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3 semaines dans le nord de l'Espagne English translation pending
Cet été nous sommes repartis en Espagne. Tout d'abord nous avons passé une semaine dans les Asturies là où nous avons vécu 5 ans histoire de revoir nos amis. Peu de photos pour cette semaine là car nous avons essentiellement passé du temps avec les uns ou les autres.
Ensuite, nous avons décidé de visiter deux régions que nous avions omises pendant ces 5 ans : la Rioja et la Navarre.
Départ fin juillet pour Salinas à une trentaine de km d'Oviedo et de Gijon. Le trajet est long en voiture depuis la région parisienne... mais à 3 chauffeurs cela peut aller (vive les enfants qui grandissent et ont leur permis 😉 )
Levés à 4 h du matin nous n'avons pu nous coucher qu'à 1h du matin ... comité d'accueil oblige ...
Le lendemain nous avions convenu avec des amis de faire une randonnée dans la montagne.
A 10h30 départ pour le petit village de Caleao situé dans le Parque Natural de Redes.
Evidemment nous sommes arrivés au pied de la randonnée presque à midi et sous une chaleur terrible. La montée est rude et le soleil n'a pas aidé. Ces chaleurs ne sont pas vraiment habituelles dans les Asturies. Les madrilènes aiment en général se réfugier dans cette région plus fraîche en été.
Première étape, ces petites maisons retapées qui nous ont permis de faire une petite pause bien méritée.

Notre but était d'arriver tout là haut .... Adieu les quelques arbres qui nous fournissaient un peu d'ombre ...
Arrêt picnic vers 14h ... à l'heure espagnole, à l'ombre du seul arbre des environs, au milieu des troupeaux de vaches qui paissent tranquillement.

La suite de la randonnée, c'est ce petit chemin de terre qui bifurque ensuite à droite pour attaquer la montée finale
Peu de fleurs à mettre sous la lentille du photographe ..

Ensuite pas le choix, il faut redescendre par le même chemin .
et revenir dans le village. Voici un horreo, un grenier à grain typiquement asturien.
Fin de cette longue et belle randonnée.
Au retour nous nous sommes quand même arrêtés sur une plage histoire de se rafraîchir.
Prochaine étape en photo du voyage vers la Rioja : Burgos
Evidemment nous sommes arrivés au pied de la randonnée presque à midi et sous une chaleur terrible. La montée est rude et le soleil n'a pas aidé. Ces chaleurs ne sont pas vraiment habituelles dans les Asturies. Les madrilènes aiment en général se réfugier dans cette région plus fraîche en été.
Première étape, ces petites maisons retapées qui nous ont permis de faire une petite pause bien méritée.

Notre but était d'arriver tout là haut .... Adieu les quelques arbres qui nous fournissaient un peu d'ombre ...
Arrêt picnic vers 14h ... à l'heure espagnole, à l'ombre du seul arbre des environs, au milieu des troupeaux de vaches qui paissent tranquillement.

La suite de la randonnée, c'est ce petit chemin de terre qui bifurque ensuite à droite pour attaquer la montée finale
Peu de fleurs à mettre sous la lentille du photographe ..
Ensuite pas le choix, il faut redescendre par le même chemin .
et revenir dans le village. Voici un horreo, un grenier à grain typiquement asturien.
Fin de cette longue et belle randonnée.
Au retour nous nous sommes quand même arrêtés sur une plage histoire de se rafraîchir.Prochaine étape en photo du voyage vers la Rioja : Burgos
Climat en Espagne en hiver? English translation pending
Bonjour!! J'ai envie de faire un voyage en Espagne, du 22 décembre au 16 janvier, et je me demandais si ça peut être un beau voyage nonobstant les conditions hivernales, compte tenu du fait que chez nous il fera -30 alors un 10 ou un 0 degrés ne nous effraient pas, mais on se questionne à savoir s'il pleut tous les jours des cordes? Nous aimerions inclure san sebastian, picos de europa, bilbao dans notre itinéraire, est-ce qu'il y a beaucoup de neige habituellement à cette période et est-ce très pluvieux? pourrions-nous faire de la rando ou pas du tout?
D'autre part, nous pensions, après le pays basque, partir vers saragosse, puis barcelone, valence, grenade, cordoue et séville, avant de remonter vers madrid à la fin du voyage ... Disons que pour nous, à cette date, une température de 10 nous paraîtrait très clémente!
merci!
stéphanie
merci!
stéphanie
Espagne avec ma grand-mère en 2015 English translation pending
Bonjour!
Je suis une jeune adulte qui aimerait bien réalisé le rêve de sa grand-mère d'aller en espagne. Elle est en forme et bonne marcheuse. Je suis allée faire un court séjour à Barcelone l'an dernier et j'ai bien aimé. Je vous demande donc votre aide pour savoir qu'est ce qui est préférable à faire (bien sur que je vais lui en parler et nous allons prendre les décisions à 2) Je visais Barcelone et Madrid.. Je ne sais pas ce que vous avez a me suggérer je commence tout juste mes recherches. Bref j'ai besoin de ville, d'attraction, d'hotel et de restaurant comme suggestion! Le temps de l'année n'est pas décidé également! Bref si vous aviez à faire un voyage avec votre grand-mère de 72 ans en forme qui se tient jeune, qu'est ce que vous feriez?
Merci beaucoup et mes questions risquent de se préciser au fur et a mesure de mes recherches!
Bonne soirée à vous tous!
Avis sur itinéraire en Espagne? English translation pending
Bonjour,
Voici comment pour l'instant j'ai plannifié mon séjour en espagne. Je n'ai pas de voiture, je souhaite voyager en bus et en train (éventuellement 1 ou 2 voyages en avion si nécessaire entre villes trop éloignées). Avant de réserver les hotels, je veux m'assurer que je n'ai pas trop fait d'erreurs dans ma planification de jours et modifier le nombre de jours en fonction de vos commentaires. L'idée c'est de rayonner autour des villes prédéfinies. Arrivée à Barcelone = 5 nuits Valence = 3 nuits Grenade = 3 nuits Cordoue = 3 nuits Tolède = 2 nuits Madrid = 2 nuits Pour finir retour Barcelone = 2 nuits (impératif) Qu'est ce que vous en pensez ? Des idées de visites à partir de ces villes ? Merci à tous pour les suggestions et info.
Voici comment pour l'instant j'ai plannifié mon séjour en espagne. Je n'ai pas de voiture, je souhaite voyager en bus et en train (éventuellement 1 ou 2 voyages en avion si nécessaire entre villes trop éloignées). Avant de réserver les hotels, je veux m'assurer que je n'ai pas trop fait d'erreurs dans ma planification de jours et modifier le nombre de jours en fonction de vos commentaires. L'idée c'est de rayonner autour des villes prédéfinies. Arrivée à Barcelone = 5 nuits Valence = 3 nuits Grenade = 3 nuits Cordoue = 3 nuits Tolède = 2 nuits Madrid = 2 nuits Pour finir retour Barcelone = 2 nuits (impératif) Qu'est ce que vous en pensez ? Des idées de visites à partir de ces villes ? Merci à tous pour les suggestions et info.
Restaurants sympathiques et curiosités à visiter à Salamanque? (Espagne) English translation pending
Bonjour à tous 🙂
Pour profiter d'un long week end à Salamanque, pourriez-vous m'indiquer quelques restaus/bars à tapas que vous auriez testés et appréciés dans cette ville.
