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Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
by Mida · 2006-12-25 · 20 replies
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans. Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière. S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.

Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.

Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !

Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.

Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !

Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.

J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.

Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.

Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)

Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !

Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !

Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)

Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !

La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !

Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.

Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.

Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.

Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan

Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !

Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.

Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.

Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.

La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !

Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.

Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !

Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !

Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.

Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.

Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.

Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !

Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Soutenir un enfant du monde grâce au parrainage English translation pending
by Picchu · 2006-12-17 · 311 replies
Bonjour,

J'écris ce message pour tous ceux qui parrainent un enfant ou à ceux qui y pensent. Ceci dans le but de : donner des infos (pourquoi, comment, combien…), conseiller des associations sérieuses, mettre en contact les parrains du forum pour confronter leurs expériences, organiser des voyages communs pour aller rendre visite à nos filleul(e)s. donner des nouvelles du "terrain" et des enfants grâce à ceux qui auront eu la chance de rencontrer leur filleul(e), ou grâce aux voyageurs ou expatriés qui connaissent bien les régions de nos filleul(e)s.

Cela faisait longtemps que je réfléchissais à parrainer un enfant, sans jamais oser m’engager. Et puis mon voyage au Pérou m’a convaincue de… ne plus attendre ! J’ai obtenu sur le forum des infos et des adresses puis j’ai pris contact avec Plan. Après avoir échangé plusieurs mails et appels téléphoniques, je me suis inscrite. Quelques jours plus tard j’ai reçu un dossier très complet et découvert avec beaucoup d’émotion ma filleule.

Elle s’appelle Milagros, elle a 9 ans et elle est très mignonne. Elle vit au nord du Pérou avec ses parents, ses 4 sœurs et son frère. En versant seulement 8, 50 €/mois (après déduction fiscale), Plan s’assure que Milagros est soignée et scolarisée. Une partie de l’argent sert aussi à sa communauté pour améliorer leurs conditions de vie et leur donner accès au micro-crédit.

J’aimerai savoir ce qu’ont ressenti les parrains en recevant le dossier de leur filleul(e), savoir comment ça se passe pour vous, et pour ceux qui ont eu la chance de rencontrer leur filleul(e), savoir comment ils ont vécu la rencontre.

J’attends vos commentaires, vos expériences, vos conseils. Et j’invite tous ceux qui hésitent encore, à écouter leur coeur et à soutenir sans plus attendre un enfant du bout du monde.

A bientôt.
Achat de meubles à Bali English translation pending
by Vaniste · 2006-12-06 · 29 replies
Bonsoir à tous,

Nous partons à Bali le 18 janvier 2007 pour 15 jours et nous souhaitons y acheter des meubles. Est ce quelq'un a déjà effectué ce type d'achat, si vous avez des infos (adresse fabricant de meubles, prix des containers, délai...)nous sommes preneurs.

Merci pour vos réponses
Jeu de piste à la découverte des Savoies English translation pending
by Wapiti74 · 2006-10-26 · 81 replies
OK, à mon tour de me lancer sur les traces de Gallia 🙂 jeu en 10 étapes pour découvrir les deux Savoies

Même principe : des devinettes en ligne, réparties en 10 étapes qui s'étaleront à un rythme d'une toutes les semaines ou quinzaines la possibilité de demander des compléments d'information sur ce fil... mais sans révéler les réponses ! vos réponses en messages privés (c'est très important pour que tout le monde puisse jouer) un classement des joueurs par points en fonction de leur rapidité à me proposer leurs réponses : -> le 1er à donner une bonne réponse gagne 10 pts -> le 2ème : 9 pts -> le 3ème : 8 pts etc -> à partir du 6ème : 5 pts (pour tous les joueurs suivants avec une bonne réponse)

Une remarque préliminaire : les locaux de l'étape sont priés de ne pas trop se presser pour répondre, afin de donner une petite chance à tous 😛... et Wapata est interdit de jeu (ça c'est pour vous rassurer 😇).

Alors, vous êtes prêts ? C'est parti !
Recherche bon hôtel à Safi (Maroc) English translation pending
by Hannibal2006 · 2006-10-18 · 24 replies
bonjour je veux savoir s'il ya un bon hotel (qualité + prix ) à safi au maroc..pour dcembre 2006 merci
Oppressées en Inde du Nord, conseillez-vous quand même le Sud? English translation pending
by Sophaille · 2006-10-15 · 35 replies
Bonjour a tous on finit ma soeur et moi un voyage de 3 semaines, du Rajasthan a Varanasi puis on part 3 semaines au Nepal. On avait prevu ensuite de repartir pour l'Inde du Sud, mais notre 1er contact avec l'Inde n'est pas tres concluant... trop chaud, etouffees par la foule, harcelees par les hommes (pourtant on est vraiment habillees routardes et non provocantes, par rapport a d'autres touristes que l'on voit en short et debardeur...), prises en permanence pour des dollars ambulants... Le mot que l'on dit le plus quand on quitte les hotels le matin, c'est NO. Ces 3 semaines finissent par peser et c'est triste a dire, mais on a hate de quitter l'Inde du Nord... On lit plein d'experiences de gens qui ont ADORE l'Inde du Nord mais pour ceux pour qui l'experience n'a pas ete si positive dans le Nord mais qui peuvent comparer entre Nord et Sud, pensez-vous que ca ira mieux au Sud (on compte aller de Chennai au Kerala puis remonter jusqu'a Bombay pour reprendre un vol en decembre vers la Thailande, notre vol est deja booke) ? Est-ce plus respirable, les gens sont-ils plus "abordables" et moins focalises sur notre portefeuille uniquement... On cherche vraiment a rencontrer des gens pour discuter mais la barriere est pour l'instant infranchissable.... merci de vos experiences Sophie et Fanny
Vivre à Khartoum au Soudan English translation pending
by Grouzmic · 2006-10-14 · 44 replies
Bonjour, Je dois partir vivre à Khartoum dans quelques mois. Maman d'une petite fille de 5ans, j'aimerais avoir des informations pratiques sur la vie quotidienne au Soudan et particulièrement à Khartoum. Bien sur je me suis déjà connectée au site de l'ambassade de France sur place, mais ce n'est pas suffisant et je n'arrive pas à trouver de site internet pour répondre à toutes mes interrogations d'ordre pratique 😊. Toutes informations sur la nourriture que l'on peut trouver, les activités que l'on peut faire, l'art, la culture locale, etc... me seront extrêmement précieuses pour préparer mon expatriation. Merci à celles et ceux qui pourront m'aider. Grouzmic😉
L'ambassade peut-elle aider les Français aux prises avec la justice thaïlandaise English translation pending
by Barbot · 2006-09-07 · 19 replies
L'ambassade peut-elle aider les Français aux prises avec la justice thaïlandaise ? Personne n’est à l’abri d’avoir un jour affaire avec la justice Thaïlandaise. Dans ce cas, qu’est-on en droit d’attendre de notre ambassade ? Certainement pas d’intervenir dans le cours de la procédure nous explique le Consul général de France à Bangkok. Mais cela ne sous-entend pas aucun soutien non plus... (Photo LPJ Bangkok)

