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Bref retour sur 3 semaines dans l'Ouest américain (juillet 2015) English translation pending
by Bambou64 · 2016-04-25 · 10 replies
Bonjour,

L’année dernière nous (les parents et 2 ados) avons amplement bénéficié de vos conseils pour la préparation de notre road trip dans l’Ouest américain (3 semaines en juillet). Depuis cette expérience inoubliable (premier voyage aux USA pout nous), je n’ai pas trouvé le temps d’en faire le compte rendu, ni même un album-livre souvenir pour nous 😕. Puisque mon activité professionnelle s’est bien calmée ces derniers temps (jambe cassée) et puisque je suis très reconnaissante à tous ceux d’entre vous qui ont partagé leur expérience et aussi bien sûr aux conseils personnalisés dont nous avons bien profité, je voudrais poster un petit retour très bref qui pourra peut-être s’avérer un tant soit peu utile pour d’autres. Un très grand merci à tous ceux qui ont contribué à rendre ce voyage un très grand moment pour notre famille !

1 - Les conseils qui ont été le plus utiles: La planification du circuit, ses étapes, bref, la colonne vertébrale sur laquelle tout le reste s’est rattaché. Circuit classique de découverte (San Francisco, Los Angeles, Grand Canyon, Gooseneck, Valley of the Gods, Monument Valley, Antelope canyon, Horseshoe. Bryce Canyon, Zion, Valley of Fire, Las Vegas, Death Valley, Sequoia Park, Kings Canyon, Yosemite). Loger au plus près ou à l’intérieur des parcs nationaux si possible. Cela permet effectivement de commencer les visites avant les grosses chaleurs et avant qu’ils ne soient trop fréquentés. Choisir une agence de location de voiture sur un site internet irlandais (bien moins cher) et choisir une voiture avec un très grand coffre. Nous avions loué un Ford expedition et en rabattant la troisième rangée de siège nous avons pu accéder dans la journée à la glacière pour les boissons fraiches et à la caisse de victuailles comme les céréales, le pain, les fruits pour les petits déjeuners ou les piques niques. Cela nous a aussi permit de nous assoir confortablement dans le coffre pour ouvrir les valises et en extraire seulement le nécessaire pour la nuit et redistribuer le tout facilement le lendemain matin. Il nous est arrivé de voir des familles déballer le contenu entier de leur coffre avant de pouvoir accéder à ce qu’ils cherchaient, et à ce moment là, nous nous sommes félicités de notre choix. Même si bien sûr ces gros modèles coûtent un peu plus cher, cela vaut vraiment le coup (sans parler du confort de l’intérieur, un vrai régal). GPS Osmand, cette application (gratuite pour Android) qui fonctionne sans connexion internet nous a sauvé la mise quand notre GPS de voiture rencontrait des bugs et nous a beaucoup aidé à nous situer lors de nos balades à pied dans certaines grandes villes. On peut télécharger les cartes et les consulter hors ligne.

2 - Des hôtels et des restos à recommander: A San Francisco, comme à Los Angeles où les hôtels sont très chers, nous avions opté pour l’option «HotWire». C’est un site web qui permet une réservation un peu à l’aveugle au début mais qui s’avère être pas mal. On choisit le quartier de la ville et ensuite on filtre avec le nombre d’étoiles, parking ou wifi gratuits, piscine, les recommandations de voyageurs. Ils proposent ensuite quelques options à des tarifs très réduits. Ils ne veulent pas annoncer ces prix publiquement et on ne connait le nom de l’hôtel seulement une fois la résa effectuée. Pour San Francisco, nous sommes tombés sur l’hôtel Kabuki dans le quartier japonais (très bien) et à Los Angeles, nous voulions être proches de la Warner Bros et nous avons donc eu l’hôtel Brandwood à Burbank (là la chambre était assez petite). Sinon un super bon (et bien sympa) resto japonais à San Francisco c’est le Sushi Boat (389 Geary Street). A Mexican Hat nous sommes descendus au San Juan Inn mais pas dans l’immeuble principal. Nous avons eu la chance d’avoir une yourte située sur en terrain un peu à part, et très au calme. Grand espace avec un lit double et 2 lits simples, sanitaires et douche à l’intérieur et frigo, four micro onde, le tout très propre. A Zion, l’hôtel Bumbleberry Inn nous a aussi beaucoup plu. Outre la grande chambre très bien équipée avec balcon et vue superbe sur la montagne au coucher de soleil, la piscine est très agréable, et la navette pour le parc à deux pas. Le resto qui jouxte la boutique souvenir dans le bâtiment d’en face est aussi excellent dans sa catégorie.

3 – Les visites qui nous ont le plus plu: Bryce Canyon et ses hoodoos (surtout au lever du soleil). Pas loin de là, la petite cascade de "Mossy Cave". Petite randonnée facile et cours d’eau bien rafraichissant. Encore quelques hoodoos mais aussi des pins et très peu fréquenté. Idéal pour un pique-nique au bord de l’eau Antelope Canyon: magique et envoûtant. Nous avions réservé la première balade donc pas trop de stress pour nous faire avancer. Le Grand Canyon: surtout le Shoshone point. C’est une avancée rocheuse qui n’est pas sécurisée (dur de ne pas être angoissé quand on a des enfants un peu turbulents) mais on a une vue à pratiquement 360 degrés et c’est très peu fréquenté puisqu’il faut marcher pour l’atteindre et qu’il ne figure pas sur le dépliant standard remis sur place. Valley of the Gods : balade très cool, on s’amuse à deviner les silhouettes des dieux. On fait une boucle en voiture et on s’arrête où l’on veut, nous n’avons croisé que deux voitures. Les dunes de sable «Coral Pink Sand dunes» sur la route vers Bryce Canyon. Couleur ocre du sable, vert de la végétation, bleu du ciel… très beau. Et en vrac le «Japanese Tea garden» du Golden Gate Park à San Francisco pour son ambiance zen, la «Scenic drive» de Camel autant pour sa plage que pour ses villas, le «Griffith Observatory» pour sa vue sur Los Angeles, le «Sequoia National Park» pour la majestuosité des arbres et «Piedras Blancas» pour ses éléphants de mer qui ont ravi les enfants. Nous avons aussi été scotchés par le spectacle KA du Cirque du Soleil à Las Vegas et nous avons beaucoup aimé les studios de la Warner Bros, ambiance mythique pour les parents et éblouissement des enfants en voyant l'envers du décor de leurs séries préférées ou des films de Batman ou Harry Potter...

Voilà… Sinon, n’hésitez pas… je répondrais bien sûr avec plaisir à toute question un peu plus détaillée.

Merci encore à tous 🙂
Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat English translation pending
by Jemaflor · 2016-03-19 · 52 replies
La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres. Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure. Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages. Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré. --



C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.



Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.



Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.





Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.





Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.





Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.





Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.



Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !



Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.



La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.



Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.



On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).



Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.



J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !





Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.

La suite …… message suivant -->
Italie: Au coeur de l'archipel toscan, l'île d'Elbe English translation pending
by Jemaflor · 2015-10-13 · 16 replies
Moins connue que ces grandes sœurs, Sicile et Sardaigne, l'île d'Elbe est néanmoins par sa superficie la troisième île d'Italie. Certes ses dimensions sont nettement plus petites *, aussi on peut facilement en faire le tour en une (grande) journée. C'est ce que je vous propose d'effectuer virtuellement à travers ce récit illustré.

Dès que l'on évoque Elbe, voilà que cela éveil pour beaucoup d'entre nous quelques souvenirs scolaires de leçons d'histoire … l'île de l'exil de Napoléon ! Pour autant, on doit être nombreux à avoir des difficultés à situer avec précision ce territoire insulaire, j'avoue qu'il en était de même pour moi avant de m'y rendre et de parcourir les routes de cette charmante île de l'Archipel Toscan. Après avoir évoqué ce fait historique, passons à une courte leçon de géographie : Elbe est située à environ 10 kilomètres des côtes italiennes et à une cinquantaine de la Corse. Les eaux de la mer de Ligurie la borde à l'Est, celles de la mer Tyrrhénienne à l'Ouest. Si l'on consulte sa carte, on constate que cette île ressemble (avec beaucoup d'imagination, je le conçois) à un poisson cela tombe bien, une île est bien par définition au milieu de la mer !



Aborder une île par la mer est toujours un moment que j'apprécie, et lorsque l'arrivée est accompagnée par la lumière dorée d'un soleil matinal, c'est encore mieux. En ce matin de début Septembre, les rayons d'un généreux soleil illuminent de très belle façon les façades du port ainsi que les fortifications de Portoferraio, la petite capitale de l'île. Le temps de débarquer à terre et la balade buissonnière peut débuter. La direction ? La côte nord-ouest. Prenons la route, très vite les dernières habitations de l'agglomération sont passées et la voie serpente ensuite entre les collines. Ce que l'on remarque le plus en observant les paysages environnants est l'aspect très verdoyants des alentours. Dans cette partie de l'île, les collines sont couvertes d'une végétation foisonnante composée principalement de forêts de pins et de hêtres. Après seulement quelques minutes de montée, la route plonge maintenant en sinuant sur le versant opposé. On domine la côte mais le rideau d'arbres et d'arbustes masque quelque peu le panorama … me rendant encore plus impatient de l'admirer. Je guette une première trouée qui apparaît enfin au débouché d'un virage.



