous,
qui fera la croisière du lirica du 19janv 2013
au départ de fdf?
Nous a faisons ca sera notre première(réalisation d'un rêve!!😊)!J'aimerai savoir e que vous avez prévu comme excursions ? et ce qui est prévu a bord pour les enfants ( 5 ans)!
merci d'avance pour vos réponses!
Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013 English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Réserver directement sur le site Costa? English translation pending
Bonjour,
Quels sont les avantages et les inconvénients de réserver sa croisière directement sur le site Costa (au lieu de passer par une agence) ?
Quels sont les avantages et les inconvénients de réserver sa croisière directement sur le site Costa (au lieu de passer par une agence) ?
Croisière sur le Brilliance of the Seas, Québec, Canada du 12 au 22 octobre 2012 English translation pending
Voici le compte-rendu d’une magnifique croisière sur le Brilliance of the Seas, du 12 au 22 octobre 2012. Un itinéraire unique aller-retour de Québec. A noter que 1300 des 2000 passagers étaient Québécois – du jamais vu en 25 croisières !
Jour 1 – Départ de Québec – nuageux avec éclaircies, 12C
Nous sommes partis tôt de Montréal vers 7h00 afin de ne pas se presser. Arrivées à Québec vers 10h30. Le Brilliance nous attendait fièrement au port de Québec!
Le stationnement du port était bondé avec les taxis des gens qui partent, ceux qui arrivent... mais comme j'avais réservé à l'avance, j'ai eu un emplacement de stationnement littéralement à la porte!!! Qui m'attendait avec un cône orange... juste pour moi! J’avoue que notre première assignation était pour le stationnement du Bassin Louise. J’ai donc téléphoné pour faire changer d’endroit. Bonne idée car il n’y avait qu’une seule navette pour apporter les gens du Bassin Louise au terminal et certaines personnes ont attendu plus de 90 minutes… Mais heureusement, on n’a pas eu ces problèmes.
Nous avons déposé nos bagages puis on est allé faire notre enregistrement. Comme nous avions rendez-vous avec ma soeur au Café du Monde à 11h30, plutôt que de monter à bord, nous sommes aller la rejoindre au Café et avons pu passer un excellent dîner avec eux, vue sur le fleuve et sur le Veendam et Brilliance!
En plus de ces deux bateaux, il y avait aussi le NCL Dawn (sur lequel revenait notre Marine!!!!) et le Summit. Nous avons aussi croisé l'Eurodam qui arrivait comme nous quittions Québec.
Nous sommes montés à bord vers 14h00 - il y avait une méchante file, mais comme on était déjà enregistrée nous avons pu passer rapidement. Nous sommes plaisamment surprise par le Brilliance! J'avais lu qu'il était un peu fatigué, dû pour un rafraîchissement, mais à date, on ne voit pas ça. La déco est de son époque, mais tout est super propre. Notre cabine la 9568 est parfaite! Propre, en bon état (à part la porte patio qui est un peu difficile à ouvrir) et que dire du rangement - Alléluia!!! Wow, toute une différence d'avec les navires Solstice... des tiroirs, des gardes-robes, des petites armoires. On a de la place!!!
Le départ de Québec est spectaculaire ! Les gens sont sur les ponts et le soleil est au rendez-vous. Mais le vent nous gifle et je décide rapidement d’aller m’abriter dans le confort du Viking Lounge d’où nous avons une vue panoramique, en plus du cocktail pour les Diamond ! Donc le Sail-Away se fit au champagne, bien au chaud !
Jour 2 – Saguenay – soleil, avec quelques flocons, et vent 4C
L’entrée dans le fjord s’est fait très tôt vers 4h00, donc à la noirceur. Mais dès le lever du jour, le paysage inimitable du fjord a commencé à se dessiner. Vers 10h30, nous passions devant la statue de Notre-Dame-du-Saguenay, la Vierge du Cap Trinité. Le capitaine nous raconte au micro l’histoire de la statue :
La statue a été sculptée en l'honneur de la Vierge Marie après les mésaventures de Charles-Napoléon Robitaille, un voyageur de commerce qui, pour se rendre au Saguenay devait absolument emprunter les cours d'eau. Un jour d'hiver où il se dirigeait vers le Lac St-Jean, la glace se brisa sous ses pieds et il tomba dans l'eau. Il se débattit mais en vain. Comme dernier recours, il pria la Sainte-Vierge de le sauver. Il fut miraculeusement échoué sur la glace plus loin. Cette statue fut sculptée par Louis Jobin en 1881. Elle est entièrement faite de pin blanc recouverte de minces feuilles de plomb pour la protéger des intempéries. Elle mesure 9 mètres de haut et pèse plus de 3 tonnes.
Puis, vers 11h30, nous approchons du quai de La Baie. Quelle arrivée ! L'hospitalité des habitants de la région est sans compétition! Un peu avant que le bateau accoste, toute la troupe de La Fabuleuse était sur le quai et s'agitait pour nous démontrer leur excitation de voir arriver un navire!!! Puis le leader a pris un mégaphone et nous a souhaité la bienvenue!! Tout le monde était sur les ponts et les balcons malgré le froid MORDANT!!!! Et là, la troupe s'est mise à danser des sets carrés, avec la musique à fond, c'était génial! Ils sont restés là pendant plus de 45 minutes!!! Sur le quai, ils avaient installés une cabane à sucre et faisaient de la tire, il y avait un tipi avec des indiens, une vieille voiture... c'était super!!!
Le terminal est magnifique. À l'intérieur, il y a un genre de salon métier d'art avec les artisans de la région qui offrent leurs trucs. Deux restos avec Wi Fi gratuit, un petit groupe qui fait de la musique. C'est super accueillant et sympathique. Tout le monde est tellement gentil, c'est hallucinant!
Comme j'ai une amie récemment déménagée à Chicoutimi, j'ai opté pour passer la journée avec elle! Elle est venue me chercher au terminal et on a passé l'après-midi ensemble. Belle journée de retrouvailles!
