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20 jours entre amis en Amérique du Sud en août English translation pending
Bonjour a tous,
Je prévois actuellement un voyage que j'espère mémorable pour ce mois d'Aout, et me permet de faire appel a vous pour quelques conseils !
J'ai actuellement 20 ans, et nous avons décider avec 3 autres amis a moi de faire un voyage en Amérique du Sud, de mi aout a debut septembre (une vingtaine de jours). Nous avons chacun un budget tout compris (vol+hotels+dépenses...) d'environ 4.000€.
Voici l'itinéraire pour l'instant défini (en fonction des prix, et des lieux qui m'intéresse le plus), au départ de Paris :
- Rio (Brésil) - Sao Paulo (Brésil) - Buenos Aires - Pérou (surement Cusco, pour sa proximité avec des sites intéressant?) - Bogota (car on m'a dit beaucoup de bien de la Colombie)
Tout d'abord, pensez vous qu'un tel budget est suffisant ? Y'a-t-il des destinations a omettre/rajouter pour améliorer le voyage ? J'ai un vrai doute aussi sur le mois d'Aout, on m'a dit que c'est l'hiver la bas, donc pas vraiment animé, est-ce vrai ? Si il ne fait pas 30° tous les jours c'est pas trop grave encore... :)
On part vraiment pour faire un vrai trip entre amis et "fuir" un peu Paris, donc pour s'amuser et découvrir, d'ou ma question sur le mois ?
Voila ! Certain d'entre-vous ont-il deja entrepris un tel voyage ? Au mois d'Aout ? Des conseils a me donner ? Des bons plans ? De l'argent ? Je prends tout !
Merci d'avance a tous !
Sacha
Je prévois actuellement un voyage que j'espère mémorable pour ce mois d'Aout, et me permet de faire appel a vous pour quelques conseils !
J'ai actuellement 20 ans, et nous avons décider avec 3 autres amis a moi de faire un voyage en Amérique du Sud, de mi aout a debut septembre (une vingtaine de jours). Nous avons chacun un budget tout compris (vol+hotels+dépenses...) d'environ 4.000€.
Voici l'itinéraire pour l'instant défini (en fonction des prix, et des lieux qui m'intéresse le plus), au départ de Paris :
- Rio (Brésil) - Sao Paulo (Brésil) - Buenos Aires - Pérou (surement Cusco, pour sa proximité avec des sites intéressant?) - Bogota (car on m'a dit beaucoup de bien de la Colombie)
Tout d'abord, pensez vous qu'un tel budget est suffisant ? Y'a-t-il des destinations a omettre/rajouter pour améliorer le voyage ? J'ai un vrai doute aussi sur le mois d'Aout, on m'a dit que c'est l'hiver la bas, donc pas vraiment animé, est-ce vrai ? Si il ne fait pas 30° tous les jours c'est pas trop grave encore... :)
On part vraiment pour faire un vrai trip entre amis et "fuir" un peu Paris, donc pour s'amuser et découvrir, d'ou ma question sur le mois ?
Voila ! Certain d'entre-vous ont-il deja entrepris un tel voyage ? Au mois d'Aout ? Des conseils a me donner ? Des bons plans ? De l'argent ? Je prends tout !
Merci d'avance a tous !
Sacha
Bayayibe pendant la saison des pluies English translation pending
Bonjour
Nous partons le 20 août à Bayahibe en République Dominicaine. Nous restons 3 semaines à l'hôtel Be Live Canoa. Je sais que c'est la saison des pluies et risque de cyclone mais on s'est lancé quand même ... - Pouvez vous me dire si cest "dangereux" et si la pluie est persistante ou juste passagère ?
- Bayahibe, village de pêche, est il sécurisé ? Car j'ai lu qu'en RD beaucoup d'agression, vol, ect ...
- Vaux mieux echanger les € en Pesos Dominicains ou en Dollars ? Ou les deux ?
- La question ultime ... les bebettes ... y a t'il des mygales, serpents ou ce genre d'animaux qui fou la trouille ... 😂 ?
- doit on faire un traitement contre le paludisme ou autre ? Nous comptons prendre des lotions et la panoplie qui va avec contre les moustiques
désolé pour mes questions mais c'est la première fois que nous partons dans les îles "tropicales" et un peu inquiet de certaine chose. Mais je suis convaincu que nous allons adorer ...
Merci à tous !!
Nous partons le 20 août à Bayahibe en République Dominicaine. Nous restons 3 semaines à l'hôtel Be Live Canoa. Je sais que c'est la saison des pluies et risque de cyclone mais on s'est lancé quand même ... - Pouvez vous me dire si cest "dangereux" et si la pluie est persistante ou juste passagère ?
- Bayahibe, village de pêche, est il sécurisé ? Car j'ai lu qu'en RD beaucoup d'agression, vol, ect ...
- Vaux mieux echanger les € en Pesos Dominicains ou en Dollars ? Ou les deux ?
- La question ultime ... les bebettes ... y a t'il des mygales, serpents ou ce genre d'animaux qui fou la trouille ... 😂 ?
- doit on faire un traitement contre le paludisme ou autre ? Nous comptons prendre des lotions et la panoplie qui va avec contre les moustiques
désolé pour mes questions mais c'est la première fois que nous partons dans les îles "tropicales" et un peu inquiet de certaine chose. Mais je suis convaincu que nous allons adorer ...
Merci à tous !!
5 semaines d'ornithologie en Argentine English translation pending
Bonjour,
pour faire court.... nous sommes :
http://www.oiseauxdumonde.eu/
Nous allons venir du 21 septembre au 28 octobre en Argentine pour voir et photographier tous les oiseaux dans différentes régions. Nous allons louer une voiture pour nous déplacer.
Nous aimerions savoir si certains d'entre vous ont une expérience sur ce sujet, des spots sympas, des parcs ou réserves a ne pas manquer. Nous sommes très preneurs surtout pour les endémiques.
Nous ne sommes pas opposés non plus à un hébergement sympa à la campagne pour photos d'oiseaux uniquement, car nous ne nous considérons pas comme touristes. Les guides ornitho à la journée sont les bienvenus s'ils ne sont pas "agences et autres"
http://www.oiseauxdumonde.eu/
Nous allons venir du 21 septembre au 28 octobre en Argentine pour voir et photographier tous les oiseaux dans différentes régions. Nous allons louer une voiture pour nous déplacer.
Nous aimerions savoir si certains d'entre vous ont une expérience sur ce sujet, des spots sympas, des parcs ou réserves a ne pas manquer. Nous sommes très preneurs surtout pour les endémiques.
Nous ne sommes pas opposés non plus à un hébergement sympa à la campagne pour photos d'oiseaux uniquement, car nous ne nous considérons pas comme touristes. Les guides ornitho à la journée sont les bienvenus s'ils ne sont pas "agences et autres"
Doha - Hong Kong - Bali English translation pending
Hello,
Je rentre tout juste...
Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.
15/04/16
Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.

Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…



Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.



Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.











Je rentre tout juste...
Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.
15/04/16
Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.

Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…



Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.



Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.











Les "must" entre Eureka et Seattle sur la 101 (du sud vers le nord) English translation pending
Merci de me donner des noms d'endroits pour des stop "à ne pas manquer" ou carrément des étappes à faire absolument le long de la route 101 (côtière) du Sud en direction du Nord ??
(Sommes pas des accros randonnées ... mais ballades oui)
😎
Changements concrets à Cuba en 2016? English translation pending
Bonjour à tous.
Quelqu'un saurai me dire quels changements politiques et sociaux sont concrètement entrés en vigueur cette année ou imminents ?
Quelles différences pour les cubains ? Quelles différences pour les touristes ? Quelles différences pour ceux qui souhaiteraient entreprendre à Cuba ?
Merci d'avance Elsa
Quelles différences pour les cubains ? Quelles différences pour les touristes ? Quelles différences pour ceux qui souhaiteraient entreprendre à Cuba ?
Merci d'avance Elsa
Vacances d'avril en Alsace English translation pending
Je m’étais promis de faire un petit compte-rendu de notre semaine en Alsace car je puise tellement d’inspiration dans les carnets que je souhaite réellement apporter ma contribution à chaque fois que ce sera possible , surtout sur les destinations où il y a peu de témoignages , si cela peut donner des idées ou aider certains …de toute façon c’est une façon pour moi de prolonger les vacances !
Alors voilà , nous sommes une famille de 5 , les parents et 3 filles de 11, 9 et 9 ans . Nous voyageons régulièrement et depuis 2 ans nous pratiquons l’échange de maison , ce qui nous permet de découvrir encore plus d’endroits aussi bien à l’étranger qu’en France. Alors cette fois , pour les vacances d’Avril , direction l’Alsace , une région que nous ne connaissions pas du tout . Echange conclu en Octobre avec une famille qui habite dans un village au pied du Petit Ballon , à environ 20 km de Colmar .

