Eté 2011: Laos-Perhentians-Bangkok en famille
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Bonjour,

Le Laos, cela faisait plus de 10 ans que j’avais envie d’y aller. Nous avions failli y partir à l’été 2009. Mais une connaissance de mon tendre et cher avait fait valoir que les enfants étaient peut-être trop petits – 9 et 11 ans à l’époque – pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout pour son atmosphère et qu’ils risquaient de s’ennuyer : nous étions finalement allés à Bornéo.

Cette année, quand la destination a été à nouveau sur la table, les mêmes questions se sont posées ; les mêmes hésitations ont vu le jour : aimeront-ils ? n’aimeront-ils pas ? Nous n’avions pas envie d’avoir trois semaines de soupirs et de grognements ; quand, soudain, un éclair d’illumination – je n’ose dire de génie – m’a traversé l’esprit : devant de toute façon passer par Bangkok, il suffisait de raccourcir le temps passé au Laos pour rajouter une carotte, c’est-à-dire quelques jours sur la plage en Thaïlande pour faire du snorkelling, les enfants aimant vraiment cette activité. Ce sera donc deux grosses semaines au Laos et une petite de plage ; de plage ou plutôt de Palmes-Masque-Tuba. De fils en aiguilles et au fur et à mesure de mes investigations sur Internet, la plage en Thaïlande est devenue la plage en Malaisie aux Perhentians : à cette période de l’année, le temps y est plus sur, pour un snorkelling de meilleure qualité, tout en n’étant finalement pas énormément plus loin. On rajoute une journée tampon à la fin des vacances à Bangkok pour être sur de ne pas manquer l’avion retour et c’est bouclé.



Restait à faire un choix dans les lieux au Laos ; deux semaines, c’est court. Surtout si comme nous, on ne veut pas courir et on souhaite prendre son temps. Nous avons donc décidé qu’il n’était pas possible d’aller au Laos sans passer par Luang Prabang, exit donc le sud. Arbitraire, mais il faut bien objectiver ses choix. Le reste du choix, c’est Frank Gros, notre chauffeur-guide connu grâce à ce forum, qui l’a fait pour nous. En effet comme je voulais sortir un peu de l’axe traditionnel Ventiane – Vang Vieng – LP et grâce à l’expérience des voyages en transport en commun au Vietnam et en Birmanie, acquise il y a maintenant presque vingt ans, nous savions que nous ne voulions pas vivre une telle aventure avec des enfants, j’avais contacté Frank et il m’avait proposé une boucle de dix jours : Ventiane – Vang Vieng par le route 10 – Ponsaven – Sam Neua – Vieng Thong – Nong Kwiau – LP.

Spontanément, j’aurais choisi une boucle plus au nord mais Frank m’a expliqué que l’avantage de celle-ci était sa route goudronnée tout le long et pas trop mauvaise, ce qui limitait les risques de problèmes en cas de pluies abondantes. A quoi bon demander des conseils aux gens qui connaissent pour ne pas en tenir compte? Va donc pour la boucle par Ponsaven. Le fait que peu de gens semblait l’emprunter me faisait balancer entre la satisfaction de savoir qu’il n’y aurait pas beaucoup de touristes et la crainte que si peu de monde passait par là, c’est que justement qu’il n’y avait pas grand chose à voir. Finalement, cette boucle était parfaite et correspondait à ce que nous recherchions : voir le Laos rural, hors des sentiers battus. Nous avons toutefois raccourci un peu le parcours pour rester un peu plus chaque endroit, les trajets en voiture, même agrémentés de pauses, étant longs. Nous ne sommes donc pas allés jusqu’à Sam Neua. Si c’était à refaire je rajouterais deux-trois jours pour pouvoir le faire.



Deux grandes incertitudes pour ce voyage et son succès :

- la présence du chauffeur-guide. Nous avons maintenant l’habitude de faire des « grands » voyages depuis plusieurs années mais toujours seulement nous 4. Comment la présence de cet « intrus » allait-elle modifier l’équilibre familial ? Déjà, lorsque j’avais annoncé aux enfants que nous allions avoir à une voiture avec chauffeur pendant une dizaine de jours, j’avais eu le droit à « Hein ! mais il va rester avec nous pendant TOUT ce temps ! ? ». Un « C’est ça ou les transports en commun tout serrés dans la chaleur intense et humide » avait coupé court au débat mais l’intégration n’était pas gagnée. En réalité, tout c’est très bien passé. Frank est quelqu’un d’une très grande gentillesse, cherchant vraiment à faire plaisir. Mariée à une laotienne et ayant trois filles sensiblement de l’âge de nos enfants, il aime vraiment le Laos et cherche à faire partager cette passion. Sans sa présence et son lao courant, nous n’aurions, je crois, pas vu le même pays. Seul petit défaut, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans un autre post, Frank est vraiment bavard et du coup, les pauses ont tendance à s’allonger. Pas vraiment dérangeant quand on aime prendre son temps – et c’est un peur le revers de la médaille, mais sans doute difficilement supportable pour qui aime les voyages cadencés. Il faut le savoir donc ;

- le temps. Et oui ! Juillet-Août, c’est la saison des pluies. A vrai dire, la pluie ne nous a pas vraiment dérangés. Certes, il a parfois fallu se mettre à l’abri, attendre que l’averse passe, mais jamais très longtemps ou à des moments où ces pauses nous gênaient. Mais pendant, que nous gambadions gaiement dans les montagnes pratiquement sans pluie, la tempête tropicale Nok Ten se déchaînait dans les plaines et sur Ventiane, entraînant inondations et glissements de terrain. Le train depuis Bangkok que nous avions pris quelques jours avant ne passait plus pour cause de voie ferrée sous l’eau. Alors chance ou pas chance ? Difficile à dire. Disons que le voyage a été super mais qu’à quelques jours près, c’était galère. Par contre, le ciel est rarement bleu, souvent blanc laiteux, pas terrible pour les photos. C’est mon principal regret.

Bon, après cette longue introduction, un bref bilan avant de rentrer au vif du récit : nous avons tout quatre bien aimé le Laos et sa douceur de vie. « Ponpedian » est le maître mot. Quand j’ai demandé à mon tendre et cher, ce qu’il avait bien aimé, il m’a répondu les habitants. Comme il a déjà été dit maintes fois, le Laos ne se visite pas, il se vit. La présence de quelqu’un comme Frank n’en est que plus précieuse. Le Laos, c’est une douceur de vie, une gentillesse voire une nonchalance à peine imaginables. Quand on voit les voisins qui l’entourent, Thaïlande, Chine, Vietnam, on se dit que le Laos risque d’être mangé tout cru et on craint pour son avenir. C’est aussi pays « silencieux » : pas de klaxons et de musique à tue-tête comme dans d’autres pays que nous avons pu visiter. C’est enfin un pays avec des conditions d’hygiène auxquelles je ne m’attendais pas : ni papier ni détritus qui traînent ; mis à part dans les villages de montagne, l’utilisation de l’eau potable venant de grosses bonbonnes semble largement répandue.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BL Bluequark Veteran ·
Propos préliminaire : pour le même prix, vous aurez deux carnets sur la partie Laos et celui des enfants (Marion, 13 ans, et Benoît, 11 ans) rédigé pour Noël pour leur grand-père qui aurait rêvé d'aller au Laos. Vous verrez que les impressions sont souvent semblables...mais pas toujours.

Mercredi 20 juillet : Paris-Bangkok

Départ à 21 heures 40 de CDG1 par Thai airways pour un vol direct pour Bangkok. Et oui, lorsque j’avais cherché les billets par différentes combinaisons, il y avait un « trou » dans les prix de la Thai ce jour-là : les tarifs étaient moins chers que les vols à escales par le Moyen-Orient. On ne va pas bouder son plaisir ; le voyage jusqu’à Ventiane est déjà assez long comme cela.

Nuit de contorsions. En plus les sièges ne sont pas côte à côte : chez la Thai, c’est 3, 3 et 3. Nous faisons donc la mère plus les enfants d’un côté et le père seul de l’autre. Je sers donc de double tuteur. L’avantage est maintenant que notre fille est au moins aussi grande que moi, je peux me permettre des moments d’égarement et m’effondrer sur elle l’espace d’un instant.

Carnet de notre voyage au Laos

Mercredi 20 juillet (jour (plutôt nuit) du départ) 2011

Nous sommes dans l'avion. Impossible de dormir même s'il est très tard (environ 11 heures) car il y a trop de bruit. D'un autre côté, les hôtesses ne devraient plus tarder à apporter notre repas. L'ambiance se veut très chic : on nous distribue un repas haute gamme (pour un avion) avec du choix ... A la fin du vol, les dames auront droit à une orchidée Marion
Bluequark

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Jeudi 21 juillet : Bangkok- Nong Khai

Arrivée à midi et quelques à Bangkok. L’aéroport est grand, moderne et rutilant ; les guichets nombreux ; nous passons rapidement les frontières ; les bagages arrivent encore plus vite ; il y a plein d’ATM pour faire des provisions de liquide. Rien à voir avec CDG au retour, nous y reviendrons.

S’en suit la quête du Graal, j’ai nommé l’Aeroport express bus qui doit nous mener directement à Hua Lamphong, la gare d’où part notre train pour Nong Khai, à la frontière laotienne. Forts des renseignements collectés sur ce forum, nous filons au niveau 1. Et là pas de bus. Nous arpentons le «quai ». Un quidam interrogé nous indique qu’il n’y a plus de bus, renseignement dont nous faisons fi, persuadés que le but est de nous rabattre vers les taxis (hum ! hum !). S’en suit une longue errance à travers les autres niveaux, au cas où. Est-ce le décalage horaire et la chaleur qui nous empêchent d’avoir les yeux en face des trous ? Toujours pas de bus.

Bon tant pis, au bout d’un quart d’heure, nous nous rabattons sur l’Airport Link. Toujours forts des renseignements collectés, nous savons qu’il faut descendre à Makassan puis prendre le métro dont la station se trouve à une centaine de mètres. Il y a la version express sans arrêt jusqu’à Makassan et la version omnibus. Comme nous avons le temps, nous ne posons pas trop de questions et montons dans la première rame qui passe. La vue depuis le train permet d’avoir un premier aperçu de Bangkok et de son coté tentaculaire. Voilà que les panneaux de Makassan arrivent …que nous dépassons allègrement pour nous arrêter deux bons kilomètres plus loin à la station Phayathai. Là, après le coup du bus, nous avons l’impression d’être tombés, dans un monde où l’on aurait changé subtilement quelques détails dans le but de nous rendre fous. D’autant que pour aller à la gare maintenant il faut prendre, outre le métro, le Skyline avec un prime un changement supplémentaire. Il fait chaud, nous avons sommeil et c’est quelque peu hagards que nous faisons tous ces changements. C’est bon : la prochaine fois, nous prendrons le taxi.

Après toutes ces péripéties et un rapide repérage dans la gare, nous trouvons refuge dans la fraîcheur d’un KFC où nous passons le reste de l’après-midi. Si on me l’avait un jour…Comme quoi, tout arrive.

En fin d’après-midi, nous sortons de notre antre visiter la gare et récupérer les billets de train commandés par Internet, que www.thailandtrainticket.com doit nous livrer par porteur. Tout marche comme sur des roulettes, le porteur était même là une demi-heure avant l’heure dite. Petite balade dans la gare et achat de crêpes puis nous allons sur le quai. Celui-ci est tout enfumé de gaz brûlés. Ca pique les yeux et la gorge. Vite, nous montons dans notre wagon.





Nous avons (enfin, j’ai) réservé deux compartiments en 1er classe qui communiquent entre eux. Notre premier soin est d’ouvrir la porte de communication, et de baisser la clim particulièrement glaciale.

Rapidement, nous nous installons pour la nuit ; pas de draps, nous sortons nos sacs à viande et tout le monde au lit. Le contrôleur sera tout surpris, quand il passera vers 10 heures et quelques pour installer le compartiment, de trouver tout le monde endormi. Il me donne les draps-couvertures dont je recouvre chacun.

Les couchettes sont confortables mais la nuit n’en est pas moins hachée : arrêts fréquents et prolongés, on comprend mieux pourquoi le train met si longtemps pour parcourir si peu de distance ; sauts de carpe aussi, à se demander si les rails sont vraiment jointives.

Jeudi 21 juillet 2011

Nous sommes (enfin) arrivés à Bangkok. Nous devons rejoindre la gare pour prendre le train de nuit nous menant à la frontière thaïlandaise. Nous décidons de prendre le bus pour rejoindre la fameuse gare. Nous cherchons le bus pendant près de 30 minutes en montant et descendant tous les étages de l'aéroport (ils sont très nombreux !).

Finalement, nous optons pour le train nous emmenant à Makahssan (le trajet dure 15 minutes auquel il faut ajouter les 20 minutes d'attente). Puis, nous prenons le métro avec de nombreux changement, des montés, des descendantes, trois grosses valises, des agents qui ne parlent pas un mot d'anglais (non, j'exagère un peu )...

D'après Papa, nous arrivons à 16h30 locale. Nous laissons nos bagages au consigne (très cher) !

Nous décidons de manger un bout car cela fait longtemps que nous n'avons pas manger. Nous croisons un KFC (pour des européens fraichement arrivés, il faut commencer en douceur, avant d'entamer la cure de riz) et nous nous y arrêtons pour manger frites, poulet et pepsi.

Il doit être 18h30 lorsque notre instinct de touristes surgit et que nous quittons le KFC pour faire une plus ample visite de la gare. Nous achetons au passage 3 crêpes au Nutella.

Puis, vers 19h30, nous reprenons nos bagages et attendons notre train.

20h10, le train part (avec nous bien sur) ! Nous sommes en 1ère classe, nous avons 4 couchettes dans deux cabines très étroites qui communiquent.

Le train s'arrête régulièrement et ne roule pas très vite !

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Vendredi 22 juillet : Ventiane

Réveil des parents qui essayent de ne pas réveiller les enfants qui eux dorment encore. Le train est en retard et le paysage défile par la fenêtre avec des plans d’eau aux superbes fleurs de lotus. Toujours ces arrêts au milieu de nulle part. Puis tout à coup, davantage de bâtiments avec plein d’enseignes américaines, MacDo et cie. Ca y est, on doit être arrivé. Branle-bas de combat. Non, ce n’est que Udon Thani ! Nous en avons encore pour un moment et c’est finalement avec plus d’une heure et demie de retard que nous arrivons à Nong Khai.

Nous négocions un tuk-tuk pour aller jusqu’au pont de l’amitié. Il paraît que la navette qui traverse le pont va jusqu’à la gare ; nous ne l’avons pas vue et cette fois, nous n’avons pas trop cherché. Refus des propositions d’aide aux visas en tout genre ; passage de la frontière thaïlandaise ; bus navette pour traverser le pont ; arrivée à la frontière du Laos. Là, trois guichets : le premier guichet où l’on prend les formulaires ; le deuxième où on les rend accompagnés de 30 dollars par personne et le troisième où l’on reprend son passeport et son reçu. Il y a peu de monde et l’ensemble prend somme toute peu de temps. Pendant ce temps, il y a bien quelques tentatives d’approches pour nous proposer un transport jusqu’à Ventiane, mais sans insistance.

Frank nous attend juste après la frontière. Les enfants sont un peu interloqués par son look. Disons que cheveux longs, très longs, et oreille percée, c’est un peu inhabituel pour les petits habitants de Paris XVième.

