Search VoyageForum
FR
À moto du Cap Corse au Cap Nord English translation pending
by Raskinet · 2015-06-05 · 1 reply
Bonjour à tous , nous venons de rentrer de Corse après 5415 km,2800 km sur les routes de Corse, une merveille et notre futur projet en juin 2016 et le Cap Nord, mais voyager à moto en logeant au camping une sacrée logistique vu le chargement de la pan europeen nous avons décider d'atteler une remorque mono roue à la moto.Qu'en pensez vous, cela est t'il compatible avec le périple, nous pensons monter par la Suède et redescendre par les iles Lofoten et la côte de la Norvège jusqu'a Christiansen , merci pour vos conseils et vos suggestions d'itinéraires.
Le cap Nord à moto par la Russie, retour par la Finlande English translation pending
by Yvettenoella · 2016-03-13 · 2 replies
En août 2016 nous envisageons d'aller au Cap Nord en passant par la Russie ( St Petersbourg, la Carélie, Mourmansk, entrer à Kirnenes, aller au Cap et redescendre par la Finlande. Nous partons à 2 motos avec notre fille de 14 ans. En Russie nous souhaiterions dormir en Airbnb mais nous n'arrivons pas à savoir si nous pouvons recevoir une "invitation" par nos hôtes. L'un d'entre vous aurait-il des infos sur ce point? En ce qui concerne la circulation et la traversée du pays des précautions sont-elles à prendre? Merci pour votre aide
Cap Nord à moto 125 TDR fin juillet (dates à définir) English translation pending
by Ténéré125 · 2011-06-23 · 10 replies
Hello,

Je vais partir 15j en 125 TDR pour le Cap Nord, soit 8000km environ...,

L'aller par la Pologne, Lithuanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Retour par Suède, Dannemark, Allemagne.

S'il y a des amateurs pour m'accompagner je suis ouvert !

Trajet et dates final a définir.

Moto fiable et grosse révision obligatoire !!!!!!!!
Itinéraire pour le Cap Nord à moto au départ de Montpellier English translation pending
by Patrick341 · 2020-04-12 · 7 replies
Bonjour à tous, En ces temps de confinement (.....), je suis à le recherche de conseils pour un voyage en VFR800 de mi-juin à mi-juillet. Que me conseillez vous comme itinéraire? Je partirai de Montpellier en solo, je compte dormir en hôtel économique. L'équipement du motard? Le budget? Merci de votre aide Patrick
Voyage à moto Baïkal, Mongolie et mont Fuji English translation pending
by JMP22 · 2018-07-22 · 1 reply
Bonjour everybody ! C'est reparti ! Back on the road in 2018 ! Après Istanbul en 2011, le Cap Nord et Mourmansk en 2013, la Chine, le Pamir et l'Asie centrale en 2015, ce sera …. le Baïkal, la Mongolie, le Mont Fuji et Tokyo en 2018 !

De l'Atlantique au Pacifique, par la route, en moto, solo.

15 000 kms, 5 semaines, en KTM 1290 Super Adventure R 5 semaines pour découvrir, penser, rêver, sentir et ressentir, admirer, douter, espérer, serrer les dents, comprendre, connaître, rire dans le casque, s'émouvoir... Vivre en fait ! Et c'est là…. Je suis déjà sur la route, et j'écris depuis Ondorkhaan (Chinggis) en Mongolie…. Je vis un rêve :)

Vous pouvez suivre en live sur ma page facebook : www.facebook.com/JMPILLE2018
Compte rendu nord de Palawan à moto English translation pending
by Remstrip · 2015-01-24 · 26 replies
Après avoir glané pas mal d'infos sur ce site pour différents voyages, dont celui-ci, voilà un petit CR (avec un peu de retard !) Période : Février-Mars 2014, une douzaine de jours avec mon fils (12 ans)

Puerto-Princessa : location d'une XR200 quasi neuve,

plusieurs loueurs sur Rizal avenue en descendant vers le centre depuis l'aéroport (de 5 à 800 pesos selon la durée et l'état de la moto). Ville sympa, agréable promenade du bord de mer à côté du port. L'ancienne cathédrale espagnole. Quelques plages au milieu de la mangrove. De bons restaurants (le célèbre Kalui sur Rizal avenue et l'excellent et sympathique Captain Ribbs à qq mètres de l'Hibiscus garden hotel, très bien et au calme) Si vous avez du temps aller voir la Crocodile Farm ne serait-ce qu'en hommage à un de ses créateurs, le "Doc Gerry" Ortega (...) Robinson Mall tout neuf avec une boutique d'objets traditionnels (et des perles) plutôt bien pour le shopping-souvenir !





Sabang et l'underground river : la route et les superbes paysages justifient le détour





Peu de circulation une fois sortie de PP, route étroite et bien sympa (!) après la bifurcation sur Sabang, mais tranquille et bien à droite en cas de croisement avec un van pressé ou un jeepney en quête d'élan !.. Je dirais que l'underground river est à voir, c'est certes très (très) touristique et vous ne serez peut-être pas trop émerveillé si vous avez déjà vue des rivières souterraines mais celle-ci est vraiment grande et belle. Il y a aussi une tyrolienne sympa qui finit presque dans l'eau...ça permet de passer le temps en attendant votre tour pour l'U.R. !

San Vicente : depuis Sabang il faut regagner la route principale et direction Nord, ensuite à gauche qq km avant Roxas. Cette ville/village est encore bien authentique et il y a très peu de touristes. A côté se trouve Long Beach et ses 14km de plage déserte...pour l'instant ; un aéroport devrait y ouvrir sous peu... Possibilité de faire les iles alentours ; snorkeling intéressant et paysages magnifiques.











El Nido : depuis San Vicente prendre la route qui longe Long Beach et au bout de qq km prendre à droite...piste dans la jungle avec des passages un peu "sportif" avant de rejoindre la "national highway" et Taytay ...on a juste aperçu le lac Danao et le Malampaya sound, la ville et sa baie ont l'air également très sympa à découvrir...ce sera pour une prochaine fois :)





Nous avons pris un hotel à Corong-Corong plus calme et moins enclavé qu'El Nido et à 2mn en bécane.



La suite dans quelques heures !..
Périple Rouen - Le Cap à moto fin 2011 English translation pending
by Macaroan76 · 2010-06-13 · 23 replies
Bonjour a tous bon ça avance j'ai acheté ma 600 transalp il n'y a plus qu'a l'equiper pour ce projet rouen le cap fin 2001 par la côte est deux questions 1) pour le moment est-il possible de faire tunisie , libye et passer directement au soudan sans passer par l'Egypte 2) je veux revendre ma transalp en Afrique du sur pour remonter en avion , cela est-il possible en attendant de vous lire et bien d'autres questions après mon itineraire est le suivant si pas de changement Tunisie Libye Soudan Erythrée Ethiopie Kenya Tanzanie Malawi Mozambique Zimbabwé botswana et le cap (normalement)
1 mois en Norvège à bateau (Hurtigruten) et moto English translation pending
by Rollmops67 · 2013-08-08 · 9 replies
Bonjour !

Au mois de juin j'ai fait un formidable voyage d'un mois en Norvège avec ma femme, au départ de Strasbourg. Nous ommes "montés" vers le nord en bateau Hurtigruten (le fameux express côtier) de Bergen à Kirkenes, puis "redescendus" à moto sur presque 3 semaines. Les informations trouvées sur ce site (entre autres) nous ayant aidé à organiser notre voyage, je me suis dit qu'il est tout à fait normal de partager nos expériences en retour, ce qui pourra intéresser de futurs partants (pas uniquement à moto d'ailleurs). 🙂

J'ai fait une petite page où j'ai mis toutes les informations qu'il me semble utile d'avoir avant le voyage (enfin, j'ai dû en oublier), c'est là :
http://reprol.free.fr/...13/informations.html

Pour ceux intéressés par le déroulement du voyage jour après jour et ce qu'on a vu, une page là : http://reprol.free.fr/...info13/parcours.html

Et pour ceux qui voudraient voir le reportage photo de ce merveilleux voyage (300 photos quand même, il faut se prendre le temps) : http://reprol.free.fr/norge13/index2.html Il y a des boutons pour passer en plein écran et démarrer-arrêter mode diaporama.

Côté frais : Les 6 jours en bateau Hurtigruten, avec le transport de la moto nous ont côuté 3600 € (Arghhh...) Les 3 semaines restantes nous sont revenues à 2740 €, sachant que pour l'hébergement c'était soit tente, soit hytte (ces cabanes qu'on peut louer dans les campings ou chez les particuliers), et que nous n'avons pas fait de grosses folies.

Grosso modo les frais des 3 semaines à moto ont été de : 760 € pour l'essence (9250 Km avec une moto consommant 4 l/100 Km) 550 € pour la nourriture 800 € pour les campings et hytter 550 € pour les bacs en Norvège et le ferry Danemark-Norvège (Hirtshals-Kristiansand) 80 € pour des souvenirs et différents petits achats.

Oui oui c'est cher la Norvège, mais qu'est-ce que c'est beau !

Amicalement, Roland
Périple Suède, Finlande, Lettonie, Estonie, Littuanie et Pologne à moto English translation pending
by 1000cbr · 2008-11-05 · 22 replies
Bonjour à tous et à toutes

Suite à ma préparation de voyage de juin 2009, je cherche des informations sur des gens qui auraient faits le périple Suède, Finlande, Lettonie, Estonie, Littuanie et Pologne à MOTO.

Tous les renseignements seront les bienvenus. Je serais avec ma femme une seule moto. Y a-t-il des risques particuliers dans les pays baltes - routes, langues, agressions ?

D'avance merci.

PS Si Yeti38 lit ce message qu'il sache que j'ai toujours sa réponse sous le coude bien sûr.
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
by Coachmanu · 2008-05-06 · 384 replies
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Itinéraire de 6 jours à moto en Corse du Sud English translation pending
by Agplh · 2015-03-10 · 2 replies
Bonjour,

mon mari et moi partons 6 jours / 5 nuits en corse mi mai prochain. Nous arrivons et repartons d'Ajaccio. Nous aurions aimé louer une moto et se faire un itinéraire sympa.

Ne connaissant absolument pas la Corse, auriez vous un itinéraire sympa à me proposer?

Merci par avance de votre aide.

Astrid
Ferry Stockholm - Turku (avec moto) English translation pending
by C1dy10 · 2018-12-19 · 2 replies
Bonjour . Je prépare mon voyage en solo et en moto pour début juin 2019 et j'aimerai savoir si l'on peut acheter les billets de ferry directement sur place . Le problème de réserver avant de partir c'est d’être tributaire d'un horaire a respecter et je souhaiterai acheter mon billet directement a l' office d'une compagnie . Merci a ceux qui rencontre ce problème et si vous avez des infos, merci d'avance. Je vais rouler jusqu’au Cap Nord puis reviendrai par la Norvège puis Suède.

cordialement.
À moto en Norvège en été English translation pending
by Velocheval · 2018-11-28 · 12 replies
Bonjour, Je rêve depuis toujours de découvrir la Norvège à moto, je pense partir cet été, qui a des avis ou infos sur le dilemne monter en trafic avec la moto dedans et prendre le ferry/ Y aller en avion et louer une moto sur place? Merci pour vos réponses!
La Corse à moto Pan European English translation pending
by Raskinet · 2014-10-31 · 22 replies
Bonjour à tous, avec ma femme nous aimerions aller en Corse au mois de mai, nous avons une pan européen ST 1100 est ce la bonne saison , nous voyagerons à moto comme avec notre tandem , au camping, le mois de mai est il un bon mois pour visiter la Corse et quel port de départ est le préférable Marseille où Toulon et faut il réserver le ferry, une fois là bas dans quel sens faut il faire le tour , merci d'avance à tous pour vos conseils.
Route 66: budget en Harley (États-Unis) English translation pending
by Jérôme66road · 2011-09-09 · 13 replies
Bonjour à tous je vais aller droit au but. je voudrais faire un circuit aux Etats Unis partir de San Fransisco, Las Vegas, Death Valley, et rejoindre Chicago. En effet nous voudrions faire un bout de la route 66 mais il paraît qu'elle n'est pas si bien que ça . Quel parcours serais le mieux pour nous?? Nous sommes environs 5 à partir tous dans les 30ans. Pour ma part je vais passer mon permis moto prochainement mais notre voyage début en été 2013 et je n'aurais pas le profil exigé des deux ans approuvé pour louer une moto la bas😕.. au pire je prendrais une voiture, pouvez vous m'aiguiller?? Pour le budget je me suis renseigner .. il faut dans les 8000 euros .. entre les billets d'avions, l’hôtel, la moto (ou voiture), l'essence et tous les faux frais ..🤪 y'a t'il un moyen de faire moins chère??? Merci de votre aide !!
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille English translation pending
by Pierre · 2014-08-20 · 96 replies
Bonjour à tous,

après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):

Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche

Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Gants pour faire de la photo par grand froid English translation pending
by Tokala · 2010-01-06 · 31 replies
Bonjour VFistes photographes du Québec, ou de tout autre pays très froid et enneigé en ce moment !