JOUR 1 : Arrivée à Osenbach .
Dès la sortie de l’autoroute , les premières maisons à colombage , les villages fleuris, les collines recouvertes de vignes , au loin quelques cimes enneigées , ça y est nous sommes déjà dépaysés ! Il faut dire que nous venons de traverser la France , et que le paysage de Loire-Atlantique est bien différent de celui là (à part qu’il y a aussi des vignes !) Découverte de la maison , tient c’est marrant il y a des décors de Pâques , comme pour Noël , mais de Pâques , en fait nous allons découvrir que c’est le cas partout , les maisons, les ronds-points, les fontaines, il y a de magnifiques décos fleuries partout !! déjà j’adore ! Après ce moment toujours attendu avec fébrilité (la découverte de notre lieu de vie pour les prochains jours …) , il est temps d’aller faire quelques courses . Au passage j’avais noté l’enclos à cigognes de Rouffac , histoire de voir l’emblème de l’Alsace quand même !! Nous ne sommes pas déçus , en fait il y a des cigognes en captivité dans ce fameux enclos , mais aussi plein de cigognes sauvages tout autours , et la saison des amours bat son plein , ça claquète dans tous les sens , il y a des nids , des cigognes qui ramassent des branches , d’autres qui « draguent » à travers le filet de l’enclos …Nous passons une heure à Rouffac , le temps de les admirer et d’aller voir également le bourg.
Ensuite on fait le plein de spécialités alsaciennes : charcuteries, spatzles , bière …ben quoi quand on est en vacances , on mange local !! Puis retour à la maison , les filles s’extasient devant les appellations des vignes qui font « comme des panneaux d’Hollywood »
JOUR 2 : Ce matin grand soleil et ciel bleu !! idéal pour ce que nous avons programmé. Direction le château du Haut Koenigsbourg . Nous avons décidé d’y aller par la 4 voies et de rentrer par la route des vins . On aperçois le château de loin dans la brume du matin , puis c’est une petite route qui serpente dans la forêt avec de temps en temps un aperçu sur la plaine d’Alsace . On rentre sur le site et là on voit des places de stationnement le long de la route , un peu plus loin commence à y avoir des voitures , on continue quand même , en fait la route fait une boucle autour du château , ce qui nous permet de nous garer après , et du coup moins loin car la plupart des voitures se garent avant !! j’imagine qu’en pleine saison ça doit être blindé , et ça grimpe dur pour remonter !!

Là haut , vue magnifique sur la plaine malgré une petite brume. Pas d’attente pour les billets mais nous décidons de prendre la visite ludique , donc il faut attendre 11h , ce qui nous permet déjà de faire un tout dans la cour du château … génial , il n’y a personne (l’avantage d’arriver tôt) A 11h , Blanche notre guide en costume commence son récit : elle est la gouvernante du comte d’Irschtein (enfin je crois …) et va nous faire visiter le château tout en cherchant les enfants dont elle a la garde. La visite est très intéressante et surtout très vivante , l’idéal avec des enfants, car on apprend tous les détails historiques de façon très ludique , les filles sont à fond dedans !!
Nous repartons du château vers 12h30 , arrêt déjeuner à St Hippolyte où nous admirons les petites maisons colorées . On se régale d’une espèce de tartiflette alsacienne dont j’ai oublié le nom et les filles découvrent avec plaisir les tartes flambées. Pas léger comme repas mais délicieux !
En début d’après-midi , visite à la montagne des singes à Kintzheim , après avoir déjà traversé quelques jolis villages de la route des vins. Il s’agit d’un parc de conservation des singes magots , où vivent environ 200 singes en liberté . La visite est agréable même si il y a beaucoup de monde , dimanche oblige !! Les singes ne sont pas du tout agressifs comme on peut le voir à d’autres endroits , et c’est amusant de les observer . Evidement les enfants adorent !

Fin d’après-midi , retour vers Osenbach en empruntant la route des vins . Nous admirons les vignes et les arbres en fleurs , les villages que nous traversons.

Arrêt à Riquewihr , un des plus beaux villages de la route des vins …et je ne vais pas dire le contraire !! sa grand rue pavée avec les belles façades colorées des maisons , vraiment magnifique !



Une très belle première journée , pleine de belles découvertes !
Alors voilà , nous sommes une famille de 5 , les parents et 3 filles de 11, 9 et 9 ans . Nous voyageons régulièrement et depuis 2 ans nous pratiquons l’échange de maison , ce qui nous permet de découvrir encore plus d’endroits aussi bien à l’étranger qu’en France. Alors cette fois , pour les vacances d’Avril , direction l’Alsace , une région que nous ne connaissions pas du tout . Echange conclu en Octobre avec une famille qui habite dans un village au pied du Petit Ballon , à environ 20 km de Colmar .

JOUR 1 : Arrivée à Osenbach .
Dès la sortie de l’autoroute , les premières maisons à colombage , les villages fleuris, les collines recouvertes de vignes , au loin quelques cimes enneigées , ça y est nous sommes déjà dépaysés ! Il faut dire que nous venons de traverser la France , et que le paysage de Loire-Atlantique est bien différent de celui là (à part qu’il y a aussi des vignes !) Découverte de la maison , tient c’est marrant il y a des décors de Pâques , comme pour Noël , mais de Pâques , en fait nous allons découvrir que c’est le cas partout , les maisons, les ronds-points, les fontaines, il y a de magnifiques décos fleuries partout !! déjà j’adore ! Après ce moment toujours attendu avec fébrilité (la découverte de notre lieu de vie pour les prochains jours …) , il est temps d’aller faire quelques courses . Au passage j’avais noté l’enclos à cigognes de Rouffac , histoire de voir l’emblème de l’Alsace quand même !! Nous ne sommes pas déçus , en fait il y a des cigognes en captivité dans ce fameux enclos , mais aussi plein de cigognes sauvages tout autours , et la saison des amours bat son plein , ça claquète dans tous les sens , il y a des nids , des cigognes qui ramassent des branches , d’autres qui « draguent » à travers le filet de l’enclos …Nous passons une heure à Rouffac , le temps de les admirer et d’aller voir également le bourg.

Ensuite on fait le plein de spécialités alsaciennes : charcuteries, spatzles , bière …ben quoi quand on est en vacances , on mange local !! Puis retour à la maison , les filles s’extasient devant les appellations des vignes qui font « comme des panneaux d’Hollywood »

JOUR 2 : Ce matin grand soleil et ciel bleu !! idéal pour ce que nous avons programmé. Direction le château du Haut Koenigsbourg . Nous avons décidé d’y aller par la 4 voies et de rentrer par la route des vins . On aperçois le château de loin dans la brume du matin , puis c’est une petite route qui serpente dans la forêt avec de temps en temps un aperçu sur la plaine d’Alsace . On rentre sur le site et là on voit des places de stationnement le long de la route , un peu plus loin commence à y avoir des voitures , on continue quand même , en fait la route fait une boucle autour du château , ce qui nous permet de nous garer après , et du coup moins loin car la plupart des voitures se garent avant !! j’imagine qu’en pleine saison ça doit être blindé , et ça grimpe dur pour remonter !!


Là haut , vue magnifique sur la plaine malgré une petite brume. Pas d’attente pour les billets mais nous décidons de prendre la visite ludique , donc il faut attendre 11h , ce qui nous permet déjà de faire un tout dans la cour du château … génial , il n’y a personne (l’avantage d’arriver tôt) A 11h , Blanche notre guide en costume commence son récit : elle est la gouvernante du comte d’Irschtein (enfin je crois …) et va nous faire visiter le château tout en cherchant les enfants dont elle a la garde. La visite est très intéressante et surtout très vivante , l’idéal avec des enfants, car on apprend tous les détails historiques de façon très ludique , les filles sont à fond dedans !!

Nous repartons du château vers 12h30 , arrêt déjeuner à St Hippolyte où nous admirons les petites maisons colorées . On se régale d’une espèce de tartiflette alsacienne dont j’ai oublié le nom et les filles découvrent avec plaisir les tartes flambées. Pas léger comme repas mais délicieux !

En début d’après-midi , visite à la montagne des singes à Kintzheim , après avoir déjà traversé quelques jolis villages de la route des vins. Il s’agit d’un parc de conservation des singes magots , où vivent environ 200 singes en liberté . La visite est agréable même si il y a beaucoup de monde , dimanche oblige !! Les singes ne sont pas du tout agressifs comme on peut le voir à d’autres endroits , et c’est amusant de les observer . Evidement les enfants adorent !


Fin d’après-midi , retour vers Osenbach en empruntant la route des vins . Nous admirons les vignes et les arbres en fleurs , les villages que nous traversons.


Arrêt à Riquewihr , un des plus beaux villages de la route des vins …et je ne vais pas dire le contraire !! sa grand rue pavée avec les belles façades colorées des maisons , vraiment magnifique !