Dispute familiale autour de la garde d’un enfant bi-national, arrestation pour trafic de drogue, litige avec une institution locale, un certain nombre d'affaires ces derniers mois nous ont montrés que chacun de nous peut un jour avoir affaire avec la justice de son pays d’accueil. Lorsque cela arrive, certains en appellent à la mère patrie, personnifiée ici par l’Ambassade et plus particulièrement le Consulat. Cela dit, beaucoup en reviennent déçus, alors qu’ils attendaient un soutien décisif de leur pays. Le Consul général de France à Bangkok précise ce que les Français ici sont en droit d’attendre de leur administration et quelles sont les limites de celle-ci. LPJ : La France peut elle intervenir dans le cour de la justice thaïlandaise dès lors qu’un de ses ressortissants est concerné par une affaire ? Jean-Luc Delvert : Tout d’abord, l’Etat français fonctionne sous le régime de la séparation des pouvoirs, et, le Consulat relevant du pouvoir administratif, il n’a donc aucune compétence en matière juridique. Ensuite, nous sommes soumis à la convention de Vienne et en cela nous appliquons le principe de non intervention dans la justice d’un pays étranger, du moment que celui-ci respecte le droit international. Certes, s’agissant de la peine de mort, nous essayons, avec nos partenaires européens, de convaincre les Etats d’y renoncer. Nous veillons également aux conditions de détention qui ne doivent pas porter atteinte à la dignité de l’Homme. LPJ : N’y a-t-il pas des accords entre la France et la Thaïlande en la matière ? Jean-Luc Delvert : Nous avons deux conventions bilatérales. L’une permet de mener des enquêtes dans le pays d’accueil, ce dernier ayant la responsabilité de les diligenter. La seconde autorise le transfert de prisonniers pour accomplir le reste de la peine dans leur pays d’origine. LPJ : Qu’est-ce que les français peuvent attendre du Consulat lorsqu’ils sont confrontés à la justice thaïlandaise ? Jean-Luc Delvert : Tout dépend si la procédure relève du pénal, du civil ou du commercial. Dans le cas du pénal, on s’assure tout d’abord que le prisonnier bénéficie de conditions normales de détention, qu’il est en bonne santé et qu’il ne manque de rien, (lecture, vêtements, etc.). On s’assure aussi qu’il bénéficie d’un avocat. S’il n’a pas les moyens de s’en procurer un, on fait en sorte qu’il en ait au moins un commis d’office. En gros, on veille à ce que le prévenu puisse faire valoir ses droits. Dans un cas de procédure civile, on peut être amené, suivant les cas, à assister à l’audience pour s’assurer que la justice est appliquée normalement selon le droit en vigueur dans le pays. Lorsqu’il s’agit d’un divorce cependant, nous n’avons pas à intervenir car cela relève strictement de la cellule privée. Pour ce qui est des litiges entre ressortissants français et institutions thaïlandaises, ou encore des litiges commerciaux impliquant des soci��tés, nous n’intervenons pas, car nous n’avons pas à le faire. Dans tous les cas on peut conseiller et guider les gens pour leur faciliter la tâche. Mais quoiqu’il en soit, on ne leur dira pas qu’ils ont raison simplement parce qu’ils sont français. Accepterions-nous qu’un pays étranger intervienne dans le cours de la justice française pour aider un de ses ressortissant ? Propos recueillis par Pierre Queffélec Bangkok Jeudi 7 septembre 2006
Air France: espace Première NEV sur SIN-CDG English translation pending
by Airborne · 2006-08-22 · 28 replies
Quelqu'un a-t-il essayé la Première NEV d'Air France sur un long secteur (>12h): mis à part le siège-lit, quelles sont les différences principales de service avec l'Espace Affaires. Est-il possible de dîner en vis-à-vis avec son compagnon de voyage, comme c'est le cas, par exemple, avec la First de BA?

Comme il s'agit de billets primes, la seule alternative est Malaysian, mais avec escale à KL. Et la dispo sur MH pour les membres de Flying Blue semble pour le moins très limitée (sinon inexistante).
Vivre au Bénin English translation pending
by Macean · 2006-07-29 · 48 replies
salut à tous qui vont vivre au benin ou simplement y passer un moment je voudrais avoir quelques infos sur la vie là bas ou même des photos où s'adresser pour 1 logement quels quartiers les bons petits maki ou restos près de cotonou les sites à voir etc... mon ami à postuler à une offre et si tout va bien nous devrions y partir vers octobre🙂 merci d'avance à +
L'huile de coco? English translation pending
by Kaotom · 2006-07-28 · 40 replies
salut, j'aimerai bien connaitre la verite sur l'huile de coco que les thais ont tendance a bcp utiliser dans le sud dont je reviens, j'ai toujours entendu dire que c'etait tres nocif pour la sante et je vois que cela ne les inquites pas du tout

les indiens du keral utilisent aussi bcp cette huile eux qui sont tres proche de la medecine naturelle et des plantes, donc...... ca se saurait si c'etait si mauvais ou encore est ce une legende de chez nous ou encore est ce que c'est parceque le prix relativement vbas de l'huile ne leur permet d'utiliser que celle la ?

pour ceux qui utilisent, qui conaissent l'inde ou le sud thai, pour vos avis, je suis preneuse de nouvelles et de vos remarques, merci iiiiii😇
Quels sont pour vous vos plus beaux sites de plongée? English translation pending
by Bonobo41 · 2006-07-26 · 18 replies
bonjour, etant amatrice de plongee je souhaiterai savoir quelles sont vos plus belles experiences sous marine? et quels sont les tarifs des plongees sur ces sites? et que peut on y voir, c est le plus important!!! avec mes remerciements par avance.
Et hop! Touriste tu resteras! English translation pending
by Petitpanda · 2006-07-05 · 117 replies
bonjour tout le monde!!

on lit très souvent dans ce forum des personnes qui disent essayer de semelr à la population, qui ne veulent pas etre vu comme un touriste... c'est une belle volonté car ca suppose une adaptation au pays d'acceuil que j'essaye aussi de faire😇. Mais voila, parfois, on crois bien faire et baaammmm, pas du tout!!🤪 Voici une petite histoire qui j'espère vous fera sourire :

Je suis partie avec d'autres il ya deux ans donner des cours de francais à Bichkek au Kirghisztan. On était bénévoles et donc gentiment on nous logeaient chez des élèves. Lorsque je suis arrivée je pensais que l'extrème majorité des kirghizes étaient de type mongol, je ne pensais qu'il y avait autant de russes. Donc, quand je me suis rendue compte de ca, je me suis dit, "chouette, tu ressembles quand meme un peu aux russes (plus qu'aux mongols) donc dans la rue, tu peux passer pour une bichkekoise et pas pour une touriste!! youpi🙂😎!! Je demande confirmation à l'étudiante chez qui je logeais et avec qui je commencais a bien m'entendre, je lui demande donc, pleine d'espoir (et avec quelques certitudes) si je peux passer pour une kirghize d'origine russe. Et la, je vois ma chere étudiante, toute genée qui me repond : "ma tres chère Astrid, moi je t'aime beaucoup, et pour moi ce qui importe c'est ce que les gens ont au fond du coeur, mais ce n'est pas le cas des autres, l'apparance extérieure est tres importante ici, alors tout le monde fait tres attention à la manière dont il est habillé... donc non, tu ne peux pas passer pour une locale..."