Jour 4 – Corner Brook, Terre-Neuve – nuageux, 10C
Nous sommes arrivés à Corner Brook par le fjord de Humber Arm. Le port est un petit port commercial, près du moulin à papier Kruger. Après notre petit-déjeuner en cabine, nous sommes sortis pour rencontrer notre guide pour la journée. Nous avons été accueillies sur le quai par deux magnifiques chiens Terre-Neuve, tout noir, tout poilu! Tout le monde voulait se faire photographier avec eux! Ils sont tellement doux et sans malice, de magnifiques bêtes. Leur propriétaire avait même des photos d’eux à nous donner! Puis nous avons rencontré Lowell Drake, notre guide pour la journée qui nous attendait près du kiosque d’information. Lowell est un homme charmant de 75 ans! Il habite Trout River dans le parc Gros Morne, est né et a passé toute sa vie dans cette région. Il nous a fait découvrir son coin de pays avec passion. Il nous a même amené chez lui pour rencontrer sa femme Florence! Il voulait bien qu’on dîne chez lui, mais nous ne voulions pas nous imposer à sa femme! Comme il habite la partie sud du parc nous avons pu voir les fameuses formations rocheuses appelées Tablelands. Cette partie est complètement désertique, tout du roc de couleur ocre. Et le haut des montagnes est complètement plat d’où leur nom de ‘table’. Ensuite nous sommes repartis vers Rocky Harbour, un petit village plus touristique sur le bord de la mer, et la seule place où on peut trouver un restaurant! J’ai mangé de la morue poêlée délicieuse et tellement fraîche! Le parc est immense avec de magnifique montagne, dont le Gros Morne qui était déjà recouvert de neige. Les forêts sont denses de bouleaux tout jaunes, de pins et d’épinettes. Les coloris sont magnifiques à voir! De retour à Corner Brook, nous sommes allés au belvédère du Capitaine Cooke d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur la baie des îles, notre navire et la ville. Nous étions de retour au navire vers 15h45. Lowell a été un guide des plus sympathiques nous placotant tout au cours de la journée, conduisant prudemment et nous racontant mille et une histoires sur son magnifique coin de pays!! La vie dans ces coins reculés de Terre-Neuve est loin d’être facile, mais les gens vivent simplement et apprécient les petits bonheurs de la vie! Ce tour a été réservé par courriel/téléphone : Martin's Bus Service +1 (709) 453 2207 martins.transportation@nf.sympatico.ca
Jour 6 - Halifax
Après la nuit à se faire brasser, on est tombé endormie dur au petit matin. On n’a pas eu connaissance d'arriver à Halifax mais à 7h00 pile, la cornemuse nous a réveillé!!! Un piper et son tambour nous ont accueilli et ont joué les airs connus de cornemuse pendant une dizaine de minute!! C'est impressionnant surtout qu'il fait encore noir! Ils étaient tout juste en bas de notre balcon!
Pas d'excursion aujourd'hui car on connait bien la région, mais une visite au musée de Pier 21 s’impose puisque c’est à ce quai que nous sommes accostés. Pier 21 est l’Ellis Island du Canada, où l’endroit par lequel plus de 1M d’immigrants sont entrés au Canada arrivant par navire transatlantique. L’entrée au musée comprend la visite guidée. C’est très intéressant et pour ceux qui auraient des ancêtres européens, il y a un centre de recherche permettant de voir si nos ancêtres ont passé par le Pier 21.
Après cette petite visite, nous sommes allés au Farmers Market juste à côté en quête de bon poisson. Nous avons été dirigé vers le meilleur Fish & Chips d’Halifax, un petit comptoir au bout du marché – The Fish Shop. Wow… pas de mot pour dire comment s’était bon. Un morceau charnu et épais d’aiglefin, dans une panure à la bière, légèrement épicé, et frit jusqu’à croustillant… J’en ai l’eau à la bouche ! Après ce copieux lunch, je suis partie vagabonder dans les rues d’Halifax et du port – la journée était ensoleillée et la promenade agréable! J'ai vu la maison du lieutenant gouverneur, le parlement, les maisons de type victorienne, puis je suis retournée vers le port et j'ai fait la promenade jusqu'au retour au Pier 21.
Un grand marché d'artisans est installé dans le terminal du Pier 21 avec beaucoup d'article d'inspirations écossaise, des produits locaux, etc. Encore une fois nous avons pu assister au départ du Viking Crown Lounge tout en sirotant notre mousseux quotidien!!
Jour 7 – 18 octobre, Sydney
Belle journée ensoleillée, bien que froide… Le Norwegian Gem est déjà arrivé au port de Sydney, ce qui veut dire que nous devrons utiliser les chaloupes ce matin. Heureusement, les membres Diamond n’ont pas à aller chercher de billet pour les navettes, nous n’avons qu’à se présenter à la sortie quand nous sommes prêts à descendre. Le vent nous glace les oreilles… même à l’intérieur des petits bateaux, il faut mettre son capuchon car on gèle ! Le trajet ne prend qu’une dizaine de minutes. Un immense violon, le plus gros au monde nous dit-on, nous accueille en jouant des airs traditionnels. Le terminal est bien aménagé, avec un petit marché d’artisan, quelques cafés ou le WiFi est gratuit, et une exposition sur la région du Cap Breton. Une belle terrasse est installée au 2e étage et comme le soleil est resplendissant, les chaises se font rares. Un kiosque d’info touristique est tenu par des bénévoles qui se feront un plaisir de vous donner des cartes et de tracer des itinéraires intéressants. Le port est en plein centre de la ville historique. De l’autre côté de la rue, on peut visiter l’église St-Patrick, aujourd’hui un petit musée. Dans le même quadrilatère, on peut visiter la maison Cossitt qui date de 1787 et la maison Jost de 1786, les deux plus vieilles maisons du Cap Breton, toutes deux aménagées en musée.
De Sydney, on peut facilement faire un petit tour du Cap Breton, visiter la forteresse de Louisbourg, explorer la région du lac Bras d’or ou simplement fureter dans les belles petites rues du vieux Sydney. Comme nous avons déjà fait le Cap Breton en terrestre, notre visite a été courte car il faisait très froid. On a donc profité de la belle terrasse du terminal pour se réchauffer un peu, tout en écoutant les joueurs de cornemuse qui déambulait sur le quai.
Jour 8 – 19 octobre, St-Pierre et Miquelon – soleil éclatant, 15C
Quelle arrivée ! Bien que le soleil n’était pas encore levé, la côte de l’île s’est docement teintée de rose au fur et à mesure que le soleil se pointait. Un spectacle à couper le souffle. Puis, le port s’est dessiné. C’est génial de voir peint sur le quai ‘Bienvenue en France’ avec le tricolore qui flotte au vent fièrement !
Comme l’escale était assez courte – de 7h00 à 12h30, nous voulions maximiser notre temps sur l’île, et nous avions donc réservé la première excursion disponible, à 8h00 pour faire un tour de l’île en autobus. Comme l’île ne compte que quelques autobus, 2 autobus touristes et 1 autobus scolaire, c’est le même bus qui faisait toutes les excursions, une après l’autre. Bonne décision d’avoir pris le premier départ, car tout retard faisait que les départs suivant étaient retardés… Le quai est à environ 2 kilomètres du centre de la ville, une vingtaine de minutes à pied d’un bon pas, trente pour les gens moins rapides. Il y avait environ 6-7 taxis disponibles.