Voila je cherche des gants qui me permettent de faire des photos, avec mon reflex, principalement en mode manuel, par -20 degres. L'hiver dernier au Québec je n'avais quasiment pas fait de photos car avec les gros gants impossible de regler l'appareil, et sans gants mes doigts congelaient en 30 secondes. J'ai des gants plus fins, donc plus pratiques pour la photo, mais pas assez chaud, mes doigts gèlent en 3 minutes au lieu de 30 secondes...

Et la je pars dans un mois en Norvège au nord du cercle polaire arctique, donc très froid au programme... Mais comme j'aimerais bien quand même faire des photos, sans perdre mes doigts, je me demandais si certains d'entre vous avaient trouvé la solution idéale pour ce genre de problème.

J'ai vu ces gants Lowepro, mais c'est sur le net, donc je ne peux pas les voir en vrai avant, et je me demande s'ils sont bien ou pas... suffisamment chauds...
Difficultés éventuelles de voyager en Guinée-Bissau English translation pending
by DeBrazza · 2015-02-01 · 21 replies
Bonjour Je prévois un voyage en Afrique de l’Ouest L’hébergement pose-t-il problème en Guinée Bissau ? Ainsi qu’y aller en voyage ? Si oui, comment résoudre ces problèmes ? Merci anticipé pour la réponse
Corse: votre avis sur le désert des Agriates? English translation pending
by Himalaya2 · 2008-11-03 · 12 replies
Bonjour. je prépare pour le printemps notre itinéraire pour 10 jours (moto et rando). Nous ne pourrons pas tout voir en 10 jours et il faut faire des choix. Tous les guides parlent du désert des Agriates comme d'un site remarquable. J'ai vu qq photos et ça me laisse un peu perplexe. Sachant que nous n'apprécions pas particulièrement les plages (plutot montagne, falaises, côtes déchiquetées...), cela vaut-il la peine de prévoir une ballade dans cette région? je sais que tous les goûts sont la nature, mais donnez moi quand même votre avis....merci
Voyager en solo en camping-car en Russie English translation pending
by Ameyere · 2016-10-30 · 13 replies
Bonjour, m'étant inspiré de qqs aventures racontées ça et là, à mon tour de faire "profiter" ceux celles qui hors sentiers battus et par eux-mêmes aiment voyager, en CC, avec les qqs tracas inhérents à ce type "d'organisation" puisque vous ne comptez que sur vous mêmes 🙂 Notre projet très très proche est un tour du monde sans prendre d'avion, d où camping-car + moto sur remorque tranversale, et pour savoir si nous nous supporterons pendant + que 2 ou 3 semaines, nous avons décidé de prendre 3 mois de liberté de fin aout à novembre cette année 2016, direction la Russie via Biélorussie, puis Norvège, Cap Nord, Lofoten, Suède, Finlande et retour. Il est donc bien possible d'aller en Russie seuls, mais avec qqs efforts avant le départ et de bonnes doses de patience et de calme pendant....... Début juin visas pris pour nous, le CC et la moto (1 véhicule à moteur par personne) parcours déposé, visas reçus fin juillet. Ns partons donc direction Biélorussie avec qqs stops en Allemagne, à Varsovie, puis arrivé a Brest, Biélorussie, pas Bretagne...., nous passons 3 heures pour passer la frontière avec le "petit problème" de la remorque qui n'a pas sa propre carte grise puisque - de 750kg...ns avons la chance de trouver 2 miss qui parlent anglais (ns avons bien un dico russe, mais...laissez tomber même quand on a réussi à transformer le cyrillique en "latin" faut encore faire la traduction et c'est pas gagné...ns parlons anglais et espagnol et nous prenons en connaissance de cause le risque de complications en ne parlant ni n'écrivant le cyrillique). Bref photos de la remorque, du n° de série, un document est édité en russe pour 30Eur et ns voilà "en règle". C'est le contrôle du CC, des placards, de la soute, qui seront longs avec la lenteur qui sied à l'administration locale. Bref 3h + tard ns en sortons avec la promesse que plus aucun controle entre Bielorussie et Russie de se fera sauf lors de notre sortie définitive de Russie. Nous traversons donc le pays de Brest en passant par Minsk via la M1 (seule autoroute à 1 voie...une nationale quoi....) jusqu'à rejoindre Smolensk en Russie. NS arrivons le 2eme jour a la frontière russe, et niet pas possible de passer à ce poste. Fin d'apres midi difficile, moral en baisse, envie de schunter la Russie qui ne veut pas de nous malgré nos visas et parcours déposé pour aller direct au Cap Nord.....S'expliquer est un vrai gros problème, personne ne parle l'anglais et sur ma carte la police me montre que je dois aller à u autre poste frontiere plus au sud ou retourner vers la Lituanie.....Ns n'avons qd même pas fait tous ces kms pour abandonner, alors 1/2 tour et direction sud, mais bivouac avant pour la nuit. Nous avons fait 2 autres (!!!!) postes nous faisant diriger a chaque fois + au sud vers l'Ukraine. Pas top. Arrivé tout au sud de la Bielorussie, vers 17H, dernier poste un douanier ns dit que ce n'est pas encore là MAIS à 20km en me montrant sur Google (tiens 1 qui a une mini tablette et une connexion internet) la route à prendre. Très petite route (les routes sont en mauvais état en général voire très mauvais), ns hésitons 2 fois tellement cela semble irréel, sans panneau pour 1 entrée en Russie quand même.....et oui vers 18H mirador, barrière en pleine forêt.......là on veut bien nous recevoir !! pfffff nous passerons encore 2h pour documents et re fouille du CC, de la moto de la remorque qui n'a pas sa carte grise ( ....), nous donc en avoir fini, mais non, nous venons juste de comprendre que ce sont les biélorusses qui venaient de ns controler pour sortir, au tour des russes à 50m de là de faire leurs controles.......dur dur il est 20h, ça promet une belle nuit......Re passeport, visas, documents de la moto de la remorque (aie aie, mais là ça a l'air de passer ??) et visite en règle du CC, des placards, bref vs voyez.....et on tombe avec le flic des frontières le plus zélé...le plus lent.....et toujours personne parlant l'anglais, même pas 3 mots........mais nous avions imprimé des documents russes en anglais justement pour mettre les bons mots dans les bonnes cases (merci à ceux qui mettent ce genre d'info sur les sites de voyages et à l'ambassade de Russie a Paris de permettre de télécharger leurs docs en anglais.......). Ns ns sommes même dit un moment que ns allions préparer le diner à la douane, ça fera peut etre bouger les choses.......ns sommes en fait à 1 point frontiere commun entre Bielorussie, Ukraine et Russie avec tous les poids lourds venant d Ukraine. Visite du CC dessous en passant sur une fosse, et visite dessus depuis un portique......23h30, arrivent nos documents tamponnés.....ça se mérite la Russie en solo.......!!! Un voyage en avion, visa en poche, hotel, visites et retour en France, facile........😉 Bref 1ere station service à 3 km de là, on se pose pour une nuit bien méritée.........nous ferons donc qd même 1000km de + que prévu pour rejoindre Moscou à cause de ce "non passage" "non prévu" entre Bielorussie et Russie par la M1.........et personne de l'agence qui ns a delivré les visas, des consulats et ambassades diverses qui ont accepté le parcours ni même la police en Bielorussie n'a fait une quelconque remarque........Donc si vs voulez un peu 'd'exotisme", passez par la Bielorussie, sinon en Russie directement par l Estonie qui est en UE. Ensuite Moscou, Novgorod, St Petersbourg, Murmansk et sortie par le nord vers la Norvège, avec encore 3h de controles bien pénibles avant de sortir (avec le recul et qqs discussions, l'embargo européen toujours en vigueur en Russie fait qu'il y a qqs consignes de bien "s occuper" des européens hardis qui voudraient voyager en solitaires.....😛 (cela m'etait aussi arrivé il y a des années avec les US à cause de normes de sécurité différentes des autos françaises et américaines) Pour les CC, il y a un camping a Moscou, au parc Sokolniki, a St Petersbourg a l'ouest de la ville au Yacht club en bord de mer (1 autre 3 ou 4 km plus loin, "moins bien"), sinon c'est "sauvage" comme station service (elles sont immenses à cause du nbe de poids lourds circulant), au bord d'un lac, sur un parking, ect....... Voilà je voulais juste faire une réponse à ceux qui se posent la question : la Russie en CC c'est possible ? Oui sans pb et pas de stress, ns ne ns sommes jamais sentis en difficulté ou danger, sauf à choisir le menu au restaurant car ne comptez pas trop sur l'anglais meme a Moscou ou St Petersbourg 😉 Sinon qqs images et commentaires sur mon blog perso (www.globetroterre.com) et bien sur si question, n'hesitez pas..........c'est un peu long mais j'espère apporter ainsi ma modeste contribution aux futurs voyageurs 😎😎 Alain & Hélène
Randonnée sur la péninsule de Masoala en partant de Antalaha (Madagascar) English translation pending
by Willemspie · 2014-04-25 · 22 replies
J'envisage de traverser debut juin la peninsule de Masoala en rando. Je ne sais pas encore par quel chemin. Quelqu"un en a-t-il une experience recente ? Comment s'organiser en partant du cote Nord (Antalaha) ? (Le Guide du Routard fait un commentaire negatif sur les guides de ce cote-la) Et si quelqu'un veut m'accompagner ...

Merci, Pierre
Retour de Norvège avec l'express côtier Hurtigruten English translation pending
by Evajules · 2018-12-14 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je reviens de ce périple hivernal qui, à bord du Kong Harald m'a mené de Bergen à Kirkenes puis retour à Bergen.

Oui, j'en ai vu des....aurores. Alors si quelqu'un a un questionnement sur ce bateau, ce circuit....et les aurores je suis à disposition.