🤪🤪🤪 j'étais trop mal habillée!! Pourtant, j'avais fait attention...

Voila, vous est il deja arrivé de penser vous fondre dans la population et de vous faire remettre a votre place?
Sac à dos et tente légers pour le tour du Mont Blanc English translation pending
by Zianne · 2006-06-12 · 7 replies
Bonjour, je me prépare à faire le tour du Mt Blanc cet été, plus ou moins en autonomie (tente et réchaud) Je dois acheter un sac à dos et suis intéressée par tous vos conseils en la matière. Je cherche un sac pour femme, dans les 60 litres et si possible assez léger (le millet odyssée 50 + 10 m'a l'air pas mal, qu'en pensez-vous?) D'autre part je cherche aussi une tente pour 2 personnes. La lightent 2 de ferrino me semble pas mal, pas trop lourde mais je ne l'ai vue que sur catalogue, qqn a-t-il une expérience avec cette tente? l'abside semble assez petite non? et le poids réel? (le catalogue indique 1, 6kg min mais est-ce vraiment le cas?) Merci pour tous conseils que vous pourrez me donner, c'est la première fois que je part à pied alors je découvre...! (je suis plus habituée aux voyages à vélo où du coup je faisais quand même moins attention au poid!) Bonnes randos Zianne
Croisière Savone-Amsterdam à bord du Costa Atlantica le 15 mai 2006 English translation pending
by Kn74 · 2006-04-06 · 17 replies
Bonjour, je pars pour la première fois en croisière. Je souhaiterais avoir des nouvelles de la croisière Savone-Amsterdam ( la vie à bord, escales et points forts) . merci
Retour de croisière à bord du Coral English translation pending
by Desbell83 · 2006-04-03 · 2876 replies
Bonjour a tous,

Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83

ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Traumatisme: le nombre de semaines de vacances à travers le monde... English translation pending
by Jullemire · 2006-04-02 · 55 replies
Boujour,

Au fur et à mesure de lire les conversations, messages et fiches des usagers de ce site, je me rends compte que les gens ont beaucoup de semaines de vacances... En fait ma question est celle-ci: Combien de semaines de vacances avez-vous par année? Avant de venir dans ce site, je me trouvais chanceuse dans le nombre de semaines de vacances que j'avais, c'est-à-dire 3 semaines après 1 an de service (aucune avant 1 an). Et si je "tiens" le coup encore durant 6 ans à la même place, je vais avoir 4 belles semaines de congé... que je ne pourrais jamais prendre "collées"!! Pourtant, au Québec (et aussi peut-être au canada complet) et de ce que je sais d'amis et famille, je suis chanceuse car certains n'ont que 2 semaines après un an de service... Vous les européens? Combien de semaines avez-vous?

Est-ce seulement moi ou on se fait avoir ici au Québec?🤪
Le Brésil: ma passion English translation pending
by Jcender · 2006-02-12 · 115 replies
bonjour a tous et a toutes,

je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
Route Mendoza (Argentine) - Santiago (Chili) English translation pending
by Riri06 · 2006-02-07 · 31 replies
Bonjour à tous, Prévoyant un voyage en Argentine et au Chili pour août 2006, je n'arrive pas à trouver d'information sur l'axe routier reliant Mendoza à Santiago par un col (ou un tunnel) vers les 3000m, à savoir si cet axe est praticable (bus, voiture...) pendant l'hiver, fin août. Merci par avance si quelqu'un à déjà fait ce parcours au mois d'août et sur les infos qu'il pourrait avoir.
Croisière sur le Msc Melody English translation pending
by Maryel · 2006-01-28 · 108 replies
je dois faire une croisière sur le Melody en avril 2006 quelqu'un peut me donner des précisions sur ce bateau on nous a proposé une cabine à 5 personnes quelqu'un connait il ce modèle de cabine? y a 2 escales en lybie, sachant que les escales sont tj très courtes sur ce type de croisière, a t on le temps de se débrouiller seul merci
S'ouvrir un compte de banque à Montréal English translation pending
by Cielo81 · 2005-12-19 · 34 replies
Bonjour, J'aimerais bien savoir si je peux ouvrir un compte bancaire à Montréal tant que touriste pour déposé mon argent pour ma période de congé (environ un mois) ??
Cinéma itinérant sur la route du Che en Amérique du Sud English translation pending
by Gooms · 2005-12-05 · 40 replies
on est un groupe de passionner de video

on veux organiser un cinema itinerant sur la route du che!!!

en 2007

on cherche des contacts lasbas chili argentine perou bolivie ....

merci
Fifth wheel en Europe English translation pending
by Grospif · 2005-10-12 · 341 replies
salut à tous En surfant pour trouver des plans pour une cellule amovible, je viens de decouvrir les fifth whell et je me demande: est ce qu'il y en a en europe? (vu leurs poids j'en doute) un petit tour la pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle http://www.nuwa.com/ http://www.wrv.com/html/alpenlitefw_about.html

ce type de mecanisme d'attelage est il autorisé en europe (hors poids lourd bien sur)

j'imagine bien un "mini" fifth wheel deriere mon navara (3500 kg ca limite...)

Au vu de tout ca, cellules amovibles, fifth wheel et caravanes, je me dit que l'on a pas la meme notion du confort de chaque coté de l'atlantique.

merci pour vos lumieres et vos avis.
Argentine: voyage au coeur de la pampa English translation pending
by Manugy · 2005-09-28 · 6 replies
Puisque mes histoires paraissent avoir fait un peu scandale, et que j'ai lu un peu tous les messages sur les differents posts de ce theme, je me rends compte le petit cercle d'une dizaine de personnes se connaissaient deja bien, et qu'un gars qui se ramene avec une histoire farfelue lancée a l'improviste est susceptible d'amener le lecteur dans le doute.

Alors puisque j'ai l'impression de faire un voyage un peu different, j'ai envie d'en faire profiter tout le monde, pour offrir de l'air, des elans de vie, de l'energie pour construire leur propre voyage (vie).

Je suis un peu feignant parfois pour ecrire des trucs, mais de tant en tant je m'y met et y prend plaisir. J'essaye de ne pas faire de mes voyages un ego trip de moi-je, et d'observer avec du recul ce petit homme que la vie emmene a droite a gauche suivant la direction et la force du vent (moi meme).

Tous les textes que j'ai ecrit jusque la (3), sont juste des mails envoyés sur le vif, pas reflechi du tout, ni vraiment relu, qui refletait donc l'etat d'esprit du moment.

Durant cette periode de voyage (2ans), des rencontres, méme parfois banales a premieres approches sont autant d'apprentissages de réflexions sur le chemin épineux de la vie, le seul qui vaillent aux yeux des fous de vie...

Lettre a Isabelle du 30 mars 2005.