La vue est magnifique avec au large du golfe une mer d'un bleu intense et sous nos yeux, en contrebas, lové dans une crique abritée, on aperçoit le village de Procchio et sa plage.

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Notre première halte, c'est sur les quais du village de Marciana Marina que nous la ferons. Un lieu pittoresque avec ses habitations aux teintes pastel et sa tour dominant le port de pêche.



Une tour ronde édifiée au 16 ème qui est devenue l'emblème de la petite cité côtière, elle avait pour objectif d'être une vigie destinée à protéger le port d'éventuelles attaques de corsaires ! Ils rodaient, paraît-il, le long de ces côtes, d'îles en îles. De nos jours ce port est bien plus fréquenté par de pacifiques plaisanciers … mais également par encore quelques pêcheurs, même si l'époque de la grande pêche aux thons est en partie révolue. Vous vous en doutez certainement, le tourisme est maintenant la principale ressource de la localité. Juste à côté du port et de la tour, une petite crique fait office de plage. Ici pas de sable fin mais des galets, c'est moins confortable si l'on veut y poser sa serviette pour s'y reposer après le bain, mais l'eau est ici claire et cristalline à souhait.



L'eau … de l'île d'Elbe, « Acqua dell'Elba », parlons en ! Non, je ne veux pas seulement évoquer à présent les douces eaux bleues bordant les rivages insulaires ni même une quelconque eau minérale locale mais plutôt une eau, pardon, un parfum produit à Marciana Marina. « Acqua dell'Elba » est en effet le nom de parfums renommés bien au-delà de l'île. Des créations inspirées de l'air marin et des senteurs de l'île … Un peu de l'île d'Elbe en flacons un souvenir que l'on peut bien entendu se procurer dans une parfumerie de la marque près du front de mer.





Des senteurs aux saveurs locales. D'autres spécialités sont aussi proposées aux visiteurs dans les boutiques. Le fameux Limoncello et sa douce saveur citronnée et encore plus typique de l'île, le gâteau Schiaccia brica … dont la traduction approximative veut dire gâteau « ivre » ! Il est préparé avec des produits locaux, vin rouge Aleatico et liqueur Alkermès qui donnent une teinte rouge à ces galettes. Pour vous donner l'eau à la bouche, sachez que cette pâtisserie est préparée avec des raisins, des fruits secs, du miel, de la farine, de l'huile d'olive et des pignons … et l'indispensable savoir faire du pâtissier. Préférez les Schiaccia brica fraîchement préparés, ils sont plus goûteux et moins secs que les galettes sous emballage proposées comme souvenir.

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Prenons de la hauteur en empruntant maintenant une route à lacets. C'est le privilège des îles où seules quelques minutes suffisent pour passer d'un décor de bord de mer à celui de la montagne. Après avoir traversé une forêt touffue de châtaigniers nous atteignons le village perché de … Marciana ! Mais là ce n'est plus Marciana Marina mais Marciana Alta. Nous sommes sur un des versants du Monte Capanne, le point culminant de l'île d'Elbe (1015 mètres) en levant les yeux on voit le sommet et le téléphérique qui permet d'atteindre facilement le toit de l'île. Marciana Alta a tout le charme de ces villages accrochés à une montagne. De plus, ce lieu a une longue histoire puisque ce bourg a été fondé par les Romains, c'était il y a 2000 ans. Vous l'imaginez aisément, parcourir les ruelles du village nécessite de gravir une succession d'escaliers et de ruelles pentues. Ici, une petite place, celle de l'église du bourg dédiée à Ste Catherine.





Arrivé dans la partie haute de Marciana Alta, comme une récompense méritée après la montée des interminables marches, un belvédère bien placé permet de bénéficier d'un panorama grandiose sur une partie de l'île d'Elbe. Côté terre et versant montagneux, le regard est capté par le coquet village de Poggio, adossé à la montagne et entouré d'un écrin verdoyant.



Côté mer et rivage marin, le bleu domine en s'estompant vers l'horizon. La côte s'étire jusqu'au Cap d'Enfola, cette pointe rocheuse s'avance avec aisance sur la splendide grande bleue. En contrebas on aperçoit le port de Marciana Marina, où nous étions plutôt dans la matinée, paisiblement blotti entre terre et mer.



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Le parcours se poursuit le long de la route côtière, tracée en surplomb du rivage, elle dévoile sans cesse de splendides points de vue. Ce sont surtout les passagers qui en profitent le plus car le conducteur doit rester en permanence concentré sur sa conduite … la route s'avère être une succession de virages ! Un coup d’œil tout en bas et une nouvelle photo, celle du village de Sant Andrea.



Au débouché d'un virage (un de plus !), on vient d'apercevoir, comme posé sur l'horizon marin et nimbé parmi les brumes de chaleur, le Cap Corse. En scrutant avec plus d'attention la silhouette montagneuse, distante quand même d'une cinquantaine de kilomètres, on devine les immeubles de la ville de Bastia.



Au fil des quelques kilomètres parcourus, voici qu'on atteint à présent l'extrémité Ouest de l'île d'Elbe : la Punta Nera. L'amas de rochers au bord de la route semblant en équilibre au dessus de la falaise en est le symbole. Nous commençons à longer la bien nommée Costa del sol. Autour du village de Chiesi, la végétation se fait déjà un peu plus rare, seulement quelques arbres, surtout des arbustes et des lauriers en fleurs mais on ne voit plus de forêts comme au Nord de l'île de toutes parts les rochers affleurent sur les collines alentour. Si le paysage paraît plus aride, c'est bien que le microclimat local est ici plus chaud et plus ensoleillé. La saison estivale peut ainsi se prolonger jusqu'en automne, aussi il n'est pas étonnant d'apprendre que cette côte ensoleillée est devenue un lieu de villégiature particulièrement prisé.



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A force de contempler ces eaux si bleues, l'envie d'une pause face à la mer se fait sentir avec insistance … une pause revigorante au bord d'une plage et finalement une pause qui sera accompagnée d'une relaxante baignade. La balade itinérante va donc s'arrêter (momentanément) à Marina di Campo, une des plages les plus étendues de l'île. En effet, la baie de sable blond s'étend longuement au fond d'un golfe bien abrité.



Sur ma photo où l'on voit ce large premier plan presque déserté, on pourrait croire qu'il n'y avait que peu de monde en ce bel d'après-midi de début septembre … ce n'est qu'une illusion ! L'effet grand angle accentue la profondeur de l'image et je me suis placé à l'endroit le moins fréquenté de la plage. Partout ailleurs, les estivants étaient bien présents sur le sable et en nombre, je n'ose imaginer les lieux en plein mois d'août ! D'un côté, la baie se ferme par une avancée rocheuse et de l'autre par le port dominé ici aussi par une tour (édifiée en au XVème siècle). Comme l'île a connu une époque sous domination de la république de Pise, les tours elbiennes sont principalement pisanes … mais on se rassure, elles ne penchent pas comme à Pise !



Il y un temps pour les photos et un temps pour la baignade (enfin !) dans des eaux claires et très peu profondes. La plage est ainsi idéale et sans danger pour les baignades des jeunes enfants, les mères de famille doivent apprécier. Marina di Campo n'est donc pas une station balnéaire familiale par hasard. Quittons maintenant la plage pour une rapide promenade en front de mer puis dans la rue principale toute entière dédiée aux piétons. Je vous épargne la vue des commerces d'articles de plage et les terrasses des cafés, ils ressemblent à tous ceux que l'on peut voir dans ce genre de ville d'eau. Cependant, quelques belles demeures bordent cette rue jalonnée de palmiers et puis il y a aussi une église. Ce n'est pas parce qu'elle ne date pas du Moyen Age que son architecture n'est pas intéressante. Une église contemporaine construite avec des moellons de pierre de la région, cela lui donne un bel aspect, cela valait bien une photo.



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Chemin faisant et d'une plage à l'autre … En voici une parmi les nombreuses que longe la route côtière sud. C'est elle de Norsi, une double plage qui a attiré mon objectif. Depuis ce point de vue, j'ai trouvé cette anse particulièrement photogénique avec ses deux arcs de cercle séparés seulement par quelques rochers.