Bonne journée.
De Bangkok à Phuket à vélo English translation pending
by Jclarasso · 2014-07-03 · 1 reply
La Thaïlande est un pays accueillant, stable et d’une rare beauté ; Il nous tenait à cœur de traverser Bangkok à vélo, de longer le littoral du golfe de Thaïlande parsemé de sites magnifiques, de dormir chez les moines bouddhistes et chez les pêcheurs , de plonger à Ko Tao spot international subaquatique, de se promener en « Long tail » dans la réserve de Phang Na, de découvrir les îles encore sauvages de Ko Yao. C ‘est fait Notre récit est un peu long , on espère qu’il suscitera l’envie d’aller. (. JJ et Pat )

SAMEDI 8 MARS 2014

BAMGKOK SUVARNABHIMO- BANGKOK CENTRE ( 45 km a velo)

Nous quittons l’aéroport de Bangkok-Suvarnabhimo par la 4 voies qui permet de prendre la direction du centre ville .Nous sommes un peu perdu dans l’immense échangeur de bitume. Tout est grand , la route , les bus. Le bâtiment de l’aéroport semble sortir d’une autre dimension. Au bout de 10 km de voie rapide nous doutons de notre direction. Nous décidons de faire demi tour, 15 km pour rien sur une voie express. La ville est bruyante , polluée, sale et mal-odorante, les odeurs de poulets grillés, de poissons fris se mêlent aux odeurs d’égout et de gaz d’échappement. Nous pénétrons peu a peu dans cette mégapole extravagante, bouillonnante de vie , d’audace économique, capitale du tourisme sexuel. La circulation est de plus en plus dense, la voie de chemin de fer domine la voie express qui surplombe les avenues qu’enjambent les passerelles et toboggans, tout cela se reflète dans les façades de verre des buildings. Vers 18h , nous quittons Sukhumvit Road pour emprunter Pridà Alley. C’est une rue ombragée ou crache la sono d’ un établissement de nuit. Le quartier nous plait bien, il reflète ce que l’on attend de Bangkok. Nous prenons une chambre au 6 eme étage de l’hôtel « La Promenade » .Notre fenêtre donne sur un parc de verdure , la climatisation est bruyante, , mais l’établissement est propre. Apres la douche, à la nuit tombée nous décidons de découvrir le quartier. L’activité est intense, les « vieux blancs » se promenant main dans la main avec des jeunettes, les stands de poissons et autres victuailles se succèdent . Quelques restaurateurs ont dressé la table dans un jardin arbore de palmiers, kamerops et strelitzias. Nous sommes étonnés par le nombre de Bar trucks. Ce sont pour la circonstance des fourgons Volkswagen Transporter d’anciennes génération décorés de ruban de led multicolores , boules à facettes, le tableau de bord habillé de moquette rose. Le toit a été découpé pour le rendre ouvrant comme un coffre a jouets, les bouteilles de Chivas , Gin, vodka, et autres sont alignées comme des quilles le long d un comptoir rutilant. En regagnant notre hôtel nous passons devant LE KIWI, célèbre volatile de Nouvelle Zélande. Son nom ne trompe pas , il s’agit d un pub tenu par un anglais. Une dizaine d’écran de Tv diffusent des images de Foot, jeu a XIII et rugby. Aujourd’hui, c‘est journée du Tournoi des 6 nations. A cause du décalage horaire le match de l’équipe de France en Ecosse sera proposée à minuit à la suite de celui de l’Italie en Irlande. Deux matches implique 4 mi-temps = 1 Henekein + 3 Guiness. A 2 heures du matin , la France a gagné , je peux aller rejoindre Patricia restée a l’hôtel.. . . .

DIMANCHE 9 MARS

BANGKOK- HAT CHAO SAMRAN (130 km de bus et 40 km a velo

Le réveil est tardif , l’air est moite, la température vers 10h est déjà de 35 degrés. La nuit a lavé les pêchés. Nous reprenons notre raid urbain sur la même avenue ou nous l’avons laissée. En ce dimanche , la circulation est moins dense. Les feux rouges à décompte à rebours se succèdent. Ce système d affichage lumineux indiquant l’attente restant avant de démarrer est présent à tous les carrefours. Les chiffres rouges ou verts sont placés de l’autre coté de l’intersection suspendus à un portique de 5 ou 6 mètres de hauteur tels le Start d’un grand prix de F1. A zéro, l’immense cortège mécanique se met en branle dans un vacarme odorant, et nous en appuis sur nos pédales , masques de papiers sur le nez peinons à reprendre le rythme des tuk-tuks.

Au bout d’une heure soit environ 15 km nous arrivons au centre historique de Bangkok. Palais, demeures royales de l’ancien Siam , temples bouddhistes... se côtoient. Nous faisons une halte au Palais SUTHATTHEPRARAM, une multitude de toiture de tuiles rouges et de panneaux de pierre grise ornés de bois sculptés perchées sur des colonnes blanches protégent 146 bouddhas étincelants disposés dans une galerie en périphérie du temple. Devant l’entrée, une vendeuse d’offrandes enfile à l’aide d’un fil de fer de petites fleurs jaunes et roses sur des colliers de jasmin. Elle nous en propose 3 pour 20 bahts (50 c d Euros). Notre ras le bol de la ville et plus fort que notre curiosité , nous abandonnons la richesse culturelle et historique pour enfourcher nos vélos et fuir vers les cotes verdoyantes du pays. Un grand toboggan nous permet de franchir les eaux grises du CHAO PHRAYA.. Nous sommes contraint d’emprunter les voies express urbaines bondées de bus, camions et véhicules en tout genres. Notre patience et notre entêtement à n’utiliser que l’énergie de nos mollets pour rejoindre Phuket situé à 1000 km plus au sud sont bafoués lorsque nous nous retrouvons au centre de la jonction de 2 motorways de 4 voies chacune. Le zébra central est l’unique refuge qui nous permet de retrouver de la lucidité pour glisser dans le flot incessant de voitures. Encore quelques kilomètres et nous capitulons à la vue de la grande gare routière de Bangkok.. Il est 13 heures , la température de rapproche des 40 degrés. C’en est trop. Patricia se laisse convaincre du raisonnable. Quinze minutes plus tard nous sommes installes séparément dans un vieux modèle de bus, une poche de beignets de poisson froid négociée à la dernière minute en guise de déjeuner. Nos vélos sont compressés dans la soute à bagages contre la batterie de réservoir de GPL. Patricia s ‘endort, pendant que je rédige le journal du voyage. A 14h30, le bus éjecte ses baroudeurs et leurs bardas sur le trottoir de PHETCHABURY, petite ville tranquille à 130 km de la capitale. Nous traversons en 2 coups de pédale son centre sans intérêt et nous prenons la direction du golfe de Thaïlande en suivant une allée ombragée bordée de grands arbres. Puis une longue route jalonnée de poteaux métalliques surmontés de pelotes de fils électriques inextricables et de belvédères poussiéreux nous conduit a KWANG . Sur notre gauche, sous le squelette d’une structure en béton se tiens le marche du dimanche. Magnifique, chaleureux, authentique , original. Nous n’avons pas de mot pour qualifier cette ambiance tropicale. La vie y est intacte. Des dizaines de femmes s’ affairent à la cuisine sur des frêles brûleurs de gaz, beignets de calamars, friture d’oeufs de caille, plats traditionnels thaï, fruits en tout genres, produits de la mer, brochettes de poulets et poulet frit.... à coup de 20 bahts par ci ou par là, nous remplissons notre pense à grands risques de turista. On osera même la dégustation de larves, de criquets et de sauterelles grillés. Encore dix kilomètres sur une route presque tranquille et sur notre gauche nous sommes intrigues par l’originalité d’un abri bus à l’architecture locale. Photo souvenir prise par une passante à moto qui nous rencarde sur la présence de bungalow a louer juste au bout du chemin. C est un ancien hangar agricole transforme en gite. Les alveoles du fourrage ont ete equipes en logements confortables , seul bemol ...pas de fenetre. Tampis pour 10 euros la nuit , son confort est suffissant. Nous voila installes et douches. Le village balneaire de HAT CHAO SAMRAN est a 2 km. Frontale sur le front, nous enfourchons nos velos pour s y rendre. Superbe site , plage de cocotier , maisons de pecheurs et quelques et etablissements touristiques de petites tailles, l endroit est sympa. Nous poussons notre curiosite au fond d une traverse qui semble animee. Nous debouchons sur ce qui doit etre la place centrale ou se deroule une fete boudhiste. Au centre de la place de dresse la reproduction d un temple en haut du quel prone un cerceuil , a chaque angle des efigies en l honneur du defunt : un moine venere et respecte dont nous ne serions repete le nom. Tout au tour se trouvent des tribunes drappees de blanc et de jaunes mangue, au premier rang des bancs scultes pour acceuillir les honorables, derriere les chaises sont habillees de houses immaculees. En arriere plan une enfilade d’instruments de musiques graves de pierres precieuses laissent echapper un son himalayen, pendant que les monks murmurent une priere. La fete ne serait pas totale s il n y avait de kermesse locale. Une jeep course un avion qui survole un bateau lequel tante de rattrapper la moto qui le precede. Entieremet construit par son proprietaire chaque sujet du manege est suspendu a une charpente en rotation , laquelle pivote propulsee par un ventilateur domestique. Les jeux gonflables, peche au gupies, carabine a bouchon et jeux de flechettes completent la foire. On s attable devant une assiette de vermicelle a l omelette de seches, puis on deguste le kaolam (riz thai cuit dans un morceaux de cane a sucre). Feu d artifice et illumination de feu de bingale cloture la soiree. Nous retournons a velo dans le douceur de la nuit a notre hebergement de campagne.

LUNDI 10 MARS 2014

HAT CHAO SAMRAN- HUA HIN

Nous ouvrons la porte de la chambre , le gardien se tiens debout a quelques metres les bras croises. Il attendais notre apparition pour nous proposer le cafe. Nous repassons a HAT CHAO SAMRAN , triste comme un lendemain de fetes, les ouvriers s affairent au demontage puis nous longeons le littoral par une belle route bordee d’une piste cyclable. Nous nous arretons sous une tonnelle qui abrite un commerce de bord de route , la patronne fend des coques semblables a des nooix de coco, elle en extrait trois fruits gros comme des abricots et de la couleur du litchi. Elle nous tend ce fruit en disant : thin, c est le nom de ce fruit. Deux allemandes a velo qui envisagent le meme parcours que nous s arretent egalement pour nous saluer. Apres 30 km nous arrivons a CHA-AM , petite station balneaire qui a conserve son patrimoine architectural et son port de peche artisanal malgre la construction de hauts immeubles d appartememts et de vasques complexes hoteliers . Quelle joie nous empli a la vue de ses dizaines de bateaux multicolores decores de pavillon bleu rouge et jaune amares au ponton de leurs maisons sur pilotis reparties de part et d autre de l’embouchure de la riviere. La peche est une activite bien vivante qui mobilise une main d oeuvre locale tres experimemtee aux methodes de travail traditionnelles. C est ainsi que l on a pu assister au dechargemet de centaines de caisses de calamars pesees meticuleusememt l une apres l autre a l aide d une balance plus proche du pese personnes que de la bascule. En meme temps un marin bascule des pains de glace d une centaine de litres dans un concasseur a couteaux , lequel se deverse sur une vis sans fin qui monte les eclats de glaces au sommet d une goulotte. De la , la glace pilee glisse jusque dans les cales d’un navire pret a appareiller. Poisson grille , brochettes de cuisse de poulet et riz comblent notre appetit sur une table revetue d une toile ciree qui nous colle les coudes. Une passerelle jaune enjambant le cour d’eau verdatre nous permet de pousuivre notre route vers HUA-HIN , d abord le long des plages puis sur une deux fois trois voies qu’il est impossible de contourner. Nous tentons bien a plusieurs reprises de chercher une route parallele au front de mer, mais en vain, chaque traverse se termine en cul de sac au pied d’un recent hotel. Vers 14h00 la temperature atteind les 40 degres.Au 70 eme kilometre de la journee nous penetrons dans la ville de HUA-HIN. Nous nous arretons a un marchand ambulant proposant des coca frais et des fruits peles. Annanas , pasteque et papaie. Jean jacques s’eclipse le temps d un besoin pressant et reviens 10 mn plus tard. Si tu veux un endroit sympa pour la nuit, j’ai ce que tu cherches. Nous enfourchons nos velos et a travers un dedalle de petites ruelles traversant un bidon- ville puis en suivant un canal profond securise par un grillage et degageant une odeur noseabonde nous progressons a la stupefaction des habitants qui tentent de nous dissuader de continuer dans cette direction. Les touristes ne viennent jamais ici ... Puis nous foulons de nos pieds le sable de la plage, poussant peniblement nos pesant velos.Nous contournons quelques maisons de pecheur pour decouvrir la case de notre hote Nylan. Nylan habite une petite case de bois de 6 ou 7 m2 seulement, sur l’avant se trouve une plateforme de planche sureleve du sable de 50 cm et recouvert de plaques de fibrociment et sur l’arriere un appentis sert de rangement a son materiel. La marree est basse et sa barque de peche git sur la greve amarree a une grosse ancre dont le jas est plante dans le sol. Nylan repare ses fillets assis sur la marche de sa porte. La population se mobilise pour nous accueillir. Un ami a Nylan nous montre le tuyau d’eau pour la toilette et reviens avec du poisson seche , des brochettes et des beignets alors que la voisine cuisine du poisson bouilli et du riz. On a pas faim car il n’est que 16h , mais nous ne pouvons faire autrement que d’avaler tous ces aliments. Pour ne pas arriver les mains vides nous avons apporte 4 Changs.(biere locale). Nylan continue ses travaux. Nous nous installons a l exterieur sur la terrasse, nous faisons face a la mer le dos appuye sur un amas de filet , les jambes glissées dans nos sacs a viande. Elle est pas belle la vie ? Plus tard Nylan nous propose 2 boites de coca frais, une autre voisine nous apporte un bol de riz recouvert d’oeuf poelle et d’oignons fris , puis un homme apporte un ventilateur en simulant le bruit du moustique. La nuit avance, Nylan a ete se coucher et a arreter la radio qui jusque la accompagne notre soiree en musique Thailandaise.