Sur le chemin jusqu’à l’hôtel, nous sommes d’emblée frappés par les voitures : toutes en très bon état, elles sont dans l’ensemble assez grosses, le must étant le FFFF.

L’hôtel dans lequel Frank nous a réservé une chambre, le Sala Impeng, est à la fois au cœur de Ventiane et de la verdure, très agréable pour se remettre du voyage et s’habituer à la chaleur. Chaque chambre a une terrasse à l’abri du soleil. Pendant que nous nous accordons avec Frank sur le parcours et l’heure du rendez-vous du lendemain, les enfants trouvent refuge dans la chambre climatisée. Nous y laissons quelques temps reprendre leur force avant d’aller affronter la ville. Avec modération en ce premier jour.

Le premier arrêt est pour la banque. A environ 11 000 kips l’euro, nous voilà devenus millionnaires. Petit aparté sur les kips : il n’y a que des billets – 500, 1 000, 2 000, 5 000, 10 000 et 50 000 – dont certains ont des couleurs très proches. Comme les chiffres arabes n’apparaissent que sur une face, il est facile de se tromper. Personnellement j’ai résolu le problème en confiant la gestion de nos deniers à l’autre autorité parentale.

Après nous être sustentés et avoir fêté les 11 ans de notre numéro deux avec un pancake d’anniversaire – si, si – nous nous dirigeons nonchalamment vers Wat Sisaket. Nous croisons sur le chemin quelques ex-maisons coloniales….



… et des écriteaux en français.



Petit aperçu de loin du Patuxai.



Peu de touristes au temple pour admirer les très nombreux bouddhas. Sans le savoir, nous sommes arrivés peu avant la fermeture, assez tôt toutefois pour le visiter sans se presser.



Les Bouddhas officiels.





Et ceux cassés et mis sous clef.



Souhaitant ménager nos montures en ce premier jour d’acclimatation, nous rentrons doucement par la rue principale, celles des guesthouses et des restaurants, avec quelques arrêts « temple » quand même.





Le reste de l’après-midi se déroule à l’hôtel ; sur la terrasse pour les parents et dans la chambre pour les enfants.

Cette première nuit est l’occasion de nous familiariser avec les matelas laotiens. Composés de fibre de coco, ils sont fermes. Amis amoureux des matelas moelleux, ce n’est pas dans ce pays que vous trouverez votre bonheur.

Vendredi 22 juillet 2011

Nous arrivons à la frontière thaïlandaise vers 9h30. Nous prenons un tuk-tuk (qui signifie pas cher pas cher) qui nous emmène au VISA. Nous patientons, patientons...

Nous passons la frontière et voyons un monsieur à l'allure très bizarre, et Benoît et moi prions pour qu'il ne soit pas notre chauffeur. Ce monsieur, Franck, était bel et bien notre chauffeur et il nous emmène à notre hôtel très calme et sympa. Tous ensemble (enfin pas les enfants, comme d'habitude) choisissons le trajet exact pour les jours à venir.

Ensuite, nous nous préparons en douceur (il faut pas nous brusquer, nous sommes fragiles à cause de la chaleur et de l'humidité ambiante).

Nous décidons de nous promener à Vientiane. Nous déambulons près d'une grande fontaine puis nous nous arrêtons pour remplir nos ventres qui crient famine.

Repartis, nous visitons quelques temples bouddhistes. Nous rentrons à l'hôtel et nous nous reposons. Puis, nous mangeons dans un petit restaurant typiquement lao (pas terrible) !

Marion
Bluequark

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Samedi 23 juillet : en allant vers Vang Vieng

Aujourd’hui, nous partons pour Vang Vieng. Plutôt que prendre la route habituelle de l’axe Ventiane – Vang Vieng – Luang Prabang, nous avons choisi de passer par la route 10 qui est moins fréquentée et surtout permet de s’arrêter au lac Ang Nam Ngum et de faire un stop aux mines de sel de Ban Keun repérées sur ce forum.

Mais pour l’instant, l’heure est au Xieng Khhman ou Buddha park, situé à une vingtaine kilomètres au sud de Ventiane. Ce parc, pas très grand, accueille toute une série de statues hindoues et bouddhiques construites par un prêtre chaman qui aurait forgé un nouveau culte à partir de ces deux religions. Il a également créé un parc similaire en Thaïlande à Nong Khai. L’ensemble est assez amusant. On y croise des statues géantes de Vishnou, Shiva, Bouddha et de personnages historiques laotiens, ainsi qu’une sorte d’énorme citrouille.









Dans l'une d'entre elles, on peut monter en passant par l’intérieur, intérieur qui recèle plusieurs grottes. Pour un peu, on se prendrait pour Indiana Jones.

Puis, c’est cap au nord. Pour rejoindre la route 10, nous empruntons une quatre voies avec des lampadaires, sur laquelle nous sommes absolument seuls. On n’est pas un paradoxe près.

Une première halte est pour la belle-famille de Frank. Trois maisons en bois sur pilotis, une maison en « dure », les frères et sœurs ont choisi de quitter le village des parents pour s’établir le long de route. Pour l’heure, tout le monde est dans les champs sauf une des sœurs qui a accouché une semaine auparavant et une autre sœur qui lui tient compagnie et l’assiste dans les soins du bébé. Elles nous accueillent le temps d’un café et celui pour nous de découvrir les coutumes entourant les jeunes accouchées : celles-ci sont censées rester alitées – au moins quelques jours, idéalement plusieurs semaines – sur un lit sous lequel sont glissés des charbons ardents. C’est bon pour la peau, paraît-il. Quand je me souviens de ma fatigue après mes accouchements, quand je vois combien il fait déjà chaud sans les charbons, je me dis que ce traitement doit tenir du supplice. La pauvre a d’ailleurs l’air vraiment épuisée.

La deuxième halte est pour la « mine » de sel de Ban Keun. L’eau est injectée dans le sol puis récupérée et mise à évaporer dans des bacs sous lesquels brûle de la sciure dûment compactée au préalable. Le sel est ensuite récolté et mis à égoutter dans des paniers suspendus. Plusieurs familles travaillent sur le site et habitent un camp tout à côté. Elles travaillent du matin jusqu’à tard le soir (10 heures) et sont rémunérées au poids de sel produit. Les conditions de travail sont assez dures : outre la chaleur dégagée par le feu, la vapeur est assez astreingeante. Comme partout ailleurs au cours de notre périple, nous sommes très bien accueillis et les gens répondent volontiers à nos questions.









Nous continuons notre route jusqu’au lac Ang Nam Ngum. D’abord, un petit arrêt pour profiter de la vue. Le lac a été formé par la rétention d’eau du barrage sur la Nam Ngum et ces petites îles sont en fait les sommets d’ex-collines.



Puis un deuxième au bord du lac, pour déjeuner. Frank souhaite tester un nouvel endroit qui vient de s’ouvrir et dont il a entendu parler par un cousin. C’est un peu à l’écart du village et le restaurant à vue sur le lac. Quand nous arrivons, les parents ne sont pas là et nous sommes accueillis pas une nuée d’adolescentes. Les demoiselles s’occupent de nous avec une sorte d’agitation et de volonté de bien faire bien sympathiques. C’est un peu la panique à bord. Heureusement que Frank parle lao.

La mère, lorsqu’elle rentrera – le père lui est parti à Bangkok faire de courses ! – nous expliquera que le maître des lieux – le père donc – est un laotien ex-exilé en France. Bien que ne parlant initialement pas lao, il a souhaité revenir s’installer au Laos et a donc ouvert ce petit resort. Nous croiserons plusieurs fois au cours de notre séjour des laotiens qui, exilés en France pendant la guerre, ont décidé de revenir au pays.

La prochaine étape est pour le Nam-Lik eco-village Le lieu est tenu par Richard, un français installé au Laos depuis de nombreuses années, passionné d’orchidées et d’insectes. L’eco village est au cœur de la forêt avec des maisons sur pilotis. Le lieu héberge deux macaques recueillis bébés dans la forêt et un chien régulièrement épouillé par les singes. Dans les salles communes, toute une collection de papillons et d’insectes divers et variés. Le tout a un coté un peu Robinson. D’ailleurs, les enfants en parlent en disant « tu sais, chez Robinson ».

Petit commentaire sur les chiens au Laos : ils sont tous bâtis sur le même modèle, courts sur pattes, pas bien beaux et absolument pas agressifs. Frank nous indique que des Vietnamiens font régulièrement des incursions au Laos pour ramasser des chiens qu’ils revendent pour consommation au Vietnam. J’avais tendance à considérer cette histoire comme une légende urbaine – ou plutôt une légende rurale – jusqu’à mon retour en France où je suis tombée sur des articles (http://www.franco-thai.com/news/viewtopic.php?f=2&t=5019#p5049) relatant l’arrêt dans le Nord-Est de Thaïlande de trafiquants de chiens à destination de restaurants au Vietnam.

Nous devions initialement aller jusqu’à Vang Vieng mais il est déjà tard et personne n’a le courage de reprendre la route. Nous restons donc dormir là ce soir. Les enfants sont ravis de dormir « chez Robinson ». Nous avons une grande chambre familiale avec terrasse qui surplombe la forêt. Que demander de plus ! Belle collection de fourmis dans la salle de bain, de quoi s’occuper pendant le lavage de dents.

Ce soir, c’est plat unique pour tout le monde. Enfin, tout le monde, cela veut dire Frank, Richard et nous ; l’endroit n’est pas très fréquenté, si ce n’est par des passionnés de botanique et d’insectes en tout genre qui restent souvent plusieurs jours.

Samedi 23 juillet 2011

Nous nous réveillons, prenons la route et faisons un arrêt dans un Bouddha parc. Il y a des sculptures de toutes les tailles, représentant des animaux, des bouddhas... Il y a une gigantesque sculpture, on peux même rentrer dedans : on entre par la bouche, on monte, on monte et nous voilà arrivés tout en haut.

Puis après cette visite, nous quittons ce magnifique parc et prenons la route pour aller au village de la femme de Franck où nous trouvons ses belles-sœurs. Une vient d'accoucher (il y a une semaine) et une coutume dit qu' elle doit rester allonger ou assise sur un lit pendant 3 semaines à 1 mois, où en dessous, il y a des braises et la température extérieure est de 35 degrés !!! Ses sœurs doivent s'occuper du bébé et de la mère. Après énormément de "blabla" (eh ouais mec Franck est très très très très très bavard), nous partons et arrivons dans une mine de sel. La fabrication du sel se fait comme ceci : ils apportent de l'eau salée pompée en sous-sol et la mettent à chauffer dans une sorte de grand récipient posé par terre avec du feu dessous. Le sel, donc, remonte à la surface et cela dégage une chaleur épuisante.

Nous allons dormir dans un hôtel pas trop hôtel où il y a Robinson : il s'appelle Richard (ce qui est bien dommage) qui possède des serpents, des grosses araignées, des iguanes, et une collection de papillons (grands, petits). Il a aussi des macaques qui ont des cordes pour ne pas qu'ils s'échappent. L'un d'eux épouillait le chien, faisait des acrobatiques s’emmêlait avec ses cordes. Benoît
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut la famille Bluequark! Super ce carnet écrit à plein de mains! Merci les zenfants! Vivement la suite! Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir Marie,

Merci pour les encouragements, cela fait toujours plaisir... et cela motive pour la suite. Le problème est que pour les deux jours suivants, j'ai pris les photos avec la balance des blancs déréglée !!! J'ai essayé de tripatouiller les photos mais le résultat n'est pas encore top. Et puis, la plupart sont du coup devenues trop lourdes pour pouvoir être attachées. Tant pis! Je vais essayer de sortir un épisode ou deux ce soir sans les photos- ou seulement une partie- et je verrai ce week-end comment les ajouter après coup.

Dimanche 24 juillet : Vang Vieng

Avant de partir, petite exploration du jardin aux orchidées avec Richard. Celles-ci ont été récoltées dans la forêt puis replantées sur le chemin qui dessert le bâtiment commun. De nombreuses d’entre elles sont minuscules et sans aide, nous n’aurions pas vu les fleurs.









Puis, nous prenons la route. C’est l’occasion d’observer la vie à la campagne. Les rez-de-chaussée des maisons au bord de la route sont aménagés en petits magasins, qui vendent des snacks et diverses babioles. Comme chaque maison ou presque a son magasin, c’est à se demander qui sont les clients. En complément de ces commerces, des vendeurs ambulants parcourent les routes avec des motos surchargées pour vendre divers ustensiles. Ce sont, paraît-il, des vietnamiens. Nous en croiserons plusieurs dans la journée ainsi qu’une vendeuse à pied – une chinoise nous dit Franck – affublée d’un fléau à plateaux.

Un premier stop pour observer la pêche au carrelet. Cela papote et commente gaiement chaque prise et, peut être est-ce à cause de notre présence, tout le monde s’arrête pour discuter avec les pêcheuses.

Mmmm. C’est lourd et elle a vraiment du mal.



Remarquez comment, alors qu’il fait vraiment chaud, les femmes se protègent les bras du soleil pour ne pas brunir.



Après avoir rejoint la route principale pour Vang Vieng, nous traversons un village spécialisé dans le poisson séché. Suspendu, empaqueté, en vrac, c’est vraiment le poisson séché dans tous ses états. Tout le village en regorge.







Quelques chauves-souris aussi.



Arrivés à Vang Vieng sous une chaleur torride, nous nous renseignons pour un tour en kayak, mais en raison des pluies abondantes de ces dernières semaines, le courant est fort et il est sans doute imprudent de se lancer dans l’aventure avec des enfants. Une autre option est le tour en bateau sur la Nam Song. On verra plus tard : c’est l’heure de manger. Frank nous emmène dans un restaurant tenu par une famille où nous dégustons un délicieux laap au bœuf. Le laap est un plat à base de viande haché au couteau agrémenté de jus de citron et de diverses herbes. Il se mange en général accompagné de riz gluant. Coriandre, menthe, citronnelle, chaque restaurant a sa façon de le préparer. Haché au couteau et non au hachoir, celui-ci est vraiment bon. Les enfants décrètent que la cuisine laotienne est vraiment délicieuse, voire la meilleure du monde. Bon, après dix jours de riz gluant, ils se précipiteront sur les pizzas et les pâtes à Luang Prabang, mais pour l’instant, l’humeur est à la cuisine laotienne. Un point à retenir : partout sauf dans les restaurants plus touristiques de Luang Prabang, les plats sont préparés à la demande, ce qui parfois peut prendre un certain temps.

Après ce repas conclu par un pancake ontologique, nous optons pour une remontée de la Nam Song en bateau jusqu’à le ferme organique où Frank viendra nous récupérer. La ballade est sympa : c’est l’occasion d’admirer les pains karstiques et de découvrir les fameux bars le long du parcours de tubing. Le jeu consiste à se laisser descendre le long de la rivière sur une chambre à air de camion, et surtout à s’arrêter aux nombreux bars jalonnant le parcours, qui sont autant d’occasions de consommer alcool et substances plus ou moins licites. Cordes, trapèzes et toboggans sont aussi là pour pouvoir s’amuser mais les accidents sont fréquents, l’alcool empêchant parfois la bonne maîtrise de la situation. Chaque bar a sa propre musique, poussée à fond, comme il se doit ; pour le plus grand plaisir des riverains à n’en pas douter. Dans certains, une multitude de corps presque nus se trémoussent en plein soleil au rythme de la musique. Ambiance absolument pas familiale. Je renonce au tubing un moment envisagé.