Ya une semaine j'etait a Mendoza et la bas, j'etais avec des gens tout a fait ¨normaux¨ dans une guest house normale en dortoir, je me suis dis que je devais reprendre les choses en mains et que j'avais besoin d'un coup d'air frais. Je m'etais fait embarqué par la facilité des bons plans pourris d'autres voyageurs. J'ai alors chercher un billet de bus pour Buenos Aires, je suis alle a la gare routiere, et en marchant je vois une pub ¨´bus lit 1 ere classe´´ Mortel, pour la premiere fois de ma vie j'ai envie de luxe et de me la jouer voyageur aisé. Je vais a lagence. plus de place pour le mercredi, le jeudi etc jusqu'á Lundi prochain. "Vous comprenez c'est les fétes..."me dit il sur un air ahuri...Un type arrive en courant, il veut déplacer son voyage. C'est pour dans une heure...a 20h. le voyage dure 18 heures. Ok. Je lui paye 100 pesos. Je vais vite faire mon sac, dit au revoir au Chino qui voyageait specialement pour deguster des bonnes viandes et des bons vins dans les restos "Tenedor libre", le seul qui attirait ma sympathie dans ce réservoir á backpackers insipides qui recherche l'"aventure".

j'arrive au bus, prend maplace qui est trop mortel. Jamais vu ca de ma vie. Les bus argentins sont les meilleurs du monde (serveuse en mini jupe au petit soin, offrant du champagne(argentin) a volonté ou du whisky, ecran plat digital top design, casque sony de maison pour chacun, bref pour regarder un film hollywoodien avec will Smith comme hero, gentil noir, qui sauve la planete des robots, on s'endore vite). Tout le bus se remplit sauf pour lesiege dá cote de moi. Le car va partir, royal, en plus je vais avoir 2 places...mais ca sert a rien, ..., peut etre que l'hotesse va venir s'y reposer, au pire je lui proposerais. j'ai deja un lit pour moi tout seul. Alors que játtendais impatient la suite, voir arriver un ange qui deviendra ma femme ou bien tout simplement personne.... Et lá, un type se depéche de rentrer et bien sur cést mon voisin. Merde. J'ecouterais mon walkman toute lanuit alors. Le gars, la 46zaine, plus beaucoup de cheveux sur le crane, l'esprit alerte, un bouquin a la main: "Are you afraid f the dark?" dejesaisqui qu'il a sortit direct en s'installant histoire de jouer les hommes actifs et de paraitre intellectuel. Pour parler, je lui demande, d'une facon un peu espiegle histoire de faire l'intelligent erudit qui parle trop bien espagnol et qui essaye de rabaisser son interlocuteur d'entreé, si il a "peur du noir" ou si son bouquin l'aider á comprendre ses angoisses intérieures. Il me repond, en espagnol, mais continue en anglais. Soit. Alors on se met a parler en anglais. Le type est un businessman qui vend des solutions de decheteterie et recyclage dans le monde entier, en Chine a bangkok au chile et blablalba...apres iil me dit qu il est aventurier. Je lui demande pourquoi. j'adore ce genre d'ouverture, du genre " et je suis aussi un peu, ..., un aventurier..." en me regardant bien dans les yeux en insistant exagerement sur le mot "aventurier", pour voir si j'avais capter et pour me pousser á lui demander la suite. C'etait son accroche. Il me dit qu il a faillit mourir plusieur fois...blabla...quil s´est cassé le cou. "Ah bon...moi aussi". Lá direct, je savais qu'il m'etait envoyé. Le hasard n'a plus sa place pour moi, maintenant, il ose meme plus montrer le bout de son nez.

Et apres il s'est mis a s'ouvrir completement. Du genre j'ai gagné plein dargent, des millions de dollars, mais maintenant je m'emmerde alors je cherche autre chose. Et lemec dit quil connait des guerisseurs deca dela, a Santiago et chsais pas ou. Que lui meme il guerit les energies (?). Je me rend compte qu'il est partit sur le chemin Newage, mouvement de bourgeois blasés ayant fait un voyage "initiatique" en Inde, genre Reiki, encens et chakras. Mais sa jeunesse de gamin et ses elans de vie m'attirent, j'aime les gens qui se remette en question, qui vivent la vie toujours comme une aventure. Je lui demande ce qu il va faire a Buenos Aires. Il me ditqu il va chez son filleul qu'il a jamais vu, qui est argentin, qui vit seul dans la pampa a 10 heures de buenos Aires. Harry mon nouvel ami est Hollandais, et a de la famille par ici. Bref il veut aller voir quelqu'un qu il connait pas mais qui est de sa famille, trés eloigné pourtant. En arrivant a Buenos Aires, il me demande si je veux venir moi aussi la bas. J'accepte. On pars dans un voyage inconnu dans la pampa argentine en plein desert humain.

En arrivant dans le village, un type petit gros, le visage bouffi, sans prétention, viens nous chercher a la station de bus: Il s'appelle Bernardo . Il nous fait monter dans une voiture, un peu louche et qui pue dont le confort tranche completement avec le super luxe des cars dans lesquels je me vautrais, me goinfrant de petits fours et de mini pizzas apéro. Le paysan s'arrete a une epicerie, il veut faire des provisions dignes pour recevoir des invités. Dans l'histoire personne ne se connait plus que d'aujourd'hui, mais on va tous vivre ensemble sous le meme toit. La situation est completement incongrue et sans aucun rapport logique. El Russo, comme se moquait la dame qui tenait l'epicerie pour nous mettre a l'aise et en profitant qu'il y ai des etrangers pour se foutre gentiment de ce bon brave Bernardo (parce qu il est moitie hollandais donc blond-roux), qui n'a jamais eu de femme. "Et c'est plus simple comme ca, plus tranquille, moi." Il vit seul et a 48 ans, il en fait facilement la 60 aine. D'ailleur quand le Hollandais habillé sportwear et qui en jette un peu avec ses belles chaussures et sa ligne de sportif actif du genre a jouer au squash pour se relaxer, lui a dit son age, El Russo s'est plus ou moins renfermé dans une moue penseur, surement des années qui passent vite, de la vie monotone qui petit a petit s'etiole... Il porte un vieux pistolet attaché a sa ceinture. J'apprendrais par la suite, que pas plus tard que la semaine derniere, il s'est fait sequestré par des voleurs qui l'ont attaché dans sa cuisine a une chaise et qui pour le faire parler lui ont bruler les doigts de pieds et matraquer de coups pendant une heure et demi, c'est qu il voulait pas lacher le morceau le Russo, de ces 3000 pesos d'économie sous son lit. C'est donc un type méfiant qui nous accueille, sur le qui-vive, d'ailleurs il nous a pas caché ses doutes quant a la pertinence de nos motifs a venir le voir. Faut le comprendre il a jamais vu personne arriver d'autres que ses 3 potes du village chez depuis 10 ans, a part les bandits de la semaine derniere. Aujourd'hui, c'est 2 europeens qui semble avoir une idée derriere la tete qui debarquent chez lui.

