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Du soleil noir de l’Oregon, aux atolls bleus Polynésiens English translation pending
Bonjour
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Préparation d'un premier voyage au Maroc début février English translation pending
Bonjour,
J'ai la chance de partir 10 jours au Maroc début Février (nouvel an chinois), en voyageur solo. Ce sera pour moi la première fois en Afrique du Nord (hors de ma zone de confort en Asie) et j'ai vraiment hâte d'y être !!
J'arrive et repars de Marrakech avec pour objectif de me concentrer sur la partie Sud du Maroc seulement (palmeraies, zones arides, désert de sable, vieux villages, belles couleurs), pour un premier voyage à la découverte de ce pays avec une voiture de location pour circuler.
Problème... Il y a tellement d'endroits qui semblent superbes que je me retrouve un peu perdu ainsi je viens solliciter l'aide des spécialistes de la région ;-)
Pour le moment, je pensais directement rejoindre Aid Benhamou depuis l'aéroport de Marrakech, puis continuer sur Skoura (Palmeraie, Dades, Todra) avant de descendre vers M'Hamid (trek désert vers grandes dunes) puis de retourner vers Marrakech ou je resterai trois nuits.
Est ce que cet itinéraire vous semble cohérent d'un point de vue temps (7 jours sur la route et 3 jours à Marrakech) ?
Tafraoute semblait aussi un merveilleux endroit mais j'ai peur que cela ne rentre pas, et que l'aller retour soit long jusqu'à la bas.
En lisant les carnets du forum, j'ai l'impression que les routes de la région sont tout autant une attraction en elles même avec de superbes paysages à découvrir en bord de chemin, j'ai noté les routes du col de Tizi N'Tichka, mais aussi la route après le col vers Telouet pour Aid Benhamou, la route des Gorges du Dades, la route le long du Draa vers Zagora...
Pour M'Hamid, quelle est la meilleure formule pour faire un trek vers les grandes dunes de sable en évitant le 4x4 (j'ai envie de marcher) ? Que me conseilleriez vous pour cette période de l'année ou j'ai cru comprendre qu'il faut s'attendre à des températures très froides la nuit en bivouac ?
Je ne pensais pas réserver mes auberges à l'avance car je ne suis pas sur de faire exactement l'itinéraire, est ce que cela peut poser problème à cette époque ?
A propos des hébergements, les chambres sont elles chauffées dans cette région (pour des logements économiques) ? Utilise on des couvertures chauffantes sinon ? Ou alors faut il prévoir le sac de couchage adapté ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés !!
J'ai la chance de partir 10 jours au Maroc début Février (nouvel an chinois), en voyageur solo. Ce sera pour moi la première fois en Afrique du Nord (hors de ma zone de confort en Asie) et j'ai vraiment hâte d'y être !!
J'arrive et repars de Marrakech avec pour objectif de me concentrer sur la partie Sud du Maroc seulement (palmeraies, zones arides, désert de sable, vieux villages, belles couleurs), pour un premier voyage à la découverte de ce pays avec une voiture de location pour circuler.
Problème... Il y a tellement d'endroits qui semblent superbes que je me retrouve un peu perdu ainsi je viens solliciter l'aide des spécialistes de la région ;-)
Pour le moment, je pensais directement rejoindre Aid Benhamou depuis l'aéroport de Marrakech, puis continuer sur Skoura (Palmeraie, Dades, Todra) avant de descendre vers M'Hamid (trek désert vers grandes dunes) puis de retourner vers Marrakech ou je resterai trois nuits.
Est ce que cet itinéraire vous semble cohérent d'un point de vue temps (7 jours sur la route et 3 jours à Marrakech) ?
Tafraoute semblait aussi un merveilleux endroit mais j'ai peur que cela ne rentre pas, et que l'aller retour soit long jusqu'à la bas.
En lisant les carnets du forum, j'ai l'impression que les routes de la région sont tout autant une attraction en elles même avec de superbes paysages à découvrir en bord de chemin, j'ai noté les routes du col de Tizi N'Tichka, mais aussi la route après le col vers Telouet pour Aid Benhamou, la route des Gorges du Dades, la route le long du Draa vers Zagora...
Pour M'Hamid, quelle est la meilleure formule pour faire un trek vers les grandes dunes de sable en évitant le 4x4 (j'ai envie de marcher) ? Que me conseilleriez vous pour cette période de l'année ou j'ai cru comprendre qu'il faut s'attendre à des températures très froides la nuit en bivouac ?
Je ne pensais pas réserver mes auberges à l'avance car je ne suis pas sur de faire exactement l'itinéraire, est ce que cela peut poser problème à cette époque ?
A propos des hébergements, les chambres sont elles chauffées dans cette région (pour des logements économiques) ? Utilise on des couvertures chauffantes sinon ? Ou alors faut il prévoir le sac de couchage adapté ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés !!
Quelle île pour une semaine aux Bahamas (avec fauteuil)? English translation pending
Bonjour,
Je sais que la question a déjà été posée plusieurs fois mais j'ai du mal à trouver tous les éléments que je cherche. Voilà donc la situation : Mes parents et mon frère prévoient d'aller en Floride en janvier. Ils envisagent de faire un crochet d'une semaine aux Bahamas avant de rentrer en France. Ils ne savent pas trop quelle île (ou quelles îles ) choisir sachant que : - Mon père est un plongeur expérimenté qui voudrait vraiment faire de très belles plongées - Mon frère est en fauteuil roulant. Il peut marcher sur de courtes distances (ok pour aller à la plage ou passer quelques marches, peut monter sans problème dans une voiture ou un bus, peut nager et snorkeler) donc pas besoin d'installations 100% aménagées mais les destinations trop roots sont à exclure - Ils préféreront le calme et l'authenticité. Ils voudraient éviter les trop grosses foules et l'ambiance parc d'attraction - Au passage si il était possible de voir des dauphins se serait top (point moins important, j'insiste sur le verbe VOIR, pas nager avec un dauphin dans un bassin prévu à cet effet, ce sont des animaux sauvages que diantre)
D'après ce que j'ai pu lire : - Nassau, Paradise Island, etc sont à exclure - Gran Bahamas et Bimini ont l'air pas mal pour la plongée, sont faciles d'accès en ferry depuis la Floride mais ont l'air aussi pas mal envahies par les touristes - Les Exumas, San Salvador, Eleuthera, Andros ont l'air plus calmes mais : quid de la qualité des plongées ? quid de l'accessibilité ? comment y aller depuis la Floride ? Quel budget ?
Beaucoup de questions je sais mais j'en appelle aux connaisseurs. A charge de revanche si vous envisagez d'aller en Afrique Australe ou dans certains coins d'Asie
Merci
François
Je sais que la question a déjà été posée plusieurs fois mais j'ai du mal à trouver tous les éléments que je cherche. Voilà donc la situation : Mes parents et mon frère prévoient d'aller en Floride en janvier. Ils envisagent de faire un crochet d'une semaine aux Bahamas avant de rentrer en France. Ils ne savent pas trop quelle île (ou quelles îles ) choisir sachant que : - Mon père est un plongeur expérimenté qui voudrait vraiment faire de très belles plongées - Mon frère est en fauteuil roulant. Il peut marcher sur de courtes distances (ok pour aller à la plage ou passer quelques marches, peut monter sans problème dans une voiture ou un bus, peut nager et snorkeler) donc pas besoin d'installations 100% aménagées mais les destinations trop roots sont à exclure - Ils préféreront le calme et l'authenticité. Ils voudraient éviter les trop grosses foules et l'ambiance parc d'attraction - Au passage si il était possible de voir des dauphins se serait top (point moins important, j'insiste sur le verbe VOIR, pas nager avec un dauphin dans un bassin prévu à cet effet, ce sont des animaux sauvages que diantre)
D'après ce que j'ai pu lire : - Nassau, Paradise Island, etc sont à exclure - Gran Bahamas et Bimini ont l'air pas mal pour la plongée, sont faciles d'accès en ferry depuis la Floride mais ont l'air aussi pas mal envahies par les touristes - Les Exumas, San Salvador, Eleuthera, Andros ont l'air plus calmes mais : quid de la qualité des plongées ? quid de l'accessibilité ? comment y aller depuis la Floride ? Quel budget ?
Beaucoup de questions je sais mais j'en appelle aux connaisseurs. A charge de revanche si vous envisagez d'aller en Afrique Australe ou dans certains coins d'Asie
Merci
François
Circuit au Québec seule avec enfant de 6 ans (fin juin - début juillet) English translation pending
Bonjour,
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
Qui est sur la route Maroc/Mauritanie/Sénégal actuellement? English translation pending
Bonjour tout le monde,
La question est dans le titre. Si toutefois des cyclos-campeurs empruntaient cette route (quelle qu'elle soit), ce serai bien sympa de se connaître et d'échanger nos expériences et pourquoi pas se retrouver sur la route.
Merci
Bruno
Trek au Ladakh: Kanji - Kumjung Seraï ou Darsha? English translation pending
Après beaucoup d'hésitation, je m'oriente vers un trek au départ de Kanjï vers le Zanskar. Je reviens donc sur le forum avec beaucoup de questions et à la recherche d'information sur le parcours ci dessous que je voudrais faire en solo en démarrant le 20 août de Kanjï.
J'aimerais beaucoup partir de Kanjï afin d'éviter au maximum la route vers Photoksar, mais trouve-t’on facilement un taxi à Lamayuru ou Heniskut pour aller jusqu'à Kanjï et à quel prix ?
Ensuite entre Photoksar et Zangla je voudrais passer par Yulchung, Nieraq, Labar-la, Namtse-la. Quelqu'un connait il ce parcours, cela passe bien, pas trop pommatoire ?
Puis de Zangla je voudrais passer par Zangla Sumdo, Niri, Shade, Phuktal, Purne, Tanze. Quelqu'un connait ? Y a-t-il des rivières difficiles à passer.
Pour la fin du parcours, quel est le plus beau, passer par le Shinkun-la et Ramjak et arrivée à Darsha ou le Phirtse-la pour finir à Kumjung Seraï ?
Est-il facile de trouver une place dans un bus pour Leh à Darsha ?
Si fin à Kumjung Seraï est il facile d'arrêter un bus ou un camion pour Leh?
Si je veux prendre un ou deux jours de repos, quel sont les meilleurs endroits pour cela (jolie village, ballade sympa à faire ...). Ou je peux espérer trouver du ravitaillement sur le parcours à part Zangla. Je pense alterner bivouac et logement chez l'habitant. Dans quels villages je peux espérer trouver "le gîte et le couvert".
Merci d'avance pour les infos.
Gilles
De retour des Seychelles en famille! English translation pending
Nous voilà rentrés depuis 7 jours de notre magnifique voyage. Les forums nous ont bien aidés à son organisation, voilà donc en retour le détail de notre aventure.
Ce voyage était en famille avec nos 3 enfants (3-5 et 7 ans). Nous avons pris les vols secs avec qatar airways pour 650 € et nous sommes passés par le site "voyage de reve aux seychelles" pour le logement, 135 €/ nuit en demi-pension pour nous 5 (les 2 plus petits ne payaient rien), réservation nickelle et de très bons conseils...vraiment un bon plan !!
Nous avons réservé les billets cat coco , cat rose et les voitures avec seychellesbonsplans, payé par paypal, pratique (cela évitait de prendre beaucoup d'espèces sur place)
Nous sommes donc partis le 25 février avec la compagnie Qatar, très bien, attentionnée pour les enfants et pas de problèmes pour la correspondance à Doha. Après le catcoco un peu rude (mer agitée et mal de mer pour tout le monde), nous voilà arrivés chez mamma Sosso à la Digue...pour 5 nuits
extra !! la maison est grande et très propre, il y a un distributeur d'eau fraiche à notre disposition, les lits sont refaits, les chambres nettoyées tous les jours, les draps et les serviettes changés au moins une fois. Mama Sosso et sa fille Line ont été vraiment aux petits soins, les repas étaient extra, poissons frais marinés, fruits frais, gâteau maison...et des menus spéciaux pour les enfants (saucisses-frites...), elles ont aussi lavé notre linge, organisé des excursions que nous souhaitions et beaucoup échangé sur la vie aux Seychelles...bref, un merveilleux séjour et une très bonne adresse que nous recommandons !! Sur la Digue, nous avons loué des vélos sur place, à Line (90 rpies/jour pour des vélos très très bien avec sièges enfants et panier), nous avons fait les quelques chemins de l'île dans tous les sens, à la découverte de toutes les anses...il fallait tester toutes les plages et toutes les vagues (celles de grande anse secouent fort...) Nous avons réservé un guide via Sunny trail guide, Robert et son collègue Will nous ont accompagné vers Anse Marron (1h30 de marche à travers mer-montagne-rochers) et là quel paysage !! plage magnifique et piscine naturelle, extra pour les enfants et avec un bon snorkelling pour toute la famille (en toute sécurité), Will nous a préparé un très bon plateau de fruits pour le midi avant le retour vers anse source d'argent. Nous avons aussi beaucoup aimé la ballade vers Anse coco (par petite anse et gde anse), les plages sont magnifiques (belle côte en vélo pour accéder et surtout repartir de gde anse : prévoir de l'eau). Cette ballade était proposé par Robert mais nous l'avons fait seuls et sans aucun problème pou trouver le chemin, par contre nous aurions eu du mal à se passer de Will pour Anse Marron : il faut déjà tenir compte des marées, passer dans les rochers et dans la fôret...chemin pas évident mais Will était très attentionné et a porté notre petite dernière dans les moments difficiles Évidemment Anse source d'argent est une très belle plage (bon snorkelling)et certains ont aperçu des tortues (malheureusement pas nous...), mais arriver avant 10h pour l'avoir que pour vous... La route vers anse sévère (bon snorkelling) puis jusqu'à anse fourmi est très sympa, peu de monde et beau panorama. Nous avons eu la chance de voir le mâle paradise flycatcher avec sa gande queue noire, superbe ! 2 regrets : nous n'avons pas eu le courage de monter au nid d'aigle (trop chaud) et pas le temps de faire l'île coco, dommage... bilan : une île que nous avons adoré !! ambiance relax, paysages extras, plages toutes différentes et quasi désertes et tout faire à vélo et en rando : extra, bref c'est sûr nous y reviendrons une semaine complète : dépaysement assuré !!!!!
