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Votre résistance à la pluie? English translation pending
Bonjour,
Premier sujet d'un randonneur débutant (avec tente) sur un sujet que je n'ai pas vu traité dans ce forum. Juste une question suscitée par les conditions météo actuelles, à combien de jours de pluie consécutifs évaluez-vous qu'une randonnée en vaut encore la peine ? 😏 C'est certainement très subjectif. J'ai par exemple l'impression d'être beaucoup plus gêné par la pluie que par la chaleur ou le froid. Le ressenti n'est pas non plus le même quand on sait qu'on aura un lit chaud et douillet à l'étape, par rapport à un bivouac. Et pas le même en vélo qu'à pieds.
Ma deuxième question, qui découle de la première : quelle confiance accordez-vous aux prévisions météo ? (question qui fera sourire ceux qui partent au long cours et qui n'en tiennent pas compte !) J'ai l'impression de me laisser trop influencer, au point d'avoir déjà repoussé une randonnée d'une semaine en voyant 4 jours de pluie sur 6 alors que c'était finalement meilleur que prévu, et que j'aurais sans doute pu la faire. C'est trop bête et on se traite de tous les noms d'oiseaux, je m'en suis voulu d'avoir manqué cette occase de rando par ... crainte ? Peut-être trop influencé par un environnement obsédé par le confort ? c'est sûr qu'il y a comme une sorte de crainte latente (je n'ai plus 20 ans non plus...!). Mais après tout, c'est peut-être juste une réticence à essayer de faire passer ? Il y a évidemment aussi la qualité du matériel emporté pour faire face aux intempéries, mais ce n'est pas tout à fait la question posée.
Je serais bien intéressé de savoir si certains d'entre vous se sont donnés des critères (genre tempête du siècle ou tremblement de terre...), ou si vous partez de toute manière avec l'idée qu'on verra bien, et comment vous vous en débrouillez. Cela me sera certainement utile, ainsi qu'à d'autres. Merci d'avance. Olivier
Premier sujet d'un randonneur débutant (avec tente) sur un sujet que je n'ai pas vu traité dans ce forum. Juste une question suscitée par les conditions météo actuelles, à combien de jours de pluie consécutifs évaluez-vous qu'une randonnée en vaut encore la peine ? 😏 C'est certainement très subjectif. J'ai par exemple l'impression d'être beaucoup plus gêné par la pluie que par la chaleur ou le froid. Le ressenti n'est pas non plus le même quand on sait qu'on aura un lit chaud et douillet à l'étape, par rapport à un bivouac. Et pas le même en vélo qu'à pieds.
Ma deuxième question, qui découle de la première : quelle confiance accordez-vous aux prévisions météo ? (question qui fera sourire ceux qui partent au long cours et qui n'en tiennent pas compte !) J'ai l'impression de me laisser trop influencer, au point d'avoir déjà repoussé une randonnée d'une semaine en voyant 4 jours de pluie sur 6 alors que c'était finalement meilleur que prévu, et que j'aurais sans doute pu la faire. C'est trop bête et on se traite de tous les noms d'oiseaux, je m'en suis voulu d'avoir manqué cette occase de rando par ... crainte ? Peut-être trop influencé par un environnement obsédé par le confort ? c'est sûr qu'il y a comme une sorte de crainte latente (je n'ai plus 20 ans non plus...!). Mais après tout, c'est peut-être juste une réticence à essayer de faire passer ? Il y a évidemment aussi la qualité du matériel emporté pour faire face aux intempéries, mais ce n'est pas tout à fait la question posée.
Je serais bien intéressé de savoir si certains d'entre vous se sont donnés des critères (genre tempête du siècle ou tremblement de terre...), ou si vous partez de toute manière avec l'idée qu'on verra bien, et comment vous vous en débrouillez. Cela me sera certainement utile, ainsi qu'à d'autres. Merci d'avance. Olivier
Voyage de 6 mois entre Norvège et Inde... English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis un jeune homme de 28 ans maintenant et travaille dans l'informatique à Paris. Voici le blog d'un projet qui me tenait à coeur, quitter mon appartement vendre mes affaires et partir voyager entre Norvège et Inde avec ma tente le 19 décembre 2012. Après un voyage aux USA et la perte de mon sac à dos dans l'avion en décembre j'ai du repousser le départ pour janvier... Il raconte comment rien ne sait passé comme prévu et je n'ai jamais mis les pieds en Norvège, je n'ai aucune expérience du grand froid et ma nuit en Sibérie sous -30 degrés dans ma tente au bord du lac Baïkal me fait dire que j'ai eu de la chance de ne pas avoir débuté par la Norvège, Il s'agit de notes et autres anecdotes qui peuvent servir ou motiver certains à entreprendre une tel aventure. J'essaie d'être le plus vrai possible quitte à parfois sombrer dans le ridicule.
(Au moment ou j'écris ce message je suis en Chine et dans 6jours je m'apprête à rejoindre le Népal.)
http://trip.sahid.us
Bonne journée à tous. s.
Je suis un jeune homme de 28 ans maintenant et travaille dans l'informatique à Paris. Voici le blog d'un projet qui me tenait à coeur, quitter mon appartement vendre mes affaires et partir voyager entre Norvège et Inde avec ma tente le 19 décembre 2012. Après un voyage aux USA et la perte de mon sac à dos dans l'avion en décembre j'ai du repousser le départ pour janvier... Il raconte comment rien ne sait passé comme prévu et je n'ai jamais mis les pieds en Norvège, je n'ai aucune expérience du grand froid et ma nuit en Sibérie sous -30 degrés dans ma tente au bord du lac Baïkal me fait dire que j'ai eu de la chance de ne pas avoir débuté par la Norvège, Il s'agit de notes et autres anecdotes qui peuvent servir ou motiver certains à entreprendre une tel aventure. J'essaie d'être le plus vrai possible quitte à parfois sombrer dans le ridicule.
(Au moment ou j'écris ce message je suis en Chine et dans 6jours je m'apprête à rejoindre le Népal.)
http://trip.sahid.us
Bonne journée à tous. s.
Circuit organisé "Indispensable Far West" dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Avec mon conjoint nous avons reservé auprés de la francaise des circuits (via look voyage), un circuit appelé : Indispensable Far West.
voici un aperçu :
Jour 1 : Paris > Los Angeles Arrivée à Los Angeles, accueil par votre guide et transfert à l'Hacienda Hôtel pour la nuit.
Jour 2 Los Angeles - Laughlin Tour de la ville, visite de Santa Monica, de Beverly Hills, d'Hollywood et promenade sur Hollywood Avenue. Route vers l'Est et arrêt au Baghdad Café. Arrivée à Laughlin en fin d'après-midi pour faire une agréable promenade le long de la rivière Colorado. Nuit au Colorado Belle.
Jour 3 Laughlin - Grand Canyon - Flagstaff Départ vers le Grand Canyon. Arrêt à Selingman sur la mythique Route 66. Entouré d'une magnifique forêt, le Canyon semble comme protégé par cet écran de verdure. La rivière Colorado s'écoule plus de 1 500 mètres plus bas! Ce sera là l'un des points forts de votre voyage. Nuit au Days Inn Flagstaff.
Jour 4 Flagstaff - Monument Valley - Kanab Départ pour Monument Valley. Visite de ce site impressionnant, un décor de collines rouge-sang lieu de tournage de nombreux films de cow-boys. Déjeuner de spécialités navajo. Dans l'après-midi, arrêt sur les bords de Lake Powell. Dîner western avec musique country. Nuit au Shilo Inn Kanab.
Jour 5 Kanab - Bryce Canyon - Las Vegas Belle traversée de prairies en direction de Bryce Canyon, l'un des plus beaux parcs naturels. Les formes, les couleurs et les nuances de la pierre changent constamment de l'aube au crépuscule. Possibilité sans frais de descendre avec le guide visiter la partie basse du parc. Poursuite vers Saint George, l'une des villes fondées par les Mormons. Arrivée à Las Vegas, capitale du jeu, que l'on découvre tel un mirage planté au milieu du désert. Nuit à l'hôtel Circus Circus.
Jour 6 Las Vegas - Death Valley Départ en direction de Shoshone et descente vers la fameuse Death Valley. Le paysage est si désert que les premiers cow-boys à l'avoir traversé disaient de lui : "Pas un ruisseau pour y boire, pas un arbre pour s'y pendre". Vous découvrirez Furnace Creek et les dunes de sable de Stovepipe. Arrêt au Factory Outlet (magasins d'usine des grandes marques américaines). Nuit à Las Vegas.
Jour 7 Las Vegas - Calico - Fresno Départ pour l'ancienne petite ville minière de Calico, étape typique du Far West. Ville fondée en 1881 à la suite de la découverte de mines d'argent dans la montagne. Accueil par des cow-boys et shérifs habillés à l'ancienne. Plongez dans le Far West des années 1880. Poursuite vers Fresno où vous passerez la nuit au Ramada Inn University.
Jour 8 Fresno - Yosemite - Modesto Route vers le célèbre Yosemite National Park, l'un des plus beaux de Californie qui surprend par ses paysages alpins où abondent forêts de pins, cascades et chutes d'eaux. Si le climat et la circulation permettent le passage de l'autocar, le guide vous conduira aux pieds des fameux séquoias géants. Arrivée à Modesto dans la soirée. Nuit au Ramada Inn.
Jour 9 Modesto - San Francisco Le matin, départ pour San Francisco. Puis visite guidée d'une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée. Elle est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie. Après-midi libre pour une découverte à pieds du centre ville. Nuit à l'hôtel Sam Wong.
Jour 10 San Francisco - Monterey - Carmel - Lompoc Départ pour la péninsule de Monterey, un des lieux favoris de nombreux peintres et poètes américains et européens. Visite de la ville et notamment du port de pêche. Visite de Carmel, une des plus charmantes petites villes balnéaires de Californie. Poursuite vers Lompoc. Nuit au Days Inn.
Jour 11 Lompoc - Santa Barbara - Los Angeles > Paris Visite de Santa Barbara réputée sur la côte californienne pour son architecture typiquement espagnole. Départ vers la "cité des Anges", Los Angeles. Temps libre à Santa Monica pour profiter de la plage ou pour les derniers achats. Transfert à l'aéroport et envol pour Paris.
Jour 12 : Paris Arrivée à Paris dans la journée.
Nous décollons le 26 mars prochain de paris et ne connaissons pas encore notre compagnie aerienne, si notre vol sera avec ou sans escale... ce qui nous angoisse un peu!L'agence dit nous communique tout cela 10 jours avant le départ.
quelqu'un a deja fait ce circuit ou un autre? je commence a reflechir a ce que je dois emmener dans ma valise (vêtements, chaussures...)
merci par avance de vos reponses!!
Avec mon conjoint nous avons reservé auprés de la francaise des circuits (via look voyage), un circuit appelé : Indispensable Far West.
voici un aperçu :
Jour 1 : Paris > Los Angeles Arrivée à Los Angeles, accueil par votre guide et transfert à l'Hacienda Hôtel pour la nuit.
Jour 2 Los Angeles - Laughlin Tour de la ville, visite de Santa Monica, de Beverly Hills, d'Hollywood et promenade sur Hollywood Avenue. Route vers l'Est et arrêt au Baghdad Café. Arrivée à Laughlin en fin d'après-midi pour faire une agréable promenade le long de la rivière Colorado. Nuit au Colorado Belle.
Jour 3 Laughlin - Grand Canyon - Flagstaff Départ vers le Grand Canyon. Arrêt à Selingman sur la mythique Route 66. Entouré d'une magnifique forêt, le Canyon semble comme protégé par cet écran de verdure. La rivière Colorado s'écoule plus de 1 500 mètres plus bas! Ce sera là l'un des points forts de votre voyage. Nuit au Days Inn Flagstaff.
Jour 4 Flagstaff - Monument Valley - Kanab Départ pour Monument Valley. Visite de ce site impressionnant, un décor de collines rouge-sang lieu de tournage de nombreux films de cow-boys. Déjeuner de spécialités navajo. Dans l'après-midi, arrêt sur les bords de Lake Powell. Dîner western avec musique country. Nuit au Shilo Inn Kanab.
Jour 5 Kanab - Bryce Canyon - Las Vegas Belle traversée de prairies en direction de Bryce Canyon, l'un des plus beaux parcs naturels. Les formes, les couleurs et les nuances de la pierre changent constamment de l'aube au crépuscule. Possibilité sans frais de descendre avec le guide visiter la partie basse du parc. Poursuite vers Saint George, l'une des villes fondées par les Mormons. Arrivée à Las Vegas, capitale du jeu, que l'on découvre tel un mirage planté au milieu du désert. Nuit à l'hôtel Circus Circus.
Jour 6 Las Vegas - Death Valley Départ en direction de Shoshone et descente vers la fameuse Death Valley. Le paysage est si désert que les premiers cow-boys à l'avoir traversé disaient de lui : "Pas un ruisseau pour y boire, pas un arbre pour s'y pendre". Vous découvrirez Furnace Creek et les dunes de sable de Stovepipe. Arrêt au Factory Outlet (magasins d'usine des grandes marques américaines). Nuit à Las Vegas.
Jour 7 Las Vegas - Calico - Fresno Départ pour l'ancienne petite ville minière de Calico, étape typique du Far West. Ville fondée en 1881 à la suite de la découverte de mines d'argent dans la montagne. Accueil par des cow-boys et shérifs habillés à l'ancienne. Plongez dans le Far West des années 1880. Poursuite vers Fresno où vous passerez la nuit au Ramada Inn University.
Jour 8 Fresno - Yosemite - Modesto Route vers le célèbre Yosemite National Park, l'un des plus beaux de Californie qui surprend par ses paysages alpins où abondent forêts de pins, cascades et chutes d'eaux. Si le climat et la circulation permettent le passage de l'autocar, le guide vous conduira aux pieds des fameux séquoias géants. Arrivée à Modesto dans la soirée. Nuit au Ramada Inn.
Jour 9 Modesto - San Francisco Le matin, départ pour San Francisco. Puis visite guidée d'une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée. Elle est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie. Après-midi libre pour une découverte à pieds du centre ville. Nuit à l'hôtel Sam Wong.
Jour 10 San Francisco - Monterey - Carmel - Lompoc Départ pour la péninsule de Monterey, un des lieux favoris de nombreux peintres et poètes américains et européens. Visite de la ville et notamment du port de pêche. Visite de Carmel, une des plus charmantes petites villes balnéaires de Californie. Poursuite vers Lompoc. Nuit au Days Inn.
Jour 11 Lompoc - Santa Barbara - Los Angeles > Paris Visite de Santa Barbara réputée sur la côte californienne pour son architecture typiquement espagnole. Départ vers la "cité des Anges", Los Angeles. Temps libre à Santa Monica pour profiter de la plage ou pour les derniers achats. Transfert à l'aéroport et envol pour Paris.
Jour 12 : Paris Arrivée à Paris dans la journée.
Nous décollons le 26 mars prochain de paris et ne connaissons pas encore notre compagnie aerienne, si notre vol sera avec ou sans escale... ce qui nous angoisse un peu!L'agence dit nous communique tout cela 10 jours avant le départ.
quelqu'un a deja fait ce circuit ou un autre? je commence a reflechir a ce que je dois emmener dans ma valise (vêtements, chaussures...)
merci par avance de vos reponses!!
M'aider à préparer mon tour du monde English translation pending
Bonjour à tous, je suis nouvelle sur ce forum. Donc je vais me présenter, je m'appelle Audrey, j'ai 18 ans. Je suis actuellement jeune fille au pair en Irlande et quand je rentre en France j'ai pour projet de partir faire le tour du monde avec ma cousine.
Depuis déjà quelques temps je me renseigne ( assez intensivement ) sur tout les blogs que j'arrive à trouver sur le tour du monde, et également sur les forums. J'ai conscience que les questions que je vais vous demandez on était posées pleins de fois mais j'espère que vous m'aiderai quand meme. Jusqu'à présent je ne suis pas une grande aventurière, je n'ai jamais fais de grand voyage, le plus loin que je suis partie c'est l'Irlande u_u
Mais je sais que je rêve de partir, et ça ne date pas d'hier. Alors, comme je vous l'ai dit précédemment, je compte partir avec ma cousine. On s'entend très bien, on se connait par coeur. Enfin bref, si je doit partir avec quelqu'un c'est elle! Mais bon elle est pas plus experimenté que moi. On en parle depuis lontemps mais on a jamais sauté le pas deja par rapport à mon âge (avant je n'étais pas majeur ) et ensuite parce qu'on ne roule pas sur l'or. Comme beaucoup de jeunes de notre société, enfin bref là n'est pas le sujet.
Donc, s'il vous plait donner moi le maximum d'informations, d'astuces, de renseignements pour se lancer. On est motivé et on va le faire. On a une date de départ c'est en février 2014 ( j'admet que ce n'est pas tout proche, mais il faut s'y prendre en avance pour la préparation, non? )
Alors, on va partir avec un maigre budget, mais c'est le moment ou jamais. Moi je reviendrais d'Irlande, et elle aura finit ses études, moi je les aurais pas encore repris enfin bref le moment idéal. Alors bien sure la question, quel sac? de combien de litres? les chaussures une marque en particulier? les vetements quels tissus?
On a pour projet de dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, essayer de trouver des jobs sur place ( meme si pour ma part je n'ai pas dexperience, mais j'ai la motivation ).. enfin bref vous voyez le truc, on veut économiser un maximum!! Donc toutes vos astuces sont les bien venues!!
Et si y a des gens qui veulent faire un bout de chemin avec nous, ils sont les bien venus également 😉
Désolé pour ce roman, en espérant avoir des réponses de votre part. Merci d'avoir lu!
Quels cadeaux offrir à des Guatémaltèques? English translation pending
Bonjour
Je pars au Guatemala dans un mois.
Je serai hébergée par une famille guatémaltèque avec 3 enfants qui ont entre 7 et 11 ans.
Quels cadeaux puis-je apporter pour leur faire plaisir?
De quoi peuvent-ils avoir besoin?
J'ai pensé à quelques jeux simples (dominos, puissance 4, mikado...) pour pouvoir communiquer et jouer avec les enfants même si on a du mal à se parler car je ne parle pas espagnol... Leur maman est bilingue.
Aidez-moi s'il vous plait, j'aimerai tellement faire plaisir à ces gens si gentils et si souriants!
Merci d'avance!
Eté 2011: Laos-Perhentians-Bangkok en famille English translation pending
Bonjour,
Le Laos, cela faisait plus de 10 ans que j’avais envie d’y aller. Nous avions failli y partir à l’été 2009. Mais une connaissance de mon tendre et cher avait fait valoir que les enfants étaient peut-être trop petits – 9 et 11 ans à l’époque – pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout pour son atmosphère et qu’ils risquaient de s’ennuyer : nous étions finalement allés à Bornéo.
Cette année, quand la destination a été à nouveau sur la table, les mêmes questions se sont posées ; les mêmes hésitations ont vu le jour : aimeront-ils ? n’aimeront-ils pas ? Nous n’avions pas envie d’avoir trois semaines de soupirs et de grognements ; quand, soudain, un éclair d’illumination – je n’ose dire de génie – m’a traversé l’esprit : devant de toute façon passer par Bangkok, il suffisait de raccourcir le temps passé au Laos pour rajouter une carotte, c’est-à-dire quelques jours sur la plage en Thaïlande pour faire du snorkelling, les enfants aimant vraiment cette activité. Ce sera donc deux grosses semaines au Laos et une petite de plage ; de plage ou plutôt de Palmes-Masque-Tuba. De fils en aiguilles et au fur et à mesure de mes investigations sur Internet, la plage en Thaïlande est devenue la plage en Malaisie aux Perhentians : à cette période de l’année, le temps y est plus sur, pour un snorkelling de meilleure qualité, tout en n’étant finalement pas énormément plus loin. On rajoute une journée tampon à la fin des vacances à Bangkok pour être sur de ne pas manquer l’avion retour et c’est bouclé.

Restait à faire un choix dans les lieux au Laos ; deux semaines, c’est court. Surtout si comme nous, on ne veut pas courir et on souhaite prendre son temps. Nous avons donc décidé qu’il n’était pas possible d’aller au Laos sans passer par Luang Prabang, exit donc le sud. Arbitraire, mais il faut bien objectiver ses choix. Le reste du choix, c’est Frank Gros, notre chauffeur-guide connu grâce à ce forum, qui l’a fait pour nous. En effet comme je voulais sortir un peu de l’axe traditionnel Ventiane – Vang Vieng – LP et grâce à l’expérience des voyages en transport en commun au Vietnam et en Birmanie, acquise il y a maintenant presque vingt ans, nous savions que nous ne voulions pas vivre une telle aventure avec des enfants, j’avais contacté Frank et il m’avait proposé une boucle de dix jours : Ventiane – Vang Vieng par le route 10 – Ponsaven – Sam Neua – Vieng Thong – Nong Kwiau – LP.
Spontanément, j’aurais choisi une boucle plus au nord mais Frank m’a expliqué que l’avantage de celle-ci était sa route goudronnée tout le long et pas trop mauvaise, ce qui limitait les risques de problèmes en cas de pluies abondantes. A quoi bon demander des conseils aux gens qui connaissent pour ne pas en tenir compte? Va donc pour la boucle par Ponsaven. Le fait que peu de gens semblait l’emprunter me faisait balancer entre la satisfaction de savoir qu’il n’y aurait pas beaucoup de touristes et la crainte que si peu de monde passait par là, c’est que justement qu’il n’y avait pas grand chose à voir. Finalement, cette boucle était parfaite et correspondait à ce que nous recherchions : voir le Laos rural, hors des sentiers battus. Nous avons toutefois raccourci un peu le parcours pour rester un peu plus chaque endroit, les trajets en voiture, même agrémentés de pauses, étant longs. Nous ne sommes donc pas allés jusqu’à Sam Neua. Si c’était à refaire je rajouterais deux-trois jours pour pouvoir le faire.

Deux grandes incertitudes pour ce voyage et son succès :
- la présence du chauffeur-guide. Nous avons maintenant l’habitude de faire des « grands » voyages depuis plusieurs années mais toujours seulement nous 4. Comment la présence de cet « intrus » allait-elle modifier l’équilibre familial ? Déjà, lorsque j’avais annoncé aux enfants que nous allions avoir à une voiture avec chauffeur pendant une dizaine de jours, j’avais eu le droit à « Hein ! mais il va rester avec nous pendant TOUT ce temps ! ? ». Un « C’est ça ou les transports en commun tout serrés dans la chaleur intense et humide » avait coupé court au débat mais l’intégration n’était pas gagnée. En réalité, tout c’est très bien passé. Frank est quelqu’un d’une très grande gentillesse, cherchant vraiment à faire plaisir. Mariée à une laotienne et ayant trois filles sensiblement de l’âge de nos enfants, il aime vraiment le Laos et cherche à faire partager cette passion. Sans sa présence et son lao courant, nous n’aurions, je crois, pas vu le même pays. Seul petit défaut, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans un autre post, Frank est vraiment bavard et du coup, les pauses ont tendance à s’allonger. Pas vraiment dérangeant quand on aime prendre son temps – et c’est un peur le revers de la médaille, mais sans doute difficilement supportable pour qui aime les voyages cadencés. Il faut le savoir donc ;
- le temps. Et oui ! Juillet-Août, c’est la saison des pluies. A vrai dire, la pluie ne nous a pas vraiment dérangés. Certes, il a parfois fallu se mettre à l’abri, attendre que l’averse passe, mais jamais très longtemps ou à des moments où ces pauses nous gênaient. Mais pendant, que nous gambadions gaiement dans les montagnes pratiquement sans pluie, la tempête tropicale Nok Ten se déchaînait dans les plaines et sur Ventiane, entraînant inondations et glissements de terrain. Le train depuis Bangkok que nous avions pris quelques jours avant ne passait plus pour cause de voie ferrée sous l’eau. Alors chance ou pas chance ? Difficile à dire. Disons que le voyage a été super mais qu’à quelques jours près, c’était galère. Par contre, le ciel est rarement bleu, souvent blanc laiteux, pas terrible pour les photos. C’est mon principal regret.
Bon, après cette longue introduction, un bref bilan avant de rentrer au vif du récit : nous avons tout quatre bien aimé le Laos et sa douceur de vie. « Ponpedian » est le maître mot. Quand j’ai demandé à mon tendre et cher, ce qu’il avait bien aimé, il m’a répondu les habitants. Comme il a déjà été dit maintes fois, le Laos ne se visite pas, il se vit. La présence de quelqu’un comme Frank n’en est que plus précieuse. Le Laos, c’est une douceur de vie, une gentillesse voire une nonchalance à peine imaginables. Quand on voit les voisins qui l’entourent, Thaïlande, Chine, Vietnam, on se dit que le Laos risque d’être mangé tout cru et on craint pour son avenir. C’est aussi pays « silencieux » : pas de klaxons et de musique à tue-tête comme dans d’autres pays que nous avons pu visiter. C’est enfin un pays avec des conditions d’hygiène auxquelles je ne m’attendais pas : ni papier ni détritus qui traînent ; mis à part dans les villages de montagne, l’utilisation de l’eau potable venant de grosses bonbonnes semble largement répandue.
Le Laos, cela faisait plus de 10 ans que j’avais envie d’y aller. Nous avions failli y partir à l’été 2009. Mais une connaissance de mon tendre et cher avait fait valoir que les enfants étaient peut-être trop petits – 9 et 11 ans à l’époque – pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout pour son atmosphère et qu’ils risquaient de s’ennuyer : nous étions finalement allés à Bornéo.
Cette année, quand la destination a été à nouveau sur la table, les mêmes questions se sont posées ; les mêmes hésitations ont vu le jour : aimeront-ils ? n’aimeront-ils pas ? Nous n’avions pas envie d’avoir trois semaines de soupirs et de grognements ; quand, soudain, un éclair d’illumination – je n’ose dire de génie – m’a traversé l’esprit : devant de toute façon passer par Bangkok, il suffisait de raccourcir le temps passé au Laos pour rajouter une carotte, c’est-à-dire quelques jours sur la plage en Thaïlande pour faire du snorkelling, les enfants aimant vraiment cette activité. Ce sera donc deux grosses semaines au Laos et une petite de plage ; de plage ou plutôt de Palmes-Masque-Tuba. De fils en aiguilles et au fur et à mesure de mes investigations sur Internet, la plage en Thaïlande est devenue la plage en Malaisie aux Perhentians : à cette période de l’année, le temps y est plus sur, pour un snorkelling de meilleure qualité, tout en n’étant finalement pas énormément plus loin. On rajoute une journée tampon à la fin des vacances à Bangkok pour être sur de ne pas manquer l’avion retour et c’est bouclé.

Restait à faire un choix dans les lieux au Laos ; deux semaines, c’est court. Surtout si comme nous, on ne veut pas courir et on souhaite prendre son temps. Nous avons donc décidé qu’il n’était pas possible d’aller au Laos sans passer par Luang Prabang, exit donc le sud. Arbitraire, mais il faut bien objectiver ses choix. Le reste du choix, c’est Frank Gros, notre chauffeur-guide connu grâce à ce forum, qui l’a fait pour nous. En effet comme je voulais sortir un peu de l’axe traditionnel Ventiane – Vang Vieng – LP et grâce à l’expérience des voyages en transport en commun au Vietnam et en Birmanie, acquise il y a maintenant presque vingt ans, nous savions que nous ne voulions pas vivre une telle aventure avec des enfants, j’avais contacté Frank et il m’avait proposé une boucle de dix jours : Ventiane – Vang Vieng par le route 10 – Ponsaven – Sam Neua – Vieng Thong – Nong Kwiau – LP.
Spontanément, j’aurais choisi une boucle plus au nord mais Frank m’a expliqué que l’avantage de celle-ci était sa route goudronnée tout le long et pas trop mauvaise, ce qui limitait les risques de problèmes en cas de pluies abondantes. A quoi bon demander des conseils aux gens qui connaissent pour ne pas en tenir compte? Va donc pour la boucle par Ponsaven. Le fait que peu de gens semblait l’emprunter me faisait balancer entre la satisfaction de savoir qu’il n’y aurait pas beaucoup de touristes et la crainte que si peu de monde passait par là, c’est que justement qu’il n’y avait pas grand chose à voir. Finalement, cette boucle était parfaite et correspondait à ce que nous recherchions : voir le Laos rural, hors des sentiers battus. Nous avons toutefois raccourci un peu le parcours pour rester un peu plus chaque endroit, les trajets en voiture, même agrémentés de pauses, étant longs. Nous ne sommes donc pas allés jusqu’à Sam Neua. Si c’était à refaire je rajouterais deux-trois jours pour pouvoir le faire.

