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Idée de "road trip" dans l'Ouest américain English translation pending
by Philoquébec · 2011-11-18 · 22 replies
Salut à tous je viens de m'inscrire sur ce forum que je trouve absolument génial et rempli d'infos !!!

Je me présente Phil, j'ai 28 ans, français, habitant au Québec depuis 1 an, et ayant pour projet un trip de 2 mois en tente avec ma blonde

On envisage un road trip de 2 mois l'été prochain dans l'ouest canadien et américain

J'ai déjà épluché de près qques récits de road trip (le monde de Grismote, ouestusa.fr, sibellelaterre, et autres) ce qui me donne déjà une bonne idée du trajet

Alors si vous avez des infos (je recherche notamment des recommandations sur les campings, également "sites loin de tout", dans ou en dehors des parcs nationaux aux USA et au Canada), je suis preneur !!!

je vous laisse me donner un avis sur cette idée de trajet !!!

Avant toute chose, on dispose de 3 ou 4 jours de plus à rajouter ici ou là, soit pour visiter un lieu, soit pour du repos supplémentaire alors n'hésitez pas On souhaite faire exclusivement que du camping en tente (sauf dans les villes bien entendu) On va faire les sites connus bien entendu (c'est notre 1ere visite) mais on essai d'éviter le monde et les touristes même si nous en sommes !

1er aout au 03 aout : banff 03 aout au 05 aout : jasper 05 aout : yoho 06 aout : route pour vancouver 07 au 10 aout : vancouver island 11 aout : seattle 12 aout : route vers yellowstone 13 au 17 aout : yellowstone 18 aout : route vers antelope island 19 sept : route vers Moab + mill creek canyon 20 aout : arches NP + onion creek road + fisher tower 21 aout : dead horse + canyonland (island in the sky) 22 aout : island in the sky 23 aout : retour vers Moab via shafer trail + potash road et musselman arch et route vers the needles 24 aout : the needles 25 aout : route vers monument valley + MV 26 aout : route vers Hanksville + valley of the gods, Goosenecks + muley point 27 aout : little egypt + little wild horse canyon 28 aout : route vers Capitol reef (fruita) 29 aout : capitol reef (cathedral valley) 30 aout : capitol reef (strike valley, waterpocket via burr trail road) 31 aout : capitol reef (upper muley twist canyon) 01 sept : lower calf canyon ? 02 sept : hole in the rock road (the volcano) 03 sept : hole in the rock road (peekaboo guilch, broken bow arch, sunset arch, coyote arch, devils garden, cathedral golden) (faisable dans la journée ???) 04 sept : route vers bryce canyon + red canyon (mossy cave) 05 sept : Bryce canyon 06 et 07 sept : Zion 08 sept : route vers lake powell (nuit alstrom point) 09 sept : antelope canyon + horseshoe bend 10, 11 et 12 sept : grand canyon (bright angel trail) 13 sept : las Vegas + route vers death valley (furnace creek) 14 sept : death valley (racetrack playa) 15 et 16 sept : Sequoia NP 17 sept : route vers yosemite 18 et 19 sept : yosemite 20 sept : route vers monolake via tioga pass 21 sept : bodie + route vers San Francisco 22, 23, 24 sept : San francisco 25 et 26 sept : route vers Los Angeles via CA 1 + Monterey 27 et 28 : Los Angeles et fin du voyage

Est il nécessaire de visiter Sequoia si on s'attarde à Yosemite avec mariposa grove ? Lower Calf canyon vaut il une journée de visite ?

D'avance un immense merci pour votre aide

Philippe
Itinéraire pour trois semaines en Colombie? English translation pending
by Melanotchka · 2011-04-18 · 31 replies
Bonjour à tous !

Nous sommes 2 filles en préparation d'un voyage de 3 semaine en Colombie, et nous aimerions construire un itinéraire avec des étapes authentiques pour découvrir vraiment le pays et ne pas rester en surface,

Est ce que vous auriez un itinéraire à conseiller (du sud au nord j'ai l'impression) et des bonnes adresses (chez l'habitant / exploitations de café , tourisme éco ....)

Merci !!

Mélanie
De Yant Flat à Joshua Tree avec un p'tit crochet par... Yellowstone ! English translation pending
by Marati · 2018-12-26 · 348 replies
Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !

Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.

Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).

De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.

Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...

J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour

Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏

On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...

Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.

On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!

Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.

Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...

Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Le Nicaragua n'est pas dangereux? English translation pending
by EveetGaelle · 2009-05-26 · 28 replies
Je lis que du CR, il faut aller au Nicaragua, n'est pas dangereux?? merci
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser English translation pending
by Celineakavps · 2013-10-21 · 292 replies
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :

Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.