jeudi 1er mars, retour sur Mahé sur une mer d'huile (ouf !) et rencontre furtive avec les rescapés de Costa... 3 jours sur Mahé nous ont semblé suffisants, nous avons loué une voiture chez okap'car (via seychelles bons plan pour 44 € /jour), les voitures (nickelles) sont remises au lieu de notre choix et laissées à l'aéroport. On se fait vite à la conduite à gauche, il faut juste faire attention aux caniveaux (très profonds !). Nous sommes allés à port Launay, en passant par la montagne (beau panorama du site de la mission), nous avons vu de belles chutes d'eau (waterfall) mais le site décrit par le petit futé n'existe plus, il ne reste que les chutes d'eau, du coup gratuites et très bien comme ça, A Victoria, nous avons visité le jardin botanique (attention aux moustiques) et le musée d'histoire naturelle (jolie coco-fesse et beaucoup de coquillages) Nous avons assisté au très chouette carnaval "international", fait une excursion d'une demi-journée sur un petit bateau à fond de verre dans le parc St-Anne et sur la plage de l'île au cerf pour 500 roupies/adultes (pas mal pour que chacun profite des fonds marins et des poissons). La meilleure journée a été dans le sud, les paysages sont préservés, les anses sympas, nous avons beaucoup apprécié les jardins du roi (110 roupies/pers) pour sa diversité, sa vue et ses tortues. Le clou de la journée a été chez Batista...buffet créole (seulement le dimanche pour 350 roupies/adultes), les pieds dans le sable sur l'anse Takamaka où nous nous sommes régalé avec un décor extra et cerise sur le gâteau : 4 dauphins curieux sont restés 2h dans l'anse... A mahé, nous avons logé chez Steeven à bel ombre près de Beauvallon, Steeven a été de bon conseil, les repas corrects et les lits faits ainsi que le ménage. 1 regret : manque de temps pour faire des randonnées. Au final, nous retournerons aux Seychelles, à La Digne à coup sûr et peut-être pour aussi découvrir Praslin, cela reste un voyage relativement accessible malgré ce qu'en disent certains. Avec le système "self catering" c'est très abordable, quant à la vie sur place, les prix sont corrects. Les gens sont gentils, souriants, assez abordables et assez cool, sauf peut etre à Victoria où même si cette capitale ne fait que 30000 habitants, les rapports sont plus impersonnels. Bref vivement que l'on y retourne... Si vous avez des questions n'hésitez pas nous pourrons vous répondre bon voyage...
Nous sommes donc partis le 25 février avec la compagnie Qatar, très bien, attentionnée pour les enfants et pas de problèmes pour la correspondance à Doha. Après le catcoco un peu rude (mer agitée et mal de mer pour tout le monde), nous voilà arrivés chez mamma Sosso à la Digue...pour 5 nuits
extra !! la maison est grande et très propre, il y a un distributeur d'eau fraiche à notre disposition, les lits sont refaits, les chambres nettoyées tous les jours, les draps et les serviettes changés au moins une fois. Mama Sosso et sa fille Line ont été vraiment aux petits soins, les repas étaient extra, poissons frais marinés, fruits frais, gâteau maison...et des menus spéciaux pour les enfants (saucisses-frites...), elles ont aussi lavé notre linge, organisé des excursions que nous souhaitions et beaucoup échangé sur la vie aux Seychelles...bref, un merveilleux séjour et une très bonne adresse que nous recommandons !! Sur la Digue, nous avons loué des vélos sur place, à Line (90 rpies/jour pour des vélos très très bien avec sièges enfants et panier), nous avons fait les quelques chemins de l'île dans tous les sens, à la découverte de toutes les anses...il fallait tester toutes les plages et toutes les vagues (celles de grande anse secouent fort...) Nous avons réservé un guide via Sunny trail guide, Robert et son collègue Will nous ont accompagné vers Anse Marron (1h30 de marche à travers mer-montagne-rochers) et là quel paysage !! plage magnifique et piscine naturelle, extra pour les enfants et avec un bon snorkelling pour toute la famille (en toute sécurité), Will nous a préparé un très bon plateau de fruits pour le midi avant le retour vers anse source d'argent. Nous avons aussi beaucoup aimé la ballade vers Anse coco (par petite anse et gde anse), les plages sont magnifiques (belle côte en vélo pour accéder et surtout repartir de gde anse : prévoir de l'eau). Cette ballade était proposé par Robert mais nous l'avons fait seuls et sans aucun problème pou trouver le chemin, par contre nous aurions eu du mal à se passer de Will pour Anse Marron : il faut déjà tenir compte des marées, passer dans les rochers et dans la fôret...chemin pas évident mais Will était très attentionné et a porté notre petite dernière dans les moments difficiles Évidemment Anse source d'argent est une très belle plage (bon snorkelling)et certains ont aperçu des tortues (malheureusement pas nous...), mais arriver avant 10h pour l'avoir que pour vous... La route vers anse sévère (bon snorkelling) puis jusqu'à anse fourmi est très sympa, peu de monde et beau panorama. Nous avons eu la chance de voir le mâle paradise flycatcher avec sa gande queue noire, superbe ! 2 regrets : nous n'avons pas eu le courage de monter au nid d'aigle (trop chaud) et pas le temps de faire l'île coco, dommage... bilan : une île que nous avons adoré !! ambiance relax, paysages extras, plages toutes différentes et quasi désertes et tout faire à vélo et en rando : extra, bref c'est sûr nous y reviendrons une semaine complète : dépaysement assuré !!!!!
jeudi 1er mars, retour sur Mahé sur une mer d'huile (ouf !) et rencontre furtive avec les rescapés de Costa... 3 jours sur Mahé nous ont semblé suffisants, nous avons loué une voiture chez okap'car (via seychelles bons plan pour 44 € /jour), les voitures (nickelles) sont remises au lieu de notre choix et laissées à l'aéroport. On se fait vite à la conduite à gauche, il faut juste faire attention aux caniveaux (très profonds !). Nous sommes allés à port Launay, en passant par la montagne (beau panorama du site de la mission), nous avons vu de belles chutes d'eau (waterfall) mais le site décrit par le petit futé n'existe plus, il ne reste que les chutes d'eau, du coup gratuites et très bien comme ça, A Victoria, nous avons visité le jardin botanique (attention aux moustiques) et le musée d'histoire naturelle (jolie coco-fesse et beaucoup de coquillages) Nous avons assisté au très chouette carnaval "international", fait une excursion d'une demi-journée sur un petit bateau à fond de verre dans le parc St-Anne et sur la plage de l'île au cerf pour 500 roupies/adultes (pas mal pour que chacun profite des fonds marins et des poissons). La meilleure journée a été dans le sud, les paysages sont préservés, les anses sympas, nous avons beaucoup apprécié les jardins du roi (110 roupies/pers) pour sa diversité, sa vue et ses tortues. Le clou de la journée a été chez Batista...buffet créole (seulement le dimanche pour 350 roupies/adultes), les pieds dans le sable sur l'anse Takamaka où nous nous sommes régalé avec un décor extra et cerise sur le gâteau : 4 dauphins curieux sont restés 2h dans l'anse... A mahé, nous avons logé chez Steeven à bel ombre près de Beauvallon, Steeven a été de bon conseil, les repas corrects et les lits faits ainsi que le ménage. 1 regret : manque de temps pour faire des randonnées. Au final, nous retournerons aux Seychelles, à La Digne à coup sûr et peut-être pour aussi découvrir Praslin, cela reste un voyage relativement accessible malgré ce qu'en disent certains. Avec le système "self catering" c'est très abordable, quant à la vie sur place, les prix sont corrects. Les gens sont gentils, souriants, assez abordables et assez cool, sauf peut etre à Victoria où même si cette capitale ne fait que 30000 habitants, les rapports sont plus impersonnels. Bref vivement que l'on y retourne... Si vous avez des questions n'hésitez pas nous pourrons vous répondre bon voyage...
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Bon plan logement pour l'Asie du Sud-Est? English translation pending
je pars 6 mois en asie du sud recherche des adresse utille pour mon voyage
(thailande laos cambodge malaisie)
plan logement entre 100 et 500 baht
plan decouverte
je pars a l'aventure toute adresse son bonne a prendre
du nord au sud de l'est a l'ouest
coordialement
herve
coordialement
herve
Demande d'une avance pour un trek en pays Dogon: est-ce habituel? English translation pending
J'ai pris contact avec Aventures Sarakolé pour obtenir un devis pour un trek de 7 jours / 6 nuits en pays Dogon. J'ai reçu une réponse qui a priori me convient (275 €/p tout compris) mais je suis un peu ennuyée car ils me demandent de verser une avance de 100 €/p (200 € pour nous 2) via Western Union.
Est-ce l'habitude ? J'en suis un peu surprise ....
Je ne vois guère quel recours je peux avoir si au final le guide ne se présente pas le jour dit et j'aurai perdu 200 € ....
Je compte sur vos conseils ....
Destination pour un voyage paradisiaque sur une île? English translation pending
Bien le bonjour à vous tous(toutes)...
Tout d'abord, les présentations...je m'appelle Jessica, j'ai 24 ans et je suis nouvelle ici!!
Ce qui m'amène ici c'est que j'ai besoin d' "aide"...😊
En fait, avec mon cher et tendre nous prévoyons de nous faire un petit voyage paradisiaque dans les iles....seulement nous n'arrivons vraiment pas à nous décider sur la destination...il y a tellement de lieux qu'on voudrait visiter...
C'est pour ca que j'aimerai savoir vos impressions sur vos voyages si vous avez dejà eu l'occasion de partir au loin....
Pour ma part, je suis fort tentée par Les MALDIVES, Les SEYCHELLES, La REPUBLIQUE DOMINICAINE, Les FIDJI...et hors de tout ca je ne sais absolument pas quoi choisir...Nous ne sommes jamais parti aucun des deux vers ces destination et à vrai dire on ne sait pas trop par où commencer pour préparer notre voyage...
Que conseilleriez vous à de jeunes "débutants"??🙂
Tout d'abord, les présentations...je m'appelle Jessica, j'ai 24 ans et je suis nouvelle ici!!
Ce qui m'amène ici c'est que j'ai besoin d' "aide"...😊
En fait, avec mon cher et tendre nous prévoyons de nous faire un petit voyage paradisiaque dans les iles....seulement nous n'arrivons vraiment pas à nous décider sur la destination...il y a tellement de lieux qu'on voudrait visiter...
C'est pour ca que j'aimerai savoir vos impressions sur vos voyages si vous avez dejà eu l'occasion de partir au loin....
Pour ma part, je suis fort tentée par Les MALDIVES, Les SEYCHELLES, La REPUBLIQUE DOMINICAINE, Les FIDJI...et hors de tout ca je ne sais absolument pas quoi choisir...Nous ne sommes jamais parti aucun des deux vers ces destination et à vrai dire on ne sait pas trop par où commencer pour préparer notre voyage...
Que conseilleriez vous à de jeunes "débutants"??🙂
Parc de Krka (Croatie) ou de Una (Bosnie)? English translation pending
bonjour j'ai lu plusieurs messages sur des forums comme quoi krka était un peu décevant et assez cher une fois que l'on avait plivitce mais que le parc national de una en bosnie etait superbe quelqu'un l'a t il fait
merci
Retour d'un voyage de 3 semaines en Nouvelle-Calédonie, janvier 2018 English translation pending
Bonjour,
Je rentre d’un voyage de 3 semaines en nouvelle-calédonie effectué au mois de janvier dernier. Ayant bénéficié des conseils du forum, je vous fais partager en retour notre expérience qui pourra peut-être servir, d’autant plus que la destination n’est pas très renseignée.
Nous avons beaucoup aimé cette destination qui nous a bien dépaysés, même en étant sur un territoire « français » et où nous avons vu tant de belles choses et rencontré des gens, dans l’ensemble, très sympas. La Nouvelle-Calédonie n’est pas une destination touristique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas grand-chose d’aménagé pour le tourisme et pas énormément de services mais c’est aussi ce qui nous a plu. Quant aux indications routières.... L’un des aspects négatif selon nous c’est le coût de la vie qui est vraiment très très élevé quand on arrive de France métropolitaine, encore plus les îles loyautés et l’île des pins qui obtient la palme !