Comme nous somme motorisés, nous choisissons une guesthouse en dehors du village. Au calme et au bord de la rivière, nous avons tout loisir d’observer la vie aux alentours. Une mini-ballade le long de la rivière nous permet de nous entraîner aux ricochets et de faire une superbe récolte de galets. C’est plus fort que nous : où que nous allions, nous récoltons pierres et cailloux. Bon, j’avoue que je ne suis pas la dernière à contribuer à cette accumulation

En fin de journée, nous retournons faire un tour à Vang Vieng humer l’atmosphère. C’est une succession de guetshouse house et de restaurants avec coussins sur lesquels s’affaler pour regarder diverses séries américaines, type Friends et compagnie ; conforme aux descriptions que j’avais lues donc, mais il n’y a que peu de monde. On ne doit pas être dans la haute saison touristique du tubing. Par contre, question tenue, nous ne somme pas déçus : nombreux sont les touristes qui se promènent torses nus ou en soutien-gorge voire carrément en maillots de bain. Dans un pays pudique comme le Laos, c’est un comble. Je passe sur ceux qui, dès le début de soirée ou même de la journée, sont complètement bourrés ou défoncés. Le lendemain soir où nous retournerons manger de ce délicieux laap au bœuf, notre fille s’installera face à la rue pour mieux pouvoir observer la faune passer tellement c’est hallucinant et fascinant. Tout cela n’a pas l’air de perturber les Laotiens qui, s’ils n’en pensent sans doute pas moins, ne montrent aucun signe d’agacement.

Dimanche 24 juillet 2011

Après avoir fait une plus ample connaissance, nous apprécions beaucoup Franck : il est sympa, gentil ... comme quoi, les apparences sont trompeuses. Après avoir dévorer notre petit-déjeuner, Robinson nous montre plein de sortes différentes d'orchidées, des petites des énormes.... il y en avaient au minimum 50 différentes.

Nous prenons la route et nous nous arrêtons sur un pont très connu (tout est relatif) où un roi avait abdiqué. La chaleur est étouffante.

Peu après, nous stoppons le mini van dans un village typique ou nous voyons des familles pêcher avec des filets de formes rectangulaires.

Puis, nous traversons un village de pêcheurs dans lequel tous le monde vend du poissons sous toutes ses formes... Nous arrivons à Vang Vieng en milieu d'après-midi. Nous prenons un bateau qui nous mène aux abords de notre hôtel et Franck nous récupère en mini van. Pendant notre balade, nous voyons de nombreux pain de sucre magnifiques.

Il y a aussi des sortes de camp pour jeunes faisant la fiesta et se saoulant. Nous les retrouverons d'ailleurs le soir dans la ville, torse nu et complètement ivre.

Nous dégustons un délicieux laab lao au bœuf dans un petit restaurant où les habitants de la maison sont forts sympathiques. Humm, quel délice......

Marion
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
AL Alanay Veteran ·
Bonjour Bluequark

En farfouillant sur VF, j'ai découvert le récit de votre séjour familial au Laos. Félicitations, c'est un vrai plaisir de le lire. Votre style est vif et alerte, les photos sont très belles. Vivement la suite 😉

Je me suis replongée avec délectation dans vos aventures namibiennes. Nous visiterons la Namibie durant 3 bonnes semaines en Août, sur un circuit assez proche du vôtre. Nous aurons également 2 tentes sur le toît mais aussi 1 au sol; nos enfants ont 16, 15 et 12 ans. A l'inverse, nous avons tout réservé depuis fin octobre...près de 9 mois avant le départ... du jamais fait. J'espère que le timing sera tenable.

Armelle
Carnets de voyage : voir mon profil (Lanzarote - New York - Namibie - Vietnam - Angkor - Ouest USA)
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Merci des compliments, cela fait toujours plaisir.

Pour la Namibie, tout le monde dans la famille en garde un souvenir ému. Vous devriez bien en profiter. Si je peux me permettre d'insister, surtout se lever de très bonne heure.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Lundi 25 juillet : Vang Vieng

La journée commence par un super petit déjeuner au bord de la rivière. Œufs ET pancake, nous voilà calés pour un moment.

Aujourd’hui, sont prévus « grotte Tham Phu Kham et lagoon bleu » Nous sommes un peu soucieux : il a beaucoup plu cette nuit et il n’est pas sur que la piste soit praticable en voiture. Comme en plus, le ciel est couvert… Allez, autant essayer.

D’abord, franchir le pont payant qui permet de traverser la Nam Song : 10 000 kips. Finalement, la piste n’est pas trop détrempée et il n’y a qu’un passage un peu délicat où un virage en cuvette a accumulé de l’eau. Nous parvenons sans encombre jusqu’au denier pont. Celui-ci n’étant pas franchissable en voiture, nous terminons le chemin à pieds, ce qui permet de mieux observer la vie à la campagne.



Repiquage du riz.



« Tracteur » passe-partout.

Pour accéder à l’ensemble blue lagoon-grotte, c’est 10 000 kips par personne, sauf pour notre deuxième qui, comme il est petit (11 ans et 1,50 m quand même), en est dispensé. ( ! ! ?).

Pour arriver à la grotte, ça grimpe. Et ça chauffe. En haut de la côte, nous croisons un jeune couple – de Montpellier nous l’apprendrons plus tard – qui insiste pour nous laisser la frontale qu’ils ont louée en bas. Nous avançons dans la grotte ; ils ont eu raison d’insister : avec les seules deux lampes que nous avions pour cinq, nous aurions eu quelques difficultés.



D’abord le Bouddha couché et quelques formations.



Nous continuons notre progression. La grotte est gigantesque et l’on peut se promener pendant un bon moment. Mieux faut faire attention où l’on met ses pieds car il y a de trous béants.

A notre sortie de la grotte, quelle n’est pas notre surprise de trouver notre ami de Montpellier qui nous attend : ne nous voyant pas redescendre, il était inquiet et est venu à notre rencontre. Quand je pense à la montée qu’il a du refaire, je suis confuse.

Après la séquence crapahutage, c’est la séquence détente. Tout le monde se jette à l’eau dans le blue lagoon. Les enfants passent un très long et bon moment à utiliser cordes, balançoire et arbre duquel on peut sauter. Ils seront bien dérangés un moment par un groupe de jeunes laotiens aisés de Ventiane qui les délogeront quelques temps, mais le reste du temps il n’y a que peu de monde et ils en profitent bien.



C’est pendant cette longue baignade que je m’aperçois que mon appareil est déréglé. Je deviens spécialiste du genre : il y a trois ans j’ai pris des photos pendant une demi-matinée l’autofocus débrayé ; l’année dernière, l’appareil est resté priorité vitesse pendant plusieurs heures, d’où toute une série de photos cramées ; depuis je fais afficher les photos à l’écran après la prise de vue. Là, c’est plus original : c’est la balance des blancs qui est déréglée. Je me disais bien parfois que les photos avaient des tonalités bizarres, trop vert-bleu, mais sans être perturbée outre mesure. Le plus étrange est que parmi les photos des orchidées de la veille au matin, certaines ont la balance bien réglée.





Après nous être partagés pour le goûter des sandwiches dans la guesthouse au bord de la rivière juste avant le pont payant – mais qui est gratuit dans ce sens, nous filons jusqu’aux chutes d’eaux Tad Kaeng Yui nouvellement aménagées. Le jour commence a décliné mais nous pouvons quand même aller jusqu’aux chutes. Sympa mais rien d’extraordinaire ; il faut dire que, comme se plaisent à répéter les enfants, des « chutes, on en vu pour notre vie » l’année dernière en Islande. Tant qu’à faire, mieux vaut traîner dans une autre grotte. Par contre joli coucher de soleil sur les collines au retour de la chute, même si les photos ne rendent pas la beauté du moment.



Lundi 25 juillet 2011

Nous arrivons dans un site où il y a une grotte. Il faux monter monter monter dans une pente avec beaucoup de rochers pour aller voir la grotte où le chemin est avec de l'eau et des rochers (dans la grotte). Puis, redescendu nous nous baignons dans un lagon qui où il y a une balançoire dans l'eau, une autre, une corde pour faire"tarzan". Nous reprenons la route et prenons des sandwiches dans un petit restaurant qui est pas mal. Nous reprenons la route après beaucoup de "blabla" pour aller jusqu'à une cascade. Nous retournons dans la ville et allons déguster des laabs de le restaurant d'une copine de Franck (le même que la veille en regardant les jeunes qui ont fait la fête dans les camps, saouls et torse-nus, ce qui gène les laos qui sont très pudiques.

Benoît
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Mardi 26 juillet : en allant à Ponsaven

Aujourd’hui, c’est le départ pour Ponsaven. La route passe par les montagnes et tourne beaucoup. Les paysages sont vraiment jolis. Plusieurs arrêts marquent le parcours.

D’abord, un petit point de vue sur les pains karstiques avant de les quitter.



Puis, un arrêt dans le village réputé pour sa vente de gibier sauvage – civettes, rats et autres cochons d’Inde – vente qui est illégale. Aujourd’hui, pas de civettes : comme il a beaucoup plu, les glissements de terrain sont légion et les hommes ne sont pas partis à la chasse. Il faut dire que les pentes sont vraiment escarpées. En revanche, quelques assimilés rats sont sortis de leur cachette à la demande, mais pas de photos car les villageois y sont réticents en raison du caractère illégal de leur activité ; même si tout le Laos est au courant, certaines personnes faisant même le trajet pour s’approvisionner.

Le troisième arrêt est pour une pause trempette. Franck s’étant rendu compte que les enfants aimaient vraiment se baigner nous a signalé ce bassin partiellement alimenté par des sources d’eau chaude où les enfants passent à nouveau un bon moment à barboter. Moi aussi, un peu.

Un arrêt paysage avec un joli point de vue. Dommage qu’il y ait cette fichue antenne.









C’est juste en remontant dans la voiture que notre numéro deux se met à vomir après avoir bu une gorgée d’eau. Nous nous demandons si cette manifestation soudaine est due aux nombreux virages ou à une cochonnerie quelconque. Nous aurons rapidement la réponse à l’air comateux de l’intéressé et surtout au début de fièvre qui s’installe. Il dormira un grande partie du reste du voyage allongé.

Nous nous arrêtons à Phou Khoun pour déjeuner. Phou Khoun est au carrefour de la route qui fait l’axe Vang Vieng – Luang Prabang et de celle qui part Ponsaven. Pas mal d’activités donc.

Pendant que je reste avec les enfants – et surtout avec notre malade – à l’abri du soleil dans un café restaurant, Franck et mon tendre et cher vont faire les courses au marché juste en face : saucisse et riz gluant, tel est le menu. Ils reviennent également affublés de cinq ananas car « ils étaient vraiment trop bon marché ». 5 000 kips, soit un demi euro, les cinq ananas, c’est vrai que ce n’est pas cher mais c’est quand même beaucoup d’ananas pour seulement cinq personnes dont une qui n’aime pas. Nous mangeons toutes ces victuailles dans le café qui fait pourtant restaurant, n’y commandant que les boissons. C’est assez surprenant comment les Laos acceptent que l’on apporte sa propre nourriture. Nous en aurons la confirmation par la suite où chaque fois non seulement nous avons pu manger nos ananas sans problème, mais où il nous a été également proposé de nous les préparer.

Un petit tour par le marché pour acheter quelques gaufres pour le dessert (et prendre quelques photos) et nous reprenons la route.





Il se met à pleuvoir des cordes et du coup, les arrêts sont moins fréquents. Un petit arrêt production d’électricité quand même. Nous croiserons au cours de notre périple « dans les montagnes » beaucoup de ces petites turbines qui permettent d’apporter un peu d’électricité. Dans ces cas, le premier appareil alimenté est la télévision et pas de réfrigérateur pour autant.

Enfin, c’est la plaine de Ponsaven. Ce qui frappe d’emblée est la richesse de la région : nombreuses sont les maisons cossues. La végétation est aussi totalement différente avec notamment des pins.

Nous logeons à l’hôtel de la plaine des jarres, situé au dessus de la ville au milieu des pins. Nous avons une double chambre familiale avec deux salles-de-bain. L’ensemble est assez charmant. Commentaires des enfants : il ne manque plus qu’une piscine – ah ! ces gosses ! Comme notre numéro deux a toujours de la fièvre, nous le dopons un peu et restons nous reposer un moment à l’hôtel.

Un papillon de pins.



Le soir, le malade va mieux et nous dînons en ville dans un restaurant aux prix plus que doux, même aux regards des standards locaux. Il a l’air de réunir toute la ville, touristes et locaux. Différent des précédents, encore un très bon laap.

Mardi 26 juillet 2011

Nous prenons la route et nous immobilisons le van dans un village où les habitant chassent des chèvres noires dans la montagne et nous rencontrons une vieille dame qui nous lit notre avenir et nous donne un bracelet porte-bonheur qui représente notre avenir.

Nous reprenons la route et nous regardons le paysage depuis des points de vue différents.

Nous mangeons des brochettes achetées sur le marché. Ce doit être un marché spécial brochettes car il y en a partout !!

Rien a dire de plus pour la suite : nous faisons de la route.

Nous arrivons à Ponsavan.

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Mercredi 27 juillet : Ponsaven et la plaine des jarres.

Au programme du jour, visite des sites n°2 et 3 de la plaine des jarres, plus sauvages et isolés, et des villages aux alentours. Mais pour ce faire, il faut d’abord aller s’enregistrer au poste de police. Va donc pour le poste de police avec passeports et tout le tralala… mais là, les difficultés commencent : les étrangers ne seraient plus autorisés à amener les touristes sur les sites ! Le supérieur hiérarchique est appelé… et attendu un bon moment. Les papiers officiels sont sortis …et commentés un long moment. Nos amis policiers ont l’air presqu’aussi gênés que nous de cette nouvelle contrainte ; mais pas de doute, Frank ne peut pas nous emmener sur les sites sous peine d’une amende au montant absolument rédhibitoire. Tous ces échanges prennent un long moment et la matinée est déjà bien avancée lorsque nous sortons du poste de police. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons d’avoir recours à un tuk tuk. Frank négocie pour nous les modalités et le prix. Les tuks tuks ne vont qu’au site n°1 qui est desservi par la route goudronnée. Bon tant pis, on se contentera du site n°1 ; nous aurions pu louer des scooters mais n’ayant jamais essayé ces engins, je n’avais pas envie de m’y initier sur des routes de terre mouillées, la prunelle de mes yeux sur le porte-bagage.

Sur place, seulement quelques touristes protégés par les parapluies-parasols. Le site est peut-être moins charmant, mais au moins on ne peut pas se plaindre du monde. Des bombes non exposées étant potentiellement présentes sur la zone – comme partout aux alentours de Ponsaven, nous y reviendrons – il nous faut rester sur le chemin qui a été déminé et est délimité par des pierres peintes en blanc.



L’origine et la fonction de ces jarres ne sont pas connues. Constituées d’un seul bloc, les plus lourdes pèseraient une quinzaine de tonnes. Certains disent qu’il s’agirait d’urnes funéraires, des fragments d’os humains incinérés y ayant été trouvés. Mais alors, où sont les couvercles ? D’autres pensent qu’elles ont été commandées pour fêter la victoire du roi Khun Jeuam sur un tyran local qui terrorisait la région et stocker l’alcool de riz commandé pour l’occasion. Mais, à nouveau : où sont passés les couvercles ?





Il fait vraiment chaud et nous cherchons le moindre recoin d’ombre.