D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.

La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.

Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.

En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.

Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.

Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...

Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.

Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?

Le texte original (avec photos) ICI.
Circuit en Andalousie English translation pending
by Chanchankhet · 2013-02-05 · 25 replies
bonjour a tous qui part avec plein vent en circuit andalousie le 23aout 13 au 30aout 2013 ????? nous sommes 4 adultes pour le circuit si vous le faites jaimerai bien avoir une discussion avec vous nous connaissons pas du tout est ce que seville est bo on ma dit que cetait a voir cordialement chantal
Compte rendu d'un voyage au Panama en mars 2009 English translation pending
by Nolivier · 2009-04-15 · 8 replies
Bonjour,

de retour du Panama depuis deux semaines, j’ai enfin un peu de temps pour écrire un ptit compte rendu sur notre ballade, qui je l’espère pourra modestement aider certains à se faire une idée de ce beau pays. J’ai eu du mal à récolter des infos sur le Panama avant de partir, donc voici le détail de nos deux semaines sur place, comme d’habitude bien trop court, même pour ce « petit » pays.

Arrivée à Panama city en fin de journée, taxi pour le centre ville (20$), nuit à l’EuroHotel, 55$, assez cher mais plus grand chose de dispo une semaine avant notre arrivée. Hotel correct, clim, propre mais sans charme. Le lendemain ballade dans les quartiers d’El Cangrejo et Marbella pour trouver de l’argent, un téléphone, une voiture et voir toutes ces tours assez incroyables. Nous ne sommes pas allés dans le vieux Panama, nous avons préféré partir rapidement, si nous étions resté plus longtemps je pense qu’on serait restés deux trois jours dans cette ville assez étonnante. Bref…

Départ en début d’après midi pour Pedasi au sud-est de la Péninsule d’Azuero, nous avons du mettre 5h pour y arriver.

Nous avons logé chez un couple suisso-arménien francophone, Isabelle&Robert, très sympathique. Enfin c’est un hostal, La rosa de los vientos, 30$ la nuit. Tout récent, trois chambres sobres et accueillantes avec une terrasse avec vue sur le pacifique. Sympa. A l’écart du village, avec une plage (moyenne) à 5-10mn à pieds. Le village et la région sont assez attachants, très paisible, la route vers Tonosi est assez pittoresque. On s’est aussi arrêté sur la plage de Venao pour regarder tous ces surfeurs sur ce spot très apprécié. En buvant une Balboa c’était parfait !

De Pedasi nous avons ensuite pris la route vers Boquete. Nous avons pas mal hésité entre Boquete et Volcan, Boquete ayant la réputation d’être « envahie » de communautés de retraités américains et de touristes. C’est sur cette ville que notre choix s’est tout de même porté, surtout pour des raisons pratiques, pour faire un peu moins de route. Finalement, il est vrai que c’est touristique, mais c’est quand même pas blindé de touristes, et on sent au Panama, faut pas abuser. Là, nous avons logé à la Pension Dona Cata, vieil hôtel en bois rénové qui doit être là depuis un moment. 30$ la nuit, chambre sobre, mais l’hôtel a vraiment un charme fou, il donne sur la place de Boquete. Nous avons fait une rando « oiseaux » à la finca lerida, 4h dans la foret avec un très bon guide, mais j’avoue que les 50$ par personne, ça calme grave, c’est abusé et clairement la plus chère de nos activités payantes. Enfin, on s’en doutait un peu en venant à Boquete. Ce fut tout de même très intéressant, nous avons vu deux quetzal, quelques oiseaux (mais pas tant que ça), entendu des singes hurleurs (ce bruit…) et visité la très belle finca. Déjeuner au resto de la finca, vue magnifique sur la vallée. Le lendemain matin, nous sommes allés aux sources d’eau chaude de Caldéra. Par là-bas, l’inflation est galopante, l’entrée a doublé récemment (passant certes à 2$ « seulement »). Ptit coin assez agréable, par contre à faire aux heures fraîches (nous y étions le matin vers 8h) parce que les sources sont vraiment chaudes.