Le soir méme, alors qu'il avait invité 2, 3 amis, du genre á arriver avec leur propre couteau pour la viande dans un etui en cuir estampillé de motifs style cowboy, Bernardo nous a cuisiner 4 gigantesques poulets, j'avais jamais vu des betes de cette taille, du chorizo au barbecue, des cotes de porcs. Mais rien pour accompagner. Ah si du vin en brique a 3 pesos qu'il mélange avec de l'eau gazeuse. J'aurais au moins manger les meilleurs poulets de ma vie, et meme apres 8 mois végétariens en Asie, j'ai dévoré. Alors, Bernardo il sait pas pourquoi ces 2 types debarquent chez lui et encore moins pourquoi son pretendu parenté de loin est accompagné d'un petit jeune effronté francais blondinet qui traverse le monde entier, "qu'est ce qui peut bien le pousser a traverser les oceans pour venir s'enterrer dans mon patelin"). le pauvre jamais il a vu ca, un millionnaire et un jeune étudiant europeen bien éduqué des villes chez lui, simple paysan, sous son toit. Il nous installe dans une chambre. "Excusez moi pour la poussiere, je n'y vais guére plus dans cette chambre, C'était la chambre de ma soeur, Elle est morte ya 3 ans, elle a été atteinte d'un épuisement général et s'est éteinte d'elle meme sans souffrances autres que la vie elle méme, qu'elle a laissé derriere, nous dit-il d'un air mélancolique trahissant son impuissance face a la vie. "Demain ne vous inquiétez pas si á 3 heures du matin, vous entendez la radio (la radio de sa chaine hifi 750w avec des autocollants flachys et mega bass de banlieusard) se mettre a chanter a tutete, c'est le seul reveil que j'ai et il est dans la cuisine, alors je le met a fond. Je me reveille tot, je dois preparer 60 poulets pour les vendre sur le marché demain". Moi: "putain..et moi qui fait rien...on pourrais peut etre l'aider." Tu parles!!! Puis il nous raconte en se marrant, que son plaisir, c'est de couper la tete aux poulets sans les mettre dans le vase special pour les tenir tranquille. Non ce qu'il aime c'est de les voir galoper encore quelques instants sans leurs tetes."

Tout á coup, je me mets á penser aux parisiens qui courent dans tous les sens sans reelement savoir oú, mais ils y courent. Ce qu'ils aiment le plus, c'est lisser les routes aux maximum pour avoir toujours plus de vitesse, mais pour aller oú? Ca on verrait aprés...Qu'on on sera arrivé. On a le temps.

Je dors dans la meme chambre que le businessman. Faut savoir biensur si le type soi disant business man n'est pas louche, surtout du point de vue interessement sexuel, il pourrait tres bien etre de ceux pour qui le voyage leur permet d'assouvir leur fantasmes sur des miséreux. Mais quand j'ai vu qu il avait la meme incertitide a mon sujet, en le voyant cacher en douce ses biffetons au dessus de l'armoire, je me suis dis qu'il avait encore plus de doute que moi. ALors je me suis detendu.

On range un peu nos affaires. Et le gars il se met a sortir un pendule. Il prend ma main( enfin le pouls) et se met a regarde son pendule . Il me dit ca et ca. Il me dit quil va ouvrir les canaux d'energie et balbla. Il a les mains brulante le gars. Il dit que l'energie passe bien. Il voit une guerison dans l'avenir. :) du blabla quoi. Apres pour chaque truc, il check avec son pendule, on dirait Jonny Depp dans l'homme á la tete sans téte. Il me dit faut que tu prennes telles vitamines ou telles breuvages qu'il concoctera specialement demain. Il demande a son pendule les doses, puis le "pourcentage" d'ouverture des chakras :). Bon, soit. En tout cas il me fait bien marrer.

Je me rend compte apres qu a 46 ans et un compte en banque enorme, il est un peu perdu, il a change sa vie alors quíl sentait qu'il s'embourbait. Il est allé voir des diseurs d'aventure, de vies passées, tout ca pour y comprendre quelque chose face a l'incompréhensible que chacun doit trouver tout seul sans aide ou presque, juste quelque petits tuyaux pas plus, histroire de remettre les gens dans la bonnes direction quand ils bloquent a un carrefour. Je tente de le remette dans le droit chemin, en lui annoncant tous les pieges du chemin qu'il était prét a prendre, tous les revers, toutes les claques pour epurer son esprit jusqu'á devenir plus que lui-meme. Un homme quoi. Qu'a travers de ce chemin, qu'est le chemin de la vie, il allait devoir eplucher son ego, comme on epluche un oignon, pour arriver a la fin au coeur meme, quand il ne reste plus que l'essence meme de l'esprit de chacun de nous.

Ca y est il pense deja qu il va travailler avec moi sur un projet de centre de méditations et danses cosmiques des chakras. T'emballe pas trop.

Il faut donc construire sa vie comme une pyramide en commencant par le bas pour monter en suite. Pas se précipiter dans son élan, la chute fais mal.
Cambodge, un million de touristes en huit mois English translation pending
by Alan · 2005-09-28 · 11 replies
Thuan dans un précédent post nous avait déjà parlé de l'engouement croissant de ce pays pour les voyageurs que nous sommes, et il faut s'en réjouir ..... et vous trouverez ici quelques chiffres qui montre que le tourisme est en bonne voie au royaume khmer, mais cependant il est bon de noter également que cet accroissement ne va pas sans une autre forme de tourisme qui se développe de plus en plus, et qui est le tourisme sexuel auprés de jeunes enfants, et contre lequel il faut absolument lutter .......

Prés d’un million de touristes étrangers en huit mois

AKP Phnom Penh, 28 septembre 2005 --

Dunant les huit premiers mois de cette année, 912 490 touristes sont venus visiter le Cambodge. Ce nombre représente un accroissement de 38 pour cent, en comparaison avec la même période de l’année précédente.

Nuth Nin Doeurn, secrétaire d’Etat au Tourisme, a fait savoir l’enregistrement de ce nombre de tourisme, à l’occasion de la proclamation de la mise en application d’un projet de rehaussement de la ligne politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique.

La journée de proclamation du projet organisée le 22 septembre par le ministère de Tourisme en coopération avec les deux organisations non-gouvernementales ICO et IPEC, a pour but d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes au Cambodge pour des fins sexuelles de spéculation de la main-d’œuvre.

Un signe négatif, a dit Nuth Nin Doeurn, s’est manifesté à travers le domaine touristique, malgré son développement très fructueux.

La plupart de touristes étrangers viennent au Cambodge pour s’informer des mœurs et coutumes des populations cambodgiennes, pour visiter les sites ou les patrimoines culturels du Cambodge. Mais, un nombre mineur de ces étrangers profitent de leur visite au Cambodge pour détruire l’environnement naturel, les belles mœurs et coutumes de nos populations, a déploré le secrétaire d’Etat au Tourisme.

Il a cependant confiance en la mise à exécution du « projet de la politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique »en vue d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes pour des fins sexuelles et de spéculation.

« Nous devons poursuivre à faire toutes les activités, juridiquement et moralement, pour empêcher tous les effets négatifs, pouvant porter préjudice à nos enfants qui sont les ressources les plus importantes de notre pays », a enfin souligné le secrétaire d’Etat au Tourisme.--AKP

Pour ceux que celà intéresse, je vous renvoie également dans le forum " Carnets de voyage " ou je parle à la suite d'un voyage fait au Cambodge et d'une expérience vécue là bas, de l'enfer des bordels cambodgiens ...... à lire ne serait ce que pour avoir pleinement conscience de ce qui se passe là bas, même si vous le savez tous pour la plupart, mais il est bon de le rappeler encore et encore .......