Une très belle première journée , pleine de belles découvertes !
Moscou - Saint-Pétersbourg à la Toussaint 2016 avec 2 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais besoin de vos conseils et avis concernant un voyage en famille (couple + 2 enfants de 10 et 6 ans) durant les vacances de la Toussaint 2016, svp. J'envisage d'atterrir à Moscou, visiter la ville 3/4 jours puis prendre le train de nuit direction St Petersbourg, y passer 3/4 jours pour repartir depuis St-Petersbourg.
Ce serait donc un vol : Toulouse- Moscou (via Paris), puis St-Petersbourg - Toulouse (via Paris)
Mon idée (avant de voir la complexité de la demande de visas et des invitations) était de louer un appart pour 4 personnes à Moscou et un autre à St-Petersbourg. Pensez-vous que ce soit judicieux? Est-ce un problème d’atterrir dans une ville et de repartir depuis une autre? Vaut-il mieux réserver un hôtel?
Et enfin, quel est le climat de ces 2 villes fin octobre?
Merci d'avance pour vos réponses. ;)
P.S.: j'ajoute une question subsidiaire. Je lis sur le site du Ministère des Affaires Etrangères qu'"Il est conseillé à nos compatriotes se rendant en Russie, en particulier à Moscou, une vigilance accrue dans les lieux publics et les moyens de transport, s’agissant notamment de la proximité de personnes au comportement suspect ou de la présence de colis ou de bagages non accompagnés." S'agit-il d'un conseil classique lié à chaque capitale ou faut-il être réellement vigilant?
Matt.
J'aurais besoin de vos conseils et avis concernant un voyage en famille (couple + 2 enfants de 10 et 6 ans) durant les vacances de la Toussaint 2016, svp. J'envisage d'atterrir à Moscou, visiter la ville 3/4 jours puis prendre le train de nuit direction St Petersbourg, y passer 3/4 jours pour repartir depuis St-Petersbourg.
Ce serait donc un vol : Toulouse- Moscou (via Paris), puis St-Petersbourg - Toulouse (via Paris)
Mon idée (avant de voir la complexité de la demande de visas et des invitations) était de louer un appart pour 4 personnes à Moscou et un autre à St-Petersbourg. Pensez-vous que ce soit judicieux? Est-ce un problème d’atterrir dans une ville et de repartir depuis une autre? Vaut-il mieux réserver un hôtel?
Et enfin, quel est le climat de ces 2 villes fin octobre?
Merci d'avance pour vos réponses. ;)
P.S.: j'ajoute une question subsidiaire. Je lis sur le site du Ministère des Affaires Etrangères qu'"Il est conseillé à nos compatriotes se rendant en Russie, en particulier à Moscou, une vigilance accrue dans les lieux publics et les moyens de transport, s’agissant notamment de la proximité de personnes au comportement suspect ou de la présence de colis ou de bagages non accompagnés." S'agit-il d'un conseil classique lié à chaque capitale ou faut-il être réellement vigilant?
Matt.
18 jours en Nouvelle-Zélande, septembre 2016 English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous avons réussi à obtenir 18 jours pour visiter la NZ (oui, l'on s'est fait dire que c'était court, mais cela risque d'être le plus long que nous puissions avoir avant plusieurs années, les priorités changent!). Ainsi, sachant que nous partirons autour du 6 septembre, nous souhaiterions avec des recommendations de treks de courtes ou moyennes durées (max 4 jours...) avec hut, car nous ne sommes pas des amateurs de camping. Nous souhaiterions visiter autant l'île du Sud que du Nord, si cela est possible. Nous avions pensé louer une petite auto pour réaliser notre voyage.
Nous aimons beaucoup la nature, les paysages divers et nous sommes en très bonne forme physique, quoi que peu amateur 'd'alpiniste' et nous ne sommes pas équipé pour. Nous pourrions amener crampon et guêtre mais ce serait le maximum. Ainsi, sachant qu'à cette période de l'année il risque d'y avoir plusieurs trek peu accessible, quels seraient vos recommendations? Merci en avance!!!
Deux québécois en quête de beauté naturelle.
Nous avons réussi à obtenir 18 jours pour visiter la NZ (oui, l'on s'est fait dire que c'était court, mais cela risque d'être le plus long que nous puissions avoir avant plusieurs années, les priorités changent!). Ainsi, sachant que nous partirons autour du 6 septembre, nous souhaiterions avec des recommendations de treks de courtes ou moyennes durées (max 4 jours...) avec hut, car nous ne sommes pas des amateurs de camping. Nous souhaiterions visiter autant l'île du Sud que du Nord, si cela est possible. Nous avions pensé louer une petite auto pour réaliser notre voyage.
Nous aimons beaucoup la nature, les paysages divers et nous sommes en très bonne forme physique, quoi que peu amateur 'd'alpiniste' et nous ne sommes pas équipé pour. Nous pourrions amener crampon et guêtre mais ce serait le maximum. Ainsi, sachant qu'à cette période de l'année il risque d'y avoir plusieurs trek peu accessible, quels seraient vos recommendations? Merci en avance!!!
Deux québécois en quête de beauté naturelle.
Excursions au Chiapas English translation pending
bonjour
je pars au mexique en aout et pour visiter le chiapas je souhaiterai prendre des excursions. Le site mextrotter en propose par internet a des prix probablement un peu plus cher mais raisonnable vues les prestations. connaissez vous ce site? est il utile d anticiper ou est il facile de trouver des excursions sur place?
merci
Circuit américain "Regard sur l'Ouest" English translation pending
Merci de me donner des avis pour les personnes qui ont effectué ce circuit avec TRANSAT VOYAGES départ en septembre
Location de villa à Maurice English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions nous renseigner sur une location de villa en avril 2017 à Maurice. Avez-vous des sites internet ou adresse mail à me communiquer? Nous recherchons une villa pour 5 personnes mini et 3 chambres mini avec piscine de préférence dans le Sud ou l'Ouest pas trop éloigné de Bel Ombre.
Merci.😊
Nous aimerions nous renseigner sur une location de villa en avril 2017 à Maurice. Avez-vous des sites internet ou adresse mail à me communiquer? Nous recherchons une villa pour 5 personnes mini et 3 chambres mini avec piscine de préférence dans le Sud ou l'Ouest pas trop éloigné de Bel Ombre.
Merci.😊
Séjour à Sapa et Bac Ha au Vietnam du Nord English translation pending
. ON Bonjour à tous,
Je prépare mon voyage au vietnam du nord. Je dois me rendre à Sapa pour 2 nuits avec un passage à Bac Ha pour le marché et les visites. J'aimerais savoir pour ceux qui ont fait cette destination qu'elle est le trajet entre : Lao Caî et Bac Ha Bac Ha et Sapa Sapa et Lao Caî Est ce que Sapa est situé entre Lao CAî et Bac Ha (impossible de trouvé des cartes indiquant ces destinations) Je m'explique !
J'avais prévu de passée 2 nuits à Bac ha mais je me demande si je ne vais pas plutôt faire une nuit à Bac Ha et 1 nuit à Sapa.
On arrive le samedi matin à Lao Caî on pars direction Bac HA pour 2 nuits. On fais le marché de Bac Ha on visite. Le lendemain matin départ pour le marché de Sapa et visite. Deuxième nuit à Bac HA et on repart pour Visite...
Ou
On arrive à Lao Caî le samedi matin on va sur Bac Ha je fais le marché et nous visitons les environs.On passe la nuit et nous prenons la direction de Sapa. Nous visitons les environs, nous y passons 1 nuit et nous repartons pour Hanoî par le train de nuit. Etant donnés que je lis un peu partout que les paysages dans la région de Sapa est plus belle que la région de Bac HA, ne serait ce pas mieux ? Si je passe les 2 nuits à Bac Ha je risuqe de faire beaucoup plus de kilomètres ! Et est-ce que Sapa se trouve entre Bac Ha et Lao Caî ?
ON prévoix de louer une moto pour les visites et peut être un guide en français pour au moins 1 journée
Merci
Je prépare mon voyage au vietnam du nord. Je dois me rendre à Sapa pour 2 nuits avec un passage à Bac Ha pour le marché et les visites. J'aimerais savoir pour ceux qui ont fait cette destination qu'elle est le trajet entre : Lao Caî et Bac Ha Bac Ha et Sapa Sapa et Lao Caî Est ce que Sapa est situé entre Lao CAî et Bac Ha (impossible de trouvé des cartes indiquant ces destinations) Je m'explique !
J'avais prévu de passée 2 nuits à Bac ha mais je me demande si je ne vais pas plutôt faire une nuit à Bac Ha et 1 nuit à Sapa.
On arrive le samedi matin à Lao Caî on pars direction Bac HA pour 2 nuits. On fais le marché de Bac Ha on visite. Le lendemain matin départ pour le marché de Sapa et visite. Deuxième nuit à Bac HA et on repart pour Visite...
Ou
On arrive à Lao Caî le samedi matin on va sur Bac Ha je fais le marché et nous visitons les environs.On passe la nuit et nous prenons la direction de Sapa. Nous visitons les environs, nous y passons 1 nuit et nous repartons pour Hanoî par le train de nuit. Etant donnés que je lis un peu partout que les paysages dans la région de Sapa est plus belle que la région de Bac HA, ne serait ce pas mieux ? Si je passe les 2 nuits à Bac Ha je risuqe de faire beaucoup plus de kilomètres ! Et est-ce que Sapa se trouve entre Bac Ha et Lao Caî ?