MARDI 11 MARS 2014

HUA HIN- BO NOK 96 km. (Velo) La radio de Nylan a gueule toute la nuit a croire qu’ il ne s ‘est pas couche, et le neon blanc au dessus de nos tetes ne s’est eteint que vers 2h00. Un cauchemar dans un cadre idillyque. Nylan nous propose un seau pour la toilette et nous prepare l’eau pour le cafe, puis il prepare le petit dejeuner : poissons bouillis avec des oignons et riz blanc, un regal. Nous avons quitte notre hote vers 9h00 avec beaucoup de re gret. A peine sorti du sable , crevaisson. Le ciel est voile et la temperature grimpe a 34 degres. La route pour quitter HUA HIN n’est pas tres agreable pendant 20 km , puis nous bifurquons vers le littotal pour atteindre PAK NAM PRAN , jolie plage de sable blanc et de cocotiers. Quelques bateaux de peche secoues par la houle mouillent dans la baie. A proximite 2 temples boudhistes se font face. Un decors de carte postale Nous poursuivons la route qui longe le bord de mer, parfois la chaussee rentre dans les terres, traverse des cocoteraies ou des rizieres pour re apparaitre quelques kilometres plus loin. Ce petit jeu de cache-cache complique notre etape et la rallonge un peu. Vers 14h00 , en contre bas de la route sous un auvent de palmes un dizaine de femme s affairent activement. Nous prenons la rampe menant a cet atelier, il s agit d’une fabrique de fruit fris. Certaines coupent des bananes , des patates rouges et des racines de bambous en roudelle tres fines ou en batonnets pendant que d’autres les plongent dans des bacs d’huile bouillante a la chaleur d’un feu de bois. Ces chips de bananes et autres sont ensuite conditionnes dans des sachets en plastiques. L ‘autre specialite est la puree d’ Ananas ou de papayes maceree dans du lait de coco puis confite, un vrai regal. La patronne nous en donne 2 barquettes. Nous longeons ensuite la longue plage de Ban Nong Khaem Noi desertique, quelques guest houses et etablissements de plage ont pris place sur ce site superbe, mais a en juger par les importants travaux d’amenagement en cours, il y a peu de chance de conserver cet endroit intact tres longtemps. A l’horizon se detachent la masse importante des collines du parc National de Khao Sam Roi Yat hautes de 650m. Apres 70 km avec le vent de face nous traversons le Parc, les plages ont fait place aux etangs entoures d, une epaisseur et haute vegetation au dessus de laquelle parfois depassent les toitures d’un temple.Puis quelques singes suivent des yeux notre passage perches sur les panneaux indicateurs.Nous arrivons apres 95 km a Ban Bo Nok, un des cinq bungallows super kitch a 100 m de la plage sera a nous pour la nuit contre le paiememt de 500 baths environ 11 euros, petitdej compris.

MERCREDI 12 MARS 2014 Ban Bo Nok – Thap Sakae. ( 110 km a velo)

Depart a la fraiche ce matin et arret au temple tout proche qui heberge les ecoliers du village, sceance photo pour Patricia emmerveillee par tous ces ecoliers en tenue orange qui la regardent avec admiration , il faut dire qu’elle passe pas inapercue avec son casque qui surmonte sa casquette rouge posee a l’envers et sa peau teinte equrevisse. Ce matin la route qui fuit le village vers l’ouest est quasi deserte, nous empruntons le toboggan tout neuf qui enjambe la voie ferree et obliquons vers l’ouest pour eviter la route a 2x4 voies qui descend vers le sud. Sur le bord de la route a l’ombre d’un abri de planche une thailandaise propulse des projectiles pour faire fuir les oiseaux interesses par ses semances de riz, l’occasion est trop belle pour s’initier a l’art du lance pierre. Un baton en forme de Y equipe d’un elastique lui sert a lancer a une centaine de metres des billes d’argile qu’elle a soigneusememt roulees dans ses doigts. Avec beaucoup d’adresse elle fait deguerpir les nombreux volatiles. Apres 2 ou 3 essais nous sommes satisfait de notre niveau technique. Le goudron fait place a la latterite, la piste traverse des exploitations de figues de barbarie, d’ananas, de mangues. Les seuls vehicules qui utilisent cette voie transportent les produits agricoles vers la ville. Nous croisons une procession de villageois coiffes de chapeau de paille colores et portant un habit traditionnel orne de chapelets d’offrande. Ils se rendent au Wat en cortege de 4x4 donc le premier transporte un orchestre qui ne passe pas inapercu. Nous aercevois au loin le temple perche sur la colline de PRACHUAP.C’est le signe que nous approchons de la route numero 4 qui relie la capitale au sud du pays a l’image de la RN 7 en France. IL nous faut traverser cet axe et rejoindre une route secondaire qui parallele a la voie ferree traverse des cocoteraies ombragees et des etangs habritant des oiseux migateurs. La temperature est de 38 degres en ce debut d apres midi nous avons 62 km dans les mollets. Retour sur la route numero 4 pendant 20km, ras le bol de la circulation nous fuyons dans la cocoteraie et decouvrons une piste de terre longeant le chemin de fer. Un vrai regal pendant 5 km de paysage polynesiens avant d’aboutir dans une exploitation de coco d’un autre temps. Ressemblant a une maison coloniale , teintee de bleu pale la grande batisse toise les cocotiers avec beaucoup d’arogance, les chiens aboient et un jeune thai sort sur le seuil de la porte. Il joint ses mains au niveau de son torse, s’incline plusieurs fois lentement dans notre direction en signe de bienvenu. Nous sommes au pays du sourire. Le rythme de pedalage est de plus en plus aisee. Ca devient presque facile, boustes par l’euphorie nous avalons les km a bonne vitesse. Au 100 eme nous quittons definitivement la route numero 4 pour rejoindre le littoral a Thap Sakae. Un grand chapiteau habritant une foire est insatlle au centre de l’agglomeration. Comme a l’accoutume les stands de cuisine thai y sont nombreux, vu l’heure avancee , c’est pour nous l’occasion de se restaurer. Puis dans la penombre nous repartons 45 mn plus tard a la recherche d’un hebergement. Nous essuyons deux refus de locaux estimant que leur maison n’est pa assez bien pour nous, puis nous tentons notre chance aupres d’un bureau de l’ EGAP ( = EDF), pas possible non plus. Un peu plus loin deux pecheurs sous leur abris de fortune nous proposent le gite et le couvert. Le cadre est superbe , sable blanc palmier et cocotier , et couchage possible sur le pont du bateau a sec. Mais l’ un des deux est emeche , ce sera non merci pour Patricia.... A deux cents metres de la, trois bungallows offrent une vue superbe sur le golfe de thailande. Onze euros la nuit. Une Chang (biere thai) et le cul dans le sable face a la mer a contempler la mer. JEUDI 13 MARS 2014 Thap Sakae- Chumphon (170 km a velo). Puis Chumphom- Ko Tao par le Ferry de nuit.

Partageant le meme sentiment de guili-guili toute la nuit, nous concluons que nous avons dormi parmis les puces rouges, Avant de quitter le bungallow a 8h00, je prend renseignement aupres du patron pour connaitre la disatance separant Thap Sakae de Chumphon. Dans un anglais approximatif assez proche du mien , il me repond apres avoir consulter Internet : One hundread and fifthy et je comprend : One hundread and Fiftheen , ce qui est tres different surtout lorsque on circule a velo. La temperature est inferieur a 30 degre, il y a un air frais , ca change un peu. Apres 15 km nous faisons une premiere halte pour le petit dejeuner cher Than , un charmant Thai selon Patricia. Deux jus d’ananas frais et deux bols de riz agrementes d’oeuf et de legumes soit 90 baths (environ 2 euros). Nous parcourons la, la plus belle etape depuis Bangkok. De petites routes sans aucune circulation qui longe le sable borde de pelouse , de l’autre cote une succession de petites maisons Thai aux couleurs chatoyante rose, bleu , vert pistache...Plus loin la route enjambe et longe un bras la lagune pendant quelques kilometres ; des bateaux de pecheurs sont amarres de chaque cote.Au bout de la lagune se trouve un groupe de maisons sur pilotis. Nous nous arretons a une exploitation de poissons seches. Les petits poissons sechent au soleil sur des centaines de clayettes posees sur des piquets a 50 cm du sol dans un decors paradisiaque, seul le bruissement des branches de cocotiers et les rouleau des vagues sur le sable blance perturbent le silence. Deux Thai retournent methodiquement les clayettes une a une. Le poisson est prealablement bouilli dans de grands bacs matalliques encastres dans des fours en maconnerie alimentes par un feu de bois.

Nous arrivons Ban Tha Manao, deux grandes digues sur pilotis, l’une en bois l’autre en beton retiennent des dizaines de bateaux de peche bordees de rampes lumineuses. Au bout du ponton, le dernier rentre decharge sa cargaisson alors qu’un camion au soleil est en cours de chargement de glace pilee.

Nous traversons de grande foret de cahoutchou et des palmeraies, il est 15h la temperature est de 38 degres.