Des côtes déchiquetées, des plages de sable fin, des collines qui prennent l'aspect de hautes montagnes et des routes constamment sinueuses … sauf dans cette partie sud- ouest de l'île. Cette portion de route est pratiquement rectiligne, c'est une plaine que nous traversons, la seule de l'île ! Habituellement, sur les îles montagneuses, un rare terrain plat est utilisé pour y tracer une piste d'aviation ! Ce n'est pas le cas pour cette plaine au pied du village de Capoliveri, toute consacrée à l'agriculture : vignoble, oliveraies, arbres fruitiers et cultures maraîchères …

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Suite du récit dans le message suivant avec Porto Azzuro, Portoferraio et le souvenir de Napoléon … et * l'île d'Elbe en quelques données ainsi qu'une Carte.
Retour de Nouvelle-Calédonie du 1er novembre au 23 novembre 2014 English translation pending
by Beni09 · 2014-12-10 · 5 replies
bonjour, nous sommes partis de Toulouse avec la société Bravofly (aucun soucis pour nous) : british airlines toulouse londres et quantas pour Nouméa en passant par Dubai et Sydney. vol très long......sniff

nous avons passé un super séjour, en faisant également l'Ile des Pins et OUvéa, l'ilot Canard et le Phare Amédé.

Nous restons à votre dispo si vous desirez des infos...

à bientôt
Hôtel calme à Marseille proche de la gare Saint-Charles? English translation pending
by Petitrain · 2011-07-23 · 46 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir quelques jours mi-septembre à Marseille, et comme nous serons en train, nous recherchons dans le quartier Marseille St Charles.

Nous ne recherchons pas le grand luxe, mais un hotel propre, calme à prix moyen.

Merci pour votre aide!
Voyage Paris - La Rochelle à vélo English translation pending
by Adriano875 · 2010-05-02 · 5 replies
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple de 19 ans et nous envisageons cet été de descendre vers La Rochelle depuis Paris en vélo. Nous sommes tous les 2 en parfaite condition physique, faisons du sport régulièrement mais nous n'avons par contre aucune expérience de ce genre de voyage !

Nous comptons dormir sous la tente, dans des campings et avoir un rythme minimum de 50 km/jour sachant que nous disposons de 2 semaines...

Bien sur, nous aimerions choisir un itinéraire pas trop compliqué, alors pensez vous qu'il soit plus judicieux de filer droit vers La Rochelle via Le Mans, Angers, Cholet ou plutôt de d'abord "viser" la mer vers Nantes et ensuite de longer le littoral jusqu'à La Rochelle ?

Pour ce qui concerne le matériel, à quoi devons nous penser ? sacoche, extrawheel ? Nos vélos sont des VTT classiques de Decathlon... Notre projet est il trop ambitieux ?
Dix/quinze jours sur la voie verte du littoral aquitain English translation pending
by Lesgnomes · 2009-12-30 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 familles soit 4 adultes et 6 enfants qui auront entre 4 et 9 ans l'été prochain. Notre projet est de partir 10 - 15 jours sur cette voie verte. Sachant que nous prévoyons royalement une quinzaine de kms par jour... Quelle est la portion la plus intéressante ?

L'idée serait de faire J1 + J2 : vélo et nuit en chambre d'hôtes, J3 : repos et 2 nuits en camping, puis J4+J5 vélo... ainsi de suite. On opte finalement pour une voiture suiveuse : le conducteur part de J1 pour la poser en J3, au camping, avec tout le matériel... et fait le chemin à vélo en sens inverse.

Merci de me donner votre avis, ... et vos bonnes adresses de camping et de chambre d'hôtes;-)
Voyage de noce d'une quinzaine de jours pour septembre 2009: Tahiti ou Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Patagkid · 2009-02-11 · 15 replies
Bonjour à tous ! Je prépare mon voyage de noce pour septembre 09, et je compte partir une 15aine de jours dans une destination de rêve.... A lire tous vos posts, je suis très hésitant entre la nouvelle calédonie, et tahiti... Je pense avoir un budjet de 10 000 euros en tout, et j'aimerai avoir vos conseils... J'ai vu que beaucoup conseillaient de ne pas trop se perdre en trajet et de se cantonner à 2 ou 3 iles maxi. N'étant jamais allé dans ces endroits, que pouvez vous me conseiller ?

Merci d'avance.

Patagkid
Recherche hôtel à Punta Cana English translation pending
by Jipides · 2008-09-19 · 8 replies
bonjour à tous,

Nous sommes un groupe de 8 adultes et cherchons un hotel à punta cana pour fin janvier ou début févier prochain.

Notre exigence est particulière; une plage que nous ne serions pas obligés de réserver très tôt le matin des palapas pour nous protéger du soleil. En fait, ce que nous désirons, c'est une plage avec beaucoup de cocotiers pour nous protéger du soleil.

Nous sommes déjà allés au Océan Bavaro ( maintenant Barcelo Dominican ) et nous avons beaucoup aimés la plage avec des cocotiers pour nous protéger du soleil. Nous voudrions pour notre prochain voyage essayer un autre hotel.

Vos suggestions seraient grandement appréciées.
Itinéraire au Japon: étape après le mont Fuji? English translation pending
by Matzzzzz · 2008-07-26 · 1 reply
Hello,

nous partons au Japon dans deux semaines ! Notre itinéraire est quasi bouclé, et là on commence à trépigner d'impatience ! Il reste juste une case vide dans notre emploi du temps : on a prévu de grimper le Mont Fuji pour arriver au lever du soleil ! Ensuite on redescend (ça parait logique) au petit matin, et on a toute la journée devant nous : que me conseillez vous de faire, dans ce coin ? pour passer une fin de journée détente, passer la nuit, et repartir le lendemain courant d'aprem pour Tokyo ?

Toutes les suggestions, conseils, bons plans sont les bienvenus !

Merci par avance !

Mathieu
Bons spots pour faire du snorkeling en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Twiky · 2020-02-29 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche de bons spots pour faire du snorkeling en NC, autre que ce que l'on trouve en cherchant sur internet (îles des pins et compagnie ...) et sans passer par les professionnels. Même des petits endroits perdus je suis preneuse.

Merci d'avance et bonne journée!
Kreiz Breizh - Au coeur de la Bretagne English translation pending
by Devmukh · 2018-07-21 · 9 replies
Kreiz Breizh 2018

Au cœur de la Bretagne

Billet d’été 1

Samedi 21 juillet

Vallée du Faoudel

Pluie matinale et brume n’entament pas mon moral et je choisis de randonner vers un circuit situé dans la vallée du Faoudel, près de Saint Nicolas du Pelem. Quatorze kilomètres annoncés, j’en ferai vingt trois !. Mais voyons d’abord le parcours initial. Je cherche comme toujours le début du sentier et sa balise jaune au cœur du village. Rien. J’hèle un passant passablement endormi et qui n’a pas ses lunettes. Vague explication mais qui me dirige vers la piscine que je retrouve sur mon plan. J’entame le début du chemin sur une petite route bitumée entourée d’un côté du ruisseau et de l’autre de chaos rocheux spectaculaires. Je croise un grand barbu, seul humain rencontré lors de tout mon périple. Un peu plus haut, la vallée laisse serpenter le Faoudel autour des rochers et l’ambiance boisée de pins et hêtres laisse place à la rêverie matinale. Une bruine fraiche glisse sur mon visage et j ‘enfile mon imper Canadien tout en protégeant le sac. Plus loin, je longe de creux chemins, abrité par la dense végétation de fougères, hêtres et végétation luxuriante. Je retrouve peu à peu mon rythme de marche qui laisse les pensées venir à l’esprit. Je trouve un petit hameau où un panonceau indique miel à vendre, trois euros cinquante les deux cent cinquante grammes. L’aubaine ! Je sonne, rien. Je lève la tête par dessus le portail et donne de la voix vers une dame qui nourrit ses poules. Une autre jeune femme apparaît et m’explique que ma vendeuse est partie au village. Pas de chance. Du coup je converse quelques mots (en Anglais) pour apprendre qu’elle est Turque. Non seulement on trouve une flopée d’Anglais dans ce coin, mais de Turquie, ça, je n’avais pas encore vu. Je trouve aussi en cours de chemin de nombreux coins déserts où de ci de là, une ou deux maisons sortent du paysage et de nulle part. Il existe ici un mode de vie que recherchent ses habitants : solitude dans la pierre et le granit, loin des foules et du vacarme incessant des villes et des cités urbaines.

Je me remémore mes marches et parcours passés. Grands treks solitaires dans les contrées éloignées et sauvages du Canada, marches longues sur les sables désertiques de Mauritanie, découvertes spirituelles sur les cimes Himalayennes ou encore les folles escalades du GR 20 Corse. Tout est bien ancré en moi, imprimé et marqué par le corps et l’esprit. Je m’interroge sur le renouvellement de telles aventures. La loi, ou appelons là plutôt la conséquence de ces actes, fait que le physique au fil du temps en prends pour son grade. Les grands aventuriers sont marqués comme par le fer rouge de l’effort, du stress et du dépassement de soi. C’est là qu’il m’apparaît comme un signe d’accomplissement, voire d’achèvement. Ou une fin de cycle qui s’impose d’elle même. Parfois il faut savoir s’écouter, parfois il faut laisser la calèche aller là où va la piste, sans s’en faire plus que de raison. On veut toujours trop maitriser son destin.