Après cela, direction l’archipel de Bocas, en passant par la route qui traverse le pays. Le d��but de la descente vers la province de Bocas est assez impressionnant, pluie, brouillard et des glissements de terrain monstrueux assez régulièrement, bienvenu sur le coté caribéen, si différent du coté Pacifique !! Nous avons laissé notre voiture dans un parking à Almirante (3$ par jour) puis pris un taxi boat pour Colon (6$ par personne, Bocas Marine&Tours, nickel). Arrivé à Colon, re taxi boat pour Bastimentos (4$ par personne). Nuits à l'hostal Bastimentos, superbe maison caribéenne en bois sur les hauteurs d’Old Bank (très belle chambre boisée à 40$, possibilité de se loger pour moins cher, à partir de 18$ il me semble). Très bien, ambiance complètement différente du coté pacifique, vraiment plaisant. Un village, une ruelle, des gens détendus, du reggae craché par de bons vieux sound systems, un peu de musique latine quand même, le dépaysement est total, et c’est presque l’ambiance caribéenne cliché que l’on vit la bas. Un des meilleurs moments des vacances. Pour manger, le roots bar, très bien, les fesses au dessus de l'eau, pas cher, des locaux, des touristes, moyen de trouver un guide pour se ballader sur l'île. Et puis prix de l’incongru pour le resto thaï sur les hauteurs de la ville, un peu d’effort pour y arriver, mais la vue est extra et la nourriture exquise… Décalé avec le reste mais vraiment super. On a également plongé avec le dutch pirate, une sortie de deux plongées moyennes, mais ambiance décontractée, visibilité moyenne, et encore on avait de la chance il paraît. 55$ les deux plongées, pas cher. Nous sommes aussi allé jusque la segunda playa à pieds (red frog beach), ballade agréable le long du littoral nord, plutot sauvage, battu par les vagues. Très belles plages « sauvages ». Baignade un peu difficile en raison des courants.

Après Bastimentos, direction Santa Fe, village sur la cordillère centrale avec une super adresse, l’hostal la qhia tenu par Stefanie&Horacio, couple "belgo-argentin". Ils ont topé une belle maison avec beaucoup de caractère et en ont fait un endroit de rencontre et de bien être très appréciable. Et l’accueil est formidable. Pour ne pas arranger le tout(!), pas mal d’activités sont prévues, avec ou sans guide, Stefanie ayant réalisé des ptites cartes à la mano très bien faites pour partir randonner seuls quelques heures dans la nature environnante. Pas très dépaysante pour un français mais très agréable. De belles baignades possibles, des descentes de rivières, des ballades à cheval. Et des rando avec Edgar. J’en ai fait une nocturne de 4h avec ce jeune panaméen incroyable, pas très bavard mais qui connaît extrêmement bien la foret. Voilà, vraiment une bonne adresse cet hostal. Ah oui, le prix de la chambre, 30$, Sdb partagée.

L’étape suivante fur La Pintada, joli petit bourg paisible un peu dans la montagne. L’occasion d’acheter chez un artisan très sympa et à priori assez reconnu un beau pintao, sombrero du coin. Nuit dans un hostal à 5km au nord, j’ai oublié le nom et il n’est dans aucun guide. Tenu par des gringo sympas, structure neuve, manquant un peu de charme, fonctionnelle, la vue est magnifique, 40$ la nuit.

Puis ce fut el Vallee pour un passage éclair (j’ai trouvé cet endroit beaucoup plus touristique que Boquete), les écluses de Miraflores (assez impressionnant le passage des énormes porte containers), et direction la côté caribéenne pour l’étape que nous avons préféré, la finca los tucanes. Il s’agit d’un projet mené par Miguel et son amie Yaneth (absente quand nous y étions). Trois cabanas dans une finca au milieu de la jungle, superbe. Confort rustique, avec l’essentiel. Eau de la rivière pour se laver, et pas d’électricité. Miguel est un basque français à la vie très mouvementée d’après ce que nous avons compris. Il vit au Panama depuis 10 ans, et avec lui, ce fut génial. Ballade dans la jungle, observation des oiseaux dans la finca (ce spot à 2 mètres de la cabanas…), tour du jardin/potagé, artisanat (travail de la Tagua), baignade dans les rivières, pêche, nuit dans la jungle… pas moyen de s’ennuyer avec Miguel, le lieu est aussi idéal pour buller… Et puis l’attrait de la finca est Miguel lui même, passionné, accueillant comme peu de monde, cordon bleu (hummm ces bons ptits plats avec tous les légumes/fruits du potager), bon vivant, fin connaisseur du monde de la jungle… voilà, si après ça vous ne voulez pas aller le voir… En pratique, c’est à coté de Maria Chiquita, un peu avant Portobelle. Pour arriver dans la finca, 10mn de piste en voiture, puis 40mn de marche avec Flaca, la jument qui porte les sacs à dos !! A la fin du parcours, passage d’un ruisseau avec filin métallique pour pas finir les pieds dans l’eau. On a compris pourquoi Miguel insistait tant pour venir nous chercher à Maria Chiquita ! Pour le prix, c’est 30$ par personne en pension complète, on repart avec 3kg en plus malgré les ballades tellement Miguel prend soin de nous…

Nous avons fini par une nuit dans les environs de Portobello, au Coco Plum, définitivement trop cher (55$) par rapport aux prestations de cet hôtel qui fait également centre de plongée. Portobello est un village assez étonnant, de belles ruines, plutôt craspouille mais ya une certaine atmosphère qu’y s’y dégage. Nous avons poussé jusque La Guaira en face de l’Isla Grande, et nous y avons découvert une très belle petite plage avec des cabinas les pieds dans l’eau, cabinas montecarlos, entre 30 et 40$, si c’était à refaire nous irions là.