Deux grandes incertitudes pour ce voyage et son succès :
- la présence du chauffeur-guide. Nous avons maintenant l’habitude de faire des « grands » voyages depuis plusieurs années mais toujours seulement nous 4. Comment la présence de cet « intrus » allait-elle modifier l’équilibre familial ? Déjà, lorsque j’avais annoncé aux enfants que nous allions avoir à une voiture avec chauffeur pendant une dizaine de jours, j’avais eu le droit à « Hein ! mais il va rester avec nous pendant TOUT ce temps ! ? ». Un « C’est ça ou les transports en commun tout serrés dans la chaleur intense et humide » avait coupé court au débat mais l’intégration n’était pas gagnée. En réalité, tout c’est très bien passé. Frank est quelqu’un d’une très grande gentillesse, cherchant vraiment à faire plaisir. Mariée à une laotienne et ayant trois filles sensiblement de l’âge de nos enfants, il aime vraiment le Laos et cherche à faire partager cette passion. Sans sa présence et son lao courant, nous n’aurions, je crois, pas vu le même pays. Seul petit défaut, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans un autre post, Frank est vraiment bavard et du coup, les pauses ont tendance à s’allonger. Pas vraiment dérangeant quand on aime prendre son temps – et c’est un peur le revers de la médaille, mais sans doute difficilement supportable pour qui aime les voyages cadencés. Il faut le savoir donc ;
- le temps. Et oui ! Juillet-Août, c’est la saison des pluies. A vrai dire, la pluie ne nous a pas vraiment dérangés. Certes, il a parfois fallu se mettre à l’abri, attendre que l’averse passe, mais jamais très longtemps ou à des moments où ces pauses nous gênaient. Mais pendant, que nous gambadions gaiement dans les montagnes pratiquement sans pluie, la tempête tropicale Nok Ten se déchaînait dans les plaines et sur Ventiane, entraînant inondations et glissements de terrain. Le train depuis Bangkok que nous avions pris quelques jours avant ne passait plus pour cause de voie ferrée sous l’eau. Alors chance ou pas chance ? Difficile à dire. Disons que le voyage a été super mais qu’à quelques jours près, c’était galère. Par contre, le ciel est rarement bleu, souvent blanc laiteux, pas terrible pour les photos. C’est mon principal regret.
Bon, après cette longue introduction, un bref bilan avant de rentrer au vif du récit : nous avons tout quatre bien aimé le Laos et sa douceur de vie. « Ponpedian » est le maître mot. Quand j’ai demandé à mon tendre et cher, ce qu’il avait bien aimé, il m’a répondu les habitants. Comme il a déjà été dit maintes fois, le Laos ne se visite pas, il se vit. La présence de quelqu’un comme Frank n’en est que plus précieuse. Le Laos, c’est une douceur de vie, une gentillesse voire une nonchalance à peine imaginables. Quand on voit les voisins qui l’entourent, Thaïlande, Chine, Vietnam, on se dit que le Laos risque d’être mangé tout cru et on craint pour son avenir. C’est aussi pays « silencieux » : pas de klaxons et de musique à tue-tête comme dans d’autres pays que nous avons pu visiter. C’est enfin un pays avec des conditions d’hygiène auxquelles je ne m’attendais pas : ni papier ni détritus qui traînent ; mis à part dans les villages de montagne, l’utilisation de l’eau potable venant de grosses bonbonnes semble largement répandue.
Pèlerinage de Compostelle English translation pending
Bonjour voyageurs,
J'entreprend cet été un voyage en Europe et j'aimerai faire le pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle, mais j'ai plusieurs questions et j'aimerai avoir l'avis de ceux qui ont déjà accompli le voyage.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Voyage à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco English translation pending
Bonjour à tous!
Dans 3 semaines, ma femme et moi même partons faire un petit tour du côté de la Californie et j'aurais besoin de vos conseils pour optimiser au mieux mon temps. Nous avons opté pour un circuit organisé, donc nous avons très peu de temps libre. Évidemment notre moyen de transport lors de nos temps libres seront nos p'tites jambes ou transports en commun.
Voici mes questions: - Los Angeles (Une après midi libre) : # De préférence dans le centre, ou non loin du métro, quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher? Sachant que nous aurons déjà vu Hollywood, Sunset, le Mann's Chinese theatre, et les étoiles.
- Las Vegas (Une fin d'après midi et soirée libres, un peu court certes, mais bon...), on descend à l’hôtel "Four Queens Hotel" : # Même question : quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher?
- San Fransisco (Une après midi/soirée + matinée libres), on descend à l’hôtel "Hotel Whitcomb" sur la Market Street : # Toujours pareil : quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher? Sachant que nous aurons déjà vu le quartier financier, la cathédrale, twin peaks, le golden gate, chinatown, Nob Hill.
Merci d'avance pour vos réponses :)
Dans 3 semaines, ma femme et moi même partons faire un petit tour du côté de la Californie et j'aurais besoin de vos conseils pour optimiser au mieux mon temps. Nous avons opté pour un circuit organisé, donc nous avons très peu de temps libre. Évidemment notre moyen de transport lors de nos temps libres seront nos p'tites jambes ou transports en commun.
Voici mes questions: - Los Angeles (Une après midi libre) : # De préférence dans le centre, ou non loin du métro, quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher? Sachant que nous aurons déjà vu Hollywood, Sunset, le Mann's Chinese theatre, et les étoiles.
- Las Vegas (Une fin d'après midi et soirée libres, un peu court certes, mais bon...), on descend à l’hôtel "Four Queens Hotel" : # Même question : quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher?
- San Fransisco (Une après midi/soirée + matinée libres), on descend à l’hôtel "Hotel Whitcomb" sur la Market Street : # Toujours pareil : quels sont les endroits à visiter/voir et où faire du shopping pas trop cher? Sachant que nous aurons déjà vu le quartier financier, la cathédrale, twin peaks, le golden gate, chinatown, Nob Hill.
Merci d'avance pour vos réponses :)
Conseils pour une première croisière, les fjords de Norvège en juillet 2012? English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi envisageons de faire une croisière en juin ou juillet 2012 pour voir notamment les fjords de Norvège. Nous nous posons plusieurs questions et je suis sûre que des forumeurs pourront me répondre.
1. Plusieurs départs ont lieu de Copenhague, les vols étant compris dans le prix. Si on veut visiter la ville, est-ce possible d'arriver ne serait-ce qu'un jour avant ou doit-on obligatoirement se plier à toute l'organisation ?
2. Les pourboires : d'après ce que je lis, ils sont plus ou moins obligatoires, d'ailleurs plus que moins et parfois déjà comptés dans le prix ? qu'en est-il réellement, nous avons l'habitude de réserver par Internet, je suppose donc que cela n'est pas négociable ?
3. Apparemment, il n'y a pas d'espèce à bord (vivre sans argent, quelle expérience...) n'est ce pas trop déstabilisant ? les boutiques à bord sont-elles chères ou pas plus qu'à terre ? je suppose qu'on a quand même le droit d'emmener du liquide si on veut dépenser lors d'une excursion sans retirer systématiquement ?
4. Les excursions : a-t-on vraiment le temps d'en faire ? combien de temps le navire fait escale généralement ? combien de temps doit on revenir avant le départ ?
voilà quelques une des nombreuses questions que nous commençons à nous poser, et je pense que j'en aurais d'autres prochainement.
Merci de vos réponses, expériences diverses...
Mon ami et moi envisageons de faire une croisière en juin ou juillet 2012 pour voir notamment les fjords de Norvège. Nous nous posons plusieurs questions et je suis sûre que des forumeurs pourront me répondre.
1. Plusieurs départs ont lieu de Copenhague, les vols étant compris dans le prix. Si on veut visiter la ville, est-ce possible d'arriver ne serait-ce qu'un jour avant ou doit-on obligatoirement se plier à toute l'organisation ?
2. Les pourboires : d'après ce que je lis, ils sont plus ou moins obligatoires, d'ailleurs plus que moins et parfois déjà comptés dans le prix ? qu'en est-il réellement, nous avons l'habitude de réserver par Internet, je suppose donc que cela n'est pas négociable ?
3. Apparemment, il n'y a pas d'espèce à bord (vivre sans argent, quelle expérience...) n'est ce pas trop déstabilisant ? les boutiques à bord sont-elles chères ou pas plus qu'à terre ? je suppose qu'on a quand même le droit d'emmener du liquide si on veut dépenser lors d'une excursion sans retirer systématiquement ?
4. Les excursions : a-t-on vraiment le temps d'en faire ? combien de temps le navire fait escale généralement ? combien de temps doit on revenir avant le départ ?
voilà quelques une des nombreuses questions que nous commençons à nous poser, et je pense que j'en aurais d'autres prochainement.
Merci de vos réponses, expériences diverses...
Un mois dans l'Ouest américain (fin juin-juillet 2011) English translation pending
Hi everyone ! Je lance en ligne notre trip dans l’ouest. Cette année on se concentre sur l’utah principalement, avec un bout de l’arizona, pour terminer par le Wyoming.
Protagonistes : Patrick (52 ans, c’est moi) et Quentin dit « Q » mon fils de 20 ans.
On a décidé cette année de louer un 4x4 afin de pouvoir visiter qq endroits moins courus, ainsi que de privilégier le camping.
1 mois donc, de Bruxelles à Las Vegas. 4 jours dans le nord de l’Arizona, puis 13 jours en Utah avant de prendre un avion vers le nord (4 jours idaho et 5 wyoming). On a pu faire la quasi-totalité de ce qu’on avait planifié ( voir notre post http://voyageforum.com/v.f?post=3991821;page=unread#unread ), malgré 2 couacs (je maintiens le suspense).
Environ 2500 miles, dont 40 heures passées sur des pistes et 80 heures de randonnée.
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du Groenland
Episode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !
On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du GroenlandEpisode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Croisière sur le MSC Fantasia: coût des imprévus? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 2 semaines, et avons réservé en pension complète.
Je lis un peu de partout qu'il y a d'autres services à payer.
Boissons, qui ne me semblent pas données 😕et les frais de service ?
les frais de service sont en plus ? ou déjà prévus dans le voyage payé ?
quelqu'un aurait aussi à peu près le cout des sorties ?
merci
Nous partons dans 2 semaines, et avons réservé en pension complète.
Je lis un peu de partout qu'il y a d'autres services à payer.
Boissons, qui ne me semblent pas données 😕et les frais de service ?
les frais de service sont en plus ? ou déjà prévus dans le voyage payé ?
quelqu'un aurait aussi à peu près le cout des sorties ?
merci
Hôtel Sherwood Dreams Resort à Bogazkent English translation pending
Bonjour,
nous avons réservés dans ce nouvel hôtel (qui ouvrira seulement en mai 2011) du 25 /8 au 6/9.
Dès que quelqu'un à des informations ou des photos, ce serais avec plaisir.
Nous avons déjà séjournés à Bogaskent il y a quelques années.
C'était un très bel hôtel aussi.
Itinéraire de quinze jours en Thaïlande pour février-mars 2011 English translation pending
Bonjour,
C'est la 1ère fois que j'utilise ce forum et vous remercie par avance de vos retours. Je pars avec mon mari 2 semaines en Thailande du 25 février au 11 mars 2011 et voudrait avoir votre avis sur notre itinéraire ( grandes lignes pour l'instant) : 25/02 : arrivée à 15h40 à Bangkok 26/02 : Ayuttaya (est-ce possible sur 1 seule journée ?) - hotel Villa Chacha sur Bangkok (votre avis ?) 27/02 et 28/02 : Kanchanaburi - pont de la rivière Kwai et balade Erawan Waterfalls (combien de temps pour aller du pont aux cascades ? y a t-il de l'eau en mars ?) - retour le 28/02 au soir sur Bangkok 1/03: Bangkok : marché flottant - grand palais, wat po, wat arun, et promenade en klong si tout ça est possible ? (vol pour Krabi à 18h10) 2/03 au 6/03 inclus - Krabi et alentours (Kho Phi phi et Kho Lanta si possible) 7/03 : départ pour Kho tao via surat thani (sauf si je trouve un billet d'avion pas cher pour Kho samui) - quel moyen transport est le plus adapté pour faire krabi-surat thani ? quel tarif ? 8/03 : Kho Tao 9/03 : Kho Tao - départ pour surat thani le soir (traversée de nuit 20h30 - 5h30) - combien de temps met-on du port pour aller à l'aéroport ? 10/03 : vol Surat thani- Bangkok 8h45-10h - journée shopping bangkok 11/03 : journée Bangkok - départ le soir pour retour en FRANCE.
Qu'en pensez-vous, c'est un début mais justement c'est l'occasion d'avoir des conseils !!!
MERCI d'avance.
C'est la 1ère fois que j'utilise ce forum et vous remercie par avance de vos retours. Je pars avec mon mari 2 semaines en Thailande du 25 février au 11 mars 2011 et voudrait avoir votre avis sur notre itinéraire ( grandes lignes pour l'instant) : 25/02 : arrivée à 15h40 à Bangkok 26/02 : Ayuttaya (est-ce possible sur 1 seule journée ?) - hotel Villa Chacha sur Bangkok (votre avis ?) 27/02 et 28/02 : Kanchanaburi - pont de la rivière Kwai et balade Erawan Waterfalls (combien de temps pour aller du pont aux cascades ? y a t-il de l'eau en mars ?) - retour le 28/02 au soir sur Bangkok 1/03: Bangkok : marché flottant - grand palais, wat po, wat arun, et promenade en klong si tout ça est possible ? (vol pour Krabi à 18h10) 2/03 au 6/03 inclus - Krabi et alentours (Kho Phi phi et Kho Lanta si possible) 7/03 : départ pour Kho tao via surat thani (sauf si je trouve un billet d'avion pas cher pour Kho samui) - quel moyen transport est le plus adapté pour faire krabi-surat thani ? quel tarif ? 8/03 : Kho Tao 9/03 : Kho Tao - départ pour surat thani le soir (traversée de nuit 20h30 - 5h30) - combien de temps met-on du port pour aller à l'aéroport ? 10/03 : vol Surat thani- Bangkok 8h45-10h - journée shopping bangkok 11/03 : journée Bangkok - départ le soir pour retour en FRANCE.
Qu'en pensez-vous, c'est un début mais justement c'est l'occasion d'avoir des conseils !!!
MERCI d'avance.
Boucle depuis et vers Salt Lake City en août 2011: vos avis? English translation pending
Bonjour à tous,
apres un voyage de 15 jours en 2009 ou l'on avait fait "le grand circle"(LV, zion, bryce, CR, moab, mesa verde MV, page, GC, DV, Yosemite, SF) cette année, on souhaite aller voir de plus pres le yellowstone.
Voici , ci-dessous, notre projet 2011 sachant que là ou l'on hésite c'est aprés cody à 2 niveaux : partir vers le sud , projet ci-dessous, (sachant que l'on etait deja passe à moab et CR)
:continuer à l'est (sheridan, black hills, denver, dino, flaming gorge) en passant par devil, custer, badlands, rushmore etc.......
J'attends vos avis
j1 arrivée SLC / prise voiture/visite slc ou antelope island nuit SLC
j2 route /jackson hole / GT GT
j3 GT GT
j4 secteur old faithful grant village
j5 idem idem
j6 secteur canyon et lake canyon lodge
j7 idem idem
j8 mammoth mamoth ou gardiner
j9 route bearyooth/ visite cody / rodeo cody
j10 route (thermo / boysen sp/south pass city) flaming gorge
j11 flaming / route/ dino (john hole trail ou island park vernal
j12 dinosaur cote colorado vernal
j13 route / colorado NM / fisher tower moab
j14 arches moab
j15 canyonland + dead horse sp moab
j16 the needles bluff
j17 canyon de chelly bluff
j18 muley pt/ moki/ vog / natural bridge /little egypt// goblin/ lwh torrey (des choix à faire !!!)
j19 nottom /strike valley OVL/ burr trail/ calf creek torrey (ou cathedral valley, si j'ose ???)
j20 scenic road/ route / park city park city
j21 depart
merci d'avance a bientot
jc
apres un voyage de 15 jours en 2009 ou l'on avait fait "le grand circle"(LV, zion, bryce, CR, moab, mesa verde MV, page, GC, DV, Yosemite, SF) cette année, on souhaite aller voir de plus pres le yellowstone.
Voici , ci-dessous, notre projet 2011 sachant que là ou l'on hésite c'est aprés cody à 2 niveaux : partir vers le sud , projet ci-dessous, (sachant que l'on etait deja passe à moab et CR)
:continuer à l'est (sheridan, black hills, denver, dino, flaming gorge) en passant par devil, custer, badlands, rushmore etc.......
J'attends vos avis
j1 arrivée SLC / prise voiture/visite slc ou antelope island nuit SLC
j2 route /jackson hole / GT GT
j3 GT GT
j4 secteur old faithful grant village
j5 idem idem
j6 secteur canyon et lake canyon lodge
j7 idem idem
j8 mammoth mamoth ou gardiner
j9 route bearyooth/ visite cody / rodeo cody
j10 route (thermo / boysen sp/south pass city) flaming gorge
j11 flaming / route/ dino (john hole trail ou island park vernal
j12 dinosaur cote colorado vernal
j13 route / colorado NM / fisher tower moab
j14 arches moab
j15 canyonland + dead horse sp moab
j16 the needles bluff
j17 canyon de chelly bluff
j18 muley pt/ moki/ vog / natural bridge /little egypt// goblin/ lwh torrey (des choix à faire !!!)
j19 nottom /strike valley OVL/ burr trail/ calf creek torrey (ou cathedral valley, si j'ose ???)
j20 scenic road/ route / park city park city
j21 depart
merci d'avance a bientot
jc
Premier grand voyage en solitaire: tour d'Europe à vélo! English translation pending
Salut a tous et a toutes les voyageur(euses)s ! En fait là je compte préparer mon 1er grand voyage en solo donc j'aurai besoin de l'avis (et surtout de l'expériance) de personne qui aurais déjà réalisé un trip du genre !
Je compte partir vers octobre prochain , mon voyage partirais de Amiens , pour déscendre vers lyon , l'italie , prendre le bateau pour le monténégro/albanie , déscendre en grèce , remonter vers la roumanie/bulgarie , ukraine , remonter par l'estonie , léthonie et passer par st petersburg pour aller vers Helsinki et enfin , grimpé vers la laponie pour redéscendre a Bergen , oslo et revenir en france par le danemark , pays bas et belgique , soit près de 11000km dans les grande lignes
Mais le pbm c'est le manque de connaissance théorique , partir en octobre novembre est il réalisable ? Un amis m'as mis en garde contre le froid des pays de l'est . Budgétairement j'aurais (en toute logique ...) 6500-7000 tout compris pour environ 250-300 j de voyage . Je pensse personnellement que c'est réalisable mais n'ayant jamais réalisé de grand tripe , qui plus es , a l'étranger , je me pose des question ! Quel matériel choisir ? Matos spécifique dûe a la saison ? Concernant le vélo , j'avais penssé prendre un giant crs 2.0 (ayant un 3.0) ou un riverside 7
Quel endroit a voir principallement ou a évité ? Merci de vos réponsse et désolé si je ne suis pas très complet dans mes questions !
Je compte partir vers octobre prochain , mon voyage partirais de Amiens , pour déscendre vers lyon , l'italie , prendre le bateau pour le monténégro/albanie , déscendre en grèce , remonter vers la roumanie/bulgarie , ukraine , remonter par l'estonie , léthonie et passer par st petersburg pour aller vers Helsinki et enfin , grimpé vers la laponie pour redéscendre a Bergen , oslo et revenir en france par le danemark , pays bas et belgique , soit près de 11000km dans les grande lignes
Mais le pbm c'est le manque de connaissance théorique , partir en octobre novembre est il réalisable ? Un amis m'as mis en garde contre le froid des pays de l'est . Budgétairement j'aurais (en toute logique ...) 6500-7000 tout compris pour environ 250-300 j de voyage . Je pensse personnellement que c'est réalisable mais n'ayant jamais réalisé de grand tripe , qui plus es , a l'étranger , je me pose des question ! Quel matériel choisir ? Matos spécifique dûe a la saison ? Concernant le vélo , j'avais penssé prendre un giant crs 2.0 (ayant un 3.0) ou un riverside 7
Quel endroit a voir principallement ou a évité ? Merci de vos réponsse et désolé si je ne suis pas très complet dans mes questions !
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland
Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger
Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferry
Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset
A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva
Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.
Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le Velsnfjord
Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de Reipa
Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil
09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i Lofoten
Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.
08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de VigelandJour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de GeirangerJour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferryJour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la NidelvaJour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le VelsnfjordJour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de ReipaJour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i LofotenJour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Deux jours à New York English translation pending
Bonjour à toutes et tous
je vais à New york d'ici peut mais hélas que 2 jours je voulais savoir si des gens d'ici y sont déjà aller, quel bon plans peuvent t'il me conseiller et savoir comment aller à la statue de la liberté par exemple l'hôtel ou je loge se situe à Manhattan .
j'avais aussi une question concernant le transport comme je n'ai pas encore pris les billets, et oui je prend mon temps.
Je voulais savoir si une heure entre 2 vols ça suffit ? histoire de m'éviter les mauvaises surprises, car ont m'as dit que le passage aux douanes américaines était assez chiant et long
Voilà et peut être si des gens d'ici vont à New York du dans la semaine du 14 septembre
c'est avec plaisir qu'on peut se retrouver
à bientôt
James😉
je vais à New york d'ici peut mais hélas que 2 jours je voulais savoir si des gens d'ici y sont déjà aller, quel bon plans peuvent t'il me conseiller et savoir comment aller à la statue de la liberté par exemple l'hôtel ou je loge se situe à Manhattan .
j'avais aussi une question concernant le transport comme je n'ai pas encore pris les billets, et oui je prend mon temps.
Je voulais savoir si une heure entre 2 vols ça suffit ? histoire de m'éviter les mauvaises surprises, car ont m'as dit que le passage aux douanes américaines était assez chiant et long
Voilà et peut être si des gens d'ici vont à New York du dans la semaine du 14 septembre
c'est avec plaisir qu'on peut se retrouver
à bientôt
James😉
Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille English translation pending
Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.
C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.
Le parcours !
J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour

Quelques repères :
- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».
Vendredi 31 Juillet :
Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.
Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.
Samedi 1er Août :
Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.
Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.
Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :
- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.

Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.


Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.
Dimanche 2 Août :
Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.



Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.

Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.
Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.
Lundi 3 Août :
La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.


Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.
Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.
Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.
Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.
Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.
Mardi 4 Août :
Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.
A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »
Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.
Le parcours !
J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour

Quelques repères :
- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».
Vendredi 31 Juillet :
Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.
Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.
Samedi 1er Août :
Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.
Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.
Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :
- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.

Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.


Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.
Dimanche 2 Août :
Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.



Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.

Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.
Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.
Lundi 3 Août :
La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.


Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.
Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.
Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.
Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.
Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.
Mardi 4 Août :
Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.
A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »
Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Croisière "Cap sur Istanbul et la Grèce" du 7 au 17 mai 2010 English translation pending
CROISIERE « CAP SUR ISTANBUL ET LA GRECE »
DU 07 AU 17 MAI 2010
1er jour – Vendredi 7 mai 2010
Nous prenons le train à Montpellier à 12 h 28 direction Marseille.
A Marseille, nous prenons le métro ligne 2, direction Bougainville jusqu’à la Joliette.
Nous prenons ensuite le bus 35 jusqu’à « littoral Gourret ».
Nous empruntons le passage piétons pendant au moins 2 kms sous un fort soleil jusqu’au point d’embarquement.
Heureusement, un automobiliste nous prend en voiture sur une partie du chemin.
Nous constatons une longue file à l’enregistrement des bagages mais celle-ci se révèle assez rapide.
On nous offre un jus d’orange en guise de bienvenue et l’on nous prend pour la première fois en photo.
Nous faisons les modalités d’embarquement au cours desquelles on nous demande le choix entre le premier et le deuxième service au restaurant sur le bateau.
On nous propose également un forfait pour boissons illimitées avoisinant les 230 € par personne ! (nous constaterons par la suite qu’en réalité les boissons ne sont pas illimitées et qu’en plus certaines nécessitent un supplément).
Nous nous dirigeons ensuite vers le bateau où l’on nous mène à notre cabine D 27 sur le pont 4, Dionysos.
Cette cabine n’est pas luxueuse mais suffisante et très propre.
Elle comporte 2 hublots avec vue sur la mer (très agréable).
Il y a un coin douche avec WC et lavabo.
Il y a aussi une armoire penderie et une commode avec miroir pour ranger les vêtements
Il y a deux lits indépendants séparés par une table de nuit.
Nous décidons de les réunir (on verra que le service en tiendra compte par la suite en y mettant des draps pour un grand lit).
Nous nous installons et à 18 heures nous nous rendons à la réunion d’information sur les premières excursions.
A 19 h nous allons diner : on nous affecte à une table de 6 personnes.
Deux autres couples nous y attendent (Christiane et Gérard, Lise et Jean).
On gardera la même table chaque soir.
On commande une bouteille d’eau (2, 35 € pour 1,5 L).
Un autre couple commande une bouteille de vin à un prix excessif (23 €).
Diner très raffiné et très agréable en compagnie de nos nouvelles connaissances.
Nous regagnons ensuite notre cabine : extinction des feux vers 23 h 45.
2ème – Samedi 8 mai 2010.
Nous arrivons à Gènes(Italie) vers 7 h 30.
Le temps est nuageux et venteux.
Pour le petit déjeuner nous avons le choix entre le buffet sur le pont extérieur ou le restaurant.
Nous choisissons le pont extérieur.
Le buffet est très bien garni et nous faisons déjà de gros efforts pour ne pas trop en abuser.
Nos nouveaux partenaires de table nous rejoignent et nous décidons de visiter Gènes par nos propres moyens.
A la sortie de la gare maritime, un minibus coloré propose une visite guidée de la ville pour 10. € de l’heure.
Nous le prenons : nous ne le regretterons pas.
Gènes est une très belle ville, possédant de très belles architectures qui mériteraient d’être rénovées.
Elle possède de très belles églises sculptées et très décorées, situées au cœur des commerces.
Après la visite, nous partons à pied visiter le centre ville sous un très beau soleil.
Nous retournons au bateau vers 12 h 45 pour déjeuner sur le pont extérieur n° 7: nous nous confectionnons une table de 6.
Nous passons par le magasin « duty free » du bateau afin d’y acheter de l’apéritif.
La vendeuse nous fait comprendre qu’elle peut nous le vendre mais qu’il nous sera confisqué jusqu’à la veille du retour à Marseille : nous renonçons à cet achat.
Le bateau repart de Gènes à 15 h.
L’après midi est occupée par une sieste et un bain de soleil sur le pont supérieur n° 9 du bateau.
Vers 16 h nous effectuons un exercice général d’urgence en cas de problème.
Il consiste à réunir tous les passagers aux endroits indiqués dans leur cabine après avoir enfilé un gilet de sauvetage portant le numéro de la chaloupe d’évacuation.
Vers 17 h un message général nous informe que le bateau est dans l’obligation de revenir sur Gènes pour un problème médical concernant un passager.
Nous avions parcouru 2 h de mer.
Peu avant le port de Gènes une embarcation vient accoster pour récupérer le malade à l’aide de cordages.
Vers 18 h nous allons faire du sauna pendant une vingtaine de minutes en compagnie de deux couples stéphanois avec qui nous sympathisons rapidement.
Nous allons ensuite diner dans une ambiance très agréable servis par « Robin » d’origine indienne : il ne parle pas le français mais nous correspondons en anglais.
Après le diner nous allons voir le spectacle qui diffère chaque soir : plumes et paillettes, très bons danseurs et danseuses accompagnés d’un excellent orchestre.
Après le spectacle, celui-ci nous offre une soirée dansante jusqu’à minuit.
Nous faisons un passage très bref à la discothèque en dégustant un cocktail.
Retour à la cabine vers 1 h du matin.
3ème jour – Dimanche 9 mai 2010
Nous nous éveillons sous un beau soleil mais avec du vent.
Aujourd’hui nous restons en mer car il n’est pas prévu d’escale.
Vers 9 h, nous prenons notre petit déjeuner au buffet.
A 10h nous nous réunissons dans la salle « des sirènes » pour être informés sur les prochaines excursions.
Ensuite nous prenons un bain de soleil avec nos amis de table : apparition des premiers coups de soleil.
Nous déjeunons ensuite au buffet à l’extérieur.
A 14 h 30 nous tentons de participer à une leçon de « cha- cha » ; devant l’amateurisme évident de l’animatrice nous renonçons rapidement.
A 15 h nous participons à un jeu avec l’un des couples de table.
Il consiste dans un premier temps à être capable de boire une bière en 30 secondes : Daniel y parvient avec brio !
Ensuite, il s’agit de retrouver le propriétaire de chaussures jetées par les spectateurs : Christiane se porte volontaire et triomphe aisément de cette épreuve.
Puis, un exercice consiste à faire du « hula hoop » pendant 2 minutes : Christiane à nouveau volontaire en profite pour casser le matériel.
Puis il s’agit d’habiller 2 hommes en femme en 2 minutes : Gérard et Daniel sont les acteurs de ce pari.
S’en suit un maquillage des deux protagonistes avec robe et perruque : éclats de rire assurés devant le ridicule de la situation.
Jocelyne se dévoue ensuite pour aider un concurrent à danser le « merengue ».
On termine par une épreuve consistant à tenir à 20 personnes sur une chemise étendue sur la piste : participation de Gérard, Christiane, Daniel et Jocelyne.
A 18 h, après ces épreuves harassantes, nous montons sur les ponts supérieurs pour admirer le passage du détroit de Messine, séparant l’Italie de la Sicile « début de la botte ».
Ensuite retour à la cabine pour s’habiller en tenue de gala pour le cocktail du commandant.
A 20 h, présentation au commandant et prise de photos souvenir.
Nous prenons 2 cocktails puis nous assistons au diner de gala servi par « Robin » qui nous fait une démonstration de pliage de serviettes un peu osée…
Vers 22 h 30 nous retournons à la cabine pour nous reposer car un changement de fuseau horaire nous restreint le temps de repos.
4ème jour – lundi 10 mai 2010
A notre réveil il y a du soleil mais aussi du vent qui rend la mer agitée.
Nous constatons que le bateau a du roulis.
Il faut se cramponner pour se déplacer.
Nous prenons notre petit déjeuner vers 9 h 30 mais à l’intérieur car le pont extérieur est complet.
L’un des serveurs fait une chute avec son énorme plateau rempli d’assiettes de salade de fruits.
Nous faisons ensuite un bain de soleil sur le pont supérieur avec nos amis.
Le bateau arrive à Katakolon (Grèce) à 12 h.
Nous prenons un déjeuner léger car nous partons en excursion.
A nouveau, le photographe du Coral nous prend en photo à la descente du bateau
A 13 h 45 nous partons en car pour Olympie, le site des premiers jeux.
Nous arrivons sur les lieux après 40 minutes de trajet sous un soleil de plomb (+ 30 ° sans vent).
Heureusement nous avions prévu la casquette.
Nous parcourons un site magnifique sous la direction d’un guide grec parlant très bien le français et très bien documenté.
Pendant la visite et sur l’invitation de ce guide, Daniel fait le parcours aller-retour de la piste en courant les 192 mètres + 27 cm.
Il gagne facilement étant le seul participant (course filmée par Jocelyne).
Nous prenons ensuite un rafraichissement au bar du musée (8 € pour une bière 50 cl et un vrai jus d’oranges).
Nous achetons aussi des cartes postales et des timbres (0€72).
Nous décidons ensuite de visiter le musée sans le guide : les flashs sont interdits et nous ne pouvons pas nous photographier avec les statues ni même les toucher.
Nous décidons de ne pas attendre le groupe et de retourner aux cars seuls.
Mais très vite nous constatons l’absence de car sur le lieu d’arrivée et nous nous souvenons un peu tard que le guide nous avait parlé d’un parking différent pour le retour.
A la vitesse d’un TGV (ou équivalent) nous repartons vers le musée.
Daniel parti devant arrive au car juste avant son départ et en bloque le démarrage par son imposante carrure !
Après l’arrivée rapide de Jocelyne et « libération » du car nous partons à 16 h 40 pour arriver au port à 17 h 10.
Nous passons par un magasin « duty free » dans lequel nous achetons une petite bouteille d’Ouzo (pastis grec) que nous « planquons » dans le sac à main de Jocelyne car il nous est interdit de ramener de l’alcool à bord sous peine de confiscation jusqu’à la veille de notre retour à Marseille.
A notre montée à bord tout se passe bien : il n’y a pas de fouille comme nous pourrons le constater pendant toute notre croisière.
Nous passons ensuite une trentaine de minutes au sauna où nous retrouvons nos amis stéphanois.
Au cours de la conversation, ils nous informent qu’il existe un forfait 3 vins/3 eaux pour 41 €.
Puis nous prenons un bain de soleil pendant une petite heure.
Retour cabine où nous dégustons seuls notre premier Ouzo car nous n’avons pas retrouvé nos amis de table qui n’avaient pas participé à l’excursion.
Nous les retrouvons pour diner et nous les informons du fameux forfait.
Nous décidons de le partager en 3 : nous commandons 2 Beaujolais, 1 rosé d’Anjou et 3 eaux.
Apparemment le forfait doit rester discret car la proposée aux boissons (d’origine Ukrainienne) nous envoie un responsable qui vient en discuter avec nous.
Il nous fait entrevoir le document comportant les différents forfaits : nous commandons celui à 41 € nous laissant très peu de choix dans les vins.
Il repart très vite sans nous laisse ce document, ayant certainement peur que nous en faisions de la publicité ! (ce que nous ne nous gênerons pas de faire par la suite).
A la fin du repas déjà copieux, Robin nous demande si nous voulons un supplément « frites » et de la glace : nous acceptons avec remords…
Ensuite Lise et Jean nous font visiter leur cabine : elle comporte deux fenêtres mais le confort est le même que dans la notre qu’ils viennent également visiter.
5ème jour – Mardi 11 mai 2010.
Nous nous réveillons sous un soleil très chaud.
Après notre toilette, nous allons petit déjeuner toujours au buffet sur le pont extérieur n° 7.
Nous arrivons à l’ile de Santorin vers 8 h 30.
Nous n’avons pas pris l’excursion préférant une visite par nos propres moyens (les excursions se situant aux alentours de 55 € /personne, nous sommes obligés de faire des choix).
Nos amis ont opté pour le choix inverse.
Nous débarquons en chaloupe après les participants à l’excursion.
Sur le port, nous achetons 2 Mini-Cassettes pour le caméscope (2, 90 € X 2) au magasin duty free du port.
Nous empruntons le téléphérique pour accéder au centre-ville (4 €/personne/trajet).
Il y a la queue mais cela passe assez vite.
Il y a beaucoup de boutiques où nous faisons diverses emplettes : un chapeau de cow-boy blanc pour Daniel, une petite robe grecque pour Jeanne et un corsage pour Jocelyne.
Il y a foule dans les ruelles ensoleillées.
L’ile de Santorin est magnifique avec toutes ses maisons blanches : à conseiller !
Nous recherchons la poste pour y acheter des timbres : nous y parvenons difficilement avec l’aide de quelques locaux.
Nous revenons au téléphérique où une queue d’au moins 200 mètres nous attend.
Tant pis, mais compte tenu des impératifs de retour à bord nous prenons le risque de doubler toute la file d’attente.
De retour au port nous achetons quelques cartes postales.
Nous sommes sur le bateau à 12 h 45 où nous déjeunons légèrement au buffet.
Nos amis nous rejoignent : ils ont trouvé l’excursion « valable » même s’ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour faire des emplettes.
Après le repas nous participons à une sorte de « trivial poursuit » par équipe avec Christiane et Gérard : nous terminons second.
Ensuite bain de soleil sur le pont 9 avec beaucoup de vent.
Mais nous restons tout de même car il n’est pas très froid.
A 18 h nous descendons au salon des « sirènes » pour faire du Karaoké.
Nous nous inscrivons en individuel et en groupe (le groupe des 308 car les 3 couples ont ou vont avoir une 308…)
Succès assuré surtout que nous sommes peu à nous être inscrits.
A 19 h nous décidons de nous rendre ensemble au sauna sauf Jean qui préfère faire de la gym.
Lise s’y met aussi en attendant que le sauna se libère.
Il y a déjà du monde mais à notre arrivée, ils sortent : ce sont nos fameux stéphanois…
Ensuite retour à la cabine où nous buvons un Ouzo en compagnie de Gérard, les autres n’aimant pas le goût de l’anis.
Nous passons au salon photos pour acheter une vue prise lors de notre débarquement pour Olympie ainsi que celle de notre arrivée à l’embarquement.
Nous dinons et assistons ensuite au spectacle « Hollywood to Bollywood » précédé d’un peu de danses auxquelles nous participons.
Nous sommes très bien placés (juste devant la scène) et nous découvrons un excellent spectacle.
A la fin de celui-ci, la directrice de croisière nous informe que pour débarquer demain à Istanbul il faudra se munir de tickets de débarquement pour les autorités turques.
Après le spectacle l’orchestre assure à nouveau la partie dansante.
Retour à la cabine vers minuit et dodo…
6ème jour – Mercredi 12 mai 2010.
Nous avons changé de fuseau horaire et nous nous levons à 8 h, heure locale.
Nous allons petit déjeuner à l’intérieur car il n’y a plus de place à l’extérieur : il fait un soleil magnifique sans vent.
Nous retournons à la cabine pour écrire les cartes postales
Puis nous montons sur le pont 9 pour voir l’arrivée sur Istanbul.
Nous déjeunons (toujours légèrement) et nous partons en excursion sur le Bosphore en compagnie de Christiane et Gérard.
Istanbul compte plus de 3500 mosquées et se situe sur 2 continents : l’Europe et l’Asie.
Deux ponts les réunissent.
Le détroit du Bosphore permet le passage entre la mer de Marmara et la mer Noire.
Il fait environ 30 kms de long pour 800 mètres dans sa partie la plus large.
Les embarquements se font au niveau de la fameuse « Corne d’Or » comme au temps de la route des épices.
Après la croisière sur le Bosphore, nous allons visiter le bazar aux épices d’Egypte.
Puis une mosquée où il faut se déchausser et couvrir les épaules et les genoux.
Nous reprenons ensuite le car pour visiter une fabrique de tapis : on nous sert un thé aux pommes spécialité de la Turquie.
Puis nous avons quartier libre pour découvrir le grand bazar d’Istanbul ou nous achetons des souvenirs (beaucoup de sollicitations et de marchandages).
Nous revenons au bateau où nous déposons nos cartes postales à la réception : elles partiront demain de Mykonos car nos timbres sont grecs.
Nous dinons dans la grande salle en un seul service car, pour raison d’excursion, les personnes du premier service ne pouvaient pas être à l’heure à table.
Après nous allons danser jusqu’à 22 h 45 puis retour cabine.
7ème jour – Jeudi 13 mai 2010.
Lever vers 8 h 30, heure locale,
Vers 9 h 30 nous prenons le petit déjeuner sur le pont extérieur en compagnie de Lise et Jean.
Il y a un magnifique soleil mais du vent et nous faisons ensuite « bronzette » sur le pont 9.
Nous déjeunons ensuite à l’intérieur avec Christiane et Gérard.
En retournant à notre cabine, nous achetons la photo avec le commandant.
Dans l’après midi nous participons à un « Quizz » par équipe… que nous gagnons ! (2 porte-clés) Sollicité par nos amis, Daniel s’inscrit au spectacle des talents prévue en soirée à l’escale d’Ajaccio.
Il chantera 2 chansons avec l’orchestre après répétition prévue dans l’après midi.
Mais le bateau arrive en avance à Mykonos et celle-ci est annulée pour pouvoir admirer cette magnifique ile aux maisons blanchies à la chaux.
Le temps se couvre en arrivant à Mykonos.
Vers 16 h 30 nous débarquons en chaloupe sous un soleil venteux avec Christiane et Gérard qui participent également à l’excursion.
Nous faisons le tour de l’ile en car en prenant beaucoup de photos.
Altercation entre voyageurs car certains n’écoutent pas la guide et en gène son audition.
Il faut dire que celle-ci parle d’une voix monocorde.
Nous visitons ensuite un très riche monastère orthodoxe.
Puis, prévu dans l’excursion, nous prenons un apéritif dinatoire (spécialités grecques) dans un hôtel.
Nous avons ensuite quartier libre dans les petites ruelles typiques de Mykonos.
Daniel craque pour une chemisette grecque.
Retour au bateau vers 22 h.
Nous allons tous diner en repas libre (pas de table attribuée) car il n’y a qu’un service (repas tout juste acceptable…).
Après ce repas nous montons sur le pont 9 pour admirer Mykonos illuminée.
Nous participons brièvement à une soirée dansante �� l’extérieur du pont 7 où nous apprenons qu’était organisé un barbecue.
Nous regagnons notre cabine vers minuit.
8ème jour – Vendredi 14 mai 2010.
Nous nous réveillons à 5 h 10.
Nous apercevons de la lumière par les hublots.
Nous constatons que nous sommes déjà arrivés dans le porte du Pirée avec prés de 2 h d’avance.
Nous nous levons et nous nous préparons.
Nous petit déjeunons sur le pont 7 à l’extérieur : il fait 20 ° mais il y a peu de monde, vu l’heure matinale.
Nous nous réunissons ensuite dans la salle des « sirènes » pour le départ à 7 h 15 d’une excursion vers Athènes et l’Acropole,
Nous partons en car du port du Pirée jusqu’à Athènes (10kms) et l’Acropole.
La visite de la ville est peu intéressante sauf le stade olympique.
Athènes est une grande ville comme toutes les autres : beaucoup de circulation en vespa, un tramway et des trolleybus à fils.
Par contre, la visite de l’Acropole est très intéressante avec une guide peu motivée malgré ses 28 ans d’expérience.
Tout de suite nous sommes sollicités par des marchands grecs de cartes postales et de figurines en silicone (pakistanais).
Au retour nous nous laissons attendrir par une vieille grecque toute courbée en lui achetant un dépliant de 10 cartes postales pour 1 € : elle nous en remercie chaleureusement.
Après la visite, le car nous dépose devant une boutique de souvenirs très onéreux alors que nous devions, aux dires de la guide, avoir quartier libre nous permettant de visiter la pittoresque « Plaka ».
Malgré les encombrements d’Athènes, le car file à une vitesse vertigineuse et c’est avec plus d’1 h d’avance que nous revenons au bateau.
Ne voyant pas nos amis, nous prenons une coupe de champagne au bar en les attendant.
A leur arrivée, nous déjeunons tous les 6 sur le pont 7 en extérieur.
Ensuite, séance bronzette sur le pont 9 jusqu’au passage du canal de Corinthe (21 mètres de large et 8 mètres de profondeur).
Le canal permet aux bateaux de moyenne importance de gagner 400 kms !
Le Coral ayant 20 mètres de large et 6,30 mètres de fond, le passage est délicat et nécessite l’aide d’un remorqueur.
Moment inoubliable ! Il faut y être pour l’apprécier.
Beaucoup de photos et de vidéos.
Il fait très chaud : nous commandons une bouteille d’eau avec des glaçons.
Le bateau mettra 2 heures pour parcourir les 6 kms de long.
Alerte sur le bateau : des bancs de dauphins viennent nous accompagner après le passage du canal.
Nous descendons ensuite au sauna puis nous nous retrouvons sur le pont 9 afin de découvrir un pont suspendu.
Mais nous prenons du retard et le temps se couvrant nous redescendons dans nos cabines.
Nous y découvrons un document explicatif sur les pourboires.
Puis nous dinons, toujours servis avec zèle par notre ami « Robin ».
Ensuite nous allons voir un spectacle de cabaret très réussi avec d’excellents chanteurs et chanteuses.
Puis retour cabine à 23 h 45.
9ème jour – Samedi 15 Mai 2010.
Nous sommes réveillés vers 7 h par la porte du placard qui bat.
Nous nous apercevons que le bateau tangue.
Des lames viennent lécher nos 2 hublots.
Le temps est couvert, la mer est déchainée.
Nous nous préparons en titubant puis nous montons tant bien que mal sur le pont 7.
Nous y rencontrons Christiane et Gérard qui ont déjà fini.
Le temps s’étant remis au beau, nous trouvons une place au soleil.
A 10 h, nous allons avec nos amis à la réunion d’informations concernant le débarquement à Marseille.
Certains en profitent pour aborder le problème des pourboires que beaucoup trouvent excessifs bien que prévus dans le contrat (8 €/jour/personne).
De plus, nous ne savons pas avec certitude si ceux-ci vont bien au personnel (certains interrogés donnent des versions différentes).
Cela vient entacher quelque peu l’atmosphère de la croisière : nous aurions préféré que ces pourboires soient inclus dans son prix.
Après concertation avec différentes personnes dont nos stéphanois, nous décidons d’ajuster nous mêmes la répartition et le montant.
La directrice de croisière nous indique qu’un bureau sera ouvert à la réception à ce sujet pour tenir compte de nos observations.
Concernant notre débarquement à Marseille, nous décidons de prendre 2 taxis pour 6 personnes et 6 valises.
La directrice nous indique que les prix officiels se situent entre 15 et 20 € la course pour la gare St Charles.
Nous revenons à notre cabine où nous trouvons sous la porte une facture provisoire de nos débours reprenant entre autres les pourboires officiels soit 80 € par personne.
Ayant constaté un trop perçu, nous décidons de le contester auprès de la réception qui nous indique qu’elle va vérifier et corriger l’anomalie.
Nous commençons ensuite à faire notre première valise.
Puis nous allons déjeuner sur le pont 7 en intérieur avec nos amis.
Nous arrivons à Messine (Sicile) à 13 h 30.
Nos amis participant à l’excursion de cet après midi, nous décidons de visiter la ville sicilienne par nos propres moyens.
Le soleil est au rendez-vous, nous prenons des photos et nous allons visiter une église située sur les hauteurs de la cité.
La vue y est magnifique et, en descendant nous découvrons le buste de Baden Powell, fondateur de l’ordre des scouts
Après avoir déambulé dans les rues de Messine, nous revenons au Coral sous un soleil torride accompagné de vent très violent.
Un marchand ambulant nous propose, sur tissu, une vue de la Sicile pour 1 €. Nous l’achetons.
Il est 15 h 45 et nous avons marché pendant 2 heures.
Nous prenons un bain de soleil vite écourté à cause d’un vent frais et relativement fort.
Nous revenons à la cabine pour continuer nos valises.
Puis à 18 h nous allons faire un sauna.
Nos amis arrivent d’excursion.
Il est 19 h : nous quittons Messine.
Tout de suite la mer se déchaine.
On nous demande de fermer les hublots.
Il faut bien se tenir car le bateau remue beaucoup.
Néanmoins, avec nos amis, Christiane et Gérard nous décidons de prendre une coupe de champagne au bar.
Quelques verres et bouteilles tombent sur le sol.
Peu de temps après, Gérard se lève et se tient à une colonne du bateau.
Nous pensons à une plaisanterie dont il est coutumier mais devant son teint blafard et ses yeux fixes nous réalisons qu’il ne va pas bien du tout.
D’ailleurs il retourne vivement mais néanmoins en trébuchant dans sa cabine où il se « libérera » par divers orifices (un coup les WC, un coup le lavabo…)
Nous apprenons rapidement par Jean qu’il en est de même pour Lise qui a élu domicile sur les toilettes tout en visant le lavabo et vice versa…
Au diner, tous deux sont évidemment absents, dommage car le repas est succulent avec noix de St Jacques et gambas grillées.
De plus, les serveurs nous font la surprise, au dessert, d’arriver en musique porteurs d’omelettes norvégiennes éclairées d’une bougie.
Grand moment pour eux comme pour nous !
Suite à la tempête en mer, la directrice nous informe que le spectacle de ce soir est annulé ainsi que le bal qui le suit habituellement.
Nous revenons à notre cabine avec beaucoup de précautions et nous nous couchons en espérant passer une bonne nuit.
10ème jour – Dimanche 16 Mai 2010.
Nous nous réveillons vers 8 h 30 après une nuit bien agitée mais qui ne nous a pas empêchés de dormir.
Nous nous préparons et nous allons petit déjeuner en salle car le pont est trop agité, d’ailleurs tous les ponts sont interdits.
Gérard et Lise sont toujours absents.
Jean nous apprend que celle-ci a fait appel au médecin de bord qui lui a administré un traitement dont des piqures et a préconisé un régime sévère fait de fruits et légumes.
Une annonce par haut parleur nous informe que l’escale d’Ajaccio est annulée car le Coral a dû ralentir durant la nuit et il faut impérativement arriver à Marseille au plus tard à 11 h.
Dommage car pour beaucoup (en particulier nos amis malades) cela aurait été un moment de calme pour se remettre de toute cette agitation.
On nous annonce également un changement de cap et nous passons au large de la Corse, trajet au cours duquel nous pouvons admirer la ville et les falaises de Bonifacio.
Autre conséquence, le spectacle des talents auquel Daniel devait participer est annulé.
Nous nous rendons ensuite à la réception remplir un imprimé concernant les pourboires : nous demandons à n’être prélevé que d’un montant de 30 € par personne (au lieu des 80 prévus).
Le reste sera donné à notre bon vouloir.
De retour dans notre cabine nous donnons 10 € à chacun des personnels de cabine et préparons une enveloppe collective à l’attention de notre serveur de table « Robin » que nous lui remettons au prochain repas.
Avec les mêmes difficultés nous regagnons notre cabine afin de terminer nos valises devant être déposées dès minuit devant notre porte.
11ème jour - Lundi 17 mai 2010.
Nous nous réveillons vers 7 h après avoir passé une assez bonne nuit avec la chance de ne pas avoir souffert du mal de mer.
Grâce au changement de cap, nous constatons que la mer est beaucoup plus calme.
Nous allons petit déjeuner en salle où nous retrouvons Jean qui nous informe que Lise va beaucoup mieux mais qu’elle a néanmoins sollicité un petit déjeuner en cabine.
Quelques temps après, nous retrouvons avec plaisir nos 2 malades dont l’état s’est nettement amélioré.
Les formalités de débarquement se déroulent comme prévu : nous descendons par pont.
En prenant congé de Valérie, notre directrice, nous l’informons avec humour que nous donnerons le bonjour à Calais, sa ville natale.
Daniel lui apprend qu’il est natif d’Amiens.
Elle nous indique qu’elle même a passé toute sa jeunesse dans cette ville, quartier de la Citadelle.
Elle ajoute qu’elle a l’intention de quitter Athènes, ville où elle habite, pour venir s’installer à Montpellier.
Nous lui indiquons que nous résidons près de cette ville et nous nous amusons de ces coïncidences.
Après débarquement en compagnie de nos 2 couples d’amis nous prenons, comme prévu, 2 taxis pour la gare St Charles.
Arrivés à destination, nous constatons que l’un des taxis a réclamé 23 € et que l’autre n’en a demandé que 20.
Nous décidons de prendre ensemble un dernier et bref déjeuner dans une brasserie proche de la gare.
Après un repas plutôt léger nos amis nous accompagnent sur le quai.
Nous faisons chacun une dernière photo de notre « au revoir » pleine d’humour et d’amitié à l’image de cette merveilleuse croisière.
Après ces dernières effusions teintées de tristesse nous nous promettons de garder le contact car nous avions auparavant échangé nos adresses, téléphones et mails.
Puis nous les quittons avec regret pour prendre le train qui nous ramènera à Nîmes.
Notre ami Christian, fidèle au rendez vous nous accueille pour nous raccompagner chez lui où nous retrouvons avec un bonheur partagé nos deux « boubounes ».
S’en suit le retour à la maison avec la tète et le cœur pleins de merveilleux souvenirs.
1er jour – Vendredi 7 mai 2010
Nous prenons le train à Montpellier à 12 h 28 direction Marseille.
A Marseille, nous prenons le métro ligne 2, direction Bougainville jusqu’à la Joliette.
Nous prenons ensuite le bus 35 jusqu’à « littoral Gourret ».
Nous empruntons le passage piétons pendant au moins 2 kms sous un fort soleil jusqu’au point d’embarquement.
Heureusement, un automobiliste nous prend en voiture sur une partie du chemin.
Nous constatons une longue file à l’enregistrement des bagages mais celle-ci se révèle assez rapide.
On nous offre un jus d’orange en guise de bienvenue et l’on nous prend pour la première fois en photo.
Nous faisons les modalités d’embarquement au cours desquelles on nous demande le choix entre le premier et le deuxième service au restaurant sur le bateau.
On nous propose également un forfait pour boissons illimitées avoisinant les 230 € par personne ! (nous constaterons par la suite qu’en réalité les boissons ne sont pas illimitées et qu’en plus certaines nécessitent un supplément).
Nous nous dirigeons ensuite vers le bateau où l’on nous mène à notre cabine D 27 sur le pont 4, Dionysos.
Cette cabine n’est pas luxueuse mais suffisante et très propre.
Elle comporte 2 hublots avec vue sur la mer (très agréable).
Il y a un coin douche avec WC et lavabo.
Il y a aussi une armoire penderie et une commode avec miroir pour ranger les vêtements
Il y a deux lits indépendants séparés par une table de nuit.
Nous décidons de les réunir (on verra que le service en tiendra compte par la suite en y mettant des draps pour un grand lit).
Nous nous installons et à 18 heures nous nous rendons à la réunion d’information sur les premières excursions.
A 19 h nous allons diner : on nous affecte à une table de 6 personnes.
Deux autres couples nous y attendent (Christiane et Gérard, Lise et Jean).
On gardera la même table chaque soir.
On commande une bouteille d’eau (2, 35 € pour 1,5 L).
Un autre couple commande une bouteille de vin à un prix excessif (23 €).
Diner très raffiné et très agréable en compagnie de nos nouvelles connaissances.
Nous regagnons ensuite notre cabine : extinction des feux vers 23 h 45.
2ème – Samedi 8 mai 2010.
Nous arrivons à Gènes(Italie) vers 7 h 30.
Le temps est nuageux et venteux.
Pour le petit déjeuner nous avons le choix entre le buffet sur le pont extérieur ou le restaurant.
Nous choisissons le pont extérieur.
Le buffet est très bien garni et nous faisons déjà de gros efforts pour ne pas trop en abuser.
Nos nouveaux partenaires de table nous rejoignent et nous décidons de visiter Gènes par nos propres moyens.
A la sortie de la gare maritime, un minibus coloré propose une visite guidée de la ville pour 10. € de l’heure.
Nous le prenons : nous ne le regretterons pas.
Gènes est une très belle ville, possédant de très belles architectures qui mériteraient d’être rénovées.
Elle possède de très belles églises sculptées et très décorées, situées au cœur des commerces.
Après la visite, nous partons à pied visiter le centre ville sous un très beau soleil.
Nous retournons au bateau vers 12 h 45 pour déjeuner sur le pont extérieur n° 7: nous nous confectionnons une table de 6.
Nous passons par le magasin « duty free » du bateau afin d’y acheter de l’apéritif.
La vendeuse nous fait comprendre qu’elle peut nous le vendre mais qu’il nous sera confisqué jusqu’à la veille du retour à Marseille : nous renonçons à cet achat.
Le bateau repart de Gènes à 15 h.
L’après midi est occupée par une sieste et un bain de soleil sur le pont supérieur n° 9 du bateau.
Vers 16 h nous effectuons un exercice général d’urgence en cas de problème.
Il consiste à réunir tous les passagers aux endroits indiqués dans leur cabine après avoir enfilé un gilet de sauvetage portant le numéro de la chaloupe d’évacuation.
Vers 17 h un message général nous informe que le bateau est dans l’obligation de revenir sur Gènes pour un problème médical concernant un passager.
Nous avions parcouru 2 h de mer.
Peu avant le port de Gènes une embarcation vient accoster pour récupérer le malade à l’aide de cordages.
Vers 18 h nous allons faire du sauna pendant une vingtaine de minutes en compagnie de deux couples stéphanois avec qui nous sympathisons rapidement.
Nous allons ensuite diner dans une ambiance très agréable servis par « Robin » d’origine indienne : il ne parle pas le français mais nous correspondons en anglais.
Après le diner nous allons voir le spectacle qui diffère chaque soir : plumes et paillettes, très bons danseurs et danseuses accompagnés d’un excellent orchestre.
Après le spectacle, celui-ci nous offre une soirée dansante jusqu’à minuit.
Nous faisons un passage très bref à la discothèque en dégustant un cocktail.
Retour à la cabine vers 1 h du matin.
3ème jour – Dimanche 9 mai 2010
Nous nous éveillons sous un beau soleil mais avec du vent.
Aujourd’hui nous restons en mer car il n’est pas prévu d’escale.
Vers 9 h, nous prenons notre petit déjeuner au buffet.
A 10h nous nous réunissons dans la salle « des sirènes » pour être informés sur les prochaines excursions.
Ensuite nous prenons un bain de soleil avec nos amis de table : apparition des premiers coups de soleil.
Nous déjeunons ensuite au buffet à l’extérieur.
A 14 h 30 nous tentons de participer à une leçon de « cha- cha » ; devant l’amateurisme évident de l’animatrice nous renonçons rapidement.
A 15 h nous participons à un jeu avec l’un des couples de table.
Il consiste dans un premier temps à être capable de boire une bière en 30 secondes : Daniel y parvient avec brio !
Ensuite, il s’agit de retrouver le propriétaire de chaussures jetées par les spectateurs : Christiane se porte volontaire et triomphe aisément de cette épreuve.
Puis, un exercice consiste à faire du « hula hoop » pendant 2 minutes : Christiane à nouveau volontaire en profite pour casser le matériel.
Puis il s’agit d’habiller 2 hommes en femme en 2 minutes : Gérard et Daniel sont les acteurs de ce pari.
S’en suit un maquillage des deux protagonistes avec robe et perruque : éclats de rire assurés devant le ridicule de la situation.
Jocelyne se dévoue ensuite pour aider un concurrent à danser le « merengue ».
On termine par une épreuve consistant à tenir à 20 personnes sur une chemise étendue sur la piste : participation de Gérard, Christiane, Daniel et Jocelyne.
A 18 h, après ces épreuves harassantes, nous montons sur les ponts supérieurs pour admirer le passage du détroit de Messine, séparant l’Italie de la Sicile « début de la botte ».
Ensuite retour à la cabine pour s’habiller en tenue de gala pour le cocktail du commandant.
A 20 h, présentation au commandant et prise de photos souvenir.
Nous prenons 2 cocktails puis nous assistons au diner de gala servi par « Robin » qui nous fait une démonstration de pliage de serviettes un peu osée…
Vers 22 h 30 nous retournons à la cabine pour nous reposer car un changement de fuseau horaire nous restreint le temps de repos.
4ème jour – lundi 10 mai 2010
A notre réveil il y a du soleil mais aussi du vent qui rend la mer agitée.
Nous constatons que le bateau a du roulis.
Il faut se cramponner pour se déplacer.
Nous prenons notre petit déjeuner vers 9 h 30 mais à l’intérieur car le pont extérieur est complet.
L’un des serveurs fait une chute avec son énorme plateau rempli d’assiettes de salade de fruits.
Nous faisons ensuite un bain de soleil sur le pont supérieur avec nos amis.
Le bateau arrive à Katakolon (Grèce) à 12 h.
Nous prenons un déjeuner léger car nous partons en excursion.
A nouveau, le photographe du Coral nous prend en photo à la descente du bateau
A 13 h 45 nous partons en car pour Olympie, le site des premiers jeux.
Nous arrivons sur les lieux après 40 minutes de trajet sous un soleil de plomb (+ 30 ° sans vent).
Heureusement nous avions prévu la casquette.
Nous parcourons un site magnifique sous la direction d’un guide grec parlant très bien le français et très bien documenté.
Pendant la visite et sur l’invitation de ce guide, Daniel fait le parcours aller-retour de la piste en courant les 192 mètres + 27 cm.
Il gagne facilement étant le seul participant (course filmée par Jocelyne).
Nous prenons ensuite un rafraichissement au bar du musée (8 € pour une bière 50 cl et un vrai jus d’oranges).
Nous achetons aussi des cartes postales et des timbres (0€72).
Nous décidons ensuite de visiter le musée sans le guide : les flashs sont interdits et nous ne pouvons pas nous photographier avec les statues ni même les toucher.
Nous décidons de ne pas attendre le groupe et de retourner aux cars seuls.
Mais très vite nous constatons l’absence de car sur le lieu d’arrivée et nous nous souvenons un peu tard que le guide nous avait parlé d’un parking différent pour le retour.
A la vitesse d’un TGV (ou équivalent) nous repartons vers le musée.
Daniel parti devant arrive au car juste avant son départ et en bloque le démarrage par son imposante carrure !
Après l’arrivée rapide de Jocelyne et « libération » du car nous partons à 16 h 40 pour arriver au port à 17 h 10.
Nous passons par un magasin « duty free » dans lequel nous achetons une petite bouteille d’Ouzo (pastis grec) que nous « planquons » dans le sac à main de Jocelyne car il nous est interdit de ramener de l’alcool à bord sous peine de confiscation jusqu’à la veille de notre retour à Marseille.
A notre montée à bord tout se passe bien : il n’y a pas de fouille comme nous pourrons le constater pendant toute notre croisière.
Nous passons ensuite une trentaine de minutes au sauna où nous retrouvons nos amis stéphanois.
Au cours de la conversation, ils nous informent qu’il existe un forfait 3 vins/3 eaux pour 41 €.
Puis nous prenons un bain de soleil pendant une petite heure.
Retour cabine où nous dégustons seuls notre premier Ouzo car nous n’avons pas retrouvé nos amis de table qui n’avaient pas participé à l’excursion.
Nous les retrouvons pour diner et nous les informons du fameux forfait.
Nous décidons de le partager en 3 : nous commandons 2 Beaujolais, 1 rosé d’Anjou et 3 eaux.
Apparemment le forfait doit rester discret car la proposée aux boissons (d’origine Ukrainienne) nous envoie un responsable qui vient en discuter avec nous.
Il nous fait entrevoir le document comportant les différents forfaits : nous commandons celui à 41 € nous laissant très peu de choix dans les vins.
Il repart très vite sans nous laisse ce document, ayant certainement peur que nous en faisions de la publicité ! (ce que nous ne nous gênerons pas de faire par la suite).
A la fin du repas déjà copieux, Robin nous demande si nous voulons un supplément « frites » et de la glace : nous acceptons avec remords…
Ensuite Lise et Jean nous font visiter leur cabine : elle comporte deux fenêtres mais le confort est le même que dans la notre qu’ils viennent également visiter.
5ème jour – Mardi 11 mai 2010.
Nous nous réveillons sous un soleil très chaud.
Après notre toilette, nous allons petit déjeuner toujours au buffet sur le pont extérieur n° 7.
Nous arrivons à l’ile de Santorin vers 8 h 30.
Nous n’avons pas pris l’excursion préférant une visite par nos propres moyens (les excursions se situant aux alentours de 55 € /personne, nous sommes obligés de faire des choix).
Nos amis ont opté pour le choix inverse.
Nous débarquons en chaloupe après les participants à l’excursion.
Sur le port, nous achetons 2 Mini-Cassettes pour le caméscope (2, 90 € X 2) au magasin duty free du port.
Nous empruntons le téléphérique pour accéder au centre-ville (4 €/personne/trajet).
Il y a la queue mais cela passe assez vite.
Il y a beaucoup de boutiques où nous faisons diverses emplettes : un chapeau de cow-boy blanc pour Daniel, une petite robe grecque pour Jeanne et un corsage pour Jocelyne.
Il y a foule dans les ruelles ensoleillées.
L’ile de Santorin est magnifique avec toutes ses maisons blanches : à conseiller !
Nous recherchons la poste pour y acheter des timbres : nous y parvenons difficilement avec l’aide de quelques locaux.
Nous revenons au téléphérique où une queue d’au moins 200 mètres nous attend.
Tant pis, mais compte tenu des impératifs de retour à bord nous prenons le risque de doubler toute la file d’attente.
De retour au port nous achetons quelques cartes postales.
Nous sommes sur le bateau à 12 h 45 où nous déjeunons légèrement au buffet.
Nos amis nous rejoignent : ils ont trouvé l’excursion « valable » même s’ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour faire des emplettes.
Après le repas nous participons à une sorte de « trivial poursuit » par équipe avec Christiane et Gérard : nous terminons second.
Ensuite bain de soleil sur le pont 9 avec beaucoup de vent.
Mais nous restons tout de même car il n’est pas très froid.
A 18 h nous descendons au salon des « sirènes » pour faire du Karaoké.
Nous nous inscrivons en individuel et en groupe (le groupe des 308 car les 3 couples ont ou vont avoir une 308…)
Succès assuré surtout que nous sommes peu à nous être inscrits.
A 19 h nous décidons de nous rendre ensemble au sauna sauf Jean qui préfère faire de la gym.
Lise s’y met aussi en attendant que le sauna se libère.
Il y a déjà du monde mais à notre arrivée, ils sortent : ce sont nos fameux stéphanois…
Ensuite retour à la cabine où nous buvons un Ouzo en compagnie de Gérard, les autres n’aimant pas le goût de l’anis.
Nous passons au salon photos pour acheter une vue prise lors de notre débarquement pour Olympie ainsi que celle de notre arrivée à l’embarquement.
Nous dinons et assistons ensuite au spectacle « Hollywood to Bollywood » précédé d’un peu de danses auxquelles nous participons.
Nous sommes très bien placés (juste devant la scène) et nous découvrons un excellent spectacle.
A la fin de celui-ci, la directrice de croisière nous informe que pour débarquer demain à Istanbul il faudra se munir de tickets de débarquement pour les autorités turques.
Après le spectacle l’orchestre assure à nouveau la partie dansante.
Retour à la cabine vers minuit et dodo…
6ème jour – Mercredi 12 mai 2010.
Nous avons changé de fuseau horaire et nous nous levons à 8 h, heure locale.
Nous allons petit déjeuner à l’intérieur car il n’y a plus de place à l’extérieur : il fait un soleil magnifique sans vent.
Nous retournons à la cabine pour écrire les cartes postales
Puis nous montons sur le pont 9 pour voir l’arrivée sur Istanbul.
Nous déjeunons (toujours légèrement) et nous partons en excursion sur le Bosphore en compagnie de Christiane et Gérard.
Istanbul compte plus de 3500 mosquées et se situe sur 2 continents : l’Europe et l’Asie.
Deux ponts les réunissent.
Le détroit du Bosphore permet le passage entre la mer de Marmara et la mer Noire.
Il fait environ 30 kms de long pour 800 mètres dans sa partie la plus large.
Les embarquements se font au niveau de la fameuse « Corne d’Or » comme au temps de la route des épices.
Après la croisière sur le Bosphore, nous allons visiter le bazar aux épices d’Egypte.
Puis une mosquée où il faut se déchausser et couvrir les épaules et les genoux.
Nous reprenons ensuite le car pour visiter une fabrique de tapis : on nous sert un thé aux pommes spécialité de la Turquie.
Puis nous avons quartier libre pour découvrir le grand bazar d’Istanbul ou nous achetons des souvenirs (beaucoup de sollicitations et de marchandages).
Nous revenons au bateau où nous déposons nos cartes postales à la réception : elles partiront demain de Mykonos car nos timbres sont grecs.
Nous dinons dans la grande salle en un seul service car, pour raison d’excursion, les personnes du premier service ne pouvaient pas être à l’heure à table.
Après nous allons danser jusqu’à 22 h 45 puis retour cabine.
7ème jour – Jeudi 13 mai 2010.
Lever vers 8 h 30, heure locale,
Vers 9 h 30 nous prenons le petit déjeuner sur le pont extérieur en compagnie de Lise et Jean.
Il y a un magnifique soleil mais du vent et nous faisons ensuite « bronzette » sur le pont 9.
Nous déjeunons ensuite à l’intérieur avec Christiane et Gérard.
En retournant à notre cabine, nous achetons la photo avec le commandant.
Dans l’après midi nous participons à un « Quizz » par équipe… que nous gagnons ! (2 porte-clés) Sollicité par nos amis, Daniel s’inscrit au spectacle des talents prévue en soirée à l’escale d’Ajaccio.
Il chantera 2 chansons avec l’orchestre après répétition prévue dans l’après midi.
Mais le bateau arrive en avance à Mykonos et celle-ci est annulée pour pouvoir admirer cette magnifique ile aux maisons blanchies à la chaux.
Le temps se couvre en arrivant à Mykonos.
Vers 16 h 30 nous débarquons en chaloupe sous un soleil venteux avec Christiane et Gérard qui participent également à l’excursion.
Nous faisons le tour de l’ile en car en prenant beaucoup de photos.
Altercation entre voyageurs car certains n’écoutent pas la guide et en gène son audition.
Il faut dire que celle-ci parle d’une voix monocorde.
Nous visitons ensuite un très riche monastère orthodoxe.
Puis, prévu dans l’excursion, nous prenons un apéritif dinatoire (spécialités grecques) dans un hôtel.
Nous avons ensuite quartier libre dans les petites ruelles typiques de Mykonos.
Daniel craque pour une chemisette grecque.
Retour au bateau vers 22 h.
Nous allons tous diner en repas libre (pas de table attribuée) car il n’y a qu’un service (repas tout juste acceptable…).
Après ce repas nous montons sur le pont 9 pour admirer Mykonos illuminée.
Nous participons brièvement à une soirée dansante �� l’extérieur du pont 7 où nous apprenons qu’était organisé un barbecue.
Nous regagnons notre cabine vers minuit.
8ème jour – Vendredi 14 mai 2010.
Nous nous réveillons à 5 h 10.
Nous apercevons de la lumière par les hublots.
Nous constatons que nous sommes déjà arrivés dans le porte du Pirée avec prés de 2 h d’avance.
Nous nous levons et nous nous préparons.
Nous petit déjeunons sur le pont 7 à l’extérieur : il fait 20 ° mais il y a peu de monde, vu l’heure matinale.
Nous nous réunissons ensuite dans la salle des « sirènes » pour le départ à 7 h 15 d’une excursion vers Athènes et l’Acropole,
Nous partons en car du port du Pirée jusqu’à Athènes (10kms) et l’Acropole.
La visite de la ville est peu intéressante sauf le stade olympique.
Athènes est une grande ville comme toutes les autres : beaucoup de circulation en vespa, un tramway et des trolleybus à fils.
Par contre, la visite de l’Acropole est très intéressante avec une guide peu motivée malgré ses 28 ans d’expérience.
Tout de suite nous sommes sollicités par des marchands grecs de cartes postales et de figurines en silicone (pakistanais).
Au retour nous nous laissons attendrir par une vieille grecque toute courbée en lui achetant un dépliant de 10 cartes postales pour 1 € : elle nous en remercie chaleureusement.
Après la visite, le car nous dépose devant une boutique de souvenirs très onéreux alors que nous devions, aux dires de la guide, avoir quartier libre nous permettant de visiter la pittoresque « Plaka ».
Malgré les encombrements d’Athènes, le car file à une vitesse vertigineuse et c’est avec plus d’1 h d’avance que nous revenons au bateau.
Ne voyant pas nos amis, nous prenons une coupe de champagne au bar en les attendant.
A leur arrivée, nous déjeunons tous les 6 sur le pont 7 en extérieur.
Ensuite, séance bronzette sur le pont 9 jusqu’au passage du canal de Corinthe (21 mètres de large et 8 mètres de profondeur).
Le canal permet aux bateaux de moyenne importance de gagner 400 kms !
Le Coral ayant 20 mètres de large et 6,30 mètres de fond, le passage est délicat et nécessite l’aide d’un remorqueur.
Moment inoubliable ! Il faut y être pour l’apprécier.
Beaucoup de photos et de vidéos.
Il fait très chaud : nous commandons une bouteille d’eau avec des glaçons.
Le bateau mettra 2 heures pour parcourir les 6 kms de long.
Alerte sur le bateau : des bancs de dauphins viennent nous accompagner après le passage du canal.
Nous descendons ensuite au sauna puis nous nous retrouvons sur le pont 9 afin de découvrir un pont suspendu.
Mais nous prenons du retard et le temps se couvrant nous redescendons dans nos cabines.
Nous y découvrons un document explicatif sur les pourboires.
Puis nous dinons, toujours servis avec zèle par notre ami « Robin ».
Ensuite nous allons voir un spectacle de cabaret très réussi avec d’excellents chanteurs et chanteuses.
Puis retour cabine à 23 h 45.
9ème jour – Samedi 15 Mai 2010.
Nous sommes réveillés vers 7 h par la porte du placard qui bat.
Nous nous apercevons que le bateau tangue.
Des lames viennent lécher nos 2 hublots.
Le temps est couvert, la mer est déchainée.
Nous nous préparons en titubant puis nous montons tant bien que mal sur le pont 7.
Nous y rencontrons Christiane et Gérard qui ont déjà fini.
Le temps s’étant remis au beau, nous trouvons une place au soleil.
A 10 h, nous allons avec nos amis à la réunion d’informations concernant le débarquement à Marseille.
Certains en profitent pour aborder le problème des pourboires que beaucoup trouvent excessifs bien que prévus dans le contrat (8 €/jour/personne).
De plus, nous ne savons pas avec certitude si ceux-ci vont bien au personnel (certains interrogés donnent des versions différentes).
Cela vient entacher quelque peu l’atmosphère de la croisière : nous aurions préféré que ces pourboires soient inclus dans son prix.
Après concertation avec différentes personnes dont nos stéphanois, nous décidons d’ajuster nous mêmes la répartition et le montant.
La directrice de croisière nous indique qu’un bureau sera ouvert à la réception à ce sujet pour tenir compte de nos observations.
Concernant notre débarquement à Marseille, nous décidons de prendre 2 taxis pour 6 personnes et 6 valises.
La directrice nous indique que les prix officiels se situent entre 15 et 20 € la course pour la gare St Charles.
Nous revenons à notre cabine où nous trouvons sous la porte une facture provisoire de nos débours reprenant entre autres les pourboires officiels soit 80 € par personne.
Ayant constaté un trop perçu, nous décidons de le contester auprès de la réception qui nous indique qu’elle va vérifier et corriger l’anomalie.
Nous commençons ensuite à faire notre première valise.
Puis nous allons déjeuner sur le pont 7 en intérieur avec nos amis.
Nous arrivons à Messine (Sicile) à 13 h 30.
Nos amis participant à l’excursion de cet après midi, nous décidons de visiter la ville sicilienne par nos propres moyens.
Le soleil est au rendez-vous, nous prenons des photos et nous allons visiter une église située sur les hauteurs de la cité.
La vue y est magnifique et, en descendant nous découvrons le buste de Baden Powell, fondateur de l’ordre des scouts
Après avoir déambulé dans les rues de Messine, nous revenons au Coral sous un soleil torride accompagné de vent très violent.
Un marchand ambulant nous propose, sur tissu, une vue de la Sicile pour 1 €. Nous l’achetons.
Il est 15 h 45 et nous avons marché pendant 2 heures.
Nous prenons un bain de soleil vite écourté à cause d’un vent frais et relativement fort.
Nous revenons à la cabine pour continuer nos valises.
Puis à 18 h nous allons faire un sauna.
Nos amis arrivent d’excursion.
Il est 19 h : nous quittons Messine.
Tout de suite la mer se déchaine.
On nous demande de fermer les hublots.
Il faut bien se tenir car le bateau remue beaucoup.
Néanmoins, avec nos amis, Christiane et Gérard nous décidons de prendre une coupe de champagne au bar.
Quelques verres et bouteilles tombent sur le sol.
Peu de temps après, Gérard se lève et se tient à une colonne du bateau.
Nous pensons à une plaisanterie dont il est coutumier mais devant son teint blafard et ses yeux fixes nous réalisons qu’il ne va pas bien du tout.
D’ailleurs il retourne vivement mais néanmoins en trébuchant dans sa cabine où il se « libérera » par divers orifices (un coup les WC, un coup le lavabo…)
Nous apprenons rapidement par Jean qu’il en est de même pour Lise qui a élu domicile sur les toilettes tout en visant le lavabo et vice versa…
Au diner, tous deux sont évidemment absents, dommage car le repas est succulent avec noix de St Jacques et gambas grillées.
De plus, les serveurs nous font la surprise, au dessert, d’arriver en musique porteurs d’omelettes norvégiennes éclairées d’une bougie.
Grand moment pour eux comme pour nous !
Suite à la tempête en mer, la directrice nous informe que le spectacle de ce soir est annulé ainsi que le bal qui le suit habituellement.
Nous revenons à notre cabine avec beaucoup de précautions et nous nous couchons en espérant passer une bonne nuit.
10ème jour – Dimanche 16 Mai 2010.
Nous nous réveillons vers 8 h 30 après une nuit bien agitée mais qui ne nous a pas empêchés de dormir.
Nous nous préparons et nous allons petit déjeuner en salle car le pont est trop agité, d’ailleurs tous les ponts sont interdits.
Gérard et Lise sont toujours absents.
Jean nous apprend que celle-ci a fait appel au médecin de bord qui lui a administré un traitement dont des piqures et a préconisé un régime sévère fait de fruits et légumes.
Une annonce par haut parleur nous informe que l’escale d’Ajaccio est annulée car le Coral a dû ralentir durant la nuit et il faut impérativement arriver à Marseille au plus tard à 11 h.
Dommage car pour beaucoup (en particulier nos amis malades) cela aurait été un moment de calme pour se remettre de toute cette agitation.
On nous annonce également un changement de cap et nous passons au large de la Corse, trajet au cours duquel nous pouvons admirer la ville et les falaises de Bonifacio.
Autre conséquence, le spectacle des talents auquel Daniel devait participer est annulé.
Nous nous rendons ensuite à la réception remplir un imprimé concernant les pourboires : nous demandons à n’être prélevé que d’un montant de 30 € par personne (au lieu des 80 prévus).
Le reste sera donné à notre bon vouloir.
De retour dans notre cabine nous donnons 10 € à chacun des personnels de cabine et préparons une enveloppe collective à l’attention de notre serveur de table « Robin » que nous lui remettons au prochain repas.
Avec les mêmes difficultés nous regagnons notre cabine afin de terminer nos valises devant être déposées dès minuit devant notre porte.
11ème jour - Lundi 17 mai 2010.
Nous nous réveillons vers 7 h après avoir passé une assez bonne nuit avec la chance de ne pas avoir souffert du mal de mer.
Grâce au changement de cap, nous constatons que la mer est beaucoup plus calme.
Nous allons petit déjeuner en salle où nous retrouvons Jean qui nous informe que Lise va beaucoup mieux mais qu’elle a néanmoins sollicité un petit déjeuner en cabine.
Quelques temps après, nous retrouvons avec plaisir nos 2 malades dont l’état s’est nettement amélioré.
Les formalités de débarquement se déroulent comme prévu : nous descendons par pont.
En prenant congé de Valérie, notre directrice, nous l’informons avec humour que nous donnerons le bonjour à Calais, sa ville natale.
Daniel lui apprend qu’il est natif d’Amiens.
Elle nous indique qu’elle même a passé toute sa jeunesse dans cette ville, quartier de la Citadelle.
Elle ajoute qu’elle a l’intention de quitter Athènes, ville où elle habite, pour venir s’installer à Montpellier.
Nous lui indiquons que nous résidons près de cette ville et nous nous amusons de ces coïncidences.
Après débarquement en compagnie de nos 2 couples d’amis nous prenons, comme prévu, 2 taxis pour la gare St Charles.
Arrivés à destination, nous constatons que l’un des taxis a réclamé 23 € et que l’autre n’en a demandé que 20.
Nous décidons de prendre ensemble un dernier et bref déjeuner dans une brasserie proche de la gare.
Après un repas plutôt léger nos amis nous accompagnent sur le quai.
Nous faisons chacun une dernière photo de notre « au revoir » pleine d’humour et d’amitié à l’image de cette merveilleuse croisière.
Après ces dernières effusions teintées de tristesse nous nous promettons de garder le contact car nous avions auparavant échangé nos adresses, téléphones et mails.
Puis nous les quittons avec regret pour prendre le train qui nous ramènera à Nîmes.
Notre ami Christian, fidèle au rendez vous nous accueille pour nous raccompagner chez lui où nous retrouvons avec un bonheur partagé nos deux « boubounes ».
S’en suit le retour à la maison avec la tète et le cœur pleins de merveilleux souvenirs.
Cap Nord août 2008 (Copenhague, Oslo, Stockholm, Helsinki, Saint-Pétersbourg) English translation pending
Bonjour, je viens partager avec vous un voyage que j'ai fait en 2008. A cette époque j'allais sur mes 17ans, je suis donc partie en voyage itinérant grâce au CE du travail ma mère. Nous étions une vingtaine de jeunes, trois animateurs, pour trois semaines au cœur des villes du Nord, du 4 au 26 août. Il y a beaucoup de nom de monuments que je ne connais pas, car ce n'est pas moi qui ait organisé les visites, ce sont les animateurs, de plus, je ne me souviens pas de tout ce qu'on a fait (ce qui est dommage, je l'avoue)
Copenhague
J-1
Nous sommes partis de l'aéroport Charles de Gaule très tôt ce jour là. Après 1h de retard due à l'orage nous avons pu embarquer. C'était l'occasion pour nous de faire connaissance, car nous ne nous connaissions pas avant.
Arrivés à l'aéroport de Copenhague nous découvrons avec effroi la taille de la valise de Marion, notre animatrice. Elle était immense et replie de vêtements d'été qui ne lui ont guère servi. Nous prenons le train (très propre et spacieux) jusqu'à la gare centrale située en face du Parc de Tivoli, nous avons déjà envie d'y aller. Les auberges de jeunesse sont réservées mais les lieux à visiter ne sont pas fixés, nous pouvons nous aussi donner notre avis sur ce qu'on aimerait voir. Là nous avons le choix entre attendre 20min et prendre le bus pour aller à l'auberge, ou nous y rendre à pied. Nous choisissons la deuxième option et nous voilà partis dans les rues de cette ville inconnue, en train de traîner nos gros sacs sous un soleil de plomb. La valise de Marion a rendu l'âme, la poignée a craqué en premier, suivie par les roulettes. Nous avons mis plus d'une heure et demie pour trouver l'auberge établie en périphérie, regrettant de ne pas avoir pris le bus. Une fois installés dans nos chambres nous sommes ressortis pour nous balader en ville. Nous avons vu les canaux, et aussi le quartier hippie de Christiana.