Le bord de mer disparait et la route se transforme maintenant un grand huit , les monta-calas se succedent nous obligeant a des efforts supplementaires en plein soleil. Le but de l’etape du jour est d’arrivee a Chumphon avant le depart du ferry pour Ko Tao qui quitte le quai a 22 heures. Nous passons le 90e km. Un automobiliste nous aborde alors que nous sommes arretes a une intersection. En lui disant que nous allons a Chumphon il repond Eighthy ( je comprend Eightheen )betement je calcule 90 + 18 = 108 km. C’est a peu pret ce que l’on nous a dit avant notre depart. (soit 115 km ) Dix km plus loin nous nous arretons a un marche pour acheter du ravitaillement , beignets de crabe, grillage de pate de viande et coca. Nous redemandons la distance restant pour Chumphon , la jeune fille affiche 7 doigt , c est bon on y est presque sauf que sept doigts c’est SOIXANTE DIX KILOMETRE. Les quiprocos se multiplient et se tiennent jusqu’ au moment ou un panneaux affiche-- Chumphon 48 km-- Douche froide, la nuit tombe, la fatigue est la et en plus je creve la roue arriere par un grosse vis. Mutinerie a bord, Patricia ne veux plus avancer, elle veut arreter un pick up, je lui propose de prendre une chambre des que possible. Elle a des brulures sur les levres, une allergies au soleil sur les cuisses et le derriere en feu. Mais le temps necessaire a la reparation calme les ardeurs et nous repartons de plus belle. La nuit tombe, nous enfilons les gilets fluo, et sortons frontales et feux rouges. Notre progression se fait maintenant de nuit , il reste 30 km. Fort heureusement le bas cote est en bon etat. C’est super agreable de rouler de nuit, torse nu et gilet ouvert offrant le torse a la fraicheur. Nous sommes vigilant aux divers obstacles qui pourraient se presenter, trous , sable, absence de revetement, chiens.....Nous avons penser a tout sauf a une petite dame vetue de noir, en appuis sur sa bequille qui clodique lentement sur le cote de la route...juste le temps de crier ATTENTION et de donner un coup de frein qui siffle dans la nuit et elle est deja derriere encore sur ses jambes. Je n’ai vu que le reflet de sa bequille et sa frele silhouette. Patricia plus decalee que moi l’ a aussi evitee de justesse. En cas de choc , c, est hopital pour la pauvre dame et prison pour nous. Chumphon n’est plus qu’ a 15 kilometres, puis a 10 puis a 3 km. On s’ arrete au coin d’ une avenue pour avoir confirmation que le port est bien vers la gauche.....grands signes positifs de la tete de tous les hommes attables a la terrasse d’un bar , on redemarre et on entend –Thirstheen- kilo à Nous avons bien compris 13 km , le port est encore a une demi heure. C’est au bout de 170 km et 13 heures de voyage que nous prenons a 21h10 nos billets de ferry pour Ko Tao. Un bloc sanitaire rudimentaire sur le port nous offre une douche appreciee. Les velos accroches au bastaingage, le batteau appareille a 22h00.

VENDREDI 14 et SAMEDI 15 MARS 2014

Sur l’ile de Ko Tao (ko= Iles Tao=Tortue) Puis traversee de nuit jusqu’a Surratthanit.

La traversee depuis CHUMPHON s’effectue de nuit, bercee par le boucan metallique du moteur similaire a un bruit de marteau piqueur.Patricia , boules kyes fichees dans les orielles a dormi comme un bebe et moi comme un pepe engoisse. 96 couchettes equipent l’ unique dortoir du bateau a l’exception des cabines d’equipage situees au pont inferieur. Le bateau est charge de materiaux de construction, de bois, de citernes en plastique et autres palettes bachees dissimulant leur contenant, bouteilles d’eau minerale .Tout ce qui est necessaire a l’organisation de la vie insulaire est a bord. A 6h00 du matin , il fait encore nuit , les lumieres de la cote se rapprochent et le moteur ralenti son rythme appaissant nos tympants. Le debarquement est tres rapide. Nous remontons la rue principale de BAM MAE HAT, pentue et bordee de commerce pour trouver refuge dans un petit restaurant local. Le jour se leve et la population aussi. Plus de touristes , moins de chaleur dans le sourire des Thai. Une soupe de vermicelle agrementee de je ne sais quoi pour petit dej. Puis nous allons au quartier de Hat Sairee, ou se trouve une grande partie des clubs de plongee. Il parait qu’ici se trouvent les plus beau spots au monde.Le club Francophone Aqua Tao a notre preference et nous reservons des places pour la sortie du lendemain puis nous partons visiter l’ile a velo. Le relief est assez scabreux , les 21 km2 de l’ile sont tres boises, deux routes principales en forme de Y permettent de desservir par des voies betonnees tres pemtues les petites criques de plage de sable fin. De charmants bungallows bien integres au site batis sur les gros blocs de granite a moitie immerges offrent un decor de cartes postales. Malheureusement la constructions de grosses batisses ou de somptueuses villas commemcent a marquer l’environnement. La population est faite d’ indigenes, de touristes generalement jeunes (20 a 30 ans) et de travailleurs saisonniers embauches en grande partie par les centre de plongee comme moniteurs (jeunes aussi). De ce fait, Patricia et moi representons la quai totalite de Seniors de l’ile. Nous louons un bungallow dans un coin assez calme et repartons deambuler dans le quartier et consommer au coin de la rue un plat thai et un jus de Dragon-fruit. Le rendez vous au club de plongee est fixe a 6h15 du matin pour un depart a bord d’ un tres beau bateau en bois a 3 ponts pouvant acceuillir jusqu’ a 50 plongeurs. Nous sommes 18 a bord , on a donc la place pour preparer le materiel. Nous nous immergeons avec Max le dive-master et Alex , breton d’origine et boulanger sur l’ ile de Ko Phangan , sur le site appelle CHUMPHON PINACCLE. Les deux plongees se font sur le meme spot, Rien d’exceptionnel peut etre a cause d’un luminosite faible. Beaucoup de petits poissons et peu de coraux, nous ne regrettons pas cette belle plongee. L’apres midi est consacre au fareniente , balade et baignade sur la plage, biere a la terrasse d’ un troquet. Nous avions envisage de prendre le bateau pour Ko Phangan cet apres midi (Samedi), mais en raison de ce qui est appelle ici , the full moon , les compagnie refusent de transporter nos velos. La Full Moon est un rassemblement de fetards sur l’ile voisine ou fete , alcool et musique a donf sont ininterrompus pendant 24heures. Nous prenons donc a 21h30 le ferry de nuit pour aller directement sur le continent a SURRATTHANIS. Double interet pour nous, eviter la zone trop touristique de Ko Phangan et de Ko Samuit et gagner deux jours pour profiter d’avantage de la region de Krabi et de la baie de Phang Nga, la plus belle du monde. Le bateau est assez confortable et moins bruyant que celui qui nous a amene a Ko Tao. Nous trouvons le sommeil avant qu’il large ses amarres.

DIMANCHE 16 MARS 2014.

Surratthani – Ban Playkorn (95 km a velo)

Le JASOEN a effectue la traversee par une mer belle et remonte la riviere dans la nuit jusqu’a un appontement. Il est environ 5h00 et le chef de cabine allume la lumiere du dortoir en criant : -The boat is arrived at Surratthani – une premiere fois en Anglais et une deuxieme fois en Thai. Nous avons a peine le temps de sortir sur le pont que la cargaisson est deja a terre grace a l’efficacite des jeunes matelots Birman , visage perturlure et deja en sueur. Les services maritimes ont mis a disposition une table et propose du cafe gratuitement. Nous rencontrons un americain du Massassuchett vivant a Changmail et sa compagne Thailandaise qui effectuent un voyage a moto.Vers 6h15 le jour est a peine leve, nous enfourchons nos velos, tranversons le grand pont en beton qui enjambe la riviere et nous dirigeons vers la ville en direction du sud. Nous n’avons pas track sur le GPS, il faut donc s’orienter a la boussole en se refairant a la carte insuffisamemt precise. On s’en sort bien et 5km plus loin la ville sans interet de Surratthanis est derriere nous. Nous empruntons la route 4002 en direction de Ban Na San. Cette grande route est generalement tres frequentee, mais ce dimanche et a cette heure matinale la circulation est faible, ce qui nous permet de gagner rapidement vers le sud. Nous arrivons a Lum Sai ou la 4002 prend fin devant un grand toboggan en travaux qui permettrat prochainement de franchir la route 44 sans carrefour. Sur le bas cote , une peite echoppe tenue par une thailandaise et ses 2 filles propose des grillade de poulet, et diverses preparations a base de riz et de jus de coco grillees et roulees dans des feuilles de differents vegetaux. Nous gouttons a presque tout. Nous poursuivons a bon rythme de pedalage notre descente jusqu’ Ban Na San ou nous faisons un nouvelle halte a la terrasse ombragee d’un commercant avide de rencontre. Celui ci parle bien l’anglais pour avoir travailler dans un hotel sur l’ile de Ko Samui. Les seuls interets touristiques du coin se resument a une cascade , trop loin de notre route, et une grotte que nous decidons d’aller visiter. Helas l’accueil est repoussant et la caissiere n’a pas la monaie de nos 1000 baths. Nous arrivons a Nam Phu, petit village comme tant d’autres sur notre route. A la difference pour celui ci est qu’un barnum a larges bandes jaunes et noires joliment decore emprunte sur la route au deux tiers de sa largeur comme si la fete qu il abrite est plus importante que la circulation des usagers. Sous le barnum un groupe de personne atable emballe dans un papier cellophane des statuettes de boudhat, a cote le portrait d’un homme trone sur un chevalet. Eleve a 2m du sol au dessus d’une cascade de fleurs, un cerceuil blanc entoure d’ornements dores domine la scene. Il s’agit d’une ceremonie de funeraille. La fille du defunt et son fiance maitrisant l’anglais viennent a notre rencontre et nous invite a table. Au coin de la rue , les tentes destinees a acceuillir les convivies s’etalent sur une trentaine de metres et de gros poellons sur feu de bois migottent les plats de poisson, porc et poulet. Un groupe de femme sous un auvent epluche n’inombrables legumes. La veuve nous offrent une statuette de boudhat que l’on s’engage a suspendre a notre coucou en respect pour son epoux. Nous repartons en direction de Phukett le ventre plein. Le reseaux routier du sud de la thailande est assez simpliste, il cadrie le pays en petits polygones de 15 a 50 km de cote.L’echelle de notre carte est trop petite (1cm pour 9km) pour envisager de traverser l’un d’eux. Mais au sud de Ban Na San, l’exploitation du cahoutchou a permi la construction de pistes de terre ou betonnees qui desservent les habiattions et les forets. C’est en s’engouffrant sur l’une d’elles que l’on decouvre une autre facette de ce pays. Une vie a l’ombre des grands arbres , organisee en bourgade lineaire le long de la piste ou de petites maisons d’architecture tres variees se succedent avec un point commun- le Krae-. Petite plateforme de bois surmontee d’une toiture qui accceuillent toute la famille pour un rassemblement de convivialite ou jeunes et vieux echangent dans une ambiance rieuse en regardant les rares passages sur la piste qui constituent les seules animations du quartier. Il nous faut trouver un accueil pour la nuit. Nous faisons halte a plusieurs reprises devant les-Krae- en adressant de chaleureux –See weut dii ke- (bonjour), parfois les habitants ne nous portent pas grand interet, et nous poursuivons notre chemin, parfois il en suit une tentative de communication. Vers le 92 eme kilometre , nous passons le portail de la famille de Mee Kitt. Il est en train de couper une branche d’un arbre avec sa femme, au fond du jardin le reste de la famille se protege du soleil. A notre vue, il va chercher une perche au bout de laquelle se touve une lame courbee. Avec dexterite et a bout bras , il deccroche 2 noix de coco qui tombent et roulent au sol. Sa femme en decapite une a l’aide d’une feuille de boucher, lui creer une ouverture grosse comme une piece de 2 euros et la tend a Patricia qui , basculant la tete en arriere avale de grosses goulees tiedes de son jus. A tour de role nous sechons son contenu. Puis la femme fend la noix en deux et nous donne moitie chacun ainsi q’une ceuilliere pour en deguster la chair. Tout cela a durer moins de 5mn. Accusant un coup de chaleur Jean jacques s’endort sur un muret pendant que Patricia discute avec les enfants et petit enfants du couple. Au reveil, Monsieur Kitt nous propose une douche dans son toilette de jardin. Il refuse de nous heberger pour la nuit mais nous propose de nous conduire au temple se trouvant plus loin sur la piste a environ 3 km. Nous voila repartis , lui en petite moto, nous a velo. Trois kilometres plus loin , alors qu’ un autre thai en moto lui aussi s’est joint a nous, monsieur Kitt arrete sa moto sous un immense arbre au tronc multi-centenaire. Sur la droite un moine en tunique orangee s’active a la construction d’un temple. Nous sommes a Ban Playkorn, bourgade de 300 habitants. Le moine deroule deux nattes sur le sol de l’autel a cote de la statue de boudhatet nous demande de bien vouloir dormir dans une orientation precise. Les pieds a l’oppose de Boudhat. . Les jeunes filles viennent nous rendre visite ainsi que la famille antiere de Fharan, torse nu, l’air emeche mais super amusant. Il nous initie a la –water tumtum- , sa formule pour decrire la douche a l’ecuelle. Oreillets , ventilateur, bouteilles d’eau sont gracieusement mis a notre disposition. Bien que la natte sente le pied de moine, la nuit profite du calme et de la fraicheur de la foret.