Voilà, bravo si vous avez réussi à tout lire, j’ai essayé d’être concis, mais pas évident (j’ai surement oublié pas mal de trucs).

Pour conclure, je dirais que ces deux semaines nous ont dévoilé la grande diversité que peut offrir le Panama, la grande richesse de ses habitants, de sa faune et de sa flore. Assurément un beau voyage, pas forcément hyper dépaysant, mais que nous avons grandement apprécié. Une grande frustration a été de ne pas connaître l’espagnol et donc de ne pas pouvoir discuter avec les locaux, d’ou d’ailleurs nos hébergement à majorité chez des francophones. Nous avons quand même pu échanger des mots et quelques baragouinages avec les Panaméens qui sont dans l’ensemble vraiment très accueillants. Et petite précision, le Panama est peut être un « petit » pays, il n’est reste pas moins qu’entre Panama à David ça fait une trotte, j’avais sous estimé les distances, au final 2300kms en deux semaines, c’est un peu trop. Même si les routes sont plutôt en bon état. Très facile à faire en bus, il y en a partout, ils sont très fréquents et peu onéreux. Et puis l’expérience de monter dans un diablo doit être plutôt fun…

Je compte mettre des photos sur mon blog, quand j’aurais le temps. Et ça sera par là, dans la catégorie "Pour les yeux - Images":
http://skanolive.free.fr/bass_culture/

(Utilisez la fonctionnalité recherche, ce blog parle avant tout de musique, j'y mets mes comptes rendus de voyage mais il y a beaucoup plus de posts causant musique que de posts de compte rendu de voyage)

Olivier
Deux Marseillais à Rio English translation pending
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
South America Explorers (SAE) English translation pending
by Sabine12 · 2008-07-29 · 21 replies
Hello

partant bientôt pour l'amérique du sud pour 6 mois, j'ai lu dans les lonely planet des info a propos de SAE ou south america explorers : une sorte d'organisation qui regroupe des infos pour les voyageurs en amérique du sud et qui a une base en général dans la capitale de chaque pays (avec bibliothèques pour consultation, échange de livre, petites annonces et autres info).

La connaissez-vous, est-ce intéressant / utile d'y cotiser ?

merci sabine
Sud Lipez (Bolivie) et Salar d'Uyuni depuis San Pedro de Atacama? (Chili) English translation pending
by Daems · 2007-07-06 · 19 replies
Bonjour. est-il possible de faire le tour de 4 jours en Bolivie (Sud Lipez, salar d'Uyuni, lagunas..) depuis san Pedro de Atacama et en revenant à San Pedro de Atacama à la fin? La ville d'Uyuni n'a pas l'air attirante et en plus on voudrait aller de San Pedro à Salta par le paso de Jama ensuite. Merci déjà de vos conseils
Choisir entre le Nicaragua, le Costa Rica et le Guatemala? English translation pending
by YunaVF · 2006-08-07 · 28 replies
Bonjour à tous!

Encore un sujet mille fois abordé, et j'ai lu nombre des réponses faites sur ce sujet, j'ai parcouru le site en long et en large! Mais chaque fois, je me demande quel type de voyageur se "cache" derrière le clavier et quel genre de voyage il affectionne en général.....On peut visiter un même pays, être de la même nationalité et vivre une expérience totalement différente, tout mon problème est là !! Chacun voyage à sa manière selon ses envies, c'est tout 🙂 Et nous hésitons entre ces trois pays car nous recherchons avant tout un contact étroit avec la nature, la flore et la faune, le camping est parfait pour ça, en régle général, on évite la foule, les villes, pas du tout intéressés par les fiestas alcoolisées des touristes nords américains ou européens quoi...Plutôt intéressés par les campecinos qui travaillent la terre 😉 Euuuuh....voilà pour le détail succint de notre état d'esprit (état d'être?).