Bien que les tours d’autobus ne soient pas notre façon préférée de découvrir un endroit, c’était quand même une excellente façon de parcourir St-Pierre d’un bout à l’autre en si peu de temps. En 1 heure, nous avions fait le tour, parcouru toutes les rues, les quartiers vieux et nouveaux, et avions pu en apprendre beaucoup sur la vie des gens de ce dernier bastion de la Nouvelle-France. Notre guide Albin, un jeune garçon dans la trentaine, né et habitant à St-Pierre nous a parlé de la vie, des gens, c’était super intéressant. On pouvait rester en ville pour explorer et magasiner un peu, ou rentrer au bateau.
De retour au bateau vers 9h15, j’ai réussi à me faufiler pour une 2e excursion, cette fois en direction de l’île aux marins. Cette petite île est juste en face de St-Pierre. L'île a connu une forte activité à la fin du 19e siècle comme annexe du port de St-Pierre pour les activités liées à la pêche à la morue avec un village ayant compté jusqu'à 600 habitants. Depuis 1960, l’île est inhabitée, mais elle constitue un attrait touristique important depuis que les anciens habitants ont rénové les maisons de pêcheurs et transformé la mairie en musée. Après avoir pris un traversier, nous avons fait un tour à pied de cette île magnifique. Les maisons colorées et les graves, des étendues de pierre qui servaient à faire sécher les morues, nous ramènent à un style de vie complètement révolu, mais tellement fascinant. La mer vient se fracasser sur les parois rocheuses de cette bande de terre et de roc, et le cimetière derrière l’église nous rappelle que la mer n’est pas toujours clémente pour ces pêcheurs qui ont trimé si dur pour gagner leur vie. La visite de l’île aux marins est un must pour tout visiteur de l’archipel de St-Pierre et Miquelon !
De retour au centre-ville (!), une file interminable s’était formée pour prendre la navette qui nous ramenait au port. J’ai donc sauté dans un taxi avec 3 autres personnes pour franchir les 2 kilomètres qui nous séparait du bateau – le coût total de la course : 6$ CAD… ça valait le coup !
St-Pierre et Miquelon fut mon coup de cœur… autant pour la chaleur des gens, de leur maisonnettes colorées que des paysages d’une autre époque et de la mer si bleue, fracassante et bouillonnante !
Jour 9 – 20 octobre, Charlottetown, IPE – nuageux, 17C
Comme l’arrivée était prévue pour 11h00 ce matin, nous avions tout notre temps pour déjeuner et trouver un bon ‘spot’ pour voir l’entrée dans la baie et admirer les côtes magnifiques de l’Ile du Prince Édouard. Comme c’était ma première visite dans cette province, la plus petite du Canada, j’ai décidé de faire une excursion de 7hr, le top 10 de l’IPE. Mariette avait déjà vu tout ça, et comme la température est plutôt maussade, elle a décidé de rester sur le navire. A la sortie du bateau, il pleuvait des cordes… mais aussitôt l’autobus parti, la pluie a cessé, mais les nuages sont restés toute la journée. Notre guide était une ancienne professeure d’école, une charmante dame de la place ! Nous avons débuté par un tour panoramique de la ville de Charlottetown, le berceau de la Confédération canadienne ! Ils sont bien fiers de ça les Prince-Édourdiens, car tout s’appelle ‘Confédération’ – les parcs, les autoroutes, les rues, les centres d’achats ! Difficile à oublier que c’est ici que ce sont écrites les premières pages de la constitution canadienne en 1864, bien que l’Ile du Prince Édouard ne décidât de rejoindre le Canada qu’en 1873, 6 ans après la création de ce nouveau pays !
La ville est superbe. Les maisons de style victorien sont remarquablement conservées, la rue Great George, que les gens de la place surnomment ‘Dizy Street’ (rue étourdissante) à cause de ses nombreux bars et cafés, semble si accueillante.
Nous quittons la ville pour monter sur la côte nord de l’île. Notre premier arrêt est à North Rustico, où nous allons luncher. Un ‘Lobster Roll’ nous attend. Ceux qui suivent mon blog sauront que je suis assez critique sur ces guédilles au homard qui peuvent être autant sublimes qu’infectes. Heureusement, celle-ci est délicieuse. Le pain est un peu mou, mais la garniture généreuse de homard frais, pas trop dénaturée par l’ajout de trop d’ingrédients, donne un résultat très satisfaisant ! Nous avons un peu de temps pour explorer le petit port de pêcheur de homard. Evidemment, la plupart des bateaux sont sortis de l’eau, mais je découvre les petites cabanes à appâts et décide d’aller explorer de ce côté. J’y découvre deux vieux pêcheurs chacun dans leur cabane à réparer leurs cages à homard pour la prochaine saison. J’ai pu en apprendre beaucoup sur cette pêche et sur les raisons que les pêcheurs de l’île préfèrent encore utiliser les cages de bois plutôt que les nouvelles cages en plastique, même si ça signifie pour eux passer des mois à les réparer… de toute façon, ils n’ont pas vraiment autre chose pour occuper les mois d’hiver avec un taux de non-emploi frôlant les 25%.
Nous ferons quelques arrêts dans des petits ports rustiques de la côte de Cavendish, pour prendre quelques photos de phares. Puis nous sommes allés visiter la maison d’Anne aux pignons verts. Contrairement à Marine qui l’a visité récemment mais sans trop savoir qui était l’auteure Lucy Maud Montgomery, moi, je la connaissais bien pour avoir suivi la série à la télé, ainsi qu’une autre série ‘Les contes d’Avonlea’, celle-ci basée sur son livre ‘La Conteuse’. La maison est intéressante à visiter, on est replongé à la fin du 19e siècle et on en apprend sur la vie de l’auteure. Puis, je suis partie avec la guide faire les 3 sentiers de marches dans les forets du parc avoisinant. La plupart des gens ont choisi de faire du magasinage dans la boutique, mais une marche en forets avec les belles feuilles d’automne m’a fait le plus grand bien !
On reprend la route en traversant l’île vers le sud. Prochain arrêt, le pont de la Confédération. Construit de 1994 à 1997, il relie l'île du Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick en enjambant le détroit de Northumberland. Avec ses 12,9 km, c'est le plus long pont au-dessus d'une étendue d’eau prise par les glaces dans le monde. Un travail impressionnant. Mais les habitants de l’île ont une saveur douce-amère dans la bouche d’avoir à payer 44$ à chaque fois qu’ils veulent l’utiliser… Après tout, c’était une des promesses faites par John A Macdonald en 1873 pour convaincre l’Ile du Prince Édouard de rejoindre la Confédération canadienne ! C’est fou comme les ponts ont toujours fait partie des promesses de politiciens !