ON prévoix de louer une moto pour les visites et peut être un guide en français pour au moins 1 journée
Merci
Retour voyage: 5 îles de Polynésie-Française English translation pending
Bonjour,
Je débute sur VF et du coup j'espère que le sujet pourra intéresser quelqu'un.
Je souhaitais vous faire part de mon expérience en Polynésie Française.
Nous sommes partis (avec ma femme) pour une durée de 3 semaines. Nous avons pu nous rendre sur 5 iles :
Tahiti : 2 nuits => Déçu ile de transition. Nous ne sommes restés que 2 nuits pour se remettre du décalage horaire et quand même découvrir le centre ville. Le marché est sympa mais plutôt proche de ce que l'on trouve dans les antilles. Le centre ville ne nous a pas franchement excité.
Rangiroa : 5 nuits => Exceptionnel -Les plus belles plongées de ma vie (Rencontre de centaines de requins, dauphins, napoléons, tortues...) -Barbecue sur la plage après pêche aux harpons Si vous n'aimez pas ou ne pratiquez pas la plongée, choisissez une autre ile car c'est un atoll (donc très peu de terre)
Moorea : 4 nuits => Très Bien -Journée avec les dauphins (captifs) et tortues dans un hôtel -> Expériences magiques car nous avons eu la chance de n'être que 2 sur ces moments et en avons profité pleinement. -Journée au tiki village pour découvrir les traditions polynésiennes -> Pas mal notamment le repas four polynésien -Journée de visite de l'intérieur des terres -> intéressante -Déçu de nos plongées car visibilité dans l'eau pas terrible
Huahine : 4 nuits => Bien -Certainement un des plus beaux lagons que nous ayons vu. -Belles plongées -Journée en bateau pour découvrir l'ile très intéressante -Pas beaucoup d'autre chose à faire sur l'ile sans voiture.
Bora Bora : 5 nuits => Exceptionnel -probablement le plus beau lagon que nous ayons vu -Hôtel sur pilotis extraordinaire -Plongées sous marines extraordinaires (avec rencontre avec requins citrons notamment, multitude de raies, tortues...) -Survol en hélicoptère de l'ile -> excellent.
voilà un résumé très grossier. ça a été un voyage extraordinaire. Un des plus beaux que nous ayons fait (ou parmi les meilleurs). Si nous y retournons (ce que nous souhaitons), il est sûr que nous referons Bora Bora et Rangiroa et nous choisirons certainement d'autres iles (Raiatea / Fakarava / Taha...) Si vous n'êtes pas trop branché plongée sous marine ou snorkling, je vous conseille de choisir une autre destination car les iles en elles mêmes ne sont pas très intéressantes par rapport aux Antilles ou à l'océan indien par exemple. Par contre, dans le cas contraire, il ne faut pas se poser de questions.
2 bémols : -Voyage très long et décalage horaire important -Très cher (ça nous a couté environ 5000e / personne pour tous les vols / hotels / repas / excursions...) => Après, on s'est fait plaisir sur l'hôtel de bora et les activités sur Moorea
En espérant que cela vous parait intéressant et que cela puisse vous donner des idées. Si vous voulez plus d'infos, n'hésitez pas.
Nous sommes partis (avec ma femme) pour une durée de 3 semaines. Nous avons pu nous rendre sur 5 iles :
Tahiti : 2 nuits => Déçu ile de transition. Nous ne sommes restés que 2 nuits pour se remettre du décalage horaire et quand même découvrir le centre ville. Le marché est sympa mais plutôt proche de ce que l'on trouve dans les antilles. Le centre ville ne nous a pas franchement excité.
Rangiroa : 5 nuits => Exceptionnel -Les plus belles plongées de ma vie (Rencontre de centaines de requins, dauphins, napoléons, tortues...) -Barbecue sur la plage après pêche aux harpons Si vous n'aimez pas ou ne pratiquez pas la plongée, choisissez une autre ile car c'est un atoll (donc très peu de terre)
Moorea : 4 nuits => Très Bien -Journée avec les dauphins (captifs) et tortues dans un hôtel -> Expériences magiques car nous avons eu la chance de n'être que 2 sur ces moments et en avons profité pleinement. -Journée au tiki village pour découvrir les traditions polynésiennes -> Pas mal notamment le repas four polynésien -Journée de visite de l'intérieur des terres -> intéressante -Déçu de nos plongées car visibilité dans l'eau pas terrible
Huahine : 4 nuits => Bien -Certainement un des plus beaux lagons que nous ayons vu. -Belles plongées -Journée en bateau pour découvrir l'ile très intéressante -Pas beaucoup d'autre chose à faire sur l'ile sans voiture.
Bora Bora : 5 nuits => Exceptionnel -probablement le plus beau lagon que nous ayons vu -Hôtel sur pilotis extraordinaire -Plongées sous marines extraordinaires (avec rencontre avec requins citrons notamment, multitude de raies, tortues...) -Survol en hélicoptère de l'ile -> excellent.
voilà un résumé très grossier. ça a été un voyage extraordinaire. Un des plus beaux que nous ayons fait (ou parmi les meilleurs). Si nous y retournons (ce que nous souhaitons), il est sûr que nous referons Bora Bora et Rangiroa et nous choisirons certainement d'autres iles (Raiatea / Fakarava / Taha...) Si vous n'êtes pas trop branché plongée sous marine ou snorkling, je vous conseille de choisir une autre destination car les iles en elles mêmes ne sont pas très intéressantes par rapport aux Antilles ou à l'océan indien par exemple. Par contre, dans le cas contraire, il ne faut pas se poser de questions.
2 bémols : -Voyage très long et décalage horaire important -Très cher (ça nous a couté environ 5000e / personne pour tous les vols / hotels / repas / excursions...) => Après, on s'est fait plaisir sur l'hôtel de bora et les activités sur Moorea
En espérant que cela vous parait intéressant et que cela puisse vous donner des idées. Si vous voulez plus d'infos, n'hésitez pas.
Équateur: situation après le séisme pour se déplacer English translation pending
Nous devions nous rendre début juillet pour une durée d, un mois en equateur et envisageons de faire depuis quto le tour classique de la chaîne des volcans puis l Amazonie en remontant par la côte. Depuis ce terrible séisme nous ne savons plus trop quoi faire, peut être vaut il mieux se rendre par bus au Pérou ? Ceux qui sont actuellement sur place, peuvent ils nous donner quelques conseils sur le transport la situation réelle du pays , et s'il est facile de passer au Pérou depuis Quito. Nous avons une pensée pour tous ceux qui ont été touchés par ce terrible séisme.
Itinéraire en boucle Washington / Oregon English translation pending
Bonjour,
Comme bien d'autres il me reste quelques interrogations même après la lecture de nombreux carnets ( merci à tous ceux qui font ces retours si utiles), et guides divers. Il s'agit d'un voyage prévu à l'été 2017, dates encore à définir sur juillet-août, mais retour avant l'éclipse du 21 août, qui combinera une petite visite familiale à SF, avec une boucle dans le nord-ouest. Nous tenons à le faire en RV car nous aimons voyager ainsi. Pour autant que le temps et le timing le permettent nous envisageons de randonner, mais modestement: je veux dire max 15-18km par jour, selon les possibilités ( et les ours... j'ai très peur des ours), ça peut aussi être moins ou rien certains jours.Nous serons 2 adultes. Voici le programme tel que défini pour l'instant:
J1: vol GVA- SFO J2-3 et 4 : visite à notre fille et son mari, qui après plus de 6 ans à Boston déménagent à SF cet été. Nous connaissons déjà un peu SF, pas de programme touristique prévu pour ces 3 jours
J5: Vol SFO-SEA le matin, prise du RV l'après midi et courses . Où aller dormir pour faciliter la suite du périple? J6: SEA- Everett ( Boeing), ferry pour l'ile Whidbey J7: Ile Whidbey-ferry- Port Townsend- Port Angeles J8: Port Angeles- Kalaloch J9: Kalaloch- Cannon Beach Est ce assez de temps dans la péninsule olympique? J10:Cannon Beach Florence 254km J11: Florence- Brookings 250 km Faudrait il une étape de plus sur la côte ( suivant les carnets, les avis divergent, mais les photos que j'ai vues sont superbes) J12Brookings- Redwood NP- Grant Pass 160km J13: Grant pass- Crater lake 183km J14 Crater lake Est ce trop de temps à Crater Lake?J'avais dans l'idée que le J 14 serait pour faire le tour du lac en voiture et le J15 pour marcher J15: Crater Lake -Bend 165km ( route des lacs) J16: Bend J17: Bend-Mitchell Kimberly- Fossil 284km Je ne savais pas trop comment intégrer John Day NM, dont tout le monde dit grand bien J18:Fossil- Mt Hood 225km Avons nous assez de temps à Mt Hood avec le J18 ou est ce bien d'y rester le lendemain J19?? J19: Mt Hood J20 Mt Hood- suivre la Columbia/Chutes- Portland 169km J21 Portland Est ce indispensable de s'arrêter 1 jour dans cette ville, les avis sont partagés, voire mitigés J22: Portland- Mt St Helen 190km J23: Mt St Helen- Mt Rainier J24: Mt Rainier Faut il loger à un seul endroit pour les J 22-23 et 24?? J25 Mt Rainier Leavenworth 306km Cette étape a t elle raison d'être ou est ce un jour à récupérer pour l'attribuer ailleurs???? J26: Leavenworth- Seattle 216km J27: restitution du RV/transfert hôtel, après midi Seattle J28 :Seattle 1 journée et demie à Seattle, assez? j'ai peur que 2j 1/2 soient trop J29: vol SEA-GVA J30: arrivée à GVA