Qu'en pensez-vous? Quel pays est suceptible de nous plaire le plus parmi le nicaragua, le costa rica et le guatémala? Je suis désolée de vous solliciter encore une fois sur ce sujet, j'espère que vous aurez la patience de nous répondre encore une fois 😛

Merci pour votre aide et vos suggestions, Gaëlle.
De retour de trois semaines au Pérou English translation pending
by Rando06 · 2006-05-23 · 58 replies
Si vous avez besoin d'infos, nous rentrons de 3 semaines au Pérou. Notre circuit:nuit à LimaCuzcoVallée SacréeMachu Picchumini trek AusangateCuzco- Train des Andes - PunoLac Titicaca, iles Uros-Amantani-TaquileArequipaCanyon du Colca 3 jourstentative (!) d'ascension du Chachani, avortée due à des problèmes d'altitude et un vent glacialLima

Nous rentrons ravis, et fourbus, mais prêts à vous aider si besoin Bon voyage Gilles
Itinéraire d'un mois Honduras-Belize-Mexique English translation pending
by PatBur · 2011-05-18 · 4 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir des commentaires/suggestions sur mon itinéraire ( endroit à visiter, transports, restaurant, hégergement, activité): Nous sommes deux backpakers ds la vingtaine.

- Arrivée San Pedro Sula : - Direction La Ceiba par autobus pour prendre le traversier safin de se rendre à Utila pour 1 semaine de plongee Est-ce que Roatan vaut le détour ??

- Ensuite retour a la ceiba(1 ou 2 nuits), Tela (1 nuit), Copan (2 nuits) J'ai aussi entendu parler du lac Yojoa (sa vaut le detour?, combien de temps?, comment s'y rendre)

À partir de Copan pour me rendre au Bélize suis-je mieux de prendre le bus par le guate ou retourner prendre un traversier à Puerto Cortes ??

Rendu au Bélize jusqu'à Cancun, j'ai de la difficulté avec mon itinéraire puisqu'il me reste seulement 2 semaines. Est-ce assez pour avoir un bon aperçu que ce qu'il y a à voir sur le chemin.

Merci, Patrick
La vallée de Elqui (Chili) English translation pending
by Toussaint · 2004-10-17 · 5 replies
Salut a tous,

toujours pour mon voyage de 5 mois en am du sud, depart fev, j'ai entendu parlé de la vallée de l'Elqui par ma prof d'espanol (elle est chilienne) que il fallait vraiment m'arreter la-bas car c'est une bonne etape entre Atacama et Santiago et un parfait endroit pour profiter de l'un des meilleur ciel du monde pour voir les etoiles.

Je suis un fan d'astronomie, je cherche des infos sur les possibles visites (observatoire, ...), herbergement dans le coin ou autres bons conseils.

Merci a tous.
5 mois en immersion en Amérique du Sud English translation pending
by Toussaint · 2004-09-22 · 10 replies
Bonjour a vous, chers confreres.

Francais vivant a Prague depuis 1 an. J`organise un petit voyage de 4 a 5 mois en amerique du sud. Avec comme seul connu😐, qui sont un billet Paris-Quito et un autre Buenos aires-Paris. Je voudrais traverser la penisule par l`Ecuador, le Perou, la Bolivie, le Chili et l`Argentine. tous ca rapido je sais (sejour un peu court pour ca 🙁), mais si vous avez des bonnes adresses ou des lieux incroyable cachés, j`ouvre grand mes oreilles ( que ce soit sur le transport, le climat, les visites, le budget, ou juste des petites experiences d'anciens routards, tous est bienvenue).

je partirai en janv ou fev et arrivee en juin, delai prevue 20j ecuador, 25j Perou, 15j Bolivie, 40j chili et 25j Argentine (peut etre des ajustements a faire, j`attends vos conseils)

aussi je parle CORRECTEMENT espagnol 😉.

merci a vous.
Qui a voyagé ou vécu au Chili? English translation pending
by Korina · 2008-12-19 · 17 replies
bonjour ma prochaine destination serait le Chili qui a voyage ou vécu dans ce pays? merci korina
Honduras ou Nicaragua? English translation pending
by Klok · 2004-12-31 · 7 replies
bonjour, je suis fortement désemparé, je devais partir pour le sri-lanka à la fin janvier et pour les raisons que vous connaissez tous, malheureusement et avec tristesse je dois réorienter mes plans de voyage. j'ai mon brevet de plongée et je désire aller en faire en amérique centrale, j'hésite entre le honduras ou le nicaragua- le costa rica et le bélize étant trop dispendieux. j'ai besoin de vos avis et si vous avez des <> à me transmettre concernant ces pays SVP n'hésitez pas- je compte m'y rendre en février pour quelques semaines. merci d'avance
Agence à San Pedro de Atacama? (Chili) English translation pending
by Jeanpier · 2007-10-30 · 10 replies
Ma femme et moi allons rester plusieurs à San pedro de Atacama et je découvre que certaines agences pour faire des excursion semblent devoir être évitées.Donc si vou avez des noms d'agence qui vous ont satisfait, merci de me les indiquer: l'agence Layana semble être sympa. Et pour aller à Uyuni, j'ai entendu parlerde l'agence 0asis mais je me demande si celle-ci n'est pas, en fait, à Uyuni. Merci à tous jipé
Discussion autour du concours de mars 2015: Textures du monde entier English translation pending
by Masterpo · 2015-03-01 · 414 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule "Textures du monde entier" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 24 mars 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Location de voiture à l'aéroport de Malaga English translation pending
by Genal · 2015-04-27 · 60 replies
Voici des précisons sur les locations de voitures à l'aéroport de Malaga.