Questions subsidiaire, autour de Salamanque, à part Avila et Ségovie, y aurait-il quelques curiosités à visiter ? Merci de votre aide.
Voyage en Espagne et au Portugal à l'été 2010: endroits à visiter, où loger et transport? English translation pending
Bonjour!
Je planifie aller en Espagne et au Portugal vers la fin du mois de juillet pour environ 3 semaines! Je suis vraiment à la première étape de mes démarches. Je tenais à avoir quelques suggestions de votre part concernant les endroits à visiter les places où loger la meilleure façon pour se déplacer! Si vous avez des idées pour moi je prends tous vos commentaires!
Merci pour votre aide🙂
Douze jours de balade au Portugal en septembre: que voir? English translation pending
Bonjour à tous,
12 jours de ballade au Portugal en septembre, à deux, et en voiture ... ! Que voir, et ou aller pour s'imprégner du pays, sans courrir toute la journée, et sans faire 6 heures de bagnole par jour !
Vos impressions, vos remarques et vos projets d'itinéraires seront les bienvenus. Merci à tous. 🙂
12 jours de ballade au Portugal en septembre, à deux, et en voiture ... ! Que voir, et ou aller pour s'imprégner du pays, sans courrir toute la journée, et sans faire 6 heures de bagnole par jour !
Vos impressions, vos remarques et vos projets d'itinéraires seront les bienvenus. Merci à tous. 🙂
Code obligatoire de carte bancaire en Espagne? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Voilà, je vous expose mon problème. Je voulais savoir si chez les commerçants en Espagne, lors du passage à la caisse, il était obligatoire de saisir le code confidentiel de la CB pour pouvoir payer? Car je me rappelle qu'aux US ils prenaient juste la carte, pas de code utile...mais une pièce d'ID quand même. De plus, je voulais aussi savoir au cas où je suis à dépassement du découvert autorisé, est-ce que la carte passeraient quand même? Je sais que dans certains pays, ça passe...
Merci pour vos réponses!
Voilà, je vous expose mon problème. Je voulais savoir si chez les commerçants en Espagne, lors du passage à la caisse, il était obligatoire de saisir le code confidentiel de la CB pour pouvoir payer? Car je me rappelle qu'aux US ils prenaient juste la carte, pas de code utile...mais une pièce d'ID quand même. De plus, je voulais aussi savoir au cas où je suis à dépassement du découvert autorisé, est-ce que la carte passeraient quand même? Je sais que dans certains pays, ça passe...
Merci pour vos réponses!
Itinéraire en Espagne centre et nord de trois semaines en juillet, votre avis? English translation pending
bonjour,
j'ai réfléchis à l'itinéraire suivant : - région de San Sebastian - Burgos - Madrid 2 jours - Aranjuez - Tolede - El Escorial - Segovie - Salamanque - Leon - Gijon - bilbao - retour par la cote vers la France
a la louche l'itineraire fait environ 1600 km en espagne (+ 2000 km traversée de la France A/R)
qu'en pensez vous : - votre avis sur la cote Gijon / San Sebastian ? (bétonnée ? blindée en été ?) - dois je m'arreter à certains endroits plusieurs jours pour rayonner à partir de ce point ? - faut il oublier certaines étapes (manque d'interêt) en ajouter d'autres ? - comment répartir les 3 semaines ? (en juillet, sachant qu'avec une ado il faudra des poses baignades piscine ou mer ou riviére si rando)
d'avance merci pour vos idées !
j'ai réfléchis à l'itinéraire suivant : - région de San Sebastian - Burgos - Madrid 2 jours - Aranjuez - Tolede - El Escorial - Segovie - Salamanque - Leon - Gijon - bilbao - retour par la cote vers la France
a la louche l'itineraire fait environ 1600 km en espagne (+ 2000 km traversée de la France A/R)
qu'en pensez vous : - votre avis sur la cote Gijon / San Sebastian ? (bétonnée ? blindée en été ?) - dois je m'arreter à certains endroits plusieurs jours pour rayonner à partir de ce point ? - faut il oublier certaines étapes (manque d'interêt) en ajouter d'autres ? - comment répartir les 3 semaines ? (en juillet, sachant qu'avec une ado il faudra des poses baignades piscine ou mer ou riviére si rando)
d'avance merci pour vos idées !
Boulot d'été et coût de la vie en Espagne English translation pending
Salut à tous,
J'envisage d'aller travailler cet été en Espagne mais je me demande si cela vaut vraiment le coup !
Je sais que sa sera super de pouvoir visiter un peu le pays, et pouvoir pratiquer la langue mais est-ce que niveau financier cela vaut le coup ?
Il faut payer le billet d'avion, l'hébergement et acheter de quoi manger. Il ne doit plus rester gd chose à la fin du mois ...
Y'en a-t-il qui ont déja tenté ?
Camping-car et side-car au Portugal English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs
A force de chercher et de trouver 1000 réponses qui se contredisent, je m'inscris à ce forum pour poser quelques questions.
Nous sommes un couple avec un petit garçon de 3 ans.
Nous souhaitons partir au Portugal mi février 2015 pour une durée de 3 semaines.
Nous partons avec un camping car et une remorque sur laquelle se trouve notre side-car. Nous roulons avec notre petit garçon toute l'année mais pour ce long voyage je ne veux pas lui imposer des heures d'autoroute en moto.
Nous souhaitons donc descendre jusqu'à Lisbonne et trouver un camping confortable et sécuritaire. Nous prenons au plus rapide . Annecy/Lisbonne . L'autoroute !
De là nous allons sillonner durant 4 à 5 jours les environs (environ 200/300 par jour) Ensuite nous reprenons le camping-car et remontons de 300 ou 400 kilomètres et rebelote nous sillonnons les environs durant 4 ou 5 jours . Ensuite c'est le retour à la maison.
Mes questions . Connaissez vous un bon camping sur Lisbonne ? Que dois-je visiter durant 3 jours ? Etape 2 , je monte ou ? Porto ?
J'espère avoir été assez clair, car je sais que c'est un peu spécial mais je suis persuadé que vous allez me donner les bonnes infos.
Merci à vous et bonne route .
Nous souhaitons donc descendre jusqu'à Lisbonne et trouver un camping confortable et sécuritaire. Nous prenons au plus rapide . Annecy/Lisbonne . L'autoroute !
De là nous allons sillonner durant 4 à 5 jours les environs (environ 200/300 par jour) Ensuite nous reprenons le camping-car et remontons de 300 ou 400 kilomètres et rebelote nous sillonnons les environs durant 4 ou 5 jours . Ensuite c'est le retour à la maison.
Mes questions . Connaissez vous un bon camping sur Lisbonne ? Que dois-je visiter durant 3 jours ? Etape 2 , je monte ou ? Porto ?
J'espère avoir été assez clair, car je sais que c'est un peu spécial mais je suis persuadé que vous allez me donner les bonnes infos.
Merci à vous et bonne route .
Parler seulement le francais et seule en Italie, Espagne...? English translation pending
Bonjour,
Alors je m'explique, je veux partir en voyage environ 2 mois en juillet. Du genre sac a dos a petit budget. Étant donné que je n'ai pas trouvé quelqu'un pour m'accompagner je partirais seul. J'avais penser aller en italie, espagne .. et je ne parle pas d'autre langue que le francais. Plusieurs personnes disent que l'on fait plusieurs rencontres en voyage solitaire... meme si je ne parle pas l'anglais? j'ai peur que ca sois plus difficile. et pour la question sécurité aussi... j'ai 21 ans et je mesure environ 5 pied...je ne suis pas trop menacante disons. Les voyages de groupe ou organisé sont souvent de seulement quelque semaine ou si non tres cher. Voyage humanitaire??