Merci pour votre attention,
Hôtel Doreta 4* Rhodes (Grèce) English translation pending
by Egide · 2005-08-30 · 27 replies
Bonjour à tous,

Fin septembre je parts à Rhodes avec partir pas cher à l'hotel Doreta **** en "all inclusive".

Quelqu'un peux me dire si un all inclusive est plus avantageux ou pas ?

Connaissez vous cet hotel ? Est ce qu'un 4 etoiles est suffisant pour être logé confortablement ?

Combien y a t il d'heures d'avion entre PARIS et Rhodes ?

Merci à toutes les personnes qui pourront me renseigner.

😉
Panique à bord sur le Paris-Djerba English translation pending
by Taratroyes · 2005-08-25 · 117 replies
Je viens d'apprendre que des gens ont une nouvelle fois refusé d'embarquer sur un vol Paris Djerba apres un pb technique sur l'avion pourtant reparé par la compagnie!! (je felicite la compagnie qui à payé le logement de tous ses passagers pour cette nuit avant qu'il ne redecolle ce soir). Ca devient du n'importe quoi, une personne panique, plus personne ne veut partir!! Une paranoïa s'est installé dans l'aérien et des comportements non-adultes viennent accentuer la chose!! Soyons rationnels, soyons adultes!!! Le pilote et l'aeroport de Roissy n'auraient jamais autorisé l'avion à redecoller s'il n'etait pas en etat de marche!! Je pars le 03 septembre, et ma peur avant celle de l'avion vient de plus en plus du fait "est ce que nous allons decoller, ne va t'il pas y avoir de mouvement de panique" En 1 mois c'est la 3eme fois que cela se produit, les passagers paniques et mm les membres d'equipage affirment avoir des apprehensions, où va t'on?? Une petite pensée pour les passagers des vols Hélios, West Carribean et Tans. Puis pour les passagers du vol Bari-Tunis. Malgré tous ces crash, l'avion reste de loin le moyen le plus de sur de voyager: 13 fosi plus quer le train et 39 fois plus que la voiture (chiffres LCI) Vos reactions??
Journal perso de mon séjour en Pologne English translation pending
by Vincent1981 · 2005-08-12 · 5 replies
Mon aventure en Pologne

1) Le départ

Jour 1 13 :00, c’est le départ et je suis bien décidé à faire le tour de l’Europe avec ma fidèle 205 ! Après 2 ou 3 courtes pauses durant lesquelles j’en profite pour méditer sur les écrits du Dalai Lama, me voici enfin arrivé à Strasbourg bien décidé à déguster une délicieuse choucroute. En ce premier dimanche d’été la ville de Strasbourg me paraît agréable mais pas très animée. Dans le vieux quartier, hormis la cathédrale, on trouve surtout des bars et des restaurants. Mon estomac me tiraillant, j’en profite pour m’arrêter dans l’un d’eux. La terrasse étant déjà remplie de clients affamés, je n’ai d’autre choix que de manger à l’intérieur mais ça ne me pose pas de problème. Après avoir posé des questions au serveur et au barman sur la vie de la ville, mon premier avis se confirme… 1h, c’est environ le temps qu’il me faudra après pour retrouver ma voiture, mais tant pis, cela m’aura au moins permis de découvrir les rues de ce quartier médiéval. Le voyage se poursuit : je roule, je m’arrête, je roule…. Puis, arrivé aux alentours de Munich, mes paupières me paraissant lourdes, je décide de m’arrêter sur un parking pour un petit somme qui durera finalement jusqu’au lendemain matin 9h…

2) la République Tchèque

Jour 2 Après un rapide petit déjeuner et une séance « musclée » de pompes, je reprends la route, direction Prague. Vers 12h, j’arrive enfin en République tchèque. Même sans autoradio, le voyage ne m’a pas paru trop fastidieux. C’est probablement la seule fois de ma vie que je passerai par ces routes, ces villages, ces grandes villes, ces pays. Je dois en être conscient, je me dois de profiter de chaque instant, méditer, respirer profondément… Vers 14h, j’arrive à Prague : le traffic est assez dense mais vue l’étendue de cette grande capitale, il faut bien compter 30 minutes pour se rendre d’un point à l’autre de la ville. Même si je ne veux pas me l’avouer, ce long trajet et cette nuit passée dans ma voiture m’ont épuisé. Je décide donc d’établir un planning des plus reposants : « bronzette » à la piscine l’après midi, flanerie dans le quartier de Old town pour la soirée. Après un diner très copieux dans un petit restaurant mexicain, j’ère pendant 1 heure dans les rues de ce vieux quartier en admirant toutes ces nouvelles choses qui s’offrent à mes yeux. Je m’arrête ensuite dans un bar populaire sur la place principale et qui m’offre un spectable agréable avec vue sur la grande horloge et l’église. A cet instant, de nombreuses interrogations planaient en moi : comment se passerait vraiment le voyage ? Allais-je me faire de nouveaux amis ? Que ferais-je vraiment durant toutes ces semaines loin de mon pays d’origine ? Je savais que chaque seconde, chaque heure, chaque jour qui s’écouleraient m’apporteraient un élément de réponse supplémentaire. Une chose est sûre, je ne doutais pas. L’important était de savourer car au final, toutes ces questions n’avaient point d’importance. « Bonjour, vous êtes un touriste ? » Quelqu’un m’abordait, je revins à la réalité ! Il s’averra que c’était une touriste américaine (de 45 ans et vivant à Paris) en vacances à Prague. Nous discutâmes de choses diverses et elle m’apprit un nouveau jeu (sorte de mots croisés mais avec des chiffres : cross sums) La journée s’achevait, déjà 2 jours…

Jour 3 Aujourd’hui, j’ai visité les quartiers du château, l’église et le pont Saint Charles avec un polonais rencontré sur un parking du centre ville. Nous avons discuté tant bien que mal car lui n’avait commencé à apprendre l’Anglais que depuis 1 an. Mauvaise surprise de retour à nos voitures respectives : nous ne pouvons pas partir, une sécurité bloque les roues. Il s’avère que nous sommes garés sur un parking réservé aux habitants du quartier. Fort heureusement, un praguois passe par là et appelle la police. Nous nous en tirons finalement avec une amende de 17 euros. A ce prix là, j’aurais pu me payer 2 restaurants ! L’après midi, je retourne à la piscine, mais celle du centre. Telle n’est pas ma surprise lorsque je m’aperçois qu’il n’y a pas de vestiaires pour se changer et que les gens se dévetissent sans aucune pudeur ! Le soir, je retourne à Old town, sur la place principale, je me balade dans les rues, passe par des parcs… Au fond de moi, je suis un peu triste et j’ai le blues à la vue de tous ces couples qui s’embrassent et se tiennent la main dans des endroit aussi paradisiaques… Je m’arrête dans un pub branché « l’enfer rouge » mais il n’y a pas grand monde, il est seulement 21h30... Vers 23h30, je retourne dans le petit parc public trouvé la veille pour y garer ma voiture et me coucher. Une nouvelle journée m’attend demain…

3) La Pologne

Jour 4 Rien de bien intéressant concernant le début de cette journée : après une petite séance de pompes, je décide de partir de Prague, direction Brno, une autre grande ville située au sud est du pays. Je m’arrête dans un Carrefour pour un petite séance de shopping. Au final, je n’achète rien (hormis un boxer « Kenvelo ») car la qualité n’est pas forcément là et les prix élevés. Pas grave, j’en aurais au moins profité pour faire rire quelques vendeuses… Mon périple peut reprendre, je dois maintenant aller à Auschwitz… 22 :00, ça y’est, je suis enfin arrivé ! Je m’arrête dans un petit bar en bord de route pour boire un verre. Je suis chanceux, car à l’intérieur, une jeune femme m’aborde, elle est anglaise et veut faire ma connaissance. Nous discutons pendant environ 1h de choses et d’autres et je me surprends à parler anglais tout à fait convenablement… En regardant profondément dans ses yeux, je peux facilement deviner que je ne la laisse pas insensible… Le courant passe bien et en plus, elle est très jolie… Au moment de nous quitter, elle me prend dans ses bras… Peut-être que dans une autre vie, une autre situation, un autre moment, une belle histoire aurait pu commencer à ce moment là, mais il n’en fut rien car elle devait rentrer dans son pays le lendemain matin… Même si je sais que la vie est ainsi faite, qu’il ne faut pas avoir de regrets, je ne pus m’empêcher d’avoir un gout amer en bouche à la fin de cette soirée…

Jour 5 Déjà 4 nuits que je passe dans ma fidèle 205 et au final, on y dort assez bien ! Aujourd’hui, j’ai visité le premier camp d’Auschwitz : Auschwitz 1. Tout cela est bien triste, et on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge nouée en voyant le film ou de jeunes enfants juifs sont laissés pour compte et envoyés à la mort. Les anciens blocks ont été transformés en musées et à la vue de toutes ces photos, documents, chambres de prisonniers, fours, chambres à gaz, un sentiment de tristesse m’envahit car bien sûr tout cela n’est vraiment pas très gai… En fin d’après midi, j’achète la biographie de Krystyna Zywulska car je suis bien décidé à en savoir plus sur ce qui s’est vraiment passé ici… Le soir, je gare ma voiture près d’un champs ou toute vie semble inexistante. Une 5ème nuit peut commencer…

Jour 6 La nuit fut courte et agitée, le réveil difficile… Le matin, je m’arrête dans une petite boulangerie pour acheter des céréales, mais impossible de me faire comprendre : aussi bien la commerçante que les clients ne parlent pas un mot de français et d’anglais. La situation ne m’amuse guère et même si je perds mon habituel sourire, je reste calme ! Heureusement pour moi, une jeune étudiante de 22 ans arrive à ce moment là, elle m’aide et nous échangeons quelques paroles " Je suis un touriste français, et je suis venu en voiture pour visiter les camps de Auschwitz et Birkenau..." Nous sommes vendredi matin, il est 10h et à ma grande surprise, je suis le seul touriste présent dans le camps ! («les gens se lèvent tard ici » me dira plus tard Diana) L’endroit étant très calme, je décide de retourner à ma voiture pour prendre le livre de Kristyna et oh surprise, en sortant, je tombe nez à nez avec Diana, la jeune étudiante rencontrée quelques heures auparavant ! Nous discutons pendant une vingtaine de minutes et comme il s’avère que tout comme moi, elle doit se rendre à Krakow, nous décidons de faire la route ensemble. Durant le trajet, nous rigolons beaucoup. Je ne pense pas avoir un humour extraordinaire, mais le principal est là, depuis le début, j’arrive à faire sourire et rire les gens que je rencontre et c’est déjà une première victoire dans ce voyage… Le midi, arrivé à destination, nous mangeons dans un grecque de bien piètre qualité… C’est vers 14h que je rencontre finalement « Ella » sa colocataire. Nous passons la journée ensemble et bien sûr, rire et bonne ambiance sont au RDV. Serait-je devenu quelqu’un de sociable ? La soirée se termine en boite de nuit et après m’avoir complimenté sur mon physique, elles essayent tour à tour de m’embrasser et de me toucher… Lorsque le sommeil m’emporte, il est environ 3h, je n’avais plus dormi dans un lit depuis presque 1 semaine...

Jour 7 Les polonais sont très accueillants avec moi, je ne regrette pas d’être venu… Visiter Cracovie ne m’intéresse pas vraiment et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je préfère me poser dans un bar de la place principale pour commencer à rédiger des cartes postales et continuer le livre de Kristyna. Pendant plusieurs heures, j’en profite pour admirer les gens, j’observe les jeunes femmes polonaises et qui sont pour certaines vraiment très belles… Vers 17h, je quitte la ville direction la capitale. En route, j’escorte un sympathique auto stoppeur jusqu’à Kielce. Aux alentours de 22h, je pose mes valises dans un hotel en bord de route mais pas de chance, un mariage est célébré, la nuit sera agitée…

Jour 8 Déjà une semaine que je suis parti de la maison ! Vers 12h, me voici arrivé à Varsovie, la capitale de Pologne. J’en profite pour faire une petite escale par le mcdonald car pas le temps ni l’envie de m’attarder dans un restaurant. Après m’être procuré une carte de la ville dans une hôtel Accor, je décide de visiter un musée sur le thème de la guerre. Je ne m’y attarde finalement pas plus de 10 minutes car toutes les informations sont incompréhensibles… Nous sommes dimanche 4 juillet et aujourd’hui en Pologne, c’est le jour des examens. J’en profite pour faire une petite excursion dans un lycée : alors qu’une élève est en train de passer son épreuve, j’entre dans la classe avec mon appareil photos en disant « cheese ». Je ne vous explique pas la tête de l’élève…Cette petite escapade m’ayant creusé l’appétit, ma destination suivante fut bien évidemment le supermarché. C’est au rayon « gateau » que j’ai abordé Mitsuko, une touriste japonaise fort sympathique. Nous avons discuté principalement de nos pays respectifs et de nos impréssions sur la Pologne. Avant de nous quitter, nous nous sommes échangés nos emails respectifs mais je ne sais pas si l’on se re contactera… Vers 19h, j’arrive à Ostroleka, une ville moyenne de 60 000 habitants située au nord est de Varsovie. Le ville me paraît agréable, les gens accueillants, je décide de passer la nuit ici.

Jour 9 Ni le temps, ni l’envie d’écrire aujourd’hui… J’ai fait la connaissance D’Ewa, un petit bout de femme irrésistible qui n’a pas arrêté de me répéter que j’étais beau et que mes yeux étaient magnifiques. Je suis assez surpris : même avec une casquette et des habits quelque peu négligés, je plais aux femmes… Comme quoi, tout ne tient pas qu’à mon look… J’ai réservé ma chambre d’hotel pour 10 jours (400 zlotys soit 100 euros) je sens que je vais me plaire ici…

Jour 10 Décidément, je me dis que ce voyage n’a pas fini de me réserver de bonne surprises… La chance est au rdv, mais en est-ce vraiment ? Tout cela ne serait-il pas dû à ma bonne humeur et à mon ouverture d’esprit ? Une évidence s’impose, l’attitude des gens à mon encontre dépend avant tout de ma façon d’être… J’ai passé ce deuxième jour de la semaine avec Anna et Carolina, 2 sœurs sympathiques rencontrées dans le pub près de mon hôtel 2 jours auparavant. Nous sommes allés ensemble, avec ma voiture, chez leur père qui vit dans un petit village non loin d’Ostroleka. Nous avons discuté, mangé, visité la ferme et j’en ai profité pour caresser des chats, 6 au total ! Je me suis aussi baladé avec Anna dans une magnifique forêt et ça a été l’occasion pour moi de mieux la connaître. C’est une jeune femme de 24 ans, mature, ayant des traits fins et intelligents, instruite, intéressante, stable psychologiquement, charmante et en plus, elle a un don artistique (le chant) Exactement le genre de femme qu’il me faudrait… je me surprends à parler plusieurs heures en anglais lors de notre balade, comme quoi, en utilisant un langage simple et en faisant appel à ses connaissances, on peut arriver à communiquer relativement facilement. A la fin de cette journée, je suis heureux d’être ici, je me sens bien.