LUNDI 17 MARS 2014.

Ban Playkorn- Leam Sak (99 km a velo)

A 6h15 , Mam la fille de Fharan ouvre sa boutique face au grand arbre multi-centenaire.Le jour se leve et la lumiere de soleil decoupe la silhouette des branches. Peu de temps apres une dame arrive pres de l’autel pour y deposer le plateau en inox de notre petit dejeuner. Dessus se trouvent un bol de riz , un plat de porc epice, 2 morceaux de poisson aludres que l’om trouve chez nous. Le riz et le porc feront l’affaire. Nous plions bagages vers 10 heures et quittons le temple apres d’intermonable remerciements justifies. Cinq kilometres de piste nous conduisent a la route 44 descendant vers Phukett.Direction Sud Ouest de la Thailande, la temperature est de 43 degres. Au bout d’une vingtaine de kilometres nous quittons la 44 et commencons a apercevoir les pitons granitiques de la regin de Krabi. Vers 12h30 nous nous arretons dans une boutique a Play Phraia pour se proteger de la chaleur et boire une boisson fraiche et sucree. Jean Jacques s’endors sur le carrelage pendant que Patricia ecrit son journal.La generosite des thai sera encore prouver puisque il nous sera offert riz et porc.La noix de coco offerte la veille par Monsieur Kitt sera notre desert. La route est frequentee par de nombreux camions, de plus la bande reservee aux deux roues est presque inexistante , elle est pour nous la portion la plus dangereuse depuis Bangkok. Un panneau sur la droite de la route annonce la presence d’un centred’entrainement de boxe thai, sport national en thailande. Apres 1km de piste en foret nous arrivons a un complexe en pleine nature comprenant un grand chapiteau protegeant le ring , 2 maisons sommaires et un petit temple boudhiste. Un veil homme assis en tailleur fait face a son maitre, les mains jointes contre le torse. Il se tourne pou me saluer. C’est un ancien champion de boxe , il nous presente les differents posters ou il apparait tout jeune et au sommet de sa gloire. Il offre a Patricia un flottant de boxe. Un peu plus loin nous empruntons une piste cherchant a pompre la monotonie du gondron, apres avois traverser des decors somptueux , nous nous retrouvons 2 km en arriere. Il nous reste environ 25 km de route lassante pour rejoindre Leam Sak situe dans la baie de Phukett. Nous decouvrons un bord de mer inaccessible car occupe en bande continue par de petites La grande curiosite de Leam Sak est son temple, occasion pour nous d’aller demander l ;hospitalite. Nou sommes recu froidement et prudemment par l’un d’entre eux , ils somt sept dans cet immense domaine , plusieurs grands batiments, un grand parc ceinture par un grand mur et ferme par un grand portail. Avant de donner son accord , accours vers le grand chef que nous ne voyont pas, verifie sur nos passeport la veracite de nos declarations puis nous accompagne vers un batiment situe en contrebas. A l’angle d’un batiment il nous designe un moine assis en tailleur revetu de sa tunique orange et n’exprimamt par les trait de son visage aucun sentiment. He’s big chief. Il nous demabde de nous agenouiller en joignant les mains devant notre torse.C’est ce que nous faisons immediatement. Puis demontant un grand rideau metallique , Il nous installe dans une salle ventilee, sur des nattes et des matelas. Nous disposont de toutes les commodites.

MARDI 18 MARS 2014

Leam Sak- Ko Yao Noi (70 km a velo + 14 km long Tail)

On s’active dans la piece voisine. Des hommes et des femmes preparent dans la salle des prieres la ceremonie matinale. Intrigues nous nous glissons a tour de role parmis les fideles, La ceremonie a commence face a l’autel de Boudhat, une douzaine de personne recite in lassablement l’ incantation au prophete. A gauche les sept moines assis en taille, saisissent de leur main gauche la nourriture deposee dans un contenant spherique enveloppee dans une etoffe. Il mange goulument pendant toute la ceremonie.Au bout d’un demi heure tout le monde ressort de la salle. Les fideles s’orientent vers une cour et s’installe a table pour le petit dejeuner. Ils nous invitent a manger avec eux le reste des plats apportes en offrandes. Poisson, riz, et Koa Lam. Seule uns dame parle correctement l’anglais, elle nous apprend qu’il n’y a pas de bateau au depart de Leam Sak pour Ko Yao Noi et qu’il faut de rendre a Tha Lane qui est le port le plus proche disposant de liaison reguliere. Tha Lane est a 60 km par la route. Avant de quitter le temple , nous allons remercier nos hotes qui ont regagner leurs appartements.Nous allons a la rencntre des locaux pour verifier les dires de cette dame. Un gamin a cyclo nous guide jusqu’ au port qui se resume a un ponton sur pilotis dans uns baie d’une beaute incroyable. En arriere plan des montagne arrondies , couvertes de vegetations dominent une superbe mangrove qui en raison de la marree basse decouvre ses racines. Sur le plan d’eau, des maisons de bois gris sur pilotis s’isolent de la surface en revelant leur reflet. Trois grands Long Tail et quelques barques de pecheur constituent la flotte disponible. Trois mille baths est le prix de la course que me propose le Boat-Man (75 euros). Il faut compter 10 fois moins a partir de Tha Lane. La route qui quitte Leam Sak est une 4 voies tres large, bordee de cabanes souvant couvertes de tole. Ouvrage surdimmensionne presageant certainement a un developpement touristique prochain. Il est 10 heures, la temperature est de 35 degres. Nous sommes obliges d’emprunter un troncon de route 42 frequente par des camions se rendant a Krabi pendant une vingtaine de kilometres, puis nous bifirquons par une route secondaire a travers la foret et se dirigeant vers le littoral. Cette route sillonne dans une vrai foret vierge ou s’entremelent de grands arbres feuillus , des bananiers, des lianes et palmiers, les grands cocotiers depassent leurs tetes de cet ecrins de verdure. Nous traversons de nombreux villages et remarquons la presence de mosquee signe que nous entrons dans la region de Krabi. La route glisse entre des grosses montagnes arrondies, verdoyante ce qui lui rajoute encore a sa beaute. Les quelques vehicules qui utilisent cette route sont essentiellement des canionnettes transportant la production locale de........... Ce sont de grosses grappes de fruit rouges agglutines en boule, se developpant comme se reproduisent des dattes en haut des trons a la naissance des palmes. Ce vegetal est utilise pour la roduction de carburant et d’huile. En Debut d’apres midi le ciel se charge de gros nuages blancs et la temperature de rafraichit en descendant a 37 degres, puis se rafraichit encore avec la venue de l’air marin. Nous arrivons a Tha Lane, la route passe en corniche au dessus de la baie, nous decouvrons un point de vue exceptionnel sur une mer truffee de monticules luxuriants, derriere l’archipel des Pakoh se decoupent les profils de KoYao Noi et Ko Yao Ya. La luminosite a baisse et rend l’horizon un peu flou. Le muezzin appelle a la priere. Nous suivons le flechage indiquant l’embarcadere Tha Lane Pier et arrivons sur un ponton en beton, 4 ou 5m au dessus du niveau de la mer. En bas de l’escalier un Long Tail vient d’accoster et decharge ses passagers et marchandises, une moto est monte a bout de bras par l’equipage. C’est le Long Tail de 17h00 nous affirme une parisienne vivant depuis peu sur Ko Yao Noi. , le dernier de la journee pour rejoindre l’ile. Trente minutes plus tard, une vingtaine de passagers et leurs bagages , un sac de riz, une moto et nos deux velos sont embarques. Le – 4 cylindres- demarre dans une petarade, le bateau manoeuvre et prend la direction du large dans l’axe les bouees qui definissent le chenal. L’archipel Pakoh se situ au sud-est de la baie de Phang Nga, il est compose d’une douzaine d’iles que nous tranversons lentement, le spectacle est exceptionnel. 45 mn plus tard le long tail par manque de place est oblige d’aborder un autre bateau deja a quai a Thakhao. Le debarquement est assez scabreux , d’autant que la marre basse nous impose d’escaler une echelle glissante avant de monter l’escalier jusqu’ au ponton. Des les premiers coups de pedales nous nous sentons bien sur cette ile. Ko Yao Noi mesure 25 km de long sur 7 de large, une belle route etroite mais en tres bon etat la parcours. La moitie Nord n’est accessible qu’a pieds. Nous avons tot fait de trouver un accueuil pour la nuit. Il se fait tard et nous prenons place a table sous les palmiers Nipa d’un modeste restaurant. Dans sa pelouse se trouvent 3 kraes, nous reperons le plus petit mais aussi le plus eloigne des tables , a 3 metres seuleument du bord de l’eau. Apres le repas nous discutons avec le patron et sollicitons sous accord pour investir le petit auvent pour la nuit , ce qu’il accepte.. Il nous propose meme des matelas , oreillets et couverture. Les toilettes et water Tum Tum a disposition. Une nuit dans un coin de paradis.

MERCREDI 19 MARS

Sur l’ile Ko Yao Noi. (55 km de velo)