J'aimerais savoir vos expérience personnel ou votre opinion. Vos suggestions sur le choix des pays ou autre sont les bien venu. Merci d'avance :)
Alors je m'explique, je veux partir en voyage environ 2 mois en juillet. Du genre sac a dos a petit budget. Étant donné que je n'ai pas trouvé quelqu'un pour m'accompagner je partirais seul. J'avais penser aller en italie, espagne .. et je ne parle pas d'autre langue que le francais. Plusieurs personnes disent que l'on fait plusieurs rencontres en voyage solitaire... meme si je ne parle pas l'anglais? j'ai peur que ca sois plus difficile. et pour la question sécurité aussi... j'ai 21 ans et je mesure environ 5 pied...je ne suis pas trop menacante disons. Les voyages de groupe ou organisé sont souvent de seulement quelque semaine ou si non tres cher. Voyage humanitaire??
J'aimerais savoir vos expérience personnel ou votre opinion. Vos suggestions sur le choix des pays ou autre sont les bien venu. Merci d'avance :)
Cinq milles kilomètres entre Lyon, Tanger et Larache (Maroc) English translation pending
1er avril 2007 : en route pour un Compostelle sévillan : Tulle
On accède à une civilisation seulement par l’imaginaire » (Florence DUPONT) Il faut croire que mon imaginaire est grand, puisque j’avais envisagé mon quatrième Compostelle en partant du Sud de l’Espagne le Ier avril : c’est-à-dire remonter de Séville à Salamanque dans un premier temps, puis bifurquer vers Santiago à partir d’Orense en évitant le camino francese. Cette partie du camino francese, je la gardai pour un projet en juin (Burgos-Leon-Santiago) Parti de Tulle au petit matin, je ne désespérais pas d’atteindre SEVILLE à la nuit, tant on peut avoir foi en son véhicule et aux carretera espagnoles. En fait je comptais profiter de cet itinéraire pour reconnaître par la route les 1000 kilomètres de sentiers du chemin de la Plata ou chemin mozarabe, qui relie Séville à Santiago. Je mettrai seize heures à réaliser ce projet, dans des conditions météorologiques difficiles, orages violents en Espagne, neige sur les sommets et sur les bords de la route. C’est à partir de Salamanque, où la cathédrale émerge tel un récif de pierre d’un immobilier invasif, que le chemin peut s’imaginer à partir de la route, à la fois route et autoroute, que l’on suit en parallèle à la Via Augusta, construite il y a vingt siècles. Autant de régions traversées, Estrémadure, Andalousie, autant de paysages diversifiés : les longues plaines de Castille alternent avec les rugueuses sierras après Valladolid (la ville de la célèbre controverse) où l’on peut deviner que le marcheur sera mis à rude épreuve. A 100 kms de Séville, je fus plus attentif à repérer les trois premières étapes : Monasterio, Platen et Guillena, que je pensais reprendre à rebrousse-poil dans la foulée, dans la violence d’orages de type méditerranéen. A ma grande désillusion, ces villages que mon imaginaire avait construit comme de petits pueblos blancs où circulent des ânes se révélèrent comme de grosses bourgades mexicaines, polluées par leur rue principale, la route de Séville, hyper-chargée.
J + 2: SEVILLED AL HOCEIMA : LE COMPOSTELLE SE TRANSFORME EN ROAD MOVIE : Guillena (banlieue de Séville) est un Pueblo désespérant : vaste banlieue construite sans plan d’urbanisme, où les nouveaux quartiers chevauchent les anciens, cette agglomération se singularise par l’absence de panneaux de signalisation et d’orientation. Je cherchais en vain ce qui pourrait correspondre à l’hospitaleria décrite par les voyageurs de même que les marques de fléchage du camino. À la sortie de l’autoroute, j’ai traversé un village qui m’a paru accueillant et où j’espérais trouver un hôtel : les trois hôtels du village sont fermés. Je me réfugie dans un hôtel routier au bord de l’autoroute : demain est un autre jour… Au matin, je rentre dans Séville la belle, découvre la cathédrale et le tombeau de Christophe Colomb en attendant l’heure d’ouverture de l’office de tourisme pour faire tamponner mon credential. Je ne désespère pas encore de prendre le départ du camino : il me suffit de trouver un parking pour mon véhicule et de repérer les marques de fléchage du chemin autour de la cathédrale. Le temps est à l’orage : la température n’est pas clémente du tout. Non seulement, je ne trouve aucune marque de fléchage à partir de la cathédrale, malgré l’aide d’un pèlerin à vélo, mais le parking que m’a recommandé l’office de tourisme ne fait pas de location au mois. Il commence à pleuvoir : mon moral est en berne, je croise un couple de pélerins munis de longs bâtons de coudriers, je les trouve stéréotypés. Le soleil est certainement de l’autre côté du détroit de Gibraltar : je consulte ma carte : Algeciras n’est qu’à 200 kilomètres. Il est bien trop tôt dans la saison pour me lancer sur les sentiers boueux et sous les orages méditerranéens : je choisis le Rif marocain et la côte méditerranéenne du royaume alaouite. Je ne serai pas déçu : le voyage dirait Paul Bowles ne se mérite que par ses inattendus et son improvisation. Il n’est pas de pur bonheur que de se lever le matin sans connaître son destin du soir, les rencontres de la route et les inattendus. J + 3 : AL HOCEIMA – FES : par la côte marocaine et la frontière algérienne : Après la dureté du RIF et ses conditions climatiques difficiles, cette étape va être un bonheur de beauté : la mer longée sur 200 kilomètres entre AL HOCEIMA et SAIDIA, et de confort : une magnifique route côtière, qui n’est d’ailleurs pas sur les cartes routières, vient d’être ouverte avec les projets immobiliers « à la canarienne » que l’on sait. Pour le moment, le concepteur de la route a rendu les plus beaux sites accessibles : seuls les paysans dépossédés occupent encore les lieux. On se dit que l’âpreté au gain qui va bientôt défigurer ces splendides paysages a déjà fait des deux principales villes du parcours : AL HOCEIMA et MELLILA-NADOR de véritables villes poubelles. La route sinueuse le long de la côte va prendre un long aspect rectiligne entre le Massif du Rif au Nord et les contreforts de l’Atlas au Sud. Auparavant, tel le désert des Tartares, le long de fortins en béton armé, on aura suivi la frontière algéro-marocaine entre SAIDIA et OUJDA : on est un peu triste de constater que ce sont les hommes qui ont provoqué la partition de ces paysages et que c’est leur entêtement qui m’empêche de démarrer ce dont j’ai longtemps rêvé : une boucle autour de la Méditerranée antique en partant de VOLUBILIS. Peut-être, un jour, les hommes comprendront qu’il est de l’intérêt de leurs peuples d’ouvrir leurs frontières : Inch’Allah. OUJDA-FES n’a d’autre intérêt que de longer une voie ferrée pendant 250 Kilomètres. Le soleil couchant rose violet qui tombe à l’africaine dès 20 heures m’obligera à une longue course poursuite dans la nuit tombée à la recherche d’un improbable hôtel : la température extérieure est toujours de 7 ° : il n’est pas question de coucher dans ma Magiolina. À la quatrième tentative, je trouve à me loger dans l’hôtel d’un parc de loisirs à 7 kilomètres au Sud de FES : les pratiques nocturnes d’une clientèle spécialisée m’interdiront de trouver le sommeil avant l’appel du muezzin. J + 4: FES – VOLUBILIS : les Arabes au temps des Romains : 84 Kms : « Chaque culture est une autre altérité : cette altérité se voit, s’entend, se sent au premier geste, dans le silence, les rires incompréhensibles, une façon de regarder de côté, de dire sans dire, dans l’infinie complexité des règles de politesse qui déterminent la distance des corps, l’ampleur des gestes, la hauteur de la voix» (Florence DUPONT)