Merci d'avance pour tous les commentaires et conseils.
Comme bien d'autres il me reste quelques interrogations même après la lecture de nombreux carnets ( merci à tous ceux qui font ces retours si utiles), et guides divers. Il s'agit d'un voyage prévu à l'été 2017, dates encore à définir sur juillet-août, mais retour avant l'éclipse du 21 août, qui combinera une petite visite familiale à SF, avec une boucle dans le nord-ouest. Nous tenons à le faire en RV car nous aimons voyager ainsi. Pour autant que le temps et le timing le permettent nous envisageons de randonner, mais modestement: je veux dire max 15-18km par jour, selon les possibilités ( et les ours... j'ai très peur des ours), ça peut aussi être moins ou rien certains jours.Nous serons 2 adultes. Voici le programme tel que défini pour l'instant:
J1: vol GVA- SFO J2-3 et 4 : visite à notre fille et son mari, qui après plus de 6 ans à Boston déménagent à SF cet été. Nous connaissons déjà un peu SF, pas de programme touristique prévu pour ces 3 jours
J5: Vol SFO-SEA le matin, prise du RV l'après midi et courses . Où aller dormir pour faciliter la suite du périple? J6: SEA- Everett ( Boeing), ferry pour l'ile Whidbey J7: Ile Whidbey-ferry- Port Townsend- Port Angeles J8: Port Angeles- Kalaloch J9: Kalaloch- Cannon Beach Est ce assez de temps dans la péninsule olympique? J10:Cannon Beach Florence 254km J11: Florence- Brookings 250 km Faudrait il une étape de plus sur la côte ( suivant les carnets, les avis divergent, mais les photos que j'ai vues sont superbes) J12Brookings- Redwood NP- Grant Pass 160km J13: Grant pass- Crater lake 183km J14 Crater lake Est ce trop de temps à Crater Lake?J'avais dans l'idée que le J 14 serait pour faire le tour du lac en voiture et le J15 pour marcher J15: Crater Lake -Bend 165km ( route des lacs) J16: Bend J17: Bend-Mitchell Kimberly- Fossil 284km Je ne savais pas trop comment intégrer John Day NM, dont tout le monde dit grand bien J18:Fossil- Mt Hood 225km Avons nous assez de temps à Mt Hood avec le J18 ou est ce bien d'y rester le lendemain J19?? J19: Mt Hood J20 Mt Hood- suivre la Columbia/Chutes- Portland 169km J21 Portland Est ce indispensable de s'arrêter 1 jour dans cette ville, les avis sont partagés, voire mitigés J22: Portland- Mt St Helen 190km J23: Mt St Helen- Mt Rainier J24: Mt Rainier Faut il loger à un seul endroit pour les J 22-23 et 24?? J25 Mt Rainier Leavenworth 306km Cette étape a t elle raison d'être ou est ce un jour à récupérer pour l'attribuer ailleurs???? J26: Leavenworth- Seattle 216km J27: restitution du RV/transfert hôtel, après midi Seattle J28 :Seattle 1 journée et demie à Seattle, assez? j'ai peur que 2j 1/2 soient trop J29: vol SEA-GVA J30: arrivée à GVA
Merci d'avance pour tous les commentaires et conseils.
Séjour d'une bonne quinzaine de jours au Maroc en septembre English translation pending
Bonjour,
Connaissant le Maroc du Sud, j'envisage de passer, début Septembre, une bonne quinzaine de jours dans le Nord. Je pense arriver sur Tanger (où nous louerons un véhicule). J'aimerais savoir s'il est préférable de rester 2 jours à Tanger, Tetouan ou Chefchaouen (peut-être les 3 villes), suivant ce qu'il y a d'intéressant à visiter ou pour se ballader. Puis, nous nous dirigerons vers Fes pour 3 nuits ce qui nous permettra de rayonner jusqu'à Meknes et Moulay Idriss en voiture. Nous nous dirigerons vers Marrakech pour terminer notre périple chez Tata Marie où nous prendrons 3 ou 4 jours... de repos... Je ne sais pas encore si l'on fera Fes/Marrakech en voiture ou en train.
Merci pour vos précieux conseils 😉
M.Ange
Connaissant le Maroc du Sud, j'envisage de passer, début Septembre, une bonne quinzaine de jours dans le Nord. Je pense arriver sur Tanger (où nous louerons un véhicule). J'aimerais savoir s'il est préférable de rester 2 jours à Tanger, Tetouan ou Chefchaouen (peut-être les 3 villes), suivant ce qu'il y a d'intéressant à visiter ou pour se ballader. Puis, nous nous dirigerons vers Fes pour 3 nuits ce qui nous permettra de rayonner jusqu'à Meknes et Moulay Idriss en voiture. Nous nous dirigerons vers Marrakech pour terminer notre périple chez Tata Marie où nous prendrons 3 ou 4 jours... de repos... Je ne sais pas encore si l'on fera Fes/Marrakech en voiture ou en train.
Merci pour vos précieux conseils 😉
M.Ange
Trek au Cambodge: Koh Kong ou Mondolkiri? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Cambodge en juillet avec un groupe d'ados.
J'aimerais bien prévoir un trek de 2 ou 3 jours, mais je ne sais pas dans quelle région. J'hésite entre le Mondolkiri ou la région de Koh Kong ? Que me conseillez-vous à cette période ?
Merci d'avance.
Location de moto à Cebu English translation pending
Bonjour,
Deux petites questions en vue d'un ptit tour en Juillet (si tout va bien !!) ;
1) auriez-vous connaissance d'un (bon, tant qu'à faire !) loueur de moto sur Cebu, j'aimerais idéalement louer une Yamaha Serow 250 ou une Honda CRF250, XR200 ou 150 ?
2) j'envisage de faire un tour sur Cebu (Oslob (éh oui !), Moalboal, Balamban) puis prendre le ferry de Toledo à San Carlos (Bacolod, Canlaon, Bais, Dumaguete), Siquijor, Bohol et retour à Cebu. La question étant de savoir si il est possible de passer d'île en île avec une moto de location -en admettant que le loueur y consente...papiers spéciaux comme c'est par exemple le cas en Thaïlande pour aller faire un tour au Laos ?
Merci 🙂
Merci 🙂
Petit pèlerinage en Pays d'Argonne English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais traverser le monde pour venir me recueillir sur la tombe de mon grand-oncle, décédé Cote 304 le 25 avril 1916 et inhumé à Esnes-En-Argonne.
Pour ce très court séjour dans la région, je voudrais aussi visiter quelques lieux authentiques autres que ceux qui sont toujours à la une de l'actualité (fort de Douaumont, par exemple ...) . J'ai repéré la Main de Massiges, sur ma route depuis Paris mais s'il existe d'autres endroits permettant de mieux appréhender l'horreur de cette guerre, je suis preneur.
Seule chose : j'ai pris un hébergement à Senon sur trois jours seulement donc je voudrais essayer, si possible, de rester dans le secteur ( Senon - Verdun - Esnes-en Argonne )
Grand merci par avance pour vos conseils.
Hervé
Je vais traverser le monde pour venir me recueillir sur la tombe de mon grand-oncle, décédé Cote 304 le 25 avril 1916 et inhumé à Esnes-En-Argonne.
Pour ce très court séjour dans la région, je voudrais aussi visiter quelques lieux authentiques autres que ceux qui sont toujours à la une de l'actualité (fort de Douaumont, par exemple ...) . J'ai repéré la Main de Massiges, sur ma route depuis Paris mais s'il existe d'autres endroits permettant de mieux appréhender l'horreur de cette guerre, je suis preneur.
Seule chose : j'ai pris un hébergement à Senon sur trois jours seulement donc je voudrais essayer, si possible, de rester dans le secteur ( Senon - Verdun - Esnes-en Argonne )
Grand merci par avance pour vos conseils.
Hervé
Dans quelle ville arriver pour un premier voyage en Indonésie? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous souhaitons partir 3 semaines pour l'Indonésie en août (pas le choix de la période de vacances malheureusement :-( ) Nous nous questionnons sur la ville où atterrir et d'où repartir au regard de ce que nous avons envie de faire... Notre itinéraire n'est pas du tout défini mais nous avons des envies de volcans, de rencontres et partages de culture, de sites religieux et historiques, de marche, de paysages et éventuellement de plongée mais pas dans des spots à touristes. Dans les grandes lignes nous avons pensé a Yogyakarta, Borodur, Bromo, Ijen, éventuellement Bali (mais grosse angoisse à l'idée de me retrouver dans la nuée de touristes, j'espère être pleine de préjugés !), peut-être une île mais pas forcément facile avec le temps que nous avons sur place. Bref nous nous demandons si nous devons arriver à Jakarta (billets moins chers) pour ensuite rejoindre Yogyakarta mais beaucoup de temps perdu dans les transports, à moins qu'il y ait des choses à voir entre les deux villes? Ou directement arriver à Denpasar et par la suite faire les trajets jusqu'aux principaux sites?
Merci pour vos précieuses remarques.