Nous nous levons en meme temps que le soleil, rougeoyant comme lui au dessus des montagnes de Krabi.La mer s’est retiree au loin et a abandonner un fond vaseux ou s’agitent quelques crabes. La journee sera consacree a la visite de l’ile. Apres un cafe vite avale, nous partons en direction de Market qui constitue le coeur commercial de Ko Yao Noi. Nous decouvrons une ile préservée. Les maisons traditionnelles sont élégantes et fonctionnelles, adaptées au climat et a la vie de famille. Ces habitations sur pilotis, en bois, bambou ou palme sont généralement composes d’ un pièce unique permettant de se prémunir des inondations. Pendant la saison sèche le dessous de la maison protege de la chaleur et sert aussi de cuisine. Les toits sont très pentus et sont souvent décores aux angles d‘un Naga (serpent). Ces maisons sont modestes , de petites tailles et bien incorporees a la vegetation. Une route bétonnée parcours le littoral offrant des vues magifiques sur la mer. Quelques restaurant de plage au nom enchanteurs se succedent face a la plage de Klong Jark puis face a celle de Pasai. Puis la route s’eleve pour franchir la nervure d’un cap et nous voila sur la ligne droite qui mene a Market. Ptit dej devant l’etal de vendeur de tout, beignet , mangue ...nos velos sont ranges contre un poteau au soleil, le thermometre de mon GPS affiche 54 degres. Puis apres quelques achats et fouineries dans les boutiques de Market nous filons vers Manoh Pier lieu d’embarquement pour Ko Yao Yai. Sur place nous discutons avec un boatman qui nous propose pour 3500 baths de nous amener a la reserve nationale de Phang Nga. Phang Nga est sans doute la baie la plus belle du globe. Nous ne pensions pas que cela etait possible au depart de Ko Yao Noi. Rendez vous est pris pour le lendemain. Nous restons donc sur cette ile 1 nuit de plus. Nous poursuivons notre visite a velo par la route bordant la mangrove ou les sonneratias et les avicennias baignent leurs racines inextricables dans une eau saumatre, puis nous rentrons dans le centre de l’ile pour aller vers Thakhao , la meme ou nous avons debarque la veille. Sur la gauche un panneau indique Had Yao Beach 3 km. Nous prenons cette direction , au bout de 200m la route betonnee laisse place a un chemin de terre zig zaguant dans la foret et au travers de plantations d’heveas. De temps en autre , nous laissons sur le bord du chemin la demeure de bois et de branchage sur pilotis d’une famille d’exploitatant jouxtant les installations d’extraction et de stockage du latex. Chiens, coqs et poules assurent l’ambiance sonore. Enfin le chemin plonge vers la mer, traverse la cocoteraie pour aboutir sur une plage isolee. Sceances de balancoire, sabaye-sabaye dans un hamac avant de revenir sur nos traces de roues .Sur le retour, de jeunes thai ont tendu un filet entre deux heveas , au sol une aire de jeu est delimitee par une corde fixee par des pics enterres , c’est un terrain de TAKRAW. Organises par equipe de trois, et jouant pour de l’argent les participants faisaient preuve de souplesse , agilete et precision. Sorte de volley- ball joue avec les pieds, il n’etait pas rare de voir un joueur , generalement de petite taille, parvenir a smatcher la balle vegetale avec le pied. Nous bouclons le tour de l’ile et repassons devant le restaurant NAIDAB qui nous a heberge puis retour a Market pour un repas sous les etoiles , les pieds dans la pelouse. Mais ou va-t-on dormir cette nuit ? Patricia a la mission un peu imposee de trouver un hebergement, nous partons du restaurant dans la nuit a la lumiere de nos frontales en direction de Manoh Pier, elle a dans l’apres midi repere un stade et a l’intention de s’y installer. Le portail est ouvert malgre l’heure tardive , nous passond devant la guerite du gardien absent et longeons le grand batiment. Au 1er etage la lumiere d’un bureau est encore allumee, elle y trouve le directeur de l’etablissement. Celui ci nous explique que le terrain de sport fait parti du college , que celui est ferme pour les vacances. Il nous propose de dormir sue le parquet du palier de l’escalier d’acces aux salles de cours , et de profiter des toilettes et de la douche au meme etage. Mission accomplie, l’endroit est tres correct pour de l’imprevu. Un chat blanc vient s’installer pres de nous dans la nuit.

JEUDI 20 MARS 2014 ou 2557 De l’ile Ko Yao Noi a l’ile de KoYao Yai en passant par Phang Nga (70 km log tail = 13 km de velo)

Le parquet du collège comme le réveil est un peu dur. Nous prenons le peti dej dans une cantine traditionnelle dans Market, beignets, riz et mauvais cafe au lait. Patricia retrouve le boat man au bord de la route et nous le suivons vers son Long tail amarré à Manoh Pier. Nous embarquons sur le ..... �� destination du parc national de la baie de Phang Nga. Nous atteignons la première île après 40 mn de navigation sur une mer très calme, distante de 14 km de Ko Yao Noi. L’île est assez grande et très haute, de gigantesques de falaises grises et noires plongent dans la mer. Notre boat man Dee oriente la prou de son bateau en direction d’une grotte a ras de l’eau , avance lentement et nous laisse quelques minutes contempler l’immensité de la voûte sur laquelle s’accrochent de grandes stalactites. Au fond quelques plantes vertes donnent de la fraîcheur a l’endroit. Une petite plage de sable très étroite permet de poser pieds a terre. La boite a vitesse craque et le Long Tail amorce une marche arrière. Un peu plus loin le bateau reprend la direction des falaises vers une plage bloquée entre deux parois, le boat man pose l’avant du bateau sur la grève sous l’œil habitue d’un groupe de singe. Nous sautons a terre , escaladons une échelle de bois et pénétrons dans une grotte d’une cinquantaine de mètres qui offrent un très beau spectacle de stalactites et de concrétions calcaires . A l’extrémité , une fenêtre verticale et étroite donne un point de vue sur un cratère inonde. Lorsque nous ressortons de la grotte , nous croisons un groupe d’une trentaine de touristes casques , débarquant d’un speed boat en provenant de Phukett , ouf , on a échappe au pire. Le Long Tail longe la base des falaises jusqu’a passer sous le toit forme par l’érosion marine, Le plafond est découpé, déchiqueté par la mer formant des dentelles de calcaire qui plongent à ras de l’eau. Le baot man procède a un troisième accostement pour nous déposer sur une vire rocheuse a l’entrée d’un boyau horizontal traversant la roche pour déboucher sur une cavité surplombant un autre cratère inonde. Nous quittons cette île pour en regagner Ko Hong, beaucoup plus fréquentée. Un restaurant-buvette est installe sur une plate-forme flottante sert aussi de base a la location de kayak. Ainsi des dizaines d’embarcation explorent la baie. Des bouts de corde pendent au ras de l’eau permettant aux kayakistes de s’y amarrer. Ko hong est une baie fermée entre deux pitons calcaires, dont un est percé d’un tunnel franchissable à marée basse. L’approche de Tham loc est vraiment impressionnante. Le boat man dirige son bateau vers la voûte d’un tunnel qui semble trop basse, on imagine aisément que seuls les kayaks peuvent passer, pourtant le Long Tail ne ralentit que modérément, on pense que la proue massive du bateau cerclée d’écharpes multicolores qui s’érige vers le ciel va s’écraser contre l’arche calcaire, effet d’optique ou magie du boat man , le bateau glisse sans bruit dans la pénombre slalomant entre les larmes de calcite. Superbes sensations. De l’autre cote du rocher , apparaît à la lumière le rivage couvert de mangrove verdoyante qui jadis hébergeait les plus grands crocodiles du monde. Nous faisons route vers Ko Ping Kan, c’est le coin le plus visite du parc. Une plage de sable est bloquée entre deux pitons, envahie par des boutiques de souvenirs et barrant la vue sur le rocher de James Bond, obligeant les visiteurs a payer une taxe pour accéder au point de vue sur Ko Tapu ( James bond Rock’s). Trop de monde, nous poursuivons notre visite vers le village de pêcheurs de Panyi. Ce que nous apercevons en premier a l’approche de Panyi, c’est les coupoles dorées de sa mosquée, seul édifice bâti sur la terre ferme, tout le reste est sur pilotis a quelques décimètres de l’eau . Le village est un dédalle de pontons en béton donnant accès a une centaine de maison de tôle, de bois ou en maçonnerie. La vie de tout les jours a pris sa place, puisqu’il y a une école, un stade, un gymnase et tout autres bâtiments nécessaires a la société moderne. Une lignée de restaurants faisant face au large isole une partie du village de la mer. Nous regagnons notre bateau, et Dee met le cap sur Ko Yao Yai. Le bateau s’amarre à Chong Lad Pier au nord de l’île vers 15 heures d’ou nous repartons a velo. Ko Yao Yai s’étend sur 27 km du nord au sud sur 5 km de largeur environ. Cette île est assez peu touchée par le tourisme, principalement boisée de forets primaires, de plantations d’hévéas, de cocotiers et de palmiers. C’est pour nous un site paradisiaque. Nous avons a peine quitter le ponton et pris la route vers le sud qu’un salon de massage nous aguiche. C’est maintenant ou jamais. Nous nous allongeons cote a cote a plat ventre sur les matelas et les deux masseuses se mettent en action. Détente, relaxation sont réparateurs. Oublions les coups de marteau et les hurlements de la scie circulaire de l’ouvrier qui posait les gouttières.... Retour sur nos vélos, la route escalade un mamelon et offre un panorama sur la passe entre les deux îles, sur les rivages de sable, sur les cocotiers et sur l’archipel des Pakoh, plus a l’est on devine la baie de Krabi. L’heure avance, nous nous mettons a la recherche d’une cantine, endroit populaire ou les Thai viennent se restaurer. On les trouve au bord de la route généralement dans les bourgades. Toujours organisées de la même façon : Un coin préparation des plats ou on épluche les légumes ou prépare les pâtes , un coin cuisson avec un tri pattes a gaz et une grande poêle a frire, une vieille glacière pour conserver la glace pilée et quelques tables et chaises pour les clients qui sont bien souvent devenus des amis. Nous adorons manger dans cet environnement. Mais aujour d’hui pas de cantine qui nous convienne. Nous arrivons a Loh Poh Bay, un chemin rectiligne sur la droite descend vers la mer a l’Est, on aperçois en bas un ponton et un panneau indique Restaurant Sea Food. L’endroit nous parait magnifique d’autant qu’il est 18h et que le soleil descend sur l’horizon. En roue libre nous dévalons la pente. En bas, la grande terrasse du restaurant est perchée 3 m au dessus du sable délaisse par la marée, en face un ouvrier répare un Long Tail. Il purge habillement l’ancien mastic d’etancheite qui comble le joint entre les planches de la coque pour le remplacer par un cordon en coton servant de fond de joint a une résine d’etancheite. A cote, un vieux bateau en bois sec et rabougri, couvert d’un tau de toile bleu ferait bien notre affaire pour la nuit. Avec l’accord du charpentier et de Nieung venu par curiosité , nous installons un platelage dans l’étrave. Nieung est le propriétaire du restaurant, il est amusant et avenant alors nous prenons place a une ses tables en contemplant le coucher de soleil sur les pitons de la baie de Phang Gna. Nieung nous sert a table et son humour nous amuse toute la soirée. Ce soir il y a Full Moon, pas besoin de frontale pour retourner dans la cocoteraie et se coucher dans le Long Tail.

VENDREDI 21 MARS 2014 ou 2557 du calendrier Boudhiste.

De Ko Yao Yai a Nai Yang Beach par Phuket (26 km velo + 20 km Ferry + 60 km de velo.