C’est ce que je vérifie à tout instant au Maroc : le pompiste, le serveur, l’hôtelier, la petite marchande de journaux, le gardien de parking, l’épicier, toutes gens avec qui je partage me révèlent leur altérité et leur complexité, mais aussi leur gentillesse. Ils sont généralement intrigués par le fait que je voyage seul, c’est-à-dire pour eux, sans femme. Ils aiment manifestement la France comme leur seconde patrie. Ils souffrent du choc de la modernité mats n’en laissent rien paraître. Après VOLUBILIS, où je me suis recueilli devant l’arc de CARACALLA et contemplé les mêmes plaines fertiles qu’ont contemplées les Romains aux premiers siècles de notre ère, j’ai choisi de m’arrêter « en voyageur » dans une ville moyenne marocaine et vivre avec eux au cœur de la ville le soir : la foule est dense sur les trottoirs et dans les rues : hommes et femmes y jouent un jeu subtil de paraître et de séduction (pour les femmes) les hommes, à la terrasse des cafés, sirotent l’incontournable petit noir au lait, tandis que les femmes, mères, grand-mères, pucelles, « Gazelles » peu farouches mais sévèrement gardées parcourent souks et rue marchandes spécialisées : rues des tissus et des tailleurs, rue des bijoutiers, rue des ferrailleurs, rue de l’ameublement et des artisans ébénistes, rue des chinoiseries… Bicyclettes et motos chinoises rutilantes et pétaradantes, revendeurs de télé, d’écrans plats et de paraboles. Quelques mouktabs et quelques barbus à l’air farouche, tandis que les mosquées, portes grandes ouvertes sur leurs tapis de prière, vous appellent au recueillement. La fumée de la viande rôtie parfume l’air de la petite ville autant que les particules des moteurs à essence ou diesel mal réglés.
J + 5 : SIDI-KACEM – LARACHE : 130 KMS : LIXUS CAPITALE ROMAINE ET PHENICIENNE : Est-ce la tombe de Jean GENET au cimetière de LARACHE ou le site phénicien du VIIe siècle avant JC, spécialiste du garum tant prisé des Romains qui m’ont poussé vers Larache, nom de la colonie romaine de Lixus ? sans doute les deux, faisant pencher la balance au détriment de KENITRA, trop people et d’ASILAH(déjà visitée lors d’un voyage précédent) Je me souvenais des propos d’un marocain d’Asilah qui m’avait vanté les charmes de Larache, ancienne colonie espagnole à l’embouchure du Loukos, port de pêche au calme désuet. Je n’ai pas été déçu de mon choix : d’abord manger des poissons frais grillés sur le port, un de mes fantasmes marocains préférés : un vieux monsieur charmant, écrivain marocain en langue espagnol, prix Pablo Neruda, me proposa la formule de son restaurant sur le port : aller acheter le poisson que je désirais aux halles toutes proches, le ramener et le faire cuire dans les cuisines de son restaurant : aussitôt dit, aussitôt fait : calamars, crevettes, soles suppions, achetés au pêcheur local, frits avec délices, en écoutant la vie du vieil écrivain, évoquant le décès de DRISS CHAIBI, parlant de Tahar Ben Jelloun, autre farsi, à l’orgueil farsi, de son fils, cadre dirigeant de ZARA Espagne, polyglotte au huit langues. Le repas fut d’autant délicieux que la facture en fut ridicule. Je me laisserai reprendre au jeu. La ville de Larache détient le musée archéologique de LIXUS et mes pas m’y guidèrent sans y prendre garde : dans un ancien bastion sekkoujide, sur deux étages et des caves profondes, 300 pièces, deniers, drachmes, sesterces, as et autres monnaies phéniciennes et romaines, des amphores, des bijoux, des mosaiques, des fragments de statues attestent d’une présence romaine forte à l’embouchure de l’oued Loukos, o�� la population était encore latinisée au VI ème siècle, à l’orée des invasions arabes. Depuis, portugais, espagnols, français et bientôt capitaux et investisseurs étrangers auront raison de la vieille capitale endormie au bord de l’océan atlantique.
On accède à une civilisation seulement par l’imaginaire » (Florence DUPONT) Il faut croire que mon imaginaire est grand, puisque j’avais envisagé mon quatrième Compostelle en partant du Sud de l’Espagne le Ier avril : c’est-à-dire remonter de Séville à Salamanque dans un premier temps, puis bifurquer vers Santiago à partir d’Orense en évitant le camino francese. Cette partie du camino francese, je la gardai pour un projet en juin (Burgos-Leon-Santiago) Parti de Tulle au petit matin, je ne désespérais pas d’atteindre SEVILLE à la nuit, tant on peut avoir foi en son véhicule et aux carretera espagnoles. En fait je comptais profiter de cet itinéraire pour reconnaître par la route les 1000 kilomètres de sentiers du chemin de la Plata ou chemin mozarabe, qui relie Séville à Santiago. Je mettrai seize heures à réaliser ce projet, dans des conditions météorologiques difficiles, orages violents en Espagne, neige sur les sommets et sur les bords de la route. C’est à partir de Salamanque, où la cathédrale émerge tel un récif de pierre d’un immobilier invasif, que le chemin peut s’imaginer à partir de la route, à la fois route et autoroute, que l’on suit en parallèle à la Via Augusta, construite il y a vingt siècles. Autant de régions traversées, Estrémadure, Andalousie, autant de paysages diversifiés : les longues plaines de Castille alternent avec les rugueuses sierras après Valladolid (la ville de la célèbre controverse) où l’on peut deviner que le marcheur sera mis à rude épreuve. A 100 kms de Séville, je fus plus attentif à repérer les trois premières étapes : Monasterio, Platen et Guillena, que je pensais reprendre à rebrousse-poil dans la foulée, dans la violence d’orages de type méditerranéen. A ma grande désillusion, ces villages que mon imaginaire avait construit comme de petits pueblos blancs où circulent des ânes se révélèrent comme de grosses bourgades mexicaines, polluées par leur rue principale, la route de Séville, hyper-chargée.