J'avais vu un reportage dessus et était pressée d'y aller. Les gens étaient assez étranges et shootés, il était interdit de prendre des photos mais nous avons quand même photographié les fabuleuses fresques murales. Il était aussi interdit de courir, car sinon les gens croient qu'il y a le feu. Je me suis arrêtée dans une boutique pour acheter un T-shirt (taille M, mais beaucoup trop grand pour moi au final). Le vendeur était choqué de voir un billet aussi vieux entre mes mains. Ce fameux billet avait été remplacé par des pièces depuis des années. Il voulait me le racheter (pour moins cher que sa valeur), mais j'ai refusé. Et puis comme au final, j'ai payé avec le monsieur était content. On a fait quelques courses pour manger à l'auberge le soir. Au dîner : pâtes à la sauce tomate ! Nous avons commencé à préparer quand un responsable de l'auberge est venu nous dire qu'il fallait payer pour pouvoir utiliser les ustensiles de cuisine. Nous avons donc dû trouver une solution (parce que x23 ça faisait cher), et comme le midi nous avions fait des sandwichs et qu'il restait du pain, nous avons mis les pâtes dans le pain. C'était une journée vraiment bizarre et pleine de rebondissements !
J-2
Le lendemain le ciel était gris et c'est la couleur qui nous a suivi durant tout le voyage. On était pourtant au mois d'août, mais il a fallu ranger les shorts !
Le matin nous sommes allés au palais royal. Il y avait des gardes avec des chapeaux en poils, comme en Angleterre.
Ensuite nous sommes allés sur le bord de mer pour voir la fameuse Petite Sirène.
Le midi nous avons mangé dans un restaurant faisant un buffet à volonté de spécialité méditerranéennes (dans lequel nous sommes revenus le soir), avant de partir pour visiter un château. Dedans nous avons vu les richesses, les bijoux... de la famille royale. Et nous avons goûté dans l'herbe, car il y avait de très beaux jardins tout atour.
J-3
Pour ce troisième et dernier jour nous avons consacré la matinée à faire du shopping. Nous avions quartier libre dans la rue piétonne à côté de la mairie. En plus, c'était la semaine de la fashion week de Copenhague et il y avait plein d'activités sympas. Nous avons mangé au Burger King avant de partir, surprise... pour le Parc de Tivoli (qui fêtait l'homosexualité, donc il y avait des drapeaux gays partout) !! Il faut payer l'entrée et ensuite acheter des jetons pour les attractions. Il y en a qui valent 1 jeton, d'autres 2 et d'autres 3. Nous en avions 5 chacun, et nous avions aussi la possibilité de nous en racheter avec notre argent de poche. Avec un petit groupe nous avons fait un attraction thématisée Asie. Les rails étaient au dessus de nous, nous avions les jambes pendues dans le vide. Nous pouvions mettre nos sacs et chaussures dans des box. Après les deux loopings nous sommes redescendus sur terre pour aller faire des autos-tamponneuses. C'était une journée géniale et il faisait plutôt beau.
Oslo
J-4
Pour nous rendre à Oslo nous avons pris un ferry. Je n'avais jamais pris un tel bateaux. Les chambres étaient faites pour 4 personnes et étaient très étroites (surtout que nous avions nos valises !). Il y avait une salle internet, une salle télévision, et des jacuzzis ! Tout pour que nous ne nous ennuyions pas durant la traversée. Nous avons enfilé nos maillots de bain pour profiter des deux jacuzzis situé sur un pont du bateau. C'était génial car nous avions la vue sur la mer. Le soir nous avons mangé des sandwichs pour éviter de payer le restaurant. Les sandwichs ont été notre principales nourriture durant ces 3 semaines. Le soir nous avons profité de la petite piste de danse pour nous défouler.
J-5
Le lendemain c'est une voix sorties de nulle part qui nous a réveillé dans une langue inconnue. Nous sommes allé prendre un petit déjeuné avec au menu du saumon fumé (le matin ça fait bizarre), et plein d'autres choses heureusement. A Oslo nous avons trouvé assez facilement l'auberge, installée en haut d'une colline, près du tramway. C'était la Oslo Youth Hostel Haraldsheim (j'ai retrouvé en cherchant un peu sur le net). Très agréable ! Petite cuisine pour un si grand groupe mais au moins nous avions le droit de faire à manger sans payer les casseroles, et nous faisions la vaisselle après. Il y avait une grande salle télé et nous avons pu regarder certaines épreuves des jeux Olympiques. Nous sommes allés visiter la ville.
J-6
Le lendemain nous avons visité le tremplin olympique de saut à ski et le musée sur le Nord qui est adjacent.

L'après midi nous avons fait une balade en bateau dans les Fjords. Il nous a déposé sur une des îles et là il y avait un grand lac. Nous sommes allés nous baigner en sous-vêtements dans l'eau froide (les plus courageux) jusqu'à ce qu'on voit des méduses et que nous retournions sur la rive.
Comme le soleil n'était toujours pas là, il a fallu remettre nos vêtements sans avoir séché. Nous avons repris le bateau et nous sommes allés faire un dernier tour en ville avant de rentrer.

J-7
Ce matin là, nous avons été voir un musée dur les drakkars. C'était pas mal.
Ensuite on est allés dans un autre musée. Cette fois c'était sur la conquête du grand nord. Il y avait un brise-glace à visiter. J'ai vraiment apprécié cette visite.
L'après midi c'est dans un musée-village que nous nous sommes rendus. En fait il y avait des quartiers avec les différentes époque de la Norvège pour nous faire découvrir la vie des gens à ces moments là. C'était vraiment intéressant à voir.
Stockholm
J-8
Il a fallu que nous allions prendre le train. C'était long, très long. 7h. Nous sommes arrivés à Stokholm. Cette fois pas d'auberge mais un camping. Nous avions 4 mobil homes. C'était très bien quand même, malgré le fait que nous étions obligés de manger dehors. Il ne faisait pas beau et en plus il y avait plein de guêpes ! Mais la grande surprise de ce camping c'était le sauna ! Nous étions vraiment en Suède pour ce coup là ! La ville était magnifique, c'est une de mes préférés. Nous avons visité le musée National. Ce n'était pas passionnant parce que nous ne sommes pas amateurs d'art. Il y a seulement une toile qui a retenu mon attention.
Après, nous avons visité le Palais Royal. J'ai bien aimé cette visite, c'était très joli.
J-9
Nous nous sommes accordé une grasse matinée. Nous sommes ensuite partis voir encore un musée sur les bateaux ! Celui là je n'ai pas trop aimé. Il faisait trop sombre, le bateau était impressionnant mais on ne pouvait pas monter dessus comme dans celui d'Oslo. Dommage. Ce jour là j'ai aussi mangé le meilleur sandwich de ma vie : pain suédois, saumon fumé et tsatsiki ! (vu les quantités astronomiques de sandwichs engloutis, il fallait bien varier) On a mangé au bord d'un port, le temps était toujours aussi maussade.
J-10
Pour ce dernier jour à Stockholm, nous sommes montés au sommet de la tour de la TV. Plusieurs bémols : il faisait moche (pour changer), on était en périphérie, et la vue n'était pas jolie, on pouvait admirer les ports industriels youpi. Le truc qui m'a fait rire c'est le panneau avec écrit 'bienvenus à l'étage 28'. Grammaticalement c'est pas faux, mais en général c'est plutôt 'bienvenue'... Bref, j'ai pas trop aimé. Si vous voulez vraiment y aller, il faut qu'il fasse beau, sinon c'est inintéressant. Je préfère largement la tour de la télé à Berlin. Même s'il fait moche, on a quand même une vue sur la ville, c'est déjà ça.

Nous avons aussi visité le musée d'art moderne mais on n'est pas restés longtemps. On voulait aller à Ikéa mais après il aurait été trop tard pour prendre le bateau.
Helsinki
J-11
A nouveau le ferry. Celui là je ne l'ai pas aimé. Pas de jacuzzi mais surtout... pas de fenêtres ! Je me sentais presque claustrophobe ! Le pont était minuscule !! Seul point positif, la piste de danse était vraiment grande. On a eu le droit à un verre de soda chacun, payé avec le budget de la colo. On a passé une très bonne soirée.
J-12
Un des pires réveils de ma vie. Vu que nous avons fait la fête trad, nous n'avons pas remarqué le mouvement sur le bateau. Alors que tout le monde avait quitté sa chambre, nous étions encore en train de dormir. C'est la femme de ménage qui nous a réveillé. On avait vraiment honte (merci les anims' qui dormaient aussi). Il a fallu fermer les valises en vitesse et quitter les lieux, sans même prendre de petit déjeuné. Nous avions un train à prendre de Turku à Helsinki pour 2h de trajet.
L'auberge était placée en ville pour une fois, donc pas besoin de prendre le bus, le tramway ou le métro, nous avons pu tout faire à pieds. Là aussi il y avait un sauna avec des heures pour les filles et des heures pour les garçons. Seulement, quand c'était les heures des filles nous étions encore en sortie donc on n'a pas pu en profiter (nous les filles). Nous avons visité la ville mais il n'y avait rien de très intéressant (ou alors nous n'avons pas du voir les bons coins). Nous avons mangé dans un restaurant oriental pas très cher non loin de l'auberge.
J-13
Nous avons passés une grande partie du temps sur le marché du port. C'était magnifique ! Il y avait plein de fruits, de légumes...

On a mangé sur le port un plat avec du riz, des légumes et des poissons frits, c'était délicieux !
Ensuite nous avons eu quartier libre dans les rues commerçantes. Nous avons pris le bateau pour aller sur une île-zoo. Pas beaucoup d'animaux sortis, c'était dommage. Par contre on a vu un bel aquarium. En fin de journée, nos animateurs nous ont fait la surprise de nous emmener dans un ice-bar ! Bien sûr pour nous c'était un jus de fruits. Mais c'était quand même génial de faire ça.
J-14
Visite d'une île mais je ne me souviens plus du tout de ce qu'elle avait de particulier. Ensuite nous avons eu le droit à 8h de train pour aller en Russie. Là, tout le monde dormait à cause de la fatigue. Il a fallu remplir des papiers car nous passions hors de l'Europe. Arrivés là bas c'était horrible, pas un seul anglophone. Impossible de savoir comment acheter des jetons pour le métro ou d'avoir une indication. Finalement on a trouvé la fameuse auberge, situé en haut d'un immeuble. Honnêtement, quand j'ai pénétré dans le hall j'ai eu peur. Des tags partout, des escaliers dévastés, on aurait dit un squat. Grand soulagement, l'appartement aménagé en auberge était neuf et très propre !
Saint Petersbourg
J-15 à J-20
Impossible de dire chronologiquement tout ce qu'on a vu. Il y a eu la magnifique Église de Saint Sauveur sur le Sang Versé.

On est arrivé une heure avant la fermeture du palais de l'ermitage donc on n'a pas vu grand chose, c'est dommage. On a beaucoup marché dans la ville. On a vu les marchés à la recherche de poupées russes... On a aussi visité un ancien fort, qui avait été une prison aussi. On est souvent allés manger dans un restaurant style flunch et les employées n'arrêtaient pas de glousser en nous regardant c'était assez gênant. Le MacDo aussi c'était une histoire de fou. Les menus sont écrits en cyrillique. Même si après quelques jours on comprends comment le déchiffrer ça reste difficile de communiquer parce que personne ne parle anglais. Dès qu'on arrivait et qu'on disait 'hello', les gens étaient pris de panique, vraiment. On était en petit groupe avec chacun le budget du repas du soir. Bien sûr c'est moi que mon groupe a envoyé... Pour savoir le pris d'un milkshake, la fille me l'a écrit sur un papier. Trop compliqué, j'ai pris menu Big Mac pour tout le monde (au moins ça c'est universel). Et on a tous pu prendre un sandwich ou un dessert en plus. On a mangé pour vraiment pas cher ! L'un des trucs les plus mémorables c'était... les bains russes. La troupe de file arrive, maillot de bain dans le sac. Non, non, ici on ne peut pas mettre de maillot de bain. Soit, il nous a fallu payer pour louer un drap afin de cacher notre corps (et comme la vendeuse ne parlait pas un mot d'anglais, c'était pas facile, mais une gentille dame bilingue a fait la traduction pour lui expliquer ce qu'on voulait). Première étape donc, se mettre à poil, s'enrouler dans sa serviette et prendre une douche. Ensuite nous sommes rentrées dans le sauna. Là on a fait les crêpes, il faisait même trop chaud pour respirer. Les vieilles russes rajoutaient régulièrement de l'eau sur les pierres pour réchauffer la pièce et on se serait cru dans une cocotte minute. Dans ces conditions, impossible de rester enroulées dans les draps. Nous avons fini toutes nues et c'était une situation très bizarre. Les russes nous regardaient bizarrement. Il y avait aussi en endroit dans le sauna où elles se frappaient le corps avec des branches de (je pense) lauriers. Une histoire de circulation du sang. On a voulu faire pareil sauf que les branches n'étaient pas en libre service, non ce sont les femmes qui les amènent. On s'est retrouvé à se faire insulter en russe parce qu'on avait volé les branches et quand on a voulu lui rendre la dame en voulait plus, elle nous les a jeté à la figure. On n'était vraiment pas les bienvenues. On est resté une petite heure avant de se laver et de rejoindre les garçons dehors. Trop bizarre, je vous déconseille de tenter l'expérience.
Le dernier soir (le jour de mon anniversaire en plus), on a eu le droit à une balade en euh... bateau mouche. On a vu les ponts mobiles s'ouvrir pour laisser passer les gros bateaux. C'était très joli. Par contre les propriétaire du bateau n'ont pas commenté la visite (ils devaient pas parlé anglais), et il s'est mit a pleuvoir. On a fini par prendre le micro, mettre de la musique avec nos portable, ça résonnait dans tout le bateau, mais on était le seul groupe donc on dérangeait personne. Puis on a dansé dehors sous la pluie et c'était fun. Balade sympathique =)
J-21
Retour à la maison. Au revoir à tout le monde (je dois avouer que j'étais contente de quitter certaines personnes). 2h d'avion pour rentrer à Paris. Là on retrouve nos famille et on rentre chez nous des souvenirs plein la tête.
Copenhague
J-1
Nous sommes partis de l'aéroport Charles de Gaule très tôt ce jour là. Après 1h de retard due à l'orage nous avons pu embarquer. C'était l'occasion pour nous de faire connaissance, car nous ne nous connaissions pas avant.
Arrivés à l'aéroport de Copenhague nous découvrons avec effroi la taille de la valise de Marion, notre animatrice. Elle était immense et replie de vêtements d'été qui ne lui ont guère servi. Nous prenons le train (très propre et spacieux) jusqu'à la gare centrale située en face du Parc de Tivoli, nous avons déjà envie d'y aller. Les auberges de jeunesse sont réservées mais les lieux à visiter ne sont pas fixés, nous pouvons nous aussi donner notre avis sur ce qu'on aimerait voir. Là nous avons le choix entre attendre 20min et prendre le bus pour aller à l'auberge, ou nous y rendre à pied. Nous choisissons la deuxième option et nous voilà partis dans les rues de cette ville inconnue, en train de traîner nos gros sacs sous un soleil de plomb. La valise de Marion a rendu l'âme, la poignée a craqué en premier, suivie par les roulettes. Nous avons mis plus d'une heure et demie pour trouver l'auberge établie en périphérie, regrettant de ne pas avoir pris le bus. Une fois installés dans nos chambres nous sommes ressortis pour nous balader en ville. Nous avons vu les canaux, et aussi le quartier hippie de Christiana.

J'avais vu un reportage dessus et était pressée d'y aller. Les gens étaient assez étranges et shootés, il était interdit de prendre des photos mais nous avons quand même photographié les fabuleuses fresques murales. Il était aussi interdit de courir, car sinon les gens croient qu'il y a le feu. Je me suis arrêtée dans une boutique pour acheter un T-shirt (taille M, mais beaucoup trop grand pour moi au final). Le vendeur était choqué de voir un billet aussi vieux entre mes mains. Ce fameux billet avait été remplacé par des pièces depuis des années. Il voulait me le racheter (pour moins cher que sa valeur), mais j'ai refusé. Et puis comme au final, j'ai payé avec le monsieur était content. On a fait quelques courses pour manger à l'auberge le soir. Au dîner : pâtes à la sauce tomate ! Nous avons commencé à préparer quand un responsable de l'auberge est venu nous dire qu'il fallait payer pour pouvoir utiliser les ustensiles de cuisine. Nous avons donc dû trouver une solution (parce que x23 ça faisait cher), et comme le midi nous avions fait des sandwichs et qu'il restait du pain, nous avons mis les pâtes dans le pain. C'était une journée vraiment bizarre et pleine de rebondissements !
J-2
Le lendemain le ciel était gris et c'est la couleur qui nous a suivi durant tout le voyage. On était pourtant au mois d'août, mais il a fallu ranger les shorts !

Le matin nous sommes allés au palais royal. Il y avait des gardes avec des chapeaux en poils, comme en Angleterre.

Ensuite nous sommes allés sur le bord de mer pour voir la fameuse Petite Sirène.

Le midi nous avons mangé dans un restaurant faisant un buffet à volonté de spécialité méditerranéennes (dans lequel nous sommes revenus le soir), avant de partir pour visiter un château. Dedans nous avons vu les richesses, les bijoux... de la famille royale. Et nous avons goûté dans l'herbe, car il y avait de très beaux jardins tout atour.

J-3
Pour ce troisième et dernier jour nous avons consacré la matinée à faire du shopping. Nous avions quartier libre dans la rue piétonne à côté de la mairie. En plus, c'était la semaine de la fashion week de Copenhague et il y avait plein d'activités sympas. Nous avons mangé au Burger King avant de partir, surprise... pour le Parc de Tivoli (qui fêtait l'homosexualité, donc il y avait des drapeaux gays partout) !! Il faut payer l'entrée et ensuite acheter des jetons pour les attractions. Il y en a qui valent 1 jeton, d'autres 2 et d'autres 3. Nous en avions 5 chacun, et nous avions aussi la possibilité de nous en racheter avec notre argent de poche. Avec un petit groupe nous avons fait un attraction thématisée Asie. Les rails étaient au dessus de nous, nous avions les jambes pendues dans le vide. Nous pouvions mettre nos sacs et chaussures dans des box. Après les deux loopings nous sommes redescendus sur terre pour aller faire des autos-tamponneuses. C'était une journée géniale et il faisait plutôt beau.
Oslo
J-4
Pour nous rendre à Oslo nous avons pris un ferry. Je n'avais jamais pris un tel bateaux. Les chambres étaient faites pour 4 personnes et étaient très étroites (surtout que nous avions nos valises !). Il y avait une salle internet, une salle télévision, et des jacuzzis ! Tout pour que nous ne nous ennuyions pas durant la traversée. Nous avons enfilé nos maillots de bain pour profiter des deux jacuzzis situé sur un pont du bateau. C'était génial car nous avions la vue sur la mer. Le soir nous avons mangé des sandwichs pour éviter de payer le restaurant. Les sandwichs ont été notre principales nourriture durant ces 3 semaines. Le soir nous avons profité de la petite piste de danse pour nous défouler.

J-5
Le lendemain c'est une voix sorties de nulle part qui nous a réveillé dans une langue inconnue. Nous sommes allé prendre un petit déjeuné avec au menu du saumon fumé (le matin ça fait bizarre), et plein d'autres choses heureusement. A Oslo nous avons trouvé assez facilement l'auberge, installée en haut d'une colline, près du tramway. C'était la Oslo Youth Hostel Haraldsheim (j'ai retrouvé en cherchant un peu sur le net). Très agréable ! Petite cuisine pour un si grand groupe mais au moins nous avions le droit de faire à manger sans payer les casseroles, et nous faisions la vaisselle après. Il y avait une grande salle télé et nous avons pu regarder certaines épreuves des jeux Olympiques. Nous sommes allés visiter la ville.

J-6
Le lendemain nous avons visité le tremplin olympique de saut à ski et le musée sur le Nord qui est adjacent.


L'après midi nous avons fait une balade en bateau dans les Fjords. Il nous a déposé sur une des îles et là il y avait un grand lac. Nous sommes allés nous baigner en sous-vêtements dans l'eau froide (les plus courageux) jusqu'à ce qu'on voit des méduses et que nous retournions sur la rive.
Comme le soleil n'était toujours pas là, il a fallu remettre nos vêtements sans avoir séché. Nous avons repris le bateau et nous sommes allés faire un dernier tour en ville avant de rentrer.

J-7
Ce matin là, nous avons été voir un musée dur les drakkars. C'était pas mal.

Ensuite on est allés dans un autre musée. Cette fois c'était sur la conquête du grand nord. Il y avait un brise-glace à visiter. J'ai vraiment apprécié cette visite.

L'après midi c'est dans un musée-village que nous nous sommes rendus. En fait il y avait des quartiers avec les différentes époque de la Norvège pour nous faire découvrir la vie des gens à ces moments là. C'était vraiment intéressant à voir.

Stockholm
J-8
Il a fallu que nous allions prendre le train. C'était long, très long. 7h. Nous sommes arrivés à Stokholm. Cette fois pas d'auberge mais un camping. Nous avions 4 mobil homes. C'était très bien quand même, malgré le fait que nous étions obligés de manger dehors. Il ne faisait pas beau et en plus il y avait plein de guêpes ! Mais la grande surprise de ce camping c'était le sauna ! Nous étions vraiment en Suède pour ce coup là ! La ville était magnifique, c'est une de mes préférés. Nous avons visité le musée National. Ce n'était pas passionnant parce que nous ne sommes pas amateurs d'art. Il y a seulement une toile qui a retenu mon attention.

Après, nous avons visité le Palais Royal. J'ai bien aimé cette visite, c'était très joli.
J-9
Nous nous sommes accordé une grasse matinée. Nous sommes ensuite partis voir encore un musée sur les bateaux ! Celui là je n'ai pas trop aimé. Il faisait trop sombre, le bateau était impressionnant mais on ne pouvait pas monter dessus comme dans celui d'Oslo. Dommage. Ce jour là j'ai aussi mangé le meilleur sandwich de ma vie : pain suédois, saumon fumé et tsatsiki ! (vu les quantités astronomiques de sandwichs engloutis, il fallait bien varier) On a mangé au bord d'un port, le temps était toujours aussi maussade.

J-10
Pour ce dernier jour à Stockholm, nous sommes montés au sommet de la tour de la TV. Plusieurs bémols : il faisait moche (pour changer), on était en périphérie, et la vue n'était pas jolie, on pouvait admirer les ports industriels youpi. Le truc qui m'a fait rire c'est le panneau avec écrit 'bienvenus à l'étage 28'. Grammaticalement c'est pas faux, mais en général c'est plutôt 'bienvenue'... Bref, j'ai pas trop aimé. Si vous voulez vraiment y aller, il faut qu'il fasse beau, sinon c'est inintéressant. Je préfère largement la tour de la télé à Berlin. Même s'il fait moche, on a quand même une vue sur la ville, c'est déjà ça.

Nous avons aussi visité le musée d'art moderne mais on n'est pas restés longtemps. On voulait aller à Ikéa mais après il aurait été trop tard pour prendre le bateau.
Helsinki
J-11
A nouveau le ferry. Celui là je ne l'ai pas aimé. Pas de jacuzzi mais surtout... pas de fenêtres ! Je me sentais presque claustrophobe ! Le pont était minuscule !! Seul point positif, la piste de danse était vraiment grande. On a eu le droit à un verre de soda chacun, payé avec le budget de la colo. On a passé une très bonne soirée.
J-12
Un des pires réveils de ma vie. Vu que nous avons fait la fête trad, nous n'avons pas remarqué le mouvement sur le bateau. Alors que tout le monde avait quitté sa chambre, nous étions encore en train de dormir. C'est la femme de ménage qui nous a réveillé. On avait vraiment honte (merci les anims' qui dormaient aussi). Il a fallu fermer les valises en vitesse et quitter les lieux, sans même prendre de petit déjeuné. Nous avions un train à prendre de Turku à Helsinki pour 2h de trajet.
L'auberge était placée en ville pour une fois, donc pas besoin de prendre le bus, le tramway ou le métro, nous avons pu tout faire à pieds. Là aussi il y avait un sauna avec des heures pour les filles et des heures pour les garçons. Seulement, quand c'était les heures des filles nous étions encore en sortie donc on n'a pas pu en profiter (nous les filles). Nous avons visité la ville mais il n'y avait rien de très intéressant (ou alors nous n'avons pas du voir les bons coins). Nous avons mangé dans un restaurant oriental pas très cher non loin de l'auberge.
J-13
Nous avons passés une grande partie du temps sur le marché du port. C'était magnifique ! Il y avait plein de fruits, de légumes...

On a mangé sur le port un plat avec du riz, des légumes et des poissons frits, c'était délicieux !

Ensuite nous avons eu quartier libre dans les rues commerçantes. Nous avons pris le bateau pour aller sur une île-zoo. Pas beaucoup d'animaux sortis, c'était dommage. Par contre on a vu un bel aquarium. En fin de journée, nos animateurs nous ont fait la surprise de nous emmener dans un ice-bar ! Bien sûr pour nous c'était un jus de fruits. Mais c'était quand même génial de faire ça.

J-14
Visite d'une île mais je ne me souviens plus du tout de ce qu'elle avait de particulier. Ensuite nous avons eu le droit à 8h de train pour aller en Russie. Là, tout le monde dormait à cause de la fatigue. Il a fallu remplir des papiers car nous passions hors de l'Europe. Arrivés là bas c'était horrible, pas un seul anglophone. Impossible de savoir comment acheter des jetons pour le métro ou d'avoir une indication. Finalement on a trouvé la fameuse auberge, situé en haut d'un immeuble. Honnêtement, quand j'ai pénétré dans le hall j'ai eu peur. Des tags partout, des escaliers dévastés, on aurait dit un squat. Grand soulagement, l'appartement aménagé en auberge était neuf et très propre !

Saint Petersbourg
J-15 à J-20
Impossible de dire chronologiquement tout ce qu'on a vu. Il y a eu la magnifique Église de Saint Sauveur sur le Sang Versé.

