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Retour du Laos du 4 au 17 avril 2010 English translation pending
by Aureliechat · 2010-05-02 · 2 replies
Bonjour à tous,

Pour ceux que ca intéresse, voici mon itinéraire et qq infos pratiques suite à mon voyage laotien du 4 au 17 avril 2010

Change €/kip: 11 300 à Luang Prabang, 11 100 à Vang Vieng.

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4,5,6,7 avril.Luang prabang. Vol Bangkok Airways 11h40-13h40, 7 190 bath. Distribution des formulaire de visa + immigration par l’hotesse.

Survol magique de la ville de Luang Prabang. Il y a UNE seule piste d'atterrissage/décollage ! Débarquement sur le tarmac même et rejoins le hall d'arrivée/immigration à pieds.

1ere guichet : dépôt du passeport + donne formulaire de visa +une photo d'identité

2eme guichet : paye le visa (prix selon la nationalité .... j’ai la liste des prix ... pour ceux que ca intéresse !) 30$ pour la France + 1$ car je suis arrivée un dimanche. Récupère le passeport avec le visa collé sur une pleine page.

3eme guichet : donne la feuille d'immigration

récupère la valise sur le seul et unique tapis roulant ! Le guichet des taxis est a l'extérieur. avec un prix unique de 6$ la course.

* *HEBERGEMENT** Vilay gh : A EVITER ! Chambres sales, accueil distant et non anglophone ! Prix cher 100 000 kip/nuit pour une chambre simple avec fan et sdb. 🏴‍☠️

Phonmaly gh Accueil très chaleureux. 100 000 kip /nuit. chambre clim, SDB eau chaude, TV avec tv5monde, belle chambre propre et spacieuse. Proche du centre, tout en évitant la foule ! Gh proche de la poste et du joma café.

* * CHANGE** Tam tam restaurant. Guichet extérieur de la banque Lao Development Bank

* * RESTAURANT** Yongkhoune Restaurant. Plats délicieux et prix sympas: grande assiette pad thai: 15 000k ENORME soupe poulet coco+nouilles+légumes : 25 000 k

Café Ban Vat Sene. Idéal pour le petit déjeuner ! Menu "le petit set" : the ou café. Baguette chaudes avec biscottes. Beurre, confitures maison ! pour 29 000k Cadre superbe, musique douce, serveurs aux petits soin, journaux le figaro/ le monde.

Luang Prabang Restaurant & Bakery cadre sympa. Il y a un bureau de change juste à cote riz frit avec crevettes : 35 000 k pizza hawaienne: 65 000 k Citron frais pressé: 12 000 k

Echoppe de rue: Fruit shake : 5000 k. Des gobelets remplis de différents fruits sont présentés face au public. On désigne le mélange souhaité : ananas + mangue + bananes. Le serveur verse dans un mixeur et rajoute du lait de coco, de l'eau sucrée et de la glace pilée. DELICIEUX ... et jamais malade !

* *ACTIVITE** Agence Lao Siri Ticketing : 1 journée excursion pak-ou + trek elephant 1h : 31$/pers. Inclus : transport avec van climatisé, bouteille eau, ticket d'entrée, bateau pour rejoindre les grottes de pak ou, pick up hotel. Départ à 9h, retour gh 14h. (Pour info : ticket pak ou: 20 000 k, bateau traversée 10 000k.)

Ock Pop Tock: magasin de magnifiques soieries sur la rue principale. possibilité de visiter gratuitement leur atelier à 3km du centre ville avec une navette de tuck tuck offerte! Visite guidée ludique et tres intéressante. (explication du processus, de la teinture, du tissage, etc). Il y a même la possibilité de prendre des cours à la journée ou sur plusieurs jours pour tisser soi même son carré de soie ... et le garder en souvenir !

Ascension Mont phousi: ticket 20 000 k. Pas si difficile que ca. Vue à 360° sur Luang Prabang. Fermeture à 19h.

Temple Vat Xieng Thong : entrée 20 000k

Musée du palais royal : entrée 30 000k Sacs a dos a mettre dans un casier consigne. Photos interdites. Ne pas oublier de voir la collection de voitures anciennes dans le hangar derrière.

Cartes Postales : 1 500k ou 2 000 k/ carte postale. Timbre pour la France : 7 500 k

* *TRANSPORT** Location vélo à la journée : 20 000k

Ticket Bus Luang Prabang -- Vang Vieng : 110 000k Agence All Lao Travel service

(depart le 8 au matin de LP pour VV) 8,9 avril. Vang Vieng

bus Luang Prabang --Vang Vieng : mini van climatisé avec 13 pers. Départ 9h, arrivée 15h. route de montagne, avec BEAUCOUP de virages ... attention aux estomacs fragiles! Arrive dans gare routière, il faut payer 10 000/pers de tuck tuck collectif pour rejoindre le centre ville.

* *HEBERGEMENT** Villa Aekham. 150 000 kip. Chambre spacieuse, propre, clim, vue sur la rivière, calme, tv.

* *RESTAURANT** Nokeo. DELICIEUX ! Noodle soup legumes : 15 000k Yellow noodle fried chicken: 25 000 k

Luang Prabang Bakery pour le petit dej ! 28 000k: ENORME baguette + café +beurre +confiture.

* *ACTIVITE** Tubing: 55 000k + dépôt de 60 000 k (rendu après excursion) Il y a une seule agence qui fait la location du tubing.

Le pick up pour aller au point de départ est gratuit si il y a au moins 4 personnes. Sinon faut payer le tuck tuck 10 000k. Y aller tôt le matin (9h) pour éviter les jeunes complètement défoncés qui viennent en début d'aprem généralement.😠 La rivière était TRES même TROP calme, j'ai du beaucoup ramé des bras pour avancer ! Attention aux coups de soleil , mettez de la crème solaire ... si vous ne voulez pas avoir le ventre et les cuisses rouges ... comme moi ! Ma descente s'est fait de 9h30 à 13h. J'étais toute seule, entourée de paysages magnifiques ! Tres calme.

* * TRANSPORT ** Agence Wonderful tours Ticket Vang Vieng -- Vientiane : 75 000 k

(départ le 10 au matin de VV pour V) 10,11 avril. Vientiane

Départ 9h30, arrivée 12h30. Dépôt vers le marche Talat Sao

* *HEBERGEMENT** Petit plaisir pour une nuit : "Manoly villa" 300 000k. Chambre raffinée, baignoire, clim, tv5monde, piscine, petit déjeuner.

* * RESTAURANT** Kop Chai deu Délicieux, populaire et prix corrects.

* * ACTIVITE** Patuxay. ticket pour voir vue: 3000 k

Stupa That Luang, ticket 20 000k (decue par l'edifice ... fade)

Prends bus de nuit pour Pakse dans la nuit du 11 au 12 avril. 200 000 k. Un service de pick up depuis l'hotel/ gh est compris dans le prix... heureusement car la gare routière des bus couchette VIP est TRES loin ! 1/2 de trajet. Départ 20h30 arrivée 7h.

12, 13,14,15 juin. PAKSE-BOLOVEN-CHAMPASSAK

Arrive gare routière de Pakse. Tuck tuck 10 000k pour rejoindre le centre ville

* *HEBERGEMENT** Beaucoup de mal à trouver une chambre simple sans tomber dans le taudis ... ! Sabaidy 2 : je rencontre des français sur place qui me déconseille de dormir ici : sale et personne parle français ! That Luang gh : chambres sales,

Alors je me refugie au Pakse Hotel : un paradis ! 😇 Chambre 180 000k avec clim, tv5 monde, mini frigo, petit déjeuner buffet avec DU PAIN PERDU FRAIS ! internet gratuit à la réception. Je suis restée 3 nuits : 162 000 /nuit. Discount possible voyez ! Hotel ma-gni-fique. Personnel tres chaleureux et le patron est tres sympa. Que du bien de cet hotel !

Lankham Hotel: 55 000k. Chambre simple avec sdb eau chaude, fan. Beaucoup de routard. Ambiance sympa

* * ACTIVITE** Agence Xplore Asia : réserve avec eux deux excursions : journée du 13: visite du plateau des Bolovens avec les cascades (Tad fane, Tad yuang, tad lo) 150 000k avec mini van climatisé + ticket entrées.

journée du 14: visite du site de Champassak 120 000k avec mini van climatisé, traversée en bateau, transfert en tuck tuck, paye à part l'entrée du site: 30 000k

* * RESTAURANT** Xuan Mai restaurant : délicieux, pas cher et tres sympathique resto de rue familial Noodle soup tofu + legumes: 13 000k

16 avril Pakse-- Ubon Ratchathani

Bus 200 bath ou 55 000k départ 8h30. Arrive poste frontière de Chong Mek à 9h15.

Le bus nous dépose directement devant le poste d'immigration. Il nous attend de l'autre cote, cote thaïlandais. Dois payer 10 000 k ou 1$ à l'immigration,

9h45. Départ du bus. Les formalités cotes Laos & thaï sont très simples et faciles.

11h20. arrive gare routière d'Ubon ratchathani. Trajet de 100 bath pour aller au centre ville

Sri Esarn 2 hotel: chambre 170 bath. Chambre simple, fan, sdb.

Reste la journée dans cette charmante ville. C'est le nouvel an. Tout le monde s'arrose.

Samedi 17 avril : vol Ubon Ratchathani --Bangkok via Air Asia depart 9h arrive 10h10 prix: 3 142 bath avec 20kg déclaré

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Je reste dispo si vous avez des questions J'ai bcp de photos pour appuyer mon récit (photo restau, hotel, activites, etc)

A bientot

Aurélie
Itinéraire pour quelques jours au Laos passant la frontière de la Thaïlande? English translation pending
by Shuppashupp · 2009-11-21 · 13 replies
Bjr, nous partons 2 mois en thailande, donc je pensais que ca pouvait etre super de passer qq temps au laos .... que me conseillez vs pour l'itineraire ? Je peux passe par Non Khai apparement (pont de l'amitie )

Mais j'ai aussi entendu dire que l'on pouvait passer par Chang Rai et de la prendre un bateau ???

Qu'en pensez vs ? Et lorsque je prentre sur le laos il me faut donc une foto mon passeport evidemment et conbien me coute entree ?

D'autre part je suis allee a Vang Vieng et Luang prabang il y a une dizaine d'annee, aujourd'hui je lis que Vang VIENG est devenue touristique au maximum, et que luang Prabang tres chere et uniquement en dollars ???

Est ce que qq en revient afin de pouvoir m'aider svp...

merci beaucoup amis voyageurs🙂
Cherche votre avis sur un tour opérateur pour le Laos English translation pending
by Javelo2 · 2009-10-12 · 13 replies
Bonjour à tous, nous aimerions partir mi-novembre au Laos (pas en combiné avec le Cambodge que nous avons visité l'année dernière et qui nous a laissé un souvenir mitigé, donc, nous n'avons plus trop envie de le revoir dans l'immédiat). Nous recherchons un T-O qui propose une approche éthique, horsdes sentiers battus et rebattus et pas un tourisme de masse. J'ai vu sur le Net les circuits proposés par Indo Siam et Coral Discover. J'aimerais avoir votre avis à propos de Coral Discover puisque j'ai déjà effectué 3 circuits avec Indo Siam. Si vous avez d'autres bons plans pour le Laos, n'hésitez pas à m'en faire part. Merci d'avance 😉
Reconduite du visa vietnamien (septembre 2009) English translation pending
by Satoli · 2009-09-02 · 53 replies
Bonjour,

Je m'adresse a tous les expatries du Vietnam. Je me trouve actuellement sur Hanoi pour refaire mon visa B3 six mois. Voila deja 4 fois que je les ai refait sans encombre. Surprise ce matin, pas une seule agence ne repond positivement a la demande. Apparemment il n'y a pas moyen de le faire pour plus d'un mois. Certains s'avancent meme a me dire que dans un mois tout sera revenu a la normale. Ils me causent de police-police??? mais personne ne me donne vraiment d'infos. Que se passe-t-il??? Si quelqu'un a des infos fiables merci d'en faire part. Quant a moi, je me rends a present a mon ambassade pour avoir plus de precisions.

Merci
Thaïlande: est-ce que ça parait raisonnable comme tour? English translation pending
by Fredo29 · 2009-06-26 · 23 replies
Bonjour,

C'est quand on retourne en Thailande qu'on se rend compte qu'on a pas assez de vacance pour faire ce qu'on veut.

Je suis la bas du 8 au 28 juillet.

Je comptais faire comme suit :

Arrivée a 1400 a bkk je file a hua lompong (gare) pour tenter d'avoir le train de nuit pour chiang mai. Chiang mai j'y reste une petite semaine (j'ai des connaissances a voir)

Je pars au laos via chiang rai en date du du 14 je descends un bout du mekong (pas encore d'idée du tour à faire si vous pouviez m'aider..) et je retourne a chiang mai aux alentours du 19.

20 ou 21 avion via bkk jusqu'à sura thani, transfert via ferry jusqu'à koh samui 1 ou deux nuits sur place.

3 nuits a koh tao ou koh chang (je sais pas laquelle choisir)

26 retour à bkk via ferry et avion.

27 - 28 course a bkk cadeau

28 retour en europe.

Ca vous parait comment ? Assez bien ficelé comme tour ?

Si vous pouviez m'aider pour le tour en laos, ce serait super. merci

ps : je pars en juillet parce que j'ai pas d'autre choix 😕 j'étais l'année passé en novembre
Quelle moto choisir pour un voyage Thaïlande-Laos-Cambodge? English translation pending
by Ananastasia · 2009-06-18 · 6 replies
bonjour,

nous planifions au moins deux mois de balade en Thaïlande en déc. et jan. prochains. nous souhaitons surtout nous déplacer dans ce pays de la manière la plus agréable et autonome (pour nous): à MOTO.

d'après ce que nous avons pu voir, les routes sont bonnes, parfois excellentes. la circulation correcte. chaque ville ou même village possède un/des lieux où se loger/dormir : en arrivant vers 17h à chaque étape, nous trouverons facilement à nous loger. nous comptons faire entre 50 et 200 kms par étape, pas plus.(sans compter les petits déplacements/visites en journée).

nos questions :

- achat ou location pour deux mois ? neuf ou occasion ? quels contacts (concessionnaires ou spécialistes) à BKK ou Chiang Maï ? quels tarifs/coûts en moyenne (notre budget "moto" initial maxi incluant accessoires = 2500 €) ?

- quelle cylindrée pour rouler confort à deux (plus le minimum de bagages dans deux sacoches) ?

- quelle marque et type de moto ? (un rou-motard nous a conseillé de nous en tenir à deux marques : Honda et Yamaha, en raison des facilités de maintenance, surtout en campagne reculée : ces deux marques sont les plus répandues)

- quelle(s) points mécaniques délicats (fragiles) et essentiels à maitriser, dans ce pays chaud et sur des routes parfois pentues ? (nous prendrons ainsi des leçons d'entretien avant le départ ..)

- pourrons-nous passer les frontières vers le Laos, le Cambodge, puis le Vietnam, facilement (dans les deux sens) ?

- quels risques éventuels (je n'en vois pas bcp) ?

merci d'avance pour des réponses argumentées, afin de nous aider ds nos choix.
Prix d'un billet tour du monde? English translation pending
by Jugito · 2009-04-18 · 45 replies
Bonjour,

Constatant lors de ma preparation pour mon voyage autour du monde qu'aucun post ne faisait un recapitulatif des prix des billets TDM et que ce prix est important pour le calcul du budget, je propose que chacun détaille son trajet avec le prix et le groupe ou la compagnie aerienne auprès de qui le billet a été acheté.

Cela aidera les personnes qui preparent leur voyage.. (chanceux)

Date du tour du monde : juil à dec 2007 Achat du billet : 3 mois avant le départ Contact : British Airways France 0825 825 400 (0.15€/mn). Trajet : Paris / Delhi / Bangkok // HCMC / Cairns / Ayers Rock / Sydney / Santiago / Iles de Paques / Santiago / Punta Arenas // Rio / Paris Prix : 2750 € ttc
Avis sur itinéraire tour du monde en octobre 2009 et tarif English translation pending
by Lau1180 · 2009-03-31 · 34 replies
Hello tout le monde,

On y est presque 🙂 !!! On doit réserver nos billets avant la semaine prochaine pour bénéficier d’un tarif avantageux (10% de discount). Voici l’itinéraire tel que nous le voyons aujourd’hui, on a fait quelques changements surtout à cause des climats/saisons. On espère qu’il n’y en aura plus mais nous préférions vous le soumettre avant de booker définitivement dans le cas où vous voyiez qqch que nous n’avions pas pensé!

On a déjà reçu une estimation du prix du ticket chez American Airlines. Vous verrez le prix en £ à la fin de l’article.

1. Vol Londres - Mumbai (billet One World): 15 octobre 09 (arrivée +1)

3 Semaines en Inde du Sud : Mumbai - Goa - Hampi - Bengalore - Mysore - Cochin - Madurai - Chennai - Mumbai (vol 112$) 3 semaines en Inde du Nord : Delhi - Rajasthan (au sens large) - Agra - Varanasi - Delhi (vol 112$)

2. Vol Delhi - Hong Kong (billet One World): 28 octobre 09

3. Vol Hong Kong - Denpasar Bali (billet One World): 01 Novembre 09

Voici l’itinéraire que nous comptons faire de Denpasar Bali jusque Bangkok par voie terrestre:

2, 5 semaines à Bali - Lombok vol sec Denpasar - Singapour (avec Jetstar) 1 tour d’une semaine en Malaysie : Satun, Georgetown, Butterworth vol sec Singapour - Bangkok - Hanoi (avec Jetstar) 3 semaines au Vietnam : Hanoi - Sapa, Halong Bay, Hué, Hoi An, Nha Trang - Dalat, Mui Ne, Saigon (HCMC), My Tho, Phu Quoc Island. 1, 5 semaine au Cambodge : Vinh Xuong, Phnom Penh, Angkor, Preah Vihear, Kratie, Stung Treng, Ratanakiri 2, 5 semaines au Laos : Si Phan Don, Bolaven Plateu, Pakse, Vientiane, Luang Prabang, Huay Xai, Chiang Khong 2 semaines en Thailande : Chiang Rai & Mai, Pai, Mae Hong Son, Sukhothai, Bangkok - Phuket (vol sec A/R), Ko Phi Phi.

4. Vol Bangkok - Sydney (billet One World): 25 janvier 2010

5. Vol Sydney - Auckland (billet One World): 26 janvier 2010

4 semaines: Auckland - Christchurch - Auckland

6. Vol Auckland - Cairns via Sydney (billet One World): 27 février 2010

6 semaines: Cairns à Sydney

7. Vol Sydney - Santiago (billet One World) : 15 avril 2010

3 semaines: Santiago - Patagonie - Punta Arenas - El Calafate - Ushuaia - Buenos Aires (nous ne savons pas encore quel moyen de transport pour rallier toutes ces villes) 3 semaines: boucle Buenos Aires - Iguazu - Salta et puis revenir à Santiago

8. & 9. Vol Santiago - île de Pâques - Santiago (billet One World) aller 27 Mai 2010 - retour 3 juin 2010

10. Vol Santiago - Lima (billet One World) 7 juin 2010:

On restera dans la région 3 semaines le temps de faire un trek et voir le principal (machu, titi, …)

11. Vol Lima - Sao Paulo (billet One World) 28 juin 2010:

On va parcourir le plus possible la côte brésilienne vers Jericoacoara (près de Fortaleza) où des amis nous attendront. Nous aimerions trouver des vols internes au Brésil pas trop cher. Cette partie-ci est encore en cours de préparation.

12. Vol Sao Paulo - Londres (billet One World) 02 aout 2010

Le prix pour tous ces vols (hors billets vols secs) est de 1.650 £ pp (taxes d’aéroport, surcoût fuel et frais de réservation inclus), ce qui nous fait actuellement en €uros : +/- 1.775, 00 € pp. Qu'en pensez-vous ? Pour l’Afrique, on verra ça plus tard, on n’a pas le temps de nous en occuper pour le moment. Snif...

Nous vous remercions 1000 fois de nous faire partager vos avis, aussi nombreux qu’ils soient!

A+
Itinéraire Vietnam - Chine - Laos? English translation pending
by Norbertmgt · 2007-09-16 · 2 replies
Salut à tous ! 😉 On va bientôt partir pour 2 mois pour le Nord Vietnam, le sud-ouest de la Chine et le Laos ...( quand je dis on, il s'agit de Kutchy du forum et moi-même: 4 à découvrir de nouveaux horizons...on les voudrait au mieux possible !! Voici ce que cela pourrait éventuellement donner : dites-nous ce que vous en pensez, les trucs à revoir 😕, ce qui ne tient pas la route 🏴‍☠️... et si vous avez quelques bonnes adresses de GH ou un bon plan N'HESITEZ PAS ! Merci ..toute info nous sera forte utile et déjà mille merci à tous ceux du Forum dont les carnets et posts m'ont bien aidé ( Nancy, Smouchy, Senmout, FG1928 et j'en oublie ...)

Itinéraire possible :

Un de nous quatre nous laisse malheureusement à Guilin ( les 3 autres heureux retraités ! 😇) ce qui explique la découverte de la région de Sanjiang avant celle de Yangshou....

Itinéraire Nuit à….

1.vol CDG BKK

2.vol BKK-HANOI (Thaï) - organisation Nuit à Hanoi 3.Visite ville Nuit à Hanoi 4.Package Halong Jonque Kayak Cat-Ba nuit en jonque 5.Package Halong suite vers Cat Ba Nuit à Cat Ba 6.Package Halong retour Hanoi train de nuit 7.Package Sapa - mini trek village minorités village 8.suite visite - retout Sapa Nuit à Sapa 9.marché du samedi à Can Cau - retour Bac Ha Nuit à Bac ha 10.marché dominical Bac Ha - fin package retour Hanoi train de nuit 11.continuation pour Hoa Lu - retour Hanoi Nuit à Hanoi 12.Visite ville - départ pour la Chine 18h30 train de nuit 13.arrivée Nanning 06h50 - bus pour Senjiang via Liuzhou 9h Nuit à Senjiang 14.visite Chenyang - Nuit à Senjiang 15.Voiture chartérisée visite villages vers Xiaosing Nuit à Xiaosing 16.Voiture chartérisée suite visite Xiaosing et retour Senjiang Nuit à Senjiang 17.vers Longshen puis Pingan - rizières terrasses Nuit à Pingan 18.Transit pour Yangshu via Guilin en bus 6h Nuit à Yangshou 19.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 20.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 21.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 22.route vers Guilin - visite - vol vers Guiyang 19h40/20h20 Nuit à Guiyang 23.Transit vers Chongh'an via Kaili en bus 4h30 Nuit à Chongh'an 24.visite Chongh'an Nuit à Chongh'an 25.Bus vers Xijiang via Kaili 4h Nuit à Xijiang 26.visite Xijiang Nuit à Xijiang 27.Transit vers Anshun via Kaili et Guiyang en bus 6h Nuit à Anshun 28.visite cascade Huanggoshu Nuit à Anshun 29.Voiture chartériséepour marché Yanla - visite village Miao et Buyi Nuit à Zuyin 30.Voiture chartérisée continuation visite vers Wangmo Nuit à Zengfheng 31.Voiture chartériséecontinuation pour Xingyi et les gorges Maling Nuit à Xingyi 32.train 9h46 pour Shilin 13h50 - sunset Forêt de Pierre Nuit à Shilin 33.minibus pour Kunming - visite Nuit à Kunming 34.visite environs Kunming - départ pour Dali en train 21h train de nuit 35.visite Nuit à Dali 36.visite Nuit à Dali 37.visite Nuit à Dali 38.Transit en bus vers Zondhiang 8h Nuit à Zondhiang 39.visite ville et monastère Nuit à Zondhiang 40.A/R pour Benzilan et monastère Nuit à Zondhiang 41.Voiture chartérisée pour Bashultai - Gorges du Saut du Tigre ? 42.Voiture chartérisée coup d'œil aux gorges - Daju puis Lijiang Nuit à Lijiang 43.Visite de la ville Nuit à Lijiang 44.bicyclette et environs Nuit à Lijiang 45.visite de la ville Nuit à Lijiang 46.Vol vers Jinghong - organisation Nuit à Jinghong 47.bicyclette et environs Nuit à Jinghong 48.marché Menghaï et environs Nuit à Jinghong 49.Transit pour Mengla en bus 4h30 Nuit à Mengla 50.passage de la frontière Boten puis Udomxaï en bus 6h30 Nuit à Udomxaï 51.Voiture chartérisée vers Pakbeng - visite villages en route Nuit à Pakbeng 52.Bateau pour Luang Prabang Nuit à L Prabang 53.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 54.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 55.visite Luang Prabang Nuit à LPrabang 56.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 57.bus pour Van Vieng Nuit à Van Vieng 58.repos et visite environs Van Vieng Nuit à Van Vieng 59.bus pou Vientiane Nuit à Vientiane 60.visite Nuit à Vientiane 61.Départ pour Nong Kaï et la thailande - train pour Bangkok Nuit à BKK 62.visite capitale thaï Nuit à BKK 63.visite suite et vol vers la France à 00h05 avion 64.arrivée CDG 6h45 (Thaï)

Questions : Jour 29 à 31 quelqu'un a déjà fait ça ? Jour 40 excursion à Benzilan vaut le coup ou pas ? Quelqu'un a déjà fait le trajet Zondhiang Lijiang par Baishultai en voiture ? On rejoint les gorges mais on traverse et on peut dormir où ? Jour 49-50 il faut vraiment 2 jours pour aller au Laos de Jinghong ? Même question Jour 51 quelqu'un a fait ? Merci d'avance 🙂🙂🙂
Vang Viang au Laos English translation pending
by Denisc · 2007-07-22 · 41 replies
Visiblement des paysages maginifiques et la promesse de promenades à vélo ou à pied vers grottes, cascades, villages mais aussi Bar TV bruyants et tous les travers du tourisme à "petit bugdet". Qu'en penser ? Pouvez me dire comment vous le percevez et éventuellement m'indiquez une GH propre, bon marché et plutôt éloigné du tumulte .... Merci
Au pays du million d'éléphants: le Laos en famille English translation pending
by Senmout · 2007-03-11 · 19 replies
AU PAYS DU MILLION D’ELEPHANTS : LE LAOS

Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !

ITINERAIRE : 7 février au 24

Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris

LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.

PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.

CLIMAT

C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…

BUDGET TOTAL

Environ 6100 euros pour 5 personnes

Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €

Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €

Nourriture : 300 €

Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande

Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €

Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande

Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e

LOGEMENT

Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.

Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.

Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.

Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.

Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.

Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.

DEPLACEMENTS

A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt

Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)

ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng

DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k

RESTAURANTS

Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !

Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.

Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.

NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente

NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.

NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )

NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.

SORTIES

- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j

RECIT

Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !

JEUDI 8 :

Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.

VENDREDI 9

Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !

SAMEDI 10

Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.

DIMANCHE 11

Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.

LUNDI 12

Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.

MARDI 13

Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !

MERCREDI 14

Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?

JEUDI 15

Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.

VENDREDI 16

Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!

Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.

SAMEDI 17

Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !

DIMANCHE 18

Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !

LUNDI 19

Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !

MARDI 20

Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…

MERCREDI 21

Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.

JEUDI 22

Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.

VENDREDI 23

C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
Passage de frontière Laos-Cambodge? English translation pending
by Lisamarc · 2004-05-31 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons en Janvier 2005 à Bangkok, destination le Laos.

Ma question est la suivante:

Est il possible de passer du Laos au Cambodge, et comment? (certains guide affirme qu'il n'y a pas de liaisons entre ces deux pays...).
A Month in Laos and Cambodia
by Montagnard74 · 2024-11-05 · 107 replies
Hello everyone,

At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.

So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.

A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.

The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.

So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

Obtention du visa russe à l'étranger (Japon, Corée du Sud) English translation pending
by Maslefebvre · 2019-02-15 · 10 replies
Bonjour à tous,

Premier post sur ce forum que je consulte souvent cela dit! Je suis en ce moment au Japon, à vélo, et songe à revenir en France par voies terrestres (ferry Corée du Sud, ferry Vladisvostok, transsibérien et un peu de vélo peut etre vers le Lac Baikal puis ensuite pour sortir de Russie depuis St Petersbourgh).

Plusieurs "soucis" administratifs s'opposent à moi cela dit et vos conseils me seraient précieux! 1) passeport quasi plein, je n'ai plus qu'une feuille libre et non de double feuillet. 2) obtention du visa russe en étant à l'étranger

D'après mes infos, il faudrait: - que j'obtienne un renouvellement de passeport (faisable au Japon ou en Corée avec un délai de 2-3 semaines). Je peux m'acquitter de cette tache même si elle présente des contraintes (au Japon je suis dans le sud, pas d'ambassade donc, et j'obtiendrai surement mon nouveau passeport à la limite de la date de validité de mon visa japonais - en Corée, il me faudra attendre sans pouvoir commencer les formalités du visa russe pendant ce temps) - que j'obtienne le visa russe.. depuis la Corée du Sud. Et là, j'ai beau chercher (peut être mal je l'avoue) mais je trouve des informations contradictoires.. Il semblerait que cela soit possible à Séoul auprès de l'ambassade russe, et en même temps non. La solution serait donc d'envoyer mon passeport en France et de demander à un ou une ami(e) de faire la demande pour moi.

Pourriez-vous me confirmer ces infos? donner des conseils? Je suis biensur frileuse à l'idée d'envoyer mon passeport en France alors que je suis moi-même à l'étranger. Et ces formalités j'ai bien peur qu'elles me coutent les yeux de la tête et finissent par me décourager de pédaler et prendre le train, en prenant le temps de voir, partager et découvrir et en polluant un peu moins!

Merci d'avance!!! Melanie
Avion de Bangkok vers Luang Prabang ou Paksé English translation pending
by Sumiro · 2016-12-09 · 14 replies
Bonjour,

nous comptons passer 5 semaines au Laos à l'hiver 2017 (fin janvier à début mars). Nous avons cumulé ~ 8 mois de voyages en Asie (avec sac à dos) et c'est maintenant au tour du Laos. Nous avons déjà notre billet Montréal-Bangkok (A/R). Nous comptons commencer par le Sud (avion Bangkok-Paksé) pour remonter vers le nord (qui devrait se réchauffer entre temps et limiter ainsi le type de vêtements à emporter) pour finalement revenir prendre l'avion à Luang Prabang pour Bangkok; nous avons réservé 1 jour pour faire cette liaison pour être sûr de ne pas manquer notre vol de retour pour Montréal. Ayant peu d'infos récentes sur le forum à l'égard des vols sur Luang Prabang, je fais appel à ceux qui ont pris ce vol: fiabilité des horaires, annulation du vol à la dernière minute par la compagnie? Plan B?, etc

Je sais que si j'inverse le trajet et que je revient via Paksé, et que le vol est annulé, je peux toujours (plan B) revenir par bus, train ou avion (Ubon-Bkk). Mais nous préférons débuter par le Sud.

Merci à l'avance pour vos précieux conseils,

Michel
January 2015 Photo Contest: A Monumental World
by Atila · 2014-12-28 · 385 replies
Many of us longtime members surely remember the little frieze of monuments that used to decorate the top of VF pages.

Eiffel Tower, Statue of Liberty, Taj Mahal...

The famous must-see icons of architectural heritage!

Today, I’m inviting you to dig through your archives and share 3 photos of these international stars made of stone, marble, concrete, or steel.

I can already hear some of you protesting that this theme isn’t very original.

Well, it’s up to you to think outside the box...

So the monument doesn’t have to be the original. It could be its twin in Las Vegas, a matchstick replica made by Uncle Bob, a piece of jewelry, a gorgeous snow globe made in China, and so on.

The monument can be photographed from above, below, in the rain, as a reflection...

Deserted or swarming with visitors...

Montages are also allowed! 😉

In short, a classic topic that’ll become original thanks to your creative take.

Now, there are still 3 rules:

- No selfies (But a photo showing people taking selfies in front of a monument is allowed...🤪)

- Once a monument has been posted by someone, no one else can post it again. I don’t want to see the same thing 10 times...😊

- The theme isn’t about the monument’s originality. Please don’t post a photo of a monument known only to you or almost no one...😏

You can post your photos (one per message) until January 21, 2015, at 11:55 PM

Voting will take place from January 22, 2015, at 12:05 AM to January 29, 2015, at 11:55 PM.

During the vote, you’ll choose your 3 favorite photos, awarding 3 points to your top pick, 2 to your second, and 1 to your third.

Please clearly indicate the photographer’s name and the number of the winning photo!

For the rest, I’m using Cocottte’s rules:

The winner is the one with the most points. In case of a tie, the winner will be the one with the most first-place votes, or, if still tied, the most second-place votes. If there’s a perfect tie, the winner will be the one who reached their score first. The winner will then choose a theme for February’s contest and organize it. Ties for any place other than first won’t be broken.

You can vote without participating, participate without voting, or do neither. Slideshow

Finally, here’s the little off-topic link where all your comments and other expressions of good humor are welcome!
Comment aller au Vat Phou depuis Paksé English translation pending
by Valou670 · 2014-01-08 · 13 replies
Bonjour,

Pouvez-vous me dire comment aller facilement au Vat Phou depuis Paksé en transports en commun? Existe-t-il des bateaux à des prix abordables et où les trouve-t-on?

Un grand merci pour vos réponses 🙂
4 mois en Asie du Sud-Est en famille English translation pending
by Souno · 2013-08-21 · 13 replies
Bonjour à Tous !!

Tout d'abord je remercie tout le VF pour les informations mises à disposition de nous autres internautes. Je le lis depuis quelques temps déjà, sans jamais y écrire, car j'ai peu de choses constructives à ajouter pour l'instant.

Je viens vous présenter notre projet familial : Une famille de 4, 4 mois, 4 pays

La famille : Ma femme Soizic, mon fils Yann ( 7 ans), ma fille Billie ( 5 ans ), et moi même Arnaud.

Le voyage : La Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge.

Le « projet » : Nous voulons montrer à nos enfants une autre vie, d'autres valeurs, de nouveaux paysages. Pour ma femme et moi, nous initier au massage thaïlandais ( nous sommes tous les deux masseurs-kinésithérapeutes ) et prendre le temps de visiter et appréhender plus en profondeur l'Asie du Sud-est. Nous voulons être au contact des locaux ( forcément enrichissant) mais être aussi au contact des français expatriés, cela permet une autre vision et une compréhension souvent accrue de ce qui nous entoure.

Nous partons le 15 septembre prochain à Bangkok, les premiers jours se passeront là bas, le temps de se poser et de reprendre nos esprits. Nous montrons ensuite tranquillement vers Chiang Mai en passant par Ayutthaya, Sukhotai... Nous prendrons une semaine de cours àl'école de massage du Wat Po de Chiang Mai puis en route vers Ventiane et le reste n'est pas complètement décidé. On traversera le Laos, puis descenderons le Vietnam, couperons le Cambodge pour finir par visiter l'Issan. Comme vous le voyez, on part à la cool en se disant que de toutes façons, nos rencontres créeront notre voyage. Nous partons avec les sacs à dos et de bonnes chaussures, niveau logement ce sera guest house ou chez l'habitant. Le budget n'est pas large, forcément sur quatre mois, il va falloir être malin.

Je me tourne donc vers la communauté VF pour une interrogation majeure : Comment faire garder nos enfants pendant la formation de massage ? Je pense pouvoir trouver une nounou thaï sur Chiang Mai, mais j'aimerai quelqu'un qui parle français, ce serai plus simple avec les enfants. J'ai aussi entendu parlé de groupes d’enfants prenant des cours particuliers (mais ça a l'air plus fréquent dans le sud). Ou même de thaïlandais cherchant à avoir des contacts avec des français pour parler la langue.

Si vous êtes sur notre trajet, n'hésitez pas à nous envoyer un MP, pour partager une Singha, un jus de fruit, un repas. Si vous avez des enfants, les nôtres ne sont pas sauvages et seront heureux de jouer avec d'autres petits français.

Je mettrai plus tard le lien de notre blog pour ceux qui aimeraient nous suivre.
Croisière sur le Norwegian Spirit en janvier 2012 English translation pending
by Francine2203 · 2011-05-09 · 30 replies
Bonjour,

Je pense réserver une croisière à bord du NORWEGIAN SPIRIT au départ de la Nouvelle Orléans pour Janvier 2012.

Etant toujours partie avec Costa, pouvez vous me dire si NCL a à peu près les memes prestations et qu'en pensez vous? Le changement me fait un peu "peur" lol mais Costa propose toujours les memes escales....

merci d'avance et bonne soirée

Francine
Trois semaines en Chine à l'automne English translation pending
by Delseve · 2011-05-01 · 59 replies
Je suis en train de prévoir un prochain voyage en Chine cet automne. J'en suis au stade où je défriche un peu avant même de réserver le billet d'avion.

Il s'agit pour moi d'un première découverte du pays et j'ai bien conscience que je n'en découvrirai qu'une petite partie. J'ai d'abord pensé à un périple Pékin, Xian, Shanghai avec des arrêts au milieu qu'il me reste à définir : un peu de nature, mais plutôt plus de civilisation (mélange de moderne et d'histoire). Je suis ouverte à tous les conseils sur ce point parce que j'ai du mal à me faire une idée précise : Pingyao, Suzhou sûrement, mais qu'en est-il pour Hangzhou, Luoyang, Longmen, Dengfeng, Shaolin (pas vraiment une grande fan des arts martiaux, mais pourquoi pas), Tongli, Datong, Mont Wutai...Peut-être d'autres suggestions ?

Guilin est un peu plus loin, mais semble valoir le déplacement. POurquoi pas même repartir de Hong Kong, mais sachant qu'on veut vraiment passer par Shanghai et profiter de plusieurs jours dans chaque grande ville, cela me paraît un peu court en trois semaines...

Merci à vous pour vos conseils éclairés.
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
by Genevois · 2011-03-01 · 56 replies
Prologue

L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?

Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...

Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !

Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?

Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...

Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.

Les sacs sont prêts, les esprits aussi.

Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
La ville impériale de Hué English translation pending
by Larsay · 2011-02-16 · 66 replies
Bonjour

Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainiantise.

Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!

Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 (pendant notre "reconquête" après la déclaration d'indépendance de Ho Chi Minh), et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant toutes les desctructions. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.

Le musée de Hué, qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !

Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :

- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;

- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;

- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tous les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité

- Ce que je recommande pour les gens "pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.

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En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto – Aucune indication quelle qu’elle soit ! Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!

Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (et gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).

Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».

Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!

Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).

Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.

J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)

Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.

- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.

En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.

En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.

- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.

- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.

Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.

- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.

Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).

Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.

Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.

Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).

Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.

Voici quelques prix de transport à partir de Hué :

- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).

- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Laos du Nord au Sud English translation pending
by Oreille · 2011-02-15 · 7 replies
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Utiliser un téléphone portable au Laos? English translation pending
by Funcky062 · 2010-03-20 · 28 replies
salut , je pense passez au laos , pendant mon voyage..ect par contre pour la thailande je connais , 1,2 call pour appeller mais quel est le meilleur moyen pour appeller avec un phone portable au laos ?? ou la carte sim acheter en thailande , fonctionne t elle au laos ?? merci de votre aide.. a tout a l heure 😉
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
by Larsay · 2009-09-16 · 54 replies
Bonjour

Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏

LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !

POUR LES AVENTURIERS

Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

LANGSON

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:

je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.

Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :

- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn

- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.

DONG KHÉ

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard

Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.

Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

CAO BANG

DORMIR:

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.

HANOI - HA GIANG - HANOI

Au départ de Hanoi

- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.

- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).

- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !

- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

LA VILLE DE HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.

Dormir et manger

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.

Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.

Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee

- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée

- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.

- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

LE NORD-OUEST DU VIETNAM

UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi

Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.

Chua Tay (Thien Phuc)

C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.

Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !

Chua Tay Phuong (Sung Phuc)

10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.

Entrée 5000 dong pour chaque pagode.

Le parc national de Ba Vi

A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.

Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.

TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)

Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.

Y ALLER :

- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !

- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.

- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h

- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.

Y COUCHER ET MANGER

On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.

QUOI Y FAIRE ?

- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).

- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).

A voir absolument :

- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.

- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.

- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.

PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.

HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA

La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.

Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.

Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

AUTOUR DE MAI CHAU

La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.

Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.

Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.

MAI CHAU - SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).

A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !

Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.

Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.

DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)

A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).

A faire : Deo Van Long

Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!

Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.

En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA

On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :

Ce que j’ai aimé :

- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !

- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.

- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :

- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).

- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.

- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.

- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.

- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).

- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !

Ce que j’ai moins aimé

Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.

Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn

Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.

BAC HA

Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :

- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).

- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.

- Les balades à faire aux alentours.

En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.

Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !

2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.

L’épopée du général Chao Quang Lo

Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.

Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.

Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).

Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.

Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !

Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.

Les hôtels et restaurants de Bac Ha

- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.

- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.

- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).

Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.

Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).

A faire absolument : du trekking fantastique dans la région

M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.

Pour aller à Bac Ha

- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)

- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables

- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)

Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.

MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.

ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.

PRIX

La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.

Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.

Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.

MARCHE A SUIVRE

Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.

PAIEMENT

Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.

Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :

1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.

2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)

> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...

Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!

Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!

3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !

4) bonjour

de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle

5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.

. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.

PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.

ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE

Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.

Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!

Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.

Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !

Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :

- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;

- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;

- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité

- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.

En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!

Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).

Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».

Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!

Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).

Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.

J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)

Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.

- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.

En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.

En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.

- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.

- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.

Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.

- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.

Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).

Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.

Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.

Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).

Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.

Voici quelques prix de transport à partir de Hué :

- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).

- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Sentiments sur la région du Mékong (partie thaïlandaise)? English translation pending
by Delff · 2007-10-23 · 24 replies
Saluuuuuuuuuuut !

Je prépare mon voyage et surtout mon itinéraire pour mes 6 semaines en Thaïlande, je voudrais partir dans le nord et j'aimerai suivre le mékong sur la partie Est. J'ai peu d'infos sur la zone.

Siquelques voyageurs sont passés par là, c'est avec un grand plaisir que je voudrais bien connaitre leurs avis, leur sentiments sur la région.

Je voyage seule, c'est la première fois en Thaïlande.

Voilà, je vous remercie. J'ai voyagé en Nouvelle-Zélande je peux donné ds infos.

A trés bientot !!!

Delphine
Looking for feedback and advice on a Thailand-Laos-Cambodia itinerary plan
by Pled · 2025-09-03 · 76 replies
Hi everyone, I’m starting to plan my next trip to Southeast Asia this winter (2.5 months, leaving in early December), and here’s a rough outline of my route—I’d love to share it with you and hear your thoughts and tips.

- I’ll start in Bangkok and already have three spots I’ve marked: Ayutthaya, Kanchanaburi, and Uthai Thani (I haven’t been to any of these places yet). - Next, I’d like to cross the country from west to east to reach the Laos border. I’d love suggestions for any interesting stops along this route—I don’t know this part of Thailand at all... - Then I’ll head into Laos, probably at Savannakhet (you can usually get a visa at the border). - > I’m tempted to spend a week in Hoi An, Vietnam, since I loved that city and the area when I visited two years ago. No visa needed for Vietnam now, so it could be a nice little detour. On the map, it doesn’t look too far, but I know you’ve got to be careful with these things, and I’m not sure if it’s a good idea. Any opinions on this? - Back to Laos (maybe via Dakta), and I’ll head south along the Mekong, probably doing the Bolaven Plateau loop that I missed last time. Then Paksé, the 4,000 Islands... I’ve been before, but I’d happily go back. - Crossing into Cambodia, I’ll follow the Mekong down to Phnom Penh (I know this area and love how untouristy it is). From there, I’ll probably spend a few days in Kep (quieter than Kampot). Still undecided, though. - Then back to Thailand (BKK), likely by plane from Phnom Penh since the borders between the two countries are currently closed (plus, let’s be honest, Cambodian roads... ;-). We’ll see how things look when the time comes. - After that, I’d like to explore southern Thailand, taking it slow with short hops. I’ve got my eye on Khao Sok National Park, and I’ve heard good things about Krabi... Again, I don’t know this region well, so any info or tips would be great.

So, I think this should be doable in 2.5 months, especially since I prefer short hops of 300 km max to avoid getting too tired, and I like staying 2-3 days in each place to explore. Plus, I’ll take a week off to relax if I find a spot I love—maybe by the sea for some real downtime.

Thanks for your feedback and for sharing your favorite spots! Pascal
Elles voyagent seules... English translation pending
by Hannahannah · 2019-07-14 · 426 replies
Elles voyagent seules . Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres . Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages . Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .

Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .

A vos claviers d’ete 😎😎😎
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...

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