On nous a ensuite conduit au Gateway Village, un genre de centre d’outlets où plusieurs boutiques de souvenirs et autres attendent le touriste en manque de magasinage… mais la plupart des boutiques étaient fermées à ce temps de l’année.
Dernier arrêt, la laiterie Cow dans un autre centre d’outlets, celui-ci plus près de Charlottetown. Petite visite de l’usine de fabrication de ‘la meilleure crème glacée au monde’ – je dois les croire sur paroles car le vent glacial de ne donne aucunement le goût de me tremper les lèvres dans de la crème glacée. Je vais plutôt à la chocolaterie ‘Anne of Green Gables’ pour faire quelques achats gourmands… des chips enrobés de chocolat !!! Wow… ce fut un hit avec ma gang du bureau !
Puis, dernier petit tour panoramique d’un autre quartier de Charlottetown, Brighton où les maisons cossues et petits manoirs se succèdent. On peut même y voir la maison de l’héritière de l’empire Irving, où dit-on elle a une plaque tournante dans son garage qui retourne sa voiture afin qu’elle n’ait jamais à reculer ! Nous traversons le parc Victoria avant de revenir au bateau, à la noirceur, et 15 minutes après le ‘All Aboard’. Pas besoin de vous dire que Mariette était inquiète quand elle a finalement vu ma binette arriver dans la cabine.
Bien que les tours en groupe ne sont pas ma tasse de thé, j’ai trouvé celui-ci bien complet, me permettant de voir l’île du nord au sud, et d’en apprendre beaucoup sur la vie des Prince-Édouardiens avec une guide vraiment fantastique.
Commentaires sur le Brilliance of the Seas
Nous avions eu plusieurs commentaires un peu négatifs sur ce navire, et sachant qu’il s’en va en dry dock et rénovation majeure en avril prochain, nos attentes n’étaient pas très hautes envers le Brilliance. Nous avions déjà navigué sur le Serenade, de la même classe, et avions bien aimé, surtout pour le solarium.
Nous avons été agréablement surpris ! Le navire est en fait en très bon état. Il est propre, bien entretenu et très fonctionnel. Les seules traces de vieillissement sont les plantes en plastique un peu poussiéreuse d’une autre époque au solarium, et un peu de rouille sur le surplomb, ce qu’une bonne couche de peinture réglerais rapidement.
La cabine : Notre cabine était de catégorie E1, et elle était plus grande que la E2 que nous avions eu. Un grand sofa 3 places plutôt qu’un fauteuil. La cabine est très bien aménagée avec beaucoup de rangement : un grand garde-robe divisé en 3 avec des tablettes au centre. Plusieurs tiroirs (6), des tablettes de rangement. La salle de bain est petite mais très fonctionnelle avec une grande armoire pharmacie, mais pas de produits... que du savon et un distributeur à gel/shampoing dans la douche. Le balcon avait deux chaises et une petite table d’appoint. J’aime bien le rideau qui sépare le lit du coin salon – ça permet de faire une sieste tout en permettant à l’autre de faire ce qu’elle veut ! Le service était parfait – notre garçon de chambre Eka était super attentif à nos moindres besoins. Ils nous a confectionné tout un zoo de petits animaux en serviettes, mais révolue l’ère des petits chocolats sur notre oreiller…
Le buffet : L’horreur… vraiment, je n’ai jamais vu rien d’aussi terrible. Premièrement, nous n’avons JAMAIS été capable d’avoir une table, c’était toujours bondé le matin, le midi… on devait donc attendre debout qu’une table ou que deux places se libèrent. Comme il y avait des dizaines de groupe, les gens se réunissait au buffet et y trainait des heures à jaser... ils ont même du faire des annonces demandant aux gens qui avaient terminer de partir, mais en vain...
La nourriture est toujours la même avec un choix plutôt limité et une qualité vraiment digne d’un hôpital médiocre. Tout est froid, raide. Même pour le thé l’après-midi, c’était vraiment poche. J’ai demandé un morceau de fromage et tout ce que j’ai pu obtenir était une tranche de fromage orange pour les cheeseburgers… Heureusement, il y a d’autres options dont la salle à manger ! On peut toutefois y avoir plusieurs boissons froides gratuitement: thé glacé, limonade, eau aromatisée aux fruits.
La salle à manger – My Time Dining Point de vue menu et qualité, c’était très bien. Le menu est un peu plus limité que sur Celebrity, mais la variété et qualité était vraiment beaucoup mieux que mes deux expériences précédentes sur Royal. Les soupes étaient excellentes, les pâtes aussi. Et si rien ne nous tente trop, on peut toujours prendre le met indien qui est toujours succulent. Le service, une fois la folie des premiers jours calmée, a été parfait. Nous avons demandé pour une réservation récurrente à 7h30 toujours avec le même serveur, Ahmet, un turc bien sympathique et avons eu une de deux tables pour deux à tous les soirs. Ahmet et le maître d’hôtel étaient tous deux très attentifs à nos besoins.
Le seul hic, fut les deux premiers soirs où nous avons dû attendre très longtemps. Le problème est que les gens n’avaient pas fait de réservation et étaient tous arrivés à la même heure… 19h00 ! Le maître d’hôtel s’est assuré de prendre des réservations pour tout le monde afin de répartir les arrivées un peu, et au jour 3, tout était rentré dans l’ordre.
La salle à manger – Déjeuner, dîner Un des bénéfices des membres Diamond est d’avoir une section au petit-déjeuner, avec accès aux cafés de spécialités. C’est bien mieux que sur Celebrity où nous n’avons droit qu’à des viennoiseries. Ici, on peut avoir tout le menu de la salle à manger, en plus d’un petit buffet pour les pressés. Au début, la section était au centre de la salle à manger, et vers la fin ils nous ont déplacés dans la petite salle à manger en annexe à la grande salle. C’était mieux car nous pouvions être prêts des fenêtres. Par contre, le service était pourri… on aurait dit qu’ils avaient mis toutes leurs recrues au service des Diamond. C’était long, et les commandes n’étaient jamais correctes.
Quand au lunch, nous y sommes allés 2 fois. Seulement de grandes tables de 10 ce qui fait que le service était très long pour le lunch. Nous avons plutôt choisi d’aller au Solarium où un petit menu de sandwich, salade et burgers était disponible.