On est arrivé une heure avant la fermeture du palais de l'ermitage donc on n'a pas vu grand chose, c'est dommage. On a beaucoup marché dans la ville. On a vu les marchés à la recherche de poupées russes... On a aussi visité un ancien fort, qui avait été une prison aussi. On est souvent allés manger dans un restaurant style flunch et les employées n'arrêtaient pas de glousser en nous regardant c'était assez gênant. Le MacDo aussi c'était une histoire de fou. Les menus sont écrits en cyrillique. Même si après quelques jours on comprends comment le déchiffrer ça reste difficile de communiquer parce que personne ne parle anglais. Dès qu'on arrivait et qu'on disait 'hello', les gens étaient pris de panique, vraiment. On était en petit groupe avec chacun le budget du repas du soir. Bien sûr c'est moi que mon groupe a envoyé... Pour savoir le pris d'un milkshake, la fille me l'a écrit sur un papier. Trop compliqué, j'ai pris menu Big Mac pour tout le monde (au moins ça c'est universel). Et on a tous pu prendre un sandwich ou un dessert en plus. On a mangé pour vraiment pas cher ! L'un des trucs les plus mémorables c'était... les bains russes. La troupe de file arrive, maillot de bain dans le sac. Non, non, ici on ne peut pas mettre de maillot de bain. Soit, il nous a fallu payer pour louer un drap afin de cacher notre corps (et comme la vendeuse ne parlait pas un mot d'anglais, c'était pas facile, mais une gentille dame bilingue a fait la traduction pour lui expliquer ce qu'on voulait). Première étape donc, se mettre à poil, s'enrouler dans sa serviette et prendre une douche. Ensuite nous sommes rentrées dans le sauna. Là on a fait les crêpes, il faisait même trop chaud pour respirer. Les vieilles russes rajoutaient régulièrement de l'eau sur les pierres pour réchauffer la pièce et on se serait cru dans une cocotte minute. Dans ces conditions, impossible de rester enroulées dans les draps. Nous avons fini toutes nues et c'était une situation très bizarre. Les russes nous regardaient bizarrement. Il y avait aussi en endroit dans le sauna où elles se frappaient le corps avec des branches de (je pense) lauriers. Une histoire de circulation du sang. On a voulu faire pareil sauf que les branches n'étaient pas en libre service, non ce sont les femmes qui les amènent. On s'est retrouvé à se faire insulter en russe parce qu'on avait volé les branches et quand on a voulu lui rendre la dame en voulait plus, elle nous les a jeté à la figure. On n'était vraiment pas les bienvenues. On est resté une petite heure avant de se laver et de rejoindre les garçons dehors. Trop bizarre, je vous déconseille de tenter l'expérience.
Le dernier soir (le jour de mon anniversaire en plus), on a eu le droit à une balade en euh... bateau mouche. On a vu les ponts mobiles s'ouvrir pour laisser passer les gros bateaux. C'était très joli. Par contre les propriétaire du bateau n'ont pas commenté la visite (ils devaient pas parlé anglais), et il s'est mit a pleuvoir. On a fini par prendre le micro, mettre de la musique avec nos portable, ça résonnait dans tout le bateau, mais on était le seul groupe donc on dérangeait personne. Puis on a dansé dehors sous la pluie et c'était fun. Balade sympathique =)
J-21
Retour à la maison. Au revoir à tout le monde (je dois avouer que j'étais contente de quitter certaines personnes). 2h d'avion pour rentrer à Paris. Là on retrouve nos famille et on rentre chez nous des souvenirs plein la tête.
La surprise, c'est Pékin! English translation pending
C’est vrai, je reconnais, les bouquets de fleurs, les bijoux, sacs à main ou autre parfums, c’est pas trop mon truc.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.
Retour de croisière dans les Caraïbes sur l'Adventure of the Seas (RCI) du 7 au 14 février 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà -malheureusement- revenus du paradis!🙂
Ce fut un séjour merveilleux et j'espère vous faire partager mes impressions par ce CR. Si j'en oublie, n'hésitez pas à me poser des questions, je répondrai avec plaisir!
J'ai reçu tellement d'informations utiles via ce site, je serais heureuse de pouvoir aider d'autres croisiéristes!
Comme il se doit, je précise qu'il s'agit d'un avis PERSONNEL qui n'engage que moi.
Evidemment, chacun a ses façons de voir les choses. Donc c'est ma vision, à vous de juger sur place!
Notre arrivée a été un peu chaotique en raison de la tempête de neige sur l'Est des Etats-Unis. 🤪
Nous avons eu l'immense chance de pouvoir changer nos vols avec une correspondance à Charlotte au lieu de Philadelphie car tous les vols ont été annulés sur PHL en raison du la neige.
Du coup, au lieu d'arriver comme prévu la veille à San Juan, nous sommes arrivés le jour même vers midi mais toujours à temps pour le départ, OUF!!
TRANSFERT AEROPORT-PORT Pan American Pier
Je lis souvent des questions à ce sujet: le trajet en taxi coûte 19$ + 1$/valise (les bagages cabine ne nous ont pas été facturés)
Les taxis sont présents en masse à l'aéroport, aucune attente et un dispatcheur sur place qui vous guide vers la voiture, ça ne peut être plus simple.
Ne pas réserver le transfert via RCCL, aucun intérêt!
EMBARQUEMENT
Nous sommes arrivés vers 12h30 au quai, nous étions sur le bateau pour 13h même pas, et encore nous avons mis du temps car nous avons voulu acheter de l'eau minérale sur place.
Nos amis américains ont embarqué vers 11h.
Queue devant le port pour déposer les bagages, c'est le plus long, en plein soleil....bof, bof! Mais ça avance finalement assez vite.
Les porteurs attendent leurs pourboires alors ayez qq billets de 1$ prêts!
Il faut les passeports, SetSail Pass et étiquettes bagages de prêts.
Surtout, pensez bien à garder un bagage cabine avec vous contenant tout l'essentiel (papiers, médicaments, ...) et surtout des vêtements et chaussures adaptées pour l'après-midi et la soirée car les valises peuvent arriver très tard. (ce fut notre cas)
Une fois débarrasés des valises, vous entrez dans le terminal.
Là, aucune queue, bcp de guichets d'ouverts et j'ai eu mes cartes SeaPAss pour la famille en moins de 5min.
A noter, on peut monter de l'eau sur le bateau, mais pas d'alcool.
Ensuite, contrôle des passeports et des cartes, photos et hop, on monte sur le bateau! Trop génial!
Le Windjammer est ouvert pour manger.
Perso, à l'arrivée, je passe déjà voir la table qui nous a été attribuée au restaurant, le maître d'hôtel est disponible pour les changements éventuels.
Après, nous avons pu accéder à notre cabine.
CABINE
Nous avions -pour la 1ere fois- une cabine avec balcon du côté port , située pont 7 au milieu du bateau ("hump cabin" désolée, je sais pas comment on dit en français) ce sont les cabines qui sont là où le bateau a une sorte d'arrondi en avant, ce qui fait que l'on voit le bateau depuis le balcon
Assez de place pour tout ranger et je vous jure que j'en amène des tonnes (3 personnes, 6 valises de soutes, 2 valises cabine....) et tout tenait!
Le cabinier, super sympa, nous a enlevé les boissons du minibar , on a pu y mettre nos affaires persos
Il m'a trouvé une chaise plus confortable pour le balcon et m'a amené un peignoir gratuitement, normalement réservé aux suites.
La vue du balcon était magnifique et c'était merveilleux de voir l'arrivée aux ports ainsi que le lever du jour (vers 6h30-7h00 dans les iles) chaque matin avec notre petit-déjeuner servi en cabine.
Pour ceux qui sont matinaux comme nous, pas de souci avec la livraison du pdj, officiellement, ça commence à 7h mais nous avons réussi à être livrés aux environs de 6h45 chaque matin.
Jamais d'erreur dans notre commande.
Portions ok, sauf pour les fruits, nous prenions une assiette en plus!
BATEAU/SERVICE
Je ne vais pas entrer dans les détails, tout est dispo partout sur le net, on peut visiter le bateau comme si on y était!
Nous avons adoré et étions en terrain connu, car avions voyagé surle Navigator.
Point positif: les enfants ont une piscine réservée au pont 12 à l'arrière du bateau avec toboggan aquatique (surveillé), c'était génial!
Nous adorons la promenade et ses boutiques, pour flâner, ...et le shopping! les prix sont intéressants, pour les cosmétiques, c pareil qu'aux ports
j'ai juste trouvé moins cher à Curaçao car on m'a fait -10% de remise car bcp d'achats
et sinon, certains parfums moins chers au duty free des aéroports US (mais surtout pas San Juan, trop cher)
l'alcool , peux pas juger
les sacs et vêtements, c bon marché
les montres à voir, comparer aux ports
Température: la clim est en route à fond partout, prévoir des gilets pour l'intérieur
personnellement, je suis frileuse, le soir, j'ai un pantalon et un pull de coton ou un sweat et des chaussures fermées (et chaussettes!)
mon mari met un pantalon aussi et une chemise et pourtant, il n'a jamais froid
et prévoir pull ou polaire pour la patinoire
L'ambiance était super, surtout des américains à bord, donc très calmes et sympas
Nous aimons bcp.
Peu de familles cette semaine car pas de vacances (seuls 100 enfants de 3 à 11 ans)
Le service était extraordinaire, tout le personnel très souriant, aimable et serviable.
Service très efficace, la réception aussi, 5*.
Nous avions été très très déçus en août dernier, et bien, le niveau est revenu au luxe d'avant.
REPAS
Nous avons été agréablement surpris par la qualité des repas, également meilleure qu'en 2009.
Ce sont des plats simples (vu par nous français, gâtés il faut le dire!), pour moi qui cuisine bcp moi même, je dirais rien d'extraordinaire, on note l'utilisation d'ingrédients bon marchés mais bien cuisinés et relevés, nous avons toujours trouvé à notre goût.
Nous avons bien aimé les desserts, pas tous à notre goût de français, mais suffisamment pour revenir avec deux kilos! (malgré une heure de sport par jour et jamais d'ascenseur!)
Le matin, nous avions room service.
Le midi, si en mer, on peut aller au restaurant, service type brasserie. Sinon, le windjammer.
Le soir, nous n'aimons pas aller au restaurant , pas envie de s'habiller et je n'apprécie pas trop le service que je trouve trop "présent"!
En vacances, j'aime bien être tranquille!
Donc, le soir, soit buffet Windjammer: excellent, presque personne à 20h-20h30!
Les couverts sont déjà sur les tables et les boissons sont servies à la place, très très reposant!
Et un grand choix de plats, donc certains les même qu'au resto, notamment les desserts.
A noter qu'il y a des sushis tous les soirs au buffet, faits devant vous souvent. Ma fille aurait vidé le plateau si je ne l'avais pas arrêtée!!
Sinon, nous avions aussi room service le soir parfois.
Le menu est un extrait de celui du restaurant principal, donc plats très fins, servis dans de la porcelaine (j'avoue, les assiettes plastiques du buffet me lassent vite!) et dégustés bien tranquille dans sa cabine, c'est génial!
(comme dirait un certain "créateur d'automobiles: "le luxe, c'est l'espace"!)
Et il y a toujours le Café promenade, 24/24, servant, sandwiches (bon), pizzas (beurks pour moi, mais j'aime pas ici non plus!) et gâteaux et cookies en tout genre + des fruits.
C'est génial, et le personnel super sympa
Là, café, thé et chocolat à disposition et gratuit, que demande le peuple!
En payant des suppléments, on peut aussi manger:
au restaurant PORTOFINO: 20$/personne, beau cadre mais menu italien, honnêtement, pour nous, rien d'extraordinaire mais pour les américains, c autre chose!
au fast food Johnny Rocket: 4,95$/pers, le cadre est super pour les tables dehors mais alors...ça pue plus la friture qu'au mac do chez nous, il faut aimer!!! (pas nous!)
ACTIVITES
Certains se plaignent de l'absence d'ambiance
c'est sûr, la clientèle américaine est différente, plus 'passive' dirons nous!
J'ai utilisé le fitness: super: les profs très sympas mais peu de cours "actifs" comme step aérobic, ...surtout yoga, stretching et pilates tous les jours + abdos
mais bonne ambiance et jamais bondé
Les spectacles sont à 19h ou 21h ou bcp plus tard.
Avons vu les deux "production show", très bien et le "ice show", super aussi, attention, les tickets sont à retirer le premier jour en mer!
Autres soirées pas vues, nous sommes lève tôt...donc couche tôt aussi! les soirées animées, danse, etc.. sont au moins à 23h... bien trop tard pour nous
avons fait un peu le buffet de minuit et la fête de la piscine jusque minuit, super ambiance, on serait bien restés mais on avait la babysitter à libérer et puis, on était fatigués!
Y a toujours soirée 70's 80's, etc... et bien sûr la discothèque, mais complètement enfumée
On a adoré le jeu "Love and Marriage", comme d'hab! (c'est niais, mais on rigole toujours)
Et y avait aussi le Quest, on n'aime pas mais les américains adorent! à vous de juger!
Le club enfant était super, horaires d'ouverture très larges et aux petits soins. Notre fille qui ne parle pas anglais s'y est plue quand même.
Les jours en mer, j'ai regretté l'absence d'acitivtés plus "pro actives" dehors, comme de la danse à la piscine, etc... surtout des choses à "regarder": concours de plats, élection de miss biceps, ... marrant à regarder mais on s'ennuie vite si comme moi, on ne tient pas en place!
Et sinon, le reste est à l'intérieur, bien dommage quand on a 30° et du soleil dehors!
Le Spa a des offres intéressantes quand le bateau est au port, surtout le dernier jour (st thomas), attendez avant de réserver!!
par contre, n'oubliez pas qu'on est aux US, donc les esthéticiennes et coiffeuses attendant leur pourboire ;-)
Les photos sont sympas, pas si chères si on prend les forfaits (80$ pour 10 petites photos ou 5 grandes, 149$ pour 20 petites. etc...) et si on les achète le 2è jour en mer, on nous offre encore une ou deux photos gratuites, surveillez bien le Compass! (en anglais!)
Par contre, pour la langue, j'imagine qu'en ne parlant pas anglais, ça doit être très ennuyeux.
Je ne sais pas qui parle français sur le bateau vu que nous parlons couramment anglais et étions avec des amis américains, nous n'avons jamais essayé.
Mais mon mari a eu les compass en français (très mal traduit!) et il y avait un ambassadeur international (jamais vu cependant!!)
EXCURSIONS/PORTS
Nous avons tout visité par nous même.
Il y a assez de conseils sur tous ces ports sur le net, surtout en anglais. mais il y a aussi des guides (Frommers, etc...) et c'est toujours meilleur marché de faire soi même, on peut réserver exactement les mêmes choses qu'avec le bateau si on veut
A chaque fois, nous pouvions débarquer à 8h, parfois un tout petit peu avant.
Le club enfant ouvre également à 8h, très pratique.
Ca nous a permis d'arriver tôt sur les plages, vers 9h/9h30, donc choix de sa place et pas embêté par le monde
La plupart des gens n'arrivent que vers 11h.
D'une manière générale, nous avons eu un assez bon contact dans les îles, à part peut être à St Thomas.
Les gens ont été sympas et parlaient anglais partout.
Cependant, le rythme dans les îles n'est pas le même qu'ici, c'est assez "relax" dira-t-on pour ne pas être trop péjoratif ;-)
Dans les magasins, le service est bien différent de ce que l'on connaît, faut pas être pressé aux caisses!! il ne faudrait pas qu'un caissier vienne travailler chez nous au Aldi, il ferait une crise cardiaque!!!
Les dollars US sont acceptés partout aussi mais prévoir des petites coupures car ils n'ont pas le change.
Cartes de crédit (Visa pour nous) acceptée partout mais prévoir une carte d'identité ou un passeport.
ARUBA
Le bateau accoste en plein centre ville. Tout se fait à pieds.
Notre plage préférée!
Trajet en bus très facile, terminus en face du terminal de croisière.
Billet A/R pour 2,30$, chauffeur sympa, bus climatisé, que veut-on de plus????
Nous avons fait "Eagle Beach", c'est l'arrêt de bus n°7, devant l'hotel "Amsterdam Manor"
Avons utilisé leur plage, 6$ pour la location de la chaise , avons pris le "lit de plage" pour rien, juste pris un coca pour 5$ (avec super tip) et la plagiste était contente ;-)
La plage est magnifique, on a marché tout le long, sable de rêve, blanc, doux, etc... et eau turquoise mais assez agitée et profonde, pas terrible pour les enfants!
Pleins de coins presque déserts pour ceux qui aiment être seuls, d'autant plus que les gens arrivent tard, pas avant 11h.
A noter, la plupart des gens vont plus loin à Palm Beach
Là, tous les hôtels de luxe, bcp plus de monde sur la plage
Possibilité d'acheter un "day pass" au Radisson pour 16$/personne, donne accès à toutes les facilités de l'hôtel
Retour au bateau pour un lunch tardif, douche et retour en ville pour un peu de shopping...
Avons été déçus par la ville, à part un très beau centre commercial dans un "boutique hotel", mais très petit, avons trouvé le centre assez "sale", pas très accueillant mais les avis divergent... A chacun de se faire le sien!
Les gens étaient sympas par contre.
Rien d'intéressant à acheter pour nous, avons vu des magasins qui semblaient sortir tout droit des années 80! (déco et marchandise!!)
CURACAO
Le bateau accoste tout prêt de la ville, on peut y aller à pieds.
Là encore, départ à 8h, taxi pour Kontiki Beach (Cabana Beach maintenant) pour 20$ l'aller.
L'entrée à la plage (club) est 3$/pers, + 6$ /chaise ou 15$/lit
En arrivant tôt, nous avions tout le choix pour notre emplacement, en première ligne
Les gens de l'hôtel prenaient leur petit déjà en terrasse, sympa!
Très sympa, plage toute petite par contre mais eau turquoise et très calme, super pour nager
Des beaux palmiers partout, bar sympa , toilettes super propres (ça compte!), une très belle expérience
Et toujours un taxi qui attend pour repartir!
A savoir, l'excursion via le bateau coûte au moins 60$/personne... et elle ne part qu'à 10h du matin..; à vous de comparer!
L'après-midi, après douche et lunch sur le bateau, shopping en ville.
Les rues "refaites" pour le touriste sont très belles, maisons de couleur, etc... un charme européen.
Par contre, dès qu'on s'éloigne un peu, c'est sale et dégradé... à vous de voir!
Sinon, shopping très intéressant.
Ai vraiment fait des affaires en cosmétiques et parfums chez Yellow House, recommandé par le bateau, les prix sont top et j'ai encore eu -10% et avec le cours actuel de l'euro face au dollar (malgré la chute), ça reste très très bon marché.
Dans le centre commercial tout près du port, on trouve les grandes marques type Mango, Sebago, etc... mon mari a fait d'énormes affaires, -50% par rapport à la France.
Attention, on n'a le droit de ramener que l'équivalent d' environ 600$/personne hors taxe en Europe.... il faut faire ses comptes! (ou tricher...) et si on achète des bijoux, on ne peut grouper les franchises de toute la famille....
DOMINICA
Nous avions lu tellement de commentaires extrêmement négatifs sur cette île que nous n'étions pas sûrs de vouloir débarquer.
Nous avions hésité pour un tour en bateau pour alloir -essayer- de voir des baleines, mais 68$/pers, ça faisait cher si on ne voyait rien!
Nous n'étions pas du tout intéressés par les cascades et autres forêts tropicales.
Nous avions finalement décidé d'aller à la plage, du côté de Portsmouth (au nord ouest de l'île)
Le bâteau accoste en plein centre de Roseau mais la ville est vraiment...délabrée, désolée, mais j'ai détesté, c'est pire qu'en Egypte, quelle misère
et les gens aggressifs...
quand on arrive, des barrières bloquent l'accès au port, le limitant seulement aux compagnies d'excursion et de taxi "approuvées" par RCCL
donc plus cher!
Derrière la barrière, nous avons trouvé un taxi -ou plutôt, il 'est offert à nous, car on est vraiment harrangué de toute part- qui nous a proposé pour 80$ l'aller -retour à Portsmouth, passage dans la ville et 2h sur la plage (Turtle Bay)
bon, c'était une heure de route, dans un van POURRI, ici, j'oserai même pas monter dans un tacot pareil ;-)
mais nous avions un bon chauffeur!
on s'est quand même fait qq frayeurs...
on longe la côte et la mer est superbe, de même que la végéation, une superbe palmeraie (usine colgate!), des bananiers; etc...
par contre, les batiments: délabrés, beurk!
Portsmouth: j'étais contente de voir ça depuis la voiture, avec notre chauffeur! mais j'aurais pas voulu y descendre!
La plage: Turtle Beach (prince Rupert's Bay) sympa, malgré le sable noir (ile volcanique), de grands palmiers, l'eau super et la plage pour nous, ça faisait très "koh lanta"!!! mais très sympa
et un climat génial: chaud mais on ne sue pas, toujours du vent, un régal!
Ensuite, retour au bateau après encore presque 70 min de route cahotique. Là, nous avons savouré notre douche et ne sommes plus sortis du bateau!! Avons SAVOURE notre confort!
ST THOMAS
Bien prévoir les cartes d'identité ou permis de conduire pour sortir, car ils sont contrôlés à l'entrée!
(ne pas sortir son passeport par contre, le laisser au coffre dans la cabine, on ne sait jamais!)
Nous nous attendions à quelque chose de géant à cause de nos amis américains qui ne tarissaient pas d'éloges sur le shopping...et avons du coup été déçus!
Matin, comme à notre habitude: plage!
Avons choisi d'aller à Emerald Beach, c dans la "Lindbergh Bay", à côté de l'aéroport.
C'est 6$ par personne en taxi (très malaimable au départ du port)
Sur place, on peut louer des chaises à l'hôtel Best Western.
C'est ce que nous avions prévu mais sommes finalement restés sur le sable.
Des tables pique nique gratuites, WC publics, etc.. la plage est publique, gratuite, utilisée par les locaux et d'autres hôtels.
Sable sympa mais surtout: eau de carte postale! Transparente et turquoise, et calme, géniale pour nager.
C'est pour ça qu'on a choisi cette plage, les autres n'étant pas toutes propices à la nage!
A savoir, RCCL propose l'excursion pour 99$ par personne!! inclus un transat, une boisson et le lunch à l'hôtel...
sachant que le trajet en taxi ne coûte que 12$ A/R par personne...je vous laisse calculer les royalties!!!!
Pour le retour, toujours un taxi devant l'hôtel qui attend.
sinon, ça peut se faire par le bus car l'aéroport est à côté mais fastidieux!
Prévoir bien à l'avance pour le retour (mini 30 min detrajet) car traffic très très dense, nombreux feux, etc... le port est à l'autre bout
Après pause rapide sur le bateau, retour en ville pour le shopping.
Nous choisissons d'aller à pieds, environ 20-25 min de marche , très agréable le long de l'eau puis via un nouveau centre commercial luxe très très beau
mais le taxi coûte 4$ par personne
En ville, on se croirait dans un village de magasins d'usines!! Que des boutiques, 90% de bijouteries....paraît que c'est intéressant, perso, j'y connais rien, j'aurais trop peur de me faire avoir!
Et puis, on ne peut pas ramener grand chose hors taxe en Europe.
Les américains ont droit à 1600$ hors taxe, ça change tout!
Nous n'avons pas fait d'affaires et avons trouvé les commerçants peu aimables....
Avons par contre adoré notre marche, surtout le retour avec la vue du bateau dans la baie, superbe... on se serait cru à Mallorca!
SAN JUAN
Le dernier jour, comme notre avion ne partait qu'à 15h30, nous avions réservé un tour privé avec Countrysides tours.
Génial!
chauffeur super sympa, nous attendait devant la sortie du terminal
Il a chargé les bagages dans son van et ne l'a jamais quitté, c'était important pour moi de ne pasl aisser les valises sans surveillance.
Nous avons fait:
en voiture: OId San juan, New San Juan, Condado Area (avec arrêt plage très court mais super!)
Puis shopping dans Old San Juan: il y a de vraies affaires à faire: magasins d'usines (des vrais!) de marque Coach, Guess, Hilfiger, etc...
Plus un grand magasin Marshalls, on y trouve de tout pour rien (genre Tati)
Nous avons adoré Old San Juan, vraiment un charme espagnol fou, on se croirait à Mallorca!
Pour ceux qui auraient plus de temps, on peut aller faire du shopping au centre Las Americas, c immense et très intéressant mais il faut un vol du soir
Bien prévoir 3h à l'avance à l'aéroport pour un vol international car:
- controle agriculture obligatoire
- check-in TRES long
- contrôle sécurité: au moins 300 m de queue, je vous ments pas, j'ai jamais vu ça!
Vraiement, je ne remercierais jamais assez mon amie américaine de son conseil, ça évite bcp de stress!
Je ne voulais pas la croire mais le dimanche, l'aéroport est vraiment "un zoo" comme disent les américains!
Attention aussi, cet aéroport est tristement réputé pour les vols de/dans les bagages...
Nous l'avons vécu...à notre arrivée, on a retrouvé un papier du TSA (service de sécurité américain) dans une de nos valises
soit disant, pas de vol durant les controles de sécurité...Et bien il me manquait qqchose, vraiment presque aucune valeur marchande mais pénible car çà manquait pour le voyage....
Surtout, ne fermez pas vos valises si les serrures ne sont pas TSA car de toute façon, ils sont en droit de faire sauter les serrures et personne ne vous les remboursera.... vive les US!
Voilà, c'est très long, désolée, mais difficile de tout condenser!
N'hésitez surtout pas si vous avez encore des questions! J'en ai sûrement oublié...
Filament
Nous voilà -malheureusement- revenus du paradis!🙂
Ce fut un séjour merveilleux et j'espère vous faire partager mes impressions par ce CR. Si j'en oublie, n'hésitez pas à me poser des questions, je répondrai avec plaisir!
J'ai reçu tellement d'informations utiles via ce site, je serais heureuse de pouvoir aider d'autres croisiéristes!
Comme il se doit, je précise qu'il s'agit d'un avis PERSONNEL qui n'engage que moi.
Evidemment, chacun a ses façons de voir les choses. Donc c'est ma vision, à vous de juger sur place!
Notre arrivée a été un peu chaotique en raison de la tempête de neige sur l'Est des Etats-Unis. 🤪
Nous avons eu l'immense chance de pouvoir changer nos vols avec une correspondance à Charlotte au lieu de Philadelphie car tous les vols ont été annulés sur PHL en raison du la neige.
Du coup, au lieu d'arriver comme prévu la veille à San Juan, nous sommes arrivés le jour même vers midi mais toujours à temps pour le départ, OUF!!
TRANSFERT AEROPORT-PORT Pan American Pier
Je lis souvent des questions à ce sujet: le trajet en taxi coûte 19$ + 1$/valise (les bagages cabine ne nous ont pas été facturés)
Les taxis sont présents en masse à l'aéroport, aucune attente et un dispatcheur sur place qui vous guide vers la voiture, ça ne peut être plus simple.
Ne pas réserver le transfert via RCCL, aucun intérêt!
EMBARQUEMENT
Nous sommes arrivés vers 12h30 au quai, nous étions sur le bateau pour 13h même pas, et encore nous avons mis du temps car nous avons voulu acheter de l'eau minérale sur place.
Nos amis américains ont embarqué vers 11h.
Queue devant le port pour déposer les bagages, c'est le plus long, en plein soleil....bof, bof! Mais ça avance finalement assez vite.
Les porteurs attendent leurs pourboires alors ayez qq billets de 1$ prêts!
Il faut les passeports, SetSail Pass et étiquettes bagages de prêts.
Surtout, pensez bien à garder un bagage cabine avec vous contenant tout l'essentiel (papiers, médicaments, ...) et surtout des vêtements et chaussures adaptées pour l'après-midi et la soirée car les valises peuvent arriver très tard. (ce fut notre cas)
Une fois débarrasés des valises, vous entrez dans le terminal.
Là, aucune queue, bcp de guichets d'ouverts et j'ai eu mes cartes SeaPAss pour la famille en moins de 5min.
A noter, on peut monter de l'eau sur le bateau, mais pas d'alcool.
Ensuite, contrôle des passeports et des cartes, photos et hop, on monte sur le bateau! Trop génial!
Le Windjammer est ouvert pour manger.
Perso, à l'arrivée, je passe déjà voir la table qui nous a été attribuée au restaurant, le maître d'hôtel est disponible pour les changements éventuels.
Après, nous avons pu accéder à notre cabine.
CABINE
Nous avions -pour la 1ere fois- une cabine avec balcon du côté port , située pont 7 au milieu du bateau ("hump cabin" désolée, je sais pas comment on dit en français) ce sont les cabines qui sont là où le bateau a une sorte d'arrondi en avant, ce qui fait que l'on voit le bateau depuis le balcon
Assez de place pour tout ranger et je vous jure que j'en amène des tonnes (3 personnes, 6 valises de soutes, 2 valises cabine....) et tout tenait!
Le cabinier, super sympa, nous a enlevé les boissons du minibar , on a pu y mettre nos affaires persos
Il m'a trouvé une chaise plus confortable pour le balcon et m'a amené un peignoir gratuitement, normalement réservé aux suites.
La vue du balcon était magnifique et c'était merveilleux de voir l'arrivée aux ports ainsi que le lever du jour (vers 6h30-7h00 dans les iles) chaque matin avec notre petit-déjeuner servi en cabine.
Pour ceux qui sont matinaux comme nous, pas de souci avec la livraison du pdj, officiellement, ça commence à 7h mais nous avons réussi à être livrés aux environs de 6h45 chaque matin.
Jamais d'erreur dans notre commande.
Portions ok, sauf pour les fruits, nous prenions une assiette en plus!
BATEAU/SERVICE
Je ne vais pas entrer dans les détails, tout est dispo partout sur le net, on peut visiter le bateau comme si on y était!
Nous avons adoré et étions en terrain connu, car avions voyagé surle Navigator.
Point positif: les enfants ont une piscine réservée au pont 12 à l'arrière du bateau avec toboggan aquatique (surveillé), c'était génial!
Nous adorons la promenade et ses boutiques, pour flâner, ...et le shopping! les prix sont intéressants, pour les cosmétiques, c pareil qu'aux ports
j'ai juste trouvé moins cher à Curaçao car on m'a fait -10% de remise car bcp d'achats
et sinon, certains parfums moins chers au duty free des aéroports US (mais surtout pas San Juan, trop cher)
l'alcool , peux pas juger
les sacs et vêtements, c bon marché
les montres à voir, comparer aux ports
Température: la clim est en route à fond partout, prévoir des gilets pour l'intérieur
personnellement, je suis frileuse, le soir, j'ai un pantalon et un pull de coton ou un sweat et des chaussures fermées (et chaussettes!)
mon mari met un pantalon aussi et une chemise et pourtant, il n'a jamais froid
et prévoir pull ou polaire pour la patinoire
L'ambiance était super, surtout des américains à bord, donc très calmes et sympas
Nous aimons bcp.
Peu de familles cette semaine car pas de vacances (seuls 100 enfants de 3 à 11 ans)
Le service était extraordinaire, tout le personnel très souriant, aimable et serviable.
Service très efficace, la réception aussi, 5*.
Nous avions été très très déçus en août dernier, et bien, le niveau est revenu au luxe d'avant.
REPAS
Nous avons été agréablement surpris par la qualité des repas, également meilleure qu'en 2009.
Ce sont des plats simples (vu par nous français, gâtés il faut le dire!), pour moi qui cuisine bcp moi même, je dirais rien d'extraordinaire, on note l'utilisation d'ingrédients bon marchés mais bien cuisinés et relevés, nous avons toujours trouvé à notre goût.
Nous avons bien aimé les desserts, pas tous à notre goût de français, mais suffisamment pour revenir avec deux kilos! (malgré une heure de sport par jour et jamais d'ascenseur!)
Le matin, nous avions room service.
Le midi, si en mer, on peut aller au restaurant, service type brasserie. Sinon, le windjammer.
Le soir, nous n'aimons pas aller au restaurant , pas envie de s'habiller et je n'apprécie pas trop le service que je trouve trop "présent"!
En vacances, j'aime bien être tranquille!
Donc, le soir, soit buffet Windjammer: excellent, presque personne à 20h-20h30!
Les couverts sont déjà sur les tables et les boissons sont servies à la place, très très reposant!
Et un grand choix de plats, donc certains les même qu'au resto, notamment les desserts.
A noter qu'il y a des sushis tous les soirs au buffet, faits devant vous souvent. Ma fille aurait vidé le plateau si je ne l'avais pas arrêtée!!
Sinon, nous avions aussi room service le soir parfois.
Le menu est un extrait de celui du restaurant principal, donc plats très fins, servis dans de la porcelaine (j'avoue, les assiettes plastiques du buffet me lassent vite!) et dégustés bien tranquille dans sa cabine, c'est génial!
(comme dirait un certain "créateur d'automobiles: "le luxe, c'est l'espace"!)
Et il y a toujours le Café promenade, 24/24, servant, sandwiches (bon), pizzas (beurks pour moi, mais j'aime pas ici non plus!) et gâteaux et cookies en tout genre + des fruits.
C'est génial, et le personnel super sympa
Là, café, thé et chocolat à disposition et gratuit, que demande le peuple!
En payant des suppléments, on peut aussi manger:
au restaurant PORTOFINO: 20$/personne, beau cadre mais menu italien, honnêtement, pour nous, rien d'extraordinaire mais pour les américains, c autre chose!
au fast food Johnny Rocket: 4,95$/pers, le cadre est super pour les tables dehors mais alors...ça pue plus la friture qu'au mac do chez nous, il faut aimer!!! (pas nous!)
ACTIVITES
Certains se plaignent de l'absence d'ambiance
c'est sûr, la clientèle américaine est différente, plus 'passive' dirons nous!
J'ai utilisé le fitness: super: les profs très sympas mais peu de cours "actifs" comme step aérobic, ...surtout yoga, stretching et pilates tous les jours + abdos
mais bonne ambiance et jamais bondé
Les spectacles sont à 19h ou 21h ou bcp plus tard.
Avons vu les deux "production show", très bien et le "ice show", super aussi, attention, les tickets sont à retirer le premier jour en mer!
Autres soirées pas vues, nous sommes lève tôt...donc couche tôt aussi! les soirées animées, danse, etc.. sont au moins à 23h... bien trop tard pour nous
avons fait un peu le buffet de minuit et la fête de la piscine jusque minuit, super ambiance, on serait bien restés mais on avait la babysitter à libérer et puis, on était fatigués!
Y a toujours soirée 70's 80's, etc... et bien sûr la discothèque, mais complètement enfumée
On a adoré le jeu "Love and Marriage", comme d'hab! (c'est niais, mais on rigole toujours)
Et y avait aussi le Quest, on n'aime pas mais les américains adorent! à vous de juger!
Le club enfant était super, horaires d'ouverture très larges et aux petits soins. Notre fille qui ne parle pas anglais s'y est plue quand même.
Les jours en mer, j'ai regretté l'absence d'acitivtés plus "pro actives" dehors, comme de la danse à la piscine, etc... surtout des choses à "regarder": concours de plats, élection de miss biceps, ... marrant à regarder mais on s'ennuie vite si comme moi, on ne tient pas en place!
Et sinon, le reste est à l'intérieur, bien dommage quand on a 30° et du soleil dehors!
Le Spa a des offres intéressantes quand le bateau est au port, surtout le dernier jour (st thomas), attendez avant de réserver!!
par contre, n'oubliez pas qu'on est aux US, donc les esthéticiennes et coiffeuses attendant leur pourboire ;-)
Les photos sont sympas, pas si chères si on prend les forfaits (80$ pour 10 petites photos ou 5 grandes, 149$ pour 20 petites. etc...) et si on les achète le 2è jour en mer, on nous offre encore une ou deux photos gratuites, surveillez bien le Compass! (en anglais!)
Par contre, pour la langue, j'imagine qu'en ne parlant pas anglais, ça doit être très ennuyeux.
Je ne sais pas qui parle français sur le bateau vu que nous parlons couramment anglais et étions avec des amis américains, nous n'avons jamais essayé.
Mais mon mari a eu les compass en français (très mal traduit!) et il y avait un ambassadeur international (jamais vu cependant!!)
EXCURSIONS/PORTS
Nous avons tout visité par nous même.
Il y a assez de conseils sur tous ces ports sur le net, surtout en anglais. mais il y a aussi des guides (Frommers, etc...) et c'est toujours meilleur marché de faire soi même, on peut réserver exactement les mêmes choses qu'avec le bateau si on veut
A chaque fois, nous pouvions débarquer à 8h, parfois un tout petit peu avant.
Le club enfant ouvre également à 8h, très pratique.
Ca nous a permis d'arriver tôt sur les plages, vers 9h/9h30, donc choix de sa place et pas embêté par le monde
La plupart des gens n'arrivent que vers 11h.
D'une manière générale, nous avons eu un assez bon contact dans les îles, à part peut être à St Thomas.
Les gens ont été sympas et parlaient anglais partout.
Cependant, le rythme dans les îles n'est pas le même qu'ici, c'est assez "relax" dira-t-on pour ne pas être trop péjoratif ;-)
Dans les magasins, le service est bien différent de ce que l'on connaît, faut pas être pressé aux caisses!! il ne faudrait pas qu'un caissier vienne travailler chez nous au Aldi, il ferait une crise cardiaque!!!
Les dollars US sont acceptés partout aussi mais prévoir des petites coupures car ils n'ont pas le change.
Cartes de crédit (Visa pour nous) acceptée partout mais prévoir une carte d'identité ou un passeport.
ARUBA
Le bateau accoste en plein centre ville. Tout se fait à pieds.
Notre plage préférée!
Trajet en bus très facile, terminus en face du terminal de croisière.
Billet A/R pour 2,30$, chauffeur sympa, bus climatisé, que veut-on de plus????
Nous avons fait "Eagle Beach", c'est l'arrêt de bus n°7, devant l'hotel "Amsterdam Manor"
Avons utilisé leur plage, 6$ pour la location de la chaise , avons pris le "lit de plage" pour rien, juste pris un coca pour 5$ (avec super tip) et la plagiste était contente ;-)
La plage est magnifique, on a marché tout le long, sable de rêve, blanc, doux, etc... et eau turquoise mais assez agitée et profonde, pas terrible pour les enfants!
Pleins de coins presque déserts pour ceux qui aiment être seuls, d'autant plus que les gens arrivent tard, pas avant 11h.
A noter, la plupart des gens vont plus loin à Palm Beach
Là, tous les hôtels de luxe, bcp plus de monde sur la plage
Possibilité d'acheter un "day pass" au Radisson pour 16$/personne, donne accès à toutes les facilités de l'hôtel
Retour au bateau pour un lunch tardif, douche et retour en ville pour un peu de shopping...
Avons été déçus par la ville, à part un très beau centre commercial dans un "boutique hotel", mais très petit, avons trouvé le centre assez "sale", pas très accueillant mais les avis divergent... A chacun de se faire le sien!
Les gens étaient sympas par contre.
Rien d'intéressant à acheter pour nous, avons vu des magasins qui semblaient sortir tout droit des années 80! (déco et marchandise!!)
CURACAO
Le bateau accoste tout prêt de la ville, on peut y aller à pieds.
Là encore, départ à 8h, taxi pour Kontiki Beach (Cabana Beach maintenant) pour 20$ l'aller.
L'entrée à la plage (club) est 3$/pers, + 6$ /chaise ou 15$/lit
En arrivant tôt, nous avions tout le choix pour notre emplacement, en première ligne
Les gens de l'hôtel prenaient leur petit déjà en terrasse, sympa!
Très sympa, plage toute petite par contre mais eau turquoise et très calme, super pour nager
Des beaux palmiers partout, bar sympa , toilettes super propres (ça compte!), une très belle expérience
Et toujours un taxi qui attend pour repartir!
A savoir, l'excursion via le bateau coûte au moins 60$/personne... et elle ne part qu'à 10h du matin..; à vous de comparer!
L'après-midi, après douche et lunch sur le bateau, shopping en ville.
Les rues "refaites" pour le touriste sont très belles, maisons de couleur, etc... un charme européen.
Par contre, dès qu'on s'éloigne un peu, c'est sale et dégradé... à vous de voir!
Sinon, shopping très intéressant.
Ai vraiment fait des affaires en cosmétiques et parfums chez Yellow House, recommandé par le bateau, les prix sont top et j'ai encore eu -10% et avec le cours actuel de l'euro face au dollar (malgré la chute), ça reste très très bon marché.
Dans le centre commercial tout près du port, on trouve les grandes marques type Mango, Sebago, etc... mon mari a fait d'énormes affaires, -50% par rapport à la France.
Attention, on n'a le droit de ramener que l'équivalent d' environ 600$/personne hors taxe en Europe.... il faut faire ses comptes! (ou tricher...) et si on achète des bijoux, on ne peut grouper les franchises de toute la famille....
DOMINICA
Nous avions lu tellement de commentaires extrêmement négatifs sur cette île que nous n'étions pas sûrs de vouloir débarquer.
Nous avions hésité pour un tour en bateau pour alloir -essayer- de voir des baleines, mais 68$/pers, ça faisait cher si on ne voyait rien!
Nous n'étions pas du tout intéressés par les cascades et autres forêts tropicales.
Nous avions finalement décidé d'aller à la plage, du côté de Portsmouth (au nord ouest de l'île)
Le bâteau accoste en plein centre de Roseau mais la ville est vraiment...délabrée, désolée, mais j'ai détesté, c'est pire qu'en Egypte, quelle misère
et les gens aggressifs...
quand on arrive, des barrières bloquent l'accès au port, le limitant seulement aux compagnies d'excursion et de taxi "approuvées" par RCCL
donc plus cher!
Derrière la barrière, nous avons trouvé un taxi -ou plutôt, il 'est offert à nous, car on est vraiment harrangué de toute part- qui nous a proposé pour 80$ l'aller -retour à Portsmouth, passage dans la ville et 2h sur la plage (Turtle Bay)
bon, c'était une heure de route, dans un van POURRI, ici, j'oserai même pas monter dans un tacot pareil ;-)
mais nous avions un bon chauffeur!
on s'est quand même fait qq frayeurs...
on longe la côte et la mer est superbe, de même que la végéation, une superbe palmeraie (usine colgate!), des bananiers; etc...
par contre, les batiments: délabrés, beurk!
Portsmouth: j'étais contente de voir ça depuis la voiture, avec notre chauffeur! mais j'aurais pas voulu y descendre!
La plage: Turtle Beach (prince Rupert's Bay) sympa, malgré le sable noir (ile volcanique), de grands palmiers, l'eau super et la plage pour nous, ça faisait très "koh lanta"!!! mais très sympa
et un climat génial: chaud mais on ne sue pas, toujours du vent, un régal!
Ensuite, retour au bateau après encore presque 70 min de route cahotique. Là, nous avons savouré notre douche et ne sommes plus sortis du bateau!! Avons SAVOURE notre confort!
ST THOMAS
Bien prévoir les cartes d'identité ou permis de conduire pour sortir, car ils sont contrôlés à l'entrée!
(ne pas sortir son passeport par contre, le laisser au coffre dans la cabine, on ne sait jamais!)
Nous nous attendions à quelque chose de géant à cause de nos amis américains qui ne tarissaient pas d'éloges sur le shopping...et avons du coup été déçus!
Matin, comme à notre habitude: plage!
Avons choisi d'aller à Emerald Beach, c dans la "Lindbergh Bay", à côté de l'aéroport.
C'est 6$ par personne en taxi (très malaimable au départ du port)
Sur place, on peut louer des chaises à l'hôtel Best Western.
C'est ce que nous avions prévu mais sommes finalement restés sur le sable.
Des tables pique nique gratuites, WC publics, etc.. la plage est publique, gratuite, utilisée par les locaux et d'autres hôtels.
Sable sympa mais surtout: eau de carte postale! Transparente et turquoise, et calme, géniale pour nager.
C'est pour ça qu'on a choisi cette plage, les autres n'étant pas toutes propices à la nage!
A savoir, RCCL propose l'excursion pour 99$ par personne!! inclus un transat, une boisson et le lunch à l'hôtel...
sachant que le trajet en taxi ne coûte que 12$ A/R par personne...je vous laisse calculer les royalties!!!!
Pour le retour, toujours un taxi devant l'hôtel qui attend.
sinon, ça peut se faire par le bus car l'aéroport est à côté mais fastidieux!
Prévoir bien à l'avance pour le retour (mini 30 min detrajet) car traffic très très dense, nombreux feux, etc... le port est à l'autre bout
Après pause rapide sur le bateau, retour en ville pour le shopping.
Nous choisissons d'aller à pieds, environ 20-25 min de marche , très agréable le long de l'eau puis via un nouveau centre commercial luxe très très beau
mais le taxi coûte 4$ par personne
En ville, on se croirait dans un village de magasins d'usines!! Que des boutiques, 90% de bijouteries....paraît que c'est intéressant, perso, j'y connais rien, j'aurais trop peur de me faire avoir!
Et puis, on ne peut pas ramener grand chose hors taxe en Europe.
Les américains ont droit à 1600$ hors taxe, ça change tout!
Nous n'avons pas fait d'affaires et avons trouvé les commerçants peu aimables....
Avons par contre adoré notre marche, surtout le retour avec la vue du bateau dans la baie, superbe... on se serait cru à Mallorca!
SAN JUAN
Le dernier jour, comme notre avion ne partait qu'à 15h30, nous avions réservé un tour privé avec Countrysides tours.
Génial!
chauffeur super sympa, nous attendait devant la sortie du terminal
Il a chargé les bagages dans son van et ne l'a jamais quitté, c'était important pour moi de ne pasl aisser les valises sans surveillance.
Nous avons fait:
en voiture: OId San juan, New San Juan, Condado Area (avec arrêt plage très court mais super!)
Puis shopping dans Old San Juan: il y a de vraies affaires à faire: magasins d'usines (des vrais!) de marque Coach, Guess, Hilfiger, etc...
Plus un grand magasin Marshalls, on y trouve de tout pour rien (genre Tati)
Nous avons adoré Old San Juan, vraiment un charme espagnol fou, on se croirait à Mallorca!
Pour ceux qui auraient plus de temps, on peut aller faire du shopping au centre Las Americas, c immense et très intéressant mais il faut un vol du soir
Bien prévoir 3h à l'avance à l'aéroport pour un vol international car:
- controle agriculture obligatoire
- check-in TRES long
- contrôle sécurité: au moins 300 m de queue, je vous ments pas, j'ai jamais vu ça!
Vraiement, je ne remercierais jamais assez mon amie américaine de son conseil, ça évite bcp de stress!
Je ne voulais pas la croire mais le dimanche, l'aéroport est vraiment "un zoo" comme disent les américains!
Attention aussi, cet aéroport est tristement réputé pour les vols de/dans les bagages...
Nous l'avons vécu...à notre arrivée, on a retrouvé un papier du TSA (service de sécurité américain) dans une de nos valises
soit disant, pas de vol durant les controles de sécurité...Et bien il me manquait qqchose, vraiment presque aucune valeur marchande mais pénible car çà manquait pour le voyage....
Surtout, ne fermez pas vos valises si les serrures ne sont pas TSA car de toute façon, ils sont en droit de faire sauter les serrures et personne ne vous les remboursera.... vive les US!
Voilà, c'est très long, désolée, mais difficile de tout condenser!
N'hésitez surtout pas si vous avez encore des questions! J'en ai sûrement oublié...
Filament
Quelques nouvelles de La Havane English translation pending
le platanar est toujours de Bartolo, la charanga pique toujours les paroles de ses chansons mais ce nouveau mois passé à la Havane, ou du moins pas très loin, a quand même été l’occasion de voir et d’entendre quelques petits changements ! au son des radios on peut entendre que la capitale a changé de gardien (peut être que gente de zona se prend aujourd’hui pour le roi de la Havane) et toujours selon la Charanga on se marre dans la ville au milles colonnes pendant que d’autres pleurent à Miami (bah tiens !).
Sinon c’est toujours la lutte pour les taxis depuis les restrictions sur les licences et l’augmentation des prix de l’année dernière s’est maintenue dans ce secteur (tu peux toujours tenter d’hurler ta question : chauffeur à 10, à 10 ?? tu vas voir les vents que tu te prends.. pour sortir de la Havane et se rendre à Alamar c’est 20 ou tu prends le bus !).
Les bruits de la rue disent que Nestlé devrait quitter l’île (qui va fournir les glaces industrielles ?? même si elles sont hors de prix pour les cubains..) et que le temps de libération pour les professions de santé passerait de 5 à 7 ans. D’ailleurs plus généralement des lois plus restrictives concernant les professionnels diplômés universitaires sont attendues (la fuite des cerveaux commence à peser on dirait..).
Il semble aussi que le métier de chauffeur ne fasse plus rêver, et plus de chauffeur pour ramener le gaz = 10h de queue pour tenter de récupérer ta bombonne sans laquelle tu peux plus cuisiner !
Ca a aussi été l’occasion de croiser une star du net puisque depuis le balcon d’une maison du Vedado on a vu passer Panfilo dans la rue ! Une bonne partie des jeunes cubains avec qui j’étais est descendu pour prendre des photos et il a assuré le spectacle en nous jouant son fameux ‘Jama !’ en direct. L’un des cubains disaient que les USA lui aurait offert un visa.. en tout cas en janvier il sévissait encore dans le Vedado !
Sinon c’est toujours la lutte pour les taxis depuis les restrictions sur les licences et l’augmentation des prix de l’année dernière s’est maintenue dans ce secteur (tu peux toujours tenter d’hurler ta question : chauffeur à 10, à 10 ?? tu vas voir les vents que tu te prends.. pour sortir de la Havane et se rendre à Alamar c’est 20 ou tu prends le bus !).
Les bruits de la rue disent que Nestlé devrait quitter l’île (qui va fournir les glaces industrielles ?? même si elles sont hors de prix pour les cubains..) et que le temps de libération pour les professions de santé passerait de 5 à 7 ans. D’ailleurs plus généralement des lois plus restrictives concernant les professionnels diplômés universitaires sont attendues (la fuite des cerveaux commence à peser on dirait..).
Il semble aussi que le métier de chauffeur ne fasse plus rêver, et plus de chauffeur pour ramener le gaz = 10h de queue pour tenter de récupérer ta bombonne sans laquelle tu peux plus cuisiner !
Ca a aussi été l’occasion de croiser une star du net puisque depuis le balcon d’une maison du Vedado on a vu passer Panfilo dans la rue ! Une bonne partie des jeunes cubains avec qui j’étais est descendu pour prendre des photos et il a assuré le spectacle en nous jouant son fameux ‘Jama !’ en direct. L’un des cubains disaient que les USA lui aurait offert un visa.. en tout cas en janvier il sévissait encore dans le Vedado !
Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions :
- Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ?
- Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance?
J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes.
Merci de vos réponses.
G le chinois
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) English translation pending
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Avis sur circuit dans l'Ouest américain + variante Hawaï du 6 au 21 octobre English translation pending
Bonjour
Mon amie et moi-même partons du 6 au 21 Octobre au Etats-Unis ... çà sera notre premier voyage là bas. Aussi , pour ce premier voyage , nous avons décidé de choisir un tour operator plutôt que de partir complètement à l'aventure (conseil donné par un ami australien ... qui de plus est prof d'anglais en france (très habitué à voyager)).
Aussi , nous avons opté pour un voyage "Ruée vers l'ouest + variante Hawaï" ... et d'après ce que j'ai lu sur d'autres topics ... les temperatures sont assez fraiche !! Donc , je pense qu'on prendra quand même de quoi se couvrir (et pas uniquement des pulls) ... néanmoins , nous allons aussi visiter (je crois que c'est le 6ème ou 7ème jours) Les studios Universals à L.A. et passeront par Las Vegas.
Je compte en profiter pour réaliser pleins de photos ... je n'irai pas tous les ans non plus.
Quelqu'un a-t-il déjà réalisé ce voyage ? (conseils et remarques fortement apprécié)
Si dessous le planning (c'est du standard ... vue ... revue .... et surtout très connue , je pense)
- -- Jour 1 : France / Phœnix
Enregistrement individuel. Envol pour Phœnix. Accueil par votre guide-accompagnateur et transfert à l'hôtel. Dîner libre. Hébergement. Jour 2 : Phœnix / Grand Canyon / Page
Découvrez les splendides falaises rouges du village d'artistes de Sedona avant d'emprunter la route panoramique du Oak Creek Canyon. Déjeuner-buffet. Admirez les fabuleux paysages du Grand Canyon. Ses dimensions gigantesques et la variété des couleurs des roches en font un lieu unique. Suivez la route panoramique le long de la rive sud. Continuation pour Page. Dîner. Hébergement. Jour 3 : Page / Canyon de Chelly / Monument Valley / Blanding
Admirez l'impressionnant barrage sur le Colorado, à l'origine du Lac Powell, avant de pénétrer dans l'immense réserve indienne des Navajos. Route vers les formations rocheuses uniques de Monument Valley. Visitez le parc au cours d'une excursion en véhicule tout-terrain en compagnie d'un Indien Navajo. Déjeuner de spécialités indiennes. Découvrez ensuite les falaises abruptes du Canyon de Chelly, dernier bastion de la résistance indienne contre Kit Carson en 1864. Route vers Blanding. Dîner. Hébergement. Jour 4 : Blanding / Arches / Canyonlands / Moab
Visite du parc national d'Arches. Découvrez ces nombreuses arches naturelles de couleurs ocre taillées par l'érosion. Déjeuner pique-nique dans le parc. Admirez en fin de journée le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point. Dîner. Hébergement. Jour 5 : Moab / Capitol Reef / Bryce Canyon
Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Découvrez ensuite la beauté de Bryce Canyon. L'érosion a sculpté d'innombrables tourelles dans de gigantesques amphithéâtres naturels, les couleurs passent de l'ocre rouge au violet par toutes les nuances d'orange et de rose. Dîner. Hébergement. Jour 6 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas
Suivez la superbe route panoramique qui traverse le parc de Zion. Les couleurs variées des falaises sont stupéfiantes. Déjeuner puis arrêt photo au temple mormon de Saint-George. Route à travers le désert pour arriver à Las Vegas, oasis de lumière, capitale mondiale du jeu et des spectacles. Dîner libre. Hébergement pour 2 nuits. Jour 7 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas
Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d'ocre... Déjeuner au cœur d'une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres. Jour 8 : Las Vegas / Los Angeles
Traversée du désert Mojave. Arrivée à Hollywood aux célèbres studios Universal. Déjeuner simple puis visitez les décors des studios à bord d'un petit train. Profitez également des nombreuses attractions créées sur le thème de vos films préférés. Dîner. Hébergement. Jour 9 : Los Angeles / Santa Barbara / Solvang / Lompoc
Tour de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, les magasins de luxe de Rodeo Drive. Déjeuner. Départ le long du Pacifique jusqu'à Santa Barbara. Promenade à pied dans le vieux centre espagnol. Continuation vers Solvang, un curieux village créé par une communauté danoise. Tout y est : les maisons à colombages, les nids de cigognes et les délicieux gâteaux aux pommes... Surprenant ! Route jusqu'à Lompoc. Dîner-buffet. Hébergement. Jour 10 : Lompoc / Monterey / San Francisco
Découverte de la péninsule de Monterey. Empruntez la superbe route panoramique "17 Mile Drive" qui serpente en bord de Pacifique entre de luxueux golfs et les manoirs de riches célébrités. Déjeuner dans le village pittoresque Carmel. Visite de Monterey : l'ancien port de pêche à la sardine est devenu un haut lieu touristique. Rejoignez San Francisco, la ville la plus européenne de Californie. Tour d'orientation de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Hébergement pour 2 nuits. Jour 11 : San Francisco
Visitez la ville préférée des voyageurs en Californie : Union Square, Market Street, le pont du Golden Gate. Déjeuner à Fisherman's Wharf. Après-midi libre. Profitez d'un ticket de cable-car remis par votre guide pour faire l'expérience de ce moyen de transport unique. Dîner et soirée libres. Jour 12 : San Francisco / Honolulu
Transfert à l'aéroport. Enregistrement individuel. Envol pour Honolulu. Accueil hawaïen et remise du collier de fleurs traditionnel. Transfert à l'hôtel. Déjeuners et dîners libres. Hébergement pour 3 nuits avec petits déjeuners américains. Jours 13-14 : Honolulu
Journée et repas libres pour découvrir Honolulu et profiter de la plage de Waikiki. Jour 15 : Honolulu / France
Selon l'horaire de vol, transfert à l'aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord. Jour 16 : France
Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
--
Notre but étant d'être le mieux préparé !!
- Faut-il prendre des chaussures de marches ? (basket , c'est bien ... mais si on doit faire des trucs long à pied ...) - Faut-il prendre pas mal de liquidité ? (je sais les CB c'est bien , mais on en trouve pas partout , surtout dans les coins perdu ... et combien budgétiser) - Quels vétements prendres en particulier ou éviter pour cette période de l'année ?
Si vous avez des conseils .... ils seront les bienvenues .... Je me suis un peu renseigné sur Universal Studios .. et il semblerait que l'on ait un peu de chance , puisqu'on y sera un mardi ... donc , çà sera moins remplis qu'un Week-end.
Quelqu'un aurait-il un conseil pour Hawaï .... rester 2 jours là bas ... c'est bien .... mais çà serait bien de visiter quelques trucs .. donc une idée serait très apprécié.
Un truc quand même .... c'est la durée du voyage ... à l'allée ... 20h32 !!!!!!!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : Paris (CDG) -> Francfort (4h d'attente) Francfort -> Denver Denver -> Phoenix
Pour le retour , c'est pire : 27h35 (!!!!!!!!!!!!!!) Honolulu -> San Fransisco San Fransisco -> Munich Munich -> Paris (CDG)
Merci d'avance ... pour toutes aides précieuse :)
David
Mon amie et moi-même partons du 6 au 21 Octobre au Etats-Unis ... çà sera notre premier voyage là bas. Aussi , pour ce premier voyage , nous avons décidé de choisir un tour operator plutôt que de partir complètement à l'aventure (conseil donné par un ami australien ... qui de plus est prof d'anglais en france (très habitué à voyager)).
Aussi , nous avons opté pour un voyage "Ruée vers l'ouest + variante Hawaï" ... et d'après ce que j'ai lu sur d'autres topics ... les temperatures sont assez fraiche !! Donc , je pense qu'on prendra quand même de quoi se couvrir (et pas uniquement des pulls) ... néanmoins , nous allons aussi visiter (je crois que c'est le 6ème ou 7ème jours) Les studios Universals à L.A. et passeront par Las Vegas.
Je compte en profiter pour réaliser pleins de photos ... je n'irai pas tous les ans non plus.
Quelqu'un a-t-il déjà réalisé ce voyage ? (conseils et remarques fortement apprécié)
Si dessous le planning (c'est du standard ... vue ... revue .... et surtout très connue , je pense)
- -- Jour 1 : France / Phœnix
Enregistrement individuel. Envol pour Phœnix. Accueil par votre guide-accompagnateur et transfert à l'hôtel. Dîner libre. Hébergement. Jour 2 : Phœnix / Grand Canyon / Page
Découvrez les splendides falaises rouges du village d'artistes de Sedona avant d'emprunter la route panoramique du Oak Creek Canyon. Déjeuner-buffet. Admirez les fabuleux paysages du Grand Canyon. Ses dimensions gigantesques et la variété des couleurs des roches en font un lieu unique. Suivez la route panoramique le long de la rive sud. Continuation pour Page. Dîner. Hébergement. Jour 3 : Page / Canyon de Chelly / Monument Valley / Blanding
Admirez l'impressionnant barrage sur le Colorado, à l'origine du Lac Powell, avant de pénétrer dans l'immense réserve indienne des Navajos. Route vers les formations rocheuses uniques de Monument Valley. Visitez le parc au cours d'une excursion en véhicule tout-terrain en compagnie d'un Indien Navajo. Déjeuner de spécialités indiennes. Découvrez ensuite les falaises abruptes du Canyon de Chelly, dernier bastion de la résistance indienne contre Kit Carson en 1864. Route vers Blanding. Dîner. Hébergement. Jour 4 : Blanding / Arches / Canyonlands / Moab
Visite du parc national d'Arches. Découvrez ces nombreuses arches naturelles de couleurs ocre taillées par l'érosion. Déjeuner pique-nique dans le parc. Admirez en fin de journée le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point. Dîner. Hébergement. Jour 5 : Moab / Capitol Reef / Bryce Canyon
Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Découvrez ensuite la beauté de Bryce Canyon. L'érosion a sculpté d'innombrables tourelles dans de gigantesques amphithéâtres naturels, les couleurs passent de l'ocre rouge au violet par toutes les nuances d'orange et de rose. Dîner. Hébergement. Jour 6 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas
Suivez la superbe route panoramique qui traverse le parc de Zion. Les couleurs variées des falaises sont stupéfiantes. Déjeuner puis arrêt photo au temple mormon de Saint-George. Route à travers le désert pour arriver à Las Vegas, oasis de lumière, capitale mondiale du jeu et des spectacles. Dîner libre. Hébergement pour 2 nuits. Jour 7 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas
Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d'ocre... Déjeuner au cœur d'une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres. Jour 8 : Las Vegas / Los Angeles
Traversée du désert Mojave. Arrivée à Hollywood aux célèbres studios Universal. Déjeuner simple puis visitez les décors des studios à bord d'un petit train. Profitez également des nombreuses attractions créées sur le thème de vos films préférés. Dîner. Hébergement. Jour 9 : Los Angeles / Santa Barbara / Solvang / Lompoc
Tour de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, les magasins de luxe de Rodeo Drive. Déjeuner. Départ le long du Pacifique jusqu'à Santa Barbara. Promenade à pied dans le vieux centre espagnol. Continuation vers Solvang, un curieux village créé par une communauté danoise. Tout y est : les maisons à colombages, les nids de cigognes et les délicieux gâteaux aux pommes... Surprenant ! Route jusqu'à Lompoc. Dîner-buffet. Hébergement. Jour 10 : Lompoc / Monterey / San Francisco
Découverte de la péninsule de Monterey. Empruntez la superbe route panoramique "17 Mile Drive" qui serpente en bord de Pacifique entre de luxueux golfs et les manoirs de riches célébrités. Déjeuner dans le village pittoresque Carmel. Visite de Monterey : l'ancien port de pêche à la sardine est devenu un haut lieu touristique. Rejoignez San Francisco, la ville la plus européenne de Californie. Tour d'orientation de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Hébergement pour 2 nuits. Jour 11 : San Francisco
Visitez la ville préférée des voyageurs en Californie : Union Square, Market Street, le pont du Golden Gate. Déjeuner à Fisherman's Wharf. Après-midi libre. Profitez d'un ticket de cable-car remis par votre guide pour faire l'expérience de ce moyen de transport unique. Dîner et soirée libres. Jour 12 : San Francisco / Honolulu
Transfert à l'aéroport. Enregistrement individuel. Envol pour Honolulu. Accueil hawaïen et remise du collier de fleurs traditionnel. Transfert à l'hôtel. Déjeuners et dîners libres. Hébergement pour 3 nuits avec petits déjeuners américains. Jours 13-14 : Honolulu
Journée et repas libres pour découvrir Honolulu et profiter de la plage de Waikiki. Jour 15 : Honolulu / France
Selon l'horaire de vol, transfert à l'aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord. Jour 16 : France
Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
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Notre but étant d'être le mieux préparé !!
- Faut-il prendre des chaussures de marches ? (basket , c'est bien ... mais si on doit faire des trucs long à pied ...) - Faut-il prendre pas mal de liquidité ? (je sais les CB c'est bien , mais on en trouve pas partout , surtout dans les coins perdu ... et combien budgétiser) - Quels vétements prendres en particulier ou éviter pour cette période de l'année ?
Si vous avez des conseils .... ils seront les bienvenues .... Je me suis un peu renseigné sur Universal Studios .. et il semblerait que l'on ait un peu de chance , puisqu'on y sera un mardi ... donc , çà sera moins remplis qu'un Week-end.
Quelqu'un aurait-il un conseil pour Hawaï .... rester 2 jours là bas ... c'est bien .... mais çà serait bien de visiter quelques trucs .. donc une idée serait très apprécié.
Un truc quand même .... c'est la durée du voyage ... à l'allée ... 20h32 !!!!!!!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : Paris (CDG) -> Francfort (4h d'attente) Francfort -> Denver Denver -> Phoenix
Pour le retour , c'est pire : 27h35 (!!!!!!!!!!!!!!) Honolulu -> San Fransisco San Fransisco -> Munich Munich -> Paris (CDG)
Merci d'avance ... pour toutes aides précieuse :)
David
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
45 jours aux Etats-Unis en juillet/août 2008 English translation pending
Bonjour à tou(te)s
Ce compte rendu sans prétention, un peu tardif, d'un voyage en juillet/août 2008, (en raison d'une année difficile, et de l'effacement accidentel d'une bonne partie des notes de voyage sur informatique...) pour essayer d'en aider d'autres, et remercier tous ceux qui nous ont aidés sur ce forum ou en MP, directement ou en répondant aux forumeurs sur des sujets qui nous intéressaient, à commencer par J.Luc (Vazyvite) (Pourquoi ai-je donc pensé à lui à Roswell ?...😊), Philippe (Sedonax) (encore merci notamment pour Sédona et pour CBS avec Paria Outfitters : peut-être les moments les plus forts de notre voyage😮), Fred XIII, Vilcanota, Jadorry, Bousquet (grâce à qui nous envisageons d'ouvrir une piste de ski, ou un chantier naval, ou un élevage de phoques, à Carizzozo😏), PSI31, Noelle65, monkiwi, FabienneCA, Zitounet, Grisemote, mlefevre, boumtchak, jdakota, j'en oublie certainement, qu'ils ne nous en veuillent pas.
C'est une petite contribution qui veut témoigner de notre reconnaissance envers ce forum.
Nous, c'est un couple de la cinquante/soixantaine, pas hyper sportif ni aventurier, ne cherchant pas le grand luxe, n'aimant pas trop la grande foule mais plutôt les rencontres simples, ayant déjà fait un voyage dans l'Ouest en 2005 (les grands classiques) avec les enfants.
Nos commentaires sont à aborder à travers ces prismes là.
Bien à vous
Philippe
J1 Ma 8 Paris/ San Francisco
Voyage tranquille (mais ne pas oublier de mettre son ordi portable dans un bac séparé à la douane...)– Beaucoup de monde à l’arrivée SF - files attente pour contrôles - prise empreinte 2 index + photo - tout semble aller bien, mais GASP ! 1 valise égar��e par Air France avec dedans un traitement médical important (assez volumineux, impossible de l'emmener en cabine) : si maintenant il faut répartir ses pilules ou autres dans toutes les valises par précaution...
Angoisse – Air France nous offre 150$ de dédommagement pour achat vêtements – avec toute cette histoire, prise du 4/4 (Alamo par Autoescape) à l’aéroport avec beaucoup de retard : il ne reste plus grand chose de bien. On attend encore, un Four Runner arrive, mais d’autres l’avaient réservé ... On se rabat donc sur un Toyota Highlander, pas trop mal, mais qui s’avérera pas vraiment correctement préparé ( voyant pneus dégonflés allumé au bout de 500 km, voyant maintenance allumé au bout de 2500 km... Voir J8 et J9, impossible de joindre la road assistance, et accueil scandaleux à Alamo Jackson Airport). Ben tant pis, on verra bien (ça a été , on s’est arrêté dans plusieurs garages ou agences Toyota sur le trajet, tous sympas (sans pub), qui nous ont dit que ça devrait tenir : on changera à Albuquerque.
Coucher au Coventry : excellent accueil de Vince, avec une aide précieuse et efficace pour la recherche de la valise. Hôtel pratique, bien tenu (chambre calme à l’opposé de Lombard)
Courses au Safeway et carte fidélité (env 10% de remise dans tous les magasins)
Dîner au Mel’s Drive In à côté : on retrouve l’odeur du péché alimentaire... mais c’est bon...
Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité/prix/ = *** pour la situation et l'accueil
Resto : Mel’s Drive In