Jour 11, 12 2 journées somme toute assez similaires : lecture et Internet le matin, plage et sport l’après midi, restaurant, puis fin de soirée dans le bar près de mon hotel. Jeudi soir, j’ai rencontré « Bober » (par l’intérmediaire de Carolina) un prof d’anglais aussi sympathique que populaire. Il deviendra par la suite mon prof de polonais et accessoirement d’anglais…

Jour 13 J’ai passé une partie de la journée avec Bober : nous avons fait quelques courses et mangé ensemble. Le soir, par son intermediaire, je rencontre Agniechka et Anka, nous allons ensemble en boite avec un autre groupe d’amis (dont 1 allemand) Une bagarre éclate mais la soirée se termine bien…

Jour 14 Passé avec Agniechka, puis en fin de journée, elle me présente 5 copines avec qui nous allons à un concert génial. Je suis assez proche de Gosia qui me « colle » et me lance certains regards appuyés… En fin de soirée, nous nous embrassons (sur une chanson d’amour polonaise)

Jour 15 Gosia m’explique que notre histoire est impossible : elle me dit que je suis mignon, beau, qu’elle aime mon corps, que je suis mince, que je lui plais mais qu’elle préfère qu’on en reste là car elle ne souhaite pas souffrir lors de mon départ. Je sais maintenant que ça n’est pas en Pologne que je vivrai l’histoire d’amour de ma vie !

Jour 16 Un peu dégouté aujourd’hui ! Je suis partagé entre déception et énervement. Après une petite séance de bronzette, le moral est à nouveau au beau fixe. Petite déprime en fin de soirée, j’ai le mal du pays et j’ai parlé à Carolina pour la dernière fois (elle commence un job d’été dans une autre ville)

Jour 17 J’ai passé une partie de la journée avec un intellectuel, un artiste et un play boy. Nous avons discuté, joué au billard, au baby puis nous avons rencontré des amies de l’intellectuel. N’étant pas d’humeur et ayant apprécié plus que moyennement l’accueil (indifférent), je suis parti. En fin de soirée, j’ai joué au billard dans le pub « Alita » près du cybercafé. C’est nul ce que je raconte, je n’ai plus l’envie d’écrire !

Jour 18 Après midi shopping passé avec Victor (vraiment difficile de trouver un jean Levis dans ce pays !) Le soir, j’ai rdv avec une vendeuse de fleurs du shopping center…

Jour 19 J’ai découvert la région de Mazury avec Victor. En cours de route, nous nous sommes arrêtés dans un petit village, chez ses grands parents et il en a profité pour me présenter à sa famille. Le soir, la gérante du bar « Alita » me propose de passer le week end avec elle et son copain dans le Mazuri. Je suis assez surpris de cette proposition car ça ne fait que 2 jours que l’on se connaît…

Jour 20 Journée pluvieuse, je m’ennuie… Aujourd’hui, je me suis posé au bar du shopping center et j’en ai profité pour discuté avec une serveuse que j’avais repérée quelques jour avant. Nous nous sommes regardés et souris à plusieurs reprises. Je pense avoir mes chances avec elle, mais il n’en sera rien car je me suis déjà fait une raison avec les polonaises…

Jour 21 Passé avec la serveuse du bar Alita (et son copain) dans le Mazuri. Il ne fait pas beau, et même si nous avons un peu rigolé le matin, je m’ennuie. Vivement qu’on rentre… A noter qu’ils m’ont offert le repas du midi (j’ai insisté pour les rembourser) L’après midi, nous avons parcouru le lac en pédalo.

Jour 22 3 rdv avec 3 filles aujourd’hui. Comment voulez-vous que je ne pète pas les plombs ? J’ai revu Gosia et malheureusement nous nous sommes quittés en mauvais termes lorsque je lui ai dit que j’avais rdv avec une autre femme (fallait savoir ce que tu voulais !)

Jour 23 Au moment où j’écris ces lignes, je suis assis à côté d’une demoiselle qui ne parle pas un mot d’anglais. Nous attendons en silence Yvonna… Pour rejoindre ensuite un groupe d’amis dans un pub. Je m’ennuie rapidement car aucun ou presque ne maîtrise la langue de Shakespeare.

Jour 24 Soirée passée chez un pote de bobert en petit comité. Agniechka est présente, je suis content… En fin de soirée une des convives est à moitié bourrée et elle propose à plusieurs males présents ses services pour une soirée torride. Et dire que ça se prônait chrétienne quelques heures auparavant !

Jour 25 Dernière journée passée à Ostroleka, je ne regrette pas d’être resté quasiment 3 semaines ici, j’aurais vécu des moments assez inoubliables… Cette dernière soirée se termine mal (Une nana me provoque : je déchire son paquet de cigarettes et j’envoie l’intégralité du reste de son demi en pleine figure : quand on me cherche, on me trouve !)

Jour 26 Je suis à Wroclaw et j’en profite pour visiter 1 musée sur l’art polonais… La ville ne me plait pas trop, je ne dois pas être dans le bon quartier… je n’ai pas envie de m’attarder ici…

Jour 27 Alors que je suis en Allemagne, mon pot tombe sur l’autoroute. Heureusement pour moi, la sortie n’est pas loin et dans le petit village ou je suis, un garage est ouvert… 1h plus tard, je suis reparti avec une facture de seulement… 13 euros !

Jour 28 De retour en France. Ce voyage m’aura été aussi bien bénéfique d’un point de vue humain que culturel. Les polonais constituent un peuple accueillant et chaleureux très intéressant à découvrir. Un peu moins de matérialisme ici mais plus de qualités humaines.
Quel est votre tiercé des plus beaux cols? English translation pending
by Pantaloni · 2005-07-25 · 24 replies
salut à tous,

1 ptit sondage spécialement pour vous amis cyclistes et randonneurs. Quels sont selon vous les 3 + beaux cols que vous avez pu escalader ou les montées qui vont ont procuré le + de plaisir en arrivant au sommet.

Pour ma part voici mon tiercé:

numéro 1: le col d'allos --> vraiment magnifique, mon coup de coeur numéro 2: le col de sarenne --> pour son coté "atypique" numéro 3: le col du galibier -->pou son univers "haute-montagne"

alors que pensez vous de mon choix?

à bientot

pantaloni

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