La fraîcheur de cette grotte est la bienvenue. Le trou dans la voûté a été formé par une bombe. Celle-ci a tué tous les habitants qui s’étaient réfugiés dans la grotte…. pour se protéger des bombes. Pas de chance.



Un cratère de bombe. Le sol est constellé de ce type de cratères. Il paraît que l’arrivée sur Ponsaven en avion est de ce point de vue édifiante, la vue depuis les airs permettant de constater ce gruyère qu’est la plaine de Ponsaven.

Petite vue depuis un monticule. Quelques cratères supplémentaires.

Un petit tour dans notre restaurant à laap et nous partons visiter le musée sur les UXO (UneXploded Ordnance ou encore munitions non explosées). Pendant plus de 10 ans, de 1963 à 1973, le Laos a été victime d’une guerre secrète. Pendant que le Pathet Lao allié du Việt Minh utilisait la piste Hô Chi Minh passant notamment par la plaine des jarres pour alimenter l’effort de guerre dans le Sud Vietnam et au Cambodge, les forces armées américaines bombardaient intensément les dites zones pour freiner cette aide. On estime ainsi que quelques 2 millions de bombes ont lâchées sur le Laos, soit l’équivalent d’une attaque toutes les 8 minutes pendant 9 ans ou encore d’une demie-tonne d’explosifs par habitant. Cette guerre n’a jamais eu d’existence légale, le Laos ayant été déclaré officiellement terrain neutre par les accords de Genève en 1962 et aucun militaire étranger ne pouvant y stationner. Le Congrès américain n’a jamais autorisé cette intervention. Parmi les explosifs déversés sur le Laos figurent des bombes, que je qualifierais de classiques, mais également des « bombies », bombes à fragmentation de la taille d’un poing. Regroupées par amas de plusieurs centaines, elles étaient lâchées par conteneurs qui s’ouvraient en vol permettant une bonne dispersion des bombies. Le but était de faire un maximum de dégâts dans le camp adverse. Bienvenue dans un monde meilleur.





Aujourd’hui, les zones bombardées sont constellées de minutions non explosées causant des dégâts importants dans la population – encore plusieurs centaines personnes blessées ou tuées par an – soit qu’elles explosent lors du labourage des champs soit que certains essayent de récupérer le métal de bombes pour le vendre à un prix attractif.

Outre les différents types de bombes exposées, le musée présente un film très intéressant, du moins dans sa première partie, et pédagogique sur la guerre ainsi que les efforts et techniques de déminage mis en place pour essayer d’assainir la région. Bien qu’en anglais, le film a bien plu aux enfants.

Après cet intermède militaro-guerrier assez impressionnant, nous partons pour un élevage de verre à soie. Il est déjà bien tard quand nous arrivons et tout le monde est déjà parti, sauf une employée restée plus longtemps à cause de la pluie. Malgré l’heure, elle nous fait visiter très gentiment et patiemment toutes les étapes de l’élaboration de la soie : l’élevage des vers, le filage (il faut tremper les cocons dans de l’eau chaude pour pouvoir filer la soie sinon impossible d’avoir un fils), la teinture puis le tissage. Pour cette dernière étape, quelques femmes sont encore là. L’ensemble de la visite est bien intéressante et la jeune femme charmante.





A la sortie, une petite boutique avec des pièces magnifiques mais malheureusement à des prix plutôt européens. Il paraît que la majorité des pièces sont vendues à des boutiques en Europe qui les achètent sur commande. On veut bien le croire. Aucune pression pour qu’on achète quoique ce soit ; nous prenons quand même une babiole, histoire que notre accompagnatrice ne soit pas restée pour rien.

La dernière étape est pour le marché, très coloré et abondamment pourvu en fruits et légumes. Marchands et clients, il n’y a pour ainsi dire que des femmes. Nous sommes assaillis de toute part par un flux de questions et de sourires. Les enfants sont un point d’attention particulier. « Oh ! Les beaux enfants ! ». Avec cela, les Laotiens ont déjà conquis mon cœur. « Quels âges ont-ils ?» « Seulement ! Oh ! Qu’ils sont grands ! ». Il faut dire qu’au regard des standards laotiens, ce sont vraiment de « belles bêtes ». « C’est vous la maman ? C’est vous le papa ? ». Et cela continue ainsi au milieu des sourires et des rires.





Quelques spécialités locales.













Ce soir tout le monde est fatigué et nous nous couchons sans manger.

Mercredi 27 juillet 2011

Nous nous levons et partons à la plaine des jarres, non sans rencontrer beaucoup de difficultés qui nous retarderont de plusieurs heures mais inintéressantes.

Petit rappel (très) rapide sur le guerre du Vietnam au Laos : Le Laos était un pays neutre, et devant le rester. Les Vietnamiens ont transgressé cela, sont venus se réfugier là-bas et les Américains ont donc bombardé les Laotiens. Le pays est toujours terrifié par ce qui c'est passé et retrouvent des multitudes de «bombies» non explosées (donc dangereuses) partout (dans les rizières...).

Personnellement, je trouve cela très injuste, et ces faits seront la source de cauchemars.

Sur le site, nous devons donc faire très attention à rester sur les chemins déminés car il reste des bombes non explosées et, si nous marchons dessus, elles peuvent exploser et nous avec !! Nous apercevons d'ailleurs d'énormes cratères proches du chemin ce qui ne me rassure pas tellement. Le site est magnifique, et c'est l'occasion d'enrichir sa culture. Comme il commence à faire chaud, nous partons.

Après avoir manger, nous visitons un musée très instructif sur les bombes. C'est d'ailleurs là que nous apprenons pourquoi il reste des bombes non explosées : il y avait un mécanisme dans les bombes pour protéger les aéroports au cas où les bombes tomberaient sur eux et que cela ne soit pas fait exprès ; il y avait donc un temps. Si la bombe touchait le sol avant que le temps ne soit écoulé, le mécanisme se mettait en route et la bombe n'explosait pas. Or, il se trouve que parfois, des avions volaient trop bas, donc ...

Puis, nous allons sur un marché...

Marion
Bluequark

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ME Memere6321 ·
😉Et bien la, je vous envie j'ai lu tout de votre voyage😛 et je peut dire que cela fait réver. Jèspère bien un jour le même genre de circuit que vous et nous amuser comme vous. A bientot et bon retour a la vie trépignante de paris. 🏴‍☠️
BL Bluequark Veteran ·
Merci. C'est vrai que cela a été un chouette voyage.... ce n'est pas terminé.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Jeudi 28 juillet : Dans les montagnes en allant vers Vieng Thong

C’est aujourd’hui que notre périple dans les montagnes commence vraiment. Pendant deux jours, nous allons suivre les routes 7, 6 et 1 qui serpentent entre les montagnes traversant de nombreux villages Lao Soug. Les Lao Soug ou laos des hautes terres représentent entre 10 et 20 % de la population. La région recèle plus de 20 minorités ethniques mais pour notre part, nous croiserons essentiellement des villages khamu ou hmong, ces derniers étant reconnaissables à leur maison à même le sol sans pilotis ou surélévation. Les Hmongs ont été recrutés par la CIA lors de la guerre pour servir d’appui arrière. De fait, ils ne sont pas très appréciés par le reste de la population. A la prise de contrôle du pays par le Pathet Lao, ils ont été persécutés et ces représailles continuent aujourd’hui encore (voir le site : http://peuplehmong.blogspot.com/).

Un premier arrêt pour « visiter » une rizière. Un glissement de terrain a emporté tout un morceau du champ. Notre agriculteur a perdu une très grosse partie de la future récolte et est inquiet pour l’avenir. Les intempéries et leurs conséquences sont un sujet de conversation récurrent au Laos : « Et chez vous, jusqu’où est montée l’eau ? Combien de temps ? Pas trop de dégâts ? »





Meule à main.



En chemin, nous croisons quelques glissements de terrain ou quelques arbres en travers de la route, mais rien qui nous empêche d’avancer soit que les glissements ne sont pas très importants, soit qu’ils aient déjà été dégagés. Nous comprenons mieux ce que Frank entendait par les difficultés sur les routes en saison des pluies. Heureusement la notre est goudronnée et non en terre battue.

Petit arrêt dans un village hmong.



Incontestablement même si les enfants adoptent une attitude prudente, nous sommes l’attraction.



Nous assistons à l’embarquement d’une truie et de ses deux porcelets par un marchand, aidé de deux acolytes, qui les vendra dans les plaines. Où l’expression de « hurler comme un cochon » prend tout son sens. Au dernier moment, une petite mamie arrive et s’installe avec les cochons pour profiter du transport jusqu’à la ville. Je n’ai pas osé la photographier. Dommage !

La déforestation favorise les glissements de terrain.



Voici un panneau original, s’il en est. Dans le coin, les enfants s’amusent à dévaler les pentes avec des sortes de chariots à roulettes. D’une façon générale, les villageois ont tendance à considérer que la route est à eux. Sur le fond, ils n’ont pas vraiment à tort mais ils semblent n’avoir sans aucune conscience du danger que représente une voiture.



Un autre village et son école. Là encore, nous sommes l’attraction. Notez bien la « cloche de l’école ». L’intérieur de l’école est tout délabré et les meubles sans dessus dessous. Nous comprendrons pourquoi lorsqu’à la sortie du village, nous verrons la nouvelle école flambante neuve en béton et mortier. Nous croiserons ainsi au cours de ces deux jours plusieurs écoles en « dure » toute neuves, assez surréalistes à coté de ces villages un peu de bric et de broc. Sans doute, une tentative d’intégration du gouvernement.





Les chariots.



Dans ces villages, nous croisons de très nombreux enfants albinos (plusieurs dans la journée).

Arrêt déjeuner à Nam Neun, où c’est plat unique : biche. Pendant que la biche se prépare, nous allons faire tour jusqu’à la rivière. Les enfants prennent la pause avec coquetterie.





Encore les turbines. Et les panneaux « installez votre turbine tout seul ».



Malgré la très jolie lumière, nous ne pouvons pas nous arrêter dans les nombreux villages traversés, le temps nous étant compté.

Encore, un village plus en dur cette fois.

Une petite pause café, quand même.

C’est l’occasion de quelques photos.



Toutes les fins d’après-midi, nous avons croisés de très nombreuses personnes marchant assez loin des villages et portant ainsi des hottes remplies de bois.



Nous reprenons la route mais nous sommes tout de suite stoppés dans notre élan par ce chantier d’installation d’une nouvelle ligne électrique (?). Par chance, c’est la fin du montage du pylône, sinon nous aurions été bloqués un bon moment.

C’est finalement à la nuit tombée que nous arrivons à Vieng Thong. Ce soir nous logeons chez la pharmacienne qui tient aussi la principale, si ce n’est l’unique, guesthouse du village. Mais catastrophe ! Nos chambres réservées par téléphone ce matin ont été données à une autre famille. C’est bien notre chance : sur la quinzaine de touristes à Vieng Thong ce soir, nous y compris, il y a une autre famille avec deux enfants et donc la fille de la patronne s’est un peu emmêlé les pinceaux. Il y en a qui ont du être bien contents. Après un instant d’inquiétude, la situation s’arrange : il reste des chambres dans l’ancien bâtiment, mais elles sont, aux dires de Frank, nettement moins bien. Les enfants grommellent bien un peu mais moi, je suis soulagée d’avoir un toit pour la nuit.

Le soir, tous les touristes se retrouvent dans l’unique restaurant du coin.

Avant de se coucher, notre numéro deux s’aperçoit qu’il a des vers. L’idée ne lui plaît pas du tout, mais alors là pas du tout ; mais après tout, nous sommes chez la pharmacienne, il suffira d’aller la voir demain.

Jeudi 28 juillet 2011

On a vu un village : dont je ne me souviens pas. Ensuite nous avons vu quelqu'un qui achetait des cochons : il les mettait dans un sac avec un trou, dans le coffre d'une camionnette. Dans ce village on a pu voir une meule pour broyer le grain on tourne une manivelle ce qui fait que le grain s'écrase. Nous rentrons à notre nouveau hôtel pourri de chez pourri : pas d'eau chaude dans la chambre , faible débit d'eau , toilette sans papier toilette et à la turc, un seul lit pour deux... la MERDE quoi !!! Benoît
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Vendredi 29 juillet : Dans les montagnes en allant vers Nong Khiaw

La journée commence par la visite des sources d’eau chaude situées tout près de Vieng Thong. Chaudes, vraiment chaudes, trop pour se baigner.

Nous empruntons une petit chemin dans l’espoir de prendre un peu de hauteur et découvrir les alentours. Mais très vite, nous renonçons : il fait vraiment chaud et la vue ne se dégage pas vraiment.

Un joli crapaud quand même.



A la « sortie », des robinets-douches. L’eau est à un bon quarante degrés. Pour l’heure, il n’y a personne, mais gageons qu’en hiver quand les températures chutent dramatiquement, l’endroit doit se peupler.

Un nouvel arrêt « village ».





Encore une fois, priorité à la télévision.

Le coin regorge de papillons.







Ceux-là ont une prédilection pour les excréments. Tant pis pour la photo ! Au moins on sait où ne pas mettre les pieds.





Nous croisons sur le bord de la route plusieurs petites distilleries d’alcool de riz. Près de ruisseaux, évidemment.

Le riz est mis à fermenter dans de grands seaux puis le mélange ainsi obtenu est distillé dans ces grosses barriques. L’étage supérieur est refroidi par l’eau du ruisseau pour permettre la condensation. Encore une fois, c’est avec beaucoup de gentillesse que cette dame nous accueille.





Pause repas. Au menu un seul plat : poulet. N’ayant pas très faim, nous n’en commandons que la moitié d’un. Fort heureusement pour les suivants, des vendeurs ambulants de meuble allant village en village. Pendant le repas, nous avons tout le loisir d’admirer les meubles en équilibre sur le pick-up et cela nous amuse bien : ceux sont exactement les mêmes que ceux du restaurant. Peu avant notre départ, le fils de la famille égorge un autre poulet, pour les suivants des suivants probablement. C’est ce qui s’appelle de la nourriture fraîche, car ici, à nouveau, pas de réfrigérateur même s’il y a la télévision.



Dans le village (comme dans d’autres), de nombreux métiers à tisser abrités sous les « auvents ».



Des stations service de secours.



Nous arrivons à Nong Khiaw un peu avant la tombée de la nuit, juste le temps d’aller admirer le paysage sur le pont.

Notre guesthouse est située juste au bord de la Nam Ou. Elle a des bungalows avec vue sur la rivière et hamac pour se prélasser (malheureusement un seul ; ceux qui ont plusieurs enfants me comprendront). Outre sa location agréable, elle a l’avantage de disposer d’un bon restaurant, où si l’on commande à l’avance il est possible d’avoir des plats sortant de l’ordinaire, cuits dans des feuilles de bananier notamment.

Vendredi 29 juillet 2011

Nous partons de Veing Thong et nous nous arrêtons dans une source d'eau chaude que nous visitons, l'eau chaude est dans la jungle et, des conduits la récupère. Plus loin, des douches en plein air sont alimentées par cette fameuse eau. Nous visitons encore plusieurs villages. Puis nous mangeons un demi poulet (pas très bon) et nous en voyons d'autres se faire étouffés et égorgés devant nos yeux par un jeune enfant. Nous voyons pleins pleins pleins de papillons multicolores et magnifiques, y compris sur de la crotte (beueueurrrk).

Nous observons au bord de la route un distillerie pour faire de l'alcool de riz et nous demandons des explications (malheureusement, je ne m'en souviens plus très bien).