J’en suis là dans mes pensées lorsqu’une variante s’affiche par un panneau qui ne figure pas dans la fiche de mon parcours. L’intitulé diffère de celui-ci. Je tourne le dos à la variante et m’engage en m’enfonçant plus avant dans la forêt. Cette petite et légère incartade me vaudra cinq kilomètres de plus ! Et je me retrouve donc hors sentier avec des balises qui restent bien comme celles du début, mais qui me perdent pendant un moment. Je m’aide du GPS du portable mais qui capte un mauvais signal et m’envoie à l’opposé de ma direction de retour. Je m’en aperçois au bout d’un ou deux kilomètres et rebrousse chemin. Puis je finis par déduire que cette variante me déporte plus à l’Ouest de Saint Nicolas du Pelem. Je finis par retrouver un peu plus plus loin les signes du retour vers la bonne direction. Arrêt déjeuner sous le porche du lavoir de Poha. J’imagine l’animation passée lors de ces lavages en plein air, ménagères penchées sur leurs bassines et récipients de bois inclinés vers l’eau qui perce au bas du rocher. Le soleil pointe le bout de ses rayons. Les herbes humides se couchent sur le sentier, telles un parterre royal qui s’offre à mes pieds. Quatre heures de marche sont déjà passées, je sens une douce fatigue me gagner quand je loupe encore une fois le sentier. Ce qui a le don de m’énerver et donc de me stresser, et du coup de me réveiller avec une pêche retrouvée. C’est aussi lors de ces moments que l’on retrouve une énergie que l’on pense avoir perdue. Je passe l’étang de Beaucours, puis une motte féodale, et m’enfonce à nouveau dans les chemins creux jusqu’au village. Mon espoir de voir mes efforts récompensés par un bon thé disparaissent quand au moment de franchir le seuil du bar du coin je m’aperçois que des gueules saoules s’en donne à grands gosiers. Pas pour moi ! Je patiente donc avec ma soif et repars sur la route jusqu'à la voiture. Ces villages se désertifient avec leurs nombreuses maisons en vente, devantures de magasins et boutiques définitivement fermées. Une forme de vie s’efface inexorablement, laissant place au vide, aux déplacements et migrations des êtres. Quelques irréductibles restent, l’échine courbée, soignant leurs jardins ou lopins de terre avec la ferme intention d’y rester jusqu’au bout. On s’ancre, on s’attache, et puis on meurt.
Hôtel qui garde les cartons vélo à Salta English translation pending
by Lucbertrand · 2018-03-08 · 12 replies
Bonjour, nous préparons un tour à vélo dans l'Atacama entre Argentine et Chili d'un peu plus de deux mois à partit de Salta. Il serait intéressant que l'on puisse laisser nos emballages vélo dans notre hôtel d'arrivée qui sera aussi notre hôtel de départ deux mois plus tard. Bien évidemment il est indispensable que dans cet hôtel on puisse mettre nos vélo à l'abri. Si quelqu'un a une adresse à nous communiquer ce sera très sympa. Luc
Antivol pour carriole vélo? English translation pending
by Seitan · 2018-02-21 · 2 replies
Bonjour,

Sans vouloir tomber dans une parano aiguë, j'aimerais savoir de quelle manière vous sécurisez votre carriole en voyage (si toutefois vous estimez utile de la sécuriser !) ? J'ai du vendre ma collection de pins et un rein pour l'acheter, j'aimerais juste la garder quelques années !

Le kit antivol proposé par Thule ? Spirale un peu longue et costaude, ou U articulé (du poids en plus peut-être dispensable...) ? Ou juste un peu de vigilance ?

Merci pour vos retours !
Randonnées à Sao Antao pour quelqu'un qui a du mal à marcher English translation pending
by Jadorefly · 2018-02-03 · 9 replies
Bonjour Je prévois quelques jours fin février début mars sur sao antao pour y faire un peu de marche et profiter de la nature. Y a til beaucoup de dénivelé car je pars avec quelqu'un qui a du mal à marcher (opération du dos)? Est il possible de faire les rando plutôt en descente ou dénivelé léger et quelles sont les randonnées à faire ? Je vous remercie
Vacances dans le Finistère English translation pending
by Bb83 · 2017-03-12 · 15 replies
Bonjour,

L'été dernier, nous avons passé une semaine au mois d'août dans le Morbihan. Nous avions loué un gite à Saint Jacut les Pins et nous nous sommes régalés. Nous avons rayonné dans cette belle région et visité Vannes, Saint Cado, Auray et le port de St Goustan, Rochefort en Terre, La Roche-Bernard, la Trinité sur Mer, l'île d'Arz … Cette année, nous comptons remonter un peu plus le long de la côte et passer une semaine dans le Finistère Sud...je dirais dans une zone allant de Concarneau (au sud) et Locronan (au nord). Auriez-vous des suggestions d'endroits à ne pas rater ou à éviter et pensez-vous qu'il soit possible d'aller un peu plus loin jusqu'au Cap de la Chèvre, à côté de Crozon. J'ai peur que cela fasse trop de route. Ne vaudrait-il mieux pas garder cette partie pour une autre fois ?? Dans les villes/endroits intéressant(e)s j'ai noté en partant du sud : Pont-Aven, Concarneau, Quimper, Fort Ste Marine, Penmarch, la Pointe de la Torche, la Pointe du Van moins touristique que celle du Raz, Douarnenez, Locronan, et donc Crozon et le Cap de la Chèvre. Mais , il faudra sûrement faire des choix à cause des distances... aussi je prends avec plaisir tous vos précieux conseils avant de chercher un point de chute.. Merci d'avance à vous tous pour votre aide !!!! 🙂
La vallée de Kangra dans l'Himachal Pradesh English translation pending
by Alicia999 · 2016-11-12 · 5 replies


L’Himachal Pradesh ne se résume pas à la visite de McLeod Ganj où l’influence Bouddhiste est présente à chaque coin de rue.

On commencerait d’ailleurs à se demander si on est bien en Inde…

La vallée de Kangra offrent de belles promenades dans les environs, entre forêts de pins et campagne où vous pourrez découvrir la vie locale. Mais aussi des temples hindous, bouddhistes, des marchés colorés et également des plantations de thé grâce au climat bénéfique.



Vous pouvez réserver un taxi à la journée comme je l’ai fait, il suffit de descendre à pied en direction de la station de bus à McLeod Ganj et là vous trouverez de nombreux taxis. N’hésitez pas à discuter du prix qui tourne autour des 2000 rupees selon les visites souhaitées.

J’ai trouvé cette formule intéressante car le chauffeur connaissait bien les routes, ce qui vous évite de perdre du temps et il vous servira également d’interprète car très peu de d’indiens parle anglais dans les villages.

Palampur



Palampur est une jolie station de montagne située à environ 45 km de McLeod Ganj. C’est le docteur Jameson qui a introduit au 19è siècle la culture du thé. La vallée étant arrosée par de nombreux ruisseaux qui descendent des montagnes, la culture a ainsi fait la prospérité de la région qui est devenue la capitale du thé dans le nord de l’Inde.

Si cela vous intéresse, vous pouvez visitez la coopérative de thé de Kangra où l’on vous expliquera le processus de la cueillette et du traitement des feuilles jusqu’à la commercialisation. J’ai ramené du thé vert et du thé au Tulsi, le basilic sacré, de la marque ‘Himalayan Brew‘ mais vous trouverez également d’autres marques vendues dans les échoppes.

Et avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir les cueilleuses en plein travail.



Si vous voulez découvrir la vie dans les campagnes, la vallée de Kangra est l’endroit idéal.



Vous traverserez de nombreux villages et pourrez voir les hommes au travail.



Mais le plus souvent les femmes.



J’ai pu assister à la moisson lors de mon dernier voyage en avril-mai.



Et même si la langue était souvent une barrière, le sourire qui illuminait leur visage était le plus beau cadeau qu’ils puissent me donner en retour.



Et puis tout au long du chemin, j’ai pu rencontrerez des écoliers rentrant à la maison. Là encore c’est un festival de couleur, les uniformes étant différents d’un village à l’autre.



Peu habitués à rencontrer des touristes dans leurs villages, ils étaient très étonnés qu’une une étrangère s’aventure dans leurs villages. Mais également très fiers.



Le Fort de Kangra



Le fort de Kangra est situé au sommet d’une colline avec une très belle vue sur la vallée. Il a été construit par la famille royale des Rajputs qui appartenait à Kangra et a été le siège de nombreuses batailles jusqu’au 19è siècle. Des audio guides sont disponibles à l’entrée en anglais afin de mieux comprendre l’histoire.