J + 2: SEVILLED AL HOCEIMA : LE COMPOSTELLE SE TRANSFORME EN ROAD MOVIE : Guillena (banlieue de Séville) est un Pueblo désespérant : vaste banlieue construite sans plan d’urbanisme, où les nouveaux quartiers chevauchent les anciens, cette agglomération se singularise par l’absence de panneaux de signalisation et d’orientation. Je cherchais en vain ce qui pourrait correspondre à l’hospitaleria décrite par les voyageurs de même que les marques de fléchage du camino. À la sortie de l’autoroute, j’ai traversé un village qui m’a paru accueillant et où j’espérais trouver un hôtel : les trois hôtels du village sont fermés. Je me réfugie dans un hôtel routier au bord de l’autoroute : demain est un autre jour… Au matin, je rentre dans Séville la belle, découvre la cathédrale et le tombeau de Christophe Colomb en attendant l’heure d’ouverture de l’office de tourisme pour faire tamponner mon credential. Je ne désespère pas encore de prendre le départ du camino : il me suffit de trouver un parking pour mon véhicule et de repérer les marques de fléchage du chemin autour de la cathédrale. Le temps est à l’orage : la température n’est pas clémente du tout. Non seulement, je ne trouve aucune marque de fléchage à partir de la cathédrale, malgré l’aide d’un pèlerin à vélo, mais le parking que m’a recommandé l’office de tourisme ne fait pas de location au mois. Il commence à pleuvoir : mon moral est en berne, je croise un couple de pélerins munis de longs bâtons de coudriers, je les trouve stéréotypés. Le soleil est certainement de l’autre côté du détroit de Gibraltar : je consulte ma carte : Algeciras n’est qu’à 200 kilomètres. Il est bien trop tôt dans la saison pour me lancer sur les sentiers boueux et sous les orages méditerranéens : je choisis le Rif marocain et la côte méditerranéenne du royaume alaouite. Je ne serai pas déçu : le voyage dirait Paul Bowles ne se mérite que par ses inattendus et son improvisation. Il n’est pas de pur bonheur que de se lever le matin sans connaître son destin du soir, les rencontres de la route et les inattendus. J + 3 : AL HOCEIMA – FES : par la côte marocaine et la frontière algérienne : Après la dureté du RIF et ses conditions climatiques difficiles, cette étape va être un bonheur de beauté : la mer longée sur 200 kilomètres entre AL HOCEIMA et SAIDIA, et de confort : une magnifique route côtière, qui n’est d’ailleurs pas sur les cartes routières, vient d’être ouverte avec les projets immobiliers « à la canarienne » que l’on sait. Pour le moment, le concepteur de la route a rendu les plus beaux sites accessibles : seuls les paysans dépossédés occupent encore les lieux. On se dit que l’âpreté au gain qui va bientôt défigurer ces splendides paysages a déjà fait des deux principales villes du parcours : AL HOCEIMA et MELLILA-NADOR de véritables villes poubelles. La route sinueuse le long de la côte va prendre un long aspect rectiligne entre le Massif du Rif au Nord et les contreforts de l’Atlas au Sud. Auparavant, tel le désert des Tartares, le long de fortins en béton armé, on aura suivi la frontière algéro-marocaine entre SAIDIA et OUJDA : on est un peu triste de constater que ce sont les hommes qui ont provoqué la partition de ces paysages et que c’est leur entêtement qui m’empêche de démarrer ce dont j’ai longtemps rêvé : une boucle autour de la Méditerranée antique en partant de VOLUBILIS. Peut-être, un jour, les hommes comprendront qu’il est de l’intérêt de leurs peuples d’ouvrir leurs frontières : Inch’Allah. OUJDA-FES n’a d’autre intérêt que de longer une voie ferrée pendant 250 Kilomètres. Le soleil couchant rose violet qui tombe à l’africaine dès 20 heures m’obligera à une longue course poursuite dans la nuit tombée à la recherche d’un improbable hôtel : la température extérieure est toujours de 7 ° : il n’est pas question de coucher dans ma Magiolina. À la quatrième tentative, je trouve à me loger dans l’hôtel d’un parc de loisirs à 7 kilomètres au Sud de FES : les pratiques nocturnes d’une clientèle spécialisée m’interdiront de trouver le sommeil avant l’appel du muezzin. J + 4: FES – VOLUBILIS : les Arabes au temps des Romains : 84 Kms : « Chaque culture est une autre altérité : cette altérité se voit, s’entend, se sent au premier geste, dans le silence, les rires incompréhensibles, une façon de regarder de côté, de dire sans dire, dans l’infinie complexité des règles de politesse qui déterminent la distance des corps, l’ampleur des gestes, la hauteur de la voix» (Florence DUPONT)
C’est ce que je vérifie à tout instant au Maroc : le pompiste, le serveur, l’hôtelier, la petite marchande de journaux, le gardien de parking, l’épicier, toutes gens avec qui je partage me révèlent leur altérité et leur complexité, mais aussi leur gentillesse. Ils sont généralement intrigués par le fait que je voyage seul, c’est-à-dire pour eux, sans femme. Ils aiment manifestement la France comme leur seconde patrie. Ils souffrent du choc de la modernité mats n’en laissent rien paraître. Après VOLUBILIS, où je me suis recueilli devant l’arc de CARACALLA et contemplé les mêmes plaines fertiles qu’ont contemplées les Romains aux premiers siècles de notre ère, j’ai choisi de m’arrêter « en voyageur » dans une ville moyenne marocaine et vivre avec eux au cœur de la ville le soir : la foule est dense sur les trottoirs et dans les rues : hommes et femmes y jouent un jeu subtil de paraître et de séduction (pour les femmes) les hommes, à la terrasse des cafés, sirotent l’incontournable petit noir au lait, tandis que les femmes, mères, grand-mères, pucelles, « Gazelles » peu farouches mais sévèrement gardées parcourent souks et rue marchandes spécialisées : rues des tissus et des tailleurs, rue des bijoutiers, rue des ferrailleurs, rue de l’ameublement et des artisans ébénistes, rue des chinoiseries… Bicyclettes et motos chinoises rutilantes et pétaradantes, revendeurs de télé, d’écrans plats et de paraboles. Quelques mouktabs et quelques barbus à l’air farouche, tandis que les mosquées, portes grandes ouvertes sur leurs tapis de prière, vous appellent au recueillement. La fumée de la viande rôtie parfume l’air de la petite ville autant que les particules des moteurs à essence ou diesel mal réglés.
J + 5 : SIDI-KACEM – LARACHE : 130 KMS : LIXUS CAPITALE ROMAINE ET PHENICIENNE : Est-ce la tombe de Jean GENET au cimetière de LARACHE ou le site phénicien du VIIe siècle avant JC, spécialiste du garum tant prisé des Romains qui m’ont poussé vers Larache, nom de la colonie romaine de Lixus ? sans doute les deux, faisant pencher la balance au détriment de KENITRA, trop people et d’ASILAH(déjà visitée lors d’un voyage précédent) Je me souvenais des propos d’un marocain d’Asilah qui m’avait vanté les charmes de Larache, ancienne colonie espagnole à l’embouchure du Loukos, port de pêche au calme désuet. Je n’ai pas été déçu de mon choix : d’abord manger des poissons frais grillés sur le port, un de mes fantasmes marocains préférés : un vieux monsieur charmant, écrivain marocain en langue espagnol, prix Pablo Neruda, me proposa la formule de son restaurant sur le port : aller acheter le poisson que je désirais aux halles toutes proches, le ramener et le faire cuire dans les cuisines de son restaurant : aussitôt dit, aussitôt fait : calamars, crevettes, soles suppions, achetés au pêcheur local, frits avec délices, en écoutant la vie du vieil écrivain, évoquant le décès de DRISS CHAIBI, parlant de Tahar Ben Jelloun, autre farsi, à l’orgueil farsi, de son fils, cadre dirigeant de ZARA Espagne, polyglotte au huit langues. Le repas fut d’autant délicieux que la facture en fut ridicule. Je me laisserai reprendre au jeu. La ville de Larache détient le musée archéologique de LIXUS et mes pas m’y guidèrent sans y prendre garde : dans un ancien bastion sekkoujide, sur deux étages et des caves profondes, 300 pièces, deniers, drachmes, sesterces, as et autres monnaies phéniciennes et romaines, des amphores, des bijoux, des mosaiques, des fragments de statues attestent d’une présence romaine forte à l’embouchure de l’oued Loukos, o�� la population était encore latinisée au VI ème siècle, à l’orée des invasions arabes. Depuis, portugais, espagnols, français et bientôt capitaux et investisseurs étrangers auront raison de la vieille capitale endormie au bord de l’océan atlantique.