J2 Me 9 San Francisco
Malgré le stress, on visite les classiques pour se rassurer (Ghirardelli, Cannery, Fisherman, Coït Tower, Chinatown, tout à pied). Belles vues au sommet de Coït... petits escaliers avec maisons entourées de fleurs (Vers Filbert), vues sur la baie : un peu fatigant, mais joli. On ose déjeuner à Chinatown dans un Hole in the Wall d’aspect... spécial. Surprise : c’est super bon, et ma douce moitié (qui parle très peu anglais et encore moins mandarin ou pidgin) se fait une copine de la cuisinière, on a des grosses portions et on est bien contents, même si on ne sait pas ce que c'est... ! Et même pas malades !
Retour au Coventry - On a retrouvé la valise vers 18h ! Livrée à l’hôtel. Encore merci Vince qui n’a pas arrêté de téléphoner pour nous.
Bien fatigués et soulagés... dîner, dodo.
Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité prix = ***
Resto : Mel’s Drive In (play it again, sam)



J3 Je 10 San Francisco/côte/Redwood/Crescent City
On se perd un peu en partant du côté de Point Reyes, route bordée par endroit d'eucalyptus et de pins. Presque "campagne française"...
Puis on aborde la région des grands arbres (Humboldt, Avenue des Géants...): Redwoods impressionnants, gigantesques : on passe au travers du "Chandelier Tree" : bien rabattre les rétros...
Avant Crescent City, la route longe la mer : belles découpes de rochers au début du crépuscule, pelotons de mouettes sur les plages
Coucher : Light House Inn (non réservé) - Qualité prix = *
Resto : Denny's



J4 Ve 11 Redwood/ Crater Lake/Lincoln City
Longue route dans la forêt vers Crater Lake
Crater Lake : Bleu profond magnifique – de la neige sur les côtés de la route (parfois une bonne épaisseur !). Le contraste entre le bleu du lac, le vert des arbres, les ocres différents, le blanc de la neige... Un peu de vent.
Re-route vers la côte - c'est long... quelques dunes, mais on se dépêche : trajet plus long que prévu.
On n’avait pas réservé, donc plus de place à Lincoln City, sinon à l’Edgecliff motel – Patron désabusé, pas hyper clean, un peu bizarre, mais chambre correcte, vue sur mer (joli coucher de soleil). Le lendemain matin, le petit dèj sera le plus cocasse du voyage : sur un bout de table en plastique, dans une sorte d’entrée, avec 1 muffin et demi, et du café... pire qu’aux US... !
... Il est tard (21h) , quasi tous les restos fermés (dont Blackfish), 1 seul ouvert avec orchestre, qui ne sert plus que de la bière et des frites...
Coucher : Edgecliff Motel - Qualité prix = 0 (0 pour le patron et le petit dèj. Mais il paraît que ça s'est amélioré...?)
Resto : (?)



J5 Sa 12 Lincoln City/Boise
Route sans histoire, contrastée (forêts, collines pelées, zones plates, bruyère...)
Soirées Bachelorettes au Hampton de Boise... On prend le même ascenseur qu'un groupe hurlant de ces demoiselles, bien allumées par... du coca light ?.. "Moi, Français" : triplement des hurlements... Mon charme masculin (d'un certain âge...) ? Sans aucun doute (ma douce moitié a modérément apprécié et n'a pas encore lu ce compte-rendu...). Désolé, pas de photos...😇😇😇
Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = ** : très bien et pas trop trop cher...
Resto : (?) près de l'hôtel, rue piétonne
J6 Di 13 Boise/Crater of the moon/Yellowstone
De la route...
Crater of the moon : roches noires (le négatif de White Sands !) , "champs" de lave - rien de transcendant (sauf pour les géologues ?), mais néanmoins étonnant. Loop sur route goudronnée.
Quelques embouteillages en arrivant à Yellowstone - donc direct check in, manger et dodo
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = * (un peu cher et moins bien que Canyon Lodge cabins en 2005))
Resto : Cafeteria du Lake Lodge - très correct



J7 Lu 14 Yellowstone
Toujours aussi beau pour nous. Lac, forêt, animaux, montagnes, geysers... en vrac : des arbres morts debouts, ou couchés à flancs de colline comme des allumettes, Grand Prismatic, Sunset Lake bleu et orange, les longues passerelles à 70 cm au dessus de ces eaux sulfureuses ou acides, les fumées qui vous piquent le nez, la lumière du soir sur les prairies, etc. etc.
On cherche des pélicans, qu'on finira par trouver. Drôles de bestiaux...
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Lake Lodge restaurant - un peu chicos.