Ce fort a été très fortement endommagé lors du tremblement de terre en 1905. Cependant, de belles sculptures sont toujours présentes.



Je vous donne rendez-vous dans un prochain article afin de découvrir d’autres lieux à visiter dans l’Himachal Pradesh. Mon blog
http://oneday-onedream.com/
Voyage Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Tib · 2016-02-21 · 9 replies
Bonjour,

Nous projetons d'aller en nouvelle Calédonie en septembre/octobre. Nous avons quelques questions : - pour les vols pour les îles des Pins et de Maré, la tolérance est d'un bagage de 10kg par personne. Question : que faire des autres bagages pendant les 4 jours de séjour, existe-t-il une consigne à bagages à l'aéroport ou ailleurs à Nouméa ? - y a-t-il des moustiques au nord vers Tiabet ? - il semble incontournable de faire la coutume sur Maré : qu'offir et où l'acheter?

Merci pour vos réponses.
Circuit en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Kyndie21 · 2015-01-08 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je pars du 25 décembre 2015 au 16 janvier 2016 en Nouvelle Calédonie avec un ami, je souhaiterais récupérer le maximum d'information :)

Nous souhaitons partir en mode "road trip" pour pouvoir découvrir un maximum d'endroit ainsi que les îles loyautés et l'île des pins.

Plusieurs personnes ayant vécu las-bas me recommande la voiture mais nous avons un budget limité... Auriez-vous des informations sur les différents mode de transport ?

Idem pour la nourriture, nous souhaitons pas faire des restos tous les jours ...

Comme vous avez pu le constater un maximum d'information sera la bienvenue 😏

Encore une chose, étant plongeuse, quels ont les spots que vous me recommandez ? des centres de plongée particulier ?

Au plaisir de vous lire chèr voyageur 😉
Los Angeles - San Francisco sur la Pacific Coast Highway (PCH)? English translation pending
by Izgnougoud · 2011-03-23 · 5 replies
Bonjour à tous, Je voudrais partir 10 jours avec ma fille cet été entre Los Angeles et San Francisco en emprunt la PCH. J'ai parcouru pas mal de forum mais je n'arrive pas à trouver d’itinéraire précis...L'un d'entres vous aurait il déjà effectué ce voyage quels sont les "stops" conseillés Merci pour votre aide. A bientôt - Lionel
Gite de Kuberka: chèque d'arrhes dans une autre devise? (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
by Zinokaya · 2010-08-16 · 2 replies
Bonjour,

je voudrais savoir si quelqu'un est déjà allé au gite de Kuberka. Il me semble pas trop mal et avoir un bon rapport "qualité-prix". Seulement en les contactant ce matin pour effectuer une réservation il me demande un chèque d'arrhes, rien d'anormal en soi sauf que mes chèques sont en euros et que là je ne sais pas trop comment faire pour leur envoyé ce chèque de 9400 frs. Ils n'acceptent pas un virement alors je suis un peu bloqué. Ce genre de situation est certainement déjà arrivé à certain d'entre vous c'est pour cela que je vous demande conseil. Comment faire pour payer par chèque des arrhes dans une autre devise ?

Merci d'avance pour vos réponses

Zinokaya
Faire le trajet Séville (Espagne) - Algarve (Portugal) par la côte? English translation pending
by Juldum · 2009-06-24 · 4 replies
Bonjour à tous, Nous partons cet été à Faro (Algarve-Portugal). Nous atterrissons à Séville, avons une voiture et nous demandons si la côte entre Séville et Faro vaut le coup (Huelva, Lepe, etc...). Quelqu'un connait? Merci d'avance de vos conseils ou idées!! Bon voyage!
Arrivée le 15 juin à Noumea: avis sur parcours, déplacements, logement? English translation pending
by Oxilane · 2009-06-10 · 4 replies
Bonjour Je suis nouvelle sur ce forum, cela fais deux mois que je suis en Australie et je pars de Sydney Lundi prochain pour 1 mois en Nouvelle Caledonie. Je souhaite louer une voiture et parcourir le Nord de l ile en voiture pendant 10 jours puis faire un petit trek de quelques jours sur le GR1, et ensuite faire l ile des pins et finir par Ouvea. Trouvez vous se parcours realisable, es ce qu il est facile de se deplacer et de trouver des logements pas tres cher ? Y a t il d autre personnes au meme date qui serait interesse enfin de partager les frais ? Voila merci pour les infos oxilane
Trek des Annapurnas en novembre 2008 (Népal) English translation pending
by Colombino · 2009-02-08 · 6 replies
28 octobre

Arrivée à Kathmandou après un vol paisible et une escale pas si reposante à Delhi. Delhi, c'est sûrement joli, mais quand on y arrive à 2 heures du mat', fatigué, qu'on doit chercher un hôtel et surtout supporter la pollution, alors forcément on trouve pas ça si joli. Bon, on y retournera à la fin des vacances, et j'espère qu'on repartira avec une image plus positive.

L'arrivée à Kathmandou s'est bien mieux passée, faut dire que j'avais "réservé" un guide à l'avance, qui s'est bien gentiment chargé de tout nous organiser, et en particulier la prise en charge dès l'aéroport.

Mais revenons à la genèse de ce voyage. Il y a environ une année, l'envie m'a pris de faire un tour du monde, comme ça, juste pour voir. J'avais d'ailleurs investi pas mal de temps pour concocter un bel itinéraire: Inde et Népal, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Brésil. Or, la crise financière m'ayant touché avant tout le monde, il a fallu quelque peu redimensionner le parcours, et se contenter pour l'instant de la première étape, c'est-à-dire Népal et Inde. Ma tendre épouse étant ravie de connaître l'Inde, elle a accepté sans autre le trek que je lui ai "imposé" au Népal: le tour des Annapurnas suivi du sanctuaire des Annapurnas.

29 octobre

Deuxième jour au Népal. Le décalage horaire ne m'affecte pas trop, par contre ma douce a plus de peine. Ce qui est un peu étrange, c'est de voir le soleil se coucher à 16h45, et le jour se lever à 5h45 déjà. Ces jours-ci, il y a de grosses fêtes au Népal, mais ne me demandez pas de me souvenir des noms... Toujours est-il que l'ambiance est à chaque coin de rue. Le soir avant, notre guide nous a invité à une cérémonie du Diwali, ou "fête des lumières", célébrée dans toutes les régions hindouistes. Forcément, les pétards explosent chaque 2 minutes, ça chante et ça danse sous l'hôtel, alors pour se reposer c'est dur, mais c'est sympa de voir comment ils font la fête dans ces contrées. Normalement, il y a un couvre-feu dès 23 heures, mais vu l'importance de la fête, les maoïstes donnent quartier libre. A propos d'hôtel, nous crêchons au Mandala, un gîte sympa de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou.

Parlons un peu du budget. Le Népal et l'Inde sont bon marchés, c'est connu, même si on trouve des hôtels à 500 dollars la nuit... il en faut pour tous les goûts. Commençons par le vol. Après avoir mis de côté toute considération écologique, j'ai opté pour un Bruxelles-Delhi, via Zurich, avec Swiss. Prix pour 2 personnes A/R: 996€! Ça doit être difficile de trouver plus bas, à moins d'y aller à pied... A cela s'ajoute un aller simple Genève-Bruxelles à 80€ et une nuit à Bruxelles (59€), sans oublier le vol Delhi-Kathmandou à 150€ aller simple pour 2, soit un super total pour le vol Genève-Kathmandou à l'aller et Delhi-Zurich au retour de 1290€ pour 2.

A présent le trek. Trouvé chez l'agence "Far Above the Clouds" (www.farabovetheclouds.com), un trek de 26 jours comprenant 1 guide, 1 porteur, 3 nuits à Kathmandou, le permis de trek, le logement, la nourriture et le transport durant le trek, le tout pour moins de 2000 dollars, pourboirs inclus. Nous ne payons que les boissons (autres que le thé) et la nourriture "extra" (en-cas, desserts, ...).

30 octobre

Début du trek. Long voyage en bus (~ 7h) de Kathmandou à Besishahar. Le climat est sympa dans cette ville située à 760 m, même si sur les crêtes environnantes de gros nuages à l'aspect pas sympa du tout grossissent à vue d'oeil. Si on pouvait éviter d'avoir la pluie pour le premier jour de marche, ça serait gentil. J'ai acheté une carte avec pleins d'indications utiles ("Long Hot Climb", "Fields of Marijuana", ...) pour me situer tout au long du parcours et pour écrire les noms plus ou moins juste.