Nous souhaitons partir 3 semaines pour l'Indonésie en août (pas le choix de la période de vacances malheureusement :-( ) Nous nous questionnons sur la ville où atterrir et d'où repartir au regard de ce que nous avons envie de faire... Notre itinéraire n'est pas du tout défini mais nous avons des envies de volcans, de rencontres et partages de culture, de sites religieux et historiques, de marche, de paysages et éventuellement de plongée mais pas dans des spots à touristes. Dans les grandes lignes nous avons pensé a Yogyakarta, Borodur, Bromo, Ijen, éventuellement Bali (mais grosse angoisse à l'idée de me retrouver dans la nuée de touristes, j'espère être pleine de préjugés !), peut-être une île mais pas forcément facile avec le temps que nous avons sur place. Bref nous nous demandons si nous devons arriver à Jakarta (billets moins chers) pour ensuite rejoindre Yogyakarta mais beaucoup de temps perdu dans les transports, à moins qu'il y ait des choses à voir entre les deux villes? Ou directement arriver à Denpasar et par la suite faire les trajets jusqu'aux principaux sites?
Merci pour vos précieuses remarques.
Itinéraire de 3 semaines au Costa Rica (4x4) English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon compagnon et 3 amis au Costa Rica au mois d'Août, pour 3 semaines. Nous avons prévu de louer notre propre voiture, certainement un 4x4 :)
J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que j'ai imaginé, j'ai surtout plusieurs questions qui restent pour l'instant sans réponse! Je vous mets l'itinéraire ci-dessous, je serais ravie d'avoir votre aide!! :) Merci beaucoup. Je précise que nous devons repasser par San José pendant notre séjour, car nous devons déposer nos amis qui s'envolent pour les USA ensuite. (Si besoin, nous avons déjà Mexique, Sri Lanka, Bali et Thailande si vous souhaitez des conseils ;)
Belle journée à tous, Marion
-- Jour 1 : Arrivée San José 23h Nuit à San José
Jour 2 : San José Matinée visite puis départ pour Alajuela (pour être tôt au volcan le lendemain) Nuit à Alajuela
Jour 3 : Alajuela Visite Volcan Poas (1/2 journée) Parc National Braulio Carrillo (1/2 journée)Puis départ pour Roxana (vers Tortuguero) Nuit à Roxana
Jour 4 : Roxana Tortuguero QUESTION : Est-ce possible de visiter une partie du parc sans y passer la nuit ou forcément réserver un lodge, ect ? Que me conseillez-vous? Fin de journée : départ Puerto Limon Nuit Puerto Limon
Jour 5 : Puerto Limon Wildlife Sanctuary Repos / puis départ poue Cahuita Nuit à Cahuita
Jour 6 : Cahuita Plage/ Repos Cahuita National Park Snorkelling Nuit à Cahuita
Jour 7 : Départ tôt pour San Isidiro Del General 5h de route Journée tranquille / route Nuit S. Isidiro del general
Jour 8 : S. Isidiro del general Randonnée dans le parc de Chirripo QUESTION : est-ce possible de réaliser des randonnées "en bas" sans faire l'ascension jusqu'au Mont ? Nuit S. Isidiro del general
Jour 9 : Départ tôt le matin pour Puerto Jimenez 4h de route Journée tranquille route / arrêts Nuit Puerto Jimenez
Jour 10 : Puerto Jimenez Randonnée dans le Corcovado (16km) QUESTION : idem que précédemment - nous ne sommes pas obligés de dormir dans le Parc? Nuit Puerto Jimenez
Jour 11 : Départ tôt pour Uvita Route le long de la côte donc tranquille Nuit à Uvita
Jour 12 : Uvita Départ très tôt Visite du Parc National Manuel Antonio (Bonne 1/2 journée + plage) Visite Quepos Départ pour Monteverde Nuit à Monteverde
Jour 13 : Monterverde Visite Cloud Forest Puis départ pour Arenal Nuit à Arenal
Jour 14 : Arenal Visite Volcan + Randonnée + Lac Arenal Cascade la Fortuna si nous avons le temps sinon le lendemain Nuit à Arenal
Jour 15 : Arena Cascades La Fortuna Départ pour San José Nuit San José
Jour 16 : San José Visite de la ville Repos Nuit San José
Jour 17 : San José Visite du Parc National Carrara Nuit à San José
Jour 18 : San José Départ pour Puntarenas fin de matinée Nuit à Puntarenas
Jour 19 : Puntarenas Visite ville / plage Ile de Chira ?? Départ pour Manzanillo Nuit à Manzanillo
Jour 20 : Manzanillo Plage / Ile de Chira ?? Chill Nuit à Manzanillo
--> Sur cette partie, peut être auriez vous de meilleurs conseils que Manzanillo ? Pour nous éviter trop de route, j'avais privilégié ce coin, mais je reste ouverte
Jour 21 : Manzanillo Départ pour San José Nuit à San José
Jour 22 : RETOUR PARIS :(
J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que j'ai imaginé, j'ai surtout plusieurs questions qui restent pour l'instant sans réponse! Je vous mets l'itinéraire ci-dessous, je serais ravie d'avoir votre aide!! :) Merci beaucoup. Je précise que nous devons repasser par San José pendant notre séjour, car nous devons déposer nos amis qui s'envolent pour les USA ensuite. (Si besoin, nous avons déjà Mexique, Sri Lanka, Bali et Thailande si vous souhaitez des conseils ;)
Belle journée à tous, Marion
-- Jour 1 : Arrivée San José 23h Nuit à San José
Jour 2 : San José Matinée visite puis départ pour Alajuela (pour être tôt au volcan le lendemain) Nuit à Alajuela
Jour 3 : Alajuela Visite Volcan Poas (1/2 journée) Parc National Braulio Carrillo (1/2 journée)Puis départ pour Roxana (vers Tortuguero) Nuit à Roxana
Jour 4 : Roxana Tortuguero QUESTION : Est-ce possible de visiter une partie du parc sans y passer la nuit ou forcément réserver un lodge, ect ? Que me conseillez-vous? Fin de journée : départ Puerto Limon Nuit Puerto Limon
Jour 5 : Puerto Limon Wildlife Sanctuary Repos / puis départ poue Cahuita Nuit à Cahuita
Jour 6 : Cahuita Plage/ Repos Cahuita National Park Snorkelling Nuit à Cahuita
Jour 7 : Départ tôt pour San Isidiro Del General 5h de route Journée tranquille / route Nuit S. Isidiro del general
Jour 8 : S. Isidiro del general Randonnée dans le parc de Chirripo QUESTION : est-ce possible de réaliser des randonnées "en bas" sans faire l'ascension jusqu'au Mont ? Nuit S. Isidiro del general
Jour 9 : Départ tôt le matin pour Puerto Jimenez 4h de route Journée tranquille route / arrêts Nuit Puerto Jimenez
Jour 10 : Puerto Jimenez Randonnée dans le Corcovado (16km) QUESTION : idem que précédemment - nous ne sommes pas obligés de dormir dans le Parc? Nuit Puerto Jimenez
Jour 11 : Départ tôt pour Uvita Route le long de la côte donc tranquille Nuit à Uvita
Jour 12 : Uvita Départ très tôt Visite du Parc National Manuel Antonio (Bonne 1/2 journée + plage) Visite Quepos Départ pour Monteverde Nuit à Monteverde
Jour 13 : Monterverde Visite Cloud Forest Puis départ pour Arenal Nuit à Arenal
Jour 14 : Arenal Visite Volcan + Randonnée + Lac Arenal Cascade la Fortuna si nous avons le temps sinon le lendemain Nuit à Arenal
Jour 15 : Arena Cascades La Fortuna Départ pour San José Nuit San José
Jour 16 : San José Visite de la ville Repos Nuit San José
Jour 17 : San José Visite du Parc National Carrara Nuit à San José
Jour 18 : San José Départ pour Puntarenas fin de matinée Nuit à Puntarenas
Jour 19 : Puntarenas Visite ville / plage Ile de Chira ?? Départ pour Manzanillo Nuit à Manzanillo
Jour 20 : Manzanillo Plage / Ile de Chira ?? Chill Nuit à Manzanillo
--> Sur cette partie, peut être auriez vous de meilleurs conseils que Manzanillo ? Pour nous éviter trop de route, j'avais privilégié ce coin, mais je reste ouverte
Jour 21 : Manzanillo Départ pour San José Nuit à San José
Jour 22 : RETOUR PARIS :(
Bus de Katmandou à Lumbini English translation pending
Bonjour,
N'ayant pas de guidebook népalais je recherche infos pour rejoindre l'Inde. Je suis a Katmandou et mon visa expire dimanche. Je pensais faire un petit tour à Lumbini avant de rejoindre la frontière terrestre. Savez-vous quand partent les bus pour Lumbini, y'a-t-il des trajets directs ou y'a des changements ? Quel est le temps de trajet et le prix ? Et d'où partent les bus à KTM ? De préférence on préfère les buses locaux, si possible sinon les bus touristiques, c'est ok.
Enfin, si vous des suggestions d'endroits à visiter sur la route, je suis preneuse. Merci pour vos infos, A bientôt 🙂
N'ayant pas de guidebook népalais je recherche infos pour rejoindre l'Inde. Je suis a Katmandou et mon visa expire dimanche. Je pensais faire un petit tour à Lumbini avant de rejoindre la frontière terrestre. Savez-vous quand partent les bus pour Lumbini, y'a-t-il des trajets directs ou y'a des changements ? Quel est le temps de trajet et le prix ? Et d'où partent les bus à KTM ? De préférence on préfère les buses locaux, si possible sinon les bus touristiques, c'est ok.
Enfin, si vous des suggestions d'endroits à visiter sur la route, je suis preneuse. Merci pour vos infos, A bientôt 🙂
Séjour de 8 jours en Islande: votre avis English translation pending
Bonjour à tous,
Un site propose l'itinéraire suivant pour un séjour de 8j en Islande. Je n'ai aucun soucis à conduire longtemps, j'adore conduire. J'ai pas de soucis aussi à faire de courtes nuits pendant 7j si cela peut me permettre de cumuler le tour de l'ile ET des randos sympas la journée sur glaciers, plaines... Comme les journées sont longues la bas cela ne me dérange donc pas de me lever tot et me coucher tard pour pouvoir parcourir les km de l'itinéraire et faire des promenades la journée.
que pensez vous de l'itinéraire proposé ?
le prix est de 1455€/personne billet et voiture compris donc cela semble interessant comme tarif au regard de mes recherches sur internet.
MErci beaucoup à vous pour vos retours rapides nous devons rapidement finalisation la réservation car il ne reste que très peu de places.
Jour 1 : France . Keflavik Envol pour Keflavik. Vous prenez possession de votre voiture. Hébergement dans la région de Keflavik.
Jour 2 : Keflavik . Reykjavik . Thingvellir . Reykholt (230 km) Après avoir parcouru le centre ville de Reykjavik, partez découvrir le parc national de Thingvellir, site géologique de grande importance, protégé par l'Unesco et berceau historique de l'ancien Parlement islandais. Puis route le long du Hvajfjordur. Hébergement dans la région de Reykhólt.
Jour 3 : Reykholt . Hraunfossar . Akureyri (330 km) Découvrez Hraunfossar, un bel ensemble de cascades descendant le long d'une coulée de lave. Visite conseillée de la petite église de Vídimyri, un joyau de l'architecture traditionnelle islandaise. Par les vallées de Skagafjördur et d'Öxnadalur. Hébergement dans la région d'Akureyri.
Jour 4 : Akureyri . Godafoss . Myvatn . Egilsstadir (270 km) Arrêt aux belles chutes de Godafoss. Exploration de Myvatn, exceptionnel site géologique et ornithologique : les étranges formations de Dimmuborgir ; les champs de Namaskard, brûlés par l'acide sulfurique... Hébergement dans la région d'Egilsstadir.
Jour 5 : Egilsstadir . Seydisfjördur . Les fjords de l'Est . Höfn (330 km) Seydisfjördur, petit port de pêche aux maisons colorées suivi des fjords de l'est bordés par de longues plages de sable noir et des formations uniques de roches. Le musée des pêcheurs français à Fáskrúðsfjörður. Hébergement dans la région de Höfn.
Jour 6 : Le lagon glaciaire Jökulsárlón . Le parc national de Skaftafell (200 km) À Jökulsárlón, promenade conseillée en bateau sur le lagon glaciaire, où flottent des icebergs détachés du glacier Vatnajökull, transformant ce lieu en paysage groenlandais. Continuation par Skaftafell, le plus grand parc national d'Islande où vertes vallées, cascades et landes glaciaires contrastent avec le glacier Vatnajökull. C'est un des rares lieux sur l'île abritant une forêt de petits arbres. De nombreux sentiers de randonnée permettent d'agréables balades. Hébergement dans la région de Kirkjubæjarklaustur.
Jour 7 : Dyrhólaey . Skógar . Gullfoss . Le site de Geysir (380 km) Dyrholaey, une réserve naturelle pour les oiseaux marins. Arrêt recommandé à la chute de Skogafoss. La cascade de Gullfoss aux arcs-en-ciel ondoyant au-dessus des volutes d'eau pulvérisées. La zone thermale de Geysir pour observer sources d'eau chaude, fumerolles de vapeur sulfureuse et le geyser « Strokkur » qui jaillit à 30 m, toutes les 5 mn. Hébergement dans la région de Reykjavik.
Jour 8 : Reykjavik . Keflavik (60 km) . France Découvrez la capitale islandaise ou détendez vous au Blue Lagoon. Restitution du véhicule à l'aéroport de Keflavik. Envol pour la France. Nuit à bord.
Jour 9 : France Arrivée en France.</html
Un site propose l'itinéraire suivant pour un séjour de 8j en Islande. Je n'ai aucun soucis à conduire longtemps, j'adore conduire. J'ai pas de soucis aussi à faire de courtes nuits pendant 7j si cela peut me permettre de cumuler le tour de l'ile ET des randos sympas la journée sur glaciers, plaines... Comme les journées sont longues la bas cela ne me dérange donc pas de me lever tot et me coucher tard pour pouvoir parcourir les km de l'itinéraire et faire des promenades la journée.
que pensez vous de l'itinéraire proposé ?
le prix est de 1455€/personne billet et voiture compris donc cela semble interessant comme tarif au regard de mes recherches sur internet.
MErci beaucoup à vous pour vos retours rapides nous devons rapidement finalisation la réservation car il ne reste que très peu de places.
Jour 1 : France . Keflavik Envol pour Keflavik. Vous prenez possession de votre voiture. Hébergement dans la région de Keflavik.
Jour 2 : Keflavik . Reykjavik . Thingvellir . Reykholt (230 km) Après avoir parcouru le centre ville de Reykjavik, partez découvrir le parc national de Thingvellir, site géologique de grande importance, protégé par l'Unesco et berceau historique de l'ancien Parlement islandais. Puis route le long du Hvajfjordur. Hébergement dans la région de Reykhólt.
Jour 3 : Reykholt . Hraunfossar . Akureyri (330 km) Découvrez Hraunfossar, un bel ensemble de cascades descendant le long d'une coulée de lave. Visite conseillée de la petite église de Vídimyri, un joyau de l'architecture traditionnelle islandaise. Par les vallées de Skagafjördur et d'Öxnadalur. Hébergement dans la région d'Akureyri.
Jour 4 : Akureyri . Godafoss . Myvatn . Egilsstadir (270 km) Arrêt aux belles chutes de Godafoss. Exploration de Myvatn, exceptionnel site géologique et ornithologique : les étranges formations de Dimmuborgir ; les champs de Namaskard, brûlés par l'acide sulfurique... Hébergement dans la région d'Egilsstadir.
Jour 5 : Egilsstadir . Seydisfjördur . Les fjords de l'Est . Höfn (330 km) Seydisfjördur, petit port de pêche aux maisons colorées suivi des fjords de l'est bordés par de longues plages de sable noir et des formations uniques de roches. Le musée des pêcheurs français à Fáskrúðsfjörður. Hébergement dans la région de Höfn.
Jour 6 : Le lagon glaciaire Jökulsárlón . Le parc national de Skaftafell (200 km) À Jökulsárlón, promenade conseillée en bateau sur le lagon glaciaire, où flottent des icebergs détachés du glacier Vatnajökull, transformant ce lieu en paysage groenlandais. Continuation par Skaftafell, le plus grand parc national d'Islande où vertes vallées, cascades et landes glaciaires contrastent avec le glacier Vatnajökull. C'est un des rares lieux sur l'île abritant une forêt de petits arbres. De nombreux sentiers de randonnée permettent d'agréables balades. Hébergement dans la région de Kirkjubæjarklaustur.
Jour 7 : Dyrhólaey . Skógar . Gullfoss . Le site de Geysir (380 km) Dyrholaey, une réserve naturelle pour les oiseaux marins. Arrêt recommandé à la chute de Skogafoss. La cascade de Gullfoss aux arcs-en-ciel ondoyant au-dessus des volutes d'eau pulvérisées. La zone thermale de Geysir pour observer sources d'eau chaude, fumerolles de vapeur sulfureuse et le geyser « Strokkur » qui jaillit à 30 m, toutes les 5 mn. Hébergement dans la région de Reykjavik.
Jour 8 : Reykjavik . Keflavik (60 km) . France Découvrez la capitale islandaise ou détendez vous au Blue Lagoon. Restitution du véhicule à l'aéroport de Keflavik. Envol pour la France. Nuit à bord.
Jour 9 : France Arrivée en France.</html
Excursions autonomes en Crète English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Créte cet été et séjournerons à Ierapetra pendant 15 jours. Etant 2 couples avec 4 enfants de 11 à 17 ans, nous avons choisi une formule tout inclus mais nous souhaitons tout de même découvrir cette île. Nous envisageons de louer des voitures pour nos excursions que nous effectuerons de manière autonome. Devons-nous réserver une voiture de France ou s'en occuper sur place sachant que nous comptons bouger 1 jour sur 2 ? Avez-vous des conseils à nous donner sur les lieux à visiter entre adultes ou avec nos ados ? Nous affectionnons particulièrement les excursions typiques qui nous permettent d'être au contact des locaux et de la nature. Merci d'avance pour vos réponses. Bonne journée.
Nous partons en Créte cet été et séjournerons à Ierapetra pendant 15 jours. Etant 2 couples avec 4 enfants de 11 à 17 ans, nous avons choisi une formule tout inclus mais nous souhaitons tout de même découvrir cette île. Nous envisageons de louer des voitures pour nos excursions que nous effectuerons de manière autonome. Devons-nous réserver une voiture de France ou s'en occuper sur place sachant que nous comptons bouger 1 jour sur 2 ? Avez-vous des conseils à nous donner sur les lieux à visiter entre adultes ou avec nos ados ? Nous affectionnons particulièrement les excursions typiques qui nous permettent d'être au contact des locaux et de la nature. Merci d'avance pour vos réponses. Bonne journée.
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature! English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.
J1 - De Thaïlande au Laos
Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !
Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !
Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !
De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)
J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons
Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :
- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !
Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…
Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…
Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)
Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)


J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !
Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.
Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !

L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.
Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.
Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !
J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert
Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.
Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…
La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.
Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !
Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.
C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.
Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !
Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.
Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…
Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D
Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…
J10 : En scooter dans la campagne laotienne
Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !
Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !
Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.
Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !
Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.
Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)
J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde
Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !
Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…
Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)
L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.
Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !
Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…
Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.
Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !
Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !
Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !
Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)
J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde
Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....
Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.
Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…
Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)
Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.

Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).
Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !
J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !
Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.
Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans lhôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.
Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !
Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !
J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)
C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.
A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.
La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !
Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.
Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…

Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.


De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !
J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw
Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^
Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !
Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !
Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !
De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !
Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !
J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong
Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.
J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !
La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)

Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !
Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)
Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.
Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…
En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)
J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane
Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !
Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...
Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.
Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.
J1 - De Thaïlande au Laos
Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !
Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !
Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !
De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)
J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons
Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :
- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !
Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…
Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…
Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)
Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)


J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !
Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.
Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !

L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.
Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.
Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !
J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert
Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.
Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.
Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !
Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.
C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.
Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !
Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.
Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…
Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D
Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…
J10 : En scooter dans la campagne laotienne
Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !
Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.
Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.
Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)
J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde
Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !
Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…
Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)
L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.
Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !
Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…
Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.
Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !
Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !
Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !
Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)
J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde
Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....
Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.
Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…
Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.

Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).
Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !
J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !
Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.
Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans lhôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.
Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !
J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)
C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.
A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.
La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !
Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.
Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…

Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.


De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !
J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw
Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !
Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !
De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !
Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !
J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong
Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.
J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !
La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)

Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !
Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)
Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…
En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)
J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane
Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !
Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.
Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Plages d'Ipanema (Rio de Janeiro) English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé notre hôtel à Rio de Janeiro sur l'Avenida Vieira à Ipanema du 27 avril au 04 mai 2016 (7 nuits).
Merci de m'informer si on peut se baigner sur la plage d'Ipanema sans problème et si les vagues ne sont pas trop fortes pour la baignade?
Aussi merci de nous indiquer d'autres belles plages à découvrir durant notre séjour à Rio.
Itinéraire 3 semaines Bali / Singapour English translation pending
Bonjour à tous,
Après quelques hésitations avec la Malaisie, c'est décidé, nous partons 3 semaines à Bali et à Singapour cet été. Nous avons préparé un itinéraire mais nous avons du mal à réaliser s'il est faisable ou non. (ne va t'il pas être trop "speed"). Pendant ces vacances nous souhaitons découvrir l'île mais nous souhaitons aussi nous reposer.. Pourriez-vous s'il vous plait me donner votre avis sur l'itinéraire ? 😊
Le 14/08 : Arrivée à 23h45 à l'aéroport de Bali - nuit sur Kuta (?) --> est-ce que vous pensez que si nous réservons dans une GH petit-moyen budget, l'hébergeur voudra bien venir nous chercher à l'aéroport ?
Le 15/08 : départ pour Tabanan et visite des environs (surtout le Pura Tanah Lot). Nuit sur place ou départ direct pour Ubud (?)
Du 16 au 19 août : Ubud - visite de la ville + de ses environs.
20 et 21 août : excursion vers le volcan Ijen (sur l'île voisine de Java donc..). J'ai lu sur plusieurs sites (dont Voyage Forum) qu'il était possible d'organiser ça depuis Ubud. Pensez-vous que ce soit faisable de le faire par soi même (sans passer par une agence ?). Retour sur la ville de Pemuteran (?)
22 et 23 août : visite du parc national Bah Barat et snorkeling sur les îles Menjangan.
24 au 27 août : Transfert vers Munduk et visite de la région (randonnées jusqu'aux cascades, rizières Jatiluwih classées à l'UNESCO) + mont Batur (?)
28 au 31 août : Transfert vers les îles Gili (farniente + snorkeling) puis retour sur l'aéroport pour un départ vers Singapour.
Enfin jusqu'au 4 septembre visite de Singapour (vol retour pour Paris prévu vers 23h). Cette étape est incontournable pour mon ami qui souhaite visiter cette ville depuis quelques temps déjà.
Je vous remercie pour tous vos avis et vos conseils. 🙂
Après quelques hésitations avec la Malaisie, c'est décidé, nous partons 3 semaines à Bali et à Singapour cet été. Nous avons préparé un itinéraire mais nous avons du mal à réaliser s'il est faisable ou non. (ne va t'il pas être trop "speed"). Pendant ces vacances nous souhaitons découvrir l'île mais nous souhaitons aussi nous reposer.. Pourriez-vous s'il vous plait me donner votre avis sur l'itinéraire ? 😊
Le 14/08 : Arrivée à 23h45 à l'aéroport de Bali - nuit sur Kuta (?) --> est-ce que vous pensez que si nous réservons dans une GH petit-moyen budget, l'hébergeur voudra bien venir nous chercher à l'aéroport ?
Le 15/08 : départ pour Tabanan et visite des environs (surtout le Pura Tanah Lot). Nuit sur place ou départ direct pour Ubud (?)
Du 16 au 19 août : Ubud - visite de la ville + de ses environs.
20 et 21 août : excursion vers le volcan Ijen (sur l'île voisine de Java donc..). J'ai lu sur plusieurs sites (dont Voyage Forum) qu'il était possible d'organiser ça depuis Ubud. Pensez-vous que ce soit faisable de le faire par soi même (sans passer par une agence ?). Retour sur la ville de Pemuteran (?)
22 et 23 août : visite du parc national Bah Barat et snorkeling sur les îles Menjangan.
24 au 27 août : Transfert vers Munduk et visite de la région (randonnées jusqu'aux cascades, rizières Jatiluwih classées à l'UNESCO) + mont Batur (?)
28 au 31 août : Transfert vers les îles Gili (farniente + snorkeling) puis retour sur l'aéroport pour un départ vers Singapour.
Enfin jusqu'au 4 septembre visite de Singapour (vol retour pour Paris prévu vers 23h). Cette étape est incontournable pour mon ami qui souhaite visiter cette ville depuis quelques temps déjà.
Je vous remercie pour tous vos avis et vos conseils. 🙂
Randonnées dans les Dolomites English translation pending
Je reste 4 jours à Madonna di Campiglio et 4 jours à Cortina d'Ampezzo.
Pouvez-vous me donner vos bonnes adresses pour manger par cher ?
Vos randonnées d'un jour incontournables autour de ces 2 sites.
Je trouve très peu de documentations en Français sur les Dolomites. Un livre, un site internet à me conseiller, .... ?
Merci
Je trouve très peu de documentations en Français sur les Dolomites. Un livre, un site internet à me conseiller, .... ?
Merci
Valider un itinéraire de 14 jours au Costa Rica English translation pending
On part dans 1 semaine au Costa Rica et on voulait faire valider notre itinéraire par des voyageurs de la communauté VF, merci de vos conseils :
- San José - Tortuguero (2 j) - Sarapiqui (rafting/kayak) - Arenal - Rio Celeste/Tenorio - Monteverde - Jaco / Parc des Aras - Manuel Antonio - Marino Ballena - Bahia Drake + Isla del Cano (2 j) - Puerto Jimenez (2 j) : on veut eviter le parc Corcovado en lui meme et ses prix exhorbitants, - San Gerardo de Dota (ou un endroit pour faire une étape entre Osa et San José) - Vol retour San José
Merci de votre avis, on s'interroge sur les 4 jours qu'on va faire sur la peninsule d'osa, on veut faire du snoorkeling, du kayak, des ballades... sans se taper un guide à 100 $ dans le parc , est ce que çà vaut le coup d'aller à Piedras Blancas ? On se demande aussi l'etape du retour car la vallée de San Gerardo a pas l'air somptueuse mais faire la route d'une traite c'est long.
Thanks
- San José - Tortuguero (2 j) - Sarapiqui (rafting/kayak) - Arenal - Rio Celeste/Tenorio - Monteverde - Jaco / Parc des Aras - Manuel Antonio - Marino Ballena - Bahia Drake + Isla del Cano (2 j) - Puerto Jimenez (2 j) : on veut eviter le parc Corcovado en lui meme et ses prix exhorbitants, - San Gerardo de Dota (ou un endroit pour faire une étape entre Osa et San José) - Vol retour San José
Merci de votre avis, on s'interroge sur les 4 jours qu'on va faire sur la peninsule d'osa, on veut faire du snoorkeling, du kayak, des ballades... sans se taper un guide à 100 $ dans le parc , est ce que çà vaut le coup d'aller à Piedras Blancas ? On se demande aussi l'etape du retour car la vallée de San Gerardo a pas l'air somptueuse mais faire la route d'une traite c'est long.
Thanks