Malheureusement le temps n’a pas été avec nous, sauf à Nouméa : beaucoup de dépressions tropicales qui nous ont empêché de faire une partie du programme envisagé et un mauvais temps qui ne nous a pas permis de voir les paysages sous le meilleur jour. Et quand le soleil est là, à cette période il cogne très très dur. Températures accablantes. On se traine et on sue….Mieux vaut partir à une autre période.
Autres Remarques : - Si vous cherchez un sculpteur traditionnel à Nouméa : Tiaou qui vit au nord ouest de Nouméa et qui vient sculpter de temps en temps au marché de Nouméa. Sa fille sculpte aussi à Ouvéa. Une page facebook existe: Sculpteurs Tiaou - Indications routières : Faire la côte Est en journée et en semaine, sinon un peu craignos le weekend (bcp de consommation d’alcool et d’accidents). Pas passer à Canala, à Thio, ou Nakaty (caillassage). - Temps de trajets :
Nouméa / Bourail = 2 à 3H bourail / Hienghène = 3 à 4H Nouméa / Prony = 1H30 mini Nouméa / Parc de la rivière bleue = 1H30 (par route Yaté) Parc de la rivière bleue / Baie de Prony = 1H à 1H30 (par le lac de Yaté) Baie de Prony / Nouméa = 1H45 Farino / Sarraméa = 0H15 Farino / Poé = 0H45 à 1H00 Nouméa / Poé = 2H Bourail / Houailou = 1H à 1H15 Houailou / Touho = 1H35 Koné / Tiwaka = 1H30 (route sinueuse) Touho / Ouéga = 2H Koumac / Ouéga = 0H40 Koumac / Koné = 1H à 1H15 Koné / Bourail = 1H à 1H15
PROGRAMME :
NOUMEA Activités : - - Plongée : nous avons passé notre niveau 1 avec Abyss Plongée sur 3 matinées (7h – 14h). Super, très pro et sympas. Des spots différents à chaque fois et que de merveilles sous l’eau ! - - Centre culturel Tjibaou : déception…peu d’informations sur la culture kanak et les mouvements politiques kanak. Quant au chemin kanak, mieux vaut prévoir l’antimoustiques si on veut le parcourir tranquillement !
- - Musée de Nouvelle Calédonie : très bien. Pour le coup on en apprend beaucoup sur la culture kanak. Très belles collections d’objets et de sculptures. Et l’étage qui permet de comparer et faire le lien avec les autres cultures de Mélanésie. - - Aquarium : pas prévu à l’orginie et très contente de l’avoir fait. Petit mais plein d’informations pour comprendre la biodiversité et les écosystèmes du lagon. Et bien sûr plein de superbes poissons, etc. et de coraux. L’endroit où on peut voir les coraux fluorescents, génial ! - - Parc forestier : on n’est pas trop fan des animaux en cage mais notre programme ayant été chamboulé c’était l’unique occasion de voir un cagou ! ça permet de voir la faune de l’île. L’espace muséographique est petit mais très intéressant. Le parc est agréable et offre de beaux panoramas sur Nouméa. - - Survol du lagon en ULM dernier cri avec Skydream. Magnifique vu d’en haut ! Pilote sympa, bavard. ULM très stable. Prix pas cher comparé aux autres.
Modes de transport : - - Trajet aéroport Tontouta – Nouméa en bus : très bien, pas cher, conductrice très sympa. 45 minutes environ de trajet. - - Bus de ville : je déconseille les bus, ça a été la galère pour nous. Il ne faut pas se fier au site internet de Karuai qui n’est pas du tout à jour. La ligne qui devait nous conduire à notre hébergement ne le desservait en fait que le week-end… Quant aux horaires de passage ils sont peu nombreux, ne commencent pas très tôt et terminent tôt (18h). - - Taxi : ça marche plutôt bien mais il faut absolument réserver le taxi si on a un impératif horaire (avion à prendre, rdv…).
ð Avoir une voiture est fortement conseillé ! A moins de s’en tenir au centre-ville, Nouméa est relativement grande et à pied sous le cagnard c’est très fatigant et ça prend du temps !
Hébergements : - Auberge de jeunesse (chambre pour 2 personnes) : très bien, service très sympa, propre, super organisation (des casiers fermés à clés pour chacun, ainsi qu’un espace réfrigéré individuel, espace laverie, internet), cuisine bien équipée, chambre spacieuse avec ventilateur. Calme et super vue sur Nouméa.
Repas : - - The best café : très bon et personnel sympa - - Les petits camions du soir près du marché : bon et pas cher pour Nouméa - - Les plats tout prêts en supermarché : on y trouve des plats locaux pour pas cher au rayon « traiteur ».
OUVEA (1 journée) Activités : - - Monument des 19 - - Visite de la savonnerie : rien d’exceptionnel. - - Nord : Plage de Tibéria (très belle) secteur d’ognat (plages et cocoteraies) : très peu de monde, plages moins paradisiaques que dans le sud de l’ile. Villages du nord très authentiques. - - Sud : baie de lékiny et Pont de mouli : superbes ! Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de faire la balade le long des falaises de Lékiny. Et rien vus du haut du pont…
Modes de transport : scooter loué Chez Dydyce exceptionnellement (pas de casque, pas d’assurance).
Hébergements : Camping Chez dydyce : accueil sympa. Sanitaires minimalistes et sans eau chaude mais on avait de l’eau, c’est déjà ça !
Repas : - - Snak O Kafika : bien situé, vue sur le lagon. On a testé le sandwich américain pas local du tout ! copieux et pas trop mal - - Snack de Lékiny : plat de poisson bien cuisiné. Profusion de moustiques le soir…
LIFOU (3 journées) Activités : - - Baie de Chateaubriant : sublime ! - - Hnathalo : visite de la chefferie - - Falaises de Jokin : très beau. Dommage que le site, comme beaucoup d’autres, soit sale. Snorkeling pas mal. - - Vanilleraie O’naturel : accueil très sympa. Plein d’informations sur la vanilleraie. - - Kiki beach à Xepenehe : incroyable site auquel on accède par une marche très sympa en forêt. A faire ! - - Chapelle Notre Dame de Lourde : panorama magnifique de la haut sur les 2 baies. Dommage qu’il soit parfois gâché par les bateaux de croisière………………… - - Baie de Jinek (l’aquarium) : superbe lieux pour le snorkeling. Attention : des petits malins font croire qu’il faut payer pour accéder au site et ce au nom de la réserve naturelle. - - Plage de Luengoni : encore une plage de rêve où on est loin d’être gêné par ses voisins !
Modes de transport : voiture louée chez Loca V : retard d’une heure et demi pour récupérer la voiture mais à part ça tout a bien été.
Hébergements : Camping Chez Hukukep : accueil sympa et site très beau, bien entretenu et au bord d’une plage magnifique. Sanitaires avec eau chaude J Cuisine équipée et un faré pour les repas et pour s’abriter.
Remarques : - - Il y a un supermarché à Wé : option plus économiques pour les courses que les supérettes - -Attention, les distances sont très grandes sur Lifou. Nous sommes restés hébergés au sud de l’ile et nous mettions une bonne heure pour aller du nord au sud.
ILE DES PINS (2,5 journées) Activités : - - Baies de kuto et kanuméra : le rêve ! - - Pic N’Ga : montée éprouvante sous le cagnard mais quelle récompense là haut : panorama magnifique. Ne pas hésiter à explorer les chemins qui partent derrière la croix pour voir d’autres parties de l’ile d’en haut. - - Vao : o Baies de St Joseph et de St Maurice : sublime encore ! o Chapelle (pour le panorama) : mieux vaut aller au Pic N’Ga - - Baie d’Upi en pirogue traditionnelle : c’est magnifique et le piroguier (Mike) était très sympa et nous a expliqué beaucoup de choses sur son mode de vie. Nous avions fait le choix d’un aller et retour au point de départ et je vous le recommande. En effet nous étions quand même une dizaine à l’aller sur la pirogue…ça gâche selon moi un peu le moment. Alors qu’au retour il n’y avait plus que nous : ça change tout ! - - Baie d’oro : encore un endroit de rêve. - - Piscine naturelle : incroyablement beau à l’extérieur et sous l’eau ! Foisonnement de poissons et coraux.
Modes de transport : Scooter loué 1 journée chez Atchu. Très bien. On a testé le stop le reste du temps et ça marche bien.
Hébergements : Camping Chez Atchu: situation super en bord de mer et à côté des plus belles baies de l’ile. Par contre, problème d’eau donc galère au niveau sanitaire. Espace Cuisine sommaire et un faré pour les repas et pour s’abriter. Les gestionnaires sont très sympas mais on n’a pas trop adhéré à leur manière de faire au sujet de la problématique « eau » des sanitaires.
Repas : Chez Atchu :très bon cuisinier qui nous a même préparé un plat spécial à notre demande et en plus le coût est raisonnable.
GRANDE TERRE …. Modes de transport : Voiture louée chez Point Rouge : Pas de souci particulier
… PAÏTA Activités : - Pétroglyphes : bonne chance pour trouver ces pétroglyphes ! Après le hameau de Katiramona, dans la rivière au bord de la route après avoir passé une carrière. Aucune indication. A moins d’être très intéressé, ça ne vaut pas le coup selon moi.
… FARINO Activités : - Parc des grandes fougères : balade sympa de 2H30 à travers la belle forêt du Par et les fougères immenses. On a vu des pigeons verts très beaux. Malheureusement pour nous, le temps maussade et pluvieux ne nous a pas permis de jouir pleinement des panoramas…
Hébergement : Camping au refuge de Farino : espace bien entretenu au bord d’une rivière. Accueil sympa. Accès internet difficile. Cuisine équipée. Espace avec tables abrité. Sanitaires minimalistes et sans eau chaude.
Repas : Nous voulions aller chez mamie Fogliani mais il n’y avait plus de restauration le soir…dommage.
… SARRAMEA Activités : déception. Le guide nous a vendu un « joyau ». On ne l’a pas trouvé plus exceptionnel que d’autres villages. En plus le sentier botanique n’existait plus.
… BOURAIL / POE Activités : - - Balade « sentier des 3 baies » et bonhomme de bourail : superbe balade, les baies sont très belles et le panorama doit être magnifique par beau temps, ce que nous n’avons pas eu. - - Sortie nocturne pour voir la ponte des Tortues plage de la Roche percée. A réserver auprès de l’OT de bourail. Très bien, bien organisé, instrutif et la chance de voir une tortue pondre et des petits sortir d’un nid ! - - Hotel Sheraton : architecture impressionnante inspirée des farés traditionnels.
Hébergement : Camping le Rêce de Némo : Accueil sympa. Espace bien entretenu et bien aménagé. Pas d’accès internet ni de cuisine équipée. Espace sanitaire très bien : pratique, entretenu, eau chaude.
Repas : Au resto du camping : très bien et prix raisonnables.
… HIENGHENE Activités : - -Balade en canoé le long des falaises (canoé loué au camping) : passage un peu sportif pour sortir de la mer et entrer dans la rivière (ou l’inverse) mais après calme et tranquillité assurée ! Super - - Plongée : Equipe féminine joyeuse mais sérieuse. Magnifique spot de plongée, poissons multicolores à profusion, coraux et gorgones, architecture super. - - Belvédère de la poule couveuse et du sphinx : superbe
Hébergement : - - Camping Babou Coté Océan. Prix dérisoire. Emplacement top au bord de la mer et à 2 pas des falaises de lindéraliques. Accueil très sympa. Sanitaires minimalistes, pas d’eau chaude. Un faré pour manger abrité. Pas de cuisine mais mise à dispo d’un congélateur, d’une bouilloire et de prises électriques. - - Nuit dans la Tribu de Tiendanite chez Charline : ça nous a permis de voir la sépulture de JM Tjibaou et son village. Charline est peu prolixe et il faut vraiment lui tirer les vers du nez pour apprendre des choses sur la culture kanak et leur mode de vie (en tout cas avec nous). Case confortable et espace sanitaires bien tenu avec douche, lavabo et WC.
Repas :
- - Au resto du camping : très bien et prix raisonnables. - -Chez Charline : bof.
Voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et bonne préparation de voyage !
Je rentre d’un voyage de 3 semaines en nouvelle-calédonie effectué au mois de janvier dernier. Ayant bénéficié des conseils du forum, je vous fais partager en retour notre expérience qui pourra peut-être servir, d’autant plus que la destination n’est pas très renseignée.
Nous avons beaucoup aimé cette destination qui nous a bien dépaysés, même en étant sur un territoire « français » et où nous avons vu tant de belles choses et rencontré des gens, dans l’ensemble, très sympas. La Nouvelle-Calédonie n’est pas une destination touristique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas grand-chose d’aménagé pour le tourisme et pas énormément de services mais c’est aussi ce qui nous a plu. Quant aux indications routières.... L’un des aspects négatif selon nous c’est le coût de la vie qui est vraiment très très élevé quand on arrive de France métropolitaine, encore plus les îles loyautés et l’île des pins qui obtient la palme !
Malheureusement le temps n’a pas été avec nous, sauf à Nouméa : beaucoup de dépressions tropicales qui nous ont empêché de faire une partie du programme envisagé et un mauvais temps qui ne nous a pas permis de voir les paysages sous le meilleur jour. Et quand le soleil est là, à cette période il cogne très très dur. Températures accablantes. On se traine et on sue….Mieux vaut partir à une autre période.
Autres Remarques : - Si vous cherchez un sculpteur traditionnel à Nouméa : Tiaou qui vit au nord ouest de Nouméa et qui vient sculpter de temps en temps au marché de Nouméa. Sa fille sculpte aussi à Ouvéa. Une page facebook existe: Sculpteurs Tiaou - Indications routières : Faire la côte Est en journée et en semaine, sinon un peu craignos le weekend (bcp de consommation d’alcool et d’accidents). Pas passer à Canala, à Thio, ou Nakaty (caillassage). - Temps de trajets :
Nouméa / Bourail = 2 à 3H bourail / Hienghène = 3 à 4H Nouméa / Prony = 1H30 mini Nouméa / Parc de la rivière bleue = 1H30 (par route Yaté) Parc de la rivière bleue / Baie de Prony = 1H à 1H30 (par le lac de Yaté) Baie de Prony / Nouméa = 1H45 Farino / Sarraméa = 0H15 Farino / Poé = 0H45 à 1H00 Nouméa / Poé = 2H Bourail / Houailou = 1H à 1H15 Houailou / Touho = 1H35 Koné / Tiwaka = 1H30 (route sinueuse) Touho / Ouéga = 2H Koumac / Ouéga = 0H40 Koumac / Koné = 1H à 1H15 Koné / Bourail = 1H à 1H15
PROGRAMME :
NOUMEA Activités : - - Plongée : nous avons passé notre niveau 1 avec Abyss Plongée sur 3 matinées (7h – 14h). Super, très pro et sympas. Des spots différents à chaque fois et que de merveilles sous l’eau ! - - Centre culturel Tjibaou : déception…peu d’informations sur la culture kanak et les mouvements politiques kanak. Quant au chemin kanak, mieux vaut prévoir l’antimoustiques si on veut le parcourir tranquillement !
- - Musée de Nouvelle Calédonie : très bien. Pour le coup on en apprend beaucoup sur la culture kanak. Très belles collections d’objets et de sculptures. Et l’étage qui permet de comparer et faire le lien avec les autres cultures de Mélanésie. - - Aquarium : pas prévu à l’orginie et très contente de l’avoir fait. Petit mais plein d’informations pour comprendre la biodiversité et les écosystèmes du lagon. Et bien sûr plein de superbes poissons, etc. et de coraux. L’endroit où on peut voir les coraux fluorescents, génial ! - - Parc forestier : on n’est pas trop fan des animaux en cage mais notre programme ayant été chamboulé c’était l’unique occasion de voir un cagou ! ça permet de voir la faune de l’île. L’espace muséographique est petit mais très intéressant. Le parc est agréable et offre de beaux panoramas sur Nouméa. - - Survol du lagon en ULM dernier cri avec Skydream. Magnifique vu d’en haut ! Pilote sympa, bavard. ULM très stable. Prix pas cher comparé aux autres.
Modes de transport : - - Trajet aéroport Tontouta – Nouméa en bus : très bien, pas cher, conductrice très sympa. 45 minutes environ de trajet. - - Bus de ville : je déconseille les bus, ça a été la galère pour nous. Il ne faut pas se fier au site internet de Karuai qui n’est pas du tout à jour. La ligne qui devait nous conduire à notre hébergement ne le desservait en fait que le week-end… Quant aux horaires de passage ils sont peu nombreux, ne commencent pas très tôt et terminent tôt (18h). - - Taxi : ça marche plutôt bien mais il faut absolument réserver le taxi si on a un impératif horaire (avion à prendre, rdv…).
ð Avoir une voiture est fortement conseillé ! A moins de s’en tenir au centre-ville, Nouméa est relativement grande et à pied sous le cagnard c’est très fatigant et ça prend du temps !
Hébergements : - Auberge de jeunesse (chambre pour 2 personnes) : très bien, service très sympa, propre, super organisation (des casiers fermés à clés pour chacun, ainsi qu’un espace réfrigéré individuel, espace laverie, internet), cuisine bien équipée, chambre spacieuse avec ventilateur. Calme et super vue sur Nouméa.
Repas : - - The best café : très bon et personnel sympa - - Les petits camions du soir près du marché : bon et pas cher pour Nouméa - - Les plats tout prêts en supermarché : on y trouve des plats locaux pour pas cher au rayon « traiteur ».
OUVEA (1 journée) Activités : - - Monument des 19 - - Visite de la savonnerie : rien d’exceptionnel. - - Nord : Plage de Tibéria (très belle) secteur d’ognat (plages et cocoteraies) : très peu de monde, plages moins paradisiaques que dans le sud de l’ile. Villages du nord très authentiques. - - Sud : baie de lékiny et Pont de mouli : superbes ! Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de faire la balade le long des falaises de Lékiny. Et rien vus du haut du pont…
Modes de transport : scooter loué Chez Dydyce exceptionnellement (pas de casque, pas d’assurance).
Hébergements : Camping Chez dydyce : accueil sympa. Sanitaires minimalistes et sans eau chaude mais on avait de l’eau, c’est déjà ça !
Repas : - - Snak O Kafika : bien situé, vue sur le lagon. On a testé le sandwich américain pas local du tout ! copieux et pas trop mal - - Snack de Lékiny : plat de poisson bien cuisiné. Profusion de moustiques le soir…
LIFOU (3 journées) Activités : - - Baie de Chateaubriant : sublime ! - - Hnathalo : visite de la chefferie - - Falaises de Jokin : très beau. Dommage que le site, comme beaucoup d’autres, soit sale. Snorkeling pas mal. - - Vanilleraie O’naturel : accueil très sympa. Plein d’informations sur la vanilleraie. - - Kiki beach à Xepenehe : incroyable site auquel on accède par une marche très sympa en forêt. A faire ! - - Chapelle Notre Dame de Lourde : panorama magnifique de la haut sur les 2 baies. Dommage qu’il soit parfois gâché par les bateaux de croisière………………… - - Baie de Jinek (l’aquarium) : superbe lieux pour le snorkeling. Attention : des petits malins font croire qu’il faut payer pour accéder au site et ce au nom de la réserve naturelle. - - Plage de Luengoni : encore une plage de rêve où on est loin d’être gêné par ses voisins !
Modes de transport : voiture louée chez Loca V : retard d’une heure et demi pour récupérer la voiture mais à part ça tout a bien été.
Hébergements : Camping Chez Hukukep : accueil sympa et site très beau, bien entretenu et au bord d’une plage magnifique. Sanitaires avec eau chaude J Cuisine équipée et un faré pour les repas et pour s’abriter.
Remarques : - - Il y a un supermarché à Wé : option plus économiques pour les courses que les supérettes - -Attention, les distances sont très grandes sur Lifou. Nous sommes restés hébergés au sud de l’ile et nous mettions une bonne heure pour aller du nord au sud.
ILE DES PINS (2,5 journées) Activités : - - Baies de kuto et kanuméra : le rêve ! - - Pic N’Ga : montée éprouvante sous le cagnard mais quelle récompense là haut : panorama magnifique. Ne pas hésiter à explorer les chemins qui partent derrière la croix pour voir d’autres parties de l’ile d’en haut. - - Vao : o Baies de St Joseph et de St Maurice : sublime encore ! o Chapelle (pour le panorama) : mieux vaut aller au Pic N’Ga - - Baie d’Upi en pirogue traditionnelle : c’est magnifique et le piroguier (Mike) était très sympa et nous a expliqué beaucoup de choses sur son mode de vie. Nous avions fait le choix d’un aller et retour au point de départ et je vous le recommande. En effet nous étions quand même une dizaine à l’aller sur la pirogue…ça gâche selon moi un peu le moment. Alors qu’au retour il n’y avait plus que nous : ça change tout ! - - Baie d’oro : encore un endroit de rêve. - - Piscine naturelle : incroyablement beau à l’extérieur et sous l’eau ! Foisonnement de poissons et coraux.
Modes de transport : Scooter loué 1 journée chez Atchu. Très bien. On a testé le stop le reste du temps et ça marche bien.
Hébergements : Camping Chez Atchu: situation super en bord de mer et à côté des plus belles baies de l’ile. Par contre, problème d’eau donc galère au niveau sanitaire. Espace Cuisine sommaire et un faré pour les repas et pour s’abriter. Les gestionnaires sont très sympas mais on n’a pas trop adhéré à leur manière de faire au sujet de la problématique « eau » des sanitaires.
Repas : Chez Atchu :très bon cuisinier qui nous a même préparé un plat spécial à notre demande et en plus le coût est raisonnable.
GRANDE TERRE …. Modes de transport : Voiture louée chez Point Rouge : Pas de souci particulier
… PAÏTA Activités : - Pétroglyphes : bonne chance pour trouver ces pétroglyphes ! Après le hameau de Katiramona, dans la rivière au bord de la route après avoir passé une carrière. Aucune indication. A moins d’être très intéressé, ça ne vaut pas le coup selon moi.
… FARINO Activités : - Parc des grandes fougères : balade sympa de 2H30 à travers la belle forêt du Par et les fougères immenses. On a vu des pigeons verts très beaux. Malheureusement pour nous, le temps maussade et pluvieux ne nous a pas permis de jouir pleinement des panoramas…
Hébergement : Camping au refuge de Farino : espace bien entretenu au bord d’une rivière. Accueil sympa. Accès internet difficile. Cuisine équipée. Espace avec tables abrité. Sanitaires minimalistes et sans eau chaude.
Repas : Nous voulions aller chez mamie Fogliani mais il n’y avait plus de restauration le soir…dommage.
… SARRAMEA Activités : déception. Le guide nous a vendu un « joyau ». On ne l’a pas trouvé plus exceptionnel que d’autres villages. En plus le sentier botanique n’existait plus.
… BOURAIL / POE Activités : - - Balade « sentier des 3 baies » et bonhomme de bourail : superbe balade, les baies sont très belles et le panorama doit être magnifique par beau temps, ce que nous n’avons pas eu. - - Sortie nocturne pour voir la ponte des Tortues plage de la Roche percée. A réserver auprès de l’OT de bourail. Très bien, bien organisé, instrutif et la chance de voir une tortue pondre et des petits sortir d’un nid ! - - Hotel Sheraton : architecture impressionnante inspirée des farés traditionnels.
Hébergement : Camping le Rêce de Némo : Accueil sympa. Espace bien entretenu et bien aménagé. Pas d’accès internet ni de cuisine équipée. Espace sanitaire très bien : pratique, entretenu, eau chaude.
Repas : Au resto du camping : très bien et prix raisonnables.
… HIENGHENE Activités : - -Balade en canoé le long des falaises (canoé loué au camping) : passage un peu sportif pour sortir de la mer et entrer dans la rivière (ou l’inverse) mais après calme et tranquillité assurée ! Super - - Plongée : Equipe féminine joyeuse mais sérieuse. Magnifique spot de plongée, poissons multicolores à profusion, coraux et gorgones, architecture super. - - Belvédère de la poule couveuse et du sphinx : superbe
Hébergement : - - Camping Babou Coté Océan. Prix dérisoire. Emplacement top au bord de la mer et à 2 pas des falaises de lindéraliques. Accueil très sympa. Sanitaires minimalistes, pas d’eau chaude. Un faré pour manger abrité. Pas de cuisine mais mise à dispo d’un congélateur, d’une bouilloire et de prises électriques. - - Nuit dans la Tribu de Tiendanite chez Charline : ça nous a permis de voir la sépulture de JM Tjibaou et son village. Charline est peu prolixe et il faut vraiment lui tirer les vers du nez pour apprendre des choses sur la culture kanak et leur mode de vie (en tout cas avec nous). Case confortable et espace sanitaires bien tenu avec douche, lavabo et WC.
Repas :
- - Au resto du camping : très bien et prix raisonnables. - -Chez Charline : bof.
Voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et bonne préparation de voyage !
Itinéraire sur la côte Ouest australienne janvier 2016 English translation pending
Bonjour,
nous partons en famille (un couple + 1 enfant de 6 ans) faire un trip du 25/12 au 18/01 au départ de Perth. (billet d'avion bookés)
nous pensons faire : - 4 nuits à perth en arrivant (incluant fremanttle / rottney island) - une boucle de 7 jours : perth / busselton / margaret river / augusta / Northcliff / Denmark / Albany / Perth - une boucle de 14 jours : perth / cervantes / port denisson / geraldton / port denim / kalbarry 3 jours / denham 3 jours puis 5 jours pour le retour sur perth.
nous nous interrogeons sur : - faire d'abord la petite boucle ou la plus grande (fonction de la météo ou de la fréquentation ) - utiliser les campings, air bnb, couchsurfing (on hésite à tenter ? faut il rémunérer les gens ou amener un petit présent ? ) - quels types de voiture louer ? (sachant que pour les vans c'est trop tard les prix se sont envolés).
merci d'avance pour tous vos conseils sur l'itinéraire, les choses à ne pas manquer, les astuces pour rester dans un budget raisonnable..
nous partons en famille (un couple + 1 enfant de 6 ans) faire un trip du 25/12 au 18/01 au départ de Perth. (billet d'avion bookés)
nous pensons faire : - 4 nuits à perth en arrivant (incluant fremanttle / rottney island) - une boucle de 7 jours : perth / busselton / margaret river / augusta / Northcliff / Denmark / Albany / Perth - une boucle de 14 jours : perth / cervantes / port denisson / geraldton / port denim / kalbarry 3 jours / denham 3 jours puis 5 jours pour le retour sur perth.
nous nous interrogeons sur : - faire d'abord la petite boucle ou la plus grande (fonction de la météo ou de la fréquentation ) - utiliser les campings, air bnb, couchsurfing (on hésite à tenter ? faut il rémunérer les gens ou amener un petit présent ? ) - quels types de voiture louer ? (sachant que pour les vans c'est trop tard les prix se sont envolés).
merci d'avance pour tous vos conseils sur l'itinéraire, les choses à ne pas manquer, les astuces pour rester dans un budget raisonnable..
26 jours aux Antilles English translation pending
Salut a tous
Je vais essayer de faire le carnet de voyage de nos semaines aux Antilles. C'est la première fois que j'en fait un, je compte sur votre indulgence. J'en profiterai pour donner notre avis sur les prestataires(logeur, loueur, restau etc ....)
Allé hop, c'est parti.
Notre premier voyage en GWADA en décembre 2013 nous a tellement enchanté que nous avons décidé de repartir vers cette destination. Cette fois ci la Martinique sera de la partie ainsi que Marie Galante.
Le 12 Mai 2015 départ
Nous prenons le train a Lyon tôt le matin car nous avons un billet TGV AIR, arrivé a Massy nous attendons la navette. 30 mn plus tard on attend toujours, 1h plus tard pareil. L'angoisse commence a venir, car évidemment nous n'avons pas d'info. Un contrôleur viendra nous informer que les chauffeurs d'air caraibes ne sont pas venus travailler. Une compagnie est dépêchée en remplacement. Le bus pas du tout adapté aux bagages mais au moins nous arrivons a l’aéroport a temps. Heureusement nous avion 3h30 entre les deux transports, ce qui ne sera pas le cas au retour ! Le vol se passe très bien, les prestations mieux que sur le vol air France de 2013. Arrivée a Fort de France a 15h, pile a l'heure. Nous cherchons le loueur qui doit nous attendre a l’aéroport, et la , personne avec notre nom. J'appel pour me renseigner, plus de peur que de mal ils ont juste interverti le nom avec les personnes qui doivent arriver juste après nous. Le loueur LOKIZY voiture propre et pas cher pour deux semaines, la clio pour 320€ prise en charge rapide 10mn grand max. Nous partons direction Fond saint denis, environ une heure de voiture en passant par la cote. On remarque que la végétation est bien sec, la saison sèche continu bien que nous somme le 12 mai. A Saint Pierre on quite la cote pour monter sur le Morne des cadet. La vegetation change rzpidement , beaucoup plus verte et le route devient plus etroite avec beaucoup de virage. Nous arrivons vers 17h30 a notre hebergement Le Morne des Cadet ( chez tonton Leon). On trouve rapidement puisque il se situe juste en dessous de l'observatoire. Face a la montagne Pelé ( dans les nuage ) le paysage est beau et il y a un vent de fou, mais personne pour nous accueillir ( encore ! )
Apres plusieurs appels je tombe enfin sur tonton leon qui nous indique notre hébergement.
Cela fait bizzard mais ce sera un peu comme ca toute la semaine.
On prend possession de l’hébergement que nous trouvons bien mais un peu limite coté propreté.
Nous tombons sur la personne qui fait les repas le soir ( pas trs claire non plus, on comprend pas trop qui s'occupe de quoi ) on s'inscrit donc pour le landemain soir.
Ce soir ce sera pâte bolognese car on ne souhaite pas redescendre a Saint pierre ( trop fatigué) et on trouve une petite épicerie a fond saint denis.
On se couche tot fatigué, la journée un peu en demie teinte.

Je vais essayer de faire le carnet de voyage de nos semaines aux Antilles. C'est la première fois que j'en fait un, je compte sur votre indulgence. J'en profiterai pour donner notre avis sur les prestataires(logeur, loueur, restau etc ....)
Allé hop, c'est parti.
Notre premier voyage en GWADA en décembre 2013 nous a tellement enchanté que nous avons décidé de repartir vers cette destination. Cette fois ci la Martinique sera de la partie ainsi que Marie Galante.
Le 12 Mai 2015 départ
Nous prenons le train a Lyon tôt le matin car nous avons un billet TGV AIR, arrivé a Massy nous attendons la navette. 30 mn plus tard on attend toujours, 1h plus tard pareil. L'angoisse commence a venir, car évidemment nous n'avons pas d'info. Un contrôleur viendra nous informer que les chauffeurs d'air caraibes ne sont pas venus travailler. Une compagnie est dépêchée en remplacement. Le bus pas du tout adapté aux bagages mais au moins nous arrivons a l’aéroport a temps. Heureusement nous avion 3h30 entre les deux transports, ce qui ne sera pas le cas au retour ! Le vol se passe très bien, les prestations mieux que sur le vol air France de 2013. Arrivée a Fort de France a 15h, pile a l'heure. Nous cherchons le loueur qui doit nous attendre a l’aéroport, et la , personne avec notre nom. J'appel pour me renseigner, plus de peur que de mal ils ont juste interverti le nom avec les personnes qui doivent arriver juste après nous. Le loueur LOKIZY voiture propre et pas cher pour deux semaines, la clio pour 320€ prise en charge rapide 10mn grand max. Nous partons direction Fond saint denis, environ une heure de voiture en passant par la cote. On remarque que la végétation est bien sec, la saison sèche continu bien que nous somme le 12 mai. A Saint Pierre on quite la cote pour monter sur le Morne des cadet. La vegetation change rzpidement , beaucoup plus verte et le route devient plus etroite avec beaucoup de virage. Nous arrivons vers 17h30 a notre hebergement Le Morne des Cadet ( chez tonton Leon). On trouve rapidement puisque il se situe juste en dessous de l'observatoire. Face a la montagne Pelé ( dans les nuage ) le paysage est beau et il y a un vent de fou, mais personne pour nous accueillir ( encore ! )
Apres plusieurs appels je tombe enfin sur tonton leon qui nous indique notre hébergement.
Cela fait bizzard mais ce sera un peu comme ca toute la semaine.
On prend possession de l’hébergement que nous trouvons bien mais un peu limite coté propreté.
Nous tombons sur la personne qui fait les repas le soir ( pas trs claire non plus, on comprend pas trop qui s'occupe de quoi ) on s'inscrit donc pour le landemain soir.
Ce soir ce sera pâte bolognese car on ne souhaite pas redescendre a Saint pierre ( trop fatigué) et on trouve une petite épicerie a fond saint denis.
On se couche tot fatigué, la journée un peu en demie teinte.

Voyage de 3 semaines en Thaïlande - mode routard English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 3 semaines en Thaïlande à partir du 18 août. Ce n'est pas notre première en Asie car nous avons déjà voyagé en Inde, Chine et Malaisie. Nous souhaitons avant tout trouver des endroits encore "vierges", peu touristiques.
Voici notre itinéraire prévisionnel :
1/ Bangkok : palais royal, Bouddha couché, Temple de l'Aube, Central parc, Temple Wat Saket, marché de Chatuchak, Mall T21, Little India.
2/Ayutthaya : les temples
3/ Lopburi, la ville des singes
4/ Sukhotai : les temples
5/ Chiang Mai : treks
6/ Kanchanaburi : le pont, les cascades
7/ Sanglabuhri et la frontière birmane (optionnel)
8 / Ile de Koh Tao : snorkelling, plongée
Qu'en pensez vous ? Auriez vous quelques "trucs" concernant certaines de ces destinations ?
Merci pour vos conseils. Alex
Nous partons 3 semaines en Thaïlande à partir du 18 août. Ce n'est pas notre première en Asie car nous avons déjà voyagé en Inde, Chine et Malaisie. Nous souhaitons avant tout trouver des endroits encore "vierges", peu touristiques.
Voici notre itinéraire prévisionnel :
1/ Bangkok : palais royal, Bouddha couché, Temple de l'Aube, Central parc, Temple Wat Saket, marché de Chatuchak, Mall T21, Little India.
2/Ayutthaya : les temples
3/ Lopburi, la ville des singes
4/ Sukhotai : les temples
5/ Chiang Mai : treks
6/ Kanchanaburi : le pont, les cascades
7/ Sanglabuhri et la frontière birmane (optionnel)
8 / Ile de Koh Tao : snorkelling, plongée
Qu'en pensez vous ? Auriez vous quelques "trucs" concernant certaines de ces destinations ?
Merci pour vos conseils. Alex
Que voir aux... Canaries English translation pending
Que voir aux Canaries ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans l'archipel (carte).
L'archipel des Canaries est constitué de sept îles principales : El Hierro, Fuerteventura, Gomera, Grande Canarie, La Palma, Lanzarote et Tenerife.
1- EL HIERRO La Frontera : seconde commune de l'île située dans sa partie sud-ouest. On peut randonner dans ses environs parmi de beaux paysages.La Restinga : c'est le village (de pêcheurs) le plus au sud d'El Hierro. Il est connu pour ses plages de sable noir et surtout ses possibilités au niveau plongée. Le village a été évacué lors de l'éruption volcanique de 2011.Valverde : c'est le bourg principal d'El Hierro. Le port et l'aéroport de l'île sont sur son territoire.2- FUERTEVENTURA Betancuria : un village de l'ouest avec plusieurs petites églises.Corralejo : grande station balnéaire du nord avec de belles plages où on pratique le kitesurf et des dunes dans le Parc Naturel de Corralejo tout proche. On peut également visiter en bateau et randonner sur l'Isla de los Lobos juste en face.La Oliva : commune du nord, à l'entrée des dunes du Parc Naturel de Corralejo. On peut y voir de petits moulins en pierre et un tunnel de lave souterrain.Morro Jable : seconde station balnéaire de l'île, à l'extrémité sud.Puerto del Rosario : commune de la côte est avec des plages pour surfeurs et des hôtels. C'est aussi la capitale de Fuerteventura et sa porte d'accès au niveau transports.Patrimoine naturelParc Naturel de Corralejo : une vaste zone dunaire, assez touristique, au sud de la ville du même nom.Parc Naturel de Jandía : cette péninsule rocheuse à l'extrémité sud de Fuerteventura offre des paysages désertiques. On y trouve aussi de très belles plages et plusieurs complexes balnéaires dont celui de Morro Jable.3- GOMERA Hermigua : au coeur d'une vallée étroite où poussent des milliers de bananiers. La plage de sable noir au bout de la vallée est appréciée des surfeurs.Playa de Santiago : la seconde station balnéaire, au sud de la Gomera.San Sebastian de la Gomera : c'est la capitale et le port ferries de l'île.Valle Gran Rey : cette municipalité de l'ouest est la station balnéaire la plus populaire de la Gomera. Outre les plages de sable noir, on profite également de ses possibilités de randonnées dans les montagnes voisines ou de l'observation des baleines en saison.Vallehermoso : on peut voir sur cette commune du nord de l'île de belles orgues basaltiques plongeant dans la mer.Patrimoine naturelParc National de Garajonay : ce parc montagneux au centre de l'île est classé à l'UNESCO pour sa végétation et sa belle forêt humide. On peut y randonner.4- GRANDE CANARIE Aguïmes : petite ville de la côte est avec un vieux centre restauré. Tout autour des plages et des spots de plongée réputés.Galdar : bourgade du nord avec quelques édifices anciens et un petit patrimoine archéologique.Barranco de Guayadeque : une vallée avec des habitations troglodytes.Las Palmas de Gran Canaria : la plus grande ville des Canaries avec quelques vieux édifices, un petit centre historique et plusieurs musées. L'agglomération compte également plusieurs plages dans ses environs.Maspalomas : c'est la plus importante zone touristique de l'archipel avec tous les équipements et services qui vont avec. Elle inclut plusieurs stations balnéaires comme Playa del Ingles, Arguineguin ou Puerto Rico, et de bons spots pour le surf ou la plongée. A sa périphérie on peut également voir les "Dunes de Maspalomas" et le jardin botanique-parc zoologique "Palmitos Park".Mogan : plusieurs plages sur cette commune du sud-ouest.San Bartolomé de Tirajana : c'est la ville du centre, en altitude, entourée de montagnes (dont le Pico de Las Nieves) et de forêts. Des balades et de beaux panoramas dans toutes cette partie de l'île.Telde : seconde agglomération de Grande Canarie, juste à côté de l'aéroport international. La ville abrite une des plus vieilles églises de l'archipel et de très nombreux petits sites archéologiques, ainsi que des plages.Patrimoine naturel Dunas de Maspalomas : une zone dunaire classée réserve naturelle aux portes de Maspalomas.5- LA PALMALos Lanos de Aridane : c'est la plus grande ville de La Palma avec quelques plages dans ses environs.Puerto Naos : cet ancien village de pêcheurs de la côte ouest est devenu un (petit) centre touristique pour ses plages et autres activités.Santa Cruz de La Palma : la capitale et l'accès principal à l'île en matière de transports. Elle possède quelques édifices anciens.Patrimoine naturelCumbre Vieja : ce volcan toujours en semi-activité au sud de La Palma est apprécié pour ses paysages et la randonnée.Parc National de la Caldera de Taburiente : une zone volcanique montagneuse protégée avec de beaux paysages parmi lesquels on peut marcher. A son sommet se trouve l'Observatoire du Roque de los Muchachos.6- LANZAROTE Arrecife : c'est la capitale de Lanzarote et une des principales portes d'accès à l'archipel.Costa Teguise : importante station balnéaire au nord d'Arrecife. On y vient notamment pour les plages, la plongée, la planche à voile et son parc aquatique.Playa Blanca : c'est la station balnéaire la plus au sud de Lanzarote avec de belles plages.Puerto del Carmen : une des trois grosses stations balnéaires de l'île. On y pratique la plongée.Teguise : une des plus anciennes communes des Canaries avec encore quelques édifices d'époque. Juste à côté, à Guatiza, on peut visiter le Jardin de Cactus.Tinajo : la commune abrite quelques grottes et plusieurs édifices religieux comme l'Ermitage de los Dolores.Vallée de La Geria : cette vallée de la partie sud de l'île est une zone viticole malgré son sol volcanique.Patrimoine naturelArchipel de Chinijo : au nord de Lanzarote cinq petites îles volcaniques (dont Graciosa est la seule habitée) classées réserve naturelle. On peut y voir nombre d'oiseaux et profiter des ses plages et paysages agréables.Cueva de los Verdes : ces grottes sont en fait un tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long qu'on peut en partie visiter. A l'une des extrémités se trouve le "Jameos del Agua" qui est un aménagement de l'architecte César Manrique.Los Hervideros : des grottes sous-marines sous des champs de laves descendant sur la mer en bordure du Parc national de Timanfaya.Mirador del Rio : ce promontoire rocheux situé à l'extrême nord domine l'océan du haut de ses 475 m. Il a été aménagé par l'architecte César Manrique et offre un magnifique panorama.Parc national de Timanfaya : cette vaste zone volcanique possède de superbes paysages désertiques et des côtes découpées comme du côté d'El Golfo. Il existe des possibilités de randonnées dans le parc.Salinas de Janubio : des salines en bordure du Parc national de Timanfaya.7- TENERIFE Arico : joli village de montagne au départ duquel on peut trekker ou pratiquer la grimpe dans les environs.Candelaria : avec sa basilique, cette ville au sud de Santa Cruz est un lieu de pèlerinage.El Medano : la station balnéaire de la côte sud a une renommée internationale auprès des véliplanchistes et amateurs de kitesurf.Garachico : une bourgade de l'ouest avec une assez belle architecture coloniale.Güimar : ce village de la côte est abrite six petites pyramides à l'origine inconnue.La Laguna : ou officiellement San Cristobal de La Laguna. Cette grande ville universitaire à la périphérie de Santa Cruz possède un centre historique classé à l'UNESCO.La Orotava : jolie ville agréable du nord de l'île avec pas mal de monuments.Los Gigantes : station balnéaire de la côte ouest entourée de belles falaises, dont certaines de plus de 500 m de hauteur, tombant dans la mer.Playa de las Américas : cette station balnéaire de la côte sud est réputée pour son animation et sa vie nocturne. Avec ses deux voisines, Los Cristianos et Costa Adeje, la zone concentre plus des deux-tiers de l'hébergement de Tenerife.Puerto de la Cruz : l'ancien port de La Orotava est maintenant une station balnéaire plutôt familiale, avec un vieux quartier, et un important jardin zoologique et botanique (le Loro Parque).Santa Cruz de Tenerife : c'est la capitale des Canaries. Des musées, quelques édifices anciens ou au contraire résolument modernes, un carnaval reconnu et des plages.Patrimoine naturelAcantilados de Los Gigantes : ce sont de belles falaises, dont certaines de plus de 500 m de hauteur, tombant dans la mer dans les environs de la station de Los Gigantes. C'est un des sites les plus visités de l'île.Barranco del Infierno : cette petite vallée sur la commune d'Adeje est appréciée des randonneurs. Elle abrite aussi pas mal de petites grottes dont certaines ont une valeur archéologique.Cueva del Viento : un immense tube volcanique (grotte) situé au nord de Tenerife sur la commune de Icod de los Vinos.Massif de l'Anaga : à la pointe nord de l'île la zone montagneuse est un superbe mélange de reliefs, de côtes et de plages parmi lesquels on peut randonner.Massif del Teno : à la pointe ouest de l'île le Teno est apprécié pour ses paysages, la marche et ses spots de plongée.Parc National de Teide : au coeur de l'île cette vaste zone désertique abrite le pic de Teide qui avec ses 3 718 m est le sommet des Canaries. On peut y accéder par un téléphérique ou en randonnée. Avec ses magnifiques paysages, le parc est classé à l'UNESCO. Celui-ci est également traversé par la Carretera Dorsal qui offre de superbes panoramas.8- LE PLUS APPRÉCIÉ
Fuerteventura : Parc Naturel de Corralejo. Gomera : Parc National de Garajonay. La Palma : Parc National de la Caldera de Taburiente. Lanzarote : Cueva de los Verdes; Mirador del Rio; Parc national de Timanfaya. Tenerife : Acantilados de Los Gigantes; La Laguna; Massif de l'Anaga; Parc National de Teide.
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L'archipel des Canaries est constitué de sept îles principales : El Hierro, Fuerteventura, Gomera, Grande Canarie, La Palma, Lanzarote et Tenerife.
1- EL HIERRO La Frontera : seconde commune de l'île située dans sa partie sud-ouest. On peut randonner dans ses environs parmi de beaux paysages.La Restinga : c'est le village (de pêcheurs) le plus au sud d'El Hierro. Il est connu pour ses plages de sable noir et surtout ses possibilités au niveau plongée. Le village a été évacué lors de l'éruption volcanique de 2011.Valverde : c'est le bourg principal d'El Hierro. Le port et l'aéroport de l'île sont sur son territoire.2- FUERTEVENTURA Betancuria : un village de l'ouest avec plusieurs petites églises.Corralejo : grande station balnéaire du nord avec de belles plages où on pratique le kitesurf et des dunes dans le Parc Naturel de Corralejo tout proche. On peut également visiter en bateau et randonner sur l'Isla de los Lobos juste en face.La Oliva : commune du nord, à l'entrée des dunes du Parc Naturel de Corralejo. On peut y voir de petits moulins en pierre et un tunnel de lave souterrain.Morro Jable : seconde station balnéaire de l'île, à l'extrémité sud.Puerto del Rosario : commune de la côte est avec des plages pour surfeurs et des hôtels. C'est aussi la capitale de Fuerteventura et sa porte d'accès au niveau transports.Patrimoine naturelParc Naturel de Corralejo : une vaste zone dunaire, assez touristique, au sud de la ville du même nom.Parc Naturel de Jandía : cette péninsule rocheuse à l'extrémité sud de Fuerteventura offre des paysages désertiques. On y trouve aussi de très belles plages et plusieurs complexes balnéaires dont celui de Morro Jable.3- GOMERA Hermigua : au coeur d'une vallée étroite où poussent des milliers de bananiers. La plage de sable noir au bout de la vallée est appréciée des surfeurs.Playa de Santiago : la seconde station balnéaire, au sud de la Gomera.San Sebastian de la Gomera : c'est la capitale et le port ferries de l'île.Valle Gran Rey : cette municipalité de l'ouest est la station balnéaire la plus populaire de la Gomera. Outre les plages de sable noir, on profite également de ses possibilités de randonnées dans les montagnes voisines ou de l'observation des baleines en saison.Vallehermoso : on peut voir sur cette commune du nord de l'île de belles orgues basaltiques plongeant dans la mer.Patrimoine naturelParc National de Garajonay : ce parc montagneux au centre de l'île est classé à l'UNESCO pour sa végétation et sa belle forêt humide. On peut y randonner.4- GRANDE CANARIE Aguïmes : petite ville de la côte est avec un vieux centre restauré. Tout autour des plages et des spots de plongée réputés.Galdar : bourgade du nord avec quelques édifices anciens et un petit patrimoine archéologique.Barranco de Guayadeque : une vallée avec des habitations troglodytes.Las Palmas de Gran Canaria : la plus grande ville des Canaries avec quelques vieux édifices, un petit centre historique et plusieurs musées. L'agglomération compte également plusieurs plages dans ses environs.Maspalomas : c'est la plus importante zone touristique de l'archipel avec tous les équipements et services qui vont avec. Elle inclut plusieurs stations balnéaires comme Playa del Ingles, Arguineguin ou Puerto Rico, et de bons spots pour le surf ou la plongée. A sa périphérie on peut également voir les "Dunes de Maspalomas" et le jardin botanique-parc zoologique "Palmitos Park".Mogan : plusieurs plages sur cette commune du sud-ouest.San Bartolomé de Tirajana : c'est la ville du centre, en altitude, entourée de montagnes (dont le Pico de Las Nieves) et de forêts. Des balades et de beaux panoramas dans toutes cette partie de l'île.Telde : seconde agglomération de Grande Canarie, juste à côté de l'aéroport international. La ville abrite une des plus vieilles églises de l'archipel et de très nombreux petits sites archéologiques, ainsi que des plages.Patrimoine naturel Dunas de Maspalomas : une zone dunaire classée réserve naturelle aux portes de Maspalomas.5- LA PALMALos Lanos de Aridane : c'est la plus grande ville de La Palma avec quelques plages dans ses environs.Puerto Naos : cet ancien village de pêcheurs de la côte ouest est devenu un (petit) centre touristique pour ses plages et autres activités.Santa Cruz de La Palma : la capitale et l'accès principal à l'île en matière de transports. Elle possède quelques édifices anciens.Patrimoine naturelCumbre Vieja : ce volcan toujours en semi-activité au sud de La Palma est apprécié pour ses paysages et la randonnée.Parc National de la Caldera de Taburiente : une zone volcanique montagneuse protégée avec de beaux paysages parmi lesquels on peut marcher. A son sommet se trouve l'Observatoire du Roque de los Muchachos.6- LANZAROTE Arrecife : c'est la capitale de Lanzarote et une des principales portes d'accès à l'archipel.Costa Teguise : importante station balnéaire au nord d'Arrecife. On y vient notamment pour les plages, la plongée, la planche à voile et son parc aquatique.Playa Blanca : c'est la station balnéaire la plus au sud de Lanzarote avec de belles plages.Puerto del Carmen : une des trois grosses stations balnéaires de l'île. On y pratique la plongée.Teguise : une des plus anciennes communes des Canaries avec encore quelques édifices d'époque. Juste à côté, à Guatiza, on peut visiter le Jardin de Cactus.Tinajo : la commune abrite quelques grottes et plusieurs édifices religieux comme l'Ermitage de los Dolores.Vallée de La Geria : cette vallée de la partie sud de l'île est une zone viticole malgré son sol volcanique.Patrimoine naturelArchipel de Chinijo : au nord de Lanzarote cinq petites îles volcaniques (dont Graciosa est la seule habitée) classées réserve naturelle. On peut y voir nombre d'oiseaux et profiter des ses plages et paysages agréables.Cueva de los Verdes : ces grottes sont en fait un tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long qu'on peut en partie visiter. A l'une des extrémités se trouve le "Jameos del Agua" qui est un aménagement de l'architecte César Manrique.Los Hervideros : des grottes sous-marines sous des champs de laves descendant sur la mer en bordure du Parc national de Timanfaya.Mirador del Rio : ce promontoire rocheux situé à l'extrême nord domine l'océan du haut de ses 475 m. Il a été aménagé par l'architecte César Manrique et offre un magnifique panorama.Parc national de Timanfaya : cette vaste zone volcanique possède de superbes paysages désertiques et des côtes découpées comme du côté d'El Golfo. Il existe des possibilités de randonnées dans le parc.Salinas de Janubio : des salines en bordure du Parc national de Timanfaya.7- TENERIFE Arico : joli village de montagne au départ duquel on peut trekker ou pratiquer la grimpe dans les environs.Candelaria : avec sa basilique, cette ville au sud de Santa Cruz est un lieu de pèlerinage.El Medano : la station balnéaire de la côte sud a une renommée internationale auprès des véliplanchistes et amateurs de kitesurf.Garachico : une bourgade de l'ouest avec une assez belle architecture coloniale.Güimar : ce village de la côte est abrite six petites pyramides à l'origine inconnue.La Laguna : ou officiellement San Cristobal de La Laguna. Cette grande ville universitaire à la périphérie de Santa Cruz possède un centre historique classé à l'UNESCO.La Orotava : jolie ville agréable du nord de l'île avec pas mal de monuments.Los Gigantes : station balnéaire de la côte ouest entourée de belles falaises, dont certaines de plus de 500 m de hauteur, tombant dans la mer.Playa de las Américas : cette station balnéaire de la côte sud est réputée pour son animation et sa vie nocturne. Avec ses deux voisines, Los Cristianos et Costa Adeje, la zone concentre plus des deux-tiers de l'hébergement de Tenerife.Puerto de la Cruz : l'ancien port de La Orotava est maintenant une station balnéaire plutôt familiale, avec un vieux quartier, et un important jardin zoologique et botanique (le Loro Parque).Santa Cruz de Tenerife : c'est la capitale des Canaries. Des musées, quelques édifices anciens ou au contraire résolument modernes, un carnaval reconnu et des plages.Patrimoine naturelAcantilados de Los Gigantes : ce sont de belles falaises, dont certaines de plus de 500 m de hauteur, tombant dans la mer dans les environs de la station de Los Gigantes. C'est un des sites les plus visités de l'île.Barranco del Infierno : cette petite vallée sur la commune d'Adeje est appréciée des randonneurs. Elle abrite aussi pas mal de petites grottes dont certaines ont une valeur archéologique.Cueva del Viento : un immense tube volcanique (grotte) situé au nord de Tenerife sur la commune de Icod de los Vinos.Massif de l'Anaga : à la pointe nord de l'île la zone montagneuse est un superbe mélange de reliefs, de côtes et de plages parmi lesquels on peut randonner.Massif del Teno : à la pointe ouest de l'île le Teno est apprécié pour ses paysages, la marche et ses spots de plongée.Parc National de Teide : au coeur de l'île cette vaste zone désertique abrite le pic de Teide qui avec ses 3 718 m est le sommet des Canaries. On peut y accéder par un téléphérique ou en randonnée. Avec ses magnifiques paysages, le parc est classé à l'UNESCO. Celui-ci est également traversé par la Carretera Dorsal qui offre de superbes panoramas.8- LE PLUS APPRÉCIÉ
Fuerteventura : Parc Naturel de Corralejo. Gomera : Parc National de Garajonay. La Palma : Parc National de la Caldera de Taburiente. Lanzarote : Cueva de los Verdes; Mirador del Rio; Parc national de Timanfaya. Tenerife : Acantilados de Los Gigantes; La Laguna; Massif de l'Anaga; Parc National de Teide.
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Compte-rendu de voyage (photos) Japon, septembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Je me décide enfin à faire un petit CR sur mon voyage au japon de l'an dernier. En guise de 1er message, je vous donne le programme jour par jour :
02/09 : Arrivée à Tokyo, puis visite d'Asakusa/Senso-ji 03/09 : Visite d'Asakusabashi, Ningyocho, Namida. 04/09 : Départ pour Kyoto, Visite du Fushimi-Inari Taisha. 05/09 : Kyoto - Visite du Sanjusangen-do, Kiyomizu-dera, Gion, Yasaka-jinja. 06/09 : Kyoto - Visite du Chion-in, To-ji, gare, quelques temples de moindre importance. 07/09 : Départ pour Kagoshima - soirée Shochu avec des petits vieux. 08/09 : Sakurajima 09/09 : Ibusuki (et une session sunamushi) 10/09 : Kagoshima - Aquarium, Shiroyama-koen. 11/09 : Départ pour Miyazaki, Visite d'Aoshima. 12/09 : Miyazaki - Visite du Miyazaki-jingu, Heiwadai-koen, musée préfectoral et une soirée takoyaki au "Dongeya!". 13/09 : Départ pour Osaka, Visite d'Abenobashi, Namba et soirée kushi-katsu avec un ami. 14/09 : Départ pour Morioka, Morioka Aki Matsuri 15/09 : Morioka - Visite du Hoon-ji, Ishiwari-zakura, Mitsu-ishi-jinja, ...., Aki Matsuri. 16/09 : Marioka - Visite de la Malios Tower, Aki Matsuri. 17/09 : Départ pour Tono 18/09 : Tono - Visite de la vallée à vélo, Tono Furusato, Fukusen-ji, Kappa-buchi. 19/09 : Départ pour Aomori 20/09 : Osorezan 21/09 : Départ pour Tokyo, soirées izakaya à Shibuya. 22/09 : Visite du musée Nezu, Omotesando, Harajuku, Meiji-jingu 23/09 : journée pluvieuse, journée jeux vidéos à la maison. 24/09 : Départ pour Kawasaki 25/09 : Kawasaki - Kawasaki Daishi, Tamagawa. 26/09 : Départ à Yokohama, soirée izakaya. 27/09 : Yokohama - Yamashita-koen, Marine Tower, Musée de la poupée (c'était compris avec le ticket de la Marine Tower), Minato Mirai et Motomachi (visite guidée par une amie). 28/09 : Retour sur Tokyo, dernière soirée izakaya "showa style" avec tous les amis. 29/09 : Tokyo - croisière rapide sur la rivière Namida, visite d'Odaiba, départ pour Narita. 30/09 : Retour en France.
Cela paraît un peu dense comme voyage, mais ca reste très faisable. J'ai même eu le loisir de paresser un peu d'ici de là. 😉
Pour le budget, je m'étais fixé ça :
- billet d'avion Air France (A380 oblige !) : 1000€ - hébergement sur place : 100,000 ¥ (en moyenne 4000 ¥/nuit pour 28 jours, sans compter 3 nuits gratuites sur Tokyo) - Nourriture : 100,000 ¥ - Transport (JR-Pass 21 jours + Suica) : 70,000 ¥ - Réserve : 80,000 ¥ (pour payer les visites, omiyage, soirées izakaya, les bouteilles de thé, les glaces, etc...) Donc, en tout et pour tout : 4500€ pour le voyage.
A suivre donc, les précisions sur les différents hébergements, toujours jour/jour et quelques photos.
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Je me décide enfin à faire un petit CR sur mon voyage au japon de l'an dernier. En guise de 1er message, je vous donne le programme jour par jour :
02/09 : Arrivée à Tokyo, puis visite d'Asakusa/Senso-ji 03/09 : Visite d'Asakusabashi, Ningyocho, Namida. 04/09 : Départ pour Kyoto, Visite du Fushimi-Inari Taisha. 05/09 : Kyoto - Visite du Sanjusangen-do, Kiyomizu-dera, Gion, Yasaka-jinja. 06/09 : Kyoto - Visite du Chion-in, To-ji, gare, quelques temples de moindre importance. 07/09 : Départ pour Kagoshima - soirée Shochu avec des petits vieux. 08/09 : Sakurajima 09/09 : Ibusuki (et une session sunamushi) 10/09 : Kagoshima - Aquarium, Shiroyama-koen. 11/09 : Départ pour Miyazaki, Visite d'Aoshima. 12/09 : Miyazaki - Visite du Miyazaki-jingu, Heiwadai-koen, musée préfectoral et une soirée takoyaki au "Dongeya!". 13/09 : Départ pour Osaka, Visite d'Abenobashi, Namba et soirée kushi-katsu avec un ami. 14/09 : Départ pour Morioka, Morioka Aki Matsuri 15/09 : Morioka - Visite du Hoon-ji, Ishiwari-zakura, Mitsu-ishi-jinja, ...., Aki Matsuri. 16/09 : Marioka - Visite de la Malios Tower, Aki Matsuri. 17/09 : Départ pour Tono 18/09 : Tono - Visite de la vallée à vélo, Tono Furusato, Fukusen-ji, Kappa-buchi. 19/09 : Départ pour Aomori 20/09 : Osorezan 21/09 : Départ pour Tokyo, soirées izakaya à Shibuya. 22/09 : Visite du musée Nezu, Omotesando, Harajuku, Meiji-jingu 23/09 : journée pluvieuse, journée jeux vidéos à la maison. 24/09 : Départ pour Kawasaki 25/09 : Kawasaki - Kawasaki Daishi, Tamagawa. 26/09 : Départ à Yokohama, soirée izakaya. 27/09 : Yokohama - Yamashita-koen, Marine Tower, Musée de la poupée (c'était compris avec le ticket de la Marine Tower), Minato Mirai et Motomachi (visite guidée par une amie). 28/09 : Retour sur Tokyo, dernière soirée izakaya "showa style" avec tous les amis. 29/09 : Tokyo - croisière rapide sur la rivière Namida, visite d'Odaiba, départ pour Narita. 30/09 : Retour en France.
Cela paraît un peu dense comme voyage, mais ca reste très faisable. J'ai même eu le loisir de paresser un peu d'ici de là. 😉
Pour le budget, je m'étais fixé ça :
- billet d'avion Air France (A380 oblige !) : 1000€ - hébergement sur place : 100,000 ¥ (en moyenne 4000 ¥/nuit pour 28 jours, sans compter 3 nuits gratuites sur Tokyo) - Nourriture : 100,000 ¥ - Transport (JR-Pass 21 jours + Suica) : 70,000 ¥ - Réserve : 80,000 ¥ (pour payer les visites, omiyage, soirées izakaya, les bouteilles de thé, les glaces, etc...) Donc, en tout et pour tout : 4500€ pour le voyage.
A suivre donc, les précisions sur les différents hébergements, toujours jour/jour et quelques photos.
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Du nouveau à l'ambassade de Mauritanie à Rabat! English translation pending
Bonjour à tous
Actuellement au Maroc en direction de la Mauritanie, nous venons de prendre notre visa à Rabat. Dépôt mardi matin, récupération mercredi à partir de 14h00. Jusque là, pas de changement, sauf qu'en allant récupérer nos visas mercredi AM, , une nouvelle directive venez d'être mis en place. Je vous l'écrit :
Rabat le 20 novembre 2012
AVIS
L'ambassade de la République Islamique de Mauritanie à Rabat porte à la connaissance du public que les dossiers de demande de visas seront reçus du lundi au vendredi de 8 heures à 11 heures précises.
Les visas seront désormais délivrés le même jour à partir de 15 heures 30 minutes.
signé : le chargé d'affaires CHEIKHANE OULD MOUSTAPHA
En voilà une bonne nouvelle ! Pourvu que celà dure ! En tout cas, c'est toujours la même foire d'empoigne ! Nous poursuivons notre route jusqu'à sidi-ifni ce soir ! A plus
Hubert36
Les visas seront désormais délivrés le même jour à partir de 15 heures 30 minutes.
signé : le chargé d'affaires CHEIKHANE OULD MOUSTAPHA
En voilà une bonne nouvelle ! Pourvu que celà dure ! En tout cas, c'est toujours la même foire d'empoigne ! Nous poursuivons notre route jusqu'à sidi-ifni ce soir ! A plus
Hubert36
Passer son padi advanced: Philippines ou Bali? English translation pending
Bonjour,
je prévois de partir faire un voyage dans le but de faire de la plongée et de passer en même temps mon PADI Advanced.
Mes dates sont les suivantes: du 14 Mai au 5 Juin
J'hésite entre Bali et les Philippines, mais les paysages des Philippines m'attirent plus. Cependant j'ai remarqué que mes dates frôlent le début de la saison des pluies aux philippines. Donc ma première question est la suivante: Pensez vous qu'il soit trop risqué (niveau probabilité de beau temps) d'entreprendre un voyage au philippines à ces dates là?
Dans ce cas pensez vous qu'un voyage à Bali serait plus approprié?
En fait j'ai énormément de peine à choisir entre ces deux destinations.
Pour les philippines j'aimerai faire les visayas: voici une petite esquisse possible, mais je pense qu'en trois semaines je peux sûrement faire un circuit bien plus adapté
- arrivée à Cebu - aller jusqu'à Moalboal - ensuite traversée Moalboal - Apo Island en bateau - ensuite traversée Siquijor - Panglao en bateau - Traversée Panglao - Mactan Island (Cebu) en bateau
Mais ne connaissant pas du tout ce pays, toutes propositions seraient vraiment bienvenues. (Comment se déplacer d'îles en îles, si possible avec des agences locales ou des locaux travaillant avec leurs bateaux - Les plongées se font elles en bateau et est il possible de les réaliser lors des transferts entre les différentes îles?) Je cherche surtout à faire de belles plongées, en gardant en tête que je vais passer l'advanced lors des premières plongées (donc je n'ai pas un super niveau), d'ailleurs si vous avez une bonne adresse pour passer l'advanced je suis preneuse.
En tout cas ce forum est vraiment super! Plein d'informations qui me donne envie de voyager partout!
merci d'avance
p.s. est ce que je devrais poster cette discussion plutôt dans le thème asie du sud est?
je prévois de partir faire un voyage dans le but de faire de la plongée et de passer en même temps mon PADI Advanced.
Mes dates sont les suivantes: du 14 Mai au 5 Juin
J'hésite entre Bali et les Philippines, mais les paysages des Philippines m'attirent plus. Cependant j'ai remarqué que mes dates frôlent le début de la saison des pluies aux philippines. Donc ma première question est la suivante: Pensez vous qu'il soit trop risqué (niveau probabilité de beau temps) d'entreprendre un voyage au philippines à ces dates là?
Dans ce cas pensez vous qu'un voyage à Bali serait plus approprié?
En fait j'ai énormément de peine à choisir entre ces deux destinations.
Pour les philippines j'aimerai faire les visayas: voici une petite esquisse possible, mais je pense qu'en trois semaines je peux sûrement faire un circuit bien plus adapté
- arrivée à Cebu - aller jusqu'à Moalboal - ensuite traversée Moalboal - Apo Island en bateau - ensuite traversée Siquijor - Panglao en bateau - Traversée Panglao - Mactan Island (Cebu) en bateau
Mais ne connaissant pas du tout ce pays, toutes propositions seraient vraiment bienvenues. (Comment se déplacer d'îles en îles, si possible avec des agences locales ou des locaux travaillant avec leurs bateaux - Les plongées se font elles en bateau et est il possible de les réaliser lors des transferts entre les différentes îles?) Je cherche surtout à faire de belles plongées, en gardant en tête que je vais passer l'advanced lors des premières plongées (donc je n'ai pas un super niveau), d'ailleurs si vous avez une bonne adresse pour passer l'advanced je suis preneuse.
En tout cas ce forum est vraiment super! Plein d'informations qui me donne envie de voyager partout!
merci d'avance
p.s. est ce que je devrais poster cette discussion plutôt dans le thème asie du sud est?
Circuit à New York City en agence: annulation bizarre English translation pending
Bonjour à vous tous. Moi qui suis plutôt casanier, voila que je me décide pour un trip de 4 jours à New York mais un problème survient en cours de route....Nous passons par une agence qui nous propose un circuit guidé (fr).Nous mettons une option sur celui-ci et le lendemain nous confirmons et payons l'acompte. Nous avons en main le bon de commande, prenons congés chez nos employeurs respectifs, commandons VISA, guides de la ville...enfin nous nous y voyons déjà. Cinq jours après l'agence me téléphone pour me dire que le "groupe" est complet et nous explique que lorsqu'on part pour les USA même si on réserve on est jamais vraiment certain d'avoir la place!!!
Ayant très peu d'expérience dans le domaine je ne sais pas quoi penser?
Serait-il possible de m'éclairer?
Merci d'avance
Choisir une destination aux Philippines ou en Indonésie pour faire du snorkeling? English translation pending
bonjour
nous hesitons pour notre voyage en juillet -aout 2011
entre les yisayas aux philippines et sulawesi et iles togians
nous aimons faire du snorkeling, la nature, les endroits assez calmes pas trop les villes avec beaucoup de monde nous sommes une famille avec 3 enfants dont 2 petits 1 an et demi pour la dernière nous avons un budget pour 5 semaines de 2500 euros merci d'avance de vos conseils
ps priorité pour le snorkeling
entre les yisayas aux philippines et sulawesi et iles togians
nous aimons faire du snorkeling, la nature, les endroits assez calmes pas trop les villes avec beaucoup de monde nous sommes une famille avec 3 enfants dont 2 petits 1 an et demi pour la dernière nous avons un budget pour 5 semaines de 2500 euros merci d'avance de vos conseils
ps priorité pour le snorkeling
Budget à prévoir pour une semaine à Budapest? English translation pending
Bonsoir à tous,
Ac ma copine nous voudrions partir une semaine à budapest pour le nouvel an. Nous avons un peu du mal à estimer le budget à prevoir. Nous ne roulons pas forcement sur l'or donc nous voulons viser au plus serré. Nous etions parti sur 750€ environ pour l'hotel plus l'avion et puis 1000€ de buget total (avion, hotel, bouffe, visites, cadeaux, transports...). Nous n'avons pas trop d'idée du prix de la vie sur place. Pensez vous que notre budget soit réaliste. En sachant que pour nous déplacer nous pensons privilégier les transports en commun plutôt qu'une location de voiture et que nous ne pensons pas manger au resto 2 fois par jour (des sandwichs ou autre peuvent nous suffir pour un repas par jour au moins). SInon que nous conseiller vous de visiter absolument dans cette jolie ville qu'à l'air d'être Budapest.
Merci d'avance de vos réponse.
Ac ma copine nous voudrions partir une semaine à budapest pour le nouvel an. Nous avons un peu du mal à estimer le budget à prevoir. Nous ne roulons pas forcement sur l'or donc nous voulons viser au plus serré. Nous etions parti sur 750€ environ pour l'hotel plus l'avion et puis 1000€ de buget total (avion, hotel, bouffe, visites, cadeaux, transports...). Nous n'avons pas trop d'idée du prix de la vie sur place. Pensez vous que notre budget soit réaliste. En sachant que pour nous déplacer nous pensons privilégier les transports en commun plutôt qu'une location de voiture et que nous ne pensons pas manger au resto 2 fois par jour (des sandwichs ou autre peuvent nous suffir pour un repas par jour au moins). SInon que nous conseiller vous de visiter absolument dans cette jolie ville qu'à l'air d'être Budapest.
Merci d'avance de vos réponse.
Inde du Sud de janvier à mi-avril 2009: en bus ou voiture? English translation pending
Bonjour à tous(toutes) à mon tour je me lance pour vous demander des renseignements divers et multiples. (Vols secs, résa d'hôtels ou pas, prix, bases de "marchandage", villes et lieux, arnaques possibles ou avérées, etc...)
Je prépare moi-même un voyage en Inde du Sud pour 2009 (du début janvier à la mi avril). Je ne parle guère que le français (je vais me remettre à l'anglais : ouïe, c'est très loin) et j'ai quelques soucis de santé. Donc je me fie beaucoup à ce que vous écrivez. Je prends TOUS conseils et renseignements.
Je pars SEUL, du 2 ou 3 janvier 2009 au 17 avril. J'aimerais bien un compagnon de voyage, surtout au début. Je me pose diverses questions:
1/ Résa d'avion le plus tôt possible ? Avec quelle compagnie ?
2/ Résa d'hôtels à l'avance ou au dernier moment ?
3/ Quelques longs trajets en train. Mais la plupart de mes déplacements sur de courts trajets en bus ou voiture avec chauffeur ? (ruineux pour 1 seule personne sur tant de temps ) (pas de gares ferroviaires ou très peu)
J'ai un canevas d'itinéraire (pas verrouillé) : Bordeaux-Bangalore(3ou 4 nuits)-Hampi(4 ou 5 nuits)-Hyderabad(4 nuits)-Bidar(2 nuits)-Gulbarga(1 nuit)-Bijapur(4 nuits)-Badami(5 nuits)-Mangalore(2 nuits)(via Margao = je zappe Goa)-Hassan(4 nuits)-Madikeri(6 nuits)-Mysore(8 nuits)-Kannur(3 nuits)-Calicut(4nuits + 1 nuit en houseboat)-réserve de Wayanad(4 nuits)-Cochin(11 nuits)-Allepey(4 nuits)-Quilon(1 ou 2 nuits)-Madurai(3 nuits)-Karaikudi(2 nuits)-Puddukotai(1 nuit)-Trichy(3 nuits)-Tanjore(3 nuits)-Kumbakonam(2 nuits)-Chidambaram(1 nuit)-Pondichery(5 nuits)-Mahabalipuram(3 nuits)-Kanchipuram(3 nuits)-Chennai(4 nuits)-Bordeaux
Merci de me joindre éventuellement directement sur noham@club-internet.fr
Merci beaucoup et bien cordialement
Budget hebdomadaire ou mensuel pour l'Inde? English translation pending
ben voilà,
alors que j'ai déjà pris mon billet d'avion, c'est maintenant que je me demande quel est le coût de la vie en inde!!! pfff...pas malin ca....
alors, si quelqu'un peut me donner un peu une idée du coût moyen de la vie pour un mois (ou une semaine), ca m'aiderait....
prévisions: en sac à dos dans hotel de routard/baroudeurs, repas: idem. combien ca coute tout ca
combien votre voyage vous a couté (en détail: hotel/bouffe)?
merci
alors, si quelqu'un peut me donner un peu une idée du coût moyen de la vie pour un mois (ou une semaine), ca m'aiderait....
prévisions: en sac à dos dans hotel de routard/baroudeurs, repas: idem. combien ca coute tout ca
combien votre voyage vous a couté (en détail: hotel/bouffe)?
merci
Les endroits incontournables en Croatie English translation pending
Voilà, nous partons 10 jours en Croatie au mois d'août.
Nous seront nomades (voiture de location) et nous allons tenter d'être héberger chez l'habitant, il parait que c'est une pratique répandue en Croatie. Notre lieu d'arrivée est Split et nous risquons d'être en grande partie en Dalmatie Centrale.
Nous aimerions avoir vos conseils avisés sur les endroits incontournables, secrets, insolites, jolis de cette belle Croatie. Si vous connaisez donc des lieux sympas, n'hésitez pas ... on aime beaucoup aussi les jolies plages, les criques discrètes ... on aime même prêt à marcher un peu pour y accéder si nécéssaire.
Nous avons déjà planifié 2 lieux incontournables : Plivitce et Dubrovnik.
Pour finir, nous aimerions faire 1 ou 2 journées de mini-croisière dans les îles, connaissez- vous des formules aussi courtes et sympas ... et vers quelles îles faut-il aller de préférence ?
Merci.
Nous aimerions avoir vos conseils avisés sur les endroits incontournables, secrets, insolites, jolis de cette belle Croatie. Si vous connaisez donc des lieux sympas, n'hésitez pas ... on aime beaucoup aussi les jolies plages, les criques discrètes ... on aime même prêt à marcher un peu pour y accéder si nécéssaire.
Nous avons déjà planifié 2 lieux incontournables : Plivitce et Dubrovnik.
Pour finir, nous aimerions faire 1 ou 2 journées de mini-croisière dans les îles, connaissez- vous des formules aussi courtes et sympas ... et vers quelles îles faut-il aller de préférence ?
Merci.
Recevoir des Français au Québec English translation pending
Bonjour!
Je me pose des questions, j'ai dans la famille de ma fille, de gens de la France. Ceux-ci veuillent organiser un genre d'affaire ( non payante) qui ferait que quand des français qu'ils connaissent descenderaient à Québec, ceux-ci vont être héberger par des québecois au lieu de dans des hotels?
Je me demande quand vous êtes en visite chez des québecois vous les français, vous attendez-vous à avoir les petits plats dans les grands plats souvent, que l'on passe son temps à inviter des gens, que l'on vous fasse visiter la ville ect...
Moi, je serais pour agir normalement, non?
Pour ce qui est des repas, je me dis que vous venez dans notre pays c'est pour voir comment on agit non?
Vous voulez manger ce que l, on mange et à l, heure que nous nous mangeons non?
Je remarque que quand la parenté de ma fille dessendent, c'est les soupers à 19 heures, le vin à tous les repas, le fromage à la fin et les raisins .
Nous les québecois, on ne fait pas cela.
On mange ( souper ) à 17.30 heures et on finit à 18 au gros max. On grinotte des chips ( croustille), des toasts ect... dans la soirée.
Vous sentiriez-vous mal reçu si on agiraient comme à notre habitude, vous faire manger les mets que l'on mange ( saucisse, pâté chinois, poutine ect...) . Si on vous laisseraient vous organisez pour les visites sans vous accompagner ( car on travaille ou on a déja vu) ect...
Moi, je ne veux pas insulter le monde mais avant de dire oui, je veux savoir si je me donne tout ce trouble et me faire critiquer quand même par en arrière.
Pour ce qui est du vice-versa, je pense que je risque de plus recevoir que d, être reçu.
Je suis encore indécis .
Voyage à Essaouira au Maroc en mars English translation pending
J'ai programmé un voyage au maroc (Essaouira) pour le mois de mars. Je cherche a me loger chez l'habitant ou en hotel. Budget économique.
Qui pourrair me renseigner sur les bons plans.
Quelle compagnie? Que visiter a Essaouira. Quelles sont les activités?
Corse ou Malte? English translation pending
je n'arrive pas a me decider pour l'une de ces deux destinations qui me semblent merveilleuses, je suis à la recherche de personnes pouvant me faire partager leurs experiences (bonnes ou mauvaises 😉 ) pour m'aider à faire pencher la balance .....
ps : je compte me deplacer à pied sur place (le bus et le stop n'étant pas exclu !)
merci d'avance
ps : je compte me deplacer à pied sur place (le bus et le stop n'étant pas exclu !)
merci d'avance
Madagascar en VTT English translation pending
Bonjour,
nouveau sur le forum, j'aimerai partager ma passion du voyage à vtt. Mon crédo: le voyage léger, très léger (5 kg maxi) qui tiennent dans un petit sac au dos. Ainsi, l'aspect ludique du VTT est préservé et l'aventure prend tout son sens. Cette démarche me permet de traverser de vastes zones avec beaucoup de confort.
Mes terrains de jeux se trouvent un peu partout (France, Croatie, Tunisie, Mali) mais je ne vis que pour Madagascar.
Des conseils, des réactions, partageons nos emotions. A bientot - Raphael
nouveau sur le forum, j'aimerai partager ma passion du voyage à vtt. Mon crédo: le voyage léger, très léger (5 kg maxi) qui tiennent dans un petit sac au dos. Ainsi, l'aspect ludique du VTT est préservé et l'aventure prend tout son sens. Cette démarche me permet de traverser de vastes zones avec beaucoup de confort.
Mes terrains de jeux se trouvent un peu partout (France, Croatie, Tunisie, Mali) mais je ne vis que pour Madagascar.
Des conseils, des réactions, partageons nos emotions. A bientot - Raphael