31 octobre

Anniversaire de mon aimée, et un beau cadeau d'anniversaire: un départ tranquille sous le soleil. Étape du jour: Besishahar – Nadi Bazar (930 m). On traverse les premiers ponts suspendus, ponts en bambou et rivières sans pont, le tout au milieu d'une végétation exubérante, de riches forêts et des rizières. Le paysage est évidemment magnifique. Nous longeons la rivière Marsyangdi Nadi, qu'on suivra d'ailleurs jusqu'à Manang. L'étape du jour étant courte, nous sommes arrivés à 11h30 à Nadi Bazar, et avons profité de l'après-midi pour nous doucher, laver nos affaires et discuter de culture, religion et langues avec le guide. La nuit vient de tomber, et depuis la chambre du lodge j'assiste à un magnifique clair de lune sur fond ocre, l'étoile polaire couronnant cette fresque divine. Ah, et cet après-midi, j'ai aperçu les premiers 7000 du trek: la chaîne du Manasalu. Superbes montagnes, qui paraissent si proches et sont pourtant 6000 mètres plus haut!

Parlons formalités administratives. Pour l'Inde, facile: on remplit la demande dans son pays, on paie 80 CHF, on envoie la demande, le passeport et des photos par la poste à l'ambassade, et une semaine plus tard on reçoit son passeport avec le joli visa indien valable 6 mois à partir de la date d'émission (donc il ne faut pas s'y prendre TROP à l'avance), avec entrées multiples. Pour le Népal, encore plus facile. A l'aéroport de Kathmandou on remplit le formulaire mis à disposition, on paie 40 dollars, on donne deux photos et on obtient un visa assez moche valable 30 jours.

1 novembre

Aujourd'hui, Nadi Bazar – Jagat (1300 m). Il fait beau, il fait chaud, même très chaud au soleil. Je me suis d'ailleurs offert un Fanta tout frais lors du repas de midi, qui a super bien passé. L'étape a duré environ 6 heures, dans des paysages toujours magnifiques. La vallée est de plus en plus encaissée, les ravins toujours plus vertigineux. Jagat est d'ailleurs niché sur un promontoire. Le lodge est sympa, il y avait même du Swiss Rösti au menu. Ce sera tout pour aujourd'hui, je suis crevé, et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil!

2 novembre

Jagat – Dharapani (1860 m). Longue et dure journée. Nous sommes partis vers 7h30, comme d'habitude, mais peu après le départ ma chérie s'est sentie mal, et nous avons fait une longue pause. Heureusement qu'il fait toujours très beau. Un ciel bleu à faire pâlir un Schtroumpf! Cette étape est caractérisée par de nombreuses montées et descentes, ce qui à la longue fatigue... Le plus beau moment de la journée fut l'arrivée à Tal. La vallée, étroite jusque là, s'élargit subitement et le torrent déchaîné se mue en paisible rivière, le tout dans un cadre enchanteur. Nous avons dîné (déjeuné donc) à Tal, qui se trouve à mi-chemin de notre but. Or il était déjà 14h... Après Tal, c'était tout de suite moins drôle: le soleil qui disparaît derrière les montagnes, un vent frais persistant, et finalement des successions interminables de montées et descentes. A 17h, c'est-à-dire à la nuit tombée, nous arrivons enfin à Dharapani.

Parlons confort. Tout au long du trek, on trouve de nombreux endroits pour se loger ou se restaurer. Les lodges, ou guest houses, ou hôtels sont en général de bonne qualité. Certaines étapes regorgent de lodges, alors que d'autres n'en offrent que 1 ou 2, et il faut prendre en compte cela au moment de préparer son trek. En plus des chambres privées, la majorité des hôtels situés au-dessous de 3800 m offrent l'eau chaude (chauffée au soleil). J'ouvre une parenthèse. Bien qu'ils annoncent fièrement 24/24h de douche chaude, en pratique c'est un peu différent, et la raison est simple: tant qu'il y a du soleil, il y a de l'eau chaude, mais une fois la nuit tombée, la réserve d'eau chaude se limite à la quantité déjà chauffée, qui se situe autour des 200 – 300 litres. C'est plus que suffisant pour un usage normal, mais le problème est que certains trekkeurs aux mains délicates et au respect d'autrui inexistant lavent leur linge sale avec l'eau chaude des douches... Il suffit qu'un groupe de ces malotrus arrive avant vous au lodge, et vous pouvez faire une croix sur l'eau chaude... Fin de la parenthèse.

3 novembre

Dharapani – Chame (2670 m). Malgré le dénivelé plus important, cette étape était bien plus régulière et par conséquent agréable que celle de la veille. Nous avons bifurqué vers le nord-ouest et commençons à passer "derrière" la cordillère des Annapurnas. Le ciel est toujours à faire pâlir un Schtroumpf, et cela nous permet d'admirer la chaîne du Manaslu dans toute sa splendeur, et en particulier notre premier 8000: le Manaslu himself! C'est la seule étape du trek qui offre un tel point de vue, donc réservez le beau temps! Chame étant la capitale du district, on trouve des magasins, des cafés internet, des bars, une banque et pleins de trucs plus ou moins utiles.

4 novembre

Chame. Jour de repos. Cette journée de repos n'était pas prévue dans le programme initial, mais vu qu'on est flexible, et pour que ma chérie se soigne totalement de son mal de gorge avant d'atteindre les régions plus froides, on a décidé de rester un jour à Chame. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a choisi le bon jour, vu qu'il a plu toute la journée. Comme ça on est resté au sec, on s'est bien reposé, et demain on franchira les 3000 mètres en forme et, espérons-le, sous le soleil.

Un avantage du logde dans lequel nous sommes, le Mandala, c'est que les prises suisses à deux tiges fonctionnent dans l'embout népalais, donc on en a profité pour recharger les batteries de l'appareil-photo.

5 novembre

Chame – Lower Pisang (3200 m). Notre moral est comme le temps: au beau fixe! Cette journée justifie à elle seule notre venue au Népal, et ce trek: un paysage splendide, des pics enneigés, des forêts de pins, des rivières, des temples, le tout sous un soleil radieux. L'étape était facile: les 500 mètres de dénivelé se sont à peine faits sentir, et à 14h nous arrivons à Lower Pisang. Après avoir pris une douche fraiche et mis nos habits à sécher, nous montons à Upper Pisang, situé 100 mètres plus haut, et qui nous offre une vue imprenable sur l'Annapurna III. On y trouve également une Gurkha, ou temple bouddhiste, superbe et richement décoré. Grâce à notre guide et à notre porteur, nous apprenons mille choses sur la culture, les religions, les us et coutumes du Népal. Demain, nous irons jusqu'à Manang, où nous resterons une journée.

6 novembre

Lower Pisang – Manang (3540 m). Toujours plus haut, toujours plus beau, voilà le résumé de la journée. Le temps est splendide et la route facile. Nous traversons des forêts de pins, et les 7000 et 8000 qui nous entourent sont toujours plus nombreux et plus proches. Le paysage est par endroits très désertique, toujours venteux. Nous rencontrons les premiers yaks du trek et leurs produits dérivés: viande, lait et fromage. Le fromage de yak est très bon, il ressemble au fromage de vache à pâte dure. Nous prenons une douche dès notre arrivée à Manang, puis nous mangeons un excellent repas. L'après-midi, nous lavons nos affaires, nous nous reposons, et déjà le soleil disparaît derrière l'Annapurna III.

7 novembre

Manang, jour de repos. Nous faisons une petite marche d'acclimatation au-dessus de Manang. Le temps est si clair que nous pouvons voir au loin l'Himlug et le Manaslu, distants de quelques 100 km! Au sommet de notre marche d'acclimatation, un paysage à couper le souffle nous attend! En contrebas, un lac glaciaire aux eaux turquoises nous invite à nous approcher, et de là, nous jouissons d'une vue spectaculaire sur le glacier et le pic.

8 novembre

Manang – Ledhar (4200 m). Journée tranquille, bien que l'altitude se fasse sentir. C'est étonnant, plus on monte, plus il fait chaud. Le ciel est d'un bleu foncé magnifique, et nous avons droit à un véritable été indien: un temps super clair, une température qui permet de se balader en short et t-shirt, et même la nuit il fait bon. En fait, le seul moment où il fait moins de 0°, c'est avant l'aube. Les 700 mètres de dénivelé nous apportent un léger mal de tête, vite disparu après une soupe à l'ail et une bonne nuit de sommeil.

9 novembre

Ledhar – Thorung Phedi (4450 m). Après 300 m de dénivelé et 3 heures de marche, nous arrivons frais et dispos à Thorung Phedi, notre ultime étape avant le col. Il est 11h quand nous arrivons, aussi avons-nous le temps de nous installer et de prendre un bon repas avec d'aller faire notre marche d'acclimatation.

Le temps est toujours aussi radieux, et avec les montagnes blanches de neige proches de nous, j'ai l'impression d'être posé à la terrasse d'un chalet des Alpes, par une belle journée d'hiver, cherchant en vain le moindre petit nuage, l'odeur de la crème solaire accompagnant la brise qui de temps en temps vient me rafraîchir.