Nous repartons et arrivons le soir à Nong Khwai.

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Samedi 30 juillet : Nong Khiaw

Bon pied, bon œil, nous partons pour la grotte Pathok à quelques kilomètres Nong Khiaw (en voiture quand même). Elles ont servi de refuge aux habitants pendant les bombardements de la guerre d’Indochine. A défaut d’être allés jusqu’à Sam Neau, où plutôt à Vieng Xai où le Pathet Loa avait installé son quartier général dans un réseau de grottes, nous nous contenterons de celle-ci. Mais arrivés sur place, quelle n’est pas de notre déception de constater que le pont franchissant la rivière a disparu. Et le courant est trop fort, impossible de traverser à pieds (même sans les enfants). Des amis de Frank passés par là 24 heures avant nous, nous indiqueront qu’à ce moment ils ont pu franchir la rivière sans problème. Comme quoi, à peu de temps près….





Pendant que les enfants retournent à la guestouse lire et jouer avec leurs engins électroniques, nous nous faisons un tour dans le village. Très paisible. Les guesthouses et les restaurants à touristes sont tous regroupés autour du pont, mais dès que l’on s’éloigne un peu, ils disparaissent comme par enchantement et nous sommes dans un vrai village laotien.



Cochons pendus ! Cela rigole bien !



Parfois, on croise des choses surprenantes : que peut bien protéger cette superbe grille ?



Nous en profitons pour nous renseigner sur les locations de bateau. Âpres négociations. L’embarcadère a l’air d’être contrôlé par une sorte de syndicat qui veille au grain.

Notre guesthouse avec LE hamac et le restaurant derrière.







Donc cette après-midi, c’est ballade en bateau jusqu’à village situé un peu en amont sur la Nam Ou puis promenade dans les rizières.

Le plafond est bas. Nous prenons des risques.



Quelques « rapides » facilement négociés. Il faut dire que nous sommes légers.

A l’arrivée dans le village comme d’habitude, cela papote un peu et nous bombarde de questions. Les gens ont l’air content de nous voir. En tous les cas, ils sont tout sourire.

Pièges à poissons à poser dans les rizières.



Un obstacle à franchir : mon tendre et cher s’évertue à traverser et surtout à faire traverser les enfants en équilibre quand les gamins du village arrivent et coupent à travers l’eau sans hésitation juste avant le « barrage ». Il n’y pas trop d’eau : va pour la méthode locale et tant pis pour les chaussures, c’est moins risqué et plus simple.



Les trois diablotins nous suivent : nous les amusons bien, je crois, avec nos allures de falangs empotés et ils jouent un peu les gros bras. Le chef de groupe paraît avoir 7/8 ans. Interrogé, il déclare en avoir 11. Plusieurs fois, nous serons surpris entre par la différence d’âge que l’on donnerait aux gens et leur âge réel.



Une maison des esprits, qu’il ne faut surtout pas perturber. Nos trois petits zigottos ne rigolent vraiment plus quand Frank semble vouloir la toucher. Ils ont l’air d’être proprement effrayés.



La promenade se poursuit, bien agréable. Mais l’orage gronde au loin et il faut penser à rentrer.



Repassage du gué. Même s’il n’a pas encore plu ici, la rivière a déjà un forci. Il doit être aisé de se faire surprendre. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et nous hâtons le pas avant qu’il ne nous tombe sur la tête. Les villageois, qui rentrent des champs ou de la relève des nasses, aussi.

Ouf ! Le bateau ! On sort de la zone de pluie et finalement pas une goutte. La promenade a vraiment bien plu aux enfants. Peut-être est-ce d’entendre leur mère leur dire « Mais si ! je vous dit de mettre vos chaussures dans l’eau ! C’est mieux !»



Samedi 30 juillet 2011

Après avoir petit-déjeuner, nous allons visiter un grotte qui avait l'air trop bien mais, à cause des nombreuses pluies, le pont qui y menait était cassé, donc nous n'avons pas pu la visiter (dommage !!!! Mais, près de là, nous avons vu de jeunes enfants couper et laver du bambou dans la rivière. Comme je souffrais d'un terrible mal de ventre et que Benoît ne voulait rien faire, nous sommes restés tous les deux à la guesthouse pendant que les trois adultes se baladaient. Puis, l'après-midi, nous avons pris un petit bateau qui nous a lâché dans un village où nous avons fait une superbe marche : nous avons traversé des rivières à pied avec des chaussures et le courant était assez fort, nous avons escaladé, marché dans les rizières, dans la boue ...tous les trucs trop bien quoi !!!!!!! Puis, nous sommes rentrés sous la pluie mais avec un bateau !

Cette chose chasse les mauvais esprits.

Juste avant l'hôtel, Franck nous achète des gâteaux à la noix de coco.

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Dimanche 31 juillet : en allant à Luang Prabang

Dernier jour de notre périple : avec la révision de notre parcours, nous arriverons avec un jour d’avance à Luang Prabang.



Mais d’abord, un petit détour par les rizières.







Des hévéas aussi.



C’est ce qui s’appelle se rouler dans la boue.



Une forge pour le moins artisanale.



Convoi de camions. Allant vers la Chine ? Le Laos se trouve sur l’axe Thailande – Chine et je soupçonne les deux voisins d’avoir quelques vues sur cette voie de passage obligé. Détail amusant que nous avons appris en chemin : pour aller à Ponsgsaly, il serait plus court de passer par la Chine. Mais un tel trajet suppose au moins d’avoir un visa et je ne suis pas sure que la frontière terrestre soit ouverte à tous.



Quelques spécialités locales :

Insectes.



Et piments.



A Luang Prabang, nous avons décidé de loger en dehors de la péninsule pour être plus au calme et avoir si possible un hôtel avec jardin. Nous allons rester là plusieurs jours autant choisir de bonnes conditions. Frank nous emmène à une guetshouse située juste après le pont piéton (derrière le Bel air). Les bungalows sont confortables dans un jardin agréable. Nous pouvons rejoindre le centre à pieds ou encore mieux en vélo. Comme c’est la saison de pluie, qu’il n’y pas grand monde et que nous restons plusieurs jours, nous pouvons négocier les prix. En bref, un bon plan.



Pendant que les enfants se reposent, nous partons en ville avec Frank repérer les lieux et nous occuper de la « laundry ». Tout de suite nous sommes frappés par l’abondance de guesthouses, restaurants et autres salons de massages. On ne peut pas dire pour autant qu’il y ait une foule immense mais c’est un vrai contraste avec ces derniers jours. Nous ne sommes plus dans le même pays. Luang Prabang est une sorte d’enclave – agréable au demeurant, au sein du Laos.

Ce soir, à la demande et la plus grande joie des moins de quinze ans, nous abandonnons pour un temps la nourriture laotienne ; c’est pâtes ou pizza pour tout le monde. J’avoue : à moi aussi, cela a fait plaisir.

Pour dessert, un crêpe à une des marchandes installées dans la rue. Cela deviendra notre dessert « habituel » pour les prochains jours.

Dimanche 31 juillet 2011

On a fait de beaucoup route puis une marche dans les rizières du moins sur des petit chemins au bord en essayant de ne pas tomber parce qu'on (Marion et moi) croyait qu'il y avait des sangsues (et c'est surement vrai).

Benoît
Bluequark

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NO Nolack Regular ·
Bonjour, je viens de passer un long moment très agréable à vous lire. Merci beaucoup de partager ces récits et bravo à toute la famile qui sait si bien raconter. Ca y est, à cause de vous, j'ai très envie d'aller au Laos...
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Merci de ce retour, cela fait plaisir de savoir que tout ce "travail" est apprécié. Et si cela vous a donné envie d'aller au Laos, c'est encore mieux : les carnets, c'est fait aussi pour donner des idées et des envies.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Lundi 1 Août : Luang Prabang, balade à dos d’éléphant et chutes de Kuang Si

Nous profitons de la présence de Frank et de sa voiture pour faire les attractions situées en dehors de Luang Prabang gardant la visite de la ville pour plus tard.

Et pour commencer les éléphant. Moment attendu de pieds fermes par les enfants. Sans Frank nous aurions pris un tour depuis LP, mais là nous nous rendons jusqu’à l’éléphant village. Il est aussi possible d’y aller en vélo (nous avons croisé des gens sur la route) mais comme cette dernière est loin d’être plate et que les vélos laotiens sont de beaux gros vélos bien solides et bien lourds et sans vitesse, une telle option demande un certain courage et une bonne dose de motivation.

Mais revenons à nos éléphants. Deux options sont ouvertes : simple balade avec un baldaquin ou mini-balade avec lavage de l’éléphant (plus chère). Dans ce cas, on monte l’éléphant à cru au niveau de cou. C’est cette deuxième option que notre aînée et moi retenons tandis que les garçons, ou plutôt notre numéro deux, optent pour le baldaquin. Merci au passage à mon tendre et cher de m’avoir laissé le privilège de laver l’éléphant.



C’est l’occasion d’une connaissance approfondie de l’anatomie de l’éléphant. D’abord, un éléphant, c’est haut. « Pas une découverte », me direz vous, mais quand même, c’est plus haut vu d’en haut que d’en bas. Ensuite, un éléphant n’a ni cornes ni poignées auxquelles s’accrocher et ça, quand on est en haut, c’est vraiment regrettable. Heureusement, cela a deux petites bosses sur la tête où mettre les mains ; de quoi se donner une sorte de contenance. Un éléphant a aussi deux omoplates qui massent vigoureusement les fesses de son passager – ou plutôt de sa passagère en l’occurrence - lorsqu’il marche. Enfin, last but not least, véritable découverte, un éléphant, cela a des poils et (Si, si, regardez bien la prochaine fois que vous en croiserez un) ; des poils ou plutôt du crin qui gratte bien les jambes. Un éléphant aussi, cela n’arrête pas de manger, et d’évacuer.

La balade est courte : en moins de dix minutes, nous sommes à la rivière où l’on nous donne des brosses pour frotter l’éléphant. Je suis un peu surprise la première fois où l’éléphant se baisse d’un coup pour mettre la tête sous l’eau.



Ce moment est assez touristique et pour tout dire, je pense que notre éléphant n’avait absolument pas besoin d’être lavé à ce moment précis, mais somme toute assez sympathique : ce n’est pas tous les jours que l’on découvre un éléphant d’aussi près.

Un petit tour par le marché – j’ai une passion pour les marchés et quand l’occasion se présente, je ne sais pas y résister – et nous filons ensuite vers les chutes de Kuang Si situées à une trentaine de kilomètres au sud de LP. Quand nous arrivons, il se met à pleuvoir des trombes ; mais c’est l’heure de déjeuner et nous trouvons refuge dans une gargote-restaurant regardant le ciel nous tomber sur la tête tout en mangeant.

















A la fin du repas, il pleuviote à peine : il est temps d’aller voir les chutes.

A l’entrée du parc, des enclos avec des ours à collier. Il s’agirait d’ours sauvés du braconnage. Ils ont de l’espace avec divers accessoires pour s’amuser. Sympa.

Comme nous sommes à la saison des pluies, la rivière est largement sortie de son lit ; les divers ponts ont été emportés. Il n’est pas possible de traverser la rivière au niveau des chutes. L’eau n’a pas cette couleur bleue cristalline que l’on voit d’habitude sur les photos. Mais c’est quand même sympa. Bien sur, pas question de monter au sommet des chutes : le sol est bien trop glissant. D’ailleurs la montée est barrée. Le seul problème est le courant, assez fort avec des petits rapides. Pas facile de trouver un endroit où se baigner sans danger. Notre choix se porte sur l’aire de pique-nique qui est inondée. Il faut faire attention en nageant aux rochers immergés. L’eau est vraiment fraîche et nous n’y restons pas très longtemps. Au désespoir des enfants.









Un petit rappel à l’ordre pour que les touristes pensent à se revêtir avant de quitter les chutes. Pas toujours suivi d’effets.



Petite vue sur LP au retour.



Ce soir, c’est le dernier repas avec Frank. Nous allons dans un restaurant au bord du Mékong, chez la petite dame, comme nous l’appelons.



Lundi 1 août 2011

Nous sommes arrivés à Luang Prabang.

Nous avons fait une balade à dos d'éléphants. Les filles, les plus courageuses, les ont même lavés dans la rivière !!! Les garçons (surtout le petit), ont préféré le confort donc, un siège sur l'éléphant s'il-vous-plaît !!

Cette balade est inoubliable, mais, au début, ce n'est pas très rassurant et plein de questions se bousculent dans ma tête : si je tombe, je survis ou pas ? De plus, les éléphants, mine de rien, c'est poilu et donc, pour les filles (les courageuses), ça gratte les jambes !

Puis, nous décidons d'aller voir une superbe cascade. Avant la cascade, nous voyons des ours, des tout petits, des grands ... ils sont trop choux. La cascade est impressionnante. Nous nous y baignons, mais avec de multiples précautions, car, en saison de pluie, en raison de forts courants, ont peut y laisser sa vie en se faisant emporter dans des rapides (entre autre). Mais, ne t'inquiète pas, comme la cascade était en plusieurs morceaux, Papa a fait très attention et a précautionneusement choisi l'endroit.

Après cette brève baignade (les parents, ça flippe toujours trop), Franck nous raccompagne à l'hôtel puis repart chez lui à Vientiane.

Plus rien d'intéressant pour la fin de la journée.

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Mardi 2 Août : Luang Prabang, à la découverte de la péninsule

A notre réveil, il pleut. Nous en profitons pour faire un petit break : la première partie de matinée est consacrée à la lecture et aux jeux divers et variés.

En fin de matinée, la pluie s’arrête enfin et nous nous acheminons jusqu’au palais royal, objet de notre convoitise du jour. Ce dernier est malheureusement fermé le mardi. Nous nous replions sur le Wat Mai Suwannaphumaham. Beaucoup de dorures, ce faste plaît bien à notre numéro deux.







Les barques utilisées lors des célébrations.



Après nous être sustentés dans un des nombreux restaurants de la rue principale, nous partons à la découverte de la péninsule et de ses multiples temples. Nous prenons les chemins de traverse sans oublier d’explorer les petits passages. La péninsule dégage un certain charme : dès qu’on s’éloigne de la rue principale, le taux de guesthouses, restaurants, etc .. chute dramatiquement. On y croise de vieux bâtiments, hérités de l’époque coloniale, des maisons de bois, et presque plus de touristes. De nombreux temples aussi, dans lesquels nous nous arrêtons régulièrement. Considérant que rien ne ressemble plus à un temple qu’un autre temple, les enfants se demandent d’ailleurs bien pourquoi il faut s’arrêter à chacun d’entre eux ou presque.













De fils en aiguille, nos pas nous mènent jusqu’au Wat Xieng Thong, le monastère le plus célèbre (et le plus visité) de LP. C’est le préféré des enfants et il faut bien reconnaître qu’il est assez chouette.













Le soir, nous allons au marché de nuit, le Talaat Dar, repère de babioles pour touristes. Une grande partie de la rue principale devient piétonne et les étalages s’installent au coude à coude. Tissus, ombrelles, Bouddhas, cahiers en feuilles de mûrier, lanternes et autres peintures, toute une source d’inspiration pour les souvenirs à rapporter, comme le veut la tradition familiale aux grands-parents, oncles et tantes, cousins-cousines (et pour nous aussi. bien sur). Les yeux des enfants en brillent d’avance.