J8 Ma 15 Yellowstone
On l'avait déjà fait en 2005, surtout la boucle inférieure - Là, on essaye la boucle supérieure pour voir plus de bébêtes, mais à part 2 ours (de loin : environ 100 m), et encore des habituels (bisons...), pas énormément de rencontres : pas de chance. Mais c'est toujours aussi beau.
Problème de voiture : le voyant s’allume ! Panique (un peu) – on essaye de joindre Alamo, de plusieurs cabines (A Roosevelt, Mammoth...): impossible (répondeur en boucle) – on vérifie plusieurs fois le numéro : pareil – ça dure, ça dure, ça nous gâche la journée – on rentre au Motel où même le manager principal du Lodge, très sympa et serviable, n’arrive pas à les joindre. Après avoir quand même réussi à contacté Alamo Jackson, RV est pris pour le lendemain pour explication sur place.
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cafeteria du Lake Lodge

J9 Me 16 Yellowstone/Dinosaur/Vernal
En direction des Grands Tetons, un ours (moyen) traverse... à environ 10m, juste devant les 2 voitures qui nous précèdent. Vite, les appareils photos et scope, on arrive à l'avoir, mais on reste assez à l'écart : par contre des malades sortent des voitures et le filment à 4/5 m...
Accueil en dessous de tout à Alamo Jackson : le manager est injoignable, et les autres ne veulent pas prendre de décision (« ...On peut rien faire... On n'est qu’une franchise...Pas le temps... », et un ton vraiment pas correct..) : après 2h30 d’attente pour rien, grosse colère de notre part, audible (des personnels de l’aéroport après nos explications nous confirment que nous avons raison de ne pas nous laisser faire), et on part furieux parcequ’il est déjà tard. Sur le chemin, on demande l’avis d’un concessionnaire Toyota qui nous dit que ça devrait tenir jusqu’à Albuquerque. On prend le risque.
Rencontre de biches sur les bords de route. Camaïeu de roches jaunes et roses en arrivant à Vernal.
Dinosaur Utah au coucher du soleil : roches marron et rose, adoucies par la lumière du soir. Petite piste roulante, on est tous seuls, c'est calme et très beau. Mais le temps nous manque pour faire tout ce qu'on avait prévu.
Coucher : Best Western Antlers (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : (?) près du motel.




J10 Je 17 Vernal/Gunnison
Dinosaur Utah au lever du soleil : petite balade du côté de la cabane de Josie Bassett qui vécut là jusqu'à 90 ans, sans eau ni électricité, sans personne à proximité...
Gunnison : une vraie découverte : un grand abîme impressionnant (800m de dénivelé, étroit, quasi à pic, comme un énorme coup de hache dans un plateau), visible de 12 points de vues (style Grand canyon, en beaucoup plus simple). Une partie est restée sauvage.
Vols de rapaces, roches veinées de blanc aux flancs de canyon, impressionnant.
Coucher : Super 8 - Qualité prix = *
Resto : (?) - un mexicain pas cher et bon



J11 Ve 18 Gunnison/Victor/Cripple Creek/GreatSandDunes/Taos
Une grosse journée.
Entre Florissant et Cripple Creek, route montagne avec jolis rochers. Cripple Creek = les petits casinos, et Victor = les voitures de pompiers avec la vieille dame passionnée qui les bichonne.
Croisé un couple français (un inspecteur de l'éducation nationale en retraite, avé l'assent du Sud, et sa femme, très sympas : si vous vous reconnaissez...)
Phantom Canyon Road : piste facile, quelques trous, un peu longue mais très agréable, bloqués par des vaches agressives au début !
Great Sand Dunes amusant, des vraies grandes dunes de sable en plein milieu d'un environnement moyen-montagneux, un filet d'eau comme à marée basse, du vent, et du soleil...
Sur la route de Jemez Spring (les couleurs !!!!), on a croisé soit un loup soit un coyote... les avis divergent, trop rapide pour prendre une photo.
Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = *
Resto : Graham's grill - cher et un peu prétentieux




J12 Sa 19 Taos/JemezSprings/Bandelier/Albuquerque
Pas envie d'aller à Taos Pueblo : ça peut paraître débile, mais vraiment, ça nous semble trop touriste...
Très chaud à Bandelier - peu d'ombre - petit parc agréable à visiter, les flancs de montagne ressemblent à du gruyère où se trouvent les kivas auxquelles on accède par des petites échelles.
Impossible de trouver la piste qui part des environs de Jemez Spring pour aller à Kasha Katuwe. Comme l'orage menace, on fera ça demain par un autre chemin.
Petit tour au pont sur le Rio Grande.
Albuquerque et ses autoroutes qui se croisent dans tous les sens... ses rues la nuit en voiture et ses mecs louches qui nous suivent un moment avec des regards appuyés... ambiance...
Coucher : Club House Inn and Suites (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cooperage pour ses prime ribs et son buffet de hors d'oeuvre - *






J13 Di 20 Albuquerque/Kasha Katuwe/Albuquerque
Un des plus chouettes souvenirs, avec ses rochers en forme de tentes, et le chemin qui monte, qui monte, parfois en forme de slot canyon (prévoir 2h - Aller tout en haut à Vista Point n'apporte pas beaucoup, sinon une vue au large, on peut surplomber les "tentes" un peu avant) : un excellent moment.
Coucher : Club House Inn and Suites
Resto : Sadie's Cocinita - spicy ... *





J14 Lu 21 Albuquerque/Santa Fe/Turquoise Trail/Albuquerque
On change titine : L'accueil Alamo est l'exact contraire de celui de Jackson : sympathique et compétent - On trouve un Toyota Four Runner : effectivement, ça fait plus sérieux.
Santa Fe un peu touriste, mais sympa - pour voir (ou acheter) des bijoux, aller plutôt sur la Place du Gouverneur : les "Natives" sont installés sous le porche, ont un permis pour vendre, et c'est sans doute plus "direct" que les magasins...
Turquoise Trail un peu décevante - Madrid un peu trop hippie fatigué/bobo/pas vraiment enthousiasmant
Coucher : Club House Inn and Suites
Resto : une cafet mexicaine, excellente







J15 Ma 22 Albuquerque/Carizzozo/White Sands/Alamogordo
Ah ! Carizzozo... son atmosphère mystérieuse...sa légende... mais chut ! one of the best kept secret in the West... (et il paraîtrait qu'on peut y trouver du Gloubi-Boulga ?...)
White Sands, évidemment à voir, aller sur l'Alkali Flat Trail, il y a déjà eu tellement de commentaires... par contre, l'annonce du White Sands Motel (où nous n'étions pas) nous interpelle...
Vu une plantation de pistaches... je ne voyais pas ça comme ça.
Coucher : Comfort Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : (?) près du motel



J16 Me 23 Alamogordo/Roswell/par Carlsbad/Texas/El Paso/Las Cruces
Très vert du côté de Cloudcroft, Ruidoso, (route 244), forêts, vallons, beaucoup d'eau dans les montagnes (plus de 8000 pieds).
Très pelé avant d'arriver à Roswell. Etape inutile : les extraterrestres sont partis, et l'économie aussi...
Cause travaux (interminables !) après Roswell, pas le temps de voir Carlbad Caverns ni Guadalupe Mountains...Grrrr!!!...
Longue route sans rien entre Carlsbad et El Paso.
El Paso : gros stress : on se retrouve embarqué dans une sortie vers la frontière mexicaine (bien lire les panneaux... c'est pas précisé ! ou alors on a pas vu...), entourés de mexicains à l'air fatigués et en colère contre tout (les camions montent sur les trottoirs, ça hurle, ambiance...), impossible de faire machine arrière jusqu'à 10 mètres du poste frontière, où une douanière américaine la main sur le revolver (toujours), nous permet de faire demi-tour. On n'a pas osé prendre des photos...
Et en repartant, de belles cheminées avec écrit dessus (voir photo)... quelle journée !
Coucher : Drury Hotel - Qualité prix = *
Resto : Applebee

(sort de ce corps, Jean-Luc...)



J17 Je 24 Las Cruces/Tombstone/Bisbee
Pris par la patrouille en sortant du parking du motel sans marquer très proprement le stop (on roulait au pas, personne en vue, et même pas le motard qui surgit en sirénant comme un fou...) - Après discussion assez longue, ("OK. on a tort, mais on connait pas la ville, on est français, et pire, perdus", etc.), ça se résume à une photo avec lui, pas d'amende, juste un avertissement, et un grand sourire "...Pour que vous n'ayez pas une mauvaise impression de Las Cruces..." Merci monsieur l'agent !
Steins ville fantôme, hélas fermée à la visite. Des gens à l'intérieur de bâtiments, mais qui ne veulent pas répondre...? (non, pas des fantômes...)
Piste à Fort Bowie déconseillée cause grosses pluies récentes.
Tombstone : ville un peu parc d'attraction, mais on a marché dans la combine... Attention au "Duel" : c'est dans un enclos, payant, sur des gradins, en plein soleil, et ça dure un certain temps (de mémoire une heure) (c'est théâtralisé, on nous plonge dans l'ambiance, le duel lui même ne dure que 1 à 2 mn...). Joli corbillard ancien à l'entrée...
Bisbee : pas mal d'artisans/artistes, intéressants, attention aux heures de fermetures...
Coucher : Hotel San Ramon (réservé de France) - Qualité prix = * un peu cher, mais presque un B&B - volée de marches à monter, pas d'ascenseur - Accueil personnalisé de Tamara Page, dynamique et sympathique propriétaire
Resto : Cafe Roka *** - super ! Un vrai moment gastronomique. Jessie qui nous sert n'a pas la langue dans sa poche...






J18 Ve 25 Bisbee/Kartschner Caverns/Saguaro/Apache Trail/Payson
En partant, la Bordel Patrol en compagnie de 5 ou 6 Mexicains assis... on a pas vu de violences ce coup là.
Colossal Cave : ici, le gouffre de la Pierre Saint Martin et Michel Siffre sont très connus - intéressante visite, sans plus pour les non-spécialistes.
Saguaro East : de toutes tailles, de toutes formations, au milieu de ces créatures, dont certaines sont d'âge respectable, la boucle (goudronnée) dans le parc est fascinante.
On se perd (évidemment...) dans Tucson...
Il est tard quand on aborde Apache Trail - Tortilla Flat (Superstition Saloon) vient juste de fermer (Damned !) et un orage menace... serrons les dents (pas que les dents...) et on y va : goudronnée au début, puis piste pas difficile, mais sérieux pour les débutants : ça monte/descend et tourne un peu, c'est pas très large, petits ponts à une voie... On croise 2 voitures avec remorques à bateaux.. des habitués... mais on est sacrément récompensé par les superbes couleurs de la piste - plein de saguaros. 1h30/2h pour arriver au bout.
Coucher : Best Western - Qualité prix = *
Resto : (?) un mexicain avec des tables peintes - un peu cher








J19 Sa 26 Payson/Sedona
Sedona : Oh, les rouges !
Environnement superbe. Beaucoup de travaux routiers en ville, vers Taqueplaque : embouteillages... On n'a pas vu Taqueplaque : trop de monde pour nous.
Coucher : Sky Ranch Lodge (réservé de France) - Qualité prix = **
Resto : pizzeria Picazzo - bof...



J20 Di 27 Sedona
Grande découverte que Sédona : un immense merci à Philippe (Schüler) pour nous avoir incité à y aller, (et aussi pour l'ensemble de ses conseils et de son "oeuvre" !!!) : un des plus beaux souvenirs du voyage - des roches rouges, au milieu de la ville, des balades superbes, (West Fork of Oak Creek : je m'y suis bien tordu la cheville : maladroit, parceque c'est sans doute un peu long, mais pas difficile, même si on peut parfois se tromper, ombragé, le "tunnel" où j'ai fait tomber un appareil photo dans l'eau, l'arbre qui tombe avec un bruit énorme sur le chemin !, etc. compter 4/5h aller retour, peut-être moins avec une cheville normale), le Red Planet Diner (assez bon), la pizzeria Picazzo un peu surfaite... et le Vortex !
Ne pas oublier qu'on est en altitude (moyenne) -
Coucher : Sky Ranch Lodge
Resto : Red Planet Diner - à voir - et pas mauvais (c'est un Diner...)




J21 Lu 28 Sedona/Painted Desert/Petrified Forest/Chinle Canyon Chelly
La route vers Flagstaff semble longue, d'où la question : ne vaut-il pas mieux loger à Sedona si on reste plus d'une nuit, les frais d'essence compensant le moindre coût du motel ?
Painted Desert pas inintéressant, on traverse des étendues de roches colorées, vues larges, avec à un endroit "l'air le plus pur des Etats Unis" Si, c'est marqué !
Tour des vues du haut du canyon de Chelly - presque personne, lumières douces
Coucher : Thunderbird Lodge (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cafet du Lodge - bonne




J22 Ma 29 Canyon Chelly
L'excursion 1/2 journée en 4/4 (12 places environ, pas de toit) avec guide navajo à l'intérieur du canyon : à faire (chapeau et eau..., pas d'ombre dans le 4/4), pour l'ambiance, l'histoire racontée, la rencontre avec les autres passagers.
Bijoux et artisanat en vente aux 2 arrêts, certains vraiment intéressants (mieux à la première halte).
Moustiques !
Coucher : Thunderbird Lodge
Resto : Cafet du Lodge






J23 Me 30 Chinle/Gd Canyon North
En passant par la réserve Hopi - petit arrêt au Hopi Cultural Center à Second Mesa (excellent repas) , puis à Old Oraibi où il n'y a rien à voir sinon des maisons en torchis de bric et de broc : on ressent bien les difficultés sociales, et la valeur de l'eau...
Mais quand même parfois des panneaux solaires sur le toit, et des 4/4 impressionnants...
Bijoux authentiques à la Monongya Gallery; excellent accueil.
En Hopi, le son "oui" (à peu près) voudrait parait-il dire yes...( à vérifier) - étonnant, non ?
Route à partir de Jacob Lake = montagnes, forêts, petites fleurs, prairies...
Gd Canyon North moins de monde qu'au Sud, mais quand même... Pas le temps d'aller aux points de vues extérieurs au lodge - Donc une étape un peu inutile pour nous, c'était pour comparer, mais le trajet s'est révélé trop long à force de musarder... - Certes, des vues extraordinaires, qui vaudraient sans doute la peine de s'y attarder.
Coucher : Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Jolies petites cabines en rondins, certaines pas très loin du bord, grandes, mais c'est cher...)
Resto : restaurant du Lodge - cher - mais la vue, si on arrive à avoir une table près des fenêtres...



J24 Je 31 GdCanyonNorth/Antelope (upper)/Mexican Hat
Moments de route superbes entre Page et Mexican Hat (vers Kaibito par exemple).
On passe près de Monument Valley qu'on a déjà visité en 2005, mais avec un petit regret de ne pas y retourner.
Antelope (upper)... qu'est-ce qui n'a pas déjà été dit ou montré ?
Coucher : San Juan Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : le grill qui balance...





J25 Ve 1 Mexican Hat/Moki Dudgway/Natural Bridges/Monticello
Moki Dudgway : ça monte mais ça reste roulant - en arrivant en haut, prendre 1ère piste à gauche (roulante) après l'overlook, assez longtemps (6 miles env): Muley Point - vues au bout superbes et bien dégagées... (non, pas derrière les oreilles) - vu personne pendant plus de 2 h...
Natural Bridges - très chaud - juste fait les points de vue.
Route vers Blanding très belle (rouges, verts...)
Coucher : Rodeway Inn - Qualité prix = 0 - propreté douteuse, gérant débordé - à éviter
Resto : (?) une rue à l'écart de la route principale - familial (buffet de hors d'oeuvres, ribs) et bon





J26 Sa 2 Monticello/Harts Draw Road/Needles/ soir route 128, Fisher towers
Harts Draw Road (491) : Très jolie route dans la forêt au matin : plein de petits animaux
Canyonlands (Needles) toujours étonnant de partout, des endroits si différents... parc à faire absolument - tranquille : Roadside Ruins, Cave Springs (2 échelles à monter (faciles))
Vers le soir, la lumière sur les Fishers. Piste courte, un peu défoncée sur la toute fin.
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = * : rien de spécial - chambres OK - accueil moyen - beaucoup de monde au petit dèj
Resto : Pasta Jay : pas convaincu...





J27 Di 3 Moab/ Negro Bill
C'est connu, c'est magnifique.
Evidemment, pour Negro Bill (env 4h A/R), on oublie un peu qu'il fait chaud, et on part avec, royal, 1/2 litre d'eau pour deux... et 2 bouteilles de 1/2 litre de boisson "énergétique".
Surtout à ne pas faire ! Même si on mouille sans cesse les chapeaux (et les fesses !) dans l'eau qui accompagne une grande partie du chemin, deux américaines (jeunes et sportives....) qui nous croisent à l'aller nous proposent une partie de leur bidon en voyant les rouges inédits et intéressants sur nos visages... : c'est sympa, mais on a sa fierté, que diantre, on s'en sortira comme des grands, style film d'aventures (une petite gorgée à toi, à moi...), mais à la limite de la déshydratation... Ne faites pas comme nous.
Attention, parfois le chemin n'est pas si facile à trouver (buissons d'herbes hautes), ou alors on s'est trompés, et ce n'est pas une balade si pépère que ça (ça monte et descend...).
Au bout, Morning Glory Arch, et un peu de fraîcheur (source) ! Récompensés et fiers !
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Buck's Grill House - cher mais bon. Pourboire obligatoire de 17%...




J28 Lu 4 Moab/Mill Creek Canyon/ soir Arches (Delicate)
L'expérience d'hier à Negro Bill nous a servi : on a 4l d'eau dans les sacs... Mill Creek bien beau aussi, on commence à être fatigués, on est pas des pros, faut se ménager pour Delicate... mais il fait moins chaud. Chemin un peu difficile à trouver, cascade au bout - 3 petites heures A/R.
En fin d'après-midi, , la montée à Delicate m'a semblé beaucoup moins ardue qu'en 2005 - sans doute un peu moins de chaleur, plus de vent. Mais plus de monde...
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Moab Diner



J29 Ma 5 Moab/Goblin Valley/ Fruita/ Scenic drive Cathedral Valley/ Torrey
Rigolos les Goblins, (ça doit être sympas pour les mômes), marrons marrants, petit arrêt à faire.
Little Wild Horse Canyon, j'ai été voir le début (Madame est restée dans la voiture, un peu fatiguée), avec les gros rochers qui bloquent, puis demi-tour, car Monsieur aussi, un coup de fatigue - dans ces cas là, ne pas insister.
Fruita : A-pics grisâtres, comme des rideaux, et en bas l'herbe des jardins. Le camping a l'air très sympa.
Vers Caineville, roches grises, un peu Death Valley.
Scenic Drive Cathedral Valley : comme d'autres, on a payé les 5$ (enveloppe), alors qu'on avait le pass...
Torrey : très vert, mais pluie battante...
Coucher : Austin Chuckwagon (réservé de France) - Qualité prix = ** - à la hauteur de sa réputation : accueil sympa de Michelle Perkins et Randy Austin, et logement très correct - épicerie.
Resto : Cafe Diablo - *** - super ! deuxième moment gastronomique, étonnant, avec là des saveurs inconnues (Ah! le cake au rattlesnake..., les herbes au goût étrange... non, pas ce à quoi certains pensent...).






J30 Me 6 Torrey/ Escalante
Dixie National Forest = pins, arbres blancs, montagne (9600 pieds), hélas nuages... des biches qui traversent.
En fait, on avait réservé au Boulder Mountain Ranch, mais ils avaient de (très) gros problèmes de plomberie, et l'ensemble paraissait un peu limite, en passe d'être rénové (ce que nous a dit le gars qui nous a accueilli) - Comme vraiment on tenait à l'eau courante, on a gentiment dit qu'on repasserait une autre année... pas de problème, et on s'est retrouvé à Escalante au Prospector. Avec Pauline, la gérante, à qui je demande si elle peut faire un prix... Aïe, le regard... et le ton ! "Non. Je fais jamais" (!!!). Bon, OK M'dame, on s'installe, et on va découvrir que Pauline (Ex Chauffeur/euse de son truck (Washington/Chicago/San Francisco) pendant 20 ans....!) est adorable (peut-être parcequ'on lui a offert des petits beurre, des vrais de France, qu'on avait encore au fond des valises...). Elle nous offrira des petites tomates de son jardin et un petit verre qu'on garde précieusement...
Boutique Serenidad : le Monsieur connaît très bien Laurent Martres, et aussi Philippe Schüler (Sedonax)
Il pleut, donc on ne pourra pas faire les pistes...
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel

J31 Je 7 Escalante/Burr Trail
Il pleut encore ! Un peu la Burr Trail (goudronnée), mais pas beaucoup plus loin.
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel





J32 Ve 8 Escalante/Kodachrome
Il pleut toujours! Kodachrome - des trombes d'eau...
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel


J33 Sa 9 Escalante/Bryce
Bryce déjà vu en 2005 - toujours dans le trio de tête de nos parcs préférés. Visite au bout du parc (points de vues, Britlescone Loop) et Navajo Loop.
Mossy Cave à l'extérieur du Parc est très facile - petite cascade.
Coucher : Bryce Canyon Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)
Resto : Resto du Lodge - cher




J34 Di 10 Bryce/un peu Cottonwood Road par le sud (15 miles)/Paria Outpost
Impossible de prendre la Cottonwood Canyon Road par le nord (mouillée...).
On passe par Kanab, et juste avant d'aller à l'Outpost, frustrés par la pluie des jours précédents, on essaie Cottonwood Canyon Road par l'entrée (sud) qui n'est pas loin - Début prometteur et mystérieux, mais le soir tombe, et quelques gros trous remplis d'eau nous font rebrousser chemin.
On ne verra pas nos hôtes ce soir, après avoir téléphoné, un petit mot adorable sur la porte nous indique où est la clé.
Coucher : Paria Outpost (réservé de France) - Qualité prix = ** pour l'ambiance générale - une petite chambre très simple avec douche - pas luxe, mais ça ne nous a pas dérangé.
Resto : Page - tous les restos bien pleins - donc une pizzeria (?) avec plein de français dans la queue...




J35 Lu 11 Paria Outpost/Coyote Buttes South
Avec les Parias Outfitters (les Dodsons) (Susan, Steve était occupé), une journée d'anthologie pour nous, Paw Hole, White Pockets (découvert par les frères Leech (?) qui trouvaient cet endroit nul...), etc., à voir et à vivre. Inoubliable. ****
Je n'aurais jamais pu conduire un 4/4 seul pour y arriver : à mon avis, il faut vraiment être très expérimenté dans ce type de conduite pour le faire sans guide. Susan l'est...et son 4/4 est solide !
Le soir, on croise Steve qui connaît bien Phil Lesh (bassiste du Dead pour les connaisseurs...). Hélas, ils sont pris ailleurs, on aurait vraiment aimé passer plus de temps avec eux (et encore parler de Bush et Obama, pas encore élu à cette date : heureusement, qu'il l'a été, ils étaient prêts à s'exiler si ça n'avait pas été le cas...), et on va se coucher complètement épuisés après un excellent repas préparé par Susan.
Coucher : (réservé de France) - Qualité prix = **
Resto : sur place, par Susan







J36 Ma 12 Paria Outpost/Las Vegas
A Kanab, voiture de police sur bord de route... avec un mannequin à l'intérieur ! Mais attention, la prochaine fois ce sera peut-être un vrai...
A Zion la route passe à un moment dans un tunnel avec ouvertures sur la montagne.
Entre St Georges et Las Vegas, (vers Mesquite) route désertique avec montagnes grises pelées - très chaud.
A Las Vegas, bien viser ses horaires (les décaler au plus tôt) pour éviter les interminables queues aux buffets, surtout le soir...
Coucher : Bill's - (réservé de France) - Qualité prix = ** bien situé, pas cher, mais rien d'exceptionnel : c'est pas grave, c'est pour dormir...
Resto : Buffet Planet Hollywood ** - comme en 2005

J37 Me 13 Las Vegas
Repos, visites casinos - le soir, spectacle Love (Cirque du Soleil) au Mirage - Superbe, impressionnant, émouvant - et pour moi qui ait connu les Beatles au début, des bouffées de bonheur nostalgique incontrôlables (ben oui, des larmichettes), c'est toute ma jeunesse qui remonte, et ça fait tout drôle...
Coucher : Bill's
Resto : Buffet Mirage *

J38 Je 14 Las Vegas
Repos, visites, outlets (jeans et chaussures surtout) : attention, c'est fatigant les outlets...
Coucher : Bill's
Resto : Victorian room (Bill's) - correct

J39 Ve 15 Las Vegas/Death Valley
Déjà vue en 2005 - un peu moins torride cette année.
Piscine bien chaude au Furnace Creek Ranch -
Coucher : Furnace Creek Ranch (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)
Resto : Furnace Creek Inn


J40 Sa 16 Death Valley/Sequoia/Fresno
Route vers Lonepine assez montagneuse (5000 pieds)
Avant Trona, une "ville fantôme" (Ballarat ?) inintéressante (quasiment rien)
Trona, déprimant. Voitures rouillées, baraques en ruines, style base de l'armée quasi abandonnée - après la guerre nucléaire...
Sequoia, sympa, route qui tourne beaucoup, qui monte, Général Sherman à voir (un peu de marche, 1km5 A/R en pente) mais moins fort comme impression que les Redwoods... On est peut-être fatigués...
Prévoir essence, car peu de pompes, et cher !
Sans réserver, on pensait trouver vers Sequoia, mais beaucoup de motels ou lodges sont pleins, la nuit tombe et on décide de pousser jusqu'à Fresno, où on se perd grave car il fait nuit !...
Coucher : Fresno Marriott Springhill Suites - Qualité prix = * un peu cher, mais le gars au desk nous fait un prix - et il y a une française sympathique comme manager ! (Isabelle Louis-Oleary)
Resto : rien (si, un truc à metre dans le micro-ondes...mais je sais plus quoi) - dodo



J41 Di 17 Fresno/San Francisco
4$ péage en arrivant par le Bay Bridge
Coucher : Chancellor, histoire de s'offrir un petit luxe (réservé de France) - Qualité prix = ** (pas trop cher pour sa situation) : vieil hôtel, chambres petites, mais très bien tenu, central, avec un staff qui a le sens de l'humour, compétent et de bon conseil.
Resto : Uncle Vito's *



J42 Lu 18 San Francisco
Les otaries à Fisherman qui parlent fort !
Chinatown, pour s'y perdre, pour les poissons séchés, les légumes incroyables, les champignons, les petits passages où on trouve des boutiques totalement improbables... Beaucoup de locaux ne parlent pas anglais...
Coucher : Chancellor
Resto : Harris's - grillades - chic et cher





J43 Ma 19 San Francisco
Mission - voir les fresques à Clarion Alley presqu'en face de Mission Police Station 630 Valencia
Castro, très coloré
Coucher : Chancellor
Resto : La Taqueria Mission * - On est servis au comptoir - bien bon les tacos et burritos, mais les jus de fruits nous ont semblé bizarres.




J44 Me 20 San Francisco
Matin : croissants de chez Boudin.
Repos et courses souvenirs - sérénité...
Coucher : Chancellor
Resto : Wood house Fish Company - sympa, tenu par des jeunes - très bruyant, mais bonne qualité



J45 Je 21 San Francisco/Avion/Paris
Un peu fatigués, 45 jours c'est long... mais plein de souvenirs et d'envies d'y retourner...

Alors, maintenant...
.... Bon voyage à vous !
Les +++
San Francisco, toujours...
CBS
Kasha-Katuwe
Crater Lake
Sedona
Les bijoux Hopis (argent), et leur sens
Les bijous Zunis (argent)
Apache Trail
Restos : Cafe Roka Bisbee, El Diablo Torrey
Moab et alentours, encore...
Spectacle Love à Las Vegas
(Carizzozo hors concours)
Les ++
Yellowstone
Bandelier
Canyon de Chelly
Saguaro East
Antelope
Moki Dudgway
White Sands
Great Sand Dunes
Vince du Coventry
Scenic Road Cathedral Valley (le vrai grand tour doit être extraordinaire)
Globalement, tous les rangers rencontrés
Le Toyota Four Runner
Les + :
Santa Fe
Bisbee/Tombstone
L'accueil Alamo Albuquerque
Le jeune punk garagiste vers Boise
Le policier à Las Cruces
Restos : San Francisco : La Taqueria (Mission), You's dim sum (Chinatown), et Uncle Vito's (Union Square) - Albuquerque : Sadie's Cocinita et Cooperage - Sedona : Red Planet Diner
Le bourbon Knob Creek (du Kentucky ! bu à San Francisco)
Le Toyota Four Runner
Le barman caviste du Chancellor (bien compétent, et fin )
Très souvent du WiFi dans les motels
Les "un peu moins" :
- le trop grand appétit de voir tout (je sais, on me l'avais dit...), qui conduit à speeder, voire à squeezer, des visites quand survient un contretemps... par exemple, ne pas oublier que sur un trajet (hors autoroute), on traverse des patelins, tout en longueur, et que la vitesse y est limitée (25/35 mph) - de même, il y aussi des travaux sur les routes aux USA, et on se trompe, on prend des photos... : donc la moyenne baisse...beaucoup !
- le verre d'eau du robinet parfois payant dans certains (pas tous !) fast food (Taco Bell, divers indépendants...)
- Roswell : tristounet...
- Taos : trop touriste
- La pluie quand il faut pas ! donc des pistes éliminées
- Les travaux et l'attente interminable sur certaines routes
Les "beaucoup moins" :
- La road assistance et la réaction Alamo Jackson
- Les types louches qui nous ont suivis un soir à Albuquerque...
- Se perdre à El Paso (beau titre de film...) et manquer se retrouver au Mexique sans le vouloir...
- La perte (temporaire) de valise par Air France (mais il est vrai qu'ils ont tout de suite compensé)
Ce compte rendu sans prétention, un peu tardif, d'un voyage en juillet/août 2008, (en raison d'une année difficile, et de l'effacement accidentel d'une bonne partie des notes de voyage sur informatique...) pour essayer d'en aider d'autres, et remercier tous ceux qui nous ont aidés sur ce forum ou en MP, directement ou en répondant aux forumeurs sur des sujets qui nous intéressaient, à commencer par J.Luc (Vazyvite) (Pourquoi ai-je donc pensé à lui à Roswell ?...😊), Philippe (Sedonax) (encore merci notamment pour Sédona et pour CBS avec Paria Outfitters : peut-être les moments les plus forts de notre voyage😮), Fred XIII, Vilcanota, Jadorry, Bousquet (grâce à qui nous envisageons d'ouvrir une piste de ski, ou un chantier naval, ou un élevage de phoques, à Carizzozo😏), PSI31, Noelle65, monkiwi, FabienneCA, Zitounet, Grisemote, mlefevre, boumtchak, jdakota, j'en oublie certainement, qu'ils ne nous en veuillent pas.
C'est une petite contribution qui veut témoigner de notre reconnaissance envers ce forum.
Nous, c'est un couple de la cinquante/soixantaine, pas hyper sportif ni aventurier, ne cherchant pas le grand luxe, n'aimant pas trop la grande foule mais plutôt les rencontres simples, ayant déjà fait un voyage dans l'Ouest en 2005 (les grands classiques) avec les enfants.
Nos commentaires sont à aborder à travers ces prismes là.
Bien à vous
Philippe
J1 Ma 8 Paris/ San Francisco
Voyage tranquille (mais ne pas oublier de mettre son ordi portable dans un bac séparé à la douane...)– Beaucoup de monde à l’arrivée SF - files attente pour contrôles - prise empreinte 2 index + photo - tout semble aller bien, mais GASP ! 1 valise égar��e par Air France avec dedans un traitement médical important (assez volumineux, impossible de l'emmener en cabine) : si maintenant il faut répartir ses pilules ou autres dans toutes les valises par précaution...
Angoisse – Air France nous offre 150$ de dédommagement pour achat vêtements – avec toute cette histoire, prise du 4/4 (Alamo par Autoescape) à l’aéroport avec beaucoup de retard : il ne reste plus grand chose de bien. On attend encore, un Four Runner arrive, mais d’autres l’avaient réservé ... On se rabat donc sur un Toyota Highlander, pas trop mal, mais qui s’avérera pas vraiment correctement préparé ( voyant pneus dégonflés allumé au bout de 500 km, voyant maintenance allumé au bout de 2500 km... Voir J8 et J9, impossible de joindre la road assistance, et accueil scandaleux à Alamo Jackson Airport). Ben tant pis, on verra bien (ça a été , on s’est arrêté dans plusieurs garages ou agences Toyota sur le trajet, tous sympas (sans pub), qui nous ont dit que ça devrait tenir : on changera à Albuquerque.
Coucher au Coventry : excellent accueil de Vince, avec une aide précieuse et efficace pour la recherche de la valise. Hôtel pratique, bien tenu (chambre calme à l’opposé de Lombard)
Courses au Safeway et carte fidélité (env 10% de remise dans tous les magasins)
Dîner au Mel’s Drive In à côté : on retrouve l’odeur du péché alimentaire... mais c’est bon...
Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité/prix/ = *** pour la situation et l'accueil
Resto : Mel’s Drive In


J2 Me 9 San Francisco
Malgré le stress, on visite les classiques pour se rassurer (Ghirardelli, Cannery, Fisherman, Coït Tower, Chinatown, tout à pied). Belles vues au sommet de Coït... petits escaliers avec maisons entourées de fleurs (Vers Filbert), vues sur la baie : un peu fatigant, mais joli. On ose déjeuner à Chinatown dans un Hole in the Wall d’aspect... spécial. Surprise : c’est super bon, et ma douce moitié (qui parle très peu anglais et encore moins mandarin ou pidgin) se fait une copine de la cuisinière, on a des grosses portions et on est bien contents, même si on ne sait pas ce que c'est... ! Et même pas malades !
Retour au Coventry - On a retrouvé la valise vers 18h ! Livrée à l’hôtel. Encore merci Vince qui n’a pas arrêté de téléphoner pour nous.
Bien fatigués et soulagés... dîner, dodo.
Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité prix = ***
Resto : Mel’s Drive In (play it again, sam)



J3 Je 10 San Francisco/côte/Redwood/Crescent City
On se perd un peu en partant du côté de Point Reyes, route bordée par endroit d'eucalyptus et de pins. Presque "campagne française"...
Puis on aborde la région des grands arbres (Humboldt, Avenue des Géants...): Redwoods impressionnants, gigantesques : on passe au travers du "Chandelier Tree" : bien rabattre les rétros...
Avant Crescent City, la route longe la mer : belles découpes de rochers au début du crépuscule, pelotons de mouettes sur les plages
Coucher : Light House Inn (non réservé) - Qualité prix = *
Resto : Denny's



J4 Ve 11 Redwood/ Crater Lake/Lincoln City
Longue route dans la forêt vers Crater Lake
Crater Lake : Bleu profond magnifique – de la neige sur les côtés de la route (parfois une bonne épaisseur !). Le contraste entre le bleu du lac, le vert des arbres, les ocres différents, le blanc de la neige... Un peu de vent.
Re-route vers la côte - c'est long... quelques dunes, mais on se dépêche : trajet plus long que prévu.
On n’avait pas réservé, donc plus de place à Lincoln City, sinon à l’Edgecliff motel – Patron désabusé, pas hyper clean, un peu bizarre, mais chambre correcte, vue sur mer (joli coucher de soleil). Le lendemain matin, le petit dèj sera le plus cocasse du voyage : sur un bout de table en plastique, dans une sorte d’entrée, avec 1 muffin et demi, et du café... pire qu’aux US... !
... Il est tard (21h) , quasi tous les restos fermés (dont Blackfish), 1 seul ouvert avec orchestre, qui ne sert plus que de la bière et des frites...
Coucher : Edgecliff Motel - Qualité prix = 0 (0 pour le patron et le petit dèj. Mais il paraît que ça s'est amélioré...?)
Resto : (?)