10 novembre

Thorung Phedi – Muktinath (3760 m). Et ben voilà, THE big day est arrivé! Au menu, le plus haut col du monde (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la carte): le Thorung La, qui culmine à 5416 m! Ça n'allait pas être une partie de plaisir, et le programme annonce la couleur: il faut compter 8 heures de marche dans le meilleur des cas, 4 de montée, et 4 de descente jusqu'à Muktinath. Le réveil sonne à 2h45, et première bonne nouvelle: il fait grand beau. Enfin... il fait nuit mais le ciel est clair. Une fois le petit-déjeuner avalé, nous attaquons la montée, vers 3h45. La montée est éprouvante, heureusement il ne fait pas trop froid et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Vers 9h, nous atteignons enfin le col, fatigués mais emplis d'un bonheur certain: 5416 m! Jamais nous n'étions allés si haut! Après avoir mémorisé sur carte digitale ces précieux moments, nous attaquons la longue et pénible descente qui nous mènera à Muktinath, quelques 1700 m plus bas. A notre arrivée, notre première douche chaude depuis 4 jours est la plus agréable des récompenses.

11 novembre

Muktinath – Jomsom (2720 m). Cette étape offre un magnifique paysage au randonneur: des collines désertiques, une large plaine alluviale, des sommets enneigés, bref, tout ce qu'il faut pour une journée de plaisir. Sauf que... sauf qu'il y a un élément qui pourrit le tableau: le vent. Un vent à décorner les yaks qui t'arrive de face et te balance des giboulées de sable et de poussière dans les yeux, le nez et la bouche. D'ailleurs, les trekkeurs qui arrivent à Jomsom doivent avoir mal au dos à force de marcher des heures courbés en deux. Nous, on a pas voulu faire rimer "marcher" avec "en chier", et par conséquent on a pris une Jeep de Muktinath à Jomsom, raccourci d'autant plus appréciable après l'étape du Thorung La! Que ceux qui tiennent absolument à marcher et qui pleurnichent parce qu'une route va être construite se rassurent: une bonne partie de l'étape peut être effectuée loin de la route, et d'ailleurs actuellement le trafic est d'une jeep chaque demi-heure au maximum. D'ailleurs, je peux annoncer en passant une mauvaise nouvelle pour les pleurnicheurs: une route est en construction entre Besishahar et Manang! Pourtant, pas de soucis: elle est loin d'être opérationnelle, et ne touchera le trek que sur environ 20% du parcours.

Parlons maintenant guides et porteurs. Nécessaire ou pas? Si on veut être simpliste, on peut dire que le guide n'est jamais nécessaire. Une carte, une boussole, voire un GPS, et hop! vous faîtes ce que vous voulez tous seuls, comme des grands. Par conséquent, si le but est d'aller bêtement de A à B, pas plus besoin de guide au Népal que dans le Sahara ou sur la lune... Pareil pour le porteur: inutile, vu que tout le monde est capable de porter une dizaine de kilos... Nous avons pris guide et porteur, et sommes plus que satisfaits de ce choix. Le guide non seulement nous montre le chemin, mais surtout nous apprend infiniment plus de choses sur le Népal que le ferait le Lonely Planet. Mais à part ça, l'avantage principal de prendre un guide réside dans la libération des détails ennuyants. On a beau marcher et transpirer à longueur de journée, on est tout de même en vacances, et pour nous vacances rime avec tranquillité d'esprit. Et le guide nous l'offre en se chargeant des nombreux détails potentiellement casse-pompes. Le guide nous indique toujours un très bon hôtel, s'occupe de commander les repas, vient nous avertir quand on peut aller manger, nous explique commet sera l'étape du lendemain, ... bref, le guide prend soin de nous, et on apprécie.

Quant au porteur, il soulage mon épouse d'un poids qui, pour elle, serait difficilement supportable plus de 4 jours. Le plus simple serait de partir avec 3-4 kilos, on a vu des trekkeurs le faire, mais comme on est plutôt du style à prendre trop que pas assez, on a apprécié l'aide du porteur, ainsi que sa bonne humeur. Et lui doit aussi apprécier, puisqu'il chante tout le temps et qu'il nous a dit que notre sac était le plus léger qu'il ait jamais eu à porter!

12 novembre

Jomsom – Kalopani (2530 m). Nous avons décidé de terminer notre trek en utilisant les jeeps, et ce pour les raisons – forcément subjectives – suivantes:

1) le paysage est certes magnifique, mais plutôt monotone en comparaison à la première partie du trek 2) le sentier suit la route à peu près fidèlement, donc on ne rate rien 3) la fatigue, légère mais tout de même présente 4) l'envie de passer quelques jours à Pokhara et Kathmandou tranquilles 5) le vent et la poussière fatiguent, et ils sont très présents sur ce tronçon

13 novembre

Kalopani – Tatopani (1190 m). Après avoir effectué en voiture le tronçon que beaucoup de trekkeurs définissent comme "le plus inintéressant du circuit", autrement dit Kagbeni – Kalopani, il est temps de reprendre notre bâton de pèlerin et d'avancer gaiment vers Tatopani à pied. Plus de vent ni de sable, ni trop de soleil en plein dans la figure, mais des forêts, un paysage plus vert et de la fraîcheur. Il fait toujours grand beau, et la route jusqu'à Tatopani est facile. Une fois arrivés à destination, nous allons détendre nos muscles fatigués dans les eaux thermales de Tatopani, fréquentées autant par des étrangers que par les népalis.

Parlons mendicité. Sur le circuit, vous serez très peu sollicités par les enfants, c'est-à-dire une voire au maximum deux fois par jour. "School pen", "sweet", "baloon" seront les articles les plus demandés. Alors que faire? Quand on voit ces braves mioches, la morve jusqu'au coin de la bouche et les cheveux pleins de terre vous tendre une main crasseuse en implorant votre mansuétude, il semble difficile de résister... Et bien il le faut! Ne rien donner, c'est le meilleur moyen de ne pas encourager la mendicité. Il y a de nombreux autres moyens de faire profiter les népalis de notre argent: prendre guide et/ou porteur, boire un thé dans les petits restos, choisir un restaurant à l'aspect plus humble pour son repas de midi, plutôt que le lodge super moderne où s'entassent déjà 20 touristes, acheter pâtisseries et autres articles produits sur place et non polluants (donc éviter d'acheter l'eau en bouteille mais la purifier soi-même ou la remplir dans les "safe water drinking station" que l'on trouve entre Tal et Ghasa). Pour dormir, les lodges modernes sont tout de même une garantie d'un certain confort, mais il n'est pas interdit de voir la chambre et de décider ensuite d'y rester ou non.

14 novembre

Tatopani – Ghorepani (2860 m). Mon épouse ayant déjà fourni un effort considérable au Thorung La, elle n'avait plus trop envie de se taper à nouveau 1700 m de dénivelé, et a continué sa route vers Pokhara avec le guide et le porteur par la route. C'est donc seul que je m'attaque au dernier plaisir du circuit: une longue montée qui doit m'offrir un panorama splendide sur la chaîne des Annapurnas ainsi que sur le Dhaulagiri (8172 m). Après 4-5 heures de marche, j'atteins Ghorepani, je me douche et décide de visiter les lieux. Ghorepani est très touristique, il faut dire que les touristes y arrivent de Tatopani ainsi que de Hile ou Tikhedhungga dans le but de se rendre au célèbre Poon Hill (3193 m), une colline qui surplombe le "village" et qui offre un panorama spectaculaire, l'idée étant de s'y rendre au lever du soleil. Après 5 minutes dans Ghorepani, je conclue que c'est vraiment touristique (librairies, souvenirs, café internet, boulangerie, ...) et que ça ne présente pas un gros intérêt. Par contre, vu qu'il n'est que 16h, je décide de repérer le chemin pour me rendre à Poon Hill, et finalement j'y vais, puisque ça n'est qu'à 30 minutes de montée.

Au sommet, un panorama extraordinaire me récompense de l'ultime effort de la journée! Je monte dans la tour et profite du paysage. Seules une dizaine de personnes sont présentes. Je pensais rester une dizaine de minutes puis redescendre, mais le coucher de soleil peint la chaîne des Annapurnas d'une couleur si magique que finalement, je passe plus d'une heure sur le Poon Hill, jusqu'à ce que le soleil ait disparu dans le lointain horizon indien, et que le dernier halo de lumière ait effleuré les flancs du majestueux Dhaulagiri. Heureux, je redescends à la nuit tombante.