Le marché de nuit comprend aussi une partie alimentaire où de larges buffets sont accessibles pour trois francs six sous. Nous ne y risquons toutefois pas par crainte des conditions d’hygiène (pas sur que cette avalanche de nourriture soit renouvelée tous les jours) mais nombreux sont ceux qui n’ont pas cette retenue. Nous en profitons pour nous réapprovisionner en « crottes de chats », spécialité de LP de gâteau de riz soufflé caramélisé que Frank nous a fait découvrir.









Suivant les conseils de Larsay (qu’il en soit ici remercié), nous terminons la journée au New Coconut Garden. Le cadre est agréable mais surtout ce restaurant propose toute une série de plats laotiens non disponibles ailleurs. Ces plats sont vraiment savoureux et pour ne rien gâcher, il y a aussi des pâtes et des pizzas. Avec une telle diversité, tout le monde est content, et les enfants, et les parents. Devinez qui a pris quoi ?

Mardi 2 août 2011

Le matin, nous ne visitons pas le palais royal car il est fermé ce jour alors, nous décidons de visiter un temple et comme tous les temples il est bien doré (ce que j'aime mais pas Marion pas tellement, elle trouve que c'est trop doré) et nous allons manger.

Après s'être rassasié nous nous décidons: une balade dans les rues est au programme, où il est difficile de traverser. Pendant cette balade nous visitons quelque petits temples (encore !!).

Nous allons voir le marché de nuit où il fait une chaleur étouffante et les vendeurs vous appellent pour vendre leurs produits. Alors déjà pour acheter un produits on négocie (ce qui fatigue beaucoup) en marquant les prix sur une calculette car ils ne savent pas tous parler anglais et puis je te donne un petit truc : ne jamais jamais accepter le prix de base du vendeur même si c'est pas cher, cela veut dire que c'est de la moins bonne qualité et puis quand on a acheté le produit le vendeur prend les billets et les tape légèrement sur les autres produits.

Benoît
Bluequark

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ID Idesvald ·
La suite !!
BL Bluequark Veteran ·
Bonjour,

Cela arrive...lentement.

Mercredi 3 Août : Luang Prabang, Mont Phu Si et piscine

Première mission du jour : la location de vélos. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, les vélos laotiens sont de bons gros vélos sans vitesse. Leur autre caractéristique moins visible de prime abord est que les freins marchent de façon, disons, aléatoire. Nous mettons quelques temps à en trouver quatre avec des freins qui fonctionnent vraiment et surtout des freins suffisamment souples pour que notre numéro deux puisse s’en servir. Nous serons quand même obligés de repasser quelques temps pour changer de vélo : notre loulou n’arrive toujours pas à freiner suffisamment pour le poids du vélo. Ce n’est qu’alors que la vendeuse ira chercher un vélo enfant plus adapté au format du bonhomme. Il avait pourtant essayé moins de 90 minutes auparavant presque toute la quinzaine de vélos du magasin (sauf les roses ; il y a qu’en même certaines choses dont la dignité ne peut souffrir). Donc ne pas hésiter à demander s’il n’y pas des vélos enfant même si aucun n’est visible et si l’on ne vous propose pas spontanément.

Puis c’est direction le Mont Phu Si. Nous abandonnons les vélos au bas des marches et c’est parti pour une bonne grimpette. Le Mont Phu Si ne fait peut être qu’une centaine de mètres, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que pour grimper, çà grimpe. Et il fait chaud. Nous avons quelque mal à motiver les troupes qui grommellent-grommellent-grommellent.

En chemin arrêt au Wat Wisunalat, le plus vieux de la ville. Les fresques sont quand même pas mal abîmées.









Petite vue sur le Wat HoPha Bang.



Du haut du mont, nous avons une belle vue sur la ville et les environs. Dommage que celle sur la péninsule ne soit que partielle. Depuis cet observatoire, on comprend très bien pourquoi l’aéroport est si près de la ville et pourquoi l’agrandir supposerait d’empiéter sur celle-ci : plus loin, c’est les montagnes. Luang Prabang est une sorte de cuvette enserrée par des sommets.







Voulant ménager et récompenser nos montures, nous décidons d’aller manger et surtout de passer l’après-midi à la Pistache situé dans le sud de la ville, lieu dont la particularité est de disposer d’une piscine. Inutile de dire que cette proposition est accueillie avec joie.

C’est donc après-midi détente. Les enfants ne quittent pas la piscine. L’endroit est surtout fréquenté par des jeunes, qui passent à ma surprise toujours renouvelée l’après-midi en plein soleil. Mais comment font-ils ?

Mercredi 3 août 2011

Nous louons des vélos (tous nos déplacements à partir de maintenant se feront à vélo) et nous rendons dans un temple (je ne saurais le décrire car nous en avons visité tellement que ma mémoire n'a pas spécialement retenu celui-là).

Nous montons, non sans peine et protestation de la part des enfants, à pied sur le Mont Poussy (la colline qui surplombe la ville) et nous avons une vue imprenable sur Luang Prabang.

Puis, nos parents étant géniaux, nous emmènent à « La Pistoche », piscine cool avec un restaurant. C'est super car il fait une chaleur ...

Après une après-midi détente et jeux au soleil ou dans la piscine, nous profitons de la civilisation retrouvée pour arrêter la cure de riz et se rattraper en mangeant au « Coconut garden », lieu chic pour touristes désirant manger pizza, pâtes ou lao haute gamme.

Puis, retour à l'hôtel.

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Jeudi 4 Août : Luang Prabang, quête des moines, Palais Royal et massage

Levé matinal pour les trois d’entre nous qui ont décidé d’aller assister au sai baat, la procession quotidienne des moines pour la quête des offrandes. La configuration de cette sortie a fait l’objet de tractations la veille. Après avoir quelque peu hésité, notre aînée a décidé de se joindre aux parents. Après avoir quelque peu tordu le nez à la perspective de rester seul à la guesthouse, son frère a décidé qu’il préférait continuer de dormir.

La procession commençant à 6 heures, y assister suppose de se lever de bonne heure. Quand nous arrivons à 6 heures et quelques secondes, celle-ci a déjà commencé. C’est vrai que les touristes sont assez nombreux mais, à une exception notable, tous sont respectueux de la cérémonie (contrairement à ce que j’avais pu lire ça où là). Il faut veiller à rester silencieux pour ne pas troubler l’atmosphère de recueillement : parmi les Laotiens, personne ne parle. Bon, il y a bien deux ou trois marchandes de riz qui essayent de vendre leur camelote pour qu’on puisse « participer », mais sans grand succès. Les moines sont de tout âge : la plupart ne sont pas des « professionnels ». En effet, au Laos, tout bon bouddhiste se doit de consacrer quelques mois/années à la religion et les moines ne sont donc pour la plupart que de passage.















A 7 heures, nous ré-enfourchons nos vélos pour rentrer à la guesthouse. Allez, tout le monde se recouche et ne se réveille que deux heures plus tard.

Avec tout cela, la matinée est bien avancée quand nous nous arrivons une nouvelle fois au palais royal et celui-ci est sur le point de fermer (11 heures). Nous décidons d’aller chez la petite dame siroter des fruit shakes au bord du Mékong. Nous observons les va-et-vient du bac.





D’un coup, je vois un bateau à quai avec plein de robes orange : un bateau de moines, voilà de quoi faire de jolies photos ! Je suis quand même un peu surprise car Frank nous avait expliqué que nous étions entrés dans le carême bouddhique et que les moines restaient pendant cette période dans les monastères évitant les déplacements. Mais là, il y a bien une vingtaine de moines prêts à partir. J’attends que le bateau se rapproche. J’attends, j’attends mais le bateau ne bouge pas ; de guère lasse et n’y tenant plus, je me rends à l’embarcadère et là, bonne crise de rire, ce que je prenais pour des moines, en raison de la couleur orange, sont en fait des gilets de sauvetage posés sur les dossiers des sièges. De l’inconvénient d’être myope.

13 heures 30, c’est l’heure de retourner au Palais royal pour le visiter, enfin.

D’abord, un petit tour par le Wat HoPha Bang. Bien doré, lui aussi.



L’intérieur du Palais ne se photographie pas. Pas de photos donc. Pour y rentrer, il faut laisser ses sacs à la consigne et être correctement vêtu, entendre par là avoir les jambes et le haut des bras couverts. Je suis même priée de tirer bien fort sur les manches de mon T-shirt que j’ai tendance à remonter en raison de la chaleur.

Le palais n’est finalement pas très grand ; pour un palais, j’entends. Deux grandes pièces de réception sur le devant, la salle d’audience richement décorée et trois chambres : celle du roi, de loin la plus grande ; celle de la reine, beaucoup plus petite et celle des enfants. Tout l’ameublement est à l’occidentale. Divers objets, instruments de musique et costumes sont exposés. Nous passons un agréable à visiter ce palais. Ne pas manquer de jeter un coup d’œil aux cadeaux diplomatiques faits au Laos par différents pays. Lourds de sens. Nous nous sommes bien amusés à les détailler. A l’extérieur, un garage avec de nombreuses vieilles voitures de luxe. On se demande bien ce que le roi en faisait.





Nous terminons l’après-midi dans un salon de massage où notre fille opte pour un massage des pieds et moi un massage complet. Les garçons préfèrent nous attendre sans rien faire. Je suis emmenée dans une salle avec des lits de massage isolés les uns des autres et on me donne une sorte de large pantalon. Le moins qu’on puisse dire est que les massages laotiens sont toniques. La masseuse n’hésite pas à peser de tout son poids, au sens propre du terme. Elle teste aussi avec vigueur la souplesse de mes articulations ; mes genoux qui craquent la font bien rire.

Ce soir, nous dînons au Lao Lao garden où nous mangeons un plat mi-barbecue mi-fondue. Il y a de la musique à la mode, assez forte. Les enfants sont contents et trouvent cela « trop bien » ; les voisins sans doute moins.

Jeudi 4 août 2011

Maman, Papa et Marion (eh oui, moi, je préfère dormir) se lèvent pour aller voir, à six heures du matin, des moines défiler dans la rue avec un récipient pour mettre le riz qu'ils récoltent.

Plus tard nous mangeons et après nous allons au bord du Mekong pour boire un fruit shake. Nous allons visiter le palais royal qu'on n'avait pas vu mardi . Il contient des tenus de la famille royale pour les hommes, les garçons, les femmes et les filles, aussi leurs cadeaux anciens qui ont été donné par d'autres pays (etc)...

Après ce magnifique palais, nous rentrons à l'hôtel. Quelques heures de repos plus tard, nous ressortons et nous allons manger dans un restaurant spécialisé en barbecue : ils nous apportent un petit barbecue à poser sur la table et du bouillon, de la viande crue. Dans ce restaurant il y a de la musique qu'on (Marion et moi) aime trop !! Puis, nous allons au marché de nuit pour encore plus repérer ce qu'il nous plaît.

Benoît
Bluequark

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TO Toopil Veteran ·
Quel plaisir de lire (et voir😛 ) ce sujet! Un beau dépaysement!
Hakuna Matata!
NO Nolack Regular ·
C'est vraiment agréable ce voyage que vous nous offrez ! merci aussi à Benoit et Marion pour leurs contributions. J'espère que vous aurez le temps de continuer, je tiens à aller jusqu'aux iles Perhentian ... Vos photos sont belles, merci beaucoup
HO HohYao Veteran ·
Superbe compte rendu, merci de prendre autant de temps pour partager vos souvenirs 🙂. Un régal!
Mes vidéos de voyages et surtout de snorkeling https://www.youtube.com/user/tsarabanjina
ZZ Zzzpoupiezzz Regular ·
Très beau récit et jolie plume, vivement la suite

Salutations Siamoises 😏
AL Alanay Veteran ·
Merci pour cette suite tant attendue. Bravo également aux enfants qui narrent à leur façon leurs aventures.

Après le vert de la campagne, vous avez du particulièrement apprécier les couleurs du marché, le ton orange vif des robes des moines (ou des gilets😉😉😉 ) et les dorures des temples à LP.

Avec toute cette chaleur, voire moiteur, est ce que les nuits sont bonnes et plus fraîches ?

A bientôt pour la suite

Armelle
Carnets de voyage : voir mon profil (Lanzarote - New York - Namibie - Vietnam - Angkor - Ouest USA)
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Oui, nous avons bien apprécié d'avoir une partie campagne plus axée sur la vie des gens et une partie ville avec des monuments.

Pour la chaleur, le soir cela allait en effet mieux. Sauf à Ventine et à LP, nous avions des hotêls avec ventilos et sans clim et pas de problème pour dormir. A Ventiane et LP, la clim s'était quand même appréciable pour mieux dormir.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Vendredi 5 Août : Luang Prabang, Tat Makmo, musée ethnographique et Talaat Dar

Dernière journée à Luang Prabang. Nous en profitons pour poursuivre nos visites à un petit rythme.

D’abord, le Tat Makmo et son dôme. A coté des étales de cartes postales où nous faisons une razzia. Avec la cuillère souvenir – autre tradition familiale, un peu kitsch – et le porte-clef que nous avons aussi achetés, la marchande a sans doute gagné sa journée.



Nous profitons des tables et des chaises sous les arbres pour exploiter nos récents achats et écrire à la famille et aux amis. Je furète aussi un peu autour.









L’étape suivante est pour le musée ethnographique. Petit mais bien fait, il explique la diversité de la population laotienne avec commentaires en français et exposition des habits traditionnels. Un petit film, en anglais cette fois, sur des cérémonies traditionnelles. Enfin, un restaurant-salon de thé où sont servis des plats traditionnels, non disponibles ailleurs.



Un petit tour par la poste et la « laundry » et nous rentrons à la guesthouse. C’est qu’il faut reprendre des forces avant de se lancer à l’assaut du Talaat Dar. Nous y passons un bon moment à négocier nos divers souvenirs en en faisant deux fois le tour.



Nous retournons dîner au New coconut garden qui nous a décidément bien plus.

Vendredi 5 août 2011

Le matin, nous profitons de la fraîcheur pour visiter un temple , le Water melon, très atypique et d'ailleurs connu pour cela.

Puis, nous visitons un musée ethnographique intéressant. Nous mangeons, postons les lettres, allons récupérer notre linge à la laundry et retournons à l'hôtel.

Nous retournons au marché de nuit pour acheter le reste des souvenirs et nous remangeons au « Coconut garden ».

Marion
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Samedi 6 Août : Luang Prabang, Bangkok, Kuala Lumpur, Kota Bharu.

Aujourd’hui est un long jour de transit ; nous devons enchaîner trois avions pour Bangkok, Kuala Lumpur puis Kota Bharu. Le premier décolle à 7 heures 50 et le dernier atterrit à 22 heures 10. Au milieu un long arrêt à Bangkok. Suite à des changements d’horaires d’Air Asia vers le mois de mars, impossible de faire plus court. Et pour compléter le tout, mon tendre et cher a été malade toute la nuit et il n’a vraiment pas bien dormi – moi non plus d’ailleurs. Il est encore bien patraque à notre réveil.

Une information pour les futurs voyageurs : j’avais commandé nos billets Laos airlines LP-BKK par mèl auprès de l’agence all lao service (airticket@alllaoservice.com). C’était bien moins cher que tout ce que j’avais pu trouver en ligne (pour nous 4, environ 600 euros, frais liés à l’utilisation de la carte visa inclus, contre 780 sur internet).

C’est donc aux aurores que nous partons pour l’aéroport. Sur la route, quelques moines pour la cérémonie des offrandes.