Divertissement : J’ai vraiment apprécié que Royal adapte sa programmation pour le grand nombre de québécois/francophones à bord. Il y a eu quelques artistes québécois (magiciens, chanteurs) qui sont venu faire leur spectacle et qui s’adressaient en français et en anglais aux spectateurs. De plus, le directeur de croisière s’était trouvé un acolyte français qu’il trainait partout afin de toujours pouvoir parler français. Une touche délicate. Finalement, la conférencière était québécoise – en fait, une Colombienne qui vit au Québec depuis 20 ans. Elle a fait ses études en biologie marine à Rimouski. Elle était très connaissante mais tellement endormante… quel dommage. Mais je lève mon chapeau à Royal d’avoir fait l’effort de programmer toutes les lectures en anglais ET en français, et aussi d’avoir eu une programmation au cinéma en français, même si 30 minutes avant la séance c’était complet…
Somme toute, j’ai vraiment apprécié ce beau navire, facile à gérer, avec de beaux espaces, de la bonne bouffe et un excellent service.
Jour 1 – Départ de Québec – nuageux avec éclaircies, 12C
Nous sommes partis tôt de Montréal vers 7h00 afin de ne pas se presser. Arrivées à Québec vers 10h30. Le Brilliance nous attendait fièrement au port de Québec!
Le stationnement du port était bondé avec les taxis des gens qui partent, ceux qui arrivent... mais comme j'avais réservé à l'avance, j'ai eu un emplacement de stationnement littéralement à la porte!!! Qui m'attendait avec un cône orange... juste pour moi! J’avoue que notre première assignation était pour le stationnement du Bassin Louise. J’ai donc téléphoné pour faire changer d’endroit. Bonne idée car il n’y avait qu’une seule navette pour apporter les gens du Bassin Louise au terminal et certaines personnes ont attendu plus de 90 minutes… Mais heureusement, on n’a pas eu ces problèmes.
Nous avons déposé nos bagages puis on est allé faire notre enregistrement. Comme nous avions rendez-vous avec ma soeur au Café du Monde à 11h30, plutôt que de monter à bord, nous sommes aller la rejoindre au Café et avons pu passer un excellent dîner avec eux, vue sur le fleuve et sur le Veendam et Brilliance!
En plus de ces deux bateaux, il y avait aussi le NCL Dawn (sur lequel revenait notre Marine!!!!) et le Summit. Nous avons aussi croisé l'Eurodam qui arrivait comme nous quittions Québec.
Nous sommes montés à bord vers 14h00 - il y avait une méchante file, mais comme on était déjà enregistrée nous avons pu passer rapidement. Nous sommes plaisamment surprise par le Brilliance! J'avais lu qu'il était un peu fatigué, dû pour un rafraîchissement, mais à date, on ne voit pas ça. La déco est de son époque, mais tout est super propre. Notre cabine la 9568 est parfaite! Propre, en bon état (à part la porte patio qui est un peu difficile à ouvrir) et que dire du rangement - Alléluia!!! Wow, toute une différence d'avec les navires Solstice... des tiroirs, des gardes-robes, des petites armoires. On a de la place!!!
Le départ de Québec est spectaculaire ! Les gens sont sur les ponts et le soleil est au rendez-vous. Mais le vent nous gifle et je décide rapidement d’aller m’abriter dans le confort du Viking Lounge d’où nous avons une vue panoramique, en plus du cocktail pour les Diamond ! Donc le Sail-Away se fit au champagne, bien au chaud !
Jour 2 – Saguenay – soleil, avec quelques flocons, et vent 4C
L’entrée dans le fjord s’est fait très tôt vers 4h00, donc à la noirceur. Mais dès le lever du jour, le paysage inimitable du fjord a commencé à se dessiner. Vers 10h30, nous passions devant la statue de Notre-Dame-du-Saguenay, la Vierge du Cap Trinité. Le capitaine nous raconte au micro l’histoire de la statue :
La statue a été sculptée en l'honneur de la Vierge Marie après les mésaventures de Charles-Napoléon Robitaille, un voyageur de commerce qui, pour se rendre au Saguenay devait absolument emprunter les cours d'eau. Un jour d'hiver où il se dirigeait vers le Lac St-Jean, la glace se brisa sous ses pieds et il tomba dans l'eau. Il se débattit mais en vain. Comme dernier recours, il pria la Sainte-Vierge de le sauver. Il fut miraculeusement échoué sur la glace plus loin. Cette statue fut sculptée par Louis Jobin en 1881. Elle est entièrement faite de pin blanc recouverte de minces feuilles de plomb pour la protéger des intempéries. Elle mesure 9 mètres de haut et pèse plus de 3 tonnes.
Puis, vers 11h30, nous approchons du quai de La Baie. Quelle arrivée ! L'hospitalité des habitants de la région est sans compétition! Un peu avant que le bateau accoste, toute la troupe de La Fabuleuse était sur le quai et s'agitait pour nous démontrer leur excitation de voir arriver un navire!!! Puis le leader a pris un mégaphone et nous a souhaité la bienvenue!! Tout le monde était sur les ponts et les balcons malgré le froid MORDANT!!!! Et là, la troupe s'est mise à danser des sets carrés, avec la musique à fond, c'était génial! Ils sont restés là pendant plus de 45 minutes!!! Sur le quai, ils avaient installés une cabane à sucre et faisaient de la tire, il y avait un tipi avec des indiens, une vieille voiture... c'était super!!!
Le terminal est magnifique. À l'intérieur, il y a un genre de salon métier d'art avec les artisans de la région qui offrent leurs trucs. Deux restos avec Wi Fi gratuit, un petit groupe qui fait de la musique. C'est super accueillant et sympathique. Tout le monde est tellement gentil, c'est hallucinant!
Comme j'ai une amie récemment déménagée à Chicoutimi, j'ai opté pour passer la journée avec elle! Elle est venue me chercher au terminal et on a passé l'après-midi ensemble. Belle journée de retrouvailles!
Jour 4 – Corner Brook, Terre-Neuve – nuageux, 10C
Nous sommes arrivés à Corner Brook par le fjord de Humber Arm. Le port est un petit port commercial, près du moulin à papier Kruger. Après notre petit-déjeuner en cabine, nous sommes sortis pour rencontrer notre guide pour la journée. Nous avons été accueillies sur le quai par deux magnifiques chiens Terre-Neuve, tout noir, tout poilu! Tout le monde voulait se faire photographier avec eux! Ils sont tellement doux et sans malice, de magnifiques bêtes. Leur propriétaire avait même des photos d’eux à nous donner! Puis nous avons rencontré Lowell Drake, notre guide pour la journée qui nous attendait près du kiosque d’information. Lowell est un homme charmant de 75 ans! Il habite Trout River dans le parc Gros Morne, est né et a passé toute sa vie dans cette région. Il nous a fait découvrir son coin de pays avec passion. Il nous a même amené chez lui pour rencontrer sa femme Florence! Il voulait bien qu’on dîne chez lui, mais nous ne voulions pas nous imposer à sa femme! Comme il habite la partie sud du parc nous avons pu voir les fameuses formations rocheuses appelées Tablelands. Cette partie est complètement désertique, tout du roc de couleur ocre. Et le haut des montagnes est complètement plat d’où leur nom de ‘table’. Ensuite nous sommes repartis vers Rocky Harbour, un petit village plus touristique sur le bord de la mer, et la seule place où on peut trouver un restaurant! J’ai mangé de la morue poêlée délicieuse et tellement fraîche! Le parc est immense avec de magnifique montagne, dont le Gros Morne qui était déjà recouvert de neige. Les forêts sont denses de bouleaux tout jaunes, de pins et d’épinettes. Les coloris sont magnifiques à voir! De retour à Corner Brook, nous sommes allés au belvédère du Capitaine Cooke d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur la baie des îles, notre navire et la ville. Nous étions de retour au navire vers 15h45. Lowell a été un guide des plus sympathiques nous placotant tout au cours de la journée, conduisant prudemment et nous racontant mille et une histoires sur son magnifique coin de pays!! La vie dans ces coins reculés de Terre-Neuve est loin d’être facile, mais les gens vivent simplement et apprécient les petits bonheurs de la vie! Ce tour a été réservé par courriel/téléphone : Martin's Bus Service +1 (709) 453 2207 martins.transportation@nf.sympatico.ca
Jour 6 - Halifax
Après la nuit à se faire brasser, on est tombé endormie dur au petit matin. On n’a pas eu connaissance d'arriver à Halifax mais à 7h00 pile, la cornemuse nous a réveillé!!! Un piper et son tambour nous ont accueilli et ont joué les airs connus de cornemuse pendant une dizaine de minute!! C'est impressionnant surtout qu'il fait encore noir! Ils étaient tout juste en bas de notre balcon!
Pas d'excursion aujourd'hui car on connait bien la région, mais une visite au musée de Pier 21 s’impose puisque c’est à ce quai que nous sommes accostés. Pier 21 est l’Ellis Island du Canada, où l’endroit par lequel plus de 1M d’immigrants sont entrés au Canada arrivant par navire transatlantique. L’entrée au musée comprend la visite guidée. C’est très intéressant et pour ceux qui auraient des ancêtres européens, il y a un centre de recherche permettant de voir si nos ancêtres ont passé par le Pier 21.
Après cette petite visite, nous sommes allés au Farmers Market juste à côté en quête de bon poisson. Nous avons été dirigé vers le meilleur Fish & Chips d’Halifax, un petit comptoir au bout du marché – The Fish Shop. Wow… pas de mot pour dire comment s’était bon. Un morceau charnu et épais d’aiglefin, dans une panure à la bière, légèrement épicé, et frit jusqu’à croustillant… J’en ai l’eau à la bouche ! Après ce copieux lunch, je suis partie vagabonder dans les rues d’Halifax et du port – la journée était ensoleillée et la promenade agréable! J'ai vu la maison du lieutenant gouverneur, le parlement, les maisons de type victorienne, puis je suis retournée vers le port et j'ai fait la promenade jusqu'au retour au Pier 21.
Un grand marché d'artisans est installé dans le terminal du Pier 21 avec beaucoup d'article d'inspirations écossaise, des produits locaux, etc. Encore une fois nous avons pu assister au départ du Viking Crown Lounge tout en sirotant notre mousseux quotidien!!
Jour 7 – 18 octobre, Sydney
Belle journée ensoleillée, bien que froide… Le Norwegian Gem est déjà arrivé au port de Sydney, ce qui veut dire que nous devrons utiliser les chaloupes ce matin. Heureusement, les membres Diamond n’ont pas à aller chercher de billet pour les navettes, nous n’avons qu’à se présenter à la sortie quand nous sommes prêts à descendre. Le vent nous glace les oreilles… même à l’intérieur des petits bateaux, il faut mettre son capuchon car on gèle ! Le trajet ne prend qu’une dizaine de minutes. Un immense violon, le plus gros au monde nous dit-on, nous accueille en jouant des airs traditionnels. Le terminal est bien aménagé, avec un petit marché d’artisan, quelques cafés ou le WiFi est gratuit, et une exposition sur la région du Cap Breton. Une belle terrasse est installée au 2e étage et comme le soleil est resplendissant, les chaises se font rares. Un kiosque d’info touristique est tenu par des bénévoles qui se feront un plaisir de vous donner des cartes et de tracer des itinéraires intéressants. Le port est en plein centre de la ville historique. De l’autre côté de la rue, on peut visiter l’église St-Patrick, aujourd’hui un petit musée. Dans le même quadrilatère, on peut visiter la maison Cossitt qui date de 1787 et la maison Jost de 1786, les deux plus vieilles maisons du Cap Breton, toutes deux aménagées en musée.
De Sydney, on peut facilement faire un petit tour du Cap Breton, visiter la forteresse de Louisbourg, explorer la région du lac Bras d’or ou simplement fureter dans les belles petites rues du vieux Sydney. Comme nous avons déjà fait le Cap Breton en terrestre, notre visite a été courte car il faisait très froid. On a donc profité de la belle terrasse du terminal pour se réchauffer un peu, tout en écoutant les joueurs de cornemuse qui déambulait sur le quai.
Jour 8 – 19 octobre, St-Pierre et Miquelon – soleil éclatant, 15C
Quelle arrivée ! Bien que le soleil n’était pas encore levé, la côte de l’île s’est docement teintée de rose au fur et à mesure que le soleil se pointait. Un spectacle à couper le souffle. Puis, le port s’est dessiné. C’est génial de voir peint sur le quai ‘Bienvenue en France’ avec le tricolore qui flotte au vent fièrement !
Comme l’escale était assez courte – de 7h00 à 12h30, nous voulions maximiser notre temps sur l’île, et nous avions donc réservé la première excursion disponible, à 8h00 pour faire un tour de l’île en autobus. Comme l’île ne compte que quelques autobus, 2 autobus touristes et 1 autobus scolaire, c’est le même bus qui faisait toutes les excursions, une après l’autre. Bonne décision d’avoir pris le premier départ, car tout retard faisait que les départs suivant étaient retardés… Le quai est à environ 2 kilomètres du centre de la ville, une vingtaine de minutes à pied d’un bon pas, trente pour les gens moins rapides. Il y avait environ 6-7 taxis disponibles.
Bien que les tours d’autobus ne soient pas notre façon préférée de découvrir un endroit, c’était quand même une excellente façon de parcourir St-Pierre d’un bout à l’autre en si peu de temps. En 1 heure, nous avions fait le tour, parcouru toutes les rues, les quartiers vieux et nouveaux, et avions pu en apprendre beaucoup sur la vie des gens de ce dernier bastion de la Nouvelle-France. Notre guide Albin, un jeune garçon dans la trentaine, né et habitant à St-Pierre nous a parlé de la vie, des gens, c’était super intéressant. On pouvait rester en ville pour explorer et magasiner un peu, ou rentrer au bateau.
De retour au bateau vers 9h15, j’ai réussi à me faufiler pour une 2e excursion, cette fois en direction de l’île aux marins. Cette petite île est juste en face de St-Pierre. L'île a connu une forte activité à la fin du 19e siècle comme annexe du port de St-Pierre pour les activités liées à la pêche à la morue avec un village ayant compté jusqu'à 600 habitants. Depuis 1960, l’île est inhabitée, mais elle constitue un attrait touristique important depuis que les anciens habitants ont rénové les maisons de pêcheurs et transformé la mairie en musée. Après avoir pris un traversier, nous avons fait un tour à pied de cette île magnifique. Les maisons colorées et les graves, des étendues de pierre qui servaient à faire sécher les morues, nous ramènent à un style de vie complètement révolu, mais tellement fascinant. La mer vient se fracasser sur les parois rocheuses de cette bande de terre et de roc, et le cimetière derrière l’église nous rappelle que la mer n’est pas toujours clémente pour ces pêcheurs qui ont trimé si dur pour gagner leur vie. La visite de l’île aux marins est un must pour tout visiteur de l’archipel de St-Pierre et Miquelon !
De retour au centre-ville (!), une file interminable s’était formée pour prendre la navette qui nous ramenait au port. J’ai donc sauté dans un taxi avec 3 autres personnes pour franchir les 2 kilomètres qui nous séparait du bateau – le coût total de la course : 6$ CAD… ça valait le coup !
St-Pierre et Miquelon fut mon coup de cœur… autant pour la chaleur des gens, de leur maisonnettes colorées que des paysages d’une autre époque et de la mer si bleue, fracassante et bouillonnante !
Jour 9 – 20 octobre, Charlottetown, IPE – nuageux, 17C
Comme l’arrivée était prévue pour 11h00 ce matin, nous avions tout notre temps pour déjeuner et trouver un bon ‘spot’ pour voir l’entrée dans la baie et admirer les côtes magnifiques de l’Ile du Prince Édouard. Comme c’était ma première visite dans cette province, la plus petite du Canada, j’ai décidé de faire une excursion de 7hr, le top 10 de l’IPE. Mariette avait déjà vu tout ça, et comme la température est plutôt maussade, elle a décidé de rester sur le navire. A la sortie du bateau, il pleuvait des cordes… mais aussitôt l’autobus parti, la pluie a cessé, mais les nuages sont restés toute la journée. Notre guide était une ancienne professeure d’école, une charmante dame de la place ! Nous avons débuté par un tour panoramique de la ville de Charlottetown, le berceau de la Confédération canadienne ! Ils sont bien fiers de ça les Prince-Édourdiens, car tout s’appelle ‘Confédération’ – les parcs, les autoroutes, les rues, les centres d’achats ! Difficile à oublier que c’est ici que ce sont écrites les premières pages de la constitution canadienne en 1864, bien que l’Ile du Prince Édouard ne décidât de rejoindre le Canada qu’en 1873, 6 ans après la création de ce nouveau pays !
La ville est superbe. Les maisons de style victorien sont remarquablement conservées, la rue Great George, que les gens de la place surnomment ‘Dizy Street’ (rue étourdissante) à cause de ses nombreux bars et cafés, semble si accueillante.
Nous quittons la ville pour monter sur la côte nord de l’île. Notre premier arrêt est à North Rustico, où nous allons luncher. Un ‘Lobster Roll’ nous attend. Ceux qui suivent mon blog sauront que je suis assez critique sur ces guédilles au homard qui peuvent être autant sublimes qu’infectes. Heureusement, celle-ci est délicieuse. Le pain est un peu mou, mais la garniture généreuse de homard frais, pas trop dénaturée par l’ajout de trop d’ingrédients, donne un résultat très satisfaisant ! Nous avons un peu de temps pour explorer le petit port de pêcheur de homard. Evidemment, la plupart des bateaux sont sortis de l’eau, mais je découvre les petites cabanes à appâts et décide d’aller explorer de ce côté. J’y découvre deux vieux pêcheurs chacun dans leur cabane à réparer leurs cages à homard pour la prochaine saison. J’ai pu en apprendre beaucoup sur cette pêche et sur les raisons que les pêcheurs de l’île préfèrent encore utiliser les cages de bois plutôt que les nouvelles cages en plastique, même si ça signifie pour eux passer des mois à les réparer… de toute façon, ils n’ont pas vraiment autre chose pour occuper les mois d’hiver avec un taux de non-emploi frôlant les 25%.
Nous ferons quelques arrêts dans des petits ports rustiques de la côte de Cavendish, pour prendre quelques photos de phares. Puis nous sommes allés visiter la maison d’Anne aux pignons verts. Contrairement à Marine qui l’a visité récemment mais sans trop savoir qui était l’auteure Lucy Maud Montgomery, moi, je la connaissais bien pour avoir suivi la série à la télé, ainsi qu’une autre série ‘Les contes d’Avonlea’, celle-ci basée sur son livre ‘La Conteuse’. La maison est intéressante à visiter, on est replongé à la fin du 19e siècle et on en apprend sur la vie de l’auteure. Puis, je suis partie avec la guide faire les 3 sentiers de marches dans les forets du parc avoisinant. La plupart des gens ont choisi de faire du magasinage dans la boutique, mais une marche en forets avec les belles feuilles d’automne m’a fait le plus grand bien !
On reprend la route en traversant l’île vers le sud. Prochain arrêt, le pont de la Confédération. Construit de 1994 à 1997, il relie l'île du Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick en enjambant le détroit de Northumberland. Avec ses 12,9 km, c'est le plus long pont au-dessus d'une étendue d’eau prise par les glaces dans le monde. Un travail impressionnant. Mais les habitants de l’île ont une saveur douce-amère dans la bouche d’avoir à payer 44$ à chaque fois qu’ils veulent l’utiliser… Après tout, c’était une des promesses faites par John A Macdonald en 1873 pour convaincre l’Ile du Prince Édouard de rejoindre la Confédération canadienne ! C’est fou comme les ponts ont toujours fait partie des promesses de politiciens !
On nous a ensuite conduit au Gateway Village, un genre de centre d’outlets où plusieurs boutiques de souvenirs et autres attendent le touriste en manque de magasinage… mais la plupart des boutiques étaient fermées à ce temps de l’année.
Dernier arrêt, la laiterie Cow dans un autre centre d’outlets, celui-ci plus près de Charlottetown. Petite visite de l’usine de fabrication de ‘la meilleure crème glacée au monde’ – je dois les croire sur paroles car le vent glacial de ne donne aucunement le goût de me tremper les lèvres dans de la crème glacée. Je vais plutôt à la chocolaterie ‘Anne of Green Gables’ pour faire quelques achats gourmands… des chips enrobés de chocolat !!! Wow… ce fut un hit avec ma gang du bureau !