Compostelle en hiver? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Mon amie et moi allons nous lancer sur l'un des chemins de compostelle... en janvier... nous hésitons entre le camino del norte et la via de la plata. Quelqu'un aurait-il des infos sur le temps (vent, pluie...) ? J'ai déjà lu pas mal de post sur le sujet et certaines discutions datant un peu parlent de gens qui allait entreprendre le même périple.... Des retours d'éxperiences ?
Merci d'avance pour vos réponse!!!
Mon amie et moi allons nous lancer sur l'un des chemins de compostelle... en janvier... nous hésitons entre le camino del norte et la via de la plata. Quelqu'un aurait-il des infos sur le temps (vent, pluie...) ? J'ai déjà lu pas mal de post sur le sujet et certaines discutions datant un peu parlent de gens qui allait entreprendre le même périple.... Des retours d'éxperiences ?
Merci d'avance pour vos réponse!!!
Visiter le Portugal fin octobre en voiture durant 10 jours English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au Portugal avec ma copine pendant une dizaine de jours (22 octobre au 3 novembre), départ de Pau en voiture, nous souhaitons passer par la côte et visiter Porto, Lisbonne, pour arriver à Faro. Nous resterons surement deux, voire trois jours à Porto et Lisbonne pour visiter et profiter.
Que nous conseilleriez de visiter en priorité (monuments, nature, architecture, ...) ??
Quelles autres étapes nous conseilleriez vous pour bien profiter du pays à cette période ?
Au retour, nous envisageons de prendre un trajet différent, par l’intérieur du Portugal; est ce une bonne idée ?
Si vous avez des bons plans (hotels, restaurants, coins de paradis ...) nous sommes preneurs 😉
Merci
Quelles autres étapes nous conseilleriez vous pour bien profiter du pays à cette période ?
Au retour, nous envisageons de prendre un trajet différent, par l’intérieur du Portugal; est ce une bonne idée ?
Si vous avez des bons plans (hotels, restaurants, coins de paradis ...) nous sommes preneurs 😉
Merci
Passer l'hiver en Algarve en camping-car English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer l'hiver 2018/2019 en Algarve avec notre camping-car, descente tranquille en visitant le Portugal puis nous aimerions trouver un camping sympa et pas trop cher en Algarve pour nous installer 2 ou 3 mois et de là visiter le sud avec notre moto. Nous sommes demandeurs de tous renseignements qui nous permettent de préparer notre séjour, les bonnes adresses sont les bienvenues. Jean-Marc
Nous souhaitons passer l'hiver 2018/2019 en Algarve avec notre camping-car, descente tranquille en visitant le Portugal puis nous aimerions trouver un camping sympa et pas trop cher en Algarve pour nous installer 2 ou 3 mois et de là visiter le sud avec notre moto. Nous sommes demandeurs de tous renseignements qui nous permettent de préparer notre séjour, les bonnes adresses sont les bienvenues. Jean-Marc
Qui connaît San Sebastian? English translation pending
Bonjour
Je prépare un voyage en Espagne dans les régions de Navarre et Pays Basque. Peut-être avec un séjour à San-Sebastian .Qu'y a t-il à visiter dans cette ville et aux alentours ? Est-ce que quelqu'un connaît le camping Igueldo ?
Je suis prête à écouter toutes les suggestions d'hébergement et de visites en ville ou en pleine nature pour cette région.
Est-ce que ça vaut le coup de passer quelques jours à Pamplone ? Ce sera de toute façon en dehors de la San Fermin.....
L'Espagne va elle refermer ses frontières? n°2 English translation pending
holà
après la discussion fermée a juste titre et sans intérêt de certain sur le sujet...on en est ou ?
toujours intéressant le ressentie des locaux
touriste motard et dans 20 jours en andalousie, aucune appréhension pour bouger las bas ou en ce moment ici en ouest france mais bien sur avec le respect des consignes meme si ce n'est pas forcement tres clair on fera le compte plus tard !!! je reviens d'allemagne et de hongrie, la communication covid et la compréhension du problème m'a semble plus facile qu"en pays de france...😉 ceci dit en Espagne ces jours ci ?
on reste cool, on parle situation et que situation 😎
merci V
après la discussion fermée a juste titre et sans intérêt de certain sur le sujet...on en est ou ?
toujours intéressant le ressentie des locaux
touriste motard et dans 20 jours en andalousie, aucune appréhension pour bouger las bas ou en ce moment ici en ouest france mais bien sur avec le respect des consignes meme si ce n'est pas forcement tres clair on fera le compte plus tard !!! je reviens d'allemagne et de hongrie, la communication covid et la compréhension du problème m'a semble plus facile qu"en pays de france...😉 ceci dit en Espagne ces jours ci ?
on reste cool, on parle situation et que situation 😎
merci V
Visite du Portugal en camping-car English translation pending
Bonjour à tous.
Pour 2010 je prevois la visite du portugal en camping car, entre 3 et 4 semaine de vacances
j'aimerai avoir une idee sur un itineraire et surtout des points de visites a ne pas manquer pendant se sejour.
merci d'avance et a bientot sur le forum
Itinéraire pour 3 semaines au Portugal English translation pending
Bonjour a tous , je prépare un circuit pour mes parents pour leur permettre de visiter le Portugal avec un roadbook que je leur préparerai aux ptits oignons.
Ils partent du Nord de la France et feront tout leur périple avec leur vehicule.
Au Portugal , ils seront 3 semaines completes sur place.
1) Tout d'abord , ils pensent partir le mois de mai . Est-ce que c'est une bonne periode , car ils veulent biensur une bonne meteo ( pas trop chaud , ils n'aiment pas les grosses chaleur et bienentendu pas de pluie !! ) et eviter les périodes d'affluences
2) Ils etaient interréssé pour visiter l'ile de Madere !! Dites moi si c'est possible en bateau et la durée de la traversée , car ils ne veulent pas prendre l'avion ( trop peur de l'avion ) , mais d'apres ce que j'ai regardé ça ferait loin 🙁
3) Et donc, surtout, pour leur périple de 3 semaines , en sachant qu'ils arriveront au Nord du Portugal , quels itinéraires leur serait le mieux adapté pour visiter les incontournables et aussi les petits coins sympa tranquille et authentique , et pour ceux qui ont de bonnes adresses gastronomiques , n'hésitez pas car ils aiment bien les bon ptis resto.
Je m'etais préparé un roadbook quand j'etais parti aux Etas-Unis avec chaque jour le programme des choses a voir et les hôtels déjà réservés a l'avance pour suivre un circuit et ainsi ne pas faire de détours kilometrique . Je veux donc ainsi leur préparer le meme genre , mais biensur , ne connaissant pas du tout le Portugal , j'aurai donc besoin de vos avis , conseils et idées pour pouvoir leur preparer un super voyage afin qu'ils visitent le Portugal mais sans courir biensur tous les jours.