Sujet maintes et maintes fois évoqué sur ce forum, mais il faut donner quelques précisions.

Evidemment, pour les habitués du forum, si j'ai oublié quelque chose ou s'il faut faire une rectification ou un complément, je pense que nous serons tous heureux de les lire.

Grosso-modo :

1 - On peut d'abord regarder les tarifs des locations sur un comparateur tel que locationdevoiture.fr, mais il doit y en avoir d'autres, comme rentalcars.com. Je préfère le premier car on peut joindre l'équipe facilement par téléphone.

2 - On peut également consulter les sites des agences de location situées à l'aéroport, mais pas dans le terminal, comme malagacar.com , centauro.net etc.....

Avantages et inconvénients des 2 méthodes :

Option 1 - Sur ces sites vous trouverez les loueurs habituels Avis, Hertz, Europcar, qui sont, en général, sans surprise, mais un peu cher.

Pour les premiers prix, il s'agira de loueurs low-cost.

Leurs prix sont imbattables, parmi les moins chers au monde, parfois, jusqu'à 3 € par jour.

Evidemment, pas au mois d’août, mais en mai, c'est possible (regardez pour la semaine prochaine du 3 au 10 mai). En contre-partie de ces prix extrêmement bas, il faut connaître la politique de carburant et d'assurances de ces compagnies low-cost (Goldcar, Record, Firefly etc...)

Les agences low-cost sont pratiquement toutes installées dans le terminal même, au sous-sol

Compte tenu des prix excessivement bas, il y a souvent de longues files d'attente, il est donc recommandé de laisser quelqu'un attendre les bagages, pendant qu'un autre commence à faire la queue.

Donc pour les low-cost :

A - Carburant : on vous donne un réservoir plein de carburant, qui est sur-facturé de 20 à 30 € (frais logistique, sic !) et vous pouvez rendre la voiture avec le réservoir vide. Si le réservoir n'est pas vide au retour, la différence est soit disant remboursée, mais il ne fait pas trop y compter.

B- Assurances : Il y a une caution qui selon la catégorie de la voiture peut aller de 600 € à beaucoup plus, pour une voiture haut de gamme. L'employé va vous demander une carte de CREDIT pour retenir la caution dessus. Or, nous les français ne sommes pas habitués aux "cartes de CREDIT" , nous avons des cartes à "débit immédiat" ou à "débit différé". Ce qui n'est pas la même chose. Par conséquent, l'employé vous dira qu'il ne peut pas retenir une somme sur votre carte et vous proposera, en échange, de vous vendre une assurance complémentaire (de 7 € à 14 € par jour) pour assurer la voiture pour le bas de caisse, les clés et annuler la franchise. Là, vous êtes au pied du mur, soit vous refusez et allez voir chez les voisins, qui de tout façon appliquent la même politique, soit vous acceptez.

C - La carte de crédit doit être au nom de la personne qui a réservé la voiture par internet

D - Le paiement se fait à l'avance par internet

E - Si vous rendez le véhicule en retard : 40 €

F - Si vous prenez ou rendez le véhicule en dehors des horaires d'ouverture (8h00 à 23h00), il y a un surcoût de 40 €

Option 2 - Malagacar.com : inconvénient, l'agence est située à 500 mètres du terminal, mais il est préférable de prendre la navette.

En général, il n'y a pas de file d'attente trop longue.

Au retour, un employé vous raccompagne au terminal directement avec la voiture, donc pas de navette (ça c'est génial).

A - Carburant : on vous donne un réservoir avec un demi-plein de carburant, qui est sur-facturé de 20 € (frais de remplissage, sic !) et vous pouvez rendre la voiture avec le réservoir vide. Si le réservoir n'est pas vide au retour, la différence ne sera pas remboursée.

B - Assurances : idem que chez les low-cost, mais si vous n'avez pas de "carte de crédit", l'employé va vous proposer de débiter la caution (dans mon cas, lors de ma dernière location, c'était 1000 €) et de la re-créditer au retour du véhicule (entièrement ou partiellement s'il y a eu des dommages). Les 1000 € ont été re-crédités 1 semaine après mon retour en France Donc il faut prévoir cette éventualité.

C et D - On paye à la prise du véhicule, pas à l'avance, donc souplesse avec le porteur de la carte bancaire. On peut décider au dernier moment, mais comme chez les autres, c'est la carte du conducteur qui est admise

E - Il y a une souplesse de 2 heures, sans pénalité, pour le retour du véhicule.

F - Si vous prenez ou rendez le véhicule en dehors des horaires d'ouverture (8h00 à 23h00), il y a un surcoût de 35 €

Par conséquent, en tenant compte de tous ces paramètres, c'est à vous de faire la comparaison entre les prix proposés par les différents loueurs, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

J'ai tenté d'être intelligible et exhaustif, mais si les habitués veulent apporter des précisions ou des modifications, ils sont les bienvenus.

Bon voyage
San Pedro et Patagonie du nord en juillet-août: que sera-t-il possible de faire? English translation pending
by Eric38500 · 2020-01-27 · 9 replies
Bonjour, Comme beaucoup, nous n'avons pas la possibilité de prendre trois semaines de congé à une période autre que les mois de juillet et aout 😕 Nous savons que ce n'est pas la meilleure période pour visiter le Chili mais nous avons prévu, tout de même, de passer 4-5 jours à l'Ile de Pâques, une grosse semaine à SPA et dans l'extrême nord, et une grosse semaine dans le nord de la Patagonie. Parmi les excursions classiques de ces deux dernières régions, qu'est ce que nous pourrons et ne pourrons pas faire pendant l'hiver chilien ?

Dans l'attente de vos retours.
San Pedro et Coca au Pérou? English translation pending
by Anthesyte · 2008-05-20 · 4 replies
Hola!

Etant ou perou depuis quelques semaines maintenant, je suis intriguee et assez attiree, je dois dire, par tout ce qui a trait au chamanisme. Je suis actuellement a Cuzco, et certaines agences proposent des journees san pedro. Il s agit de se rendre dans un lieu specifique, en petit groupe, et en compagnie d un guide experimente, de boire la fameuse potion de san pedro et d attendre de voir se qui se passe. d apres mon guide et l agence, c est sans risque. mais je voudrai savoir si quelqu un a deja tester le san pedro et quel en sont les effets, si effectivement, c est sans risque, bref j aimerai avoir des temoignages !! merci d avance!

En ce qui concerne les fameuses feuilles de coca, que j ai tester!!!, je voudrais simplement savoir si on a le droit d en rapporter en France, car j aimerai faire tester ca a mes amis ?? Merci d avance Anthesyte
San Pedro d'Atacama - Uyuni - Salta et environs English translation pending
by Toumtoum64 · 2016-07-06 · 12 replies
Bonjour à tous, Je pense que ce sujet a déjà été abordé mais je n'arrive pas à trouver de réponse précise à mon interrogation. En effet au cours d'un voyage de 3 semaines en Argentine avec ma femme, nous aimerions intégrer une boucle avec départ de San Pedro d'ATacama arrivée à Salta et bien sur incluant le fameux salar d'Uyuni : Sud Lipez. Savez vous si cela est possible? Si des agences proposent ce type de trajet (j'ai l'impression qu'elles ramènent toutes au point de départ)? Et combien de temps cela prend?

Merci d'avance pour vos réponses.
Visiter San Pedro de Atacama et environs English translation pending
by Jcedechens · 2018-05-07 · 13 replies
Bonjour, nous voici à la serena chili pour deux jours. Nous allons prendre le bus et rejoindre directement calama. Nous souhaiterions louer une voiture à Calama pour visiter les environs et rejoindre San Pedro de Atacama. Est il préférable de louer à Calama où directement à San Pedro ? De plus avec une voiture de loc chilienne peut on aller visiter les lagunes en Bolivie frontalière? Les voitures sont elles fiables dans ce désert ? Combien de jours faut il prévoir à San Pedro pour profiter correctement de toutes les beautés qui l’entourent? On réfléchit aussi à la possibilité de visiter la Bolivie après San Pedro jusqu’ Lac Titicaca, est ce possible ? Y a t’il un bon réseau de bus en Bolivie comme au chili ? Merci de votre aide Eliane
Choisir entre Mendoza et San Pedro de Atacama English translation pending
by Coucou60 · 2014-11-19 · 26 replies
Bonjour à tous Nous arriverons à Santiago le 6 février 2014 et devons être à BA le 1 mars d'où nous prendrons une croisière qui nous ramènera à Santiago . Alors voilà , plus je m'informe et plus j'hésite. Nous voulons voir la région de Salta, Iguazu et quelques jours a BA ces trois dernières destinations se feront en avion. J'aimerais qu'on me conseille sur la première partie du voyage ( disons du 7 au 20 février ) deux choix: 1 er : Santiago a san Pedro de Atacama en avion et traverse en bus vers salta et location auto à Salta pour faire une boucle. 2 e : Santiago a Mendoza en bus et location d'une auto pour se rendre à Salta , quoique cette avenue me semble dispendieuse le surplus pour le "one way" est très chère , mais bon nous serons 4 à partager les coûts.

Que me conseillez vous sachant que nous préférons les beautés de la nature et un peu de rando plutôt que les villes et musées. De plus, est-il préférable de louer l'auto sur place car ça me semble vraiment très cher selon mes nombreuses recherches sur internet.

Merci pour votre aide.
Itinéraires et agences de San Pedro de Atacama à Uyuni? English translation pending
by Claudapied · 2012-06-04 · 22 replies
Je souhaite passer du Pérou à la Bolivie par le Lipez et en profiter pour faire une grande ballade de plusieurs jours, y compris dans le Salar de Uyuni. Point de départ : San Pedro de Atacama - Point d'arrivée : Uyuni Quels sont vos conseils d'itinéraires mais aussi d'agences auxquelles s'adresser (et prix si possible) ? Merci !
Salar de Atacama et San Pedro de Atacama (Chili) English translation pending
by Pasku · 2005-08-22 · 15 replies
Salut,

On est en train de préparer notre voyage et on se demandait si cela vaut le coup de voir le salar de Atacama après avoir vu celui d'Uyuni. Est-ce que quelqu'un pourrait me donner du conseil à ce sujet? Et la ville de San Pedro de Atacama, ça vaut la visite? Ou c'est mieux d'aller à Antofagasta?

Finalement, combien de temps cela prend de faire le trajet Antofagasta-Arequipa en bus? Vous recommandez de s'arrêter à Iquique ou Arica (ou quelque autre endroit) dans le chemin?

Je vous remercie d'avance pour votre aide! Amaia
Prix circuit San Pedro - Uyuni et retour sur Calama avec agence English translation pending
by Silkroad1962 · 2019-10-20 · 2 replies
Bonjour, sujet maintes fois traité certes mais nous venons aux dernières nouvelles. Nous souhaitons faire un circuit San Pedro -uyuni et retour sur Calama ( car avion à 19h00)....donc en recherche d une agence raisonnable car jusqu a présent les prix proposés en privés sont à ....3000 euros pour ces 4 jours/3 nuits.... Des idées à nous donner.....peut etre circuit jusqu à uyuni en 3 jours et taxi ou autre transfert uyuni Calama...merci de vos participations.
Itinéraire à San Pedro de Acatama et excursions English translation pending
by Saboli2007 · 2010-08-01 · 26 replies
Bonjour,

Je pars au Chili avec mon amie en septembre pour 21 jours. Nous comptons dès notre arrivée à Santiago nous rendre directement sur San Pedro et y rester 4/5 jours pour y faire les principaux sites (GEYSERS DU TATIO / VALLEE DE LA LUNE / SALAR DE TARA ET MONJES DE LA PAKANA / SALAR DE ATACAMA - LAGUNES CHAXA, MISCANTI ET MIÑIQUES). Est-ce que ces différentes excursions peuvent se faire seule ? Nous aimons généralement faire les choses nous-même (avec voiture ou bus) mais il me semble que la plupart des points d'interêt se font en guide, pourriez-vous m'en dire un peu plus ?

Merci d'avance,

Saboli
Excursion seuls et risques de mines anti-personnels à San Pedro de Atacama? English translation pending
by Planetair · 2009-01-07 · 3 replies
Bonjour,

Nous partons à San Pedro dans la semaine. Or, sur un site gouvernemental officiel, il est précisé qu'à certains endroits près de la frontière (notamment vers San Pedro, désert d'Atacama...), il pouvait rester encore quelques mines anti-personnel, même si le plus gros a été enlevé, et qu'il valait mieux éviter les hors sentiers et demander aux policiers les lieux à éviter...

Or, on pensait éventuellement découvrir seuls les beaux sites autour de SPA (vallée de la lune, miniques et miscanti, salar de tara...), et faire nous même nos balades sur les sites, sans passer par des excursions avec agences.

Est ce que ceux qui y sont allés peuvent me dire s'il y a un véritable danger à se promener seul (sans guide) sur les sites, en sortant de la route goudronnée?

Est ce que de rester sur des sentiers et petits chemins de rando clairement tracés est suffisamment surs ? voire pas du tout, et du coup, il faudrait obligatoirement passer forcément par des agences ?

MErci

Planetair

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