Le chant des grillons comparable a celui de cigales provençales enrouées nous tire du sommeil , puis un grand bruit nous rappelle qu’il est dangereux de rester sous les cocotiers. La mer est venue dans la nuit lécher l’herbe verte de la cocoteraie et s’est retirée a plus de 300 m. Une aubaine pour les ramasseuses de fruits de mer. Elles sont deja a l’oeuvre. Pieds nus nous descendons l’escalier du ponton pour marcher dans le sable mou parfois visqueux jusqu’a elles. La première ramasse de petits mollusques gris portant une carapace a deux faces d’ou sort une queue grise et molle. A l’aide d‘une bêche arrondie qu’elle enfonce judicieusement dans le sable au droit de petits trous invisibles pour nous , elle extrait une motte qui en retombant au sol se sépare en deux et délivre la bestiole . Son panier en feuilles sèches se remplit rapidement. Plus loin, les filets maintenues par des bâtons plantes au sol ont fait prisonniers des centaines d’escargots qu’une famille entiere vient ramasser. Nieung est parti a la pêche cette nuit et ne sera de retour qu’en fin de matinée avec la Water- Up. Nous partons sans le remercier vers 7h45. Comme tous les matins nous faisons halte a une cantine pour le peti dej. Apres Pru Nai situe sur la seule route qui gagne le sud, nous bifurquons en direction de Loh Balai Bay. Une piste de terre traverse la foret pendant 7 km pour aboutir a Hua Lam Lan, a l’extrémité sud de l’ile. La nous découvrons un village de pêcheur sur pilotis d’une beauté et d’une conservation exceptionnelle. Comme isole du monde, la communauté vie de la pêche et de la richesse de la nature. Un baleze Thai décortique les noix de coco a la méthode traditionnelle sur une lame plantée dans le sol il empale la coque , la fait pivoter sur elle même ce qui arrache la structure filandreuse puis recommence 4 ou 5 fois jusqu’ a en avoir fait le tour. Les noix qu’il récolte sont différentes de celles que nous avons vu dans la région de Surratthani. Lorsqu‘ il les fend, il jette le liquide qu’elles contiennent et en extrait un fruit que nous n’avions jamais vu avant. Souple et onctueux a la fois, il a l’apparence de la meringue et le goût du coco. En repartant du village, un chemin en sous bois conduit en une centaine de mètres a la plage isolée de Aow Say Beach. Nous cédons au plaisir d’un bain naturiste. Nous repartons vers Loh Jark Pier pour prendre le ferry de 14h en partance pour Phuket. Lorsque le bateau quitte le ponton et qu’ il s’éloigne de la cote, nous comprenons en voyant cette image de carte postale que nous sommes au bout de notre périple. Il faut un peu plus d’une heure pour parcourir les 20 km qui séparent Ko Yao Yai de Rassada Arbours à Phuket. L’équipage débarque nous vélo acrobatiquement , se les passant a bout de bras du pont supérieur au quai. La faim se fait sentir , un marche qui se tient a proximité le vendredi nous permet de déjeuner de la manière que nous préférons : Flâner en picorant de stand en stand tout un tas de spécialités locales. A deux pas de la, nous achetons dans une boutique de (c’est un secret)…… le cadeau que Patricia envisage pour la fête des mères. Chargée et sanglée sur mon porte bagage , notre traversée de Phuket Town ne passe pas inaperçue. Nous prenons la route en direction de Patong en appréciant au passage les maisons Sino-portugaises bâties au siècle dernier. La route a 4 voies qui s’éloigne du centre-ville, d’abord plane et sécurisante se transforme au bout d’une dizaine de kilomètres en piège a cyclistes. La pseudo-piste cyclable disparaît et la ligne blanche du bas cote flirte avec le rail métallique de sécurité. La route fait face a une haute colline boisée qu’elle doit franchir sans détour par manque de place. Une seule solution, réduire sa largeur et se tortiller sur elle même au péril des moteurs diesels des bus et camions surcharges. C’est ainsi que nous nous retrouvons transpirant a grosses gouttes, coudes baissés, dos courbés, petit braquet, en appuis saccadés sur les manivelles à lutter contre la file discontinue de véhicules crachotant des gaz mal consumés. Une , puis deux épingles avalées , nous commençons à apercevoir le sommet lorsque deux mastodontes vitres et climatises, au coude a coude, se disputant l’autorité de la voie , négligent la frêle existence de la bicyclette de Patricia , bardée de sacoches rouges qui pour la circonstance font office d’airbags entre le rail et les portes de soutes de l’autobus. Guère plus rapide que le vélo, le car de touriste défile sa publicité a quelques centimètres de des oreilles de Patoune pendant de longues secondes. Le sommet de la bosse permet de récupérer de l’effort et de l’émotion. La descente qui s’en suit nous conduit en quelques minutes au cœur de Patong , bruyante, surchauffée, grouillant d’une foule agitée beurrée d’ambre solaire languissant des activités nocturnes et des décibels techno-iques. On est a Golfe-Juan en plein mois d��Août. Deux ou trois raidillons nous extraient de cet enfer , puis nous retrouvons pendant des kilomètres les files de voitures , les stationnement en double file sur les routes commerçantes qui fuient l’agglomération. A la nuit tombante , les premiers panneaux routiers indiquant Nai Yang Beach et l’aéroport sont enfin la. Une enseigne lumineuse super kitch affiche – Rooms to rent- , sans se poser de question , nous répondons favorablement a la proposition. Sur une longue façade jaune perpendiculaire a la route , une enfilade de 6 portes blanches donnant directement sur le trottoir accède a autant de chambres confortables mais mal tenues. Nous nous y installons pour les 2 ultimes nuits.

SAMEDI 22 MARS 2014

Visite de Nai Yang Beach et prepartif pour le retour.

Conseils d'itinéraires pour un mois en Australie? English translation pending
by Planete5256 · 2011-12-13 · 19 replies
bonjour à tous, nous envisageons de passer un mois en australie en novembre 2013, je sais qu'il y a dejà beaucoup d'idees de circuits mais je m'y perds un peu, aussi je serai contente si vous pouviez me guider : passer un mois dans ce grand pays et ..ne rien rater ! je sais il faudrait une vie pour cela mais ..nous n'en avons qu'une et tellement de voyages à faire encore merci en tout cas si vous pouviez me proposer des itineraires ( nous voyagerions en loc de voitures et moto, voir si besoin des vols interieurs.. nous avons un peu de temps pour economiser et budgetiseer tout ça) merci à vous tous de votre aide kate
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-23 · 1 reply
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE

Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø



08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.

Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.

Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.

10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !

11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !

Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.

En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.

12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.

Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.

16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.

Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.

20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !

Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.

A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.

Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !



Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord



Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).

10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.

Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.

12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.

Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.

Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !

Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !

Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.

14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !

15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !

En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.

17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !

18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !

Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.

Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.

Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !

Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).

Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.

21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.

L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.

23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !

Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !

Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.

Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)

Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø

08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.

09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).

Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).

10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…

Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.

Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.

12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.

Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.

Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.

Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.

Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !

16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.

Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !

Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.

18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !

Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.

Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta



Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !

Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.

10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.

Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.

13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.

Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.

Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.

18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.

19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.

Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.

Paysages du Lyngenfjord

Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord



Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.

La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.

Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.

Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !

13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !

13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.

15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.

Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.

Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.

Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.

Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.

La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !

22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.

Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !

Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.

Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !

Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !

Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !

Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.

Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.

Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !

Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !

Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.

24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !

00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !

L'île de Magerøya - Le Cap Nord

Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord

09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.

Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.

Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !

15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !

18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.

Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !

19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.

Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.

20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.

20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.

Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !

Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !

Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok

Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.

09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.

Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.

La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.

J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.

12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.

16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.

18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.

Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !

Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.

Reipvåg

Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)

La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.

Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.

Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…

Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.

Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.

Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.

14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).

Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.

16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.

18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.

20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.

Au cœur de la forêt finlandaise

Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N) La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.

10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.

Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.

Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !

Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !

12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.

Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.

Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.

En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.

15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !

Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.

Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.

Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !

Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !

17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.

Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes



Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.

Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.

Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.

Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.

Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…

08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.

10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.

11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.

Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !

A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.

Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.

Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.

Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !

Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…

La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.

Il est interdit :

· De traverser la frontière

· D'avoir des contacts à travers la frontière

· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe

· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds

· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège

Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière

La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.

Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.

Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).

Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.

Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.

La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.

13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.

Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !

Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.

Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !

17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !

Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents

A suivre...

1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie

Coût d'un voyage en Norvège en voiture? English translation pending
by Guillaume832 · 2007-06-19 · 24 replies
Bonjour,

Voila j'ai besoin d 'un renseignement. Je pars en norvege cet été avec des amis (on sera trois au total) on hésite encore entre avion + train ou voiture pour ce voyage de 3 semaines. Si vous êtes allez en norvège dernièrement combien couté le litre de gasoil ? Les ferry ? Et tout autres choses en rapport avec la voiture.

Merci d'avance pour vos réponses.

A bientot
Baleines au Québec en camping-car English translation pending
by Laurslyon · 2006-01-22 · 24 replies
Bonjour, nous souhaitons partir cet été au Québec . L'objectif étant d'être très proche dela nature, d' observer les baleines (mon fils de 10 ans étant un passionné des mamaifères marins . Nous pensons atterir à Montréal (départ deLyon) et louer un camping car . Avez vous des idées de parcours, de lieux à voir absoluement ou à éviter (trop touristiques), de loueur de camping car (5 personnes dont 2 enfants) etc... Merci beaucoup pour toutes les infos .

Laurence
2018, l'année des gorilles (mais pas que...) English translation pending
by Muriel18 · 2018-03-11 · 235 replies
L'Ouganda, c'est simple: on a A-DO-RÉ ... presque tout! On a adoré l'accueil des Ougandais, leur gentillesse et leur humour, la variété des paysages et celle des activités réalisées. On a tout de même moins aimé l'état de certains tronçons de route, la pauvreté et le dénuement de certains villages et les pauses-pipi (ou plutôt les non-pauses-pipi) en cours de route.

Self drive or not self drive? On s'est longtemps posé la question et finalement, on a opté pour un chauffeur guide, Paul (recommandé par certain(e)s). On ne l'a absolument pas regretté: l'Ouganda n'est certainement pas le pays idéal pour faire ses débuts en conduite de 4x4! Comme j'avais potassé un circuit, je l'ai proposé à Paul qui a juste fait une petite modification (pas de nuit entre Entebbe et le MFNP mais à la place, une au lac Bunyonyi ... et il a eu raison!) et qui a réservé pour nous les hôtels que j'avais choisis. Paul s'est avéré un chauffeur ponctuel et très prudent (c'est pas du luxe en Ouganda!) et un guide qui connaissait son pays par coeur, avec un oeil de lynx pour repérer les animaux. On a passé avec lui un super voyage et il nous a souvent fait rire avec ses anecdotes.

La météo: on est parti au tout début de la saison des pluies (vacances scolaires tardives obligent 😕). Si la pluie a finalement été peu gênante (elle a même permis à certaines zones de commencer à reverdir), le ciel souvent gris est quand même pénalisant pour les photos (je m'en suis rendue compte en revoyant les photos de Carmen/Ticapi, beaucoup plus ensoleillées).

Retour à la case départ: les principes de prix des billets d'avion font que le vol Bruxelles-Entebbe est moins cher au départ de Paris qu'au départ de Bruxelles (160€ par personne tout de même!). Alors que nous habitons plus près de Bruxelles que de Roissy, on se décide quand même pour un vol rallongé ... mais moins cher 🤪.

Vendredi 23/02: Nuit au Golden Tulip en park, sleep and fly. La navette pour l'aéroport est à 5h (notre vol à 7h25) ... la nuit est courte!

Samedi 24/02 Le vol décolle de Bruxelles avec une heure de retard. Comme ils ont changé le sens de rotation par rapport au moment où on a pris les billets, on fait un stop à Kigali avant de rejoindre Entebbe... où on arrive à presque minuit. Le temps de passer l'immigration, d'obtenir le visa, de retrouver le chauffeur de l'Airport Guesthouse qui nous attend, on arrive à l'hôtel vers 1h du matin. Même à cette heure là, on est accueillies avec un grand sourire.

Dimanche 25/02 Paul nous a donné rendez-vous à l'hôtel à 7h ... nouvelle nuit très courte! A 7h10, nous voilà partis sur la route du MFNP. La traversée de Kampala se passe sans encombres, le dimanche est un jour calme. Petit arrêt pour changer des euros en shilling et nous voilà repartis. Mis à part des ralentisseurs parfois énormes et pas toujours visibles, la route est plutôt bonne. On arrive au Rhino Ziwa sanctuary vers 11h30. Ils organisent différentes activités mais nous, on est venues pour le tracking à pied des rhinocéros (pas besoin de réserver). Le parc compte maintenant 22 rhinocéros blancs. Ils pensent commencer à en réintroduire dans le MFNP quand ils seront 30. Notre guide s'appelle Ronald. Il nous explique (entre autres) comment se comporter si on se fait charger. Avant tout, surveiller les oreilles: si elles pointent toutes les 2 fixement dans notre direction, méfiance! Et si le rhino charge, grimper dans un arbre ou se cacher derrière un taillis très épais 🤪. Après une courte marche, Ronald nous montre une masse sombre. Nous nous approchons doucement.

Et nous contournons...



Il s'agit d'une maman et de son bébé, né cet été.

Le bébé se lève, il chouine un peu et incite la maman à se lever également:

Nous nous éloignons tranquillement pour apercevoir un peu plus loin, davantage caché dans les hautes herbes un autre couple maman-bébé de l'année.

Petite halte sympa, qui nous a permis de se dégourdir les jambes tout en approchant ces gros animaux, tout de même impressionnants. Il est maintenant temps de reprendre la route pour le MFNP. Muriel

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display