D'avance , je vous remercie pour vos infos , conseils et bonne idées.🙂
1) Tout d'abord , ils pensent partir le mois de mai . Est-ce que c'est une bonne periode , car ils veulent biensur une bonne meteo ( pas trop chaud , ils n'aiment pas les grosses chaleur et bienentendu pas de pluie !! ) et eviter les périodes d'affluences
2) Ils etaient interréssé pour visiter l'ile de Madere !! Dites moi si c'est possible en bateau et la durée de la traversée , car ils ne veulent pas prendre l'avion ( trop peur de l'avion ) , mais d'apres ce que j'ai regardé ça ferait loin 🙁
3) Et donc, surtout, pour leur périple de 3 semaines , en sachant qu'ils arriveront au Nord du Portugal , quels itinéraires leur serait le mieux adapté pour visiter les incontournables et aussi les petits coins sympa tranquille et authentique , et pour ceux qui ont de bonnes adresses gastronomiques , n'hésitez pas car ils aiment bien les bon ptis resto.
Je m'etais préparé un roadbook quand j'etais parti aux Etas-Unis avec chaque jour le programme des choses a voir et les hôtels déjà réservés a l'avance pour suivre un circuit et ainsi ne pas faire de détours kilometrique . Je veux donc ainsi leur préparer le meme genre , mais biensur , ne connaissant pas du tout le Portugal , j'aurai donc besoin de vos avis , conseils et idées pour pouvoir leur preparer un super voyage afin qu'ils visitent le Portugal mais sans courir biensur tous les jours.
D'avance , je vous remercie pour vos infos , conseils et bonne idées.🙂
Carnet de voyage d'un séjour de 4 jours à Barcelone English translation pending
Bonjour à tous !
Nous sommes partis quelques jours à Barcelone il y a maintenant 2 semaines, un petit séjour vraiment extra !! Je viens donc vous faire le récit de cette petite escapade, des fois que ça puisse servir à quelqu'un ! 😉
Petite présentation : Nous sommes un couple d'âge moyen, amoureux des voyages et de la photographie. Nous avons déjà 3 séjours aux USA et quelques escapades dans des villes européennes à notre compteur et encore plein de projets en tête !! Comme je le disais, la photo est une de nos grandes passions et nous avons un blog de photos sur lequel nous postons les photos de nos voyages. Aussi, étant donné que la procédure d'insertion de photos sur le forum est plutôt très lourde, je ne les mettrai pas toutes, mais libre à vous d'aller voir les autres sur notre blog. Je précise parce que le but n'est pas de nous faire de la pub pour notre blog, juste de partager un bout de notre expérience et d'aider si besoin ! 🙂 Bref ! Commençons le récit (je l'étalerai en plusieurs fois car je n'ai pas tout fini !!).
Nous sommes partis quelques jours à Barcelone il y a maintenant 2 semaines, un petit séjour vraiment extra !! Je viens donc vous faire le récit de cette petite escapade, des fois que ça puisse servir à quelqu'un ! 😉
Petite présentation : Nous sommes un couple d'âge moyen, amoureux des voyages et de la photographie. Nous avons déjà 3 séjours aux USA et quelques escapades dans des villes européennes à notre compteur et encore plein de projets en tête !! Comme je le disais, la photo est une de nos grandes passions et nous avons un blog de photos sur lequel nous postons les photos de nos voyages. Aussi, étant donné que la procédure d'insertion de photos sur le forum est plutôt très lourde, je ne les mettrai pas toutes, mais libre à vous d'aller voir les autres sur notre blog. Je précise parce que le but n'est pas de nous faire de la pub pour notre blog, juste de partager un bout de notre expérience et d'aider si besoin ! 🙂 Bref ! Commençons le récit (je l'étalerai en plusieurs fois car je n'ai pas tout fini !!).
Itinéraires suggérés pour deux semaine au Portugal en juillet? English translation pending
Bonjour, nous prévoyons être au Portugal pour 2 semaines en juillet prochain (nous louerons une voiture). Nous arrivons à Porto par avion et retournons de Lisbonne.
Avez-vous de suggestions ? Nous sommes un couple au début de la cinquantaine et nous aimons le plein air, la bonne bouffe et le bon vin, les gens mais pas la foule...!
Merci à l'avance
Descendre à pied jusqu'en Andalousie via la Ruta de la Plata English translation pending
Salut à tous!
Je souhaite partir très prochainement sur la Ruta de la Plata. Mon envie est de prendre ce chemin à l'envers, au départ de Santiago, et de descendre vers le sud, vers le soleil, jusqu'à Séville, pour ensuite voyager à travers l'Andalousie.
Quelqu'un de vous l'aurait-il déjà fait? Comment est-ce? C'est pas trop galère de suivre le balisage du chemin à l'envers? J'imagine aussi que peu de monde le fait, et qu'il doit y avoir un petit côté frustrant pour les rencontres, connecter avec quelqu'un pour aussitôt s'en séparer, non?
Enfin, si quelqu'un pouvait m'en m'en parler un peu ce serait vraiment super.
Un grand merci d'avance!
La part d'irrationnel en vous English translation pending
Alors voilà, on a tous des noms de destination qui nous font rêver depuis longtemps. Pas forcément parceque c'est beau, exotique ou très loin. Non, juste comme ça, parceque ça nous excite, d'une manière totalement inexpliquée et irrationnelle.
Pour ma part, j'avoue que les noms suivants me font décoller : Samarcande, Zanzibar, Kamtchatka, Terre Adélie, Kerguelen, Pondichery, Cartagena, Manitoba, Hindu Kush, ...
Et vous ?
Pour ma part, j'avoue que les noms suivants me font décoller : Samarcande, Zanzibar, Kamtchatka, Terre Adélie, Kerguelen, Pondichery, Cartagena, Manitoba, Hindu Kush, ...
Et vous ?
Les plus belles places d'Europe? English translation pending
Bonjour,
À force de voyager en Europe je commence à comparer, faire des classements dans ma tête... J'apprécie notammen les jolies places ! Sur ce topic vous pouvez donc parler des places qui vont ont plu, ça peut permettre aussi de faire des découvertes. Esthétisme, ambiance... pas forcément de limites en nombre ni de classement.
J'avoue que j'ai un faible pour les places d'Europe Centrale, notamment en Pologne et leur place Rynek (marché) qu'on trouve un peu partout. Celles de Cracovie, Wroclaw et Poznan sont magnifiques et je suis bluffées ! Et ce sont les coeurs animés de la ville, super ambiance ! Difficile de les départager, mais j'adore ! Je rajoute aussi la place Sonly à Wroclaw, juste derrière le Rynek, toute aussi belle avec ses couleurs vives ! Bien aimé la grande place de Prague (Stare namiesti je crois) et la petite derrière.
En France mes préférées sont les places Masséna et Garibaldi à Nice (surtout depuis que cette dernière a été refaire, piétonisée et a gagné en animation), la place du Capitole à Toulouse, la place de la Bourse à Bordeaux, à Paris pour l'esthétique la place des Vosges. Après je suis loin d'avoir parcouru toutes les grandes villes de France !
En Italie j'ai bien aimé les grandes places de Turin (Piazza Vittorio Venetto et Piazza di Roma je crois), à Venise la place Saint-Marc, même si elle aurait besoin d'un peu de restauration... et à Rome plusieurs belles places bien sûrs (Navona, Spagna, Populo...)