Puis, dernier petit tour panoramique d’un autre quartier de Charlottetown, Brighton où les maisons cossues et petits manoirs se succèdent. On peut même y voir la maison de l’héritière de l’empire Irving, où dit-on elle a une plaque tournante dans son garage qui retourne sa voiture afin qu’elle n’ait jamais à reculer ! Nous traversons le parc Victoria avant de revenir au bateau, à la noirceur, et 15 minutes après le ‘All Aboard’. Pas besoin de vous dire que Mariette était inquiète quand elle a finalement vu ma binette arriver dans la cabine.
Bien que les tours en groupe ne sont pas ma tasse de thé, j’ai trouvé celui-ci bien complet, me permettant de voir l’île du nord au sud, et d’en apprendre beaucoup sur la vie des Prince-Édouardiens avec une guide vraiment fantastique.
Commentaires sur le Brilliance of the Seas
Nous avions eu plusieurs commentaires un peu négatifs sur ce navire, et sachant qu’il s’en va en dry dock et rénovation majeure en avril prochain, nos attentes n’étaient pas très hautes envers le Brilliance. Nous avions déjà navigué sur le Serenade, de la même classe, et avions bien aimé, surtout pour le solarium.
Nous avons été agréablement surpris ! Le navire est en fait en très bon état. Il est propre, bien entretenu et très fonctionnel. Les seules traces de vieillissement sont les plantes en plastique un peu poussiéreuse d’une autre époque au solarium, et un peu de rouille sur le surplomb, ce qu’une bonne couche de peinture réglerais rapidement.
La cabine : Notre cabine était de catégorie E1, et elle était plus grande que la E2 que nous avions eu. Un grand sofa 3 places plutôt qu’un fauteuil. La cabine est très bien aménagée avec beaucoup de rangement : un grand garde-robe divisé en 3 avec des tablettes au centre. Plusieurs tiroirs (6), des tablettes de rangement. La salle de bain est petite mais très fonctionnelle avec une grande armoire pharmacie, mais pas de produits... que du savon et un distributeur à gel/shampoing dans la douche. Le balcon avait deux chaises et une petite table d’appoint. J’aime bien le rideau qui sépare le lit du coin salon – ça permet de faire une sieste tout en permettant à l’autre de faire ce qu’elle veut ! Le service était parfait – notre garçon de chambre Eka était super attentif à nos moindres besoins. Ils nous a confectionné tout un zoo de petits animaux en serviettes, mais révolue l’ère des petits chocolats sur notre oreiller…
Le buffet : L’horreur… vraiment, je n’ai jamais vu rien d’aussi terrible. Premièrement, nous n’avons JAMAIS été capable d’avoir une table, c’était toujours bondé le matin, le midi… on devait donc attendre debout qu’une table ou que deux places se libèrent. Comme il y avait des dizaines de groupe, les gens se réunissait au buffet et y trainait des heures à jaser... ils ont même du faire des annonces demandant aux gens qui avaient terminer de partir, mais en vain...
La nourriture est toujours la même avec un choix plutôt limité et une qualité vraiment digne d’un hôpital médiocre. Tout est froid, raide. Même pour le thé l’après-midi, c’était vraiment poche. J’ai demandé un morceau de fromage et tout ce que j’ai pu obtenir était une tranche de fromage orange pour les cheeseburgers… Heureusement, il y a d’autres options dont la salle à manger ! On peut toutefois y avoir plusieurs boissons froides gratuitement: thé glacé, limonade, eau aromatisée aux fruits.
La salle à manger – My Time Dining Point de vue menu et qualité, c’était très bien. Le menu est un peu plus limité que sur Celebrity, mais la variété et qualité était vraiment beaucoup mieux que mes deux expériences précédentes sur Royal. Les soupes étaient excellentes, les pâtes aussi. Et si rien ne nous tente trop, on peut toujours prendre le met indien qui est toujours succulent. Le service, une fois la folie des premiers jours calmée, a été parfait. Nous avons demandé pour une réservation récurrente à 7h30 toujours avec le même serveur, Ahmet, un turc bien sympathique et avons eu une de deux tables pour deux à tous les soirs. Ahmet et le maître d’hôtel étaient tous deux très attentifs à nos besoins.
Le seul hic, fut les deux premiers soirs où nous avons dû attendre très longtemps. Le problème est que les gens n’avaient pas fait de réservation et étaient tous arrivés à la même heure… 19h00 ! Le maître d’hôtel s’est assuré de prendre des réservations pour tout le monde afin de répartir les arrivées un peu, et au jour 3, tout était rentré dans l’ordre.
La salle à manger – Déjeuner, dîner Un des bénéfices des membres Diamond est d’avoir une section au petit-déjeuner, avec accès aux cafés de spécialités. C’est bien mieux que sur Celebrity où nous n’avons droit qu’à des viennoiseries. Ici, on peut avoir tout le menu de la salle à manger, en plus d’un petit buffet pour les pressés. Au début, la section était au centre de la salle à manger, et vers la fin ils nous ont déplacés dans la petite salle à manger en annexe à la grande salle. C’était mieux car nous pouvions être prêts des fenêtres. Par contre, le service était pourri… on aurait dit qu’ils avaient mis toutes leurs recrues au service des Diamond. C’était long, et les commandes n’étaient jamais correctes.
Quand au lunch, nous y sommes allés 2 fois. Seulement de grandes tables de 10 ce qui fait que le service était très long pour le lunch. Nous avons plutôt choisi d’aller au Solarium où un petit menu de sandwich, salade et burgers était disponible.
Divertissement : J’ai vraiment apprécié que Royal adapte sa programmation pour le grand nombre de québécois/francophones à bord. Il y a eu quelques artistes québécois (magiciens, chanteurs) qui sont venu faire leur spectacle et qui s’adressaient en français et en anglais aux spectateurs. De plus, le directeur de croisière s’était trouvé un acolyte français qu’il trainait partout afin de toujours pouvoir parler français. Une touche délicate. Finalement, la conférencière était québécoise – en fait, une Colombienne qui vit au Québec depuis 20 ans. Elle a fait ses études en biologie marine à Rimouski. Elle était très connaissante mais tellement endormante… quel dommage. Mais je lève mon chapeau à Royal d’avoir fait l’effort de programmer toutes les lectures en anglais ET en français, et aussi d’avoir eu une programmation au cinéma en français, même si 30 minutes avant la séance c’était complet…
Somme toute, j’ai vraiment apprécié ce beau navire, facile à gérer, avec de beaux espaces, de la bonne bouffe et un excellent service.