15 novembre

Ghorepani – Phokara (820 m). Comme je l'ai dit précédemment, le "but" de Ghorepani, c'est le "lever de soleil au Poon Hill". On m'avait conseillé de partir à 5h du mat', mais après l'inoubliable coucher de soleil de la veille, j'ai pensé que le lever de soleil ne serait pas aussi beau et que je ne perdrais rien à rester au lit. En plus, la fenêtre de ma chambre donnant directement sur la chaîne des Annapurnas, j'avais un poste plus qu'agréable pour assister au lever du soleil. Oui mais... Et si le lever de soleil était vraiment aussi spectaculaire que tout le monde le dit? C'est vrai... personne ne monte à Ghorepani pour voir le coucher du soleil, non non non, on ne parle que du sunrise. J'ouvre les yeux, regarde ma montre, 6h du mat'. Je regarde par la fenêtre: soleil pas encore levé. Ok, pour éviter d'avoir des regrets, pour comparer "objectivement" un coucher et un lever de soleil, il faut monter à Poon Hill. Une fois la décision prise, je cours presque jusqu'à Poon Hill. 6h15, toujours pas de lever de soleil, mais c'est pour bientôt. Au fait, pourquoi ils conseillent de partir à 5h?? Je suis à mi-chemin... et tout s'arrête. Trois amis espagnols redescendent, alors que le lever du soleil n'a pas encore eu lieu. "Ben vous faîtes quoi les gars? Vous êtes malades?". "Non non", qu'ils me répondent, "c'est juste que là-haut, il y a au moins 200 personnes qui s'entassent, et ça n'a rien d'agréable...". Du coup, je m'arrête aussi, trouve un endroit sympa d'où observer seul le lever du soleil, et quand ce dernier arrive, il ne me fait absolument pas regretter d'être resté à mi-chemin. C'est beau, c'est sûr, mais de loin pas aussi beau que le coucher de soleil. Le matin, il n'y a presque aucun dégradé de couleurs, et en plus le Machhapuchhre reste dans l'ombre. Le seul qui s'illumine vraiment de belle manière, c'est le Dhaulagiri, mais il est autant bien illuminé à 11h, voire à 14h, le glacier en plus, et le meilleur endroit pour l'observer est encore Chitre, depuis le New Dhaulagiri Lodge.

Moralité, le lever du soleil au Poon Hill est un attrape-touriste, alors que le vrai spectacle est le coucher du soleil, destiné aux motivés qui, après 1700 m de montée, préfèrent continuer 400 m plutôt que de boire des bières au coin du feu. Ceux qui n'ont pas vu le spectacle du crépuscule au Poon Hill n'ont pas besoin de se lever tôt: dès 8h, c'est autant beau et il n'y a presque plus personne en haut.

Après deux ou trois photos, je redescends prendre mon petit-déj', puis j'entame la longue descente (3280 marches!) vers Naya Pul, d'où un bus me conduira à Pokhara pour y retrouver mon épouse, mon guide et mon porteur.

Cette escapade de deux jours en solitaire m'a donné un bref aperçu de ce que peut être un trek en individuel, sans guide ni porteur. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma nouvelle liberté. J'ai peut-être hésité un peu à certains croisements, mais il y a toujours des népalis serviables pour indiquer le bon chemin. En plus, on n'est jamais vraiment seul puisqu'à midi ou le soir on retrouve toujours des allemands, des anglais ou des français avec qui discuter. Je comprends mieux ceux qui partent seuls en trek, et si je reviens au Népal, je ferai un trek plus court mais sans guide ni porteur (et avec un sac plus léger...).

16 novembre

Pokhara. Un endroit sympa pour se reposer, moins pollué et chaotique que Kathmandou. Place au bilan.

Un jour de pluie sur plus de deux semaines de trek, et qui tombe en plus sur un jour de repos, ça confirme que début novembre est définitivement la meilleure période pour un trek dans les Annapurnas. Et il ne fait pas trop froid: jusqu'à Manang on monte en short et t-shirt, et de là on met les pantalons, mais dès que le soleil se lève il fait partout agréablement chaud, sauf s'il y a du vent évidemment.

Notre guide et notre porteur ont été d'excellents compagnons de voyage, et l'agence a été très professionnelle. Bien que nous n'ayons réalisé qu'une vingtaine des 26 jours prévus, je n'ai jamais pensé à me faire rembourser, mais l'agence nous a concocté un programme de 3 jours de visite dans la vallée de Kathmandou, tous frais payés.

La région et les paysages sont magnifiques, surtout depuis Chame, où l'on côtoie continuellement les géants de l'Himalaya. Il y a du monde, certes, mais je n'ai jamais eu l'impression d'une invasion de trekkeurs, et souvent nous avons marché durant plusieurs heures sans rencontrer un seul étranger. Le matin, vu que tout le monde part plus ou moins en même temps, il peut y avoir une sorte de queue-leu-leu de touristes, mais ça s'étire rapidement.

Le trek n'est pas trop difficile à condition d'avoir un peu d'entraînement. Les nombreux lodges permettent de faire de courtes étapes si nécessaire, sauf pour l'inévitable Thorung La... Ça vaut la peine de penser au porteur avant le trek, vu qu'il coûtera environ 70 euros pour 20 jours de trek, et 40 euros pour le tronçon Manang – Thorung La si on le prend à Manang. Au pire, il est toujours possible de louer un mulet pour se faire porter avec ses affaires au sommet du col, mais j'en ignore le prix.

Ne pas oublier d'aller écouter le speech (en anglais) sur le mal d'altitude à Manang à 15h, c'est gratuit et intéressant. On trouve également là une bonne clinique. En résumé, ce trek est magnifique et je le recommande chaudement! Un diapo en musique est disponible à cette adresse.

Bon trek!
Poitiers-Niort-La Rochelle-Bordeaux à vélo? English translation pending
by Zoutik · 2008-11-11 · 11 replies
Bonjour! On est un groupe de jeunes de Poitiers, et on aimerait faire un petit bout de la côte atlantique à vélo à pâques 2009 ! On partirait de Poitiers, on rejoindrait la Rochelle, et ensuite de la Rochelle on voudrait descendre jusqu'à Bordeaux en longeant la côte bien sûr! On n'a jamais fait ça avant, on n'a pas d'expérience de rando vélo, on n'est pas non plus des cyclistes avérés, on sait juste faire du vélo mais on est quand même relativement sportif et surtout on est super motivés !!!

mais bon du coup comme on tente quelque chose de nouveau pour nous, on manque d'expérience, donc j'ai plein de questions !! quel équipement emporter : le vélo, les affaires ? une tente ? la nourriture ? des sacs ? les vélos doivent être des vélos spéciaux ou on peut prendre ceux qu'on a déjà ? quelle est la meilleure option pour manger et dormir ? et la moins chère ? : camping, sauvage ou pas? auberges? => on cherche à avoir une expérience inoubliable, des aventures marrantes donc on n'a pas peur s'il faut faire du camping sauvage !!! tant que ce n'est pas irresponsable au niveau sportif :combien on parcours par jour ? estce que rejoindre poitiers à bordeaux c'est infaisable en une semaine ? (jen n'ai absolument aucune idée) est-ce qu'on doit s'entraîner avant de partir ? est-ce qu'on va beaucoup souffrir ??? aux fesses ? 🤪 comment on sait par ou on doit passer? l'itinéraire ?

Bref si vous avez déjà fait ça, j'attends vos petits conseils !!!

merci d'avance!
Cherche une ville dans le sud de la France English translation pending
by Nantin59 · 2008-05-15 · 10 replies
Bonjour,

nous partons au mois de Juin pour le sud de la France avec nos deux enfants (20 mois et 4 ans) et nous cherchons une ville qui serait centrale afin d'y passer une semaine. Nous louerons une voiture et nous aimerions en endroit près de la mer et de la ville et qui serait plaisant avec des enfants. Est-ce que vous avez des idées?

Nous voulons ensuite partir pour le Lac Léman afin d'y passer quelques jours, quelle ville serait la plus intéressante?

Merci!
Lifou, Maré ou Ouvéa? (îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie) English translation pending
by Ben23 · 2008-02-04 · 4 replies
Bonjour, Nous partons en Mars pour 16 jours en Nouvelle Calédonie. Nous avons prévu de passer 4 jours a l'ile des pins, 4 jours sur une ile des loyautés et le reste sur la grande Ile. Avez vous des conseils d'itinéraires a nous donner, en particulier concernant les Loyautés. Nous ne sommes pas arrétés sur un choix, bienque pour l'instant, Ouvéa semble être privilégiée. Nous aimerions pratiquer le snorkelling tout en nous baladant..... Nous sommes preneurs de tout conseil d'itinéraire, récit de voyage et tout et tout... Merci d'avance @+
Itinéraire en Nouvelle-Calédonie en huit/neuf jours English translation pending
by Raphael82 · 2007-09-17 · 16 replies
Bonjour,

Je prevois de passer 8 jours en NC aux alentours de Noel. Quel est selon vous le meilleur itineraire et les inloupables ? Je prefere eviter les endroits trop touristiques. Pensez vous en outre que 8 jours est vraiment trop court et trop frustrant ? Merci par avance pour votre aide,

Raphael

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