À Lisbonne la Praça do Commercio.
En Espagne pas tant de superbes places que ça finalement... pour moi la plus belle c'est la place d'Espagne à Séville mais c'est pas une "vraie" place en ville vu qu'elle est située dans un parc, qu'il n'y a aucun café, pas de boutiques, juste des bancs... mais elle est superbe ! Toujours à Séville j'aime bien la plaza San Francisco derrière l'hôtel de ville, après il y a plusieurs jolies placettes mais c'est petit. À Madrid la Plaza Mayor bien sûr, quoiqu'un peu austère... À Barcelone la Plaça Reial (de style turinois) et la Plaça del rei toute gothique (mais pas d'animation). Bien aimé aussi la Plaza del ayuntamiento (hôtel de ville) à Valence, avec de beaux immeubles modernistes.
À Bruxelles la Grand-Place bien sûr ! Idem à Bruges.
Voilà pour ce que je connais...
Je mets une photo du rynek de Poznan et une de celui de Wroclaw, ainsi que la place Solny (ces places sont tellement grandes que c'est difficile de leur faire honneur en une seule photo...)
À force de voyager en Europe je commence à comparer, faire des classements dans ma tête... J'apprécie notammen les jolies places ! Sur ce topic vous pouvez donc parler des places qui vont ont plu, ça peut permettre aussi de faire des découvertes. Esthétisme, ambiance... pas forcément de limites en nombre ni de classement.
J'avoue que j'ai un faible pour les places d'Europe Centrale, notamment en Pologne et leur place Rynek (marché) qu'on trouve un peu partout. Celles de Cracovie, Wroclaw et Poznan sont magnifiques et je suis bluffées ! Et ce sont les coeurs animés de la ville, super ambiance ! Difficile de les départager, mais j'adore ! Je rajoute aussi la place Sonly à Wroclaw, juste derrière le Rynek, toute aussi belle avec ses couleurs vives ! Bien aimé la grande place de Prague (Stare namiesti je crois) et la petite derrière.
En France mes préférées sont les places Masséna et Garibaldi à Nice (surtout depuis que cette dernière a été refaire, piétonisée et a gagné en animation), la place du Capitole à Toulouse, la place de la Bourse à Bordeaux, à Paris pour l'esthétique la place des Vosges. Après je suis loin d'avoir parcouru toutes les grandes villes de France !
En Italie j'ai bien aimé les grandes places de Turin (Piazza Vittorio Venetto et Piazza di Roma je crois), à Venise la place Saint-Marc, même si elle aurait besoin d'un peu de restauration... et à Rome plusieurs belles places bien sûrs (Navona, Spagna, Populo...)
À Lisbonne la Praça do Commercio.
En Espagne pas tant de superbes places que ça finalement... pour moi la plus belle c'est la place d'Espagne à Séville mais c'est pas une "vraie" place en ville vu qu'elle est située dans un parc, qu'il n'y a aucun café, pas de boutiques, juste des bancs... mais elle est superbe ! Toujours à Séville j'aime bien la plaza San Francisco derrière l'hôtel de ville, après il y a plusieurs jolies placettes mais c'est petit. À Madrid la Plaza Mayor bien sûr, quoiqu'un peu austère... À Barcelone la Plaça Reial (de style turinois) et la Plaça del rei toute gothique (mais pas d'animation). Bien aimé aussi la Plaza del ayuntamiento (hôtel de ville) à Valence, avec de beaux immeubles modernistes.
À Bruxelles la Grand-Place bien sûr ! Idem à Bruges.
Voilà pour ce que je connais...
Je mets une photo du rynek de Poznan et une de celui de Wroclaw, ainsi que la place Solny (ces places sont tellement grandes que c'est difficile de leur faire honneur en une seule photo...)
Vos petits moments de bonheur en voyage English translation pending
Bonjour,
J'aimerais bien partir une discussion sur les plus beaux souvenirs de voyages des membres, leurs plus beaux moments de bonheur en voyage.
Depuis que je voyage, je me suis aperçu que, en plus de faire de belles découvertes, je vivais aussi parfois des moments intenses de bonheur.
Quelques exemples : En Égypte, j'ai fait l'ascension du Mont-Sinaï et j'ai couché la nuit à son sommet. J'y ai vécu un moment de bonheur en assistant au lever du soleil de mon sac à couchage et un autre en descendant le mont Sinaï vers le monastère Ste-Catherine. Ce matin-là, le ciel était radieux, il y avait un de ces silences... Toujours en Égypte, une ballade sur la Corniche à Assouan en fin de journée en assistant au coucher de soleil, avec une vue imprenable sur le Nil. En Indonésie, mon séjour au Plateau de Dieng sur l'île de Java fut un grand moment de bonheur, ainsi que ma visite sur l'île de Komodo. En Tunisie, des visites à Douz et à Chénine furent des moments forts.
J'aimerais bien partir une discussion sur les plus beaux souvenirs de voyages des membres, leurs plus beaux moments de bonheur en voyage.
Depuis que je voyage, je me suis aperçu que, en plus de faire de belles découvertes, je vivais aussi parfois des moments intenses de bonheur.
Quelques exemples : En Égypte, j'ai fait l'ascension du Mont-Sinaï et j'ai couché la nuit à son sommet. J'y ai vécu un moment de bonheur en assistant au lever du soleil de mon sac à couchage et un autre en descendant le mont Sinaï vers le monastère Ste-Catherine. Ce matin-là, le ciel était radieux, il y avait un de ces silences... Toujours en Égypte, une ballade sur la Corniche à Assouan en fin de journée en assistant au coucher de soleil, avec une vue imprenable sur le Nil. En Indonésie, mon séjour au Plateau de Dieng sur l'île de Java fut un grand moment de bonheur, ainsi que ma visite sur l'île de Komodo. En Tunisie, des visites à Douz et à Chénine furent des moments forts.
S'installer à Gran Canaria English translation pending
Je suis Francaise et je m'installe en Août prochain à Gran Canaria, à l'aventure. Je ferai une recherche d'emploi directement sur place.
Je ne connais personne sur l'île. Qui peut me dire comment me loger les premiers temps, de préférence sur La Garita/Telde?
Outre demander mon nº d'étranger au commissariat, quelle(s) autre(s) formalité(s) d'urgence dois-je faire à mon arrivée?
Mon fort sont les langues (Francais, Español et Anglais) et le Commerce Extérieur. Je sais que les relations jouent beaucoup pour trouver un boulot. Autres pistes, organismes à joindre...?
Merci par avance 😉
Itinéraire de deux semaines pour l'Espagne et le Portugal? English translation pending
bonjour a vous tous, je suis du quebec et je cherche un itinéraire pour l espagne et le portugal. je veux louer une voiture, dormir dans des petits hotels, bien manger. en 2 semaines ai-je le temps de faire ce genre de voyage? ya t il quelquun qui peux me fournir un itinéraire? merci jattend vos reponses.lynna
Plus bel itinéraire de trois semaines entre l'Espagne et le Portugal? English translation pending
J'aimerais bien savoir quel étinéraire et quelles villes précisément visiter en Espagne et Portugal toute proportion gardée vue la différence de ces deux pays en superficie. Ceci sans me courrir comme font les grands tours d'agence de voyage. J'aime paysage, architecture, village typique, mer et bouffe. Je pense faire mon voyage à l'automne 2009 et je veux me préparer aussi bien que je l'ai fait en Grèce.
Merci 😉
Merci 😉
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN