Préambule 1 :
Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas).
J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais --
-- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel.
Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?).
Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois.
J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 :
Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage.
Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé :
1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie),
2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland,
- visite rapide de Portland,
- gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood,
- éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon),
- Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop),
- Crater Lake National Park,
- Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail),
- côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River,
- continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques,
- Olympic National Park (Forks, Port Angeles),
- randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline),
- retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti,
- Papeete,
- île de Moorea,
- île de Huahine,
- île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa,
- une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta,
- île de Bora-Bora,
- vol vers l’archipel des Tuamotus,
- atoll de Tikeahau,
- atoll de Rangiroa,
- atoll de Fakarava,
- retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM).
Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines.
Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Un long voyage "aller"
Départ donc de Lyon le 15 aout en fin d’après-midi pour CDG.
Nuit à Paris-CDG au Tulip Inn, hôtel proche de l’aéroport (très bien, pratique) afin d’alléger le voyage.
Vol tranquille et agréable avec Air France vers Los Angeles le lendemain (nous avons réussi à obtenir des sièges pour deux en fond d'appareil). L'équipage a été cette fois très plaisant avec nous (champagne, re-champagne, …).
Beau survol du Groenland.
Nuit dans un hôtel de l’aéroport de LAX (afin de ménager un délai en cas de problèmes aériens, car nous ne continuons pas avec la même compagnie aérienne).
Le matin suivant, vol de 2h30 (Southwest Airlines, pratique, pas cher, sans frais de bagages) vers Portland, où nous débarquons à midi.
Rien de vraiment touristique jusqu’à présent, ce ne fut qu’une phase d’acheminement, un peu longue certes, mais bien sans histoire.
Cependant le vol LAX-PDX (Portland) nous a procuré quelques soucis. En effet, par le hublot côté droit de l’avion, j’avais une vue directe sur la chaine des Cascades, à proximité de laquelle j’envisageais de m’installer pour voir l’éclipse (j’avais présélectionné un point à 20 km à l’Est du Mt Jefferson pour cela).
Je constate vite depuis l’avion que la sècheresse persistante de cet été avait transformé tout le centre de l’Oregon en un gigantesque terrain d’incendie, dont les fumées multiples perturbaient fortement toute visibilité. Vu d’avion, c’est vraiment spectaculaire.
Mt Jefferson
Je vais devoir m’adapter, et passer pour l'éclipse à des plans B ou même C.
L’arrivée à Portland, puis la prise de notre voiture Alamo furent sans histoire (sauf que j'ai oublié de remarquer que l'essence n'était qu'au 2/3. Tant pis pour moi !).
Cependant, la moitié des Américains se déplaçant pour assister à « leur » éclipse, les loueurs ont dû s’adapter. De nombreux véhicules ont été acheminés depuis tous les Etats-Unis pour faire face à cette méga demande de location, et les parcs de stationnement des loueurs aux aéroports ne suffisant pas, des parcs annexes ont été créés plus loin, dans des champs en périphérie de la ville. Ces parcs (mal signalés) devaient aussi être utilisés pour retourner les voitures dans les deux jours suivant l’éclipse ; mais leurs accès étaient mal signalés, et je pense que beaucoup de gens ont du avoir des surprises désagréables et rater leur avion (cela ne nous concernait pas, car nous ne retournions la voiture que deux semaines plus tard, la fièvre de l’éclipse étant alors complètement retombée).
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
La visite rapide de Portland (que nous connaissions déjà un peu, mais mal) nous a encore déçus. Il faut cependant admettre que nous n'étions pas particulièrement motivés par cette visite.
La circulation automobile en banlieue et en ville s’avère de plus en plus cauchemardesque. A pied nous aurions souvent avancé plus vite. Après un long voyage de plusieurs jours en avion, cela nous a fortement indisposés, et a probablement influencé négativement notre jugement.
Portland est pourtant connu comme une ville très libre, où il fait bon vivre, s’amuser et avoir des idées originales. Des brasseries, des bars à vin et de bons restaurants se trouvent à tous les coins de rues au centre ville.
Mais on y rencontre aussi en tous lieux une très forte densité de clochards, de SDF, comme nulle-part ailleurs. A quelques centaines de mètres de l’hypercentre ou des beaux quartiers résidentiels victoriens, on se perd vite dans des quartiers malodorants, mal fréquentés, et très peu engageants.
Bref, probablement encore fatigués par le voyage, nous n’avons pas du tout apprécié.
Seules les rives de la rivière Villamette, avec ses nombreux ponts métalliques anciens et ses espaces verts, a trouvé grâce à nos yeux.
Le quartier Chinois nous a paru glauque et sans attraits.
L'hypercentre est vivant et probablement sympa c'est vrai, mais pas plus que dans beaucoup d'autres villes.
L'impression négative prédomine.
Aussi nous décidons d'abréger la visite, et d'éviter dorénavant le centre (nous logeons à Vancouver, de l'autre coté du fleuve, dans l'Etat de Washington).
De fait la campagne à l'Est de la ville le long de la Columbia River, et la région autour du Mt Hood, nous paraissent bien plus sympathiques. C'est la boucle que nous avons prévue pour le lendemain.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Un départ matinal de l'hôtel (facile pour nous, avec le décalage horaire) nous a permis d'atteindre de bonne heure les Gorges de la Columbia River. Et ce fut une décision excellente, car 1h plus tard, avec l'affluence dans la région due à l'éclipse prochaine, tous les parkings se sont rapidement trouvés saturés. Les accès depuis l'I-84 ont même dû être neutralisés assez rapidement.
Notre première destination a été la magnifique chute de Multnomah Falls.
La présence touristique encore raisonnable à cette heure nous a permis de bien profiter de ce lieu très photogénique.
Et dès que nous avons emprunté sur la montagne le "Wahkeena Trail" qui fait le tour des diverses chutes de la région (Multnomah Falls, Dutchman Falls, Weisendanger Falls, Ecola Falls, Fairy Falls, Wahkeena Falls, et enfin retour vers Multnomah et la voiture, 8km et plus de 500m de D+) nous nous sommes retrouvés quasiment tous seuls, sur des sentiers agréables et paisibles, avec une première approche de la forêt humide.
En plein mois d'aout, les diverses chutes sont loin d'être à leur débit maximum (certaines sont quasi-sèches) mais le plus souvent elles restent quand même photogéniques, et nous prenons du plaisir. Surtout que les conditions sont parfaites : beau soleil, mais temps assez frais, surtout en sous bois.
Nous reprenons la voiture un instant pour trouver et nous approprier une magnifique table de picnic au Bridal Veil State Park.
Puis encore quelques minutes de route (la circulation est alors complètement bloquée dans l'autre sens) et nous stoppons au parking (coup de chance, une voiture quitte et nous laisse sa place) de la chute Latourell pour parcourir le "Latourell Falls Trail" (environ 4km, et 200m D+), également très agréable.
Oui mais maintenant ? Que faire ? Revenir trainer la fin de la journée à Portland ? Sans façon, non, merci !
Il y a mieux à faire. Depuis ce matin nous avons aperçu à maintes reprises le Mt Hood, qui domine Portland, comme le Mt Rainier domine Seattle. Il est grandiose. Nous comptons le contourner dans le sens des aiguilles d'une montre.
Ce sera un long trajet en voiture, mais sur des routes faciles et belles, et sans circulation ; le Mt Hood joue sans cesse à cache-cache avec nous.
J'avais prévu et préparé (trace gpx) une petite rando autour du Trillium Lake sur les pentes Sud de la montagne ; mais l'heure avance, et cela nous fait déjà une longue journée : aussi nous annulons cette balade, et rentrons à l'hôtel un peu avant la nuit.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Cette journée à l'Est de Portland fut agréable, mais nous ne devons pas oublier que si nous sommes ici, c'est avant tout pour profiter de la fameuse éclipse du soleil qui aura lieu demain. Il n'y a pas de temps à perdre !
Mais d'abord, d'où l'observer ?
Notre hôtel pour ces deux prochaines nuits est à Bend, légèrement au Sud de la zone de "totalité". Il faudra donc de bon matin se rapprocher autant que possible de cette ligne de "centralité", afin d'allonger notre durée d'éclipse totale.
La zone déclarée par tous les spécialistes comme optimale pour l'observation est la région de Madras, à une quarantaine de miles de bonne route au nord de Bend, principalement parce que la région, exactement sur la ligne de centralité de l'éclipse, est bien protégée des aléas nuageux venant du Pacifique par la chaine des Cascades. De plus le mont Jefferson un peu à l'Ouest est proche et pourrait permettre des vues magnifiques.
Oui mais les sociétés astronomiques du monde entier se sont données rendez-vous à Madras. Les hôtels, malgré des tarifs dix fois plus élevés qu'en temps ordinaire, ont été réservés depuis plusieurs années. Cette ville de 6500 habitants devrait recevoir plusieurs centaines de milliers de personnes. Des embouteillages monstres sont annoncés, des appels à la TV insistent pour que toutes les personnes qui comptent venir en voiture fassent bien un gros plein d'essence et de nourriture pour survivre à au moins 24h en autonomie …
J'ajoute que les vues que j'avais eues de la région lors de mon vol LAX>PDX montraient de nombreux incendies dans la région, et donc un ciel probablement troublé, pouvant géner l'observation du soleil.
L'aéroport de Madras sera inaccessible, car réservé (sur invitation) par les toutes les sociétés d'astronomie de la planète..
J'avais néanmoins repéré, quelques lieux plus à l'Ouest, et donc proche du magnifique Mt Jefferson, et également quasiment sur la ligne de centralité :
- Round Butte, une élévation d'une cinquantaine de mètres, permettant de dominer la région
- et surtout la rive Est du Billy Chinook Lake, lac de barrage exploité par PGE (l'EDF local). Elle présente diverses aires de stationnement, avec belles vues sur le lac, et sur le Mt Jefferson tout proche.
Aussi cette journée devait me permettre de rejoindre Bend, mais surtout d'évaluer les points d'observation potentiels.
Nous parvenons en fin de matinée dans la zone critique.
Effectivement nous traversons plusieurs zones d'incendie, et le ciel est très enfumé. Cependant, le soleil reste bien visible à travers cette fumée, qui agit comme un premier filtre d'observation des rayons solaires. Cependant cela ne m'emballe pas, principalement parce qu'on ignore comment les incendies vont se développer dans les prochaines 24h.
A Madras, c'est déjà la folie et la route bouchonne fortement. Tous les cultivateurs locaux ont sous-loué leurs champs pour en faire des zones de camping provisoire et d'observation de l'éclipse, probablement très lucratives pour eux.
Non, ces ghettos ne nous conviennent pas.
Je prends alors la direction du lac Billy Chinook. Sans être encore complètement être bloquées, les routes sont déjà bien encombrées, et des campeurs s'installent sur toutes les zones dégagées, même en bord de route. Au bord du lac, tout est déjà complet 24h à l'avance, il est difficile de stationner, et de plus la fumée empêche toute vue sur le Mt Jefferson, même si la vue du lac est très belle.
Il nous faut donc envisager des plans B ou C.
Mon plan B est l'un des State Parks entre Madras et Bend, que nous pourrions envisager de rejoindre très tôt demain matin.
Nous stoppons donc un peu plus tard au Peter Skene Ogden State Park, un joli parc dominant une gorge profonde, avec deux ponts métalliques, à partir desquels se jettent des sauteurs à l'élastique.
C'est assez sympa, mais les places de stationnement sont déjà fortement occupées (nous n'envisageons pas à notre âge de dormir dans la voiture), et la sursaturation guette (des panneaux indiquent d'ailleurs que les toilettes sont fermées jusqu'à la fin de l'éclipse, car non en mesure de faire face à la foule attendue).
Une autre possibilité tentante est de viser, un peu plus au Sud, le Smith Rock State Park, où de toutes façons nous envisagions de passer. Mais j'avais lu que les zones de parkings sont là aussi limitées, et ne pourront pas accueillir tous les visiteurs. De plus, ce parc commence à s'éloigner trop à mon gout de la ligne de centralité de l'éclipse, réduisant sensiblement la durée de l'obscurité.
La dernière solution (plan C) me plait plus, mais présente quelques risques. Il s'agit de rejoindre le beau State Park des Painted Hills, sensiblement plus à l'Est, et à 150 km de Bend (2h de route si la circulation est fluide, mais nous ne pouvons raisonnablement pas l'espérer). Cependant, ce parc se trouve dans une zone désertique, loin de toute ville significative avec hôtels, et loin de toute route d'accès à grande circulation ; il devrait donc attirer moins de visiteurs (bien que le site du Park annonce qu'il accueillera le 21 aout 30% de sa fréquentation annuelle !).
Nous sommes néanmoins bien décidés à retenir ce lieu d'observation, pour plusieurs raisons :
1/ le parc ferme la nuit, et n'ouvrira qu'au lever du jour. A nous d'arriver assez tôt, dans les premiers. Nous décidons que nous mettrons le réveil à 2h du matin, pour arriver si possible avant l'aube (l'éclipse totale étant à 10h du matin),
2/ la ligne de centralité de l'éclipse traverse le parc,
3/ nous en profiterons pour visiter ce parc, qui a bonne réputation.
4/ si la circulation ne nous permet pas d'atteindre le parc à temps, nous pourrons toujours stopper en bord de route (sans problème pensons nous dans ces zones peu fréquentées) avant destination, mais espérons nous dans la zone de totalité de l'éclipse, moins bien situé certes qu'aux Painted Hills.
5/ il n'y a pas d'incendies importants signalés à proximité : nous devrions avoir un ciel plus propice.
Nous rejoignons notre hôtel de Bend en milieu d'après-midi. Annie tient à profiter du temps de libre pour écumer les Outlet Factories de la ville, arguant du fait qu'il n'y a pas de taxes dans l'état de l'Oregon. OK.
Quant à moi pour marquer le coup, je suis attiré par un teeshirt spécial éclipse. Mais ils sont tous vendus plus de 30$, ce qui même sans taxes est abusif. Je m'en passerai donc.
Et nous terminerons la journée dans un pizzéria, particulièrement quelconque, avant de nous coucher de bonne heure.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
J'embarque dans ton carnet qui outre la partie Ouest USA me fera revivre quelques magnifiques souvenirs Polynésiens. J'étais en Oregon 1 mois avant toi et je partage totalement ton point de vue sur Portland. Je croyais avoir mal abordé cette ville mais en te lisant peut-être pas. Je n'ai pas vu de sites, charme ou autre je ne sais quoi qui donne envie de se promener et de profiter. Et en effet que dire des laissés pour compte un peu partout.........Personnellement une demie journée m'a largement suffit et j'ai déclenché un plan B pour la 2ème 1/2 journée.
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit"
"Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
Bonsoir,
Nous étions aussi là bas à la même époque et avions fait l'impasse sur Portland au vu de ce que j'avais lu sur VF avant de partir, et vous avis ne me le font pas regretter. Nous n'avons fait qu'y passer une nuit en camping en périphérie, point de chute pratique e rien d'autre.
JOUR J, préparatifs
Dreeling-dreeling-dreeling, le réveil sonne 🏴☠️.
Il faut nous lever, et nous dépêcher pour tenter de rejoindre les Painted Hills à temps.
Nous sommes rapidement dans l'auto. La circulation dans Bend n'est pas nulle, mais à cette heure elle est encore faible.
Nous roulons ainsi un bon moment à la vitesse limite autorisée sur la route 26 (la police est omni présente).
Mais à partir de Prineville, la circulation s'intensifie. Cependant il n'y a plus de village, et tout le monde va au même endroit. Aussi cela devient une file de voiture ininterrompue, mais roulant à bonne vitesse (55m/h) vers notre destination commune.
Nous pénétrons rapidement dans la zone prévue de totalité de l'éclipse. Ainsi donc, si nous ne pouvons pas parvenir au but, nous verrons quand même l'éclipse totale, mais moins longue. Dans chaque zone dégagée en bord de route ou plus loin, de nombreuses tentes ou camping-cars se sont installées, avec leurs occupants encore endormis.
Les derniers km deviennent plus laborieux, car la file de voiture doit maintenant pénétrer dans le parc. Nous terminons ainsi les 5 derniers miles au pas.
J'avais repéré que la ligne de totalité coupait le parc en son centre, mais aussi coupait la route d'accès, 2 km avant l'entrée du parc. De nombreuses voitures sont déjà garées en bord de route, en position pour l'observation de l'éclipse. En fait, chaque endroit dégagé et accessible accueille de nombreux véhicules.
La "ligne de centralité" est signalée ce jour sur mon GPS (merci GoogleMaps). Et justement lorsque nous la coupons avant d'arriver au parc, coup de chance extrême, je remarque sur le bas coté une petite place probablement suffisante pour nous, entre deux véhicules déjà en situation. Sans réfléchir, je m'y engouffre. Il y a peu de monde ici, car c'est une zone de nature sauvage, avec des rochers et une maigre végétation, et au parking difficile. Mais nous avons trouvé notre point d'observation, à seulement 25 mètres de la ligne de centralité ! Je suis fier de moi.
Il est 7h du matin, nous avons tout notre temps pour nous préparer. De l'autre coté de la route nous apercevons le soleil qui se lève à peine sur les Painted Hills.
L'un de mes voisins est Californien du Sud. Il a conduit tout seul 20h d'une traite, pour arriver ici quelques minutes avant nous. C'est un astronome très averti (son adresse email se réfère d'ailleurs à une société d'astronomie). Il est très sympathique, connait et apprécie la France, je lui donnerai des idées de rando, ou de balades en kayak (sa spécialité) pour un prochain séjour en Europe.
Notre autre voisin a garé ici son léger camping-car Volswagen hier soir, et il dort encore. Nous ne ferons connaissance que quelques minutes plus tard (il vient du centre des Etats Unis).
Notre "trio" d'observation est enfin constitué (avec Annie en soutien). Il n'y a plus place pour d'autres véhicules ici, et nous serons tranquilles dans notre coin. Nous aurons toute la matinée à passer ensemble. Ce sera plaisant. La campagne sauvage au dessus des voitures permet de courtes mais belles balades pour se dégourdir les jambes.
Mais j'ai à faire à des astronomes très avertis, et surtout bien préparés pour l'éclipse ; à coté d'eux, je fais vraiment amateur, le candide de l'équipe.
Il est enfin temps d'installer nos dispositifs, et les différences éclatent de suite aux yeux.
Mes "collègues" disposent d'énormes lunettes et télescopes, avec plusieurs appareils de prises de vue fixés sur des platines mobiles pour suivre la rotation des astres (de la terre, en fait), pilotée par ordinateur pour l'un d'entre eux. A coté et de manière indépendante de leur platine, ils disposent chacun d'une GoPro installée pour prendre en time-lapse le phénomène. Une radio leur indique en live l'avancement du soleil et de la lune, et donne en permanence divers paramètres. Et surtout le compte à rebours de l'éclipse.
Mais sans aucun complexe, j'installe mon dispositif à la Dubout. Cela amuse beaucoup mes "collègues", qui avec ironie mais sans méchanceté, louent l'ingéniosité à la française.
Ce sera mon appareil Panasonic compact de 180 grammes. Fixé par du scotch, un pot de yaourt au fond évidé sert de protection à l'objectif. Un filtre souple spécial-éclipse acheté sur internet rebouche le fond du pot de yaourt, et permet ainsi de photographier directement le soleil. Je suis obligé pour avoir une image correcte, de zoomer au maximum des possibilités optiques et numériques de mon appareil (environ x50). Et je recadrerai plus tard en agrandissant encore les vues obtenues. Mon appareil fait la mise au point automatiquement sur le soleil (en principe, car lorsque l'éclairage du soleil réduit deviendra très faible, la mise au point se cherchera pas mal, et j'aurai beaucoup de ratés).
Ne disposant pas de lourd trépied comme mes "collègues", j'utilise mon petit trépied de poche. Pour le stabiliser (un peu), j'en coince un pied dans la fermeture du coffre de mon auto.
Ca y est, je suis prêt !
Le moment de l'éclipse approche. Nous chaussons nos lunettes/éclipse.
En attendant nous testons nos dispositifs. Mes premières vues du soleil encore entier bluffent mes collègues (en fait, ils sont bien gentils). On distingue très nettement trois taches solaires alignées verticalement, pas loin du centre du disque (dans la partie supérieure).
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
4, 3, 2, 1, 0 : début de l'éclipse, nous indique, excité, le commentateur radio à 9h07'37".
Au début, pas plus par vue directe avec nos lunettes spéciales, qu'avec nos appareils optiques, nous ne distinguons quoi que ce soit de particulier.
Puis bien vite mes "collègues" aperçoivent dans leur dispositif performant le soleil qui commence à s'éroder, sur le haut légèrement coté droit.
Ce n'est pas spectaculaire, mais nous sentons que quelque chose de particulier se passe.
Le processus prend de l'ampleur, la lune grignote de plus en plus le soleil. Le phénomène est maintenant bien visible sur mon écran de photo, puis en vue directe, à travers nos lunettes.
Je tire un grand nombre de photos, afin d'en conserver quelques unes plus nettes que les autres.
Le phénomène s'intensifie encore. L'éclairement solaire faiblit fortement, et devient très cru. Curieusement, lorsque le soleil devient très petit, presque ponctuel, les ombres deviennent inhabituelles, car très marquées et franches (alors qu'avec le soleil complet, il y a toujours un dégradé entre la partie éclairée et la partie à l'ombre, dû à la largeur apparente du disque solaire).
Au loin les Painted Hills tombent dans le crépuscule, tant le soleil devient insignifiant. Il en est de même autour de nous. Annie commence à se régaler.
4, 3, 2, 1, 0 : début de la phase de totalité, annonce la radio. Il est 10h20'57".Soudain une immense clameur nous parvient de la foule massée un peu plus loin, aux Painted Hills. Les gens applaudissent à tout rompre et crient. Tout le monde entre dans un état second, hystérique. L'instant devient en effet inimaginable. Le soleil a complètement disparu, remplacé par un beau disque d'un noir profond, entouré par une magnifique frange scintillante.
C'est d'une beauté irréelle, magique, un moment de jubilation extrême !
Ces deux minutes et quelques de totalité resteront un souvenir fantastique gravé à jamais dans ma mémoire.
Le soleil a complètement disparu, mais restent visibles (pas de lunettes nécessaires durant ces 2 minutes d’extase) une couronne de protubérances, comme des feux de Bengale qui pétillent faiblement autour du soleil. On voit alors distinctement Mercure et les étoiles proches, et la température est tombée à 14°C alors qu’elle était à 28°C une heure auparavant (l'importance de cette chute surprend mes "collègues". Mais l'atmosphère sèche désertique du lieu et l'altitude ont semble-t-il amplifié cet effet classique de l'éclipse).
On aperçoit aussi faiblement, dans le ciel à haute altitude, toute une noria d'avions qui "suivent" l'éclipse de toute leur vitesse, le long de son trajet américain, augmentant ainsi sensiblement pour leurs passagers la durée de la phase de totalité. Je tente bien sûr de prendre une photo de l'instant, mais découvre que mon appareil n'enregistre quasiment rien du soleil. En fait la luminosité de la couronne visible est devenue très faible comparée à celle des minutes précédentes et il aurait fallu procéder à de nouveaux réglages de l'appareil, probablement sans mon pot-de-yaourt-écran-de-protection.
Mais je n'en fais rien, préférant vivre ma vie et profiter à 100% de cet instant de bonheur unique, mythique.
Je n'ai donc pas pu tirer d'images du soleil durant cette phase (excepté une seule image rapide du ciel étoilé, sans la protection du pot de yaourt, mais sans prendre le temps de viser le soleil). On aperçoit bien quelques étoiles.
Heureusement, mes "collègues", grands spécialistes, ont réussi à en prendre de très belles (probablement en utilisant un second appareil fixé sur leur platine, aux réglages adaptés à cette phase). Et ils m'en ont envoyées par la suite quelques unes, que je présente ci après.
Celle qui à mon sens correspond le plus à la perception que j'ai eue est la première (couronne assez mince).
La seconde montre des protubérances très longues, car probablement la sensibilité de l'appareil a été réglée pour cela, mais en vrai, avec mes yeux elles ne me sont jamais apparues aussi importantes.
Sur la troisième, piquée sur internet, on distingue clairement (à 11h et à 1h30) ce que je pense être des jets de matière. Mais rien de cela n'était visible à l'œil nu.
Mais ceci n'a qu'un temps. Soudain, un flash très intense éclate en haut à droite du disque noir. Le soleil réapparaît. Il faut remettre immédiatement les lunettes. Un désenchantement nous envahit tous. C'est déjà fini. La phase suivante, qui voit le soleil grandir à nouveau et qui durera environ 1h, est symétrique à la première.
Mais le cœur n'y est plus. De nombreux spectateurs ont quitté le site très vite après la totalité, pour éviter les probables bouchons.
Nous demeurons cependant jusqu'au bout. La température retrouve bien vite sa valeur nominale (28°C). Nous rangeons ensuite notre matériel (phase beaucoup plus simple pour moi que pour mes "collègues").
Puis nous nous quittons, non sans nous promettre de nous retrouver tous les trois dans quelques années en Argentine, pour la prochaine éclipse du soleil (je leur ferai peut-être faux bond). Mais que ce fut beau !
Avant de passer à autre chose, je voudrais encore vous proposer deux documents :
- le premier, reprenant toutes les phases de l'éclipse sur une photo unique, m'a été transmis par le membre VF "jaune soleil", et a été réalisé par Magali, sa fille. C'est magnifique !
- le second, piqué sur internet, est un reportage YouTube relatant l'éclipse. Il montre bien l'état d'hystérie qui gagne tout le monde, au moment de la totalité
VOIR ICI
Enfin je mets ci-après une de mes vues de l'éclipse, à son tout début. La photo a été re-travaillée pour mieux faire ressortir les taches solaires.
SUITE DU CARNET ; CLIQUER ICI
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
S U PE R !
Merci de ce petit reportage, c'est comme si on y était!
Très belles photos et surtout très bel "objectif" ou la dragonne coute plus chère! 😉
Cela n'enlève en rien les qualités des photos.
effectivement tu as du mal à faire court....mais pour notre plus grand régal.
Je vois avec plaisir que tu as profité à 100 % de cette fantastique TOTALE 2017 quant tu dis :
C'est d'une beauté irréelle, magique, un moment de jubilation extrême !
Ces deux minutes et quelques de totalité resteront un souvenir fantastique gravé à jamais dans ma mémoire.
Mais je n'en fais rien, préférant vivre ma vie et profiter à 100% de cet instant de bonheur unique, mythique.
Tu as parfaitement raison, la différence de matos avec tes voisins très pro, n'y fait rien, l'ambiance que tu as ressentie de tout ton être, c'est exactement ça une TOTALE !!
BRAVO.
Avant de quitter la zone de l'éclipse, nous avions prévu d'aller rapidement jeter un œil au parc de Painted Hills. Les routes sont fortement congestionnées, aussi c'est à pied que nous y allons. Inutile de dire que nous croisons beaucoup de monde.
Nous marchons jusqu'à "Painted Hills Overlook". Les paysages colorés sont certes jolis, mais en rappellent beaucoup d'autres tout aussi beaux, un peu partout sur la planète (en Utah, en Arizona, en Argentine, en Bolivie, en Australie, …).
La balade est n'est pas longue, mais il fait maintenant très chaud, et je ne me sens pas très bien, las, avec des nausées. Peut-être est-ce le lever très matinal, ou la chaleur, ou la fatigue du voyage, ou l'excitation de l'éclipse qui retombe ?
Nous retournons donc rapidement à la voiture, Annie prend le volant, direction Bend et l'hôtel.
(nous pensions rejoindre pour l'après midi le Smith Rock State Park, pour faire la belle boucle de Misery Ridge. Mais je ne m'en sens pas le courage).
La route fluide au début, se met soudain à boucher en pleine campagne. En fait beaucoup de gens avaient couché sur place aux environs des Painted Hills, et tout ce monde rentre maintenant. Le retour dure beaucoup plus longtemps que l'aller ce matin, et je le vis allongé sur le siège passager. Mon mal-être persiste. Mais je finis par ressentir le gout de la pizza vite avalée hier soir. Tout s'explique donc …
Une heure de repos à l'hôtel, et je me sens déjà mieux (surtout parce que j'ai identifié le mal).
Nous visitons alors tranquillement la ville de Bend qui parait très sympathique, construite le long de la Deschutes River. De belles maisons sont construites sur les rives de cette rivière romantique.
Le centre ville est plaisant et vivant.
Il y a beaucoup de jeunes, et de brasseries animées et bien tentantes.
Mais, je ne suis pas encore en état d'en profiter. Nous décidons donc de faire quelques achats de nourriture et de rentrer manger à l'hôtel (pour moi ce sera seulement quelques cuillères de compote de pomme).
J'en profite aussi pour acheter le fameux teeshirt spécial éclipse qui me tentait hier. Car je constate que les cours se sont littéralement effondrés en quelques heures (pire que durant le krach de 1929) ; je le paye finalement 5$, soit 6 fois moins cher que la veille, avant l'éclipse !
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Notre agenda prévisionnel indiquait : Tumalo Falls // Newberry National Volcanic Monument et Paulina Lake // rte vers La Pine.
Ce devait être une journée de transition tranquille pour rejoindre La Pine, à proximité de Crater Lake, dans une zone à la fois forestière et volcanique.
Mais nous avions aussi prévu de visiter la veille ou l'avant-veille le Smith Rock State Park. Pour diverses raisons, nous ne l'avons pas fait. Aussi ce sera notre programme du matin, le reste pouvant aisément se caser l'après midi.
Ce parc est connu pour ses massifs de basalte autour desquels coule la Crooked River. C'est un paradis pour les amateurs d'escalade, avec certaines voies réputées très difficiles. C'est également une destination agréable pour les randonneurs, qui peuvent admirer les grimpeurs à l'œuvre dans un décor somptueux.
La balade traditionnelle est la populaire boucle "Misery Ridge" au milieu des rochers d'escalade. Le trajet fait 6-7km, pour un dénivelé positif de 350m. En fait la partie un peu difficile est concentrée dans les deux premiers kilomètres du circuit. La suite est aisée : descente, puis retour dans un décor champêtre en contournant les rochers, le long de la rivière.
C'est donc une balade facile dans un décor grandiose, et nous démarrons la boucle dans la bonne humeur.
Mais très vite les affaires se compliquent pour moi. Je peine anormalement dans la montée raide initiale, souffre le martyr, me retrouve sans jambes, et ralentis le train d'Annie. Il est évident que mon embarras gastrique n'est pas terminé ; pourtant je suis quasiment à jeun depuis un jour et demi (cette maudite pizza).
A force de volonté, je parviens en haut et impose une pause assise de 10 minutes, pendant qu'Annie admire le décor somptueux. Les difficultés principales du circuit étant passées, je pense que cela ira mieux pour la suite.
Quelques centaines de mètres plus loin, nous admirons le célèbre "Monkey Face", haut monolithe que des grimpeurs escaladent.
Mais durant la descente facile qui suit, je suis encore obligé d'imposer un rythme lent, et plusieurs arrêts pour récupérer.
Arrivé en bas, on comprend mieux l'appellation "tête de singe" pour le monolithe.
Il reste pour rejoindre le parking un trajet de quelques km sans aucun dénivelé le long de la rivière. Ce sera pourtant encore un calvaire pour moi. Aussi, quel soulagement de retrouver l'auto et son siège allongé !
Nous décidons alors d'aménager notre programme de l'après midi, et de ne visiter que ce qui est faisable en voiture. Pas d'autres marches aujourd'hui.
Et bien, nous n'avons rien vu !
Le sud de Bend était pris dans des incendies violents et multiples, et il était impossible (et interdit) de prendre les chemins adjacents que j'avais prévus. Les quelques voitures qui en débouchaient étaient d'ailleurs recouvertes d'une épaisse couche de cendre, peu engageante. Seule la route 97 était ouverte : ça tombe bien, elle conduit directement à La Pine, où nous arrivons de bonne heure à notre hôtel, un très plaisant et confortable Best Western.
L'odeur de bois brulé reste omniprésente, mais ne nous a pas vraiment gênés.
Un après-midi calme, un repas léger mais appétissant, une bonne nuit dans un lit douillet, et un bon petit déjeuner, suffiront pour me remettre définitivement sur pied.
Mais j'éviterai dorénavant les pizzas douteuses.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le jour suivant : Crater Lake NP ; journée encore bof !
Nous quittons de bonne heure l'hôtel pour rejoindre un des joyaux de la région : Crater Lake NP, à une heure de voiture de La Pine.
Oui, mais - - -
- - - c'était encore compter sans les incendies, qui embrasaient littéralement la zone de la Umpqua National Forest. La première alerte est apparue dès notre arrivée à Crater Lake, au premier point de vue, Merriam Point. Le cratère était empli de fumées épaisses, et depuis bord de la rive nous ne distinguions qu'avec grand peine la surface de l'eau. Et bien sûr, nous n'avions aucune vue panoramique de la caldera.
Les autres visiteurs sont comme nous, perplexes.
Nous décidons quand même de faire le tour du lac par la route panoramique, dans le sens des aiguilles d'une montre, en stoppant consciencieusement à chaque point de vue.
Les vues se poursuivent, toujours troublées, même si certaines étaient un peu plus dégagées, et nous permettaient de deviner la caldera plus complètement.
Nous avons quand même à une occasion pu apercevoir, très indistinctement au loin, Wisard Island.
Mais le compte n'y est pas, je m'attendais à beaucoup mieux. Les photos ne présentent aucun intérêt, sinon anecdotique.
Pour varier, nous décidons de faire l'extension jusqu'à Pinnacles Overlook, car la fumée parait s'estomper dans cette zone. Ce sont de fins hoodoos atteignant une dizaine de mètres de haut.
Ouais bof, mais c'est quand même ce que nous verrons de mieux dans la journée.
Le tour se poursuit. Inutile de grimper au point d'observation du Mt Scott, plus ou moins caché par la fumée, nous ne verrions rien.
Enfin, depuis la zone du Visitor Center, nous réussissons à distinguer, un peu plus clairement Wisard Island.
Il nous reste quelque espoir concernant Watchman Overlook, car ce point de vue domine directement d'assez près Wisard Island. Mais nous avons beaucoup de peine à nous garer, et lorsque c'est fait, l'île est bien un peu visible, mais rien de bien net et de bien emballant.
Décus, nous décidons donc de stopper là l'expérience et de quitter ce site le plus vite possible.
Nous comptions passer par la route 138 pour traverser vers l'Ouest la chaine des Cascades. et rejoindre notre hôtel à Roseburg. Cette route scénique en forêt de 1h30 environ, devrait nous permettre de voir 4 ou 5 belles cascades (Fall Creek Falls, Susan Creek Falls, ...).
😠 😠 😠 🏴☠️ 🏴☠️ :
Un panneau lumineux barre notre route, et indique que pour raison d'incendies elle est fermée à toute circulation.
GoogleMap nous précise alors un autre trajet, mais qui nous oblige à conduire un grand détour par le Sud, et en shuntant les belles cascades.
Quand je vous disais que c'était une journée complètement foirée !!!!!
Nous croisons les doigts pour que notre bonne étoile revienne bien vite.
De toute façon, ce ne peut pas être pire.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Heureusement, nous sommes dorénavant sortis de la zone critique d'incendie, et les jours suivants se dérouleront de manière plus satisfaisante.
Nous visiterons Eugène, et surtout Salem la capitale de l'Oregon (mais que le Capitole est moche, en forme de bouchon de bouteille !)deux belles villes anciennes fondées par des colons, dans une campagne viticole, villes toujours dynamiques et bien vivantes. Dans le passé nous les avions seulement traversées par l'autoroute, sans jamais nous y arrêter.
Mais c'est la journée passée à l'Est de Salem qui retient surtout notre attention, dans le Silver Falls State Park. Il s'agit d'une magnifique zone forestière, avec une dizaine de hautes chutes d'eau, parfois gigantesques.
Cette fois encore certaines étaient complètement à sec (aout n'est pas la période de visite optimale pour des chutes d'eau), mais d'autres, majestueuses, nous ont bien plu.
Un très agréable sentier de 14 km le "Trail of Ten Falls", permet d'en faire le tour complet. Nous y passerons la journée, en faisant de nombreuses haltes. La zone n'est pas particulièrement montagneuse, mais le sentier qui passe souvent en bas et en haut des chutes, présente finalement un dénivelé positif de 400m.
Le coin est vraiment paradisiaque. Mais nous n'y sommes pas seuls !!!
SUITE DU CARNET : CLIQUER ICI
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Pour Portland nous n'avons, ni vous ni moi apprécié. Pourtant d'autres adorent vraiment et en attestent sur d'autres files.
La vérité est donc probablement que nous n'y avons pas consacré assez de temps pour découvrir vraiment cette ville.
Mais la foule des mendiants et des sans-abris demeure ...
Pour ce qui concerne la continuation Polynésienne de ce voyage, oui, j'ai bien l'intension de la reporter ici un peu plus tard (quitte à présenter des photos, avec moins de texte).
Mais nous savons tous qu'il y a parfois loin entre les intentions et la réalité ...
J-Pierre
3.14
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
C'est sympa de te retrouver ici.
Mais en fait quelle que soit la partie du monde où on traine, on tombe toujours sur toi 😉.
Je connaissais déjà les chasseurs de tornades, mais j'ignorais qu'il y avait aussi les chasseurs d'éclipses solaires!!!
On fait comme on peut, et en Oregon, on trouve difficilement des tornades, et encore moins des ouragans comme dans d'autres zones du monde (suivez mon regard).
J-Pierre
3.14
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Mais en fait quelle que soit la partie du monde où on traine, on tombe toujours sur toi
Sorry!!! Je suis une insatiable curieuse, et comme je n'aurai pas le temps de tout découvrir par moi-même, alors je lis ce que les autres ont trouvé. 😊
et encore moins des ouragans comme dans d'autres zones du monde (suivez mon regard).
Je n'ai encore jamais entendu parler de chasseurs d'ouragans, mais pourquoi pas.....😏
Ceci dit entre les tornades et les éclipses solaires, je trouve la traque d'éclipses solaires quand même moins dangereuse!!!!! T'as eu raison!!! T'imagines un Pi emporté vers les cieux par une tornade.... brrrrrrr!!!😏
Merci de tes compliments. Il me font d'autant plus plaisir qu'ils viennent d'un véritable spécialiste.
Je conseille d'ailleurs à tous les curieux de visiter ton site perso d'astronomie.
Lors de la préparation de cette observation de l'éclipse 2017, tu m'as refilé des infos qui m'ont été bien utiles.
Il a même été question un moment que nous nous rencontrions pour vivre ensemble ce moment magique. Cela ne s'est pas fait, vous avez observé le phénomène 2-3 minutes avant moi, puisque vous étiez à Salem, 150 km plus à l'ouest.
Ta fille en a tiré un magnifique document, que tu m'as autorisé à reproduire. Merci encore, et bravo à Magali.
A mon sens, un des moments les plus surprenants est l'instant de fin d'éclipse totale, quand un flash violent apparaît en haut à droite du soleil, qui commence à remontrer une infime partie de sa surface lumineuse. On l'aperçoit bien sur la vue du milieu.
A+
Jean-Pierre
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Il a même été question un moment que nous nous rencontrions
Hé ben, on aurait pu se rencontrer dans le "Silver Falls State Park" car nous y étions la veille de l'Eclipse, donc à quelques jour près c'était bon...
Merci de faire la promotion de mon site, c'est sympa.
Merci de nous avoir fait partagé l'ambiance et les photos de l'éclipse. Certains sont en effet sacrément équipés quand on voit le matériel. Et au final toi le frenchy avec ton système D tu t'en tires plutôt très bien 😉. Dommage pour Crater lake de ne pas avoir profité du site. J'y étais début juillet et il y avait encore pas mal de neige avec toute la partie Sud Est fermée. A refaire dans de meilleures conditions.
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit"
"Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
Dommage pour Crater lake de ne pas avoir profité du site. J'y étais début juillet et il y avait encore pas mal de neige avec toute la partie Sud Est fermée. A refaire dans de meilleures conditions.
Donc en résumé : en Juillet, c'est encore enneigé, et la route touristique n'est pas entièrement ouverte, en Aout la visite perd tout son intérêt à cause des incendies violents dans la région (j'ai lu sur d'autres carnets, que c'est loin d'être une spécificité de cette année), et en Septembre, gare à la nouvelle neige.
Aussi ma question : A refaire dans de meilleures conditions ? Oui, mais quand ?
JP
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Changement d'air ce matin, nous allons enfin rejoindre la cote.
Durant ce trajet (2h de voiture) nous apprécions les multiples cabanes à café en bord de route, relaxantes et qui proposent vraiment un excellent expresso.
Nous visons sur la cote la région d'Oceanside, et dès l'arrivée, nous apprécions de nous dégourdir sur Short Beach,
Bientôt suivi par une autre courte balade à pied vers le phare de Cape Meares, par un chemin bétonné dans la foret.
Enfin, nous traversons l'agglomération de Tillamook, curieux de découvrir à quoi ressemble ce village célèbre (en particulier dans les rayons fromagerie de tous les supermarchés américains).
Oui effectivement, nous traversons une zone d'élevage, avec de vastes champs, des vaches en grand nombre, mais surtout de méga-laiteries industrielles.
Nous poursuivons vers le nord par l'Oregon Coast Hwy, en longeant chaque fois que possible la cote sauvage (mais peu baignable) : Rockaway Beach, Nedonna Beach, Neahkahnie Beach, …
Enfin nous parvenons à Cannon Beach, une belle station balnéaire chic, qui nous rappelle par de nombreux aspect Le Touquet sur la Cote d'Opale, en France.
Les villas de villégiatures sont très belles (et probablement très chères), le plus souvent en bois.
La ville, propre et peu dense, a beaucoup de classe, avec des bars ou restaurants attirants.
Et surtout la longue plage de sable (toujours beaucoup de similitudes avec Le Touquet) est magnifique. Nous nous garons, et marchons une heure sur cette plage, pieds nus.
A son extrémité Sud, à 200m au large à marée haute, mais accessible à pied depuis la plage à marée basse, trône le magnifique Haystack Rock.
C'est marée basse, aussi nous allons au pied de Haystack Rock.
Quelques minutes au nord de Cannon Beach, on arrive à Ecola State Park . Il est constitué de plusieurs belles plages photogéniques, reliées par des sentiers de randonnées en forêt. Mais je ne sais plus pour quelle raison, le sentier principal de jonction est fermé. C'est donc en voiture (route très étroite) que nous joindrons Indian Beach, d'une beauté sauvage.
En continuant quelques centaines de mètres, nous apercevons à 1 mile environ au large, sur un ilot , le fameux phare de Tillamook Rock. Il est célèbre, car pendant les grosses tempêtes, l'ilot et le phare sont submergés par les puissantes vagues d'hiver (dernière photo, piquée sur internet).
Nous rejoignons ensuite rapidement la petite ville de Seaside, un peu moins classe que Cannon Beach (mais aussi tellement moins chère). Nous y avons réservé dans une belle résidence un petit appartement magnifique et bien aménagé, avec une immense baie vitrée donnant sur la plage (quel coucher de soleil !).
Nous apprécierons beaucoup ce nid douillet, que nous quitterons à regret le lendemain matin.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Notre première étape du jour (et dernière de l'Oregon) fut la ville d'Astoria, à l'embouchure de la Columbia River.
Nous nous dirigeons directement vers les quartiers maritimes, au bord de l'estuaire du fleuve, à l'Est de la ville. Et plus particulièrement dans le quartier du Pier 39, pour nous rappeler son homonyme de San Francisco. C'est une ancienne zone de marins et de pêcheurs, comme à SFO reconvertie au tourisme, mais de manière tellement moins agressive.
En fait l'aspect touristique n'a rien de pesant, et les anciens métiers de la mer restent représentés par de nombreux artisans au travail (voilerie, réparation de bateau, restaurants de poisson, …) ; ceux-ci nous tolèrent aimablement dans leur atelier, au milieu de leurs travaux en cours. Tout parait naturel et bon enfant.
Le pier lui-même, en grosses planches de bois, est typique et ancien. Il est même accessible en voiture (il y a peu de visiteurs), avec quelques places de parking.
Et comme à San Francisco, nous sommes attirés par des cris de Lions de mer. Un ou deux se prélassent sur les rochers adjacents à notre plateforme, mais on aperçoit plus loin, près d'un pier voisin, une énorme colonie.
Nous rejoignons alors cette zone à pied, et il se confirme que le troupeau d'ici n'a rien à envier à celui de SFO, que ce soit en nombre d'individus, en bruit ou en même en odeur.
Nous ne nous éternisons pas, et traversons le pont sur le fleuve, spectaculaire par sa grande hauteur au dessus de l'eau, et par sa longueur.
Nous sommes maintenant dans l'état de Washington, et notre prochaine étape, proche d'Ilwaco est Cape Disappointment State Park, lieu où l'expédition de Lewis et Clark atteignit le Pacifique.
Nous parvenons avec peine à nous garer sur le parking bourré du Visitor Center commémorant l'évènement.
De là, un joli circuit pédestre de 4.5 km, principalement en foret, permet d'apercevoir une belle crique (Dead Man's Cove) avec une plage remplie de bois flottés échoués. Bien sûr nous descendons pour la rejoindre : moment de détente, mais nous sommes frileux, nous n'envisageons pas la baignade.
Nous revenons sur le sentier principal.
Il continue jusqu'à un beau phare historique.
De là, le panorama est large et couvre tout l'estuaire de la Columbia River.
Nous apercevons distinctement de nombreux bateaux avec des touristes faisant du Whale Watching dans la baie (sans grand succès, nous semble-t-il). Avec nos jumelles, nous espérons voir nous-mêmes la danse des Cétacés. Peine perdue !
Nous rejoignons l'auto, et retrouvons la 101, direction nord.
Durant de nombreux kilomètres, nous longeons un bras de mer ou une lagune avec des plaines inondables, sur lesquelles nichent de nombreux oiseaux.
Puis nous traversons quelques ports de pêche typiques, et atteignons Hoquiam, notre étape pour la nuit.
LA SUITE DU CARNET ICI
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Super reportage ! Merci de nous l'avoir raconté, j'ai presque l'impression de l'avoir vécu en direct !😉 La vidéo du net est bien sympa aussi pour se mettre dans l'ambiance du moment.
Pas de chance pour tes problèmes gastriques, mais heureusement qu'ils ne se sont pas manifestés avant, cela aurait pu te gâcher l'éclipse !
Pas grave si tu écris beaucoup, j'aime bien te lire !
Bravo, tu as raconté votre périple "éclipse" magnifiquement, je suis resté scotché à l'écran et tout lu d'une traite. Pour 180g tes photos sont tout à fait bien 😎
En plus de l'Oregon à la Polynésie ce sont des endroits que j'aimerais découvrir.
Pour la Polynésie j'ai commencé à regarder mais pas encore trouvé un fil conducteur, il y a beaucoup d'îles et je n'ai pas encore pu choisir 😊
Cette année a été particulièrement exceptionnelle il me semble et le bon créneau a été très court à Crater lake. J'y étais le 12/7 et c'était ainsi;
Tu as eu plus de chance que moi le long de la côte avec la météo. J'ai longé de Seaside à SF et la brume et vent étaient mon quotidien.
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit"
"Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
Ce matin nous filons Nord, toujours sur la route 101, vers Lake Quinault, notre première destination dans l'Olympic National Park.
Cette région est célèbre pour sa végétation dense, et ses beaux arbres.
Nous décidons pour commencer de marcher le "Rainforest Nature Trail" puis le "Trail of the Giants", petite balade en boucle de moins de 5 km, quasiment sans dénivelé.
Nous sommes environnés de beaux arbres c'est vrai, mais qui à notre sens n'ont rien à voir avec les magnifiques forêts de séquoias géants que nous connaissons en Californie. Quant à la "Rain Forest", la célèbre forêt humide, encore eut-il fallu qu'il ait plu les semaines ou mois précédents. Or cette région vit cet été une sécheresse sévère. Pour les fameuses mousses épaisses et longues qui s'accrochent aux arbres, … il faudra revenir une autre année. Le circuit nous permet aussi de longer des chutes d'eau, mais elles sont quasiment à sec.
Aussi, c'est la déception qui domine. Nous nous attendions à une forêt luxuriante, et ce n'a pas été le cas.
Un magnifique hôtel typique en bois, comme on n'en rencontre que dans les Parcs Naturels Américains, est installé sur la rive Sud du lac. Des fauteuils semblent n'attendre que nous sur la plage, aussi nous nous accordons quelques instants de quiétude pour lire le journal du jour que nous avons reçu ce matin dans notre motel.
J'avais bien noté durant la préparation de ce voyage qu'un peu plus loin, il ne fallait pas manquer de voir le plus gros épicéa du monde. Disciplinés, nous nous y rendons.
Il trône à quelques dizaines de mètres de la route. Je dois admettre que je ne fais pas le poids. Mais là non plus, ce n'est pas un émerveillement franc et massif.
Nous quittons donc la zone sans regret. La route 101 nous mène maintenant vers le Pacifique, puis elle longe la côte sur une vingtaine de kilomètres. Le paysage marin, sans être sublime, nous plait nettement plus que la région du lac Quinault.
Nous dominons de nombreuses plages, aux noms particulièrement sublimes et originaux : "beach one", bientôt suivie par " beach two", …., et ainsi de suite jusqu'à "beach six" (je note soigneusement ces appellations, de peur de les oublier trop vite).
Toutes ces plages de galets sont immenses, quasi désertes, et partout recouvertes de bois flotté. Elles servent d'exutoire aux vagues tumultueuses du Pacifique.
Un peu plus loin, nous atteignons enfin une autre plage, qui elle, porte un nom simple à retenir, c'est "Ruby Beach". Elle est signalée avec insistance depuis la 101, il fait beau, aussi nous décidons de descendre la voir de plus près.
Le parking, bien qu'assez grand est chargé, mais nous trouvons une place.
Un chemin (assez court, environ 500m) traverse une zone boisée agréable et permet de rejoindre la plage.
Nous la trouvons très belle, sauvage, avec des centaines de troncs d'arbres secs rejetés par la mer. Et surtout un peu plus loin, des rochers découverts par la marée ajoutent une touche photogénique.
Nous y prenons notre temps, même si ici encore, nous sommes loin d'être seuls ; nous marchons jusqu'à la zone rocheuse.
Nous y découvrons une jolie petite arche, ouverte sur le grand large. Elle rappelle le fond d'écran classique de Microsoft, très souvent affiché sur les ordinateurs en démonstration dans les magasins.
Une mince couche de brume rasante, perceptible uniquement depuis le niveau de l'eau, donne à l'ensemble un coté romantique.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Retour à la voiture, et direction : une autre zone bien connue de Olympia Nl Pk : "Hoh Rain Forest".
C'est le lieu idéal pour découvrir la forêt humide du NW des Etats Unis.
La route d'accès, étroite se déroule sur une vingtaine de km jusqu'au Visitor Center, mais elle est en bitume alors que je m'attendais à une piste rustique en terre.
Nous décidons de marcher le "Hall of Mooses Trail" (petit circuit de 1500m).
Là aussi, nous traversons de belles zones avec de grands arbres, mais c'est surtout la fameuse mousse que nous voulions voir. Et nous la voyons effectivement, mais la sécheresse du moment a fait son œuvre : la mousse est sèche. C'est plus une barbe de père Noel (brune ou verdâtre) tristounette, qu'une végétation vivante et luxuriante.
Peu emballé, nous quittons cette zone du parc
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
L'étape de ce soir est le village de Forks. Je dois avouer que je n'en avais jamais entendu parler avant ce voyage. Mais il en est tout autrement pour les amateurs de séries TV. En effet Forks a été le point focal de la série Twilight, qui a tenu en haleine les Etats Unis mais aussi parait-il le monde entier pendant de nombreuses années (j'ai honte de mon inculture). Et surtout cette région de forêts profondes était (dans la série) le siège d'une confrérie de Vampires.
Forks cultive religieusement le souvenir de Twilight et des vampires. Les panneaux, références à la série, ou les publicités se passant dans un monde de vampires sont légions, et attirent encore des nostalgiques en pèlerinage.
Un autre intérêt du village est le Forks Timber Museum. Ce musée, bien conçu, tourne autour des thèmes du bois, et des bucherons.
Nous logeons ce soir au "Huckleberry Lodge", un BnB charmant et bien équipé, dans une clairière de la forêt. Les chambres sont regroupées dans des petits chalets en bois. La décoration très soignée et originale, rappelle la vie dans les bois.
Au milieu de la clairière, se trouve un bâtiment ouvert à tout vent, mais bien couvert, et avec un feu de bois entretenu en son centre ; c'est d'ici que les voyageurs refont le monde tous les soirs.
Ce foyer permet aussi de faire griller de la viande (nous avons vite effectué un AR au supermarket du village pour en approvisionner), ou pour préparer à point les œufs du petit déjeuner.
Le breakfast se prend en effet aussi ici, en communauté (ah les bons pancakes de la patronne, ainsi que ses délicieuses compotes ou confitures maison !).
Bref, un endroit sympathique et agréable, où nous serions volontiers restés plusieurs jours. Mais nous devons le quitter dès le lendemain matin.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Notre première visite du jour sera pour les plages sauvages à l'Ouest du village. Nous négligeons "La Push", au sud de la rivière, et avons sélectionné "Rialto Beach", qui est de l'autre coté du fleuve.
Il s'agit d'une longue plage sauvage avec, loin au Nord, une barre rocheuse, percée par une fenêtre (Hole in the Wall).
A marée haute, la plage est en grande partie recouverte par l'eau et les vagues, ce qui est de peu d'intérêt.
A marée basse par contre, la plage de sable et de gravillon est large et se prête idéalement à une balade agréable à pied de 6-7 km.
L'objectif est bien sûr la barre rocheuse, et la fameuse "porte" ouverte dans la falaise (également hors d'eau à marée basse).
La marée basse est à 10h ce matin, c'est idéal. Le parking est petit, mais déjà bien rempli.
Après avoir traversé une large zone de troncs d'arbre flottés qu'il faut enjamber,
. nous débouchons sur la plage, et entamons notre promenade.
Le temps est magnifique, mais ici aussi, comme hier à Ruby Beach, une fine couche de brume de mer, limitée au niveau du sol, parait s'être installée là juste pour produire un joli flou artistique sur les photos.
Nous progressons sur la plage, avec des centaines de troncs d'arbres secs sur notre droite, et au bord de l'eau, des oiseaux qui rafraichissent leurs pa-pattes.
De longues algues arrachées par la mer agitée jalonnent toute notre progression.
Nous parvenons enfin à la zone rocheuse, et au fameux "Hole in the Wall".
Nous franchissons la porte.
Au sol, dans les multiples vasques d'eau oubliées par la marée descendante, nous distinguons de nombreuses anémones de mer (de couleur bizarrement verte).
Mais aussi de belles algues rouges,
. . et de magnifiques étoiles de mer aux couleurs douces (nota : les deux vues d'étoiles de mer ci-après ont été copiées sur internet, les nôtres ne rendant pas du tout).
Des bancs de moules se sont aussi fixées ça et là sur les rochers désertés par la mer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, et comme il nous reste de la route à faire ce jour, vers midi nous faisons demi tour pour rejoindre la voiture.
Cette matinée fut magnifique, les paysages marins grandioses, et ceci dans un environnement lumineux mais vivifiant.
C'est vraiment une balade que je recommande (pour autant que les conditions de marée et de beau temps soient identiques aux nôtres).
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Bonjour JP,
Merci pour ton carnet , sympa,
J'ai eu beaucoup de chance cette année ,3 jours de pluie durant mon voyage de 3 mois dans l'Ouest . Moi aussi je n'ai pas trop aimé Portland pour la 2 ie fois a par une belle roserais dans le parc de la ville. J'ai adorer Vancouver et Seattle cette fois si sous un beau soleil, en 2006 c'était sous la pluie .j'ai été aussi déçu par l'île de Vancouver, Ucluelet, Tofino, Victoria. Je ne suis pas monté en Alaska trop de Km.
Je vois que tu y retournes en Mars à partir de Denver ? Après la réservation de mon vol a 239€ AR Paris Lax. Moi aussi j'avais fait une réservation à LAX chez Europcar par Advantage à 21€ jour pour un SUV par BSP. Depuis, J'ai trouvé une autre location chez HERTZ a 629€ pour 30 jours 20,96 €, a Denver c'est presque le double chez Hertz bizarre , Alamo est hors de prix cette année 1208 €.
A bientôt
Olympic National Park (Lake Crescent // Port Angeles // Hurricane Ridge)
Dungeness Spit, et route jusqu'à xxxx
"route jusqu'à xxxx ?"
Une petite question pour commencer : sachez que nous passerons la nuit demain soir dans la Capitale de l'Etat de Washington (avec un magnifique capitole).
Où dormirons-nous ?
Nous roulons d'une traite jusqu'au lac Crescent, qui ressemble beaucoup à Lake Quinault (découvert il y a deux jours).
Les rives sont très fréquentées à cette période.
Le point le plus idyllique est occupé ici aussi par un magnifique hôtel centenaire, également propriété des Parcs Nationaux. Ce palace historique fut parait-il un des lieux de villégiature préférés du Président Theodore Roosevelt, le fondateur de l'Olympic Nl Park.
C'est un beau lac, mais nous n'y trouvons rien qui justifie de nous mettre en extase plus de quelques secondes. Cependant nous observons, un peu plus loin sur la rive, la route que nous allons prendre pour poursuivre. Et nous découvrons une longue queue de voitures à l'arrêt. En scrutant encore plus loin, nous apercevons un chantier qui "purge" la falaise, en faisant sauter à la dynamite les rochers instables. Ces rochers roulent sur la route, bien sûr provisoirement fermée dans les deux sens.
Nous attendons calmement à l'ombre et au calme au bord de l'eau que la situation se débloque sur la route. Ce qui adviendra une demi-heure plus tard.
Nous rejoignons rapidement Port Angeles, notre étape du jour.
Le port de ferry présente toujours quelque animation. C'est de là que partent les bateaux pour Victoria, capitale de Vancouver Island, au Canada.
Notre hôtel par contre ne parait pas particulièrement plaisant, nous y demeurerons donc un minimum de temps.
Pour occuper notre temps libre en fin de journée, nous décidons de monter à Hurricane Ridge; un des joyaux parait-il de l'Olympic N.P. (nous ne pensions y aller que demain matin).
Ce sera rapide, mais bien suffisant !
La route depuis Port Angeles fait 25 km, et est en excellent état.
Des animaux en liberté gambadent aux alentours.
Nous atteignons au bout d'une demi-heure Hurricane Ridge, et nous garons devant le Visitor Center.
Depuis son balcon, nous contemplons au sud les chaines montagneuses de la péninsule (les Olympic Mountains), qui forment un beau panorama.
Puis, nous décidons de parcourir la petite boucle de "Big Meadow Loop" (2.5 km) qui permet de monter à Sunrise Point, d'où on a une vue à 360°. Ce sentier est facile, goudronné sur une bonne portion. Il traverse un domaine de ski d'hiver (avec remontées mécaniques).
Depuis le sommet, la vue est belle sur le bras de mer, et sur l'île de Vancouver toute proche (mon portable s'est déconnecté du réseau américain, pour se connecter sur le réseau Canadien d'en face).
La ville de Victoria est bien visible toute blanche, sur la rive de l'autre coté de la mer
Je crois apercevoir aussi l'île de San Juan sur la droite (pas sûr).
Durant la descente pour rejoindre le parking, nous dérangeons madame Marmotte, qui se croyait tranquille.
Retour à Port Angeles, nuit dans notre motel où nous crevons de chaud (pas d'air conditionné ici).
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Le lendemain est une courte étape de liaison, avec moins de trois heures de conduite.
Nous découvrons sur la carte une longue étendue de terre qui s'avance loin dans la mer : le Dungeness Spit. Je n'en avais jamais entendu parler auparavant. Cela semble être une réserve ornithologique. Nous devons aller voir.
Un parking est aménagé à proximité. Nous marchons 500m dans une forêt où de nombreux piverts s'en donnent à cœur joie, et attaquent consciencieusement les troncs des arbres, tic, tic, tic, tic.
(nous remarquons que les piverts ici sont noirs et blancs, et ne portent pas les mêmes couleurs chatoyantes que chez nous)
Puis nous débouchons sur une sorte de balcon, qui domine magnifiquement d'une centaine de mètres la mer, et le spit.
Un chemin permet de descendre sur la bande de terre.
A gauche l'océan Pacifique, à droite une sorte d'étang, et au centre une digue naturelle de 20 mètres de large, avec un amoncellement de troncs d'arbre apportés par la houle. Coté étang, les oiseaux semblent nombreux à nicher, mais nous ne les dérangerons pas.
Nous marchons sur cette langue de terre environ trois km, passons l'arbre vertical planté là comme un totem, puis faisons demi-tour, car tout se ressemble (le spit continue encore sur une dizaine de km, jusqu'à un phare que nous apercevons au loin à la jumelle).
Cette promenade imprévue du matin s'est avérée particulièrement agréable.
Je verrai d'ailleurs bien cette zone typique être rattachée à l'Olympic N.P. tout proche.
Nous poursuivons notre trajet par la route 101 qui contourne la péninsule Olympique, et qui maintenant redescend plein sud, en longeant un très long bras de mer. Nous traversons quelques villages de pécheurs.
Pour notre lunch, j'avais repéré un point sur la carte nommé Seal Rock. Nous ne le trouvons pas, mais tombons par hasard sur une belle table de picnic dominant la mer. Elle fera parfaitement l'affaire.
Nous poursuivons jusqu'à ? xxxx ?
Je veux dire Olympia.
Olympia, une petite ville de 40000 habitants, est la capitale de l'Etat de Washington.
Si vous pensiez Seattle (ou une autre grande ville de l'Etat), c'est perdu !
C'est bientôt la fin de notre séjour américain. Dans deux jours nous nous envolons vers la Polynésie, et une nouvelle vie commencera.
Aussi ce soir, ce sera peau neuve, et GROSSE lessive à la laundry de l'hôtel.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Mais il en est tout autrement pour les amateurs de séries TV. En effet Forks a été le point focal de la série Twilight, qui a tenu en haleine les Etats Unis mais aussi parait-il le monde entier pendant de nombreuses années
Ce n'est pas une série TV, mais une série de film .... Mais avant c'était une série de livre. c'est juste pour ta culture hein 😄
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Merci de tes compliments flatteurs. Ils me motivent pour continuer.
La partie 2 n'est pas encore terminée. Mais ce devrait être fait d'ici quelques heures.
Quant à la partie 3 (Polynésie), en principe elle viendra ... un peu plus tard, mais je l'espère avec moins de texte et plus de vues.
Cependant les photos intéressantes sont longues à trier.
Sans parler des vidéos (principalement sous-marines) pour lesquelles il me faudra faire des montages complexes (si j'y arrive).
Or le temps disponible est ce qui fait le plus défaut, et la préparation de mes suivants voyages passe avant.
J-Pierre
3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Au programme du jour, nous devons sans faute ce soir rejoindre Portland, pour nous en envoler demain matin à la première heure vers Los Angeles.
Mais nous comptons bien le faire en profitant de la belle journée de beau temps qui nous reste ici pour prendre du plaisir sur les pentes du Mount Rainier.
Notre idée était de faire le tour complet du massif afin d'admirer ce stratovolcan géant (4400m d'altitude, ce n'est pas le Mt Blanc, mais presque) sous tous ses profils.
Direction donc la route 410 au nord de la montagne, route qui se dirige ensuite au Sud, coté Est du Mont. Nous traversons des villages anciens, à tendance nettement agricole.
Mais dans une de ces agglomérations, catastrophe! : un panneau lumineux nous indique que la route 410 est coupée un peu plus loin, je ne sais plus pour quelle raison. Nous ne sommes donc pas certains d'atteindre la zone de Sunrise (notre premier objectif) ; et surtout faire le tour du massif pour atteindre la zone de Paradise en plein Sud (notre principal objectif) parait plus que compromis.
Nous décidons donc après longue réflexion (1/2 seconde) de rejoindre directement la zone de Paradise, mais par l'autre coté. Demi-tour stratégique rapide, et nous roulons d'une traite jusqu'au Jackson Visitor Center à Paradise.
Nous y parvenons vers 11h30 du matin. Le Mount Rainier vu depuis cet endroit est magnifique, par ce temps ensoleillé.
Les parkings du V.C. sont vastes, mais ils sont archi-complets (ce temps magnifique a attiré de nombreux visiteurs). Nous continuons la route au-delà du Visitor Center. Beaucoup de voitures sont garés partout sur les bas cotés, et un peu plus loin nous trouvons enfin une place.
Notre intention est de parcourir le Skyline Loop Trail, réputé magnifique. Il est annoncé pour 8km de long, 550 m de dénivelé positif, et surtout 4-5 heures de marche. Aussi, il nous faut partir de suite (nous mettrons finalement moins de 4h, malgré quelques arrêts prolongés).
Le trajet se fait classiquement dans le sens des aiguilles d'une montre, mais cela parait moins chargé dans l'autre sens. C'est celui que nous choisissons (c'est aussi celui qui est le moins pentu au départ).
La balade commence merveilleusement. Les champs et les bois, au bord du sentier dans la partie basse sont recouverts de milliers (millions ?) de fleurs (je pensais que fin aout, nous n'en aurions plus).
Nous parvenons rapidement à Myrtle Falls (le débit d'eau est réduit à cette saison, mais cela reste une belle chute).
Le sentier bien balisé se poursuit. Les vues sont à couper le souffle ! Nous longeons quelques belles vallées alpestres, mais surtout, de temps à autres (fonction du relief), les vues sont de plus en plus précises sur le Mt Rainier.
Cependant, le sentier nous déporte assez loin vers l'Est (le sommet disparait à nos yeux de plus en plus fréquemment) jusqu'au "Stevens Van Trump Memorial".
Je rêve, j'hallucine. Mais non, ce n'est pas déjà une plaque en l'honneur du Président des Etats-Unis en exercice, Donald, mais en l'honneur d'un homonyme (ou d'un de ses ancêtres ???) qui avec le sieur Stevens ont réalisé en 1870 la première ascension bien documentée du sommet ; ils avaient installé un bivouac en cet emplacement.
Le chemin oblique enfin pour nous rapprocher de la montagne. La pente s'accentue, et sur de nombreuses portions le sentier est constitué de marches d'escalier. Nous atteignons une zone de névés, avec de grosses plaques de neige durcie.
Le point culminant du circuit est "Panorama Point". Une petite table d'orientation précise le paysage. C'est que la vue porte très loin sur les sommets de la chaine des Cascades.
Nous apercevons le Mt Adams,
puis le Mt Hood, en fait il faut beaucoup d'imagination, car le temps n'est pas clair dans le lointain. La vue ci-après a d'ailleurs été prise sur internet, car les miennes du Mt Hood ne valaient rien,
et aussi, mais également très trouble, le Mt St Helens (cette vue, c'est tout ce que j'ai en magasin, si vous avez besoin de mieux, voyez internet).
De l'autre coté le Mt Rainier se précise, grandiose.
Nous continuons quelques centaines de mètres. La pente devient forte, mais maintenant descendante. Nous nous rapprochons au plus près du Mont, jusqu'à un magnifique point de vue nommé "Nisqually Glacier vista pt".
L'endroit est calme, protégé des courants d'air froids. Il fait très bon. Bien sûr nous sommes assez nombreux à faire une halte prolongée ici (photos, méditation, …) car l'endroit le mérite vraiment. C'est à mon sens le point le plus beau du parcours. Le Mt Rainier nous écrase de sa masse. Nous distinguons clairement les multiples glaciers qui recouvrent ses pentes.
Tout proche en face de nous, le Nisqually Glacier se termine par une puissante et belle cascade, qui coule dans une vaste vallée glaciaire.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Mais nous ne pouvons malheureusement pas arrêter les horloges ici, la journée est encore longue pour nous jusqu'à Portland, il nous faut continuer.
Le sentier descend maintenant régulièrement. Le Mt Rainier, derrière nous, continue à nous dominer de sa masse, mais change imperceptiblement de profil.
Nous sommes doublés par des sportifs (des vrais) avec leurs skis sur l'épaule, qui reviennent du sommet (j'ai cru comprendre qu'un bivouac en route durant la montée était nécessaire).
Par moment, nous longeons la large vallée glacière du Nisqually, qui se prolonge loin vers le Sud (nous la reverrons ce soir sur la route, en quittant la zone).
Puis l'environnement redevient plus vert, la végétation plus dense.
Nous dérangeons de multiples marmottes dans leur sieste.
Enfin, assez rapidement nous retrouvons le Visitor Center, puis la voiture.
Avec un dernier regard nostalgique vers le grandiose point culminant de la chaine des Cascades, nous nous réjouissons de cette magnifique promenade, sans conteste la plus agréable de cette quinzaine de jours. Il est vrai que la météo nous a été très favorable ; beaucoup ne trouvent ici que nuages ou brouillard dense.
Nous avons probablement eu beaucoup de chance.
Avant de quitter la région, nous décidons d'aller jeter un oeil un peu plus loin au fameux "Reflection Lake". La route longe la montagne qu'entaillent des ravins resserrés.
Un instant plus tard nous stoppons donc à Reflection Lake. Mais là pour le coup, ce fut un bide complet, les rides sur l'eau empêchant la formation d'une image. La vue d'après (piquée sur internet) montre quelle aurait pu être notre vision si la chance nous avait poursuivis quelques minutes de plus.
Après un demi-tour rapide, le GPS est calé sur notre hôtel de Portland. Il est vraiment urgent de rentrer au plus vite.
Nous croisons cependant rapidement, avec beaucoup de plaisir, la fameuse Nisqually River, continuation du glacier et de la chute d'eau, que nous avons tant appréciés quelques heures plus tôt en haut de la montagne.
Trois heures de route pénibles plus tard nous atteignons Portland au crépuscule.
Un repas rapide sera pris au "Spaghetti Factory" du coin (une chaine de restaurants typiques et conviviaux que nous apprécions beaucoup aux USA, mais qui pourtant n'ont apparemment aucun succès auprès des autres membres de V.F.).
Puis la nuit déjà bien entamée, nous prenons possession de notre chambre près de l'aéroport.
La remise de nos bagages en "configuration avion" aura été laborieuse (50 livres par personnes, c'est vraiment très peu surtout pour deux mois, avec des climats si différents ; les bagages à main devront être bourrés à l'extrême) et nous aura encore pris pas mal de temps.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le lendemain matin à 4 heures précises : drelling-drelling!
Quoi encore ?
Ah oui, OK. Préparation rapide, petit déjeuner express dans la chambre. Remise de la voiture chez Alamo (encore des bouchons, même à cette heure, dans la zone de l'aéroport de Portland, cela semble chronique), navette, …
A 8h notre vol Southwest Airlines décolle vers Los Angeles, où nous arrivons à 10h30 du matin.
Une longue journée nous y attend, car notre vol vers Papeete ne décollera que ce soir à minuit, mais comme nous changeons encore de compagnie aérienne, ici aussi par sécurité, j'avais prévu une escale longue.
Il s'agit de passer le temps, sans s'ennuyer trop.
J'avais réservé une voiture Hertz pour quelques heures.
Le premier avantage qui nous apparait vite, c'est de profiter de la climatisation, car on suffoque vraiment de chaleur aujourd'hui à Los Angeles.
Nous décidons de nous diriger vers les hauteurs pour rechercher un peu de fraicheur. Ce sera vers le Griffith Observatory, un quartier que j'aime bien.
Cependant, la circulation en ce milieu de journée est pénible. Ici aussi, cela ne s'arrange pas. Il nous faudra plus d'1h30 pour parvenir à l'observatoire. Et la température, contre toute attente est plutôt plus élevée qu'à l'aéroport.
Là aussi la situation s'est dégradée depuis mon dernier passage. Les voitures sont très nombreuses, le stationnement est partout payant, le trafic bloque, il est difficile de trouver une place de parking, et cela me gonfle.
On décide de repartir sans même s'arrêter.
Nous hésitons entre trois options pour passer l'après midi.
1/ rejoindre en bas de la colline le Lac Hollywood, et en faire calmement le tour en courant ou en marchant,
2/ passer un moment à la Villa Paul Guetty. Mais, comme indiqué plus haut, la culture et moi, … ,
3/ filer directement en bord de la mer sur la plage, où il devrait bien apparaitre une petite brise plus fraiche dans l'après midi.
C'est cette dernière solution que nous retenons.
Pour le plaisir nous poussons à l'Ouest jusqu'à Malibu, dont je connais la plage sympathique. Mais la route 1 est saturée, il est très difficile de faire demi-tour pour rebrousser chemin, et quand nous avons pu le faire, il est impossible de stationner sans payer des frais de parking démesurés, fixes quelle que soit la durée de stationnement.
Cependant, il faut bien faire quelque chose, nous n'allons pas zoner en voiture tout l'après-midi.
Aussi, à 3 km environ de Santa Monica, quand nous apercevons bien le Pier (pas très loin de la Paul Guetty villa comme par hasard), nous voyons un State Park au bord de la mer, avec un large parking pas trop cher. Nous nous y posons, y laissons la voiture et rejoignons Santa Monica à pied, en longeant la plage.
Effectivement la température est nettement plus fraiche, franchement agréable même, et la promenade est plaisante.
Nous rejoignons le Pier de Santa Monica, extrémité Ouest de la fameuse route 66. Les estivants sur la plage sont nombreux, beaucoup plus qu'habituellement, et les baigneurs sont en grand nombre, ce qui est inhabituel ici.
Nous poursuivons au-delà de Santa Monica, en direction de Venice, en longeant la piste de vélos et de skates. Et au bout d'une grosse heure, nous atteignons enfin la fameuse zone des foldingues déjantés de Venice, toujours amusants à observer.
L'ambiance, comme tous les après midi est à son comble, bruyante, avec des boutiques ou des stands très particuliers.
Au niveau du Pier de Venice Beach, nous rebroussons chemin, car l'après midi avance, et la voiture est vraiment loin.
Le crépuscule nous surprend entre Venice et Santa Monica. Sur la plage, l'atmosphère est très plaisante.
Sunset de feu sur le Pacifique.
Nous ne reverrons le soleil que demain matin, à 7000 km d'ici !
Nous rejoignons la voiture à la nuit bien tombée. Nous avons marché près de 20 km nous indiquent les GPS de nos smartphones. Tant mieux, nous devrions être fatigués ce soir, et donc trouver plus facilement le sommeil en avion.
Nous nous changeons sur le parking pour nous mettre en configuration "vol de nuit", et démarrons vers l'aéroport.
Nous faisons l'impasse sur le repas du soir comptant sur celui d'Air France en début de vol.
Nous retournons la voiture et devons rejoignons le terminal International. Mais ce dernier trajet sera très long, car la zone de l'aéroport, en particulier entre le parking Hertz et le terminal est complètement saturé. Cela nous demandera 3/4h ! Nous arriverons à 22h passées pour un décollage à minuit.
Deux heures pour les bagages, la police et les formalités, c'est large pensons-nous. Et bien non. La queue pour la sécurité est extrêmement longue et lente, elle dure plus d'une heure. Nous rejoignons un peu essoufflés notre porte d'embarquement à 23h30, donc heureux car juste à temps.
C'est alors qu'une annonce nous apprend que l'embarquement de notre vol vers Papeete sera en retard car l'équipage a été un peu retardé. Nous ne sommes donc pas seuls à connaitre quelques problèmes d'accès, et cela nous fait bien rire.
Mais tout est bien qui finit bien, nous partons finalement avec 1/2h de retard. Au revoir les Etats Unis, à nous la Polynésie !
Seul petit hic : depuis notre dernier vol sur cette ligne, les habitudes ont changé, car Air France fait des économies. Le repas de départ, autrefois consistant, est maintenant un micro amuse-gueule sans intérêt. Nous aurions dû manger avant de quitter Los Angeles.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Effectivement bien belle balade au Mont Rainier.🙂
Ne connaissant pas dans le détail cette région j'ai été surpris qu'il y ai autant de glaciers, top 😛 😎
Qu'est ce que c'est beau un vrai regal... Maintenant on attend la suite pour Tahiti avec French Blue qui fera bientôt des vols peut-être que cette destination sera plus accessible 🙂
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Magnifiques photos de l’éclipse!! Souvenirs souvenirs de l’an dernier, une bonne partie de visites communes, dommage pour Crater Lake, vous auriez pu descendre jusqu’au cratère pour vous baigner du coup...
Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité!
Les récits de nos 4 voyages USA : http://vulpifive.com/
Décollage de Los Angeles à la nuit, peu après minuit, atterrissage à Papeete avant le jour vers 5h30, malgré plus de 8 heures de vol : merci au décalage horaire. Ici 12h d'écart avec la métropole, nos montres redeviennent bien synchronisées avec l'heure de la maison, c'est parfait !
Nous sommes attendus dès l'arrivée de l'avion par le représentant d'une agence, par laquelle j'étais passé pour quelques unes de mes résa de logement ; Il me remet les vouchers correspondants. Mais outre ces quelques papiers, il nous accueille à la Polynésienne, c.à.d. en nous parant chacun d'un magnifique collier de fleurs odorantes en bienvenue. Cela met de suite dans le ton.
J'ai vraiment l'air d'un déterré vivant après ce vol.
Puis nous attendons Beni, notre hôte à Papeete qui doit nous prendre à l'aéroport.
Benjamin, dit Beni n'est autre que le Consul de Suisse en Polynésie, accessoirement aussi Consul honoraire d'Allemagne, et accessoirement toujours, propriétaire d'une sympathique maison (le Fare Suisse), dans laquelle il fait chambre d'hôte.
Beni se fait attendre, mais en lui passant un coup de téléphone tout s'arrange vite.
Le transfert prend 5 minutes. Le Fare Suisse est un logement sympathique entouré d'un jardin luxuriant, non luxueux, mais agréable et très bien tenu. Son principal avantage est d'être situé à environ 10 minutes à pied de la partie la plus animée de Papeete, le port et ses roulottes.
Lors des voyages précédents, nous logions plus au Sud, dans des pensions, certes plus proches de la plage, mais nous imposant un pénible retour en voiture le soir, car c'est pour nous toujours un plaisir de dîner chaque soir dans les roulottes du port de Papeete.
A peine arrivés, Beni nous fait servir un magnifique petit déjeuner qui nous met de suite dans l'ambiance : jus de fruits naturels locaux, gâteau frais à la banane (fait par le maitre de maison lui-même !), fruits et confitures exotiques, pâtisseries, …
Mais à 7h, il est trop tôt pour prendre possession de notre chambre. Nous décidons donc d'aller en ville, en particulier pour faire un tour au marché, très typique.
D'abord les fleurs en collier, offertes et portées en toutes occasions par tout le monde.
Puis les poissons colorés, les fruits
Des produits typiques (costume de bain de style local) sont présentés par une vendeuse sympathique, mais nous saurons résister, et ne ferons pas affaire ce coup là).
Le premier étage du marché est réservé aux bars ou aux restaurants locaux, ainsi qu'à la vente de gadgets ou de vêtements pour touristes (teeshirts). De bon matin, ça carbure dur à la bière, la célèbre Hinano, LA bière de Tahiti, qui parait rendre les dames encore plus joyeuses.
11h, il est temps de rentrer car à 13h on doit nous livrer à la maison l'auto que nous avons louée. Nous retrouvons l'agréable parc de Bougainville, découvrons la mairie, et le palais du gouvernement (magnifiques bâtiments de style colonial).
De nombreux murs peints gigantesques sur le thème du Pacifique égaient le trajet...
Papeete ne correspond pas complètement à l'idée qu'on se fait habituellement de la Polynésie, car c'est avant tout une ville, un grand centre administratif, comme le sont St Denis de la Réunion, Pointe à Pitre ou Fort de France, avec une circulation automobile dense.
Mais je trouve ce port beaucoup plus plaisant que les autres villes d'Outre Mer. Les gens sont gais, toujours souriants, prêt à rire aux éclats, cherchant à engager le dialogue avec les inconnus. Ils sont heureux de vivre, et le montrent.
La circulation automobile malgré son importance, est moins pesante que dans les DOM. Les automobilistes sont prudents, roulent lentement, cèdent naturellement la priorité à un piéton qui veut traverser.
Bref, on s'y sent bien, même si c'est autre chose qu'on vient chercher en Polynésie.
Nous prenons possession de notre chambre ; notre petite auto nous est livrée 1h plus tard, et nous en profitons pour aller faire un tour du coté de la Pointe de Venus.
C'est une plage populaire de sable noir, à l'Est de Papeete, très animée le weekend, elle est dominée par un grand phare majestueux.
Cet endroit est célèbre, car, au 18ième siècle, ce fut le lieu de débarquement de James Cook (encore lui, on le retrouve décidemment partout, de l'Alaska à Hawaii, de l'Australie au Nord Ouest Américain, …). L'objectif avoué était scientifique. Il devait, comme d'autres navigateurs un peu partout sur notre globe, observer le transit de Venus derrière la soleil. La compilation de toutes ces observations permettra de mesurer avec une grande précision l' "Unité Astronomique", c'est-à-dire la distance de la terre au soleil. Mais cette expédition de plusieurs navires (le Bounty en faisait partie) dans une possession française avait aussi un but plus caché : convertir la population au protestantisme. Cela fut réalisé avec un succès certain : voir le panneau instructif affiché à la Pointe de Venus, au pied du phare.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
C'est parti pour ce carnet de voyage, en espérant vous faire découvrir nos coups de coeurs, mais aussi quelques rares déceptions et frustrations sans doute…
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances! En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage…
Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain. Pour la version en images, cliquez ici: Bonne lecture! Marie USA 2011 INTRODUCTION Jamais 2 sans 3…
J'ai lu de nombreux carnets de voyage sur les Etats-Unis (sur l'Ouest des Etats-Unis pour être précis) ; beaucoup concernent le Sud-Ouest et/ou Yellowstone.…
Ce carnet de voyage a pour but de résumer notre voyage de 3 semaines en californie / oregon / washington. N'ayant pas trouvé beaucoup d'info sur ces états lors…
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...