Enregistrement, attente puis embarquement. Bye bye, Laos ! Nous avons bien apprécié ce séjour, même s’il était trop court. Un rêve maintenant : revenir en hiver pour aller explorer le Nord et ses ethnies. Si ce rêve voit le jour, nous ferons appel à Frank à n’en pas douter.

Vol sans histoire sauf à l’atterrissage qui est un peu olé-olé (mauvaise assiette de l’avion).

Nous hésitions au départ à aller faire un tour dans Bangkok lors de l’escale. Mais l’état de l’autre autorité parentale clôt la question : nous restons dans l’aéroport. Mais d’abord, il faut trouver la consigne pour y laisser un de nos sacs. Inutile de tout emmener aux Perhentians. Et, au préalable faire l’échange du contenu de deux sacs : tout était préparé mais les roulettes d’un des sacs se sont cassées ; autant laisser celui-là. Nous vidons donc le contenu de deux sacs en plein aéroport. Comique. Tous nos travaux pratiques accomplis, nous trouvons refuge dans une sorte de café.

Je profite des longues heures à passer dans l’aéroport pour essayer de résoudre le mystère de l’Aeoroport express bus. Après avoir tournicoté, je finis par tomber nez à nez avec un panneau indiquant qu’il n’y a plus de bus depuis le 10 juin dernier. Comme quoi, nous aurions du croire ce qu’on nous disait. J’aurai l’explication de l’autre mystère, celui l’Airport link, dans l’avion grâce à la brochure d’Air Asia : depuis la même date, le terminus n’est plus à Makkasan mais à Phayathai.

Re-avion et arrivée à KL. Changement d’ambiance : ici la plupart des femmes sont voilées. Nous sommes surpris de l’aéroport que nous trouvons un peu vieillot avant de réaliser que ce n’est pas le même aéroport que la dernière fois : nous sommes au terminal low-cost.

Re-avion et arrivée à Kota Bharu. Nous logeons au Tunes Hotel. J’avais repéré les publicités de cette chaîne du groupe Air Asia lorsque nous étions à Bornéo il y a deux ans. Un petit tour sur leur site avait fini de m’intriguer ; les prestations sont vendues comme pour les vols low-cost : plus chères au fur et à mesure que l’on se rapproche de la date et avec des options. En gros, on achète la chambre pour la nuit et après on peut rajouter la clim (pour 12 ou 24 heures), la télé, les serviettes, le sèche-cheveux… Il nous fallait l’essayer. Les chambres ne sont pas très grandes mais pour une nuit c’est suffisant. Par contre, le petit déjeuner pris dans la mini-cafet de l’hôtel est assez infect.

Samedi 6 août 2011

Nous nous levons aux aurores pour prendre notre avion. Et c'est parti pour une journée de transport !!!

Marion

NOTES :

1 - Là-bas, les matelas sont faits en fibres de noix de coco 2- Le papier peut être fait en murier, en maïs, en crotte d'éléphants ... 3 - Il y a beaucoup de motos 4 - Quand les plaques d'immatriculation sont : - blanche : véhicule de transport - bleue : véhicule appartenant à un fonctionnaire - rouge : véhicule militaire, policier... - jaune : véhicule

Nous n'avons pas mis de photos de temples car nous en avons visités trop mais, voici des photos du temple que j'ai préféré :

Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Dimanche 7 Août : Kota Bharu - Perhentian

Le trajet pour arriver à destination n’est pas encore terminé. Il nous faut d’abord nous rendre à la jetée de Kuala Besut – compter une très grosse heure en taxi. Puis prendre le bateau. Par chance, au moment où nous arrivons l’un d’entre eux est sur le point de partir. Le temps de prendre les permis pour accéder au parc marin et nous sautons à bord. Le bateau est équipé de deux puissants moteurs de xx chevaux. La mer est plate et nous filons sur l’eau.

Rapidement nous approchons de Perhentian Kecil. Paysage de carte postale. Les enfants sont ravis. Nous contournons l’île pour déposer un passager au village, seul endroit des Perhentians avec des bâtiments à étages. Les enfants s’inquiètent : leur mère n’aurait-elle pas eu la stupide idée de réserver là plutôt qu’un des charmants bungalows qu’ils ont aperçus ? Mais le bateau poursuit sa route et les voilà, si ce n’est rassurés, du moins pleins d’espoir. Enfin nous arrivons. Pour aller sur la terre ferme, il faut transvaser bagages et passagers dans un plus petit bateau, le notre ne pouvant accoster.



J’ai réservé une chambre familiale avec vue sur la mer au Coral View. En bordure de mer. Finalement les enfants approuvent le choix maternel.

Mon choix initial s’était porté sur Abdul Chalet mais lorsque j’avais essayé de réserver, pourtant tôt dans l’année, il n’y avait plus de chalet avec vue sur la mer. Je me suis donc rabattue sur le Coral View puisqu’il était possible de ne prendre qu’une seule chambre en rajoutant un matelas. Coté logement pas de problème, la chambre est suffisamment grande même avec matelas supplémentaire. Il y a aussi assez de place dans la salle de bain pour stocker les affaires de snorkelling. Il y a même une terrasse sur laquelle se reposer, avec deux chaises longues. Par contre le restaurant n’est pas terrible : non seulement le service est long, très long, infiniment long, mais tous les plats ont à peu prés le même goût pas génial et sont super gras. Après y avoir pris nos premiers repas, un peu par paresse, nous n’y remettrons pas les pieds pour le restant du séjour préférant les restaurants un peu plus loin sur la plage, bien meilleurs et en plus avec du wifi gratuit.

Après nous être installés et sustentés, nous nous mettons à l’eau juste en face de notre chambre. Beaucoup de poissons. C’est l’occasion d’étrenner notre nouvel appareil amphibie, achat que nous ne regrettons pas même si prendre des poissons en photo n’est pas toujours chose aisée. Les coraux en revanche sont pour la plupart morts. Dommage.













Après un petit match de foot, notre fille et son père ressortent en fin de journée pour un petit snorkelling. Ils reviennent en se chamaillant sur la nature du poisson-plat-à-pois-collé-sur-le-sable : notre aînée soutient que c’est une raie car il en a la forme ; son père soutient que non car il a des pois !!!
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Lundi 8 Août : Plage du Perhentian Island Resort

Les jours suivants sont dédiés au snorkelling avec quelques variantes.

Aujourd’hui, nous allons au bout de la plage du Perhentian Island Resort explorer les rochers. Pas loin du bord, des raies se prélassent sur le sable. Parfaitement blanches, elles se confondent avec celui-ci. Mieux vaut faire attention où l’on met les pieds ; et même en flottant, c’est assez impressionnant : elles sont juste au dessous de nous et nous avons l’impression qu’elles pourraient nous toucher avec leur dard en bougeant. Re-discussion sur les raies et le poisson de la veille.



Si, si, regardez bien et vous la trouverez.







Nous passons ainsi plus de deux heures et demie longeant les rochers, sortant même de la zone protégée par les bouées ; mais c’est ici sans danger car les bateaux ne passent pas par là. Jolis rochers en pente qui permettent de bien admirer les poissons.















Après un peu de repos, je repars avec notre fille pour un nouveau de tour de PMT devant le bungalow ; PMT au cours duquel je suis priée de trancher le conflit « raies ou pas raies », puisque nous croisons le désormais célèbre poissson-plat-à-pois-collé-sur-le-sable. Je me défile lâchement.

Allez une petite photo que vous puissiez trancher par vous même.

Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Mardi 9 Août : PMT et plongée

Aujourd’hui, changement de programme : j’ai réservé une initiation à la plongée.

Un petit tour de PMT quand même en matinée autour du promontoire du Coral View en passant par l’autre coté. Cet autre coté n’a que peu d’intérêt : eau peu claire ; pas ou peu de poissons ; ce n’est qu’au bout du promontoire que le spectacle redevient intéressant.











J’ai réservé notre initiation à la plongée le jour de notre arrivée au Watercolors qui recueille de bons commentaires sur Internet. Autre avantage : il y a des instructeurs ou plutôt instructrices québécoises, qui parlent donc français. D’abord un petit film, certes en anglais suivi d’un briefing. Puis nous partons jusqu’au site: il est prévu de partir du bord de la plage, de s’enfoncer doucement en suivant la pente sablonneuse, de contourner un gros – très gros rocher – puis de revenir en surnageant les coraux.

Malheureusement, à peine la tête sous l’eau, notre numéro deux se met à paniquer. Impossible pour lui de faire cette plongée. Je reste donc en sa compagnie à faire du PMT pendant que sa sœur et son père s’enfoncent sous l’eau.

Les coraux dans le coin sont les plus beaux qui nous ait été donné de voir pendant ces vacances, plus diversifiés, mieux conservés. Des oursins à grandes piques aussi. Je recommande cette plage située à l’extrémité sud de la plage des hôtels et accessible à pieds. Pas de photos : nous n’avions pas emmené l’appareil puisque nous devions plonger.

Nous patrouillons ainsi depuis un bon moment, quand je réalise que les oiseaux sur le gros rocher s’excitent de plus en plus et se mettent à tournoyer. La prochaine étape est normalement le vol en piquet sur les opportuns : nous n’osons plus trop nous approcher. Dommage, c’est par là bas que les fonds sont les plus intéressants.

Enfin, le père et la fille sortent de l’eau : ils sont ravis d’avoir nagé entourés de poissons même s’ils n’ont rien vu de plus qu’au dessus de l’eau. Notre fille est toute fière : ils sont allés à –13 mètres.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Mercredi 10 Août : Telak Dalam et l’attaque du macaque

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller à Telak Dalam, la plage de l’autre coté de l’île. Son intérêt est, outre le changement, la pointe aux requins où l’on peut voir… des requins et aussi parfois des tortues. Pour s’y rendre, un chemin qui escalade l’île au milieu de la forêt tropicale. On peut, parait-il, y croiser de nombreux animaux, varans et singes.

Le chemin dans la forêt.





Première rencontre : un varan mais toujours pas de singe.



Nous continuons notre chemin quand, tout un coup, un énorme truc tombe juste au dessus de nos têtes sur la branche surplombant le chemin. C’est un macaque à longue queue. Voilà notre singe ! Nous nous arrêtons pour le regarder mais rapidement, celui-ci a le mauvais goût de descendre de son arbre et de venir vers nous. Et, il n’a pas l’air dans des dispositions amicales. Qu’est-on censé faire dans ce cas : le regarder droit dans les yeux pour montrer qu’il ne nous impressionne pas ou au contraire prendre une habitude humble et penaude pour qu’il ne soit pas tenté de faire une démonstration de sa force ? Damned ! Que faire ? Pas le temps de réfléchir ; il avance entre les deux groupes de la famille en montrant les dents. Nous voilà, le père et le fils en tête, puis le macaque, la mère et la fille derrière. Impossible de passer ; les enfants paniquent et se réfugient chacun derrière un parent. Mon tendre et cher prend une palme et l’agite en avant : cela a l’air d’impressionner le singe mais du coup celui-ci se retourne vers le sac délaissé par le groupe de tête. Voilà qu’il va nous le voler. Cris de notre fille : « Laisse-le, maman, qu’il parte dans la forêt avec ! »; sous-entendu « et qu’il ne revienne plus. ». Non, il dédaigne le sac et vient finalement vers nous. Mais ce que je n’ai pas de palme épouvantail, moi ! J’agite bien mon sac devant moi, mais c’est sans effet sur la bestiole qui continue à avancer se rapprochant dangereusement. J’ai ma fille cramponnée au dos pleurant à moitié. Je commence moi même à ne pas en mener bien large. Les dents de la bête sont impressionnantes et je n’ai aucune envie qu’il vienne les planter dans mon mollet (ou pire). Le père vient nous sauver : il détourne l’attention du macaque et du coup, ma fille et moi pouvons rejoindre mon fils. Je pars avec les enfants laissant le père gérer le singe. Les enfants n’ont jamais marché aussi vite. J’interpelle mon mari de loin : « Ca va ? ». « Non, il est toujours là et il me suit ». Mon tendre et cher nous rejoint au bout de quelques minutes : seul le lancé de pierres a réussi à mettre le macaque en fuite. Mais après cette aventure et le vol de gâteau à Bornéo, c’est bon : la prochaine fois que je vois un macaque, je passe mon chemin et me carapate bien vite.

La plage de Telak Dalam est bien moins fréquentée que celle de l’autre coté de l’île. Elle descend en pente douce. Un peu trop douce peut-être, comme nous le verrons plus tard. C’est ici qu’il faut venir lorsqu’on a des jeunes enfants, je pense.



Baignade, jeux de ballons dans l’eau, déjeuner puis nous partons à la conquête de la pointe aux requins. Nous décidons de nous rendre à palmes même si cela prend un peu de temps : nous avons l’après-midi devant nous, la température de l’eau n’est pas un problème et nous serons libres de rester le temps que nous souhaitons. La première partie de cette promenade aquatique se fait dans une eau peu profonde et il faut faire attention pour ne pas se râper le ventre et les jambes. Espérons que la marée sera plus haute au retour.



Le snorkelling à la pointe aux requins est très chouette. Il y a plus de profondeur qu’ailleurs, des coraux et effectivement des petits requins de récif. Chacun d’entre nous en a vus au moins deux et les plus chanceux, ou les plus observateurs, jusqu’à cinq. Pas de tortue par contre. Notre aînée qui était un peu impressionnée à l’idée de voir des requins est rassurée « parce qu’ils sont à terre et pas dans les airs ». Comprendre par là que les requins nagent sous nous et pas à notre hauteur. Oui, enfin, c’est surtout qu’ils sont petits. Par contre, l’endroit est fréquenté par les bateaux de snorkelling et mieux vaut rester à l’abri des bouées. Ceci dit, cela reste raisonnable en termes de fréquentation.











Nous avons quelques peines à persuader les enfants de rentrer. Le palmage du retour s’étire en longueur : la marée loin d’être montée est descendue et malgré nos meilleurs efforts et nos tentatives d’utiliser des vagues pour avancer, nous sommes bien obligés de passer par le chenal, heureusement peu, voire pas, fréquenté en cette fin d’après-midi.

Pour le retour, nous prenons un bateau taxi : pas envie de refaire la marche pour traverser l’île, pas envie de croiser un nouveau macaque. Tout le monde est bien content à cette nouvelle.

A l’arrivée, nous croisons des sortes de singes à lunettes blanches, des gibbons, apprendrai-je plus tard. Super mignons. Un peu plus loin, le même type de singes avec des petits, orange vif. Nous les admirons un bon moment puis rentrons. Je ressors avec notre aînée les prendre en photos mais ils se sont enfoncés trop profond dans la forêt (les photos sont de zazabenji, merci à elle). Par contre, nous observons longuement une chauve-souris manger dans un arbre.





Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Jeudi 11 Août : Turtle Beach et kayak de mer



Dernier jour aux Perhentia. Nous prenons un bateau taxi pour la plage aux tortues, celle sur laquelle les tortues viennent pondre et sur laquelle il y a nurserie à tortues. Pas de tortue mais ceux qui n’avaient pas vu de barracuda la veille en ont croisés. Bonne pêche donc.









En toute fin d’après-midi, nous faisons à la demande pressante et réitérée des enfants un tour en kayak de mer. C’est l’occasion de voir l’île sous un autre angle.

Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Vendredi 12 Août : En route vers Bangkok

Aujourd’hui, nous retournons à Bangkok. Pour ne pas être pressée et aussi dans l’espoir de faire un dernier plouf, j’ai réservé nos places sur le deuxième avion d’Air Asia pour KL, celui de 15 heures. Je pensais partir des Perenthians en fin de matinée. Mon magnifique plan tombe à l’eau : il n’y a que trois heures de départ pour Kuala Besut ; de mémoire 8 heures, 12 heures et 17 heures. Le bateau de midi est trop tardif ; il nous faut prendre celui de 8 heures ; si j’avais su.

Il a plu toute la nuit et contrairement à d’habitude, il continue de pleuvoir à notre lever. Le ciel est tout gris et la mer agitée. Nous nous demandons si la navette partira. En attendant, nous empaquetons nos sacs dans sacs poubelle aimablement donnés par l’hôtel.

La navette part finalement bien mais elle est loin de filer sur les eaux comme à l’aller. Et nous prenons des gros paquets de mer dans la figure. Autant dire que malgré nos ponchos, nous sommes rapidement trempés. L’eau s’infiltre de partout. On comprend pourquoi le trajet n’est pas assuré à la saison des pluies : cela doit être terrible.

Arrivés à Kuala Besut, nos bagages sont, eux, heureusement secs. Nous filons prendre un taxi. Je passe le trajet jusqu’à aéroport complètement tétanisée : le chauffeur conduit comme s’il était dans un jeu vidéo avec le droit à trois vies. Ce que je ne sais pas, et que mon tendre et cher a le bon goût de me cacher jusqu’à l’arrivée à l’aéroport, est qu’en plus il s’endort en piquant régulièrement du nez.

A l’aéroport changement de vêtements pour se débarrasser de nos trucs trempés. Nous enfilons nos polaires : c’est qu’il fait presque froid. Nous aurions eu largement le temps d’attraper le premier avion. Dommage. S’en suit une longue attente. Pas des restaurants ouverts en cette période de ramadan : nous trouvons refuge dans les tables du KFC fermé et déserté. Recherche d’eau chaude pour nos lyophilisés, restes de l’année dernière que j’avais fort opportunément emportés au cas où… Curieusement, nous en trouvons.

Pour l’arrivée à Bangkok, j’avais pourtant bien répété : écarter les rabatteurs, aller à file de taxis officiels, demander de mettre le « meter », prendre le papillon distribué par la guichetière…. Sauf qu’arrivé notre tour, la dite guichetière nous dit – après avoir échangé quelques mots avec le chauffeur du taxi – que comme nous sommes quatre et nous avons trois valises, il n’est pas possible de mettre le « meter ». Je ne m’attendais tellement pas à cette complicité que je réponds oui sans réfléchir. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois.

A Bangkok, j’ai réservé sur internet au Novotel de Siam square : grâce à une promo du groupe Accor, la nuit nous revient 50 euros pour nous quatre, autant ne pas se priver. Sauf que l’hôtel ne retrouve pas ma résa (mais accepte tout de même d’appliquer le tarif), que la réceptionniste a l’intention de faire dormir les deux enfants (11 et 13 ans quand même avec un bon gabarit) dans le même lit d’une place, au motif, faux, que la taille de la chambre ne permettrait pas de mettre deux lits d’appoint. S’en suit une guerre de tranchée au cours de laquelle on nous proposera tout à tour de faire dormir les deux enfants dans le même lit à une place, de faire dormir l’un d’entre eux sur une sorte de canapé gondolé, de nous – mon mari et moi – faire dormir ensemble dans un même lit toujours à une place, de nous faire prendre deux chambres, tout cela en nous faisant monter à chaque fois examiner les diverses configurations. Surréaliste ! Mais forts de notre réservation imprimée, nous ne cédons pas d’un pouce : au bout d’une heure, nous obtenons satisfaction et un autre lit est ajouté à la première chambre. Question service, on peut repasser. Dodo.
Bluequark

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Samedi 13 Août : Bangkok, promenade sur les klongs et maison Jim Thompson

Petit-déjeuner au buffet de l’hôtel, très bien : il y a tout ce qu’on peut imaginer en sucré-salé, américain-européen-asiatique… mais surtout, il y a des fruits de la passion à volonté. Les enfants en raffolent mais vu les prix en France, nous en achetons qu’avec parcimonie. Là c’est fête : ils peuvent en prendre autant qu’ils veulent et je crois que nous avons mangé au moins la moitié du plateau. Bref, ce petit-déjeuner leur plaît et ils s’inquiéteront toute la journée de savoir si nous retournerons bien là le lendemain matin.

Etant déjà venus à Bangkok, mon tendre et cher et moi avions déjà eu l’occasion d’en visiter les principaux monuments. Nous souhaitions donc profiter cette journée pour explorer Bangkok plus en profondeur (tout est relatif). J’avais initialement prévu d’aller au marché du week-end de Chatuchak mais des posts sur ce forum m’ont fait découvrir les ballades sur les klongs organisées par Thuan. Les klongs sont les canaux qui desservaient historiquement Bangkok. Ils ont disparu du centre mais certains réseaux subsistent en périphérie. Pour s’y déplacer, il faut un bateau. Thuan fait parti d’une association qui réhabilite des bateaux, notamment ceux des personnes âgées qui n’ont pas les moyens de les réparer. L’argent récolté auprès de touristes permet de financer ces rénovations.

Ces promenades sur les canaux correspondent bien à ce que nous recherchions et sont sans doute plus adaptées aux enfants qu’un marché noir de monde dans la chaleur. Va donc pour la ballade sur les klongs ! Foxycoco, membre de ce forum, qui avait réservé avant moi a accepté de partager son bateau. Merci à elle et à sa famille.

Le point de départ de ces ballades se trouve dans le quartier de Thonburi, un peu loin du centre touristique donc. Pour s’y rendre, il faut prendre le Skyline suivi du taxi. Le point de rendez-vous n’est pas forcément facile à trouver et un numéro de téléphone de secours est fourni par Thuan avec le plan pour s’y rendre.

Pour toute une série de raisons (départ de l’hôtel un peu plus tardif que prévu, trajet en météo nettement plus long qu’indiqué et surtout chauffeur de taxi qui ne trouve pas le point de rendez-vous et refuse d’appeler au téléphone), nous arrivons avec une bonne heure de retard. Je suis déçue : la promenade ne va pas être possible. Par acquis de conscience, nous descendons quand même du taxi. Un monsieur d’un certain âge surgit du bâtiment et nous demande en français : « Vous cherchez Thuan ? ». Moi penaude : « Oui, on vient pour la promenade sur les klongs mais on est très en retard ». Lui, tout guilleret : « Pas de problème, pas de problème. On va arranger cela ». Et il appelle quelqu’un qui emmène une voiture et nous voilà tous partis retrouver les « autres » qui se sont arrêtés au marché flottant du samedi.

Le marché est très agréable. C’est en fait un marché-restaurant. : la plupart des stands sont des stands de nourriture, à manger sur place ou à emporter. Ils regorgent de plats divers et variés et les appétits vont bon train. La Thaïlande mérite bien sa réputation culinaire. J’ai beaucoup apprécié cet endroit mais comme dit ma fille : « Maman, elle kiffe trop les marchés ».













Une vendeuse d’orchidées aussi, à laquelle nous achèterons plusieurs bouquets à rapporter demain à Paris.



Dans les klongs, des carpes en rang serrés. Les nourrir apporterait. Comme, du coup, elles sont bien nourries, elles prolifèrent.



Des marchands flottants.







Bluequark

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TO Toopil Veteran ·
Outre le prix, les fruits de la passions doivent y être bien meilleurs😎
Hakuna Matata!
BL Bluequark Veteran ·
Oui, ils étaient aussi très bons 🙂 ... et on n'en a jamais eu autant de notre vie. J'ai craint l'indigestion pour certains. 😛

Samedi 13 Août : Bangkok, promenade sur les klongs et maison Jim Thompson (suite)

Après nous être bien promenés à travers le marché, nous retournons au bateau. La promenade se poursuit pour les autres et commence pour nous. C’est l’occasion d’observer la vie sur les klongs. Tout semble paisible, comme figé par le temps, loin du tumulte de la ville.



Barques.







Jardins.



Maisons.



Autels.



On pêche.



On mange.



Marchande de glace.



Ferme d’orchidées.



Nous croisons aussi de gros varans. Top rapides pour qu’on puisse les photographier.



Le soleil tape dure : mieux vaut ne pas oublier chapeau-casquette et eau.

Nous voilà de retour à l’embarcadère-débarcadère. Cette ballade était très sympathique. Je la recommande chaudement.

Thuan nous met dans un taxi qui nous remmène à la station de skyline. Dans les wagons, les jeunes thaïlandaises sont en mini-jupe ou short. Nous avons l’air d’extra-terrestres avec nos pantalons et T-shirts bien couvrants. C’est parti pour la maison en tek de Jim Thompson (http://www.jimthompsonhouse.com). Jim Thompson est un marchand américain, également ancien agent secret, qui a renouvelé le commerce de la soie et fait fortune par la même occasion. C’était aussi un amateur d’arts asiatiques qui a amassé quelques belles pièces au cours de sa vie. La maison que nous allons visiter a été construite à partir de plusieurs maisons traditionnelles thaïs qui ont été démontées, déménagées puis remontées sans pour autant en respecter le plan d’origine. Située au sein d’un jardin tropical, c’est aujourd’hui un havre de verdure et de calme au milieu de Bangkok. Pour la visiter, il est obligatoire de prendre un tour guidé mais un certain nombre sont en français. En attendant le notre, nous nous restaurons à la cafet du musée : plutôt pas mal même si les prix sont un peu élevés pour la Thaïlande. En tout cas, je retiens l’idée du poulet-lait de coco-citronnelle-litchis.

La visite de la maison est agréable et les commentaires adaptés, ni trop longs ni trop courts. Nous passons un agréable moment. Pas de photo à l’intérieur en revanche.



Puis, nous retournons à l’hôtel ne passant par les grands magasins, MBK center and co. Quelle abondance de bien ! Et que de monde ! Et que de bruit !

Les autoroutes à étages qui ont permis de désengorger Bangkok. Il en existe des semblables à Tokyo (et sans doute dans d’autres villes d’Asie). Pas très beau mais diablement efficace.





La fin d’après-midi se passe à la piscine : c’est quand même bien un peu pour cette piscine que j’avais choisi l’hôtel
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BL Bluequark Veteran ·
Dimanche 14 Août : Retour à Paris

Notre avion partant à 12 heures, nous avons le temps de profiter de buffet de l’hôtel et surtout de ses fruits de la passion. Profitez-en bien les enfants ; vous n’êtes pas prêts d’en remanger en telle quantité.

Au moment de partir, je dois me débattre avec les préposés de l’hôtel qui veulent à tout prix nous faire prendre une limousine, revenant cinq fois à la charge. (J’ai compté). Mais nous avons décidé d’avoir un taxi avec meter et nous l’aurons. Nous l’avons eu mais c’était de haute lutte : globalement le Novotel pour tout 5 étoiles qu’il soit nous a laissé une impression bizarre. Pas sur qu’on y revienne même avec une promo.

En attendant l’avion, je finis par craquer pour une pièce en soie de Jim Thompson.

Vol de la Thai sans histoire ou presque.

L’arrivée à CDG1 est un choc après l’aéroport de BKK : infrastructure vieillotte, queue à la frontière interminable même avec passeport de l’UE, pas d’ATM ou alors il était bien caché. Mais que fait donc ADP ?
Bluequark

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AL Alanay Veteran ·
Déjà fini...😕 J'ai vraiment eu plaisir à lire, au fil du temps, le récit jour par jour de ce beau voyage. Nature, civilisation, plage... un superbe cocktail. Très bien raconté.

Le Laos fait de plus en plus partie de ma "wish list", merci d'y avoir contribué. Je reviendrai peut être pour certaines questions !

Armelle
Carnets de voyage : voir mon profil (Lanzarote - New York - Namibie - Vietnam - Angkor - Ouest USA)
BL Bluequark Veteran ·
Merci, merci.

Les carnets, c'est aussi fait pour donner des idées. Et tant mieux, si le Laos remonte dans ta wish list. Si tu as des questions, n'hésite pas. Ce sera avec plaisir.
Bluequark

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YO Yohcha Regular ·
Merci beaucoup pour ce compte-rendu. Après avoir visité et adoré la Thaïlande l'été dernier, je voulais retrouver quelque chose de semblable mais je n'aime pas aller 2 fois au même endroit. On m'avait parlé du Laos mais ayant peu d'infos sur le pays, j'étais un peu sceptique. Vous m'avez complètement converti et je pense que notre prochain voyage sera le Laos.

J'ai quelques questions : - lorsque votre fils a été malade, avez vosu été voir un docteur ? Comment l'avez vous soigné ? Voyageant avec des enfants, c'est un point que je ne peux négliger car ma femme a tendance à paniquer - pouvez vous me dire quel a été votre budget ? Et notamment ce que vous a coûté Frank ?
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Merci. Cela fait plaisir que ce compte-rendu puisse servir et donner envie.

Pour les questions :

- lorsque votre fils a été malade, avez vosu été voir un docteur ? Comment l'avez vous soigné ? Voyageant avec des enfants, c'est un point que je ne peux négliger car ma femme a tendance à paniquer

Non, nous ne sommes pas allés voir un médecin car nous avions emporté des médicaments. Dans ce cas : doliprane pour la fièvre et désinfectant intestinal. Anti-vomitifs, aussi peut-être. Ne pas oublier des solutions de réhydradation : vu la chaleur, cela me parait indispensable.

- pouvez vous me dire quel a été votre budget ? Et notamment ce que vous a coûté Frank ?

Je n'ai pas calculé le budget consolidé et ne me souviens plus très bien. Je dirais : pour le logement, environ 40 dollars par jour en moyenne, parfois plus (Ventiane, plaine des jarres) parfois moins et quelques fois beaucoup moins ; repas, quelques euros par personne, un peu plus cher à LP (Le carnet de Genevois donne des exemples de prix) ; vélos, 1 dollar par jour et par personne. Les éléphants étaient assez chers mais je ne rappelle plus du prix. Je vais demander aux enfants s'ils s'en souviennent. Pour les prestations de Frank, il s'agit d'un forfait journalier qui inclut voiture, essence et conduite. Frank se débrouille pour se loger. Chacun paie sa nourriture. Je te donne le montant du forfait en MP.
Bluequark

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PO Poppies ·
Bonjour, Merci pour avoir lu et apprécié mon petit récit sur le Kinabalu. A mon tour d'avoir aimé, et je n'ai pas terminé de lire - je suis au bureau et ma pose déjeuner est courte - ton carnet de voyage sur le Laos. J'y étais avec mes deux enfants (fille et garçon) et mon mari en 2005 (mon dieu que le temps passe vite) et je "nous" retrouve un peu dans ton voyage. Nous avons adoré le Laos. Martine.
TA Tatafisso ·
Merci pout ton blog, j'ai même lu ce qui ne concernait pas mon voyage... bon, les perhentians, ça vaut le coup ou pas ? Les coraux n'avaient pqs l'air geniaux, si ? Et la guest house ? au niveua prix et matelas ? En tout cas merci de ton recit, sympa et bien ecrit
Tatafisso
BL Bluequark Veteran ·
Bonjour,

Merci pour ton petit mot.

Nous a(vons bien aimé les Perenthians. Les deux meilleures sorties était celle à la pointe des requins et celle où nous avons plongé on part de la plage et le snorkeling était très bien).

La guesthouse : c'était confortable, rien à redire à part la nourriture mais il suffit d'aller ailleurs. Ce n'est pas ce qui manque. Le matelas supplémentaire, c'était 30 RM par nuit.
Bluequark

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