J5 Sa 12 Lincoln City/Boise
Route sans histoire, contrastée (forêts, collines pelées, zones plates, bruyère...)
Soirées Bachelorettes au Hampton de Boise... On prend le même ascenseur qu'un groupe hurlant de ces demoiselles, bien allumées par... du coca light ?.. "Moi, Français" : triplement des hurlements... Mon charme masculin (d'un certain âge...) ? Sans aucun doute (ma douce moitié a modérément apprécié et n'a pas encore lu ce compte-rendu...). Désolé, pas de photos...😇😇😇
Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = ** : très bien et pas trop trop cher...
Resto : (?) près de l'hôtel, rue piétonne
J6 Di 13 Boise/Crater of the moon/Yellowstone
De la route...
Crater of the moon : roches noires (le négatif de White Sands !) , "champs" de lave - rien de transcendant (sauf pour les géologues ?), mais néanmoins étonnant. Loop sur route goudronnée.
Quelques embouteillages en arrivant à Yellowstone - donc direct check in, manger et dodo
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = * (un peu cher et moins bien que Canyon Lodge cabins en 2005))
Resto : Cafeteria du Lake Lodge - très correct



J7 Lu 14 Yellowstone
Toujours aussi beau pour nous. Lac, forêt, animaux, montagnes, geysers... en vrac : des arbres morts debouts, ou couchés à flancs de colline comme des allumettes, Grand Prismatic, Sunset Lake bleu et orange, les longues passerelles à 70 cm au dessus de ces eaux sulfureuses ou acides, les fumées qui vous piquent le nez, la lumière du soir sur les prairies, etc. etc.
On cherche des pélicans, qu'on finira par trouver. Drôles de bestiaux...
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Lake Lodge restaurant - un peu chicos.





J8 Ma 15 Yellowstone
On l'avait déjà fait en 2005, surtout la boucle inférieure - Là, on essaye la boucle supérieure pour voir plus de bébêtes, mais à part 2 ours (de loin : environ 100 m), et encore des habituels (bisons...), pas énormément de rencontres : pas de chance. Mais c'est toujours aussi beau.
Problème de voiture : le voyant s’allume ! Panique (un peu) – on essaye de joindre Alamo, de plusieurs cabines (A Roosevelt, Mammoth...): impossible (répondeur en boucle) – on vérifie plusieurs fois le numéro : pareil – ça dure, ça dure, ça nous gâche la journée – on rentre au Motel où même le manager principal du Lodge, très sympa et serviable, n’arrive pas à les joindre. Après avoir quand même réussi à contacté Alamo Jackson, RV est pris pour le lendemain pour explication sur place.
Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cafeteria du Lake Lodge

J9 Me 16 Yellowstone/Dinosaur/Vernal
En direction des Grands Tetons, un ours (moyen) traverse... à environ 10m, juste devant les 2 voitures qui nous précèdent. Vite, les appareils photos et scope, on arrive à l'avoir, mais on reste assez à l'écart : par contre des malades sortent des voitures et le filment à 4/5 m...
Accueil en dessous de tout à Alamo Jackson : le manager est injoignable, et les autres ne veulent pas prendre de décision (« ...On peut rien faire... On n'est qu’une franchise...Pas le temps... », et un ton vraiment pas correct..) : après 2h30 d’attente pour rien, grosse colère de notre part, audible (des personnels de l’aéroport après nos explications nous confirment que nous avons raison de ne pas nous laisser faire), et on part furieux parcequ’il est déjà tard. Sur le chemin, on demande l’avis d’un concessionnaire Toyota qui nous dit que ça devrait tenir jusqu’à Albuquerque. On prend le risque.
Rencontre de biches sur les bords de route. Camaïeu de roches jaunes et roses en arrivant à Vernal.
Dinosaur Utah au coucher du soleil : roches marron et rose, adoucies par la lumière du soir. Petite piste roulante, on est tous seuls, c'est calme et très beau. Mais le temps nous manque pour faire tout ce qu'on avait prévu.
Coucher : Best Western Antlers (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : (?) près du motel.




J10 Je 17 Vernal/Gunnison
Dinosaur Utah au lever du soleil : petite balade du côté de la cabane de Josie Bassett qui vécut là jusqu'à 90 ans, sans eau ni électricité, sans personne à proximité...
Gunnison : une vraie découverte : un grand abîme impressionnant (800m de dénivelé, étroit, quasi à pic, comme un énorme coup de hache dans un plateau), visible de 12 points de vues (style Grand canyon, en beaucoup plus simple). Une partie est restée sauvage.
Vols de rapaces, roches veinées de blanc aux flancs de canyon, impressionnant.
Coucher : Super 8 - Qualité prix = *
Resto : (?) - un mexicain pas cher et bon



J11 Ve 18 Gunnison/Victor/Cripple Creek/GreatSandDunes/Taos
Une grosse journée.
Entre Florissant et Cripple Creek, route montagne avec jolis rochers. Cripple Creek = les petits casinos, et Victor = les voitures de pompiers avec la vieille dame passionnée qui les bichonne.
Croisé un couple français (un inspecteur de l'éducation nationale en retraite, avé l'assent du Sud, et sa femme, très sympas : si vous vous reconnaissez...)
Phantom Canyon Road : piste facile, quelques trous, un peu longue mais très agréable, bloqués par des vaches agressives au début !
Great Sand Dunes amusant, des vraies grandes dunes de sable en plein milieu d'un environnement moyen-montagneux, un filet d'eau comme à marée basse, du vent, et du soleil...
Sur la route de Jemez Spring (les couleurs !!!!), on a croisé soit un loup soit un coyote... les avis divergent, trop rapide pour prendre une photo.
Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = *
Resto : Graham's grill - cher et un peu prétentieux




J12 Sa 19 Taos/JemezSprings/Bandelier/Albuquerque
Pas envie d'aller à Taos Pueblo : ça peut paraître débile, mais vraiment, ça nous semble trop touriste...
Très chaud à Bandelier - peu d'ombre - petit parc agréable à visiter, les flancs de montagne ressemblent à du gruyère où se trouvent les kivas auxquelles on accède par des petites échelles.
Impossible de trouver la piste qui part des environs de Jemez Spring pour aller à Kasha Katuwe. Comme l'orage menace, on fera ça demain par un autre chemin.
Petit tour au pont sur le Rio Grande.
Albuquerque et ses autoroutes qui se croisent dans tous les sens... ses rues la nuit en voiture et ses mecs louches qui nous suivent un moment avec des regards appuyés... ambiance...
Coucher : Club House Inn and Suites (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cooperage pour ses prime ribs et son buffet de hors d'oeuvre - *






J13 Di 20 Albuquerque/Kasha Katuwe/Albuquerque
Un des plus chouettes souvenirs, avec ses rochers en forme de tentes, et le chemin qui monte, qui monte, parfois en forme de slot canyon (prévoir 2h - Aller tout en haut à Vista Point n'apporte pas beaucoup, sinon une vue au large, on peut surplomber les "tentes" un peu avant) : un excellent moment.
Coucher : Club House Inn and Suites
Resto : Sadie's Cocinita - spicy ... *





J14 Lu 21 Albuquerque/Santa Fe/Turquoise Trail/Albuquerque
On change titine : L'accueil Alamo est l'exact contraire de celui de Jackson : sympathique et compétent - On trouve un Toyota Four Runner : effectivement, ça fait plus sérieux.
Santa Fe un peu touriste, mais sympa - pour voir (ou acheter) des bijoux, aller plutôt sur la Place du Gouverneur : les "Natives" sont installés sous le porche, ont un permis pour vendre, et c'est sans doute plus "direct" que les magasins...
Turquoise Trail un peu décevante - Madrid un peu trop hippie fatigué/bobo/pas vraiment enthousiasmant
Coucher : Club House Inn and Suites
Resto : une cafet mexicaine, excellente







J15 Ma 22 Albuquerque/Carizzozo/White Sands/Alamogordo
Ah ! Carizzozo... son atmosphère mystérieuse...sa légende... mais chut ! one of the best kept secret in the West... (et il paraîtrait qu'on peut y trouver du Gloubi-Boulga ?...)
White Sands, évidemment à voir, aller sur l'Alkali Flat Trail, il y a déjà eu tellement de commentaires... par contre, l'annonce du White Sands Motel (où nous n'étions pas) nous interpelle...
Vu une plantation de pistaches... je ne voyais pas ça comme ça.
Coucher : Comfort Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : (?) près du motel



J16 Me 23 Alamogordo/Roswell/par Carlsbad/Texas/El Paso/Las Cruces
Très vert du côté de Cloudcroft, Ruidoso, (route 244), forêts, vallons, beaucoup d'eau dans les montagnes (plus de 8000 pieds).
Très pelé avant d'arriver à Roswell. Etape inutile : les extraterrestres sont partis, et l'économie aussi...
Cause travaux (interminables !) après Roswell, pas le temps de voir Carlbad Caverns ni Guadalupe Mountains...Grrrr!!!...
Longue route sans rien entre Carlsbad et El Paso.
El Paso : gros stress : on se retrouve embarqué dans une sortie vers la frontière mexicaine (bien lire les panneaux... c'est pas précisé ! ou alors on a pas vu...), entourés de mexicains à l'air fatigués et en colère contre tout (les camions montent sur les trottoirs, ça hurle, ambiance...), impossible de faire machine arrière jusqu'à 10 mètres du poste frontière, où une douanière américaine la main sur le revolver (toujours), nous permet de faire demi-tour. On n'a pas osé prendre des photos...
Et en repartant, de belles cheminées avec écrit dessus (voir photo)... quelle journée !
Coucher : Drury Hotel - Qualité prix = *
Resto : Applebee

(sort de ce corps, Jean-Luc...)



J17 Je 24 Las Cruces/Tombstone/Bisbee
Pris par la patrouille en sortant du parking du motel sans marquer très proprement le stop (on roulait au pas, personne en vue, et même pas le motard qui surgit en sirénant comme un fou...) - Après discussion assez longue, ("OK. on a tort, mais on connait pas la ville, on est français, et pire, perdus", etc.), ça se résume à une photo avec lui, pas d'amende, juste un avertissement, et un grand sourire "...Pour que vous n'ayez pas une mauvaise impression de Las Cruces..." Merci monsieur l'agent !
Steins ville fantôme, hélas fermée à la visite. Des gens à l'intérieur de bâtiments, mais qui ne veulent pas répondre...? (non, pas des fantômes...)
Piste à Fort Bowie déconseillée cause grosses pluies récentes.
Tombstone : ville un peu parc d'attraction, mais on a marché dans la combine... Attention au "Duel" : c'est dans un enclos, payant, sur des gradins, en plein soleil, et ça dure un certain temps (de mémoire une heure) (c'est théâtralisé, on nous plonge dans l'ambiance, le duel lui même ne dure que 1 à 2 mn...). Joli corbillard ancien à l'entrée...
Bisbee : pas mal d'artisans/artistes, intéressants, attention aux heures de fermetures...
Coucher : Hotel San Ramon (réservé de France) - Qualité prix = * un peu cher, mais presque un B&B - volée de marches à monter, pas d'ascenseur - Accueil personnalisé de Tamara Page, dynamique et sympathique propriétaire
Resto : Cafe Roka *** - super ! Un vrai moment gastronomique. Jessie qui nous sert n'a pas la langue dans sa poche...






J18 Ve 25 Bisbee/Kartschner Caverns/Saguaro/Apache Trail/Payson
En partant, la Bordel Patrol en compagnie de 5 ou 6 Mexicains assis... on a pas vu de violences ce coup là.
Colossal Cave : ici, le gouffre de la Pierre Saint Martin et Michel Siffre sont très connus - intéressante visite, sans plus pour les non-spécialistes.
Saguaro East : de toutes tailles, de toutes formations, au milieu de ces créatures, dont certaines sont d'âge respectable, la boucle (goudronnée) dans le parc est fascinante.
On se perd (évidemment...) dans Tucson...
Il est tard quand on aborde Apache Trail - Tortilla Flat (Superstition Saloon) vient juste de fermer (Damned !) et un orage menace... serrons les dents (pas que les dents...) et on y va : goudronnée au début, puis piste pas difficile, mais sérieux pour les débutants : ça monte/descend et tourne un peu, c'est pas très large, petits ponts à une voie... On croise 2 voitures avec remorques à bateaux.. des habitués... mais on est sacrément récompensé par les superbes couleurs de la piste - plein de saguaros. 1h30/2h pour arriver au bout.
Coucher : Best Western - Qualité prix = *
Resto : (?) un mexicain avec des tables peintes - un peu cher








J19 Sa 26 Payson/Sedona
Sedona : Oh, les rouges !
Environnement superbe. Beaucoup de travaux routiers en ville, vers Taqueplaque : embouteillages... On n'a pas vu Taqueplaque : trop de monde pour nous.
Coucher : Sky Ranch Lodge (réservé de France) - Qualité prix = **
Resto : pizzeria Picazzo - bof...



J20 Di 27 Sedona
Grande découverte que Sédona : un immense merci à Philippe (Schüler) pour nous avoir incité à y aller, (et aussi pour l'ensemble de ses conseils et de son "oeuvre" !!!) : un des plus beaux souvenirs du voyage - des roches rouges, au milieu de la ville, des balades superbes, (West Fork of Oak Creek : je m'y suis bien tordu la cheville : maladroit, parceque c'est sans doute un peu long, mais pas difficile, même si on peut parfois se tromper, ombragé, le "tunnel" où j'ai fait tomber un appareil photo dans l'eau, l'arbre qui tombe avec un bruit énorme sur le chemin !, etc. compter 4/5h aller retour, peut-être moins avec une cheville normale), le Red Planet Diner (assez bon), la pizzeria Picazzo un peu surfaite... et le Vortex !
Ne pas oublier qu'on est en altitude (moyenne) -
Coucher : Sky Ranch Lodge
Resto : Red Planet Diner - à voir - et pas mauvais (c'est un Diner...)




J21 Lu 28 Sedona/Painted Desert/Petrified Forest/Chinle Canyon Chelly
La route vers Flagstaff semble longue, d'où la question : ne vaut-il pas mieux loger à Sedona si on reste plus d'une nuit, les frais d'essence compensant le moindre coût du motel ?
Painted Desert pas inintéressant, on traverse des étendues de roches colorées, vues larges, avec à un endroit "l'air le plus pur des Etats Unis" Si, c'est marqué !
Tour des vues du haut du canyon de Chelly - presque personne, lumières douces
Coucher : Thunderbird Lodge (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Cafet du Lodge - bonne




J22 Ma 29 Canyon Chelly
L'excursion 1/2 journée en 4/4 (12 places environ, pas de toit) avec guide navajo à l'intérieur du canyon : à faire (chapeau et eau..., pas d'ombre dans le 4/4), pour l'ambiance, l'histoire racontée, la rencontre avec les autres passagers.
Bijoux et artisanat en vente aux 2 arrêts, certains vraiment intéressants (mieux à la première halte).
Moustiques !
Coucher : Thunderbird Lodge
Resto : Cafet du Lodge






J23 Me 30 Chinle/Gd Canyon North
En passant par la réserve Hopi - petit arrêt au Hopi Cultural Center à Second Mesa (excellent repas) , puis à Old Oraibi où il n'y a rien à voir sinon des maisons en torchis de bric et de broc : on ressent bien les difficultés sociales, et la valeur de l'eau...
Mais quand même parfois des panneaux solaires sur le toit, et des 4/4 impressionnants...
Bijoux authentiques à la Monongya Gallery; excellent accueil.
En Hopi, le son "oui" (à peu près) voudrait parait-il dire yes...( à vérifier) - étonnant, non ?
Route à partir de Jacob Lake = montagnes, forêts, petites fleurs, prairies...
Gd Canyon North moins de monde qu'au Sud, mais quand même... Pas le temps d'aller aux points de vues extérieurs au lodge - Donc une étape un peu inutile pour nous, c'était pour comparer, mais le trajet s'est révélé trop long à force de musarder... - Certes, des vues extraordinaires, qui vaudraient sans doute la peine de s'y attarder.
Coucher : Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Jolies petites cabines en rondins, certaines pas très loin du bord, grandes, mais c'est cher...)
Resto : restaurant du Lodge - cher - mais la vue, si on arrive à avoir une table près des fenêtres...



J24 Je 31 GdCanyonNorth/Antelope (upper)/Mexican Hat
Moments de route superbes entre Page et Mexican Hat (vers Kaibito par exemple).
On passe près de Monument Valley qu'on a déjà visité en 2005, mais avec un petit regret de ne pas y retourner.
Antelope (upper)... qu'est-ce qui n'a pas déjà été dit ou montré ?
Coucher : San Juan Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : le grill qui balance...





J25 Ve 1 Mexican Hat/Moki Dudgway/Natural Bridges/Monticello
Moki Dudgway : ça monte mais ça reste roulant - en arrivant en haut, prendre 1ère piste à gauche (roulante) après l'overlook, assez longtemps (6 miles env): Muley Point - vues au bout superbes et bien dégagées... (non, pas derrière les oreilles) - vu personne pendant plus de 2 h...
Natural Bridges - très chaud - juste fait les points de vue.
Route vers Blanding très belle (rouges, verts...)
Coucher : Rodeway Inn - Qualité prix = 0 - propreté douteuse, gérant débordé - à éviter
Resto : (?) une rue à l'écart de la route principale - familial (buffet de hors d'oeuvres, ribs) et bon





J26 Sa 2 Monticello/Harts Draw Road/Needles/ soir route 128, Fisher towers
Harts Draw Road (491) : Très jolie route dans la forêt au matin : plein de petits animaux
Canyonlands (Needles) toujours étonnant de partout, des endroits si différents... parc à faire absolument - tranquille : Roadside Ruins, Cave Springs (2 échelles à monter (faciles))
Vers le soir, la lumière sur les Fishers. Piste courte, un peu défoncée sur la toute fin.
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = * : rien de spécial - chambres OK - accueil moyen - beaucoup de monde au petit dèj
Resto : Pasta Jay : pas convaincu...





J27 Di 3 Moab/ Negro Bill
C'est connu, c'est magnifique.
Evidemment, pour Negro Bill (env 4h A/R), on oublie un peu qu'il fait chaud, et on part avec, royal, 1/2 litre d'eau pour deux... et 2 bouteilles de 1/2 litre de boisson "énergétique".
Surtout à ne pas faire ! Même si on mouille sans cesse les chapeaux (et les fesses !) dans l'eau qui accompagne une grande partie du chemin, deux américaines (jeunes et sportives....) qui nous croisent à l'aller nous proposent une partie de leur bidon en voyant les rouges inédits et intéressants sur nos visages... : c'est sympa, mais on a sa fierté, que diantre, on s'en sortira comme des grands, style film d'aventures (une petite gorgée à toi, à moi...), mais à la limite de la déshydratation... Ne faites pas comme nous.
Attention, parfois le chemin n'est pas si facile à trouver (buissons d'herbes hautes), ou alors on s'est trompés, et ce n'est pas une balade si pépère que ça (ça monte et descend...).
Au bout, Morning Glory Arch, et un peu de fraîcheur (source) ! Récompensés et fiers !
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Buck's Grill House - cher mais bon. Pourboire obligatoire de 17%...




J28 Lu 4 Moab/Mill Creek Canyon/ soir Arches (Delicate)
L'expérience d'hier à Negro Bill nous a servi : on a 4l d'eau dans les sacs... Mill Creek bien beau aussi, on commence à être fatigués, on est pas des pros, faut se ménager pour Delicate... mais il fait moins chaud. Chemin un peu difficile à trouver, cascade au bout - 3 petites heures A/R.
En fin d'après-midi, , la montée à Delicate m'a semblé beaucoup moins ardue qu'en 2005 - sans doute un peu moins de chaleur, plus de vent. Mais plus de monde...
Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *
Resto : Moab Diner



J29 Ma 5 Moab/Goblin Valley/ Fruita/ Scenic drive Cathedral Valley/ Torrey
Rigolos les Goblins, (ça doit être sympas pour les mômes), marrons marrants, petit arrêt à faire.
Little Wild Horse Canyon, j'ai été voir le début (Madame est restée dans la voiture, un peu fatiguée), avec les gros rochers qui bloquent, puis demi-tour, car Monsieur aussi, un coup de fatigue - dans ces cas là, ne pas insister.
Fruita : A-pics grisâtres, comme des rideaux, et en bas l'herbe des jardins. Le camping a l'air très sympa.
Vers Caineville, roches grises, un peu Death Valley.
Scenic Drive Cathedral Valley : comme d'autres, on a payé les 5$ (enveloppe), alors qu'on avait le pass...
Torrey : très vert, mais pluie battante...
Coucher : Austin Chuckwagon (réservé de France) - Qualité prix = ** - à la hauteur de sa réputation : accueil sympa de Michelle Perkins et Randy Austin, et logement très correct - épicerie.
Resto : Cafe Diablo - *** - super ! deuxième moment gastronomique, étonnant, avec là des saveurs inconnues (Ah! le cake au rattlesnake..., les herbes au goût étrange... non, pas ce à quoi certains pensent...).






J30 Me 6 Torrey/ Escalante
Dixie National Forest = pins, arbres blancs, montagne (9600 pieds), hélas nuages... des biches qui traversent.
En fait, on avait réservé au Boulder Mountain Ranch, mais ils avaient de (très) gros problèmes de plomberie, et l'ensemble paraissait un peu limite, en passe d'être rénové (ce que nous a dit le gars qui nous a accueilli) - Comme vraiment on tenait à l'eau courante, on a gentiment dit qu'on repasserait une autre année... pas de problème, et on s'est retrouvé à Escalante au Prospector. Avec Pauline, la gérante, à qui je demande si elle peut faire un prix... Aïe, le regard... et le ton ! "Non. Je fais jamais" (!!!). Bon, OK M'dame, on s'installe, et on va découvrir que Pauline (Ex Chauffeur/euse de son truck (Washington/Chicago/San Francisco) pendant 20 ans....!) est adorable (peut-être parcequ'on lui a offert des petits beurre, des vrais de France, qu'on avait encore au fond des valises...). Elle nous offrira des petites tomates de son jardin et un petit verre qu'on garde précieusement...
Boutique Serenidad : le Monsieur connaît très bien Laurent Martres, et aussi Philippe Schüler (Sedonax)
Il pleut, donc on ne pourra pas faire les pistes...
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel

J31 Je 7 Escalante/Burr Trail
Il pleut encore ! Un peu la Burr Trail (goudronnée), mais pas beaucoup plus loin.
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel





J32 Ve 8 Escalante/Kodachrome
Il pleut toujours! Kodachrome - des trombes d'eau...
Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *
Resto : derrière le motel


J33 Sa 9 Escalante/Bryce
Bryce déjà vu en 2005 - toujours dans le trio de tête de nos parcs préférés. Visite au bout du parc (points de vues, Britlescone Loop) et Navajo Loop.
Mossy Cave à l'extérieur du Parc est très facile - petite cascade.
Coucher : Bryce Canyon Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)
Resto : Resto du Lodge - cher




J34 Di 10 Bryce/un peu Cottonwood Road par le sud (15 miles)/Paria Outpost
Impossible de prendre la Cottonwood Canyon Road par le nord (mouillée...).
On passe par Kanab, et juste avant d'aller à l'Outpost, frustrés par la pluie des jours précédents, on essaie Cottonwood Canyon Road par l'entrée (sud) qui n'est pas loin - Début prometteur et mystérieux, mais le soir tombe, et quelques gros trous remplis d'eau nous font rebrousser chemin.
On ne verra pas nos hôtes ce soir, après avoir téléphoné, un petit mot adorable sur la porte nous indique où est la clé.
Coucher : Paria Outpost (réservé de France) - Qualité prix = ** pour l'ambiance générale - une petite chambre très simple avec douche - pas luxe, mais ça ne nous a pas dérangé.
Resto : Page - tous les restos bien pleins - donc une pizzeria (?) avec plein de français dans la queue...




J35 Lu 11 Paria Outpost/Coyote Buttes South
Avec les Parias Outfitters (les Dodsons) (Susan, Steve était occupé), une journée d'anthologie pour nous, Paw Hole, White Pockets (découvert par les frères Leech (?) qui trouvaient cet endroit nul...), etc., à voir et à vivre. Inoubliable. ****
Je n'aurais jamais pu conduire un 4/4 seul pour y arriver : à mon avis, il faut vraiment être très expérimenté dans ce type de conduite pour le faire sans guide. Susan l'est...et son 4/4 est solide !
Le soir, on croise Steve qui connaît bien Phil Lesh (bassiste du Dead pour les connaisseurs...). Hélas, ils sont pris ailleurs, on aurait vraiment aimé passer plus de temps avec eux (et encore parler de Bush et Obama, pas encore élu à cette date : heureusement, qu'il l'a été, ils étaient prêts à s'exiler si ça n'avait pas été le cas...), et on va se coucher complètement épuisés après un excellent repas préparé par Susan.
Coucher : (réservé de France) - Qualité prix = **
Resto : sur place, par Susan







J36 Ma 12 Paria Outpost/Las Vegas
A Kanab, voiture de police sur bord de route... avec un mannequin à l'intérieur ! Mais attention, la prochaine fois ce sera peut-être un vrai...
A Zion la route passe à un moment dans un tunnel avec ouvertures sur la montagne.
Entre St Georges et Las Vegas, (vers Mesquite) route désertique avec montagnes grises pelées - très chaud.
A Las Vegas, bien viser ses horaires (les décaler au plus tôt) pour éviter les interminables queues aux buffets, surtout le soir...
Coucher : Bill's - (réservé de France) - Qualité prix = ** bien situé, pas cher, mais rien d'exceptionnel : c'est pas grave, c'est pour dormir...
Resto : Buffet Planet Hollywood ** - comme en 2005

J37 Me 13 Las Vegas
Repos, visites casinos - le soir, spectacle Love (Cirque du Soleil) au Mirage - Superbe, impressionnant, émouvant - et pour moi qui ait connu les Beatles au début, des bouffées de bonheur nostalgique incontrôlables (ben oui, des larmichettes), c'est toute ma jeunesse qui remonte, et ça fait tout drôle...
Coucher : Bill's
Resto : Buffet Mirage *

J38 Je 14 Las Vegas
Repos, visites, outlets (jeans et chaussures surtout) : attention, c'est fatigant les outlets...
Coucher : Bill's
Resto : Victorian room (Bill's) - correct

J39 Ve 15 Las Vegas/Death Valley
Déjà vue en 2005 - un peu moins torride cette année.
Piscine bien chaude au Furnace Creek Ranch -
Coucher : Furnace Creek Ranch (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)
Resto : Furnace Creek Inn


J40 Sa 16 Death Valley/Sequoia/Fresno
Route vers Lonepine assez montagneuse (5000 pieds)
Avant Trona, une "ville fantôme" (Ballarat ?) inintéressante (quasiment rien)
Trona, déprimant. Voitures rouillées, baraques en ruines, style base de l'armée quasi abandonnée - après la guerre nucléaire...
Sequoia, sympa, route qui tourne beaucoup, qui monte, Général Sherman à voir (un peu de marche, 1km5 A/R en pente) mais moins fort comme impression que les Redwoods... On est peut-être fatigués...
Prévoir essence, car peu de pompes, et cher !
Sans réserver, on pensait trouver vers Sequoia, mais beaucoup de motels ou lodges sont pleins, la nuit tombe et on décide de pousser jusqu'à Fresno, où on se perd grave car il fait nuit !...
Coucher : Fresno Marriott Springhill Suites - Qualité prix = * un peu cher, mais le gars au desk nous fait un prix - et il y a une française sympathique comme manager ! (Isabelle Louis-Oleary)
Resto : rien (si, un truc à metre dans le micro-ondes...mais je sais plus quoi) - dodo



J41 Di 17 Fresno/San Francisco
4$ péage en arrivant par le Bay Bridge
Coucher : Chancellor, histoire de s'offrir un petit luxe (réservé de France) - Qualité prix = ** (pas trop cher pour sa situation) : vieil hôtel, chambres petites, mais très bien tenu, central, avec un staff qui a le sens de l'humour, compétent et de bon conseil.
Resto : Uncle Vito's *



J42 Lu 18 San Francisco
Les otaries à Fisherman qui parlent fort !
Chinatown, pour s'y perdre, pour les poissons séchés, les légumes incroyables, les champignons, les petits passages où on trouve des boutiques totalement improbables... Beaucoup de locaux ne parlent pas anglais...
Coucher : Chancellor
Resto : Harris's - grillades - chic et cher





J43 Ma 19 San Francisco
Mission - voir les fresques à Clarion Alley presqu'en face de Mission Police Station 630 Valencia
Castro, très coloré
Coucher : Chancellor
Resto : La Taqueria Mission * - On est servis au comptoir - bien bon les tacos et burritos, mais les jus de fruits nous ont semblé bizarres.




J44 Me 20 San Francisco
Matin : croissants de chez Boudin.
Repos et courses souvenirs - sérénité...
Coucher : Chancellor
Resto : Wood house Fish Company - sympa, tenu par des jeunes - très bruyant, mais bonne qualité



J45 Je 21 San Francisco/Avion/Paris
Un peu fatigués, 45 jours c'est long... mais plein de souvenirs et d'envies d'y retourner...

Alors, maintenant...
.... Bon voyage à vous !
Les +++
San Francisco, toujours...
CBS
Kasha-Katuwe
Crater Lake
Sedona
Les bijoux Hopis (argent), et leur sens
Les bijous Zunis (argent)
Apache Trail
Restos : Cafe Roka Bisbee, El Diablo Torrey
Moab et alentours, encore...
Spectacle Love à Las Vegas
(Carizzozo hors concours)
Les ++
Yellowstone
Bandelier
Canyon de Chelly
Saguaro East
Antelope
Moki Dudgway
White Sands
Great Sand Dunes
Vince du Coventry
Scenic Road Cathedral Valley (le vrai grand tour doit être extraordinaire)
Globalement, tous les rangers rencontrés
Le Toyota Four Runner
Les + :
Santa Fe
Bisbee/Tombstone
L'accueil Alamo Albuquerque
Le jeune punk garagiste vers Boise
Le policier à Las Cruces
Restos : San Francisco : La Taqueria (Mission), You's dim sum (Chinatown), et Uncle Vito's (Union Square) - Albuquerque : Sadie's Cocinita et Cooperage - Sedona : Red Planet Diner
Le bourbon Knob Creek (du Kentucky ! bu à San Francisco)
Le Toyota Four Runner
Le barman caviste du Chancellor (bien compétent, et fin )
Très souvent du WiFi dans les motels
Les "un peu moins" :
- le trop grand appétit de voir tout (je sais, on me l'avais dit...), qui conduit à speeder, voire à squeezer, des visites quand survient un contretemps... par exemple, ne pas oublier que sur un trajet (hors autoroute), on traverse des patelins, tout en longueur, et que la vitesse y est limitée (25/35 mph) - de même, il y aussi des travaux sur les routes aux USA, et on se trompe, on prend des photos... : donc la moyenne baisse...beaucoup !
- le verre d'eau du robinet parfois payant dans certains (pas tous !) fast food (Taco Bell, divers indépendants...)
- Roswell : tristounet...
- Taos : trop touriste
- La pluie quand il faut pas ! donc des pistes éliminées
- Les travaux et l'attente interminable sur certaines routes
Les "beaucoup moins" :
- La road assistance et la réaction Alamo Jackson
- Les types louches qui nous ont suivis un soir à Albuquerque...
- Se perdre à El Paso (beau titre de film...) et manquer se retrouver au Mexique sans le vouloir...
- La perte (temporaire) de valise par Air France (mais il est vrai qu'ils ont tout de suite compensé)
Besoin d'un planning pour New York English translation pending
Salut à tous 😉
Je pars le 31 juillet en direction des USA, à New York plus précisément... J'y serais très peu de temps, vu que je passe ensuite le reste de mes vacances en Floride, mais, comme c'est ma première fois dans la Big Apple, je ne sais absolument pas quoi faire en priorité... Je suis à New York du 31 juillet à 19 heures (l'avion atterrit à 16h30, le temps de rentrer à l'hôtel, prendre une douche ...) jusqu'au 4 août à 6 heures (autant dire le 3 août au soir)
J'aurais besoin d'un planning, sachant que je voudrais pouvoir voir les trucs incontournables, genre ESB, Statue de la liberté, Times Square... et pourquoi pas un truc un peu plus "local", comme une cérémonie religieuse à Harlem... J'aimerais aussi qu'il y ait une 1/2 journée shopping, 5th avenue, macy's, je sais pas du tout où sont les bons coins...
Voilà, j'attends voitre aide, si y'en a qui ont des bons plans, toute connaissance supplémentaire est la bienvenue... Petite précision: je pars en famille 2 adultes, 2 ados et 1 enfant, donc faites au plus simple....
Merci!!
Je pars le 31 juillet en direction des USA, à New York plus précisément... J'y serais très peu de temps, vu que je passe ensuite le reste de mes vacances en Floride, mais, comme c'est ma première fois dans la Big Apple, je ne sais absolument pas quoi faire en priorité... Je suis à New York du 31 juillet à 19 heures (l'avion atterrit à 16h30, le temps de rentrer à l'hôtel, prendre une douche ...) jusqu'au 4 août à 6 heures (autant dire le 3 août au soir)
J'aurais besoin d'un planning, sachant que je voudrais pouvoir voir les trucs incontournables, genre ESB, Statue de la liberté, Times Square... et pourquoi pas un truc un peu plus "local", comme une cérémonie religieuse à Harlem... J'aimerais aussi qu'il y ait une 1/2 journée shopping, 5th avenue, macy's, je sais pas du tout où sont les bons coins...
Voilà, j'attends voitre aide, si y'en a qui ont des bons plans, toute connaissance supplémentaire est la bienvenue... Petite précision: je pars en famille 2 adultes, 2 ados et 1 enfant, donc faites au plus simple....
Merci!!
Opinions sur itinéraire et prix d'un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.